La douleur

Données du film

La douleur

Réalisé par : Emmanuel Finkiel

Avec : Mélanie Thierry, Benoît Magimel et Benjamin Biolay

Long-métrage : France

Genre : Drame

Durée : 2H06

Année de production : 2017

Distributeur : Les Films du losange

 

Synopsis

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Récompenses

Prix du Film D'histoire - Festival International Du Film D'histoire de Pessac (2017)
Prix de La Meilleure Adaptation Littéraire - Festival Le Croisic (2017)
Prix d‘interprétation Féminine - Festival Le Croisic (2017)

Sites

Presse

Vidéos

  • La carte postale d'Emmanuel Finkiel    CP Finkiel

Dossiers à télécharger

Documents techniques de la production

  • Le scénario des premières séquences

la douleur 1ère page   la douleur page1   la douleur page2   la douleur page3   la douleur page4

  • La note d'intention du réalisateur

la douleur note intention

  • La note de production

la douleur note prod

Planches de photogrammes

  • Robert     la douleur robert
  •                             Lumières   la douleur lumières
  • Flou   la douleur flou
  •                         Doubles   la douleur double
  • Miroirs   la douleur miroirs
  •                               Objets  la douleur objets

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

  • Lycée Ferroul, Lézignan-Corbières (académie de Montpellier), une critique réalisée par Alexis Hochard, Marwane Outalah et Samuel Noguera

la douleur imbert

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Hugo

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  • Lycée de la montagne, Saint Michel de Maurienne (académie de Grenoble)

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  • Lycée de la montagne, Saint Michel de Maurienne (académie de Grenoble)

la douleur montagne2

  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille), une critique réalisée par Axelle, Anaïs et Océane

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  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille), une critique réalisée par Alyson et Laetitia

la douleur cocteau2

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images HORS COMPETITION)

  • Lycée Pablo Picasso, Val de Fontenay (académie de Créteil), une critique réalisée par Yasmine, Laure et Melissa

la douleur picasso1

  • Lycée Les Cordeliers, Clermont-Ferrand (académie de Clermont-Ferrand)

la douleur les cordeliers1

  • Lycée Les Cordeliers, Clermont-Ferrand (académie de Clermont-Ferrand)

la douleur les cordeliers2

  • Lycée Les Cordeliers, Clermont-Ferrand (académie de Clermont-Ferrand)

la douleur les cordeliers3

  • Lycée Saint Pierre, Abbeville (académie d'Amiens)

douleur st pierre

  • Lycée Paul Eluard, Saint Junien (académie de Limoges)

la douleur eluard

  • Lycée Pierre-Gilles de Gennes, Cosne-sur-Loire (académie de Dijon)

la douleur gennes

  • Lycée Georges Sand, Le Mée sur Seine (académie de Créteil)

la douleur sand1

  • Lycée Georges Sand, Le Mée sur Seine (académie de Créteil)

la douleur sand2

  • Lycée Saint Pierre, Abbeville (académie d'Amiens)

la douleur saint pierre

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : vidéos)

  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes)

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Critiques d'élèves (catégorie critique libre : vidéos HORS COMPETITON)

  • Lycée Vue Belle, La Saline (académie de la Réunion)

la douleur vue belle

  • Lycée Langevin, La Seyne sur Mer (académie de Nice)

la douleur langevin

  • Lycée George Sand, La Mée sur Seine (académie de Créteil)

la douleur sand

  • Lycée George Sand, La Mée sur Seine (académie de Créteil)

la douleur sand3

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : audios)

  • Lycée E. Ferroul, Lezignan Corbières (académie de Montpellier), une critique réalisée par Hadj Besma

la douleur ferroul1

  • Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine (académie de Versailles)

la douleur prony

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : textes)

Commentaires

2018/02/24 18:35 #f756-4a22-ad8b-09dd881dfd6b
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz

Une sensation, un sentiment pénible. Souffrance morale ou physique, peut-être même les deux à la fois. Qu’est-ce que la douleur ? Une affliction. Quelque chose qui dérange, une contradiction permanente. Elle nous vient de partout et nulle part à la fois, nous envahit et nous étouffe, nous anéantit et nous rend plus forts. Cette douleur insoutenable que Marguerite Duras a vécue, a sentie au plus profond d’elle-même résonne chez nous, comme un écho. Sa voix nous fait vibrer, notre cœur se serre. Attendre, rechercher mais avant tout attendre. Encore, et encore. Le temps passe. Robert Antelme, mari de Marguerite, ne revient pas du camp de concentration après la Libération de 1945. Le temps passe. Deux heures de projection nous immergent dans cette reconstitution historique d’une angoisse, un déchirement épouvantable, une attente teintée de désespoir que toutes les femmes connaissent face à toutes les guerres. Nous avons peur qu’il ne revienne pas. Et peur qu’il revienne, aussi.
Emmanuel Finkiel relève un véritable défi lorsqu’il décide d’adapter et de joindre deux œuvres littéraires de la talentueuse écrivaine Marguerite Duras, à savoir L’Amant (1984) et La Douleur (1985). Son œuvre cinématographique, véritable reconstitution historique de l’après- guerre à Paris et intitulée La Douleur, dépeint la complexité des émotions de l’auteure, sa souffrance mais aussi sa détermination à retrouver son mari, emprisonné puis déporté. Elle tente ainsi de manipuler un agent français de la Gestapo (Pierre Rabier, interprété brillamment par Benoît Magimel) pour obtenir la libération de Robert alors même que le collaborateur œuvre pour démasquer d’autres résistants par son biais, étant donné qu’Antelme et elle-même font partie de la Résistance. S’ensuit un jeu du « chat et de la souris », une attirance mutuelle, une fascination pour un être différent de soi. Qui ne durera pas longtemps... En effet, la deuxième partie du film est orienté sur l’attente de Marguerite, son désespoir face à l’absence terrible de son mari qui ne semble pas revenir de Dachau. Et pourtant... Elle souffre, elle combat toutes les émotions contradictoires qui l’habitent, elle s’enlise dans sa douleur.
La beauté esthétique de ce film nous permet de partager cette angoisse qui habite Marguerite, au même titre qu’elle habite son interprète Mélanie Thierry. En effet, cette actrice extrêmement talentueuse incarne l’écrivaine à la perfection, donnant vie aux sentiments, prêtant sa voix calme et son incroyable diction au texte de Duras, qui constitue la voix off. De plus, nous percevons les événements à travers la vision subjective de la protagoniste, où Paris en liesse lors de la Libération semble tristement vide lorsqu’elle le parcourt à bicyclette, seule. La lumière joue avec les ombres, se cache, et Marguerite cherche désespérément un moyen de sauver Robert. Ce dernier ne se dévoile que très peu au cours de ce long métrage, il est défini par son absence et ses rares apparitions sont caractérisées par une focalisation très floue, où la netteté n’a plus sa place dans l’esprit de la jeune femme. L’environnement est insaisissable, le reflet de la réalité aperçu régulièrement au travers de miroirs suggère des apparences différentes, inversées, où la réalité semble ne faire qu’un avec la fiction. Ainsi, nous nous perdons dans les affres d’une affliction profonde, dans un cauchemar qui n’en finit pas, accompagnant la jeune résistante dans la complexité de ce sentiment humain universel qui provoque notre perte, notre éloignement de l’instant présent, dans le cinéma.

Le temps passe, mais il est suspendu. Comme dans un rêve, les événements se suivent sans que nous ne comprenions vraiment leur portée, ou plutôt sans que nous ne voulions la comprendre. En effet, la capacité de ce long métrage à émouvoir le spectateur est tellement puissante qu’il en devient presque nécessaire de prendre de la distance, de se fermer quant à l’histoire véridique de Marguerite Duras. Le silence, la voix off, le texte mais aussi la splendide musique accompagnant les images nous plongent néanmoins au cœur du récit, si bien que lorsque les lumières de la salle dissipent l’obscurité, beaucoup choisissent de rester assis, dans le silence, pour réfléchir à cette œuvre admirable, à la magnificence du texte, à ce drame intime qui se rapporte au monde entier, véritable huis-clos à l’échelle mondiale.
Cette suspension temporelle est aussi présente dans les décors riches du film, notamment dans l’appartement de Marguerite situé rue Saint-Benoît. En effet, notre regard glisse sur ces objets alors même que la caméra les filme en très gros plan, nous insufflant un sentiment de nostalgie à l’égard d’un temps, une époque qui ne reviendra plus, peut-être comme Robert. Il n’est plus là, cependant des photos de Marguerite et lui demeurent, presque oubliées dans la pénombre. Ici, un téléphone qui se refuse à annoncer la bonne nouvelle, là, des lunettes poussiéreuses et une valise. Tout semble figé dans l’attente, qui se prolonge indéfiniment. Le cours de la vie ne peut pas reprendre sans Robert, sans savoir ce qu’il est arrivé... À lui, mais aussi à tous les autres, comme à la fille handicapée de Madame Kats, mère attendrissante qui patiente, range, prie, prépare sans cesse une valise pour le retour de son enfant.
En résumé, La Douleur est un film qu’il vous faut aller voir, et ce pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, à l’image de Marguerite qui contemple une version dédoublée d’elle- même dans diverses situations de douleur extrême, l’on se sent différent après avoir vu ce long métrage. Nous laissons notre « nous » habituel sur le pas de la porte, pour sortir du cinéma changés. La Douleur nous fait réfléchir, elle pose des questions cruciales quant à la façon dont chacun exprime sa souffrance, d’autant plus dans un contexte historique aussi grave que celui de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, certains d’entre nous peuvent se montrer réticents quant au visionnage d’un énième film sur le thème de la guerre. Cependant, celui-ci est différent. D’un point de vue féminin, nous découvrons l’attente infernale vécue pourtant par un nombre incalculable de personnes dans les années qui ont suivi la Libération. Finkiel est ainsi un virtuose de l’âme, un véritable artiste qui s’inspire d’une écrivaine incroyable et transmet sa fascination pour cette dernière de manière tout à fait réussie : il n’est pas nécessaire d’avoir lu les livres ni même de connaître Marguerite Duras pour apprécier cette œuvre, qui apporte un regard humain sur chacun des personnages tout en expliquant qu’il y a un « avant » et un « après » la Shoah, changement terrible qui a affecté l’humanité entière, et continue de le faire. Ainsi, comme le dit Marguerite : « la douleur est une des choses les plus importantes de ma vie », La Douleur est un long métrage qui permet de comprendre beaucoup, et devient ainsi une œuvre importante pour chaque spectateur.

Juliette Brenot
1ère L
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/02/24 18:37 #3c85-4b42-8552-0168d630e756
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
« Je ne renonce pas » dit-elle, car malgré l’omniprésente douleur, elle s’accroche à la vie, à l’espoir.
Sous l’Occupation en 1944, Marguerite Duras, jeune écrivaine et résistante, est prête à tout afin d’avoir des informations sur la situation de son mari déporté : Robert Antelme. Une relation ambiguë (véritable jeu de chat et souris) se met alors en scène entre Rabier, un agent de la Gestapo, et la jeune femme. La France est ensuite libérée, et commence alors la terrible et interminable attente pour Marguerite Duras lorsque peu à peu les camps sont découverts.
Le drame français La Douleur d’Emmanuel Finkiel, adapté du roman de
Marguerite Duras, est le sixième film que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir des lycéens. Ce film est, en effet, une adaptation d’un journal intime de l’auteure, cependant la fiction se mêle à la réalité ; Duras aura beau dire qu’elle n’a retouché à ses mots, cela n’est que très peu probable. Ainsi littérature et cinéma s’entremêlent pour notre plus grand plaisir. Nous pourrions également penser que ce film est historique puisqu’il relate la dernière année de l’Occupation et celle de la Libération ; le point de vue des femmes dans une guerre d’homme est mis en avant, néanmoins il ne peut être véritablement considéré comme un film de guerre. Finkiel signe ainsi un chef d’oeuvre poignant au côté d’une actrice, Mélanie Thierry, à la sensibilité impressionnante.
Personnellement, il m’a fallu me détacher du film, en rester au dehors et trouver un point d’ancrage afin de ne pas sombrer dans le désespoir quant à la condition humaine. La violence des sentiments est dévastatrice. Il est bouleversant de se rendre compte de l’imagination que les Hommes peuvent avoir pour se débarrasser de leurs pairs. Cependant cette oeuvre brise les barrières, les armures et autres protections ; nous laissant sans défense face à la cruauté dont peuvent faire preuve certains Hommes. Face à cette protagoniste, j’ai repensé à une citation de Dickens, issue du roman Les Grandes Espérances qui résume parfaitement mon ressenti : « et cependant pouvais-je la regarder sans compassion, en voyant son châtiment et le malheur dans lequel elle se trouvait, et sa profonde incapacité de vivre sur cette terre où elle était placée ».
La scène liminaire est particulièrement importante, et cette dernière nous plonge déjà dans un état d’impuissance et de détresse. Marguerite Duras imagine son mari rentrer, elle le prend dans ses bras ; mais ce n’est qu’une chimère. En effet, le rêve deviendra peu à peu un véritable cauchemar.
Mélanie Thierry, malgré son visage boursouflé de douleur tout au long du film, est éblouissante dans une scène qui m’a particulièrement marquée.

Dans celle-ci, elle représente la Parisienne par excellence, elle porte un rouge à lèvre écarlate, des vêtements de la même couleur et un foulard dans les cheveux ; c’est ainsi qu’elle pédale alors sur sa bicyclette dans une ville fantôme, place de la Concorde. La peur semble la quitter pendant un moment, elle est comme hors du temps. La scène est impressionnante et parfaitement représentative de l’isolement et la solitude de Marguerite Duras. L’interprétation de Mélanie Thierry est alors littéralement hypnotique.
Dans la scène précédente à celle relatée ci-dessus, elle se trouve dans un restaurant de collabos, mais son regard humain persiste à la différence des nazis qui veulent enlever toute humanité. Nous comprenons ainsi les célèbres mots de Martin Luther King : « l’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut. ». De cette façon, nous voyons les scènes à travers les yeux de Duras, à travers sa vision, tout sauf manichéenne, du monde.
Ensuite, lorsque le tout Paris fête la Libération, elle, elle s’enferme. La douleur de Duras n’est pas reconnue par les autres, car ce qui suit les camps et la guerre, c’est le silence. Elle semble se sentir prisonnière. Elle se retrouve à lutter à contre courant, même si parfois elle se trouve aux côtés d’autres femmes désespérées, toutes guidées par un même élan : l’espoir de retrouvailles. Un mimétisme physique de ses réactions psychologiques se met alors peu à peu en place, son visage est ravagé par la douleur et le doute, elle se laisse mourir à petit feu. C’est dans les scènes suivantes que le poignant personnage de Madame Katz fait son apparition et nous comprenons que ce personnage de la mère représente ce qu’aurait pu être Marguerite, elle est le reflet de la protagoniste vu à travers un miroir. L’ironie dramatique fait que nous devinons que sa fille n’a eu aucune chance avant que la vieille dame ne le comprenne. Mais Madame Katz nous montre que l’espoir du retour peut être parfois plus important que le retour en lui-même.
Les mots de la voix-off représentent deux femmes, des femmes
fortes : l’oeuvre de Marguerite Duras sous la voix de Mélanie Thierry. Ces mots se suffisent à eux-mêmes, à la façon de cris sourds ou de silencieuses larmes, ils touchent leurs cibles en plein coeur. Tandis qu’elle tombe dans une spirale infernale de douleur autodestructrice, la jeune écrivaine nous dit « la littérature m’a fait honte » et pourtant la force, la puissance des mots est redécouverte au travers de ce drame. Le poids du silence est pesant, mais les mots le sont d’autant plus. De cette façon, un contraste entre silence et vacarme, entre ombre et lumière se met en place. Et ainsi, le film se clôt sur un insoutenable silence, tout a été dit. De même, lorsque les lumières s’allument, le silence se poursuit. En effet, le brouhaha familier est absent, un

silence respectueux et mélancolique l’a remplacé. Personne n’ose bouger, pas un souffle se fait entendre ; ce qui montre toute la force de cette oeuvre.
La fragmentation de l’image, et les flous par l’utilisation d’une longue focale témoignent de la perdition de Marguerite Duras, sa vision se trouble. Les flous vont parfois jusqu’à l’abstraction de l’image et ainsi certains personnages deviennent des silhouettes élancées, ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Des doubles de la jeune femme apparaissent à certains moments, comme des fantômes, des ombres ou encore des reflets, ils représentent ce qu’elle était autrefois avec justesse. Ces doubles permettent également de montrer son « moi » honteux véritable au côté de l’image, la représentation d’elle-même qu’elle veut montrer aux autres. Pour accompagner ces images, les violons sont dissonants et stridents, ils ressemblent aux cris d’une femme qui a tout perdu. La musique chaotique est révélatrice de la guerre qui se déroule dans l’esprit de Duras. Ainsi, les éléments du film sont au service du pathos mais sans que l’effet soit forcé, tout est naturel.
« L’absence de la présence », comme Finkiel le dit, est puissante ; l’hyper-subjectivité est primordiale. Une personne absente n’existe seulement grâce à la mémoire que l’on a d’elle. L’omniprésence de l’absence en devient oppressante. Et en effet, c’est l’absence du mari qui le rend plus aimé même si lorsque le rideau se ferme et que les lumières s’éteignent Marguerite trouve du réconfort dans les bras d’autres. Au fur et à mesure que ses cigarettes brûlent, l’amour qu’elle ressent pour son mari se consume. Elle se détache peu à peu de lui tandis qu’elle s’attache à sa douleur. Au point que Dyonis (interprété par Benjamin Biolay) qui lit en elle comme dans un livre ouvert lui posera cette terrible question : « à quoi êtes- vous le plus attachée ? À Robert Antelme ou à votre douleur ? » et c’est ainsi qu’elle écrira au début de son roman que la douleur était une des choses les plus importantes dans sa vie. Sous la force du moment, elle peut s’égarer et s’éloigner de son mari mais c’est pour mieux chuter lorsque les lumières se rallument et que le rideau s’ouvre. Néanmoins, il lui faut survivre pour le revoir et s’accrocher. Robert Antelme vit à travers sa douleur tandis qu’elle- même vit pour lui.
Ainsi, il nous faut, comme Marguerite Duras l’a fait, garder espoir et ne pas renoncer à notre humanité et à notre compassion pour lutter contre tout ceux qui mettent ces valeurs en danger en perpétrant des atrocités.

Emeline Cordier
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2018/02/24 18:40 #2bf6-4d4c-aa9d-9e269286d5d4
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Juin 1944, la France est sous l’Occupation allemande. On retrouve Marguerite Duras, écrivaine et figure majeure de la Résistance, qui attend le retour de son mari Robert, aussi résistant, arrêté puis déporté dans un camp de concentration. On découvre alors la vie de celles qui attendent, qui espèrent et désespèrent. Mais on perçoit aussi un pays « qui n’a pas su, ou pas voulu savoir... » La Douleur, film réalisé par Emmanuel Finkiel, retrace la fin de la guerre en France ainsi que le retour des camps, qui annoncent à Marguerite le début d’une insupportable attente au milieu du chaos de la Libération de la capitale.
La Douleur est une adaptation réussie du roman de Marguerite Duras. On y découvre les blessures intimes de l’écrivaine, ses pensées qui se bousculent et se croisent à travers la voix off de l’actrice Mélanie Thierry. Ce film se concentre sur « l’absence dont on ne guérit jamais ». On voit alors une femme déchirée entre l’absence de son mari, l’amour qu’elle éprouve pour un autre homme mais également la transformation de la protagoniste face à sa douleur. Cette souffrance attaque le physique de Marguerite mais également son esprit. On la voit, et ce tout au long du film, maigrir, fumer de plus en plus et ne plus manger à en devenir malade. Mais cette douleur ne se réduit pas seulement à l’état physique de l’écrivaine puisqu’elle cause également une perte de repère, l’isolement et la paranoïa de cette dernière. Marguerite espère tant le retour de son mari qu’elle ne le redoute.
Mais Duras fait alors tout pour retrouver son mari. Elle entretient une relation ambiguë avec « le flic qui a arrêté Robert « afin de lui envoyer des colis de nourriture. Mais le spectateur se demande, comme la protagoniste, qui manipule qui ? Serait-ce Marguerite qui essaye de séduire l’homme qui « détient » le destin de son mari entre ses mains ? Ou serait-ce le policier ? Mais Marguerite sait qu’elle doit se montrer prudente : « il faut que je fasse attention, je vois ce qu’il essaie de faire. Il se sert de moi alors même que je crois me servir de lui ».
Nombreux sont les films qui relatent l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Mais je pense qu’il est également important de voir le quotidien sous la France occupée. On découvre alors le réseau de la Résistance, les regroupements clandestins « sous le nez » de la « collabo »...
Les différents costumes de Marguerite reflètent ses différents états d’âmes. Les vêtements ternes et informes pour la femme désespérée, la resplendissante femme fatale lorsqu’elle s’entretient avec le policier... C’est donc grâce à l’apport de certains éléments, comme les vêtements de l’écrivaine, que le spectateur réussi à comprendre la protagoniste.
On remarque également que la caméra est partout à la fois : elle virevolte, s’affole avec les contrastes de lumière, les flous, mais elle se perd aussi, se fige sur des moments importants... On note de nombreuses scènes où Marguerite apparaît sur des gros plans, ce qui permet de montrer leurs importances.
Une des scènes qui m’a le plus marquée est celle où Marguerite et d’autres personnes voient arriver un bus rempli de rescapés des camps de concentration. La caméra filme lentement les vitres où l’ont aperçoit des têtes dénuées d’expression, maigres et rasées : oeuvres des nazis afin de les priver de leur humanité. C’est à ce moment là que les habitants de Paris comprennent l‘horreur qui se déroule sous leurs yeux. La souffrance de ces personnes est réelle, l’existence des camps, quant à elle, devenait bien réelle. La prise de conscience de certains Français et de Marguerite prend forme sous Madame Katz qui attend le retour impossible de sa fille. La douleur de l’attente est devenue si extrême, si universelle qu’on ne peut tenter de la cacher, « comme ces cahiers oubliés dans une armoire bleue ».
Ce qui m’a particulièrement plu dans ce film, c’est le fait de pouvoir s’identifier aux personnages. C’est ce qui m’est arrivé, et de manière assez surprenante car malgré notre absence de vécu, ce long-métrage m’a ému. On se met à la place de toutes ces femmes qui ont dû attendre, de toutes ces personnes qui ont souffert, et ce même si l’identification part d’un sentiment égoïste car on pourrait se sentir coupable face face au vécu de ces millions de personnes. Et je pense à nouveau à une question que Dionys pose à Marguerite : « A qui êtes- vous le plus attachée ? A Robert Antelme ou à votre douleur ? ». Question qui reste en suspens dans la salle, où le spectateur se pose la même question et essaie d’y répondre.
Se confronter à La Douleur vous permettra de ne pas oublier ce que certains ont désespérément tenté d’oublier.

Julia Malingrey
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2018/03/04 17:09 #9950-4e63-99d1-1cbd4f76e898
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers

Ce film intitulé La Douleur est un film dramatique sorti le 24 janvier 2018 réalisé par Emmanuel Finkiel. On peut y voir dans le rôle de Marguerite Duras, Mélanie Thierry ; Benoît Magimel dans le rôle de Pierre Rabier ; Benjamin Biolay en Dionys ; Shulamit Adar en Madame Katz ; Emmanuel Bourdieu dans le rôle de Robert ; Grégoire Leprince-Ringuet en Morland et pour finir Anne-Lise Heimburger et Patrick Lizana dans les rôles de Madame Bordes et Beauchamp.

En Juin 1944, la France était toujours sous l’Occupation de l'Allemagne Nazie d'Hitler. Un écrivain Robert Antelme, figure emblématique de la Résistance, fut arrêté et déporté. Son épouse Marguerite, également écrivain et résistante, était partagée entre l'angoisse de ne pas avoir de nouvelles de son mari et sa liaison extraconjugale secrète avec Dyonis, lui aussi résistant. Un jour, elle rencontra un agent de la Gestapo, Rabier, et, étant prête à tout pour retrouver au plus vite son mari, elle se mis à avoir une relation ambiguë avec cet homme, qui était le seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annonçaient à Marguerite le début d’une très longue attente, lente et silencieuse au milieu de la Libération de Paris.
De l'autre côté, Madame Katz, mère de famille, attendait sa fille handicapée, déportée dans un camp de concentration.
Ce film nous a permis d'avoir une autre vision de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, on a vu l'attente et l'inquiétude de gens restés chez eux.

Aline, Louis, Matéo
2018/03/07 11:59 #6ef8-4854-8778-1cc298271c9c
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
La Douleur est un film français d’Emmanuel Finkiel, tiré de l'oeuvre du même nom écrite par Marguerite Duras en 1985. C’est un long métrage dramatique se déroulant au cours de la deuxième Guerre mondiale.

Robert Antelme, écrivain et figure majeure de la Résistance, est arrêté. Sa femme Marguerite, incarnée à l’écran par Mélanie Thierry, se battra pour le retrouver. Elle aussi est écrivaine et sa rencontre avec un agent français de la Gestapo pourrait bien l’aider à retrouver Robert. Une romance tumultueuse s’engage alors entre les deux personnages : qui manipule qui ? Telle est la question. Marguerite est déchirée entre le désir de retrouver son mari, dont elle est sans nouvelle, et sa relation cachée et étroite avec Dionys, un autre résistant et ami de Robert.

Tout au long du film, nous entendons Mélanie Thierry parler à travers les pensées du personnage qu’elle incarne, nous avons donc les pensées de son personnage à travers des monologues intérieurs tout droit tirés de l'ouvrage de Marguerite Duras.

Ce film est émouvant et riche en remises en question. La fin du film nous laisse bouche bée et change toute la vision du film.

Rodolphe Jardin 1ère L (histoire des arts)
2018/03/10 18:36 #3bda-4784-9fae-0f83aa59a80b
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Une douleur même à travers l’écran – Critique « La Douleur »

Film adapté du recueil éponymede nouvelles de Marguerite Duras.

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme , figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Le réalisateur Emmanuel Finkiel a adapté le roman de Marguerite Duras et l’a réalisé en film. Dans son film,il nous montre la détermination de Marguerite pour retrouver son mari mais aussi en nous montrant l’après-guerre. Le film est particulièrement réussi au niveau du ressenti des spectateurs car le réalisateur arrive à transmettre les mêmes émotions que le personnage principal, l’attente, la douleur.
La voix de Marguerite tout au long du film,nous entraîne dans son histoire et vise à nous concentrer uniquement sur ses paroles, surtout durant les scènes floutés.
Avec le peu de budget du réalisateur, ce film a un beau décor,l es costumes des acteurs sont banals mais qui tout cela nous rappelle que c'est un film qui se déroule juste après la guerre,les vêtements et le fait que Marguerite ne soit pas maquillé durant tout le film, eux nous montrent sa tristesse, son désespoir, sa fatigue.
Il nous montre aussi Marguerite dans des scènes de douleur et d'imagination grâce à des scènes où elle est dédoublée d'elle-même.
Les scènes sont souvent filmés avec un plan serré, un flou en arrière plan avec pour unique but que l’on se focalise sur un seul personnage, Marguerite et ce qu'elle ressent.
La manipulation dont elle use, est elle aussi un sujet important surtout dans la première partie du film où elle s’en sert pour retrouver son mari, Robert.

En négatif c'est un film malheureusement beaucoup trop lent, avec des scènes souvent inutiles et des phrases prononcées reprises du livre mais qui sont inutiles dans le film comme par exemple quand elle change de trottoir et qu'elle nous le dit en donnant tout les détails.


Emmanuel Finkiel en a fait un film beaucoup trop littéraire qui est une adaptation trop proche du roman de Duras, mais par son talent de directeur d'acteur et de mise en image, il a réussi à réaliser un film qui à travers une caméra, fait partager les mêmes émotions que le personnage principal.

BIVENT Manon – 2 COM 1 – Lycée ERNEST FERROUL, Lezignan Corbières
2018/03/13 09:56 #e17d-4b9b-8daf-edeb624f1585
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
L’œuvre de Marguerite Duras est intimement liée à sa vie, la femme ne sait si son mari est encore vivant après qu'il se soit fait arrêter par la Gestapo elle attend une réponse, un soulagement, avec ses amis Morland et D questionnent les libérés qui arrivent en masse a cette époque, afin de savoir si il connaitraient un certain Robert. Durant le long de son attente elle a peur du téléphone car c'est un appel téléphonique qui lui donnera la réponse. L'angoisse de la mort est montrer par des scènes où elle imagine la mort de son mari. Au fur et à mesure, l'attente apparait comme une mort lente et silencieuse. Cette femme participent à l'histoire, à la seconde guerre mondiale de deux manières, en aidant les familles et en torturant les gens ayant des rapport avec la Gestapo. Ce film je ne l'ai pas vraiment aimé car je n'ai pas trop compris pourquoi Marguerite Duras attend que son mari reviennent de la Gestapo pour ensuite le quitter quelque temps après pour aller vivre avec son amant et avoir un enfant.
Tracy Renard
2COM
Lycée Georges Imbert Sarre-Union
2018/03/13 10:09 #e324-43a5-a0f0-18ac2df27dd5
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
En juin 1944, c'est un film qui parle d'une femme nommée Marguerite qui attend son mari, qui à été arrêter et envoyer dans un camps de concentration. L'histoire se déroule à Paris, durant la Seconde Guerre mondiale. Marguerite attendais des années que son mari Robert revenais un jour; lorsqu’il revint un jour Marguerite le reconnu à peine car il était gravement blessée à un point qu'on savait à peine le reconnaitre.
Lors de cette attente de son mari Marguerite est tirailler par l'angoisse de na pas avoir de nouvelle et a eu une liaison secrète avec son camarade Dyonis.
Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier qui était l'homme qui avait arrêté son mari Robert. Elle décide de revoir cet homme à plusieurs reprise pour avoir des nouvelles mais cette homme se servait d'elle pour se renseigner sur des affaires qu'il mijoter en échange de faire en sorte que Robert ne sait pas déporté. Marguerite est prête à tout pour le retrouver et se met à l'épreuve d'une relation ambiguë avec Rabier qui est un homme trouble;qui est le seul à pouvoir l'aider.
A la fin de la guerre, le retour des camps annoncent à Marguerite le début d'une insoutenable attente d'une longue, lente et silencieuse attente.
Amélie Wildermuth
2COM
Lycée Georges Imbert Sarre-Union
2018/03/13 11:04 #47d7-4df4-82d4-68bcccf8d99c
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
La douleur est un film très compliqué, pas évident à comprendre. Je trouve aussi que c'est bon film, malgré qu'il soit technique aborde pas mal de sujets comme l'amour, la manipulation, la peur la douleur, le manque,ce film peut transmettre certaines émotions il y a des scènes où on voit l'actrice principale en double et on peut voir la scène qui va se passer à l'avance. On peut voir aussi que le policier "manipule" la femme de Robert pour savoir si elle sait quelque chose sur l'organisation de son mari résistant ceci-dit il éprouve des sentiments ce qui est un thème important du film. C'est un film à voir

Cuccumazzo Jordan
2GA
Lycée PRO Sarre-Union
2018/03/13 11:05 #797b-4d49-a41f-013f97499395
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
Un film très très long... Faut-il nécessairement aller au cinéma pour au final subir une narration.
A force de voir beaucoup de flou et d'ombre, on finit par décrocher.
Accumulation de scènes d'appartements et de restaurants.
Au final, l’œuvre de Marguerite DURAS est mal rendue par un film qui ne fonctionne pas.
En effet j'ai trouvé le film trop classique, répétitif avec une musique et émotions trop forte à mon goût cependant j'ai beaucoup aimé la photographie du film le jeu de Mélanie Thierry/ Benoît MAGIMEL et certains moments poétiques et émouvants.
Trop intellectuel. Ressemble à une documentaire avec tout au long du film une voix off qui lit un ouvrage de Marguerite DURAS.
Ce film recrée l'atmosphère de la libération de Paris.


Becker Line
Becker Ludivine
Braun Victor
Goerger Chloé
2 Serv Sarre-union
2018/03/13 11:12 #e4e3-4588-954e-4aca61b97d79
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
La douleur est un très bon film mais qui contient de mauvaise facette selon moi. Je m'explique:le film est très bon, l'histoire est intéressante, les acteur sont bon, surtout Mélanie Thierry qui incarne parfaitement le rôle de Marguerite. On peut ressentir beaucoup d'émotions dans ce film comme la tristesse (le fait que Marguerite attend aussi longtemps son mari), de la peur ( car on se sait pas si son mari est vivant) de l'agacement (on a vraiment envie qu'ils se retrouvent) de la dépression (c'est une grande douleur de ne plus voir ou de perdre les êtres chères et le fait de se mettre à la place de Marguerite fait très mal), de l'angoisse (l'ambiance du film, les prises de vu, le fait que Marguerite se répète de nombreuse fois dans les scènes). Les décors du film sont très bien faits et très beaux. Cela nous plongent nous, lycéen de 2018 dans les années sombres de Paris sous l'Occupation (1944-1945). Le point négatif je vais les citer: film très long (plus de 2 heures) qui donne à cette histoire très intéressante un soupçon d'ennui. Donc dommage pour ça mais bon je recommande quand même fortement.

brian.buschbaum
2GA
Lycée PRO Sarre-Union
2018/03/13 11:12 #bbd2-41d7-9334-a78c313ba589
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
Si ce film était une couleur ce serait du gris car la douleur c'est sombre.
Si ce film était un animal ce serait un paresseux car ce film était très long et ennuyeux.
Si ce film était une boisson ce serait de l'eau plate car certaines scènes étaient classiques.
Si ce film était un aliment ce serait un piment car la douleur brûle.
Si ce film était une musique ce serait la marseillaise car c'était durant une période de guerre.

Dorian et Mélissa
Lycée pro SARRE-UNION
2SERV
2018/03/15 11:28 #54de-45ba-94b7-7048dacc2e72
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé de l’histoire

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain et communiste Robert Antelme est arrêté puis déporté tandis que sa femme, Margueritte DURAS, écrivaine et résistante, échappe à la Gestapo. Elle se retrouve tiraillée par l’angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle rencontre un agent français travaillant à la Gestapo, Pierre Rabier, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite Duras le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.


Critique du film

Je n’ai pas aimé ce film dans l’ensemble. Pour commencer j’ai trouvé les scènes et le film beaucoup trop long car il ne se passe pas grand-chose. Je trouve le film long à démarrer mais j’ai beaucoup aimé les monologues de Marguerite même si je n’arrivais pas tout le temps à comprendre ce qu’elle voulait. J’ai trouvé que Mélanie Thierry a parfaitement joué son rôle ce qui ajoute un charme au film. Malgré ça, Je n’ai pas réussi à accrocher avec l’histoire et l’intrigue ne m’a pas paru géniale, je l’ai trouvé plat. Ce film reste un bon film, je m’en rend compte, car il essaie de raconter une histoire comme si nous étions dans la tête de Marguerite. Très près et c’est pour ça que la peau est filmée de près aussi je pense. Mais personnellement je n’ai pas apprécié du tout.
Courtial Maxime
2018/03/15 11:32 #6468-4d0c-a20b-bf2a9d16f5d2
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé : Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l’angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Critique : « la douleur » est une histoire passionnante, intéressante, vraie, mais son adaptation en film n’a pas été une bonne idée. Je n’ai pas lu le livre mais je trouve que raconter une histoire comme si on était dans la tête du personnage, je crois que ça marche mieux dans la lecture. Pourtant, le jeu des acteurs est bien et ils nous font rentrer dans l’histoire mais les long moments d’attente et de pause sont insoutenables ce qui rend le film assez ennuyeux en général.
Néanmoins j’ai bien apprécié la dimension historique du film qui nous montre et nous apprend même la difficulté et la dureté des modes de vie des résistants durant cette époque.

