MEN
Les métamorphoses du livre et de la lecture à l’heure du numérique
Retrouvez toute l'information sur Éduscol

Accueil > Actes 2010-2015 > Actes 2013 > Deuxième journée

Deuxième journée

Mardi 26 novembre 2013

Bibliothèque Nationale de France
11, quai François Mauriac – 75013 Paris

  • Deuxième journée : matin

    8h45 Accueil des participants

    9h00 Ouverture de la matinée

    Président de séance : Henri de Rohan, inspecteur général, Histoire des arts

    9h15 Table ronde 2 : Écrire avec l’image/écrire dans l’image, à l’époque de la mutation des supports

    Cette table ronde voudrait aborder, en la replaçant dans une perspective historique, la question du dialogue entre l’écrivain et le plasticien, entre le texte et l’image.
    La problématique générale sera centrée sur le medium : comment le medium conditionne-t-il le rapport texte/image dans son histoire et dans ses mutations ?
    Il s’agira de privilégier dans le questionnement une approche plastique, esthétique et technique. On tentera de s’interroger sur l’au-delà et l’en-deçà du sens, en échappant à une approche sémiotique pour mettre en avant la dimension sensible du rapport texte/image.

    Modérateur : Isabelle Diu, directrice de la bibliothèque littéraire Jacques Doucet

    • Marie-Françoise Quignard, conservateur en chef honoraire, BnF : « Le livre d’artiste »
    • Françoise Despalles, éditeur
    • André Gunthert, historien, maître de conférences à l’EHESS, chercheur en culture visuelle : « Nouvelles pratiques photographiques »
    • Pierre Ménard et Olivier Hodasava, écrivains : « Écritures dans la ville »

    11h30 L’image dans la littérature numérique : exemples et performances

    Modérateurs : Alexandra Saemmer, enseignant-chercheur à l’université de Paris 8 et Cécile Portier, adjointe du directeur de la diffusion culturelle, BnF

    • Philippe Boisnard et Hortense Gauthier, HP France
    • Éric Caligaris et Patrick Chatelier, Collectif Général Instin
    • Chloé Delaume, écrivain

    13h00 Déjeuner

    Possibilité de visite guidée de l’exposition : « Chercher le texte ». L’exposition « Astérix » est en accès libre dans les locaux de la BnF.

    En savoir plus

    Du côté de la théorie

    • On se reportera avec profit au site images analyse, signalé dans la bibliographie d’Éduscol pour ce PNF, et notamment à la page « pour une approche cognitive de la perception iconique », dont voici la conclusion : « le schème signifiant-signifié (concept)-référent est une sorte de décalque schématique de l’activité mentale correspondant au signe linguistique, non de celle correspondant au signe iconique. Comme tel, ce schème ne peut s’appliquer à ce dernier sans risque de déformation du processus mental qui sous-tend la signification iconique. Le signifiant verbal est le moyen d’une activité consciente d’élaboration et de traitement de signifiés conceptuels pouvant servir de support au raisonnement propositionnel et donc à certaines des opérations inférentielles intervenant dans la compréhension verbale (« certaine » car celle-ci ne se limite pas au raisonnement propositionnel). Le signifiant iconique est avant tout le moyen d’une mise en correspondance mimétique avec des formes dont la signification - comportant une forte composante émotionnelle - dépend des accommodations perceptives déterminées par un jeu inconscient d’activations et d’interactions entre domaines cognitifs. Les opérations cognitives ne sont pas les mêmes. » On rapprochera cette réflexion des propos de Stéphane Vial tenus dans l’émission de Xavier de la Porte, Place de la Toile, « L’être et l’écran » le 23 septembre 2013 : « Comment envisager philosophiquement la vie numérique ? (...) Des questions sont soulevées : « le rapport entre philosophie et technique, la manière dont nos perceptions sont affectées par le numérique, donc la question du réel et du virtuel, et puis, une question (...), celle du design. » Enfin, le Centre Georges Pompidou (Art et philosophie) propose un dossier pédagogique (21 pages) « La perception, un choix de textes philosophiques. »

