Éros ou les diverses manifestations du sentiment amoureux (2)

Éros est une divinité toute-puissante et complexe qui, avec Aphrodite, préside au sentiment amoureux dans la civilisation grecque. Dans la littérature, les poètes, dramaturges et romanciers ne distinguent pas très clairement ce dieu du sentiment qu’il incarne.

Éros et ses manifestations physiques

Les manifestations de ce sentiment amoureux sont multiples. En grec ancien, le terme éros désigne clairement un amour passionné, un vif et brûlant désir. Le mot se rattache au verbe eramai (ἔραμαι) qui signifie « aimer d’amour, désirer ». Les auteurs de textes érotiques (qui représentent une relation amoureuse) évoquent ainsi une attirance physique et l’importance du corps, souvent mis en valeur par une parure. 

L’importance de l’apparence extérieure

Plusieurs auteurs insistent, en effet, sur des détails physiques qui font naître ou qui manifestent le désir. Parmi les éléments mis en avant, la chevelure apparait comme un puissant atout de séduction. À elle seule, par le fait d’être montrée ou cachée, nouée ou dénouée, elle exprime un signe de disponibilité, de don ou de réserve de la femme. Homère distingue Ariane par « ses belles tresses » (Iliade, XVIII). Dans la tragédie d’Euripide, Phèdre, amoureuse de son beau-fils Hippolyte, demande à sa nourrice de « déployer les boucles sur [ses] épaules (Hippolyte, v. 202). Apollonios de Rhodes évoque Médée qui, avant de se rendre auprès de Jason, relève et noue « de ses mains ses blonds cheveux qui retombaient, flottant en désordre » (Argonautiques, III, v. 829). La chevelure des hommes est souvent mentionnée également : c’est le cas pour l’Argonaute Jason, Hippolyte ou encore le jeune chevrier Daphnis dans le roman de Longus. Souvent, la blondeur de cette chevelure, couleur solaire fréquemment associée aux divinités, met en évidence tout l’éclat de leur personne.

Par ailleurs, les yeux, les joues, la bouche et plus précisément les lèvres, tendres et douces, sont souvent décrits…

Cette beauté physique, féminine comme masculine, est aussi soulignée par des scènes de parure dont le but est de séduire l’autre. Médée s’apprête très minutieusement pour son rendez-vous avec Jason : dans le chant III des Argonautiques (v. 829-835), elle se coiffe, s’occupe de son visage, se parfume le corps, puis choisit une belle tenue. Dans le roman de Longus, la jeune Chloé, aimée de Daphnis, est longuement préparée par Cléaristé, la mère du jeune homme. Le narrateur nous confie à l’issue de ces préparatifs : « On pouvait alors se rendre compte de ce qu’est la beauté quand s’y ajoute la parure » (IV, 32, 1). 

L’insistance sur l’apparence des personnages n’est pas anodine. Elle nous montre à quel point l’expérience visuelle et esthétique est essentielle dans la naissance du sentiment amoureux : elle engendre l’admiration et « cette admiration [est] commencement d’amour » selon Longus (Daphnis et Chloé, I, 13, 5).

La naissance d’une sensation physique : l’importance des sens

Dès lors, les sens deviennent plus des réceptacles de ce sentiment que des instruments de connaissance : c’est notamment le cas pour l’ouïe, le toucher et surtout la vue qui ouvre la voie à la révélation de la beauté et au désir. C’est, en effet, par le premier regard que naît l’amour, souvent dépeint dans une scène type du coup de foudre. C’est encore le regard qui nourrit le désir ou qui permet un jeu de séduction. Ainsi Médée ne peut s’empêcher de dévisager Jason dans les Argonautiques d’Apollonios de Rhodes (v. 287-288). De même, dans la pièce d’Euripide, Phèdre contemple son beau-fils Hippolyte qui se livre à ses exercices. Plutarque, dans sa Vie de Thésée, représente Ariane en pleine admiration devant Thésée qui terrasse les autres athlètes lors du concours organisé par Minos. Lorsqu’Admète retrouve sa femme dans la pièce Alceste d’Euripide, il contemple lui aussi sa beauté. Enfin, dans le roman de Longus, Daphnis et Chloé s’observent sans cesse. 

