Les oubliés

Données du film

les oubliés affiche VF

Réalisé par : Martin Zandvliet

Avec : Roland Møller, Mikkel Boe Folsgaard, Joel Basman

Long-métrage : France/Allemagne/Danemark

Genre : film historique

Durée : 1H41

Année de production : 2017

Date de sortie : 1/03/2017

Distributeur : Bac Films

Récompenses : Prix du jury professionnel et le Prix du  public à la 27e édition du Festival international du film d'Histoire de Pessac (Gironde), sélectionné au festival d'Augenblick (Alsace), sélectionné pour l'Oscar du film en langue étrangère (USA).

Synopsis

En 1945, au Danemark, plusieurs soldats allemands, à peine sortis de l’adolescence, sont faits prisonniers par l’armée danoise et envoyés en première ligne pour désamorcer les mines enfouies le long de la côte après la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais pour eux, la guerre est loin d’être terminée. Inspiré de faits réels, Les Oubliés raconte cet épisode tragique de l’Histoire.

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Commentaires

2017/03/06 13:32 #78b5-4fdd-8465-2ab1caff1bf7
Lycée Hélène Boucher
Les oubliés.


Après la seconde guerre mondiale, de nombreux soldats allemands ont été forcés à déminer les plages danoises. Ce film retrace le quotidien de ces soldats, parfois très jeunes, dans un récit poignant. Dans cette histoire inspirée de faits réels, nous avons pu ressentir leurs sentiments de peur, d’espoir, de tristesse...

Nous avons particulièrement bien aimé ce film, qui est à la fois très émouvant, et étonnant. Certaines scènes nous ont surprises, comme la toute première où le sergent frappe, sans aucune raison apparentes, un jeune soldat. Cependant, il y a eu des scènes de détente, comme lorsque les jeunes soldats et le sergent jouent au football bien que ce moment se termine tragiquement. Ce film est d’autant plus émouvant que les soldats sont très jeunes, ils ont sans doute entre 16 et 20 ans.

D’ailleurs une citation illustre bien ce film. En effet, Ebbe un jeune officier de l’armée danoise dit à Karl, le sergent en charge des soldats allemands : « Rappelle-toi ce qu’ils ont fait, maintenant c’est à eux de subir ». Contrairement à son apparence d'homme dur et sans cœur, le sergent se révèle être sensible et finit par s'attacher à ces jeunes allemands. Au contraire l'officier se montrer de plus en plus odieux à l'égard de ces jeunes prisonniers allemands.



Ebersviller Solène, Mokeddem Sakina
2017/03/07 13:32 #79d9-4f0f-9814-a7e273a39799
Lycée Hélène Boucher
Les oubliés


L comme Ludwig

E comme Elisabeth

S comme Scarabée



O comme Otto

U comme Union

B comme Bombes

L comme « laufen »

I comme Insécurité

E comme Espoir, l’espoir de renter chez soi et de retrouver ses parents.

S comme Souvenir, le souvenir que Sebastian a de son père, symbolisé par une croix.



Land of mine



L comme Loin de chez soi

A comme Allemagne : - « Ce sont des gosses ! », Carl – « Ce sont des Allemands », Ebbe

N comme Nostalgie

D comme Danemark : « le Danemark n’est pas votre ami », Carl



O comme « On n' a rien à se dire, c’est moi qui pose les questions et c’est toi qui réponds », Carl

F comme Fatigue



M comme Mines

I comme Inspiré de faits réels

N comme « Ne le haïssez pas », Ernst

E comme « Ernst, Werner und Sohn »



HABDAS Lauriane et KIREN Marine

2017/03/16 20:07 #62b1-477d-98fe-5bcdcad44d15
Lycée Hélène Boucher
Les Oubliés est un film dramatique et historique germano-danois écrit et réalisé par Martin Zandvliet et sorti en 2015 ( Robert du meilleur film danois et Robert du meilleur réalisateur. )
Les oubliés : une mauvaise mine.

