Les mesures de l'ozone stratosphérique

Les premières mesures d'ozone datent de 1927 . Le spectrophotomètre conçu par Dobson vise le Soleil et la mesure d'ozone est effectuée par la différence d'absorption entre deux longueurs d'onde situées dans le domaine de l'ultraviolet.

De cette date à 1978, les mesures d'ozone n'ont été réalisées que depuis le sol, grace à la centaine d'instruments Dobson répartis sur le globe, essentiellement aux latitudes moyennes de l'hémisphère nord. Ces dernières années, à l'initiative de l'Institut Polaire Français, un nouveau système d'observation de l'ozone a été développé, l'instrument SAOZ (Système d'Analyse par Observation Zénitale).

Depuis 1978, les mesures satellitales ont considérablement enrichi la connaissance de la distribution de l'ozone stratosphérique. Le satellite Nimbus 7, équipé de l'instrument TOMS (Total Ozone Mapping Spectrometer) a fonctionné de 1978 à 1993 et fourni une masse considérable d'informations aux scientifiques. Depuis, d'autres systèmes spatiaux ont pris le relais.

 

dum.jpg (33329 octets)

Base de Dumont d'Urville

Actuellement, les mesures sont réalisées à la fois depuis le sol par des spectrophotomètres situés en des positions géographiques très variées, telles que la base Antarctique française de Dumont d'Urville (par 66,65° de latitude sud et 140° de longitude est), et depuis l'Espace, ce qui assure une cartographie quotidienne de la distribution de l'ozone sur le globe. Comme dans d'autres domaines d'observation les instruments situés au sol se sont avérés indispensables pour étalonner les appareils embarqués à bord des satellites.