Par la suite, le toucher marque une évolution des relations entre les amoureux : d’abord pudique, il peut s’effectuer par des objets interposés puis consiste en des effleurements, avant de se traduire par des baisers ou des caresses… Le romancier Longus accorde une grande importance à ce type de scènes dans son roman : Daphnis et Chloé s’enlacent, s’embrassent et se peignent l’un l’autre à de multiples reprises…

Éros, « soldat du plaisir » : l’importance du fantasme et de l’union charnelle

N’oublions pas que l’adjectif qualificatif « érotique », qui dérive du terme grec éros, désigne, certes, ce qui renvoie tout d’abord à l’amour et à son expression physique, mais il évoque assurément le désir sexuel et ce qui tend à l’exciter ou à le satisfaire. D’ailleurs, l’érotisme, nom commun de la même famille, indique le goût pour les choses sexuelles et l’art de leur représentation. Il n’est donc pas étonnant que cela se traduise dans nombre de textes par des fantasmes. Plutarque, dans son Éroticos (759 C), insiste bien sur l’imagination des amoureux : « Les yeux de l’amant retiennent l’image de l’aimé comme si elle était peinte à l’encaustique et gravée à l’aide du feu ; cette image reste dans la mémoire où elle est douée d’une vie propre, du mouvement et de la voix », et s’y conserve à tout jamais ». Entre autres, Longus mentionne de nombreux « rêves d’amour » dans son œuvre Daphnis et Chloé. Nous pouvons notamment penser à cette scène cocasse : après avoir trouvé un stratagème pour venir voir Chloé chez elle en plein hiver, Daphnis est invité à passer la nuit chez cette dernière et il dort, bien entendu, aux côtés du père de sa bien-aimée. Dans son sommeil, Daphnis prend son voisin « dans ses bras et lui donn[e] plusieurs fois des baisers, en rêvant que c’était à Chloé qu’il faisait tout cela » (III, 9, 5). 

Dans la plupart des mythes, éros se traduit par un désir de passer à l’acte charnel. La référence au sexe peut être plus ou moins évasive, symbolique avec le don d’une pomme par exemple (fruit représentant l’amour naissant ou la consommation sexuelle dans la Grèce antique) ou donner lieu à l’évocation explicite d’un rapport intime. Jason est un nouveau type de héros qui triomphe précisément grâce à sa sexualité. Lors de sa fuite avec Médée, le salut de cette dernière dépend clairement de la consommation de leur union : aux yeux d’Alcinoos, le roi des Phéaciens, c’est la condition de la non-reddition de Médée aux Colques. Apollonios de Rhodes met en scène cette union nuptiale dans le chant IV des Argonautiques. Dans certaines versions du mythe d’Ariane, celle-ci paie chèrement le fait de s’être donnée à Thésée. D’autres figures, comme Laodamie et Admète qui ont perdu leur conjoint respectif, cherchent à recréer artificiellement, par un simulacre ressemblant (une statue), la présence de l’être aimé et désirent prolonger le rapport conjugal après cette mort.

Toutefois, ce désir érotique doit être socialisé et ne saurait rester en dehors des cadres que la société impose. Toute consommation de la sexualité est scellée par le mariage ou la dissolution de l’union si celui-ci n’a pas lieu… C'est le cas d'Ariane et Thésée qui seront séparés…

Éros et ses manifestations psychiques

Si les effets d’eros sont suscités par la vue de la beauté et se nourrissent de la contemplation de l’être aimé, le sentiment amoureux dépasse le stade de la simple sensation et s’intériorise de plus en plus pour envahir totalement l’âme de l’individu. 

