Centaure

Données du film

Petit paysan

Réalisé par : Aktan Arym Kubat

Avec : Aktan Arym Kubat, Bolot Tentimyshov, Zarema Asanalieva, Ilim Kalmuratov

Long-métrage : Kirghizistan / France / Allemagne / Pays-Bas

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1H29

Année de production : 2017

Distributeur : Epicentre Films

 

Synopsis

Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure...

Récompenses

Prix CICAE - Festival international de Berlin (2017)

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Presse

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  • La carte postale de Aktan Arym Kubat  (en attente)                             

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Commentaires

2018/03/11 15:23 #1c66-4e4e-97c4-6cb00d806140
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Ce film raconte l'histoire d'un homme prénommé Centaure car plus personne ne se souvient de son vrai nom. Sa femme est sourde et muette et son fils de cinq ans ne parle toujours pas. Il aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu'un. Aujourd'hui tout a changé, on maltraite les chevaux et il veut remédier à cela en les libérant. Pour tout dire j'ai trouvé les début du film ennuyant, des scènes trop longues et muettes; et petit à petit je suis rentrée dans l'histoire, je commençais à m'attacher aux personnages et je me suis rendue compte que les scènes muettes faisaient toute la beauté du film. Effectivement il n'y a pas beaucoup de dialogues entre une muette, un enfant qui ne parle pas et Centaure qui n'est pas très bavard. Tout le dialogue se passe dans les gestes, pas seulement dans la langue des signes mais les expressions des visages, leur comportement, leur regard... J'ai été particulièrement émue par la fin du film, lorsqu'il ne reste plus rien à Centaure et qu'il décide de se sacrifier pour sauver les chevaux et qu'au même moment où il se fait abattre, son fils tombe en même temps que lui et une fois qu'il se relève il prononce son premier mot: "papa".

Lou Dumoussaud, élève de seconde 9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 15:28 #42ad-4894-9046-eac058042e1e
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Centaure est un film émouvant par sa sincérité et la pureté des personnages. On y retrouve l’amour d’un couple et de leur fils, mais aussi l’entraide et la compréhension. En revanche la cruauté de certains et la délation d’autres sont présents tout au long du film.

Centaure dit regretter l’ancien temps, celui de ses grands-parents, celui dans lequel tout le monde vivait ensemble et où régnait une égalité et une entraide entre les hommes. Les chevaux, eux, étaient liés à l’homme, ils faisaient partie de leur vie. « Le cheval est les ailes de l’homme » comme dit Aktan Arym Kubat, le réalisateur. Il n’y a plus le même respect envers les chevaux, plus la même relation. Dans la mythologie grecque, un centaure est une créature mi-homme, mi- cheval. L’homme est connecté à cet animal et a besoin de lui pour vivre. Centaure ressent un besoin de retour vers le passé, alors que la société avance vers un nouveau mode de vie, avec des différences de pouvoir et de façon de penser au sein d’un même petit village. Le monde moderne est « représenté » par son cousin, un monde dans lequel le plus riche gagne.

Le film est touchant par l’amour entre le fils et son père, Centaure. Son père ne cesse de lui raconter des histoires avec comme sujet principal : les chevaux. Les chevaux c’est un peu sa religion à lui, il veut la partager. Son fils l’écoute sans dire de mots, il reste muet. L’image du cheval est omniprésente, que ce soit au début avec le premier « vol » de cheval et à la fin lorsqu’il les relâche dans la nature.

Le film nous permet de découvrir un mode de vie diffèrent du notre. La technologie n’y est pas la même, tout comme la nourriture, la religion, la politique et même la façon de penser. C’est un film enrichissant, il nous permet de voir un monde autre que le nôtre.

Je n’ai pas ressenti la religion comme un sujet important. Or j’ai lu que la religion occupe une place de plus en plus importante dans ce pays qu'est le Kirghizistan.

Il est rare de voir des films réalisés au Kirghizistan et avec en plus, un cinéaste kirghiz. Là-bas les paysages y sont purs, les montagnes saupoudrées de neige et les grands plateaux d’herbe verte sont particulièrement beaux.

Romane Rose-Cousquer, élève de seconde 9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 15:47 #dc51-4c6d-95bc-87bb0da0ecf9
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
On l’appelle Centaure car personne ne se souvient de son vrai nom. Ancien projectionniste, il vit une vie simple, avec son fils Nurberdi et sa femme sourde-muette, Maripa. Ce personnage, joué par le réalisateur Aktan Abdykalykov, est un marginal, peu bavard, qui travaille dans des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym ce qui lance des rumeurs de relations entre lui et la marchande, Sharapat. Il n’apprécie guerre la montée du capitalisme dans son pays, le Kirghizistan, qui interfère avec les valeurs traditionnelles qu’il aime tant, comme la relation avec les chevaux, considérées comme les ailes des hommes.
Alors, la nuit, il sort en secret et libère les chevaux de leurs propriétaires pour galoper librement avec eux dans les plaines. Mais Sadyr, un ancien voleur de chevaux est souvent accusé de ces vols, et, le prenant comme une insulte à son honneur, décide de tendre un piège pour trouver le coupable. Il réussit à exposer Centaure, qui, protégé par son cousin Karabay, un riche marchand de chevaux, s’en sort en promettant de faire un pèlerinage à la Mecque pour se purifier. Mais Centaure ne s’intéresse pas à la religion et aux prières, et part dans son ancienne salle de projection au lieu de prier. Alors c’en est trop : il est banni du village. Une fois au dehors, il libère des chevaux capturés par Sadyr, qui finit par le tuer.
Ce film en dit beaucoup sur le fonctionnement politique, social et religieux du Kirghizistan, qui est pourtant un pays dont on entend extrêmement peu parler en Occident. On y découvre la place de la religion musulmane, remise en question à divers moments au cours du film, la vision du handicap de Maripa, qui la met en marge de la société, le fonctionnement du village avec et sans les juges qui affectent leur comportement et leurs décisions.
Le film est très bien joué et réalisé. La scène où Centaure galope sur un cheval dégage une émotion de paix intérieur et de liberté, et on sent le personnage principal grisé par ces sensations.

Clara Menière, élève de seconde9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 18:20 #212d-4116-9785-f481b0a5195d
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Centaure est le nom du film de Aktan Arym Kubat, mais aussi le nom du héros de ce film. Centaure descend d'un peuple au passé glorieux appelé kirghizes. Le film se déroule dans un lieu fascinant qui se trouve dans un petit village au Kirghizistan, c'est un lieu pittoresque en pleine mutation. L'authenticité de ce village donne un charme fou au film. Il y a de nombreuses scènes nous laissant admirer le paysage entouré de plaines, de montagnes et de champs qui nous émerveillent. Centaure vit avec sa femme sourde-muette et son fils refusant de parler. Celui-ci sera le futur passeur des traditions de son père. Centaure partage l'histoire de ses ancêtres et de ses traditions avec son fils, ils ont tous deux une grande complicité. Il semble être très amoureux de sa femme et aime beaucoup sa famille pourtant il va être soupçonné de tromperie envers sa femme. En effet, il va prendre l'habitude de fréquenter une femme avec laquelle il passe de bons moments mais contrairement aux rumeurs Centaure ne cherche à avoir de relation avec cette femme. Cependant, Centaure cache quelque chose: la nuit, il prend l'habitude de voler des chevaux, il les vole, les monte puis les libère. C'est un instant de pur plaisir qu'il partage avec l'animal. Selon ses ancêtres, les chevaux doivent être respectés. D'après Aktan Arym Kubat, "le cheval est les aîles de l'homme". Le Cheval doit être libre et près de l'Homme afin de créer une harmonie entre l'Homme et le Cheval. Helas, tous ces vols vont lui porter préjudice car le village va se retourner contre lui et le soumettre à l'exil. Ce personnage reste digne et noble malgré les circonstances, il souhaite juste faire ce qu'il pense être bon en libérant les chevaux. Tout le film tourne autour de ce personnage, il est d'une grande tendresse et n'a ni haine ni mauvaises intentions. La fin du film est triste car il se sépare de sa femme et de son enfant. Tout devient plus monotone et plus nostalgique. La dernière scène est accablante, Centaure meurt au moment où sa femme et son fils reviennent , et c'est aussi à ce moment là que son fils prononce ses premiers mots en l'appelant. Ce film est d'une grande richesse car il nous presente un autre monde avec de réelles traditions qui reposent sur le respect.

Capucine Rocherolle, élève de seconde9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/28 10:04 #1f95-4caa-956e-b5d151233b3c
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
« Le cheval est les ailes de l’homme». Le film commence avec ce proverbe Kirghiz. Cette ode à l’animal nous est transmise par Centaure (Aktan Arym Kubat), un modeste maçon dont tout le village a oublié le véritable nom. Il vit au Kirghizistan avec sa femme sourde-muette, Maripa, et Nurberdi, son enfant de cinq ans muet à qui il adore conter des légendes d’antan sur les chevaux. Ancien voleur de ces nobles bêtes, il est immédiatement accusé lorsque le dernier achat de son cousin Karabay; un magnifique pur-sang, disparaît.

Centaure est un film réalisé en 2017, par le kirghiz Aktan Arym Kubat. Ce dernier a décidé, tout comme dans son film Le voleur de lumière, d’incarner le personnage principal (Centaure). A travers ce culte des chevaux se peint un hommage à son pays, à ses traditions, à ses ancêtres autrefois nomades. En effet son personnage discret s’évade chaque nuit de son foyer pour aller dérober des cracks (chevaux de compétitions performants), non par soif d’argent mais bien par désir de se rattacher à ses racines, de se libérer.
Centaure ne vole pas les chevaux mais s’envole sur leur dos. Ils ne sont plus l’Homme et l’animal, il n’y a plus de hiérarchie maître-serviteur ; ils ne sont qu’un seul et même corps ailé. La poésie de leur envolée , bras écartés, crinière au vent, galop retentissant, dénué de toutes entraves, s’exprime superbement à l’écran. Ainsi, Centaure se rapproche de ses aïeuls qui n’exploitaient pas ces bêtes comme des objets dans le seul but de s’enrichir mais vivaient en harmonie avec elles. C’est ce que tente d’expliquer l’homme lorsque celui-ci est interrogé sur le pourquoi de ses actes, mais son peuple corrompu par l’argent a bien du mal à le comprendre.
Ici les sentiments du personnage rejoignent complètement celui du réalisateur et il raconte même dans une interview : « Dans la séquence où mon personnage explique pourquoi il vole les chevaux, je n’avais pas prévu de pleurer et l’émotion m’a submergé pendant la prise ».
C’est peut-être ce côté si simple et réel qui rend ce passage aussi bouleversant. Du reste, les sentiments sont à peine dévoilés dans le film et cet abandon aux larmes est d’autant plus poignant. D’ailleurs, exceptée cette scène, le silence, les gestes, les expressions des personnages révèlent bien plus leurs émotions que la parole. Un regard noir de la femme muette et sourde de Centaure, un sourire ou une œillade un peu appuyée de Sharapat (une femme amoureuse de Centaure), les bisous pouce contre pouce du père et de l’enfant livrent mieux les ressentis que n’importe quel mot.
De plus, alors même que son père est tué en libérant des chevaux, le mutisme de Nurberdi accentue la puissance de son premier mot : « papa ».
Aussi, les silences du film s’accordent parfaitement avec les prises longues permettant aux spectateurs de déchiffrer les personnages, de savourer la beauté des chevaux et des paysages. De cet alliage apparaît un tableau aussi poétique qu’émouvant.

En outre, la thématique du cinéma est présente tout au long du film ; des ombres chinoises sur le mur à l’ancien métier de Centaure (projectionniste) en passant par les souvenirs de Sharapat du temps où elle allait voir les films qu’il présentait.
Aktan Arym Kubat glorifie le cinéma et réalise ainsi une sorte de mise en abyme. Il puise également l’inspiration dans sa propre histoire, comme la salle de ciné-club transformée en salle de prière.

D’autre part, Centaure est une critique de la société dans laquelle le réalisateur vit et il dénonce ici la radicalisation de l’Islam, amenant la division au sein même du village. Le réalisateur ironise en opposant les musulmans voulant absolument convertir Centaure (soi-disant pour racheter son forfait) et Centaure lui-même. A lui seul, il représente plus la pureté que n’importe qui, car il n’est pas corrompu comme ses semblables par le pouvoir, l’argent et le fanatisme religieux. Par ailleurs, lorsque Centaure refuse de se convertir, il est banni du village. C’est bien-sûr cette intolérance liée à l’ intégrisme religieux qui est remis en cause et non l’Islam en elle-même comme l’explique Aktan Arym Kubat : «L’Islam que j’ai connu s’accordait parfaitement avec nos traditions : jamais on ne s’était habillés comme les musulmans pratiquants d’aujourd’hui, jamais on n’avait voilé nos femmes.»

Le rythme lent de Centaure mêlé à la pudeur de ce peuple d’Asie Centrale nous fait découvrir une culture différente. Il nous plonge dans un lieu où passé et présent se confondent lorsque le mythe tente de se faire une place dans une société qui l’a oublié. Une société qui a la mémoire courte puisqu’elle ne se souvient plus de ses racines ni de ses traditions et encore moins que le cheval est avant tout un allié plutôt qu’un esclave. Oscillant entre comique et tragique, cette œuvre est un hymne à la liberté qui ne donne qu’une envie : s’envoler dans la plaine avec pour seule mélodie, l’écho des sabots.

Fleur Troubat, 1°G1, Lycée de la Matheysine
2018/03/31 17:17 #fe6c-4222-869d-ce0039ade969
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Les sabots de l’animal martèlent le sol inégal de leur battement incessant. Le cheval galope, libre, le vent agite sa crinière. Sur son dos, un homme, les bras et les yeux levés au ciel. Dans cette cavalcade aux accents d’évasion, sur le dos d’un cheval volé, le protagoniste de Centaur (Centaure), long-métrage kirghize réalisé par Aktan Arym Kubat en 2018, s’envole et fait corps avec l’animal semi-sacré, rêvant du mythe fondateur où cheval et homme ne faisaient qu’un. Tel est le centaure issu de la mythologie grecque, ni vraiment un homme, ni vraiment un animal. Centaure, c’est le protagoniste. Il ne semble pas à sa place, véritable étranger au sein de son peuple. Il voit à travers sa fausse naïveté ce que d’autres ne voient pas, ou refusent d’admettre : la culture, les traditions chères à ses origines kirghizes disparaissant sous le poids de valeurs qui ne sont pas les leurs, où l’argent est souverain et l’égoïsme individualiste est roi. Ainsi, il vole le cheval et, sur son dos, déploie ses ailes pour effleurer son rêve, au risque de perdre sa propre famille...
Le titre Centaure annonce une dualité pour le moins intéressante quant aux attributs mi- homme et mi-animal du mythe. En effet, alors que l’attention du spectateur est dirigée vers cette capacité qu’a le protagoniste à ne faire qu’un avec l’animal, incarnant de ce fait l’image du centaure, une réflexion souvent postérieure au visionnage du film permet d’envisager la dimension dualistique sous sa forme la plus complète : le protagoniste est un homme diurne discret cachant son caractère nocturne intrépide tandis que l’apparence de chronique villageoise de l’œuvre laisse finalement deviner tout un monde d’histoires anciennes et imaginaires. Ainsi, nous sommes à même de comprendre que derrière les apparences de ce film se cache un fin bijou, gardé à l’abri des regards par son écrin de velours...
De plus, Centaure est à mi-chemin entre le réel et la fable humoristique, un choix du réalisateur ayant pour but une meilleure transmission de son chagrin et de ses craintes face aux transformations de son pays. De cette manière, il permet à son spectateur de découvrir un monde qu’il ne soupçonnait aucunement, où l’argent et la corruption entraînent la perte du respect que les ancêtres kirghizes manifestaient à l’encontre du cheval. En effet, Centaure raconte à son fils la grandeur de Kambar Ata, le saint protecteur des chevaux. Cet animal semi- sacré symbolise la nature, la culture de ce peuple, il est les ailes de l’homme. Maltraité, abattu, vendu, il témoigne d’un peuple oublieux de lui-même qui est, de ce fait, privé de sa culture et donc réduit à un état mi-homme, mi-animal. Aktan Arym Kubat a voulu nous mettre en garde contre la division sociale, la haine, l’intolérance religieuse, mais aussi souligner l’importance de l’art dans la culture : ancien projectionniste, il voit sa salle de projection être remplacée par une salle de prière, et est chassé de son village alors qu’il décide de projeter une dernière fois son film favori, La Pomme Rouge de Tolomouch Okeev.
Centaure est une ode à la liberté, un portrait époustouflant d’un pays beau et tourmenté. En effet, les plans larges particulièrement fréquents nous plongent au cœur même de paysages magnifiques, où rien n’est superflu. De cette manière, l’esthétique du film appelle à la simplicité, au naturel, témoignant du vœu du réalisateur de retourner aux sources, aux traditions. Par exemple, lors de l’une de ses chevauchées incroyables tournée au ralenti, nous sommes immergés dans une ambiance à couper le souffle, le cheval et l’homme ne font qu’un et volent au travers d’une steppe envoûtante qui pourrait constituer par ses nombreuses occurrences un des nombreux éléments qui font de ce long-métrage un chef-d’œuvre. De plus,
certains des panoramas trouvent un écho symbolique dans l’intrigue, achevant de charmer le regard, comme par exemple le pont que Centaure traverse identifiant le cinéma comme un lien entre les individus, à l’image de sa relation avec Sharapat qui reste marquée par un film qu’il avait autrefois projeté.
Enfin, ce long-métrage est aussi une réussite grâce au talent dont les différents acteurs font preuve, notamment Zarema Asanalieva dans le rôle de Maripa, femme de Centaure, grâce à son apprentissage de la langue des signes long de trois mois et aussi Aktan Arym Kubat. En effet, le réalisateur a décidé d’incarner le protagoniste de son film, et explique son jeu par ces mots : « je joue comme je vis, comme je sens, c’est tout. » Il ajoute ensuite qu’il n’avait pas eu pour projet de pleurer lors de ce qui est certainement la scène la plus poignante de cette œuvre, où il explique à son cousin pourquoi il a volé son cheval. Les larmes ont coulé d’elles- mêmes, les sentiments véritables du réalisateur trouvent de ce fait un écho plus juste qu’aucun autre chez le spectateur, ajoutant à ce film une dimension émouvante, alors même que l’humour semblait régner. Aktan Arym Kubat s’inspire directement de la vie et insuffle, de ce fait, une grande justesse à son œuvre.
En résumé, il vous faut aller voir Centaure car c’est un film énigmatique, aux apparences trompeuses, qui nous permet de réfléchir à des questions cruciales et universelles. Véritable hymne à la liberté, au libre arbitre, il se demande ce qu’est la réussite, si c’est l’argent ou bien le bonheur, s’il faut être dans l’avoir ou l’être... Et ce, en faisant usage de traits d’humour et de situations burlesques. Aktan Arym Kubat a compris la force de l’humour et s’en sert très habilement tout en restant optimiste. Il souligne au cours d’une interview qu’il « [veut] parler de choses sérieuses, mais avec un certain humour », afin de transmettre aux générations futures ce qui peut encore l’être. Ainsi, l’interprète du centaure se fait plus humain à nos yeux, et moins animal, car il n’a pas oublié l’importance de la culture.

Juliette Brenot
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/03/31 17:18 #0b29-4780-b29d-1f4f748f7eb3
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Emeline CORDIER 1ère L
Critique Centaure
15/03/2018

Selon un ancien dicton kirghiz, les chevaux sont « les ailes des hommes »ainsi, notre protagoniste va vouloir prendre son envol.
Dans un petit village du Kirghizistan, un ancien projectionniste surnommé « Centaure », marié à une femme sourde et père d’un enfant de cinq ans qui ne parle toujours pas, mais qui aime l’écouter lui raconter d’anciennes légendes sur leur peuple, mène une vie de famille paisible. Jusqu’au jour où des chevaux de concours appartenant à de riches propriétaires sont libérés en pleine nature. Il se voit alors accusé de ce vol.
Le drame kirghiz Centaure d’Adktan Arym Kubat est le septième film
que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir des lycéens. Le titre fait allusion à la figure mythologique mi-homme mi-cheval, les deux ne font qu’un. Le cheval est un symbole de liberté (topos). La dimension symbolique de ce film énigmatique est particulièrement importante tout comme ses enjeux, malgré le fait que la dialectique soit parfois humoristique. Alors que la société kirghiz se déchire peu à peu, perd son identité et abandonne ses traditions; des problèmes politiques, sociaux et religieux sont représentés à l’écran.
Les plans mettent largement en valeur les vallées et autres superbes paysages de ce pays que nous avons peu l’habitude de voir au cinéma. Lorsque les chevaux sont délivrés, un acte sacré pour le protagoniste, les scènes sont particulièrement magnifiques. Ce film est différent, notamment concernant les paysages mais aussi au niveau du langage ; ce qui est intéressant.
Le protagoniste peut faire penser au personnage de Meursault issu de L’Étranger de Camus. Tout deux sont proches de la nature et incompris par leur société. Lorsque Centaure rencontre un autre personnage incompris, ce dernier lui explique qu’il fait semblant d’être idiot car il voit des choses interdites, mais notre protagoniste ne peut se mentir à lui-même et suivre son exemple.
Un véritable hymne à la liberté ainsi qu’un véritable hommage à une culture qui se meurt et aux traditions ancestrales se met en place dans ce long-métrage. En effet, la population kirghiz était autrefois reconnue pour sa bravoure, sa fraternité et surtout son amour des chevaux. La société détruit les liens avec la nature, Centaure, lui, voudrait fusionner à nouveau avec elle, à travers les pur-sang. Pour lui, un cheval signifie la liberté tandis qu’il représente la richesse pour les autres. Ces derniers s’emprisonnent dans une cage dorée inconsciemment, au fur et à mesure que leurs valeurs ancestrales sont oubliées.

Un éloge du cinéma est également au cœur de cette oeuvre. Le cinéma du village a été transformé en mosquée par les islamistes, qui ont des discours obscurantistes. À travers la disparition du cinéma, c’est tout un monde symbolique qui est menacé. Ainsi le protagoniste s’accroche aux restes de cet art par la présence de nombreuses affiches dans sa maison. La culture ayant sauvé son âme, il voudrait sauver et faire retrouver à son peuple son ancienne fraternité à l’aide du cinéma. Cependant la fermeture des salles met en danger son rêve de retour aux traditions. L’intolérance est notamment issue de cette radicalisation. Le prosélytisme religieux est également un thème abordé.
Suite à la fin du communisme, les pays du Moyen-Orient sont en proie à l’ascension du capitalisme, cette économie libérale prend le pas sur les traditions et les valeurs prônées par cet homme a la soif de liberté. Tout cela conduit également à créer une société matérialiste. Mais finalement le plus important est-il d’être ou d’avoir ? De plus, la mondialisation fait naître de nouvelles inégalités.
Néanmoins, la dimension manichéenne est complètement absente ce qui montre que l’auteur n’a pas une visée moralisatrice, bien que les abus de la société soient dénoncés. Les traditions ne sont pas parfaites tout comme la technologie et la modernité ne sont pas forcément néfastes. Cependant, rien n’est inéluctable, c’est pourquoi le film est optimiste ; il faut seulement comprendre que cette société, tout comme la nôtre, se perd dans des désirs de richesse, de gloire et d’acquisition de technologies toujours plus modernes. Nous pouvons alors dire que la portée de ce film est universelle. Ainsi l’individualisme supplante la fraternité d’autrefois ; or les Hommes ne sont pas faits pour être seuls donc nous sommes une espèce faite pour vivre en société.
Alors que Centaure est à la recherche de son paradis perdu, nous aussi nous devrions essayer de retrouver des valeurs importantes, des valeurs humanistes.
2018/03/31 17:21 #c73a-4c72-ae55-46a3cf96cdb1
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Une ode à la liberté

Centaure, c'est le nom du dernier film que l'on a vu dans le cadre du Prix Jean Renoir, réalisé par Aktan Abdykalykov; c'est aussi le surnom du protagoniste du film, joué par le réalisateur lui-même. Le spectateur comprend la raison de ce surnom dès le début du long métrage, où l'on voit l'homme monter un cheval, au galop, dans la nuit, au milieu des montagnes du Kirghizistan, ne faisant qu'un avec l'animal. Cette scène annonce magnifiquement les thèmes que l'on verra abordés au cours du film: la nature, la marginalité et la liberté, à l'état pur.
La nature est omniprésente dans Centaure: montagnes et plaines à perte de vue, nombreux cheveaux présents dans le village... Les paysages du Kirghizistan offrent au film un large cadre naturel, dont les plans aérés sont à l'image; mais cet environnement donne aussi au spectateur l'occasion de découvrir une histoire se passant dans un endroit très différent de ce qu'il connaît. Les habitants du village sont peu nombreux, ils se connaissent et se côtoient tous les jours, et ont de ce fait une connexion unique entre eux, rendue possible par la nature environnante, qui ne cesse de nous rappeler notre insignifiance face à sa grandeur. On se rend compte, au cours du film, que l'on a tendance à oublier cette nature qui nous a pourtant tout donné.
Malgré la proximité entre les habitants, Centaure est mis à l'écart à cause de sa singularité. Marié à une femme muette, amoureux des chevaux, il reste différent des autres villageois. Mais un autre personnage se démarque aussi, d'une toute autre façon: son cousin, l'archétype occidental, qui vend des chevaux de grande valeur à des propriétaires riches. Quand les habitants découvrent que Centaure a volé des chevaux à son cousin et à un autre propriétaire, il va être plus marginalisé encore. Heureusement, son cousin comprend son désir de libérer les animaux dans leur habitat naturel: la montagne, et le pardonne. Pour ne rien enlever à son unicité, Centaure était projectionniste par le passé; il va même visiter son ancienne salle de projection lorsqu'il se sent à l'écart lors d'une prière musulmane, que les pratiquants du vilage lui ont “prescrit" après le délit qu'il a commis. Pour Centaure, et pour beaucoup de cinéastes, le cinéma, c'est la liberté: les films nous ouvrent des horizons infinis de création et d'exploration. Dans ce film, les chevaux représentent cette même liberté et ouverture de l'esprit. Ces animaux incarnent la liberté dans bien des œuvres, c'est donc un choix pertinent pour le scénario de Centaure, qui prône la liberté des hommes et des animaux.
Cette liberté, Centaure sait que malgré la nature, libre, entourant le village, elle ne s'obtient pas naturellement. L'homme-cheval va ainsi se battre pour aimer et vivre librement dans sa singularité, ce que les autres habitants ont du mal à accepter, à part quelques hommes qui, proche de notre “héros” vont le comprendre et nous permettre en même temps, de comprendre ce personnage marginal. Ces relations particulières sont montrées par des plans rapprochés sur les personnages, comme par exemple dans la scène où l'ami de Centaure lui rase le crâne. Les deux hommes sont au centre des plans pendant ce moment privilégié, ce qui est rare dans ce film où la nature est à l'honneur. Loin du tumulte du village, ils peuvent se confier l'un à l'autre, malgré l'acte que son ami réalise. Lui raser le crâne, c'est le souhait des habitants musulmans qui veulent convertir Centaure à l'Islam. Ce pan de l'histoire nous rappelle que l'instinct grégaire est inné et irréfutable chez l'être humain.
Je dirais que l'intrigue, dans Centaure, est secondaire et que l’on a tendance à oublier cette histoire naviguant entre relations humaines et relation à l'animal, pour mieux observer, et s'inspirer de cette société naturelle, saine et sans superflus ou presque, rappelant l'état de nature de l'homme évoqué par Montaigne. Cette société libre de toute influence moderne et capitaliste nous rappelle constamment, au cours du film, à quel point nous passons à côté de l'essentiel dans notre société occidentale.
Je recommande vivement le visionnage de ce long métrage, autant pour le sentiment de liberté qu'il procure que pour cette immense bouffée d'air pur qu'il nous donne et qui manque tant dans notre mode de vie.

Capucine Lorrain
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/03/31 17:23 #a8d9-45a0-b5d0-66cdb0e36dd1
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Un homme surnommé Centaure conte des histoires de chevaux à son fils, ce sont des histoires kirghizes. Elles font l’apologie d’une époque où ce peuple autrefois nomade était uni à ses semblables et à ses chevaux. Tous deux cohabitent depuis si longtemps qu’il est dit des chevaux qui sont

Kubat, le réalisateur nous emmène dans le Kirghizistan contemporain, où l’on ne parcourt plus les terres, l’on s’y installe. Les chevaux sont dans des écuries et ont revêtu non plus une valeur affective mais marchande.

C’est dans ce contexte que Centaure et sa famille évolue et mènent une vie très simple. Le père était projectionniste dans la salle de cinéma du village, maintenant il travaille dans le bâtiment et profite de plaisirs simples, comme le maskym…Son surnom fait écho à sa passion pour les chevaux qui l’anime profondément. Après avoir reçu une vision dans ses rêves, elle prend d’autres proportions, il se voit alors chargé de la mission de redonner vie aux légendes, et en rétablissant ses tradition de redonner une âme au peuple kirghize.
À la fois réalisateur et acteur principal, Curatte fait une déclaration d’amour à sa culture et ses traditions sans pour autant y ôter les regrets qu’il en éprouve.
De l’étau du capitalisme qui se resserre à la montée de l’intégrisme musulman, il est difficile pour Centaure d’être lui-même. Cette notion de partage est morte, il décide alors de voler des chevaux, la nuit, les monter lui permet de s’élever. Ces moments nous offrent des scènes magnifiques les plans sont larges, au clair de lune, ses bras tendus le sont aussi et témoignent d’une belle ouverture d’esprit.
Mais très vite il est découvert, l’histoire atteint le village, et ses habitants se l’approprient, s’octroyant la position de juge. Ces faits donnent lieu à diverses interprétation et alors une décision est prise, pour se racheter, il doit se convertir à l’Islam... C’est un échec et au-delà de nous offrir des scènes non dénuées d’humour, il conduit à son exclusion du village.

Tout se précipite et comme si le sol se dérobait sous ses pas, il perd tout autour de lui, sans qu’intérieurement sa foi envers la véritable identité kirghize ne s’érode. C’est un hymne à la différence,à la liberté et au lieu de l’écouter, on lui arrache ses ailes.
Son fils, qui a été bercé par ces histoires s’en verra peut être pousser...

Et c’est ainsi que parvient à nos oreilles, à nos yeux et je l’espère à nos cœurs une fable terriblement moderne. Dénuée d’artifice, véritable, Aktan Aryn Kubat a habilement manipulé cette histoire pour ainsi lui attribuer tout sa poésie et nous faire voyager, à la fois dans le monde Kirghize mais surtout dans celui de Centaure.

Cyrielle Aubertin
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/04/02 10:36 #505a-4e58-9e72-dd278eb9cfdc
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Nous sommes allés voir le film centaure. Ce film a été écrit, et réalisé par Aktan Arym Kubat qui joue également le rôle principal.
Dans un village du Kirzighistan, Centaure vit avec sa femme muette Maripa et leur fils Nurberdi. Ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym à l'étal de Sharapat au bord de la route, ce qui fait courir la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.

Visuellement, les paysages sont magnifiques dans ce film, les lieux de tournage ont été très bien trouvés. J'ai trouvé ce film particulier avec un scénario original et très surprenant. Mais cela nous permet de découvrir un type de cinéma différent de celui qu'on connaît habituellement. C'est en ça que ce film est intéressant.

