Les témoignages 2015-2016

Votre expérience du Prix Jean Renoir !

Commentaires

2016/05/30 11:59 #4-97
Lycée J. Rostand
Deux jours à la Fémis
J'ai grandement apprécié de participer au projet du prix Renoir, et j'ai complètement adhéré au principe de faire découvrir à des jeunes un cinéma autre que celui en provenance d'Hollywood. Je ne m’étais jamais vraiment penché sur le '' cinéma d'auteur '' avant le prix Renoir, mais je dois avouer que cette plongée dans ce monde artistique que je ne connaissais guère m'a surpris et m'a permis d'avoir un nouveau regard sur le cinéma. Même si cette initiative n'atteint pas tous les cœurs, j'espère qu'elle perdurera pour montrer que le cinéma n'est pas qu'un moyen de divertissement...
Les films sélectionnés cette année étaient absolument tous grandioses à leur manière, et représentatifs de ce cinéma plus artistique. Même si je n’ai pas apprécié certains d'entre eux, ce qui est à mon avis ''normal'', tous m'ont touché et m'ont fait voir ce qu’était principalement le cinéma : un moyen artistique de faire passer ses idées. Le fait d'écrire des critiques sur les films visionnés nous ont permis de mieux les comprendre et en quelque sorte, d'avoir une seconde vision de ces longs métrages.
Nous avons aussi, au lycée Jean Rostand, rythmé nos activités scolaires, en dehors des cours, sur le cinéma, et avons aussi créé de petits courts métrages avec nos téléphones portables (pockets films).
Concernant les deux jours passés à la FEMIS, ils m'ont énormément plu et intéressé. Les débats du premier jour, par exemple, étaient des plus instructifs. Ils m'ont permis d'entendre d'autres avis et approches des films en compétition.
Par ailleurs, moi qui ai personnellement du mal à aller au contact des autres, j'ai passé un après-midi avec des inconnus, à échanger des idées, des points de vue et cela s'est avéré instructif et très plaisant. Les débats ont aussi pu me prouver que j'avais quelquefois un bon avis sur les films, et quelquefois, des élèves éloquents m'ont fait changer radicalement d'avis sur certains films.
Les informations sur l'entrée à la FEMIS m'ont été aussi des plus utiles, puisque je rêve moi-même d'intégrer cette école. La projection des courts métrages faits par les étudiants était très intéressante et la qualité de ceux-ci m'a impressionné. Je dois dire que j'ai également adoré la rencontre avec les réalisateurs. Voir réellement, et non derrière un écran, ces créateurs que j'admire était troublant et assez fascinant.
La deuxième journée a été moins palpitante, certes, mais tout aussi intéressante. La remise des prix a, sans aucun doute, été l'un des moments les plus forts de ces deux journées...
Le retour à l'école et à la monotonie du quotidien peut sembler difficile, mais je ne regrette en rien d’avoir bénéficié de ce projet et de m'y être pleinement impliqué....

Tom Chartier- 2nde09 du lycée Jean Rostand (Caen)

2016/05/30 13:36 #4-98
Lycée J. Rostand
Cérémonie de remise du Prix Renoir – Paris, 25-26 mai 2016

J’ai beaucoup craint, au début, que les grèves SNCF ne nous empêchent, les professeurs, Tom et moi, de prendre le train qui allait à Paris. J’attendais avec impatience le voyage, sachant plus ou moins ce qui m’attendait. Nous avons finalement pris le train suivant, ce qui nous a mis légèrement en retard, mais rien de grave. De la gare Saint-Lazare, toujours aussi belle et vivante, nous avons pris le métro jusqu’à la Fémis, qui, vue de devant, fait un peu petite, mais qui est heureusement plus grande et spatieuse à l’intérieur.
Là, nous avons mangé dans un café, puis nous avons été accueillis à la Fémis et avons rencontré les représentants des films. J’en retiens surtout les interventions de Philippe Faucon, de la productrice de « Vers l’autre rive », de Julien Rappeneau et de Farid Bentoumi, dont j’ai adoré les anecdotes sur la genèse de son film, le choix des acteurs, et les allusions à sa famille. La productrice du film de Kurosawa a très bien expliqué certains éléments de la culture japonaise. Julien Rappeneau a brillamment parlé du choix des décors. Mais la cerise sur le gâteau, c’est l’annonce par l’assistant de Patricio Guzman (le réalisateur n’a malheureusement pas pu venir, j’étais un peu déçu) d’un prochain film qu viendra compléter la trilogie commencée avec « Nostalgie de la lumière » et « le bouton de nacre ».
Ensuite, nous avons débattu sur le choix des meilleurs films. Certains élèves représentant leur classe avaient des avis complètement divergents, mais avec des arguments pour la plupart justifiés : c’était difficile de les départager.
A la pause, Tom et moi avons dîné en compagnie de deux autres Caennais et de deux Lexoviens (habitants de Lisieux). En fait, nous étions six Bas-Normands au Prix Renoir. Puis nous sommes retournés à la Fémis pour assister à la présentation de l’école et au visionnage de deux courts métrages réalisés par des étudiants. Les deux films étaient vraiment bien et très travaillés, cela se voyait.
Enfin, nous sommes allés dormir à l’hôtel Formule 1 : un monument de la culture parisienne !
Le lendemain, après avoir petit-déjeuné, nous avons terminé les débats par groupe –ce qui était difficile étant donné la qualité de la sélection– et nous avons élu les délégués qui allaient nous représenter au dernier conseil des dix élèves.
Nous sommes ensuite allés manger dans un lycée et sommes revenus à pied par Montmartre, sous le soleil, ce qui était agréable, pour assister à la remise du Prix Renoir à Rémi Chayé pour « Tout en haut du monde ». Ce n’était pas mon film préféré, mais je l’avais beaucoup apprécié ; c’était donc satisfaisant.
C’était super qu’il y ait dans notre classe la détentrice du 2e prix ex-æquo de la critique ! Elle le méritait ! Le prix de la critique a aussi récompensé une critique vidéo très drôle et originale : j’ai bien aimé !
Après un cocktail où nous avons pu rencontrer Rémi Chayé, nous sommes allés, entre Bas-Normands, à la gare Saint-Lazare. Après deux jours de soleil radieux et de pots en terrasse, le train s’est arrêté à Caen sus une pluie nourrie. Retour à la réalité.
Antoine Josse-2nde 9-Lycée Jean Rostand (Caen)
2016/05/30 14:33 #4-99
Lycée J. Rostand
Prix Renoir : bilan du projet
Cette année, le prix Renoir et le cinéma ont été le film rouge d’un travail au long terme mené en binôme (professeur d’histoire géographie et professeur de lettres), avec une classe de seconde générale et technologique très motivée, sur le temps hebdomadaire de l’AP (aide personnalisée). Découvrir plus particulièrement la production contemporaine, avec les films de l’année, a enthousiasmé les élèves… et ils ont eu quelques belles surprises ! Il est peu probable en effet que la plupart des élèves aillent voir certains films sans accompagnement pédagogique : les documentaires, pour eux, ne sont « pas du cinéma » (« le bouton de nacre » les a désarçonnés au début), et les premiers films (Rappeneau, Chayé) n’attirent guère leur attention en général. Découvrir un cinéma exigeant, un cinéma d’auteur, un cinéma qui questionne le monde leur a permis de faire un pas de côté dans leurs pratiques, et de changer un tant soit peu leur regard sur ces images animées pourtant si présentes dans leur quotidien. Questionner un objet cinématographique, comprendre comment se fabriquent les images, comment se forme le sens : tout cela a donné lieu à des échanges fructueux. La découverte des différents métiers du cinéma et des rudiments de lecture de l’image filmique sont venus leur apporter quelques connaissances suppplémentaires pour approfondir leur analyse des films.
De plus, le projet Renoir a conduit les élèves à écrire, beaucoup et souvent, à aiguiser leurs arguments à dépasser le simple stade du « j’aime » ou « je n’aime pas », du « c’est génial » ou « c’est nul »… Pas toujours facile, mais très formateur ! En conséquence, nous revenons au lycée avec un 2e prix de la critique, tous très heureux pour l’élève concernée, et aussi fiers du travail accompli !
Ecrire, donner forme à sa pensée, entraîne inévitablement l’examen de toutes sortes de questions : esthétiques, poétiques, politiques, existentielles. Aussi, cette année, en classe, il a été question d’identité, d’intégration, de solitude, de solidarité, d’aventures, de sens à donner à la vie, de filiation, de transmission, de la langue que l’on parle… de contes, de fables, de fantastique, de cinéma du réel, de mélange des genres entre fiction et documentaire… lors des débats qui ont suivi les projections. Autant de grains à moudre apportés au moulin de ces jeunes gens en devenir que sont les élèves qui nous sont confiés.
Le prix Renoir a été aussi l’occasion d’une belle rencontre : l’acteur Frédéric Pierrot est venu « entre les murs » rencontrer nos élèves et échanger avec eux sur son métier de comédien : il avait apporté des documents de travail qu’il a fait circuler. Il nous a raconté des anecdotes qui nous ont beaucoup intéressés.
Pour finir, nous avons pu bénéficier d’une formation « pocket films » (avec Benoît Labourdette) dont nous nous sommes emparé pour organiser un atelier pocket films sur une journée. Les élèves ont donc réalisé, par groupes, de petits films avec leur téléphones portables. La journée s’est terminée par une projection collective : vrai moment d’échanges et de bonheur partagé ! Bref, nous avons fait notre cinéma…
Je pense que ce projet du prix Renoir restera dans la mémoire des élèves, comme une chance particulière qui leur a été donnée : celle de voir tant de films sur une année scolaire, celle d’apprendre à réfléchir sur des films, celle de grandir ensemble dans de vrais moments de partage.
Quant aux professeurs : ils sont prêts à récidiver !
Félicitations à toute l’équipe organisatrice, avec une mention spéciale à Aurélia Caton, pour sa disponibilité, son efficacité et sa gentillesse.
Véronique Vastel, professeur de lettres, lycée Jean Rostand (Caen)
2016/05/30 15:10 #4-100
Lycée La Fayette
Lorsqu'il s'est agi de désigner le film que nos délégués seraient chargés de défendre au cours des délibérations nationales du Prix Jean Renoir, la classe a choisi le principe du vote. Il était convenu que cette désignation devait refléter d'abord le plaisir pris en tant que spectateur et donc que l'on pouvait accorder sa voix à tous les films défendables de ce point de vue. Chacun a donc choisi non un mais un groupe de films. L'issue du vote a été surprenante pour tout le monde et le moment d'hyper-démocratie a débouché sur une hyper-frustration : Tout en haut du monde que la somme des individus spectateurs venait d'élire, que tous, donc, avaient pris plaisir à voir, ne paraissait pas être digne de représenter ce qu'une autre somme des mêmes individus dite classe de 1ère L du Lycée La Fayette de Brioude entend par cinéma. Sans doute entra-t-il dans le premier temps de cette réaction une forte proportion de sentiment corporatiste de la dignité : on n'était tout de même plus des petits enfants pour choisir un film d'animation et , en tant que L, on se devait de tendre vers des enjeux esthétiques et spirituels plus profonds. Il n'en reste pas moins qu'avant de procéder à un second vote unanimement souhaité – vote exclusif, cette fois – la question de ce qu'on entend par / attend du cinéma avait été posée et qu'elle n'était pas venue du professeur.
La matière que j'enseigne, les lettres, exige la mise en œuvre d'un langage technique complexe souvent très exotique pour nos élèves qui peinent à se l'approprier. Cet exotisme du support de la pensée induit souvent chez eux le sentiment que la pensée est en soi exotique, particulièrement lorsqu'elle s'exerce sur des questions qui ne revêtent pas à priori un caractère immédiatement préoccupant ; en un mot, qu'au lycée, on ne pense pas pour soi mais pour – à cause de – l'institution scolaire. Dans le travail de désinhibition qu'il nous faut mener au quotidien, le projet Jean Renoir a représenté un soutien précieux comme déclencheur de la parole : quel que soit le film, toutes les séances ont été suivies de débats attendus et animés au cours desquels, rapidement, a été dépassé le simple souci de s'assurer qu'on avait bien compris, si bloquant, souvent, face au texte littéraire. Sans poussière patrimoniale, sans onction académique, ces films peuvent être abordés de plain pied. On se les approprie donc plus volontiers : penser sur eux, penser avec eux, est moins intimidant et on peut s'aventurer sans l'appréhension de ne pas dire ce qu'il est entendu depuis longtemps qu'on doit dire.
Trois films ont ainsi été particulièrement fertiles pour la classe que j'ai accompagnée : Vers l'autre rive ; Tempête et, surtout, Mia madre. Ils l'ont conduite à des réflexions que les élèves n'imaginaient pas à leur portée. Réflexions esthétiques d'abord autour du film de K. Kurosawa dont le traitement de la dimension fantastique les a beaucoup intrigués. Réflexions éthiques ensuite avec S. Collardey et N. Moretti qui ont ouvert deux chemins vers les questions de la pudeur, de la place du spectateur.
Si, du point de vue du pédagogue, le bilan de cette participation au Prix Jean Renoir 2016 est donc très positif, il l'est plus encore de celui de l'adulte accompagnant des adolescents dans la recherche de leurs voies.

Fabrice DAVID
2016/05/30 15:12 #aebc-40a3-bd7b-3baeb062ba0b
Lycée Les Chartrons
J’ai beaucoup aimé ces deux jours à Paris pour le prix Jean Renoir. Etre dans la plus grande école de cinéma de France était pour moi un privilège. J’ai trouvé les délibérations très intéressantes. Tout le monde était impliqué et mettait du coeur à l’ouvrage. Ça fait bizarre que ça soit nous qui décidions, on n’a pas l’habitude de donner notre avis. Heureusement, on avait travaillé toute l’année sur les arguments donc on était plus en confiance. Avant d’arriver, j’avais un peu peur de parler avec d’autres lycéens que je ne connaissais pas. Je me disais que ça n’allait pas être possible. Et puis, en fait, tout s’est bien passé. Notre film, « Rosalie Blum », n’a pas été sélectionné mais quand même, il faisait partie des 2 finalistes. On n’était pas loin !
Je suis contente aussi pour Rémi Chayé.
Une autre chose que j ‘ai trouvé géniale, c’est les rencontres avec d’autres lycéens de toute la France. On n’a pas forcément les même accents ni les mêmes mots mais, au final, on est pareil. C’était de belles rencontres et j’espère qu’on va rester en contact pour parler de cinéma mais pas seulement…

Camille Têtard
2016/05/30 15:13 #9375-4f1f-bb40-b839660ea365
Lycée Les Chartrons
J’ai énormément apprécié ce magnifique projet. Voir 8 films, surtout des films aussi différents, c’était vraiment passionnant. Apprendre comment on construisait un film, comment on pouvait parler d’un film pour donner son avis, comment on pouvait écrire une critique, ça m’a beaucoup plu. J’ai été choisi par la classe (avec Camille) pour représenter notre choix de film. J’étais très content et aussi un peu inquiet. Le fait de partir de Bordeaux pour aller à Paris, la Capitale et en plus à l’école de Cinéma la plus renommée du pays, la Fémis, c’est un grand privilège.
Cette école prépare aux métiers du cinéma, c’est très sérieux mais ça a l’air très sympa aussi.
En groupes, on a discuté à propos des films de la sélection. Il y avait beaucoup de passion. Des fois même, certains s’énervaient. Pourtant, l’ambiance est restée très bonne. On a rencontré des réalisateurs et mon préféré, c’était Farid Bentoumi qui a très bien parlé de son film. Ma classe avait choisi « Rosalie Blum » de Rappeneau. C’est pas le film qui a été choisi à la fin mais c’est pas grave. C’est l’expérience qui est importante.
On a rencontré d’autres élèves de toute la France, on s’est fait de nouveaux amis aussi grâce à ce projet. On repart avec chez nous avec des bons souvenirs, c’est une expérience inoubliable qui restera dans nos mémoires.
C’était vraiment génial ! Merci.
Jefferson Dos Santos
2016/05/30 15:13 #c745-44f9-a284-8563449b631d
Lycée Les Chartrons
Après avoir traversé un panel riche et diversifié du cinéma 2015-2016, après avoir oeuvré avec les élèves en Education cinématographique et en ateliers d’écriture de critiques, il était temps de se rendre à Paris avec les 2 élèves délégués de la classe, Camille et Jefferson.
Durant le temps de trajet de l’aller, il fut surtout question de rassurer les élèves, impressionnés par ce séjour dans la Capitale (une première pour chacun d’entre eux), la perspective de débattre avec des lycéens inconnus…
Dans la mouvance dense de ce séjour, l’inquiétude s’est dissoute devant la rigueur des débats, la rencontre avec les Réalisateurs et la rassurante découverte que même des lycéens du Nord « sont comme nous ».
Autant le stress était présent en amont, autant la tristesse de quitter la Fémis dont ils ont pris la réelle mesure, et de laisser ces amitiés naissantes, les a envahis.
Plus question de se penser dans une bulle, elle a volé en éclat à travers le cinéma, à travers les rencontres.
Il est toujours heureux et émouvant de voir des projets de cette ampleur se clôturer avec autant de grâce.
Quant à moi, professeure impliquée toute l’année dans le dispositif, je n’ai pu que me réjouir, une petite larme d’émotion bienveillante toujours coincée au coin de l’oeil.
Pourtant, le séjour eut pu prendre une toute autre tournure.
A l’hôtel, avant de gagner ma chambre, je fis le tour de celles de mes élèves afin de m’assurer que tout allait bien. Pressée de gagner mon lit, j’entrai dans un ascenseur dont la porte bien vite se ferma sur la promesse d’une rapide ascension.
Horreur, rien ne fonctionnait et pour cause : j’étais dans un ascenseur de service que seul un code permettait de faire fonctionner, y compris la réouverture des portes.
Grâce à mon téléphone connecté, je pus appeler la réception :
-« Bonjour, Hôtel Formule 1 , c’est pour une réservation ?
- Non, je suis déjà dans les murs. Ou plutôt… coincée dans un de vos ascenseurs… »
Ma libération fut diligentée.
J’ai bien mieux dormi dans le lit que je ne l’aurais fait dans l’ascenseur. Regrettant presque que la mésaventure reste au niveau du non-événement, de l’anecdote.
Sinon, nous aurions pu en faire un film.
Nelly Turonnet – Enseignante Documentaliste
2016/05/30 15:32 #f555-4319-8fca-4570b592fcf3
Lycée Les Cordeliers
Le prix Jean Renoir a été une expérience très enrichissante. Il m'a permis de regarder des films avec une vision autre qu'un simple spectateur. J'ai appris à faire attention à des choses auxquelles je ne prêtais pas forcément intérêt comme la musique de fond, la manière de jouer des acteurs.
Pouvoir partager mes ressentis avec des lycéens de la France entière m'a appris beaucoup. J'ai pu réagir selon les idées des autres et exprimer mes sentiments par rapport aux films.
La rencontre avec des réalisateurs, le fait de pouvoir leur poser des questions, d'échanger nos idées resteront des moments forts.
Ce prix permet en quelque sorte aux lycéens de se retrouver jurys comme au festival de Cannes.
Rédiger des critiques à la suite des visionnages en s'appliquant le mieux possible dans l'espoir de recevoir une récompense m'a captivée l'année durant.

