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2017 G Apprendre à rebondir – La résilience ordinaire (2)

(Expérimentation terminée)
 

Ecole Active Jeannine Manuel (Collège privé)

70 RUE DU THEATRE , 75015 PARIS
Site : www.scholavie.fr
Auteur : Reynaud Laure
Mél : contact@scholavie.fr ou lreynaud40@gmail.com
  Stress et anxiété à l’école ne sont pas une fatalité. Contrôler ses réactions, surmonter les obstacles du quotidien, rebondir après les difficultés, c’est possible ! Un établissement parisien expérimente en classe de cinquième, le programme de résilience SPARC, Apprendre à rebondir. SPARC (Situation, Perception, Affect, Réaction, Conséquence) enseigne de manière simple et ludique les conséquences de la perception que chacun peut avoir d’une situation de la vie ordinaire. Il procure aux collégiens un éventail d’outils et de solutions pour apprendre à garder le contrôle, à gérer leurs émotions et à bâtir leur résilience sur le long terme en puisant dans leurs ressources.

  Plus-value de l'action
  Les compétences du bien-être s’apprennent, quelle bonne nouvelle ! L’EJM a décidé d’agir.Bien des initiatives ont évidemment lieu dans toutes les écoles pour les développer et en ce sens l’EJM n’est pas pionnière, et heureusement. Mais une étape avait besoin d’être franchie ; il fallait donner à toutes ces actions une impulsion, du sens et de la force, une cohérence en les regroupant dans un cadre structuré, basé sur les découvertes scientifiques et validé par des expérimentations antérieures. Mettre l’enfant dans toute sa globalité au cœur des apprentissages, lui permettre de se développer, de gérer et surmonter les difficultés en puisant dans ses ressources, en construisant la résilience, la confiance, l’estime de soi, en permettant l’identification et l’activation des forces de caractère, en donnant des outils et techniques de régulation émotionnelle dans lesquelles chacun peut puiser transforment la pratique de l’enseignant, changent sa posture et permettent à toute la communauté éducative, enseignants, élèves et parents de s’engager dans ce processus de développement de l’adolescent qui est encore un être en devenir. Lui permettre d’apprendre les compétences de vie pour la vie est essentiel et permet de replacer l’homme au cœur du système éducatif. L’interdisciplinarité du programme est une de ses forces et c’est ce qui lui donne du sens en favorisant la pédagogie par projets, permettant ainsi d’éliminer le problème du temps.
  Nombre d'élèves et niveau(x) concernés
  7 classes de niveau 5è, de 27 ou 28 élèves, soit presque 200 élèves.
  A l'origine
  La recherche en Psychologie fait consensus sur l’importance du développement de la résilience et du bien-être émotionnel chez les jeunes. Les pays industrialisés sont aujourd’hui confrontés à une augmentation sans précédent des cas de dépression et d’anxiété chez les enfants et les adolescents. Il s’agit, en France, d’une réalité comme en témoignent les chiffres de prévalence qui se situent, selon les études, entre 0,2 et 2% pour la tranche des 6-12 ans, et entre 1 et 5% pour les 13-19 ans. Les conséquences sont dramatiques : les jeunes souffrant de symptômes sévères de dépression sont plus enclins à éprouver des difficultés dans leur vie scolaire et sociale, à fumer, boire, se droguer, abandonner l’école ou tenter de se suicider. Il est aussi important de noter que les enfants de familles pauvres y sont plus exposés encore.
  Objectifs poursuivis
  - Permettre aux écoles de subvenir aux besoins de bien-être d’enfants affectés par des changements et défis variés dans leur vie. - Proposer des stratégies d’adaptation et des outils pratiques aux enfants et familles, afin de diminuer les risques de dépression ou d’anxiété. - Fournir une formation adaptée aux enseignants, administrateurs, responsables pédagogiques, surveillants, travailleurs sociaux, parents, etc. - Améliorer la compréhension de toute cette communauté sur la résilience émotionnelle.
  Description
  Le programme est une adaptation d’un programme original anglais écrit par deux psychologues Ilona Boniwell et Lucy Ryan, intitulé SPARK Resilience Program. Il a été transformé et enrichi grâce au travail d’Ilona Boniwell et Laure Reynaud, pédagogue, ancienne enseignante pendant 17 ans au primaire puis au secondaire.