Tout d'abord on s'interroge sur le titre du film, " land of mine " (une terre de mines ou ma terre à moi ?) en anglais et " Les oubliés " en français, car on ne retrouve pas le même point de vue. Je pense que pour le réalisateur il était important de montrer que les Allemands n'étaient pas que des monstres et de témoigner pour tous les prisonniers allemands qui ont été envoyés au Danemark afin de déminer et éliminer les mines qui avaient été déposées sur les côtes où l’on craignait un débarquement durant la guerre. Les personnages sont très jeunes et doivent avoir entre dix neuf et vingt-deux ans ; au départ ils sont quatorze soldats mais à la fin seulement quatre s'en sortent indemnes.
Pour ces tout jeunes hommes, les souvenirs et les images restent, comme celle de leur mère patrie, l'Allemagne et sa capitale Berlin, de leurs parents ; mais ils ne savent pas ou font semblant de ne pas savoir que chez eux tout est ruiné et rasé ; quand Wilhem perd ses deux bras, il crie " maman" ; un autre soldat allemand évoque aussi sa mère et dit : " Ma maman vous fera à manger, avec de la bonne nourriture".
Il y a une misère et une tristesse très présentes tout au long du film, qui dérangent parfois tant on assiste à des scènes violentes et cruelles. Les jeunes soldats n'ont pas à manger, ils vont jusqu'à manger de la mort aux rats et sont très malades. Ils se font humilier, comme dans la scène où l’officier, Ebbe, amène des soldats américains ou anglais dans leur cabane, de nuit, « pour s'amuser » : ils trouvent drôle d’uriner sur eux et de et leur mettre un pistolet sur la tempe pour les terroriser. Dès la première scène du film surtout, on voit la violence du sergent danois qui hurle : « C'est mon pays ! Virez-les " et se met à frapper un prisonnier allemand de façon particulièrement brutale. C’est aussi un film sur la haine de l’autre, la vengeance des gagnants d’aujourd’hui contre les perdants d’hier. On peut faire le parallèle avec d’autres guerres comme celle en Syrie.
Les scènes sont tournées dans des beaux endroits , surtout les plages danoises, avec leurs vastes étendues de sable, la mer agitée par le vent. On y trouve aussi des animaux, qui procurent des moments de tendresse et de joie aux personnages, comme Otto, le chien de Carl, ou le scarabée auquel les deux frères jumeaux donnent un nom, ou bien le rat qu’ Ernst a pour animal de compagnie quand son frère jumeau Werner meurt. On a retenu aussi des objets qui sont comme des symboles, telle la croix que Sebastian a reçue de son père et qu’il montre au sergent Carl durant ce moment de confidence entre des deux hommes, ou encore la poupée de la petite fille danoise qui sert de communication entre elle et les deux frères jumeaux et qui mermet de franchir à la barrière de la langue.
Je trouve ce film très intéressant et très émouvant. Je pense que pour une fois il est juste de rendre honneur aux jeunes allemands qui ont subi ce sort car ce film est bien inspiré de faits réelles et surtout il ne faut pas … les oublier.

Anne et Noémie
2017/03/19 21:04 #5b8b-4df7-b2f3-1c017c412e8e
Lycée Bellevue
Les Oubliés par Margot

Après la deuxième guerre mondiale, le Danemark ressemble toujours à un immense champ de bataille. Sur les plages désertes, rien n'a vraiment changé. Ce sont maintenant des soldats allemands qui se retrouvent sous les ordres de militaires anglais et danois. Ces prisonniers allemands sont, pour certains, très jeunes, seuls loin de leur famille, dans des conditions très difficiles. Ils passent leur journée à déminer les plages danoises, remplies de bombes enfouies sous le sable par des allemands, en prévision d'un éventuel débarquement.

