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Les métamorphoses du livre et de la lecture à l’heure du numérique
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Série A

10h45-12h45

  • Atelier 1

    Préparer un oral d’examen à l’aide du numérique

    Animateur : Guy Cherqui, IA-IPR, académie de Grenoble

    La question de l’oral est l’un des serpents de mer des pratiques pédagogiques depuis de nombreuses années, d’autant que notre système éducatif privilégie l’écrit. S’il y a plusieurs types d’oraux, l’oral d’examen, par ses enjeux, impose une certaine urgence dans la préparation des élèves d’une part, et des modalités formelles particulières qu’il est difficile de mettre en œuvre avec des classes nombreuses d’autre part. 
L’arrivée du numérique permet de mieux individualiser l’accompagnement de l’élève, placé dans des conditions de prestation souvent proches de l’examen, facilite l’évaluation, incite à pratiquer l’auto-évaluation, et surtout permet un travail aussi bien en classe qu’à la maison.
    L’atelier va présenter deux projets, l’un concernant le collège et la préparation de l’épreuve d’histoire des arts, première épreuve orale d’examen d’une carrière d’élève, l’autre le lycée et la préparation de l’épreuve orale de l’EAF, plus formatée encore que celle d’histoire des arts.
    Dans les deux cas, les élèves sont mis face à leurs prestations. Les deux projets placent au centre la question d’un oral comme discours développé et argumenté, et celle du passage du commentaire écrit à la prestation orale, de l’écrit oralisé, mais préparent aussi l’élève à mieux maîtriser les émotions légitimes d’un oral d’examen.
    Le numérique, permet dans la préparation de l’examen un travail collaboratif, de collation et de conservation des données et des ressources textuelles, sonores et iconiques qui facilite le travail de préparation « académique ». Il consolide et ordonne la préparation de l’élève au niveau des contenus.
    Par ailleurs, il y a un stress d’examen comme un stress de la caméra ou du micro qui impliquent urgence et réactivité de la part de l’élève. Le passage par le numérique donne d’une part l’accès à l’auto-évaluation et d’autre part l’occasion de reprises multiples, qui sont autant d’entraînements individuels.
    
Ainsi l’atelier cherchera à la fois à dénouer les nœuds et les difficultés inhérentes à ce type de travail, à en évaluer les effets sur l’élève, mais aussi faire un sort à toutes les difficultés avancées sur la préparation à l’oral et sur les pratiques orales.

    Quelle relation avec l’oral ou avec la parole ?

    • Le commentaire d’examen présente la difficulté du passage des écrits préparatoires à la synthèse, puis au développement oral de l’exposé et des réponses au jury.
    • Préparer à l’oral d’examen vise à ce que les élèves mettent en parole leurs pensées et leurs écrits, et puissent rassembler en situation de temps très limité leurs connaissances et choisir les plus cohérentes avec le sujet.

    Quel apport du numérique ?

    • Les difficultés de ces épreuves sont en partie de l’ordre de la conservation et de la réutilisation de données : travailler sur plateforme peut permettre de soulager l’effort de l’élève.
    • Les difficultés de préparation aux oraux tiennent au temps limité du travail en cours et au nombre des élèves : le travail synchrone ou asynchrone de l’oral sur tablettes permet de pallier les deux difficultés.
    • Le numérique facilite à la fois le travail sur les données et leur conservation, mais aussi de travailler l’oral de manière synchrone ou asynchrone. Il permet de s’enregistrer et de s’écouter et donc de s’évaluer et de s’auto-évaluer, mais aussi au professeur d’évaluer des prestations orales au même titre que des écrits.
    • C’est enfin un outil que les élèves peuvent s’approprier pour leur travail personnel hors la classe.

