Catulle, le poète adulé et honni, le chantre de Lesbie « Catulle, malheureux, mets fin aux folies » …

Catulle, le poète de toutes les passions et de toutes les audaces

Catulle nous frappe par sa capacité à parler de toutes les nuances du sentiment amoureux et à évoquer tous les visages de la passion, explorant le désir, la tendresse, la colère, la jalousie, la souffrance… En voici un exemple : « J'aime et je hais. Tu demandes peut-être comment c'est possible ? Qui peut savoir ? C'est ainsi. Moi, je le sens sur ma croix. » (Carmen 85). Intenses sont également ses amours masculines : « Tes yeux doux comme du miel, Juventius, s'il m'était donné de les baiser sans cesse, trois cent mille baisers ne pourraient assouvir mon amour… » (carmen 48). Dans certains de ses textes en revanche, rompant avec tout raffinement, il nous surprend par la violence de ses insultes ou son obscénité : « Je vous baise, putain, je vous transperce, Aurélius le pédé, Furius la pute ! » (carmen 16).

Lesbie, une source d’inspiration pour de nombreux artistes

Dans le sillage de Catulle, le personnage de Lesbie a inspiré de nombreux artistes. Le poète Martial la mentionne dans une épigramme (VI, 34) : « Donne-moi, Diadumenus, baisers sur baisers : Combien ? Dis-tu. […] Je n'en veux pas même autant que Lesbie en accorda aux prières de l'harmonieux Catulle : c'est en désirer trop peu, que de pouvoir les compter. » Elle apparaît dans de nombreuses peintures : Le Moineau de Lesbie (1860) de Charles-Guillaume Brun, Lesbia and sparrow (1866) de Lawrence Alma-Tadema, Lesbia (1878) de John Reinhard Weguelin, ou encore Lesbia et son moineau (1907) d'Edward Poynter. Elle est aussi le sujet de plusieurs sculptures : celles de François Lanno (1832), de Jacques-Hyacinthe Chevalier (1861) ou de Laure Coutan (1911). Elle inspire également la nouvelle Lesbia à l’écrivain Catulle Mendès en 1886. Elle fait enfin son apparition dans les Catulli Carmina de Carf Orff, une œuvre musicale créée en 1943.

Sirmione, ou les « Grottes de Catulle »

A l’extrémité de la péninsule de Sirmione, près du lac de Garde, se trouvent les « Grottes de Catulle ». Il s’agit des vestiges d’une grandiose villa romaine (qui remonte dans son premier état à la première moitié du Ier siècle avant J.-C). Cette dénomination vient du fait qu’à la Renaissance, on appelait « grottes » ou « cavernes » des structures antiques en ruines, recouvertes de végétation, dans lesquelles on pouvait déambuler comme dans des grottes naturelles. On pense aussi depuis longtemps qu’il s’agit de la villa de la famille de Catulle, hypothèse remise en cause par la spécialiste Elisabetta Roffia.

Catulle, un poète admiré ou honni

Poète aux multiples facettes, alliant dans son recueil le naturel et la vulgarité à la plus grande sophistication, Catulle suscite de vives réactions chez les professeurs et spécialistes de la littérature latine. Entre autres, Pierre Grimal pense que « sans Catulle, il n’y aurait pas eu Virgile », alors que Charles Héguin de Guerlen confie : « Passer des élégies de Catulle à ses épigrammes, c’est passer d’un élégant boudoir dans un infâme lupanar. (…) Dans ses écrits obscènes, Catulle ressemble aux compagnons d’Ulysse : l’aimable disciple des Muses se change en un immonde pourceau, tant il semble se plaire dans la fange. »

(11965) Catulle

(11965) Catulle est un astéroïde, nommé ainsi en hommage au poète latin ! Découvert en 1994, Il appartient à la ceinture principale d’astéroïdes.