Clémence Gaillot. Seconde pro 1,lycée Sainte-Thérèse-les Cordeliers de Clermont-Ferrand
2016/05/30 15:43 #a243-4dac-aa34-99b6c3d06021
Lycée Les Cordeliers
Le Prix Jean Renoir ! J'ai trouvé cette expérience exceptionnelle et cool ! Mais en quoi a-t-elle pu m'aider?
J'ai pu découvrir de nouvelles choses et très certainement une nouvelle passion.
L'idée d'aller voir des films et d'écrire des critiques fut tout bonnement ingénieuse!
A la base, j'adore écrire et j'adore regarder des films mais ce parcours m'a permis de découvrir cet environnement passionnant qu'est le cinéma. J'ai pu découvrir l'avis d'autres personnes et exprimer ma propre opinion. Mais surtout, j'ai pu voyager. Pour moi, voyager est nécessaire et avec ces films de différentes cultures et aux mille et un paysages, j'ai pu voyager sans être loin, en restant assise sur un fauteuil de cinéma à regarder des films japonais, chilien, français, italien...
Je remercie sincèrement toutes les personnes qui m'ont permis de partir pour ce long voyage qui aura duré une année scolaire.
Emma Sorrieul, Seconde pro 1, lycée Sainte-Thérèse - Les Cordeliers de Clermont-Ferrand
2016/05/30 19:56 #e98a-488c-bc7b-1e6166fb4c31
Lycée Les Cordeliers
En septembre 2015, j'ai tout de suite bien accueilli l'idée de participer pour la première fois au PJRL. J'entraînais donc avec moi sur le pont 28 élèves de seconde professionnelle !
Il m'a été facile de les convaincre de se jeter à l'eau pour visionner huit films. Ils étaient par contre déstabilisés face à l'écriture de critiques.

Le fait que ces films soient sortis quelques semaines ou quelques jours avant leur visionnage les a totalement persuadés. Ils ont apprécié certains films, plus abordables pour eux comme Fatima, Good Luck Algeria, et éprouvé des difficultés face à d'autres comme Le Bouton de Nacre. Les critiques, quelquefois légères, ou maladroites, quelquefois pertinentes ont suivi.

Il y a quelques jours, tous ont reconnu avoir apprécié cette aventure qui leur a ouvert les portes d'un cinéma qu'ils n'auraient pas connu d'eux-mêmes. Ils se sont notamment interrogés sur les personnages, leurs parcours, leurs motivations, sur les acteurs, leur jeu, leur choix... Ils ont développé leur regard, leur analyse filmique, leur capacité à argumenter en dépassant les opinions rapides et stériles.

Clémence et Emma qui ont participé au jury à Paris sont rentrées ravies. Elles se sont senties investies d'une mission importante en rencontrant, en interrogeant les cinéastes et en sélectionnant des longs-métrages.

Il est certain que cette aventure, au-delà d'un zoom sur l'art cinématographique, restera un moment important pour nous trois car il nous a offert la chance de rencontres inoubliables!

Merci à toute l'équipe du PJRL de mettre en avant les lycées professionnels, c'est très valorisant pour nos élèves.

Merci pour votre accueil et une mention spéciale pour Aurélia Caton qui est venue rencontrer notre classe en février.

J.Mathieu, professeur de lettres-histoire-géographie, lycée Sainte - Thérèse - Les Cordeliers de Clermont - Ferrand
2016/05/31 19:48 #6521-4109-a3bc-9c726d1298a1
Lycée Charles Hermite
« Je crois que le cinéma est une amélioration de la vie parce qu’il est extraordinaire. » nous contait François Truffaut. Voilà comment l’on pourrait résumer ces deux journées.
Un peu de stress, certes au moment de sortir de la gare de l’est, pour partir à « la conquête du géant Paris » Mais ce stress était à relativiser pour ma part, d’une excitation à participer à ce prix dans un univers qui me tient à cœur, celui du 7ème art. Effectivement, qui mieux que les salles obscures peuvent vous procurer ces émotions indescriptibles qui peuvent parfois même vous faire frissonner tout le corps ? Le cinéma est une parenthèse magique dans un quotidien parfois oppressant et anxiogène ; car oui le cinéma est féerie, c’est une sorte de conte philosophique.
Après quelques découvertes dans le 18e arrondissement, nous sommes arrivés à la Fémis où notre accueil fut très chaleureux. Puis nous avons assisté aux entretiens des différents réalisateurs et membres des huit films sélectionnés qui se sont montrés très ouverts et joviaux, à nos questions parfois pointilleuses. Là encore, c’était pour nous un grand privilège, pour nous bien blottis dans nos sièges, de rencontrer de grands talents français du cinéma qui nous avez auparavant charmés dans notre salle obscure provinciale. Ce fut alors le temps des débats et des délibérations avec des élèves de toute la France. Et il me tient à cœur de m’attarder sur ce point. En effet, j’ai ressenti une sincère émotion en voyant tous ces lycéens qui comme moi partagent le même amour pour le 7 ème art. Et nous nous sommes tous réunis dans la bonne humeur (quelques désaccords dans les débats ont laissé quelques scènes mémorables !) Toutes les frontières étaient à ce moment effondrées, que l’on vienne de seconde ou d’une filière littéraire ou professionnel ; que l’on vienne du nord, de Paris ou du sud, nous étions tous réunis dans la même envie de partage et de communion. Et cela fut pour moi très émouvant. La nuit de repos était alors bien méritée.

Le lendemain, le même sentiment se dégageait au moment de délibérer pour le meilleur film de mon groupe. Le choix se proposa extrêmement difficile tant tous les films dégageaient une émotion singulière et originale. Avant le moment que tout le monde attendait, (c’est-à-dire la remise des prix) nous avons pu profiteur de la splendeur de Montmartre, telle une métaphore cinématographique dans ce cadre si renommé ! Puis le moment arriva où nous nous réunîmes tous pour la cérémonie. Après les sincères discours des partenaires, les prix furent remis aux meilleures critiques récompensées par de somptueux trophées. Quant au film lauréat, le choix se montra difficile mais c’est finalement le film d’animation Tout en haut du monde de Rémi Chayé qui l’emporta. J’étais particulièrement fier car il s’avère qu’il s’agissait de l’un des films que notre classe défendait. Plus objectivement, il s’agit d’une belle récompense pour la magie esthétique mais aussi l’histoire captivante de cette petite fille partit sur les traces de son grand-père. C’est un beau message pour montrer que le cinéma d’animation peut être lui aussi un vecteur intense d’émotions et de poésie pour tous.

C’est donc avec beaucoup de joie que nous avons quitté la Fémis en gardant à l’esprit cette expérience humaine où nous avons acquis de belles rencontres et de belles valeurs.
Ainsi, je tiens à remercier tous les membres de la Fémis qui nous ont permis de vivre avec harmonie ces deux jours, ainsi qu’aux réalisateurs et membres des films proposés pour nous avoir apporter de cette magie créatrice. Mention spéciale également à ma professeure qui s’est montrée plus qu’investit !
Cette enchanteresse expérience n’a fait que renforcer mon amour pour les relations humaines et le 7ème art et ce fut un honneur de pouvoir y participer puis d’échanger cette expérience avec mes camarades de classe.

Nathan MULLER; TL DIEUZE (57)
2016/06/01 08:16 #e5e8-4d02-9592-23009038412b
Lycée Jules Ferry
Le Prix Renoir : une expérience qui fait mûrir en s’amusant

Des adolescents découvrent des films, de nouveaux horizons et partagent leurs expériences cinématographiques. Mieux ! Ils élisent leur film préféré.
Mais ce n’est pas tout. Le cinéma joue un rôle inattendu. Lors des premières séances, le public « ordinaire » s’inquiète, il faut le rassurer. « Non, il n’y aura pas de bruit : », « Non, les jeunes ne sont pas mal élevés ! » ; « Oui, ils sont curieux et avides de découvrir de nouvelles choses ». Les habitués, eux, nous connaissent déjà car les élèves du lycée ont l’habitude d’assister à des projections publiques. A la fin de l’année, cependant, les générations se mélangent. Une abonnée se place même systématiquement au milieu du groupe scolaire, échange avec les élèves avant et après la projection. D’autres se joignent à elle. Juste quelques mots, mais la barrière des générations s’est écroulée. Les adolescents découvrent l’intérêt des échanges et pas seulement pour s’émerveiller d’effets spéciaux réussis. Lors des exploitations en classe, ils n’attendent plus la bonne parole du professeur : ils s’affirment, donnent leur avis. Ils se sentent enfin les égaux des adultes, ils ont grandi !
Fin mai, un voyage attendu depuis des semaines ! Visiter la Fémis. Un rêve allait se réaliser. Mais au denier moment : grève de la SNCF.
Attente interminable au guichet en pensant au rêve qui s’écroule, pas seulement le mien, celui des élèves aussi. Finalement, le départ est possible. Voyage en train, assis par terre : La Fémis, ça se mérite. Bizarrement, malgré la cohue, les gens sont aimables et mes compagnons trépignent d’impatience.
Après 6h00 de voyage, nous voilà devant le temple. Une grille surmontée d’une enseigne Pathé Cinéma (d’au moins 100 ans) s’ouvre devant nous. Un accueil chaleureux nous est réservé.
Que dire ? Des discussions passionnantes entre collègues ponctuent nos journées. Les plus intéressantes ne sont évidemment pas celles institutionnalisées. Nous rencontrons des réalisateurs, des producteurs et des distributeurs. Les élèves participent aux jurys et nous abandonnent. Mais dès leur retour, ils me transmettent leur excitation et leur déception : le film préféré de la classe ne sera pas lauréat. Eliminé au 2ème tour ! Les élèves eux aussi discutent, débattent en dehors des temps impartis. Des groupes se forment. Des affinités se révèlent. Nous partons nous promener ensemble, nous mangeons ensemble. Des projets de correspondances s’échafaudent.
Le soir, on nous présente la Fémis. Déception : il n’y a aucune possibilité de visiter, nous sommes réduits à rester assis, dans une salle de projection qui ressemble à n’importe quelle salle de cinéma d’art et essai !
Tout de même, nous avons visité Montmartre, les élèves et les profs ont sympathisé, sans s’occuper du statut de l’autre. Deux journées inoubliables ! Cerise sur le gâteau : on a partagé une passion : le cinéma !

Isabelle Campo
2016/06/01 08:20 #82f6-42da-b545-aee9893ab834
Lycée Jules Ferry
La participation au Prix Jean Renoir était une expérience géniale. Mon lycée a eu une grande chance d’être sélectionné pour aller voir des films aussi plaisants et différents de ce que des lycéens ont l’habitude de voir. En plus la sélection de l’année 2016 était d’une grande diversité : entre film d’animation poétique et longs métrages engagés traitant de problèmes d’actualités. Echanger avec des réalisateurs ou leurs collaborateurs tous très talentueux et passionnés était un moment de partage hors du commun.
J’aimerais aussi parler des belles rencontres que j’ai faites à l’école de la Fémis. Débattre avec d’autres élèves tous très investis dans la défense de leur film préféré était quelque chose d’excitant et amusant car nous avions tous très envie d’emmener notre film le plus loin possible. Nous avions tous des points de vue extrêmement différents, ce qui a permis de débattre avec un grand intérêt. L’échange avec des lycéens venant de toute la France contribue à montrer que nous pouvons tous nous unir malgré nos différences autour d’un art : le cinéma. Cette réunion participait donc à véhiculer un très beau message, surtout pendant les temps actuels. Les liens qui ont été créés pendant ces deux jours ont, et garderont un aspect spécial.

Je tiens donc à remercier toutes les personnes qui nous ont entourés ; les professeurs, les professionnels du cinéma et surtout, merci à la magnifique école de la Fémis de nous avoir accueillis et permis d’échanger dans un lieu unique. Ce séjour (dommage qu’il ait été si court !) restera inoubliable et j’espère que de telles rencontres autour du cinéma perdureront encore longtemps.



Romane Ballin
2016/06/01 08:22 #179d-427f-85ad-542bf6e84d07
Lycée Jules Ferry
Une sélection de film, une année de critiques, un vote, un séjour à Paris, un nom : Jean Renoir. En résulte un enseignement précieux, une expérience enrichissante et un esprit en ébullition : le mien. Cet esprit de lycéen en rencontrant des dizaines d’autres, tout aussi curieux et exaltés les uns que les autres qui prennent part à des débats enflammés et constructifs, qui saisissent des opportunités d’ouverture culturelle, de découvertes, d’émotions, de bonheur et j’en passe, c’est tout ça le prix Jean Renoir des lycéens.
Si je devais résumer ces deux jours en un mot, il serait « échange ». C’est ça le cinéma, aller voir un film puis débattre dessus avec ses amis. On est seul devant l’écran, et pourtant on communique avec le monde entier à travers l’oeuvre que l’on visionne. Nous avons eu accès à plusieurs types « d’échanges », à différents niveaux et sur différents points. L’échange avec les réalisateurs et les équipes du film qui nous ont permis de parfaire nos connaissances cinématographiques, l’échange avec nos professeurs qui se dévoilent et nous enseignent volontiers autre chose que les maths ou le français, l’échange avec les autres élèves sur nos points de vu, nos impressions et nos avis. Mais ces conversations ne s’arrêtent pas là. Elle dépassent de loin le simple cadre scolaire et cinématographique. Ces deux jours m’ont permis d’apprendre à connaitre d’autres personnes partageant d’autres points de vu, ayant vécu d’autres choses, ayant une autre manière de vivre ou de voir la vie. Des personnes aux antipodes les unes des autres ont pu se rapprocher, se comprendre et même devenir amis et rire de leurs différences ! Certains d’entre nous n’avaient aucun point commun ni centres d’intérêts apparents… Ça ne nous a pas empêcher de bien nous entendre pour autant ! Tout cela nous a, à tous, fait passer un message tellement cliché et pourtant si vrai : les apparences ne font rien et il faut toujours essayer de connaitre les gens avant de les juger. Il faut apprendre des différences d’autrui au lieu de les blâmer, ce que nous avons souvent tendance à faire. Que ce soient des différences d’âges, des différences de régions, des différences culturelles, idéologiques, ou même des différences de filières choisies au lycée ! Au final on a tous appris les uns des autres, et me rendre compte par moi même que cet échange est si important et m’a fait gagner en maturité et en réflexion accroit son importance et sa porté.
Ces rencontres précieuses ont eu lieu dans le cadre de séance de débats sur les films en compétitions pour le prix. Ces débats ont eux-même eu lieu au sein de la renommée école de cinéma de La Fémis que nous avons eu la joie de découvrir. Après un premier vote par groupe d’une vingtaine d’élèves où nous avons classé dans l’ordre les films que nous aurions aimé voir primés, il a fallu élire un binôme d’élève qui porterait ce choix pour le débat final où le lauréat serait choisi avec les binômes des quatre autre groupes. J’ai eu la chance d’être parmi les lycéens de ce « jury final », expérience de plus que je peux ajouter à la liste déjà très riche de ces deux jours. Quelle opportunité que de s’instruire aux contacts de professionnel du cinéma !
En bref et pour conclure, ce séjour riche et intense nous a permis de découvrir des oeuvres cinématographiques de qualités, ou encore de nous ouvrir tous autant de l’on est sur la culture et les originalités de chaque région française. Il nous a permis également de nous initier au débat et à la critique pour que l’on puisse réfléchir et penser par nous même, et nous a permis de gagner en maturité. Merci pour cette chance, merci pour cette incursion au coeur du cinéma et tout ce qu’elle a su m’apporter.

Axel Bouvier
2016/06/01 15:13 #83a9-4296-90df-6b43c3c8898c
Lycée Guillaume Fichet
Nous avons représenté notre classe à Paris les 25 et 26 mai 2016, pour la clôture et la cérémonie de remise du Prix Jean Renoir des Lycéens. Après la rencontre avec différents réalisateurs, nous avons participé aux débats, et défendu plus particulièrement Good Luck Algéria et Rosalie Blum, que notre classe avait particulièrement appréciés. Tout en haut du monde a remporté plus de suffrages, et même si nous avons été un peu frustrées, nous sommes aussi contentes pour ce film, Rémi Chayé et l’équipe qui a travaillé à sa réussite.

Ces deux jours nous ont permis d'être immergées dans un univers entièrement orienté sur le cinéma et l'art. On en ressort avec la volonté de se cultiver plus, de regarder plein de films, des russes, des tchèques, des truc étranges, de créer quelque chose, on ne sait pas quoi. Nos projets personnels sont même dynamisés, on a envie de mettre en oeuvre des idées qui traînaient depuis longtemps sans qu'on n’aie vraiment la motivation pour le faire, comme l'écriture d'un scénario, d'une BD ou autres. Ça nous donne une impulsion, on ne sait pas si ça va durer mais c'est là.

Nous avons rencontré des gens qui ne sont pas rebutés par les films spéciaux, non conventionnels, des gens de notre âge cultivés, créatifs, c'était jubilatoire ; nous avons eu en particulier un échange très intéressant avec un élève d'une autre région, qui pourrait éventuellement déboucher sur un travail à 6 mains. Le fait de beaucoup parler sur des sujets qui nous intéressent comme le cinéma avec des personnes qui avaient les mêmes préoccupations sans pour une fois se sentir marginales et avoir l'impression de n'être pas prises au sérieux était vraiment gratifiant et passionnant.