Le film est centré sur quatorze adolescents, qui travaillent sous les ordres d'un sous-officier danois, Rasmussen. Ce dernier ne s'exprime qu'en criant et éprouve une véritable haine pour les Allemands. On voit par exemple au début du film, qu'il frappe un prisonnier allemand jusqu'à ce qu'il s'effondre au sol, parce que ce dernier avait un drapeau danois dans les mains. Cette scène est la première scène du film. On est vraiment dans le point de vue du sous-officier danois : il n'y a pas encore d'image et on entend seulement sa respiration. Ensuite apparaît son visage, de profil et de très près ; puis on voit les prisonniers défiler comme il les voit, lui, depuis sa voiture. Aux jeunes démineurs allemands placés sous ses ordres, il répète à plusieurs reprises qu'il n'a aucune pitié pour eux et qu'ils peuvent mourir sans que ça ne l'affecte. Absolument aucun dialogue n’est possible, même minimal au début du film. Il ne sait que leur crier des ordres, les obligeant à lui répondre en finissant leurs phrases par « oui sergent ».
De leurs côtés les Allemands forment un petit groupe et ils se soutiennent entres eux. Chacun a ses projets d'avenir, et tous ont hâte de retrouver leur famille. Ils parlent de ce qu'ils feront une fois en Allemagne, des métiers qui les font rêver. Le personnage de Helmut se détache des autres, car il est un peu solitaire et il ne croit pas du tout en l'avenir. Il répète sans cesse à ses compagnons qu'ils ne rentreront pas et qu'ils ne réaliseront pas leurs projets respectifs. Il s'oppose au personnage de Sebastian qui, lui, paraît beaucoup plus sympathique. Autres personnages également attachants, les jumeaux, Werner et Ernst qui sont tout le temps ensemble et ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Ils se soutiennent et s'occupent l’un de l'autre. Lorsque Ernst est malade, ils vont tous les deux voir Rasmussen, et Werner demande si Ernst peut se reposer. Mais c’est le personnage de Sebastian qui est certainement le personnage le plus important parmi les soldats prisonniers. Après l'incident au cours duquel Helmut a voulu s'enfuir, une relation assez tendue s'établit entre les deux personnages et c'est Sebastian qui récupère un peu le rôle de « supérieur » vis-à-vis de ses camarades. On voit que c'est un personnage très généreux qui fait toujours passer les autres avant lui. Lorsque qu'ils peuvent enfin manger quelque chose (et c'est la seule fois dans le film), c'est Sebastian qui « prépare » le repas pour ses camarades et c'est également lui qui se sert en dernier, alors qu'il ne reste presque rien. Il met aussi en place un système pour optimiser la recherche des mines et éviter les accidents. Il tient tête au sergent jusqu'à ce que celui-ci accepte de les laisser utiliser sa méthode : on voit que Sebastian ne l'a pas fait pour lui et pour son image mais pour aider tous ses camarades.
Le film ne se concentre pas que sur le monde de l’armée. Les jeunes allemands dorment dans une vieille bâtisse, située près d'une ferme où vivent une mère et sa fille, très jeune, Elisabeth. La fillette est très insouciante et ne connaît pas la haine comme les adultes. On la voit toujours jouer avec sa poupée dans la cour de la ferme. Et si elle se fait voler par l’un des jumeaux un morceau de pain qu’il partage avec son frère, on retient surtout le dialogue entre les deux personnages et le geste de Werner pour aider la petite fille à soigner sa poupée. Plus tard, d’ailleurs, dans le film, la mère affolée de trouver Elizabeth en train de jouer sur la plage au milieu d’un champ de mines, fait appel aux garçons et c'est Ernst qui la sauve. Comme son frère, il parle avec elle et soigne encore une fois sa poupée. On retrouve ici une scène typique du film : deux personnages filmés de profil, et de près. Sont en effet fréquentes les situations avec deux personnages qui s’entraident, lorsque les bombes explosent par exemple.
Le film est donc construit sur les relations entre les personnages. Au début du film, le sergent à une position très autoritaire par rapport aux jeunes soldats. De nombreux plans le filment face au groupe aligné. Mais il va petit à petit s’attacher à ces adolescents. Il ne montre pas ses sentiments, mais on comprend son évolution par exemple dans la scène où il leur apporte à manger alors qu’il n’en a pas le droit. Une fois qu’ils ont mangé, il crie pour leur demander de se préparer. Plus tard dans le film, le sergent parle avec Sebastian sur la plage. Cette fois, les personnages sont côte à côte, et filmés de face. Pour la première fois, Carl parle avec un des prisonniers sans crier, et pas pour donner des ordres. Il y a ensuite cette séquence où tous les prisonniers s’amusent et se détendent sur la plage avec leur geôlier. On les voit revenir après la partie de foot, tous en ligne, avec le sergent au milieu, au même niveau. La mort de son chien marque un retour en arrière : Rasmussen se referme et recommence à crier. Il oblige ses soldats à quadriller la zone déminée pour vérifier s’il ne reste aucune bombe. Encore une fois on voit tous les soldats indifférenciés en ligne, menacés par la mort imminente. Dans ce film, les plans en ligne accompagnent les plans en duo. On voit par exemple tous les soldats alignés sur la plage lorsqu’ils déminent, et tous les plans de la plage danoise, avec la ligne d’horizon en arrière-plan.

Ce film de fiction, aborde un véritable sujet historique très peu connu dans l’histoire de la Seconde guerre mondiale. Le film présente une situation d’après-guerre difficile dans un pays détruit où manquent les vivres. Le film dépeint également une situation de haine entre deux populations qui se sont fait la guerre pendant près de six ans. L’attachement de Carl pour les garçons qu’il encadre traduit l’innocence de ces derniers, qui se sont retrouvés là par obligation et non par conviction. Et ce que l’on retient du sergent Carl Rasmussen, c’est la manière dont il va tenir la promesse faite à ces garçons auxquels il s’est en définitive attaché, homme juste qui éprouve de l'empathie pour leurs souffrances.

