Atrée et Thyeste

Privés de roi après la mort d’Eurysthée, les Mycéniens décident, sur les conseils de l’oracle de Delphes, de remettre le pouvoir à l’un des deux fils de Pélops : des jumeaux, depuis longtemps réfugiés dans la fabuleuse cité "riche en or", qui deviendra roi ? ATRÉE, l’aîné, le possesseur légitime d’un mystérieux agneau à la toison d’or, considérée comme l’emblème de la monarchie, époux d’Aéropé, petite-fille de Minos, fondateur de la royauté crétoise ? ou THYESTE, le cadet, le voleur de cette même toison et l’amant d’Aéropé ? Le peuple choisit d’abord Thyeste qui brandit le trophée symbolique dérobé avec l’aide de sa maîtresse. Mais Zeus lui-même accomplit un prodige en faveur d’Atrée : le soleil et les astres reculent dans leur course pour se coucher à l’est. Thyeste abdique et s’exile, Atrée devient roi. Cependant sa démesure compromet rapidement sa légitimité : Thyeste, rappelé à Mycènes sous prétexte de partager le pouvoir, se voit offrir en ragoût ses trois fils massacrés par Atrée, alors même qu’ils avaient tenté de trouver refuge auprès de l’autel de Zeus. Lorsque Thyeste comprend quelle nourriture monstrueuse il a avalée en découvrant les têtes coupées de ses enfants, il accable son frère de malédictions et s’enfuit.

Thyeste veut engendrer un fils qui le vengera : sur le perfide conseil de l’oracle, Thyeste viole sa propre fille Pélopia, sans se faire reconnaître, pendant une cérémonie sacrée dont elle est la prêtresse : Égisthe naîtra de cette union. Pélopia, enceinte, revient à Mycènes ; Atrée l’épouse puis adopte l’enfant qu’elle met au monde.

 

Sommaire du dossier

Les Atrides : sang pour sang

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Lycée

Terminale, Spécialité
Objet d'étude : « L’Homme, le monde, le destin »
Sous-ensemble : « Mythe et théâtre : héros et familles maudites »
 

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