Au moment des débats avec d'autres, qui avaient des goûts ou des opinions différentes des nôtres, nous étions impressionnées par l'ouverture d'esprit et la tolérance dont ils faisaient preuve. Il était très intéressant d’écouter d’autres points de vue et de faire face à toutes ces personnes motivées à débattre. Nous avons également dû nous plier à l'exercice de la patience, par exemple lorsque quelqu'un a confondu les notions de point de vue et de plan, c’était un peu compliqué de s’y retrouver. Ces débats nous ont aussi amenées à nous exprimer et l'exercice nous a donné de la confiance en nous sachant que l'oral n'est pas vraiment notre point fort.

Pendant la soirée, le visionnage de deux courts métrages nous a permis de voir le résultat du parcours d'étude des étudiants de la FEMIS. L’un des deux, intitulé Gabber Lover, nous a vraiment plu et impressionnées. Etre à la FEMIS, c’était donc un double privilège : celui de découvrir un lieu important pour le cinéma mais aussi celui de découvrir un horizon professionnel de manière précise, avec notamment la présentation de différents métiers et filières de formation. Ça donne envie et ça motive à devenir artiste au lieu d'avoir une vie cauchemardesque de mère de famille au foyer avec un berger allemand et un 4x4 ou alors la vie monotone et aliénante d'un ouvrier dans le décolletage sans espoir de promotion et d'envolées artistiques. Non, tout ça, on préfère en faire des scénarios pour des films qu'on présentera au PJRL dans 15 ans…Longue vie au PJRL !

Les rencontres avec les réalisateurs nous ont plu mais nous sommes un peu restées sur notre faim, au sens où nous aurions préféré plus d'interaction avec des échanges plus personnels, par exemple les voir en plus petits groupes et les interroger de manière plus libre aurait permis de mieux connaître leurs intentions, leur sensibilité, la touche intime qu'ils souhaitent apporter au cinéma par leurs projets.... Est-ce qu'ils ont une conception très personnelle du cinéma comme David Lynch qui dit qu'un film se regarde sur un très grand écran avec le son très fort ? C'est une question que nous aurions aimé poser sur le moment.. Mais dans le fond ce n'est pas grave, un jour on écrira un scénario imaginant la rencontre idéale entre un réalisateur et des lycéens qui débutera par un plan séquence sous les éclairages clignotants du couloir d'un hôtel Formule 1. Et on le présentera au PJRL dans 15 ans …Longue vie au PJRL ! 

Quelles que soient les rencontres, elles ont compté ; on apprend beaucoup au contact des gens, plus que dans les livres. Nous sommes même revenues avec une liste de livres et de films dont nous avons parlé et que nous avons maintenant envie de lire ou de voir.

Cependant, ce dernier point est quelque peu compromis par l'arrivée du bac dans un petit mois. Mais ça ne fait rien, un jour on écrira un scénario qui présentera un monde utopique peuplé de lycéens passant leurs journées et leurs nuits à voir des films et à en faire. On le présentera dans 15 ans au PJRL …Longue vie au PJRL !

Pour l’instant, un grand merci à tous ceux qui ont imaginé ce scénario-là : faire vivre à des lycéens cette expérience et cette amitié avec le cinéma, pendant ces deux jours mais aussi tout au long de l’année !
Dalia Dhar, Justine Luiset, 1ère L, Bonneville.
2016/06/01 16:30 #f2f7-48ed-9880-f5d1e4b1db5e
Lycée Argouges
Le prix Jean Renoir était une excellente idée.
Nous avons apprécié ce projet car il nous a permis d'exprimer nos points de vues, de découvrir des films que l'on ne serait pas allé voir par nos propres moyens.
Être jury d'un prix nous a permis de voir les autres avis des élèves, différents des nôtres, et d’apprendre à partager les points de vue de chacun.
On a particulièrement aimé rencontrer les réalisateurs du prix Jean Renoir après avoir vu leurs films. Cela nous a éclairé et nous a permis de comprendre certaines choses qui n’étaient pas forcément claires.
Remettre un prix en tant que lycéen nous a montré que notre avis est important.
En deux jours, nous avons vécu des moments agréables et nous repartons avec des souvenirs. Mais deux jours passent trop vite…
Le Prix Renoir est un projet intéressant qui doit continuer pour faire découvrir le cinéma sous différents angles, comme on n’a pas forcément l’occasion de le voir.  

Alexia DE NEVE
Seconde Pro Optique Lunetterie
Lycée Argouges - Grenoble
2016/06/01 16:31 #0740-4ed3-bf9b-1b84e3c45454
Lycée Argouges
Ces deux journées à Paris sont un moment fort qui permet de conclure en beauté ce beau projet. C’était déjà un sujet d’excitation pour mes élèves, depuis plusieurs semaines : partir 2 jours à Paris, représenter la classe. Pour une des deux élèves que j’emmène, c’est la première fois. L’excitation se mêle ensuite à l’inquiétude à l’annonce de la grève à la SNCF et de la suppression de notre train mais rien ne vient entamer l’enthousiasme des filles. Arrivées à la FEMIS, c’est le tourbillon : le lieu est impressionnant, les réalisateurs des films se succèdent et répondent aux questions des élèves, suivent les premières délibérations. Le moment devient solennel mais reste très convivial. Les élèves font connaissance, discutent, rigolent et déjà des liens se tissent. Les premiers selfies ne tarderont pas. Les activités se succèdent, le tourbillon continue et nous voilà déjà le deuxième jour. Juste le temps de faire un saut jusqu’au Sacré Cœur à deux pas au moment du déjeuner et c’est l’annonce du film vainqueur. Réactions à chaud : vous en pensez quoi du choix de ce film ? Heureuses ? Déçues ? Surtout déçues de devoir déjà repartir…

Lilia Montico
Lycée Professionnel Argouges - Grenoble
2016/06/05 15:40 #be04-4bf6-bfa1-51b6fe8fb96c
Lycée de Haute-Auvergne
Le prix Jean Renoir est une belle récompense après une année d'efforts et d'analyses cinématographiques. La rencontre avec les réalisateurs permet un véritable approfondissement de la réflexion sur les films.
Lors des débats, la conversation et l'échange avec l'ensemble des autres participants ont amené des éléments de réflexion intéressants et poussé à l'ouverture d'esprit. Cet échange de points de vue m'a aussi fait remarquer des détails que je n'avais pas perçus.
L'intervention de la magnifique école qu'est la FEMIS m'a éclairé sur le monde du cinéma, les métiers qui l'entourent et le travail nécessaire pour réussir ne serait-ce qu'une scène.
Enfin, la rencontre avec d'autres lycéens fut conviviale.
Personnellement, je me suis fait des amis, j'ai trouvé les gens agréables et très intéressants.
Etienne FERRER, groupe de littérature et société, lycée de Haute-Auvergne, Saint-Flour
2016/06/05 15:43 #e603-45da-be85-042cb41a254d
Lycée de Haute-Auvergne
Ce voyage à Paris m’a appris plein de nouvelles choses. J’ai pu rentrer dans une des écoles de cinéma les plus prestigieuses du monde et assister à des échanges pendant lesquels nous avons eu l’opportunité de poser des questions aux réalisateurs ou distributeurs des films de la sélection. Chaque professionnel a accepté de nous
répondre gentiment en nous expliquant différents aspects de son film et les messages qu’il a cherché faire passer. Ensuite, lors des réunions par groupes, encadrés par un professeur, nous avons délibéré et éliminé d’abord quatre films, chacun écoutant la parole de l’autre, dans le respect. Ce moment d’échange nous a permis d’avoir un autre
regard sur les films, grâce aux arguments de chacun. Après le dîner, nous nous sommes retrouvés une nouvelle fois dans la salle de projection de la FEMIS, où nous avons visionné des courts-métrages issus de travaux de fin d’études d’étudiants de l’école.
Le lendemain, les groupes se sont retrouvés pour élire leur trio gagnant, puis une réunion s’est déroulée à huis clos et a permis aux délégués de chaque groupe de choisir le film qui a remporté le prix.
Ce fut une très belle expérience que je n’oublierai pas de sitôt.
Marine PIGNOL, groupe Littérature et société, lycée de Haute-Auvergne, Saint-Flour
2016/06/05 15:46 #6a46-46d2-9b2e-9577c5afb5ef
Lycée de Haute-Auvergne
Les secondes de littérature et société du lycée de Haute-Auvergne ont eu la chance de participer pour la deuxième fois au Prix Jean Renoir cette année. Le déroulement souple de cet enseignement partagé
entre un professeur de lettres et un d'histoire nous permet d’organiser les séances au cinéma ainsi que les préparations et critiques en classe de manière sereine, sans empiéter sur d’autres cours, même si le temps manque toujours pour approfondir le travail autant qu’on voudrait. La sélection de cette année a favorisé des échanges vivants et animés entre professeurs et élèves, notamment au moment des décisions finales transmises aux délégués du groupe. Le séjour à Paris s’est comme l’an passé révélé très intéressant et fructueux : les élèves ont été marqués par l’école elle-même et par la qualité de la formation qui y est proposée, ainsi que par la richesse des échanges avec les réalisateurs, qui ont parfois fait évoluer leurs jugements sur les films. Ils ont aussi apprécié les échanges avec leurs camarades, même s’ils reconnaissent qu’il n’est pas toujours facile de s’affirmer devant un groupe ! Encadrant l'un des groupes, j’ai aussi été sensible à la qualité de l’argumentation de ces jeunes gens, d’autant plus vive cette année que les classements divergeaient totalement d’un élève à l’autre ! Le seul bémol dans cette organisation – dont on ne peut que louer l’efficacité et la générosité, merci à vous ! – est l’hôtel : matelas trop petit pour élève de plus d’1m75, fenêtre qui ne ferme pas, douches et draps d’une hygiène douteuse, ivrognes dans les couloirs… Il est difficile de grapiller quelques heures de sommeil, et l’on n’aborde pas la journée du lendemain avec la plus grande énergie…
L’expérience reste cependant marquante et très enrichissante – et nous avons hâte de pouvoir poser à nouveau notre candidature pour ce projet exceptionnel !
Joëlle Thirion, enseignante du groupe littérature et société du lycée
de Haute-Auvergne, Saint-Flour
2016/06/05 17:51 #4f98-4b46-93ff-d601d83fd585
Lycée A. Fresnel
Pour moi l'expérience du prix Jean Renoir des lycéens a été très intéressante. Dans un premier temps, il m'a permis de voir des films que je ne serais pas allé voir par moi même et m'a permis de découvrir un cinéma que je ne pensais pas aimer.
Dans un second temps, le prix Jean Renoir des lycéens m'a permis d’affûter mon esprit critique envers les films par le biais des critiques à écrire après le visionnage des films.
Selon moi, les 25 et 26 mai ont été la consécration de l'année : j'ai discuté avec des personnes passionnées de cinéma comme moi. J'ai pour la première fois rencontré des personnes travaillant dans l'industrie du cinéma et j'ai surtout pu me rendre compte que j'étais capable de débattre sur des films avec des personnes que je ne connaissais pas.
LEMARIGNY Lucas 1L (Lycée A. FRESNEL, CAEN, option histoire des arts)
2016/06/05 17:54 #f65b-4e79-891a-2afc58e19dde
Lycée A. Fresnel
Mon groupe d'option « «Histoire des arts »  a été inscrit au prix Renoir et nous avons donc vu huit films très divers, certains meilleurs que d’autres selon mon avis personnel. Je dus donc rédiger des critiques, chose que je n’avais jamais faîte et je dus donc apprendre, mes premières n’étaient pas très bonnes mais je m’améliorais au fil des films (enfin je l’espère).
Ce prix me permis de découvrir des films que je n’aurais jamais vu de mon propre gré, des films très divers comme Le Bouton de nacre, ou alors Tout en haut du monde. Il m’a aussi donné à voir un autre univers à la Femis, la plus grande école de cinéma de France, un lieu où, je pense, je ne serais jamais allé sans le Prix Renoir : ce fut un moment très enrichissant avec la présentation des métiers du cinéma même si, malheureusement, nous n’avons pas pu visiter la Fémis dans son intégralité.
La rencontre avec les réalisateurs et les distributrices des films a été un moment très fort, enrichissant et on a pu remarquer que certains plus que d’autres tendaient, par leur enthousiasme communicatif, à faire pencher l’avis des spectateurs. Cela m’a permis de me rendre compte que nous avons à faire à des hommes ordinaires et non des sur-hommes comme je me l’imaginais. C’était des personnes très simples qui s’adressaient très bien à ce public de lycéens.
Mais le prix, c’est avant tout des rencontres avec d’autres lycéens de différentes académies, ce qui me permis de nouer des contacts et de sortir de ma timidité. L’échange durant les débats fut très concluant, chacun parlait et donnait ses arguments même si le résultat final n’était pas forcement en accord avec ce que notre groupe avait décidé. Les rencontres que j’ai faites me resteront comme des bons souvenirs, même si les rencontres autour d’un orangina coûtent très cher à Paris !
Pour conclure le Prix Renoir est un prix qui est, selon moi, très adapté aux lycéens, du fait des rencontres, des débats, des interactions avec le personnel de la Fémis, en clair que des bonnes choses mais surtout un bon buffet d’adieu !! 

Yvart Mathieu (1ere ES 1 ; lycée FRESNEL ; CAEN, option histoire des arts)
2016/06/05 17:55 #45da-4feb-bf75-8a5c28ca07ed
Lycée A. Fresnel
J'ai participé au prix Renoir pour la première fois cette année ; j'ai décidé de mener l'opération avec mon groupe d'élèves option « histoire des arts » enseignement facultatif : ces vingt élèves venaient cette année de trois classes de premières différentes. J'ai conçu mon projet annuel de classe autour du cinéma en prenant appui sur la programmation du prix.
Les sorties régulières au cinéma et la rédaction des critiques ont fédéré mon groupe qui, par ailleurs, s'est préparé à la mise en place d'un ciné-club au lycée à partir de la rentrée 2016. Il a été intéressant pour moi de voir la classe évoluer au fil des projections : voir l'oeil des élèves s'aiguiser, leurs remarques se préciser et, finalement, leurs avis évoluer jusqu'au bout du dispositif.
J'ai personnellement apprécié la grande disponibilité d'Aurélia Caton qui a toujours su répondre à la moindre des interrogation et résoudre les moindres problèmes techniques.
C'est forts de l'avis de leurs camarades que mes deux élèves Lucas et Mathieu sont venus avec moi à Paris. Lucas était plutôt impatient de découvrir la Femis, puisqu'il rêve de travailler dans le cinéma et qu'il réalise déjà avec son appareil photo des petits films mettant en scène des élèves du lycée. Ces deux élèves avaient quelques appréhensions à appréhender un nouvel univers et à confronter leurs avis à ceux des autres établissements mais, grâce à l'efficacité de tous les membres du prix et la bonne ambiance générale, progressivement ils ont pris leurs marques et, avec quelques collègues, nous avons observé que nos élèves prenaient vite leur autonomie au sein des différents groupes mais aussi à l'extérieur de la Femis : au café, à la cantine, entre l'hôtel et les lieux de réunion et aussi dans une visite improvisée du quartier dont ils ont eu l'initiative, plusieurs originaires de différentes académies.
En un mot, donc, le prix Renoir a permis à tous mes élèves de développer leur goût pour un cinéma différent, leur esprit critique, leur esprit d'équipe ainsi que, pour ceux qui sont venus à Paris, leur autonomie ! C'est en tous cas en ce sens qu'ils ont fait leur compte rendu des deux jours au reste du groupe...En somme, une belle aventure ! Espérons une saison 2 pour le lycée FRESNEL...

Wilfrid Besnardeau, professeur de lettres modernes et histoire des arts (CAEN, Lycée A. FRESNEL, pour le groupe des élèves suivant l'option « histoire des arts »).
2016/06/06 20:05 #a987-4455-af3e-ba5b2c452efa
Lycée René Cassin
Michelle, Lisa et Mathilde, lycée René Cassin, Strasbourg, 2nde B

« J’ai bien aimé l’AP cinéma on a appris beaucoup de choses dans le monde du cinéma et on a pu regarder certains films de tous genres, je n’ai pas tout aimé mais j’ai appris a faire une critique de cinéma. Les sélection des films n’étaient pas adaptés a notre âge je trouve cela dommage. » Michelle


« Ce projet m’a permis de découvrir différent types de réalisations d’un film ainsi que de découvrir des films de toutes origines (Japonais, Italien, Chilien et Franco-Algérien). Cela m’a aussi permis de découvrir de nouvelles choses sur le monde du cinéma. La sélection de film étaient pas mal, mise a par certains films qui ne m’ont pas pluss. En classe j’ai bien aimé faire les affiches sur les films car on était libre de le faire nous-mêmes. » Mathilde


« Le projet AP cinéma m’a plu, j’ai appris beaucoup de choses dans le domaine du cinéma comme les différents types de film (animation, live etc…) J’ai apprécié les films selon les différentes origines comme le japonais, l’italien, le chilien et le franco-algérien. Pour les activités j’ai bien aimé faire les affiches pour certains films parce que j’aime bien tout ce qui est pratique par contre j’ai moins aimé rédiger les critiques » Lisa
2016/06/08 04:41 #89b6-4e14-807d-4cce59454363
Lycée E. Cotton
Kushtrim Isufi (Terminale Gestion-Administration)

« J’ai pu participer aux délibérations du Prix Jean Renoir, qui se sont déroulées à la Fémis, qui est une école de cinéma.
Plusieurs lycées, partout en France, ont participé à ce prix et, en tant qu’élèves, c’était nous qui devions élire le meilleur film.
Il y avait cinq groupes de jurys composés de 20 élèves et 1 adulte pour prendre des notes et nous poser des questions.
Le vote s’est déroulé en 2 parties. Dans une première partie, chaque groupe discutait des quatre films qu’il souhaitait éliminer dès le début. Pour le deuxième tour, on devait élire le meilleur film et dans mon groupe, ce fut Rosalie Blum, malgré une grande discussion sur Le bouton de nacre.
Les arguments pour Rosalie Blum étaient que ce film racontait une belle histoire, que les couleurs étaient belles, mais aussi que la façon de tourner le film en trois parties, avec trois points de vue différents, était assez originale.
Pour ma part, j’aurais choisi Le bouton de nacre comme lauréat du Prix Renoir, car c’était un film très instructif, et aussi parce que des élèves comme nous ne serions pas allé le voir le film de nous-mêmes. »
2016/06/08 09:44 #bdd2-410f-b170-85e5c6c95a39
Lycée Charles Hermite
Pour notre première participation au Prix Renoir, le moins qu'on puisse dire est que nous sommes revenus emballés de ces deux journées de découvertes et de partages.
Pour un enseignant il n'est pas de plus grand plaisir que de voir des jeunes, ne se connaissant pourtant pas, se retrouver sur des points de vue personnels, se confronter avec ferveur et respect, et prouver ainsi leur passion pour le cinéma. Les échanges entre enseignants et avec le directeur du CEMEA ont pour ma part été enrichissants, puisque je découvre cette année le dispositif et ses prolongements à travers les différents partenariats. Tout cela m’ouvre de nouveaux horizons d'approche et de pratiques avec les élèves.
L’accueil dans les locaux de la FEMIS est impressionnant, et chaleureux à la fois, et je ne doute pas que de nombreux jeunes rêvent désormais de faire du cinéma leur métier. C’est l‘un des aspects à mon sens cruciaux de la participation au Prix Renoir : faire fréquenter les salles obscures à des jeunes tout au long d’une année, qui comme dans notre cas à Dieuze, sont éloignés d’une offre culturelle variée, permet de leur ouvrir des perspectives d’études et de carrières professionnelles certes ambitieuses, mais possibles et ouvertes à tous.
Aussi j’espère pouvoir poursuivre avec vous l’an prochain, après ces deux jours à Paris et à chaque nouvelle visite sur le site, je fourmille d’idées à exploiter…
Un grand merci à toute l’équipe du Prix Renoir et à leurs partenaires, pour cette expérience pédagogique et humaine inoubliable.
A.Ordener, lycée de Dieuze
2016/06/08 12:55 #3664-442d-9255-613ec8694f8c
Lycée Léonard de Vinci
Nous sommes venus le mercredi midi depuis Levallois avec nos deux représentants d'élèves (Emile et Camille) et un troisième élève (Enzo) qui avait obtenu une autorisation exceptionnelle pour prendre quelques photographies. A la sortie du métro, le soleil sur le quartier du bas Montmartre donnait déjà à cette journée une tonalité particulière. Les élèves étaient déjà enthousiastes de vivre cette aventure. Et cet enthousiasme a grandi encore quand nous sommes parvenus devant la Femis : il faut dire que la façade de l'école, ancien studio Pathé, est assez magique. Deux d'entre eux la connaissaient déjà et se sont empressés de la faire découvrir à la troisième en attendant la première réunion.

