Une lettre inédite de Barthes
| 9 juillet 1975 A Michel Archimbaud Comme toute image animée, le spectacle est chose éphémère. Je vois, je jouis, et puis c'est fini. Aucun moyen, pour la jouissance, de reprendre un spectacle: il est perdu à jamais, aura été vu pour rien (la jouissance n'entre dans aucun compte). Mais voilà que, inattendu et comme indiscret, le livre vient donner à ce rien un supplément (paradoxe: le supplément d'un rien) : celui du souvenir, de l'intelligence, du savoir, de la culture.
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