L’importance de la parole dans le développement du sentiment amoureux

Dans ce processus d’intériorisation du sentiment, la parole joue un grand rôle. Parfois muets au début, nombreux amoureux ou amants discourent beaucoup ensuite. Cette rhétorique investit la personne amoureuse ou aimée, et chamboule tout son être. Elle paralyse, elle suscite des émotions, elle attise la passion. Ainsi, dans le chant III des Argonautiques, Jason utilise la parole comme un art de séduction et comme un moyen de persuader avec douceur Médée qu’il flatte et dont il espère le soutien dans sa quête de la Toison d’or, tandis que la jeune princesse s’exprime difficilement. Pindare affirme lui aussi, dans sa quatrième Pythique, que Jason « lui fit sentir l’aiguillon de Peithô » (la Persuasion, divinité qui accompagne Aphrodite). Après les mots de séduction vient le temps des serments. De même que Thésée promet d’épouser Ariane si la jeune Crétoise l’aide à triompher du Minotaure, Jason s’engage à prendre pour femme Médée si elle lui prête assistance. Des auteurs comme Pindare, Apollonios de Rhodes et Diodore de Sicile mentionnent cet engagement. Ce sont bien ces promesses et serments qui amplifient le sentiment amoureux et qui portent en germe les malheurs à venir…

L’envahissement de l’âme : l’amour passionnel

Nous basculons, dès lors, vers un amour passionnel qui provoque chez les êtres une tension de tout leur esprit, de tout leur talent, de tout leur caractère vers un seul objet : leur amour. 

L’envahissement de l’âme se traduit par un sentiment doux-amer. Dès la poésie archaïque, l’amour torture plus qu’il ne ravit : il est un poids difficile à supporter, lié à l’insatisfaction. Le manque entretient, en effet, le désir qui, alors, engendre l’action. 

Agent bénéfique, le sentiment amoureux déploie les facultés physiques, intellectuelles et morales de l’individu. Socrate, lui-même, dans l’œuvre Phèdre de Platon, ne peut s’empêcher de citer ces vers attribués à certains Homérides : « Les mortels le nomment Éros ailé, / Et les dieux Ptéros, parce qu’il donne des ailes » (251 d- 252 d). Ainsi, Ariane trouve le moyen d’aider Thésée et Médée permet à Jason de triompher de ses épreuves imposées par Aiétès. Quant à la reine Alceste, elle sacrifie sa propre vie pour sauver celle de son mari Admète. Sa résurrection finale affirme la toute-puissance de l’amour face à la mort. Plutarque affirme ainsi dans l’Eroticos, que « l’Amour est le seul dieu dont Hadès accepte les ordres » (761 E-F). Si la passion amoureuse est donc action créatrice et productrice, elle est aussi malheureusement source de destruction.

Agent maléfique, cette passion amoureuse, non réciproque ou bafouée, mène à la dérive. Euripide insiste sur l’éros-nosos, la maladie née de l’amour. Dans son œuvre, plusieurs personnages féminins sont rongés par un mal qui les affaiblit et qui les contraint à s’aliter dans un premier temps : c’est le cas de Phèdre qui brûle d’un amour interdit pour son beau-fils Hippolyte et celui de Médée qui est rejetée par Jason. D’abord passives, ces femmes voient les malheurs s’abattre sur elles : elles pleurent, elles souffrent. Cette passion amoureuse est également à l’origine d’une lutte intérieure et morale : Phèdre refuse de se laisser aller, tandis que Médée, elle, a honte d’avoir succombé à un misérable. Leurs efforts de lucidité sont vains : ces femmes, obsédées par leur passion, sont ainsi limitées dans leur champ de conscience. Ainsi, Phèdre, « la brillante » au sens étymologique, est peu à peu habitée par la nuit, et sombre dans la dépression, tandis que Médée connaît une extraordinaire réaction face à cet amour trahi et trame diverses machinations (le nom « Médée » a été rapproché de μήδομαι / mêdomai qui signifie « imaginer, tramer, machiner »). Ne reste qu’une seule issue : la mort. 