Louis Droit
2018/03/15 11:34 #5a09-4334-a4e5-07d337508b26
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé de l’histoire :
La France est toujours sous l'Occupation allemande. L'écrivain Robert Antelme, est l’une des figures majeure de la Résistance. Il est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et également résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles. Au fur et à mesure que nous avançons dans le film, nous apprenons que la femme de l’écrivain tien une liaison secrète avec son camarade Dyonis (membre du groupe de résistant). Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et elle est prête à tout pour retrouver son mari. Elle se met à l'épreuve d'une relation ambiguë avec cet homme qui la trouble car c’est le seul qui puisse seul à l'aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d'une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.
Critique du film :
Je n’ai pas vraiment aimé ce film car je l’ai trouvé ennuyeux et insensé.
Pourtant, il est assez touchant et triste mais ce n’est pas le genre de film que j’ai l’habitude de regarder.
Certaines des scènes m’ont troublé et d’autres m’ont énormément surprise.
Les scènes étaient selon moi très répétitives ce qui fait la longueur de ce long métrage.
Je trouve que le personnage principal (Marguerite Duras) est assez dur avec elle-même.
Certaines scènes sont selon moi assez choquantes.
Néanmoins j’ai bien aimé le fait que ce film soit sous forme de notes prises par cette femme pendant la Seconde Guerre mondiale.
Rebiere Maeva
2018/03/23 11:40 #cb6f-4631-ba18-c5f2e3e46f5a
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
La Douleur
Ce film réalisé par Emmanuel Finkiel en 2017, est sorti en salle en 2018, il raconte le parcours d’une femme qui tente de libérer son époux. Margueritte, un écrivain, est mariée à Robert, un membre de la résistance arrêté puis déporté dans un camp de concentration. Sa femme va avoir besoin de Rabier, un agent français de la gestapo, pour en savoir plus sur les conditions de détention de son mari, mais une relation trouble va se créer entre la jeune femme et le collaborateur.
La mise en scène est perturbante car Marguerite se dédouble. A cause de ça, le film est confus.
Il y a beaucoup de dialogues et de lecture du roman qui a serve de matière à adaptation. C’est un film d’attente, donc ça nous fait attendre nous aussi. C’était long ! il manquait vraiment de l’action, tout était si lent !
Finalement, Marguerite n’attend pas le retour de Robert par amour mais pour divorcer…
Ce film nous montre, cependant, un aspect de la seconde guerre mondiale peu filmé : le retour des déportés, l’attente des familles, la confusion de leur accueil (on les met dans un hôtel au lieu d’un hôpital).
A part ça, je ne recommande pas vraiment ce film…
Noa Soules
2018/03/23 11:42 #f3e5-4726-9518-eb82b02b37b4
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
La Douleur sans lumière
Noir. Noir et sombre, pas de rire, pas de vrais sourire, juste des larmes et des cris dans une maison, celle de l’héroïne. Le silence et la fumée d’une cigarette comme seule compagne, disparaissant à la venue d’un ou d’une ami(e). Chaque jour, le bruit des pas dans lequel elle cherche ceux de son mari, elle regarde chaque visage espérant le retrouver. L’attente de son retour est douloureuse mais dans cette sensation, un espoir sombre apparaît : Rabier, un homme de la Gestapo lui propose son aide pour retrouver Robert. Marguerite accepte tout en veillant au silence pour ne pas perdre le réseau de résistance de ses amis. Cependant, cet espoir ne l’aide pas, sauf lorsqu’il lui dit où est Robert, mais à peine les portes de la prison s’ouvrent qu’un véhicule passe emportant Robert devant ses yeux ; un regard fugace entre eux et puis plus rien. Sombre pensée, perte de vie, espoir chancelant doit-il revenir ?
Marguerite sombre, mais une main sur son épaule, garde son cœur en vie : Dionys. Le temps passe, le débarquement approche, Rabier s’en va, des mois passent, la libération de Paris fait éclater la joie, des déportés reviennent un à un, Robert apparaît enfin entouré de ses amis, le portant avec soin. Faible, affaibli, affamé mais en vie. Et Marguerite ? Elle ne veut plus le voir, son cœur n’appartient plus (depuis longtemps) à Robert.
Bref, une fin triste sans lumière malgré le soleil de la plage où la rupture est annoncée.
Alexis Schmitt
2018/03/23 11:43 #d13a-4ba9-bd69-5b78cff9b210
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Une Douleur sans sens !
La Douleur est un drame français réalisé par E.Finkiel avec dans les rôles principaux, Mélanie Thierry, Benoit Magimel et Benjamin Biolay. Il évoque l’attente d’une femme qui tente de sauver son mari déporté.
Le film a beaucoup d’images flous, et on ne comprend pas du coup, ça nous agace car on veut voir l’image, la vraie, le flou nous empêche de voir la vérité, il masque des choses importantes.
Marguerite, l’héroïne, se parle souvent à elle-même, en fumant, elle raconte sa douleur au jour le jour, sa souffrance. On la voit aussi en double, ce qui fait comprendre qu’il y a deux personnes différentes en elle-même, une qui s’inquiète et l’autre qui en a assez qui veut juste oublier le passé et elle se sent coupable.
Du coup, ce film est long, il reste au même niveau et n’arrive pas à sortir d’un monde sombre, celui de la douleur de la culpabilité et de cette envie de dévoiler la vérité qu’elle a peut-être déjà dite il y a deux ans, mais à la fin elle réussit à lui dire qu’elle veut divorcer et avoir un enfant avec l’ami de Robert, Dyonis…
Bruno Costa Punto
2018/03/23 11:44 #74ee-4bb7-974b-dfb199855e4f
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
La Douleur du spectateur
Le film « la Douleur » est un drame français réalisé par E.Finkiel avec dans les rôles principaux, Mélanie Thierry, Benoit Magimel et Benjamin Biolay. Ce film parle de la résistance et de la déportation durant la seconde guerre mondiale et montre le parcours d’une femme qui attend le retour de son époux.
Le film est long et change trop vite d’histoire. Au début, on s’attend à la mort de Robert et que Marguerite se mette avec Rabier mais vite, à sa disparition, à la fin de la guerre, elle se rend compte qu’il lui est inutile, il disparait complétement. Suite à certaines scènes comportant Marguerite et Dyonis, ami de Robert et résistant, on perçoit à travers un contact physique, à la nudité de la jeune femme un matin chez lui, qu’il y a quelque chose…Le moment où elle voit son mari est trop tardif, et elle lui dit qu’elle veut divorcer. Même si cette chute doit résumer l’attente de 2h, elle nous laisse abasourdi, en plus la seconde guerre mondiale n’est pas assez mise en avant et on s’ennuie très vite. Décevant.
Enzo Barbero
2018/03/24 11:18 #ec5d-432b-9aef-6dbbc82035f9
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur est un long métrage d’Emmanuel Finkiel, un réalisateur français. Emmanuel Finkiel a été un assistant réalisateur pendant 16 ans. Il réalise ensuite 2 longs métrages avant d’avoir un AVC en 2006, par la suite il fait une pause de 10 ans.
La douleur d’Emmanuel Finkiel est une adaptation du roman du même nom de Marguerite Duras publié en 1985. Le film reprend les deux premiers chapitres du roman La douleur
Pour ce film, Mélanie Thierry interprète Marguerite, une écrivaine, au côté de Emmanuel Bourdieu, Benjamin Biolay et Benoît Magimel qui jouent respectivement les rôles de Robert Antelme écrivain et mari de Marguerite, Dionys Mascolo, meilleur ami de Robert et amant de Marguerite, et Pierre Rabier un agent de la Gestapo.
Marguerite, Robert Antelme et Dionys Mascolo font partie d’un groupe de résistants en 1944 quand la France est sous l’occupation allemande. Robert qui est une figure majeure de la résistance est arrêté par Pierre Rabier puis déporté. Il laisse alors sa femme seule, qui souffre à l’idée de ne plus avoir de ses nouvelles. Elle arrive à trouver l’homme qui a arrêté Robert, cet homme est le seul à pouvoir lui donner des nouvelles de son mari. Commence alors une relation assez ambiguë entre eux. Au même moment Marguerite continue à aller aux réunions des résistants malgré leurs craintes dûes a la relation entre Marguerite et Pierre Rabier. Marguerite qui souffre de la déportation de son mari est soutenue par son amant Dionys. Malgré sa souffrance, Marguerite continue à aider les personnes dans la même situation qu’elle, en leur redonnant espoir. Lors de la libération des camps et le retour des prisonniers, Marguerite souffre de plus en plus et n’arrive pas a partager la joie des parisiens lors de la libération de Paris.

La douleur est une fiction inspirée d’une histoire vraie, l’histoire de Marguerite Duras. Le fait que ce soit inspiré de faite réele est intéressant. De plus ça se passe en 1944, une époque assez sombre sous l’occupation de la France par les Allemands. Mais le film est relativement compliqué à comprendre : dès le début du film on voit une scène où Robert sonne et Marguerite est heureuse car il est rentré sauf qu’après un moment on comprend que c’est ce qu’espérait Marguerite car on revoit le même début de scène sauf qu’à la place de Robert c’est Dionys. De plus, les relations que Marguerite entretient avec Pierre Rabier et Dionys sont assez compliquées à comprendre. Avec Pierre Rabier c’est assez ambiguë et avec Dionys on comprend assez rapidement que c’est un ami de Robert puis vers la fin que c’est aussi l’amant de Marguerite sauf qu’elle ne parle que de Robert et espère qu’il revienne. Pour finir sur les passages compliqués à comprendre, il y a les scènes où l’on voit deux fois Marguerite dans la même pièce, on peut interpréter cela comme étant les états d’esprits de Marguerite, l’expression de sa souffrance, d’une forme de dépression. Peut-être qu’elle en tombe malade et a comme deux personnalités qui espèrent des choses bien différentes. La fin du film est à la fois prévisible avec le retour de Robert et complètement inattendue avec le manque de réaction de Marguerite en apprenant le retour de Robert.
La douleur est un film qui aborde un thème très intéressant, mais malheureusement il y a beaucoup de passages compliqués à comprendre et c’est un film relativement long alors qu’il ne se passe forcément beaucoup d’évènements. Le film est donc peut-être un peu trop long et ne rentre peut-être pas assez dans les détails du thème de la résistance, ou de la douleur qu’a Marguerite car on la voit souffrante mais on n’arrive pas à saisir complétement cette souffrance ce qui est sûrement du à ses relations assez compliquées.

Edith, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:21 #61a9-406b-b279-12fdde52d52e
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur est un film dramatique inspiré d’une histoire vraie : l’histoire de Marguerite Duras. Ce film sorti en 2017 a été produit et réalisé par Emmanuel Finkiel, un cinéaste français récompensé en 2000 par un Oscar pour son premier film.
En racontant l’histoire tragique de Marguerite, interprétée par Mélanie Thierry, Emmanuel Finkiel signe ici un film bouleversant se déroulant durant une des périodes les plus cruelles de notre société moderne.
Récompensé déjà par de nombreux prix, le film « la douleur » a, à mon plus grand étonnement, plû à une large majorité. Car oui ce film peut en lasser plus d’un : je parle évidemment de cette voix off monocorde qui finit par perdre mon attention. Cette fatigue est aussi due à la durée interminable du film (2h07) : un film bien trop long, qui pour ma part est devenu irritant, du fait du langage trop soutenu employé.
De plus, on ne comprend pas exactement le titre « La douleur ». Effectivement, le mari de Marguerite, l’écrivain Robert Antelme, est emprisonné durant quasiment tout le film, ce qui attriste Marguerite. Cependant la jeune femme mène une double vie car elle est l’amante de Dyonis, et finit par divorcer de Robert. Toutes ces choses me font perdre peu à peu la compassion pour cette jeune femme.
Pour ma part, je n’ai pas non plus compris les passages « miroir », qui s’apparentent plus à une sorte de schizophrénie, qui me perdaient de plus en plus.
Je comprends que ce film puisse plaire aux amateurs de film d’auteurs, mais je le trouve trop flou. Il n’apporte pas assez d’informations pour que l’on s’y retrouve vraiment. Et les passages de la bande originale interminable n’arrangent pas l’affaire. Sans parler des cigarettes, beaucoup trop présentes dans le film : un abus qui s’apparente plus à une campagne de prévention contre le tabac qu’à un film.
Ce film ne m’a donc pas convaincu car je ne suis pas la cible recherchée. Mais au vu des critiques que j’ai pu lire, les avis sont loin d’être unanimes.

Sébastien, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:21 #c12d-426f-92f7-60cbe9aa3b82
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur est un film dramatique inspiré d’une histoire vraie : l’histoire de Marguerite Duras. Ce film sorti en 2017 a été produit et réalisé par Emmanuel Finkiel, un cinéaste français récompensé en 2000 par un Oscar pour son premier film.
En racontant l’histoire tragique de Marguerite, interprétée par Mélanie Thierry, Emmanuel Finkiel signe ici un film bouleversant se déroulant durant une des périodes les plus cruelles de notre société moderne.
Récompensé déjà par de nombreux prix, le film « la douleur » a, à mon plus grand étonnement, plû à une large majorité. Car oui ce film peut en lasser plus d’un : je parle évidemment de cette voix off monocorde qui finit par perdre mon attention. Cette fatigue est aussi due à la durée interminable du film (2h07) : un film bien trop long, qui pour ma part est devenu irritant, du fait du langage trop soutenu employé.
De plus, on ne comprend pas exactement le titre « La douleur ». Effectivement, le mari de Marguerite, l’écrivain Robert Antelme, est emprisonné durant quasiment tout le film, ce qui attriste Marguerite. Cependant la jeune femme mène une double vie car elle est l’amante de Dyonis, et finit par divorcer de Robert. Toutes ces choses me font perdre peu à peu la compassion pour cette jeune femme.
Pour ma part, je n’ai pas non plus compris les passages « miroir », qui s’apparentent plus à une sorte de schizophrénie, qui me perdaient de plus en plus.
Je comprends que ce film puisse plaire aux amateurs de film d’auteurs, mais je le trouve trop flou. Il n’apporte pas assez d’informations pour que l’on s’y retrouve vraiment. Et les passages de la bande originale interminable n’arrangent pas l’affaire. Sans parler des cigarettes, beaucoup trop présentes dans le film : un abus qui s’apparente plus à une campagne de prévention contre le tabac qu’à un film.
Ce film ne m’a donc pas convaincu car je ne suis pas la cible recherchée. Mais au vu des critiques que j’ai pu lire, les avis sont loin d’être unanimes.

Sébastien, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:22 #1cfb-408d-8645-58eb60997d6f
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La Douleur est une adaptation cinématographique du roman dramatique écrit pas Marguerite Duras en 1985, réalisé par Emmanuel Finkiel, sorti le 24 janvier 2018 avec pour actrice principale, Mélanie Thierry dans le rôle de la femme d’un résistant au milieu des années 40, Benjamin Biaulay dans le rôle d’un résistant, ainsi que Benoît Magimel joue le rôle d’un policier français, collaborateur, travaillant en faveur du régime allemand.
La Douleur nous raconte l’histoire dramatique de Robert Antelme et sa femme Marguerite tous deux résistants durant l’occupation allemande de la France. Du début à la fin du film nous accompagneront Marguerite dans l’attente du retour de son mari après son arrestation par les forces allemandes. Marguerite, torturée entre le manque de nouvelles de Robert et le faible espoir de le revoir nous plonge dans la solitude et la souffrance qu’elle éprouve.
Grace au réalisme historique recherché par Emmanuel Finkiel La Douleur a obtenu deux prix :
-Le prix du jury professionnel au Festival international du film d’histoire de Pessac 2017 (Gironde)
- Le prix de la réalisation au Festival du film de Muret 2017 (Haute-Garonne)
Pour ma part j’ai trouvé cette adaptation longue à regarder, c’est évidemment l’effet que voulait produire Mr Finkiel, nous mettre à la place de Marguerite qui attend inlassablement le retour de son mari.
La reconstitution historique était très immersive et à mes yeux la plus fidèle possible de l’époque visée. N’ayant pas lu l’œuvre originale de Marguerite Duras je ne peux parler des différences ou erreurs de reproduction. Mais suite aux nombreuses très bonnes critiques du film on peut penser à une adaptation réussie de la part du réalisateur.

Loïc, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:23 #353e-4543-ab31-0eddcb670e0f
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Je n'ai pas aimé ce film car la vie de Marguerite Duras ne m'intéresse pas plus que ça. De plus j'ai trouvé que le jeu des acteurs n'étaient pas extraordinaires et pour finir, l'époque à laquelle le film se passe m'a été racontée, re-racontée et re-re-racontée durant mon parcours scolaire et ce, dans des films que j'ai appréciés et à travers des témoignages d'hommes et de femmes qui m'ont plus passionnés. hors là, le film ne m'a pas passionné.

Bastien, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:24 #f580-46d0-aa8f-f0d38e3ab0d4
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Le film La Douleur est réalisé par Emmanuel Finkiel avec Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay.
Il est du genre dramatique du distributeur « Films du Losange » et a une durée de 2h environ.
Il a été produit en long-métrage, et présenté au Festival du film francophone d'Angoulême en 2017.
Il a obtenu plusieurs prix : Festival international du film d'histoire de Pessac 2017 ainsi que celui du Festival Du Film De Muret 2017.

Synopsis :
En 1944, la France est sous l’Occupation allemande. Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa femme Marguerite, écrivaine et résistante, est angoissée de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier. Prête à tout pour retrouver son mari, elle se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble qui est le seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Avis :
Je n’ai pas du tout aimé ce film il n’y a aucune action, tout est décrit dans les détails ce qui l’allonge encore plus.
Tout au long de ce film il n’y a aucune expression des personnages, ainsi que d’humour ce qui le rend inintéressant.
Je ne recommande ce film à personne il est trop basé sur la douleur et l’amour ce qui provoque une grande tristesse chez la femme qui souffre.

Anthonin, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:25 #e776-462b-b819-0132f4ac7e63
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Emmanuel Finkel est un réalisateur Français ancien assistant réalisateur pendant 16 ans, il décide de se lancer en tant que réalisateur en 1996 en réalisant le long métrage « Madame Jaques sur la Croisette ». Il réalise ensuite d’autres longs métrages puis son dernier, « La Douleur » en Janvier 2018. La Douleur est une adaptation cinématographique du roman « La Douleur » de Marguerite Duras.
Critique :
Tout d’abord le point fort du film est qu’il est inspiré de faits réels. Les faits se déroulent à la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1944, dans une France toujours occupée par les nazis. Le réalisateur nous montre le quotidien d’une femme française résistante attendant que son mari, résistant qui a été arrêté, soit relâché.
L’actrice Mélanie Thierry qui incarne Marguerite nous apporte la crainte pendant tout le film, elle mène un combat indirect afin de pouvoir retrouver son mari. Elle n’hésite pas à se rapprocher d’un inspecteur français et collaborateur afin de pouvoir obtenir des informations concernant son mari.
Cependant à mon sens le réalisateur n’a pas su nous toucher assez afin que l’on puisse se mettre dans la peau des personnages. De plus ce film est composé à 90 % de voix off ce qui provoque un ennui profond à mourir.
Le film porte le nom de la douleur il fait référence au long cauchemar que vit Marguerite en attendant tout simplement que son mari rentre ce qui rend le film encore plus long qu’il ne devrait. Le manque d’action ne nous permet pas d’accrocher au film ce qui le rend compliqué à suivre. Les jeux de lumières sombres rendent le film déprimant, le réalisateur n’hésite pas aussi à faire des plans flous ou même des plans ou l’on peut voir Marguerite en double, exerçant deux tâches différentes, ce qui complique la compréhension du film.
Le réalisateur a aussi essayé de capter le public en faisant des rebondissements de situations, par exemple lorsque Marguerite croit en la mort de son mari puis apprend qu’il vit encore mais qu’il est dans un état critique. Pour ma part cela m’a juste appris, à mon grand regret, que le supplice n’était pas encore terminé et que le film n’était pas encore fini.
La fin du film est tout autant longue et ennuyeuse. De plus, après qu’elle ait retrouvé son mari elle finit par divorcer.

La douleur porte très bien son nom, ce film est d’un ennui suprême, du fait de plans complètement inutiles, du manque d’actions, de la présence de la voix off quasi permanente, des jeux de lumières sombres et déprimants…enfin bref toutes ces petites choses qui nous plongent pendant environ 2 heures dans un profond ennui. Pour finir une fin complètement insensée : à quoi bon attendre durant des mois le retour de son mari pour enfin demander le divorce, je trouve ça dommage que cela finisse ainsi.

Adrien, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:25 #4297-4b91-a902-59e7854cf90c
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Emmanuel Finkel est un réalisateur Français ancien assistant réalisateur pendant 16 ans, il décide de se lancer en tant que réalisateur en 1996 en réalisant le long métrage « Madame Jaques sur la Croisette ». Il réalise ensuite d’autres longs métrages puis son dernier, « La Douleur » en Janvier 2018. La Douleur est une adaptation cinématographique du roman « La Douleur » de Marguerite Duras.
Critique :
Tout d’abord le point fort du film est qu’il est inspiré de faits réels. Les faits se déroulent à la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1944, dans une France toujours occupée par les nazis. Le réalisateur nous montre le quotidien d’une femme française résistante attendant que son mari, résistant qui a été arrêté, soit relâché.
L’actrice Mélanie Thierry qui incarne Marguerite nous apporte la crainte pendant tout le film, elle mène un combat indirect afin de pouvoir retrouver son mari. Elle n’hésite pas à se rapprocher d’un inspecteur français et collaborateur afin de pouvoir obtenir des informations concernant son mari.
Cependant à mon sens le réalisateur n’a pas su nous toucher assez afin que l’on puisse se mettre dans la peau des personnages. De plus ce film est composé à 90 % de voix off ce qui provoque un ennui profond à mourir.
Le film porte le nom de la douleur il fait référence au long cauchemar que vit Marguerite en attendant tout simplement que son mari rentre ce qui rend le film encore plus long qu’il ne devrait. Le manque d’action ne nous permet pas d’accrocher au film ce qui le rend compliqué à suivre. Les jeux de lumières sombres rendent le film déprimant, le réalisateur n’hésite pas aussi à faire des plans flous ou même des plans ou l’on peut voir Marguerite en double, exerçant deux tâches différentes, ce qui complique la compréhension du film.
Le réalisateur a aussi essayé de capter le public en faisant des rebondissements de situations, par exemple lorsque Marguerite croit en la mort de son mari puis apprend qu’il vit encore mais qu’il est dans un état critique. Pour ma part cela m’a juste appris, à mon grand regret, que le supplice n’était pas encore terminé et que le film n’était pas encore fini.
La fin du film est tout autant longue et ennuyeuse. De plus, après qu’elle ait retrouvé son mari elle finit par divorcer.

La douleur porte très bien son nom, ce film est d’un ennui suprême, du fait de plans complètement inutiles, du manque d’actions, de la présence de la voix off quasi permanente, des jeux de lumières sombres et déprimants…enfin bref toutes ces petites choses qui nous plongent pendant environ 2 heures dans un profond ennui. Pour finir une fin complètement insensée : à quoi bon attendre durant des mois le retour de son mari pour enfin demander le divorce, je trouve ça dommage que cela finisse ainsi.

Adrien, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:26 #274d-47d3-be50-8ce34fbbbaa6
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur est un film d’Emmanuel Finkiel avec Mélanie Thierry et Benoit Magimel.
Sorti au cinéma le 24 janvier 2018 de type drame et d’une durée de 2h07min.
Le film « la douleur », raconte la douleur vécue par Marguerite, écrivaine et résistante sous l’occupation allemande en juin 1944 lorsque son mari, lui aussi écrivain et résistant est arrêté et déporté. Le film tourne autour de Marguerite, qui, tiraillée par l’angoisse du manque de nouvelles de son mari attend désespérément son retour. Lors de sa recherche pour retrouver son mari, elle fait la connaissance de Rabier, agent français de la Gestapo, avec qui elle noue une relation ambigüe car il est le seul à pouvoir l’aider. Commence alors une insoutenable attente se déroulant durant la libération de Paris.
Ce film français sur la seconde guerre mondial nous emmène dans une période sombre de l’histoire de France entre collaboration et résistance. La réalisation de ce film est intéressante avec des musiques bien choisies et des jeux de lumières qui nous transportent.
Malgré cette réalisation exemplaire, le film met du temps à démarrer. Ce film d’auteur manque d’action ou même de but, le spectateur ne peut pas accrocher à l’histoire car elle est manquante.
Maigres les nombreux défauts, ce film est sauvé par la prestation admirable de Mélanie Thierry dans le rôle de Marguerite. A elle seul elle nous fait supporter ce film.
Pour moi ce film n’est pas captivant et manque de contenu, même si il peut plaire à un certain public grâce à sa réalisation et à ses acteurs.

Nicolas, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:26 #c011-45dd-b9ce-dfdbe6e09f62
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur, film de Emmanuel Finkiel, nous plonge dans la grande guerre en juin 1944. Une époque historique et mouvementée qui annonce un film captivant. Mais c’est très vite qu’on s’aperçoit avec de longues scènes, beaucoup de dialogue et une intrigue peu alléchante, (il s’agit de savoir si le mari de Marguerite est en bonne santé après avoir été arrêté pour acte de résistance) que l’ennui nous prend.
Malgré l’entré en jeu d’un commissaire mettant en évidence le début d’un rapprochement entre deux personnes de camps différents, d’un coté un collabo et de l’autre la résistance, ça reste un film relativement plat. On suit l’héroïne dans ses rendez vous pendant que son état s’aggrave peu a peu dû au manque d’amour et rentre dans une dépression sans pour autant que l’on parvienne à s’identifier au personnage, restant ainsi dans une indifférence totale.
C’est alors qu’on s’accroche à l’espoir des retrouvailles entre Marguerite et Robert pour constater les dégâts causés par les camps de concentrations et partir du cinéma, mais c’est à peine si l’on voit la victime. Le film se termine par une déception conformée par une manière singulière de filmer les scènes comme par exemple la fois où l’on commence par un gros plan sur un mur puis qu’on décale doucement sur notre Marguerite qui marche dans une rue. Si Emmanuel Finkiel a voulu nous faire passer un message ou une émotion je n’ai reçu que du désarroi.

Thomas, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:26 #4fe7-4064-900d-2480dedfc008
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur, film de Emmanuel Finkiel, nous plonge dans la grande guerre en juin 1944. Une époque historique et mouvementée qui annonce un film captivant. Mais c’est très vite qu’on s’aperçoit avec de longues scènes, beaucoup de dialogue et une intrigue peu alléchante, (il s’agit de savoir si le mari de Marguerite est en bonne santé après avoir été arrêté pour acte de résistance) que l’ennui nous prend.
Malgré l’entré en jeu d’un commissaire mettant en évidence le début d’un rapprochement entre deux personnes de camps différents, d’un coté un collabo et de l’autre la résistance, ça reste un film relativement plat. On suit l’héroïne dans ses rendez vous pendant que son état s’aggrave peu a peu dû au manque d’amour et rentre dans une dépression sans pour autant que l’on parvienne à s’identifier au personnage, restant ainsi dans une indifférence totale.
C’est alors qu’on s’accroche à l’espoir des retrouvailles entre Marguerite et Robert pour constater les dégâts causés par les camps de concentrations et partir du cinéma, mais c’est à peine si l’on voit la victime. Le film se termine par une déception conformée par une manière singulière de filmer les scènes comme par exemple la fois où l’on commence par un gros plan sur un mur puis qu’on décale doucement sur notre Marguerite qui marche dans une rue. Si Emmanuel Finkiel a voulu nous faire passer un message ou une émotion je n’ai reçu que du désarroi.

Thomas, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/24 11:28 #5276-4bd8-afc9-ee2e210a50a0
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
La douleur est un film français dramatique d'une durée de 2 heures 6 minutes dans lequel le réalisateur Emmanuel Finkiel nous fait suivre l'histoire de Marguerite, une jeune femme résistante de la seconde guerre mondiale. Cette jeune femme a un mari résistant qui a été arrêté et déporté par la gestapo.
Marguerite est prête à tout pour avoir des nouvelles de son mari. Elle entre dans une relation ambiguë avec un agent de la gestapo, Rabier.
Le réalisateur nous fait suivre les émotions et partage les sentiments que ressent Marguerite. Le jeu d'acteur est très réaliste et donne vraiment l'impression de compassion. Ils nous fait comprendre les sensations de cette jeune résistante qui brave tous les dangers pour avoir des nouvelles de son mari.
Le film La Douleur a été inspiré du roman éponyme de Marguerite Duras. "Duras a tenu un journal de ces longs mois de souffrance, et lorsqu’elle le retrouve des années après, écrit La douleur dans un état déjà loin de ce temps-là "
Les acteurs qui nous ont fait passer les émotions sont Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay.
L'adaptation du livre La douleur a sûrement été compliqué mais le réalisateur Emmanuel Finkiel a su nous faire passer les émotions du livre.On comprend que le titre du film ne fait pas référence à la douleur du mari, ni à la douleur que subissent les juifs, mais bien à la douleur de Marguerite dans laquelle elle se complait. Quand elle apprend qu'elle va retrouver son mari, elle refuse de le voir car sa réapparition engendrerait la fin de sa douleur à laquelle elle s'est habituée, et à laquelle elle s'est sûrement attachée.

Mathis, Eva, Romain, Section Prix Renoir, Lycée Eugène Montel, Colomiers
2018/03/25 13:05 #bc3c-4fdc-8c31-8e5ee95f3614
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
La Douleur est un film de 2017 réalisé par Emmanuel Finkiel, adapté du roman éponyme de Marguerite Duras.
L'histoire se déroule durant l'Occupation allemande, en 1944, elle rapporte les peurs et les inquiétudes qu'éprouve Marguerite Duras et son désir de retrouver son mari, Robert Antelme, résistant important et écrivain, déporté en Allemagne dans un camp de concentration. Nous assistons aux efforts de la jeune femme pour retrouver son mari, elle cherche à obtenir des informations sur lui via Rabier, un agent influent de la Gestapo, qui lui-même essaie de soutirer des informations à Marguerite sur le réseau de résistance de son mari, dont elle-même fait partie.
Le film est ponctué des rendez-vous de Rabier et Marguerite, qui, chacun de leur côté, tente d'en savoir plus dans un jeu de mensonges et de secrets…
Nous avons trouvé ce film très émouvant de par sa mise en scène, le scénario intelligemment ficelé qui retrace une histoire vraie, ce qui la rend d'autant plus forte. Le jeu des acteurs est aussi particulièrement bien adapté au côté nostalgique de la situation.
Nous vous conseillons donc d'aller voir cette œuvre, à la fois réaliste et poétique.


Léo, Samuel
2018/03/25 13:06 #cbfa-4233-b2e0-864a2b9c1b11
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
La douleur est un film français d'Emmanuel Finkiel sorti le 24 janvier 2018 il dure 2h06min. C'est un drame pendant la seconde guerre mondiale, il se déroule en juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est angoissée de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier. Elle est prête à tout pour retrouver son mari, elle se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d'une longue attente, d'une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Nous avons trouvé que certaines scènes étaient trop longues pour ne pas exprimer grand-chose, elles étaient également très répétitives, ce qui étaient un peu ennuyant. Pendant tout le film, il y avait une intrigue sur le mari de Marguerite : Robert Antelme, donc à la fin, quand il est revenu de la guerre, nous nous attendions à voir son visage en entier pour voir quelles étaient ses blessures, ce qui n'a pas était le cas, de ce fait beaucoup d'élèves ont été déçu de ne pas l'avoir vu. Par conséquent nous avons trouvé que la fin était de décevante.
Néanmoins, la majorité des élèves ont trouvé que les acteurs jouaient bien ce qui rendait agréable certaines actions. De plus l'histoire était de base intéressante vu qu'elle s'appuyait sur la Seconde Guerre Mondiale. Le film a donc enrichi nos connaissances ce qui a plu à plusieurs élèves.

Marine, Constance, Lola et Michaëla
2018/03/25 13:08 #d0ad-4804-b894-6ba949aee058
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Ce film intitulé La Douleur est un film dramatique sorti le 24 janvier 2018 réalisé par Emmanuel Finkiel. On peut y voir dans le rôle de Marguerite Duras, Mélanie Thierry ; Benoît Magimel dans le rôle de Pierre Rabier ; Benjamin Biolay en Dionys ; Shulamit Adar en Madame Katz ; Emmanuel Bourdieu dans le rôle de Robert ; Grégoire Leprince-Ringuet en Morland et pour finir Anne-Lise Heimburger et Patrick Lizana dans les rôles de Madame Bordes et Beauchamp.

En Juin 1944, la France était toujours sous l’Occupation de l'Allemagne Nazie d'Hitler. Un écrivain Robert Antelme, figure emblématique de la Résistance, fut arrêté et déporté. Son épouse Marguerite, également écrivain et résistante, était partagée entre l'angoisse de ne pas avoir de nouvelles de son mari et sa liaison extraconjugale secrète avec Dyonis, lui aussi résistant. Un jour, elle rencontra un agent de la Gestapo, Rabier, et, étant prête à tout pour retrouver au plus vite son mari, elle se mis à avoir une relation ambiguë avec cet homme, qui était le seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annonçaient à Marguerite le début d’une très longue attente, lente et silencieuse au milieu de la Libération de Paris.
De l'autre côté, Madame Katz, mère de famille, attendait sa fille handicapée, déportée dans un camp de concentration.
Ce film nous a permis d'avoir une autre vision de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, on a vu l'attente et l'inquiétude de gens restés chez eux.

Aline, Louis, Matéo
2018/03/25 22:41 #5cfc-421f-884a-1b427c5f374c
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
Une douleur partagée

La Douleur, une adaptation du roman éponyme de Marguerite Duras, réalisé par Emmanuel Finkiel.
Après de longues années de guerre, de stress et d’attente vient la libération, avec ses rues en fête et ses cris de joie. Tandis que tout Paris danse et s’amuse au bas de son appartement lugubre, Marguerite, seule à sa fenêtre, assiste à la fête en silence, une éternelle cigarette à la main. On n’aperçoit les lumières festives que par la mince ouverture du volet, à moitié dissimulées par la silhouette de Mélanie Thierry. Ce surcadrage suggère l’enfermement volontaire et la solitude de la jeune femme meurtrie par l’attente interminable de son mari déporté. Après un temps, elle ferme le volet.
Cette scène symbolique, qui transmet le sentiment de mélancolie dans lequel s’enferme Marguerite, résume la plupart des scènes du film, qui renvoient inlassablement la même idée de l’attente et de la solitude. Cette idée est encore une fois transmise par la séquence où Marguerite roule seule à vélo dans les rues complètement vides de Paris, avec le seul travelling du film, qui nous présente une vue aérienne de la ville soudainement désertée.
Une focalisation sur l’héroïne nous force à partager chaque moment de son quotidien, chacune de ses émotions. La caméra, braquée sur elle, ne nous montre ni la douleur générale de la ville, ni le contexte historique : la volonté du réalisateur est de nous montrer la douleur de Marguerite, son histoire personnelle. Les personnages des résistants, de la pauvre mère qui attend sa fille décédée, ne sont qu’effleurés par la caméra. Par un floutage de tout ce qui entoure l’héroïne, seul élément net dans d’innombrables plans, par l’assourdissement des sons environnants, remplacés par la voix des pensées de Marguerite, sa solitude est encore et encore accentuée.
Toutes ces manœuvres ont leur effet, le sentiment d’attente est partagé : on attend le moment où l’on pourra quitter la salle avec autant d’impatience qu’elle attend son mari. Lors du moment fatidique, au summum de l’intrigue, lors du retour tant attendu de son mari… un plan flouté, ralenti et assourdi, encore une fois, avec Marguerite pour centre d’intérêt : on ne le voit même pas. La déception est signée.

Agathe Klein - 2nde 2
2018/03/25 22:44 #74c1-44e7-8e1b-6f51bcdba4d9
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
La douleur
Emmanuel Finkiel écrit et réalise l’adaptation du roman éponyme de Marguerite Duras.
Paris, juin 1944 : libération de la France après sa longue occupation. Les anciens soldats reviennent des camps.
Marguerite Duras (Mélanie Thierry) est une jeune écrivaine. Son mari, Robert Antelme, membre important de la résistance, est arrêté et déporté. Elle, restée libre, essaie de nouer des liens avec un gestapiste, Pierre Rabier (Benoît Magimel) aux intentions louches, pour se procurer des informations sur son mari. Malgré l’aventure amoureuse avec Dyonis, cette jeune femme attend dans l’angoisse, la douleur et la culpabilité, durant tout le film, le retour de son époux en voyant les autres soldats revenir des camps au compte-gouttes.

Un film un peu trop bavard
Le film commence sur une scène dans laquelle le public voit Marguerite, fumant dans sa cuisine, devant son balcon. Elle ne parle pas, sa voix-off parle à sa place. Cette voix imite son âme et sa pensée. La séquence n’est que le début mais elle reflète déjà toute l’image du film : couleurs sombres, rythme lent, pensées emmêlées et décisions incertaines.
Dans la majorité du film, la voix-off de Marguerite décrit le contexte où elle vit, son ressenti et la douleur dans laquelle elle attend. Parfois cette voix se superpose à d’autres voix d’acteurs, qui eux, parlent en direct. Cela crée un effet de style cinématographique assez original, seulement, cet effet se reproduit trop souvent et donne au final un long rythme répétitif au film. Les paroles dites par Marguerite ne peuvent pas être visuellement représentées, donc le spectateur écoute juste son long monologue en la voyant, passive et immobile. A certains moments, on s’ennuie durant ses monologues.
On peut donner pour raison que le livre éponyme de Marguerite Duras était peut-être trop littéraire pour une adaptation au cinéma : trop de textes et pas assez d’actions, ce qui explique ces nombreuses lectures-off trop présentes dans cette œuvre. Le réalisateur a confondu livre et cinéma.
Benjamin Biolay, dans le rôle de Dyonis est plat et bavard d’une voix monotone. Son personnage ne réussit pas à faire passer d’émotions. Or, ce fait est dommage, car dans un film au contexte historique comme celui-ci, le personnage aurait pu être plus expressif. Mais il récite son texte d’une façon trop passive.
En revanche, Mélanie Thierry, dans le rôle principal, joue très bien son personnage : elle joue cette figure de la littérature française, Marguerite Duras, avec une ferveur authentique et une force dramatique prenante et réaliste. Grâce à cette actrice, au moins, le public arrive à ressentir tous les sentiments qu’ont dû endurer sûrement les femmes après la libération de la France, attendant leur mari déporté : culpabilité, douloureuse attente, pitié.
L’une des dernières scènes, la plus bouleversante du film, est une parfaite illustration du jeu d’acteur de Mélanie Thierry : elle est dans son appartement, en pleurs, elle sait que son mari, presque mort, est au café d’en bas. Quand Dyonis monte lui apprendre cette nouvelle, cette jeune femme tombe dans une crise de pleurs, ayant peur de retrouver son époux défiguré et de ne pas le reconnaître.

« La douleur », un aspect non traité

Le fil conducteur du film est plus celui de l’attente dans l’ennui plutôt que celui de la douleur. On a l’impression d’attendre le mari avec Marguerite mais on ne ressent la douleur qu’elle subit, juste les derniers instants du long métrage. Donc le titre est insignifiant pour ce film.
Emmanuel Finkiel choisit de décortiquer et d’imaginer la vie d’une femme comme Marguerite. L’aspect artistique est assez travaillé : pour que le spectateur se focalise juste sur ce portrait de femme, tout le monde, le décor est flou, seule Marguerite, au premier plan le plus souvent, va attirer le plus l’attention. Le seul point négatif que l’on peut noter à cet aspect est du coup le manque du décor historique : à presque aucun moment on ne peut voir un décor réaliste de l’époque, puisque tout le fond est flouté. Etonnant pour un film ayant gagné le prix du festival international du film de l’histoire de Pessac en 2017.

Un autre point assez agaçant au niveau sonore : il n’y a pas de musique qui ne persécute pas l’oreille. Les seuls fragments de morceaux que nous pouvons entendre est ceux de bruits stridents de violons et peut être de flûtes. Dans un contexte long de l’attente d’une femme, une musique moins moderne aurait été mieux adaptée.

Ce film intimiste qui nous introduit dans une partie pénible de la vie d’une future grande figure littéraire nous étouffe ; on reste enfermés à longueur de journées dans l’appartement parisien de Marguerite Duras, avec elle, partageant son ennui et son attente. On éprouve à la fin de la pitié pour ce pauvre époux revenu des camps que sa femme va finalement quitter pour Dyonis. Le réalisateur Emmanuel Finkiel pose une question importante à son public : à la place de cette jeune écrivaine, jusqu’où pourrions-nous aller pour obtenir des informations ? Irions-nous comme elle tisser des liens avec des collabos ?
Bérénice - 2nde 2
2018/03/25 22:47 #6572-4b8b-a81e-df3a29468a14
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
La douleur - Elle est partout.


La Seconde Guerre mondiale et la Shoah furent terribles pour les victimes directes et indirectes. "La douleur" d’Emmanuel Finkiel, nous plonge dans l’attente de Marguerite Duras, écrivain et résistante, qui souffre de ne pas avoir des nouvelles de son mari, Robert Antelme, arrêté et déporté.

La reconstitution historique est remarquable, notamment lors des plans en plongée de Paris et l’interprétation de Mélanie Thierry aussi. Comme l’a exprimé l’actrice dans une interview, il s’agissait, non pas de jouer Marguerite Duras, mais plutôt de jouer le rôle d’une femme à la fois malheureuse et d’un certain point de vue égoïste.

Une scène marquante est celle d’une mère, hébergée par Marguerite, qui lave et étend les habits de sa fille déportée qu’elle attend, en vain. Ce drame familial nous sort un peu de l’histoire focalisée sur la femme affaiblie pour nous dépeindre brièvement un autre portrait de personnes ayant perdu un proche durant la guerre et nous rendre compte de leur « guerre silencieuse ».

En soi le film est extrêmement bien réalisé, on est en effet plongé dans l’attente, la culpabilité et la douleur de Marguerite mais c’est fait au péril de l’attention du spectateur. Le film étant très lent (effet augmenté par des floutés) et oppressant car l’on est toujours avec la résistante, on se lasse assez vite. Mais alors le but d’un film est-il de plaire au spectateur ou bien d’être fidèle aux sentiments que l’on veut faire passer ? Le réalisateur nous fait ressentir l’insoutenable attente de cette femme, mais à outrance. L’effet rendu est mitigé.
Elizabeth - 2nde 2
2018/03/25 22:50 #b56b-45be-9a7c-9374e2811bff
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
La douleur de l’attente

"La Douleur", film confus réalisé par Emmanuel Finkiel et sorti en 2017.
Une jeune fille, une balade à vélo, en plein Paris, juin 1944, sous des avions ennemis menaçant la ville de leurs bombes. Cette scène marquante symbolise l’attente interminable de Marguerite, l’attente d’un mari déporté. Le silence de la rue, dérangé par les bruits du vélo de Marguerite, représente le contraste majeur de ce film, entre ce personnage principal et l’ampleur de la guerre. La Douleur suit la vie de Marguerite Duras (jouée par la remarquable Mélanie Thierry), une jeune écrivain et résistante, après l’arrestation et la déportation de son mari Robert Antelme. Entre sa liaison secrète avec son ami Dyonis (incarné par Benjamin Biolay) et sa relation ambiguë avec un agent français de la Gestapo nommé Rabier, Marguerite est prête à tout pour retrouver son mari. A la Libération de Paris commence alors la longue et terrible attente du retour de Robert…

Reconstitution historique mise en retrait
Malgré des costumes très réalistes, de magnifiques décors et un filmage moderne, le genre historique de ce film n’est pas assez développé à cause du point de vue choisi par le réalisateur. Les seules scènes dans lesquelles le décor est mis en valeur sont celles dans Paris vide, comme par exemple un énorme travelling aérien sur la place de la Concorde. De plus, le contexte dans lequel l’histoire est inscrite, celui de la deuxième guerre mondiale aurait pu être plus exploité et mis en valeur. Les scènes du retour des Juifs des camps sont trop brèves et le traitement de ce sujet n’est clairement pas à la hauteur de ce que l’on aurait pu attendre. Enfin, la libération a malheureusement été bidonnée par l’auteur et le metteur en scène.