Une existence mystérieuse

La vie et l’œuvre de Catulle restent à ce jour mystérieuses : ses dates de naissance et de mort sont incertaines, son existence fut brève et sa disparition intrigue…

Caius Valerius Catullus serait né en 87 ou 84 avant J.-C., à Vérone. Issu d’une famille aisée, il aurait reçu une formation bilingue par des Grecs érudits : l’auteur Suétone (Gramm., 3) précise, en effet, que la Gaule cisalpine compte alors les meilleurs maîtres de grammaire et de rhétorique. Puis, vers ses dix-huit ans environ, Catulle aurait connu une jeunesse dorée et dissipée à Rome, lieu où il découvre l’urbanitas, une élégance mondaine et raffinée dans une période troublée. Il y entre en relation avec César, Cicéron, l’orateur Hortensius, l’homme politique Asinius Pollon, l’historiographe Cornélius Népos…

C’est vers 61 avant J.-C. que Catulle serait tombé amoureux d’une femme qu’il nomme Lesbie dans son œuvre. Selon l’auteur Apulée (Apologie, 10) mais nous ne détenons pas la preuve absolue de cette identification, il s’agirait en réalité de Clodia, la sœur du tribun Publius Clodius Pulcher, le terrible ennemi de Cicéron. Séduisante et volage, elle passe pour avoir eu de nombreux amants, avoir entretenu des relations incestueuses avec son frère (cf. carmen 79, c’est-à-dire « poème 79 ») et elle est soupçonnée d’avoir empoisonné son époux Quintus Metellus Celer.

Après une liaison douloureuse, la rupture entre le poète et son amante serait intervenue en 57 avant J.-C., date à laquelle Catulle aurait accepté d’entrer dans l’état-major de Caius Memmius (le protecteur de Lucrèce) qui est alors chargé de gouverner la Bithynie (province du nord-ouest de l'Asie Mineure, située en Turquie aujourd’hui). Déçu de ne pas y avoir fait fortune, il rentre assez vite en Italie (peut-être en 56 av. J.-C.).

Il serait mort en 57 ou en 54 avant J.-C., à l’âge de trente ans.

Un « poète nouveau »

Si la jeunesse de Catulle se déroule dans un contexte politique et militaire troublé, c’est aussi une époque d’effervescence sur les plans culturels et artistiques. À Rome, on se plonge dans la littérature grecque, que ce soit celle des anciens lyriques : Sappho (vers 630 avant J.-C.), Alcée (VIIè siècle avant J.-C.), Pindare (VIè-Vè siècle avant J.-C.) ou des poètes grecs de l’époque hellénistique : Callimaque (vers 310-235 avant J.-C.), Apollonios de Rhodes (vers 295-230 avant J.-C.)… Cette poésie alexandrine, notamment, fascine par sa perfection littéraire, son érudition et son analyse des sentiments.

C’est dans ce contexte qu’apparait le mouvement des poetae novi (« les poètes nouveaux », en grec néôtéroi). Ce groupe, dont on ne sait pas si les membres ont choisi ce nom ou s’il leur a été donné de manière méprisante par leurs adversaires littéraires (dont Cicéron), est constitué de jeunes hommes qui viennent principalement d’Italie du Nord. Catulle est le seul que nous connaissions véritablement. Il ne nous reste plus que des noms et des fragments en ce qui concerne ses amis : Valérius Caton, Furius Bibaculus, Caius Helvius Cinna. Catulle aurait été influencé par un jeune poète et orateur très doué : Caius Licinius Calvus qui l’aurait introduit dans les milieux littéraires de la Ville.

Cette émulation juvénile donne naissance à une poésie loin de tout objectif patriotique ou moral. Elle se tourne vers la vie affective et amoureuse, elle décrit des sentiments en recourant à la mythologie de manière nouvelle.
 

Une œuvre dont l’architecture reste secrète

L’œuvre de Catulle nous est connue sous le titre de Carmina (« Poésies » ou « Poèmes »). Certains manuscrits sont intitulés Catulli Veronensis Liber (« Le Livre de Catulle de Vérone »). Mais aucun titre ne figure en tête de ce recueil.