Tristan
2018/04/02 10:37 #3dc8-4cc6-abda-de0c2caad02c
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Ce film s'intitule « Centaure », il a été réalisé par avec Aktan Arym Kubat en 2018. Le genre de ce film se trouve être un film dramatique. Les acteurs principaux sont Aktan Ayam Kubat, Nuraly Tursunkojoev et Zarema Asamaliana. La durée de « Centaure » est d'une heure et 29 minutes.

Le film a lieu dans un petit village au Kirghizistan. Un homme Centaure vit avec sa femme sourde et muette et son fils de cinq ans qui ne parle toujours pas. Cette histoire raconte le vol de chevaux (mis en scène d'un plan pour attraper le voleur) puis l'arrestation du voleur qui est le cousin de la victime et enfin la sanction mis en œuvre par le village.

Durant ce film, une scène a porté notre attention ; il s'agit de la scène où le personnage principal se trouve les bras étendus sur le cheval. Cette scène dégage un sentiment de liberté de la part du personnage au-vu de la suite de l'histoire du film et également la liberté du cheval, soit des animaux en général car le personnage souhaite les rendre libres comme ils étaient avant, proches des hommes sans pour autant les rendre esclaves. Sa vision semble être une vision plutôt utopique alors que le village pense tout le contraire. En réalité, nous ne pouvons pas lui reprocher de « voler des chevaux » car ce qu'il essaye de faire c'est tout simplement de leur redonner une certaine liberté que les animaux avaient acquis auparavant, même si ces chevaux ont une certaine valeur monétaire pour leurs propriétaires qui ne voit qu'en leurs chevaux, un gain d'argent.

Lisa, Baptiste, Théo
2018/04/04 11:24 #fe1e-4e75-b391-5ef4012aa400
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Centaure est un film dramatique réalisé par Aktan Arym Kubat sortie le 31 janvier 2018. Les acteurs principaux sont : le réalisateur lui même et Bolot Tentimyshov. Ce film a reçu le prix CICAE et il dure 90 minutes.

L’histoire raconte l’histoire de centaure, un homme qui vole des chevaux pour se sentir libre comme dans les légendes de ses ancêtres. Mais un jour il est pris en flagrant délit.

Le film est très bien réalisé, il nous fait voyager au Kirghizstan avec ses multiples plans de paysage magnifique. L’idée principale du film est avant tout la liberté, que ce soit des hommes ou des animaux. On l'aperçoit bien avec la scène où le personnage principal parcourt les prairies les bras écartés, cheveux au vent sur le dos d’un cheval au galop. Nous ressentons le sentiment de liberté mais les autres personnages sont en désaccord avec lui et punissent le vol de chevaux. Et même une fois banni du village, il met sa vie en jeu pour donner la liberté aux chevaux.

C’est un film dramatique qui fait réfléchir sur la vraie notion de liberté de notre époque. Mais l’histoire est trop lente et on a du mal à suivre le film.
Ce film mérite la note de 2/5

Etienne Valognes 1ere S1 Histoire des arts
2018/04/04 18:42 #6c29-4ea1-8483-a7b3a2dc71f3
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Centaure/Centaur

Centaure est un film d’Aktan Arym Kubat, qui joue aussi le premier rôle de son film. Son titre original est Centaur. Il a été tourné au Kirghizistan. Cette œuvre nous montre la vérité de notre société actuelle, société où les traditions, la langue, la culture sont remplacées par les religions et l’argent (abusée par tous les faux prophètes, et dévorée par la cupidité, l’appétit de la consommation et du pouvoir). Il nous montre la difficulté du pays, à être partagé et influencé par les pays voisins.
C’est l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’année qu’on surnomme Centaure ; il a une femme sourde et muette, plus jeune que lui, et un fils qui n’a encore jamais parlé alors qu’il a déjà cinq ans. Centaure est un voleur de chevaux. Mais il ne vole pas ces étalons pour l’argent, au contraire. Il est pour le retour aux traditions c’est-à-dire, lorsque les chevaux et les hommes vivaient en harmonie, sans « esclavage des chevaux ». Il vole les pur-sang pour ensuite galoper avec et les relâcher dans la nature, dans les plaines. Il dérobe ses derniers même à son cousin. Un jour, il finit par se faire attraper mais son cousin Karabaï prend sa défense, face au conseil des anciens, mais proclame sa conversion à l’islam. À la suite d’un nouveau vol, Centaure est destiné à être chassé de son village, en laissant sa femme et son enfant derrière lui. En fuyant son village, il découvre sur son chemin des hommes chassant des chevaux sauvages. Alors il décide de venir en aide aux animaux et ouvre le camion où se trouvaient ses derniers. Un des hommes, armé, le remarqua et lui demanda de s’arrêter. Centaure refusant d’obéir, court mais finit par se prendre une balle de fusil et tombe raide. Sa femme et son fils qui étaient en train de revenir chez eux traversent un pont. Le petit tombe sur le pont ce qui provoque un choc, et se met à parler. Son premier mot fut « papa ».
Le personnage principal reste idéaliste sur sa façon de vivre. Il désire au-delà de tout revenir à des traditions ancestrales, qui vont à l’encontre de la société actuelle et de la radicalisation. Concrètement Centaure désire rester libre car il s’oppose à tout, il a l’impression de perdre sa liberté avec la modernisation de son pays. Il est prêt à mettre en péril sa vie de famille pour défendre ses idées.
Le réalisateur nous raconte les récits héroïques de l’histoire du Kirghizistan. Par son œuvre, il nous montre les paysages fantastiques de ce pays, mais aussi la détresse de certains habitants, qui veulent le retour aux traditions, à la culture, alors que l’argent et la religion prennent le pouvoir et « dirigent » notre monde. Le réalisateur adopte une trame politique importante, où la radicalisation islamiste prend place dans son pays. Ainsi il montre la lente disparition d’un monde traditionnel. Le cinéaste puise directement son inspiration de la vie quotidienne d’un village du Kirghizistan.
La mise en scène, par des plans larges et panoramiques, nous dispense de dialogues inutiles. Il a su par les images nous transmettre ses idées. Le film d’Aktan Arym Kubat, est une sorte de western kirghiz.
J’ai beaucoup aimé la scène de fin, lorsque le protagoniste se fait tirer dessus et que cette scène-là, est suivie de la séquence où son fils tombe sur le pont et dit son premier mot, « papa ». Cette scène est très émouvante, on ressent les émotions que le réalisateur a voulu faire passer. On sait que le père s’est fait tirer dessus et qu’il est mort, mais nous ne le savons pas directement car le scénariste a choisi de cacher cette séquence pour une certaine raison, nous le savons grâce à la séquence qui suit du petit garçon qui tombe par terre. Nous pouvons conclure de ce qui est arrivé au père. Elle est vraiment touchante et la mise en scène est juste extraordinaire.
La morale de ce film est : « de toujours croire en ses valeurs ». Ce qui peut nous amener aux réflexions suivantes : De quel droit peut-on imposer une façon de penser ?Peut-on parler de bienfait de la modernisation ? La liberté de penser mène-t-elle à l’individualiste ou au respect de ses cultures ?
HOFFMANN Damien
Première SSI
Lycée Alfred MEZIERES
LONGWY
2018/04/05 09:23 #2e92-4cbd-9441-06a7c9dd2574
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Un centaure est un être imaginaire, moitié homme moitié cheval.
Les chevaux s'associent à de nombreux rôles et dons magiques,
à toutes les époques et dans le monde entier.

Le cavalier cherche à faire corps avec sa monture alliant l'instinct
animal et intelligence humaine. Symbole de guerre mais
avant tout de liberté, il est lié depuis des années
avec le peuple nomade mongol dont
fait partie Centaure.

Un homme intrigant qui vole des chevaux pour goûter au grand air des
plaines quelques minutes …
Époux d'une femme muette, qu'il trompe avec une femme au
passé tumultueux, un père aimant qui aime raconter
des légendes à son fils.

Un homme qui dénonce la liberté perdue de son
peuple, la dictature et la religion.


Emma Bombard - 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/04/08 21:51 #08e2-4b86-8c2e-146083cfd4b1
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
La nouvelle réalisation du cinéaste Aktan Arym Kubat nous plonge dans la lente disparition des traditions de son pays natal, le Kirghizistan.

Le système soviétique, très ancré au Kirghizistan, n’est plus si présent aujourd’hui car le pays est entré dans l'ère du capitalisme. L'argent et la corruption s’y installent ; voilà ce qui indigne « Centaure », un homme autrefois voleur de chevaux, qui s’occupe désormais tendrement de son fils et qui aime lui conter les légendes du temps passé. Un jour, il se remet à voler, se fait prendre et doit en assumer les conséquences.
Etant donné que peu de films nous proviennent du lointain Kirghizistan, la découverte de cette région d’Asie centrale est d’autant plus unique ; les paysages sont magnifiques. Les plans fixes accentuent la simplicité du film et les scènes avec le fils sont des passages très doux. Le film semble lent mais une scène frappe, celle où des habitants du village se confrontent avec les musulmans ; un dialogue direct et sans complaisance dépeint une certaine dictature de la religion. Le cousin, quant à lui, représente ce que le capitalisme apporte avec lui ; il tombe dans la luxure et, contrairement à Centaure, n’est pas humble.
C’est un film tout en douceur, non sans humour, comme une fable et c’est ainsi que le héros de Centaure apparaît comme un sage au milieu des autres.

Elizabeth Hirstein 2nde2
2018/04/08 21:52 #09fd-4773-8046-73897a2930cc
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
« Les chevaux sont les ailes des hommes »

Centaure est un film émouvant, réalisé par Aktan Arym Kubat en 2017
Père de famille travaillant dans un chantier le jour et voleur de chevaux la nuit, telle est la vie particulière de Centaure. Dans un petit village du Kirghizistan, cet homme un peu en marge de la société porte une affection sans bornes aux chevaux et ne se lasse pas de conter des légendes d’antan à son fils.

Un autre langage
Centaure est un film empreint de poésie qui aborde plusieurs thèmes, et notamment le mutisme. En effet, la femme de Centaure, Maripa, est sourde et muette et son fils semble l’être également. Cela explique ainsi le peu de dialogues présents dans ce film. Pourtant, cela n’affecte en aucun cas les émotions que le spectateur peut ressentir car tout passe par le jeu formidable des acteurs : les mouvements du corps et les regards des personnages. Ces émotions sont également accentuées par de nombreux plans fixes. Aktan Arym Kubat a réalisé un travail impressionnant sur les sons et les paroles et cela, jusqu’à la toute dernière scène du film…

Les chevaux, métaphores des hommes
Centaure est un homme qui défend hardiment les traditions de son pays, qu’il trouve bafouées par la société actuelle. Les chevaux, omniprésents dans ce film, étaient en effet « les ailes des hommes » du Kirghizistan depuis le tout début mais cela changea à cause des nouveaux modes de vie des kirghizes. Le réalisateur dénonce ainsi le fait que ces animaux ayant besoin de liberté en sont privés à cause de la cupidité et de la volonté de puissance des hommes. Centaure remet de ce fait habillement en question le fonctionnement du monde actuel.
Hélèna NAIDJI
2nd2
2018/04/08 21:55 #2661-4df7-aa43-3c68ddcb1727
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
En quête d'identité

Avec « Centaure », Aktan Arym Kubat signe une fable poétique pour nous conter un monde qui change. Que restera-t'il de la culture et des traditions du Kirghizistan, petit pays d'Asie centrale engagé sur le chemin de la modernité et en proie à l'islamisation? Peut-être restera-t'il ce film, comme témoignage, celui que Centaure, le héros du film, livre à son fils en lui transmettant les légendes de son pays.

Aktan Arym Kubat raconte ce qui est et ce qui a été à travers son héros (qu'il interprète très bien) peu ordinaire. Ancien projectionniste, marié à une sourde et muette et père d'un enfant de 5 ans, Centaure a aussi été un voleur de chevaux. Un animal autrefois sacré pour son peuple et que Centaure, qui croit aux traditions et aux légendes, ne supporte pas de voir en captivité. Mais tout le monde ne partage pas ses valeurs à commencer pas les villageois qui voudraient le voir quitter le village, le prenant pour un excentrique qui refuse de rentrer dans le rang.
Dans ce film parfois lent et peu bavard, le réalisateur parvient à transmettre son message à travers de magnifiques images comme celles de Centaure galopant au milieu de paysages grandioses, comme pour éprouver les sensations de ses ancêtres. Car c'est en le voyant ainsi que l'on comprend son obstination à vouloir maintenir ses traditions.
Par ailleurs, le réalisateur dénonce, avec humour, l'islamisation de son pays (avec la tentative de convertir Centaure à l'islam) ou en utilisant les symboles (l'ancien cinéma devenu une mosquée). Il cherche ainsi à montrer la place nouvelle que prend la religion dans son pays et l'insensibilité des gens face à ces changements culturels.
Centaure est à la fois un hymne à la nature (filmée ici comme un décor de rêve) et à la culture, celle d'un peuple qui, à l'image de Centaure, perd peu à peu ses repères suite au chaos laissé par l'ère soviétique, mais qui résiste, à sa façon, pour ne pas oublier d'où il vient et pour transmettre les valeurs auxquelles il croit.

Léanne - 2nde 2
2018/04/08 22:04 #8fb6-4c47-8bf0-bf6d74a1fec7
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg

« Les chevaux sont les ailes des hommes »
Le 31 janvier 2018 sort dans les salles françaises Centaure du réalisateur Aktan Arym Kubat.
Poignant et bouleversant, Centaure nous dévoile un village en conflit entre passé et modernité.
Parce qu’il est passionné par les chevaux, il est appelé Centaure par les habitants de son village Kirghize. Centaure vit une vie sereine et épanouie avec sa femme Maripa qui est sourde et muette, ensemble ils ont un fils mutique, Nurberdi, âgé de 5 ans. Le père travaille sur des chantiers de construction, mais était anciennement un projectionniste réputé. Cette vie tranquille est pourtant chamboulée quand Centaure est pris en flagrant délit de vol d’un cheval de valeur et est accusé de tromper sa femme avec Sharapat, la vendeuse de maksym.
Aktan Arym Kubat nous emmène au Kirghizistan, dans un village confronté à la modernité et à la perte de traditions Kirghize: fermeture de la salle de cinéma qui devient la mosquée du village, ou encore les chevaux qui avaient une valeur religieuse autrefois et qui sont aujourd’hui vus comme un moyen d’enrichissement.
Cet oubli du passé par les habitants du village éveille en Centaure une immense nostalgie. C’est pourquoi il tente de faire durer ces traditions en racontant d’incroyables histoires sur les ancêtres et leurs guerres à son fils, tout en lui inculquant des notions de sagesse.
Centaure est une pépite du cinéma Kirghize, la légèreté et la finesse des plans, les séquences de travelling où Centaure chevauche son cheval en pleine nature à l’aube suscitent de palpables émotions. Ses idées utopiques nous font rêver avec lui et nous amènent à des réflexions sur l’importance des traditions et la place de la religion.
Miriam - 2nde 2
2018/04/11 11:53 #4e1b-482c-ad4f-3fe8946d740d
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
LA CRITIKE 2 CENTAURE

Alors Centaure, bah déjà il est vraiment bien. Ouais une critique construite en une phrase sa fonctionne pas alors je vais rajouter d'autres phrases. Plus sérieusement Centaure ça raconte quoi ?
-Alors bonne question et je vais tout de suite te répondre,Centaure c'est tout d'abord un film kirghiz, ouais j'avoue que je ne me suis jamais dit que j'irai voir un film kirghiz au moins une fois dans ma vie mais bon. Le film c'est 1h39 de poésie nous racontant la torture du héros principal qui va le faire chuter dans les péripéties du film ; le déchirement des liens entre la nature et les hommes , c'est l'unique raison qui pousse notre héros trop classe à voler des chevaux pour se rapprocher de ce "lien" perdu avec la nature. Dans le film c'est tout de suite évoqué avec l'un des premiers plans avec une citation toute simple pas à piquer des hannetons :"les chevaux sont les ailes des hommes" , je ne sais plus exactement la citation mais elle est mise en avant dès le début et à la fin du film. Aussi une chose qui m'a fait adorer Centaure plus que les autres films c'est l’esthétisme des plans de caméra , je ne parle pas de mise en scène même si quelques unes sont magiques , non là je parle des plans , la manière de filmer des vastes plaines à perte de vue, des montagnes atteignant des tailles colossales , et nous montrer l'homme , au centre , ridiculisé face à la taille imposante de la nature c'est juste...trop stylé, voilà c'est tout ce que j'ai à te dire sur Centaure.
-Wouah, ok...tu lui mets combien ?
-Un petit 9/10, grâce a ce film je me suis mis a l'équitation..
-C'EST VRAI ?!
-Pff bien sûr que non , ça vaut trop cher ptdr.
Fin.
Emilien Morel 2nde Lycée Langevin , ou appelez moi "El Emilien" c'est plus classe. (A prendre au second degré)
2018/04/11 12:19 #b984-4d57-b9e2-626dc4ed9bdf
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
« Centaure »
Film émouvant aux reflets complexes
Centaure est un film assez difficile à cerner. Nous tournons autour de la vie d’un homme de bonne foi, gentil et fidèle, dont le seul péché est d’aimer chevaucher des étalons et de galoper comme un fou. Seulement, ce seul péché détruira tout le reste : il est soupçonné d’infidélité, emprisonné, et finalement, jugé, tandis que sa femme quitte la maison, emportant leur fils avec elle, lui qui était si proche de son père. La fin tragique fera verser quelques larmes.
L’histoire était donc absolument magnifique et émouvante. Mais seulement voilà, une question persiste : quel était le but de ce film ? Quelle en était la visée ?
Tout ce dont je vais par ailleurs parler maintenant ne sera que des suppositions. L’aspect innocent de l’homme que nous suivons et qui ne fait rien de mal en soit, qui est jugé de toute part et qui perd tout, prouverait peut-être que même la pureté la plus totale peut être critiquée au moindre faux pas. Le moindre semblant de défaut peut-être jugé, et capable de faire tout basculer. L’homme innocent qui fait face au désir d’argent ou à l’avidité des ragots n’a aucune chance.
D’un autre côté, la vision de l’homme reste étrange. Il fait allusion à une vieille histoire de centaure, qui plusieurs fois nous ont fait nous demander s’il était fou. En fait, l’homme a foi en ses propres valeurs, qui peuvent être interprétée de plusieurs manières. Quelque part, il y a un véritable fossé entre ses valeurs et le monde actuel, celui dans lequel il vit, et c’est là toute sa souffrance. Je pense que la scène la plus frappante à ce sujet est lorsqu’il sort de la mosquée et refuse de se plier à sa punition ; il ne veut croire qu’en ses propres coutumes. «Centaure » désire la liberté de respecter une tradition qui se perd dans le monde dans lequel il vit. La visée de ce film pourrait donc être de faire ressortir cet aspect de traditions qui se perdent –notamment donc en Asie- face à l’avidité moderne ou aux autres religions qui s’imposent.
Pour finir les décors, les paysages dans le film ont eut les meilleurs retours. Honnêtement je ne me suis pas focalisée dessus durant la projection, mais il vrai que je me rappelle de paysages splendides, et plusieurs personnes le qualifient de très ressemblant à l’Asie. Les images parlent d’elle-même et livrent ce message que le réalisateur veut nous faire entendre.

ARIFONT Manon 2nde Lycée Langevin
2018/04/11 14:28 #d8cf-42e7-82cb-7a4ca54bfd68
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Dans un village au Kirghizistan, Centaure, ancien projectionniste et descendant d’un peuple appelé kirghize, vit avec sa femme muette et son fils âgé de 5 ans. Il aime lui conter les légendes du passé où les hommes et les chevaux ne faisaient plus qu’un. Cependant, Centaure cache un secret: le soir, il vole des cheveux pour les libérer dans la nature.


Tout d’abord, rendre la femme de Centaure muette rajoute de la poésie au film. En effet, la famille, pour se comprendre, use du langage des signes; le jeu des acteurs nous permettant de ressentir les émotions des personnages et de nous rendant complice avec la famille.


Ensuite, les plans d’ensemble laissent place à de merveilleux paysages du Kirghizistan, où la nature prend une place considérable. Il est vrai que l’utilisation d’un pays peu connu donne du cachet au film et le rend ainsi plus atypique.


Pour nous, au début du film, la cause de Centaure était énigmatique; le fait de voler des chevaux pour les libérer par la suite n’était pas compréhensible. Cependant, au fil de l’histoire, elle devenait plus intelligible et excusable. De plus, le personnage de Centaure est attachant, il nous donne l’envie de le suivre dans sa tâche.


Enfin, nous avons aimé ce film, nous le conseillons car il nous fait découvrir un nouveau pays, qui nous était alors inconnu, et ses paysages naturels et fastueux. Avec ses personnages touchants, nous sommes plongés dans l’histoire attendant le dénouement de cette dernière.


Lubin Sélène

Bouillet Camille

2nde Lycée PAUL LANGEVIN
2018/04/11 16:19 #5ee4-44d4-9a11-38700b94b991
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Centaure :Entre cheval et Kirghizistan



Le dixième film de Aktan Arym Kubat est une ode à son pays lointain et aux chevaux Kirghizes.Comme dans ses précédents films,il nous plonge dans la découverte de sa culture pour nous offrir un moment de dépaysement.


Ce film présenté en 2016,au festival de Berlin, nous relate l'histoire de Centaure,ancien voleur de chevaux et époux d'une jeune femme sourde et muette.Le passé ressurgit lorsque de nouveaux vols de chevaux se produisent.Ces évènements vont plonger notre personnage principal vers une descente aux enfers.


Ce personnage est magistralement interprété par le réalisateur lui même.Sa performance permet de nous identifier un peu plus aux drames vécues par Centaure.L'actrice Zarema Asanalieva,jeune épouse de Centaure,et le jeune acteur jouant son fils, accentuent le calvaire de cette situation et permettent aux spectateurs de s'imprégner de l'univers du réalisateur.


Ce film pour amateur ou non de chevaux est une pure découverte d'un cinéma peu connu en France.Si vous avez la chance qu'un cinéma proche de chez-vous le projette,allez-y au galop !


Kim Cayol-Minoretti,2nde Lycée Langevin
2018/04/11 20:24 #0820-48ac-b122-541a4f1c6c32
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Centaure nous plonge dans un univers qui nous est complètement étranger : le Kirghizistan. Petit pays au nord-ouest de la Chine, c’est un cadre que nous n’avons pas l’habitude de rencontrer au cinéma. Le village est isolé, les maisons sont perdues dans la plaine et nous découvrons l’habitat traditionnel qu’est la yourte. On y découvre la culture kirghiz et la relation que les habitants entretiennent avec les animaux, en particulier les chevaux. Ils élèvent des chevaux de race et les destinent aux courses, c’est leur business. Cependant, un homme n’est pas d’accord avec ça : le protagoniste de l’histoire. Cet homme à la « double identité » travaille le jour et partage des moments avec sa famille : sa femme muette et sourde, Maripa, et Nuberdi son fils, qui ne parle pas. La nuit, il rend la liberté aux chevaux captifs des éleveurs. Aktan Arym Kubat décide de filmer rapproché lorsque Centaure, qu’il interprète, chevauche dans l’obscurité, où pourtant la lumière nous paraît si claire. Peut-être que le réalisateur veut nous montrer les nuits claires de son pays. C’est plutôt en journée que les immenses espaces nous sont montrés, souvent en arrière-plan mais tout de même imposants.
Quant à Centaure, on constate qu’il ne fait qu’un avec les chevaux comme le symbolise son nom. Son but est de revenir aux traditions de son peuple, les Centaures, qui respectaient les chevaux et vivaient avec eux, librement. L’amour de Centaure pour les chevaux et le désir d'indépendance est si grand qu’il met en danger sa famille.

Le réalisateur nous présente un film qui nous semble dénué d’actions - celles auxquelles nous assistons à l’ordinaire - mais contre toutes attentes, est captivant par son originalité et son authenticité.

Janice, Emma. TL.
2018/04/11 22:08 #44b2-4bb2-aa6e-c5d2e1c9bb4e
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Hocquette Flore, Lycée Vauban, Aire sur la lys

Voleurs de liberté
Et grands hypocrites humains,
Vous ne laissez pas s’évader
Ce qui était votre bien.

Centaure, plein d’espoir,
Galope vers les plaines et rives
Sur le sauvage étalon noir.
Mais déjà il dérive.

Soudain un grondement
Vint violemment frapper le flanc
De l’ami de ce paysan
Qui vit déjà le sang.

Pour eux il avait tort,
De ramener la liberté,
Cela a valu la mort
A cet enfant des champs.
2018/04/11 22:08 #0e5c-4ea1-91e6-2f7c5e9c3294
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Centaure est un film de Aktan Arym Kubat. Il raconte l’histoire d’un homme, que tout le monde nomme Centaure. L’intrigue se déroule au Kirghizstan, ce pays était autrefois peuplé de nomades. Dans les coutumes de ce peuple, les chevaux avaient une grande importance et étaient considérés comme les égaux des hommes. Depuis, les nomades se sont sédentarisés et les croyances ont changé, la culture arabe et la religion musulmane se sont développées. Aujourd’hui, les purs sangs sont vendus comme chevaux de course et les autres chevaux sont vendus aux abattoirs pour être mangés ou sont utilisés lors de sacrifices animaux. Centaure reste attaché aux coutumes d’autrefois, il est persuadé d’avoir vu en rêve un dieu des nomades, il lui a dit de protéger les chevaux, qu’ils étaient nos frères. Centaure a un fils. Il lui raconte beaucoup d’histoires, son fils ne parle pas encore car sa mère est sourde et muette. Mais la nuit, le père vole des chevaux de course pour les libérer est leur permettre de courir dans des grands espaces.
Centaure porte de l’importance à ses origines nomades et on comprend que ce n’est pas le cas du reste de son village. Autrefois ils étaient un clan soudé, aujourd’hui, Centaure regrette de ne pas même connaître assez son propre cousin. Autrefois les chevaux étaient respectés et traités en frères, autrefois les dieux n’étaient pas les mêmes… Centaure vit dans le passé, il n’est pas adapté à la nouvelle manière de vivre de son peuple. Il est incompris, il est pris pour un fou. Son attachement à ses origines, à ses ancêtres, à ses dieux et aux chevaux vont lui coûter sa crédibilité, sa maison, sa famille et bien plus que cela…
Le réalisateur accorde une grande place aux prises de paysages. On découvre tout au long du film un pays sauvage et préservé de l’homme. La diversité du paysage est à couper le souffle, de grandes plaines vertes, des falaises, de gigantesques arbres centenaires… On comprend ce que protège Centaure. Il y a aussi une grande place donnée au cinéma car Centaure était projectionniste lorsqu’il était plus jeune.

Louise et Léa Fargette
2nde 3 cultures et médias
2018/04/11 22:14 #2564-4d58-b0b3-e4812ce0b576
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Violette Housiaux, Lycée Vauban, Terminale L
Centaure

Réalisateur et interprète, Aktan Arym Kubat, après ses derniers films “Le voleur de lumières” ou encore “le fils adoptif”, se lance dans un nouveau projet : “Centaure” afin de parler de son pays, le Kirghizistan. De façon touchante et juste, il y aborde la question de l’héritage culturel et de la tradition à travers la légende de Kambar-Ata.
Le film Centaure est l’une des plus grandes surprises du Prix Renoir 2018 : la bande annonce laissait présager un film très poétique, partagé entre violence et douceur mais nous ne nous attendions pas malgré tout à autant de beauté dans un film qui semblait atypique, pour nous, élèves peu habitués aux films étrangers tels que ceux d’Aktan Arym Kubat.
Dans ce film, les paysages et le personnage Centaure, interprété par Aktan Arym Kubat lui-même nous lance en pleine figure une envie de liberté, d’évasion à travers le monde. Ce sentiment est extrêmement présent dans une scène qui revient deux fois dans le film : lorsque Centaure vole le cheval de son cousin et qu’il part au galop à travers les champs dans la nuit, les bras levés comme un cri de liberté qu’il lancerait à ceux qui l’empêche d’accomplir sa quête de retrouvailles avec les “ailes des hommes”, les chevaux. L’éclairage naturel de la scène permet également une illusion, qui assemble le corps du cheval et celui de l’homme, transformant ainsi ce dernier en un véritable centaure et matérialise le rêve du personnage : le retour à une harmonie entre l’homme et le cheval, l’homme et la nature, harmonie qui disparaît peu à peu de son village et de son pays.
La disparition des traditions inquiète le personnage tout comme son interprète, c’est la raison de son film. Ce film permet une mise en lumière de la dégradation de la culture, des traditions auxquelles le réalisateur et le personnage qu’il interprète portent beaucoup d’importance. La liberté est également mise en danger par la religion et certains hommes malhonnêtes. Bien que ces thèmes soient abordés à travers l’exemple du Kirghizistan, ils permettent de faire réfléchir le spectateur sur le monde et sur leurs propres sociétés.
Les personnages du film jouent un rôle extrêmement important dans la réussite de du réalisateur. Ils sont attachants, touchants et le jeu des acteurs est particulièrement juste. Nous les sentons engagés dans les causes que défend le film. Le réalisateur dit d’ailleurs à propos de ses personnages : «Je tiens à ce que mes personnages, comme les situations, soient dans mes films comme dans la vie : on pleure, on rit, on est triste, on fait des blagues… Peut-être que, en faisant cela, j’enfreins certaines règles, mais je m’inspire de la vie. ». Le lien qui lie Centaure à sa famille est très émouvant, les scènes familiales sont tellement bien jouées qu’elles deviennent intimidantes puisqu’elles donnent l’impression au spectateur de s’immiscer dans l’intimité de personnes réelles.
Centaure est donc une véritable réussite grâce aux thèmes qu’il aborde avec douceur et poésie, aux paysages incroyables qu’il nous fait découvrir mais surtout grâce aux personnages d’une sincérité troublante.
2018/04/11 22:24 #e657-4ca5-8402-971317d965f8
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Alix Delavier, Lycée Vauban Aire sur la lys, TL
Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, relatant l’histoire d’un homme surnommé Centaure qui vit avec sa femme malentendante Maripa et son fils Nurberdi qui ne sait pas encore s’exprimer. Son surnom lui vient de la culture kirghiz où les anciens étaient sédentaires et amis des chevaux. Voulant retrouver cette alliance entre équidés et humains, Centaure vole les chevaux de courses pour ensuite les libérer dans la nature.
Ce film aux allures de Western par ses plans d’ensembles sur les troupeaux de chevaux, dépeint une société dans laquelle la tradition est menacée, donnant ainsi l’illusion que le passé et le présent se rejoignent pour ne faire qu’un dans un monde où les traditions semblent peu à peu disparaître. On trouve ainsi un décor qui nous fait voyager dans le lointain Kirghizistan donnant un paysage à la fois pittoresque reflétant dans un sens les conditions de vie des kirghiz et un décor romanesque par les plans sur les différents tableaux montagneux, propice à l’imaginaire.
Le film laisse voir une critique de la modernité dont les pays en voie de développement font face, supprimant les traditions, Aktan Arym Kubat laisse seulement entrevoir que le 7ème art qu’est le cinéma est un point positif pour ce pays qui permet par sa projection de transmettre cette culture qui peu à peu disparaît. On retrouve aussi, une sorte de critique de la religion avec les scènes où des prêtres islamiques demandent de l’argent pour financer leur pèlerinage, où l’on voit l’un d'eux un peu hébété comme si il ne comprenait pas ce qu’il faisait là. Bien que la part intimiste du film nous touche dans le sens où l’on voit interagir un père avec son enfant tout en s’occupant de sa femme malentendante envers qui il témoigne beaucoup d’amour, les passages les plus “merveilleux” sont sans conteste ceux où l’on voit Centaure galoper, cheveux aux vents sur un cheval; c’est dans un sens le seul moment où on peut le voir heureux et libre d’être ce qu’il est.
C’est sur des décors poétiques, montrant ainsi la liberté que tous ne pouvons pas obtenir, que le réalisateur fait passer un message traditionnellement beau et tristement déchu par la modernisation du pays qui se voit jongler entre une religion islamique trop stricte et l’argent des hommes qui fait perdre toutes traditions comme nous le montre la scène avec le cousin de Centaure lors de leur explication dans une grange, dans laquelle les motifs du protagoniste sont dévoilés.
C’est clairement un coup de foudre fin et bouleversant, plongeant le spectateur visuellement dans une culture et un décor peu communs le faisant voyager émotionnellement à travers le personnage de Centaure.
2018/04/11 22:30 #1503-4b3e-b34d-fd185e7a22e6
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Coralie Caboche, Lycée Vauban Aire sur la lys,

Le film “Centaure” est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, diffusé pour la première fois en 2017. Ce film fait le récit d’un homme que l’on surnomme Centaure pour sa passion immodérée des chevaux, envers lesquels il garde une vision mythique, les considérant comme les ailes de l’homme. Centaure vit avec sa femme muette Maripa et leur fils de 5 ans qui ne dit toujours pas un mot dans un village d’Asie centrale. Centaure était un ancien projectionniste qui a vu son lieu de travail se transformer en mosquée par la montée de l’islamisme, dorénavant constructeur sur des chantiers, il voue sa vie à libérer les chevaux achetés par les hommes pour s’enrichir. C’est un film incroyablement beau tant sur la forme esthétique que sur le fond sentimental, qui mêle à la fois émotions avec un homme attaché à ses valeurs à qui tout semble tourner le dos et le réalisme avec la religion, l’importance de la richesse dans la mondialisation ou d’autres problèmes actuels.