Un film intimiste
Le portrait de femme est l’un des thèmes principaux de ce film et surtout, le plus développé. En effet, La Douleur est un film entièrement focalisé sur le personnage principal qu’est Marguerite Duras. Le rythme très (voire trop) lent du film, traduit l’agonie lente et silencieuse de la jeune femme, en attente du retour de son mari. Afin d’insister sur le renfermement du personnage sur lui-même et de nous communiquer ses pensées, le réalisateur a choisi d’utiliser une voix-off. Cet effet aurait très bien pu rendre si la voix n’avait pas été aussi monotone et ne donnait pas l’effet d’assister à une lecture du livre sans intérêt. Sans compter plusieurs scènes répétitives et inintéressantes telles que celles où Marguerite fume devant une fenêtre, de trop nombreuses scènes sont floues et irritantes. Emmanuel Finkiel superpose des scènes floutées et la voix-off de Mélanie Thierry afin de créer un effet d’intime, d’étouffement et de nous faire entrer dans la vie de Marguerite mais cela finit par étouffer le spectateur !

Malgré un travail important sur la caméra et l’organisation du film, "La Douleur" manque de force et de profondeur. Certains thèmes comme l’absence, la séparation, la culpabilité et l’attente ont été très exploités mais d’autres beaucoup moins. On peut ainsi se demander ce que la guerre aurait pu apporter au film si elle avait été plus développée…
Hélèna NAIDJI
2nd2
2018/03/25 22:53 #f1b4-4f03-82ca-217ff5c10433
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
En adaptant le livre « la douleur » de Marguerite Duras, Finkiel nous plonge dans les tourments d’une femme ravagée par l’arrestation de son mari, sa déportation et la longue attente de son retour alors que la France est déjà libérée. Un film oppressant et (trop) long à l’image de l’attente de Marguerite.
Peut-on mettre en scène les pensées, le ressenti ? C’est le défi que s’est lancé le réalisateur en adaptant « la douleur », celle d’une femme dévastée après l’arrestation de son mari, écrivain et résistant, Robert Antelme en 1944. Pour nous livrer ses pensées, Marguerite se raconte, en voix off. Un procédé qui permet au réalisateur de rester au plus près de l’œuvre avec des extraits entiers du livre ainsi récités mais qui, à la fin, sont assez pénibles quand l’attente se fait trop longue, aussi bien pour Marguerite que pour le spectateur.
Ce film peut se résumer en deux parties. La première fait suite à l’arrestation du mari de Marguerite qu’elle tentera d’aider en acceptant des rencontres avec Rabier, un membre de la Gestapo qui lui, cherche à lui extorquer des renseignements. Un jeu un peu trouble entre ces deux personnages (Benoît Magimel est ici excellent) dont aucun n’est dupe et qui nous vaut de belles scènes où les regards échangés en disent plus que les mots.
Puis, lorsque Marguerite apprend la déportation de son mari, elle passera de l’action à l’attente, enfermée dans sa culpabilité, pas loin de la folie. Mélanie Laurent incarne avec beaucoup de justesse cette femme inquiète, triste, meurtrie jusqu’à en devenir malade.
Dans Paris libéré, par ailleurs très bien reconstitué avec ces façades aux couleurs noirâtres, Marguerite ne trouve pas sa place, semble perdue. Alors que les soldats reviennent peu à peu, Marguerite attend, espère (mais le souhaite-t-elle vraiment ?) le retour de son mari, tout comme cette mère juive qui vient chez elle, dans l’attente de sa fille handicapée. Chacune meuble à sa façon cette attente jusqu’à ce que, moment très émouvant du film, la mère juive comprenne que sa fille ne reviendra pas même si elle ne veut y croire.
La douleur a pris toute la place dans la vie de Marguerite et on le comprend vite. Fallait-il faire durer ces scènes de l’attente avec cette voix off qui devient alors ennuyeuse ? Le film aurait peut-être gagné à être un peu moins long, à raconter plus clairement la relation de Marguerite avec Dyonis qui, ici, n’est qu’effleurée.

Léanne Bretzer
2nd2
2018/03/25 22:56 #c549-4787-9c55-d6013142da76
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
Un film lent, mais brutal.
La douleur d’Emmanuel Finkiel

Emmanuel Finkiel nous fait découvrir dans "La Douleur", la vie de Marguerite, qui vit à Paris sous l’occupation nazie, et qui va entrer dans la résistance. Elle attend avec impatience le retour de son mari, Robert, parti au combat… Un jour, alors qu’elle se rend à la préfecture de police, elle va rencontrer un homme pervers qui pourra la renseigner sur la situation de Robert. La Douleur s’inspire d’une histoire vraie, celle vécue par Marguerite Duras durant la guerre.

La douleur, un sentiment omniprésent

La douleur est partout. On la retrouve dans l’attente interminable de Marguerite, dans les plans lents, lorsqu’elle fume et regarde vaguement autour d’elle, et même dans les plans rapides, lorsqu’elle travaille à la gare, là où les détenus de retour des camps s’amassent, un par un devant elle. On la sent perdue, déstabilisée. Emmanuel Finkiel montre également cette douleur, dans les plans fixes, lorsque Marguerite attend, immobile, à la préfecture de police, et dans les très gros plans, quand elle enchaîne les verres de vin, et qu’elle se perd dans l’alcool, pour tout oublier. Le réalisateur représente cette douleur, dans la folie de Marguerite, lorsqu’elle tombe malade. Elle exprime aussi son dégoût à l’égard de Robert, à la fin du film, lorsque tout autour d’elle devient flou.

Des mouvements de caméra prenants

En utilisant des transitions, et des montages alternés, Emmanuel Finkiel cherche à montrer par les mouvements de la caméra, la solitude de Marguerite. Par exemple, dans la scène où l’on peut voir successivement l’héroïne fumer, du haut de son balcon, puis marcher dans la rue quelques instants plus tard, habillée d’une manière différente. Le réalisateur représente le vide, dans des scènes au montage alterné, lorsque Marguerite exécute une action dans une pièce, puis voit son reflet, en effectuer une autre. On a l’impression de ressentir la douleur, et le vide, dans la manière dont le réalisateur filme ces scènes ; des personnages de dos, souvent immobiles, silencieux, exécutent les mêmes mouvements, lents et répétitifs.
Dans l’ensemble, c’est un film dur, marquant, vrai. Il raconte avec beaucoup de réalisme les tragédies vécues pendant l’occupation allemande, par les femmes, les familles, les enfants. Cela se ressent à travers la manière de filmer du réalisateur, de sorte que le spectateur se met à la place de Marguerite, l’accompagne.
Martin - 2nde 2
2018/03/26 13:34 #b164-40a2-a171-6d59231ee8b5
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Critique de film : La douleur


«  Juin 1944-avril 1945. Marguerite attend Robert, son mari écrivain et membre d’un réseau de la
Résistance, arrêté puis déporté en camp de concentration. Ses efforts pour lui venir en aide l’amènent à fréquenter un certain Rabier, agent français de la Gestapo. Dans Paris, toujours sous occupation nazie, une étrange relation se met en place entre la jeune femme et le policier. »
Voici le synopsis du film La Douleur.

La douleur n’est pas une biographie filmée de marguerite Duras, mais une adaptation de deux nouvelles écrites d’après son journal intime.

Ce film était ennuyeux, car la manière dont il a été fait, la manière dont les scènes ont été tournées, tout le rend trop lent et évasif. La voix off pleine du texte autobiographique envahit le cadre.
Ce film est donc composé de plusieurs discours inutiles et en devient trop littéraire.

Pourtant le but de l’auteur, montrer les émotions de Marguerite est réussi : on comprend bien que Marguerite souffre, elle cherche du réconfort envers le meilleur ami de son mari, de plus elle est souvent muette à l’écran, dans une souffrance intérieure ?

De même Marguerite de part son visage non maquillé, sa manière de s’habiller nous montre qu’elle souffre de l’absence de son mari. Et qu’est-ce qu’elle fume ! Cette insistance n’est -il pas à l’image du film trop répétitif ? Oui elle souffre, le spectateur l’a compris.

Il est dommage que le film soit si long, beaucoup d’élèves ont décroché du film malgré les efforts du cinéaste pour nous faire ressentir la douleur.
Et qu’est-ce qu’elle fume !

Critique commune de la classe de 2 com 1 du Lycée Ernest Ferroul, Lézignan Corbières, sur le film La douleur
2018/03/27 14:17 #145b-43bb-9249-b74f331d6682
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
La douleur est un film dramatique français réalisé par Emmanuel Finkiel sorti en 2017.
Il raconte l'histoire de Marguerite Duras qui attend son mari, l'écrivain Robert Antelme arrêté et déporté en Allemagne. Ce film porte bien son nom par la longueur et la lenteur de son rythme : on ressent bien plus les émotions des personnages que l'on s'accroche au scénario ou à l'histoire. La voix off, la musique répétitive, les grands silences nous donnent l'impression de trotter dans la tête de Marguerite et d'attendre autant qu'elle. Même si l'idée était bonne, le réalisateur n'aurait pas du faire durer ça aussi longtemps car cela génère beaucoup d'ennui.

Tarek, Nola, Sankouba, Idrissa.
2018/03/28 09:50 #12bd-426a-acac-a5c4cfbae764
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble


La douleur,… C’est cette sensation de vide et d’attente éternelle de Marguerite, c’est cette envie de se laisser aller et tout lâcher, c’est l’Occupation allemande qui envoie juifs et résistants dans les camps, c’est cetéloignement, ce déchirement, c’est le visage d’une femme rongée par tout cela. La douleur.

La douleur est un film, adapté du roman éponyme de Marguerite Duras, par Emmanuel Finkiel, primé Film d’histoire au Festival international de Pessac 2017. Il narre la vie de Marguerite (interprétée par Mélanie Thierry) à partir de juin 1944, date où son mari Robert Antelme (Emmanuel Bourdieu), résistant politique au régime est arrêté et déporté. Elle entame alors une étrange relation avec un collaborateur, Pierre Rabier (Benoît Magimel), dans le but d'avoir des nouvelles de Robert. Lorsque la France est libérée, commence une sinistre période durant laquelle Marguerite dépérit dans l'attente de son mari. Elle est tourmentée par la peur que Robert ne rentre pas et par sa liaison secrète avec son meilleur ami Dyonis (Benjamin Biolay).

Le roman est une part importante de l’histoire de l’écrivaine Marguerite Duras. Mais le film puise aussi sa puissance dans celle du réalisateur Emmanuel Finkiel dont le père attendait le retour de ses parents et de son frère, disparus au camps d’extermination d’Auschwitz après leur entrée le 16 juillet 1942. C’est cela qui le rend si poignant, il est donc l’histoire d’une femme mais aussi d’un homme et de plusieurs centaines de femmes et de plusieurs centaines d’hommes.
Emmanuel Finkiel a fait le choix de plans longs laissant place aux émotions et à l’attente qui caractérise le film. Les silences pesants vont de pair avec cela et font planer une atmosphère oppressante et lourde, chargée à la fois d’espoir et de désespoir. Les gros plans sur le visage aux traits tendus de Marguerite par exemple accentuent encore cette douleur omniprésente et explore une palette d’émotions, passant de l’espérance à la détresse, du remord à la séduction comme avec Pierre Rabier, de la force à la faiblesse.
C’est en effet ce mélange de sentiments et ce caractère paradoxal qui rendent le personnage si complexe. Marguerite n’est pas seulement la femme malheureuse dans l’attente insoutenable du retour de son mari, elle est aussi l’écrivaine qui raconte et détaille toute cette période dans son petit carnet, elle est la femme froide et désirée par le collaborateur Rabier, elle est l’amante de Dyonis, elle est une résistante.
Sa relation avec Rabier change également avec le temps, elle a d’abord peur d’être manipulée et utilisée pour dénoncer les résistants mais les rapports de force s’échangent à l’approche de la libération. Elle se montre plus méprisante, hautaine et n’hésite pas à lui rappeler qu’il a perdu et que son tour vient d’être persécuté comme les résistants l’ont été.
Le dédoublement de Marguerite peut illustrer ses doutes, les oppositions qui l’animent, ses combats intérieurs. Doit-elle garder espoir ? Sombrer dans sa douleur ? Souhaite t-elle réellement le retour d’un homme qu’elle ne reconnaîtra probablement pas tant la guerre l’aura changé et l’a changé elle ? Et Dyonis qui a toujours été là pour elle et auquel elle mène la vie dure ?
Ce dédoublement est aussi une image de son calvaire. Elle n’est plus qu’une spectatrice passive de sa propre vie, elle s’observe réaliser les actions qu’elle n’arrive plus à entreprendre (décrocher le téléphone, ouvrir la porte…). C’est comme si elle était plus morte que vivante, c’est son malheur qui la tue doucement.
La voix off de Marguerite qui raconte, entraîne une distance avec l’action. Nous ne sommes plus dans la situation de guerre mais après, au moment de la narration du récit. Cette phase racontée rapproche bien sûr du roman initial.

Le film se déroule sur deux temps, avant la Libération et après.
A la fin, deux événements ont lieu, en marge de l’attente de Marguerite; la fête à laquelle se livrent les Parisiens pour célébrer la Libération et la découverte un peu plus tard de la barbarie nazie (les conditions des camps de concentrations, les centres de mises à mort, les tortures,…). La fête est comme un décor pour Marguerite qui n’y participe pas et ferme même ses volets pour ne pas être le témoin de cela. Ces réjouissances sont à la fois le soulagement du peuple français mais aussi l’hypocrisie de ce même peuple à l’heure où n’importe qui est proclamé résistant, où la France collaboratrice a disparu, où l’on veut oublier cette sombre période. Pour notre personnage, il est invraisemblable de faire la fête alors qu’elle est toujours dans l’attente et qu’elle se sent étrangère à cette joie ; ce qu’elle a vécu est impossible à oublier et elle en gardera toujours une trace profonde dans sa mémoire. Cette parenthèse de gaîté dans laquelle Paris tente de s’immerger est d’ailleurs de courte durée lorsque la population apprend peu à peu les véritables traitements infligés aux prisonniers dans les camps.

La douleur est un film aussi puissant que réaliste. La violence n’est pas montrée à l’écran, l’image même de Robert est floue, et pourtant la dureté est si suggérée qu’on la ressent. Cet énième film sur cette période est un chef d’œuvre d'où l’on ressort l’estomac remué et les yeux brillants, servi par un jeu d’acteur époustouflant !
Fleur Troubat, 1°G1, Lycée de la Matheysine
2018/03/28 09:57 #a5cc-4c0b-a786-86a0cc021dbe
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble

La douleur de Emmanuel Finkiel est une adaptation du roman éponyme de Marguerite Duras. Il s'agit de l'histoire de l'auteur durant la seconde guerre mondiale, de sa résistance, de la recherche puis de l'attente du retour de son époux.
« Je savais qu'il savait. Que chaque heure, de chaque jour, je le pensais. Robert n'est pas mort au camp de concentration. »
Long-métrage de deux heures à l’esthétique sombre, ce film nous expose les facettes d'une femme qui cherche à sauver son mari, mais désespère alors que les survivants des camps reviennent, le résistant et écrivain Robert Lantelme, n'en faisant pas partie.
Elle ne renonce pourtant pas et continue d'attendre, tente d'obtenir des informations et des faveurs du policier qui a arrêté son conjoint, survit.

Mélanie Thierry interprète magnifiquement le rôle principal dans une ambiance noire, entre lucidité et folie, espoir et résignation : dans la douleur.

La Marguerite que nous propose ce film fait figure de représentation de toutes les femmes qui ont souffert de l'absence de proches durant la guerre de 39-45, l'ombre d'elle-même malgré ses efforts pour rester en vie, agissant pour les revenants des camps afin de les aider à retrouver leur famille alors que le gouvernement ne fait rien, ou encore changée par le temps qu'elle a passé seule : elle est humaine, et c'est ce qui fait en partie la force de ce film.
On la voit divaguer, se diviser entre ce qu'elle était, ce qu'elle est, ce qu'elle aurait pu être et ce qu'elle sera. La vision de cette histoire que nous propose la caméra est troublante et troublée, presque plus réelle que ce que nous aurions pu voir de nos propres yeux.

J'ai aimé ce film, il reflète dans un univers propre à Marguerite Duras et pourtant universel une réalité de la guerre qui n'est pas toujours mise en avant.

Alice Roudet, 1° G1, lycée de la Matheysine
2018/03/28 09:58 #82cc-4b91-b5ce-b99a954c2270
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
La Douleur d'Emmanuel Finikiel est une adaptation du texte de Marguerite Duras naviguant entre autobiographie et fiction. Elle y revient sur la Seconde Guerre mondiale, et sur la souffrance provoquée par l’attente du retour de son époux, fait prisonnier et déporté en Allemagne à la fin du conflit. C’est d’abord par le visage de Mélanie Thierry enveloppé dans une fumée de cigarette que le film s'ouvre . Une image presque floue qui laisse toute la place à la voix, celle de Marguerite Duras retrouvant des années après son «journal de guerre». Alternant des scènes de reconstitution historique et des plongées introspectives en voix off, le cinéaste filme le voyage intérieur d’une femme qui n’est jamais nommée autrement que Marguerite ou Mme Antelme. Une femme presque comme les autres mais à l'écart, fragile et perturbée, attendant toujours le retour de son mari. Une attente et une douleur profonde accentuée par des gros plans intenses qui permettent aussi de nous donner l'impression de ne jamais la quitter. Ce ressenti d’attente, de creusement insupportable est illustré de manière bouleversante par le cinéaste en filmant le dédoublement du personnage. Soit dans des moments d’abattement profond, où Marguerite se voit agir sans prendre véritablement part à ses actions, soit dans des moments d’intensité particulière. Lorsque la figure principale ne se voit pas ainsi elle-même atteinte dans sa personne, c’est le réel qui se trouble, la rue qui devient vague, les silhouettes qui s’amenuisent à l’extrême, voient leur tête, devenue minuscule, se séparer et flotter au-dessus de leur corps... L’attention portée à la reconstitution du « Paris noir » de l’époque est remarquable car nous sommes directement plongés dans l'époque. De même, les costumes, les coiffures, les objets… et jusqu’à l’attitude des soldats nazis. Il y a également l’omniprésence d’une tension sociale. On la voit culminer par cette phrase de Rabier : « Les gens comme vous ça méprise les gens comme moi », marque d’un choc entre deux mondes. Malgré la libération de Paris et la joie manifestée dans la ville, Robert est de retour mais la douleur est encore là. Il n'est plus qu'une silhouette fantomatique, une figure quasi-abstraite dans la dernière séquence. Emmanuel Finkiel laisse le dernier mot à Duras : « Je savais qu’il savait, qu’il savait qu’à chaque heure de chaque jour, je le pensais : “Il n’est pas mort au camp de concentration.” » Une œuvre rare, donc, qui non seulement offre une nouvelle vie à une texte, mais, par un magnifique travail de l'image, permet d'entrer dans un ressenti extrême et d'éprouver véritablement une période historique. Il est évident que chacun se projette dans un livre, en imaginant et visualisant toutes les articulations, les personnages, les paysages… Toutefois, il est rare qu’un réalisateur soit aussi respectueux de l’auteur. A ce niveau de qualité ce film mérite de rencontrer un public qui saura reconnaître son énorme potentiel cinématographique.

Julie Clèche, 1°G1, Lycée de la Matheysine
2018/03/29 16:47 #e42b-434c-89a8-63b93d2cdcae
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
Douloureuse préparation
Ingrédients :
- 250g d'attente
- 1l de larmes
- Une poignée de belles images
- Une cuillère à soupe de collaboration
- 1 tasse de trahison
- 1 tonne de volonté de vaincre
- Un zeste d'antisémitisme
- 600g de courage
Préparation :
Commencez par verser l'attente dans un grand bol.
Y ajoutez une poignée de belles images, puis mélangez.
Dans un récipient à part, mélangez le courage à la volonté de vaincre, pour obtenir la Résistance.
Ajoutez y la collaboration, et faites abstraction des grumeaux.
Versez cette préparation dans la précédente, et y battre l'antisémitisme et la trahison.
Obtenez un appareil hétérogène à verser dans un moule beurré.
Cuire très très lentement à feu doux pendant 2h07.
Sortez le gâteau sans vous brûler, sous risque de douleur.
Laissez imbiber dans 1l de larmes.
La Douleur est prête, et titillera subtilement vos papilles.

Louise Joly 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 16:49 #e415-4a60-8a06-f6e7e5dd38ae
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
La douleur, le film bouleversant sur l'attente

La douleur de Marguerite Duras qui dans un journal mi-biographique et mi-fiction raconte l'horrible attente de son mari, Robert Antelme prisonnier dans un camp de concentration, tel est le sujet du nouveau film biographique d'Emmanuel Finkiel. C'est un réalisateur dont les films débordent de finesse et de sensibilité comme avec « Madame Jacques sur la croisette », son premier film sorti en 1995. Finkiel, lui-même, fut l'assistant de Kieslowski, Tavernier, Godard.
Et qui dit réalisateur extraordinaire, dit casting extraordinaire avec dans le rôle de Marguerite Duras, Mélanie Thierry qui as su interpréter à la perfection le déni de cette femme qui voit les prisonniers de guerre rentrer par milliers et qui attend son mari désespérément. Elle qui s'accroche au personnage de Dyonis interprété par Benjamin Biolay, lui aussi extraordinaire. Le personnage de Pierre Rabier qui travaille dans la Gestapo, lui qui rêve d'ouvrir une bibliothèque et avec qui Duras se rapproche espérant avoir des nouvelles de son mari. Lui avec son comportement enfantin que l'on pense facilement berner. Mais est-ce une ruse pour récolter des informations ? Les deux usent de stratégies espérant en savoir plus : Marguerite sur son mari, Rabier sur le réseaux de résistants.
La caméra nous emmène dans la tête de Marguerite qui passe par plusieurs phases : il est mort, elle ne le reverra plus. Les deux esprits de cette femme nous parlent : celui plus littéraire de l'écrivain, et les émotions qu'elle témoigne. On vit avec elle, la libération de Paris à travers les volets fermés de son appartement. Les sons nous paraissent étouffés, comme si la douleur avait pris possession de son corps, elle l'occupait toute entière. Cette douleur visible sur son visage nu lors des gros plans. Les images sont belles, tristes. Elles ressemblent à des photographies instantanées, elles nous montre la vérité crue, sans artifice, ce que ressent Marguerite nous touche alors en plein cœur. Les couleurs fades témoignent elles aussi du vide qui grandi dans l'esprit de l'écrivain.
Alors vient la fin, Robert Antelme est vivant, faible mais vivant. Et un changement se produit dans l'esprit de Marguerite : la douleur disparaît, les couleurs redeviennent vives et belles. La dernière image ? Une silhouette maigre, squelettique au bord de l'eau. Le réalisateur nous laisse là, on ne sait rien de ce que devient Pierre Rabier, on ne sait pas comment finit l'idylle entre Margerite et Dyonis. On sort de la séance au bout de deux heures et sept minutes bouleversé.


Lola JACCOTTEY 2nde
Lycée EDGAR FAURE (25500 Morteau)
2018/03/29 16:50 #4d08-47be-8b3e-209521650300
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
La douleur

La douleur est un film réalisé par Emmanuel Finkiel d'après une œuvre de Marguerite Duras : une histoire dramatique
Nous sommes en Juin 1944,tandis que la France est toujours sous occupation allemande.
Robert est arrêté puis déporté, Marguerite son épouse est angoissée à l'idée de ne pas avoir de nouvelles jusqu'à ce qu'elle rencontre Rabier un agent français de la Gestapo. Étant prête à tout pour retrouver son mari, elle va se lancer dans une relation ambiguë avec cet homme.
Après la libération des camps Marguerite entre dans une insoutenable attente.
Entouré d'un casting masculin, Mélanie Thierry représente la jeunesse et la maturité.
Emmanuel Bourdieu est dans le rôle tragique de Robert Anthelme.
L'actrice a donnée une version convaincante de l’héroïne et est parvenue à nous transmettre ses émotions. Ce qui fait la qualité du film est le réalisme et l'exactitude des scènes.

La douleur|France (2h07), Emmanuel Finkiel
avec Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay

Margaux PERRON, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 16:51 #4794-4bd3-bfe2-cfda5045e015
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
Attendre...

Voilà tu y es… Cela fait maintenant plus de 6 ans que tu attends son retour, tu attends de le voir et tu attends de le prendre dans tes bras.
Alors pourquoi ???
Pourquoi ne veux-tu pas descendre? Il est juste en bas, au café, il t'attend.
Pourquoi baisses-tu les bras maintenant après tout ce que tu as fait ?
Ai-je besoin de te rappeler ? Tu n'as pas reculé devant tant d'obstacles …
Tu l'as cherché. Tu as pleuré pour lui. Mais, tu l'as aussi trompé avec son meilleur ami ce qui a ensuite donné naissance à un bébé. Alors ? Est-ce pour cela que tu ne veux plus le voir ?
As-tu honte ? Honte de toi ? Honte de ce que tu as fait ?

Certaines personnes boivent pour oublier mais toi tu fumes ... La fumée t'envahit, envahit ta maison, envahit ton environnement et c'est dans ses moments là que tu te poses mille et une questions. Tu nous parles de toi, de tes sentiments, de ce que tu ressens réellement ainsi toutes ses confessions quand tu fumes n'auraient jamais pu avoir lieu. Pour moi les cendres qui tombent représentent l'amour que tu portes à Robert. Un amour qui s'envole petit à petit par la fenêtre …
La fenêtre, ce n'est pas seulement que par là que rentre le soleil mais c'est également par là qu'il ressort. Il vient et repart comme ton espoir d'un jour le revoir. Oh oui ! Tu as bien compris de qui je parle… Robert … L'homme de qui tu n'as plus honte.
6 ANS … Il t'a fallu 6 ans pour passer du tout au tout. Il y a 6 ans tu l'aimais, tu l'aimais d'un amour passionné et maintenant c'est fini … Tu ne souhaites plus qu'une chose, divorcer. Tu ne l'aimes plus. Il ne veut pas divorcer mais toi tu le veux, Il te tient, mais toi tu veux partir. Il espère que votre amour redevienne comme à ses débuts mais toi tu sais très bien que cela n'arrivera plus.
Désormais, tu sais ce que tu ressens. Et lui, il attend.
Courage … courage pour la suite, courage pour ton avenir. BON COURAGE MARGUERITE !



BONDENET SABINE 2nde
LYCEE EDGAR FAURE ( 25500 Morteau )
2018/03/29 16:52 #46f0-4359-8ebc-fbd6d83ca4f6
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
L'attente

L'attente d'une personne
Une attente tellement interminable
Devant sa fenêtre, ou assise à sa table,
Elle attend cette personne.
Est-il mort ?
Ce sont ces seules pensées.
Pourquoi le penser mort,
Alors que la guerre n'est pas terminée.
C'est sûrement ce qui cause ce flou,
Qui à chaque fois la rattrape,
Tout le monde devient fou
Le silence l'attaque.
Elle se tait et attend,
Robert, son mari qu'elle aime tant.
Rabier, membre de la Gestapo,
Cherchant continuellement des informations sur le réseau.
La résistance qui dans l'ombre,
Met au point des plans d'évasion.
Il en faudra un grand nombre.
Marguerite doit revenir à la raison.
Son amour pour Robert change,
C'est avec Rabier qu'elle échange.
Sa relation avec lui est ambiguë.
Tous les jours elle le voit, elle continue.
C'est seule, vêtue de rouge, qu'elle roule à vélo.
Et elle revoit encore et encore ce collabo.
Robert ne se fait pas trahir que par un homme,
Mais aussi par Dyonis, un soi-disant ami.
C'est dans ce couloir avec ce gentilhomme
Qu'elle entretient une relation aussi.
Parfois elle se voit téléphoner,
De ces émotions, vient cette vérité,
Elle se voit sous forme de dédoublement.
Les nuages sombres, parfois inquiétants
Tournent au dessus de sa tête.
L'attente de Robert est-elle au final importante ?
Tout se mélange dans sa tête.
Le retrouvera-t-elle d'une manière accueillante ?
Son retour, elle l'attendait,
Mais ses sentiments ont changé
Dyonis est son bien-aimé.
Se marier avec lui, elle voudrait.
Sur une plage d'Italie,
C'est ici, qu'elle avoue tout à son mari.


Leana Barbet , 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 16:53 #9cdd-4e58-8ad2-247193c095e4
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
La Douleur

Le Douleur induit le fait que l'on ne guérit totalement de l'absence,
Malgré la voix off faite pour appuyer la souffrance,
Peut-être trop présente, laisse dans l'indifférence
Liée probablement à une grande contenance.
Les décors et la photographie sont épatants
Les prises de vues remplissent leur rôle également.
Là où Mélanie Thierry joue son personnage à merveille
Et où sa richesse psychologique nous éveille,
L'ambiance austère qui s'en dégage
Augure cependant un mauvais présage
Vis-à-vis de ces fameuses retrouvailles
Qui deviennent finalement une nouvelle bataille.

Fanny Sanchez, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 16:53 #4afe-40f7-b477-12717fefdb52
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
La Douleur

La douleur, la peur, le silence,
Tant d'émotions confondues dans un vide immense.
Je vois dans les rues, des âmes en peine, espérantes
Le retour d'un être, languissantes.
La fatigue, l'envie d'abandonner
D'arrêter de croire qu'un jour ils puissent rentrer
Tous ces soldats, ces juifs, ces résistants
Qui vivent d'inhumaines violences, mourants,
A cause de décideurs de guerre, de collaborateurs.
Aujourd'hui, encore, je t'attends avec foi
Mais tu n'arrives pas, pourtant le train est à l'heure.
Sur le quai, je vois des retrouvailles, de la joie,
En silence j'attends, je t'attends.
Je ne vis presque plus, ne sourit plus
Un continuel espoir que tout redevienne comme avant.
Je déambule saoule, je vois trouble et pourtant je n'ai pas bu.
Je vois un homme, je capture des informations sur toi, manipulation,
Je le drague, je sors, je me maquille, ce n'est que décoration.
J'apprends alors que tu es près de moi
Ton corps pleure et ton cœur saigne, tu vas mal.
Et puis, je n'ai plus la force, je ne veux plus de toi,
Je veux garder un souvenir heureux, mais loyale
Je reste là avec toi. Tu parles peu Robert
Tu es mort mais tu as les yeux ouverts.
Je veux vivre à présent, je veux des enfants,
Mais pas de toi, enfin je te l'ai dit, c'est apaisant.
Je sais que tu ne m'en veux pas
Car tu sais que je ne partirai pas.
La douleur nous a changés, la douleur, maintenant, fait partie de nous
Et cette douleur nous touche tous.

Clémence Blanchot, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 16:55 #feda-4744-9c1e-ec73c85793fb
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
La douleur

Elle vivait dans la douleur,
Son quotidien était la peur,
de perdre, Robert, son âme sœur.
Elle l'attendait, chaque semaine, chaque jour, chaque heure.
Son amour emporté par les nazis,
accusé pour avoir soutenu sa patrie.
Son amant emporté, déporté par allemands.
Rêvait-elle d'avoir d'avoir des enfants ?
Mais avant cela,
le retrouver elle devra.
Résistant avec Dyonis, s'informant avec Pierre,
la tension, réside dans l'air.
Va-t-elle le retrouver un jour ?
Où l'attendre pour toujours ?

Pour parler cinématographie,
ce film a de bonnes photographies.
Entre plans d'actions et plans d'attentes,
nous restons ébahis,
Subjugué devant cette œuvre captivante,
qui raconte une triste vie.
Ils utilisent de ternes couleurs,
pour exprimer la douleur.
Des plans sombres,
qui expriment les ténèbres dans lesquelles elle tombe.
Des plans flous,
pour montrer que l'attente la fait sombrer dans la folie.
Des moments plus fous,
où elle semble reprendre goût à la vie.
Des moments de peur,
qui souligne la douleur
De la douleur gravée dans les mœurs,
marquée dans les cœurs,
félicitations à l'équipe, en passant du réalisateur jusqu'aux acteurs.


Théo Halluin, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 16:59 #9958-430d-a4b4-52b198d95fd9
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
« La douleur »
Recette pour un gâteau Résistance

Ingrédients :
Nombre de personnes : 10

100 g d'après guerre

500 kg de déportés

500 g de résistance

1 cuillère de larmes

1 zeste de musique jazz

1 verre de lumière sombre

Préparation :

Étape 1 :
Mettre 100 g d'après guerre, 500kg de
déportés et 500 g de résistance dans un
mixeur.

Étape 2 :
Mettre le le mixeur à la vitesse 39-45 pendant 2 heures 06 minutes.

Étape 3 :
Ensuite mélanger la cuillère de larmes avec
un zeste de musique jazz.

Étape 4 :
Ajouter peu à peu le verre de lumière sombre au mélange de l'étape 3 et vous obtiendrez une ambiance de tristesse.

Étape 5 :
Ajouter l'ambiance au mélange de l'étape 1 et vous obtiendrez votre gâteau Résistance.

A déguster avec sensibilité

Hugo Falières, 2nde
Lycée Edgar Faure ( 25500 Morteau )

2018/03/29 17:01 #3192-413e-a38e-419a1168d915
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
Patience avec douleur


Toi, qui a regardé le temps s'écoule, ceci à été trop long pour toi. Tu as regardé et tu as patienté. La folie t'a t-elle atteinte à force ? Tes doubles ne te l'ont pas dit ?Ta conscience ne l'a pas fait. La souffrance t'a semblé impossible à franchir. Elle était le mur de trop. Celui qui était trop haut et trop dur à voir pour toi. Que serait t-il advenu de toi s'il n'était pas revenu ? Tu aurais oublié tout ceci et ce serait parti, un moyen de quitter cette chose qui te poursuit. Mais il est revenu à toi. Pourtant tu n'étais pas satisfaite.
Par son retour, tu aurais dû te sentir heureuse. Cette peine, ce chagrin, ce vide n'auraient lieu d'être. Tout cela aurait laissé place à quelque chose de plus positif. Mais ce n'est pas arrivé. Tout ce flou ne s'en est pas aller. Et le moment, lorsque tu l'as regardé, tu as su.
Tu as patienté sur le quai d'une gare vide. Le silence était ta seule compagne. Les trains sont arrivés les uns après les autres. Mais semaines et mois t'ont appris. L'espoir t'a fait vivre, il était ta seule pensée pendant des jours. Mais au final, tu as changé. Tu n'étais plus celle qui l'a aimé. Il n'était pas là lui. Alors un autre a pris sa place. Les couleurs t'ont semblé moins mornes alors... Alors tu t'es demandé pourquoi ne pas oublier ?
Au final, tu l'as fait. Tu as laissé quelqu'un entrer dans ton cœur. Tu n'étais plus seule. Il était une épaule pour toi. Tu as tout laissé s'estomper.
Mais tu étais déchirée entre tes sentiments. Tu as pensé encore l'aimer. Tu as pris cette décision peut-être inconsciemment. Lorsque tu t'imaginais vos retrouvailles, pleurs de joie seraient alors de mise et le bonheur serait de nouveau avec toi. Et toute cette tristesse se serait en aller, adoucie pour laisser place à l'amour.
Mais quand tu l'as vu, l'évidence s'est installée en toi. L'apaisement ne t'a pas gagnée. Elle t'a juste permis la compréhension. Tu es restée avec lui en mémoire à l'ancien temps. A cette histoire que vous aviez avant tout ce qui s'est produit. A cette romance qui appartient au passé. Cette souffrance vous a changés tous les deux. Et aujourd'hui vous n'êtes plus ceux d’antan. Alors tu l'as laissé rester pour ces souvenirs et au final pour mieux le laisser partir.
Maintenant tu es face à l'avenir. T'a t-elle quitté ? Elle, qui s'appelle la douleur.


Bisoffi Léa, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/29 17:02 #491c-4d80-95b3-d643cff607aa
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
La douloureuse attente

Marguerite, tu as décidé de nous raconter ton histoire du moins une partie de ta vie à la suite de la redécouverte de ton journal intime. Tu y as exprimé tes plus grandes joies, tristesses, douleurs et doutes et où tu y as expliqué ton combat contre le manque de ton compagnon, Robert, emprisonné et emmené dans des camps de concentration.
Certains passages sont troubles, le temps semble se figer, les sons autour de toi s’estompent... En te replongeant dans cette partie sombre de ta vie tu auras l'impression d'assister lors de chacun de ces moments et à ta propre déchéance. Chaque jour, l'espoir te fera te lever, tu resteras des heures à ta fenêtre sans bouger, comme si tu étais le modèle d’un artiste peintre. Et chaque soir tu t’endormiras avec pour seul compagnon ton désespoir.
Mais le jour où enfin, il reviendra, tu craqueras. Toute cette lutte t'a tellement fait souffrir que tu ne voudras même plus voir cette personne qui t'a tant fait de mal.
Tu t'es tellement accrochée au passé, et aux souvenirs que tu avais avec lui.
Aurais-tu peur? Peur que tous cela ne soit plus comme avant? Est-ce que tout ce temps là tu te serais accroché qu'à des illusions ? Et si cela n'avait jamais existé?
Et si pour une fois on apprenait à aimer les choses qui nous font du bien.
Marguerite, tu nous as fait pleurer, tu nous as fait sourire mais tout en gardant cette angoisse en fond. Et malgré tout cela, ton seul mot d'ordre est resté « Espoir ».

Bettinelli Justine, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/30 09:08 #aaae-487b-a307-e31c50689f7f
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
RECHERCHE MARI DESESPEREMENT. Femme dans la trentaine, désespérée, attend son mari non revenu des camps. Si vous avez des informations, membre de la Gestapo, RV à la brasserie proche du palais Bourbon, membre de la résistance, RV à la brasserie du coin de la rue proche de la gare d'Orsay.


RECHERCHE activement juifs, résistants, hommes politiques pour les placer en rétention pour les transférer vers des camps de concentration. Discrétion absolue, aucune information ne sera donnée aux familles. Contacter la Gestapo au plus vite.

Paul Garnache, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 MORTEAU)
2018/03/30 09:21 #2635-4b1f-9d4e-3485cf6b5509
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
RECETTE de LA DOULEUR DE MARGUERITE

INGRÉDIENTS :
- 5 cuillères à soupe d'ennui
- 10 g de haine
- 3 cuillères à soupe de résistance
- 15g de collaboration
- 1 zeste de nazis
- 10 ml de liqueur de déportés

PRÉPARATION :
Préchauffer le four à 180°c
Parfumez les 15 g de collaboration avec le zeste de nazis. Ajouter la haine et la résistance. Tentez de mélanger. Ensuite, ajoutez les 5 cuillerées d'ennui.
Mettre au four 2h pour un cuisson lente.
Sortir du four et laissez imbiber 6 minutes dans la liqueur.

Déguster froid.