    Inspecteurs référents :  Jean-Baptiste Lepetz, IA-IPR, académie de La Réunion, Guy Cherqui, IA-IPR, académie de Grenoble

    Enseignantes animatrices :  

    • Virginie Pfeifer, IATICE, professeur de Lettres classiques au collège Marcel Goulette, Piton- Saint-Leu, académie de La Réunion
    • Hélène Savin, professeur de Lettres au lycée Marie Curie, Echirolles, académie de Grenoble
    Atelier A1 - Préparer un oral d’examen à l’aide du numérique - Partie 1
    Atelier A1 - Préparer un oral d’examen à l’aide du numérique - Partie 2
  • Atelier 2

    Oral et interprétation(s)

    Animatrice : Marie Saint-Michel, IA-IPR, académie de Toulouse

    Objectif : Construire collectivement la signification de textes poétiques ou théâtraux à partir de lectures subjectives à haute voix.

    La particularité des textes poétiques et théâtraux est de donner véritablement accès à la voix d’un auteur ou d’un personnage. Dans les deux expériences proposées, le statut énonciatif particulier de ces textes est utilisé pour laisser l’élève proposer une lecture personnelle, fruit d’une première interprétation subjective, qui va ensuite nourrir le débat au sein de la classe afin de bâtir progressivement et collectivement la lecture analytique, interprétation du sens du texte, de ses enjeux littéraires et esthétiques majeurs.

    • Lire, interpréter, dire et mettre en Images « Les Ponts-de-Cé » d’Aragon. Il s’agira de montrer le cheminement qui a conduit une classe de 3e à se saisir du sens du poème d’Aragon : « Les Ponts-de-Cé » à travers différentes activités aboutissant, après un temps de lecture individuelle et subjective, à la production finale d’un film d’animation collectif proposant une interprétation iconographique et sonore du poème.
    • Donner sa parole… la parole de l’écrivain mise en voix. Cette expérience pédagogique, qui veut croiser neurosciences et techniques du théâtre, propose la mise en scène d’une lecture d’un texte inconnu de la classe avec un acteur (le lecteur) et un spectateur (l’ensemble de la classe) et le retour critique des élèves sur la prestation à laquelle ils ont assisté. La lecture du texte se fait progressivement, par bribes, et par différents lecteurs/acteurs et non d’un seul tenant et par un seul lecteur, ce qui permet des modifications, des (ré) ajustements, des ruptures et des continuités, autant de temps de suspension où le sens du texte se construit progressivement et de façon chaotique, grâce au débat et à la discussion entre pairs.

    Quelle relation avec l’oral ou avec la parole ?
    La voix de l’élève puis sa parole sont au cœur des deux expériences pédagogiques. Les lectures subjectives, impressives, donnent à entendre la voix de chaque lecteur qui peut ensuite justifier son interprétation du texte. Le débat entre pairs permet la construction collective du sens, à l’oral, sans le caractère monumental et définitif induit par l’écrit.

    Quel apport du numérique ?
    Dans la première expérience pédagogique, la vertu la plus évidente de l’usage du numérique est de stimuler et motiver la lecture, en faisant produire aux élèves des images animées et sonores destinées à être vues par d’autres et, par là même, de valoriser leur travail. Néanmoins, motiver la mise au travail n’est pas ici le seul intérêt que présente cette démarche : l’outil numérique permet à tous les élèves de garder des traces de l’élaboration progressive du sens.

    Inspecteurs référents : Sébastien Hébert, IA-IPR, académie de Lille ; Sophie David, IA-IPR, académie de Toulouse

    Enseignants animateurs : 

    • Jean-Pierre Lafon, professeur de Lettres au lycée Déodat-de-Séverac, Toulouse, académie de Toulouse
    • Peggy Dumont, professeure de Lettres au collège-lycée Dupleix, Landrecies, académie de Lille
  • Atelier 3

    Oralité et écriture (ou : Quand l’œuvre d’art fait parler…)

