CR réunion intrelocuteurs académiques 2007

Quelques éléments de la réunion nationale des Interlocuteurs académiques pour les TICE (Archachon 23-24 janvier 2007)

  • Atelier Système d’Information Géographique

Objectif : afin de progressivement étendre l’usage des S I G dans les pratiques d’Histoire Géographie, on a choisit de faire prendre en main un exemple de SIG aux interlocuteurs non encore impliqués dans la démarche (soit approximativement la moitié des académies)

Pour ceci un S I G a été construit sur le bassin d’Arcachon à partir des travaux interdisciplinaires de deux collègues de l’académie de Bordeaux ( Deux enseignants de SVT et d’Histoire Géographie) avec une sortie terrain programmée pour faire le lien entre l’abstraction de l’outil et la réalité terrain :

Démarche :

* Parcours : port d’Arcachon (Marina, port de pêche), différents quartiers de la ville ancienne, ville d’hiver, ascension de la dune du Pyla (sous la neige….). Prise de mesures GPS et de photos pour la réalisation d’hyper paysages

* Présentation du SIG sur le bassin d’Arcachon avec le logiciel FGIS par Yves Darbarie (SVT) et Isabelle Soilleux (Histoire géographie). Compléments par M.Vauzelle et P.Buysse.

* Prise en main du logiciel et tentative de construction de scénarios pédagogiques autour de la problématique de la péri urbanisation et de son impact sur le milieu. Le temps imparti n’a pas permis de développer de séquences suffisamment finalisées, mais les interventions et échanges entre les interlocuteurs déjà utilisateurs et les collègues néophytes à permis une motivation d ceux-ci pour se lancer

Présentation par Jean-Marc Bonnefoy d’une version inspirée de FGIS appelée Wingis. Le logiciel n’est pas tout à fait fini mais en bonne voie de l’être. Il reste cependant à régler les problèmes juridiques de sa distribution.

  • Temps d’échanges libres entre les interlocuteurs

Fabienne Saint Germain (Bordeaux) et Jacky Pouzin (Nantes) ont présenté un logiciel libre et gratuit DIDAPAGES, téléchargeable à l’adresse suivante : www.didapages.com. Ce logiciel très facile de prise en main permet de faire des livres interactifs comprenant des QCM, du glisser-déposer, des animations flash, des espaces de dessin), le tout exportable en html ou en swf.

Jusqu’ici les fiches étaient recensées et renseignées par une collègue de l’académie de Clermont Ferrand, puis validées pour être mises en ligne sur Edu-Bases. A partir de maintenant ce sont les interlocuteurs ou les webmestres académiques qui devront, comme dans le cas des autres disciplines, remplir les fiches Edu-Bases et d’autre part actualiser les compétences B2i des fiches existantes.

De ce fait l’atelier a eu pour but de présenter : le principe d’accès à la base et de remplissage d’une fiche ; de faire un exercice de remplissage des nouvelles compétences B2i pour les fiches qui comportent actuellement un signalement B2i

Les fiches présentes dans Edu-Base sont surtout des fiches concernant le collège et le lycée, très peu les lycées professionnels. L’ensemble des fiches doit être repris pour leur ajouter une indexation des compétences B2I.

Consigne : Dans un premier temps, et avant le mois de juin, chaque interlocuteur ou personne désignée au niveau académique, doit reprendre les fiches TICE depuis 2003 et faire ce travail de toilettage.

Questionnement : Cela pose la question des mots clés, quels doivent-ils être ? Comme indiqué une seule personne était chargée précédemment de ce travail et une certaine cohérence était garantie, la multiplication des acteurs ne va-t-elle pas nuire à l’homogénéité de la base?

Travail effectué dans l’atelier :

L’actualisation de fiches en salle commune a permis de tester la démarche et le problème des mots clés. Un exemple type de consigne de remplissage d’une fiche issue du travail du groupe Lettres a montré la nécessité d’une fiche de consigne identique pour notre discipline. Une fiche sera fournie aux correspondant académiques par le STSI/C1

Travail à venir

Dans un second temps il faudra se pencher sur les fiches antérieures à 2003 et se poser la question de leur pertinence.

La base est consultable à l’adresse : http://eduscol.education.fr/site.histoire-geographie/ressources/ressources8424/ressources_indexees

Question posée par plusieurs interlocuteurs : de quels moyens disposerons-nous pour effectuer ce travail ? Pour ceux qui ne reçoivent que peu ou pas de rémunération pour leur fonction, le bénévolat semble révolu. Il a été répondu que quelques moyens pourraient être dégagés mais qu’il faut un état des lieux académiques des besoins

Remarques : A la mi Avril 2007, 6 académies ont ou sont en cours d’actualisation des fiches

  • Exposé sur un exemple de formation à distance développé dans l’académie de Reims

Dominique Mallaisy a présenté la politique de formation à distance de l’Académie de Reims. Formation qui a pour but de limiter les déplacements. Le CNAM met à la disposition des formateurs et stagiaires sa plate forme visible à l’adresse suivante : http://ne.pleiad.net. Un exemple : comment évaluer un oral en STT. 4 élèves et des professeurs ont accepté d’être filmé en position d’examen, les vidéos sont visibles par les stagiaires. Par le biais d’un forum il donne leur note et leur critère d’évaluation. Autre exemple : prise en main d’un logiciel de cartographie. Les professeurs volontaires, apprennent le fonctionnement du logiciel en consultant des vidéos didactiques et réalisent en lignes les exercices proposés. Ils sont suivis et durant leur formation, ils ont obligation de produire des croquis avec le logiciel découvert.