Antoine Bourgeois, 2nde
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/03/30 18:53 #a3d0-4c5a-8e46-3c57dd426208
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Lindsay Robinot-Jones Mars 2018
1èreL1

Critique du film La Douleur d’Emmanuel Finkiel

Emmanuel Finkiel reprend le fameux roman autobiographique de Marguerite Duras pour réaliser son nouveau chef-d’œuvre La Douleur, sorti en 2017. Tout comme Marguerite Duras réussi à mettre des mots sur l’indicible, Emmanuel Finkiel tente de mettre en images ce que l’on ne peut pas filmer. Objectif réussit pour Finkiel puisque La Douleur se révèle être un film à la fois bouleversant, troublant et magnifique.
Le film représente parfaitement l’insoutenable violence de l’attente de cette femme, dont le mari, membre de la Résistance, est arrêté et déporté en 1944. Cette agonie lente et silencieuse est ressentie tout au long du film à travers des scènes interminables et douloureuses de silences, de pleurs ou de cris contrastant la joie d’une France libérée et le trouble d’une femme dont le mari ne semble jamais revenir. Les flous permettent de mettre en images le « désordre phénoménal de la pensée et du sentiment », que l’écriture de Duras retranscrit. Même dans une foule, Marguerite ne discerne pas son entourage et se sent d’autant plus seule car, comme disait Lamartine : « Un seul être nous manque et tout est dépeuplé ». Chaque plan est réfléchi et calculé minutieusement, rendant ainsi visible à l’écran cette douleur, enfouie au plus profond de Marguerite. De nombreux plans rapprochés du visage ou encore de la peau de cette dernière permettent une affinité profonde entre le personnage et le spectateur, qui a réellement accès à l’intériorité de Marguerite dans ce film plein d’émotions. En outre, la voix off de la femme, dont les phrases sont souvent extraites directement du texte de Duras, créé le lien avec le texte original et conserve l’aspect autobiographique du récit.
Le dédoublement de Marguerite dans certaines scènes retranscrit à merveille ce détachement, cette dichotomie du personnage qu’évoque Duras, permis dans son texte grâce à la troisième personne du singulier. En effet, Marguerite devient à la fois actrice et spectatrice de sa propre existence, puisqu’elle semble être en dehors d’elle-même, et s’examiner telle une inconnue. Cette impression est corroborée par l’omniprésence d’ombres à travers le film. Il y a un véritable jeu sur l’absence de lumière, symbolisant cette absence de présence. L’appartement infiniment sombre de Marguerite renforce le côté suffocant de cette douleur, cette spirale infernale dont elle est incapable de s’extirper. Le spectateur y voit une Duras affligée, morne et dépressive incarnée par Mélanie Thierry, qui interprète à merveilles ce personnage intense et touchant.
La Douleur peint également un portrait très exact de la France au moment de l’Occupation et de la Libération. Il retrace à la fois la joie ineffable d’un peuple, qui retrouve enfin son identité propre, et les conséquences terribles de cette guerre qui a bouleversé les sociétés de manière irréversible. Le personnage douloureux, sensible et plein d’amour de Madame Kats retranscrit cette désolation, puisqu’elle incarne la découverte des horreurs de la guerre et la souffrance terrible qui résulte de la disparition d’un enfant, d’un père, d’un mari…C’est aussi une histoire commune que racontent merveilleusement Duras et Finkiel; c’est cette douleur atemporelle et universelle de l’attente.
2018/03/31 17:28 #a329-4888-ad85-1632cea8e635
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz

«Mort, mort, mort.

Peut-être depuis quinze jours déjà, paisible, allongé dans le fossé noir. Déjà des bêtes lui courent dessus, l’habitent. Une balle dans la nuque ? dans le cœur ? dans les yeux ? D’une seconde à l’autre, c’était fait. Ou peut-être pas, peut-être était-il dans la colonne, marchant courbé, il n’arrivera pas au prochain pas, peut-être ce pas il n’a pas pu le faire il y a quinze jours déjà, six mois, une heure, une seconde?Peut-être depuis quinze jours déjà, paisible, allongé dans le fossé noir.»



Juin 1944, la France est sous l’occupation de l’Allemagne nazie. Marguerite Duras, jeune écrivaine, attend le retour de son mari Robert Antelme, membre d’un réseau de résistance qui s’est fait arrêter et déporter. L’épouse, également résistante, entretient une relation ambiguë avec un membre de la Gestapo, Pierre Rabier, dans l’espoir de sauver son mari. À la fin de la fin de la guerre, à la libération de Paris et des camps, Marguerite vit alors dans l’angoisse de ne pas retrouver Robert vivant.



Emmanuel Finkiel, le scénariste et metteur en scène avait lu le roman de Duras lorsqu’il était alors âgé de 19 ans. Cette lecture l’a boulversé, il s’explique:

«Cette femme qui attend le retour de son mari des camps de concentration et, alors que tout le monde revient, lui ne revient pas... Ce personnage faisait écho à la figure même de mon père, qui était quelqu’un qui attendait toujours, me semble-t-il. Même après qu’il ait eu la certitude que la vie de ses parents et de son frère s’était terminée à Auschwitz. Pour ces gens qui n’avaient pas de dépouille, l’absence était toujours présente. Et ce n’était pas une idée intellectuelle, c’était très concret. La présence de l’absence... De mon point de vue, c’était ce que racontait La Douleur : être face à cette présence. Replié sur soi- même, un voyage intérieur.»



Tout au long du film, des extraits du roman sont lus en voix-off par Mélanie Thierry, qui interprète Marguerite Duras magistralement, mais ce n’est pas une lecture que l’on entend, c’est véritablement la pensée de l’écrivaine que l’on perçoit.



La plupart des images sont grises et ternes, froides. Marguerite a le visage ravagé par la peur, l’anxiété. Néanmoins nous pouvons voir une scène dans le film où Marguerite semble rayonnante: il s’agit de son dernier entretien avec Rabier. Pour une fois la jeune femme est maquillée, un rouge à lèvre rouge orne ses lèvres, celui-ci est assorti au pull qu’elle porte. Elle est la seule personne du restaurant que nous remarquons par ses couleurs vives. À cet instant Marguerite dit en voix-off quelque chose de très juste: «Il faut que je fasse attention. Je vois ce qu’il essaye de faire. Il se sert de moi alors même que je crois me servir de lui». Nous ne savons plus lequel des deux personnages mène la danse. Qui contrôle l’autre? Qui se sert de l’autre? Marguerite pour retrouver Antelme? Ou Rabier pour démanteler et arrêter le réseau de résistants?



Quand l’alerte aérienne retentit, les rideaux de fer du restaurant s’abaissent. Alors que les clients courent se mettre à l’abri, l’agent de la Gestapo retient la jeune écrivaine, ils échangent quelques paroles, puis elle l’embrasse. Les rideaux remontent. Ce baiser était véritable, je pense que Marguerite a réellement éprouvé quelque chose pour cet homme ambiguë.



Nous pouvons faire un parallèle entre cette scène et celle où Dionys Mascolo (Benjamin Biolay) et Marguerite s’étreignent lors d’une coupure de courant. À chaque fois que Marguerite s’approche «physiquement» d’un homme, l’obscurité les cache. Soit dit en passant la relation entre ces deux personnages est révelée explicitement uniquement à la fin de ce long-métrage; en revanche tout au long du drame, elle nous est suggérée.



Dionys vient de revenir de Dachau. Il annonce à Marguerite que Robert est en bas de l’immeuble, dans un café et qu’il est méconnaissable. À cette nouvelle La jeune femme hurle, pleure et annonce qu’elle refuse de le voir en disant qu’elle ne peut pas, qu’elle ne le supportera pas. C’est l’acmé de la douleur.«À quoi êtes vous le plus attachée, à Robert Antelme ou à votre douleur ? Soyez forte. Dites vous qu’il est heureux, si heureux de rentrer, et de vous voir. Il me l’a dit. Il ne parle pas beaucoup... J’y vais, je vais le chercher.», lui répond Dionys.



Le personnage de Mme Katz m’a beaucoup touchée. Elle espère retrouver sa fille même quand on lui annonce qu’elle est morte gazée, elle refuse la réalité. Tandis que Marguerite, quant à elle, a perdu espoir alors que Robert n’est pas encore annoncé comme «mort».



Les plans étaient magnifiques. J’ai aimé le flou derrière Marguerite qui transformait chaque passant, chaque voiture, tels des taches colorés. Cela montrait sa solitude et son désespoir, tous les plans lui appartenaient, tel qu’au début lorsque l’on entend et devine Dionys alors que la mise au point est faite sur Marguerite. Dionys est donc mis au même plan que le décor.



Je trouve que ce film est une grande réussite. En effet, nous ressentons la souffrance de la protagoniste comme si elle devenait nôtre. Je me suis identifiée à l’écrivaine et j’ai senti une sorte de lourdeur qui peut être indescriptible si nous ne l’avons pas connue : la douleur!



Ce drame retrace l’Histoire à la perfection. En outre nous est montré l’envers du décor, la plupart des films relatant la guerre sont du point de vue des soldats ou des prisonniers mais rarement du côté des civils. La population ne connaissait pas à l’époque l’horreur des camps et la torture employée là-bas puisque tout cela était gardé secret.



À la fin de la séance, les lumières se sont allumées mais les spectateurs ne prononçaient aucun mot. Un silence régnait dans la salle. Nous étions tous encore plongés dans le film, plaqués dans nos fauteuils par le poids des émotions. En sortant du cinéma, encore bouleversée, je me suis sentie obligée de parler du film et de l’époque de la guerre avec ma mère. Encore chez moi je réflechissais au film, je ne pouvais en sortir.





Tout est dit sans le dire.

Tout est vu sans le voir.

Tout est juste, pudique,

remarquablement vécu par Mélanie Thierry, qui,

selon moi, ne joue pas Marguerite mais est Marguerite.

Léonor Bourger
1ère L
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/03/31 17:31 #9189-4384-8c12-8c12500e7dd1
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Critique : La Douleur, Emmanuel Finkiel :

La Douleur d’Emmanuel Finkiel est un drame français sorti le 24 janvier 2018 et d’une durée de 2h06, dont les rôles principaux sont interprétés par Mélanie Thierry qui joue Marguerite Duras, auteur originale de La Douleur, Benoît Magimel incarnant Rabier, membre de la Gestapo, et Benjamin Biolay pour le personnage de Dyonis, amant secret de Marguerite et camarade de la Résistance.
Juin 1944, la France est soumise à l’occupation allemande, de nombreuses personnes sont emmenées dans les camps de concentration, dont les résistants qui oeuvrent dans l’ombre pour le salut de la patrie. Robert Antelme, écrivain, figure majeure de la Résistance et mari de Marguerite Duras, fait partie de la longue liste des déportés. Sa femme, quant à elle, également résistante et écrivaine, est partagée entre l’angoisse de ne pas savoir ce qu’il advient de Robert et sa liaison secrète avec Dyonis, lui aussi appartenant à la Résistance. La rencontre de Marguerite avec Rabier, un membre de la Gestapo, lui donne alors l’opportunité de venir en aide à son mari : elle est prête à tout pour le sortir de sa situation, et entretient une relation ambiguë avec cet homme trouble dans le but de le manipuler. Dans le chaos de Paris à sa libération, on assiste à la lente et silencieuse agonie de Marguerite, attendant douloureusement le retour de son mari après la fin de la guerre et les départs des camps.
Tout d’abord, le titre La Douleur n’est bien évidemment pas choisi au hasard. En effet, on peut déjà souligner la douleur de Marguerite, prostrée dans l’attente interminable de son mari, loin de lui, elle est contrainte à « pactiser » avec l’ennemi et se donne corps et âme pour atteindre son but. C’est également proleptique de la fin, où l’on a aussi bien la souffrance de la protagoniste que celle du spectateur face à la pression et à la dureté du récit de Duras, superposé au jeu de la talentueuse Mélanie Thierry. Le jeu des acteurs est ainsi excellent pour chacun des personnages principaux, comme Benoît Magimel ou Benjamin Biolay.
De plus, les thèmes majeurs de ce film ont tous un lien étroit avec l’époque : la guerre, la Résistance, les camps de concentration ou encore la condition de la femme, topoï dans la littérature comme au cinéma, mais offrant ici une adaptation réussie et un hommage poignant à Duras. Le Paris du XXème Siècle nous offre de magnifiques vues sur la ville où l’on observe la protagoniste rouler seule sur sa bicyclette dans les rues, faisant planer un calme trompeur dans l’atmosphère ambiante. De même, l’utilisation de plans flous souligne l’incertitude et la situation périlleuse dans laquelle se trouve Marguerite, bien qu’elle semble aimer frôler le danger, comme le montre sa dangereuse proximité avec l’agent de la Gestapo. En outre, le personnage principal est souvent représenté une cigarette à la main, on peut simplement y voir là un moyen pour elle d’extérioriser son angoisse, mais aussi un symbole de sa douleur : elles sont toujours présentes et la consume à petit feu.
Le réalisateur fait également, dans son film, un usage intelligent de la couleur, comme on peut le voir avec la scène du restaurant où se retrouvent Marguerite et Rabier, l’écrivaine est habillée d’un pull rouge et maquillée d’un rouge à lèvres, écarlate lui aussi, la couleur chaude attirant le regard et contrastant avec l’habituel gris morne de ses tenues, l’actrice est véritablement resplendissante de beauté et concentre l’attention du public, subjugué.
Pendant tout le film, on nous fait croire que c’est la protagoniste qui contrôle la situation, or il n’en est rien, car en effet, l’homme de la Gestapo se sert d’elle, tout comme elle le fait, bien qu’il paraisse réellement éprouver des sentiments pour elle : elle obtient des informations et services de lui et inversement. L’une des scènes montre d’ailleurs très clairement sa domination sur elle : Marguerite est assise à une table, tandis qu’il se tient debout au-dessus d’elle, posant sa main sur son épaule dans un geste de protection, le destin de l’auteure est entre ses mains.
Aussi, au début du film, il lui dit bien « Je suis très honoré d’être en présence d’un écrivain, même une femme », comme s’il s’agissait d’une mal, ce qui montre distinctement le statut inférieur de la femme à l’époque. Enfin, le dénouement tragique met un terme à la lutte de Marguerite, qui peut désormais lâcher prise et s’évader de sa douleur.
Ainsi, ce film est à mon avis une réussite totale, l’émotion est au rendez-vous, et bien que l’histoire soit particulièrement dure, le jeu des acteurs et la réalisation sont remarquables. Une œuvre à voir et à vivre aux côtés de Marguerite, au cœur de sa douleur.


Marie-Sarah Jolivet
1ère L
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/04/05 17:25 #84d5-4725-9dc4-cb2312ea912c
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


Un douloureux moment



Le nouveau film de Emmanuel Finkiel, « La Douleur » ; constitue une petite déception.Cette adaptation du roman de Marguerite Duras offre tout de même un rôle significatif à l'actrice Mélanie Thierry.Elle partage l'affiche avec Benoît Magimel et l'acteur chanteur Benjamin Biolay.Ce film nous raconte les efforts de Marguerite,jeune écrivaine et résistante afin de retrouver son mari également résistant.


Seule l’interprétation de l'actrice vedette mérite que nous nous attardions quelque peu sur ce film.En effet,cette œuvre comporte certaines longueurs qui déséquilibrent l'ensemble.La confrontation entre le personnage de Marguerite et celui de Rabier,agent français de la Gestapo,manque d'intensité.Ces longueurs sont accentuées par les longs moments d'attentes du mari de la protagoniste.


Finalement, « La Douleur » correspond plus à la perception de l’œuvre de Duras par Finkiel ainsi que son envie de copier visuellement certains films illustrant la même période de l'histoire.Il reconnaît lui même s'être inspiré de « Monsieur Klein » de Joseph Losey.


Il advient à chacun de se faire son opinion sur cette adaptation très personnelle de l’œuvre de Duras,sauvée en partie par l’interprétation de Mélanie Thierry.



Kim Cayol-Minoretti,2nd Lycée Langevin
2018/04/05 17:42 #a9fa-4ed9-b794-c2e7103d7cfa
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Adapté d’un roman de Marguerite Duras, La Douleur est un film où les sentiments ressentis par l’actrice se répercutent dans la salle. L’attente qui est visible tout au long du film est lourde et pesante; elle nous envahit. On remarque également un travail remarquable sur le flou. La plupart des scènes sont tournées à Paris. Un détail me direz-vous, c’est vrai mais il a son importance car il permet de nous redonner une partie de l’esprit qui régnait lors de la guerre.



Lisa Morel, Lycée Langevin
2018/04/05 17:49 #a8e8-479b-a82b-00bcfeae0fa3
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
L’adaptation cinématographique du livre de Marguerite Duras se révèle être un plutôt bon film, le propos est très intéressant, terrible et émouvant. Les acteurs sont très talentueux. Le souci c'est que le film est difficile à visionner, c'est douloureux pendant deux heures car on ressent l'attente, la douleur de l'héroïne. De plus, ce qui est franchement pénible, c'est la voix-off une grande partie du film et cette omniprésence nous suit partout et c’est là que c’est problématique. Les lumières sont très bien faites et les angles de caméras sont géniaux. Les parties où la caméra « regarde » à travers les volets est vraiment magnifiquement tournée, on a l’impression d’être dans le film et qu’on l’observe, qu’on la suit partout dans une semi-subjectivité. Malgré ces beaux points, il y a quelques défauts, le scénario tourne vite en rond et on s’ennuie au bout d’une heure et quart. En fait, le film veut trop respecter l’œuvre originale et du coup on se retrouve avec un film trop long pour ce qu’on pouvait faire. Trop de scènes où la protagoniste marche ou ce genre de choses, même si ce rythme est voulu c’est nous sortir du film. Vraiment une sensation de trop pour ce beau film qui aurait pu être mis en valeur s’il n’y avait pas ces impressions de « long ».
3/5
Marius Gabriel Lycée Langevin
2018/04/05 18:07 #7c26-4310-b648-1e1e3192471d
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Critique du film de La Douleur

La Douleur, un drame émouvant et une adaptation réussie d'Emmanuel Finkiel


"La Douleur" est un film français réalisé par Emmanuel Finkiel. Sorti en 2017, il a été présenté au Festival du film francophone d’Angoulême la même année. Ce film est un drame, adapté du roman éponyme La Douleur de Marguerite Duras publié en 1985. Il reprend ses deux premiers chapitres : Le premier relatant l’attente du retour de son mari déporté et le second relatant sa relation ambiguë avec un agent français de la Gestapo afin d'obtenir des informations sur son mari.
La distribution de ce film s'est portée sur Mélanie Thierry interprétant le personnage de Marguerite Duras ; Benoît Magimel jouant Pierre Rabier l'agent français de la Gestapo ; Emmanuel Bourdieu présentant le mari déporté de Marguerite et Benjamin Biolay dans le rôle de Dionys Mascolo, l'ami de Duras.

L'histoire des personnages se trame dans un contexte historique inédit et donne une force toute particulière au film.
En juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain et communiste Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite Duras, écrivaine et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français travaillant à la Gestapo, Pierre Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve en entretenant une relation ambiguë avec cet homme, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite Duras le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris. Robert Antelme et Marguerite Duras faisaient partie du réseau de la Résistance de Morland contre celui de De Gaulle. Les communistes étaient mis à l’écart.


Emmanuel Finkiel a pris le risque d'adapter cette œuvre de Marguerite Duras et il a eu raison de se lancer dans cette aventure. C'est un réalisateur talentueux. Il commence sa carrière en 1979, comme assistant-réalisateur. Un emploi qui lui permettra d'apprendre auprès des plus grands : il travaillera ainsi avec Jean-Luc Godard pour La Nouvelle Vague de 1989 ; avec Krzysztof Kieslowski (Trois couleurs-Bleu, Blanc, Rouge) de 1993 et 1994. Il obtient notamment le César du meilleur court-métrage en 1997 et le prix de la qualité CNC. En 1999, il réalise son premier long-métrage Voyages également récompensé : il obtient le César du premier film et du meilleur montage 2000. Mais La Douleur reste sans doute la meilleure réalisation qu'il ait pu mener. À en croire Télérama, Emmanuel Finkiel a redonné vie au journal intime de Marguerite Duras et cela, sans jamais sacrifier l'émotion du film. Grâce à une mise en scène soignée, le réalisateur a élégamment retransmis l'ardent et magnifique, si propre au style de l'écrivain. Son journal est également le témoignage poignant de l’attente de retour des déportés à la Libération. Le film nous fait entrer dans la résistance en elle-même. Il nous fait voir la douleur des femmes, des enfants, de la famille, des mères qui attendent le retour de leur compagnon, de leur frère ou de leur fils. On peut ainsi voir l’insupportable attente des Résistants.

Le jeu d'acteurs est également marquant et contribue à la beauté du film.
Entouré d’un casting masculin robuste et taiseux avec Benoît Magimel et Benjamin Biolay ; le portrait de Marguerite Duras est d'une richesse psychologique rare. D’ailleurs, le talent de la comédienne Mélanie Thierry a été vivement salué. C'est par les yeux du personnage de Marguerite que l'on découvre le tableau d'un Paris gris et tourmenté sous l'Occupation. C'est avec audace que le film redessine les contours historiques de la Seconde guerre mondiale et cela, sans tomber dans l'ignominie ou l'obscénité. Plus qu'une fresque réaliste sur le Paris de la Libération, c'est aussi un film éminemment politique qui évoque le Gaullisme et les héros de la résistance. La Douleur prouve une fois de plus que littérature et cinéma peuvent faire excellent ménage.

Le texte de Marguerite Duras se fond parfaitement dans la structure scénaristique à son service. La mise en scène riche et inspirée déploie avec délicatesse et talent la dimension cinématographique de l'opulent contenu littéraire. C'est une œuvre réussie que nous vous recommandons et qui marquera certainement l'actualité cinématographique de 2018.


Texte écrit par Wendy Godoy Wendy et léa Aubert – Classe de 1ère L
2018/04/05 18:23 #bd2d-4638-b524-8940dbc209b3
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy – Critique de La Douleur

La Douleur, une adaptation et un témoignage de la Seconde guerre mondiale


Marguerite Duras, à travers son œuvre La Douleur, dépeint sa vie à Paris sous l’Occupation allemande mais aussi la longue attente de son mari, Robert Antelme. Son activité de résistante la pousse dans la clandestinité mais aussi face aux dangers d’être découverte. Une vision particulière retranscrite par Emmanuel Finkiel au grand écran.

La Douleur, sorti au cinéma le 24 janvier 2018, est une adaptation du roman éponyme de Marguerite Duras publié en 1985. Cette adaptation, réalisée par Emmanuel Finkiel, est composée d’un casting bien connu du monde cinématographique français : avec Mélanie Thierry sous le portrait de Marguerite Duras, Benoït Magimel jouant Pierre Rabier et Benjamin Biolay prêtant son visage à Dionys Mascolo. La Douleur, autant le film que le livre, retrace le quotidien de Marguerite Duras, résistante communiste engagée, sous le regard et les chantages incessants de l’Inspecteur Pierre Rabier mais aussi d'une femme mariée attendant désespérément le retour de Robert, enfermé dans les Camps.
Ce film, à connotation assez sombre et tourmentée, représente aussi un hommage à la plume de Duras, avec des passages lus et mis en scène. Cela permet une bonne interprétation et retranscription de l’œuvre écrite et permet de qualifier ce long-métrage de « film littéraire ».

La douleur nous livre aussi un témoignage historique bien que certaines parties soient considérées comme fictives par certains spécialistes. Les divergences dans les réseaux de Résistance sont ainsi démontrées malgré le fait qu’ils soient unifiés par Jean Moulin en tant que les Forces Françaises Libres. Le réseau le plus connu, celui de Charles de Gaulle, avait plutôt une tendance de droite  tandis que la Résistance dans laquelle se trouvait Marguerite Duras ainsi que son amant et son mari avait plus une tendance de gauche puisque ces premiers étaient notamment communistes.
Ce film nous montre logiquement les différents dangers des Résistants parce que ces derniers évoluent dans un monde de clandestinité et d’illégalité. En effet, avec les différents actions agencées par les réseaux de résistance, ils sont perçus comme des terroristes notamment à travers les médias et aux yeux de la propagande. Ainsi, la population avait peur d’eux et les détestait parfois. Mais encore, il y avait un risque de punition comme d'être envoyé dans les Camps comme l’exemple de Robert, mari de Marguerite. D’ailleurs, cette dernière, soupçonnée d’être aussi résistante comme son mari, était toujours exposée au regard soupçonneux de Rabier et ainsi avait toujours peur de dévoiler les secrets qu’elle cachait. Rabier, pour obtenir les informations qu’il voulait, usait de chantage, marchait avec les colis envoyés et les nouvelles de Robert, permettant à Rabier d’avoir quelque chose pour le lier à Marguerite.
En outre, à la fin du film, nous découvrons les visages mais aussi l’état des rescapés des Camps de Concentration. Effectivement, ces derniers ont un aspect cadavérique à cause de leur maigreur mais souffrent aussi de maladies comme le typhus (dont souffre Robert en rentrant à Paris). Ils ne sont alors plus les mêmes que quand ils étaient partis.

Enfin, tout au long du film, nous voyons l’attente des proches des prisonniers et tués des Camps. Comme eux, nous pouvons ressentir la douleur dans l’attente insoutenable de Marguerite mais aussi tenter de comprendre son aventure avec son amant et la relation avec Rabier. Nous pouvons aussi percevoir son espoir dans le retour de son mari mais aussi ses abandons très fréquents. De même, nous assistons à l’attente de Madame Katz, guettant désespérément sa fille même si c'est une attente illusoire. Ainsi, d'une certaine manière, les proches sont aussi touchés que les personnes étant dans les camps. Leur vie est aussi bouleversée par l'angoisse.

En conclusion, ce film représente une bonne interprétation du livre de Duras mais aussi un beau témoignage de la fin de la deuxième guerre mondiale en France.


Texte écrit par Roxanne Verse, Duncan Pestel et Enzo Keisler – Classe de 1ère L
2018/04/06 07:40 #8e4b-404c-98f2-ec18b7bc4493
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
La douleur.


« Je savais qu’il savait, Qu’à chaque heure de chaque jour je le pensais : Robert n’est pas mort aux camps de concentration. » se persuadait-t-elle à longueur de journée.


Le dernier long métrage d’Emmanuel Finkiel nous immerge dans le Paris de 1944, peu avant la libération de la ville. Ce film est une adaptation du récit autobiographique La Douleur et Monsieur X dit Pierre Rabier de Marguerite Duras. Le film La douleur, dénonce une attente infernale de la part de Marguerite, une écrivaine et résistante, incarnée par Mélanie Thierry. L’ attente du retour de son mari Robert Anthelme, qui a été arrêté et déporté durant l’occupation allemande.


Une douleur se développe chez Marguerite, elle souffre d’attendre dans l’incertitude du retour de son mari, elle souffre de ne pas avoir de nouvelles. Elle souffre aussi bien moralement que physiquement à force de ne plus dormir, ni manger, et elle fume de plus en plus jusqu’à essayer de se tuer physiquement.

Mais elle tient bon.


Marguerite rencontre Pierre Rabier, un agent français de la Gestapo. Avec cet homme, elle va entretenir un jeu de séduction intéressé, il souhaite des informations sur la résistance et elle, le bien-être de son mari. Ils vont alors avoir plusieurs rendez-vous, et une touche de couleur lors de ces derniers va naître sur les tenues de Marguerite, qui habituellement portait des vêtements plutôt fades.


Marguerite ressent également une culpabilité : elle attend un homme qu’elle n’aime plus. Elle l’a aimé, et souhaite son retour par souvenir d’un passé heureux avec lui. Cependant elle est éprise de Dyonis. Tout le film marque l’attente de cette femme, une femme qui doute et se demande comment elle va annoncer à son mari qu’elle ne l’aime plus, tout en sachant que la seule force qu’a son mari souffrant dans les camps de concentration, c’est son amour pour elle.


Finkiel fait le choix d’un flou artistique (ce qui est une excellente idée en vue du modeste budgt dédié à ce film ) pour masquer les rues parisiennes, cela nous permet également de focaliser sur les pensées de Marguerite lorsqu’il y a la présence de la voix off. Par ailleurs, Mélanie Thierry enregistrait la voix off en fin de journée pour ne pas perdre l’élocution qu’avait son personnage.

Une ambiance froide marquée par des couleurs bleutées, des volets constamment fermés dans les appartements parisiens nous font ressentir une angoisse et nous plongent encore plus dans le film.


On pourrait s’attendre à un énième film sur la guerre, on pourrait aussi s’attendre à un film banal dont l’attente artistique laisse place à l’ennui. Cependant ce n’est pas le cas, il ne nous vend peut être pas une fin heureuse, le sujet ne nous concerne peut-être pas directement non plus, mais il nous montre la dure réalité des résistants, et surtout des femmes. Elles essaient de se rattacher au souvenir de leurs proches, qu’elles attendent encore et encore sans se permettre de perdre espoir, malgré leurs nombreux doutes.


Ce long métrage est donc une œuvre dont chacun devrait se faire sa propre idée. Il nous ouvre les yeux sur des évènements passés, dont les dessous nous étaient encore inconnus de façon aussi détaillés. Je vous le conseille fortement !


Clara GENNA élève de 2nd du lycée Paul Langevin.
2018/04/08 10:55 #111d-4343-9fb7-f8686a4c1503
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


Critique de La Douleur, d’Emmanuel Finkiel :

Douleur individuelle de l’attente, de la culpabilité d’aimer un autre homme, de devoir l’annoncer à Robert lors de son retour et Douleur collective de la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale. Ajouté a cela la honte de dépendre d’un inspecteur français de la Gestapo, un « collabo », pour obtenir des informations sur son mari déporté dans un camp.Voilà ce qu’endure Marguerite Duras tout au long des deux heures de ce film qui traite non seulement de la douleur de l’écrivaine mais aussi de la Mémoire de la Seconde Guerre mondiale et qui montre la réalité de cette Guerre en France, c’est à dire la collaboration et pas uniquement la résistance.
Marguerite Duras est incarnée et sublimée par une Mélanie Thierry qui a su donner une version très convaincante de son personnage avec une spontanéité remarquable. Sa voix-off qui accompagne chacun de ses faits et gestes nous transporte et nous rapproche toujours plus près du cœur de Marguerite qui a souffert et qui souffre.

Durant le visionnage du film, j’ai ressenti quelques lassitudes devant des scènes très longues et sans rythme et aussi devant les flous très importants mais après plusieurs réflexions au sujet de ces scènes, elles prennent tous leur sens : les langueurs de certaines scènes expriment à la perfection la douleur de l’attente qu’éprouve Marguerite et les flous sont un choix du réalisateur Emmanuel Finkiel pour ne pas dénaturer le Paris de l’époque : « L’utilisation de la longue focale m’a permis de ne pas être dans la reconstitution classique et aussi de rendre Paris autant que possible tel qu’il était à l’époque, c’est-à-dire anthracite, presque noir. » ainsi, peut-être, que par souci de budget : en effet refaire Paris d’aujourd’hui pour qu’il ressemble au Paris de 1940 aurait été très coûteux au réalisateur.
Enfin j’ai été un peu déçue, à la fin du film, de ne pas voir le visage de Robert Antelme qu’on finit par attendre aussi douloureusement que Marguerite mais j’ai compris qu’Emmanuel Finkiel n’a pas voulu mentir en recréant de fausses blessures sur le corps de Robert qui ne ressemblent en rien aux abominables horreurs physiques et morales qui restent sur les rescapés des camps de concentration et d’extermination.

DUPUY Lisa 2nde Lycée Langevin
2018/04/08 17:20 #cfc0-485e-b725-10159747882b
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
"La Douleur", réalisé par Emmanuel Finkiel raconte l'histoire d'une jeune femme qui attend désespérément son mari déporté lors de la seconde guerre mondiale.

Ce film mélange le sentiment d'aimer et de détester, la forme du film est très intéressante avec cette ambiance poétique.
Régulièrement entre certaines scènes, nous entendons la voix de Marguerite Duras en voix off, elle raconte la suite de certains événements comme si elle récitait un poème.
Même si toute cette poésie forme un rendu magnifique, elle rend néanmoins le film très mou, platonique, ennuyeux et long à certains moments.
Mélanie Thierry interprète à merveille le rôle d'une écrivaine et résistante désespérée et haineuse envers tout le monde, prête à tout pour retrouver son mari, au point d' aller séduire un agent Français de la gestapo joué par Benoit Magimel.
Dans une scène, elle décide de tout arrêter avec Rabier quand cette relation devient de plus en plus dangereux pour le réseau de résistant de Marguerite et Dyonis, il lui faisait en quelque sorte du chantage pour récolter les informations qu'il veut contre la sécurité de Robert .
Nous ne pouvons l'imaginer seulement dans des films avec des rôles de femmes tout le temps déprimée avec une vie malheureuse.
Son meilleur ami et amant, Dyonis, interprété par Benjamin Biolay, lui aussi résistant, l'aide à retrouver son mari Robert, comme on a pu le constater lorsqu'il a risqué sa vie pour aller le chercher, suite à une attente angoissante, dans un camp de concentration accompagné d'un de ses compatriotes.
La bande son correspond tout à fait à l'atmosphère sombre et sans gaieté de cette histoire, mais elle est toute à la fois très agréable à écouter.
Une grande déception sur le film en général, l'histoire reste sans grand intérêt, avec aucune réelle action, avec une fin complètement ridicule qui se termine avec cette phrase "Robert n'est pas mort au camp de concentration", elle donne l'impression d'avoir regarder ce film pour une fin absurde et sans grande originalité.
De même, sur la fin, nous apprenons que suite à tout ses efforts pour le retrouver, tous ces longs mois d'attente où elle s'en est rendu malade elle ne désire plus le revoir. Une ambiance plate hante tout le long du long métrage du début à cette dernière phrase, comme le titre l'indique "la douleur" ; nous ressentons cette douleur dans tous les personnages.
A la fin, une scène très émouvante et déchirante avec Mme Katz, elle vit depuis quelques temps chez Marguerite pour attendre sa fille juive déportée dans un camp. Dans cette scène nous la voyons revenir en pleurs après qu'elle ait découvert que sa fille a été tuée dès ses débuts dans le camp de concentration suite à son invalidité.



CAURANT Clara 1ST2S1
2018/04/09 07:35 #5a6f-484e-bb42-fb5ed90fab85
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
La douleur

La douleur est un film réalié par Emmanuel Finkiel c'est l’adaptation d’un roman de Marguerite Duras

SYNOPSIS

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.





Commençons par les points positifs. (On n’en a pas pour longtemps)



La réalisation : avec des plans extrêmement beaux, soignés, millimétrés et des ambiances plutôt bien gérées, nous plongeant dans l’univers du film.

A noter aussi la performance des acteurs remarquable .



Les points négatifs maintenant.

Un scénario vide, le film parle de l’absence sans apporter de nouveautés à son propos et finit finalement lui aussi par subir cette absence devenant inutilement long s’enfermant sur la forme du livre à la première personne.

Les dialogues ou « réflexions » de l’héroïne font trop littéraire, si ce rythme marche à l’écrit il est impossible de l’appliquer à l’oral sans avoir l’air poussif et lourd.



Ainsi toutes les scènes ou elle décrit, laborieusement, sa marche vague et ou à l’image tout se trouble ont tendances à faire ressentir le gros problème du film, en plus de sa lenteur, une lecture du livre pendant 2 heures aurait autant servi le propos.



Finalement on attend nous aussi le retour de Robert pour que le film se termine et nous sommes totalement hermétiques aux enjeux émotionnels de son retour.



De plus tous les personnages sont insipides incapables de nous faire ressentir l' étendue de leurs émotions on ne s’attache à aucun participant car le film a la capacité à nous laisser en dehors.



Mais malgré tous ses défauts, je n’ai pu m’empêcher de ressentir une grande sympathie pour le film, qui reste un bon divertissement assez joli à voir.


Lena Coffy 2nde Lycée Langevin
2018/04/09 16:21 #c287-4e24-8b77-1d17be841dd8
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Le billet d’Inès,
Ecrit à la sortie du film, le 29 mars 2018

La Douleur est une adaptation du roman de Marguerite Duras, écrivaine et figure majeure de la Résistance. On y découvre, durant l’occupation allemande l’histoire de l’épouse d’un résistant, Robert Anthelme, arrêté puis déporté dans un camp de concentration. Tout le long du film, on découvre également la vie de celles qui attendent, inquiètes mais surtout pleines d’espoir, des retours de la guerre.
Emmanuel Finkiel arrive parfaitement à transmettre les émotions des personnages, en particulier celles de Marguerite, à travers les plans filmés par derrière mais surtout à travers sa voix off. Nous pouvons y sentir quelquefois l’apaisement, l’inquiétude ou encore la souffrance de Marguerite. De plus, les plans sont souvent flous ou très sombres, donc la voix de la protagoniste entre vraiment dans les esprits et nous emporte vers son histoire, dès les premières secondes, jusqu’aux dernières.
J’ai beaucoup aimé la manière de raconter l’histoire, ou encore la manière de faire comprendre comment l’espoir et la souffrance cohabitent dans le même corps. On voit Marguerite de plus en plus stressée, manger de moins en moins, fumer de plus en plus. On la voit plus globalement aller de plus en plus mal et arriver au moment de la Libération, Robert toujours absent. Je trouve que l’omniprésence de l’absence de Robert a été vraiment très appuyée, à en devenir oppressante. Durant le film, nous n'avons pas pu voir entièrement et correctement son visage une seule fois, il y a donc en plus l'absence du visage de Robert. L'histoire entre Robert et Marguerite est une relation assez spéciale. Malgré la présence d'un amant avant la guerre, l’héroïne garde un lien intellectuel et politique extrêmement fort avec Robert au point de consacrer sa vie à l'inquiétude qu'elle lui porte. Cette relation avec Dyonis, un ami de Robert, reste dans les limites du respect que chacun d'eux porte à Robert. Marguerite s'est également mise en danger ainsi que le groupe de résistants dont elle fait partie lorsqu’elle se rapproche de l'agent de la Gestapo, Rabier. Le lien formé entre elle et Robert est d'autant plus souligné qu'elle ne se contente pas d'attendre désespérément comme les autres femmes vues dans le film mais elle essaie de mettre en œuvre des choses afin de se renseigner ou d'aider Robert. On peut remarquer l'utilisation très forte du flou comme une coupure nette et précise entre la clarté et le flou, entre le personnage et le reste du monde.


2018/04/09 16:21 #634a-48d5-801e-742cefd67412
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse

La Douleur, le chef d'oeuvre d'Emmanuel Finkiel
Anaïs P.

La douleur est un film dramatique inspiré du livre et d'une partie de la vie de Marguerite Duras. Ce film est réalisé par Emmanuel Finkiel. Il a pour acteurs principaux Mélanie Thierry (Marguerite), Benoît Magimel (Rabier) et Benjamin Biolay (Dyonis).

Marguerite Anthelme est écrivaine et résistante lors de l'Occupation allemande à Paris. Sa vie bascule lorsqu'elle apprend que son mari a été arrêté puis déporté. Marguerite est alors tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir des nouvelles de son mari Robert Anthelme et sa liaison secrète avec Dyonis, un camarade de Robert. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, elle s'engage dans une relation ambiguë avec Rabier qui est le seul à pouvoir l'aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent alors à Marguerite le début d'une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu de la Libération de Paris.

L'évolution du personnage principal est très intéressante. Au début, Marguerite est perturbée par l’absence de son mari. Elle le cherche, trouve des indices puis commence petit à petit à sombrer dans la douleur et l'enfermement.Tout d'abord, elle rencontre Rabier. Sa relation avec lui commence à être aussi bien déterminante que dangereuse, mais malgré le danger Marguerite veut retrouver son mari coûte que coûte. Elle voit le membre de la Gestapo tous les jours : il la surveille, il se sert d'elle et elle se sert de lui. Malgré tout, Marguerite parvient à avoir des informations sur la localisation de son mari. Ensuite lorsque Marguerite voit Robert être emmené dans un camion de déportés, sa douleur et sa ''folie'' commencent à prendre plus de place à l'écran. Elle imagine Robert revenir à la maison, elle tombe malade, Robert devient vite une obsession pour elle. Enfin, quand Marguerite apprend que Robert est sauvé et qu'il est sur le point de revenir dans sa vie, elle s'effondre sous l'angoisse de devoir lui réapprendre à vivre, d'affronter la faiblesse et le changement de son mari, pour lequel elle n'a plus aucun sentiment amoureux.
Au fur et à mesure que le film avance, le personnage de Marguerite se développe, et grâce au formidable jeu d'actrice de Mélanie Thierry, la douleur et le manque que ressent le personnage principal sont incroyablement bien retranscrits à l'écran.