    Animatrice : Frédérique Cauchi-Bianchi, IA-IPR, académie de Nice

    Deux actions menées en collège seront présentées qui proposent des voies pour travailler l’oral en lien avec des œuvres d’art.
    — Une expérience menée au collège Pierre de Ronsard, académie de Poitiers, « Ils sont les yeux, vous êtes les oreilles », a interrogé les moyens de faire de la découverte progressive d’une œuvre d’art une expérience sonore vivante et originale en proposant la production, par les élèves, d’un podcast s’apparentant aux courtes émissions de radio « Tableauscopie », diffusée par France Info. Ce podcast contient la description de l’œuvre par les spectateurs entrecoupée d’un commentaire plus réflexif d’un présentateur qui apporte des informations d’ordre historique ou culturel.
    — La seconde expérience s’est menée au collège Niki de Saint Phalle de Valbonne, académie de Nice, les professeurs de Lettres et d’Arts Plastiques ont proposé aux élèves de « sauver la station Prouvé ». L’action prend pour objet la mise en lumière de la station-essence de Jean Prouvé, à Antibes, la reconnaissance de son appartenance à l’architecture révolutionnaire et modulable des années 50-60, et son inscription au patrimoine. Ils ont imaginé un parcours entre textes et images, à la rencontre des auteurs, des plasticiens, de leurs œuvres et leurs personnages respectifs, en mêlant fiction et réalité. Sous la forme d’interview, d’échanges épistolaires ou de textes oralisés, ils débattent, questionnent ce qu’ils proposent ou ce qui leur est proposé. Les résultats de ces travaux (productions, oralisation des textes d’auteurs ou des textes produits) sont regroupés sur Tumblr.

    Quelle relation avec l’oral ou avec la parole ?
    Action « Ils sont les yeux, vous êtes les oreilles » : l’interview des spectateurs demande un travail préliminaire et de post-traitement conséquent :
    — les questions doivent être précisément préparées pour donner lieu à une description objective de l’œuvre sans occulter les réactions sensibles des spectateurs ;
    — la réécoute des enregistrements, leur retranscription écrite, le choix des passages les plus judicieux à garder et leur réorganisation mettent en œuvre, chez les élèves, des capacités de planification et d’organisation de la parole (transcription, sélection, scission) peu travaillées, mais pourtant porteuses de sens ;
    Le discours du présentateur lui-même demande un réel travail de préparation car il se doit d’être à la fois rythmé, accrocheur et assez savant, et il doit stimuler l’imagination des auditeurs.
    Le format lui-même (courte émission radiophonique) redonne à la parole une force de découverte et d’imagination souvent trop peu exploitée, et qui trouverait toute sa place dans un oral d’histoire des arts par exemple.

    Action : « Il faut sauver la station Prouvé » : la station est interviewée, des personnages ou des auteurs le sont aussi et/ou racontent des souvenirs, des textes sont lus, des textes sont produits et oralisés, le tout sur les rythmes et les sons des années concernées. Des pratiques originales sont mises en œuvre dans l’ordinaire de la classe autour de ce projet qui vise à l’acquisition des connaissances, compétences et de la culture prescrite par le socle commun et les programmes de 3e dans les deux disciplines.

    Quel apport du numérique ?
    Le travail de recomposition du son du podcast, mené grâce à un logiciel comme Audacity®, oblige les élèves à organiser efficacement leur discours en fonction d’un public donné.
    Le Tumblr, nouveau principe, nouvel outil, libère, certes, des contraintes du support papier, mais dote, aussi, ses utilisateurs de l’immédiateté de la communication parlée. En outre, Tumblr peut adjoindre, à cette facilité apparente, toutes les autres formes d’images et d’informations, qui peuvent ainsi s’accumuler, conjuguant musique, films, textes, etc.