La première remarque qui nous vient à l’esprit lorsque l’on regarde le film pour la première fois c’est que tout d’abord c’est un film qui joue énormément sur nos émotions. On nous présente tout d’abord une famille attachante, unie et aimante bien que la mère soit muette et que le petit garçon ne dise pas un mot, ils n’ont aucune difficulté à communiquer : l’amour parle pour eux, les regards, les gestes, les sourires, c’est un contexte familial qui touchera les plus sensibles par sa simplicité et sa pureté.
Ensuite, il y a un sentiment d’admiration obligatoire lorsque l’on prend quelques secondes pour analyser les paysages magiques d’Asie offerts dans certaines séquences du film : lorsque Centaure galope dans les plaines sur le cheval dans le vent avec les montagnes en arrière plan, on a un rapport à la nature puissant lié à la passion attendrissante pour les chevaux de Centaure qui crève les yeux, il semble libre et heureux sur le dos du cheval et ça donne une sensation de liberté et de légèreté au spectateur : Ici, on s’éloigne du réalisme par la façon dont la scène est filmée, elle représente le fantasme de Centaure pour la liberté, la caméra suit Centaure dans la plaine, il a les yeux fermés et les bras tendus qui fendent le vent, cela donne un aspect de rêverie, partagée par le spectateur par l’esthétique de la scène et par sa signification aux yeux de Centaure.
Enfin, le destin tragique de Centaure a un impact émotionnel écrasant sur le spectateur, divers éléments semblent annonciateurs d’une chute tragique, on comprend peu à peu que personne ne comprendra Centaure dans sa quête de “retour aux sources” : Il se fait notamment arrêter et traiter de voleur alors qu’il ne voulait pas faire de profit et simplement libérer les chevaux, puis il se fait rejeter par sa femme et son fils, ensuite il se fait expulser de son village qui ne veut pas d’un voleur, enfin, il meurt pour assouvir son désir de respect envers les chevaux qu’il vénère comme s’ils étaient “les ailes de l’homme”.
La fin est tragique et vient clôturer le film sur un échec de la vertu de Centaure qui ne pourra pas faire revivre la culture qu’il aurait voulu : Alors que son fils prononce ses premiers mots, en l'occurrence “papa”, en chutant sur le pont qu’il avait l’habitude de franchir avec ses parents lorsqu’ils vivaient heureux, son père en parallèle meurt, abattu par Sadyr, le voleur de chevaux excédé après qu’il a libéré les chevaux qu’il avait capturé. Le père s’écroule sous l’impact de la balle de la même manière que le fils chute, mais contrairement à son père, le fils se relève en disant “papa” comme une sorte de déclic, voire de renaissance, puisque sa femme revenait avec lui pour pardonner à Centaure qui n’avait commis aucun tort et redémarrer une nouvelle vie. Cette nouvelle vie ils ne pourront jamais l’atteindre, du moins plus avec Centaure qui aura succombé à sa passion.
Ces éléments d’intrigue font de “Centaure” un film émouvant, avec des personnages attachants, je pourrais d’ailleurs également évoquer Sharapat, cette femme qui vend du maksym sur les marchés, qui se fait battre par Sadyr, qui a perdu son mari et qui voit en Centaure un homme bon, généreux et doux. C’est d’ailleurs sûrement la seule personne qui aurait pu le comprendre et le soutenir, mais Sharapat est un personnage tragique elle aussi puisqu’elle voit Centaure partir, alors qu’il était un peu sa seule échappatoire à sa sombre vie.

Au-delà de l’aspect sentimental et émotionnel du film se dévoile un aspect plus réaliste et plus révélateur qui nous pousse à la réflexion sur notre monde actuel.
Tout d’abord, l’attachement à la culture des ancêtres prônée par Centaure nous montre que le respect des valeurs ancestrales, telles que celle où les chevaux sont sacrés et doivent rester libres, se perd au profit de la recherche de richesse. Pour atteindre cette richesse tant convoitée, les hommes en oublient leurs principes fondamentaux et sont prêts à la corruption. Dans le film, on nous donne l’exemple des vols de chevaux qui sont revendus, abattus, dans le but d’en tirer profit. C’est une critique ici, qui montre que l’homme s’est éloigné de la nature et semble avoir oublié d’où il vient et grâce à quoi il subsiste.
Ensuite, dans le film on a l’aspect de la religion remis en question et critiqué : Tout d’abord avec les hommes qui demandent de l’argent pour partir en pèlerinage, on comprend qu’ils ne sont pas réellement croyants car lorsque Karabay leur demande de prier pour retrouver son cheval libéré par Centaure, ils semblent, par leurs expressions faciales, trouver cela absurde. On a également l’image de l’islamisme qui a de plus en plus d’impact dans les sociétés, notamment lorsque l’on comprend que la salle de projection de Centaure est devenue une mosquée pour les islamistes. La manière dont sont considérées les femmes par les islamistes est critiquée ici, on demande aux femmes de se taire lorsqu’il s’agit de juger Centaure, mais les habitants du village les plus anciens rappellent qu’ils doivent énormément aux femmes, elles ont défendu le Kirghizistan et qu’elles ont donc le droit de s’exprimer autant qu’un homme.
Enfin, le film propose d’autres thèmes plus généraux autour de la réalité comme la question de la tromperie au sein d’un couple avec la relation entre Sharapat et Centaure qui relève cependant uniquement d’une rumeur. Par le biais de cette rumeur on a donc une critique des faux-semblants, de la curiosité malsaines des autres à l’égard de notre vie privée.

Pour conclure je dirais que c’est un film complet, à couper le souffle par ses paysages, prenant par son intrigue, sa manière de nous attacher aux personnages. C’est un film qui mêle croyances mythologiques, ancestrales, sentiments et une critique de la société actuelle, de notre réalité qui nous fait ouvrir les yeux sur certaines valeurs qui se sont perdues et qui ont mêmes laissés place à des vices tels que le braconnage ou le vol. C’était une très agréable surprise, une émouvante découverte que je ne pourrais que recommander.
2018/04/12 09:28 #e1ba-43f9-849b-52e7722a3493
Lycée Eluard, Saint Junien, académie de Limoges
CENTAURE
C’est à un véritable dépaysement que nous amène l’un des films sélectionnés pour le prix Jean Renoir des lycéens. Centaure est un film kirghize réalisé par Aktam Arym Kubat qui incarne lui-même le rôle du personnage principal. Le héros porte donc le nom d’un être légendaire. Au milieu des magnifiques et mystérieux paysages du Kirghizistan, nous sommes amenés à découvrir la vie tranquille que mène cet homme avec sa femme sourde et muette et son fils qui ne parle toujours pas à l’âge de cinq ans et à qui il ne cesse de raconter des histoires et légendes des anciennes populations kirghizes.
Centaure est un homme issu du cinéma et est un ancien voleur de chevaux. Pourquoi faisait-il cela ? Auparavant les hommes et les chevaux ne formaient qu’un et ces derniers étaient les ailes des hommes pour qu’ils aillent au paradis.
Seulement, ces traditions kirghizes sombrent dans l’oubli dans la société moderne où les chevaux ne servent qu’à gagner des courses pour une minorité de personnes fortunées. Autour de ce fascinant personnage, nous pouvons en outre voir une dénonciation du matérialisme au dépend des anciennes traditions kirghizes. Même si le film est surtout sur un registre dramatique, certaines scènes sont traitées avec de l’humour et le réalisateur laisse transparaître une espérance, celle d’une quête de liberté et une résistance face aux transformations du monde moderne.
Centaure est une sorte de western kirghize où les évènements prennent une dimension symbolique et où l’émotion n’est jamais absente.

Elie 2de1
2018/04/12 09:28 #d51b-4070-8b38-ff57e4988464
Lycée Eluard, Saint Junien, académie de Limoges
Pour nous, ce film est magnifique, avec une très grande part de réalisme, des paysages somptueux et des catégories sociales très différentes. Centaure quant à lui n’a pas d’argent ou alors très peu, il vit avec sa femme et son fils de 5 ans dans un petit endroit de deux pièces.
Cette histoire est à la fois très triste, désastreuse pour les femmes car ce film révèle que les femmes ne sont pas reconnues à leur juste valeur dans cette communauté assez masculine et très dénigrante envers l’image de la femme.
Centaure aime entretenir et raconter de vielle légendes à son fils dans lesquelles les chevaux et les humains sont en pleines harmonie. L’affiche du film montre que Centaure demande à la vie de délivrer ses chevaux de leurs boxes et son fils de son mutisme, c'est une ode à la liberté.

François et Eléonore
2018/04/12 10:14 #4427-4ae1-ad73-7fcb6684e937
Lycée PRO Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique du film Centaure
Critique réalisée par l’intégralité de la classe 1BPMS2

L'action du film Centaure se déroule au Kirghizistan. Le héros principal du film se nomme Centaure, un ancien projectionniste. Il travaille dans le bâtiment. Sa vie est réglée selon des rituels quotidiens: le travail, le déjeuner, la marche entre son domicile et son travail, les discussions avec les camarades.
C'est un homme plutôt taiseux, discret, en retrait.
Des événements récurrents perturbent la vie de cette société villageoise qui vit en quasi autarcie. Des chevaux sont dérobés à la nuit tombée puis retrouvés par leurs propriétaires respectifs.
Un jour, un célèbre voleur de chevaux est mis en cause par l'un des seigneurs de cette terre. Il est battu à plusieurs reprises et clame son innocence devant son chef. Comme preuve de sa bonne foi, il se fait fort de retrouver le vrai coupable.
La religion semble très présente dans cette petite communauté, même si la pratique semble très inégale d'un habitant à l'autre.
Trois membres de la communauté musulmane se présentent au domicile d'un riche propriétaire. Ils lui demandent des subsides en vue du futur pèlerinage à la Mecque(en lui rappelant les devoirs des croyants).
Il leur fait une offre alternative: aller prier tous les trois dans une pièce dédiée à cet effet pour le retour de son cheval qui a été volé. S'ils retrouvent le cheval vivant, il effectuera un don conséquent.
Quelques jours plus tard, le cheval est retrouvé vivant.
Celui qui avait été accusé à tort poursuit son enquête et désigne Centaure. Ce dernier poursuit sa vie quotidienne paisiblement, alors que de noirs nuages planent au-dessus de sa tête. Il s'arrête à un étal pour acheter sa boisson préférée à une jolie vendeuse, le maksym.
Ils semblent se regarder avec une grande complicité. Une autre vendeuse perçoit dans cette complicité une preuve de relation adultère. Centaure est marié à une épouse sourde et muette et ils ont un enfant de cinq ans. Cette vendeuse va frapper à la porte de son épouse qu'elle estime bafouée et lui indique par écrit les turpitudes supposées de son époux. Elle paraît perplexe mais refuse de croire que son époux se livre à des incartades.
Karabaï surprend Centaure et Charapat (la jolie vendeuse) qui font route ensemble en direction du domicile de cette dernière. Il s'emporte et fouette Centaure, tandis qu'il intime l'ordre à Charapat de rentrer chez elle. Durant ces événements, la même commerçante se rend à nouveau chez la femme de Centaure et lui réitère ses accusations d'infidélité.
A son retour, son épouse lui demande des comptes. Centaure proteste de sa bonne foi, proclame son innocence, met en avant sa vertu.
Centaure, néanmoins, cette fois, se rend au domicile de Charapat pour régler son ardoise. Elle lui fait des confidences. Elle est amoureuse de lui depuis de nombreuses années du temps qu’il était projectionniste. Elle se rendait au cinéma principalement pour le voir et également pour visionner toujours le même film issu du cinéma de Bollywwod, Fangam.
Elle lui ouvre son cœur, lui fait des avances mais Centaure préfère s'en aller en lui rappelant qu'il a une épouse et un fils.
Son épouse semble ne plus lui faire confiance et le manifeste dès son retour.
Karabaï veut prouver que Centaure est coupable en tendant un piège terrible, mais irrésistible, avec la complicité d'un grand propriétaire. On fait courir le bruit dans le village que ce dernier a fait l'acquisition d'un cheval coûteux et précieux. Mais ce cheval sera placé sous surveillance, à l'aide de caméras et de moyens humains conséquents.
Durant une longue nuit calme et paisible, un homme se glisse furtivement dans son enclos, monte le cheval et tente de s'enfuir avant d'être immobilisé. Il s'agit bel et bien de Centaure. Il est fait prisonnier. Son cousin lui demande des explications.
D'abord mutique, Centaure finit par ouvrir son cœur et livrer ses véritables motivations: ses actes n'étaient pas crapuleux mais orientés vers une forme d'élévation, de transcendance.
Quand Centaure monte un cheval, il a l'impression de ne faire qu'un avec le cosmos, de renouer avec des traditions ancestrales et de quitter une société qui commence à être gagnée par le matérialisme, à l'opposé des valeurs initiales de son peuple.
Son cousin finit par s’apaiser et le comprendre. Le procès de Centaure se tient en public devant la quasi intégralité de l’assemblée villageoise. Karabaï s’en prend violemment à lui et demande à son endroit une sévère peine de prison. Son passé de voleur décrédibilise sa violente diatribe et ses arguments se retournent contre lui.
Le fait que la victime de la tentative du vol plaide sa cause et prenne des engagements vis-à-vis du tribunal emporte la décision. Il est acquitté mais doit se comporter en bon musulman pratiquant. Centaure essaie de se conformer à ses obligations. Toutefois, un jour, à son retour, il constate que sa femme et son fils ont abandonné le domicile familial.
Alors qu’il se trouve à la mosquée, au moment de la prière, il quitte précipitamment les lieux, sans doute trop attaché à sa liberté.
Les rumeurs liées à son infidélité perdurent. Il est à nouveau mis à l’index. Un second procès se tient sur la place publique. On se rend compte que les tenants d’un islam plus conservateur ont pris le pouvoir et l’ascendant sur cette micro-société. On leur reproche de voiler les femmes, de tenir un discours extrémiste ou rigoriste fort éloigné d’un islam des Lumières.
Centaure est condamné au bannissement du village.
Alors qu’il traverse le pont(reliant le village à l’extérieur), il dépose aux pieds d’un couple d’adolescents les bobines d’un film qu’il conservait pieusement comme le dernier vestige de son ancienne vie.
Il finit, pendant le chemin de l’exil, par libérer des chevaux et en chevaucher un pour s’enfuir. Hélas, alors qu’il était en train de vivre un moment de plénitude, en quelque sorte cosmique, ne faisant qu’un avec la nature, avec l’espace, il est abattu par l’un de ses poursuivants.
Alors qu’il passe de vie à trépas, son fils pourtant resté au village avec sa maman se met à hurler de douleur.
Son père sera libre pour l’éternité mais il sera orphelin.

2018/04/12 12:18 #0ad9-4eef-9b40-2d5204c53b93
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
« Centaure »

L'homme cheval...

Aujourd'hui: Jeudi 5 Avril 2018, je suis allée voir au cinéma, avec ma classe, un film dramatique kirghiz: « Centaure », sorti en 2017. C'est un film réalisé par Aktan Arym Kubat. Sa première sortie s'est faite en Allemagne le 28 Décembre 2017, il a été nominé et a reçu le prix Nike du meilleur film de la Communauté des Etats Indépendants et des pays baltes. Réalisateur et acteur principal de ce film, Aktan Arym Kubat est un cinéaste Kirghiz, né le 26 Mars 1957, à Kountouou, dans l'ex- République Socialiste Soviétique Kirghize. Plusieurs fois nominé, au prix du cinéma européen et au prix Fassbinder de la découverte cinématographique, il nous a laissé: « Le fils adoptif » en 1998, « Le singe » en 2001, « Le voleur de lumière » en 2010, « Heavenly Nomadic » en 2015 et « Centaure » en 2017.

Synopsis: Surnommé « Centaure », il attend la nuit pour s'emparer de chevaux de course, appartenant à des riches propriétaires, il va galoper dans la steppe, et les relâche dans la nature. Marié à une femme sourde, muette, il a un fils de 5 ans. Un soir, il sera découvert, capturé et livré aux autorités. Mais que se passera-t-il pour lui après?

Le récit est introduit avec « Centaure », le héros du film, il se trouve sur un cheval galopant librement dans la nature. Cela rappelle une vraie scène de western.
Le thème majeur de ce film traite des traditions ancestrales en lien avec l'amour des chevaux, qui vont lentement laisser place à la modernisation d'une Asie centrale qui change.
« Centaure » ainsi que tous les habitants de son village incarne une population pauvre attachée à ces valeurs ancestrales.
Ce film dénonce la maltraitance des chevaux et des femmes, on y recherche une dose d'humanité pour régler les conflits. La musique cadre parfaitement avec l'histoire.

Ce film se termine avec la mort du personnage principal, qui se fait tuer alors qu'il vient de recommencer à libérer les chevaux volés. Le plan final reprend celui du début qui nous évoque son âme libre puisqu'il a libéré ces chevaux pour respecter ses valeurs auxquelles il croit. J'ai remarqué qu'à la fin du film, deux scènes de cadrage se suivent et se ressemblent: le père meurt en tombant et son fils le suit en tombant d'un pont. Comme par prémonition, ce fils qui ne parle pas criera le nom « papa » au moment de sa mort.
Cette fin fermée laisse place au monde moderne.

En conclusion, ce film mérite d'être vu pour porter le sens de certaines valeurs.

Sofia DOUAY
2018/04/12 23:59 #ff6a-4252-b657-1d230093fc59
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
« Centaure » est le sixième film que nous avons visionné grâce au Prix Jean Renoir des lycéens. Je peux déjà dire que ce film m’a beaucoup surprise en bien comme en mal. Certes après une courte étude du synopsis le visionnage m’a surpris .Je ne m’attendais pas du tout à cela. Pour commencer par le positif, ce film est déjà excellemment bien tourné, les paysages sont magnifiques et très réalistes, on a l’impression que le réalisateur a transporté son pays sur un écran géant de cinéma et, il faut le dire, cela est particulièrement bien réussi. L’intrigue du film est prenante, cela change beaucoup par rapport aux films précédents. Grande amatrice de chevaux, j’ai forcément beaucoup aimé la place symbolique qu’avaient ces chevaux dans cette communauté. Je trouve que le pari du réalisateur était réussi car l’élément primordial, le cheval, était très bien mis en valeur, et surtout énormément respecté. J’ai trouvé très intéressant que le contraste entre tradition et modernité soit mis en valeur car cela ajoute au film une touche dans l’air du temps, ce qui m’a vraiment permis de me rendre compte que les gens riches là- bas vivent comme les sociétés occidentales. J’ai trouvé aussi très intéressant ce rapport à la folie qu’on appliquait à Centaure, car peut-on vraiment reprocher à un homme de monter des chevaux galopant à grande vitesse comme un fou ? Ne peut-on vraiment pas comprendre que les traditions et les ancêtres sont plus importants pour certains ? Pour moi, Centaure est loin d’être fou et il ne vole pas ces chevaux pour les voler mais juste pour revivre une fraction de seconde ce dont il a toujours rêvé et ce pour quoi il c’est toujours battu : la liberté de l’équidé. Et c’est pour moi en cela que Centaure est comme un héros. J’ai moins aimé ce film pour quelques raisons comme le fait que l’image de la religion dans ce film est un peu ratée car les images montrées m’ont paru assez choquantes et assez dénonciatrices de plein de choses qu'à mon avis il n’était pas forcé de montrer. De plus, les violences faites aux femmes font partie aussi des images que je trouve choquantes, même si elles étaient faites pour montrer la soumission des femmes aux hommes de la communauté, je pense qu’un autre moyen que la violence aurait suffi. Néanmoins je trouve qu’un des plus beaux messages du film réside dans le handicap que présente la femme de Centaure et de la relation qu’elle a avec son petit garçon qui ne parle pas. Les images sont très émouvantes et suscitent beaucoup d’émotions. On remarque donc davantage que la barrière de la langue est encore plus isolante dans les petits villages et le courage dont fait preuve cette femme est juste admirable. Alors que certains prennent Centaure pour un idiot qui galope comme un fou moi je trouve qu’au contraire c’est un homme extrêmement posé qui veut juste faire prendre conscience à sa communauté qu’elle a perdu toutes ses traditions et qu’il est temps que cela change. Dommage que le film se termine comme ceci, on ne peut pas en revanche nier le magnifique clin d’œil du réalisateur tout en émotion, Centaure.

Romane Valenti, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 21:44 #0e66-4d61-b28a-8ccbd09968fb
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Une critique d’un film « à cheval » entre passé historique et modernité

Le film kirghize « Centaure » est un drame de 1h29 sorti en janvier 2018 et réalisé par Aktan Arym Kubat qui a encore décidé de passer aussi devant la caméra pour son film. Dans ce drame, le réalisateur kirghize veut partager les forts liens relationnels entre l’ancienne civilisation kirghize, qui a disparu à cause du modernisme de la société, et les chevaux. D’où le titre du film qui rappelle ces créatures mythologiques mi-homme, mi-cheval.

Le scénario a pour cadre un village au Kirghizistan. Centaure (Aktan Arym Kubat), autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils (Nuraly Tursunkojoev) les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…

Ce long-métrage, qui commence par un simple vol de chevaux, sous-entend puis expose l’histoire d’une civilisation perdue dans la société moderne. Les hommes kirghizes élèvent toujours des chevaux mais dans le but de les vendre ou les faire courir pour gagner toujours plus d’argent, car cet aspect financier a pris une place importante dans ce pays et dans le monde d’aujourd’hui.
Ils oublient leurs traditions et l’amour que leur peuple avaient pour les chevaux et construisent des infrastructures de plus en plus grandes dans des paysages grandioses qui se dévisagent.

Le film expose aussi la vie dans les villages qui sont loin de l’urbanisme. On découvre les relations familiales entre Centaure, son fils et sa femme Maripa (Zarema Asanalieva). Le mode de vie des habitants est différent de celui des hommes modernes : les habitants décident des jugements, une rumeur se répand très vite dans les villages. De plus, la religion est un thème fort du film, entre les chrétiens orthodoxes et les prédicateurs musulmans arrivant au Kirghizstan après la guerre d’Afghanistan et qui tentent de convertir les kirghizes à un islam plus rigoureux en leur promettant une vie dépourvue de malheurs.
Centaure qui n’accepte pas le monde moderne, « emprunte » alors des chevaux chez de riches hommes et se voit frapper par des mésaventures souvent menées par Sadyr (Ilim Kalmuratov) l’ancien voleur de chevaux. Ces vols provisoires et « justifiés » -à ses yeux- de chevaux qu’il commet, lui permettent de retrouver la connexion entre ses ancêtres et les chevaux, il se libère de ses entraves du quotidien et se laisse « planer » à travers les grandes plaines encore intactes du Kirghizistan malgré les représailles qui l’attendent.
« Centaure » est un film simple qui fait découvrir au spectateur l’histoire d’un pays et d’un peuple méconnu d’Asie centrale à travers un personnage marquant et attachant et c’est pourquoi ce film mérite de recevoir le prix Jean Renoir.

Ronan LEMARQUAND, Seconde 5
Florian GUEDON, Seconde 5
2018/04/13 22:15 #2c8d-4ae0-949f-b88f6595f3ee
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Centaure un homme- cheval sauvage et indomptable

Le jeudi 5 avril , nous avons été voir '' Centaure '' avec le lycée Julliot de la Morandiere . Ce film dure 1h29, il a été réalisé par Aktan Arym Kubat qui a désormais rejeté son nom russophone d' Abdykalykov qui est un réalisateur Kirghize qui a réalisé d'autres films tel que '' La balançoire '' , '' Le fils adoptif '' … au départ il a fait une formation d'artiste peintre . '' Centaure '' est sorti en janvier 2018 .

'' Centaure '' est un film dramatique qui raconte l'histoire de Centaure.
Dans un petit village village au Kirghizistan, celui-ci autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…

Le titre vient d'une chimère mythologique antique mi-homme , mi-cheval qui évoque pour le réalisateur les liens de la civilisation kirghize d’Asie centrale avec le cheval, la nature, les grand espaces et ce peuple nomade .

L'acteur principal Centaure est incarné par Aktan Abdykalykov lui-même , celui-ci joue le rôle d'un libérateur de chevaux dans son village et ses alentours
Le rôle de la femme de Centaure (Maripa) est interprété par Zamera Asanelieva qui joue une femme sourde et muette de naissance ( qui n’écrit qu' en russe )
Nuraly Tursunko Joev le rôle de leur fils unique qui ne parle pas mais qui entend bien. Celui-ci est passionné tout comme son père par les films , il aime regarder en boucle les morceaux de film que lui a donnés son père.

Dans le premier plan on voit Centaure de nuit qui enferme les gardes d'un haras pour pouvoir voler et chevaucher un cheval de course pour ensuite le relâcher dans son milieu naturel car il ne supporte pas de voir tous sess chevaux enfermés, maltraités voire même tués . Il veut juste les rendre libres comme lui , il y a aussi un plan dans ce film ou nous pouvons voir Centaure chevaucher un cheval au galop dans une grande plaine au lever du soleil avec les bras grands ouverts pour montrer sa liberté.

Dans le dernier plan nous voyons Centaure libérer des chevaux capturés par Sadyr pour les remettre en liberté, mais celui-ci le poursuit et l'abat avec un fusil de chasse. Dans un montage alterné, on voit en parallèle Maripa sa femme et son fils revenant au village après leur départ ; quand nous voyons Centaure tomber dans la rivière car il se fait toucher par une balle nous voyons aussi son fils chuter sur le pont pour entrer dans la ville et en se relevant il prononce et crie son premier mot qui est '' PAPA '' on trouve comme une connexion entre le fils et son père .

Nous trouvons cela touchant que le premier mot de son fils soit celui-là car il n'avait pas prononcé un mot depuis le début. Pour nous, l'enfant ne parlait pas car il avait juste envie d'être comme sa maman et de ne pas parler comme elle, pour ne pas qu'elle se sente différente.

Nous avons apprécié ce film avec des personnages touchants à part quelques-uns qui étaient agaçants mais autrement les acteurs jouaient très bien leur rôle. L'histoire est belle et émouvante quelquefois nous avions l'impression de pénétrer dans un western. Tout au long de cette histoire, nous avons peur pour Centaure craignant qu'une fin funeste n'arrive car ce film aborde les genres du mélodrame et du thriller .

Pour conclure, ce film était poignant et émouvant.
Nora Lelaidier
Juliette Picot
2018/04/13 22:58 #930c-4c07-80c6-c3682016095f
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Centaure, une union utopique entre deux espèces ?

Centaure est le dixième film réalisé par Aktan Arym Kubat. Il s’inscrit dans le registre des films dramatiques en raison de son histoire… étonnante.
Il raconte l’histoire d’un personnage dont tout le monde a oublié le nom, et qui aime les chevaux au point d’avoir reçu le sobriquet « Centaure » (interprété par le réalisateur du film). Sa femme, Maripa (Zarema Asanalieva) est muette et son fils, Nurberdi (Nuraly Tursunkojoev) potentiellement sourd. Le jour où survient le vol d’un cheval (un crack), Centaure est immédiatement accusé…
Un voleur de chevaux, Sadyr (Ilim Kalmuratov) se lance alors à la recherche du voleur (une belle ironie !), promettant d’attraper « le scélérat » et de lui faire payer pour son crime.
Alors que les vols se multiplient, Sadyr élabore donc un plan en faisant courir la nouvelle qu’un crack se trouve dans une étable. Le soir même, Centaure se rend à l’étable et tente de voler le cheval !… Lors de son jugement, il explique son amour pour les chevaux et le peu d’importance que leur accorde désormais l’espèce humaine – il veut les rendre libres !
La réputation de Centaure continue à se ternir alors qu’il fréquente Sharapat (Taalaïkan Abazova), une femme du village amoureuse de lui et qui laisse donc à penser à la population qu’elle est sa maîtresse. Lui veut simplement goûter aux boissons qu’elle vend au marché !
À la fin du film, le village prend la décision de bannir Centaure. Sa femme ne le côtoie plus à cause de sa « relation » avec Sharapat et il n’a donc plus grand-chose à perdre… Alors qu’il fait son chemin vers un nouvel endroit où vivre, il remarque un camion avec des chevaux à l’intérieur. Il décide d’aller les libérer… Tandis que les chevaux partent, Sadyr arrive en courant, furieux. Centaure tente de s’enfuir mais le propriétaire des chevaux l’abat d’une balle dans le dos. Au même moment, Nurberdi prononce le mot « papa »… Le tout est accompagné d’une scène de fin où Centaure chevauche un crack avec une expression de visage satisfaite et une musique très triste.
J’ai trouvé l’histoire bien menée, même s’il y a souvent des longueurs dans la narration ; on aimerait que certaines scènes durent moins longtemps, par exemple celle où Centaure raccompagne Sharapat chez elle et que Sadyr le surprend et le menace (la scène dure entre une et deux minutes mais ne nécessite absolument pas autant de temps). Les personnages sont attachants et on se demande ce qu’il va leur arriver dans les scènes suivantes.
À mes yeux, ce film est porteur de plusieurs discours. Premièrement, il ne faut pas agir illégalement pour une cause que l’on soutient (ici, Centaure vole/libère des chevaux qui appartiennent à des éleveurs) car cela ne fait qu’apporter des ennuis. Deuxièmement, il ne faut pas insister et reproduire des actions pour lesquelles on a été menacé sous peine d’empirer sa propre situation (à la fin du film, Centaure libère les chevaux de Sadyr alors que ce dernier l’a menacé à plusieurs reprises ; il est abattu). Enfin, ce sont souvent ceux qui ont raison mais qui sont faibles qui sont pris pour cible et que l’on n’écoute pas.
Centaure est donc un film que j’ai plutôt apprécié et que je vous conseille de voir si vous aimez les films s’inscrivant dans le registre du drame.
Thibaut RAGUIN
2nde cultures et médias
2018/04/14 14:44 #c6c9-4f39-8242-f7d93d839722
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Centaure.