    Expositions, publications, éditions

    • Présentation de l’exposition des livres de création étudiés lors du séminaire d’Isabelle Diu sur le site Doucet Littérature où « chaque ouvrage relève donc d’une configuration spécifique dans l’histoire des rapports entre poésie & livre, atteste d’une interrogation ou d’une innovation sur le plan poétique, plastique, typographique ou dans le dispositif matériel du livre. »
    • À propos de l’exposition tenue à la BnF en 2005 sur Les impressions de Pierre Alechinsky, le document édité par la BnF pour la présenter est riche en iconographies permettant d’introduire la réflexion sur la table ronde 2 : abécédaire, tapuscrit, composition typographique... sont autant d’œuvres qui mêlent ce que l’on nomme texte et image.
    • Le site des éditions Despalles  : « Créées par Françoise Despalles et Johannes Strugalla en 1982, les éditions réunissent plasticiens et poètes dans des livres généralement bilingues – allemand / français –. Débordant les catégories esthétiques, franchissant les frontières culturelles et linguistiques, ces ouvrages sont entrés dans les collections les plus importantes, notamment en Europe et aux USA. Texte et image n’apparaissent ni comme une illustration de l’un par l’autre, ni comme une documentation de l’un sur l’autre, mais comme un face à face qui exerce simultanément sa fascination sur deux plans formels différents. La lecture devient un jeu dialogué entre texte et image, chacun conservant cependant son autonomie et ses règles propres. Les frontières entre texte et image disparaissent parfois, le texte devenant lui-même image. « despalles » a contribué à la création du groupe d’artistes « 13+ » qui, depuis l’an 2000, renforce à travers maintes expositions, la présence du livre d’artiste sur la scène internationale. »
    • L’article que François Bon a consacré à l’expérience menée par Olivier Hodasava sur le tiers livre rend compte du projet Dreamlands Virtual tour, à voir sur son carnet de voyages virtuel élaboré à partir d’images de Google Street View notamment.


    Du côté de la pratique

    • Éric Caligaris et Patrick Chatelier, Collectif Général Instin : le projet se trouve publié sur remuenet. « Chaque élément de ce feuilleton sur remue.net valant pour lui-même s’inscrit en relation avec les autres. L’ensemble tendra à dégager un portrait mouvant et énigmatique, jamais complet, contradictoire, de ce que pourrait être le général Instin, dont personne ne sait qui – ou quoi – il est vraiment (personne ne peut se l’approprier), toujours situé aux frontières : frontières de l’humanité et de l’incarnation, frontières de la vie et ses différentes formes, frontières des formes en général, des genres, des sexes, des matières, frontières des disciplines et des arts, du réel et des évidences… »

    • Un article publié sur Idboox présente en vidéo la manifestation Chercher le texte . L’émission Un livre, un jour de France 3 propose un entretien avec Philippe Bootz, organisateur. Enfin, Christine Genin a construit un pearltrees agrégeant les sites des auteurs présents dans cette manifestation.

    • Des créations de HP Process (Hortense Gauthier et Philippe Boisnard) sont visibles sur le web, notamment Translation, sur arte, ou Words city.

    Biblio-sitographie complète sur le site éduscol

  • Deuxième journée : après-midi

    14h30 Ouverture de l’après-midi

    Président de séance : Thierry Grillet, directeur de la diffusion culturelle, BnF

    14h45 Table ronde 3 : « Le poème, texte en espace, texte en image »

    Modérateur : Olivier Barbarant, inspecteur général, groupe des Lettres

    Quand le poème se donne à voir.
    Le texte poétique est un objet visuel. Sa forme sur la page, le souci de sa typographie participent du sens. Si les calligrammes sont bien connus, en deçà de cette démonstration spectaculaire, le souci de l’image offerte par les lettres, le dessin, le tracé, l’architecture - aérée ou en bloc compact - font partie de ses moyens, peut-être insuffisamment pris en compte dans l’approche pédagogique, quand les arêtes, les angles, les symétries méritent d’être explorés. A partir de quelques moments fondamentaux, pris pour raisons de cohérence dans la seule modernité -Mallarmé, Reverdy...- après un rapide panorama historique, la table ronde proposera quelques approches (Mallarmé, Reverdy, Apollinaire...) de cette dimension visuelle du texte poétique.