Nous avons été reçus au deuxième étage dans la salle de projection. Après le discours de bienvenue du président de la Femis, les cinéastes ont été accueillie par Aurelia Caton : réalisateurs, assistants, producteurs, scénaristes.... Chacun d'entre eux est venu répondre aux questions des lycéens sur les films sélectionnés. Rémi Chayé est le premier à parler de son film, Tout en haut du monde : il nous raconte combien le choix du thème lui est cher (à cause de ses rapports avec son grand père), ses influences esthétiques, les techniques du film d'animation, il explique aussi les conditions et les difficultés rencontrées pour pouvoir produire le film en Europe ou encore la spécificité de l'animation en France. Le premier assistant de réalisation vient ensuite représenter Patricio Guzman. Il parle des blessures encore vives de la dictature de Pinochet et associe le film au devoir de mémoire, il décrit les difficultés à naviguer dans les fjord pour filmer la nature de ce lieu caché que reste la Patagonie, il dit l'intérêt de Gusman pour aller chercher la vraie vie plutôt que la fiction, à cause notamment des liens humains qui se créent avec les témoins dans un documentaire. Julien Rappeneau commence par expliquer son coup de cœur pour l'histoire et les personnages de la BD, et par commenter ce que l'épilogue du film veut dire sur notre inconscient. Il parle de son choix des acteurs et notamment de l'acteur de "Bref", du choix de Nevers et du rôle de la Province dans l'ambiance du film. Il cherche à analyser pourquoi son film est perçu comme un "feel good movie" : « parce qu'il raconte un moment où des personnages un peu brisés se remettent en mouvement ». La distributrice de Vers l'autre rive décrit le film comme un « road movie » mais aussi comme un « mitoru », concept japonais pour dire le voyage que représente le moment où on peut accompagner l'être cher vers la mort. Elle explique au public combien le monde des fantômes, méchants ou gentils, est très présent dans la tradition japonaise, combien les morts côtoient plus facilement les vivants que dans la culture occidentale. Ici c'est le mort qui accompagne le vivant dans son deuil, et le rythme du film est lent parce que le travail du deuil est lent. Philippe Faucon rappelle que son film s'inspire du journal intime de Fatima, c'est donc le courage et l'écriture de cette femme qui est à l'origine du film. Pour lui, le succès populaire de Fatima est dû au fait qu'il entre en échos avec nos préoccupations, il dit quelque chose sur notre monde et essaie de déplacer un peu certaines lignes, d'améliorer les choses. Selon lui, une des fonctions du cinéma est politique, mais une œuvre n'est efficace que si elle crée avec subtilité des personnages pas si elle se contente d'asséner des messages. C'est la distributrice de Mia madre qui vient parler du film de Moretti. Elle le décrit comme un film aux confluences des problématiques du réalisateur : la crise existentielle de la quarantaine, les doutes de la création, l'importance des liens de filiation, les sujets politiques comme la grêve.... C'est pourquoi, oui, l'actrice est comme un double de l'auteur, répond-elle à un élève. Samuel Collardey vient ensuite raconter la genèse de son film et sa réalisation : pourquoi s'inspirer d'une histoire vraie, comment diriger des acteurs non professionnels, comment faire jouer une famille, et avec quelles répercussions sur chacun de ses membres ? Pour lui, ce film est avant tout une aventure humaine et laisser une place aux imprévus est un choix de réalisation. Farid Bentoumi termine ce grand tour des cinéastes. Il raconte qu'il s'est inspiré de son histoire et de celle de son frère : il voulait raconter une mixité réussie. Il ne cache pas lui aussi le projet politique du film : on peut à la fois se sentir complètement français et continuer à être fier de son origine, se sentir français et porter le drapeau algérien. « Notre identité n'est pas réduite à nos origines, notre identité se construit, notre identité c'est ce que nous faisons de nos actes ».

Nous avons trouvé ce début d'après midi après midi particulièrement riche et vivifiant. En retrouvant nos élèves, nous avons vu combien cette impression était partagée.
Les élèves ont ensuite été répartis dans des cinq groupes pour débattre et sélectionner le film qui allait recevoir le prix des lycéens. Les professeurs , de leur côté, ont discuté du choix de la sélection, de leurs pratiques, de leurs expériences. Les délibérations entre élèves ont été repris le jeudi matin. Ces instants de mélange entre élèves d'univers et d'écoles différents ont été vécu de façon très constructive par nos élèves. Nous les avons retrouvés heureux, investis, et très marqués par les qualités des arguments : ils étaient surpris d'eux-mêmes et de leur capacité à défendre leurs idées.

La remise des prix s'est déroulée le jeudi après midi. Les nombreux discours (du directeur de la Femis, de l'inspecteur général de l'éducation nationale, des organisateurs et de quelques membres fondateurs du PJR comme le CNC, Céméa, Canopé ou les Cahiers du cinéma...) ont donné un aspect très cérémonial à cette journée. L'émotion perceptible dans les discours des élèves était très communicative. Nous avons tous été admiratifs des trophées réalisés par les élèves de bac pro et par leur intervention. Dans le public, il est clair que les élèves avaient, non sans un peu de fierté, l'impression de participer à un vrai événement. Le prix a finalement été remis à Rémi Chayé, il s'est dit très heureux que le choix des élèves se soient porté sur un film d'animation. Après la cérémonie, rencontres, discussions et photographies ont continué un moment dans la salle adjacente autour d'un coktail. Nous avons croisés une dernière fois nos élèves et pu constaté à quel point ils étaient enchantés par cette expérience. Outre la richesse de ces deux jours, cette expérience commune a aussi permis de créer des liens, entre lycéens, entre lycées, entre professeurs et élèves, avec davantage de partage et de complicité. Nous remercions chaleureusement tous ceux qui travaillent durement pour organiser ce prix. Avec quelle réussite !

Anne Sophie Perlat et Nadia Wainstain, professeurs au lycée Léonard de Vinci
2016/06/08 12:59 #7cdf-4629-ba9a-a524607b54eb
Lycée Léonard de Vinci
Pendant toute cette année, nous avons travaillé pour le prix Jean Renoir des lycéens dans le cadre de l'enseignement d'exploration littérature et société de seconde. Au cours de l'année, ,nous avons vu et commentez huit films, de style différents, en passant du film d'animation au documentaire. Nous n'étions pas toujours d'accord sur le film à élire, mais finalement les 34 élèves du lycée ont choisi : Good Luck, Algéria.
Nous étions deux demi classe à être inscrites à ce cours. Et ainsi, au moment du choix des représentants, il y eu un élève pour chaque classe : Camille et Emile. A force d'insistance et de motivation, un troisième élève nous a accompagné en qualité de photographe : Enzo.

Mercredi 25 Mai 2016 : premiers pas au concours JR

Nous sommes arrivés à la Femis vers midi. Le batiment est ancien : avant de devenir une des plus grandes écoles de cinéma, c'était l'immeuble des anciens studios Pathé. Avant la présentation des films, nous avons profité de notre temps libre pour explorer l'école et ses plateaux. Nous avons ensuite été reçu dans la salle de projection. Durant la presentation nous avons eu la chance de rencontrer presque tout les réalisateurs des films : c'était vraiment impressionnant et intéressant de voir ces spécialistes parler de leur passion et de leur film.

Suite à ça , nous avons été repartis en cinq groupes representés par une couleur differente pour débattre puis éliminer 4 films sur les 8. Nous avons selectionné ces premiers film par le biais d'un débat acharné. Nous sommes arrivés avec des arguments pour représenter nos classes. Les arguments se mélangeaient, on voyait les films d'une autre façon. Dans nos groupes, à la fin de la journée, il restait un choix très ouvert, entre Bouton de nacre, Rosalie Blum, Good Luck Algéria, Tempête et Tout en haut du monde... Nous nous demandions comment allait avancer cette sélection.


Jeudi 26 : Qui sera le grand gagnant ?

Nous nous sommes à nouveau réunis pour désigner un film parmi les 4 films restants dans chaque groupe. Chaque groupe a choisi deux représentants pour défendre son film. Tout ceci était très confidentiel. Au total 10 représentants ont mené des débats pendant une heure. Ces 10 élèves savaient donc à la fin de l'heure quel film était gagnant. Mais aucun autre élève ne connaissait les résultats et rien n'a filtré !
C'est à la cérémonie que nous avons appris le résultat : Tout en haut du monde ! Cette cérémonie était vraiment géniale parce qu'on avait l'impression de participer à un événement important tout en se sentant comme chez nous. Et nous étions très très heureux du choix du jury.
Le cocktail était très sympathique : les macarons au chocolat étaient juste incroyables. L'un d'entre nous malheureuselment n'a pas pu les goûter car il interviewait Rémi Chayé et le désormais célèbre Nathan.

Nous sommes vraiment très heureux d'avoir vécu cette expérience. Et nous remercions la Fémis, le prix Jean Renoir et nos professeurs.

Pujitha, Zoé, Camille, Enzo, Emile, élèves du lycée Léonard de Vinci
2016/06/08 17:38 #7c33-4e98-941b-11dbc828e60c
Lycée Léonard de Vinci
Pendant toute cette année, nous avons travaillé pour le prix Jean Renoir des lycéens dans le cadre de l'enseignement d'exploration littérature et société de seconde. Au cours de l'année, ,nous avons vu et commentez huit films, de style différents, en passant du film d'animation au documentaire. Nous n'étions pas toujours d'accord sur le film à élire, mais finalement les 34 élèves du lycée ont choisi : Good Luck, Algéria.
Nous étions deux demi classe à être inscrites à ce cours. Et ainsi, au moment du choix des représentants, il y eu un élève pour chaque classe : Camille et Emile. A force d'insistance et de motivation, un troisième élève nous a accompagné en qualité de photographe : Enzo.

Mercredi 25 Mai 2016 : premiers pas au concours JR

Nous sommes arrivés à la Femis vers midi. Le batiment est ancien : avant de devenir une des plus grandes écoles de cinéma, c'était l'immeuble des anciens studios Pathé. Avant la présentation des films, nous avons profité de notre temps libre pour explorer l'école et ses plateaux. Nous avons ensuite été reçu dans la salle de projection. Durant la presentation nous avons eu la chance de rencontrer presque tout les réalisateurs des films : c'était vraiment impressionnant et intéressant de voir ces spécialistes parler de leur passion et de leur film.

Suite à ça , nous avons été repartis en cinq groupes representés par une couleur differente pour débattre puis éliminer 4 films sur les 8. Nous avons selectionné ces premiers film par le biais d'un débat acharné. Nous sommes arrivés avec des arguments pour représenter nos classes. Les arguments se mélangeaient, on voyait les films d'une autre façon. Dans nos groupes, à la fin de la journée, il restait un choix très ouvert, entre Bouton de nacre, Rosalie Blum, Good Luck Algéria, Tempête et Tout en haut du monde... Nous nous demandions comment allait avancer cette sélection.


Jeudi 26 : Qui sera le grand gagnant ?

Nous nous sommes à nouveau réunis pour désigner un film parmi les 4 films restants dans chaque groupe. Chaque groupe a choisi deux représentants pour défendre son film. Tout ceci était très confidentiel. Au total 10 représentants ont mené des débats pendant une heure. Ces 10 élèves savaient donc à la fin de l'heure quel film était gagnant. Mais aucun autre élève ne connaissait les résultats et rien n'a filtré !
C'est à la cérémonie que nous avons appris le résultat : Tout en haut du monde ! Cette cérémonie était vraiment géniale parce qu'on avait l'impression de participer à un événement important tout en se sentant comme chez nous. Et nous étions très très heureux du choix du jury.
Le cocktail était très sympathique : les macarons au chocolat étaient juste incroyables. L'un d'entre nous malheureuselment n'a pas pu les goûter car il interviewait Rémi Chayé et le désormais célèbre Nathan.

Nous sommes vraiment très heureux d'avoir vécu cette expérience. Et nous remercions la Fémis, le prix Jean Renoir et nos professeurs.

Pujitha, Zoé, Camille, Enzo, Emile.
2016/06/08 17:38 #5029-46b9-b2c6-6658314eefed
Lycée Léonard de Vinci
Pendant toute cette année, nous avons travaillé pour le prix Jean Renoir des lycéens dans le cadre de l'enseignement d'exploration littérature et société de seconde. Au cours de l'année, ,nous avons vu et commentez huit films, de style différents, en passant du film d'animation au documentaire. Nous n'étions pas toujours d'accord sur le film à élire, mais finalement les 34 élèves du lycée ont choisi : Good Luck, Algéria.
Nous étions deux demi classe à être inscrites à ce cours. Et ainsi, au moment du choix des représentants, il y eu un élève pour chaque classe : Camille et Emile. A force d'insistance et de motivation, un troisième élève nous a accompagné en qualité de photographe : Enzo.

Mercredi 25 Mai 2016 : premiers pas au concours JR

Nous sommes arrivés à la Femis vers midi. Le batiment est ancien : avant de devenir une des plus grandes écoles de cinéma, c'était l'immeuble des anciens studios Pathé. Avant la présentation des films, nous avons profité de notre temps libre pour explorer l'école et ses plateaux. Nous avons ensuite été reçu dans la salle de projection. Durant la presentation nous avons eu la chance de rencontrer presque tout les réalisateurs des films : c'était vraiment impressionnant et intéressant de voir ces spécialistes parler de leur passion et de leur film.

Suite à ça , nous avons été repartis en cinq groupes representés par une couleur differente pour débattre puis éliminer 4 films sur les 8. Nous avons selectionné ces premiers film par le biais d'un débat acharné. Nous sommes arrivés avec des arguments pour représenter nos classes. Les arguments se mélangeaient, on voyait les films d'une autre façon. Dans nos groupes, à la fin de la journée, il restait un choix très ouvert, entre Bouton de nacre, Rosalie Blum, Good Luck Algéria, Tempête et Tout en haut du monde... Nous nous demandions comment allait avancer cette sélection.


Jeudi 26 : Qui sera le grand gagnant ?

Nous nous sommes à nouveau réunis pour désigner un film parmi les 4 films restants dans chaque groupe. Chaque groupe a choisi deux représentants pour défendre son film. Tout ceci était très confidentiel. Au total 10 représentants ont mené des débats pendant une heure. Ces 10 élèves savaient donc à la fin de l'heure quel film était gagnant. Mais aucun autre élève ne connaissait les résultats et rien n'a filtré !
C'est à la cérémonie que nous avons appris le résultat : Tout en haut du monde ! Cette cérémonie était vraiment géniale parce qu'on avait l'impression de participer à un événement important tout en se sentant comme chez nous. Et nous étions très très heureux du choix du jury.
Le cocktail était très sympathique : les macarons au chocolat étaient juste incroyables. L'un d'entre nous malheureuselment n'a pas pu les goûter car il interviewait Rémi Chayé et le désormais célèbre Nathan.

Nous sommes vraiment très heureux d'avoir vécu cette expérience. Et nous remercions la Fémis, le prix Jean Renoir et nos professeurs.

Pujitha, Zoé, Camille, Enzo, Emile.
2016/06/09 16:26 #c860-437b-bf77-8b04966322cb
Lycée A. Rimbaud
Arrivés à la Fémis à l’heure, après quelques tribulations dues à la grève à la SNCF, nous voilà donc devant l’entrée, impressionnés par ce portail surplombé par la bannière Pathé-Cinéma. Dans quelques minutes, les deux élèves que j’accompagne (Nathan et Indiana) vont participer aux derniers débats pour élire le lauréat du Prix Jean Renoir des Lycéens. Auparavant, nous sommes accueillis par le directeur de l’école qui nous explique le déroulé des deux journées.