Un vent de liberté.


Le dernier film de Aktan Arym Kubat, nous provient du Kirghizistan, un pays centrale d’Asie. A l'origine pays de nomades, le Kirghizistan est en pleine mutation, avec la dissolution de l'Union Soviétique, dont il faisait partie, l'arrivée de la mondialisation et la montée en puissance de la religion. Un ancien projectionniste est au centre de ce long métrage, on le surnomme Centaure. Il vole des chevaux. Il les dérobe en souvenir des anciennes cultures et traditions de son pays. Il vit avec sa femme qui est muette, Maripa et leur fils de 5 ans qui ne parle pas encore.


Honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel film en entrant dans la salle de cinéma. Les images étaient juste somptueuses. J’ai compris un nouveau genre cinématographique provenant il me semble des Kirghizes donc l’idée est de « donner une âme aux images » chose qui a été parfaitement réalisée.


Ensuite la thématique principale était la liberté, symbolisée par les chevaux et accentuée par leur protection en vue des anciennes cultures du pays de la part de Centaure, un homme marginal (le personnage est joué par le réalisateur). La liberté est totalement défendue dans ce film, spécifiquement lors de la scène qui est répétée à plusieurs reprises où l’homme est sur sa monture les cheveux au vent, et qu’il crie les mains en l’air, on ressent alors une véritable vague de liberté.


Le personnage principal est à la fois attachant de part sa sincérité, son innocence et son authenticité, mais également sombre en vue de la sorte de fanatisme qu’il développe envers la liberté des cracks qui le pousse au sacrifice de sa famille et même de sa propre vie.


Ensuite, ce film est très apaisant. Notamment avec son cadre très agréable visuellement. Mais également pour sa franchise culturelle. Le long métrage nous propose une vie authentique dépourvue de toutes les technologies dont notre société actuelle est polarisée. Une vie sans artifice. On a donc un dépaysement total lors de la séance.


Puis, on ressent également des instants que l’on nommerait « de pur bonheur » particulièrement lorsque la petite famille est réunie et partage une complicité très émotionnelle. Quand ils se font des bisous avec les pouces ou même lorsque le père joue avec son fils avec un projecteur de film. C’est un grand moment rempli d’amour dont l’objectif émotif est réalisé avec brio.


Cependant, d’un point de vue un peu moins positif, ce film comporte des moments qui ont une certaine platitude. Possiblement dus aux plans longs et au rythme lent, voulus pour donner un aspect plus réaliste, comme si nous étions témoins des événements ou bien pour laisser des moments de réflexions aux spectateurs. Néanmoins, ces scènes ont laissé place à l’ennui pour ma part. J’ai également trouvé que le film manquait d’action.


Pour conclure, ce long métrage est donc très plaisant à regarder, il nous immerge dans une société complètement opposée à la nôtre et nous expose à de nouvelles cultures dont personnellement je ne connaissais pas l’existence. Cependant, le film reste tout de même plutôt gentillet je dirais, par son cruel manque d’action.


GENNA Clara, élève de 2nd au lycée Paul Langevin.
2018/04/14 16:35 #4fed-4386-b70b-b89ca1e6ffd2
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Libre est l'homme, libre est le cheval

Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat, dans lequel il incarne le personnage principal. Centaure, mari et père, est un voleur de chevaux. Plusieurs hommes sont à la recherche de cet homme, qui n'a pas le profil du voleur. Une traque va être organisée et Centaure va se faire attraper. Il sera ensuite jugé et de ce fait, il perdra beaucoup de biens importants dans sa vie. Ce film mêle plusieurs thèmes comme la religion, les chevaux, les relations familiales... Il est émouvant, lorsque Centaure, en pleurs, raconte l'histoire pour laquelle il vole des chevaux. Des paysages époustouflants du Kirghizistan encadrent ce film ou plutôt ce chef d'oeuvre visuel. Nous réfléchissons beaucoup après avoir vu ce film, sur les relations entre les hommes, sur les rumeurs que nous pouvons faire circuler ou encore sur les conditions de vie dans ce pays, le Kirghizistan. Ce chef d'oeuvre est à voir !

Manon P.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 18:17 #bcb9-4f7e-9e12-b1b02e093594
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Le voleur volant sur les chevaux

Ce film, réalisé par Aktan Arym Kubat est bouleversant. Plongés dans le paysage du Kirghizistan, nous comprenons dès le début que ce film est une gigantesque claque cinématographique, visuellement. Le plan sur les montagnes dans la nuit est particulièrement agréable. Il est difficile de comprendre tout le contexte de ce film, qui mêle tradition, religion et aussi relations entre les hommes. Annexés par l'Union Soviétique, les kirghizs se sont perdus dans leurs traditions. « Les chevaux sont les ailes des hommes », une phrase clé du film qui nous fait comprendre l'importance de ces animaux dans leurs mœurs. C'est pour cette raison que Centaure, voleur de chevaux, décide d'agir illégalement pour libérer ces animaux maltraités. L'influence du communisme est claire, tout est bon pour faire des chevaux, une source d'argent. La religion est également l'origine de nombreux conflits au sein du village notamment, lorsque Centaure perturbe le déroulement d'une prière en projetant un film, les musulmans cherchent absolument à le condamner lourdement, et le sage du village prend la décision de l'exiler. Mais ce qui rend Centaure si déterminé, c'est également sa famille et particulièrement son fils, à qui il transmet son amour pour le cheval. Sa femme, très amoureuse qui perd la confiance de son mari, voit cependant la complicité entre les deux. On voit leur complicité jusqu'à la fin...Ce film est donc un mélange de plusieurs thèmes mais parfaitement ordonné, qui transmet également le respect des traditions, et le courage qu'il faut pour les perpétrer.

Samuel L.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 18:18 #ee34-4096-bfb4-595c66481bf6
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Libre est l'homme, libre est le cheval

Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat, dans lequel il incarne le personnage principal. Centaure, mari et père, est un voleur de chevaux. Plusieurs hommes sont à la recherche de cet homme, qui n'a pas le profil du voleur. Une traque va être organisée et Centaure va se faire attraper. Il sera ensuite jugé et de ce fait, il perdra beaucoup de biens importants dans sa vie. Ce film mêle plusieurs thèmes comme la religion, les chevaux, les relations familiales... Il est émouvant, lorsque Centaure, en pleurs, raconte l'histoire pour laquelle il vole des chevaux. Des paysages époustouflants du Kirghizistan encadrent ce film ou plutôt ce chef d'oeuvre visuel. Nous réfléchissons beaucoup après avoir vu ce film, sur les relations entre les hommes, sur les rumeurs que nous pouvons faire circuler ou encore sur les conditions de vie dans ce pays, le Kirghizistan. Ce chef d'oeuvre est à voir !

Manon P.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 22:44 #561f-49df-afb7-601867b9afb3
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Un animal en cage

Sur le papier, un film sur un voleur de chevaux au Kirghizistan. On pourrait croire que le film ne va pas avoir de fil conducteur, que l'on va se perdre dans cette culture si éloigné de la notre. Pourtant, on est totalement emporté dans l'histoire tournant autour du personnage de Centaure interprété par Aktan Arym Kubat.
Le film est très riche et présente des thèmes très variés et intéressants ; Centaure a sa vie de famille avec sa femme muette et son fils, il est aussi très attaché aux traditions kirghizes et adore le cinéma.
Au cours du film on découvre comment le Kirghizistan, ancienne république soviétique, s'est vu arracher ses racines avec successivement l'arrivée des orthodoxes et des musulmans. Dans la vie de tous les jours les différentes religions semblent cohabiter mais on voit notamment lorsque Centaure est jugé pour les vols de chevaux que la religion musulmane a pris le dessus sur la culture kirghize. Effectivement, la sentence prononcée est un pèlerinage à la Mecque censé purifier Centaure alors qu'il n'est pas musulman.
Cet homme plein de douleur face à l'évolution de son peuple est au fur et à mesure rejeté par sa famille, par son peuple, puis est exclu de son village le menant à une fin tragique.
J'ai vraiment été bouleversée par ce film, aussi beau dans sa réalisation avec des couleurs et des paysages extraordinaires que par la tendresse du personnage principal qui a peu à peu perdu ses racines au cours de sa vie mouvementée par les différents événements qui ont changé la culture de son peuple.

Léa P.
Lycée Pierre de La Ramée.
2018/04/15 15:38 #c421-42cf-8368-cf00d3c79503
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
L'homme qui vivait au triple galop

Centaure est un père de famille comme un autre, mais celui-ci a une psychologie bien à lui. En effet, il est très attaché aux traditions de ces ancêtres ainsi que l'instruction et le respect des chevaux qu'on lui a transmis.
En effet, la société du Kirghizistan a évolué, délaissant les vertus et les traditions de leurs ancêtres. Nous comprenons alors très vite que Centaure essaie de sauver et de faire vivre cette tradition en se dévouant aux chevaux alors symbole de liberté, de plus au début du film la citation célèbre au Kirghizistan « Le cheval est les ailes de l'homme ». Centaure, lié aux chevaux se montre libre en les libérant et en les montant puis en les faisant galoper dans les plaines. Par ailleurs ce lien avec cette tradition est transmise au fils de Centaure, qui est aphasique, par des histoires et le cinéma.
Le film joue beaucoup sur l'omniprésence de la beauté de la Nature ainsi qu'un lien sur des histoires antiques. En effet, le Centaure, créature mi-homme, mi-cheval, est maître des chevaux et gardien de la Nature. Il incarne cette icône du lien cheval-homme et maître de cet animal.
Le protagoniste restera fidèle à lui-même jusqu'à ces derniers instants. On comprend que dans le film, Centaure se sent libre, en effet, certaines séquences le montre fier et en harmonie avec le cheval.

Nathan L.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/15 16:47 #4334-4342-96c1-c3fa483edaa3
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Sang d'or

L'histoire prend place dans un pays aux alentours de la Mongolie, du nom de Kirghizistan. Ce film met en scène l'univers modernisé d'un peuple à l'origine nomade, mais l'évolution de l'Homme au fil du temps par les progrès technologiques, les guerres, la manifestation de la présence religieuse qui n'appartient pas à ce peuple provoquent la disparition des traditions du pays.
Le personnage principal, Centaure est le seul à véritablement perpétrer les traditions et le lien entre l'homme et le cheval. Il brave les lois et vole les chevaux de riches propriétaires. Le contraste entre le Centaure libre et celui qui vit du commerce de chevaux permet de mettre en parallèle la triste réalité de la disparition du respect des traditions et de la nature. Le fond musical, l'ambiance sonore isole bien les personnages et chaque morceau de musique correspond bien au caractère, long et calme pour Centaure, lourd et stressant pour les riches sans âmes. Les séquences nous intègrent dans la peau du film, nous sommes dans le film, nos yeux sont la caméra, nous avons l'impression d'être un touriste qui voit comment un homme est traité. Centaure idéalise la liberté, le cheval correspond à une partie de l'âme de Centaure, ce sont ses ailes. L'histoire tout entière fait vivre les provinces reculées du Kirghizistan, les paysages sont magnifiques et collent très bien avec l'idée des autoroutes, pour pouvoir contraster l'impact de la société moderne sur les microcosmes qui nous sont bien souvent inconnus. De nombreux scènes isochrones accentue la liberté du cheval et celle de Centaure, où ces deux vivants fuient le monde où ils vivent. Ce film est un superbe travail d découverte, où nous voyons des choses nouvelles et dont nous ne prenons pas conscience. D'ailleurs les maux du film touchent d'une certaine manière notre société. A voir absolument étant donné l'originalité et la qualité du film.

Antoine M.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/15 17:13 #c518-455f-83db-bf209bb13f29
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Centaure

Présentation :
Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en salles le 31 janvier 2018. Durée du film : 1h29


Résumé du film :
Dans un village au Kirghizistan, Centaure était voleur de chevaux. Il mène désormais une vie normale et aime raconter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un.


Mon opinion :
J’ai beaucoup aimé ce film même s’il était sous-titré. J’ai appris de nombreuses choses, notamment où se trouvait le Kirghizistan. J’ignorais que ce pays était en Asie et que l’Islam en était la religion principale.
Le fils de Centaure m’a beaucoup touchée, surtout à la fin, lorsqu’un homme du village tire sur Centaure et que son fils tombe comme s’il avait ressenti la douleur de son père. La fin du film était très émouvante même si Centaure est tué. Lorsque le petit crie « PAPA ! », j’ai été très émue. Ce sera le premier mot que cet enfant muet prononcera juste au moment où son père meurt.

Amel et Mermune, SG, Lycée René Cassin Strasbourg
2018/04/15 17:14 #2e3d-4c2a-8fe1-842e7a67aedb
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Pourquoi le film Centaure mérite-t-il d’être visionné ?

Tout d’abord la symbolique du centaure est illustrée par la proximité frappante entre le cheval et le personnage principal, surnommé Centaure par les villageois. Ce dernier est un père de famille marié à une femme sourde et dont le fils est muet. Il travaille en tant qu’ouvrier mais avant il était projectionniste. Sa salle de projection a été remplacée par une Mosquée, ce qui prouve la place grandissante que prend la religion dans leur petit village.
Très souvent, la nuit, il va prendre un cheval à son propriétaire pour aller galoper en pleine liberté. Le spectateur se trouve alors face à des images magnifiques du protagoniste chevauchant dans les vastes plaines avec, en arrière-plan, un coucher de soleil de toute beauté. Mais, un jour, son escapade prend une tournure inattendue quand son propre cousin l’attrape. Sa réputation dans le village est mise à mal d’autant plus qu’on l’accuse d’être infidèle.
Le village décide de le punir. Il sera obligé d’aller à la Mecque et, s’il ne respecte pas cette punition, il sera exclu du village.
Malgré toutes ses péripéties, le film a quand même un ton plutôt léger grâce au caractère attachant de tous les personnages et la mort de Centaure à la fin de l’œuvre qui ouvre sur une scène où son fils prononce ses premiers mots.
Lily et Acelya, SG, Lycée René Cassin Strasbourg
2018/04/15 17:16 #f59e-4291-97fb-a29889280411
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Centaure EMA & SARAH

Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en 2018.
Le film se passe au Kirghizistan. Le protagoniste âgé d’une cinquantaine d’années est le mari d’une jeune femme sourde et muette et le père d’un petit garçon. La nuit venue, il s’empare de chevaux prestigieux. Il vole car il ressent un amour profond pour les chevaux. Je pense aussi qu’il veut aider ces animaux, et sans doute lui-même, à retrouver une sensation de liberté, un sentiment d’apaisement.
Ce dernier film de la sélection a été le meilleur à nos yeux même si le protagoniste meurt à la fin. J’ai aimé ce film parce que j’adore les chevaux et j’ai aimé le fait que le héros les protège. Regarder le film en version originale n’a pas été dérangeant car il toujours agréable d’écouter quelqu’un parler dans sa propre langue. La scène finale a été ma préférée j’attendais depuis le début que le fils du protagoniste s’exprime.

Autre avis ...
J’ai beaucoup aimé les paysages notamment lorsque l’on voit Centaure galoper sur le dos d’un pur-sang dans les plaines. Le ciel est entre le jour et la nuit, il y a du vent et nous ressentons, comme le protagoniste, cette sensation de liberté. Pendant un instant, j’ai eu envie d’être avec lui et de partager ces sensations.
Nous trouvons également très intéressant le fait que le réalisateur joue le rôle principal dans son propre film. C’est assez peu fréquent.
Bien entendu, voir Centaure mourir en sachant que son fils est guéri de sa maladie mais qu’il ne le saura jamais, nous a fait un pincement au cœur.
2018/04/15 17:17 #7230-4b45-a457-bf061f62fb03
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Critique du film « Centaure »
« Centaure » est un film kirghize écrit et réalisé par Aktan Arym Kubat. Le metteur en scène tient également le rôle principal dans son long-métrage.
Ce film raconte l’histoire d’un ancien projectionniste surnommé Centaure en raison de son amour pour les chevaux qui sont au cœur du film. Centaure est marié à une femme sourde et muette avec laquelle il communique en langue des signes. Leur enfant, dont on ne sait pas encore s’il sera capable de parler, est muet. Ce film est plus profond qu’il n’y paraît. Il critique différents choses comme que la barbarie humaine et l’intégrisme religieux. De ces deux éléments découlent la perte des traditions, notamment le rapport avec les chevaux qui, à une époque lointaine, étaient presque considérés comme les égaux du peuple kirghize. Tout cela attriste le personnage principal et va le pousser à voler des chevaux la nuit pour galoper sans fin et essayer de retrouver les racines de son peuple dont il a la sensation qu’elles disparaissent petit à petit.
Mais, à cause de ses vols, il sera puni et devra se rendre à la Mecque pour se laver de ses péchés. Malheureusement, suite à une autre maladresse de sa part, il sera expulsé définitivement du village à la fin du film.
Tout au long du film, le personnage principal vivra des événements mouvementés : il aura notamment une relation avec une autre femme qui l’aime bien mais que lui n’aime pas. Son épouse, qui l’apprendra, le quittera et partira de la maison avec leur fils, ce qui le brisera. Il aura également une relation très forte avec son cousin à qui il volera un cheval. Toutefois, son cousin cherchera à le comprendre et à l’aider.
Ce film est très poétique et émouvant, chargé de symboles. Il est également très apaisant et certains passages dépeignent une sensation de liberté très forte. Il y a également des passages très touchants, drôles même, mais aussi des passages tristes et foudroyants comme, à la fin du film, lorsque l’enfant retrouve la parole en criant « papa ! » au moment précis où son père est tué.

Julie Simonin, SG, Lycée René Cassin , Strasbourg
2018/04/15 17:18 #8dc8-4015-ab3e-104509fcdead
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Ce film a été réalisé par Aktan Arym Kubat qui est également l’acteur principal.
Ce film parle d’un homme qui s’appelle Centaure et de sa passion pour les chevaux. Ancien projectionniste, il est marié avec une femme sourde et muette. Leur fils n’est pas sourd mais il ne parle pas. La religion musulmane a une importance considérable dans le film. Les paysages sont très beaux et l’histoire très émouvante. Le film en lui-même était très bien, la fin est très belle également.

Dinu Alexandra et Tyliana De Melo
SG, Lycée René Cassin, Strasbourg
2018/04/15 18:11 #2aac-409b-b53a-256776c04dd1
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…
Voilà l’intrigue du septième film que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir. Comédie dramatique du réalisateur kirghize Aktan Arym Kubat qui nous permet de découvrir sa culture où le cheval occupe une grande place dans l'art, l'imaginaire et la symbolique collective. Il est présent dans les épopées, les chants, les poèmes et les récits des explorateurs. Son élevage recule à l'époque soviétique, en raison de l'industrialisation, de la mécanisation et de la sédentarisation forcées des Kirghiz. La race locale est en voie d'extinction ainsi que les traditions qui lui étaient associées. Un célèbre dicton kirghize dit que « le cheval est les ailes de l’Homme ».
Ce film nous dresse aussi un portrait du personnage principal très attachant : il est innocent, authentique, très doux et non violent, prêt à sacrifier sa famille et sa vie pour ses idées.
De plus, le réalisateur nous propose des scènes dénuées d'effets spéciaux et d'artifices de mise en scène en décor réel dans les steppes et les montagnes du Kirghizistan comme la scène du « vrai » voleur qui frappe Sharapat : on a des plans longs qui ne dérangent pourtant pas avec la nature immense qui écrase les hommes (comme dans un western). La caméra est fixe à un endroit et on a l’impression d’être un spectateur et un témoin qui observe la scène un peu culpabilisant de ne pas intervenir. Cette scène est esthétiquement très belle : l’acteur monte et maîtrise son cheval à la perfection, le paysage est magnifique, les sons sont naturels…
Enfin, lors du visionnage de ce film, on peut s’interroger sur la condition des femmes dans les pays de l’Est : on ne voit pas de femmes à aucun moment monter un cheval, il n’y a donc pas d’égalité homme-femme malgré l’intervention d’un des maçons lors de l’altercation entre les musulmans et les animistes qui dit que les femmes sont très importantes dans leur culture. Seules Maripa la femme sourde et muette du héros et la veuve Sharapat ont des actes d’émancipation : en effet Maripa décide de partir avec son fils et Sharapat prend la liberté d’exprimer ce qu’elle ressent pour lui à Centaure.
Lisa Dupuy 2nde Langevin
2018/04/15 22:11 #6ca6-4f90-9af6-89f2cd899913
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Centaure est un long métrage réalisé par Aktan Arym Kubat et tourné au Kirghizistan. Cette comédie dramatique a reçu le prix CICAE au festival international de Berlin. Elle narre l’histoire d’un voleur de chevaux, Centaure, qui partage sa vie avec une femme muette et leur fils qui ne parle pas et à qui il raconte avec passion les légendes kirghizes d’un temps où les chevaux et les hommes partageaient un lien fort. C’est un film émouvant et qui nous touche particulièrement.

D’abord c’est un film touchant grâce à sa sincérité. On retrouve de l’authenticité tout au long du film, notamment grâce à la découverte de la culture et des habitudes kirghizes qui nous font découvrir un nouveau mode de vie et un nouveau pays. Il y a par exemple ces longs plans séquence qui nous montrent les paysages sauvages et merveilleux du Kirghizistan : des montagnes vertes qui s’élèvent au loin, de longues plaines qui s’étendent sur de grandes distances. C’est un film en langue sous-titrée donc on peut découvrir cette langue exotique qu’est le kirghize. Il y a aussi la religion qui est assez présente dans la culture de ce pays : il faut enlever ses chaussures avant de rentrer dans une maison. Il y a ces tapis au sol qui recouvrent toutes les pièces de la maison, le thé que les kirghizes boivent tout au long de la journée. Et la performance des acteurs est également sincère et vraie, touchante. Ainsi la sincérité qui transperce dans ce film passe d’abord par son authenticité, son originalité et le fait que le film ait été filmé dans un autre pays où l’on découvre une nouvelle culture et des paysages purs et splendides.

Ce film est également touchant car il aborde la notion de la liberté. La seule façon qu’a trouvé Centaure d’être libre, c’est de voler des chevaux et de galoper en harmonie avec eux. Plusieurs scènes puissantes reviennent au cours du film : des chevaux galopant dans l’eau ; Centaure sur un étalon magnifique, les bras en l’air, les cheveux au vent, le sourire aux lèvres, les yeux au ciel : l’image de la liberté absolue pour lui, de la paix intérieure. Mais cette émotion ultime pour cet homme, il ne peut l’obtenir qu’en volant des chevaux, et pour cela, le village le condamne à se convertir à l’islam. Mais il ne veut pas, ce n’est pas ce qui l’intéresse. Il veut par dessus tout retrouver ce lien brisé qui unissait les chevaux et les hommes dans un temps ancestral. Cela le brise de voir que ce n’est plus le cas aujourd’hui, il déclare même “On ne devrait pas dire que les chevaux sont les ailes de l’homme. On les a perdus et nos âmes avec. Nous sommes devenus des monstres.”. Il finit par être exilé, mais il se sacrifie dans un dernier sursaut d’amour envers ces animaux qu’il affectionne tant.

Ainsi, Centaure est un film sortant de l’ordinaire mais avec une originalité surprenante qui continue de nous toucher. La fin du film est particulièrement belle et émouvante, et vous sortirez peut-être de la salle de cinéma avec les yeux brillants.

Eva Lelièvre - TL - Lycée Vauban
2018/04/15 23:06 #5981-4a95-a522-2c4c8366f5cc
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Centaure/Centaur

Centaure est un film d’Aktan Arym Kubat, qui joue aussi le premier rôle de son film. Son titre original est Centaur. Il a été tourné au Kirghizistan. Cette œuvre nous montre la vérité de notre société actuelle, société où les traditions, la langue, la culture sont remplacées par les religions et l’argent (abusée par tous les faux prophètes, et dévorée par la cupidité, l’appétit de la consommation et du pouvoir). Il nous montre la difficulté du pays, à être partagé et influencé par les pays voisins.
C’est l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’année qu’on surnomme Centaure ; il a une femme sourde et muette, plus jeune que lui, et un fils qui n’a encore jamais parlé alors qu’il a déjà cinq ans. Centaure est un voleur de chevaux. Mais il ne vole pas ces étalons pour l’argent, au contraire. Il est pour le retour aux traditions c’est-à-dire, lorsque les chevaux et les hommes vivaient en harmonie, sans « esclavage des chevaux ». Il vole les pur-sang pour ensuite galoper avec et les relâcher dans la nature, dans les plaines. Il dérobe ses derniers même à son cousin. Un jour, il finit par se faire attraper mais son cousin Karabaï prend sa défense, face au conseil des anciens, mais proclame sa conversion à l’islam. À la suite d’un nouveau vol, Centaure est destiné à être chassé de son village, en laissant sa femme et son enfant derrière lui. En fuyant son village, il découvre sur son chemin des hommes chassant des chevaux sauvages. Alors il décide de venir en aide aux animaux et ouvre le camion où se trouvaient ses derniers. Un des hommes, armé, le remarqua et lui demanda de s’arrêter. Centaure refusant d’obéir, court mais finit par se prendre une balle de fusil et tombe raide. Sa femme et son fils qui étaient en train de revenir chez eux traversent un pont. Le petit tombe sur le pont ce qui provoque un choc, et se met à parler. Son premier mot fut « papa ».
Le personnage principal reste idéaliste sur sa façon de vivre. Il désire au-delà de tout revenir à des traditions ancestrales, qui vont à l’encontre de la société actuelle et de la radicalisation. Concrètement Centaure désire rester libre car il s’oppose à tout, il a l’impression de perdre sa liberté avec la modernisation de son pays. Il est prêt à mettre en péril sa vie de famille pour défendre ses idées.
Le réalisateur nous raconte les récits héroïques de l’histoire du Kirghizistan. Par son œuvre, il nous montre les paysages fantastiques de ce pays, mais aussi la détresse de certains habitants, qui veulent le retour aux traditions, à la culture, alors que l’argent et la religion prennent le pouvoir et « dirigent » notre monde. Le réalisateur adopte une trame politique importante, où la radicalisation islamiste prend place dans son pays. Ainsi il montre la lente disparition d’un monde traditionnel. Le cinéaste puise directement son inspiration de la vie quotidienne d’un village du Kirghizistan.
La mise en scène, par des plans larges et panoramiques, nous dispense de dialogues inutiles. Il a su par les images nous transmettre ses idées. Le film d’Aktan Arym Kubat, est une sorte de western kirghiz.
J’ai beaucoup aimé la scène de fin, lorsque le protagoniste se fait tirer dessus et que cette scène-là, est suivie de la séquence où son fils tombe sur le pont et dit son premier mot, « papa ». Cette scène est très émouvante, on ressent les émotions que le réalisateur a voulu faire passer. On sait que le père s’est fait tirer dessus et qu’il est mort, mais nous ne le savons pas directement car le scénariste a choisi de cacher cette séquence pour une certaine raison, nous le savons grâce à la séquence qui suit du petit garçon qui tombe par terre. Nous pouvons conclure de ce qui est arrivé au père. Elle est vraiment touchante et la mise en scène est juste extraordinaire.
La morale de ce film est : « de toujours croire en ses valeurs ». Ce qui peut nous amener aux réflexions suivantes : De quel droit peut-on imposer une façon de penser ? Peut-on parler de bienfait de la modernisation ? La liberté de penser mène-t-elle à l’individualiste ou au respect de ses cultures ?
HOFFMANN Damien
Première SSI
2018/04/15 23:54 #1278-4fa3-9979-67e990304e5f
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure qui est un film réalisé par Aktan Arym Kubat est un film très expressif . Depuis un petit village au Kirghizistan ce film raconte l'histoire de Centaure , et de sa petite famille a qui il raconte les légendes du passé . Centaure aime voler des chevaux Son plus grand plaisir est de s'emparer , la nuit venue , de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du village , pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature . Un soir lorsqu'il sort la nuit pour aller capturer un cheval , il se fait vite trouver et va pour se faire juger , mais pourquoi fait-il sa ?


J'ai tout de suite apprécié les lieux , de par son style plutôt « Western « , les paysages sont d'autant plus splendide , et nous font plonger dans leur culture kirghize ce que je trouve très fascinant . En 1h30 ce film permet aussi de captiver le portrait du kirghize , qui essaye en même de temps de radicaliser l'islam mais aussi de l'acteur principal qui nous fais découvrir sa vie . Centaure n'est pas très expressif , il se dévoile a son cousin quelque fois , ce qui ressort un côté attachant . Un côté religieux ressort de cet acteur extraordinaire ce qui nous rapproches et nous attachent aux traditions de son pays .
L'histoire est d'autant plus touchante car derrière ce fait de voler des chevaux , ce cache une vrai histoire qui après réflexion , réussi a toucher le lecteur en expliquant la moral de ces vols . Centaure volait pour retrouver des sensations d'une autre temps , ce qui est compréhensible , l'acteur réussi même en faisant un mauvais acte de nous toucher et limite de pas lui en vouloir alors qu'il volait .
Derrière toute un film qui devient triste se cache un peuple qui certaines fois est perturbant , car plusieurs fois Aktan Arym Kubat utilise des expressions qui de nos jours ne sont plus utilisables . D'autant plus que a certains moments , il s'exprimait en criant alors que au jour de notre société certaines personne n'aurait pas eu cette réactions ce qui nous apprend sur cette culture qui est splendide .
Mais derrière ce petit détail la complicité entre cette famille qui a plusieurs atouts défavorisant comme le fait d'être sourde et muette pour la mère est très touchant et attachant , ce qui provoque un côté protecteur de Centaure , et réussi a captiver notre tendresse .
Enfin ce film mérite une grosse récompense car a la sorti du film , nous pouvons ressortir avec plusieurs sentiments comme de l'attachement au lecteur qui est très touchant comme par exemple , lorsqu'il s'est fait juger ou on a pu voir son peuple attaché à lui et comprendre son geste . De la tristesse aussi ressenti à la fin du film avec la scène de Centaure et de son fils . Mais aussi un sentiment de réflexions car plusieurs scènes du film nous faisait douter mais d'un bon côté car ils nous apprenait .

Un film de Aktan Arym Kubat qu'on vous recommande d'aller le voir , car l'histoire du peuple et de l'acteur est éblouissant et mérite un gros prix .
Stevan Pavlovic
2018/04/15 23:55 #7d8a-4414-8acb-1e73e1cd81b2
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure est un film est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en 2017.Il nous raconte l'histoire de Centaure qui vit avec sa femme sourde et muette Maripa et leur fils Nurberdi qui tarde a parler.C'est un ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym au marchée de Sharapat , ce qui a pour conséquence de créer la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Il est passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.Il ne peut s'en empecher par rapport aux tradition et légendes de ses ancêtres .