    Inspecteurs référents : Éric Barjolle, IA-IPR de Lettres, académie de Poitiers ; Frédérique Cauchi-Bianchi, IA-IPR de Lettres, académie de Nice

    Enseignants animateurs :  

    • Mickaël Pied, professeur de Lettres au collège Pierre de Ronsard, Poitiers, académie de Poitiers ;
    • Dominique Khaldi, professeur de Lettres au collège Niki de Saint Phalle, Valbonne, académie de Nice
    • Jérôme Sadler, IATICE, professeur d’Arts plastiques au collège Niki de Saint Phalle, Valbonne, académie de Nice

    Partenaires : Pôle académique de soutien à l’innovation et à l’expérimentation, académie de Nice

  • Atelier 4

    Parole orale et poésie

    Animatrice : Rachel Pagès, IA-IPR, académie de Montpellier

    L’oralité est une donnée première de la poésie ; le texte poétique mobilise le corps, la voix, l’écoute, et cherche à établir sur son auditeur l’emprise d’une puissante émotion : « Sache, Lecteur, que celui sera véritablement le poète que je cherche en notre Langue, qui me fera indigner, apaiser, éjouir, douloir, aimer, haïr, admirer, étonner, bref, qui tiendra la bride à mes affections, me tournant ça et là à son plaisir » déclare ainsi Du Bellay dans Défense et illustration de la langue française (II, 11 — 1549).
    Quelles situations d’enseignement construire pour faire surgir en classe la puissance du verbe poétique ? Comment donner à entendre la matière vive de la poésie ? Comment faire partager aux élèves l’enchantement de sa profération ? Comment les amener à s’approprier puis à exprimer une poétique particulière ?
    Les deux actions pédagogiques présentées entendent articuler une approche individuelle et collective de la poésie ; elles invitent à une circulation du texte poétique, écouté et lu, regardé et dit, écrit et donné ; elles reposent de fait sur une pratique à la fois intime et partagée du geste poétique. Dans le dialogue qu’elles initient avec la musique, le dessin, la photographie, elles montrent aussi que la poésie n’est pas seule ; leurs étapes s’avèrent une interrogation incessante du poétique et de ses multiples incarnations, dans une quête qui fait la part belle à l’échange et à la saccade, dans les approches parfois délicates du rêve, de la souffrance ou de la folie.
    De fait, les deux actions pédagogiques ont pris appui sur l’esthétique surréaliste, dans l’approche culturelle, mais également la démarche créative qu’elles proposent aux élèves, afin de dire « la beauté, ni dynamique ni statique » (André Breton, Nadja, 1928).

    Objectifs :

    • Surréalisme et rêve : l’apport de l’oral pour la découverte de la poétique L’étude du courant surréaliste figure dans le programme de Français des classes de seconde générale ; or le surréalisme désarçonne quiconque cherche un sens rationnel, tant il s’agit d’un mouvement artistique où la subjectivité du lecteur peut librement éclater. Il s’agissait de mettre en valeur ce lien intime du texte et de son lecteur. Le second objectif était de consolider et d’approfondir l’étude analytique du texte à l’écrit comme à l’oral, dans une stratégie de découverte et dans l’optique d’une préparation progressive des épreuves anticipées de Français du baccalauréat.
    • Vers libre, paroles croisées et folie Le but est de réaliser un recueil de textes et d’images s’inspirant du principe de Souvenirs de la Maison des Fous, recueil de poèmes et de dessins publié par Paul Éluard en hommage à l’Hôpital psychiatrique de Saint-Alban. On souhaite faire se croiser le visible et le lisible dans une production mêlant les travaux des élèves et ceux d’un groupe de patients. Il s’agit aussi de relier une parole spontanée, celle de l’adolescence, à celle également spontanée de personnes souffrant de troubles psychiatriques lourds et complexes. Le recueil comporte environ 50 pages et les élèves sont initiés à l’infographie numérique pour le constituer. Parallèlement, ils découvrent les pratiques d’écriture liées au courant du surréalisme, notamment l’écriture collective et l’écriture automatique. Suite à la rencontre avec l’artiste photographe Soraya Hocine et à la découverte de son exposition sur Saint-Alban, « Serai-je vivant demain plutôt qu’aujourd’hui ? », les élèves travaillent aussi sur des prises de vue en lien avec l’enfermement, la folie, le mal de soi, la nostalgie.