  Modalité de mise en oeuvre
  Le programme est composé de 12 leçons d’une heure. Un travail d’adaptation est en cours pour qu’il soit possible de l’enseigner en 6 ou 18 leçons. 1. Qu’est-ce que la résilience ? 2. Petits et grands stress 3. SPARC ou la roue de la résilience 4. Les perroquets négatifs entrent en scène ! 5. Le jeu de la résilience 6. Les perroquets négatifs mis en examen 7. CAP ou pas CAP ? 8. Choisir sa réaction 9. Grandir suite à une épreuve 10. CRAP ou comment actionner la roue en sens inverse 11. Les perroquets positifs entrent en scène ! 12. Ressources pour rebondir Chacune des douze leçons contient un plan avec les objectifs d’apprentissage, les ressources disponibles, un aperçu des activités, une méthode pédagogique recommandée et une estimation du temps pour chaque activité et des éléments pertinents inspirés de la recherche. Outre les ressources disponibles pour l’enseignant, un cahier d’exercices est destiné aux élèves et contient les tâches à accomplir en cours et à la maison. Ces leçons sont enseignées une fois tous les 15 jours par le professeur principal, pendant les heures de vie de classe. Elles peuvent aussi être mises en place pendant les heures d’AP ou d’EPI (« Corps, santé, bien-être et sécurité »). Chaque séance s’accompagne aussi d’activités ludiques à effectuer en dehors des leçons, de façon à entretenir entre deux cours le bénéfice du travail, l’attention et permettre la prise de recul, la réflexion et l’application dans son quotidien.
  Trois ressources ou points d'appui
  - Les bases scientifiques du programme : ce programme a été expérimenté au Royaume- Uni et validé scientifiquement, ce qui fait sa force. De nombreux liens et références sont indiqués dans chaque leçon et exercice permettant ainsi d’élargir sa réflexion et de comprendre les fondements du programme. Les lectures anglo-saxones et françaises de Boris Cyrulnik sur le sujet nous ont permis de comprendre les différences de conception entre les deux. Dans le cadre du programme, nous utilisons le concept de résilience au sens anglo-saxon (résilience ordinaire) et non au sens français (résilience traumatique). - L’interdisciplinarité du programme. En apprenant les compétences du bien-être, on apprend aussi à s’exprimer en français (à l’oral comme à l’écrit), on fait aussi du vocabulaire, des mathématiques, des sciences, de l’art etc. - La volonté de l’école d’agir dans ce domaine, en intégrant toute la communauté éducative (Enseignants, administratifs, parents, élèves, surveillants, etc). Ainsi intégrée, l’adhésion à ce programme est forte et l’engagement et les partages de pratiques plus nourris. La motivation et l’engagement des professeurs, heureux d’avoir accès à des outils sur mesure pour aborder cette question de la résilience, de la gestion du stress, de la régulation des émotions et de la confiance en soi pendant les heures de vie de classe, d’AP ou à l’occasion des EPI (corps, santé et sécurité). La même chose de la part des élèves concernés et de leurs parents qui ont déjà fait des retours positifs, et qui ont beaucoup de choses à dire sur le sujet. Ils ont l’impression qu’on les comprend et qu’on prend en compte ce qu’ils sont, ce qu’ils ressentent et ce qu’ils vivent.