    • Anne Zali conservateur général honoraire, BnF : « Christian Dotremont et les logogrammes »
    • Jean-Luc Steinmetz, poète, essayiste, professeur honoraire à l’université de Nantes : « Le livre de Mallarmé »
    • Etienne-Alain Hubert, maître de conférences honoraire, Université de Paris-Sorbonne : « À propos de quelques poèmes d’Apollinaire, Reverdy, Éluard : du manuscrit à l’imprimé »
    • Thierry Grillet, directeur de la diffusion culturelle, BnF, « Les écritures-images d’Henri Michaux »

    16h45 - 18h30 Table ronde 4 : « Le poème dans l’espace numérique : signe, espace, mouvement »

    Animateurs : Brigitte Flamand, inspecteur général, Arts appliqués et Yoann Thommerel, directeur du développement culturel à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC)

    Qu’elles soient désirées ou imposées, les formes numériques offrent à la littérature, et singulièrement à la poésie, de nouveaux espaces d’expérimentation. S’y invente une perception où la technologie redessine les frontières des signes dans une plasticité interactive. L’exploration de ces voies poétiques inédites redéfinit une réception expansive du signe, du mouvement de l’espace et s’inscrit dans un acte performatif qui impose une nouvelle dialectique synesthésique. Surgissent des œuvres ouvertes au sens où l’entend Umberto Eco, des interactions sémiotiques qui amplifient l’intensité poétique des textes, éprouvée dans l’expérience de modes de lecture réinventés. Seront convoqués ici trois exemples porteurs d’une matière poétique engagée dans le renouvellement de nos réceptions sensibles.

    • Etudiants de l’école Estienne, avec Margaret Grey, designer graphiste, en présence de Jacques Roubaud et de Frédéric Martin (éd. Attila). « Ouvroir de numérique potentiel » : présentation du projet d’édition au format e-Pub de l’Ode à la ligne 29 des autobus parisiens de Jacques Roubaud
    • Pierre Alféri, écrivain, poète, auteur de Cinépoèmes : sur Intime, un livre paru aux éditions Argol qui intègre à la fois texte, dessins et film
    • Pierre Fourny, poète et metteur en scène et Serge Bouchardon, enseignant-chercheur à l’Université de technologie de Compiègne (UTC) : « La séparation, un projet de recherche et création autour de la poésie à 2 mi-mots. »

    18h30 Fin des travaux

    En savoir plus

    Rubrique en cours de construction

    • Sur le site du Centre Pompidou se trouvent des ressources sur les œuvres de Christian Dotremont, les logogrammes « poèmes-peintures », exposition à laquelle France Culture consacra une émission (janvier 2012). Enfin, deux logogrammes et leur transcription.
    • Le site de Margaret Grey est un bel exemple de graphisme, lui qui présente des scénographies de lieux, comme l’exposition Hopper tenue au Grand Palais en 2012 ou le lycée Paul Éluard photographié en 2013.
    • Le site Enseignes de Pierre Alféri présente une série nommée Les illustrés, « poèmes contenant une image ». Un extrait vidéo de Cinépoèmes est visible sur le site théâtre-vidéo.net. Enfin, Intime vient de paraître aux éditions Argol (octobre 2013) : « Intime est un des « cinépoèmes » de Pierre Alferi : un journal de voyage, une correspondance amoureuse. Intime est un livre illustré de dessins. Intime est un film de 16 minutes, avec une musique de Rodolphe Burger, offert ici sur un DVD qui lui joint un autre poème urbain (er). Intime est donc une création visuelle, textuelle et sonore. » (présentation disponible sur le site Lalibrairie.com)


    Biblio-sitographie complète sur le site éduscol

Haut de page Haut
SPIP | | Plan du site | Mentions légales | Contact | Suivre la vie du site RSS 2.0