  • Déploiement d’un ENT

Il apparaît que certains interlocuteurs, en dehors du développement des usages, sont impliqués dans le déploiement de l’ENT académique.

Michel Sauvade a présenté le déploiement de l’ENT Auvergne. Débuté en juillet 2005, ce projet a fait l’objet d’un appel d’offre qui a abouti à la mise en place d’une convention cadre en avril 2006 sur les points suivants : accès à Internet, équipement, contenu de l’ENT, ressources éducatives, assistance technique et assistance pédagogique.

La solution retenue en novembre 2006 fait l’objet d’une phase de qualification dans 4 collèges de l’Académie jusqu’en avril 2007. Puis le déploiement concernera 48 établissements, l’objectif étant d’atteindre 80% des collégiens et 100% des lycéens à la rentrée 2010, ce qui représente environ 200000 utilisateurs.

L’obtention d’un débit suffisant a nécessité la renégociation du réseau régional jugé un peu juste, en particulier pour la mise en ligne de documents parfois lourds. La responsabilité de l’usage de l’ENT incombe aux chefs d’établissement.

Enfin, les questions suivantes ont été posées : qu’en est-il de la relation avec le site académique ? Comment peut-on envisager la mutualisation des ressources entre les établissements ? La solution industrielle est-elle incontournable pour la gestion de plusieurs centaines de milliers de comptes ?

  • TICE et histoire

Nous avons vu une des vidéos disponibles sur Éduscol et montrant une leçon utilisant à la fois les ressources de l’INA et le TNI. Jacky Pouzin a pour sa part montré le travail possible sur l’implantation d’une forge au XIX ème siècle en s’appuyant sur des documents d’archives départementales numérisés. Devant le manque de temps pour approfondir la partie TICE et Histoire, les interlocuteurs sont demandeurs d’une journée uniquement consacrée à l’Histoire.

  • Enquête TICE

Synthèse rapide :

* 60% des interlocuteurs n’ont pas de lettre de mission mais 66% remettent un rapport de leurs activités au CTICE ou à l’IA-IPR

* la taille des équipes TICE académiques au sein desquelles travaillent les interlocuteurs varie de 1 à 14 personnes. La taille moyenne est de 6 personnes.

* 50% des interlocuteurs n’ont pas de moyens supplémentaires à leur disposition, mais 6 académies fournissent une machine pour travailler

* 70% des interlocuteurs sont associés à différentes actions en relation plus ou moins directs avec leur mission

* 7 académies déclarent avoir une réflexion en cours sur la notion de cabinet numérique d’histoire géographie

Formation

* Concernant la formation, les TICE sont intégrées à la formation disciplinaire et 63% des interlocuteurs sont formateurs.

* L’analyse des thèmes de formation montre que la formation à l’utilisation d’Internet à des fins documentaires constituent la première demande, suivis immédiatement par les formations en cartographie et SIG en ligne ou hors ligne.

Sites académiques et communication

* Pour ce qui est de la gestion du site académique 56% des interlocuteurs ne sont pas webmestres ce qui peut poser problème pour le suivi d’Edu-Bases (cf.infra). La validation des ressources des sites présente des situations très hétérogènes.

* Dans 70% des cas l’académie préconise l’usage de la messagerie professionnelle soit pour des informations administratives soit pour de la pédagogie. Mais seulement dans 52 % des cas il existe une lettre électronique dédiée à la discipline.

Besoin du terrain

* Recensement des besoins du « terrain » : les deux demandes essentielles portent sur l’attribution de matériel de bon niveau et sur la formation et l’accompagnement.

  • Conclusion par le STSI

En conclusion on peut faire le constat d’une dynamique indéniable depuis 2 à 3 ans avec une coopération étroite avec l’Inspection Générale qui porte ses fruits.

Cette dynamique est à entretenir et accentuer :

- par la promotion des usages

- la valorisation des ressources numériques

- l’expérimentation de nouveaux supports et outils (TNI, SIG, banques de données historiques…)

La généralisation de cette dynamique passe par deux pôles qui peuvent sembler opposés mais qui se complètent :

1) la production, promotion de séquences pédagogiques s’appuyant sur des outils assez simples pour convaincre les enseignants hésitants

2) Cela passe aussi par la mutualisation des ressources académiques.

3) Enfin il faut garder une veille prospective pour avoir quelque avance sur ce qui émerge au plan scientifique et technique

De l’avis des participants le bilan est très positif. Ils repartent avec une idée plus claire et renforcée de leur rôle.

Date de publication : 04/05/2007 16:40