J'ai bien aimé ce film,surtout le fait que le réalisateur ,le scénariste et le personnage principale soient la même personne.Cela donne plus d'impact a ce personnage car il connait mieux que personnes le scénario du film et les moments clé.
Ceux que j'ai aimé aussi était le rapport entre l'homme est la nature,ou d'après les légendes les ancêtres ce partageaient tout,et réspectée les animaux dont ici les cheveaux comme leur égal,(il disait que le cheval sont les ailes de l'homme).Alors que maintenant l'homme par cupidité et avare de gains ont soumis les chevaux et leurs ont pris leur liberté.Cela nous fait réflechir sur ceux que l'homme est capable d'accomplir pour gagner sont but.On nous montre que l'homme détruit la terre et ne la réspècte plus comme avant ,a cause de l'argent qui nous pourrie et fait de nous des êtres mauvais.

Si j'ai un conseil a vous donnez aller voir Centaure.
Mortini Julien
2018/04/16 00:05 #b342-4fd7-a985-39f4841468e0
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure aime voler des chevaux Son plus grand plaisir est de s'emparer , la nuit venue , de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du village , pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature . Un soir lorsqu'il sort la nuit pour aller capturer un cheval , il se fait vite trouver et va pour se faire juger , mais pourquoi fait-il sa ?


J'ai tout de suite apprécié les lieux , de par son style plutôt « Western « , les paysages sont d'autant plus splendide , et nous font plonger dans leur culture kirghize ce que je trouve très fascinant . En 1h30 ce film permet aussi de captiver le portrait du kirghize , qui essaye en même de temps de radicaliser l'islam mais aussi de l'acteur principal qui nous fais découvrir sa vie . Centaure n'est pas très expressif , il se dévoile a son cousin quelque fois , ce qui ressort un côté attachant . Un côté religieux ressort de cet acteur extraordinaire ce qui nous rapproches et nous attachent aux traditions de son pays .
L'histoire est d'autant plus touchante car derrière ce fait de voler des chevaux , ce cache une vrai histoire qui après réflexion , réussi a toucher le lecteur en expliquant la moral de ces vols . Centaure volait pour retrouver des sensations d'une autre temps , ce qui est compréhensible , l'acteur réussi même en faisant un mauvais acte de nous toucher et limite de pas lui en vouloir alors qu'il volait .
Derrière toute un film qui devient triste se cache un peuple qui certaines fois est perturbant , car plusieurs fois Aktan Arym Kubat utilise des expressions qui de nos jours ne sont plus utilisables . D'autant plus que a certains moments , il s'exprimait en criant alors que au jour de notre société certaines personne n'aurait pas eu cette réactions ce qui nous apprend sur cette culture qui est splendide .
Mais derrière ce petit détail la complicité entre cette famille qui a plusieurs atouts défavorisant comme le fait d'être sourde et muette pour la mère est très touchant et attachant , ce qui provoque un côté protecteur de Centaure , et réussi a captiver notre tendresse .
Enfin ce film mérite une grosse récompense car a la sorti du film , nous pouvons ressortir avec plusieurs sentiments comme de l'attachement au lecteur qui est très touchant comme par exemple , lorsqu'il s'est fait juger ou on a pu voir son peuple attaché à lui et comprendre son geste . De la tristesse aussi ressenti à la fin du film avec la scène de Centaure et de son fils . Mais aussi un sentiment de réflexions car plusieurs scènes du film nous faisait douter mais d'un bon côté car ils nous apprenait .

Un film de Aktan Arym Kubat qu'on vous recommande d'aller le voir , car l'histoire du peuple et de l'acteur est éblouissant et mérite un gros prix .




ILIJA LJUBISAVLJEVIC/STEVAN PAVLOVIC
2018/04/16 00:06 #9951-4a18-af2c-8ca0b82e9c17
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure est un film est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en 2017.Il nous raconte l'histoire de Centaure qui vit avec sa femme sourde et muette Maripa et leur fils Nurberdi qui tarde a parler.C'est un ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym au marchée de Sharapat , ce qui a pour conséquence de créer la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Il est passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.Il ne peut s'en empecher par rapport aux tradition et légendes de ses ancêtres .

J'ai bien aimé ce film,surtout le fait que le réalisateur ,le scénariste et le personnage principale soient la même personne.Cela donne plus d'impact a ce personnage car il connait mieux que personnes le scénario du film et les moments clé.
Ceux que j'ai aimé aussi était le rapport entre l'homme est la nature,ou d'après les légendes les ancêtres ce partageaient tout,et réspectée les animaux dont ici les cheveaux comme leur égal,(il disait que le cheval sont les ailes de l'homme).Alors que maintenant l'homme par cupidité et avare de gains ont soumis les chevaux et leurs ont pris leur liberté.Cela nous fait réflechir sur ceux que l'homme est capable d'accomplir pour gagner sont but.On nous montre que l'homme détruit la terre et ne la réspècte plus comme avant ,a cause de l'argent qui nous pourrie et fait de nous des êtres mauvais.

Si j'ai un conseil a vous donnez aller voir Centaure.
Mortini
2018/04/16 00:09 #a8b8-43e4-8a5a-834bd07db7d5
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure qui est un film réalisé par Aktan Arym Kubat est un film très expressif . Depuis un petit village au Kirghizistan ce film raconte l'histoire de Centaure , et de sa petite famille a qui il raconte les légendes du passé . Centaure aime voler des chevaux Son plus grand plaisir est de s'emparer , la nuit venue , de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du village , pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature . Un soir lorsqu'il sort la nuit pour aller capturer un cheval , il se fait vite trouver et va pour se faire juger , mais pourquoi fait-il ça ?


J'ai tout de suite apprécié les lieux , de par son style plutôt « Western « , les paysages sont d'autant plus splendide , et nous font plonger dans leur culture kirghize ce que je trouve très fascinant . En 1h30 ce film permet aussi de captiver le portrait du kirghize , qui essaye en même de temps de radicaliser l'islam mais aussi de l'acteur principal qui nous fais découvrir sa vie . Centaure n'est pas très expressif , il se dévoile a son cousin quelque fois , ce qui ressort un côté attachant . Un côté religieux ressort de cet acteur extraordinaire ce qui nous rapproches et nous attachent aux traditions de son pays .
L'histoire est d'autant plus touchante car derrière ce fait de voler des chevaux , ce cache une vrai histoire qui après réflexion , réussi a toucher le lecteur en expliquant la moral de ces vols . Centaure volait pour retrouver des sensations d'une autre temps , ce qui est compréhensible , l'acteur réussi même en faisant un mauvais acte de nous toucher et limite de pas lui en vouloir alors qu'il volait .
Derrière toute un film qui devient triste se cache un peuple qui certaines fois est perturbant , car plusieurs fois Aktan Arym Kubat utilise des expressions qui de nos jours ne sont plus utilisables . D'autant plus que a certains moments , il s'exprimait en criant alors que au jour de notre société certaines personne n'aurait pas eu cette réactions ce qui nous apprend sur cette culture qui est splendide .
Mais derrière ce petit détail la complicité entre cette famille qui a plusieurs atouts défavorisant comme le fait d'être sourde et muette pour la mère est très touchant et attachant , ce qui provoque un côté protecteur de Centaure , et réussi a captiver notre tendresse .
Enfin ce film mérite une grosse récompense car a la sorti du film , nous pouvons ressortir avec plusieurs sentiments comme de l'attachement au lecteur qui est très touchant comme par exemple , lorsqu'il s'est fait juger ou on a pu voir son peuple attaché à lui et comprendre son geste . De la tristesse aussi ressenti à la fin du film avec la scène de Centaure et de son fils . Mais aussi un sentiment de réflexions car plusieurs scènes du film nous faisait douter mais d'un bon côté car ils nous apprenait .

Un film de Aktan Arym Kubat qu'on vous recommande d'aller le voir , car l'histoire du peuple et de l'acteur est éblouissant et mérite un gros prix .




ILIJA LJUBISAVLJEVIC/STEVAN PAVLOVIC
2018/04/16 05:58 #9fec-4704-a27a-e8f5efcf825d
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
NICOLAS RENOULEAUD, Terminale bac pro orgo
Critique du film CENTAURE

Centaure est un film de, et avec Aktan Arym-Kubat.Il interprète un homme qui mène une vie paisible dans son village au Kirghizistan. Père d’un petit garçon , il a épousé une femme muette qui aimerait que son fils se mette enfin à parler puisqu’ elle ne lui a pas transmis son handicap. Elle reproche d’ailleurs à Centaure de ne pas lui parler assez.
Il faut dire que Centaure est occupé à autre chose, ouvrier en bâtiment le jour, il se transforme en voleur de chevaux la nuit tombée.
Fan de cinéma et ancien projectionniste, Centaure a pour habitude d’acheter une boisson locale a une femme au marché qui est tombée amoureuse de lui. Fan de films elle aussi, ils ont beaucoup en commun. Il la raccompagne chez elle et c’est sur la route du domicile de la femme que Centaure commence à s’attirer les problèmes. Dans ce petit village, où l islam et la tradition patriarcale sont très présents, les langues vont bon train, il faut respecter les codes et la femme de Centaure est avertie par une femme du marché de l’infidélité de son mari.
Car centaure est un insoumis, il ne se plie ni aux règles des hommes ni à celles de la religion mais à celles de ses ancêtres et ce dès le début du film : une nuit il va voler un cheval de course juste pour pouvoir le chevaucher les bras écartés , se sentir libre et retrouver ses racines et les coutumes de ses ancêtres .
Le lendemain, le propriétaire du cheval qui n’est autre que son riche cousin, a mis tous ses hommes à la recherche de son animal, qu’il retrouve finalement. Un homme réputé pour ses vols de chevaux est immédiatement accusé mais celui ci se défend du vol et propose son aide afin d’identifier le véritable voleur. Il tend alors un piège à Centaure qui est arrêté et jugé.
Le tribunal composé des villageois lui épargne la vie et la prison grâce à l’intervention de son cousin mais il est banni du village et on lui impose le pèlerinage à la Mecque pour se racheter. Centaure se montre incapable de se soumettre à la rigidité religieuse, allant jusqu’à troubler la prière en projetant un film sur les chevaux dans le lieu de culte où existait avant la salle de cinéma ayant disparu au profit de la salle de prières .
Tout un symbole…parmi tant d’autres .En effet, Centaure dénonce la place trop importante de la religion et son hypocrisie. Car c’est surtout l’argent et la société de consommation qui ont balayé les traditions ancestrales. Centaure est un film de contrastes entre tradition et modernité : les tablettes multimédia des enfants du cousin s’opposent au jouet que Centaure a fabriqué pour son fils, les grosses voitures qui arpentent les routes ont remplacé les chevaux, tant de choses matérielles qui ont divisé la communauté kirghize.
Pourtant, Centaure est un film calme, apaisant, qui prend son temps…le temps de poser le décor, de nous plonger dans des paysages magnifiques. L’histoire de cette famille au quotidien tranquille se regarde presque tel d’un documentaire tant cette vie est proche de la nôtre tout en semblant si lointaine, sans tout ce superflu qui encombre notre quotidien. La mise en scène est sans fioritures, à la manière d’un conte, tout en douceur, et nous donne un regard sur un pays ignoré de notre culture, on finit par avoir envie d’être là-bas et de vivre cette vie paisible dans ces montagnes.
Mais Centaure est avant tout et surtout un film d’amour :l’amour de l’art , l’amour de son pays, de la nature, de ses ancêtres, de la famille, de ses traditions, traditions qu’il faut transmettre et c’est ce en quoi la fin est magnifique. Le petit garçon qui crie papa au moment même où son père meurt est un moment très fort et très émouvant. Certes, la fin de centaure est tragique mais ce cri est plein d’espoir pour que la tradition se perpétue…

2018/04/16 21:16 #6f42-4bcb-bd66-4f319e7ba6be
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Michelle Schmidt
Critique : Centaure (2017)

Un cheval, l’ombre d’un homme, libres ensemble : ils s’envolent dans un panoramique effréné. Puis, les jambes attachées par une corde, le cheval est forcé à terre au ralenti, vaincu par un groupe de cinq ou six hommes. Ces deux plans résument l’histoire de Centaure, réalisé par Aktan Arym Kubat en 2017 : le personnage éponyme ne recherche que la liberté en dérobant les « ailes des hommes » - les chevaux - mais se retrouve, métaphoriquement et littéralement, « forcé à terre », lorsqu’il est découvert en train de voler le cheval de son cousin.
Le film est réalisé dans un contexte religieux de plus en plus inquiétant au Kirghizistan : l’islam domine au détriment de la culture, où l’on remplace une salle de cinéma par une mosquée. Les traditions kirghizes sont aussi effacées ; l’acte de tuer un cheval est devenu un rituel, alors qu’auparavant, les chevaux étaient sacrés, et devaient guider les esprits vers l’Au-delà. Ainsi, Kubat rappelle le passé à travers ce film, vers les temps glorieux que le héros Centaur raconte à son fil (le contraire de la richesse et du matérialisme moderne de Karabaï, le cousin de Centaure). Kubat dénonce aussi la perte de la culture, du rêve (la disparition du cinéma), et l’influence des autres pays sur le sien.
Ce film ne joue pas trop sur les registres tragique ou pathétique, ce qui permet une émotion subtile, nuancée ; c’est un équilibre parfait. Les thèmes de l’amour et la famille sont abordés grâce aux relations proches entre Centaur et son fils Nurberdi, qui est muet, et sa femme Maripa, magnifiée sur le grand écran par le jeu d’acteur touchant et délicat de Zarema Asanalieva. Malgré le mutisme de son personnage, Asanalieva réussit à transmettre la joie, la douleur et la colère ressenties par ce dernier au long du film, sans tomber dans le mélodrame. En effet, c’est cette touche légère et raffinée – un cri d’enfant du pays symbolique - qui rend ce film magnifique.
Le film met en avant également la beauté du Kirghizistan. De nombreux plans recouvrent des vues des villages kirghizes, d’une rue vide, éclairée par une lumière douce dorée, jusqu’à une plaine vaste et herbeuse, sous un ciel bleu sans nuages. Kubat maîtrise le plan large dans toutes ses variations. C’est une ode poétique au Kirghizistan. Des travellings et panoramiques permettent aussi au spectateur d’admirer les paysages kirghizes, ceux d’un passé enfoui. Ce que recherche Centaure, c’est l’union de l’Homme et du cheval ; un sublime travelling au ralenti le suit, les bras ouverts, galopant sur un cheval sur un fond de nuit étoilée. C’est une scène d’un immense calme, de paix, de sérénité, tel le film en soi.
Ce film est un tableau lyrique, lumineux et authentique sur le Kirghizistan, qui subit la religion et la mort de sa propre culture. Centaure est un cri pour la liberté, la tolérance, et la tradition ; c’est un film inoubliable qui ne manquera pas de vous toucher en plein cœur.
2018/04/18 11:59 #75b8-44d5-949f-accd8906e7f2
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Centaure, dernier film que nous sommes allés voir pour le prix Jean Renoir ne peut qu’être le bienvenu pour marquer la fin de cette expérience cinématographique. Un film sur la liberté, l’importance de se rappeler quelles étaient nos anciennes traditions avant qu’elles ne soient chassées par les plus modernes. Le réalisateur Aktan Arym Kubat, qui interprète également le rôle du protagoniste, a souhaité faire une déclaration d'amour à un peuple, un territoire et une culture, celle des hommes de steppes qui quittèrent la Sibérie pour des terres moins sauvages. Centaure est un film kirghiz sorti en 2017, il a été présenté en section Panorama à la Berlinale 2017.
Le personnage principal est appelé « Centaur », c’est un ancien projectionniste de cinéma, père d’un fils muet de cinq ans et mari d’une femme sourde et muette qui vivent reclus dans une petite maison à l’extérieur de la ville. Ce personnage principal s’adonne à trois activités : conserver une copie intacte de La Pomme Rouge de Tolomouch Okeev, libérer pendant la nuit les chevaux détenus dans les écuries des grandes fermes de sa région afin de galoper dans les grandes terres du Kirghizistan et conter les légendes de son pays « à qui veut bien l’entendre ».
On découvre dans ce long-métrage d’autres personnages comme les riches propriétaires terriens qui dépensent leur argent dans les courses équestres, des représentants de l’état comme l’armée qui apparaissent corrompus dans le film ou encore des religieux qui se distinguent des habitants par leur accoutrements tels que leurs barbes fournies et leurs djellabas, ce qui souligne l’enclenchement du processus de radicalisation dans la région.
Le spectateur découvre alors Centaur, personnage qui ne retrouve plus ses marques dans un pays où les yourtes ont fait place à des constructions plus solides et modernes, où le cheval n'est plus considéré à sa juste valeur (être "les ailes de l'homme"), et où la consommation dévore petit à petit les habitants... Le Kirghizistan, comme beaucoup de pays voisins, veut tourner le dos à un passé et « entame le processus de la marche effrénée du développement à l’occidental ».
On remarque également que Centaur aime le cinéma. Mais ce n’est pas sa seule passion... le cheval est au cœur du récit comme il fut jadis au cœur de la communauté. Majestueux et noble, il est l’objet de nombreuses convoitises. Ce dernier, pour le réalisateur, désigne la liberté, pas seulement comme simple moyen de transport mais aussi pour se rapprocher des dieux, comme il est raconté dans les légendes que conte Centaur. Les folles chevauchées du protagoniste où l’homme semble possédé en témoignent. On comprend que, comme son surnom l’indique, l'animal et l'homme ne font plus qu’un.
Et c’est d’ailleurs l’une des traversées du protagoniste qui m’a émue. Centaur semble être libre, les décors sont époustouflants : on y découvre les terres kirghizes de nuit, les immenses vallées et montagnes, et le son des sabots du cheval qui redevient les ailes de l’homme.
Ce film a également une portée éducative. On voit Centaur qui raconte à son jeune fils, Nuberdi, les épopées de leurs ancêtres, lui enseignant des notions de sagesse, de droiture et d'exemple. Kubat y va petit à petit, alternant de très belles scènes intimistes comme le repas du début, les couchers ou encore les kiss pouce,
à des scènes beaucoup plus significatives comme la visite chez Kourdour, le tribunal et enfin la scène finale à portée tragique. Sa caméra est aérienne, libre, comme son héros lorsqu’il chevauche dans la nuit. Les plans sont lumineux et mettent en valeur les paysages qui, bien qu’arides, semblent séduisants. Le spectateur comprend alors que Kubat aime son pays.
Autour du personnage principal, Aktan Arym Kubat livre la philosophie de ce voleur de chevaux. Son film devient alors un superbe mélodrame qui parle de la liberté perdue d’un peuple, dénonce l’enrichissement, le culte du pouvoir et la dictature de la religion. Le héros de Centaure se révèle être le sage dans un monde de fous.

Julia Malingray
1ère L
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/04/20 13:57 #c357-433c-9255-3588accd54bb
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Liste des 10 raisons d’ aller voir le film «  Centaure » :
1- Film émouvant par la sincérité et la pureté des personnages malgré le manque de dialogue.
2- Le film permet de découvrir un mode de vie différent.
3- Les paysages sont pur,s montagnes enneigées et des champs d’herbe,le film offre un cadre naturel.
4- Le film est enrichissant, il nous permet de voir un monde autre que le nôtre entouré par la technologie.
5- Le film est bien joué et réalisé.
6- Le personnage principal veut " sauver " les chevaux de la maltraitance.
7- Les abus de société sont dénoncés dans le film.
8- Le film est dramatique, il dénonce la liberté perdue de son
peuple, la dictature et la religion.
9- Film réalisé au Kirghizistan pays dont t-on parle peu
10- Un film humoristique et poétique sur la perte progressive des traditions.

Travail de Groupe Thomas D’ Halluin
2018/04/20 14:10 #f9d5-4b69-ba4e-edb81c0140ad
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Centaure est un film basé sur l'histoire d'un petit village en Asie où toute la technologie que nous avons n'existe pas . La bas, on a l'impression qu'ils vivent a une autre époque que la notre alors qu'il vivent en même temps que nous.
L'avantage de ce film est de nous prouver que même dans des villes ou villages inconnus, tout n'est pas forcément tout beau tout rose. C'est aussi pour dire aux personnes des grandes métropoles d'arrêter de se plaindre car des personnes sont encore plus en difficultés qu’ elles .
Centaure, a volé des chevaux aux habitants du village et c’est un autre homme qui a été accusé a tord. Refusant d’être le coupable de crimes non commis, il va tout faire pour savoir qui est le véritable voleur de chevaux.
La femme de Centaure est sourde et muette, il est donc difficile de communiquer avec elle. Son fils lui est, comme sont père, passionné des chevaux. A chaque fois que sont père lui raconte des histoires à propos des chevaux, il l’écoute et ne fait aucun bruit.
Les paysages sont sublimes, ont peux passer du village a la prairie ou même de la prairie tout lisse à de hautes montagnes enneigées qui surplombent le village de Kirghizistan. A un passage du film on peut apercevoir le personnage principal, Centaure, galopé a dos de cheval dans une grande prairie et c’est vraiment un spectacle grandiose !
Par moment, les émotions sont tellement forte que nous pouvons les ressentir à travers la camera, comme sur la scène ou il galope sur le cheval dans la prairie, ou bien sur dans la scène finale entre la mère et l’ enfant .
Le seul point faible du film c’est que ça parle trop souvent des chevaux et pas assez de l’histoire ou même des origines du village. Nous n’en apprenons pas assez sur le passé du village ou même de la famille.
Cela reste néanmoins une belle expérience de cinéma
Axel Rolland
2018/04/20 14:11 #a068-4117-a805-c65f8d945ea0
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Centaure est un film basé sur l'histoire d'un petit village en Asie où toute la technologie que nous avons n'existe pas . La bas, on a l'impression qu'ils vivent a une autre époque que la notre alors qu'il vivent en même temps que nous.
L'avantage de ce film est de nous prouver que même dans des villes ou villages inconnus, tout n'est pas forcément tout beau tout rose. C'est aussi pour dire aux personnes des grandes métropoles d'arrêter de se plaindre car des personnes sont encore plus en difficultés qu’ elles .
Centaure, a volé des chevaux aux habitants du village et c’est un autre homme qui a été accusé a tord. Refusant d’être le coupable de crimes non commis, il va tout faire pour savoir qui est le véritable voleur de chevaux.
La femme de Centaure est sourde et muette, il est donc difficile de communiquer avec elle. Son fils lui est, comme sont père, passionné des chevaux. A chaque fois que sont père lui raconte des histoires à propos des chevaux, il l’écoute et ne fait aucun bruit.
Les paysages sont sublimes, on peut passer du village a la prairie ou même de la prairie tout lisse à de hautes montagnes enneigées qui surplombent le village de Kirghizistan. A un passage du film on peut apercevoir le personnage principal, Centaure, galopé a dos de cheval dans une grande prairie et c’est vraiment un spectacle grandiose !
Par moment, les émotions sont tellement forte que nous pouvons les ressentir à travers la camera, comme sur la scène ou il galope sur le cheval dans la prairie, ou bien sur dans la scène finale entre la mère et l’ enfant .
Le seul point faible du film c’est que ça parle trop souvent des chevaux et pas assez de l’histoire ou même des origines du village. Nous n’en apprenons pas assez sur le passé du village ou même de la famille.
Cela reste néanmoins une belle expérience de cinéma !!!!!
Axel Rolland
2018/04/20 14:24 #7ec5-4b5c-ac90-587c4322236f
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Les raisons d' aller voir ( ou de ne pas aller voir ) Centaure
-Le film est basée sur le lien de la famille et c'est important

-Les images sont tournées dans des steppes désertes ce qui rajoute une beauté naturelle au film
-Ce film fait ressortir des problèmes de notre société, du fait du mauvais jugement d'une personne



Mais ,
- Le scénario est compliqué à comprendre : on n'arrive pas à savoir de quoi parle le film...de vols ? de tromperies ? ou d' autres choses ? c'est un film où il faut absolument tout suivre, si on se détache une seconde on en perd le cours du film
-Le film est long à démarrer et malgré une durée plutôt courte , on a l' impression qu' il ne va jamais finir

Mais ,
Les dix dernières minutes sont grandioses , pleines d' émotions et justifient à elles- seules le déplacement .
Lola Lefevre
2018/04/20 17:24 #b124-4a73-b1bf-ea7cb9ec6794
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Dans un village du Kirghizistan vit Centaure, un ancien « voleur » de chevaux. Voler n’est pas ici le terme correct, il emprunte plutôt. Il prend un cheval de course, galope le plus vite possible avec et le rend. C’est un amoureux de ces bêtes-là. « Centaure » met en scène un pays en plein bouleversement, coincé entre traditions et évolution. Un pays où se mêlent autoroutes et maisons d’un autre temps.
C’est avec un film de ce genre que le Prix Jean Renoir des Lycéens prend tout son sens. Film étranger qui traite d’un sujet qui nous est étranger, pas sûr que nous, jeunes de 16 ans, serions allés le voir de nous-mêmes. Et pourtant ! Ce film est magnifique, très poétique.
Les paysages du Kirghizistan sont époustouflants, les habitants de ce pays sont très différents de nous mais nous arrivons quand même à nous identifier. « Centaure » est très silencieux, difficile de ne pas l’être avec une femme muette et un enfant qui ne sait pas parler ! Mais cela fait partie du charme… De nos jours, nous avons tendance à préférer un film avec une grosse bande son mais finalement, elle n’est pas nécessaire à sa réussite !
La force du film est que les thèmes abordés vont venir faire écho à des problèmes de plus grande ampleur, comme la place des femmes dans la religion musulmane. Le texte de la « confrontation » entre les radicalisés et les autres croyants est vraiment très réussi. Il m’a marquée. C’est une ode à la femme et à sa liberté.
En revanche, un manque de crédibilité pour la scène où Centaure raccompagne la vendeuse chez elle et qu’ils croisent l’homme : elle crie, beaucoup, trop. C’est lourd.
Quelques petits moments d’ennui, pourtant le film passe vite. Un reproche à faire : pourquoi en dire tant dans la bande annonce ? Pourquoi montrer Centaure se faire tirer dessus et les premiers mots de son fils ? Pourquoi montrer la fin ? Ce n’est certes pas un film à suspense mais tout de même !
Conclusion : un film hautement recommandable !
Anna Cottarel - 2nde1 – Lycée Jean Moulin

2018/04/21 18:06 #e24e-456e-be80-ee3ec553fa0d
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Et si votre nom avait disparu au fil du temps,
Ou alors que votre femme était sourde et muette,
Si votre enfant de 5 ans ne parlait toujours pas,
Ou si pour vous l’homme est le cheval ne faisaient qu’un
mais qu’ à notre époque les chevaux seraient mal traités et privés de leur liberté,
comment réagiriez-vous ?
Centaure, c’est l’histoire d’un amoureux des chevaux, de la liberté et de sa famille. Le réalisateur ( Aktan Arym Kubat ) nous montre des personnages touchants, émouvants, et sincères, des valeurs pures et simples, avec pour décor le Kirghizstan. Un monde à l’opposé du nôtre, tant par la religion que par la politique, la technologie qui y est peut présente où bien la façon de penser.

Ce film nous montre des paysages magnifiques, malgré très peu de dialogues, on peut ressentir chaque émotion, notamment la colère de Centaure face à la montée du capitalisme dans son village et à la perte des traditions. Les chevaux qui était comme le disait le réalisateur : « les ailles de l’homme » sont maintenant devenus un symbole de richesse. C’est pourquoi, le soir, il sort discrètement de chez lui pour libérer les chevaux et entendre le bruit de leurs sabots sur leurs terres. Les vols ont fait du bruit dans le village et tout le monde veut trouver le coupable, alors, on lui tend un piège : Centaure est démasqué. Malgré la protection de son cousin, qui promet aux villageois de l’emmener en pèlerinage, Centaure ne s’y intéresse pas et préfère s’éclipser pour ré-ouvrir sa salle de projection. C’en fut trop pour les habitants, qui après une réunion organisée sur la place, décident, par un vote unanime, l’expulsion de Centaure.
Centaure a comme les chevaux, perdu sa liberté. Il se fera tuer en libérant un cheval pour la dernière fois. Ce film est authentique et bouleversant, on ne peut s’empêcher de verser une larme.

Pensez au jour où vous tomberez, votre fils tombera avec vous, mais en se relevant aura un seul mot sur le bords des lèvres : « Papa ».


Aurore de Laulanié de Sainte Croix – 2nde1- Lycée Jean Moulin
2018/04/23 15:38 #bf7b-477d-ada5-cbe92e8ae58b
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Ce film raconte l’histoire d’un ancien voleur de chevaux dans un petit village du Kirghizistan. Il se nomme Centaure et mène une vie paisible avec sa femme muette et sourde ainsi que son fils de 5 ans qui ne parle toujours pas. Dans ce film, Centaure recommence à voler des chevaux mais avec un but précis qui est qu' aujourd’hui les chevaux sont maltraités alors qu’auparavant les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un.

j’ai bien aimé ce film du début à la fin, même si quelques fois, c’était compliqué de comprendre certains passages.

Enzo Blanchard – 2nde1 – lycée Jean Moulin

2018/04/23 16:51 #9186-4993-abdc-e3ca1fa5f18a
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Une œuvre à la fois libératrice et émouvante. Des personnages aux caractères uniques dans un environnement divisé, Aktan Arym Kubat nous plonge dans une réflexion contrastante d’une société en plein développement.

Centaure est un homme attaché à ses croyances les plus anciennes soient elles et de ce fait, se retrouve déchiré par des rêves mettant en scène les chevaux avec lesquels ses ancêtres vivaient en harmonie. Le mythe mais aussi la religion sont au sein de l’intrigue. Par l’expansion de la société de consommation et par l’arrivée de l’Islam, le personnage voit la tradition de son peuple devenir passé. Il refuse de s’adonner à la pratique religieuse islamique, ayant l’esprit tourmenté par ses ambitions humanistes.

Le film Centaure offre la vision d’un homme luttant contre la société, ce combat semble sans fin au premier abord mais tout nous laissait penser que Centaure poursuivrait sa lutte. L’homme nous montre deux aspects de son identité, il est à la fois un homme respectable et vivant simplement mais aussi, un « héros de la nuit » que les autres hommes qualifient de voleur malgré ses bonnes intentions. Hors du cadre familial, nous sommes en présence de personnes corrompues par la soif sociale qui persistent à s’élever en s’appuyant sur la souffrance des autres.

La libération est un thème central du film, comme le montre le personnage principal, par ses actions et ses motivations. Lors d’une scène répétée plusieurs fois au cours de l’intrigue, on voit l’homme les bras levés au ciel comme s’il prenait son envol ; en effet, cela peut symboliser la liberté, la délivrance de ses peines. Son regard est apaisé et ses gestes sont gracieux comme si il était en union avec sa monture, ce qui rappelle son lien spirituel avec les chevaux. La fin du film est une libération pour le personnage, nous sommes touchés de façon foudroyante par la succession des événements comme un remerciement du travail acharné de Centaure.