Il s’agit d’un ensemble de 116 poèmes, peut-être incomplet, peut-être modifié (par l’ajout ultérieur de textes plus ou moins ébauchés) dont l’entreprise éditoriale est intervenue après la mort du poète. La succession des poèmes ne correspond vraisemblablement pas à l’ordre chronologique de leur composition, c’est pourquoi il est hasardeux de déduire la biographie de Catulle à la seule lumière de ses textes poétiques.

L’agencement de ces 116 poèmes continue aujourd’hui à nourrir les réflexions des critiques littéraires en raison de leur diversité : tout lecteur est frappé par la variété de thèmes, de tons, de mètres, de longueurs (deux à quatre-cent-huit vers)… Ainsi, le spécialiste Pierre Grimal classe les pièces par mètres et il étudie tour à tour ceux en phaléciens puis en métrique éolienne (strophes saphique et glyconique, priapéens, galliambes…), en métrique iambique, en hexamètres dactyliques et enfin en distiques élégiaques à partir du carmen 65. Jean Granarolo les classe de manière thématique : les amis de Catulle, ses ennemis, son amour pour Lesbie… Jeanne Dion, quant à elle, s’attache à montrer une unité esthétique. Thierry Barbaud se concentre sur cet apparent désordre du recueil et le secret qu’il nous laisse, source d’imaginaire à ses yeux…

Un poète amoureux ? Le « roman de Lesbie »

L’œuvre de Catulle est traversée par sa relation avec Lesbie, un nom qui nous fait penser à Sappho, la poétesse grecque de Lesbos. D’ailleurs, son carmen 51 en strophes saphiques s’inspire grandement de cette autrice.

Cette liaison entre le poète et Lesbie est reconstituée par H. Zehnacker et J.-C. Fredouille de la manière suivante : les carmina 51 et 2 (anecdote du moineau de Lesbie avec lequel elle joue) évoquent la naissance de l’amour. Le poète décrit alors des moments de bonheur et d’épanouissement de cette passion dans les poèmes 5, 7 (art de compter les baisers) ou 83. Mais les doutes et les menaces de rupture apparaissent dès le carmen 8 : « Miser Catulle, desinas ineptire » (« Malheureux Catulle, cesse de déraisonner »). Les réconciliations et les retours en grâce (carmen 107) alternent, dès lors, avec des réactions de colère et de jalousie (carmen 58). Cette oscillation trouve son acmé dans le carmen 85 (cf. citation ci-dessous). Enfin, Catulle comprend que Lesbie est indigne de son amour (carmina 72 et 75). Après trois ans de relation intervient la rupture : la pièce 11 aborde la mort de cet amour et le plus long poème de la fin du recueil (le 76) est une prière qui cherche à obtenir des dieux l’ultime guérison.

Au-delà de la différence d’âges et de tempéraments, le poète Catulle souffre d’être un amant parmi d’autres, alors qu’il voit en Lesbie la femme unique auprès de laquelle il recherche l’union des corps et des cœurs. Mais s’agit-il d’une passion réellement vécue ou de l’expression brillante des sentiments amoureux par un poète qui cherche à dépasser ses modèles (dans une démarche d’émulation chère aux Anciens) ?

Un poète inspiré

L’amour n’est pas la seule source d’inspiration de Catulle même si Lesbie, tour à tour douce et cruelle, sujet d’élégies amoureuses (poèmes qui expriment les joies et, surtout, les peines de l'amour) et d’épigrammes (courts poèmes satiriques), est la destinatrice principale de ses vers (carmina 5, 37, 72, 85, 107, 109…) et si la figure de Catulle lui-même devient le sujet de ses propres poèmes lorsqu’il analyse les effets ravageurs de son amour pour Lesbie (carmina 8, 51, 79…).

L’amitié et l’inimitié nourrissent, en effet, de nombreux textes. Ainsi, Catulle dédicace affectueusement le premier poème de son recueil à son ami, Cornélius Népos. Mais il y a bien d’autres destinataires encore… Mimant un échange oral, il interpelle aussi amicalement d’autres lecteurs dont il semble proche : Flavius (carmen 6), Veranius (carmen 9), Fabullus (carmen 13), Camerius (carmen 55) ou encore Calvus (carmen 96). Si ces vers manifestent cette amitié de manière naturelle et sur un ton varié, il n’en va pas de même lorsqu’il invective des ennemis. Il n’hésite pas à insulter Aurelius et Furius (carmen 16 entre autres), à user de mots insolents ou d’ironie envers César, Pompée (carmina 29, 54 ou encore 93) ou Cicéron (carmen 49).