    Quelle relation avec l’oral ou avec la parole ?

    • Surréalisme et rêve : l’apport de l’oral pour la découverte de la poétique Les élèves ont tendance à se figer face à l’écrit, vite déconcertés par la syntaxe ou le lexique. Pourtant, on constate leur inclination pour la musique et pour des chansons étrangères dont ils ne comprennent pourtant pas toujours les paroles. On tente de reproduire cette attitude face au texte littéraire, en laissant les élèves exprimer leur interprétation pleine de subjectivité. Ainsi, c’est par la voie de l’oralisation que le texte entre en scène. Le poème est écouté avant d’être expliqué. C’est toujours par cette médiation qu’il est aussi étudié puisque l’analyse est faite à l’oral et qu’en fin de parcours les élèves sont invités à une mise en voix. L’étude littéraire devient un parcours auditif, musical, mené par un élève toujours actif.
    • Vers libre, paroles croisées et folie Des rencontres hebdomadaires sont programmées : chaque mardi sur le créneau d’arts visuels, un groupe d’élèves se rend à l’hôpital et échange avec un groupe de patients dans l’atelier d’ergothérapie. La semaine suivante, ce sont cette fois les patients qui se rendent au lycée. Les moments d’échange sont marqués par les lectures à voix haute des textes rédigés par les élèves et par les patients. Sont également proposées des activités communes autour de dessins, de réflexions sur la vie, avec en permanence une restitution orale, passant par une écoute mutuelle. Les rencontres élèves/patients créent selon le personnel soignant un espace de parole, une ’’aire de jeu’’ (Winnicott), où chacun a pu mettre en mot, en dessin, en photo l’expression de soi. Prendre la parole pour la donner à l’Autre, l’autre qui n’est pas si loin de moi, mais qui est si différent également.

    Quel apport du numérique ?

    • Surréalisme et rêve : l’apport de l’oral pour la découverte de la poétique Le poème se prête à une multitude d’expressions. Afin de donner une cohésion aux différents oraux, le support image – à savoir la photographie surréaliste — s’est imposé. L’outil numérique Thinglink offre la possibilité d’animer une image : celle-ci est devenue le carrefour des différents travaux d’élèves. Pour les enregistrements, les élèves ont utilisé le logiciel Audacity et le site Soundcloud. Cette utilisation a été également l’occasion d’une éducation aux médias. Le numérique joue un rôle important : non seulement il permet à tous les élèves de s’exprimer à l’oral dans le temps scolaire, mais il offre également à l’élève la possibilité d’avancer, en autonomie, à son propre rythme et même de se révéler. L’intérêt de cette pratique orale individuelle a été particulièrement bénéfique pour les élèves en difficulté ou en situation de handicap (dyslexie).
    • Vers libre, paroles croisées et folie La dimension artistique étant cruciale dans la réalisation du recueil, il s’agit de proposer une réalisation moderne et esthétique afin de mettre en valeur les écrits et leurs illustrations. Les élèves pour ce faire ont été initiés à l’analyse et la production d’images fixes, aux techniques de réalisations d’affiches et de visuels divers par les outils numériques. La conception graphique se fait avec les outils numériques notamment Photoshop. Les illustrations réalisées par les élèves sont des photographies numériques intégrées à un post-traitement infographique.