SZCZUREK Tiffany
MERINIS Juliette
Terminale L
Lycée Bonaparte, AUTUN
2018/04/24 09:19 #acd3-48df-b531-36f1add23167
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
L'histoire parle d'un père de famille qui , à la suite d'une vision, décide de libérer les « cracks » en les volant comme le faisaient se ancêtres. Au fil de l'histoire, on voit comment notre héros perd tout ce qu'il a, sa femme et son fils jusqu'à son bannissement du village.
L’intrigue du film nous laisse perplexe jusqu'au bout car on ne connaît pas l'identité du voleur. Les plans sont remarquables de beauté, la musique d'ambiance présente tout au long. L'histoire reste banale mais on s'y accroche car on veut voir le personnage retrouver une vie normale. Le genre dramatique est très bien réalisé, nous conseillons ce film car il est intéressant et nous permet de découvrir de nouvelles cultures.
Théo Moyon.
2018/04/24 09:21 #c4f5-46ca-86e1-61f20d44b46a
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Le film Centaure est un film dramatique, réalisé par Aktan Arym Kubat. Il est court et en même temps intense car certaines scènes font que ce film est très intéressant. Il se déroule dans un village du Kirghizstan, il raconte la vie de Centaure, une personne comme une autre mais qui, un jour, vole des chevaux et se fait attraper. Le parcours du personnage est bien construit car il ne les a pas volés pour le fait de voler. Il les a volés parce que pour ses ancêtres cela signifiait beaucoup d'avoir un cheval. Centaure veut transmettre ces valeurs à son fils et aussi essayer de perpétuer les valeurs de ses ancêtres. Au final, il a payé le prix fort en se faisant tuer pour avoir libérer des chevaux alors qu'ils ne lui appartenaient pas.

Killian Cormier.
2018/04/24 09:21 #ac43-40c1-9670-913f00831ed5
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Centaure, film dramatique, réalisé par par Aktan Arym Kubat est un film intéressant. Le déroulement de cette histoire est bien construit, il se déroule dans un village au Kirghizstan, un pays en partie musulman. Celui-ci a des traditions, comportant des légendes, le temps où les chevaux et les hommes étaient liés, ils ne faisaient plus qu'un. Centaure, le personnage principal les raconte souvent à son fils qui l'écoute avec attention. Il prend soin de sa famille (sa femme et son fils) durant tout le film alors que son passé de voleur de chevaux refait surface...
Centaure est un personnage calme, prêt à tout pour sa famille et défendre ses traditions. Ne vivant pas dans la richesse, il est tout le contraire de son cousin Karabaï, qui, lui est un homme riche qui possède des chevaux de valeur. Les costumes sont simples ou de tradition. Durant ce film, les plans d'ensemble sont présents, quelques gros plans et plans américains. La musique, quant à elle, est peu présente.
Je vous conseille ce film.
P.S : ne surtout pas regarder la bande annonce ! Elle donne trop d'éléments.
Mehdi De Meuleneire
2018/04/24 15:22 #12ab-4194-8f1d-11d6b89f6b42
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
L'histoire du film appartient au genre dramatique. Elle est pleine de péripéties, de rebondissements et de suspens. Par exemple, on se demande s'il va se passer quelque chose entre la vendeuse de boisson et le héros.
Le cheval prend une place très importante dans leur vie, au point que des chevaux sont volés.
Une scène m'a particulièrement choqué et déplu ; de confession musulmane, je n'ai pas apprécié lorsque Centaure quitte la mosquée avant la fin de la prière pour aller projeter un film. Cela est grave dans notre religion.
Toutefois l'histoire est intéressante même si elle est un peu floue ; elle se termine d'un coup sans suite. Je ne m’attendais pas à cela, et ça m'a un peu déçu. Sinon j'ai plutôt apprécié ce film.
Tarek Louail.
2018/04/26 16:36 #530a-443c-8056-f38945adce96
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Centaure est un film d’Aktan Arym Kubat, acteur et réalisateur de ce film.

Il raconte l’histoire de Centaure, qui, amoureux de chevaux et poussé par l’histoire mythique de la relation Homme/Chevaux dans ce pays du Kirghizstan, décide de voler les chevaux du village, animaux à qui on a fait perdre leur grandeur et leur liberté avec l’arrivée de la modernisation et de l’intégrisme.

Centaure est un film qui nous fait voyager à travers ces plaines et ces paysages à couper le souffle.
Cette photographie du film crée beaucoup de valeur dans ce film.

Le personnage principal transmet très bien les émotions, comme la scène où il galope sur son cheval (on a envie de le suivre dans sa liberté) ou aussi lors de la relation qu’il entretient avec son fils et sa femme (des moments très beaux et émouvants). Sa passion pour les chevaux crée autour de ce personnage, une puissance qui marque son caractère.

Le rôle des femmes nous permet d’être témoin de leur vie dans ce pays, vie très dure pour ces femmes.
Quant aux chevaux, on assiste au non-respect de l’homme envers la nature (ce qui émeut beaucoup car cette Nature si parfaite est montrée dans ces paysages et l’esprit de ne pas la respecter nous paraît impossible).

Le scénariste nous permet de connaître la culture et les traditions du Kirghizstan notamment avec les moments en famille.

Lorsque l’on va voir un film asiatique, on peut souvent avoir peur du contenu, (la peur de l’étranger), mais ce film a énormément de points positifs, une histoire douce et belle à l’image des paysages. Mais aussi une critique bien réussie de l’état des femmes dans ces pays ainsi que sur la maltraitance des chevaux qui touche le public fortement.
Le gros «plus» de ce film est sa fin. Une fin très belle et poétique, laissant venir la larme aux yeux, une fin qui laisse mourir l’acteur dans sa réussite.
Il vit pour les chevaux et meurt avec les chevaux.

Le seul bémol que je trouve à propos de ce film, c'est son aspect silencieux (la musique n’est pas très présente, la mère et le fils muets) tout cela crée une ambiance de vide sonore qui ne me plaît pas trop.

Encore un film qui sort de l’ordinaire, qui nous fait voyager à travers les pays et les cultures, qui nous touche sur des sujets d’actualité. Il nous touche aussi par son scénario et sa photographie. Un scénariste qui aime son pays non reconnu et qui veut transmettre cet amour. Un film que je recommande fortement.
Jérémie Bertrand - 2nde1- Lycée Jean Moulin
2018/04/28 18:14 #79b7-4f0f-9305-37592c2f1d78
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Centaure le voleur de chevaux.
Centaure est un film kirghize qui a été réalisé en 2017 et est sorti en salle le 31 janvier 2018. Il a été réalisé par Aktan Arym Kubat qui est aussi l’acteur principal. C’est l’histoire d’un homme qui vole les chevaux pour leur liberté et celle de son peuple car le cheval fait référence à leurs traditions. Mais un jour, il se fera attraper puis sera forcé à suivre la religion et il va passer un film pendant la prière, jugé par son village, il sera banni.
De nombreuses influences cinématographiques parcourent ce film, comme le western avec les chevaux, les grands espaces, comme les clins d’œil à Bollywood et au cinéma russe avec les affiches. Il y a aussi d’autres influences plus politiques et religieuses : le cinéma du village où Centaure était projectionniste, est interdit et transformé en mosquée. Enfin, il y a aussi les traces laissées par les soviétiques (le mari de Sharapat est mort lors de la guerre en Afghanistan).
Je n’ai pas aimé ce film car j’ai trouvé qu’il mettait du temps à se mettre en place, ces 1h30, je les ai trouvées finalement longues…
Meziane Gougis 2 bac pro log
2018/04/28 18:17 #410f-409c-aad8-3522e3cc7131
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Le destin de Centaure
Le réalisateur et l’acteur principal est le même, il s’appelle Aktan Arym Kubat. Le film est sorti le 31 janvier 2018 et dure 1h29. Centaure est un film kirghize, produit avec l’aide de la France, l’Allemagne et les Pays Bas.
Il raconte l’histoire de Centaure, un ancien projectionniste, qui vole des chevaux. Il a une femme muette et sourde et son fils refuse de parler. Un jour, il est attrapé et finit par être banni de son village.
Aktan Arym Kubat a voulu montrer à travers ce film que l’islamisation a pris le dessus sur les anciennes traditions des Kirghizes. Du coup, le personnage les perpétue en volant des chevaux pour les remettre ensuite en liberté. A cause de l’islamisation, il a perdu son métier de projectionniste, et il va tout faire pour se révolter. Aktan Arym Kubat montre qu’au Kirghiztan, il ya d’un côté la vie libre et de l’autre non libre, les deux côtés sont séparés par un pont.
Je vous conseille d’aller voir ce film, je trouve qu’il nous donne une leçon de vie, en évoquant que nous devons réagir pour défendre ce qu’on veut, ce qu’on est. En plus, de ça, le film est touchant car quand Centaure se fait tuer on a l’impression que son fils ressent ce qu’il se passe en criant plusieurs fois « PAPA » pour la première fois.
Anthony Ebermard 2 bac pro log
2018/04/28 18:22 #46f6-4165-9dd2-ce78c1a6f98a
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Le voleur de cracks
Le titre original du film est « Centaure », c’est un film réalisé par Aktan Arym Kubat qui est aussi le principal acteur. La nationalité de ce long métrage est kirghize.
C’est l’histoire d’un homme qui vole des chevaux pendant la nuit pour leur liberté et qui travaille le jour en tant que maçon. Il vit dans une petite maison avec sa femme (Maripa) et son fils (Nuredi) qui sont muets.
Les traditions sont celles des nomades, on voit ça dans la maison avec les tapis, ils dorment sur le sol ou encore avec la yourte de la voyante ou les images de chevaux qu’on voit partout.
Centaure est un travailleur, le jour, il s’occupe de sa famille, la nuit, il vole des chevaux pour la liberté, celle des chevaux, de sa famille, de son peuple.
Les chevaux nous évoquent une sorte de western kirghize : à travers les grands espaces, ils galopent, ils ont la liberté mais sont sous le pouvoir des humains.
J’ai bien aimé ce film dans l’ensemble, mais il manquait un peu d’histoire avec les chevaux, l’histoire raconte plus sa vie.
Lucas Rojao 2 bac pro log
2018/04/30 15:46 #04f4-439e-858a-7ddb6e8556ee
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure.
Jai bien aimé l'histoire de ce film, un homme qui aime les chevaux et qui se sent libre quand il en chevauche un. Une relation entre un homme et un cheval, j'ai trouver ça magnifique ! Par contre la fin m'a déçu : l'homme se fait tirer dessus et meurt après avoir libéré des chevaux dans un camion et son fils muet arrive à parler… sinon le film était bien et les paysages étaient magnifiques.
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/04/30 15:47 #80ae-4a52-9a1b-1e062e21eda9
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure.
Jai bien aimé l'histoire de ce film, un homme qui aime les chevaux et qui se sent libre quand il en chevauche un. Une relation entre un homme et un cheval, j'ai trouver ça magnifique ! Par contre la fin m'a déçu : l'homme se fait tirer dessus et meurt après avoir libéré des chevaux dans un camion et son fils muet arrive à parler… sinon le film était bien et les paysages étaient magnifiques.
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/05/03 11:46 #3db9-4a1a-aef3-aac6ca4e1f34
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Lindsay ROBINOT-JONES Avril 2018
1èreL1

Critique du film « Centaure » de Aktan Arym Kubat

Centaure de Aktan Arym Kubat est un film émouvant et captivant qui se présente comme un western au cœur d’un pays aux magnifiques paysages, le Kirghizistan. Le scénariste, réalisateur et acteur Kubat, surnommé « Centaure » dans son film, est un ancien projectionniste de cinéma qui se révolte contre la disparition de la tradition dans son pays au profit de nouvelles menaces, en particulier celle de la religion islamique. La salle de projection de Kubat a disparu puisque dans son pays, on a fermé des salles de cinéma pour y installer des moquées au nom du djihad.
Le personnage principal souhaite également libérer les chevaux qui sont progressivement éliminés et abattus pour des fêtes au Kirghizistan. Ainsi, il s’empare de chevaux de course pour profiter d’un instant de bonheur traditionnel en galopant avec eux, puisque « les chevaux sont les ailes de l’homme », puis les relâche dans la nature. En effet, les Kirghizes font partie des peuples nomades d’Asie centrale qui ont entretenu durant des millénaires une relation fusionnelle avec leurs chevaux, d’où l’union homme-cheval qu’on retrouve à la fois dans le titre du film et dans le nom du personnage éponyme, Centaure. De ce fait, Centaure représente la rébellion, la révolte, la liberté de pensée face à la religion qui emprisonne les mœurs. En outre, il symbolise les chevaux, le cinéma, le rêve qui sont désormais interdits par l’islam.
Aktan Arym Kubat parvient à faire passer son message à travers un film dépaysant, de par de magnifiques plans d’ensemble de paysages et l’exposition d’une culture et d’une tradition plutôt méconnue, notamment lorsque Aktan raconte à son fils des récits épiques d’une nation conquérante et fière, désormais soumise à divers périls : le pouvoir de l’argent et la religion islamique. Les jeux d’ombre et de lumière sont également très fréquents, donnant ainsi un rendu émouvant. Centaure est un film original, atypique qui nous donne une vision d’un pays plutôt ignoré et incompris. Les personnages sont attachants et touchants. Soulignons en particulier le jeu exceptionnel de l’acteur principal, réalisateur et scénariste qui interprète à merveille son rôle ; jeu accentué par le fait que les ambitions du personnage ne sont finalement pas si différentes de celles du réalisateur Kubat. Ainsi, éprouve-t-on le sentiment d’avoir un acteur et personnage qui ne font qu’un. L’acteur filme en fin de compte sa propre réalité et celle de ses ancêtres, puisque c’est d’abord un récit personnel, qui se mêle à une histoire commune.
En somme, Centaure est un film émouvant et touchant qui explore l’importance de la tradition et de l’identité kirghize. Le personnage principal Centaure représente le désir indomptable de libération. C’est avant tout un film sur la liberté perdue d’un peuple contre l’enrichissement, le culte du pouvoir et l’emprise de la religion.
2018/05/04 11:53 #ce8a-448a-ba00-dcf05dba1a1f
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
Destiné à la liberté

Là où les liens familiaux priment
Dans les foyers où la croyance opprime
Des hommes en proie de liberté
Peuvent parfois oublier les vertus de la loyauté
Il s'est promis de ne jamais oublier
Ce que les Dieux ont décrété
Dans certaines légendes effacées
Datant des siècles derniers.
Cet homme au cœur brisé
De voir des chevaux en totale captivité
Donnera son cœur et son honneur
Pour sauver ces bêtes de leur douleur
Afin de retrouver sa paix intérieure
Anéantissant ce mal-être
L'empêchant d'atteindre le bonheur.

Clémence Blanchot & Alicia Badstuber
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/05/06 16:09 #c490-459f-b88b-8a76a557b29f
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Centaure est un film dramatique, réalisé en 2018 par Aktan Arym Kubat. Il dure 1 heure et 30 minutes. Il a été tourné au Kirghizistan avec comme acteurs principaux Aktan Arym Kubat dans le rôle de Centaure, Nuraly Tursunkojoev, le fils de Centaure, Zarema Asanalieva qui interprète sa femme. Ce film est diffusé en version sous-titrée dans plusieurs langues comme le français, le néerlandais, l'allemand et bien sûr en kirghiz.
Centaure est un ancien voleur de chevaux qui vit avec son fils de 5 ans et sa femme, sourde-muette avec qui il mène une vie paisible. Un jour Centaure vole un cheval d’une grande valeur à son cousin qui a fait fortune dans l’élevage de chevaux. Il ne sera pas le premier accusé car le cousin ne pouvait imaginer une telle chose. Ce dernier alla prier pour retrouver son cheval Thor et miraculeusement il le retrouva. Mais quelques jours plus tard Centaure revient voler son cousin et essaye de lui prendre un autre cheval de grande valeur mais malheureusement il se fait attraper et est alors confronté à son cousin qui ne comprend pas pourquoi Centaure lui vole des chevaux. Centaure se lance alors dans une plainte désespérée durant laquelle il démontre à son cousin à quel point celui-ci est corrompu par l'argent, qu'il a perdu toute notion de partage que les anciennes pratiques, avec leur culture d'éleveurs de chevaux.
Centaure est amené au tribunal de son village. Le cousin le défend, touché par les propos de Centaure et réussit aussi à convaincre les autres membres du village et propose comme sanction une éviction du village au lieu d'un travail forcé.
Mais, alors qu'il erre, il est témoin d'un enlèvement de chevaux enfermés dans une remorque, mal traités. Il les libère, s’échappe avec eux mais est abattu.
J’ai trouvé personnellement ce film très passionnant car il raconte une vraie histoire d’un homme voleur de chevaux et il permet aussi de nous montrer la culture ancestrale de ces hommes des plaines du Kirghizistan et comment au fil des années elle a pu autant changer. Selon moi le seul point négatif serait qu’il met trop de temps à rentrer dans le cœur du sujet, le début du film est très lent.

Benjamin, Lycée Professionnel Eugène Montel, Colomiers.
2018/05/07 15:41 #0903-4995-84b2-68c704b07ef1
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Centaure

Centaure, dernier film dans le cadre du Prix Jean Renoir réalisé par Aktan Abdykalykov qui interprète à la fois le rôle du personnage principal, nous fait découvrir un film magnifique sur l’équidé et les anciens dictons kirghiz à travers des cadres naturels splendides : remplis de paysages de montagnes et de chevaux galopant dans les plaines.

Il s’agit de l’histoire de Centaure un ancien projectionniste dont nul ne connaît le véritable nom, marié avec une femme sourde et ayant un enfant de cinq ans ne parlant pas. Autrefois voleur de chevaux, il a désormais la vie rêvé et aime raconter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un.
Mais un beau jour, un cheval est volé et tout mène à accuser Centaure...

Ces animaux étant un symbole de liberté, ils montrent les changements de la société kirghize en peu de temps. Centaure, lui, regrette l’ancien temps, un temps ou les chevaux étaient liés aux hommes et égaux, où les hommes avaient du respect pour ces animaux, il ressent donc le besoin de faire comme dans le passé tandis que la société avance, grandit et change dans un nouveau mode de vie.
Il se doit de continuer à vivre tel que dans le passé, en rendant la liberté aux chevaux, ce qui n’est pas l’avis de tout le monde dans le village, où il s’agit du plus riche qui gagne comme dans la société occidentale. C’est pour cela que ce film est une manière réussie de montrer les conflits d’une société bouleversé.

Pour ma part, c’est un film que j’ai trouvé très original comparé aux autres du Prix Jean Renoir, il sort de l’ordinaire, il est « naturel » et nous montre un autre univers que celui que nous connaissons aujourd’hui. De même les plans fixes ou les plans séquences plus lents que ce que nous avons l’habitude de voir forcément nous amènent dans un autre univers.

Le fait que le réalisateur ait axé son film autour des chevaux et sur la relation père-fils qui est pour lui comme sa propre religion, en fait un film touchant.
De plus, quand sa femme et son enfant partent, il y a une sorte de bouleversement, tout est plus triste. La scène de fin m’a énormément touchée. Une fin tragique et bouleversante pour un film très réussi.


Bivent Manon – 2Com1 - Lycée Ernest Ferroul Lézignan Corbières
2018/05/07 16:47 #741a-4650-a261-b7a9634e14a9
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Critique du film "Centaure"

Centaure, un film humaniste et porteur des traditions d'un pays

Centaure, sorti le 31 janvier 2018, est un film kirghiz de Aktan Arym Kubat. Le réalisateur, également de nationalité kirghiz, a débuté sa carrière en 1990 en réalisant des courts métrages. Ses œuvres les plus notables sont "Le Singe" (2002), "Le voleur de lumière" (2011) ainsi que son film le plus récent "Centaure" (2018). Dans ce dernier long-métrage, le réalisateur y joue aussi le rôle du personnage principal, Centaur, ancien voleur de chevaux. Ce dernier mène maintenant une vie paisible avec sa famille et conte à son fils âgé de cinq ans les mythes anciens où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un et où les hommes guerriers étaient fiers de leur pays. Cependant, le vol d'un cheval de course va faire basculer le cours de l' existence de Centaure, faire ressurgir ses actes passés et l'exposer à la justice des Hommes…

Le réalisateur, à travers ce long-métrage, veut remettre au goût du jour les racines de son peuple et mettre en lumière les liens anciennement très proches entre hommes et chevaux. Les histoires que Centaure raconte à son fils démontrent le message que veut transmettre le réalisateur : celui d’une société centrée sur l’individu et le profit qui s'est perdue. Quant aux chevaux, ils sont désormais uniquement considérés comme un moyen de rapporter de l’argent, donc un moyen supplémentaire pour dénoncer la capitalisation grandissante d’un pays en développement. Le portrait de Centaure est émouvant et très fort : alors qu'il est exclu de son propre village, il nous apparaît comme un sage épris de liberté voire un héros incompris.

De même, nous pouvons remarquer dans le pays l'omniprésence de la religion notamment musulmane qui transforme la vie quotidienne et les relations entre villageois. En effet, Centaure est « forcé» de pratiquer cette religion afin d’être purifié de ses actes. Les habitants, sous l'emprise de la religion, attribuent alors à la religion un aspect purificateur et bienveillant et délaissent leurs anciennes croyances. Plus positivement, nous pouvons à la fin du film penser au Bouddhisme puisque que lorsque l’enfant se met à parler pour la première fois, il dit « papa » et au même moment, on comprend que son père meurt. On pourrait alors penser à une réincarnation du père en son fils.

Enfin, nous percevons aussi l’importance de l’art notamment de l’art cinématographique. Centaure était un ancien projectionniste et semble toujours y porter une grande importance. On pourrait alors se demander si le réalisateur voulait aussi transcrire sa passion à l’écran et la dévoiler à travers son personnage principal.

Centaure est un beau film symbolique, bien différent des films que l'on a l'habitude de voir. Il apparaît un peu comme une fable montrant les belles traditions et l'identité du peuple Kirghiz et exprimant son opposition aux valeurs actuelles de ce pays en développement en pleine capitalisation qui oublie son histoire et a tendance à s'enfermer obstinément dans la recherche de l'argent et du pouvoir.


Critique rédigée par Roxanne Verse - Classe de 1ère L
2018/05/07 17:01 #c708-4b17-954f-abe0d91ea3d4
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Critique du film "Centaure"

Centaure, un film humaniste et porteur des traditions d'un pays


Centaure, sorti le 31 janvier 2018, est un film kirghiz de Aktan Arym Kubat. Le réalisateur, également de nationalité kirghiz, a débuté sa carrière en 1990 en réalisant des courts métrages. Ses œuvres les plus notables sont "Le Singe" (2002)," Le voleur de lumière" (2011) ainsi que son film le plus récent "Centaure" (2018). Dans ce dernier long-métrage, le réalisateur y joue aussi le rôle du personnage principal, Centaur, ancien voleur de chevaux. Ce dernier mène maintenant une vie paisible avec sa famille et conte à son fils âgé de cinq ans les mythes anciens où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un et où les hommes guerriers étaient fiers de leur pays. Cependant, le vol d'un cheval de course va faire basculer le cours de l' existence de centaure, faire ressurgir ses actes passés et l'exposer à la justice des Hommes…

Le réalisateur, à travers ce long-métrage, veut remettre au goût du jour les racines de son peuple et mettre en lumière les liens anciennement très proches entre hommes et chevaux. Les histoires que Centaure raconte à son fils démontrent le message que veut transmettre le réalisateur : celui d’une société centrée sur l’individu et le profit qui a perdu son identité. Quant aux chevaux, ils sont désormais uniquement considérés comme un moyen de rapporter de l’argent, donc un moyen supplémentaire pour dénoncer la capitalisation grandissante d’un pays en développement. Le portrait de Centaure est émouvant et très fort : alors qu'il est exclu de son propre village, il nous apparaît comme un sage épris de liberté voire un héros incompris.

De même, nous pouvons remarquer dans le pays l'omniprésence de la religion notamment musulmane qui transforme la vie quotidienne et les relations entre villageois. En effet, Centaure est « forcé» de pratiquer cette religion afin d’être purifié de ses actes. On attribue alors à la religion un aspect purificateur et bienveillant. Plus positivement, nous pouvons à la fin du film penser au Bouddhisme puisque que lorsque l’enfant se met à parler pour la première fois, il dit « papa » et au même moment, on comprend que son père meurt. On pourrait alors penser à une réincarnation du père en son fils.

Enfin, nous percevons aussi l’importance de l’art notamment de l’art cinématographique. Centaure était un ancien projectionniste et semble toujours y porter une grande importance. On pourrait alors se demander si le réalisateur voulait aussi transcrire sa passion à l’écran et la dévoiler à travers son personnage principal.

Centaure est un beau film symbolique, bien différent des films que l'on a l'habitude de voir. Il apparaît un peu comme une fable montrant les belles traditions et l'identité du peuple Kirghiz et exprimant son opposition aux valeurs actuelles de ce pays en développement en pleine capitalisation qui oublie son histoire et a tendance à s'enfermer obstinément dans la recherche de l'argent et du pouvoir.


Critique rédigée par Roxanne Verse – Classe de 1ère L.



2018/05/08 17:18 #2c95-49ea-8039-b87e09996373
LycéePRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Centaure d’Aktan Arym Kubat

Qui savait avant de voir Centaure situer le Kirghizistan sur une carte ? C’est l’un des atouts de ce film et ce n’est pas le seul. Dès la vision de l’affiche, le spectateur est convié à un voyage dans les steppes de l’Asie centrale pour découvrir un peuple marqué par la civilisation du cheval. Mais cette découverte n’est pas qu’un tableau touristique, c’est aussi un choc entre la tradition et la modernité parfois rugueuse. Centaure, un ex-projectionniste de cinéma à l’épouse muette comme son fils de cinq ans rend hommage aux coutumes de ses ancêtres en volant des chevaux de course pour les chevaucher la nuit. Pourtant, quel piètre voleur puisqu’il relâche son butin une fois le forfait accompli. Car il ne fait pas cela pour de l’argent mais pour être libre dans des cavalcades nocturnes insensées, pour se rappeler de Karbar Ata, figure protectrice légendaire des « chevaux qui sont les ailes de l’homme » comme il l’explique patiemment à son fils. Cet homme cheval est un anti-héros derrière qui se cache un super-héros. Accusé à tort d’adultère par une voisine mais aussi d’être un agitateur dans un village gangréné par l’argent et l’intégrisme musulman, Centaure est un affranchi irrévérencieux qui lutte avec ses modestes moyens contre l’oppression, la corruption, et la tyrannie des cerveaux. Il diffuse dans son ancien cinéma devenu mosquée un film démontrant que la culture est un outil d’éveil des consciences. Le cinéma éduque et le réalisateur Aktan Arym Kubat qui est aussi l’acteur principal priviligie l’humour noir, le burlesque à l’image d’un Charlie Chaplin. « Si tu veux apprendre quelque chose aux gens, le sourire, l’humour servent plus ton propos que le sérieux » affirme-t-il. Centaure n’est donc pas un film didactique, il se rapproche d’un Timbuktu par le propos et d’Urga par la forme. C’est un western moderne où le réalisateur apprécie les plans larges à la manière de John Ford. Aktan Arym Kubat filme la vie en cinémascope, son personnage se ballade symboliquement avec les bobines du film La Pomme Rouge de Tolomouch Okeev, père du cinéma kirghize, tel un « voleur de lumière ». Il s’échappe une dernière fois au moment précis où son fils se met enfin à dire papa dans un bouleversant montage alterné.

TGA1, Lycée Magenta de Villeurbanne.
2018/05/09 08:15 #c5a8-4756-a4e9-1fca65452579
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Centaure, un homme « à cheval »

A la faveur de la nuit, un homme s’introduit dans un enclos et subtilise un magnifique pur-sang, partant au galop dans la steppe, étendant les bras, ivre de liberté. Centaure, incarné par le réalisateur lui-même, Aktan Arym Kubat, semble pourtant, dans la vie de tous les jours, un homme ordinaire qui mène une existence sans heurt auprès de sa femme et de son fils dans un petit village kirghize. Mais Centaure, comme le suggère ce simple surnom, est double et secret : il a bien sûr un pied dans la société actuelle, terre-à-terre, où il travaille dans le bâtiment, et l’autre, dans la nuit, dans le monde du mystère et des rêves, du possible : lorsqu’il galope éperdument, les yeux au ciel et les bras comme des ailes, il abolit le temps et la contrainte ; il embrasse enfin son âme. La vie diurne apparaît comme l’exact contre pied de cette apothéose : tout y est nivelé au ras du sol. Si l’on excepte le cercle familial, Centaure est vis-à-vis des autres hommes une créature insignifiante, dépourvu de richesses matérielles, tout au plus une force de travail ; et la steppe même, cadre des évolutions du personnage, est de jour d’une écrasante platitude. Il lui faut le souffle créateur que véhicule Centaure la nuit pour redevenir alors le paysage des légendes ancestrales, la terre de ce Kambar Ata, l’écuyer céleste, qu’il invoque, ce dieu qui veille sur les chevaux et les esclaves.
Car la force de transfiguration de Centaure dépasse les limites de l’individu ; s’il sait rétablir la continuité entre son être singulier et l’âme du peuple kirghize, il a surtout le pouvoir d’étendre cette harmonie, de la diffuser parmi les autres hommes :car de son vrai métier, il était projectionniste. Centaure est donc le médiateur, celui qui sait susciter, révéler, dans la nuit féconde d’une salle de cinéma. D’ailleurs, même s’il a perdu cet emploi, il continue par d’autres voies : il émerveille, à la maison, son fils muet par le récit des légendes fondatrices pendant que défilent les images d’une lanterne magique ; à la fin du film, il fait cadeau de ses bobines à deux adolescents.
Malheureusement, Centaure paie cher cette beauté : s’il est sublime, il est seul de son espèce. Pour préserver cette force créatrice, il doit défendre âprement son indépendance contre tout ce qui tente de l’assimiler, donc de le déposséder de lui-même : d’une part les valeurs capitalistes, incarnées par son riche cousin Karabay et qui gangrènent peu à peu la culture traditionnelle, d’autre part la montée de l’islamisme radical, et enfin Charapat, amoureuse de lui, qui tente de le séduire malgré son état de mari et père. Il est donc rejeté de tous côtés (par sa femme même, qui le croit infidèle) et contraint en fin de compte à l’exil pour n’avoir pas renoncé à son âme : sous cet angle, le film semble promettre un avenir plutôt sinistre pour la beauté et pour l’humanité.
La dernière séquence nous montre Centaure, errant, dont la route croise celle de chevaux sauvages prisonniers que l’on peut imaginer promis à la boucherie. Fidèle à lui-même, il les libère et est alors abattu par l’un des hommes qui les gardaient. Or il se trouve que cette scène s’est déroulée sous les yeux de sa femme et de son fils, qui empruntaient alors un pont voisin : la dernière image est celle de l’enfant qui, comme s’il cherchait à son tour à joindre deux rives –ou deux époques–, étend les bras et crie enfin « Papa ! ». Ainsi donc, au-delà même du tragique du dénouement, l’humain, l’âme, le sens, n’abdiquent pas : si l’un meurt, le suivant assure le relais. A travers « Centaure », Aktan Arym Kubat semble en fait nous livrer un instantané d’une société en mutation, dont l’avenir paraît compromis. Alors, comme celui qu’il incarne, il en sauve ce qu’il peut et le partage, comme pour dire : « N’oublions pas… ».