La mort de son frère lui inspire également des regrets touchants (carmina 65, 68 et 101).

Il peut, en outre, chanter sa ville natale (carmen 17) ou les charmes de Sirmio (carmen 31), sur le lac de Garde.

Enfin, il puise dans la mythologie, ambitionnant sans doute de devenir un grand poète savant tel Callimaque : le carmen 63 dépeint Attis, ses compagnons, et l’arrivée de Cybèle ; le carmen 64 est un épyllion (courte épopée) qui célèbre les noces de la nymphe Thétis et du mortel Pélée. Au milieu de la demeure se trouve la couche nuptiale, recouverte d’une étoffe brodée. Catulle décrit alors cette dernière (ce que l’on nomme en littérature une ekphrasis) : elle représente Ariane abandonnée par Thésée, le retour du héros et la mort de son père Égée. Ainsi se trouve imbriqué un deuxième sujet, livrant les émouvantes plaintes d’Ariane, dans l’évocation de ce mariage que nous retrouvons à la fin…

En revanche, Catulle s’intéresse peu aux grands événements politiques de son temps. Il existe bien quelques allusions à l’actualité de son époque mais elles concernent souvent des éléments privés de la vie des puissants ou leurs malversations. Certains textes ironiques à l’égard de Pompée, de César (carmen 29) ou les attaques contre le favori de César, Mamurra, à qui le poète donne des sobriquets obscènes (carmina 94, 105, 114, 115) peuvent cependant laisser penser qu’il voit d’un mauvais œil l’ascension des Césariens.

Un poète célèbre

Catulle connaît un succès immédiat et durable à la différence des autres « poètes nouveaux ». Il est considéré comme « le premier des élégiaques » (J. Granorolo) et il inspire indéniablement les poètes de la période augustéenne Tibulle, Properce et Ovide. On considère que Virgile lui est redevable lorsqu’il raconte les amours de Didon et d’Énée. Le poète Martial (Ier siècle ap. J.-C.) reprend son art de la forme brève. Connu durant toute l’Antiquité romaine, son œuvre semble avoir disparu ensuite. Un évêque de Vérone déclare l’avoir lu au Xème siècle mais c’est au XIVème siècle qu’un manuscrit réapparait dans sa ville natale, permettant sa redécouverte…

Ce qu’écrit Catulle :

« Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
Rumoresque senum severiorum
Omnes unius aestimemus assis !
Soles occidere et redire possunt ;
Nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
Dein mille altera, dein secunda centum,
Deinde usque altera mille, deinde centum ;
Dein, cum milia multa fecerimus,
Conturbabimus illa, ne sciamus,
Aut ne quis malus inuidere possit,
Cum tantum sciat esse basiorum.

Vivons donc, ma Lesbie, aimons, te dis-je,-
Que les voix des vieillards les plus austères
Nous dérangent autant que vent qui passe.
Le soleil peut mourir, s'il doit renaître,-
Nous, que meure, une fois, notre étincelle,
Nous avons à dormir la nuit des siècles.
Donne-moi cent baisers, et mille ensuite,
Et un autre millier, et puis cent autres,
Et encore un millier, et cent encore,
Pour qu'à force d'accumuler les mille
Pour nous-mêmes s'embrouille leur décompte
Et qu'un homme méchant ne nous jalouse
A connaître le nombre des baisers. »

 

Le Livre de Catulle, traduit et annoté par André Markowicz, L’Âge d’homme, 1985.