Passion amoureuse et issue fatale : autodestruction et destruction

L’autodestruction est une première façon de réagir face à la non-réciprocité de ce sentiment amoureux et passionnel. Les personnages sont alors habités de tendances suicidaires. Bien présentes dans les chants III et IV des Argonautiques d’Apollonios de Rhodes, ces tendances sont également évoquées au début de la pièce Médée d’Euripide : le personnage éponyme (Médée) « gît sans nourriture, abandonnant son corps aux chagrins » (v. 24). Phèdre, quant à elle, met ses pulsions de mort en pratique et choisit de mourir : « Hélas ! Hélas ! c’en est fait : la reine n’est plus. » (Hippolyte, v. 778-779). La destruction est ici la réaction ultime  d'une femme en proie à un amour, porté à son paroxysme et non payé de retour. L’amour cède alors le pas à la haine dans une énergie qui se retourne contre l’être aimé et qui dévaste tout. Omniprésente, cette haine se traduit par des malédictions, des injures et la volonté d’anéantir l’autre. Phèdre condamne ainsi Hippolyte à mourir en écrivant à Thésée, son époux, une lettre diffamante sur son fils. Involontairement, elle anéantit du même coup Thésée qui perd sa femme et son fils, les deux êtres les plus chers à ses yeux. Médée apparaît bien plus destructrice et violente. Dans la tragédie d’Euripide, plusieurs images développent sa sauvagerie et sa folie meurtrière devient une obsession. Son unique but est de détruire Jason : elle ruine l’ambition de ce dernier en tuant Créon et sa fille. En tuant leurs propres enfants, elle lui enlève le dernier espoir de préserver son identité et d’assurer sa descendance. Plus encore, elle détruit le régime royal, l’ordre de la cité et supprime en définitive tous les hommes présents sur son passage : son père Aiétès, son frère Apsyrtos, Pélias, Créon, ses enfants et Jason. 

Réciprocité ou absence de réciprocité, c'est là l'élément déterminant qui transforme cet éros en amour béni ou maudit…

Ce qu'écrit le poète Théognis de Mégare :

 

« Πικρὸς καὶ γλυκύς ἐστι καὶ ἁρπαλέος καὶ ἁπηνής, ὂφρα τέλειος ἔηι, Κύρνε, νέοισιν ἔρως. 

ἢν μὲν γὰρ τελέσηι, γλυκὺ γίνεταιׄ ἢν δέ διώκων μὴ τελέσηι, πάντων τοῦτ' ἀνιηρότατον.

 

L’amour, jusqu’à ce qu’il soit satisfait, est pour les jeunes gens, Cyrnos, amer et doux, aimable et cruel tour à tour. Satisfait, il n’est que douceur. Sa poursuite échoue-t-elle ? Nul chagrin n’est plus grand au monde. » 

 

Théognis, Poèmes élégiaques, v. 1353-1356, texte établi et traduit par Jean Carrière, Paris, Les Belles Lettres, 1948.

Éros, et nul autre : un peu de vocabulaire…

À la différence de la langue française peu riche pour décrire ce qu’est l’amour et ses différentes nuances, le grec ancien dispose de quatre termes. Le terme d'éros se différencie tout d’abord du terme « storgê » ( στοργή) qui désigne une affection naturelle entre des personnes de même famille. Il se distingue encore davantage du terme « agapé » ( ἀγάπη) qui fait référence à un amour de bienveillance, de prévenance : c’est un attachement qui naît de la volonté d’aller vers l’autre pour lui faire du bien. L’agapé est un amour altruiste qui ne recherche pas son propre plaisir mais le bonheur des autres. Rien d’étonnant à ce que ce concept soit repris par les auteurs chrétiens et notamment par l’apôtre Paul qui en fait la vertu des vertus. L'éros diffère, enfin, de la philia (ἡ φιλία) qui définit un amour spontané, s’inscrivant dans une relation d’affection mutuelle, marquée par le plaisir et l’harmonie. Amour sélectif, fondé sur les affinités, la philia se différencie du désir. Ce mot peut être employé pour caractériser l’amitié. 