2017/03/19 21:06 #f269-4930-bc3e-2ee7dd5ae875
Lycée Bellevue
Désobéir à la règle, ou la foi dans l'humain

par Mélanie Mémin

Les Oubliés est un film dramatique de Martin Zandvliet qui présente une réalité historique très dure : il se passe à la fin de la Seconde Guerre mondiale au Danemark. Le réalisateur nous conte l'histoire de quatorze jeunes Allemands aux personnalités très différentes, envoyés sur les plages de ce pays afin de les déminer. C'est une histoire à la fois tragique et bouleversante : on accompagne ces ados, qui pour plupart meurent, un par un, dans d’atroces souffrances, terrassés par les fracas des mines.
Car, selon moi, ce film cherche avant tout à marquer émotionnellement le spectateur : on retient finalement de ce film très dur, les scènes de complicité, d'amour fraternel, de solidarité, la douleur de perdre un proche. La situation de l’après-guerre en elle-même n'est pas tellement représentée, en dehors de la première scène. On ne voit pas souvent l’horreur et le sang que causent les mines, même si la violence reste omniprésente. Le film est bien plus centré sur le renversement de la vision de Rasmussen, le sergent danois chargé d’encadrer les jeunes Allemands prisonniers. Et c'est ce qui fait la beauté du film.
Un des choix cinématographiques très remarquable de ce film, c'est l'opposition très nette entre les effets de groupe (nombreux plans filmés avec « isocéphalie », c'est-à-dire les têtes à la même hauteur, de façon à créer une uniformité entre eux) et la solitude dans laquelle sont plongés certains personnages, comme par exemple Helmut ou encore Sébastian, deux des jeunes prisonniers ; mais c’est le cas aussi du sergent Rasmussen, avec lequel Sébastian arrivera à construire un lien. De nombreuses images montrent la solidarité, l'entraide entre les personnages (l'entraide face à la nourriture, aux blessures ; les moments de confessions sur leurs vie future, leur projet…) mais aussi la détresse qui les laisse seuls face à eux-mêmes. Finalement, les personnages ont su développer une sorte de fraternité où l'on imaginerait le sergent Rasmussen en père du groupe, et Sébastian comme l’aîné de la fratrie, se sacrifiant pour les autres (comme par exemple lorsqu'il sert à manger à tout le monde en finissant par lui et qu'il ne lui reste que très peu).
La nourriture est d'ailleurs un enjeu très important dans ce film, vu les pénuries alimentaires que subit le pays : les jumeaux prennent le pain d’Elisabeth, la fillette qui vit dans la ferme voisine du camp des prisonniers ; Helmut, affamé, cherche de la nourriture et prend les seules graines qu'il trouve, et qui au final sont de la mort-aux-rats ; ou encore Rasmussen se décide à « voler » à la base militaire des Alliés la nourriture pour les ados.
Durant tout le film, la musique accompagne les émotions du spectateur. Les explosions des mines viennent fracasser le monde ; parfois, le bruit s'efface de la bande-son et un grand silence s'installe en nous. Il n'y a pas que la bande sonore qui opère de cette manière. Tout le film est secoué par ces explosions. Les paysages qui sont tracés tout en lignes horizontales sont perturbés par le fracas des mines qui font voler le sable.
Pour finir j'aimerais parler de deux scènes qui m'ont particulièrement marquée et fait monter les larmes aux yeux. Le sergent réconforte le jumeau qui a perdu son frère pour l’aider à s’endormir. Cette scène m'a énormément émue comme celle où Sébastien se confie au Sergent sur la dune. Ce sont deux moments-clés du revirement dans le comportement du sergent.

Ce film nous fait découvrir une histoire oubliée, des faits réels, une réalité qui nous prend d'assaut tout comme ces jeunes soldats sont pris d'assaut par la peur de la mort. Grâce à un jeu d'acteur émouvant, le film nous transporte dans un univers finalement pas si lointain que ça, où les horreurs de la guerre, malgré la paix, sont encore présentes dans les cœurs et les esprits des Danois mais aussi de tout les Européens. Il rend hommage de la plus belle des façons à ces adolescents morts au début de la paix, mais aussi à des hommes comme le sergent Rasmussen qui ont su ne pas toujours obéir. Son changement de vision à la fin provoque tellement de joie, de fierté chez le spectateur ! C'est pourquoi, pour moi, ce film et son réalisateur méritent les plus grandes acclamations.
2017/03/19 21:07 #4227-4ee1-b2ac-0c9259502380
Lycée Bellevue
LES OUBLIES
par Romane Gary