Catulle, le poète de toutes les passions et de toutes les audaces

Catulle nous frappe par sa capacité à parler de toutes les nuances du sentiment amoureux et à évoquer tous les visages de la passion, explorant le désir, la tendresse, la colère, la jalousie, la souffrance… En voici un exemple : « J'aime et je hais. Tu demandes peut-être comment c'est possible ? Qui peut savoir ? C'est ainsi. Moi, je le sens sur ma croix. » (Carmen 85). Intenses sont également ses amours masculines : « Tes yeux doux comme du miel, Juventius, s'il m'était donné de les baiser sans cesse, trois cent mille baisers ne pourraient assouvir mon amour… » (carmen 48). Dans certains de ses textes en revanche, rompant avec tout raffinement, il nous surprend par la violence de ses insultes ou son obscénité : « Je vous baise, putain, je vous transperce, Aurélius le pédé, Furius la pute ! » (carmen 16).

Lesbie, une source d’inspiration pour de nombreux artistes

Dans le sillage de Catulle, le personnage de Lesbie a inspiré de nombreux artistes. Le poète Martial la mentionne dans une épigramme (VI, 34) : « Donne-moi, Diadumenus, baisers sur baisers : Combien ? Dis-tu. […] Je n'en veux pas même autant que Lesbie en accorda aux prières de l'harmonieux Catulle : c'est en désirer trop peu, que de pouvoir les compter. » Elle apparaît dans de nombreuses peintures : Le Moineau de Lesbie (1860) de Charles-Guillaume Brun, Lesbia and sparrow (1866) de Lawrence Alma-Tadema, Lesbia (1878) de John Reinhard Weguelin, ou encore Lesbia et son moineau (1907) d'Edward Poynter. Elle est aussi le sujet de plusieurs sculptures : celles de François Lanno (1832), de Jacques-Hyacinthe Chevalier (1861) ou de Laure Coutan (1911). Elle inspire également la nouvelle Lesbia à l’écrivain Catulle Mendès en 1886. Elle fait enfin son apparition dans les Catulli Carmina de Carf Orff, une œuvre musicale créée en 1943.

Sirmione, ou les « Grottes de Catulle »

A l’extrémité de la péninsule de Sirmione, près du lac de Garde, se trouvent les « Grottes de Catulle ». Il s’agit des vestiges d’une grandiose villa romaine (qui remonte dans son premier état à la première moitié du Ier siècle avant J.-C). Cette dénomination vient du fait qu’à la Renaissance, on appelait « grottes » ou « cavernes » des structures antiques en ruines, recouvertes de végétation, dans lesquelles on pouvait déambuler comme dans des grottes naturelles. On pense aussi depuis longtemps qu’il s’agit de la villa de la famille de Catulle, hypothèse remise en cause par la spécialiste Elisabetta Roffia.

Catulle, un poète admiré ou honni

Poète aux multiples facettes, alliant dans son recueil le naturel et la vulgarité à la plus grande sophistication, Catulle suscite de vives réactions chez les professeurs et spécialistes de la littérature latine. Entre autres, Pierre Grimal pense que « sans Catulle, il n’y aurait pas eu Virgile », alors que Charles Héguin de Guerlen confie : « Passer des élégies de Catulle à ses épigrammes, c’est passer d’un élégant boudoir dans un infâme lupanar. (…) Dans ses écrits obscènes, Catulle ressemble aux compagnons d’Ulysse : l’aimable disciple des Muses se change en un immonde pourceau, tant il semble se plaire dans la fange. »

(11965) Catulle

(11965) Catulle est un astéroïde, nommé ainsi en hommage au poète latin ! Découvert en 1994, Il appartient à la ceinture principale d’astéroïdes.

Voir aussi :

Pistes d’étude ou de réflexion :

  • L’imitation et la création littéraire à Rome
  • La littérature à Rome et sa réception
  • Les élégiaques à Rome
  • La place de la mythologie dans les œuvres latines : source d’inspiration et fonction esthétique

En deux livres :

  • Catulle, Le Livre de Catulle de Vérone, traduit du latin, annoté et présenté par Danièle Robert, Actes Sud, « Thesaurus », 2004.
  • Hubert Zehnacker et Jean-Claude Fredouille, Littérature latine, Presses Universitaires de France, « Collection Premier Cycle », 1993, p. 104 sqq.
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