    Exemples de travaux réalisés :
    Variations autour d’Eluard, Dans le cylindre des tribulations
    — Brassaï, Brouillard, Statue du maréchal Ney http://www.thinglink.com/scene/531415347434094593
    — Man Ray, Le violon d’Ingres https://www.thinglink.com/scene/531415453990387712
    Variation autour d’Eluard, La terre est bleue
    — Dora Maar, Main sortant d’un coquillage https://www.thinglink.com/scene/532535183522398209
    Variation autour de Desnos, Un jour qu’il faisait nuit
    — Man Ray, Les larmes https://www.thinglink.com/scene/532534236666658817
    Variation autour de Desnos, J’ai tant rêvé de toi
    — Man Ray, Man Ray embrassant Kiki https://www.thinglink.com/scene/532818879936724992

    Recueil du projet : Libres paroles croisées avec l’hôpital de Saint-Alban, consultable à partir du site du lycée http://www.lyc-roussel-stchelydapcher.ac-montpellier.fr/

    Inspectrices référentes : Rachel Pagès, IA-IPR, académie de Montpellier ; Catherine Daumas, académie d’Aix-Marseille
    Enseignantes animatrices :  

    • Claire Augé-Rabier, professeure de Lettres au lycée Charles Chaplin, Décines, académie de Lyon
    • Christine Flechier-Quissargues, professeure de Lettres et d’Arts visuels au lycée Théophile Roussel, Saint-Chély d’Apcher, académie de Montpellier

    Partenaires : 

    • Justine Ponnelle, ergothérapeute et Ghislaine Cuminal, infirmière, membres de l’hôpital encadrant la réalisation, Hôpital psychiatrique Lucien Bonnafé de Saint-Chély-d’Apcher, annexe de l’Hôpital psychiatrique de Saint-Alban
  • Atelier 5

    Oral et maîtrise de la langue

    Animateur : Christian Mendivé, DAASEN de l’académie de Guyane

    • Le Voyage d’Ulysse – quand l’enregistrement devient le brouillon de la parole
    • La radio au service de l’amélioration de la maitrise de la langue

    Les deux expériences présentées touchent à une compétence particulièrement stimulante pour la formation des élèves : la mémorisation et l’organisation d’une production orale longue dans une visée créative et médiatique. Elles font comprendre, dans des contextes d’apprentissage très différents, en quoi l’enregistrement peut être un véritable brouillon de la parole.

    La première (« Le voyage d’Ulysse ») montre comment des élèves non francophones d’une classe d’accueil du collège Omeba Tobo de Kourou ont imaginé, dit et mis en images un conte, publié sur internet. Sa conception est inspirée des kamishibaï japonais.
    La deuxième (« Paroles d’école ») présente une émission de radio préparée par les élèves de la circonscription de Toulon 2 et du réseau d’éducation prioritaire « La Marquisanne ». Les classes engagées dans cette action ont la responsabilité d’une des rubriques de l’émission, de manière alternée. La rubrique choisie pour l’atelier - le phonorallye - est un défi d’écriture lancé de classe à classe. Chaque classe propose, à tour de rôle, trois ou quatre bruits qui doivent être mis en récit.

    
Quelle relation avec l’oral ou avec la parole ?
    L’oral est au cœur des deux actions. Pour « Paroles d’écoles », l’oral est particulièrement travaillé lors des phases d’entraînement à la lecture dramatisée à haute voix, préalables indispensables à la préparation de l’enregistrement radiophonique du récit créé par les élèves. Pour « Le voyage d’Ulysse », la phase d’invention du récit a donné lieu à des séances d’oral en interaction très riches, où plusieurs actes de parole ont été sollicités. Les enregistrements individuels réalisés ont permis de travailler sur une parole authentique – à aucun moment l’élève ne lit un texte -, et cette parole a été enrichie au fil des auditions et productions successives.

    
Quel apport du numérique ?
    Les possibilités numériques autorisent une valorisation des productions orales sans pareille. Les logiciels d’enregistrement utilisés permettent aux productions d’être modifiables. Ils mettent aisément en valeur la progression et les réussites des élèves. Les logiciels de montage stimulent aussi l’enrichissement de la parole, à l’occasion du choix et de l’association d’illustrations sonores aux enregistrements proposés.