Ce film est vraiment excellent ! L'histoire, les acteurs, les décors comme les musiques sont splendides. Le cadre de l'histoire est très réaliste et nous plonge vraiment dans le film. Tous les personnages de ce film ont des histoires différentes et touchantes qui m'ont émue aux larmes – je pense par exemple au personnage de Mme Katz.

En conclusion, ce film est un chef d’œuvre !




2018/04/09 17:52 #b55d-4790-8966-ef5736764c07
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Juin 1944, la France est sous l’occupation allemande. Marguerite Duras, écrivain et résistante, est dans l’attente des nouvelles de son mari résistant, Robert Antelme, qui a été arrêté et déporté. Elle fait la rencontre d’un agent français de la Gestapo, Rabier. Débute alors une « séduction » intéressée entre ses deux personnages où la jeune écrivain fera tout pour obtenir des informations sur son mari. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, douloureuse et silencieuse.


La douleur de Marguerite Duras est tout d’abord représentée par la culpabilité qu’elle éprouve vis à vis de son mari, Robert. Alors que ce dernier souffre au camp de concentration, celle-ci avait décidé de le quitter pour vivre avec son amant, Dyonis. Elle ne sait pas comment lui annoncer, sachant par avance les horreurs qu’il avait éprouvé. Dans le film, la jeune femme montre sa culpabilité en s’interrogeant: Pourquoi lui et pas elle ?

Ensuite, sa douleur se traduit par l’attente d’un signe de vie de Robert, ne sachant jamais si ses colis lui parviennent, n’ayant aucune nouvelle par l’intermédiaire de Pierre Rabier, collaborateur français. Cette attente se montre visuellement par des plans longs contrastant avec des phrases brèves.

Marguerite doit faire face à la guerre en elle-même avec l’occupation omniprésente des collaborateurs, de sa place au sein d’une organisation résistante et de l’intérêt vicieux et malsain que lui porte Pierre Rabier. Cet intérêt réciproque est souligné par des couleurs vives en présence de la Gestapo, avec, par exemple, la scène dans le restaurant, montrant une nouvelle forme de plaisir dans sa vie en contradiction avec des couleurs sombres et ternes utilisées pour les scènes de son appartement, montrant sa dépression naissante.


Le film illustre parfaitement l’occupation de Paris par les Allemands et sa libération en 1944. L’Histoire est racontée dans l’histoire. Les décors nous permettent de nous plonger dans la ville et de la découvrir sous toutes ses formes. Au début du film, nous distinguons des drapeaux nazis tandis qu’à la fin les balcons sont décorés de drapeaux français annonçant la libération.


Nous avons aimé ce film de part la réalité et les émotions qu’il nous transmettait. Le travail sur les décors et les costumes rendait compte du réel et nous envoyait directement en 1944. Malgré des moments longs qui traduisaient l’attente de Marguerite, ce film nous permet de voir les travers d’une France occupée et les retours des camps. De plus, l’actrice Mélanie Thierry, opposé de l’écrivain Marguerite Duras ( blonde/ brune ; yeux clairs/ yeux foncés) interprète à merveille son rôle.


Lubin Sélène

Bouillet Camille

2nd Lycée PAUL LANGEVIN
2018/04/09 20:12 #128b-4e24-9550-f5b06c8a9a2a
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
L’HISTOIRE DE MARGUERITE DURAS



«La douleur», film français réalisé par Emmanuel Finkiel aura bouleversé son audience. En effet la synopsis de ce film très touchant prend lieu en juin 1944 lorsque la France se trouve sous l’occupation allemande lors de la seconde guerre mondiale. Ce film reprend l’histoire autobiographique de l’écrivaine Marguerite Duras. Marguerite Duras, jouée par Mélanie Thierry a le malheur de voir son mari Robert Antelme se faire arrêter et ensuite déporter. L’angoisse de ne plus jamais revoir son mari entraîne Marguerite dans un désespoir profond, mais elle espère le retrouver un jour. Par la suite, elle rencontre un agent de la Gestapo nommé Rabier. Seul cet homme peut aider la jeune femme à retrouver son mari. Une relation ambiguë s’installe entre les deux personnages, Marguerite joue de cette situation pour avoir le plus d’informations possible sur son mari. Où se trouve t-il? Comment va t-il? La guerre se termine, les prisonniers des camps font leurs retours. Les femmes retrouvent enfin leurs maris mais pour Marguerite, c’est le début d’une attente insupportable. La voix de Marguerite narre le film en voix off dans la quasi totalité de celui-ci ; cela crée un effet très poétique et littéraire mais peut rapidement devenir ennuyant et agaçant ; le film paraît alors très long car cela devient répétitif. En tant que spectateur, on ressent les émotions et les sentiments des acteurs, notamment ceux de Marguerite. En effet, lorsque son mari revient des camps après des mois et des mois dans un état déplorable, la jeune femme ne souhaite pas le voir, de peur de ne plus le reconnaître. Marguerite s’effondre et rentre dans un état d’hystérie, on ressent alors toute sa douleur et sa tristesse. Pour ma part, la fin du film m’a déçue. On s’attend à des retrouvailles poignantes mais au contraire, lorsque Robert rentre dans un piètre état, Marguerite semble ne plus avoir d’émotions. Robert a changé, il revient meurtri et prostré par sa détention, voir en état de choc. Il est replié sur lui-même . Marguerite qui ne le reconnaît pas, perd ses sentiments; l’angoisse et la peur auront eu raison de l’amour qui les unissait et dans lequel Marguerite puisait sa force afin de rester forte. Ils divorcent et cela crée une fin très frustrante. Cependant, il faut rendre hommage au jeu des acteurs, qui plonge le spectateur dans l’ambiance d’une France sous l’occupation ainsi que dans l’horreur de cette période. Pour résumer, très belle production, que ce soit de la mise en scène, du jeu des acteurs ou encore des images filmées mais malheureusement, la voix off prend le dessus sur ce beau film autobiographique.




Chiara Gamba
Chaptal, Quimper
2018/04/11 23:08 #3d8c-4e4e-8a0f-4e22fc38c570
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
« la douleur » : une fresque qui parle de soi


Le film français de Emmanuel Finkiel s'agit d'une adaptation du roman autobiographique de Marguerite Duras. Il a reçu le prix du jury professionnel au Festival international du film d'Histoire à Pessac. Celui-ci restitue le contexte historique dans son ensemble mais aussi la douleur en elle-même.

En juin 1944,il s'agît là d'une France sous l'occupation des forces Allemandes. Robert Antelme, mari de Marguerite Duras, écrivain et résistant, se fait arrêté et déporté. Celle-ci, meurtrie sans nouvelles de son compagnon, elle entreprend de rencontrer un officier français de la Gestapo nommé Rabier. Un jeu s'installe entre ces deux personnes, une ambiguïté se crée, au désespoir de cette jeune femme car lui seul peut l'aider. Puis vient la fin de la guerre, le retour des survivants juifs des camps de concentration mais Robert n'est toujours pas là. Une attente douloureuse pour une jeune épouse, ne le croyez-vous pas ?

Une femme exemplaire

Durant ce long métrage, une seule et unique personne revient souvent... Mélanie Thierry qui interprète le rôle de Marguerite Duras apporte pudeur et sensibilité. Un portrait de femme qui se consume face au manque ; mais elle oppose à la situation une forte résistance.
« Face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. A droite, la porte du salon et le couloir . Au fond du couloir, la porte d’entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d’entrée : “Qui est là ? C’est moi.” : cette première scène débute par ce monologue, on remarque qu'elle se remémore, précisément, des habitudes qui ne la quittent jamais, et elle donne à voir ainsi comment cela se passait avant qu'on ne l’arrête.
Le film impressionne par sa voix « off », très présente, mais qui reste raisonnable. Parler avec tant de douceur, évoquer par des phrases si poétiques, vient incarner la présence d'un roman. L'attente de cette héroïne se fait ressentir tout au long du film ; parfois, certaines scènes sont répétitives comme la scène où elle se trouve dans la cuisine : un endroit où celle-ci avait pour habitude de préparer le café de son mari. Cette femme paradoxale, qui éprouve deux pensées totalement contradictoires, nous fait donc part de sa faiblesse ainsi que de sa force .

Une interprétation réussie ?

Certes, cette adaptation est longue, très longue où même l'on pourrait penser que celle-ci ne se terminera jamais : mais en voilà une preuve de la douleur ! Cette chose qui vous consume et vous fait sombrer petit à petit, sans jamais cesser.
Emmanuel Finkiel a certainement voulu nous faire rentrer dans l'intimité de cette jeune femme par des plans différents comme : des gros plans, des plans où celle-ci s'observe, des plans en profondeur..
Il vient apporter des images à ce roman autobiographique, par des plans d'ensemble et généraux sans pour autant déformer ce dernier. En sachant que ceci est très difficile pour un cinéaste. On y retrouve également beaucoup de littérature, certes, parfois longuement, due aux remontrances excessives de Marguerite, ce qui fait que le spectateur peut se détacher rapidement du récit filmique.
Une sorte de jeu, mise en avant par la romancière et l'inspecteur, ne fait cependant qu'attirer notre attention. Ce jeu semblable au « chat et à la souris », par ces phrases évoquées dans une ultime scène : « Il se sert de moi alors même que je crois me servir de lui.», puis « Rabier arrive toujours très en avance sur l'heure de rendez-vous. », mais encore « Il est toujours là où l'on voit le mieux celui qu'on attend. Souvent lorsque j'arrive je ne le vois pas, il surgit de derrière moi. » On ressent très clairement ce jeu dû notamment aux angles abordés pour filmer cette scène.

Une absence dont on ne guérit jamais.

Le sentiment de douleur retranscrit à travers ces scènes peut toucher le spectateur, lequel peut se reconnaître à travers celles-ci et éprouver de la compassion.
Un parcours psychologique, à vrai dire, bouleversant et complexe, apparaît sous des pensées paradoxales : c'est- à -dire qu'elle semble avoir envie de retrouver son mari alors qu'elle entretient une relation secrète avec un autre homme. Elle est écartelée.
Malgré la libération de Paris, et le retour des survivants juifs, pas une seule nouvelle de Robert. L'inquiétude se fait alors de plus en plus ressentir. Marguerite, persuadée de l'existence de son mari, s'exprime par cette phrase : « Je savais qu'il savait. Qu'à chaque heure de chaque jour, je le pensais. Robert n'est pas mort au camp de concentration. »
Le cinéaste nous laisse pantois...Pourquoi ne voit-on pas Robert ? Pourquoi ne voit-on qu'une apparence floutée ? Que veut-il nous faire comprendre quand Marguerite demande le divorce ? Tant de questions qui nous laissent perplexes.

Comment continuer à aimer quelqu'un qui n'a plus l'apparence d'un être humain ? Celui-ci en réalité renferme une âme qui devient, de plus en plus, terne chaque jour...


Moallic Bleuenn, 1ST2S
Lycée Chaptal, Quimper
2018/04/11 23:15 #846e-4de8-8ca1-4498deb2f6d0
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Critique du film « La Douleur

Le film français « La Douleur » est un drame de 2h07 sorti en 2017 et réalisé par Emmanuel Finkiel. Ce film est une adaptation cinématographique du roman éponyme de Marguerite Duras paru en 1985 qui en est le personnage principal. L’histoire se déroule en 1944, elle expose l’attente angoissante et douloureuse d’une femme écrivaine et résistante, Marguerite Duras (Mélanie Thierry) dont le mari, Robert Antelme (Emmanuel Bourdieu), une figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Marguerite, prête à tout pour retrouver son mari, se lance alors dans une relation équivoque avec un agent français de la Gestapo, Pierre Rabier (Benoît Magimel), pour tenter d’en savoir plus sur la situation de son mari…
« La Douleur » parle avant tout d’une histoire d’amour passionnelle entre Marguerite et Robert, qui, à cause d’une guerre cruelle et inhumaine, se dissouts involontairement et inconsciemment lorsque Marguerite ne reconnaît plus l’homme qu’elle aimait et ne veut plus assumer sa relation avec un déporté. Elle se laisse alors aimer Dionys (Benjamin Biolay), son ami résistant.
Un des différents thèmes exposés dans le film est la vie quotidienne des Français sous l’occupation allemande. Les civils français qui collaborent avec les Aallemands semblent avoir accès à la vie parfaite : ils mangent à volonté, boivent, chantent alors Marguerite et les résistants n’acceptent pas cela et rejettent les faveurs proposées par l’occupant.
Malgré tout, Marguerite se laisse envahir par la douleur et ne pense plus qu’à Robert. L’Occupation et la Libération par les alliés ne changent rien à son cas et Marguerite s’isole de plus en plus dans ses pensées. Cela est très bien mist en scène lorsque les décors deviennent flous, les gros plans sur le visage de Mélanie Thierry et encore le monologue de Marguerite Duras scandé par les longs silences de l’actrice qui rendent les séquences poignantes. De plus, à plusieurs reprises, Marguerite se regarde téléphoner, ouvrir une porte…
Ce dédoublement symbolise ce que Marguerite éprouve et ce dont elle témoigne, elle est comme coupée en deux par ce qui lui arrive.
Sur le plan de fin, on retrouve le flou qui masque le corps ravagé de Robert qui s’avance vers la mer. Marguerite le regarde, la douleur de la séparation a disparu, mais elle sait qu’elle ne peut plus l’aimer.
Le film « La Douleur » est une adaptation cinématographique du roman de Marguerite Duras. C’est un film très personnel mais avec un côté historique car il révèle ce que bien d’autres femmes ont souffert à la fin de la deuxième guerre mondiale. C’est pourquoi il mérite de recevoir le prix Jean Renoir.

Ronan LEMARQUAND, Seconde 5
2018/04/12 10:12 #e267-4460-8a64-96e5de6d1d1b
Lycée PRO Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique portant sur le film La douleur

Texte écrit par Samantha Jean-Privat, Clément Souvait, Nolan Montaigne.

Extrait du journal intime de Marguerite Antelme

Mon amour,
Ton courage, ton audace, ton abnégation ont été sans faille.
Dès le début de la guerre, tu as décidé de faire partie de la Résistance,
Alors que la France avait besoin d’espérance.
Tu as combattu au nom d’un idéal,
Au nom de la grandeur de la France dont tu as été le féal.
Tu as été arrêté, capturé, torturé et déporté.
Je fus dans l’anxiété la plus débridée.
J’étais angoissée sans discontinuer.
J’étais dans un état proche de la folie
Et j’ai multiplié les palinodies.
J’étais dans le désespoir le plus paroxystique,
Pour conjurer toutes mes blessures dans un dessein de catharsis.
Mes proches pensaient que j’étais dans une blessure narcissique.
Je me suis rapprochée de toutes les personnes qui pouvaient peser
Sur le cours de la destinée.
Je me suis rapprochée de Rabier, alors qu’il se situait à ton opposé.
Je n’ai pas montré de mansuétude envers Madame Katz
Car seule la douleur liée à ton absence occupait mes pensées.
Et je devenais un être torturé, rongé par l’anxiété.
Rabier souhaitait me décontenancer par des manœuvres très élaborées.
Je lui ai laissé croire qu’il parvenait à me captiver ou plutôt à m’intéresser.
J’étais, disons-le, dans un état mental que l’on pouvait qualifier de schizophrénie,
Commesi je me trouvais dans une autre galaxie.
On m’a annoncé lors des premières libérations des camps que l’on ne t’avait pas retrouvé.
Puis certains témoignages ont alimenté le secret espoir de ton retour toujours repoussé.
Tu es enfin arrivé un jour dans ton foyer,
Presque totalement désincarné.
Tu avais frôlé le royaume d’Hadès,
Tandis que je connaissais une autre détresse.
Celle de retrouver un étranger fort éloigné de celui qui était présent dans mes pensées.

2018/04/12 11:14 #62de-4473-9cc7-61658c80f2c3
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
La douleur
La douleur, un film d’Emmanuel Finkiel il se déroule en 1944 à paris pendant l'occupation allemande. Marguerite Duras, une romancière mais également une résistante. Le personnage principal de ce film joué par Mélanie Thierry qui interprète Marguerite Duras. Son mari Robert lui aussi écrivain. Robert arrêté pour appartenance à un groupe de résistants mené par François Morland (le pseudonyme utilisé par Mitterrand) .La seule personne qui peut lui venir en aide n’est d’autre que Pierre Rabier un agent français de la gestapo jouer par Benoit Magimel. Ils entretiennent une relation ambigüe. Le personnage de marguerite se mêle à la peur car elle se rend compte que se nets pas elle qui manipule pierre mais bien lui qui l'utilise. La voie de Mélanie Thierry nous plonge dans l’histoire, douce et intense, elle exprime avec intensité le désordre de la pensée et du sentiment .On retrouve la peur des gens en temps de guerre; celle des femmes qui n'ont également aucune nouvelle de leur mari déporté ou encore on retrouve le personnage d'une mère qui elle c’est sa fille unique qui est déporté. En juin 1944 les camps sont libérés un à un. Les prisonniers rentrent en France .On peut retrouver la inquiétude que celle de marguerite duras qui son toute lié près ou de loin avec son but celui de libérer son mari. Malgré le temps du film de 127 minutes l'histoire reste fluide est enivrante. L’un des moments beau mais perturbent, celui ou marguerite est sur une grande place de paris ou elle roule à vélo seule sur celle-ci mais on entend une voix de fond qui nous parle de la foule. Tout les détaille de la vie de marguerite duras on les retrouver des son livre publiée en 1985 dans un recueil homonyme. Ce film s’inspire donc de son recueille. Mais avant tout la douleur représente bien ce que on ressentie les civil pendant la seconde guerre mondiale. Mais marguerite va être aussi tiraillée aussi avec son amant Dyonis le meilleur ami de robert. Dyonis interprété par Benjamin Biolay joue magnifiquement bien son rôle. Ce long métrage ce compose de deux partie celle de pendant la guerre et donc âpres celle de l’après guerre. Personnellement la premier fus plus passionnante et intéressent, on se mêle au personnage et prenons passion pour elle. On s’inquiète pour elle et sa santé qui s’aggrave au fur et a mesure du long métrage. Mais on voie aussi la bravoure des résistants mais sur tout lâcheté des colombos. On voie également l’univers, le décor, le vêtement, la vie de l’époque et la dureté de la vie de 1944.Les points négatif de ce film serais le faite qu’il y a beaucoup trop de bruit de violon et surement trop a mon gout ou qu’ils allument sans cesse des cigarettes mais cela serais surement pour montrer leurs anxiétés .L’histoire tourne beaucoup autour de robert et je trouve que la seconde partie justement nous laisse sur notre faim. Part ailleurs les acteurs sont très bon et juste dans leur rôle. On les découvre au fur et a mesure de histoire et on s’attache a certain. Personnellement celui de la vielle femmes qui vivaient avec Marguerite m’a beaucoup touché. On peut lui trouver un coté attachent elle s’occupe, de Marguerite comme si c’était sa propre fille. Sa propre fille a été déportée et elle attend son retour avec impatience. Marguerite nous touche également surtout quand elle doute de la duré de vie de son mari et quelle se rends tout les jours au nouvelle. Ce film pourrait être résumé en quelque ligne comme un long métrage poignant et intéressent non seulement dans la vie des civils mais aussi celles des résistants et que une fois que on a vécu un tel chao on ne peut pas être comme avant.

Blaise Mélanie 1ST2S1


2018/04/12 11:17 #a306-4be4-9ece-4172cab1ca15
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
La Douleur

Une attente interminable...

Hier, Jeudi 29 Mars 2018, notre classe a visionné un film dramatique français, sorti en 2017: « La Douleur ».
Son réalisateur : Emmanuel FINKIEL, français, né le 30 Octobre1961 à Boulogne-Billancourt, est âgé de 56 ans.
Il a étudié à la Fémis, école Nationale Supérieure des métiers du son et de l'image, et a travaillé en tant qu'assistant-réalisateur avec Jean-Luc GODARD et Bertrand TAVERNIER.
Il a réalisé à son tour des œuvres sur un sujet régulier : la Shoah (mot Hébreu signifiant catastrophe. Synonyme : holocauste juif tenté par les nazis de 1939 à 1945) .
Récompensé, il a reçu successivement le César du meilleur court-métrage en 1997, puis le César du meilleur premier film en 2000. Emmanuel a été également nominé au prix du cinéma européen du meilleur documentaire. Il s'essaya à la littérature également avec:
« De Paris à Drancy, Les possibilités de l'art après Auschwitz » ou « Voyages ». On peut citer quelques - unes des ses œuvres de cinéaste : « Voyages » en 1999, « Je ne suis pas un salaud » en 2015 et « la Douleur » en 2017 mais aussi ses apparitions en tant qu'acteur dans « De battre, mon cœur s'est arrêté » en 2005,

Ce film se passe en Juin 1944, sous l'occupation allemande.
L'écrivain résistant : Robert ANTELME est arrêté et déporté.
Sa jeune épouse, Marguerite, écrivain , angoisse, seule, sans nouvelles, malgré ses occupations au sein de la résistance; jusqu'à sa rencontre avec un agent français de la Gestapo... Prête à tout pour retrouver son mari, et sachant qu'il est le seul a pouvoir l'aider, elle va installer une relation ambiguë avec cet homme trouble...

De nombreux thèmes sont présents : l'amour passionnel, les conditions de vie des Français sous l'occupation, les divisions entre les résistants et les collaborationnistes, l'attente du retour des déportés.
L'histoire débute avec un gros plan sur l'héroïne : Marguerite DURAS incarnée par Mélanie Thierry qui fume dans son appartement. Celle-ci retrouve « des cahiers de guerre » dont elle va s'inspirer en 1985 pour écrire son roman : « La Douleur », de l'attente du retour de son mari, Robert, déporté...
Le chanteur Benjamin Biolay a le rôle de Dionys, ami de Robert et Marguerite qui fait partie de la Résistance. Allié de Margeurite, il la soutiend tout au long de l'attente du retour de son mari...
Le grand Benoît Magimel joue Pierre RABIER, agent français de la Gestapo, dont Marguerite ne peut se passer pour retrouver son mari, c'est un homme louche, dont on ne connaît pas réellement les intentions.
Ce film dénonce les conséquences de la guerre. En abordant le thème de la séparation, de l'attente interminable du retour des prisonniers et soldats, de l'espoir inépuisable de ce retour (Mme KATZ qui va vérifier par elle-même les informations sur la mort de sa fille alors qu'on lui avait annoncée), de la contagion des maladies durant cette période. Il dénonce également la confusion entre les pensées et les sentiments ressentis par Marguerite.

Le réalisateur se sert d'une voix off qui ne fait pas que commenter l'action, mais qui décrit les sentiments de Marguerite pour mieux impliquer le spectateur. Il utilise des plans flous autour de Marguerite, pour montrer ce qu'elle fait, voit et ressent. Et il va jusqu'à la dédoubler à certains moments, ce qui démontre que sa douleur et le doute de ce retour peuvent la détruire, jusqu'à la rendre malade.
Le plan de fin met Marguerite en scène, qui regarde Robert dans le flou, avec le même cadrage qu'au départ. Avec le départ de Robert dont le fantôme s'éloigne vers une baignade en Méditerranée.

Pour conclure, ce film m'a intéressée malgré quelques scènes incompréhensibles.

DOUAY Sofia
2018/04/12 11:26 #25c2-4118-817e-5eeb4faf1650
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
LA DOULEUR


La douleur est le titre du film que nous avions été voir en salle de cinéma ma classe et moi-même le jeudi 29 mars 2018. Il a été réalisé par Emmanuel Finkiel, né le 30 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt en France. Il a étudié à la Fémis qui est une école Nationale Supérieure des métiers du son et de l’image puis a commencé sa carrière en tant qu' assistant réalisateur en 1979, il devient en suite acteur et enfin réalisateur à partir de 1995 avec son premier court- métrage « Madame Jacques sur la Croisette » et son premier long métrage en 1999, « Voyage ». Ce réalisateur a reçu quatre prix grâce à ses œuvres. En janvier 2018 sort son dernier film « La douleur » qui est une histoire tirée du livre au même titre écrit par Marguerite Duras.
Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.
Le film commence avec un gros plan sur Marguerite Duras (jouée par Mélanie Thierry qui incarne bien le personnage) fumant dans son appartement. Il se termine par un plan de Marguerite regardant son mari Robert Antelme (joué par Emmanuel Bourdieu) allant se baigner en Méditerranée et avec une voix hors champ de Marguerite expliquant ce qui s’est passé depuis le retour de Robert.
Ce long - métrage aborde de nombreux thèmes comme : l’attente du retour des déportés, la façon de vivre durant cette guerre, l’amour,…
J’ai apprécié l’histoire de ce film, mais pas la mise en scène je l’ai trouvée parfois compliquée à comprendre ainsi que la durée du film qui est trop longue .

Lou Cadieu 2nd5
2018/04/12 11:36 #0fc0-446d-b916-e95e42f90789
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
« La Douleur » : l’insoutenable attente d’un possible retour
Le film d’Emmanuel Finkiel se base sur le récit autobiographique de Marguerite Duras qui retrace une période dure et douloureuse : l’attente du retour de son marie résistant déporté dans des camps de concentration en Allemagne pendant la seconde guerre mondial.
Un début intriguant et beau nous présente une jeune femme inquiète désemparée par la disparition de son mari. Mélanie Thierry incarne parfaitement cette femme, Marguerite Duras, le visage terne, fermé, triste, exprimant cette douleur que les gros plans exacerbent.
Ainsi elle réussit à nous plonger dans la longue attente d’un retour inespéré. Chaque scène donne l’impression d’une éternité, une simple scène comme la préparation d’un café va durer plusieurs minutes. De plus, la voix de la narratrice présente tout au long du film ne laisse pas le temps au spectateur de se créer une opinons et la suggère en permanence. Cette voix devient vite un bruit sourd qu’on aimerait ne pas entendre. De même, la musique présente tout au long du film oppresse le spectateur, elle laisse entendre qu’il va se passer quelque chose de grave mais rien, juste la narration qui reprend.
L’arrivée de Mr Rabier, l’agent français de la Gestapo va pousser marguerite dans ses retranchements pour retrouver son mari et ils vont plonger dans une relation ambiguë qui va durer toute la première partie du film. De cette scène joyeuse (la seule du film) ou Marguerites s’épanouit, le visage maquillé, le sourire radieux, entre séduction et sincérité naît une sensation de malaise.
Les scènes d’attente à répétition, où on la voit épuisée ou dévastée fumant dans son appartement, ou encore les scènes où elle attend M. Rabier avant leur rendez-vous donne au spectateur une sensation de répétition, de lourdeur, d’étouffement.
Dans la dernière partie, Paris est enfin libre mais le réalisateur se concentre uniquement sur Marguerite qui elle attend encore, errant dans les rues. Au retour inespéré de son marie très malade on peut se poser la question de l’intérêt du flou : peut-être l’intention du réalisateur de ne pas montrer l’horreur de la guerre. Ce flou après le doute et l’angoisse insupportable provoque la frustration, après toute cette attente, on ne voit pas son visage.
La douleur, très bien représenté dans la longue attente angoissante et oppressante laissant le spectateur sur sa fin.
Anouk Mazéas, Lycée Chaptal
2018/04/12 12:08 #41b0-415c-91bf-52d61c81d761
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
la douleur d'attendre un être aimé

Le jeudi 29 mars , nous avons été voir «  La douleur » au cinéma le Sélect à Granville avec le lycée Julliot de la Morandière. Ce film dure 2h07 ; sorti en 2018, il a été réalisé par Emmanuel Finkiel un réalisateur français né le 30 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt , celui-ci a obtenu notamment le César du meilleur court-métrage en 1997.

« La douleur » est un film dramatique en juin 1944, la France est toujours sous l’occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.


Emmanuel Bourdieu joue le rôle de Robert Antelme , Mélanie Thierry celui de Marguerite Duras- Antelme qui est le personnage principal du film
Benoît Maginel interprète Pierre Rabier , Benjamin Biolay joue celui de Dionys Mascolo qui est le meilleur ami de Marguerite.

Le nom choisi pour ce film vient du titre éponyme du livre que Marguerite Duras consacra en 1985 à ses souvenirs de la 2 eme guerre mondiale et de l’interminable attente du retour de la déportation de son mari résistant Robert Antelme

Tout au long du film la passion et l'amour sont abordés comme les conditions de vie des Français lors de l'occupation allemande .


Dans le film plusieurs sujets tabous sont exposés .
Nous avons accès aux pensées et au ressenti de Marguerite et nous pouvions aussi voir ce que Marguerite souhaitait ardemment tout au long de l'histoire à savoir le retour de son mari


Nous avons trouvé qu'il n'y avait qu' un plan choquant : celui où un jeune résistant se fait arrêté par les miliciens vichystes complices des Allemands et tout le monde l'insulte et lui lance des objets comme pour lui faire comprendre qu'il était banni.
Mais il y aussi des beaux moments comme lorsque la Paris est libérée de l'occupation allemande en août 1944, tout le monde sort faire la fête dans la rue à part quelque personnes comme Marguerite qui attendent toujours un proche prisonnier en Allemagne.


Dans le plan final , nous retrouvons le même flou qui nous donne comme une incertitude sur l'histoire. Par le regard de sa femme, nous voyons Robert dans la forme d'un fantôme qui s’éloigne pour se baigner dans la Méditerranée lors de l'été 1945. Ce dernier plan nous montre que la douleur de la séparation a disparu avec le retour de Robert mais agonisant .
Certes il a survécu à la guerre mais leur amour, lui non


Pour conclure ,ce film était intéressant mais nous aurions plus aimé voir les conditions de vie dans les camps que l'attente des personnes dans Paris mais c’était aussi instructif car nous avons pu constater que pendant la 2 eme guerre mondiale dans les villes il fallait vraiment faire attention a ce que l'on disait a ce qu l'on faisait et à qui il fallait faire confiance ou non.
L' attente était à notre goût longue et répétitive même si c'était ce que voulait montrer le réalisateur. Nous avons aussi trouvé la fin assez inattendue car Marguerite a attendu et a tout fait pour retrouver son mari pour ensuite le quitter quelques mois après son retour.

Juliette Picot
Nora Lelaidier


2018/04/12 23:32 #14ea-49fc-a88f-f4e3901d2424
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
« La douleur » est un film d’Emmanuel Finkiel adapté du récit éponyme de Marguerite Duras. Le réalisateur a effectué une magnifique performance: il est resté fidèle au livre et au style particulier de Marguerite Duras. Il a réussi à retranscrire l’omniprésence du personnage de Marguerite grâce au flou artistique qui l’entoure en permanence. On ressent bien l’état d’esprit dans lequel elle se trouve durant l’attente. Le monde autour d’elle n’existe presque plus. Elle tente de s’y intéresser mais elle reste dans l’incertitude. La présence de son amant ne se fait pas beaucoup ressentir et laisse toute la place à Robert Antelme. Les bruits de sonneries de téléphone et de la porte d’entrée, répétés, nous plongent dans le même état d’attente que Marguerite, un état second d’émotions fortes. La seconde partie du film nous mène dans un ennuie qui a du sens.
Ce film n’aurait pas été aussi réussi s’il n’y avait pas eu des acteurs si exceptionnels. Les bonnes idées du réalisateur sont portées par la performance remarquable de Mélanie Thierry, l’actrice principale, qui est presque sur tous les plans. Tout reposait sur elle et, elle a parfaitement rempli son rôle difficile. Benjamin Biolay remplit également merveilleusement un rôle presque aussi difficile. Il ne s’impose pas malgré sa carrure. Il a également réussi une belle performance. Par contre, j’ai été déçu du personnage de Rabier, tant par son jeu d’acteur que par ses paroles et par ses actions. En effet, il effraie moins que dans le livre. Son côté nazi a disparu. La menace qu’il représente n’est pas assez pesante. L’inquiétude est présente par moments mais pas assez, pas autant qu’elle le devrait, pas autant qu’elle l’était dans le livre.
Ce film est une adaptation fidèle d’un livre difficile à interpréter. Il semble très exceptionnel.

Gisèle, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/12 23:42 #6ce6-4284-9b96-610070367842
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Le scénario de Finkiel combine les deux premiers textes du livre de Duras : le premier, intitulé "La Douleur", est le récit de l’attente du retour de Robert Antelme, le mari de l’écrivaine, arrêté et déporté juste avant la Libération ; le second, Monsieur X. dit ici Pierre Rabier raconte le commerce forcé qu'entretient Marguerite Duras avec un agent français de la Gestapo, dans l’espoir d’obtenir des informations sur le sort de son mari. A l’écran, ces deux éléments ne font plus qu’un.

Du premier plan jusqu’au dernier, Finkiel se fixe sur Duras : fixant le regard de son héroïne, s’enrouler autour d’elle (de ses cheveux à ses yeux) pour explorer l’interiorité de sa souffrance, cette attente infernale qui pèse pendant des mois sur les épaules de la jeune femme. Finkiel illustre le caractère dynamitant, en filmant le dédoublement du personnage, soit dans des moments d’abattement profond, où Marguerite se voit agir sans prendre véritablement compte de ses actions, soit dans des moments d’intensité particulière, où différents axes de réaction s’offrent simultanément à elle. Lorsque la figure principale ne se voit pas ainsi elle-même atteinte dans sa personne, c’est le réel qui se trouble, la rue qui devient vague, les silhouettes qui s'effacent par le travail sur la distance focale... de cette femme hantée par l’absence.

Des hommes entourent Duras, outre le fantôme dont elle ne cesse de fantasmer le retour : Dionys Mascolo, compagnon de lutte et amant de Marguerite, couvant la dame en détresse de son regard sombre ; Pierre Rabier, policier français collabo, très introduit dans l’administration nazie, et auprès duquel elle tente d’adoucir le sort de son mari ; ce personnage aux rapports troubles, faits de désir, d’intérêt et de mépris, se noue avec l’écrivaine. Sa méchanceté se cache sous sa banalité, rendant ce personnage effrayant. Des femmes, aussi, entourent l’héroïne et offrent chacune l’un des visages extrêmes de l’attente : une voisine, au bord du désespoir, consumée par l’attente de son mari et la tentation de le rejoindre dans la mort qu’elle redoute. Shulamit Adar contribue à la performance la plus pertinente du film en tant que femme âgée logeant avec Marguerite dans les moments les plus incertains, attendant de plus en plus que sa fille revienne du camps. Sa dévastation à cœur ouvert contraste fortement avec la performance plus farouchement gardée de Mélanie Thierry, bien que les deux femmes émergent comme les différents côtés d'une même pièce. Les femmes dans la scène de restaurants qui méprisent Marguerite pour attendre un mari qui est résistant.

Emmené par le rythme très précis, patient, du texte durassien, le film accompagne au quotidien, la longue attente, souvent insoutenable, dans laquelle la jeune auteure tente de s’installer. Les couleurs, ternes, des sépias aux gris, peignent l’appartement silencieux, aux volets volontiers tirés, et la ville occupée, peinant à retrouver son entrain même après la Libération. C'est à travers cette période purgatoire de perte non confirmée que la douleur se révèle la plus austère, alors que Finkiel trouve un langage cinématographique abstrus pour transmettre le tourment intérieur de Marguerite. Vague, le montage en boucle déforme notre sens du temps comme les images sont submergées dans une ombre à moitié éveillée, le visage de notre héroïne parfois pris comme à travers un kaléidoscope bouché par la poussière. La conception sonore, elle aussi, est délibérément désorientante, les monologues internes de Marguerite étant parfois indiscernables de son dialogue - la plaçant judicieusement entre son esprit et le monde extérieur alors qu'elle erre dans les rues, une angoisse douloureuse dans la ville de liberté.

Zoé Codda, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/12 23:48 #da2b-4996-b22c-ad6da1fc145a
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
« La Douleur » est le dernier film du Prix Jean Renoir des lycéens. On peut assurer que comme dernier film, c’est un choix bien spécial. J’ai à peu près aimé tous les films du Prix mais je ne peux pas en dire autant de celui-là. Même si je respecte énormément la mise en scène du film, j’ai totalement détesté l’histoire. En premier lieu je trouve cela très audacieux d’avoir réalisé un film dont l’intrigue correspond à une attente prolongé du personnage principal, mais même si certains ont été touchés moi j’ai trouvé cela très ennuyant : les plans fixes à répétition, les floutages, les scènes sans paroles apportent au film une lourdeur. Le personnage de Marguerite Duras est très intéressant psychologiquement mais le fait que le film soit centré essentiellement sur son personnage ( ses paroles, ses pensées, ses rêves…) donne au film un côté encore plus lourd. De plus la répétition des sons dans le film comme la sonnette de l’appartement nous fait penser qu’à chaque fois cela est terminé, que Robert Antelme est revenu. Mais à chaque fois cela recommence et n’apporte que des déceptions et de l’ennui. Il faut néanmoins avouer qu’il y figure de très belles scènes, très bien filmées avec en fond la voix de Marguerite Duras, ce qui parait très harmonieux. Mais cela est le seul aspect positif du film. Car pour moi, en une expression, on peut résumer ce film en un trop plein de « trop ». Je pense que ce film est trop lent pour moi et c’est pour cela que je n’ai pas perçu comme incroyable la magnifique attente du personnage de Marguerite Duras.

Romane Valenti, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 00:04 #11a2-4119-b1d6-d4fcdfd0b358
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
La douleur est un recueil autobiographique écrit par Marguerite Duras durant la seconde guerre mondiale. Dans ses écrits, Marguerite Duras raconte l’attente de son mari qui était prisonnier dans les camps de concentration. Le cinéaste Emmanuel Finkiel décide d’adapter La douleur sous forme de film. Une question se pose alors; comment va-t-il arriver à mettre en scène cette attente si longue ?
Ce que l’on peut dire , c’est que l’adaptation d’Emmanuel Finkiel est exemplaire. En effet, il a su trouver un équilibre parfait entre le sentiment d’attente, des scènes très longues et une forme de suspense omniprésent sans que cela devienne ennuyant. Le rôle principal de Marguerite duras est magnifiquement interprété par Mélanie Thierry qui arrive de façon absolument remarquable à nous faire ressentir des émotions uniquement à l’aide de son regard. Ce rôle lui était destiné.
Dans ce long métrage de plus de 2 heures, les voix-off sont aussi très présentes, c’est le texte de Marguerite Duras qui résonne dans la bouche de Mélanie Thierry tout au long du film (ex : « face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. A droite, la porte du salon et le couloir. Au fond du couloir, la porte d’entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d’entrée : “ qui est là ? - C’est moi. ” » ).
Ce film qui ne cherche pas à cacher les atrocités de la guerre , essaie tout de meme de garder une certaine pudeur par rapport au livre. Bien que la réalité n’y soit absolument pas atténuée, certaines scènes n’ont pas été dévoilées, car elles auraient très certainement été trop choquantes visuellement étant donné qu’elle l’était déjà à l’écrit.
On peut donc dire que l’adaptation de la Douleur par Emmanuel Finkiel est un chef d’œuvre, il arrive de façon parfaitement juste à retranscrire les écrits de Marguerite Duras mais cette fois en image ce qui n’est le plus simple lorsque l’on connaît le sujet traité.

