La description de l'activité

A. Un même principe : mutualiser

Les élèves à tour de rôle numérisent leurs notes de cours et celles ci sont placées sur un site extranet.
Par exemple au CIV : " Pendant les séances deux élèves, un qui tape et un autre qui suit le déroulement du cours, disposent d'un ordinateur portable et écrivent tout ce qui se dit dans la classe, que les idées proviennent du professeur ou de leurs camarades. Ils récupèrent à la fin de la séance le fichier qu'ils retravaillent chez eux ou dans une des salles informatiques de l'établissement. "
Autre exemple à Sud Médoc - question comment as tu procédé pour arriver à faire ce travail ?
Témoignage de Rachel (élève de 1°) : " Je me suis servi de mes notes de cours, des notes de cours de certain de mes camarades pour compléter, des TD notamment, du livre et d'un dico de SES. J'ai travaillé sous Word (logiciel accessible à n'importe quel élève, du CDI ou de chez soi) et de mon scanner pour certains graphiques. Cela m'a pris du temps certes, mais avec une bonne organisation, de la bonne volonté (…)je pense que ce type de travail est tout à fait réalisable et même très enrichissant. Il est donc accessible à n'importe lequel d'entre nous (de plus il est très simple). "
Témoignage d'Elodie (élève de 1°) : " J'ai sélectionné dans mon cours les idées importantes et j'ai essayé de les rédiger le plus simplement possible. "
Témoignage de Thibault (élève de 1°) : " J'ai restitué mes prises de notes en veillant à expliquer des termes particuliers aux SES, autant que faire se peut. "

B. Des modalités différentes : coopération, remédiation

1. La coopération

· Selon les enseignants et les classes, le degré de coopération entre les élèves a été plus ou moins important.
· La coopération chez les élèves n'est pas une démarche naturelle. Il est ainsi tentant pour le professeur d'organiser cette activité. Mais il est difficile d'imposer ce travail coopératif. Le professeur doit le présenter comme un objectif pédagogique à part entière. Cela sera d'autant plus facile que la dynamique de la classe s'y prête (bonne ambiance, des élèves curieux et intéressés par la discipline) et que cette pratique a déjà une histoire dans l'établissement (les " anciens sont passés par là ").
· Pour ces raisons la coopération peut prendre différentes modalités.
· Elle peut être importante. Jacques Silvano a organisé cette activité : " Nous avons constitué des groupes composés d'au moins une personne maîtrisant correctement le clavier. Le rôle du deuxième membre est essentiel, c'est lui qui va prendre les notes de façon manuscrite lorsque le premier "coule" (ce qui arrive à chaque séance)" . La coopération peut aller au-delà de la seule prise de notes. Ainsi J. Silvano demande aux élèves de " faire une recherche de sites sur l'Internet et les intégrer à leur fichier ".
· La coopération peut être plus restreinte, reposant sur quelques élèves de la classe. Pour Bernard Conte, l'activité a reposé sur le volontariat. Christian Feytout a proposé aux élèves de première et de terminale des tableaux pour planifier les numérisations et les a sollicités par courrier électronique. Les élèves volontaires s'inscrivaient. Durant l'année scolaire 2003/2004, 11 élèves sur 33 en première ES ont participé à cette activité et le cours a été en grande partie couvert par les prises de notes.
· En fait, il apparaît que l'intensité de la coopération n'est pas liée seulement au nombre d'élèves participants à l'activité. Ainsi à Sud Médoc, en terminale, la mutualisation a reposé sur deux élèves cependant pratiquement l'intégralité du cours a été couverte. L'une de ces élèves de terminale, Laura, a été missionnée par ces camarades pour effectuer cette tâche. Au point qu'absente, ses camarades lui passaient leurs notes de cours pour qu'elle les numérise. La coopération peut prendre diverses formes.

2. La remédiation

· Les professeurs corrigent les notes de cours ainsi proposées par les élèves dans le respect du travail de l'élève. Il ne s'agit pas d'ajouter des arguments non utilisés en classe ou non notés par les élèves. Il ne s'agit pas du cours du professeur mais des notes de cours prises par les élèves durant les échanges et le travail effectués en classe lors des séquences de cours. Le professeur corrige les fautes d'orthographe, les erreurs de présentation et de compréhension des concepts et mécanismes et / ou d'analyse des documents.
J. Silvano " (les élèves) envoient le résultat au professeur qui fait une dernière correction et leur renvoie le travail (pour y intégrer les sites Internet) ".
· Laurent Merle et Christian Feytout ont cherché à initier une auto correction par les élèves. Ceux ci étaient invités à réagir aux notes de leurs camarades (fichier partagé, mèl, forum). Mais ce fut un échec. Dans cette coopération, le rôle du professeur est dévolu à la correction des prises de notes.