Puis se succèdent les réalisateurs (Philippe Faucon pour Fatima, Rémi Chayé pour Tout en haut du monde, Samuel Collardey pour Tempête, Julien Rappeneau pour Rosalie Blum et Farid Bentoumi pour Good Luck Algeria), l’assistant réalisateur de Patricio Guzman (pour Le bouton de nacre) et deux distributrices pour Mia madre et Vers l’autre rive. Beaucoup de questions se posent, un choix a été fait par les organisateurs car le temps nous est compté. La gestion de ce temps et l’enchaînement des questions sont menés de façon pertinente. Bien sûr, il y aura des élèves déçus de n’avoir pas pu poser leur question, mais les réponses apportées auront, pour la plupart, éclairé les élèves pour les débats qui ne vont pas tarder à suivre.

On enchaîne donc, les groupes d’élèves se réunissent et les débats commencent. Pour les enseignants aussi, mais pour échanger sur leurs pratiques tout au long de l’année. Et je prends conscience que nous sommes quasiment tous confrontés aux mêmes problématiques : premier regard des élèves sur un cinéma qui n’est pas celui qu’ils ont l’habitude de voir d’où une difficulté à aborder certains des films de la programmation comme « Le bouton de nacre » ou « Vers l’autre rive », difficultés d’organisation des sorties, car il faut jongler entre la vie du lycée et ses impératifs et les dates de sortie des films, tout en planifiant les sorties de façon régulière en veillant à garder un temps pour permettre aux élèves d’échanger sur leurs impressions puis de rédiger les critiques,…

Après la pause repas, nous voici à nouveau réunis dans la salle de projection. Découverte des métiers auxquels forme l’école et visionnage de deux courts-métrages réalisés par les étudiants. Superbes. Nathan est emballé, il souhaite faire cette école plus tard. Puis nous rentrons à l’hôtel. Le lendemain, les groupes continuent leurs débats, jusqu’à ne conserver que trois films, classés par ordre de préférence, et élisent deux délégués qui choisiront l’élu. Devoir de réserve pour les derniers participants, le suspense s’impose. Nathan en fait partie.
Les enseignants se réunissent à nouveau pour une présentation par Christian Gautellier des dispositifs du CEMEA (Mouvement national d’éducation Nouvelle) en lien avec le cinéma, et plus spécifiquement du festival européen du film d’animation.

Nous déjeunons ensuite au collège-lycée Jacques Decour, avenue Trudaine, dont le nom est celui de résistance d’un professeur fusillé en 1942. Lieu donc chargé d’histoire et bâtiments magnifiques datant du XIXe siècle, puis retour par Montmartre pour les élèves et visite « rapide » de la Basilique du Sacré Cœur.

L’après-midi de jeudi est consacré aux palmarès, précédés des discours des différents partenaires. Et c’est le film « Tout en haut du monde » qui remporte le prix. Peu d’enseignants l’auraient dit, au vu des échanges de la veille. S’ensuit un cocktail durant lequel Nathan en profite pour faire dédicacer à la classe l’affiche du film lauréat.

L’aventure se termine, ou presque, il nous reste un peu de temps. Nous prenons donc le bus pour visiter la capitale : le Palais Garnier, le Musée du Louvre et sa pyramide, support d’une œuvre de l’artiste JR, qui pose la question des droits d’auteur sur les monuments visibles dans les lieux publics. Changement à Saint-Germain-des-Prés, en face du Café de Flore, puis la gare de Lyon, le train et le retour chez nous, avec cette impression d’être partie pendant toute une semaine.

Le lendemain, Nathan et Indiana raconteront à la classe le déroulement de ces deux journées et ce qui les a marqué.

A l’heure du bilan, je retiendrai quant à moi, l’évolution du regard des élèves face à ce cinéma qu’ils ne connaissaient pas pour la plupart et qui maintenant, les interpellent et les aident à se questionner, leurs remarques, à chaud, puis qui ont évolué quelques jours plus tard, leurs argumentaires, de plus en plus construits au fil des débats. Un regret toutefois, lié au manque de temps pour la rédaction des critiques. Mais on peut toujours s’améliorer, alors, pourquoi pas … à l’année prochaine ?

Yannick Guiral-Idoux, professeur-documentaliste, lycée Arthur Rimbaud d’Istres
2016/06/09 16:30 #cd1f-4448-aad8-ec0dc7bfcdc4
Lycée A. Rimbaud
L’expérience du prix Jean Renoir a été très enrichissante au point de vue culturel et intellectuel. Les deux temps du prix m’ont beaucoup enrichie au niveau de ces deux points de vue.

Premièrement, tout au long de l’année, j’ai eu la chance de découvrir plusieurs œuvres cinématographiques qui m’ont ouvert l’esprit sur différents points tels que les cultures étrangères, la difficulté de la réalité, et les messages de certains comme ne jamais baisser les bras. Certains autres films m’ont permis de relâcher la pression et de me vider l’esprit. Pour ma classe de 1ère L, je trouve qu’il est important de s’enrichir de toutes sortes d’œuvres et arts, donc le 7ème art est aussi important. De plus, pour cette année du bac de français, je trouve que la rédaction de critiques est un très bon exercice afin d’améliorer notre capacité de rédaction et de dissertation. L’exercice de la réflexion sur le film est également enrichissant, on ne voit plus le film de la même façon après y avoir réfléchi.

Deuxièmement, le prix Jean Renoir nous sort de notre quotidien et m’a emmenée à Paris, plus particulièrement à la Fémis qui nous a très bien accueillis. C’est une chance pour moi d’avoir pu aller dans cette école. J’ai pu découvrir le monde du cinéma et me faire une idée du travail qu’un film engendre. J’ai aussi eu la chance de pouvoir poser des questions aux réalisateurs des films sélectionnés mais également d’écouter les réponses précieuses pour mon questionnement personnel sur chaque film : cela a permis de m’éclairer. Un autre point fort vient se rajouter à cette expérience : les délibérations et le choix des films. C’est une épreuve complexe mais très enrichissante une nouvelle fois car nous échangeons des points de vue entre adolescents de diverses régions ayant des avis divergents. Ces divergences m’ont aussi permis de réfléchir une nouvelle fois aux films pour me forger une opinion (les avis d’autrui m’ont aussi aidé à choisir les films lauréats). Le fait de participer aux débats a été, pour moi, une très bonne chose.

Pour finir, le prix jean Renoir est certes une expérience avec des contraintes mais c’est une belle expérience de découverte, de A à Z. Si je le pouvais, j’y participerais à nouveau et je conseille aux lycéens de mon établissement de pousser leurs professeurs à les inscrire car je n’ai que de bons souvenirs de cette expérience unique.

Indiana Nino, 1L2, Lycée Arthur Rimbaud d’Istres
2016/06/10 15:42 #3abe-452b-a815-dc2a923a0450
Lycée A. Rimbaud
L’expérience du prix Jean Renoir a été très enrichissante au point de vue culturel et intellectuel. Les deux temps du prix m’ont beaucoup enrichie au niveau de ces deux points de vue.

Premièrement, tout au long de l’année, j’ai eu la chance de découvrir plusieurs œuvres cinématographiques qui m’ont ouvert l’esprit sur différents points tels que les cultures étrangères, la difficulté de la réalité, et les messages de certains comme ne jamais baisser les bras. Certains autres films m’ont permis de relâcher la pression et de me vider l’esprit. Pour ma classe de 1ère L, je trouve qu’il est important de s’enrichir de toutes sortes d’œuvres et arts, donc le 7ème art est aussi important. De plus, pour cette année du bac de français, je trouve que la rédaction de critiques est un très bon exercice afin d’améliorer notre capacité de rédaction et de dissertation. L’exercice de la réflexion sur le film est également enrichissant, on ne voit plus le film de la même façon après y avoir réfléchi.

Deuxièmement, le prix Jean Renoir nous sort de notre quotidien et m’a emmenée à Paris, plus particulièrement à la Fémis qui nous a très bien accueillis. C’est une chance pour moi d’avoir pu aller dans cette école. J’ai pu découvrir le monde du cinéma et me faire une idée du travail qu’un film engendre. J’ai aussi eu la chance de pouvoir poser des questions aux réalisateurs des films sélectionnés mais également d’écouter les réponses précieuses pour mon questionnement personnel sur chaque film : cela a permis de m’éclairer. Un autre point fort vient se rajouter à cette expérience : les délibérations et le choix des films. C’est une épreuve complexe mais très enrichissante une nouvelle fois car nous échangeons des points de vue entre adolescents de diverses régions ayant des avis divergents. Ces divergences m’ont aussi permis de réfléchir une nouvelle fois aux films pour me forger une opinion (les avis d’autrui m’ont aussi aidé à choisir les films lauréats). Le fait de participer aux débats a été, pour moi, une très bonne chose.

Pour finir, le prix jean Renoir est certes une expérience avec des contraintes mais c’est une belle expérience de découverte, de A à Z. Si je le pouvais, j’y participerais à nouveau et je conseille aux lycéens de mon établissement de pousser leurs professeurs à les inscrire car je n’ai que de bons souvenirs de cette expérience unique.

Indiana Nino, 1L2, Lycée Arthur Rimbaud d’Istres
2016/06/12 19:31 #7b51-4469-a032-7f843aa00a2c
Lycée Jean Giraudoux
Pour commencer ce séjour m’a beaucoup plu. Nous avons été bien accueillies par les responsables du prix Jean Renoir. Les locaux étaient très grands pour le peu que j’en ai vu, j’en avais plein les yeux ! Nous nous sommes ensuite installées dans la salle de cinéma où nous avons rencontré les réalisateurs. Moment assez impressionnant, sachant que ces femmes et hommes sont plutôt célèbres. J’avais la voix qui tremblait quand j’ai posé une question, mais franchement ils ont été vraiment humains, ils n’en ont pas fait des tonnes, bref ils sont restés humbles. J’ai apprécié le fait de revoir les bandes annonces avant de discuter avec les réalisateurs, ça nous permettait de nous « remettre dans le bain ». Ce que j’ai trouvé un peu dommage c’est que les derniers réalisateurs ont eu un temps de parole plus long que les autres, ce qui, dans mon groupe a beaucoup influé sur les choix de certains. Lors des délibérations j’ai été un peu surprise, certains dans mon groupe étaient comment dire … ? Un peu violents dans leurs discours ! Heureusement que l’adulte accompagnatrice était là !
Le soir, la présentation de la Fémis était assez intéressante, même si parfois certains termes techniques employés m’étaient inconnus.. Les deux courts métrages étaient vraiment très intéressants, j’aurais pu rester deux heures de plus à en regarder d’autres, je crois que je n’aurais pas vu passer le temps.
Le lendemain matin nous avons une nouvelle fois débattu dans une ambiance plus détendue.
L’après-midi m’a paru interminable jusqu'au moment où ils ont enfin annoncé le vainqueur. Les collaborateurs en faisaient un peu trop à mon goût, bref avec mon amie Camille, nous ne les avons écoutés que d’une oreille, pour être franches.
J’ai trouvé l’annonce du film vainqueur vraiment géniale, les deux membres du jury ont su garder le mystère jusqu’au bout, c’était du pur plaisir de les entendre dire « Tout en haut du monde » ! Faire parler le réalisateur était aussi vraiment une excellente idée, nous avons pu connaître son ressenti. Merci à lui.
Le cocktail était génial et les gâteaux plus que délicieux !
Pour conclure, ce séjour m’a beaucoup apporté, j’ai beaucoup rigolé, je me suis bien amusée, tout était génial !
Merci beaucoup !!
Estelle pour le lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/06/13 12:34 #9965-4f93-bda9-980eb9646a8b
Lycée Jean Michel
J’ai participé aux deux journées à la FEMIS à Paris, le mercredi 25 et jeudi 26 mai 2016. Cela me laissera un très bon souvenir, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, les rencontres avec les réalisateurs des films étaient très instructives. Cela était une chance de pouvoir échanger avec eux, et de partager un moment, en leur posant des questions sur leurs films. Cependant j’ai trouvé l’échange beaucoup trop cadré, avec des questions préalablement préparées. Lorsque le réalisateur nous en fournissait les réponses, j’avais des questions qui me venait, sans pour autant pouvoir lui en demander la réponse, ce qui je trouve, est frustrant lorsqu’on se situe en face du réalisateur ! Malgré tout, ces entretiens m’ont apporté des connaissances. J’ai particulièrement aimé l’entretien avec Julien Rappeneau, le réalisateur du film Rosalie Blum. En effet, celui-ci nous a expliqué sa démarche pour choisir ses acteurs, ainsi que raconté des anecdotes concernant le choix des acteurs, par exemple l’actrice Anémone. Quant aux autres rencontres, elles étaient toutes aussi riches, avec l’entretien de la distributrice du film Mia Madre. Elle a pu nous fournir des informations d’un point de vue différent que celui du réalisateur. De plus, la productrice du film Vers l’autre rive m’a apportée des informations que je souhaitais connaître, comme la culture japonaise qui inscrit les morts dans le monde des vivants, comme pour avoir le temps de faire leur deuil. En effet, je n’avais pas saisi le sens du film, ne connaissant pas cette culture. Enfin, j’ai trouvé enrichissant le dialogue avec Samuel Collardey, qui nous a expliqué pourquoi et comment il avait réalisé son film ; il nous a aussi expliqué qu’une des scènes avait été joué en direct, ce que j’ai trouvé très touchant. C’est ce que Samuel souhaitait en ne travaillant qu’avec des acteurs non-professionnels.
Ensuite, j’ai apprécié la présentation de l’école, qui forcément nous donne envie ! J’ai cependant regretté que nous n’ayons pas entendu le point du vue d’un étudiant sur l’école, le concours… Pour mieux se faire une idée de l’état d’esprit dont il faut faire preuve. De plus, je regrette que nous n’ayons pas eu la possibilité de jeter un coup d’œil sur un plateau de tournage, mais il est vrai qu’avec le nombre que nous étions, cela s’avérait difficile.
Quant aux débats entre les représentants des classes, ils étaient très animés et intéressants, ce que j’ai apprécié. Un point positif : les enseignants n’intervenaient que très rarement, ce qui nous incitait à donner notre avis entre nous, échanger plus librement. De plus pour le premier débat, nous étions 22 à défendre le film que notre classe avait élu, ce qui implique beaucoup d’arguments car chacun pouvait reprendre les arguments des personnes de sa classe : ce qui fait beaucoup d’arguments, d’idées à partager. Ainsi, en partant à la FEMIS, je devais défendre un film que ma classe avait élu, et qui était aussi le mien. Mais au cours des débats, je me suis rendu compte que mon avis se modifiait, d’où l’importance de ceux-ci. Ainsi, nous en sommes venus à élire deux délégués dans notre groupe, qui défendraient notre film. Ce qui est aussi positif dans cette expérience, c’est le fait que nous rencontrons des personnes venant de toutes la France : dans mon groupe, certain défendait des films car il avait été réalisé dans telle région ou telle région, dont ils étaient originaires. De plus, nous n’abordions pas forcément les films de la même manière. En effet, le film Tempête a beaucoup touché des personnes venant du nord, où le film se déroule, car dans cette région les cas de jeunes filles enceintes ne se font pas rares. A contrario, le film Good Luck Algeria a particulièrement parlé aux personnes pratiquant le ski, et habitant dans la région de Grenoble.
Ainsi, cette expérience fût un succès. La répartition des activités sur les deux journées était très bien gérée, et j’ai pris beaucoup de plaisir à m’y rendre. L’établissement était accueillant, ainsi que les personnes. J’aimerais remercier les organisateurs de nous avoir fait vivre cette expérience, et espère que le prix Renoir pourra persister dans les années à venir ! Et une chose est sûre, je ne regarderai plus les films de la même façon, et ce, je crois pour beaucoup d’entre nous.

Solène Velard 1e L Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/06/13 16:08 #0215-4aa7-a2c9-026e599341b8
Lycée Jean Michel
Ayant été choisies pour représenter notre lycée à Paris, Solène et moi, le 25 mai au matin, nous nous sommes rendues en gare. Après trois heures de transport, nous sommes arrivées à la gare de Lyon, d’où nous avons pris le métro pour nous rendre à la Fémis, où nous fûmes accueillies et dirigées vers la salle Jean Renoir, où une conférence allait débuter. La salle était déjà pleine, et sans connaître les personnes à côté de moi, je partageais déjà quelque chose avec elles : une expérience, huit films, que nous avions tous vus. Nous avions tous ri, pleuré, aimé ou moins apprécié les mêmes films, au même instant à tous les coins de France, dans de grandes salles comme dans des petites, le soir, l’après-midi, nous avions tous tremblé au même moment. Sans que cela ne se voie, nous partagions un secret : le Prix Jean Renoir des Lycéens. Enfin nous rencontrions ceux qui comme nous s’étaient assis devant leur feuille blanche et avaient composé la critique de ces films, enfin nous rencontrions ces gens qui comme nous avaient un avis et avaient pu l’exprimer. Nous étions tous différents mais tous les mêmes, et dans cette salle, attendions le début de notre fusion. Chaque critique fondu en les autre pour ne devenir qu’un, qui élirait le film de l’année.
Nous avons vu les réalisateurs, distributeurs, assistants. De loin, incapable de fixer les traits de leur visage tant les rencontres étaient courtes, mais nous les avons vu et échangé avec eux, et toutes les questions que nous nous posions entre nous nous avons pu leur poser à eux, qui avaient les réponses. Je me rends compte de la chance que j’ai eu d’avoir vécu ce moment : sur tout un lycée, combien ont pu rencontrer les réalisateurs des films que pourtant tout le monde avait vus ? Deux personnes. Dont je fais partie. Combien de chance ais-je de reproduire cette expérience dans ma vie ? Très peu. Aucune. J’apprécie d’autant plus ce présent qu’il fut éphémère.
Après la rencontre avec les réalisateurs, nous avons retrouvé notre groupe. Pour moi, le groupe « blouson bleu électrique », que je n’ai pas eu de mal à repérer. Par deux fois, durant de longues heures, nous avons débattu, confronté nos points de vue, qui divergeaient, se rejoignaient et se transformaient au fur et à mesure de la conversation. La deuxième session de débats fut à mes yeux plus agréable : comment parler de huit films à vingt ? Ce fut, lors du premier temps de débat, un immense brouillon où chacun partait dans une direction, le groupe incapable de se fixer sur un film précis et d’avoir une vraie conversation. Des affinités sont nées pendant ces moments si intimes, où chacun ouvrait son cœur à des inconnus. D’un naturel timide, je n’ai pas su me rapprocher de mes camarades, m’imposer au milieu d’eux. Mais je ne regrette pas : portée par la vague, bousculée par le courant des arguments qui s’opposaient, se rencontraient, s’entrechoquaient, je me sentais à ma place. La deuxième phase de débats, le 26, fut plus construite, plus posée. Nous devions classer nos quatre films préférés, des votes à main levée se sont rapidement mis en place, suivis d’arguments en faveur ou non du choix voté.
Une fois notre devoir accompli, nous avons désigné deux délégués qui porteraient notre choix dans le jury de délibérations final. Les délégués désignés dans mon groupe avaient pour objectif de défendre Tout en haut du monde en première place, ce qu’ils ont brillamment fait car c’est le film lauréat de cette année.
Nous avons ensuite assisté à la remise des prix, l’heureuse découverte du film gagnant et des trophées réalisés par les lycées professionnels. La journée s’est terminée sur un autographe de Rémi Chayé et une photo avec lui (publiée dans le journal local !) : Magnifique fin !
En dehors de la mission qui nous amenait à la Femis, nous avons pu découvrir les études proposées par cette école. Pour ma part, étant attirée par le milieu du cinéma, j’avais déjà toutes les informations, m’étant rendue sur le site internet pour me renseigner. J’ai, en revanche, été très heureuse de découvrir les courts métrages réalisés par les étudiants.
Cette expérience a donc été pour moi réellement positive : j’ai aimé la rencontre avec les équipes des films, j’ai été passionnée par les débats. Je répète encore une fois le bonheur que j’ai eu d’y participer et voudrait remercier chaleureusement toute l’équipe qui a pu rendre cela possible : c’est une chance qui est offerte aux jeunes de tellement d’horizons différents. Mettre la culture à notre portée, à nous les jeunes, est une chose très importante, merci de le faire.
Fanny Montpeyroux, 1L Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/06/14 08:49 #1b0f-4e45-b0cd-49bec51e85da
Lycée Georges de la Tour
J'ai beaucoup aimé ce voyage à Paris pour le Prix Jean Renoir. Il a été très intéressant et très instructif pour connaître les filières de la Femis et les métiers du cinéma. J'ai aimé sympathiser avec des élèves de différentes académies. Mais j'ai surtout apprécié la rencontre avec les équipes des films. A Metz, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer un acteur et un réalisateur lors des projections mais à Paris, ce fut encore mieux, nous avons appris encore beaucoup d'éléments sur les films. De plus, les réalisateurs, assistants ou distributeurs étaient très sympas et intéressés par nos questions. Enfin, on a profité de ces deux jours à la Femis pour découvrir le Sacré Coeur, le quartier de Montmartre et ses nombreux escaliers !