  Difficultés rencontrées
  La problématique du temps est réelle: - Le temps alloué à la formation a été extrêmement court, ce qui laisse peu de temps aux enseignants pour s’approprier les concepts, expérimenter les activités au niveau adultes puis au niveau adolescents. Pour répondre à cette difficulté, nous avons espacé les séances de ces formations initiales pour permettre cette phase de réflexion, de lecture et de prise de recul. - Le temps pour faire ces séances dans un emploi du temps déjà bien chargé. Les séances sont en effet prévues pour durer une heure et les créneaux de leçons dans cette école durent 45 minutes. Une adaptation est du coup nécessaire. D’autant que les élèves, peu habitués à ce genre de leçons différentes qu’ils trouvent ludiques, ont très envie de s’exprimer pendant ces séances et il est important de laisser le temps à cet espace dédié. - La difficulté à réunir les professeurs concernés aux emplois du temps différents et complexes. Pour pallier à cette difficulté majeure, il est aussi conseillé aux enseignants de travailler les thèmes de manière transversale, pour intégrer le contenu du programme dans les différentes disciplines (interdisciplinarité). Par exemple, le thème des forces peut être abordé en français (expression orale et écrite, vocabulaire), en mathématiques (lecture et construction de tableaux), en sciences (force du vent), en histoire (les forces de grands personnages), en musique (chants exprimant des forces), en travaux manuels, en EPS etc. -L’absence de psychologue scolaire au sein de l’établissement (pour répondre aux questions éventuelles des enseignants ou aider à gérer certaines réactions des élèves)
  Moyens mobilisés
  Cela a pris forme en amont par une journée de présentation qui a eu lieu en février 2014, animée par Ilona Boniwell, qui a présenté les deux piliers de l’Education Positive, les compétences du bien-être et celles de la résilience, qui font chacun l’objet d’un programme d’application dans l’établissement, BECS (au cycle 3) et SPARC. Une formation initiale de deux jours a été effectuée en amont et en 3 fois (une journée entière en juin 2016, 2 demi-journées en septembre et octobre 2016) par Ilona Boniwell, psychologue et chercheuse et Laure Reynaud, ancienne enseignante diplômée de psychologie positive, toutes deux fondatrices de ScholaVie. Une trentaine de professeurs et de membres du personnel (direction, infirmière, conseillers pédagogiques) étaient présents pour la première journée de sensibilisation. Ensuite, une dizaine de personnes a participé à la suite de la formation, les professeurs principaux des sept classes concernées, les directrices du collège et de niveau et l’infirmière. Les enseignants formés sur une très courte durée ont accès au livre du maître et de l’élève via une dropbox partagée, moyen choisi pour permettre d’adapter, de modifier si besoin et d’enrichir les leçons en direct, au fur et à mesure de l’expérimentation de celles-ci. A la fin de cette expérimentation qui a commencé au mois de novembre 2016 dans les classes, un accès via une plateforme sécurisée sera mis en place pour permettre l’accès direct aux différents contenus, qui s’enrichiront de vidéos, de partages de bonnes pratiques et de fiches concepts. Pour cette première année, un suivi pédagogique est organisé. Il prend la forme d’une visite mensuelle d’une ou deux séances en classe permettant l’observation des leçons, suivies d’un entretien avec le professeur concerné. A ces visites qui permettent de voir en action les professeurs et les élèves et d’adapter/modifier/enrichir éventuellement les leçons, s’ajoutent trois réunions annuelles permettant de répondre aux questions, de partager les ressentis et les pratiques et de consolider la formation initiale. Les parents ont été informés en amont par courrier de la mise en place de ce programme et une conférence leur est proposée au mois de mars pour leur présenter les objectifs et les finalités du programme. Elle aura lieu tôt un jour de semaine et elle sera animée par moi-même.
  Partenariat et contenu du partenariat
  Ce projet est mené en partenariat avec ScholaVie, Pour une éducation positive, qui propose des outils, programmes et formations basés sur les apports scientifiques de la recherche (neurosciences et psychologie positive), pour apprendre les compétences du bien-être et de la résilience, en famille ou à l’école. Née de la rencontre entre une scientifique et psychologue reconnue pour son expertise, Ilona Boniwell et une pédagogue ancienne enseignante pendant 17 ans au primaire puis au lycée, Laure Reynaud. ScholaVie travaille également en partenariat avec d’autres institutions et laboratoires de recherche pour mesurer l’impact de ses programmes et outils sur l’état de bien-être et de résilience des élèves qui en bénéficient (Universités, EHESS, chercheurs, etc.)