Laura Gautier, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 00:16 #e1fe-4185-b9ad-57fa2819a3e4
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
« Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d’entrée : « Qui est là ? - c’est moi », elle l’attend, Marguerite attend son mari parti dans les camps de concentration, nous l’attendons tous. Le film comme le livre, tourne autour de cette attente qui en devient insupportable. On sait qu’il va arriver, on l’entend mais il met du temps. Enfin il sonne, il entre, il est dans les bras de ses compagnons, mais on ne le voit pas distinctement, il est flouté, est-ce une bonne chose ? Cela dérange, m’a agacée car on l’attend tout le long du film et on ne sait même pas à quoi il ressemble ! Mais en y réfléchissant, il est difficile de représenter un homme sorti des camps, peu imaginable. C’est aussi parce que Marguerite ne veut pas le voir, elle n’en a pas le courage. Moi-même, tout le long du film j’appréhendais cette situation, je n’osais pas regarder par peur de le voir. Je ressentais la douleur de Marguerite, peu ressentie le long du film. Même si bien sûr elle était présente, surtout chez Mme Kats, une mère qui vit chez Marguerite, qui elle aussi attend sa fille infirme, partie dans les camps, depuis neuf mois. On apprend qu’elle a été tuée dès son arrivée. Mais Mme Kats n’est pas convaincue, elle veut continuer à attendre (quelqu’un qui ne reviendra pas).
La douleur de Marguerite est d’abord une peur mêlée de honte, lorsqu’elle est obligée de côtoyer l’inspecteur Pierre Rabier pour sauver son époux. Ce personnage est inquiétant, seul, il est indifférent au malheur qu’il cause, aux arrestations qu’il fait, il est détestable. Malheureusement, Marguerite le voit chaque jour, avec la peur d’être arrêtée à tout moment. Toutefois, Marguerite interprétée par Mélanie Thierry est au centre, elle est présente sur tous les plans, ou presque, elle est peu floutée par rapport aux autres personnages qui eux sont secondaires. Comme Rabier, mais aussi son amant, Dionys Mascolo, qui l’aime, mais est torturé par la constante attente d’Albert. Marguerite est présente mais ne semble pas là, elle est ailleurs. Dans certaines scènes, elle écrit son journal et se regarde, elle, faire autre chose, elle se dédouble, c’est une contradiction entre ce que la romancière éprouve et ce dont elle témoigne, entre ses réelles émotions et leur représentation.
L’adaptation du livre est très réussie, entre la durée du film et les émotions.
Les acteurs sont exceptionnels, surtout Mélanie Thierry qui a un rôle très difficile est qu’elle interprète à sa façon qui est parfaite. On peut dire qu’Emmanuel Finkiel a réussi ce défi, le fait de parler, de représenter une émotion, une situation aussi difficile et aussi sensible.

Clémence Dupuis, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 00:25 #3ca9-423c-9180-605e93fb5d25
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
J'ai été très déçue par le film "la douleur". Ayant lu le livre avant comme demandé, je trouve ce dernier beaucoup mieux réussi que le film, d'ailleurs très ennuyant. On se sent totalement à distance, indifférent, contrairement à l'effet voulu par le réalisateur. Effectivement on ressent la longue attente de Marguerite Duras mais on a l'impression d'être totalement détaché d'elle. De plus, je trouve la lecture du texte de Marguerite Duras faite par le voix off à certains moments plutôt machinale et insupportable.
Dans le film comme dans le livre, Denis, l'amant de Marguerite, est totalement effacé. Pour autant on ressent quand même sa présence dans le livre alors que dans le film il fait presque figuration. On accorde plus d'importance à Rabier, cet homme de la Gestapo.
Je trouve que dans le film le personnage de Rabier parait plus sympathique que Denis, on en oublie presque qu'il travaille pour la Gestapo.
De plus, on ne comprend pas le sentiment que ressent le personnage entre son mari qu'elle attend et son supposé amant. Quand on apprend qu'elle souhaite quitter son mari pour son amant. Cela surprend presque. Marguerite parait plus attachée à son mari et Rabier que Denis.
Pour conclure un film très décevant comparé aux attentes.

Lou Dumoussaud, élève de seconde9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 00:27 #e497-4ef1-ab6a-f0440871c8c5
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
La douleur est une adaptation au cinéma, réalisée par Emmanuel Finkiel, du livre éponyme de Marguerite Duras. L’histoire commence en juin 1944, Robert Antelme une grande figure de la résistance est arrêté et déporté. Débute alors l’attente de sa femme, Marguerite Duras, qui a prévu de divorcer mais qui attend le retour de son mari par fidélité. Elle va alors rencontrer un agent de la Gestapo nommé Pierre Rabier et va entretenir une relation étrange avec lui car c’est la seule personne qui la relie encore à son mari. Dans le livre de Marguerite toute l’attention est centrée sur elle et ses sentiments et il y a très peu de descriptions. Ceci est très bien représenté à l’écran car Marguerite est presque sur tous les plans et il y a de nombreux flous artistiques centrés sur elle . L’attente insoutenable de Marguerite est aussi très bien représentée car on ne voit jamais la fin du film. Le corps de Robert n’est pas montré lors de son retour pour que le spectateur puisse lui-même imaginer l’état d’un corps d’une personne arrivant des camps allemands ce qui n’aurait sûrement pas pu être montré avec un véritable acteur. J’ai apprécié de voir ce film bien que je l’aie trouvé inférieur au livre.

Paul Testard, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 00:30 #8ce3-47f4-baff-84032e5367c0
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
La Douleur est un film français de Emmanuel Finkiel sorti en janvier 2018 et qui est l’adaptation cinématographique du roman autobiographique éponyme de Marguerite Duras publié en 1985.
Il présente en juin 1944, Marguerite, une femme qui attend le retour des camps de concentration de son mari, Robert Antelme, écrivain et résistant. Seulement, l’attente devient insoutenable au fur et à mesure des jours, des semaines ... puis Marguerite rencontre Pierre Rabier, un agent de la Gestapo, en liant une relation avec ce dernier.
Le film est composé des 2 premiers chapitres du roman : La Douleur et Monsieur X. dit ici Pierre Rabier.
Je trouve le film très fidèle au roman de par la qualité de la prestation de Mélanie Thierry (l’actrice jouant le rôle de Marguerite) avec qui on peut pleinement ressentir la douleur de l’attente et du doute telle qu’elle est décrite dans le roman. Les scènes sont fidèles à l’ouvrage d’origine car les moindres détails y sont présents.
Cependant, la relation entre Marguerite et Pierre Rabier semble plus ambiguë dans le film car le fait que cette relation existe uniquement dans le but de servir à la résistance et d’informer Marguerite sur l’état de son mari peut être mal interprété dans le film comme une véritable liaison amoureuse.
Les scènes et les cadrages sont répétitifs et montrent la plupart du temps Marguerite seule mais c’est ce qui fait la force du film.
Enfin, la réaction et les émotions de Marguerite au retour de son mari de Dachau correspondent parfaitement aux détails fournis dans le roman et à ce à quoi on pouvait s’attendre en voyant l’adaptation cinématographique de cette scène, malgré tout très importante et riche en émotions, du roman original.

Julien Beving, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 09:29 #f213-469e-938e-c41107c7db10
Lycée Gambetta, Tourcoing, académie de Lille
Julien PREZ
2nde 8

Critique La Douleur
Prix Jean Renoir


Voyage au bout de l’ennui

La Douleur, réalisé par Emmanuel Finkiel, est tiré de l’œuvre autobiographique de la romancière Marguerite Duras. Ce film se déroule pendant l’Occupation. Marguerite, admirablement interprétée par Mélanie Thierry, essaye avec la force du désespoir de retrouver son mari, Robert, emprisonné par les Allemands car il est résistant. Elle va nouer une relation ambiguë avec un officier français collabo, joué par Benoît Magimel, pour obtenir que son mari ne soit pas déporté.

Ce film n’est pas un film d’action. C’est une marée qui entraîne son personnage principal vers une torture morale. Il parle de l’attente, cette attente insoutenable qui conduira le personnage de Marguerite vers la folie. Ce film raconte la croisière chargée d’écueils et de douleur qu’elle va devoir subir. Lentement, Marguerite se renferme sur elle-même, Paris devient sa prison.
Une des forces du film est de réussir à nous montrer implicitement ce qu’on ne peut pas filmer : la souffrance d’une femme qui attend son mari et ne sait pas s’il est mort en camp de concentration puis celle d’une femme qui retrouve son mari totalement détruit par l’expérience des camps de la mort. Le titre prend alors tout son sens. Ce qui aurait pu être source de joie inespérée s’avère être une désillusion terrible.

Le film est aussi une plongée dans cette France qui collabore et vit ses dernières heures, celle qui observe avec une peur mal dissimulée l’avancée des alliés vers Paris. Il est aussi un reportage historique. Le réalisateur y a inséré des documents originaux nous montrant la découverte des crimes nazis ainsi que des personnages qui ont marqué leur siècle. Cela renforce le réalisme de cette œuvre. Une des grandes forces du scénario est de nous montrer un pays pris au dépourvu par l’arrivée des rescapés des camps de la mort et la souffrance des familles qui attendent des nouvelles de leur proche sans savoir s’il est vivant ou non. Les fantômes ne sont pas les morts mais les vivants qui attendent.

La manière de filmer en plongée écrase l’héroïne, consolide chez le spectateur l’impression de souffrance. Mais il n’y a pas que les personnages qui sont endoloris. Les spectateurs le sont aussi. On souffre avec Marguerite. On attend avec elle le dénouement. Certains choix d’Emmanuel Finkiel sont flous tout comme sa manière de filmer parfois, illustrant ainsi l’impression que Marguerite a de ne rien maîtriser. Pourquoi faire traîner en longueur des passages entiers ? Pourquoi nous faire pratiquement sentir l’odeur du tabac que Marguerite consomme sans modération ? Pourquoi ne pas nous montrer la bataille de Paris qui aurait pu donner un rythme plus soutenu au film ?

La Douleur aurait gagné à être plus nerveux et plus dynamique. Cependant, malgré ces quelques fausses notes, ce film psychologique reste une grande évocation historique et sentimentale d’une France affaiblie pour qui rien ne sera plus comme avant.
2018/04/13 10:16 #a66e-4a4a-85df-fd4234346de0
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
La langueur
La douleur, quel beau nom pour un si beau film… Cette œuvre cinématographique retrace le parcours d’une jeune femme, Marguerite Duras , qui souffrant de l’absence de son mari Robert Antelme (résistant arrêté puis envoyé au camp de concentration), est également sous une angoisse totale à l’idée de ne pas avoir de nouvelles de son bien aimé. 1945, la fin de la guerre et le retour des camps de concentration annonce le début d’une souffrance encore plus grande et lente pour notre héroïne…
Ce film d’Emmanuel Finkiel est une belle adaptation du roman autobiographique de Marguerite Duras retraçant le combat des résistants mais également la douleur d’une absence dont on ne guérit jamais. Pour ainsi dire, le film est un chef d’œuvre cinématographique du dramatique. Il est rempli de suspens, ce qui donne un côté attirant à regarder la suite sans en perdre une miette car nos interrogations ne sont jamais résolues même avec la fin du film qui reste encore une fois intrigante. Cependant, bien que passionnante, cette représentation est un peu longue et c’est pourquoi il nous arrive de perdre le fil, de plus nous sommes plongés dans un climat de calme, parfois avec des scènes longues sans paroles ou très peu ce qui peut amener le spectateur à s’égarer.
Dans un second temps, Mélanie Thierry est l’actrice idéale afin de représenter Marguerite Duras, alors que son rôle lui va à merveille, il y a malgré tout un problème : son jeu d’acteur est exagéré ce qui rend la douleur moins réelle et ainsi les émotions se font beaucoup plus ressentir dans l’adaptation littéraire. Pour ce qui est de la voix off de Marguerite, elle élargit la douleur et rend le film plus réel, comme une impression d’être à l’intérieur de celui-ci. Sans compter sur la présence du son, de la musique qui augmente la sensation de douleur.
Ce film à sa couverture n’attirera peut-être pas énormément de monde, or il est d’une richesse extraordinaire, un chef d’œuvre de l’écriture durassienne adapté à merveille.

Ines
Lycée Pierre de La Ramée (02100)
2018/04/13 10:19 #6ef9-405d-b26d-9ad13206ffff
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Marguerite nous lasse !

En pleine Seconde Guerre Mondiale, Marguerite Duras nous envoie dans une annexe de la vie civile, avec la douloureuse rafle des hommes et femmes dans des camps. En l’occurrence il s’agit du mari de Marguerite, il s’est fait dénoncer, c’était un résistant. Alors évidemment notre petite Marguerite est accablée...Elle souffre ! Et elle aimerait bien avoir des nouvelles de son mari, qu’elle va avoir auprès d’un agent de la police française au service des Nazis pour débusquer les résistants. Il est amoureux de Marguerite ! Le comble ! Celle-ci va en profiter pour récupérer plus d’informations sur son mari et va même jusqu’à obtenir un prétendu traitement de faveur pour son mari dans les camps. Au fur et à mesure du film on fait la découverte de personnages pour le moins étrange, surtout parmi les résistants. On se questionne sur la fidélité vacillante de Marguerite...(Marguerite serait-elle la seule femme de la résistance française..?) Alors à bon entendeur l’histoire inspirée du livre de Marguerite Duras, La Douleur, nous obligerait presque à aimer le film sans de suite l’avoir vu.. puisque c’est un classique de la littérature française..Malheureusement non ! Il y a un monceaux de problèmes récurrents dans ce film, déjà par le comportement totalement alambiqué de Marguerite qui pleure l’absence de son mari pour ensuite pleurer la situation contraire...(Encore que là, on peut comprendre si le but étant de créer un portrait psychologique complexe), ensuite arrive les parenthèses narratives de Marguerite, ou plutôt devrait-on dire la lecture du texte de provenance...Ces passages là rendent le film tellement maussade...que la Picardie passe pour un Arc-en-Ciel. Cela donne aussi l’impression de vouloir combler les trous scénaristiques du film, ce qui très désagréable à supporter. Encore un point détestable parmi d’autres, est la répétition de plusieurs scènes, nous parlions de combler les trous ? Certains passages sont les mêmes, ils nous épuisent, ils usent la trame continuelle du film...Notamment quand Marguerite pique des crises et pleure l’absence de son mari qui se comprend au début mais qui au bout de la cinquième fois nous ralenti dans le rythme du film qui n’est d’ailleurs pas régulier (l’irrégularité temporelle n’est pas inacceptable...sauf pour les gens ordonnés). Par ailleurs les pleurs et les crises sont en contradictions avec le personnage fort et incassable de Marguerite que veut nous faire passer le film et le scénario, ce qui n’est pas crédible…

Même avec toute la colère possible, il est impossible de faire un anathème de ce film puisqu’il y a quand même des points positifs, comme les plans du film et la manière dont est tournée chaque scènes. L’effet de flou quand Marguerite réfléchit est très bien pensé, cela rajoute la confusion liée à la tristesse et au manque affectif dont elle est victime...L’idée de créer un mari rarement représenté est aussi une bonne manière de questionner le spectateur sur cet amour incertain où l’on se pose des questions centrées sur cette relation ambiguë comme : Connaît-elle vraiment l’homme qu’elle aime ? L’atmosphère du film outre l’ambiance sonore et les scènes infernales, nous semble caniculaire, les personnes sont habillées de manière plutôt légère, les fenêtres sont presque toutes ouvertes, il y a de nombreux plans sur des bars, des verres d’eau, des boissons accentuant l’effet de confusion, de manque d’espace et de la dureté de cette période où chaque action peuvent mener à une mort certaines, une véritable atmosphère pesante.

En soit ce film part d’une bonne idée, d’un bon sentiment afin de critiquer la quête de non-sens, l’ambivalence des Hommes et leur hypocrisie, mais la forme n’est pas ce qui est attendue, elle est trop exagérée (comme le jeu d’acteur de Marguerite….) , les fonds sonores sont de trop. Heureusement les plans arrivent tant bien que mal à équilibrer toutes ces erreurs qui mettent mal à l’aise le spectateur (et qui le font dormir). À ne regarder que si vous vivez dans un environnement trop heureux et trop beau, et que le sentiment d’asphyxie vous manque...
2018/04/14 14:35 #232b-460e-99de-5a83a6161aa4
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


« La Douleur » retrace l’attente de Marguerite Duras pour le retour de son mari parti au combat. C’est un véritable journal intime, qui nous dévoile les pensées les plus noires de cette femme, et qui nous livre sa douleur.

Mélanie Thierry, l’actrice qui joue Marguerite, est franchement remarquable, touchante et parfaitement crédible dans son rôle. Benoît Magimel, qui incarne un agent de la Gestapo aux pensées indiscernables, ne l’est pas moins.

Sur le plan technique, « La Douleur » est plutôt une réussite : De très beaux plans sur la ville et sur les personnages avec des couleurs représentatives de la thématique du film. Les gros plans sont assez réussis, montrant sincèrement les émotions des différents personnages, et particulièrement de Marguerite.

Penchons-nous maintenant sur les points négatifs, car bien sûr il y en a. La première partie du film avec Benoît Magimel (dans le rôle de Pierre Rabier) est captivante. Malheureusement, le réalisateur l’évince très rapidement et on sombre au bout d’un certain temps dans un récit plat et interminable (ce qui est logique quand on y pense puisqu’on est, avec le personnage principal, dans l’attente). La voix off devient également presque insupportable pour ma part, car beaucoup trop présente (ce qui est également compréhensible puisque le film est adapté d’un roman, mais dans ce cas là était il judicieux de l’adapter ?). Des incohérences également au niveau de la relation entre Marguerite Duras et son amant, qui ne semblent jamais partager une scène d’amour (mis à part celle du baiser qui dure très peu de temps et qui n’est pas intéressante).

En conclusion, un film assez émouvant mais trop long, et avec un certain nombre de points négatifs.






- Juliette Bujko, 2nde Lycée Langevin
2018/04/14 15:22 #457a-40fe-8431-a41c80a87ca4
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
La Douleur.
La Douleur prend place dans un France en guerre. Marguerite, excellemment bien interprétée par l’actrice Mélanie Thierry, attend le retour de son mari déporté à cause de son appartenance à un réseau de résistants.
Au premier abord le film semble long, l’action n’est pas rythmée, mais finalement c’est cela qui lui donne cet air authentique. A travers le temps qui ne semble pas avancer nous avons un aperçu de la terrible attente ressentie par Marguerite. La lenteur permet également à ce personnage principal de développer des sentiments inattendus qui ne font qu’aggraver sa douleur.
Ses sentiments sont aussi apportés grâce à l’interprétation de l’acteur Benjamin Biolay ; incarnant un ami de Marguerite il nous tient en haleine en aidant Marguerite à retrouver sous mari, tout en créant un lien et une intimité entre eux deux.
Emmanuel Finkiel a choisi dans ce film d’éviter les fioritures extérieures et a conservé un cadrage clair et basique ce qui permet de mettre en valeur les sentiments bruts de Marguerite, sans pour autant rendre le film niais au vu du contexte.
Après coup, je pense que ce film est magnifiquement réalisé mais nécessite une réflexion post-visionnage pour être compris dans son entièreté de par toutes les subtilités qu’il renferme.

Léa P.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/15 09:29 #0f89-4e99-8306-2499e1f8d443
Lycée P. Picasso, Fontenay sous bois, Fontenay-Ss-Bois, académie de Créteil
Lycée Pablo Picasso Fontenay Sous Bois (94)

Journal intime de Duras Par Melissa Frère ( 1ère S2)


Tout le monde part un jour. Toi, c’est aujourd’hui que tu nous quittes. Je vais être honnête, je n’ai pas pleuré. Pourquoi pleurer ton départ, être triste, m’en vouloir, alors que le mieux pour toi était de t’en aller ?
Je t’ai attendu, plus longtemps que je n’ai attendu qui que ce soit. Suffisamment longtemps. En fait, trop longtemps. Voilà tout ce que j’ai perdu avec toi. Le temps. Je t’ai donné ma jeunesse. J’ai suivi tes idées. J’aimais tes rêves et non ce qu’ils ont fait de toi.
L’homme que j’ai le plus aimé, je le vois mort à l’intérieur. J’ai cessé de t’aimer il y a bien longtemps. J’aime toujours tes idées mais toi, je ne t’aime plus. Amour de ma vie tu as été, j’étais si naïve d’avoir épousé tes idées. La réalité m’a rapidement rattrapée. Suffisamment rapidement. En fait, trop rapidement.
J’ai abandonné les joies de la vie, de vivre et j’ai choisi de me donner dans une cause perdue, ton retour. Tu n’es jamais réellement revenu. Je t’ai attendu pourtant. J’attends encore un peu. Au fond. Je t’attendrai toujours.
Les larmes ne peuvent pas tomber sur mes joues. Tu es mort, mort, au ciel, tué, assassiné, sans vie, sans cœur, sans idées, sans révolution, sans résistance. Tu es parti sans tout cela. Sans tout cela. Tu as tout laissé mais tu as pris quelque chose. Une seule chose. Une unique chose. Une chose capitale. Je pense même la plus capitale. L’unique. La seule chose. La Vrai. L’une. Moi.
En réalité, je le sais, je suis morte avec toi, quand tu es mort au camp.
Je voyais chaque matin ton corps, ce corps que je connaissais par coeur, je ne l’ai plus reconnu. J’ai rêvé cent fois ton visage, ce visage que j’ai tant admiré, je ne le regarde plus. Et ces mains que je serrais si fort ne sont plus que des souvenirs, des douceurs du passé. De douloureuses douceurs. Blessantes. Ton sourire m’a manqué, mais te revoir m’a tuée. J’aurais préféré que tu ne reviennes jamais. Que je meurs sans savoir si tu avais survécu. L’attente était moins douloureuse que de te voir. T’espérer était plus doux que de te revoir. T’aimer comme on aime un rêve, en sachant qu’il n’est pas réel était plus beau que de t’aimer, toi. Sans tes idées, tes magnifiques idées et sans pouvoir admirer ce que j’ai tant de fois aimé admirer.
Mon nom est le dernier mot que tu as prononcé. Je n’ai même pas pleuré. La colère. Voilà ce que j’ai ressenti. Tu t’es permis de revenir, de revenir de chez les morts, de chez les fous, de chez ceux qui ne reviennent jamais et tu as brisé en éclats les beaux souvenirs de toi. Ce qui me faisait tenir, ce qui m’a fait tenir. Suffisamment tenir. En fait, trop tenir.
Comment garder intacte l’image que je m’étais faite de toi, si tes membres fripés, tes yeux sans vie, sans lueur, vides, me rappellent que tu as tout perdu ? Que tu n’es plus rien ? T’aimer était devenu difficile. Te supporter était devenu impossible. Je ne t’aimais plus mais tu étais parti comme le plus beau des hommes, comme celui que j’avais toujours aimé, bien que je ne t’aimais plus. Ton souvenir. Le souvenir que j’avais de toi. Il était tout. Suffisamment tout. En fait, trop tout.
Ma vie est vide car au fond, elle tournait autour de toi. Ta résistance. Ton combat. Ton retour. Tes soins. Tes membres fripés. Tes yeux sans vie. Sans lueur. Dépouillés. Brisés. Ces si beaux yeux. Maintenant, je n’ai plus rien. En fait, je n’ai jamais rien eu. À part toi. Et toi, tu n’es plus.
2018/04/15 11:53 #cfa0-43c3-bcf1-3b49ffb72878
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
La douleur

La douleur ,un film réalisé par Emmanuel Finkiel , réalisateur et acteur français . Ce film dramatique et français paru en 2018 le 24 janvier .Ce film représente la ville de Paris en 1944 avant que la capitale soit libérée par les alliés de la France . Tout au long du film nous allons suivre une femme appelée Marguerite Duras ,elle écrit des livres , membre de la résistance dans le film elle va tout faire pour avoir des nouvelles de son mari appelé Rober Antelme lui aussi membre de la résistance et lui aussi Écris des livres dans le film ,il se fait arrêter et déporter par la police allemande, la gestapo en 1944 . Nous allons suivre Marguerite dans sa vie quotidienne à Paris .Marguerite va tout faire pour essayer de savoir les conditions de détention de son Mari pour cela elle va mener une stratégie de manipulation d' un agent de la Gestapo appelé Rabier . Elle va entretenir une relation ambiguë pour avoir le plus d'informations possible pour cela elle va faire espérer Rabier d'une relation amoureuse possible entre eux. Ce film tout d abord , représente bien le ressenti des familles, des amis et de tous les civils de France pendant la Seconde Guerre mondiale, ce film a un côté émotif car les acteurs arrivent à nous transmettre les émotions par exemple Marguerite a réussi à nous transmettre son chagrin et sa peine de ne plus avoir son mari auprès d'elle . Elle arrive aussi à nous transmettre son angoisse de ne pas avoir de nouvelles de son mari . L'aspect Touchant du film ressort tout au long du film car on ressent bien les pensées de marguerite . Les décors et les personnages facilitent l’entrée dans le film car les acteurs sont dans leurs personnages et les décors représentent plutôt bien le contexte de la ville , la ville représenté comme en réalité dans le film . La musique correspond plutôt bien à l'ambiance du film . Ce film comporte des extraits du roman autobiographique Marguerite Duras , ce qui fait qu’ il comporte beaucoup trop de monologues en voix off ce qui rend le film ennuyant et monotone .La fin vraiment décevante et pas très originale donc nous pouvons rester sur notre fin . on pouvait s’y attendre donc il y avait peu de suspense . Certaines scènes avaient aucun rapport avec le reste du film par exemple la relation secrète entre Dionis lui aussi membre de la résistance et Marguerite n' a aucun rapport avec sa douleur ou encore sa peine ou son chagrin et encore moins sa déception et sa fragilité, cela montre juste qu’ elle souffre en silence . Il comporte beaucoup de scènes très longues et qui se répètent . En allant voir le film on peut avoir d’autre attente comme par exemple avoir plus de scène de guerre ou encore une attente d’un film beaucoup moins classique et moins répétitif ou plus axés sur la libération des soldats et moins sur le ressenti des civils restés en France . Ce film reste un film émouvant, touchant avec des qualitées mais beaucoup de défauts
Marie Guéguen 1S2S1
2018/04/15 11:55 #0c64-4a15-a3a9-a8d8872500c5
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
La douleur: un long métrage assommant

Ce long métrage réalisé par Emmanuel Finkiel, met en scène Marguerite (Mélanie Thierry) épouse du résistant Robert Antelme. Les deux premiers chapitres du roman autobiographique de marguerite Duras, qui porte le même titre a inspiré le cinéaste pour cette fiction. La douleur nous montre le mouvement résistant en France sous l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale. Robert et certains de ses compagnons se voient prisonniers de guerre et expédiés dans un camp de concentration quelque part en Europe. Pendant les deux heures et sept minutes du film, Marguerite essaye par tout les moyens de retrouver son mari. Elle ira jusqu'à entretenir une liaison dangereuse avec l'homme qui a arrêté Robert et mettre en danger le mouvement résistant qu'elle fréquente.
Le jeu des acteurs et surtout leurs émotions deviennent plus expressives par les gros plans. En lui même la douleur ne semble pas aberrant mais de nombreux détails le rendent agaçant. Parmi ces détails on retrouve le jeu de l'actrice principal (Mélanie Thierry), par exemple de nombreuses fois elle fait les cent pas dans son salon ce qui devient lourd et long. Emmanuel Finkiel aurait pu trouver une autre alternative afin de montré son attente, car cela nous a endormis. Le choix du réalisateur de mettre de nombreuses fois du flou, comme la dernière scène à la plage où on pense enfin découvrir Robert. Mais malheureusement le flou l'emporte et le suspense perdure puisque le film reste sur cette fin. Marguerite se présente comme une femme étrange avec des comportements très curieux. Bien qu'elle nous montre un dévouement sans fin pour son mari néanmoins elle entretient deux liaisons. Une avec un homme de la Gestapo et une autre avec le meilleur ami de Robert. Et aussi elle repousse l'idée de faire le deuil de son époux pourtant une fois que celui ci rentre de Dachau, elle refuse de le voir. Cette réaction venant d'une femme dévouée à son compagnon existe peu, cela montre qu'au fond d'elle Marguerite n'avait pas encore accepté que Robert soit changé. On ne ressort pas des camps de concentration sans aucun traumatisme, sans doute Marguerite n'arrivait pas a l'accepter. Nous constatons une bande-son plus qu'atroce, elle est juste insupportable, elle provoque une grande déception auprès de nombreux spectateurs. L'actrice principale se voit dédoublée dans plusieurs scènes à regarder par la fenêtre, à attendre avec ce bruit de pendule agaçant. La révélation étonnante que Marguerite annonce à son époux se révèle pire que tout dans cette fiction. L'univers étrange de l'auteur m'a profondément déplu. Une fiction chaotique qui mérite un 1 sur 5.
Clara Pereira 1S2S1
2018/04/15 11:55 #7f72-442f-ba1e-cd82ccf141f6
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
La douleur film réalisé par Emmanuel Finkiel parle de la collaboration lors de la seconde guerre mondiale et d'une femme qui fait partie de la Résistance et dont le mari a été arrêté et envoyé dans un camp de travail.
Tout au long du film Marguerite Duras une des personnages principaux interprétée par Mélanie Thierry, cherche à retrouver son mari Robert joué par Emmanuel Bourdieu. Faisant parti de la résistance Dionys trouve inconcevable de collaborer avec un membre du régime de Vichy afin de retrouver Robert. Ce qu'on remarque tout de suite visible dans les scènes où Marguerite retrouve Pierre Rabier (membre du régime de Vichy) c'est qu'il joue avec elle et qu'il ne fait rien pour aider Marguerite à retrouver Robert. Il y a aussi une chose récurrente dans ce film et il s'agit des cigarettes même pour un fumeur c'est la première chose qui ressort de ce film, avec un nombre incalculable de cigarettes fumées. Une des choses les plus bizarres de ce long métrage, il s'agit de l'espèce de dédoublement de Marguerite où on la voit deux fois sur le même plan. La fois où Robert revient mais qu'une partie d'elle ne veut pas aller le voir et l'autre le veut, l'une descend en trombe les escaliers et l'autre reste dans le salon.

Pour les bandes-sons il n'y a rien dire elles sont utilisées aux bons moments, aux moments tristes ou quand Marguerite est malade des musiques tristes sont utilisées.

Par rapport au jeu des acteurs il y a parfois des choses surjouées comme quand Marguerite fume et que ses mains se mettent à trembler alors qu'elle réfléchit à ce qu'elle va faire. La chose qui surprend le plus, le fait qu'on pense que Marguerite va rester fidèle à Robert, qu'elle rejette les avances de Rabier et qu'elle finit par se mettre avec Dionys malgré le fait qu'elle retrouve Robert au final. Robert a survécu au camp de travail et a perdu plus de la moitié de son poids. Sûrement en se disant qu'une femme aimante et triste l'attend chez lui et non Madame l'a cherché pour lui dire qu'elle le quitte. Même si ces faits ont vraiment existé on se dit qu'il y a des choses qui ne se font pas dans la vie, qu'elles ne sont ni morales ni concevables.

Une chose des plus décevantes du film, parce que comme par hasard quand Marguerite se rend à la prison, au bah tient les « nazis » se disent et si on bougeait de place aux prisonniers il faudrait les transférer dans un camp de travail. Même si on sait qu'il s'agit d'une demande Rabier, il ne faudrait pas prendre les spectateurs pour des imbéciles.

Le moment le plus impressionnant demeure celui où Marguerite fait du vélo seule sur les Champs Élysées alors que c'est la guerre mais surtout parce qu'elle se trouve à Paris la capitale vide et que les rues manquent grandement de monde.

La douleur reste assez décevant dans l'ensemble mais il y a quand même du bon tout au long de celui-ci.
Gurvann Le Dû 1S2S1
2018/04/15 11:57 #17ad-4aaa-ba3a-bbfa26e7e85d
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
L'attente du retour

Ce film français "La douleur" présenté au festival du film francophone d'Angoulême, réalisé par Emmanuel Finkiel sorti en 2017, inspiré de l'histoire sur la seconde Guerre Mondiale ( 1939-1945 ) , la France sous l'occupation allemande. Le cinéaste Emmanuel Finkiel reproduit le roman qui donne son nom « la douleur » de Marguerite Duras écrivaine et résistante sur l'occupation et la libération publié en 1985, retrace l'attente du retour de son mari déporté et la relation évasive avec un agent français de la Gestapo dans l'intention d'obtenir des informations sur son mari.
A Paris,Marguerite Duras écrit toute ses peurs, son angoisse, sa tristesse pendant la longue attente du retour de son époux Robert Antelme de l'arrestation conduit en camp de concentration et de nombreuse familles attendaient encore des nouvelles de leurs proches mais aussi leurs retours. Marguerite fréquenté un agent français de la Gestapo dans l'intention de recueillir des nouvelles de son époux et de son retour inconnu.

Emmanuel Finkiel, Ce réalisateur talentueux récompensé de plusieurs prix comme le prix Mémoire de la Shoah, le prix Jean Vigo, le prix Arte International et enfin le festival du film francophone d'Angoulême 2015.

Mélanie Thierry joue bien le rôle de cette femme qui attend le retour de son mari des camps de concentration et, alors que tout le monde revient, lui ne revient pas..., Une femme désespérée et perdue sous le silence des nouvelles qui n'arrivent pas.

Le titre de ce film « La douleur » nous montre beaucoup la souffrance de Duras.On aurait pu s'attendre a un film en noir et blanc qui retrace les années de la seconde Guerre Mondiale.

Les décors caractérisent absolument la période de la seconde Guerre Mondiale en aperçoit dans le film des bâtiments historiques, de vieilles voitures, Les personnages portent des vêtements anciens très décalé a la mode d'aujourd'hui. Les personnages ont un vocabulaire plus soutenue.

Le film nous fait voyager dans leurs années, par exemple dans un passage du film on remarque que les individus fument dans les bars alors que aujourd'hui on ne peut plus fumer dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public.

Dans scénario, on retrouve les armes, les gueules-cassées qui rentrent complètement défigurés, très maigres, les familles qui attendent tout les jours leur s proches rentrés dont certains restés dans un lieux inconnus et sans nouvelles.

Mélanie Thierry, cette femme courageuse qui garde espoir, les camarades de Robert Antelme posés sur des lit affamés pendant que Robert ne rentre toujours pas , la femme attend jusqu'au bout son retour.

A la fin du film, on s'attendait a des retrouvailles plus dynamique que cela, quand son mari rentre enfin, son épouse refuse de le voir et demande le divorce, on pensait a une fin joyeuse,qu'elle soit fière de lui..

Maeva Maizeroi 1S2S1
2018/04/15 11:58 #a8f9-49fc-9344-f748ddc8fd67
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
La douleur ou la déception.

Le film se déroule en juin 1944, en France encore sous l'occupation Allemande. La Douleur, film réalisé par Emmanuel Finkiel, raconte la fin de la Seconde Guerre Mondiale et le retour des camps de concentration. Du courage de la part d'Emmanuel Finkiel d'adapter ce roman de Marguerite Duras au cinéma mais malheureusement le film ne répond pas à nos attentes. On reconnaît Marguerite Duras, jouée par Mélanie Thierry, écrivaine et figure de la Résistance qui attend impatiemment le retour de son mari Robert, lui aussi résistant. Il a été arrêté puis déporté dans un camp de concentration. Pour Marguerite débute une longue attente pour savoir si Robert va revenir ou non. Marguerite aussi attachante que décevante dans ce rôle de femme tiraillée entre le manque de son mari et l'amour qu'elle éprouve pour un autre homme. Benoît Magimel dans le rôle de Pierre Rabier, « le flic qui a arrêté Robert » et l'homme qui entretient une relation ambiguë avec Marguerite. Plus Marguerite espère le retour de son mari, plus elle le redoute.
D'un côté on se met à la place de toutes ces femmes qui ont dû attendre mais de l'autre la relation d'amant entre Marguerite et Rabier surprend.
Pourtant intéressée par le sujet de ce film, une très forte déception en sortant par l'histoire, le déroulement mais surtout la fin de ce film. Très partagée sur le personnage de Marguerite qui est attachante mais le fait qu'elle attende avec impatience le retour de Robert et qu'en même temps elle cultive une relation avec Rabier, l'homme qui a arrêté Robert, cela nous fait poser des questions Marguerite aime-t-elle vraiment Robert ou dans son esprit n'existe-t-il déjà plus ? L'histoire devient très vite répétitive, Marguerite rejoint Rabier pour avoir des informations sur la déportation de Robert et ça se répète encore et encore, finalement l'histoire devient ennuyeuse et nous oublions le vrai sujet du film, la déportation et la douleur des femmes qui attendent le retour de leurs maris. La fin nous laisse avec des questions, Robert revient-il vraiment ? Marguerite et Rabier en couple ou non ? Que deviennent tous ces personnages après le retour des camps ?
Personnellement, la déception est forte pour ce film. L'histoire naissante entre Rabier et Marguerite prend le dessus sur l'histoire de la déportation. Pour moi, l'idylle gâche le film et nous ne pouvons pas nous mettre dans le personnage et ressentir ce sentiment de douleur. Pour certaines personnes ce film peut plaire mais si vous vous attendez à voir un film sur la déportation et la recherche qu'une femme fait pour trouver la vérité sur l’arrestation de son mari, vous serez déçus. Pour moi ce film ne montre qu'une histoire d'amour et pas la réelle douleur de Marguerite.
Zoé Le Corre 1S2S1
2018/04/15 11:59 #20a0-4b95-9b89-b4b559161684
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Le film s'inspire du roman du même nom de Marguerite Duras paru en 1985. Les nazis arrêtent son mari en 1944 pour résistance. Elle se met alors a écrire les cahiers de la guerre à partir desquelles elle écrit par la suite « la douleur », un roman autobiographique.

Ce film montre Marguerite (Mélanie Thierry), qui attend son mari Robert, soupçonné de résistance et envoyé en camp de concentration. Le film parle également de la vie dans un Paris sous l'occupation nazie. Au début elle voit à des rendez-vous un collaborateur interprété par Benoît Magimel qui lui donne des nouvelles de son mari, mais Paris finit libéré tôt dans le film sûrement trop tôt car après ça devient assez long. On aurait préféré plutôt voir la vie sous l'occupation de façon plus longue dans le film. Le contexte historique semblait intéressant mais il finit par y avoir trop de répétitions. Le personnage de Marguerite parle de sa tristesse sans cesse, ce qui finit par lasser le spectateur. L'histoire parle ensuite de l'attente de son mari dont elle n'a plus de nouvelles mais elle peut compter sur le soutien de Dionys le meilleur ami de son mari qui deviendra son amant, personnage très doux incarné par Benjamin Biolay. La recherche de Robert donne à ce film une intrigue, le spectateur veut savoir où il se trouve. Le coté romancé du film le rend à la fois intéressant par le métier du personnage principal, écrivain, et à la fois un peu énervant par trop de paroles inintéressantes. Aussi, chose assez dérangeante, les personnages fument tout le temps dans toutes les scènes au point que ça devient vraiment trop. Les costumes et les décors paraissent très réalistes de l’époque ce que l'on apprécie beaucoup. A un moment on comprend que Marguerite souffre aussi de la perte d'un enfant mort-né tout comme l'auteure. Elle semble cependant très engagée dans le réseau de résistance comme son mari et Dionys. Elle donne des infos à ce dernier et organisait avant l'arrestation de son mari des réunions dans son appartement. Marguerite devient engagée pour les recherches et le rapatriement des personnes envoyées en camp de concentration. On la voit soutenir des femmes qui attendent leur mari, il s'agit de moments très émouvants du film. Elle accueille même chez elle une vieille dame qui attend que sa fille Dora, juive envoyée au camp de concentration rentre. Malheureusement on apprend qu'infirme on l'a gazée dès son entrée ce que sa mère refuse d'admettre. Cela nous touche que cette vieille dame ne puisse pas admettre la tragédie. Dionys finit par retrouver Robert malade. Marguerite plus mélancolique que jamais nous redit qu'il lui manque mais quand il arrive elle ne veut pas le voir. Elle a peur qu'il ne l'aime plus mais lui veut la voir car elle lui a manqué. La fin devient très longue on voudrait voir son état à son retour, on nous le décrit très maigre. Marguerite décide de demander le divorce parce qu'elle veut « avoir un enfant avec Dionys », cela nous choque car elle attend Robert tout le film pour lui dire au final qu'elle le quitte pour son meilleur ami, ce qui paraît violent quand on sait que Robert a vécu l'horreur des camps de concentration et qu'à son retour, il voit sa femme le quitter.