Éros et érotisme dans la Grèce antique

Le grec ancien ignore le terme érotismos et recourt à l’expression « les œuvres d’Aphrodite » (ta aphrodisia) pour évoquer ce que nous qualifions d’érotisme. Mais le corps humain est très représenté dans l’art grec. De plus, les vases utilisés dans les banquets représentent parfois des relations sexuelles diverses dans des scènes raffinées ou très crues. On retrouve également l’univers d’Aphrodite sur des couvercles de miroirs au IVe siècle et à l’époque hellénistique. Enfin, des lampes corinthiennes des IIe et IIIe siècles mettent en avant des scènes osées ainsi que l’union de la femme et de l’animal.

Éros, et le siège organique de l’amour

Dans la langue française, le cœur est le siège du sentiment amoureux. Mais plusieurs termes permettent, en grec ancien, de désigner le centre des sentiments et de la passion. Nous pouvons notamment trouver le mot « thumos » (ὁ θυμός), complexe à définir : selon les textes, il prend les sens d’âme, de souffle, de vie ; de volonté, de sentiment, de passion ; de cœur, en tant que siège de l’intelligence et des passions. Chez Homère par exemple, il est le lieu d’une affection sincère d’un homme pour sa femme, d’une déesse pour un mortel. Il est fréquemment utilisé par Euripide ou encore par Apollonios de Rhodes. Ces mêmes auteurs emploient également le terme « phrên » (ἡ φρήv, le « diaphragme », le « péricarde » ou les « poumons ») pour évoquer la localisation du sentiment amoureux et les effets que l’amour peut produire sur celui-ci. Enfin, ils mettent également en avant l’organe du cœur avec « kardia » ( καρδία, « le cœur »). Pour le philosophe Chrysippe, c’est bien du cœur que naissent les pensées et les passions. Cette variété du vocabulaire semble montrer que l’amour assaille totalement le corps comme l’esprit. 

Éros, un sentiment doux-amer

La tradition poétique présente éros comme un sentiment doux-amer. Cette association contradictoire apparaît chez la poétesse Sappho (VIIe - VIe siècles avant J.-C.) puis est reprise, avec différentes variations, par d’autres poètes tels que Théognis. Les romanciers grecs s’en emparent par la suite : les protagonistes y adorent le dieu Éros qui est pourtant à l’origine d’épreuves bien cruelles… 

Éros et Thanatos

La psychanalyse associe Éros et Thanatos ( la personnification de la Mort). Par cette mise en rapport des deux divinités grecques, cette approche met en avant deux instincts antagonistes qui, selon Sigmund Freud, coexistent en chacun de nous depuis notre enfance : l’instinct de vie et d’amour (pulsions sexuelles de conservation de soi et de l’espèce, symbolisées par Éros) et l’instinct de mort (pulsions de destruction ou de mort non nommées chez Freud mais appelées ultérieurement « Thanatos »). 

Pistes d’étude ou de réflexion :

  • Aphrodite et Éros, deux divinités qui président au sentiment amoureux.
  • L’amour dans la Grèce antique.
  • Les femmes amoureuses dans la mythologie gréco-romaine.
  • Passion amoureuse et littérature gréco-romaine. 

En deux livres : 

  • Calame Claude, L’Éros dans la Grèce antique, collection L’Antiquité au présent, Belin, 1996.
  • Rudhart Jean, Le rôle d’Eros et d’Aphrodite dans les cosmogonies grecques, préface de J. P. Vernant, PUF, Essais et Conférences, Collège de France, 1986.
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