  Liens éventuels avec la Recherche
  Il est à souligner que ce cours n’est pas né purement de l’imagination de ses auteurs. Il se base sur les apports de quatre domaines de recherche : la psychologie positive, la résilience, la croissance post-traumatique et la thérapie cognitivo-comportementale. Sont aussi intégrés des éléments du champ de la communication non-violente. ScholaVie travaille étroitement - Avec Rebecca Shankland, Maître de Conférences en Psychologie, Responsable du Diplôme Universitaire de Psychologie Positive, Directrice des Etudes du Département Carrières Sociales (Université Savoie Mont Blanc, dont nous avons reçu le prix de l’innovation positive en matière d’éducation en octobre 2016) - Avec Yvan Paquet, maître de conférence, HDR à l'UFR des Sciences de l'Homme et l'Environnement à l'Université de la Réunion. Il est chercheur au laboratoire IRISSE de cette même université. Ses recherches portent principalement sur les notions d'autonomie, contrôle et les processus motivationnels. C’est grâce à lui et à son association l’APPOI (Association de Psychologie Positive de l’Océan Indien) que le programme a déjà été expérimenté l’année passée (hors métropole et dans sa version initiale, adaptée depuis) - Amandine Junot, docteur en psychologie environnementale, consultante en recherche en psychologie positive. ScholaVie travaille également avec : - Pascale Haag, Psychologue et Maître de conférences, Chargée de mission pour la vie étudiante auprès de la présidence de l’EHESS, École des hautes études en sciences sociales, Coordinatrice du Lab School Network - Le CRI, centre de recherches interdisciplinaires - Les scientifiques, psychologues ou chercheurs renommés comme Charles Martin-Krumm, Fabien Fenouillet… Références bibliographiques : - Ilona Boniwell, (2012), Introduction à la psychologie positive - Boris Cyrulnik, Jean-Pierre Pourtois, (2007), Ecole et résilience - Christophe André, (2015), Méditer jour après jour
 
Evaluation
  Evaluation / indicateurs
 
  Documents
  Aucun
  Modalités du suivi et de l'évaluation de l'action
  Pour la première année d’expérimentation du programme, un suivi et un protocole scientifique d’évaluation des impacts du programme sont organisés. Le suivi prend la forme d’une visite mensuelle d’une ou deux classes permettant l’observation des leçons en question, suivie d’un entretien avec le professeur concerné. A ces visites permettant de voir en action les professeurs et les élèves et l’adaptation/modification éventuelle des leçons, s’ajoutent trois réunions réunissant les professeurs expérimentant ce programme dans le cadre des heures de vie de classe, permettant de répondre aux questions, de partager les ressentis et observations ainsi que les pratiques. A la fin de chacune des réunions de suivi, un compte-rendu est écrit Pour mesurer l’impact de ce programme sur l’état de bien-être et de résilience des collégiens concernés, l’école a donné son accord pour mettre en place un protocole expérimental en deux phases. La première phase de mesures a été effectuée avant le début du programme via un questionnaire auquel chaque élève a pu répondre de manière anonyme (début novembre) et la seconde à la fin du programme (via le même questionnaire, au mois de juin 2017). Ce protocole cherchera entre autre à mesurer l’influence temporelle du programme SPARC sur les attitudes envers l’école, les émotions, la motivation ou la satisfaction des besoins en milieu scolaire, la résilience... À ces fins, le programme distinguera deux groupes : un groupe test qui bénéficiera du programme et un groupe contrôle qui n’en bénéficiera pas, ce qui permettra de témoigner des effets véritables de ce dernier. De même, lors de la première et dernière leçon, les élèves sont amenés à identifier leur niveau de résilience en répondant à un questionnaire validé scientifiquement. Ce qui leur permettra de les mettre en projet afin qu’ils mettent en place des stratégies pour augmenter leur niveau de résilience et de mesurer leur progression à la fin du programme. L’essentiel est qu’ils comprennent que la résilience ordinaire est une compétence qui peut s’apprendre et que l’objectif est que chacun progresse dans la maîtrise de celle-ci, quel que soit leur niveau de compétence.
  Effets constatés
  Sur les acquis des élèves : On a demandé aux élèves d’évaluer les premières leçons: ils les apprécient, ils pensent apprendre des choses pour leur vie, ils aiment leur côté ludique, l’espace de parole que ces leçons permettent, le fait de pouvoir parler de leurs émotions qu’ils apprennent à identifier, exprimer, utiliser, gérer, à comprendre comment ils fonctionnent. Ils se sentent écoutés, plus autonomes. Le protocole scientifique mené dans un collège public sur l’ile de la Réunion a démontré l’impact positif du programme sur plusieurs composantes : développement de l’autonomie, meilleure régulation émotionnelle, baisse des émotions négatives, élèves plus motivés. Nous espérons obtenir des impacts positifs également sur ces composantes ainsi qu’avec le rapport qu’entretiennent les élèves avec leur établissement, la satisfaction de la vie et bien sûr, avant toute chose, sur leur niveau de résilience. En même temps qu’ils se découvrent, ils découvrent l’autre sous un autre jour, font preuve d’empathie. Plus à l’écoute de leurs ressentis, de leur corps et de l’environnement, ils se responsabilisent. Ce programme permet vraiment de mettre l’élève dans toute sa globalité au cœur des apprentissages.