1945. Les Oubliés est un film qui se situe à la fin de la Seconde guerre mondiale et qui retrace l'histoire de ces soldats allemands prisonniers affectés au déminage des côtes de l’Europe, ici le Danemark. Le film se concentre sur un groupe de quatorze jeunes hommes et adolescents qui doivent apprendre à désamorcer les bombes posées par les troupes de leur pays. Un sergent danois, qui apparaît au début violent et agressif, les prend en charge. Entre violence, rage et compassion, ce film fait naître en nous de émotions fortes et nombreuses.

Dès le commencement du film, on nous montre cette violence lors d'une scène particulièrement brutale. Le sergent Rasmussen, depuis sa jeep, regarde les troupes des soldats allemands marcher épuisés et démoralisés. L'un des soldats tient entre ses mains un drapeau du Danemark. A ce moment, Rasmussen rentre dans une rage immense et frappe d’une manière acharnée le soldat impuissant. On sent que le déchaînement du sergent est une sorte de vengeance liée à cette guerre qui vient de s’achever. Cette scène a marqué ma mémoire car on pouvait voir le visage du soldat inexpressif qui se laissait battre, regard vide et qui paraissait mort. Tout au long du film, on assiste au déchainement de la violence et des humiliations sur les prisonniers allemands – plus particulièrement les 14 adolescents qui forment le groupe des démineurs de Rasmussen. On ressent vraiment la souffrance qu'ils éprouvent et l'angoisse présente à chaque scène du film. Mais le réalisateur Martin Zandvliet nous fait aussi ressentir la complicité qui se crée entre ces « frères de guerre », dont le point commun est en fait cette « paix » qui détruit leur vie en quelque sorte car très peu vont survivre. Des liens de solidarité se créent entre eux. Ils essaient de se rassurer en se disant qu'ils vont ressortir vivant de cet enfer : on les voit parler de ce qu'ils souhaitent faire une fois rentrés dans leurs pays, avoir une copine , ouvrir une entreprise de maçonnerie… Et c’est très émouvant.
Pour créer l’émotion, la musique a un rôle très important dans le film. Lors des scènes de tension, elle amplifie nos émotions et nous permet de rentrer dans le film comme si on y était réellement. Et lorsque la musique s'absente, on peut éprouver une appréhension encore plus grande, comme lorsque les soldats désamorcent les bombes. Parfois aussi, le bruit s'efface de la bande son et un grand silence s'installe en nous. La façon dont sont filmées les scènes renforce notre angoisse : les plans rapprochés sur les visages lorsque les jeunes démineurs doivent désamorcer les bombes m'ont fait fermer les yeux à plusieurs reprises ; même effet, avec les plans larges dans lequel on les voit s’éloigner lorsqu’ils doivent marcher bras dessus bras dessous sur toute la plage. Il y a une grande qualité dans les plans de ce film, même si ce n'est pas la première chose sur laquelle on se penche.
Chacun des personnages va évoluer tout au long du film, notamment le sergent Rasmussen qui va s'adoucir peu à peu, se rendant compte que ces jeunes soldats allemands qu'il martyrise ne sont en réalité que des adolescents comme tous les autres. Une des scènes qui m'a le plus touchée est celle où le sergent et Sebastian sont assis sur une dune de la plage et vont commencer à se connaître. Un grand silence est présent au début mais au fur et à mesure la tension présente entre ces deux personnages va se briser et laisser place à une sorte d'amitié. Cette scène m'a vraiment émue car elle nous montre le sergent sous une autre facette.

2017/03/21 08:42 #05b7-4522-8f27-d1ab721cdebe
Lycée Jean Moulin
« Les oubliés », tout le monde s'en rappellera

Ce film parle de quatorze allemands prisonniers de l'armée danoise après la guerre de 1939-1945. Ces jeune soldats tout juste sortis de l'adolescence sont envoyés le long des côtes pour désamorcer les mines posées par les soldats allemands sur les plages danoises

plus tellement oubliés après....

Le public a apprécié ce film car la musique est prenante, les soldats allemands sont jeunes et donc appellent notre affection. Ce film fait part du point de vue des allemands, ce qui est plutôt rare. Le film montre des scènes qui peuvent heurter la sensibilité des jeunes mais ceux-ci n'ont pas été trop choqués, malgré tout, cela a même rendu certaines scènes encore plus poignantes

Agier Alban 2°1