Théo Duthoit, lycée Georges de La Tour, Metz.
2016/06/14 08:52 #f965-4f0f-bc6f-095be2fc43bf
Lycée Georges de la Tour
Deux jours à la FEMIS !

J'ai beaucoup aimé être présent à la Fémis pour le Prix Jean Renoir des Lycéens. Ce fut pour moi une expérience très extraordinaire. En effet, l'accueil puis l'intervention des réalisateurs m'ont fait comprendre que les films d'auteurs sont tout aussi intéressants que les films à gros budgets, comme les films hollywoodiens. Cela m'a fait découvrir un autre monde du cinéma.
Pour moi, les délibérations étaient très mitigées. J'ai pu constater que tout le monde avait un avis différent et partagé sur les films. Les films sélectionnés cette année étaient tous intéressants et grandioses. Ils méritaient tous de gagner. La présentation de l'école de la Fémis et de quelques courts métrages m'ont beaucoup plu et ces courts métrages étaient très spectaculaires. L'histoire résumée de la création du Prix Jean Renoir et de son évolution était bien réalisée. Ce que je retiens de ce voyage : deux jours magnifiques et si on me proposait de revenir l'année prochaine, ce serait un grand oui.

Aurélien Mandement, Lycée Georges de La Tour, Metz.
2016/06/14 09:14 #c95b-44c6-bd7a-08725844da28
Lycée Georges de la Tour
Il y a un an, ma collègue de Lettres et moi-même peaufinions notre dossier pour la DAAC pour le Prix Renoir 2016...
Quelques semaines après, la bonne nouvelle est arrivée, et nous sommes partis en vacances ravies de pouvoir lancer dès la rentrée un projet nouveau et motivant pour une classe de première Sciences et Techniques Sanitaires et Sociales.
A la rentrée, l'accueil de ce projet a été mitigé, les élèves étaient plutôt timides, réservés, sceptiques sur le fait que la rédaction de critiques pourraient leur apporter pour progresser en français.
On ne peut pas dire que les premiers films nous ont permis de gagner rapidement l'adhésion des élèves ("Madame, un film japonais en VO, je n'ai rien compris"...) mais tout doucement, après le 3ème, 4ème (voire 5ème ou 6ème film pour certains), les élèves ont changé leur façon de voir les films et ont développé leur esprit critique.
Grâce à notre cinéma partenaire, nous avons eu la chance d'aller à l'avant-première de "Rosalie Blum" en présence de Julien Rappeneau (nous avions aussi été invités à l'avant-première de "Tempête" avec Dominique Leborne mais peu d'élèves étaient présents car séance programmée pendant les vacances).

Paris a été le point d'orgue de l'opération, dommage que toute la classe et ma collègue de lettres n'aient pas pu profiter de ces deux journées intenses.

Le séjour à Paris fut réussi : aucun train supprimé malgré la grève, le soleil pour nous accompagner, un petit crochet pour pique-niquer par Montmartre (à pied pour mieux savourer), avant de redescendre de l'autre côté de la butte pour atterrir à la Fémis, avec son beau portail, sa cour chargée d'histoire, ses élèves...
Nous avons vite été à l'aise dans ce lieu, les rencontres avec les équipes des films ont été intenses et si les élèves étaient arrivés avec un peu de timidité, d'appréhension, les temps d'échanges dans les jurys ont vite fait tomber les barrières entre élèves de séries professionnelles, technologiques et générales. Les élèves ont vite pris leurs marques, se sont pris au jeu et les débats sur les films ont duré, même quand les dés étaient joués.

Comme les élèves, j'ai apprécié les échanges le premier jour avec les réalisateurs, assistant et distributeurs. Les temps de discussions entre professeurs m'ont donné de nombreuses idées pour recommencer l'an prochain en améliorant notre travail avec les élèves. J'avoue que j'aurais quand même bien voulu être une petite souris pour me glisser dans les cinq jurys...

Merci à la Fémis pour cet accueil et cette découverte des métiers du cinéma.

Merci à toute l'équipe du PJRL, en particulier à Aurélia Caton, pour sa réactivité et sa disponibilité.

Au retour, dans nos valises, de nombreux souvenirs à partager le lendemain avec le reste de la classe et avec la collègue de lettres, avec entre autres des photos, des vidéos, l'affiche du film dédicacée !...

Dans un an, j'espère me reconnecter pour dresser le bilan du Renoir 2017 !...

Véronique Lacroix, professeur-documentaliste, lycée Georges de La Tour, Metz.
2016/06/14 14:12 #8ed3-4707-93f2-5d62c9c3e7e2
Lycée Jean Michel
Pour la deuxième fois, notre lycée participait au Prix Jean Renoir : deux très bonnes expériences ! La première avec une classe de seconde, où tout au long de l’année, nous avons pu voir l’intérêt pour le cinéma grandir pour certains élèves.
Cette année, c’était un « club cinéma », qui regroupait 27 élèves de la seconde à la terminale : des élèves volontaires et prêts à découvrir ou approfondir leur connaissance sur le cinéma. Le bilan de l’année montre un intérêt grandissant à ce dispositif : « découverte de films », « ouverture de mon horizon cinématographique », « voir les films différemment », « du plaisir maintenant à regarder un film » « envie de continuer » « épanouissement personnel »… Le seul bémol a été la difficulté de réunir les élèves, sur un créneau commun à tous, et par conséquent le manque de discussion sur les films.

Pour ma part, j’ai eu beaucoup de satisfaction à organiser les séances, faire le lien entre les organisateurs et les élèves, et surtout découvrir avec eux tous les films de la sélection. Et ce fut une vraie motivation à organiser des projets qui légitime cet enthousiasme pour le cinéma : passer deux jours au festival international Entrevues de Belfort avec le groupe, ou encore recevoir Pascal Binetruy, rédacteur à la revue Positif et passionné de cinéma.

Emmener pour la seconde fois deux élèves à Paris : un vrai plaisir. Se retrouver à la Femis, ce lieu idéal pour être en contact avec le cinéma, côtoyer les autres participants, élèves et professeurs, assister aux débats avec les réalisateurs, quelle chance ! Cette année j’ai eu en plus le privilège de pouvoir assister aux délibérations des élèves venus de lycées de toute la France et répartis en cinq groupes pour défendre le film porté par leur classe. Ils devaient donc argumenter ensemble pour l’attribution du Prix 2016. Rude épreuve, mais combien intéressante. Dans un premier temps, il a fallu deux heures de débats acharnés pour arriver à éliminer quatre films : pas facile, car tout film avait ses défenseurs ; il fallait parfois voter utile, c'est-à-dire déclasser le film qui avait le moins de chance de gagner, mais les arguments pour tous les films étaient tous des plus justes, crédibles et défendables. C’est là que j’ai pu appréhender la maturité des lycéens dans leurs échanges et les arguments avancés (bien que certains adultes auraient vu un choix infantile en ayant plébiscité un film d’animation ? ).
Dans le deuxième temps de débat, les discussions ont été tout aussi soutenues lorsqu’il a fallu classer les trois premiers films. Ces moments d’échange ont permis vraiment d’approfondir les films dans leur ensemble, écriture, réalisation, tournage, technique, ... et de faire appel à l’interprétation active des spectateurs.

Pour conclure, je peux dire que ces deux jours m’ont insufflé encore plus l’envie de continuer des projets autour du cinéma et je voudrais remercier de cette initiative tous ceux qui la portent avec beaucoup de d’enthouiasme ; et encourager tous ceux qui aiment le cinéma, qui ont envie de le découvrir, et le faire découvrir, à aller vers ce dispositif !

Maryse Dolard. Professeur documentaliste, Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/06/15 08:17 #3145-4717-bb57-4587ff4f33ac
Lycée François Ier
Le Prix Jean Renoir des Lycéens nous a permis de nous faire découvrir des films que nous n’irions pas voir de nous-même. Cette expérience nous offre une ouverture d’esprit au niveau des différentes cultures, des différents pays et des différentes langues. Le fait d’avoir vu les films en version original nous plonge au cœur de l’émotion et de la sincérité que veut nous transmettre le réalisateur. Ces films nous ont fait réfléchir, nous ont rendu attentifs à certains détails, sur le montage du film, les techniques employés et comment les réalisateurs arrivaient-ils à faire passer leur message. Je pense particulièrement au « Bouton de Nacre », qui était un film assez dur. Sur le coup en ressortant de la salle, beaucoup n’ont pas aimé, mais après avoir « digéré » le film nous avons trouvé ce film beau, poignant et bouleversant. Ces films ont su à la fois être divertissants et enrichissants.

Même si tous les réalisateurs n’étaient pas là, il est quand-même bien d’avoir un représentant du film qui sert de porte-parole du réalisateur, comme ça, nous ne sommes pas totalement déçus et même assez satisfait. Le début de l’entretien avec les réalisateurs étaient assez chronométré ce qui est normal mais qui perdait de spontanéité et d’échange avec le public. Les réalisateurs en fin de liste ont su briser la glace qui les séparait de nous. L’atmosphère est devenue à ce moment-là d’autant plus agréable. La présence des réalisateurs est assez intéressantes, car pour certains (Farid Bentoumi), ils défendent leurs films et nous montrent l’importance qu’a ces longs-métrage pour eux. Mais d’un autre côté, les spectateurs qui vont voir ce film ne vont peut-être pas voir tout ce que le cinéaste à expliquer et le film n’aura pas la même portée qu’à une personne qui a vu le film et a entendu les paroles du réalisateur.

En ce qui concerne les groupes de délibérations, le fait de former un cercle donne une sorte de complicité et d’intimité au groupe, une personne est chargée de faire tourner la parole et de la donner à ceux qui n’osent pas parler pour que ça ne soient pas toujours les mêmes qui monopolisent la parole or de mon point de vue, certains membres du groupe s’écoutaient sans vraiment le faire, ils ne représentaient pas l’avis de leur classe mais le leur. Certains se sont montrés assez agressifs et leurs arguments n’étaient pas très pertinents. Pour moi, ils n’écoutaient pas les autres et rester fixer sur leur propre avis sans essayer de comprendre un autre point de vu. C’est dommage.

Notre classe a été heureuse de participer à ce projet et a rédigé avec plaisir les critiques, ce qui nous a permis non seulement de nous ouvrir culturellement au monde du cinéma mais nous a aussi aidé à progresser dans notre façon d’écrire. J’espère qu’une autre classe de notre lycée pourra participer à ce concours l’année prochaine.

Léa Toutain
2016/06/15 18:11 #99e9-4738-8688-f89dc5366ba4
Lycée André Malraux
Quittant Béthune et notre lycée Malraux,
Nous avons emprunté le TGV puis le métro
Pour rejoindre les autres participants
Du prix Jean Renoir des lycéens qui fut si palpitant.
Même si le mois de mai
Sonne comme la fin de l’année,
L’arrivée dans les locaux de la FEMIS ne fut pas une fin
Mais bien plutôt un festin.
Du beau monde nous attendait
Dès les premiers pas foulés sur les quais.
Les professionnels du cinéma, en l’occurrence les réalisateurs
Se sont prêtés au jeu des questions avec cœur.
Philippe Faucon, le réalisateur de Fatima,
Nous explique ses différents choix.
Ainsi, pour traiter de l’intégration,
Il a opté pour deux sœurs en totale opposition.
L’assistant de Patricio Guzman, le réalisateur du Bouton de nacre
Dit ne pas avoir rencontré d’obstacles,
De refus de témoigner
de la part d’acteurs ou de témoins de la dictature Pinochet.
Quant à Farid Bentoumi dont le film traite du ski,
Il a été complètement surpris
A la révélation de notre question
Portant sur son principal concurrent dans cette compétition.
Pendant les délibérations,
Tous défendaient leur choix avec passion.
En fin d’après-midi, la découverte de Montmartre, de ses artistes,
Ne fut pas triste.
En dépit de marches à monter,
Nous fûmes scotchés.
En soirée, la présentation de la FEMIS, de ses productions, de ses métiers,
A suscité beaucoup d’intérêt.
Dès lors, le plongeon dans les bras de Morphée
Fut de courte durée.
L’emprunt du métro de bon matin
Nous fit ressembler à des abeilles dans un essaim.
Les délibérations ont continué
Toujours aussi enflammées.
Grandes furent la victoire et la joie de Rémi Chayé,
A l’instar de son trophée amplement mérité.
Quant à nous, nous fûmes surpris mais aussi ravis,
De l’obtention, pour la critique du bouton de nacre, d’un second Prix !


Lycée Professionnel André Malraux de Béthune

représenté par Florian Hellebois et Adeline Baude (2nde marchandisage visuel)
2016/06/15 18:17 #9887-4069-91f6-815d9791c6f3
Lycée André Malraux
Quittant Béthune et notre lycée Malraux,
Nous avons emprunté le TGV puis le métro
Pour rejoindre les autres participants
Du prix Jean Renoir des lycéens qui fut si palpitant.
Même si le mois de mai
Sonne comme la fin de l’année,
L’arrivée dans les locaux de la FEMIS ne fut pas une fin
Mais bien plutôt un festin.
Du beau monde nous attendait
Dès les premiers pas foulés sur les quais.
Les professionnels du cinéma, en l’occurrence les réalisateurs
Se sont prêtés au jeu des questions avec cœur.
Philippe Faucon, le réalisateur de Fatima,
Nous explique ses différents choix.
Ainsi, pour traiter de l’intégration,
Il a opté pour deux sœurs en totale opposition.
L’assistant de Patricio Guzman, le réalisateur du Bouton de nacre
Dit ne pas avoir rencontré d’obstacles,
De refus de témoigner
de la part d’acteurs ou de témoins de la dictature Pinochet.
Quant à Farid Bentoumi dont le film traite du ski,
Il a été complètement surpris
A la révélation de notre question
Portant sur son principal concurrent dans cette compétition.
Pendant les délibérations,
Tous défendaient leur choix avec passion.
En fin d’après-midi, la découverte de Montmartre, de ses artistes,
Ne fut pas triste.
En dépit de marches à monter,
Nous fûmes scotchés.
En soirée, la présentation de la FEMIS, de ses productions, de ses métiers,
A suscité beaucoup d’intérêt.
Dès lors, le plongeon dans les bras de Morphée
Fut de courte durée.
L’emprunt du métro de bon matin
Nous fit ressembler à des abeilles dans un essaim.
Les délibérations ont continué
Toujours aussi enflammées.
Grandes furent la victoire et la joie de Rémi Chayé,
A l’instar de son trophée amplement mérité.
Quant à nous, nous fûmes surpris mais aussi ravis,
De l’obtention, pour la critique du bouton de nacre, d’un second Prix !

Adeline et Florian
Lycée Professionnel André Malraux de Béthune
2016/06/17 14:30 #de52-41fd-87fd-1a1ef6308294
Lycée Edgar Quinet
Le prix jean Renoir est un concours national réunissant 53 classes venues de toute la France. Dans chacune des 53 classes participantes, 2 élèves ont été désignés pour représenter leur établissement et un enseignant les accompagne, les surveille et les conseille.
Notre premier jour à la FEMIS, pour la cérémonie finale, a débuté par la présentation des lieux : la FEMIS est une grande école d’étude supérieure des métiers de l’image et du son qui forme ses élèves à différents métiers comme réalisateur, décorateur, producteur…

Nous avons ensuite eu la chance de rencontrer pour chacun des 8 films en compétition, les réalisateurs ou membres de l’équipe. Nous avons pu leur poser nos questions.

Ensuite, nous avons chacune participé à l’un de 5 jurys de 22 élèves. Chaque jury devait choisir 4 films à éliminer parmi les 8 films vus. Nous avons ensuite terminé cette première journée par la projection de deux courts-métrages réalisés par des étudiants de la FEMIS.