  Sur les pratiques des enseignants : Les pratiques des enseignants évoluent, et doivent permettre une cohérence entre la forme et le contenu du programme ainsi qu’avec les comportements. Cela a un effet certain sur le climat de classe : les enseignants trouvent leurs élèves plus souriants et plus engagés. Ils découvrent aussi leurs élèves parfois sous un autre jour. Et les partages et échanges qui ont lieu pendant ces séances (qui ne sont pas évaluées) libèrent souvent la parole, dans un cadre toujours structuré ; ils ont un effet positif sur le rapport élèves/enseignants. Ce programme permet encore aux enseignants de travailler par projets en veillant à ce que leurs pratiques permettent de toujours donner du sens aux apprentissages. Les compétences bonnes pour la vie sont bonnes pour l’école et inversement. Un élève qui n’a pas peur apprend mieux, ose se tromper, et, valorisé par ces pratiques fermes et bienveillantes, prend encore une fois confiance en lui et progresse sur tous les plans. Les pratiques sont innovantes, porteuses d’un message positif qu’on a envie de vivre afin de pouvoir enseigner et transmettre. Les premiers retours des enseignants volontaires nous permettent de voir que cette réflexion engage aussi les personnes qu’ils sont et que ces outils mis à leur disposition leur sont aussi très utiles dans leur quotidien d’être humain, d’enseignant, d’homme et parfois de parent.
  Sur le leadership et les relations professionnelles : Comme toute innovation, la découverte et l’expérimentation du programme favorisent le travail d’équipe et donc les échanges, les partages des pratiques, des compétences et des outils. Du fait de la formation qui a permis aux enseignants de se découvrir aussi sous un jour nouveau, le climat au sein de l’équipe est positif et porteur. Les enseignants tout comme leurs élèves qui expérimentent le programme appliquent sans parfois s’en rendre compte, ses bienfaits : identification et expression de leurs émotions comme celles de leurs élèves, techniques de régulation de ces émotions, empathie, posture différente, rapport et regard différents auprès des élèves, davantage de prise en compte des besoins des élèves etc.
  Sur l'école / l'établissement : Par cette expérimentation, l’école a mesuré combien le stress et le manque de confiance des élèves étaient une réalité et a voulu agir sur ce terrain comme elle agit sur celui, complémentaire, du développement des compétences du bien-être. Cette expérimentation est une première étape concrète, et non des moindres, une remise en question et une recherche de réponses qui s’inscrit dans une réflexion plus large et pleinement assumée. On ressent une fierté d’appartenir à une école à la pointe de l’innovation pédagogique, qui a fait du bien-être de ses élèves une priorité. On est heureux en tant qu’enseignant de participer davantage au processus de développement personnel de ses élèves et on se montre par conséquent plus engagé et motivé.
  Plus généralement, sur l'environnement L’environnement est plus positif, le regard plus bienveillant et la prise en compte de chacun, enseignant comme élève, dans la reconnaissance de ses besoins est une réalité. Les élèves sont plus souriants, plus à l’écoute, demandeurs, motivés et impliqués. L’intelligence émotionnelle a fait son entrée dans l’école et cela influence grandement et positivement l’apprentissage, les relations entre élèves/professeurs et élèves/entre collègues et avec les parents. Ce programme est en effet une manière de faire le lien avec la famille, d’ouvrir l’école et d’engager les parents dans la construction de cette compétence. Des parents témoignent qu’ils se sont ainsi rendus compte du stress de leur enfant, du stress qu’ils projetaient sur eux, ou remercient les enseignants et la direction de l’établissement de leur permettre de s’intéresser à l’école autrement que par les notes. Le programme permet d’engager certaines discussions fondamentales avec les parents, ce qui est aussi une bonne manière de les associer.




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