    Inspecteurs référents : Christian Mendivé, IA-IPR, DAASEN de l’académie de Guyane ; Frédérique Cauchi-Bianchi, IA-IPR de Lettres, académie de Nice

    Enseignants animateurs :  

    • Sandrine Baud, professeure de Lettres au lycée de l’Elorn, 29800 Landerneau, académie de Nantes
    • Claude Richerme-Manchet, professeure des écoles, chargée de mission maîtrise de la langue pour la circonscription de Toulon 2, académie de Nice
    Oral et maîtrise de la langue - Atelier A5 - Christian Mendivé
  • Atelier 6

    Genres de l’oral

    Animateur : Isabelle Nauche, IA-IPR, académie de Créteil

    Objectifs :
    susciter, développer et diversifier les pratiques orales des élèves, revivifier des exercices scolaires traditionnels

    Comment l’usage du numérique questionne-t-il les pratiques scolaires traditionnelles autour de l’oral ?
    Comment l’actualité des formes convoquées permet-elle de dynamiser et de remotiver des exercices scolaires académiques ? Pour quels bénéfices ?

    Les deux expériences ici présentées ouvrent des éléments de réponse.

    L’ambition du projet de création d’une web télé littéraire en classe de seconde  est de susciter et de développer les pratiques orales des élèves sous des formes diversifiées (oral préparé, plus ou moins improvisé, en continu, spontané, argumentatif, écoute et prise en compte de l’autre). Le format de l’émission littéraire, familier, apporte la régularité et la contrainte d’un rituel, propice au développement progressif des compétences en jeu, tandis que la diversité et la liberté des sujets abordés favorisent l’implication des élèves et leur appropriation d’une culture littéraire (l’émission « Oh les beaux mots ! ») et générale (« Drôle d’actu » ou « Indignons-nous ! »). Ce format permet en outre de gommer l’artificialité de certains exercices oraux scolaires parce qu’il rend concret le public auquel les élèves s’adressent.

    L’interview imaginaire d’un auteur de nouvelles en classe de quatrième est une alternative à la fiche de lecture habituelle et permet aux élèves de rendre compte autrement de leur lecture cursive. La compréhension et la production écrites sont ici orientées vers un travail d’expression orale en binômes – interviewer/interviewé – que l’utilisation de la baladodiffusion permet de préparer et d’améliorer à son rythme et en autonomie. L’enregistrement et la diffusion des prestations (l’interview de l’auteur accompagnée de la lecture expressive d’un extrait) sur un espace numérique de travail ou un blog contribuent à ouvrir l’espace de réception et donc à faire prendre conscience aux élèves de leurs destinataires réels, pour lesquels ils n’hésitent pas à reprendre leur travail.

    Ces démarches offrent plus d’un avantage : elles proposent des situations de travail concrètes et complexes, intéressantes ; elles rendent évident le travail en équipe, qui favorise de véritables interactions orales entre les élèves et augmente leur autonomie ; l’effet-miroir (écouter sa voix, regarder sa prestation filmée) développe la capacité à s’auto-évaluer ; les outils numériques permettent aussi de multiplier, de reprendre et d’améliorer plus facilement et plus rapidement ses productions orales.

    Sans compter le plaisir, pour l’élève, de jouer à la femme ou à l’homme publics et de mettre sa parole ou celle d’autrui en spectacle et, pour le professeur, de savourer parfois des dialogues inattendus, surgis de la confrontation du monde quotidien des élèves avec le monde d’auteurs disparus.

    Inspectrices référentes : Isabelle Nauche, IA-IPR, académie de Créteil ; Isabelle Lieveloo, IA-IPR, académie d’Aix-Marseille

    Enseignants animateurs :  

    • Sarah Pépin, professeure de Lettres au collège Jean de Beaumont, Villemomble, académie de Créteil
    • Carlos Guerreiro, IATICE, professeur de Lettres au lycée Lucie Aubrac, Bollène, académie d’Aix-Marseille

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