Le deuxième jour ont eu lieu les dernières délibérations : il s’agissait de choisir le film parmi les 4 encore en lice qui saurait représenter au mieux le regard et la voix des lycéens.

Nous avons eu la chance de terminer cette belle journée par la remise des prix et un beau cocktail avec une séance de dédicace et beaucoup de séances d’au revoir avec tous les élèves rencontrés durant ces deux belles journées.



Dinah Traore

2016/06/20 10:29 #616b-4d35-a3ea-afafbbb3a700
Lycée Georges Colomb
A la manière de Georges Perec

Paris, Jeudi 26 mai, 18h40.

Ca y est. Le train qui nous ramène vers notre petite ville de Lure s'éloigne du quai. Bientôt, le paysage défile et Paris s'évanouit. J'appuie un instant mon visage à la vitre et je me souviens.
Je me souviens d'une discussion de salle des profs, l'année précédente. Un collègue et ami, qui me sait passionné de cinéma, me demande : "Pourquoi tu n'inscrirais pas une classe au Prix Renoir? Ca a l'air bien comme dispositif." Moi : " Tu crois que c'est possible de tenir le programme en même temps?" Lui : " En seconde, l'essentiel est de leur donner une ouverture culturelle, d'aiguiser leur curiosité et de les faire écrire, non?" Moi : "C'est sûr, mais... je ne sais pas trop!" L'idée fera son chemin.
Je me souviens. Septembre. Ils sont 33. Plutôt sympas. Un peu vifs, voire "tout fous". Peu d'"intellos" parmi eux, comme ils disent. Et pas trop l'habitude de s'écouter les uns les autres. Ai-je bien fait d'inscrire cette classe là ? Je leur donne une recherche internet pour la séance suivante : "Qu'est-ce que le Prix Renoir?"
La fois suivante. Je me souviens. Certains se réjouissent. D'autres semblent "s'en foutre" un peu. Z. demande : "Mais nous, on gagne quoi?"
Je me souviens. Le premier film, Vers l'autre rive, j'ai tenu à le voir avant les élèves (je ferai pareil plus tard pour Fatima et Mia madre. Le bouton de nacre, je le manquerai mais j'irai voir Nostalgie de la Lumière, le film précédent de Patricio Guzman, que le festival Entrevues de Belfort programme fort à propos). Personnellement, je trouve le film bouleversant mais je me doute qu'il sera difficile d'accès pour les élèves. En terme de cinéma, l'horizon culturel de certains se limite à Fast and furious 1,2,3,...,44,45,46. Ca ne loupe pas. Certains ont piqué du nez pendant le film. La plupart ont eu du mal à comprendre l'histoire. Moi, je suis heureux de leur avoir demandé de rester assis durant le générique. Cela me laisse le temps d'essuyer discrètement une larme. Pourquoi ce film me remue-t-il tant? On débriefe ensemble juste après. Je renoue les fils narratifs trop épars, trop elliptiques pour eux. Ils jouent le jeu. T. remarque : "C'est bien plus intéressant après en avoir parlé!" Pour beaucoup, c'est la première fois qu'ils discutent vraiment d'un film.
La salle informatique du lycée. Chacun d'eux face à un P.C. Ils rédigent leur première critique. Je me souviens. On a décortiqué ensemble des critiques de professionnels pour d'autres films à l'affiche. Télérama, Les Inrocks, Les cahiers du cinéma, Positif, autant de revues dont ils n'ont jamais entendu parler. "Rendre compte, éclairer, juger. Vous voyez ? Mais souples les transitions, plus souples, presqu'invisibles". Leurs critiques sont encore bien courtes, pleines de maladresses et de fautes d'orthographe. Certains s'en sortent mieux. Et puis, il y a M. Un modèle de clarté et d'équilibre dès sa première critique. M. est brillante, littéraire dans l'âme même si elle se destine à la filière S pour faire médecine. M. rêve tout bas de recevoir le prix de la meilleure critique mais, modeste, ne le dira pas. Elle jouera le jeu à fond toute l'année. Même si je n'en dis rien encore, je connais déjà le nom d'un des deux délégués qui m'accompagnera à Paris. Pour ses camarades aussi, c'est très vite une évidence.
Je me souviens. Les films défilent, comme le paysage qui s'accroche un instant aux vitres du train puis s'enfuit. Ils apprécient Fatima, plus encore Mia madre (franc succés pour John Turturo en cabotin égocentrique).Le bouton de nacre les déconcerte, malgré le travail en amont sur l'histoire du Chili et le film. D : " Mais pourquoi ils diffusent ça au cinéma? Les reportages, c'est à la télé." Moi : "C'est un documentaire, pas un reportage". Pas sûr que tous aient perçu la nuance. Tout en haut du monde les enchante. Pourtant, quelques mois plus tard, lorsqu'il s'agira pour la classe d'élire ses films préférés, Tout en haut du monde n'arrivera qu'en 3ème position. Peur de passer pour des enfants en distinguant un dessin animé ? Le retour du refoulé aura lieu à Paris, pendant les jurys nationaux.
Un soir du début du mois de Mars. Je me souviens. Conseil de classe de Terminales L. La douleur a surgi en montant l'escalier. Le dos, le bras gauche. Infirmière, SAMU, hôpital. Electro normal. "Vous restez en observation cette nuit. On ne sait jamais." Puis l'évidence du matin : "Les analyses ne sont pas bonnes. C'est un infarctus. On va vous poser des stents." Alors, 5 semaines d’arrêt de travail. Le temps se fige, comme un arrêt en gare. Heureusement, administration du lycée et la directrice du cinéma prennent le relais. Les élèves verront Tempête sans moi, et, cerise sur le gâteau, ils rencontreront Samuel Collardey à l’issue de la projection.
Je reviens après les vacances de Pacques. Tout s'accélère. Je me souviens. Rosalie Blum et Good luck Algéria vus en l'espace d'une semaine. Ils adorent. Dernières critiques. Questions à poser. Délégués à choisir. M. bien sûr, mais je veux aussi une "grande gueule", un "tchatcheur" pour l'accompagner. Je demande à tous les candidats de venir défendre leur film préféré devant la classe. C. est choisi. Tout est en place.
Un autre train, 5h30 du matin, gare de Lure, je me souviens. La grève a épargné notre Intercités. Je donne aux élèves le programme de la journée et les laisse se répartir les questions à poser. On parle trop fort. Un voyageur qui veut prolonger sa nuit nous rabroue un peu. On se tait. C. et M. en profitent pour piquer du nez un instant.
Arrivée gare de l'Est, 9h30. Presque 4 heures à tuer avant le rendez-vous à la Femis. Un quartier libre dans Paris pour débuter, y a pire. On visite Montmartre, le plan de Paris à la main. Je me souviens des escaliers du Sacré-Coeur. Les élèves cavalent devant, je souffle à l'arrière. C'est mon cardiologue qui serait content puisque maintenant je dois faire du sport "c'est vital, vous comprenez?" Théâtre de l'atelier, Place du tertre, Lapin agile, on évoque le monde du théâtre et des peintres avant de plonger dans l'aventure du cinéma. Repas dans une brasserie devant la mairie du XVIIIème et arrivée à la Femis.
Je me souviens : le fronton de fer forgé "Pathé cinéma", la grande salle de projection, une vraie salle de cinéma à l’intérieur d'une école : tout est magique. Je retrouve mes 17 ans et mes propres rêves d'adolescent :"Un jour, je serai metteur en scène". Des metteurs en scène justement, je n'en ai jamais vu autant dans un même lieu. Philippe Faucon est un peu mal à l'aise, Farid Bentoumi fait son show. Mais tous sont passionnés et passionnants. C. est tellement impressionné qu'il bafouille totalement au moment de lire sa question. Une grande gueule, vraiment ?
Premier jury, première séparation des profs et des élèves. On se retrouvera à 18h30 autour d'une assiette d'antipasti, dans un traiteur italien tout proche. On fait le point des films éliminés dans chaque jury. Les élèves jouent au concours des pronostics. Ils sont à fond. Puis retour à la Femis, pour une présentation de l'école et des métiers du cinéma (fort bien faite) et projection de 2 films d'étudiants. C. et M. adorent le conte africain (et D.J. Poutine).
Départ pour l'hôtel. J'ai un plan détaillé et j'embarque derrière moi tout un groupe d'élèves. On se repère sans problème. Et ma compagne qui dit que je suis capable de me perdre entre la cuisine et le salon (euh... elle n'a pas tort en règle générale!). Il faudra que je demande à C. et M. de venir témoigner sous serment. Ca bouchonne "grave" dans le hall du Formule 1. Pataquès. Incompréhension. Enfin, chacun trouve sa chambre. Ni toilettes, ni salle de bain dans les chambres. Bond dans le temps ... Souvenirs d'auberges de jeunesse. Pour une nuit, disons que c'est ... une expérience.
Ce matin. Je me souviens. J'ai dormi. Pas longtemps, mais bien. Petit-déj et c'est reparti. Les élèves ont hâte d'y retourner. On a tous hâte de savoir. Nouveau jury, nouvelle séparation. Je découvre le festival du film d'éducation d'Evreux. J'y ai vécu 15 ans dans une autre vie mais le festival n'existait pas encore. Intéressant ! A 11 heures, je retrouve C. et M. dans le hall. M : "On a un problème, Monsieur!" Tous deux ont été élus par leur jury respectif pour les représenter au jury final. La règle est clair : un seul représentant possible par lycée. Et tous deux rêvent d'aller au bout de l'aventure. Pas d'autre solution qu'un tirage au sort. Une boule de papier froissé que je cache dans ma main gauche. M. montre la droite. Ce sera C. qui représentera le lycée Georges Colomb. M. est déçue. Le jury dont faisait partie C. a choisi Tout en haut du monde, celui de M. Rosalie Blum. Et comme la suppléante de M. préfère, à titre personnel, Tout en haut du monde, le sort du prix s'est peut-être joué sur une petite boule de papier froissé. Je ne le découvrirai qu'ensuite.
Le repas de midi au collège Jacques Decourt est vite expédié. On a hâte de savoir. C. prend son rôle au sérieux et est muet comme une carpe. C'est mieux ainsi. Retour à la Femis. Discours, et enfin le prix : Tout en haut du monde. Rémy Chayé est pudique mais ému, ça se voit. On en profite, pendant le pot, pour lui faire dédicacer une affiche du film. On la fera encadrer dans le hall du lycée, en souvenir de cette belle aventure. Un dernier verre dans une brasserie et Paris s'enfuit.

Je me souviens du Prix Renoir. C'était bien! C'est quand qu'on recommence?

Christian Bedrane, prof de lettres, lycée Georges Colomb, Lure
2016/06/20 14:17 #c8b6-4ce1-bfd2-46677ca50a08
Lycée Emmanuel Here
À Paris

Ces deux jours à Paris ont été très intéressants. Nous étions par groupe de 22 élèves et nous avons débattu sur nos films préférés. Cette expérience nous a permis de découvrir certains points que nous n’avions pas forcément vus sur un film. Pendant deux jours, nous étions plongés au cœur de débats pour sauver notre film favoris. Très vite, on a listé quels seraient ceux qui resteraient en course et quels seraient ceux à enlever malheureusement.
Un point intéressant a été de pouvoir débattre sur des films que nous avions tous vus. L'organisation de ses débats été aussi très originale. En effet, il y avait juste un adulte qui nous accompagnait pendant que nous défendions notre film. L’un d’entre nous, proposé en début de séance, était un animateur qui il s'occupait de poser les règles. C'est lui qui devait gérer la séance et veiller à garder le calme au sein du groupe. En dehors des séances de débats, nous avions des rencontres avec les réalisateurs très intéressantes et parfois… un peu moins…
Enfin, à la remise des prix, lorsque nous avons représenté notre lycée, c’était avec un peu de fierté que nous avons offert notre trophée...
Une expérience totalement positive !

Steeven, lycée Emmanuel HÉRÉ.
2016/06/20 14:20 #eb56-4fb9-9484-cdd5f43e7c30
Lycée Emmanuel Here
À Paris

Ces deux jours à Paris ont été très intéressants. Nous étions par groupe de 22 élèves et nous avons débattu sur nos films préférés. Cette expérience nous a permis de découvrir certains points que nous n’avions pas forcément vus sur un film. Pendant deux jours, nous étions plongés au cœur de débats pour sauver notre film favoris. Très vite, on a listé quels seraient ceux qui resteraient en course et quels seraient ceux à enlever malheureusement.
Un point intéressant a été de pouvoir débattre sur des films que nous avions tous vus. L'organisation de ses débats été aussi très originale. En effet, il y avait juste un adulte qui nous accompagnait pendant que nous défendions notre film. L’un d’entre nous, proposé en début de séance, était un animateur qui il s'occupait de poser les règles. C'est lui qui devait gérer la séance et veiller à garder le calme au sein du groupe. En dehors des séances de débats, nous avions des rencontres avec les réalisateurs très intéressantes et parfois… un peu moins…
Enfin, à la remise des prix, lorsque nous avons représenté notre lycée, c’était avec un peu de fierté que nous avons offert notre trophée...
Une expérience totalement positive !

Steeven, lycée Emmanuel HÉRÉ.
2016/06/21 16:51 #4c70-460a-a5dd-ac5c09a89f5b
Lycée Emmanuel Mounier
Films et sentiments
I
Clémence

5H30 : impressions embrumées d’une nuit trop courte, attraper l’essentiel, courir au tram, même pas le temps de manger, tu verras plus tard, ils t’attendent, vite, vite ! Tu aperçois de loin sur le quai la longue silhouette de Pablo et ta prof qui tourne en rond devant le train qui va partir, ouf, tu es juste à l’heure, tu les suis en première, soulagement…Vous parlez jusqu’à Lyon, excités par le voyage qui s’annonce, livrant déjà des bribes de vie, de passé, d’attentes, d’avenir. Délogés par des costumes-cravates à Lyon, réfugiés dans la voiture-bar, encore deux heures debout à échanger sur le panthéon du cinéma et de la littérature de chacun, tant de regards à découvrir encore ! Arrivés à Paris, longue marche jusqu’au vrai Panthéon où t’attendent les grands hommes, et des photos de Depardon comme un clin d’œil à ton amour de l’art…Repas rapide mais succulent, terminé sur une boule de coco, pleine de réminiscences de délices antérieurs, puis, au pas de course, descente en apnée dans le métro direction la FEMIS, mythique école qui te fait rêver et dont peut être un jour tu passeras le concours si sélectif. D’ailleurs, à peine arrivée tu écoutes déjà le directeur te présenter les lieux, avant les débats avec les réalisateurs ou leurs représentants, débats qui, de très cadrés et ennuyeux parfois, vont enfin dériver plus librement hors des questions battues (tu n’as d’ailleurs pas pu poser la seule question qui vous était échue, déception et fatalisme se mêlent jusqu’à l’indifférence). Découverte de la simplicité de Philippe Faucon, Rémi Chayé, Samuel Collardey, ou Julien Rappeneau opposée à la gouaille de Farid Bentoumi, impression que les jeux sont faits dès qu’il conquiert la salle par son naturel et sa verve de bateleur, les autres ont-ils une chance ?
Les délibérations, enfin, et la découverte des autres jurés, symbiose quasi immédiate avec Romane, que tu ne vas plus quitter des 2 jours, écoute des discours timides ou enjoués des autres, échanges, débats, tu plaides pour Vers l’autre rive mais tu te sens bien seule, tu dois défendre Rosalie Blum malgré tes réticences sur ce film choisi par la classe, tu finis par devoir défendre Tout en haut du monde pour ne pas voir Good luck Algeria triompher, c’est finalement cette jeune femme combative et la finesse du trait de Chayé qui l’emporteront sur la comédie sociale aux grosses ficelles, tu seras fière tout de même d’en avoir été l’artisan…
La veille, l’hôtel F1 de la porte de Montmartre a tenu toutes ses promesses : tu y as croisé dealers et travestis, tu t’es retrouvée coincée sur le palier avec Romane, en pyjama, naufragées involontaires voguant parmi des volutes interdites et des œillades travesties, observant, stupéfaite, des pieds chaussés de hauts escarpins à talons d’un rose glacé violent, soutenant un corps pâle et poilu habillé d’une courte robe à jupette, surmonté d’un visage d’homme fraichement rasé aux lèvres enduites de pigment rouge et aux longs cheveux décoiffés. Que de souvenirs ! Le retour au bercail sera plus mélancolique et loin du monde, peuplé de tant d’émotions à dompter, de tant d’images à repasser en soi qu’elles ne supporteront que la musique pour compagne d’apaisement…

II
Pablo

La foule assourdissante autour de moi hurlait
Quand j’aperçus ma prof marcher d’un air inquiet.
Clémence introuvable, le train allait partir
Le moment qu’elle choisit pour de nulle part surgir.
« A nous deux Paris » ! pensai-je, tel Rastignac,
Dans le train je bondis, rêvant de mon hamac.
La capitale, enfin, ville à ma démesure,
S’offrit à mes enjambées, me fit bonne figure.
Dès que dans le temple de la FEMIS j’entrai,
Aussitôt je le sus: Moretti j’appuierai !
Je plongeai dans les joutes, et tel Cicéron
Habile et éloquent, je sauvai mon champion.
Ce n’est pas lui qui finalement l’emporta
Mais mon cœur en tout lieu, fidèle lui resta.
Du prix de la critique je ne fus pas vainqueur
Mais aux jurés sévères, je ne tiens pas rigueur.
Ils auront préféré un magnifique plagiat
Ce qui, après un temps, au moins nous amusa.