Margueritte BERTRAND. TL. Lycée Bonaparte
2018/05/09 11:13 #551b-4bdd-9d0a-e3511f4f3504
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film humaniste et porteur des traditions d'un pays


Centaure, sorti le 31 janvier 2018, est un film kirghiz de Aktan Arym Kubat. Le réalisateur, également de nationalité kirghiz, a débuté sa carrière en 1990 en réalisant des courts métrages. Ses œuvres les plus notables sont "Le Singe" (2002), "Le voleur de lumière" (2011) ainsi que son film le plus récent "Centaure" (2018). Dans ce dernier long-métrage, le réalisateur y joue aussi le rôle du personnage principal, Centaur, ancien voleur de chevaux. Ce dernier mène maintenant une vie paisible avec sa famille et conte à son fils âgé de cinq ans les mythes anciens où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un et où les hommes guerriers étaient fiers de leur pays. Cependant, le vol d'un cheval de course va faire basculer le cours de l' existence de Centaure, faire ressurgir ses actes passés et l'exposer à la « justice » des Hommes…

Le réalisateur, à travers ce long-métrage, veut remettre au goût du jour les racines de son peuple et mettre en lumière les liens anciennement très proches entre hommes et chevaux. Les histoires que Centaure raconte à son fils démontrent le message que veut transmettre le réalisateur : celui d’une société centrée sur l’individu et le profit qui a perdu son identité. Quant aux chevaux, ils sont désormais uniquement considérés comme un moyen de rapporter de l’argent, donc un moyen supplémentaire pour dénoncer la capitalisation grandissante d’un pays en développement. Le portrait de Centaure est émouvant et très fort : alors qu'il est exclu de son propre village, il nous apparaît comme un sage épris de liberté voire un héros incompris.

De même, nous pouvons remarquer dans le pays l'omniprésence de la religion notamment musulmane qui transforme la vie quotidienne et les relations entre villageois. En effet, Centaure est « forcé» de pratiquer cette religion afin d’être purifié de ses actes et de respecter la décision de son village. On attribue alors à tort à cette pratique un aspect purificateur et bienveillant. Plus positivement, nous pouvons à la fin du film penser au Bouddhisme puisque que lorsque l’enfant se met à parler pour la première fois, il dit « papa » et au même moment, on comprend que son père meurt. On pourrait alors penser à une réincarnation du père en son fils.

Enfin, nous percevons l’importance de l’art notamment la force de l’art cinématographique. Centaure était un ancien projectionniste et semble toujours y porter une grande importance. On pourrait alors se demander si le réalisateur voulait aussi transcrire sa propre passion à l’écran et la dévoiler à travers son personnage principal.

Centaure est un beau film symbolique, bien différent des films que l'on a l'habitude de voir. Il s'apparente un peu à une fable montrant les belles traditions et l'identité du peuple Kirghiz et exprimant son opposition aux valeurs actuelles de ce pays en développement en pleine capitalisation qui oublie son histoire et a tendance à s'enfermer obstinément dans la recherche de l'argent et du pouvoir.


Critique rédigée par Roxanne Verse et Allison Manigault– Classe de 1ère L.



2018/05/09 11:15 #24c9-4c20-9b6b-2c00be7ee2f8
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film sensible et touchant


Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat sorti en janvier 2018. L’histoire se concentre sur une légende rappelant l’importance des chevaux dans le Kirghizistan. Un homme, l’acteur principal mais aussi le réalisateur, en est très attaché et chaque nuit, va tenter de délivrer les chevaux appartenant à d’autres villageois très riches. Le personnage a aussi une famille très présente dans l’histoire : il est très lié à sa femme sourde et muette et à son jeune fils qui ne parvient pas à parler pour une raison inconnue. Un jour, les méfaits de Centaure sont découverts et l’homme est restreint à des règles, sa femme décide de s’en aller avec l’enfant. Il ne lui reste plus rien ; il a tout perdu.

Nous avons beaucoup apprécié l’intrigue de ce film ainsi que les acteurs. En effet, ces derniers jouent très bien et il se dégage grâce à leur investissement (le réalisateur est l’acteur principal) un naturel dans le film. L’histoire met en avant des valeurs parfois oubliées dans notre société actuelle, aussi bien au Kirghizistan qu’autre part dans le monde. En outre, l’argent ne fait pas le bonheur et peut mener à des excès de violence. Ceci est démontré par cette famille pauvre qui arrive parfaitement à vivre avec ses moyens et de l’amour. Cet amour permet d'apprécier cette famille très soudée notamment dans la relation entre père et fils, leur lien est plusieurs fois démontré comme très fort tout au long du film.
D’ailleurs, à la fin, lorsque Centaure meurt assassiné, son fils tombe de la même façon, un moyen symbolique de représenter ce lien. Cette fin est très touchante car le premier mot que l’enfant prononce est celui de « papa ». Il s’apprête à le retrouver sans même savoir qu’il vient de mourir. La famille aurait pu se reconstruire mais l’acteur principal décide de délivrer à nouveau des chevaux ; ce qui le conduit à la mort. Il possède une passion et des valeurs qui ne peuvent s’éteindre. Cette morale nous a profondément émues et c’est avec les larmes aux yeux que nous sommes sorties du cinéma.

Le réalisateur a voulu remettre au goût du jour toutes les traditions construites pendant des milliers d’années dans son pays et qui sont actuellement menacées par la mondialisation, la richesse et l’égoïsme. La religion est aussi un thème à ne pas oublier de mentionner car elle est très présente dans l’histoire. Aktan Arym Kubat a réussi à travers ce film à nous présenter son pays et donc à célébrer sa culture.

Texte rédigé par Camille Lecardonnel et Aurore Veron – Classe de 1ère L.
2018/05/09 11:20 #7eed-4b81-9bca-f0810e669ecc
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film esthétique et touchant qui réhabilite les traditions


Un film de Aktan Arym Kubat, avec Aktan Arym Kubat et Taalaikan Abazova.

Pour commencer, ce n'est pas un film que je serais allé voir tout seul car déjà il est très peu distribué et peu de promotion a été menée autour de ce film et car le sujet ne m'aurait pas forcément intéressé à première vue.
Le film parle de l'abandon des traditions, de la considération et du regard que portent les gens en général envers ceux qui essaient de perpétuer ces traditions, de religion (et plus particulièrement de l'Islam). Les traditions ancestrales de cette partie du monde – le Kirghizistan - ont d'abord été gommées par l'URSS puis par la mise en place du capitalisme et la montée du radicalisme religieux.

Le film met en scène un homme, ancien projectionniste qui s'appelle Centaure, qui est très attaché aux traditions et qui entend bien les respecter. Pour ce faire, il est prêt à tout y compris à voler la nuit les chevaux de course des habitants de son village pour les remettre en liberté en les chevauchant dans les grandes plaines d'Asie Centrale. Dans la journée, il mène une vie tranquille auprès de sa femme sourde et muette et de son fils qui ne décroche pas un mot.

Le film est très bien fait, l'histoire est très belle et même la musique est réussie. Les acteurs remplissent également « leur job », très subtilement. Pour montrer les beaux paysages de son beau pays, le Kirghizistan, Kubat utilise de nombreux plans d'ensemble. Le film joue beaucoup sur la symbolique notamment à la mort de Centaure : c'est comme si Centaure s'était réincarné dans le corps de son fils qui se met alors à parler pour la première fois.

Le film est poignant et passe très vite. La scène ou Centaure parle à son cousin des traditions perdues et du rapport qu'entretenaient les chevaux avec les hommes avant les temps modernes est très émouvante et l'acteur frappe fort et juste.
Centaure est un personnage fort, un héros des anciens temps, un petit peu seul contre tous. Certains acceptent facilement le capitalisme et comptent vivre en délaissant leurs traditions ancestrales alors que les autres vivent avec de nouvelles traditions et adoptent d'autres religions comme le culte musulman.
Enfin, Centaure est un film esthétique. L'image y est très belle, ce qui permet de mettre en valeur l'histoire, les décors et bien sûr, les paysages. On ressort du cinéma presque changé, rempli d'images d'un autre monde.

Texte rédigé par Lucas Félon – Classe de 1ère L.

2018/05/09 11:23 #8d02-4d60-9a2a-d9e73d49f3e8
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film triste et inédit


Le film Centaure que nous avons vu en mai 2018 a éveillé notre curiosité de par son intérêt pour les cultures d'autrui, de par la diversité d'opinions que le film a voulu mettre en évidence sur divers sujets (lien des hommes avec la nature et les chevaux, importance des traditions d'un pays et de la famille, place de la religion...).

Nous avons apprécié le film bien que le fond soit triste, que le message soit un peu moralisateur et nous montre que l'abandon des traditions est parfois cruel et immoral. Nous avons été émus par la fin du film, quand bien même jusqu'à faire couler quelques larmes.
C'est la découverte d'un pays que l'on ne connaissait pas, d'une culture inconnue, d'un monde extérieur. Un film rare, à voir.

Texte rédigé par Ambre Coquet et Yann Vellaine – Classe de 1ère L.
2018/05/11 12:37 #4ac6-47f5-a647-fd7b4671da08
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
CENTAURE
Ce film parle d’un modeste maçon, dont personne ne se rappelle du nom.
C’est donc pour ça que tout le monde le surnomme « Centaure ». Il vit avec sa femme sourde-muette, Maripa, ainsi que son fils Nurberdi, de 5 ans, lui aussi muet. Passionné par les chevaux, il veut leur rendre leurs liberté.

Plusieurs thèmes se mêlent, c’est un choc de culture, entre la religion, la tradition, la modernité et l’arrivée de la culture Occidental.

Ce film est magnifique, il m’a vraiment touché et j’ai beaucoup aimé le personnage de Centaure, qui lui fait vraiment passer d’énormes sentiments, il nous fait ressentir son amour pour les chevaux et c’est merveilleux.
J’ai également beaucoup aimé les scènes où on sent qu’il aime ce qu’il fait et qu’il est libre.

Deux scènes m’ont particulièrement touché, c’est en premier temps celle où malheureusement le personnage principal se fait tuer, et où on peut se dire que celui qui l’a tué, a enlevé la voix de Centaure pour la donner à son fils qui est muet.
La seconde scène est celle où il essaye malgré tout de sauver le crack de son cousin, alors qu’il sait ce qu’il risque, il chevauche en liberté dans un plan serré à l’atmosphère splendide.

« Centaure » est un film touchant, beau et magnifique, peut-être le plus réussi de la sélection.

Doriane Tomas, 2 Com 1, Lycée E Ferroul, Lézignan-Corbières.
2018/05/11 14:39 #6554-479c-b0a0-1f50b748078c
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Centaure est avant tout un film plein d’émotions : on est choqué quand Sadyr frappe la vendeuse qu’on soupçonne d’être la maîtresse de Centaure. On est surpris quand on découvre la raison pour laquelle Centaure a « volé » les chevaux. On ressent le bonheur de Centaure et sa sensation de liberté quand il galope sur le dos des chevaux.
Centaure est aussi un film qui traite avec finesse de la place de la religion dans la société, même s’il se déroule au Kirghizistan, qui semble si loin de nous ! On y découvre le chamanisme kirghiz, mais aussi la dictature des islamistes : le procès de Centaure est l’affrontement de ces deux univers religieux. La tolérance est au cœur du film. Selon nous, la religion doit être quelque chose de rassurant, de serein : ici elle apparaît comme punitive et privative des libertés. L’islamisme dans le film prive les habitants des plaisirs du cinéma, les oblige à trouver de l’argent pour se rendre obligatoirement à La Mecque. Le peuple kirghiz, lui, était un peuple nomade et chamanique.
La fidélité aux traditions ancestrales sous-tend le film : rendre la liberté aux chevaux, c’est aussi rendre sa liberté à l’homme. Cette métaphore de la liberté confère une poésie à ce long-métrage. La société kirghize a été influencée aussi par le capitalisme, symbolisé par l’élevage privé des chevaux et le SUV du cousin de Centaure. Ce dernier veut retrouver les traditions délaissées. On y voit aussi apparaître une procession orthodoxe, signe de la colonisation soviétique. Tout cela met en évidence la douleur de Centaure qui est celle du peuple kirghiz.
Pour certaines raisons, certains d’entre nous n’ont pas aimé ce film : d’abord, nous nous sommes ennuyés, car le rythme nous a semblé trop lent, avec trop peu d’actions. Ensuite, les couleurs nous paraissaient ternes et nous empêchaient de nous projeter dans le film. L’univers était peut-être trop étranger à notre monde pour que nous arrivions à nous attacher aux personnages, auxquels nous n’arrivions pas à nous identifier. La bande-annonce nous laissait entrevoir une tout autre histoire, plus centrée sur les chevaux. Malgré tout, la fin du film nous a touchés : cette fin où le petit garçon prononce « Papa » au moment où son père meurt est vraiment émouvante. C’est là encore que se manifeste toute la poésie du film.

Critique collective de la classe de 1S2S1
2018/05/13 20:54 #52ac-4134-b05e-2022783bb307
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Centaure est un film qui réalisé par Aktan Arym Kubat qui interprète également le personnage principal. Il a fait le choix de jouer ce personnage car il s'identifie parfaitement à lui. Nous pensons que ce choix est judicieux car il peut ainsi mieux communiquer ses émotions, sa passion et son histoire à travers Centaure, un voleur de chevaux. Nous trouvons que sa raison de le faire est compréhensible et humaine car il veut respecter ses origines et ses traditions qui disparaissent peu à peu. Il a consacré sa vie aux chevaux, c'est émouvant.
Ce film a été tourné au Kirghizistan, un pays situé en Asie Centrale, il y a donc une grande différence de culture par rapport à la nôtre, nous avons donc bien aimé la découvrir. La religion est très présente, mais traitée de manière humoristique lors d'une prière.
En conclusion, ce film dévoile la misère, la violence, l'amour des chevaux mais aussi la cruauté des hommes envers eux. Nous avons trouvé ce film bien tourné. Il exprime le désir de liberté.

Colyne,Emmie et Agathe
2018/05/13 21:01 #0cc4-4006-b478-d7b67337c58d
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
"Centaure" est un film kirghize, racontant l'histoire d'un personnage surnommé Centaure (son vrai nom ayant été, apparemment oublié selon les autres personnage du film ), ancien projectionniste, reconverti en ouvrier de construction. Centaure est inquiet de voir la culture kirghize disparaitre, et surtout le rapport avec les chevaux rompu.

Le film commence avec Centaure s'introduisant dans la propriété de ce qui s'avérera être plus tard son cousin, éleveur et vendeur de chevaux, pour "voler" un cheval et galoper avec. Son cousin ne connaissant pas qui est le voleur, voudra le rattraper pour le faire payer.

Ce film exprime selon moi plutôt bien la volonté de montrer la disparition de cultures ancestrales et cela également en Europe de par la culture américaine (le terme de culture occidentale étant selon moi une erreur, mais ceci est une autre question) du fait de la mondialisation. Cependant je trouve la fin du film légèrement convenue, même si je pense que quelque chose vu mille fois n'est pas forcément un défaut en soit surtout si cette méthode fonctionne, mais dans ce cas cette dernière scène est légèrement ratée.

Clément Lefebvre
2018/05/13 21:07 #e8b1-40fc-84d0-48521c064fe9
Lycée Le Mans Sud, Le mans, académie de Nantes
Ce film nous conte l’histoire d’un homme surnommé « Centaure », incarné par Aktan Arym Kubat, qui a pour réflexe d’ « emprunter » des chevaux de courses dans le but de ne faire qu’un avec la bête. Cependant, cette « passion » va lui causer des problèmes.
Ce film ne m’a pas beaucoup emporté, malgré un scenario plutôt touchant où l’on peut suivre la déchéance d’un homme jusqu’à sa mort, et les conséquences de ses actes. Cet homme croit en des choses qui le dépassent et peuvent être considérées comme mythologiques. Il privilégie plus les chevaux que sa propre famille, composée d’une femme sourde et d’un fils muet. On ne sait pas s’il agit par égoïsme ou simplement par pure folie. Il dit suivre un rêve, mais qu’en est-il de la réalité ?
Centaure vit dans son « monde » sans se soucier des conséquences de ses actes, et c’est ce qui cause sa propre fin. Mais malgré ses mauvais choix, Centaure incarne à lui seul une chose que chaque personne convoite : la Liberté. Non pas une pseudo-liberté, comme tout le monde en a l’habitude, mais une vraie liberté sauvage, et où l’on ne fait qu’un avec la nature, sans le superflu de la vie quotidienne. Voir au jour le jour sans se soucier de l’avenir.

Hugo Flot, Seconde 6, Lycée Le Mans Sud
2018/05/13 22:18 #3243-4e30-82b8-cfa128e0b96a
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
Culture
Equestre
Nature
Traditions
Actions
Universel
Rebondissements
Epique

Ça promet !
Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat.
Au fin fond du Kirghizistan en Asie Centrale, nous suivons l'existence périlleuse de Centaure (Aktan Arym Kubat) autrefois voleurs de chevaux très aguerri qui mène maintenant une vie de famille très paisible. Il transmet à son fils de cinq ans les traditions de ses ancêtres qui autrefois vivaient en harmonie avec les chevaux.
Centaure ne supporte pas les grandes écuries qui ne respectent pas leurs bêtes mais les possèdent seulement pour en tirer profit.
Le film peut sans doute plaire aux amateurs de western qui s'y retrouveront aussi par la forte présence du milieu équestre dans la culture du pays. Les personnages vivent en plaine et les paysages filmés sont somptueux et apportent un vrai souffle au film.
La fin est dramatique puisque Centaure meurt après avoir libéré des chevaux maltraités dans une remorque. La scène est magnifique puisque dans le même temps son fils prononce ses premiers mots "Papa" comme si finalement il allait pouvoir dire et faire vivre tout ce à quoi son père l'a sensibilisé.
C'est donc une vraie leçon de morale qui est à tirer de ce film tant sur la perte progressive des traditions que sur le bonheur des personnages qui vivent dans le confort le plus minime possible.
Action, drame, rebondissements mais aussi par moments humour font passer les 89 minutes du film à la vitesse d'un pur-sang au galop!
Sylain Germond
2018/05/13 22:41 #6c65-4dfb-b271-2943f9afc076
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
Culture
Equestre
Nature
Traditions
Actions
Universel
Rebondissements
Epique

Ça promet !
Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat).
Au fin fond du Kirghizistan en Asie Centrale, nous suivons l'existence périlleuse de Centaure (Aktan Arym Kubat) autrefois voleurs de chevaux très aguerri qui mène maintenant une vie de famille très paisible. Il transmet à son fils de cinq ans les traditions de ses ancêtres qui autrefois vivaient en harmonie avec les chevaux.
Centaure ne supporte pas les grandes écuries qui ne respectent pas leurs bêtes mais les possèdent seulement pour en tirer profit.
Le film peut sans doute plaire aux amateurs de western qui s'y retrouveront aussi par la forte présence du milieu équestre dans la culture du pays. Les personnages vivent en plaine et les paysages filmés sont somptueux et apportent un vrai souffle au film.
La fin est dramatique puisque Centaure meurt après avoir libéré des chevaux maltraités dans une remorque. La scène est magnifique puisque dans le même temps son fils prononce ses premiers mots "papa" comme si finalement il allait pouvoir dire et faire vivre tout ce à quoi son père l'a sensibilisé.
C'est donc une vraie leçon de morale qui est à tirer de ce film tant sur la perte progressive des traditions que sur le bonheur des personnages qui vivent dans le confort le plus minime possible.
Action, drame, rebondissements mais aussi par moments humour font passer les 89 minutes du film à la vitesse d'un pur-sang au galop!
Sylain Germond, 1ère bac pro, SEP Caraminot
2018/05/14 15:10 #a5be-4be5-9dc6-db28a548c54b
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
La critique d’Inès

Centaure est un long métrage réalisé par Aktan Arym Kubat, dont il joue le personnage principal.

« Le cheval est les ailes de l’homme», le film commence avec ce proverbe Kirghiz.

Dans un petit village du Kirghizistan, un ancien projectionniste surnommé «Centaure» mène une vie de famille paisible. Il est marié à une femme sourde et muette, père d’un enfant de cinq ans qui ne parle toujours pas, mais qui aime l’écouter lui raconter d’anciennes légendes sur leur peuple. Sa vie bascule le jour où des chevaux de concours appartenant à de riches propriétaires sont libérés en pleine nature. Il se voit alors accusé de ce vol.

Centaure est une critique de la société dans laquelle le film se déroule et il dénonce la radicalisation de l’Islam, amenant la division au sein même du village. Le réalisateur ironise en opposant les Musulmans voulant absolument convertir Centaure (soi-disant pour racheter son forfait) et Centaure lui-même. A lui seul, il représente plus la pureté que n’importe qui, car il n’est pas corrompu comme ses semblables par le pouvoir, l’argent et le fanatisme religieux. Par ailleurs, lorsque Centaure refuse de se convertir, il est banni du village. C’est bien-sûr cette intolérance liée à l’intégrisme religieux qui est remise en cause et non l’Islam en lui-même.
2018/05/14 15:11 #f024-4b6a-a2fb-442cea066870
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Centaure

par Anaïs

Ce film est un film dramatique de Aktan Arym Kubat, avec comme acteurs principaux, Aktan Arym Kubat (Centaure), Nuraly Tursunkojoev (Nurberdi), Zarema Asanalieva (Maripa) et Taalaikan Abazova (Sharapat).

Le personnage principal, interprété par le réalisateur, est un ancien projectionniste dont on a oublié le nom et que tous appellent Centaure. Il vit dans une petite maison à l’extérieur d’une ville du Kirghizistan, avec sa femme sourde et muette et son fils qui pour une raison que l’on ignore refuse de parler. Centaure est un homme secret, et l’on découvre progressivement certains de ses bonheurs : il vole ou plutôt libère pour les monter pendant la nuit de magnifiques chevaux de course et surtout, il aime jouer avec son fils et lui raconter les légendes de son pays. Autour de cette famille, le monde évolue et les traditions avec. Les chevaux, avant considérés comme libres et légendaires, sont utilisés comme vulgaire marchandise que l’on négocie pour les courses hippiques ; l’Islam radicalisé cherche à dominer le pays ; et les femmes, avant respectées et considérées comme les porteuses de la culture kirghize sont maintenant laissées ou violentées. Centaure, lui, ne supporte pas que sa culture disparaisse et soit oubliée. Alors il va tout faire pour revenir au temps d’avant, en commençant par libérer les chevaux.

La relation entre le père et le fils est au centre du film. La mère, est le témoin de la complicité entre eux qui sont très proches dans un lien très fusionnel. Ils ont d’ailleurs une sorte de rituel : ils collent leurs pouces l’un contre l’autre et font des bruits de bisous. Ce rituel semble vouloir dire « Je t’aime ». Cet enfant est au centre des attentions de ses parents qui essaient de comprendre pourquoi il ne veut pas parler alors même qu’il en est capable d’après les médecins. Ils l’emmènent même voir une voyante mais rien y fait, il ne parle toujours pas.

L’harmonie de la famille se brise lorsque Maripa, la femme de Centaure, décide de partir avec son fils, croyant que son mari la trompe. Envahi par le chagrin d’avoir perdu sa femme et son fils, Centaure reste seul puis se fait chasser de la ville pour ne pas s’être converti à l’Islam. C’est sur le chemin du départ qu’il décide une dernière fois de sauver des chevaux mais il est tué par le propriétaire des chevaux. Au moment même où Centaure tombe, le fils, qui est sur le chemin du retour avec sa mère, tombe également et finit par crier son premier mot : « papa ». J’ai trouvé cette scène particulièrement forte et poétique. Elle reflète vraiment le lien fort et unique entre le père et son fils.

Pour conclure, je dirai que ce film m’a vraiment plu avec son côté très philosophique et poétique. Ce film est impressionnant avec ses décors à couper le souffle ainsi que son histoire très touchante. Un film tout simplement magique !
2018/05/14 16:32 #8199-42c9-94c2-3be4eef91818
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Une œuvre touchante et complexe qui dénonce une société matérialiste et égoïste.
Un homme d’un certain âge, vivant avec sa femme sourde et muette et son fils, vole des chevaux à ses heures perdues afin de retrouver un lien oublié avec ses ancêtres et de revenir aux valeurs traditionnelles. On appelle cet homme « Centaure » en raison de l’oubli progressif de son véritable prénom. Centaure et sa femme s’efforcent de faire parler leur jeune fils, muet depuis la naissance. Après son arrestation à l’issue d’un vol raté, il se voit obligé de se convertir à l’Islam, religion de plus en plus présente dans son village.
L’image qui revient tout au long du film est celle du Centaure, bras écartés, sur un cheval au galop. Symbole de liberté, Centaure essaye de retrouver le lien entre homme et cheval, raconté dans les mythes et légendes de son pays. Il était un projectionniste, toujours passionné par le cinéma, jusqu’à ce que la salle de projection soit transformée en Mosquée. Il essaie de maintenir cette passion dans le cœur de son fils en lui montrant des films où les chevaux apparaissent beaucoup, on sent également entre ce père et son fils un lien très fort tout au long du film exprimé par des gestes affectifs. Toutefois, en raison d’un jeu de séduction entre lui et une femme du village, des soupçons d’adultère émergent, créant des tensions au sein du couple.
Le réalisateur incarne lui-même le personnage de Centaure afin de faire passer le message souhaité et de donner sa vision personnelle à l’œuvre. Le long-métrage était difficile à financer, c’est pour cela que de nombreux pays ont apporté leur aide au projet, même si le film reste majoritairement Kirghize. C’est une œuvre intéressante d’un point de vue sentimental car elle communique des émotions diverses auxquelles le spectateur ne s’attend pas. Le fait de la présence de chevaux rappelle un type de film particulier que l’on peut rapprocher du western. La fin est extrêmement touchante, elle montre les liens qui unissent un père et son fils sur une note qui peut faire naître une larmes aux âmes les plus sensibles.

DE MEYER Eugénie
TRUFFIN Anaïs
TL Lycée Bonaparte AUTUN
2018/05/15 15:56 #fcfd-4e9a-9554-d928dfee3dd2
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat , c'est un drame qui raconte l'histoire d'un père marié à une femme muette, qui a pour passion les chevaux. Ils sont pour lui un symbole de la liberté. Il aime conter à son fils les histoires où, jadis, les hommes et les chevaux ne faisaient qu'un. Mais les habitants ne sont pas d'accord avec lui, ils le traitent de voleur pour son passé douteux. Il va être accusé du vol, d'un cheval puissant.

Au jour d'aujourd'hui, les chevaux sont des animaux maltraités, impuissants. Centaure, l'homme dont personne ne se rappelle le nom, décide de remédier à cette injustice en leur rendant leur liberté.

J'ai trouvé ce film touchant et émouvant, les images sont très belles, les scènes muettes ont leur importance. Elles permettent de vivre les émotions des personnages.
Une scène qui m'a particulièrement touchée est celle où Centaure est banni de son village, et va se faire tirer dessus, son fils muet va tomber en même temps en parlant pour la première fois, il va prononcer le mot “papa”.
Le lien qui unit le père et le fils est très touchant et puissant.

La bande son est pour moi un très bon choix, elle accompagne en douceur les personnages.
Ce film dénonce l'inégalité sociale, avec les personnes haut placés dans la société.
De plus, le film parle aussi de religion, notamment avec les trois personnages musulmans qui veulent convertir tous les habitants du village.

Mélissa Ehrhard – 2nde1 -Lycée Jean Moulin
2018/05/15 16:15 #579f-4b4b-ada6-93b9531f2d4c
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Centaure est un film décrivant un pays inconnu jusqu'alors : le Kirghizistan. Il présente une société entre tradition et modernité, Centaure, ancien voleur de chevaux et Karabay, son cousin et propriétaire de chevaux. Le film est d'une grande simplicité, les dialogues sont peu nombreux, le réalisateur insistant sur les visages des personnages, leurs gestes et les paysages grandioses de ce pays d'Asie centrale.
Le réalisateur a montré la difficulté pour Centaure de s'insérer dans le monde moderne : il aime les chevaux et a le sentiment que son peuple s'est trahi avec la modernisation. Face à cette modernisation accélérée du pays, le poids de la tradition demeure très fort : son amitié avec Sharapat, vendeuse de boisson au bord de la route est vue comme une relation adultérine par les autres. Une femme allant jusqu'à dénoncer Centaure à son épouse. La religion musulmane est aussi bien intégré au film et en particulier l'intégrisme qui est refusé par une partie de la population mais qui oblige Centaure à mener une nouvelle vie après sa condamnation et lui a enlevé son emploi de projectionniste. Ainsi, le réalisateur montre que le cinéma a été remplacé par la religion, car, désormais, une salle de prière remplace la salle de cinéma.
Le film nous a beaucoup plus par sa photographie, sa poésie et une certaine efficacité car en moins d'1h30, le réalisateur a présenté une société très complexe.
Les Seconde 1
2018/05/17 15:14 #cb39-4913-9f24-08b5eb965e16
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé :
Il est surnommé « Centaure ». C’est un ancien projectionniste de cinéma. Il est marié à une femme sourde et muette et père d’un enfant de 5 ans. Son plus grand plaisir est de s’emparer, la nuit venue, de chevaux de course qu’entraînent les hommes riches du coin, pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature. Il est découvert, capturé et livré, un soir, aux autorités.
Son sort est suspendu à la décision du conseil des anciens et l’indulgence des habitants du village. Après une tentative avortée de conversion à l’islam « Centaure » ne pourra qu’affirmer son désir irréductible d’une liberté et d’une individualité que lui refuse un monde en train de se transformer.