En conclusion ce film nous donne une impression très mitigée. A la fois on a un contexte historique fort intéressant, de magnifiques costumes et décors qui nous ramènent dans le contexte de la seconde guerre mondiale, mais on a également trop de répétitions de Marguerite qui finissent par lasser le spectateur. Le roman est sûrement très respecté par le film. La fin agace un peu et remet en question Marguerite et son amour pour son mari. Pendant tout le film, elle nous dit qu'elle ne peut pas vivre sans lui mais elle finit par le quitter.
Cécile Chiron 1S2S1
2018/04/15 12:00 #9f46-4e54-8f41-8652d680836b
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
"La douleur ",un film qui provoque des sentiments opposés ?

Le film "la douleur" de Emmanuel FINKIEL, raconte le dévouement de Marguerite, la femme de Robert, résistant et capturé lors de la seconde guerre mondiale, afin de découvrir le sort réservé pour son mari. Entre amour, guerre , trahisons et secrets, l'histoire bouleverse, perturbe, frappe mais également entraîne le spectateur dans un monde inconnu pour celui-ci.
L'actrice Mélanie THIERRY, dans le rôle de Marguerite, par son visage très émotif, interprète son personnage afin de faire entrer chaque personne du public dans son quotidien, celui des femmes de prisonniers qui attendent, espèrent, supplient et pour certaines deviennent folles. L'attente de notre protagonistes devient très rapidement la notre. Une scène , énormément répétée tout au long de ce long-métrage ,pù notre héroïne imagine le retour de son mari, Robert, accentué le côté tant attendu,tant espéré mais également trop mystérieux de ce retour.
Cependant,le côté poétique ainsi que le langueye trop soutenue de Marguerite bloque légèrement la compréhension de se film. Quelques scènes, comme les moments où elle se retrouve seule dans son appartement, souvent de trop, ne permettent également pas toujours la bonne emprise du film. Lorsque Marguerite se retrouve dédoublée dans une pièce,à faire deux choses totalement différentes,nous ne comprenons pas toujours ce qu'il se passe réellement.
Le dénouement de cette histoire très touchante rends les spectateurs perplexes, en recherche de réponses. Tout au long du film, on nous pousse vers une idée ou Marguerite recherche désespérément son mari, celui qu'elle aime, son âme-sœur. Elle pourrait tout faire pour l'homme recherché, Robert, quitte à manipuler un allemand, mettre sa vie et celles des autres résistants en danger. Cependant lors du retour de celui-ci, sa réaction nous déboussole. Nous essayerons donc de comprendre pourquoi, cette femme hante de l'absence de son mari, repoussera ce moment tant attendu, ce retour, le but de sa recherche. Marguerite, anorexique,désespérée, devenue folle par sa douleur et par ce manque, ne voudra pas revoir Robert. Cela provoque chez le spectateur uns enfilent d'incompréhension qui ne le quittera pas après la projection.
Le moment final où celle-ci nous annonce qu'elle va divorcer avec Robert, choque, rend perplexe le public. Nous nous demanderons donc pourquoi Marguerite a-t-elle fait tout cela ?


Pour conclure, ce film provoqué,tout au long de l'histoire, des sentiments totalement opposés. La recherche de cette femme, puis également sa réaction totalement incontrôlée au retour du prisonnier. Son histoire, son contexte, ses personnages; tout cela semble tellement réaliste, que nous aimerions participer. Il s'agit d'un beau film, bien interprété, qui transmet de beaux sentiments contrastés.


AUDREN Emma 1ST2S1

2018/04/15 17:22 #e265-4788-9d1b-4c40e58ed61b
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Il s’agit d’un film aux reflets historiques qui se déroule à l’époque où Paris était sous l’occupation allemande. C’est dans ce cadre que l’on se retrouve face à une héroïne perdue qui vit dans l’attente incessante de son mari qui a été capturé par les Allemands.

J’ai apprécié ce film car :
- L’émotion est très présente, les acteurs nous font ressentir tous les sentiments des personnages à travers un jeu sans faille, notamment lorsque l’on peut apercevoir les personnages alités à l’hôpital qui sont de retour des camps, affaiblis physiquement et mentalement.
- Malgré l’ambiance très sombre j’ai beaucoup aimé les couleurs froides qui sont présentes dans certaines scènes, ce qui permet d’illustrer la manière pessimiste de penser de Marguerite qui essaie de faire le deuil d’une personne dont la mort est constamment remise en cause.

Je n’ai pas apprécié le film car :
- Je trouve que certains personnages manquaient de profondeur. En effet, leurs caractères étaient mis de côté pour laisser place à une lamentation beaucoup trop présente à mon goût.
- La protagoniste du film commente son ennui de manière orale, ce que je trouve exagéré car je pense que les images seules auraient pu suffire pour illustrer cette attente morose.

Pour conclure :
Mon avis sur ce film est mitigé. D’un côté j’ai été séduite par le côté historique du film mais, de l’autre, j’ai eu du mal à suivre l’histoire à cause de l’ennui causé par des scènes longues et répétitives.

Lily et Aceliya
SG, Lycée René Cassin, Strasbourg
2018/04/15 17:23 #fe59-43ac-94f2-7344a5461c98
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Critique sur le film « la douleur »
Réalisateur : Emmanuel Finkiel
Genre : Drame
Nationalité : Français
Acteurs principaux : Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay, Shulamit Adar

Ce film français nous raconte l’histoire d’une femme qui attend son mari, prisonnier en Allemagne. Son mari était un homme politique français important qui a été arrêté et emmené en prison. Sa femme se retrouve seule et ne supporte pas de l’attendre, elle en devient malade. Elle fait tout pour savoir si son mari est vivant et s’il reviendra un jour. Mais, finalement, lorsque son mari revient, elle ne veut plus le revoir.
Notre opinion :
Nous n’avons pas aimé ce film car c’était un peu ennuyeux. Il n’y avait pas trop d’action, juste une tristesse permanente.

BEKTESHI val, SARIOGLU umu et NDIAYE amina
SG Lycée René Cassin, Strasbourg
2018/04/15 17:24 #ddb6-4bc5-963c-86bbce64fd20
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
La douleur
Ce film français d’Emmanuel Finkiel est inspiré d'un livre qui parle d'une femme prénommée Marguerite. Cette jeune femme attend son mari, un résistant qui s'est fait arrêter par les collaborateurs au cours de la Seconde Guerre Mondiale.

Je trouve que le film porte très bien son nom car, petit à petit, on finit par ressentir la douleur du personnage. On comprend qu'elle se sent seule et que son mari lui manque. Par moment, elle croit même l’apercevoir mais, en réalité, il n'est pas là. On ressent ce que cela fait de perdre quelqu'un, que ça soit pendant un certain temps ou pour toute la vie.
La voix off nous permet de comprendre ce qu'elle ressent. Elle souffre tellement qu'elle en devient stressée, malade, elle a des crises de panique. Sa douleur m’a semblé perceptible.
Toutefois, je trouve la fin étrange dans la mesure où elle retrouve enfin son mari après une attente interminable mais elle finit par avoir peur de le revoir à cause du changement physique causé par la guerre.

Ema et Sarah
2018/04/15 17:24 #eb60-489a-a37c-928ef7a719f8
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
PRESENTATION :

Réalisé par : Emmanuel Finkiel
Acteur : Mélanie Thierry, Benoît Magimel et Benjamin Biolay
Long-métrage : France
Genre : Drame
Durée : 2H06
Année de production : 2017
Distributeur : Les Films du losange

Résumé du film :
Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.




NOS RESSENTIS :

Nous avons un peu aimé ce film car il y avait beaucoup de suspense. Étant donné que, dans son récit, Marguerite Duras prend une certaine liberté avec ce qui est réellement arrivé, son personnage est en partie fictif. Emmanuel Finkiel a cherché une actrice qui puisse porter à la fois les traces et la jeunesse de Duras. Le choix de la comédienne principale nous a semblé judicieux car elle semblait vivre ce rôle.
J'étais déçue par la fin car pendant tout le film elle attendait son mari et, lorsqu'il revient enfin, elle ne veut plus le revoir. J'ai trouvé ça très dommage car pendant le film elle fait tout pour avoir de ses nouvelles et, au final, elle le quitte.

Mermune
2018/04/15 22:37 #a48f-4e13-bc83-27e24d660cf9
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
La douleur: Finkiel, un bon et long métrage

Alors que la France est encore occupée par l'Allemagne nazie, Marguerite Duras écrivain et résistante, voit son mari Robert Antelme, lui aussi écrivain et résistant, se faire arrêter. Elle est angoissée à l’idée de ne plus jamais revoir son mari. Prête à tout pour le revoir, elle entretient une relation ambiguë avec un agent français de la Gestapo, avec cet homme fourbe qui est le seul à pouvoir l’aider. Alors que la France se libère, elle est torturée par l’attente. La douleur est de plus en plus ample tandis que les jours défilent et les prisonniers reviennent des camps jour après jour.
La douleur est une adaptation du roman éponyme de Marguerite Duras, du même titre, réalisé par Emmanuel Finkiel . Il a reçu le prix d’un jury du Festival international de l’histoire de Pessac 2017, mais aussi le prix de la réalisation du festival du Film de De Muret 2017 et également présenté au festival du film francophone d’Angoulême 2017.

Ce film est d'une originalité incomparable. Finkiel a essayé de se rapprocher au maximum du roman en faisant lire à Mélanie Thierry, qui incarne Marguerite, beaucoup de phrases de l'ouvrage, ce qui nous rappelle d'où vient le film. Mélanie Thierry interprète son personnage dans ce film d'une manière précise et bluffante, notamment lorsqu'elle se dispute avec Dyonis, le meilleur ami de son mari avec qui elle a une liaison, et qu'elle part en pleurs car elle craque sous la pression, cette interprétation m'a époustouflé. Ces paroles prononcées en voix off pendant que Marguerite sort de son corps petit à petit à cause de sa souffrance mettent parfaitement en scène la douleur que ressent cette femme. Ces paroles sont accompagnées de dédoublements, c'est à dire que Marguerite se regarde s'anéantir peu à peu et se laisser languir, et de plans du point de vue de la journaliste qui deviennent flous, démontrent exactement la langueur et la douleur qu'elle ressent à travers cette attente. Les paroles de Marguerite Duras sont déjà assez explicites à propos de ces sentiments, mais je les trouve encore plus renforcés grâce à cette incroyable mise en scène de Finkiel.

La vie de ce personnage perd tout sens, en effet elle attend tout le film après son mari, se bat de toutes ses forces pour essayer de le retrouver, quitte à fréquenter la gestapo. Toutefois elle reste incapable de le ramener ou de le rejoindre, elle se met dans de mauvais états à cause de cette incapacité, pour que finalement, elle demande de divorcer avec lui.

D'où je pense le nom du film "La douleur", elle s'en veut d'avoir une relation avec Dionys alors que son mari est captif, on peut voir ceci comme une double douleur, d'où le dédoublement entre la Marguerite qui subit cette douleur et l'autre qui en veut à la Marguerite fautive et qui la regarde se détruire.
Il faut aussi noter qu'enfin, un film français sur la seconde guerre mondiale ne parle pas uniquement de la résistance même si ici il en est question. En effet comme étudié en histoire, la mémoire du génocide des juifs en France fut dans un premier temps fortement occulté. Il faut d'ailleurs reconnaître qu'aujourd'hui encore, la majorité des films à propos de la seconde guerre mondiale parle plus facilement de résistance que du rôle de la France dans le génocide juif. C'est cette mémoire occultée qui est aussi représentée dans ce film notamment à travers plusieurs discussions entre Marguerite et Dyonis, mais aussi à l'aide de la pauvre et naïve Madame Katz, une grand-mère juive que Marguerite recueille chez elle car elle attend sa petite fille, qui ne reviendra jamais et dont Mme Katz a su plus tard qu'elle a été "gazée", l'innocence de cette grand-mère nous fait compatir, on ressent une douleur, douleur toutefois différente de celle du personnage principal.
Marguerite attend longtemps, l'attente paraît infinie et elle est très bien représentée, cependant le seul reproche que l'on peut faire à ce film, c'est que nous, les spectateurs, attendons aussi. C'est pourquoi le film peut paraître long, voire interminable pour les personnes n'ayant pas apprécié.

Finkiel nous livre donc une adaptation très réussie et poignante, aidé par le très bon jeu des acteurs comme une excellente Mélanie Thierry, un ambigu Benoît Magimel (agent de la gestapo) et un précis Benjamin Biolay. Tout cela accompagné d’une parfaite et original mise en scène.

Clément BIllin - TL - Lycée Vauban





2018/04/15 23:51 #90f1-441c-9e55-7b9a1734a10d
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. Marguerite Duras jeune épouse d'un résistant fait prisonnier, écrivaine et résistante, est angoissée de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider.
La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Tout d'abord les points négatifs restent nombreux ,c'est pourquoi je commence par eux.
La mise en scène manque cruellement de rythme, le film porte très très bien son nom car le spectateur subit lourdement la bande-son ,insupportable tout au long du court métrage, puis après cette dernière, le public a droit à un long monologue. Il y a eu des moments décevants (exemple : l'arrivée des avions de combats au dessus de la ville) car le spectateur s'attend sûrement à de l'action et donc du répit, mais ce n'est pas le cas.
Le réalisateur a préféré laisser place à la narration, où le poème possède une place importante, plutôt que laisser des passages de poème sur des actions. C'est pourquoi je ne l'ai pas vécu comme une expérience cinématographique mais comme une expérience audio ou livre-audio.
Le moment le plus agréable pour le spectateur se trouve être la fin du film, car cette fois-ci, la narration implique d’avantage le spectateur sur le sujet de la cruauté, de la guerre et de ses survivants.
Le film reste très réaliste,voir même peut-être trop, et il nous présente une face de la guerre rarement abordée, de plus, ce film nous fait découvrir l’écrivaine : sa vie et ses poèmes.

Malgré ça, cela reste un film que je ne vous conseil, car comme je l'ai expliqué il reste ennuyeux et se rapproche d'avantage d'une expérience audio et non cinématographique.
Antoine Lafond

2018/04/15 23:51 #ddfd-44a3-8ee4-4ca84d2bd9ad
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
L’histoire se passe en Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles …
L’histoire est clairement annoncée dans la bande annonce et ensuite on nous impose un peu plus de 2h00 de douleur. Car ce film est assez douloureux pour le spectateur avec ces gros plans, la diction des acteurs et actrices entre le parler susurré et cette voix off qui va également à deux à l'heure deviennent très vite insupportable. Le film aurait pu être d’une durée plus courte. Les scènes sont d'une lenteur excessive, la lumière utilisée est déprimante. Le personnage de Marguerite Duras joué par Mélanie Thierry est d’un ennui mortel. Tout le film repose sur des sentiments d'angoisse et de culpabilité, on attend comme l’héroïne le retour de son mari qui n'arrive pas, et ça c'est vraiment long.
Le succèssemble lié au fait qu’il soit basé sur le livre éponyme de Marguerite Duras et donc forcément un chef-d’œuvre pour les critiques professionnels, qui sont plutôt positif.
Dylan BARCELO Eva PERRONE
2018/04/15 23:52 #931a-453a-8e69-44074a97e939
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Le personnage principal est Maguerite Dumas, une écrivaine est résistante. Le réalisateur a utilisé les vrais écrits de Dumas lors de certaines scènes.

Dans ce film on voit la France sous l'occupation Allemande, la fin de la guerre, et surtout l'attente du retour des soldats et des citoyens déportés.


Le sentiment de l'attente et de la torture du personnage principale est très bien réalisé. De par le jeu de l'actrice et les mises en scènes. La jeune femme s'asseyait sur le canapé et regardait à chaque endroit où elle entendait du bruit. Cela donne vraiment l'impression que Marguerite en réalité très loin de son salon. De plus, lors de ses moments, le réalisateur faisait plusieurs plans sur la jeune femme dans différentes pièces et différentes positions. Et Madame Dumas ne faisait jamais rien dans ses moments là. Dans ses scènes, on entendait la voix off de l'actrice qui lisait les écrits de l'écrivaine.

Cependant l'attente se fait vraiment ressentir sur notre siège ! A la fin on se demande quand est ce que ça finit. Et cela est dû par le manque de passage intéressant. Où on est vraiment captivé par ce qui se passe devant nous. Mais peut être était-ce le but du réalisateur ?

Dans ce film, une histoire m'a touchée, celle de la vieille dame qui attend le retour de sa fille. On voit qu'elle essaye de rester positive quoi qu'il arrive. Elle essaye de ne pas penser à l'idée que sa fille soit peut être morte. Ou alors elle ne se doute vraiment pas que sa fille soit probablement morte, mais je n'en suis pas si sûre. En tout cas, lorsqu'elle apprend que sa fille est morte. Elle n'y croit pas. Elle est ce genre de personne qui a besoin de voir le corps, certainement. Son histoire m'a touchée car cette femme agissait toujours comme si sa fille allait revenir d'un moment à l'autre. Elle avait toujours espoir.
Marine Serra

2018/04/16 00:07 #1bfb-4098-8312-32233e909750
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
La Douleur est un film français réalisé par Emmanuel Finkiel. Il est présenté au Festival du film francophone d'Angoulême en 2017. Mais il est sorti le 24 janvier 2018. La Douleur est une adaptation du roman deMarguerite Duras.
L’histoire se passe en Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles …
L’histoire est clairement annoncée dans la bande annonce et ensuite on nous impose un peu plus de 2h00 de douleur. Car ce film est assez douloureux pour le spectateur avec ces gros plans, la diction des acteurs et actrices entre le parler susurré et cette voix off qui va également à deux à l'heure deviennent très vite insupportable. Le film aurait pu être d’une durée plus courte. Les scènes sont d'une lenteur excessive, la lumière utilisée est déprimante. Le personnage de Marguerite Duras joué par Mélanie Thierry est d’un ennui mortel. Tout le film repose sur des sentiments d'angoisse et de culpabilité, on attend comme l’héroïne le retour de son mari qui n'arrive pas, et ça c'est vraiment long.
Le succèssemble lié au fait qu’il soit basé sur le livre éponyme de Marguerite Duras et donc forcément un chef-d’œuvre pour les critiques professionnels, qui sont plutôt positif.
Dylan BARCELO Eva PERRONE
2018/04/16 00:08 #9ed5-4a5a-a432-aaa01fcbf566
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Le personnage principal est Maguerite Dumas, une écrivaine est résistante. Le réalisateur a utilisé les vrais écrits de Dumas lors de certaines scènes.

Dans ce film on voit la France sous l'occupation Allemande, la fin de la guerre, et surtout l'attente du retour des soldats et des citoyens déportés.


Le sentiment de l'attente et de la torture du personnage principale est très bien réalisé. De par le jeu de l'actrice et les mises en scènes. La jeune femme s'asseyait sur le canapé et regardait à chaque endroit où elle entendait du bruit. Cela donne vraiment l'impression que Marguerite en réalité très loin de son salon. De plus, lors de ses moments, le réalisateur faisait plusieurs plans sur la jeune femme dans différentes pièces et différentes positions. Et Madame Dumas ne faisait jamais rien dans ses moments là. Dans ses scènes, on entendait la voix off de l'actrice qui lisait les écrits de l'écrivaine.

Cependant l'attente se fait vraiment ressentir sur notre siège ! A la fin on se demande quand est ce que ça finit. Et cela est dû par le manque de passage intéressant. Où on est vraiment captivé par ce qui se passe devant nous. Mais peut être était-ce le but du réalisateur ?

Dans ce film, une histoire m'a touchée, celle de la vieille dame qui attend le retour de sa fille. On voit qu'elle essaye de rester positive quoi qu'il arrive. Elle essaye de ne pas penser à l'idée que sa fille soit peut être morte. Ou alors elle ne se doute vraiment pas que sa fille soit probablement morte, mais je n'en suis pas si sûre. En tout cas, lorsqu'elle apprend que sa fille est morte. Elle n'y croit pas. Elle est ce genre de personne qui a besoin de voir le corps, certainement. Son histoire m'a touchée car cette femme agissait toujours comme si sa fille allait revenir d'un moment à l'autre. Elle avait toujours espoir.


Finalement on peut dire, que c'est un film intéressant à aller voir et qui nous aide dans la compréhension de la vie lors de l'occupation Allemande et la fin de la guerre.
Marine Serra
2018/04/19 17:47 #30cf-4fa5-bc23-a5f0f06b662e
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Une démonstration de douleur
Le 22 Février 2018, la classe de 609 1ere scientifique science de l’ingénieur du Lycée Alfred Mézières de Longwy a été visionner, dans le cadre du prix cinématographique le Prix Jean Renoir, le long métrage dramatique intitulé La Douleur et réalisé par Emmanuel Finkiel. Celui-ci est une adaptation du livre de Marguerite Duras publié en 1985. Le film est présenté au Festival du film francophone d'Angoulême en 2017.
Emmanuel Finkiel est un réalisateur français né le 30 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt. Il a d'abord été assistant réalisateur pendant 16 ans. Il a notamment travaillé avec Jean-Luc Godard sur le film Nouvelle Vague. Il réalise son premier film, Voyages, en 1999 (César du meilleur premier film). Il a obtenu le Prix Mémoire de la Shoah (2001).
Le film nous présente un couple français de la Seconde Guerre Mondiale durant l’occupation allemande en Juin 44 dont le mari, Robert Antelme, qui est résistant, est arrêté et se fait déporter. Son épouse, Marguerite Duras, très angoissée, met donc tout en œuvre pour le retrouver. Elle rencontre donc un agent français de la Gestapo, Pierre Rabier, seul à pouvoir l’aider, à qui elle va essayer de soudoyer des informations et entretient une relation ambigüe avec lui. La fin de la guerre provoque pour elle, après cette longue attente, une ago-nie lente et silencieuse. À son retour, Robert Antelme, arrive dans un état pitoyable, ce qui provoque chez son épouse une crise d’angoisse. Malgré cela, quelques années après la fin de la guerre, nous pouvons le voir sur une plage d’Italie avec sa femme.
Emmanuel Finkiel contourne brillamment tous les écueils, d’une part, rendant sa place au texte, très présent, en voix off. De plus, nous avons trouvé que les acteurs incarnaient bien la douleur que procure l’attente. En effet, les femmes qui entourent l’héroïne offrent chacune l’un des visages extrêmes de l’attente : une voisine, au bord du désespoir, consumée par l’attente de son mari et la tentation de le rejoindre dans la mort qu’elle redoute. Une mère, Mme Katz, incarnée par Shulamit Adar, qui persiste à attendre sa fille infirme, lui prépare ses vêtements et se refuse à admettre la possibilité de sa mort, même lorsque celle-ci lui est presque officiellement annoncée. D’autre part, la durée du film (1h26min) est également une bonne chose car le spectateur ressent cette attente douloureuse.
Nous avons trouvé que ce film était très intéressant. En effet, celui-ci nous invite à réfléchir sur la vie quotidienne que vivaient les citoyens au temps de la guerre. Ainsi, nous recommandons vivement ce film aux nouvelles générations car c’est un excellent devoir de mémoire.

Belkessa Nissa
Musa Alexandre
609

2018/04/23 16:16 #7617-48b3-b81a-c8f1c5d5d5a6
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Le film Français "La douleur" est un film réalisé par Emmanuel Finkiel sorti le 24 janvier 2018, c'est une œuvre dramatique qui dure 2h07.

Ce film adapté du roman autobiographique "La douleur" de Marguerite Duras a été représenté au Festival du film francophone d'Angoulême en été 2017.

Lorsque la France est encore occupée par les allemands en 1944, Marguerite Duras, une écrivaine résistante va assister à l'arrestation de son époux Robert, homme à la tête d'un groupe de résistants français. La jeune écrivaine n'ayant pas de nouvelles de son époux déporté, se rapproche avec ambiguïté d'un membre Français de la Gestapo pour récupérer des informations sur la santé et les conditions de vie de son mari. Mais le membre de la Gestapo, Pierre Rabier va jouer de la relation de Marguerite avec les résistants pour lui aussi récupérer des informations précieuses.
Une fois la Guerre terminée, les camps sont évacués et les survivants retournent chez eux ,train par train mais la jeune écrivaine n'ayant toujours pas de nouvelles de son bien aimé, elle va peu à peu sombrer dans la dépression et dans la folie. Son mari arrivera finalement après plusieurs mois dans un état déplorable et des blessures qui lui resteront à vie.
J'ai apprécié ce film et notamment le contexte historique très présent, mais le point négatif qui fait que ce film me déçoit c'est que pour moi certaines scènes sont trop longues pour leur importance dans l'histoire.
Dervaux Mathieu – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/04/23 16:24 #ba24-40af-97ff-3c0c01116c5a
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
La Douleur est un film français réalisé par Emmanuel Finkiel qui est sorti en 2018.

Synopsis : Ce film nous raconte l'histoire de Marguerite, une résistante pendant la 2nde guerre mondiale. L'histoire se déroule en France, en 1944, tout d'abord sous l'occupation allemande , le mari de marguerite , Robert, se fait capturer et déporter (c'était une figure majeure de la résistance ). Marguerite alors devient angoissée car elle n'a plus de nouvelle, elle commence alors à fréquenter Pierre qui fait partie de la Gestapo. Il est alors le seul à pouvoir lui donner des information à propos de son mari. Jusqu'à la fin de la guerre, une longue attente commence …

Selon moi, ce film propose une ambiance extrêmement réussie , notamment par les décors, les costumes, les dialogues, etc … Cependant, on se concentre énormément sur uniquement 3 personnages : Marguerite , Pierre et Robert . Alors que l'entourage des résistants de Marguerite selon moi est trop peu développé, cela aurait grandement renforcé cette immersion due aux décors et aux costumes. L'histoire peut donc se résumer facilement avec l'enlèvement d'un être cher et son attente. J'attendais un scénario plus complexe, car premièrement le contexte historique s'y prête bien et la durée du film qui est également importante. Même si j'ai critiqué le développement des personnages qui est trop centré sur certains d'entre eux, ceux-ci ont des personnalités très intéressantes, notamment Marguerite qui est « scindée » en deux parties, une qui ne peut plus attendre et qui a des tendance suicidaires et une qui a de l'espoir pour son mari. On a donc un personnage qui navigue entre deux caractères complètement opposés ce qui rend son développement très intéressant . Au final, ce film est bon, les plans sont bien trouvés et l'ambiance réussie. Néanmoins, j'en espérais un peu plus.


Aurélien Rolin – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/04/26 10:53 #8c50-4977-81d0-155962b3e5a2
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
La douleur, il serait douloureux de ne pas aller le voir ...

Des avis partagés, mais nous avons surtout aimé,

Nous n’avons pas aimé...


Ce film peut décevoir, pour un film qui porte sur la douleur le spectateur n’est pas conduit à éprouver ce sentiment.

Le personnage de Marguerite Duras nous a dérouté. Elle semble prisonnière de ses pensées, incapable d’exprimer ses émotions et de dire ce qu’elle ressent vraiment. Quel est le sens de son attente ? Elle a cessé d’aimer Robert Antelme, son mari envoyé aux camps, et pourtant elle persiste à l’attendre. Les ambiguïtés du personnage nous empêchent d’éprouver de l’empathie pour lui.



Nous avons éprouvé peu à peu au cours du film un sentiment de lassitude. Cette attente semble interminable et les monologues de Marguerite deviennent longs et monotones. Le film nous a semblé froid et triste : le manque de couleurs, ainsi que l’absence d’émotions de Marguerite, personnage central du roman, y contribue. Peut-être est-ce pour vraiment représenter la douleur ?



Le film ne répond pas aux attentes du spectateur, il ne montre pas la réalité et l’horreur de la guerre. Robert est apparemment défiguré, on sait qu’il est affaibli à cause des mauvais traitements infligés dans les camps. Cependant, nous ne verrons jamais les séquelles, les conséquences des camps, sur Robert alors qu'elles auraient pu aider le spectateur a imaginé sa souffrance. Peu d’images apparaissent à l’écran de cet homme alors que l’intrigue tourne autour de lui.





Mais nous avons surtout aimé…



Emmanuel Finkiel sait filmer le corps dans une proximité telle qu’on y voit l’intériorité de Marguerite, ses sentiments ; on ressent la détérioration physique qui traduit sa souffrance, sa douleur. Les choix de Finkiel sont subtiles : on peut supposer par exemple que le réalisateur fait un parallèle entre la protagoniste et les cigarettes qu’elle fume en grande quantité : plus elles se consument, plus Marguerite est fatiguée d’attendre. La voix-off permet l’entrée dans l'intimité de cette femme, rend le film plus intense et vivant. Parfois, le cadrage utilisé pour exprimer le désarroi de l’actrice est le très gros plan, c’est alors que l’on peut voir toutes les émotions transparaître sur son visage, émotion accentuée par à la forte interprétation de Mélanie Thierry. Le réalisateur nous permet avec l’utilisation du point de vue subjectif de nous mettre à la place de Marguerite, de ressentir sa douleur : dans les derniers plans, nous voyons ce qu’elle voit, de ce fait le contraste entre les images claires et floutées nous fait ressentir qu’elle ne fait pas face à la réalité, que c’est trop dur.



La force d’Emmanuel Finkel est de dire la réalité historique sans la montrer, notamment grâce aux seconds rôles qui sont très touchants. Madame Katz, interprétée par Shulamit Adar, est émouvante, particulièrement dans la scène des vêtements accrochés dans le salon, tels des fantômes ou ce qu’il reste de sa fille, une jeune handicapée envoyée dans les camps. Les scènes qui l’intègrent sont bien souvent des scènes dramatiques, mais aussi poétiques car elles sont chargées de symboles, de nostalgie et d'un espoir vain. Le spectateur ressent sa peine et son refus pour la réalité.



On a apprécié que l’antagoniste, Pierre Rabier interprété par Benoît Magimel, ne soit ni héroïque ni spectaculaire, il est éloigné des lieux communs.



Les décors sont authentiques. Nous nous intégrons facilement dans le contexte, celui la deuxième guerre mondiale : le bar, les terrasses, les parisiens à bicyclettes...





Malgré un sentiment de déception éprouvé par certains, nous avons aimé le film et nous vous le recommandons vivement. Il serait douloureux de ne pas le regarder !



La classe de TL du lycée Marcellin Berthelot (Questembert).
2018/04/29 18:07 #009c-422f-954c-9ca28f79f693
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
« La Douleur » est un film de 2017, réalisé par Emmanuel Finkiel et adapté du roman éponyme de Marguerite Duras.
L'histoire se déroule durant l'Occupation allemande, Plus précisément au moment de la libération entre 1944 et 1945.
Je n’ai pas trouvé ce film très intéressent car je trouve qu'il est trop répétitif. Il se contente du stricte minimum niveau renseignement Que ce soit l’histoire mais aussi les dialogues des personnages qui disent plusieurs fois les mêmes choses à la suite.
De plus, des scènes sont inutiles, juste là pour faire passer le temps, ou pour faire comprendre au spectateur ce qu’est la douleur de l’attente, car je n’attendais qu’ une chose , que le film se termine . En un sens, le film est réussi pour cela !!!
Rémy
2018/04/29 18:08 #be02-4819-8164-a921d2a9d6ea
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Aujourd’hui, on m’a demandé de m’exprimer sur le film LA DOULEUR.
Je n’ai pas aimé le film car les scènes étaient trop longues et car il ne se passe pas grand-chose, le film racontant l’attente de Marguerite. Ce film est très long à démarrer. Je n’ai pas compris tout le temps ce que voulait le personnage. Je n’ai pas réussi à m’accrocher avec cette histoire je l’ai trouvé ennuyeuse et très longue, le réalisateur raconte l’histoire comme si nous étions dans la tête de Marguerite, et ce système de voix off, c’est vraiment épuisant et comme spectateur, cela m’ a vraiment fatigué . Du coup, j’étais au cinéma comme marguerite entrain d’attendre. Elle le retour de son époux, moi la fin du film et de sa musique aux violons stridents et parfois proche de l’insupportable.
Sofiane DELETTRE
2018/04/29 18:08 #d668-4fa5-aac7-04a921125752
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
J’ai apprécié le film « La douleur » pour plusieurs raisons, mais la principale, c’est le personnage principal : C’est une femme indépendante et forte. Je trouve cela très inspirant. Inspirée d’une histoire vraie, on se met tout de suite à la place du personnage, on comprend très vite ses émotions et on s’attache à elle. Marguerite tente de manipuler un agent français de la gestapo dans le but d’obtenir la libération de Robert. C’est assez excitant de savoir que cette femme a un but, un plan, une stratégie pour arriver à ses fins. Ne connaissant pas l’ histoire de Marguerite Duras, j’ ai ressenti une forme de suspens puisqu’ il faut attendre la toute fin du film pour savoir si son époux va revenir des camps.
Sheima Ghalmi
2018/04/29 18:09 #57b7-4a70-811d-3a5e888b9ca0
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Le film « La Douleur » est un film dramatique sorti le 24 janvier 2018 réalisé par Emmanuel Finkiel. L’histoire se déroule durant la seconde guerre mondiale, Robert Anthelme écrivain et résistant est arrêté. Son épouse Marguerite Duras est angoissée de ne pas avoir de ses nouvelles et elle est prête à tout pour le retrouver. Elle se met même à entretenir une relation ambiguë avec un agent français de la Gestapo car il est le seul à pouvoir l’aider.
Premier élément en faveur du film : On peut voir la détermination de Marguerite pour retrouver son mari, son rôle est joué à la perfection et on a tendance à se mettre à sa place.
J’ai été attirée par ce film car j’aime justement les émotions qu’il dégage le fait que Marguerite ne soit jamais maquillée durant le film nous montre sa tristesse, sa fatigue.
Deuxième élément très positif : les décors naturels et la lumière du film qui nous transpose aisément dans le Paris de 1944.
Cependant, je trouve ce film assez compliqué et surtout trop long. Je ne comprends pas pourquoi Marguerite a attendu tout ce temps et a été dans un tel état pour finalement quitter cet époux et aller vivre avec son amant. L’histoire est intéressante mais trop complexe à mon goût. De plus, Il ne se passe pas grand-chose : La résistance n’est pas assez mise en avant selon moi. Du coup, cela est trop fade, trop basé sur la tristesse. Il manque un peu d’action ou une pointe d’humour. Enfin, la voix off c’est ce qui m’a le plus gênée. A la fin, cela devient vraiment lassant.
En conclusion, j’ai donc un avis très mitigé sur ce film, que je ne recommande donc pas forcément.
Rachel Vercruysse
2018/04/30 13:33 #46fe-4c42-ac91-4b202160b716
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
LA COMPLEXITÉ DE MARGUERITE
La Douleur d'Emmanuel Finkiel, vue par Thalia

Marguerite est une femme qui vit, après la déportation de son mari, Robert, dans une constante attente et dans une perpétuelle recherche de cet homme qu'elle n'aime pourtant plus.

Le lien qui unit Marguerite et Robert est un lien difficile à comprendre. Les deux personnes ne s'aiment plus. Cependant, Marguerite est plongée, à partir de l'arrestation de Robert par la Gestapo et ce jusqu’à son retour, presqu'un an plus plus tard, dans une sorte d'hyperactivité qui la pousse à tout faire pour le retrouver, quitte à même se mettre en danger ainsi que d’autres personnes de son réseau de Résistance. Elle semble se dévouer entièrement pour sauver cet homme au péril de sa vie. Ainsi quand Robert est de retour, elle le soigne mais elle sait qu'elle va le quitter.
Marguerite est bien un personnage complexe. La voix off qui reprend le texte écrit par l'écrivaine Marguerite Duras nous fait bien ressentir toutes les émotions qui la submergent. Ce moment de son existence entièrement dévoué à Robert est scruté avec beaucoup de précision. Et le spectateur se demande pourquoi ce dévouement absolu. Est-ce de la culpabilité ? Ou le respect immense qu'elle porte à son mari, Robert Antelme, malgré la fin de leur histoire d'amour ?
Marguerite entretient en effet un lien particulier avec Dionys. Dionys est son amant, c'est pour lui qu'elle s'est détaché de Robert. Pourtant tout au long du film leur relation reste discrète. Lui semble la protéger, il prend soin d'elle, il s'inquiète pour elle mais Marguerite le rejette plusieurs fois ou le met à distance. Ils se tutoient et se vouvoient en même temps, ce qui, comme pour Robert, montre la complexité du lien qui les unit. Entre Marguerite et Rabier aussi la relation est ambiguë. Au début, Marguerite va rencontrer cet homme, agent de la Gestapo, dans le seul but d’obtenir des informations sur Robert. Mais au fur et à mesure des visites, un lien semble se créer entre eux, plus trouble et inquiétant. Rabier et Marguerite vont même s’embrasser malgré la divergence totale de leur engagement politique.
Les relations complexes que Marguerite entretient avec ces hommes, prouvent « l’excentricité », la singularité de ce personnage qui s'analyse elle-même en « temps réel ». La mise en scène met l'accent sur ce retour sur soi : tout au long du film, on retrouve beaucoup de scènes dans lesquelles Marguerite apparaît deux fois sur le même plan, elle se dédouble et fait deux actions simultanément ; le plus souvent, une Marguerite reste figée, comme paralysée, tandis que l'autre accomplit l'action qu'elle redoute ou qu'elle attend. On retrouve également dans le film beaucoup de scènes filmées au travers des vitres, face à un miroir ou encore des scènes où les visages sont légèrement floutés. Ces choix cinématographiques, en plaçant le spectateur dans la peau (Mélanie Thierry, remarquable, est filmée de très près sans maquillage), la chair, la psyché de Marguerite nous montre une femme perdue, indécise, changeante, même si la quête est le seul but de sa vie. Marguerite semble être à la fois très sûre d’elle, comme par exemple lorsqu’elle prend la décision de voir Rabier mais aussi anxieuse et terrifiée comme lorsqu’elle dit en voix off qu’elle va mourir dès que Robert rentrera ou encore lorsque Robert revient et que l’on voit « deux Marguerite » une très stoïque et l’autre à la limite de la folie.

Malgré son caractère complexe et parfois incompréhensible, Marguerite est un personnage attachant qu’on a envie d’aider et de soutenir durant sa recherche effrénée de Robert. Le film nous place tellement proche d’elle que l’on ne peut que ressentir un fort sentiment de pitié et de compassion pour cette femme qui frôle la schizophrénie dans cette attente dépourvue d’indices temporels, ce qui la rend d’autant plus longue.
2018/04/30 15:44 #2359-427a-b863-038407d2f1cf
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.
J'ai bien aimé ce film car ça nous rappelle toutes les horreurs qui se sont produites pendant la guerre : les jeux des espions, la trahison, la résistance… Beaucoup d'émotions se dégagent de ce film, une pensée pour tous ceux qui sont mort pour rien comme quoi la race humaine peut-être barbare avec les siens.
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/05/04 11:35 #2384-4122-8e16-460d337e09c7
Lycée Anguier, Eu, académie de Rouen
« La Douleur »

Gabriel et Illian sortent du cinéma Gérard Philippe de Mers-les-Bains, ils sont allés voir le dernier d'Emmanuel Finkiel, « La Douleur », un film adapté d'un livre autobiographique de Marguerite Duras. Ils discutent et débattent ce qu'ils ont vu.