III
Cécile

Solitude d’un réveil dans la nuit
Pas léger sur le sol
Jour qui commence

Peur de manquer aux engagements
Course des transports
Retrouvailles

Souvenirs et paroles mêlés
Dans le balancement régulier du train
Riches échanges

Plongée brutale dans le flot parisien
Parfum de diesel
Panthéon des grands hommes

Sous le porche ouvragé de la Femis
Le cœur battant
Sentiment privilégié

Voix sincères des réalisateurs
Silence de la salle attentive
Temps suspendu

Cercles adolescents
Le débat fait rage
Fierté d’être là

Courts métrages estudiantins
Beautés ambiguës
Fulgurance des regards

Marche longue dans la nuit
Dédales de ruelles
L’hôtel comme une vigie

Attente du palmarès
Discours sans fin
Doigts croisés

Surprise polaire
Sourire ému du vainqueur
Applaudissements nourris

Retour silencieux
Rattrapée par la réalité
La vie reprend son cours



Clémence Bobillot, Pablo Moreno, Cécile Favre du lycée Mounier de Grenoble
2016/06/21 17:36 #1029-4b20-83dd-885bcdf8f9ad
Lycée Emmanuel Here
Ces deux jours à Paris ont été très intéressants. Nous étions par groupe de 22 élèves et nous avons débattu sur nos films préférés. Cette expérience nous a permis de découvrir certains points que nous n’avions pas forcément vus sur un film. Pendant deux jours, nous étions plongés au cœur de débats pour sauver notre film favoris. Très vite, on a listé quels seraient ceux qui resteraient en course et quels seraient ceux à enlever malheureusement.
Un point intéressant a été de pouvoir débattre sur des films que nous avions tous vus. L'organisation de ses débats été aussi très originale. En effet, il y avait juste un adulte qui nous accompagnait pendant que nous défendions notre film. L’un d’entre nous, proposé en début de séance, était un animateur qui il s'occupait de poser les règles. C'est lui qui devait gérer la séance et veiller à garder le calme au sein du groupe. En dehors des séances de débats, nous avions des rencontres avec les réalisateurs très intéressantes et parfois… un peu moins…
Enfin, à la remise des prix, lorsque nous avons représenté notre lycée, c’était avec un peu de fierté que nous avons offert notre trophée...
Une expérience totalement positive !
2016/06/22 09:53 #c49f-4206-853c-5421f33cea9e
Lycée Guez de Balzac
Anna Veyrier – Matthieu Dussaigne présentent: Prix Jean Renoir des Lycéens
C’est d’une expérience culturelle, cinématographique, humaine et unique dont nous voulons vous parler. Celle d’une classe de seconde 8 du lycée Guez de Balzac à Angoulême apprenant qu’elle participe au prix Jean Renoir 2016. Alors inconnu à leurs yeux, ce concours national ne leur parle pas. Les premières séances de cinéma sont plus à la découverte d’une façon de penser, une façon de voir les films, d’être au cinéma. Ne plus être un spectateur passif mais un proto cinéphile qui prend goût au cinéma puis s’applique à développer sa façon d'appréhender une oeuvre et sa réflexion en réalisant des critiques sur les 8 films de l’année. A la découverte pour certains d’un nouveau cinéma, celui-ci moins populaire, cinéma d’auteur, d’un monde nouveau empli d’émotions. Et enfin à la découverte de films à l’image de Fatima, Le Bouton de nacre, Vers l’autre rive, Mia Madre, Tout en haut du monde, Rosalie Blum, Tempête, Good luck Algeria. Tous de qualité, d’une beauté irréprochable qui rendent la délibération si délicate. Puis les séances s’enchaînent, les critiques sont postées sur le site du prix, un blog est créé au niveau du lycée : le concours qui autrefois était sans doute plus flou dévoile une optique très intéressante. Celle de représenter la classe au niveau national au cours d’une excursion de deux jours à Paris. Les élèves de la classe élisent donc deux représentants, Anna Veyrier et Matthieu Dussaigne, et apprécient les derniers films de la sélection : Tempête et Good luck Algeria résonnant comme deux films à la fois proches en thèmes et éloignés en réalisation.

Le départ pour Paris fut appréhendé et très préparé. En effet, les grèves nous ont fait prendre un retard de 2 heures à l’aller et une annulation du train retour. Malgré cela nous avons réussi à finir les préparations du séjour qui sans le savoir nous réservera des surprises : quels films éliminer et pour quelles raisons ? Ces choix en termes de goûts personnels ne posent pas de problème mais ici les jugements et arguments du groupe comptent davantage. De plus, nous avions mis en place une conversation de groupe sur un réseau social pour tenir au courant nos camarades de classe sur les débats, évènements et le déroulement du séjour.

L’arrivée à la FEMIS, école supérieure des métiers de l’image et du son, marque notre admiration et notre étonnement quant à la beauté de l’école (placée dans un arrondissement magnifique), anciens studios de Pathé mais surtout par la rencontre de Philippe Faucon qui attendait son tour pour répondre aux questions sur son film. Nous sommes ainsi accueillis par la responsable du prix au Ministère avant d’entrer dans une salle de cinéma où Remi Chayé répond déjà aux questions des lycéens. Alors entre émerveillement face à tout ce public, à la venue des réalisateurs et face à l’échange qu’il est en train de se passer, nous réalisons que c’est une expérience unique : depuis tant de mois nous cherchons des réponses sur les films que nous avons vus et aujourd’hui les réalisateurs sont là devant nous pour y répondre !

Les échanges sont très intéressants car ils influent énormément sur les débats, les appréciations des films. Ainsi, si un Nicolas Lasnibat (Le Bouton de nacre), un E. Le Bot (Vers l’autre rive) furent intéressants de par leurs nombreux éclairages et explications sur les films (notamment le rapprochement avec le côté très japonais du film Vers l’autre rive et le rôle de la vision japonaise dans l’action des personnages et la « morale », mais aussi sur l’état des libertés au Chili pour le film Le Bouton de nacre), un Farid Bentoumi fut très ouvert et attentionné dans ses réponses et en devint beaucoup plus populaire. En revanche, Julien Rappeneau fut assez flou dans ses explications qui ne permettaient pas d’éclaircir – malgré sa patience et sa gentillesse - ses volontés et ses engagements (par rapport à la réalisation de Tempête) qui sont encore plus incompris qu’avant. La productrice de Mia Madre ne savait pas répondre à toutes nos questions – puisqu’elle n’avait pas pu envoyer les questions au réalisateur Nanni Moretti : les attentes par rapport à l’extrême beauté et qualité du long-métrage étaient plus élevées et cela s’en ressenti lors des débats. Il n’a été évoqué que bien après d’autres films pour la sélection, presque oublié par certains, alors qu’il était pour nous la perle.

Malgré des échanges inoubliables, nous n’avons pas pu poser nos questions qui avaient été sélectionnées auparavant –sûrement dû à notre retard. Seule une question pensée sur place lors de l’échange avec Farid Bentoumi, qui a pris le temps de répondre aux questionnements supplémentaires, nous a permis de franchir le pas entre spectateur et interlocuteur : « Dans votre film, le personnage du père de Sam – que nous adorons – passe d’un caractère naïf et innocent voire maladroit au début du film à la sagesse incarnée lorsqu’il donne l’argent de la vente de ses terres à son fils et sa fille et accepte même de se faire enterrer en France. Comment penser vous ce personnage, l’interprétez-vous ? »

Question qui entraina aussitôt une réponse complète et sincère par rapport à ce personnage merveilleux qu’incarne Bouchakor Chakor Djaltia. « Il y a une prise de conscience du père et du fils sur la situation de chacun… ».

Les délibérations dans chaque groupe marquèrent le début de deux jours d’échanges et de rencontres entre adolescents : devenir chef de groupe ou secrétaire, affronter des avis toujours plus différents. Les différences manières d’appréhender et de visionner des films sont impressionnantes et imprévisibles.

D’autant plus que différencier le point de vue de sa classe et le sien est parfois délicat ou dangereux. Il l’est davantage en tant que médiateur.

Enfin, quel plaisir de débattre deux heures entre, et seulement, entre élèves, sur un sujet aussi passionnant que celui du cinéma, pas sur notre temps libre mais dans le cadre scolaire ! Quel plaisir de débattre avec de vrais arguments, avec des gens intéressés et en plus avec une vue splendide sur les toits de Paris !

Puis, quel plaisir de ne plus débattre entre élèves mais entre adolescents, connaissances et copains...

C’est ainsi que le quartier libre ne fut que discussions autour d’un repas chaud au cœur du Paris du 18ème arrondissement.

La présentation de la FEMIS ainsi que la projection des courts-métrages (géniaux tous les deux) ont permis une véritable découverte qui nous a appris énormément d’éléments sur les études du cinéma, souvent méconnues. Elle devait être intéressante pour ne pas que la fatigue nous fasse rater la séance… DJ Poutine nous a rappelés à l’ordre…

La soirée à l’hôtel est elle aussi marquante : cette nuit à Paris nous a permis de sympathiser avec nos colocataires qui sauront marquer notre deuxième journée de rencontres inoubliables.

Matthieu Dussaigne (à suivre avec Anna Veyrier)
2016/06/22 09:55 #2d66-42ed-9ff3-20a313714142
Lycée Guez de Balzac
Témoignage de Séverine Danflous, professeur

Rien ne devait nous empêcher d'assister à ces deux journées de rencontres et délibérations à La Fémis, ni la grève des trains, ni l'attente de deux heures en gare sans être certains de trouver la moindre place assise, ni le retour aléatoire. Nous sommes arrivés alors que Rémi Chayé répondait à l'une de nos questions concernant la réception de son film par les grands studios d'animation américains. Puis le déroulé des questions s'est poursuivi, riche, mettant en scène les acteurs privilégiés du monde du cinéma. Les élèves ont eu le sentiment de toucher la création en œuvre, en mouvement ; c'est assez rare (dans nos pratiques pédagogiques) de pouvoir entendre un tel rapport à la fabrication de l'oeuvre avec autant d'acteurs et partenaires réunis. La création vivante c'est impératif pour en comprendre les processus d'élaboration artistique. Puis le déroulé propose de passer aux échanges et premiers votes « éliminatoires ». Etape fondamentale qui a permis la rencontre avec d'autres avis, des arguments totalement opposés à ceux de mes élèves. L'écoute et le partage pour mots d'ordre.

Personnellement, le fait d'animer ou plutôt d'assurer la cohésion des débats, a été particulièrement riche. Entendre ces jeunes échanger, argumenter pour défendre, avec parfois une force de conviction assez incroyable et des arguments affûtés, le choix de tel ou tel film a été réellement formateur. Ce qui m'a d'ailleurs frappé c'est le travail de tout Jury, même avec des arguments forts, bien étayés et parfois techniques, les goûts et préférences émotionnelles dominent et on préfère souvent écouter ses sentiments. Au sein d'un groupe de 24 élèves, ils étaient fort divers ; voire parfois surprenants et enthousiasmants lorsqu'ils ont choisi de défendre « Le Bouton de nacre » pour la persistance rétinienne de ses images qui restent gravées dans nos mémoires, cet enchantement qui fait que « jamais on aurait vu ça tout seul, jamais on aurait eu l'idée et on en est sorti transporté, ébloui ». L'école (La Fémis) présentée aux élèves, avec des court-métrages en prime, était une belle idée. La qualité des films de dernière année saute aux yeux et c'est réjouissant.

Enfin, la Cérémonie de remise des prix arrive. Le suspens maintenu jusqu'au dernier moment et la joie de voir « Tout en haut du monde » récompensé, le choix d'une bonne poignée de mes élèves, défendu âprement par Anna dans les débats avec son groupe. L'émotion de Rémi Chayé était palpable et surtout je demeure époustouflée par le travail des élèves de divers lycées sur les trophées. Totalement remarquable. Bravo à eux ! Longue vie au Prix Jean Renoir des Lycéens !
2016/06/22 15:40 #7ff9-4a59-8cd5-b791bcb4643e
Lycée Emmanuel Here
Dès la rentrée de septembre, notre professeur nous a mis au courant de ce superbe projet qui allait rythmer notre année de seconde : le Prix Renoir. Un nom familier pour certains, inconnu pour d'autres, mais qui nous a tous ouvert un horizon cinématographique différent et plein de surprises. L'enthousiasme de notre professeur était contagieux : quelle classe de lycée ne rêverait pas d'aller voir huit films dans l'année pour finalement en élire un, qui plus est à la Fémis de Paris, soit la plus grande école de cinéma française. Bien-sûr, ce projet représentait bien plus que cela, son but premier étant que nous voyions des films différents, qui sortent de nos habitudes mais que nous nous surprenons à apprécier malgré tout. Autant dire que la sélection de cette année était particulièrement riche et réussie. À côté, certains films américains paraissent misérables !
Ma classe et moi avons découvert une chose importante, voire même nécessaire, qui est en quelque sorte l'aboutissement du film : le fait d'argumenter, d'échanger et de critiquer avec de réels avis et pas juste un simple « J'aime ou j'aime pas ». Le cinéma, ce n'est pas seulement 1h30 min devant un écran à mâcher du pop-corn, c'est aussi être capable d'en parler pour pleinement l'apprécier ou, dans le cas contraire, le renier. J'ai aimé la liberté que nous avions dans nos critiques, l'opportunité de défendre son point de vue et ses idées en mettant des mots sur les images que nous avons vues.
Plus les films défilaient, plus ce projet me tenait à cœur . Je découvrais des films touchants et riches en émotions, que je ne serais sûrement pas aller voir en dehors du Prix Renoir. Le projet touchant à sa fin, il a fallu désigner seulement deux délégués pour participer à l'ultime étape. Finalement c'est Cédric et moi qui y sommes allés, ravis de pouvoir concrétiser ce sur quoi nous avons travaillé pendant l'année. Nous avions pour charge de défendre Rosalie Blum et Good Luck Algeria, même si j'ai ajouté à ma liste Mia Madre, qui m'a particulièrement touché.
Changement radical de décor à Paris ! Notre petite ville de Lure nous semble bien loin de l'immensité de la capitale, mais c'est d'un pas motivé que nous avons visité Montmartre en attendant l'heure du rendez-vous. En arrivant devant l'école de la Fémis, seuls le petit drapeau flottant et la pancarte « Pathé » pouvaient nous confirmer que nous étions bien arrivés, le reste étant caché par les bâtiments. Lorsque nous entrons dans la cour, chacun d'entre nous reçoit un autocollant « Prix Renoir », une belle entrée en matière ! C'est à ce moment précis que je me suis dit « C'est bon, on y est. ». Une légère appréhension à l'idée de rencontrer les réalisateurs et les autres lycéens, mais très vite balayée par l'impatience. Les réalisateurs ont défilé un par un, chacun de leur passage étant ponctué par une salve d'applaudissement bien méritée en échange de leur travail remarquable. J'ai réalisé à ce moment là que c'est grâce à eux que l'on peut quitter notre monde l'espace d'un instant, que l'on peut passer un agréable moment en famille ou entre amis à savourer ce qui se passe devant nos yeux. Si Philippe Faucon était un peu hésitant dans ses propos, Farid Bentoumi a littéralement capté l'assistance avec ses grands gestes et son discours complice des jeunes.
Puis les élèves sont repartis en cinq groupes pour discuter et débattre des films, mon moment préféré ! Malgré un animateur très efficace, il a été très difficile de trancher face à la richesse et la diversité des points de vue, mais chacun a su argumenter, écouter, se laisser convaincre. Mia Madre n'a pas survécu au premier tour, mais les films favoris de la casse étaient sauves, avec Good Luck Algeria très largement en tête ! Après une nuit à l'hôtel (pas si reposante que ça!), les mêmes groupes que la veille se reforment pour cette fois classer les films. À ma grande surprise, c'est Rosalie Blum et Fatima qui remportent le plus de suffrages. Chaque membre du groupe est ensuite libre d'exposer ses arguments pour espérer faire partie des délégués qui participent au débat final. J'ai été vraiment ravie d'être élue par mon groupe pour les représenter, mais s'en est suivi une grosse désillusion lorsque j'ai dû céder ma place à ma suppléante : Cédric aussi avait été élu par son groupe de délibération, mais le règlement interdit qu'il y ait deux personnes de même de même établissement dans le jury final. Cela s'est joué au tirage au sort. Malgré la déception, j'étais contente que Cédric en fasse partie et puisse représenter notre lycée. Résultat de la délibération : top secret ! Le suspens perdure jusqu'à ce que deux élèves révèlent le film gagnant : Tout en haut du monde. J'étais contente que ce film d'animation aux graphismes doux et épurés ait su s'imposer au milieu d' « adversaires » tout aussi tenaces. Le grand sourire du réalisateur Rémi Chayé faisait plaisir à voir, et son trophée était magnifique !
Une dernière petite dédicace, et on repart ! Le temps d'envoyer quelques SMS aux copains pour leur dire qui a gagné, avec pour réponses une majorité de « Super ! », et le train nous ramène vers notre petite ville de Lure avec des souvenirs plein la tête. Le Prix Renoir est une expérience très enrichissante à laquelle j'ai participé avec plaisir, et même si je ne suis pas une grande amatrice de cinéma, cela m'a donné envie de m'ouvrir davantage au septième art ! Marie Mouret
2016/06/27 20:47 #2f5f-4424-800a-e2ee9ea85958
Lycée Argouges
Et le Prix Jean Renoir est décerné à…

Alors que le monde entier avait le regard rivé sur le Festival de Cannes, c’est le palmarès du Prix Jean Renoir des Lycéens que nous attendions en retenant notre souffle. La cérémonie des 25 et 26 mai marquait la fin d’une année rythmée par la projection des 8 films sélectionnés. Parmi ces 8 films nous avions nos coups de cœur, nos outsiders ou nos bêtes noires. Mais qu’en serait-il des 52 autres établissements participant au projet ? Partageront-ils notre point de vue ? Avaient-ils aimé les mêmes films que nous ?
Nous avions le plaisir et l’honneur d’avoir été choisies toutes les 2 pour représenter la classe à Paris. Malgré quelques péripéties liées aux grèves de la SNCF, nous sommes bien arrivées à la FEMIS, la célèbre école de cinéma qui s’est installée dans les anciens studios Pathé et qui nous accueille pendant deux jours. Nous commençons par une séance de questions avec les réalisateurs des films, 8 personnalités aussi diverses que peuvent l’être leurs films. On sent que certains sont plus à l’aise derrière une caméra que devant un micro. D’autres font le show.
C’est ensuite la première délibération. Répartis en 5 jurys nous devons écarter les 4 films qui nous ont le moins plu. Les discussions sont animées mais se font dans une bonne ambiance. On apprend à se connaître et déjà on sympathise.
Les activités se succèdent, le tourbillon continue et nous voilà déjà le deuxième jour. Juste le temps de faire un saut jusqu’au Sacré Cœur à deux pas au moment du déjeuner et c’est l’annonce du film vainqueur. Et le prix Jean Renoir 2016 est décerné à Tout en haut du monde de Rémi Chayé.
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