Hippocrate, fondateur de la médecine

Hippocrate de Cos, considéré comme le fondateur de l’art médical en Occident, nous est connu à travers des éléments authentiques et légendaires. Contemporain de Périclès selon les sources littéraires, il est né en 460 avant J.-C. dans l’île de Cos dans une famille appartenant aux Asclépiades. Selon la coutume, ces descendants du héros guérisseur Asclépios transmettaient de génération en génération les « principes médicaux » fondés sur un détachement progressif de l’univers sacré ou magique au profit d’une approche plus rationnelle. Hippocrate suit la tradition familiale, d’abord à Cos puis en Grèce du nord et en Thessalie, tout en révolutionnant  la pratique médicale. Il donne le jour à une nouvelle approche « autoptique » qui prend en compte à la fois l’environnement dans lequel vit le patient et l’observation attentive du corps. Il établit un diagnostic, des fiches de malades individuelles ainsi que des méthodes de guérison. La « théorie des humeurs » est au centre de son savoir médical : elle est fondée sur le principe de la coexistence des quatre éléments fondamentaux qui sont supposés constituer le corps humains (air, feu, eau, terre) et déterminer plusieurs caractéristiques (chaud, froid, sec, humide).

La date de la mort d’Hippocrate reste incertaine : il semble qu’il soit mort extrêmement âgé (entre 375 et 351 avant J.-C.). À sa mort, les Grecs lui auraient élevé un tombeau près de Larissa en Thessalie et lui auraient rendu un culte dans son île natale.

Sous le nom d’Hippocrate la tradition nous a transmis environ soixante ouvrages, écrits en dialecte ionien, datés entre le Ve et le IVe siècle avant J.-C. et regroupés sous le nom de Corpus hippocratique : ils ne sont certainement pas l’œuvre d’un seul homme mais ils forment un ensemble constitué de plusieurs contributions, comme le laisse entendre Aristote (Histoire des animaux, III, 3), et comme l’estiment les spécialistes du « style » hippocratique.

La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin. 

 

Corpus Hippocratique, Sur la nature de l’homme.

 

Rechercher ce qui peut se voir, se toucher, s’entendre ; ce qu’on peut percevoir en regardant, en touchant, en écoutant, en flairant, en goûtant, et en appliquant l’intelligence ; enfin, ce qui peut se connaître par tous nos moyens de connaissance.

 

Corpus Hippocratique, Officine du médecin.

 

La science conduit au savoir ; l'opinion conduit à l'ignorance.

 

Corpus Hippocratique, Sur la loi.

  • Chaque médecin en Occident, encore aujourd’hui, prononce le serment d’Hippocrate avant d’exercer son activité avec quelques petites variantes par rapport à l’original (Cf. : Version moderne — Version originale).
  • Beaucoup pensent que la phrase « Que ton médicament soit ta nourriture et ta nourriture, ton remède » est d’Hippocrate… mais cela n'est nullement assuré !

Les titres les plus connus (parmi les soixante œuvres du corpus) :

  • Le Serment ;
  • Sur les Épidémies ;
  • Sur la nature des hommes ;
  • Airs, eaux, lieux ;
  • Sur le Régime ;
  • Sur le régime des maladies aiguës ;
  • Sur l’aliment ;
  • Sur les maladies ;
  • Officine du médecin ;
  • Sur les maladies des femmes ;
  • Sur l’Anatomie ;
  • Sur la loi ;
  • Aphorismes ;
  • Lettres.
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