Pour rentrer chez eux, Gabriel et Illian doivent prendre le car. Sur le chemin de l’abribus, comme à son habitude, Illian demande son avis à Gabriel sur le film qu’ils viennent de voir. Il lance le débat :
- Bon... Qu'est-ce que tu en a pensé ?
- Pfff… C'était loooong !
- Ouais, c'est vrai... Mais encore ?
- Je n’ai pas vraiment de jugements positifs à avancer.
- Ah bon ? Tu n'as pas aimé ? Pourquoi ?
- Pour commencer, il n'y a pas de bande son marquante, juste des morceaux de violon souvent désagréables. Ensuite il y a trop de flous dans le film ! Trop c'est trop !
- Il était nécessaire qu'il y ait des flous dans le film, car il fallait représenter le fait qu'elle soit souvent dans ses pensées et que ce qui se passe autour n'a plus d'intérêt !
- Je comprends, mais il y en a trop et on a l'impression que la caméra est embuée !
- Je te l'accorde, il y en avait beaucoup, mais ça ne m’a pas dérangé dans la mesure où c'était intentionnel de la part du réalisateur, pour nous faire comprendre quelque chose.
- En parlant de la réalisation, durant tout le film on nous parle de la Libération de la France sous l'emprise des nazis, mais à aucun moment on ne voit d'image de ce combat pour la reprise de Paris. Le réalisateur se contente d'une ellipse après un plan sur des chasseurs américains. J'ai trouvé que c'était un mauvais choix.
- Cela peut être expliqué par le petit budget du film.
- Oui, c'est peut-être ça, mais c'est frustrant après avoir vu un film comme « Au revoir là-haut » !
- Je comprends ton point de vue.

Après un bref silence ponctué par les bruits de pas sur le béton, Gabriel demande à son tour son avis sur le film à Illian :

- Et toi alors, reprend donc Gabriel, qu'est-ce que tu en as pensé ?
- Moi je l'ai bien aimé ce film !
- Vraiment ?
- Oui ! Tout d’abord j'ai particulièrement apprécié la reconstitution du Paris à la fin de l’occupation, pour les costumes mais aussi pour les décors ! Bon, après j'adore la deuxième Guerre Mondiale, donc j’étais d’emblée conquis par le sujet ! De plus, j’ai trouvé que les acteurs jouaient très bien et réussissaient à nous transmettre des émotions fortes. Par exemple, l'actrice qui joue Madame Katz est particulièrement touchante dans son rôle et nous fait ressentir de la tristesse et de la compassion pour son personnage, qui attend des nouvelles de sa fille déportée, et dont on apprendra le décès plus tard dans le film. Ensuite les couleurs, elles sont sombres, et ne sont vives que pour les drapeaux ou les symboles politiques. Peut-être pour représenter graphiquement les « idées noires » de l’héroïne ? en tout cas moi je vois ça comme ça. Ensuite, pour la longueur, elle s'explique peut-être par la longueur de l'attente que doit supporter Marguerite. De plus, il y a des plans sur des horloges pour accentuer l'idée que le temps sans l'être aimé est long et insupportable...
- Pour nous aussi il était insupportable ! interrompt soudain Gabriel.
- Bon, où j'en étais... Ah oui ! La longueur du film et de certaines scènes s’explique par la nécessité de faire éprouver à quel point l’attente est insupportable pour qui attend le retour d’un être cher ! Ensuite, et pour finir, tu te souviens de Robert ? On ne le voit pas du tout. Et pourtant, je suis sûr que nous attendions de voir dans quel état il serait à son retour des camps – surtout après avoir lu les extraits du texte de Marguerite Duras en classe ! - je trouve ça dommage mais je comprends ce choix, car le personnage est sensé rentrer dans un état effroyable, entre la vie et la mort. Ils n'allaient pas demander à l'acteur de se mettre en danger pour qu'on puisse le voir. D'ailleurs, ils ont trouvé une alternative pour qu'on le voie entièrement : créer un flou à la lumière éblouissante qui dessine une nouvelle silhouette à l'acteur, et qui le rend par conséquent très maigre. Je trouve que c'est une bonne idée, très efficace.
- Bon, on est arrivés !
- En effet... À demain ?
- À demain ! répond Gabriel, en descendant du bus.


Illian LOUIS, 2°8
2018/05/07 15:30 #86a0-400a-80db-d424f2af77f0
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
La Douleur est un film de Emmanuel Finkiel, sorti en 2017. C'est un film de genre dramatique qui parle de la seconde guerre mondiale. Avec comme acteurs principaux : Mélanie Thierry, Benoit Magimel et Benjamin Biolay.





L'histoire se déroule en 1944, Marguerite, écrivaine et résistante apprend l'arrestation de son mari Robert Antelme par la gestapo. En manque d'informations sur son mari, elle prend contact avec un agent de la gestapo qui finira par tomber amoureux d'elle. Elle voit donc régulièrement cet agent tout en cachant ses relations avec la résistance. Son ami Dyonis, chef du réseau, va l'aider à retrouver Robert, qui sera finalement rapatrié chez lui en piteux état après avoir été déporté.




Emmanuel Finkiel à bien réussi son film, les acteurs jouent bien leur rôle et les décors sont bien faits. Cependant, on retrouve presque systématiquement les même scènes, ce qui m'a donné l'impression d'un effet répétitif. L'histoire est intéressante et plutôt captivante. Il n'y a pas d'effet spéciaux et pas d'action comme la plupart des films de guerre, ce qui change, mais cela reste un film sur la seconde guerre mondiale, un thème déjà vu et revu.



Pour conclure, je dirais donc que c'est un assez bon film avec une histoire qui tient la route avec de bons acteur. En conclusion, je dirais que j'ai aimé le film.
Hugo DURAND – 2nde1 – lycée Jean Moulin
2018/05/13 19:04 #fa1a-4858-9ec7-77148d978026
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Le film La Douleur d'Emmanuel Finkiel est une adaptation du livre de l'écrivaine Marguerite Duras. L'histoire est celle de Marguerite dont le mari, l'écrivain Robert Antelme a été arrêté en 1944. L'attente est au coeur de l'histoire et cette attente insupportable se double d'une douleur tout aussi insupportable. Marguerite attend tout en continuant ses activités au sein de la Résistance. Elle entretient une relation ambigüe avec Dionys qui lui aussi fait partie du même réseau de résistance. Marguerite va jouer un jeu dangereux en essayant de soutirer des renseignements à Rabier, l'agent français de la gestapo qui est troublé par la femme et l'écrivaine. Le film nous montre aussi que l'attente de l'héroïne se double de la fin de son amour pour un homme auquel elle reste cependant attachée. Nous avons trouvé que les deux personnages principaux étaient complexes, Marguerite, fragile et forte et Rabier "salaud" et capable de nous émouvoir. Nous avons aussi aimé le personnage de Mme Katz qui attend le retour de sa fille alors qu'on sait qu'elle attend en vain. Nous avons trouvé que les acteurs incarnaient bien les personnages et que l'ambiance de l'Occupation était bien rendue. Nous avons aussi apprécié l'esthétique du film, les gros plans et les plans serrés, les cadrages et les jeux de lumières. Mais nous avons trouvé aussi que le film était long.
Les élèves de S4, lycée de l'Hautil
2018/05/14 08:04 #96f9-4d8d-aaf4-4c4506a1a65c
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Je l'ai pas lu le livre de Marguerite Duras, mais je me suis documentée sur Internet après avoir vu le film afin d'en savoir plus. Je trouve l'actrice qui joue le rôle de Marguerite, Mélanie Thierry, très touchante. J'ai été déçue par le rythme qui domine le film, même si son rôle était de souligner l'attente de la femme. Lorsque j'ai su le titre du film, je n'ai pas voulu faire de recherches afin de garder un effet de surprise, mais ce film porte très bien son nom. En effet, l'attente infernale que subit Marguerite jusqu’au retour de son mari est insupportable. Cette attente la pousse à bout, la mène à se perdre sentimentalement et à créer une relation ambiguë avec le policier qui a arrêté son mari et la manipule. Pour tenir le coup, Marguerite est entourée d'amis résistants comme elle, qui attendent aussi le retour de son mari Robert. Cette amitié et complicité m'ont particulièrement touchée.

Camille Blondel
2018/05/14 08:18 #b97f-43fa-be69-fa02422aa9ea
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
La douleur: trois brèves

« Quand je suis sorti du cinéma après la projection de La douleur, j’y pensais encore, comme si j'éprouvais de la tristesse, mais j’en voulais aussi au personnage principal. Même si je comprends le besoin de se reconstruire, j’ai eu du mal à accepter qu’elle quitte son mari à la fin du film. Je ne pense pas avoir aimé le film, mais je pense que c’est un bon film. Les émotions qu’il m’a procuré ne peuvent être que celles d’un bon film. » Baptiste Blondel

« Le conflit intérieur de la femme m’a ennuyée. Elle parlait souvent de son mari Robert, mais elle restait quand même sur elle-même. Elle ne sait pas ce qu’elle veut vraiment. Plus elle sombre, plus elle devient insupportable. » Cécile Dupré

« Je trouve ce film remarquable. Le personnage principal, Marguerite, était très attachant. Chacune des scènes avait une grande importance, et le dénouement du film, quand son époux revient et qu’elle n’est plus sûre de ses sentiments était très intéressant et très étrange. » Mathéo Chanclou
2018/05/14 12:41 #886f-40c4-acf0-f18a1cf96694
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Critique de film « La douleur », Francesco Caddeo, Terminale bac proAFB

En 1985, Marguerite Duras publie « La Douleur » qui est un recueil de récits essentiellement autobiographiques, inspirés des cahiers de guerre qu’elle a tenus durant et après l’arrestation de son mari, Robert Antelme, entre juin 1944 et avril 45, date à laquelle il a pu se voir arraché par un groupe d’amis aux camps de la mort.
En 2017, 32 ans après, le réalisateur Emmanuel Finkiel, adapte le livre et il en fait un film titré comme le livre « La douleur ».
Ce film nous rappelle l’attente des familles et en particulier les épouses, sans nouvelles de leurs maris et qui espèrent leur retour dans le meilleur des cas. Parmi ces femmes il y a Marguerite Duras, écrivaine, dont le mari Robert a été dénoncé par un membre de son équipe, arrêté et déporté.
Dans ce film il y a deux périodes bien distinctes séparées par la libération de Paris. La première période est la rencontre de l’auteure avec un agent de la police, un collabo avec qui elle entretient une relation bizarre pour retrouver son mari. J’aime bien cette partie car elle est rythmée et il y a du suspense.
Ensuite la deuxième partie, est celle où Marguerite entre dans la douleur.
Dès que les Allemands quittent Paris, elle espère obtenir des informations concernant son mari. La douleur enveloppe Marguerite : la douleur du manque, la douleur de l’attente mais aussi la douleur de la trahison car elle trompe son mari avec son meilleur ami.
Le film nous rappelle aussi l’horreur de cette guerre et la douleur collective, celle des juifs déportés, celles des familles qui connaissent le deuil. Le réalisateur a introduit des images qui manquent de netteté ou qui sont remplacées par des passages flous comme pour montrer l’état second dans lequel se trouvent les gens.
Mais à force d’attente, le réalisateur nous perd. Il faut ainsi attendre les dernières minutes du film pour comprendre ce film sans fin, qui permet de mieux ressentir la cruauté de la Libération de Paris, avec le retour des détenus des camps de concentration et des prisonniers de guerre. Alors que Marguerite qui est devenu fragile et perturbée, attend toujours le retour de son mari, sa douleur doit rester silencieuse et ne doit pas se voir.
Si l’objectif du réalisateur était de permettre à une personne de raconter son passé pendant la seconde guerre mondiale alors que tant d’autres ne l’ont pas pu, ici la voix de la narratrice devient vite trop apparente dans le film ce qui nous donne cette impression de longueur de ce film et on finit par s'ennuyer.

2018/05/14 13:42 #f39c-482b-9cae-a0beacc5b2dc
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Juin 1944, Paris


Mon cher Robert,

Cette nuit j'ai fait un rêve,
entre mes cauchemars ce fut comme une trêve.
Comme une prémonition,
qui m'a apporté des explications.
Un rêve de deux heures six environ,
que j'ai malheureusement trouvé trop long.
Dans une période de guerre,
loin des vacances à la mer.
Entre Résistance et déportés,
un combat pour nous retrouver nous et notre liberté.
Une certaine Mélanie Thierry jouait mon personnage,
Benoît Magimel et Benjamin Biolay étaient aussi de passage.
L'impression de me retrouver dans un drame,
où j'étais touchée au plus profond de mon âme.
La Gestapo responsable de mes larmes,
et la Résistance qui ne rend pas les armes.
Les seuls mots que je puisse t'écrire,
tristesse, émouvant, mauvais souvenirs.



Ton épouse
Marguerite

Angèle Roussel et Caroline Dron
Elèves de 2nde Lycée Saint Pierre d'Abbeville
2018/05/14 13:50 #29e4-40cf-bfd3-781dc41af798
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
La Douleur est un film d’Emmanuel Finkiel sorti le 24 janvier 2018. Le genre est : drame. C’est un film de nationalité française. Dans ce film, nous pouvons retrouver plusieurs acteurs tels que Mélanie Thierry, Benoît Magimel et Benjamin Biolay.
Au début du film, nous nous attendions à voir des scènes de guerres assez marquantes et choquantes mais avec joie, nous avons découvert un film agréable à visionner, un film avec les décors de l’époque, les robes de l’ancien temps, cela nous plongeait dans le côté réaliste du film.
Cependant, Marguerite parlait beaucoup en voix off ce qui entrainait un certain nombre de blancs, assez ennuyeux, sans compter que le film est long, très long… Le film tourne autour de Robert, le personnage principal, celui qui est dans la bouche de toutes les personnes du film, mais au final, nous avons été assez déçues de ne pas le retrouver dans certaines scènes comme quand il rentre chez lui, c’était le moment de le montrer mais malheureusement Finkiel ne l’a pas fait.
La Douleur témoigne aussi d’un sentiment d’impatience, nous voulons voir le visage de Robert, cet écrivain rongé par la guerre. Malheureusement nous ne le verrons pas, il n’y aura que cette image trouble, de Robert, partant vers la mer, ce passage nous est resté peu compréhensible puisqu’à la fin du film, Marguerite dit qu’« il n’est pas mort à cause de la guerre ».
Nous avons été également déçues et surprises du fait que Marguerite ait quitté son mari, on ne s’attendait vraiment pas à cela et cette nouvelle nous laisse un sentiment de pitié envers Robert. Ce film reste assez classique, nous aurions aimé voir un peu plus d’action de la part des personnages.

Lyson Petitjean et Roxane Molinier
Elèves de 2ndes
Lycée Saint Pierre
2018/05/14 15:54 #27a5-45a3-b08c-671fc25bf334
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
La Douleur
par Ulysse

La douleur est un drame historique réalisé par A.Finkiel, c'est une adaptation du livre éponyme de Marguerite Duras qui est aussi l’héroïne du film.
Pour moi, la problématique de ce film est celle de l'attente. En effet, le film se concentre pour grande partie sur l'attente et la recherche de Marguerite de son mari Robert Anthelme. De part différent procédés (le dédoublement de Marguerite par exemple), Finkiel nous tient en haleine et nous permet de ressentir ce qui se joue dans la tête et le corps de Marguerite en filmant l'ennui et l'angoisse provoqués par l'attente.
Ainsi, tout comme Marguerite, le spectateur attend. Il sait cependant que Robert reviendra... Je pense que Marguerite ressent la même chose, elle sait que Robert est en vie, du moins, elle veut le croire.
Cependant, lorsqu'à la fin du film, le mari revient enfin, Marguerite ne veut pas le voir, ce qui est compréhensible : cela fait plusieurs mois qu'elle ne l'a pas vu et elle en a ressenti une douleur immense ; à force de vivre avec cette douleur, elle l'assimile ; on a l'impression que c'est sa douleur qui la maintient en vie. Ainsi, comme dans une bulle, elle s'y enferme et ne veut pas que l’arrivée de l'impossible détruise cette bulle. Nous ressentons, nous spectateur, le même sentiment : la vision de ce film est douloureuse. Il nous enferme dans la bulle de douleur de Marguerite que l'arrivée de Robert vient exploser. Ceci est souligné par la phrase de Dyonis : « A quoi êtes vous le plus attaché, à Robert ou à votre douleur ? ».

A la sortie du film, j'ai d'abord été silencieux, réfléchissant sur le trajet du retour au sens du film. J'en ai ensuite fait un parallèle avec ma vie : ce film ouvre la porte de notre inconscient ; il révèle les pulsions secrètes et les sentiments cachés que la société nous impose de contenir (notre rapport aux autres, la violence souterraine...) . Je ne sais pas si ce ressenti est personnel ? Il est cependant pour moi bien réel.
En conclusion, ce film est une réussite de construction, de scénarisation et d’interprétation. Il donne un résultat très ambitieux en plongeant le spectateur au cœur de l'attente et de LA douleur, ce qui fait de lui chef d’œuvre !
2018/05/14 16:49 #eabe-482d-bba1-0ac6ad45449c
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Le film « La Douleur » sorti le 24 janvier 2018 est un film d’action réalisé par Emmanuel Finkiel. On entend déjà parler de lui en 1997, gagnant du César du Meilleur court métrage pour « Madame Jacques » sur la Croisette. Emmanuel Finkiel a été l’assistant de grands réalisateurs comme Jean-Luc Godard, Bertrand Tavernier ou encore Krzysztof Kieslowski. Avec son premier long métrage, « Voyages », sorti en 1999, il se voit attribuer un César et le prix Louis-Delluc du Premier film.
Il reçoit le prix du Film d’histoire au festival international de Pessac 2017 grâce à son dernier film, « La Douleur ». Le film se situe à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Marguerite jeune écrivaine attend que son mari résistant qui fut arrêté puis déporté dans un camp de concentration revienne. Pour avoir des nouvelles de son mari, Marguerite est prête à tout, elle fréquente alors un agent français de la Gestapo nommé Rabier. Le personnage de Marguerite, ou « Madame Antelme » parait négligé mais il est en réalité travaillé, yeux rouges, traits tendus, regard vague donnant l’image d’une femme exténuée et angoissée. Parfois, on la voit même dédoublée, comme détachée d’elle-même, perdue dans ses pensées. Le temps d’attente parait long, voire insurmontable mais Marguerite écrit tout ce temps. Elle fréquente un groupe de résistant avec son ami Dionys, lequel est très proche d’elle. Dionys aide Marguerite à surmonter cette épreuve en l’aidant à rechercher son mari et en prenant soin d’elle lorqu’elle est au plus bas. Cependant, en enchainant les allers retours à la gare avec l’espoir que son mari revienne, Marguerite héberge une femme qui attend le retour de sa fille handicapée et essaye de redonner espoir à d’autres. Elle essaye de rester forte comme elle peut, les autres ne voient pas sa sensibilité,la douleur que nous seuls voyons.
La fin se voit surprenante : un retournement de situation qui fait basculer toute l’histoire…

Sophie Plateau Marie Rousseau : Lycée Bonaparte Autun
2018/05/15 16:05 #2dde-4038-88b6-85c3c4a3af13
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
" A quoi êtes vous la plus attachée? A Robert Antelme ou à votre douleur? "
“La douleur” est un film français réalisé par Emmanuel Finkiel, tiré du roman de Marguerite Duras. Ce drame relate l'histoire d'une romancière et résistante en juin 1944, à la recherche de son mari Robert. Romancier et figure majeur de la résistance, il est déporté dans un camp de concentration. Marguerite, ( Mélanie Thierry), femme forte mais submergée par sa douleur , va alors rencontrer Pierre Rabier, un agent de la Gestapo. Elle va tout faire pour retrouver son époux, n'hésitant pas à mettre en danger le groupe de résistants organisé par son mari. Ce film parle d'une absence dont on ne guérit pas, d'un manque, d'un vide. Marguerite est une femme forte et courageuse. Elle n'hésite pas à mettre sa vie en danger pour retrouver son mari Robert. Mais sa douleur apparaît quand elle réalise qu'elle n'est plus amoureuse de lui. Son meilleur ami et résistant ( Benjamin Biolay ) tombe amoureux d'elle. Contrairement à elle, il n'essaie pas de se le cacher. Divisée en deux, Marguerite va comprendre que revoir Robert va la détruire mais, elle sait que Robert a beaucoup souffert et qu'il l'aime encore. Elle ne veut pas le faire souffrir d'avantage.
Ce film est magnifique selon mon moi car le réalisateur a réussi à mettre en scène les deux facettes de Marguerite, dans certains plans, on peut la voir courir dans les escaliers pour rejoindre son mari mais dans la scène suivante, on réalise qu'elle n'est jamais partie de chez elle. Meurtrie et enfermée dans sa douleur, Marguerite ne peut voir son mari car elle se détache de lui chaque jour qui passe.
Ce film montre le portrait d'une femme et la libération de Paris. Durant le film, on peut rencontrer des personnages éphémères. Une des femmes que Marguerite héberge chez elle, m'a beaucoup émue, Madame Kats, une mère juive dont la fille est déportée. Cette femme attend avec impatience le retour de sa fille depuis sept mois, elle repasse, range les habits de sa fille avec joie mais elle ignore que sa fille ne reviendra pas. Quand elle apprend sa mort, son visage se tord de douleur, elle pleure. "Ils l'ont gazé" " Ce passage est très émouvant, cette scène m'a beaucoup touchée. Toutes ces scènes, nous font comprendre le sens véritable de la douleur.
Dans ce film, la cigarette est mise en valeur . Pendant toute la durée du film, les personnages avaient tous une cigarette dans la main. Marguerite fume beaucoup car elle est stressée à cause de sa situation entre son mari et elle mais aussi à cause de son accouchement qui n' a pas abouti, son enfant est mort dès la naissance.
Enfin, j'ai apprécié se film car j'ai ressenti beaucoup d'émotions en le regardant. De plus, le casting est très bien, les acteurs jouent d'un manière très émouvante. J'ai aussi aimé les moments où Marguerite parle seule: Dans sa voix, on peut ressentir à quel point la douleur l'atteint. Pour finir, j'ai beaucoup aimé la bande son, je la trouve très belle. “La douleur” est un film magnifique, poignant et d'une grande sensibilité.
Mélissa.Ehrahrd – 2nde1 - Lycée Jean Moulin
2018/05/16 14:28 #ae69-4bc8-ba37-4e097ee2e847
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
La classe de Terminale CAP Bijouterie a vu La Douleur et a dit :

" Un film admirable, qui nous plonge dans une attente insoutenable, sublimé par une actrice mémorable. " Lucile.

" C'est une femme qui s'efface de plus en plus du monde qui l'entoure et qui ne vit plus que dans ses pensées pour oublier qu'elle vit encore. " Théo.

" Une attente dramatique pour une actrice poétique. " Audrey.

" C'est une femme qui se rattache au passé de son mari et refuse son présent. " Julie.

" Une histoire qui mêle suspense et tragédie qui nous entraîne dans l'intimité des Résistants. " Alexis.

" Un jeu de caméras troublant, le même personnage deux fois dans la même pièce qui m'ont perdue... " Emilie.

" Rongées par la douleur et remplies d'espoir, elles attendent leur retour avec mélancolie. " Louise.

" Des répliques marquantes : avec ses coudes qui trouent la peau de ses bras ou encore la bouche ne dit pas ce que les yeux ont vu... " Léa.

" Cette douleur nous fait souffrir tout au long du film. " Louis.

" Sombre, malgré la poésie. " Maud.

" Une femme, un amour et une vie détruite par cette guerre subie. " Manon.

" Une approche nouvelle sur un sujet bien connu, avec une violente noirceur. " Sacha.
2018/05/17 19:26 #bc81-4ff0-af81-d1d7d3c74945
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Une magnifique adaptation du roman de Marguerite Duras !

Nous sommes parties voir ce film avec quelques appréhensions du fait que nous pensions que le roman autobiographique La Douleur ne pouvait pas être adapté au cinéma, puisque très compliqué à mettre en scène.
C’est avec un grand plaisir que nous avons remarqué qu’Emmanuel Finkiel avait non seulement réussi à mettre en scène ce roman dans un film de plus de deux heures, mais aussi à nous replonger dans le Paris sous occupation allemande. Le travail sur les décors est très impressionnant, notamment le vieillissement des bâtiments. Ce film n’aurait sans doute pas pu être aussi transportant et émouvant si le choix de l’actrice incarnant Marguerite Duras avait été autre, Mélanie Thierry y aborde l’un de ses plus beaux rôles. Nous l’avions déjà remarquée dans Au revoir là haut mais l’ampleur du rôle n’était ni la même, ni si touchante. En effet, comment parler de ce film sans évoquer la voix off présente tout le long, la voix douce et fragile de l’actrice récitant un texte qui sonne comme de la poésie et nous emporte dans son intimité. Le jeu d’acteur est excellent et colle parfaitement avec la voix et les morceaux de violons parfois stridents.

Néanmoins, quelques passages nous ont agacées comme les moments où Marguerite s’appitoie sur son sort, donnant l’impression qu’elle se laisse mourir, peut être pour soutenir Robert qui lui est dans un camp de concentration. La fin nous a laissées avec beaucoup d'interrogations, surtout sur la volonté de la part de Marguerite de divorcer alors qu’elle avait passé des mois à attendre le retour de son mari.

C’est avec une grande satisfaction (et quelques larmes) que nous sommes sorties du cinéma.
2018/05/17 20:16 #659a-4516-ba65-6141dd45337c
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
« La Douleur » est un film dramatique d’Emmanuel Finkiel, qui est tiré du roman écrit par Marguerite Duras avec Mélanie Thierry, Benoît Magimel et Benjamin Biolay.

En 1944, Marguerite, jouée par Mélanie Thierry, rencontre un agent français de la Gestapo pour avoir des nouvelles de son mari, qui a été arrêté et déporté. Son mari, Robert, faisait partie de la Résistance qui est la cause de son arrestation. L'agent utilise Marguerite pour avoir des informations sur la Résistance mais elle aussi. Une relation ambiguë s'installe entre ces deux personnages. Il existe une autre relation étrange qu'on découvre avec le meilleur ami de Robert. Effectivement, on apprend qu'ils ont une liaison ensemble et c'est pourquoi elle s'accroche tant à Robert car elle se sent coupable.

Dans ce film, on voit bien qu'il y a eu beaucoup de travail au niveau du décor très impressionnant, des plans mais aussi du montage. Il y a un effet spécial où l'on peut apercevoir Marguerite deux fois, cela nous montre ce qu'elle a envie de faire et ce qu'elle fait. Très étrange mais judicieux !

On annonce la fin de la guerre, la Libération de Paris et le retour des camps. Pour Marguerite et plusieurs familles, c'est le début d’une insoutenable attente et douleur. A ce moment précis, on voit que cette souffrance est morale et physique pour Marguerite.
Chloé Marteau
Émilie Cornillat
2nde cultures et médias
2018/05/17 21:23 #34c5-4288-bc04-93c05fc10878
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
FOURNIE Julien
JURION Alice
2nde 3

Critique sur le film La douleur


Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain et communiste Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite Duras, écrivaine et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français travaillant à la Gestapo, Pierre Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite Duras le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.
La Douleur est un film Franco-Belge, il sortit pour la première fois aux Etats-Unis le 17 août 2017.
Les personnages principaux sont Mélanie Thierry qui joue le rôle de Marguerite, Benoît Magimel qui joue le rôle de Robert.

Notre conseil et nos impressions

C’est un film très émouvant et à la fois intéressant. Nous vous conseillons d’aller voir ce film si vous n’êtes pas trop sensibles ni émotifs. Nous avons trouvé que l’histoire était assez difficile à suivre.
2018/05/17 21:29 #3b27-4589-95a2-2fcbbacb3030
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
THION Léa
SAUZE Nathan
VANSTEENWEGE Océane
2nde cultures et médias

Critique sur le film La Douleur


La Douleur est un film franco-belge, il sortit pour la première fois aux Etats-Unis le 17 août 2017. il dure environ deux heures. Le réalisateur du film est Emmanuel Finkiel, ce film est également une adaptation du livre de Marguerite Duras.
Les personnages principaux sont Mélanie Thierry qui joue le rôle de Marguerite, Benoît Magimel qui joue le rôle de Robert.


Ce film se déroule en juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est prise par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme mystérieux, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une attente longue et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris…

Notre avis sur ce film :

La douleur est un bon film bien que par moments nous avons trouvé ça ennuyant, l’action est assez longue à venir eet selon nous, l’histoire est un peu dure à comprendre au début. En revanche nous avons beaucoup aimé les photographies présentes dans le film, les contrastes avec les lumières…
La fin laisse perplexe et est peu compréhensible, on ne sait pas avec qui finit l’héroïne.
2018/05/18 17:12 #79e7-4290-846b-c1407c9e82f0
LycéePRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
La douleur est un film qui porte bien son nom. Pas facile d’entrer dans cette tentative remarquable de mettre en image le livre autobiographique de Marguerite Duras paru en 1985 qui revient sur les affres de l’attente du retour des camps Nazis de son mari écrivain et résistant Robert Antelme. C’est peut être la réussite du réalisateur Emmanuel Finkiel, collaborateur de Krzysztof Kieślowski et auteur de films exigeants comme Je ne suis pas un salaud ou le formidable Voyages avec Shulamit Adar que l’on retrouve dans la Douleur en mère bouleversante. Dans celui-ci, on redécouvre l’immense talent de Mélanie Thierry qui s’accapare avec force le rôle de la papesse de la littérature française. C’est elle qui nous fait vivre avec intensité cette angoisse sourde de ne pas revoir l’être aimé qui s’efface progressivement de ses souvenirs. La reconstitution du Paris sous l’occupation nazie est impeccable, sans ostentation comme dans Au revoir là haut pour la première guerre mondiale, les scènes pesantes entre le gestapiste lettré Pierre Rabier et Marguerite dans les restaurants alors que la population souffre de pénuries alimentaires sont d’une violence sourde. Le film sans en faire trop décrit l’ambiance vénéneuse de l’époque avec cette oppression sournoise et perverse marquée par la corruption et la collaboration. On avance dans le film comme si nous étions dans la tête de Duras, au gré de ses espoirs et de ses désespoirs et cette douleur est aussi peut être surtout le moment où malgré son amour pour Antelme, Marguerite comprend qu’elle s’éloigne inexorablement de lui. Quand enfin il est de retour, terriblement amoindri, image d’ailleurs beaucoup plus forte qu’un Fils de Saul pour expliquer l’horreur nazie, c’est Duras qui s’en va. Au final, un film rude, âpre, intense et nécessaire pour se souvenir des heures sombres et de cette armée des ombres qui a été l’honneur de la France.

La classe de TGA1 du LP Magenta (69)
2018/05/18 22:54 #6216-4715-9512-a38bda405a5f
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
La Douleur est un film d'Emmanuel Finkiel adapté de plusieurs textes autobiographiques de Marguerite Duras. L'action se déroule à la fin de la Seconde guerre mondiale. Si le réalisateur n'a apparemment pas eu des moyens considérables pour réaliser ses reconstitutions il réussit malgré tout parfaitement à restituer ce que des hommes, des femmes ont dû traverser et endurer pendant cette période.
La douleur de Marguerite d'abord parce qu'elle est sans nouvelle de son époux Robert qui a été arrêté puis déporté. Elle veut qu'il revienne et se rend dans les bureaux de la Gestapo pour obtenir des informations. Pour Robert elle accepte des rendez-vous réguliers avec Rabier (Benoît Magimel) un agent français de la Gestapo qui aimerait bien obtenir des informations sur le réseau de résistance auquel appartient Robert. Emmanuel Finkiel est habile à nous faire comprendre ce que ressent réellement Marguerite pour ce collaborateur. Il l'a convie au restaurant et à l'image, face à elle, Rabier est flou: il ne l'intéresse pas, elle doit probablement mépriser ce qu'il représente. Il parle de Robert: il devient net. Ainsi on comprend que ce n'est que pour Robert qu'elle a accepté ce rendez-vous.
La libération de Paris s'annonce et Marguerite reprend littéralement quelques couleurs face à Rabier.
La libération arrive, les parisiens sont à la fête, mais Robert lui ne revient toujours pas. Toute à sa douleur Marguerite se referme alors derrière les volets de son appartement. Mélanie Thierry exprime admirablement par son jeu et aussi par la voix-off le désespoir qui peu à peu détruit Marguerite qui ne fait qu'espérer le retour de Robert et se rend compte aussi qu'elle s'en éloigne peu à peu pour un autre.
Mais Marguerite n'est pas seule à souffrir. D'autres femmes, d'autres hommes attendent le retour de leurs proches déportés. Les scènes avec Madame Kats (Shulamit Adar) sont ainsi particulièrement poignantes. Hébergée chez Marguerite elle espère le retour de sa fille des camps de concentration. Elle s'effondrera quand elle apprendra qu'elle a sans doute été gazée quelques mois plus tôt.
Pour tous les survivants enfin, pour tous ceux qui rentrent des camps ce retour a dû être particulièrement cruel car la France semblait être passée à autre chose et ne semblait pas être prête à entendre leur douleur. Pour Robert aussi qui rentre très diminué et que Marguerite va quitter.
1ère Bac Pro TEB AA, SEP Caraminot
2018/05/25 09:49 #937e-4382-bec6-dd6451d9c1eb
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
La douleur d’une femme meurtrie

Par Cécilia

Le film se déroule à Paris à la fin de la seconde guerre mondiale. Marguerite Duras (interprétée par Mélanie Thierry) recherche par tous les moyens à retrouver son mari, Robert Anthelme (Emmanuel Bourdieu), déporté en raison de son appartenance à un réseau de Résistance. Est-il vivant ? Est-il mort ? Doit-elle avancer ? Doit-elle lutter ? Doit-elle se laisser sombrer ?

Des sentiments puissants

Marguerite essaie de trouver Robert coûte que coûte. Alors qu’on pourrait croire au début du film que c’est par amour, on se rend compte au fur et à mesure que l’amour n’est plus dans leur relation. En effet, Marguerite entretient depuis quelques années une relation avec Dionys (Benjamin Biolay), le meilleur ami de son mari. Elle a pourtant un énorme respect pour Robert, car celui-ci était un membre important d’un réseau de résistants, le même que celui de François Morland (de son vrai nom François Mitterrand, futur président de la République Française). En effet, le plus grand lien qui unit Marguerite et son mari est politique (ce sont tous les deux des résistants). Robert Anthelme est donc présent tout au long du film en tant que figure et en tant que politique, mais pas en tant qu’être sensible ou en tant que simple personne. En effet, celui-ci est toujours représenté à l’écran de manière floue lors des rêves de Marguerite, dans des plans très lumineux, très clairs voire éblouissants. Si Robert n’est pas flou à l’écran, alors il est soit perdu au milieu de personnes semblables (comme par exemple dans la scène où il se fait déporter de la prison au camp ou dans le plan où l’on voit toutes les photos de résistants capturés), soit représenté en très gros plan (comme par exemple sur la plage lorsqu’il regarde au loin, comme pour voir le monde à travers son œil) ou soit par une simple silhouette, comme dans le tout dernier plan, lorsqu’il est sur la plage, squelettique, face à la mer.

Sauver Robert au péril de sa vie

Au début du film, Marguerite est très attachée à Robert malgré son ancienne liaison avec Dionys. Elle lui envoie régulièrement des colis lorsqu’il est encore à la prison, et va même jusqu’à fréquenter le policier responsable de l’arrestation de son mari : Ravier (Benoît Magimel). Elle essaie de le manipuler et de se servir de lui, et Ravier fait de même. Elle cherche ainsi à récolter des informations sur son mari, et le policier cherche lui, à démanteler le réseau dont fait partie Marguerite et à capturer Morland. Cette dangereuse relation donnera lieu à des plans spectaculaires, comme par exemple celui où elle attend sur le pont, devant l’ambassade allemande. On voit en effet Marguerite au premier plan contemplant l’horizon, avec un bâtiment gigantesque juste derrière elle, une croix gammée surplombant la façade.Cette image est symbolique de la pression qu’exerçaient les nazis sur le peuple. Mais encore un plan vu de très haut, de Marguerite passant seule, à vélo sur la place de la concorde. Cette image est frappante car cet endroit, un lieu mythique de Paris, est d’habitude bondé, plein de vie.

La modélisation de l’angoisse

Dans l’incompréhension la plus totale, Marguerite erre entre rêves et réalité, entre flou et clarté. Le spectateur occupe une place spécifique dans cette œuvre. En effet, celui-ci se situe dans la tête de Marguerite, suivant tous ses déplacements et ne la quittant jamais, la voix off représentant sa pensée.

Il arrive à Marguerite de voir Robert et d’imaginer qu’il revient, où encore de voir son bébé mort (ce plan en particulier est très flou, très lumineux, mais on peut clairement voir l’enfant, tout bleu). Marguerite se perd, comme par exemple dans la séquence où elle dit « je marche. Je me perd. Je dévie sur la chaussée, puis je marche » etc. J’ai trouvé cette séquence très longue et pesante, mais je pense que c’est l’effet recherché par le réalisateur. Ce plan sert à faire ressentir au public le poids de l’attente qui pèse sur les épaules de Marguerite. C’est ce poids qui rend la jeune femme malade.

Cette angoisse est également représentée par une addiction à laquelle Marguerite est sujette : la cigarette. En effet, énormément de personnes malades mentalement ou tout simplement très stressées sont victimes d’addictions, majoritairement au tabac. Marguerite fume tout le temps, a longueur de journée, ce qui offre des plans magnifiques comme par exemple lorsqu’elle fume chez elle, son visage éclairé par la lumière du jour, la fumée dansant autour d’elle. Je pense que la cigarette est un moyen de modéliser sa douleur, son angoisse, son mal-être et sa culpabilité, de représenter ses états-d’âmes à l’écran, comme un symbole.

Le bonheur lui échappe

Je pense, de mon point de vue, que Marguerite refuse le bonheur, qu’elle est rongée par le remord et par la culpabilité. Elle refuse par exemple de célébrer la libération tant que son mari n’est pas revenu, comme dans la scène où les gens se retrouvent dans la rue pour danser au son des accordéons et où elle déambule dans la ville comme une âme en peine, l’air absente, le regard vide. Dans ce plan, le réalisateur nous montre la fête sous un aspect péjoratif. Ce que je trouve remarquable est le fait que malgré les lumières colorées qui jouent sur le visage de Marguerite et les rires des gens qui se font entendre derrière, le réalisateur et Mélanie Thierry (qui est une excellente actrice) arrivent à rendre ce bonheur écœurant, à rendre les rires faux.

Cependant je pense, même si mon jugement est peut-être dur, qu’au fond d’elle Marguerite n’a plus envie que son mari revienne de Dachau. Et je pense que c’est ça qui dans le fond la rend vraiment malade sur la fin : le dégoût d’elle même, de ne plus aimer son mari comme avant. Elle aime Dionys mais elle s’y refuse. En effet, on peut voir qu’elle le repousse au début, qu’elle en vient même à le vouvoyer parfois, ce qui est déstabilisant, mais elle finit toujours par l’aimer et par revenir vers lui. Cette hypothèse confirmerait pourquoi elle cherche absolument à rejeter systématiquement la faute sur lui, à lui crier dessus et à presque le harceler en lui disant qu’il lui ment, qu’il sait où est Robert mais qu’il ne veut pas lui dire. Je pense qu’elle a besoin de déverser sa rage sur Dionys, et je pense qu’elle lui en veut réellement, mais pas à cause de Robert, mais plutôt parce que Dionys lui a volé son cœur, parce qu’elle est censée aimer son mari mais que le seul qu’elle désire réellement, le seul pour qui elle brûle de passion, c’est lui...