Critique :
C’est dépaysant, on est loin. Les plaines, les montagnes. Ensuite, le personnage veut rester libre dans un monde où tout a changé. La religion, le regard des autres empêchent cette liberté qu’il avait autrefois. C’est un film qui raconte une histoire impressionnante que, personnellement j’ai beaucoup appréciée autant par le jeu d’acteur que par son histoire.
2018/05/17 15:16 #7315-46a9-be0a-022f52d17371
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Le film s’appelle centaure. Il a été réalisé par Aktan Arym Kubat. Ce film est sorti en 2017.
Résumé :
Dans un village du Kirghizistan Centaure vit avec sa femme muette Maripa et leur fils Nurberdi. Ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym à l'étal de Sharapat au bord de la route, ce qui fait courir la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.
Avis personnel :
J’ai bien aimé le film dans l’ensemble même si il y avait des parties où j’avais du mal à suivre. J’ai bien aimé la complicité qu’a AKTAN avec sa femme et son fils même si au début il ne parlait pas beaucoup. Je n’ai pas d’opinons négatives sur le film mais je trouve que la fin est plutôt triste car au moment où centaure est mort son film arrive enfin à parler mais il ne l’entendra pas. C’est triste aussi car le film dit que on meurt quand on veut la liberté. Ce film est bien réalisé.
Yassé
2018/05/17 22:58 #7717-4ecc-b795-ad5dde2f9de0
Lycée Anguier, Eu, académie de Rouen
« Centaure », ou plutôt avec tord
Avec tort… car on a eu tort de changer un pays… on a eu tort de changer les salles de cinéma en salles de mosquées…
« Centaure » est un film réalisé par Artan Arym Kubat, dont il incarne aussi le personnage principal, qui se passe en Kirghizie, une ancienne République de l’Union soviétique, et qui raconte l’histoire d’un voleur de chevaux.
La très belle première scène nous montre justement un cheval monté par le voleur de chevaux.
On apprend ensuite que ce personnage vit avec sa femme et un enfant muets, dont il semble très proche. Il joue beaucoup avec son fils.
Les policiers, Karabaï, Tourdou et Sadyr vont rechercher le voleur. Aktan va être pris en flagrant délit et va être arrêté. Avant d’être arrêté Aktan et son cousin Karabaï vont avoir une discussion très importante. Et Aktan va alors expliquer pourquoi il vole les chevaux. Sa punition sera de devoir se présenter régulièrement à la mosquée, mais il ne va pas tarder à mécontenter à nouveau les gens de son village…
Ce film est plutôt intéressant et assez touchant. Il fait aussi beaucoup réfléchir. Par exemple lorsque Aktan (« Centaure ») raconte pourquoi il vole les chevaux, il fait passer un message. La société kirghize a trop changé et les habitants ne sont plus unis, comme ils l’étaient dans le passé. Mais ils ont aussi perdu le lien qui les unissait au monde, à la nature, et aux chevaux. C’est pourquoi le personnage aime chevaucher car il se sent libre, et retrouve les valeurs qui étaient celles de son peuple. Un autre passage est intéressant : lorsqu’il est forcé d’aller à la mosquée, et qu’il quitte la salle de prière pour se réfugier dans la petite salle adjacente, pour retrouver son vieil appareil de projection… on comprend alors que le cinéma est devenu une mosquée.
Le film est aussi touchant lorsqu’il se confie à son cousin ou lorsque sa femme et son fils le quittent. Le rôle des islamistes est bien mis en avant pour montrer que le pays a bien changé. Il y a quelques petits détails que je n’ai pas compris comme la scène du pont ou bien alors la mallette qu’il a toujours avec lui. Encore un petit détail, le film est sous-titré, ce qui ne nous laisse pas le temps de bien voir les regards, émotions du personnage.
« Centaure » est donc un bon film et il pourrait remporter le Prix Jean Renoir.
Perrine Lasne, 2°8 Lycée Anguier
2018/05/17 22:59 #d5fe-4ab4-80ea-6122b9e30c0d
Lycée Anguier, Eu, académie de Rouen
« Centaure » : le changement c'est maintenant


Pour son second long-métrage, Aktan Arym Kubat montre au monde entier les changements que subit son pays d'origine, le Kirghizstan. En effet, le personnage principal (qui est surnommé Centaure) doit vivre dans son pays natal tout en devant s'adapter aux évolutions culturelles, religieuses et technologiques que celui-ci subit. « Centaure » est un ancien projectionniste. Son cinéma, le seul à des kilomètres à la ronde, se voit fermé pour être réhabilité en mosquée après la conversion massive des habitants du pays à la religion musulmane. Il vit désormais d'un travail dans le milieu du bâtiment. « Centaure » est très attaché aux traditions et aux légendes de son pays, il dit même avoir été contacté pas un dieu ancestral en lien avec les chevaux pour préserver les traditions d’un pays en passe de les oublier. On voit ainsi « Centaure » voler des chevaux pour galoper avec eux à travers les grands espaces de son pays.
On remarque de beaux plans artistiques, qui ajoutent une personnalité au film. Le montage est calme, le film repose sur des plans généralement larges, mais qui traînent parfois en longueur... L'atmosphère exotique du décor, et les paysages somptueux apportent un souffle certain au film. Malheureusement, l'absence de bande son rend le film un peu long et monotone.
C’est un film engagé qui oppose la religion musulmane, le pouvoir de l’argent et du capitalisme, aux traditions et aux valeurs des hommes. Le personnage principal refuse l’islamisation et le changement d’une société qui oublie volontairement ses origines. Ce qui nous permet de le qualifier d’individualiste ou d’humaniste libertaire. Une vision de la vie qui déplaît à la hiérarchie. Idéaliste et heureux, c’est aussi un amoureux immodéré du cinéma, des traditions et de la nature.
Selon moi c’est un film parfaitement adapté au Prix Jean Renoir des Lycéens, car il permet de développer un avis sur les oppositions d'idées dans notre société et dans le monde. Il ouvre l’esprit à la réflexion sur les idées philosophiques ou politiques. Il a ses chances pour emporter le Prix, et je lui attribue la note de 3/5.
Illian Louis, 2°8, lycée Anguier.
2018/05/18 08:15 #be61-443e-ab5b-3f79975544e6
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Le personnage principal, nommé Centaure, est un homme vivant au Kirghizistan avec sa femme sourde et muette ainsi que son fils n’ayant jamais prononcé un mot. Centaure, est un « voleur » de chevaux, présenté comme étant un simple ouvrier. J’utilise les guillemets car je ne pense pas qu’il mérite le nom de voleur: il LIBERE les chevaux de leur emprise afin d’entretenir les traditions. Dans la tradition Kirghize, les chevaux sont des créatures sacrées, ils ne faisaient qu’un avec les hommes.

En dehors de l’importance étrange qu’un homme accorde aux chevaux, la spiritualité et la religion prennent une grande place dans ce film. Attention, elles prennentune place majeure, cependant cela reste acceptable. Elles ne sont pas « de trop » dans ce scénario. Parlons un peu de l’acteur principal: AktanArymKubat entre très bien dans son personnage qu’il rend attachant et très expressif dans son jeu d’acteur. On peut penser qu’il est audacieux d’écrire un scénario dont on jouera le rôle principal. Une pression certainement énorme pour cet homme, même s’il n’en est pas à son coup d’essai.

Tout en dressant le portrait d’un homme à l’étroit dans sa vie, Centaure parle avant tout de l’abandon des traditions, du matérialisme et surtout de l’expansion de l’islam dans cette région du monde.

Gabriel Martin
2018/05/18 13:55 #6a67-402a-b05f-6e6ad164598e
Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine, académie de Versailles
Centaure

Ce film de l’épopée d’un homme habitant au Kirghizstan, il mène une vie ordinaire avec à ses côtés une femme malheureusement sourde et un jeune garçon ne parlant pas par timidité. Le protagoniste mène une vie sans problème quelconque, ce dernier étant si discret que les habitants du village ne se souviennent plus de son prénom : il est surnommé Centaure, du fait qu’il aime les chevaux. Centaure vole des chevaux de courses pour ensuite galoper au gré du vent tel que ses ancêtres autrefois, mais le propriétaire de chaque cheval peut toujours retrouver son cheval peu de temps après sa disparition non loin du lieu du vol. Suite à une tentative de vol, il finit par se faire attraper. Il se voit donc obliger de travailler pour son cousin matérialiste à qui il a volé un cheval et est forcé de se rendre a la Mecque. Centaure n’aime pas ce choix, il préfère faire ce qu’il aime aux dépens du regard des autres et même s’il se fait renvoyer du village, cela lui importe peut car pour lui le plus important sont les valeurs de ses ancêtres. Différents personnages dans le film sont des matérialistes et accordent peu d’importance aux chevaux qui autrefois étaient les « ailes » des hommes.

Dans ce film, nous pouvons voir Centaure interpréter par Aktan Arym Kubat menant une vie paisible et sans problème, il vit avec sa femme et leur enfant dans une petite maison. Dans ce film nous pouvons voir une opposition entre différents personnage et sur des sujets différents tel que Centaure avec son cousin, l’un étant un simple paysan menant sa vie tranquillement tandis que l’autre est matérialiste qui se sert des chevaux pour se faire de l’argent, ou même les différences de pratiques religieuses qui sont critiquées par le réalisateur sur l’arabisation de l’islam au Kirghizstan notamment lors d’une scène sur la place lors du rassemblement de personne pour procéder au jugement de Centaure. Ce film nous fait réfléchir sur certains points tels que : avons-nous gardé des traditions de nos ancêtres ou ne sommes- nous pas tous matérialistes au point où nous exploitons des animaux autrefois utiles et élevés avec respect. Nous avons de l’empathie pour le personnage principal au moment où sa femme le soupçonne pour infidélité et va même le quitter ou lorsqu’il est chassé du village.

Yan TAUV
2018/05/18 14:04 #d01b-49a5-9f66-2b09f71caa4e
Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine, académie de Versailles
CENTAURE

Centaure est un film qui se déroule dans un village au Kirghizistan, le personnage principale n'a pas de "nom" il est appelé Centaure par sa famille et son village. Il est père de famille, sa femme est sourde et muette et son fils ne parle pas.
Au début du film il vole un cheval, ce qui donne mauvaise réputation à Sadyr qui est voleur de cheval.Sadyr se vengera et Centaure devra partir en pélerinage.
Centaure était un projectionniste mais sa salle à été remplacé par un mosqué ce qui le reconvertit en maçon et lui laisse d'après moi un sentiment de rejet.

Le Kirghizistan avaient un mode de vie qui respectait la nature mais ce ne semble plus être le cas, ce qui détruit à petit feu Centaure qui croit que les traditions se perdent, Centaure insiste avec la scène d'interrogatoire avec son cousin que les hommes "sont devenus des monstres" ne se souciant plus du monde.

J'ai trouvé le film réaliste dans l'ensemble et le jeu des acteurs aussi, ce que j'ai retenu du film c'est que la nature est précieuse et nous la perdont jours apès jours. J'ai aimé les paysages du Kirghizistan qui étaient mis en valeur dans le film.

Thomas DOLLOU, 2TBA
2018/05/22 10:47 #3a24-4bab-9f88-f7ab78097d89
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
CENTAURE
Un film légendaire

Captivant
Émouvant
Naturaliste (mise en scène)
Triste
Attachant (personnages)
Une nouvelle légende
Révoltant
Enrichissant

Elin Kavak et Amandine Bellonet
Elèves de 2nde Lycée Saint Pierre
2018/05/22 13:35 #ddb6-441c-98a4-1935544e1602
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Centaure est un film qui raconte l’histoire d’un homme qui est un ancien projectionniste. Il fait partie d’un peuple Kirghiz qui auparavant considérait les chevaux comme des frères.
Mais avec l’évolution du peuple, il ont transformé les chevaux en animaux d'élevage et pour la viande.
Il se venge donc en volant les chevaux de courses des plus riches de la région. Le problème, c'est qu'il va être retrouvé et tué malgré le fait qu'il ait une femme et un enfant.



Ce film m'a particulièrement touché. Ce que j'ai trouvé triste, c'est que la femme du personnage principal le quitte car elle croit qu'il a une liaison avec une vendeuse, alors que ce n'est pas le cas. J'ai trouvé le jeu d'acteur du personnage principal, époustouflant. Et puis l'histoire est tellement émouvante.
Mais bon, dans le film il y a certains éléments dont je ne comprend pas la présence comme les trois prêtres musulmans qui ne font pas avancer l'histoire .
Ou même le fait que la dame qui a dénoncé une soit-disant liaison entre la vendeuse et le personnage principal et qui après, défend le personnage principal pour qu'il ne soit pas exclu du village.



Florent Bréchet 2,1 Jean-Moulin

Commentaires

2018/03/11 15:23 #1c66-4e4e-97c4-6cb00d806140
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Ce film raconte l'histoire d'un homme prénommé Centaure car plus personne ne se souvient de son vrai nom. Sa femme est sourde et muette et son fils de cinq ans ne parle toujours pas. Il aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu'un. Aujourd'hui tout a changé, on maltraite les chevaux et il veut remédier à cela en les libérant. Pour tout dire j'ai trouvé les début du film ennuyant, des scènes trop longues et muettes; et petit à petit je suis rentrée dans l'histoire, je commençais à m'attacher aux personnages et je me suis rendue compte que les scènes muettes faisaient toute la beauté du film. Effectivement il n'y a pas beaucoup de dialogues entre une muette, un enfant qui ne parle pas et Centaure qui n'est pas très bavard. Tout le dialogue se passe dans les gestes, pas seulement dans la langue des signes mais les expressions des visages, leur comportement, leur regard... J'ai été particulièrement émue par la fin du film, lorsqu'il ne reste plus rien à Centaure et qu'il décide de se sacrifier pour sauver les chevaux et qu'au même moment où il se fait abattre, son fils tombe en même temps que lui et une fois qu'il se relève il prononce son premier mot: "papa".

Lou Dumoussaud, élève de seconde 9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 15:28 #42ad-4894-9046-eac058042e1e
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Centaure est un film émouvant par sa sincérité et la pureté des personnages. On y retrouve l’amour d’un couple et de leur fils, mais aussi l’entraide et la compréhension. En revanche la cruauté de certains et la délation d’autres sont présents tout au long du film.

Centaure dit regretter l’ancien temps, celui de ses grands-parents, celui dans lequel tout le monde vivait ensemble et où régnait une égalité et une entraide entre les hommes. Les chevaux, eux, étaient liés à l’homme, ils faisaient partie de leur vie. « Le cheval est les ailes de l’homme » comme dit Aktan Arym Kubat, le réalisateur. Il n’y a plus le même respect envers les chevaux, plus la même relation. Dans la mythologie grecque, un centaure est une créature mi-homme, mi- cheval. L’homme est connecté à cet animal et a besoin de lui pour vivre. Centaure ressent un besoin de retour vers le passé, alors que la société avance vers un nouveau mode de vie, avec des différences de pouvoir et de façon de penser au sein d’un même petit village. Le monde moderne est « représenté » par son cousin, un monde dans lequel le plus riche gagne.

Le film est touchant par l’amour entre le fils et son père, Centaure. Son père ne cesse de lui raconter des histoires avec comme sujet principal : les chevaux. Les chevaux c’est un peu sa religion à lui, il veut la partager. Son fils l’écoute sans dire de mots, il reste muet. L’image du cheval est omniprésente, que ce soit au début avec le premier « vol » de cheval et à la fin lorsqu’il les relâche dans la nature.

Le film nous permet de découvrir un mode de vie diffèrent du notre. La technologie n’y est pas la même, tout comme la nourriture, la religion, la politique et même la façon de penser. C’est un film enrichissant, il nous permet de voir un monde autre que le nôtre.

Je n’ai pas ressenti la religion comme un sujet important. Or j’ai lu que la religion occupe une place de plus en plus importante dans ce pays qu'est le Kirghizistan.

Il est rare de voir des films réalisés au Kirghizistan et avec en plus, un cinéaste kirghiz. Là-bas les paysages y sont purs, les montagnes saupoudrées de neige et les grands plateaux d’herbe verte sont particulièrement beaux.

Romane Rose-Cousquer, élève de seconde 9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 15:47 #dc51-4c6d-95bc-87bb0da0ecf9
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
On l’appelle Centaure car personne ne se souvient de son vrai nom. Ancien projectionniste, il vit une vie simple, avec son fils Nurberdi et sa femme sourde-muette, Maripa. Ce personnage, joué par le réalisateur Aktan Abdykalykov, est un marginal, peu bavard, qui travaille dans des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym ce qui lance des rumeurs de relations entre lui et la marchande, Sharapat. Il n’apprécie guerre la montée du capitalisme dans son pays, le Kirghizistan, qui interfère avec les valeurs traditionnelles qu’il aime tant, comme la relation avec les chevaux, considérées comme les ailes des hommes.
Alors, la nuit, il sort en secret et libère les chevaux de leurs propriétaires pour galoper librement avec eux dans les plaines. Mais Sadyr, un ancien voleur de chevaux est souvent accusé de ces vols, et, le prenant comme une insulte à son honneur, décide de tendre un piège pour trouver le coupable. Il réussit à exposer Centaure, qui, protégé par son cousin Karabay, un riche marchand de chevaux, s’en sort en promettant de faire un pèlerinage à la Mecque pour se purifier. Mais Centaure ne s’intéresse pas à la religion et aux prières, et part dans son ancienne salle de projection au lieu de prier. Alors c’en est trop : il est banni du village. Une fois au dehors, il libère des chevaux capturés par Sadyr, qui finit par le tuer.
Ce film en dit beaucoup sur le fonctionnement politique, social et religieux du Kirghizistan, qui est pourtant un pays dont on entend extrêmement peu parler en Occident. On y découvre la place de la religion musulmane, remise en question à divers moments au cours du film, la vision du handicap de Maripa, qui la met en marge de la société, le fonctionnement du village avec et sans les juges qui affectent leur comportement et leurs décisions.
Le film est très bien joué et réalisé. La scène où Centaure galope sur un cheval dégage une émotion de paix intérieur et de liberté, et on sent le personnage principal grisé par ces sensations.

Clara Menière, élève de seconde9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 18:20 #212d-4116-9785-f481b0a5195d
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Centaure est le nom du film de Aktan Arym Kubat, mais aussi le nom du héros de ce film. Centaure descend d'un peuple au passé glorieux appelé kirghizes. Le film se déroule dans un lieu fascinant qui se trouve dans un petit village au Kirghizistan, c'est un lieu pittoresque en pleine mutation. L'authenticité de ce village donne un charme fou au film. Il y a de nombreuses scènes nous laissant admirer le paysage entouré de plaines, de montagnes et de champs qui nous émerveillent. Centaure vit avec sa femme sourde-muette et son fils refusant de parler. Celui-ci sera le futur passeur des traditions de son père. Centaure partage l'histoire de ses ancêtres et de ses traditions avec son fils, ils ont tous deux une grande complicité. Il semble être très amoureux de sa femme et aime beaucoup sa famille pourtant il va être soupçonné de tromperie envers sa femme. En effet, il va prendre l'habitude de fréquenter une femme avec laquelle il passe de bons moments mais contrairement aux rumeurs Centaure ne cherche à avoir de relation avec cette femme. Cependant, Centaure cache quelque chose: la nuit, il prend l'habitude de voler des chevaux, il les vole, les monte puis les libère. C'est un instant de pur plaisir qu'il partage avec l'animal. Selon ses ancêtres, les chevaux doivent être respectés. D'après Aktan Arym Kubat, "le cheval est les aîles de l'homme". Le Cheval doit être libre et près de l'Homme afin de créer une harmonie entre l'Homme et le Cheval. Helas, tous ces vols vont lui porter préjudice car le village va se retourner contre lui et le soumettre à l'exil. Ce personnage reste digne et noble malgré les circonstances, il souhaite juste faire ce qu'il pense être bon en libérant les chevaux. Tout le film tourne autour de ce personnage, il est d'une grande tendresse et n'a ni haine ni mauvaises intentions. La fin du film est triste car il se sépare de sa femme et de son enfant. Tout devient plus monotone et plus nostalgique. La dernière scène est accablante, Centaure meurt au moment où sa femme et son fils reviennent , et c'est aussi à ce moment là que son fils prononce ses premiers mots en l'appelant. Ce film est d'une grande richesse car il nous presente un autre monde avec de réelles traditions qui reposent sur le respect.

Capucine Rocherolle, élève de seconde9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/28 10:04 #1f95-4caa-956e-b5d151233b3c
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
« Le cheval est les ailes de l’homme». Le film commence avec ce proverbe Kirghiz. Cette ode à l’animal nous est transmise par Centaure (Aktan Arym Kubat), un modeste maçon dont tout le village a oublié le véritable nom. Il vit au Kirghizistan avec sa femme sourde-muette, Maripa, et Nurberdi, son enfant de cinq ans muet à qui il adore conter des légendes d’antan sur les chevaux. Ancien voleur de ces nobles bêtes, il est immédiatement accusé lorsque le dernier achat de son cousin Karabay; un magnifique pur-sang, disparaît.

Centaure est un film réalisé en 2017, par le kirghiz Aktan Arym Kubat. Ce dernier a décidé, tout comme dans son film Le voleur de lumière, d’incarner le personnage principal (Centaure). A travers ce culte des chevaux se peint un hommage à son pays, à ses traditions, à ses ancêtres autrefois nomades. En effet son personnage discret s’évade chaque nuit de son foyer pour aller dérober des cracks (chevaux de compétitions performants), non par soif d’argent mais bien par désir de se rattacher à ses racines, de se libérer.
Centaure ne vole pas les chevaux mais s’envole sur leur dos. Ils ne sont plus l’Homme et l’animal, il n’y a plus de hiérarchie maître-serviteur ; ils ne sont qu’un seul et même corps ailé. La poésie de leur envolée , bras écartés, crinière au vent, galop retentissant, dénué de toutes entraves, s’exprime superbement à l’écran. Ainsi, Centaure se rapproche de ses aïeuls qui n’exploitaient pas ces bêtes comme des objets dans le seul but de s’enrichir mais vivaient en harmonie avec elles. C’est ce que tente d’expliquer l’homme lorsque celui-ci est interrogé sur le pourquoi de ses actes, mais son peuple corrompu par l’argent a bien du mal à le comprendre.
Ici les sentiments du personnage rejoignent complètement celui du réalisateur et il raconte même dans une interview : « Dans la séquence où mon personnage explique pourquoi il vole les chevaux, je n’avais pas prévu de pleurer et l’émotion m’a submergé pendant la prise ».
C’est peut-être ce côté si simple et réel qui rend ce passage aussi bouleversant. Du reste, les sentiments sont à peine dévoilés dans le film et cet abandon aux larmes est d’autant plus poignant. D’ailleurs, exceptée cette scène, le silence, les gestes, les expressions des personnages révèlent bien plus leurs émotions que la parole. Un regard noir de la femme muette et sourde de Centaure, un sourire ou une œillade un peu appuyée de Sharapat (une femme amoureuse de Centaure), les bisous pouce contre pouce du père et de l’enfant livrent mieux les ressentis que n’importe quel mot.
De plus, alors même que son père est tué en libérant des chevaux, le mutisme de Nurberdi accentue la puissance de son premier mot : « papa ».
Aussi, les silences du film s’accordent parfaitement avec les prises longues permettant aux spectateurs de déchiffrer les personnages, de savourer la beauté des chevaux et des paysages. De cet alliage apparaît un tableau aussi poétique qu’émouvant.

En outre, la thématique du cinéma est présente tout au long du film ; des ombres chinoises sur le mur à l’ancien métier de Centaure (projectionniste) en passant par les souvenirs de Sharapat du temps où elle allait voir les films qu’il présentait.
Aktan Arym Kubat glorifie le cinéma et réalise ainsi une sorte de mise en abyme. Il puise également l’inspiration dans sa propre histoire, comme la salle de ciné-club transformée en salle de prière.

D’autre part, Centaure est une critique de la société dans laquelle le réalisateur vit et il dénonce ici la radicalisation de l’Islam, amenant la division au sein même du village. Le réalisateur ironise en opposant les musulmans voulant absolument convertir Centaure (soi-disant pour racheter son forfait) et Centaure lui-même. A lui seul, il représente plus la pureté que n’importe qui, car il n’est pas corrompu comme ses semblables par le pouvoir, l’argent et le fanatisme religieux. Par ailleurs, lorsque Centaure refuse de se convertir, il est banni du village. C’est bien-sûr cette intolérance liée à l’ intégrisme religieux qui est remis en cause et non l’Islam en elle-même comme l’explique Aktan Arym Kubat : «L’Islam que j’ai connu s’accordait parfaitement avec nos traditions : jamais on ne s’était habillés comme les musulmans pratiquants d’aujourd’hui, jamais on n’avait voilé nos femmes.»

Le rythme lent de Centaure mêlé à la pudeur de ce peuple d’Asie Centrale nous fait découvrir une culture différente. Il nous plonge dans un lieu où passé et présent se confondent lorsque le mythe tente de se faire une place dans une société qui l’a oublié. Une société qui a la mémoire courte puisqu’elle ne se souvient plus de ses racines ni de ses traditions et encore moins que le cheval est avant tout un allié plutôt qu’un esclave. Oscillant entre comique et tragique, cette œuvre est un hymne à la liberté qui ne donne qu’une envie : s’envoler dans la plaine avec pour seule mélodie, l’écho des sabots.

Fleur Troubat, 1°G1, Lycée de la Matheysine
2018/03/31 17:17 #fe6c-4222-869d-ce0039ade969
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Les sabots de l’animal martèlent le sol inégal de leur battement incessant. Le cheval galope, libre, le vent agite sa crinière. Sur son dos, un homme, les bras et les yeux levés au ciel. Dans cette cavalcade aux accents d’évasion, sur le dos d’un cheval volé, le protagoniste de Centaur (Centaure), long-métrage kirghize réalisé par Aktan Arym Kubat en 2018, s’envole et fait corps avec l’animal semi-sacré, rêvant du mythe fondateur où cheval et homme ne faisaient qu’un. Tel est le centaure issu de la mythologie grecque, ni vraiment un homme, ni vraiment un animal. Centaure, c’est le protagoniste. Il ne semble pas à sa place, véritable étranger au sein de son peuple. Il voit à travers sa fausse naïveté ce que d’autres ne voient pas, ou refusent d’admettre : la culture, les traditions chères à ses origines kirghizes disparaissant sous le poids de valeurs qui ne sont pas les leurs, où l’argent est souverain et l’égoïsme individualiste est roi. Ainsi, il vole le cheval et, sur son dos, déploie ses ailes pour effleurer son rêve, au risque de perdre sa propre famille...
Le titre Centaure annonce une dualité pour le moins intéressante quant aux attributs mi- homme et mi-animal du mythe. En effet, alors que l’attention du spectateur est dirigée vers cette capacité qu’a le protagoniste à ne faire qu’un avec l’animal, incarnant de ce fait l’image du centaure, une réflexion souvent postérieure au visionnage du film permet d’envisager la dimension dualistique sous sa forme la plus complète : le protagoniste est un homme diurne discret cachant son caractère nocturne intrépide tandis que l’apparence de chronique villageoise de l’œuvre laisse finalement deviner tout un monde d’histoires anciennes et imaginaires. Ainsi, nous sommes à même de comprendre que derrière les apparences de ce film se cache un fin bijou, gardé à l’abri des regards par son écrin de velours...
De plus, Centaure est à mi-chemin entre le réel et la fable humoristique, un choix du réalisateur ayant pour but une meilleure transmission de son chagrin et de ses craintes face aux transformations de son pays. De cette manière, il permet à son spectateur de découvrir un monde qu’il ne soupçonnait aucunement, où l’argent et la corruption entraînent la perte du respect que les ancêtres kirghizes manifestaient à l’encontre du cheval. En effet, Centaure raconte à son fils la grandeur de Kambar Ata, le saint protecteur des chevaux. Cet animal semi- sacré symbolise la nature, la culture de ce peuple, il est les ailes de l’homme. Maltraité, abattu, vendu, il témoigne d’un peuple oublieux de lui-même qui est, de ce fait, privé de sa culture et donc réduit à un état mi-homme, mi-animal. Aktan Arym Kubat a voulu nous mettre en garde contre la division sociale, la haine, l’intolérance religieuse, mais aussi souligner l’importance de l’art dans la culture : ancien projectionniste, il voit sa salle de projection être remplacée par une salle de prière, et est chassé de son village alors qu’il décide de projeter une dernière fois son film favori, La Pomme Rouge de Tolomouch Okeev.
Centaure est une ode à la liberté, un portrait époustouflant d’un pays beau et tourmenté. En effet, les plans larges particulièrement fréquents nous plongent au cœur même de paysages magnifiques, où rien n’est superflu. De cette manière, l’esthétique du film appelle à la simplicité, au naturel, témoignant du vœu du réalisateur de retourner aux sources, aux traditions. Par exemple, lors de l’une de ses chevauchées incroyables tournée au ralenti, nous sommes immergés dans une ambiance à couper le souffle, le cheval et l’homme ne font qu’un et volent au travers d’une steppe envoûtante qui pourrait constituer par ses nombreuses occurrences un des nombreux éléments qui font de ce long-métrage un chef-d’œuvre. De plus,
certains des panoramas trouvent un écho symbolique dans l’intrigue, achevant de charmer le regard, comme par exemple le pont que Centaure traverse identifiant le cinéma comme un lien entre les individus, à l’image de sa relation avec Sharapat qui reste marquée par un film qu’il avait autrefois projeté.
Enfin, ce long-métrage est aussi une réussite grâce au talent dont les différents acteurs font preuve, notamment Zarema Asanalieva dans le rôle de Maripa, femme de Centaure, grâce à son apprentissage de la langue des signes long de trois mois et aussi Aktan Arym Kubat. En effet, le réalisateur a décidé d’incarner le protagoniste de son film, et explique son jeu par ces mots : « je joue comme je vis, comme je sens, c’est tout. » Il ajoute ensuite qu’il n’avait pas eu pour projet de pleurer lors de ce qui est certainement la scène la plus poignante de cette œuvre, où il explique à son cousin pourquoi il a volé son cheval. Les larmes ont coulé d’elles- mêmes, les sentiments véritables du réalisateur trouvent de ce fait un écho plus juste qu’aucun autre chez le spectateur, ajoutant à ce film une dimension émouvante, alors même que l’humour semblait régner. Aktan Arym Kubat s’inspire directement de la vie et insuffle, de ce fait, une grande justesse à son œuvre.
En résumé, il vous faut aller voir Centaure car c’est un film énigmatique, aux apparences trompeuses, qui nous permet de réfléchir à des questions cruciales et universelles. Véritable hymne à la liberté, au libre arbitre, il se demande ce qu’est la réussite, si c’est l’argent ou bien le bonheur, s’il faut être dans l’avoir ou l’être... Et ce, en faisant usage de traits d’humour et de situations burlesques. Aktan Arym Kubat a compris la force de l’humour et s’en sert très habilement tout en restant optimiste. Il souligne au cours d’une interview qu’il « [veut] parler de choses sérieuses, mais avec un certain humour », afin de transmettre aux générations futures ce qui peut encore l’être. Ainsi, l’interprète du centaure se fait plus humain à nos yeux, et moins animal, car il n’a pas oublié l’importance de la culture.

Juliette Brenot
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/03/31 17:18 #0b29-4780-b29d-1f4f748f7eb3
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Emeline CORDIER 1ère L
Critique Centaure
15/03/2018

Selon un ancien dicton kirghiz, les chevaux sont « les ailes des hommes »ainsi, notre protagoniste va vouloir prendre son envol.
Dans un petit village du Kirghizistan, un ancien projectionniste surnommé « Centaure », marié à une femme sourde et père d’un enfant de cinq ans qui ne parle toujours pas, mais qui aime l’écouter lui raconter d’anciennes légendes sur leur peuple, mène une vie de famille paisible. Jusqu’au jour où des chevaux de concours appartenant à de riches propriétaires sont libérés en pleine nature. Il se voit alors accusé de ce vol.
Le drame kirghiz Centaure d’Adktan Arym Kubat est le septième film
que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir des lycéens. Le titre fait allusion à la figure mythologique mi-homme mi-cheval, les deux ne font qu’un. Le cheval est un symbole de liberté (topos). La dimension symbolique de ce film énigmatique est particulièrement importante tout comme ses enjeux, malgré le fait que la dialectique soit parfois humoristique. Alors que la société kirghiz se déchire peu à peu, perd son identité et abandonne ses traditions; des problèmes politiques, sociaux et religieux sont représentés à l’écran.
Les plans mettent largement en valeur les vallées et autres superbes paysages de ce pays que nous avons peu l’habitude de voir au cinéma. Lorsque les chevaux sont délivrés, un acte sacré pour le protagoniste, les scènes sont particulièrement magnifiques. Ce film est différent, notamment concernant les paysages mais aussi au niveau du langage ; ce qui est intéressant.
Le protagoniste peut faire penser au personnage de Meursault issu de L’Étranger de Camus. Tout deux sont proches de la nature et incompris par leur société. Lorsque Centaure rencontre un autre personnage incompris, ce dernier lui explique qu’il fait semblant d’être idiot car il voit des choses interdites, mais notre protagoniste ne peut se mentir à lui-même et suivre son exemple.
Un véritable hymne à la liberté ainsi qu’un véritable hommage à une culture qui se meurt et aux traditions ancestrales se met en place dans ce long-métrage. En effet, la population kirghiz était autrefois reconnue pour sa bravoure, sa fraternité et surtout son amour des chevaux. La société détruit les liens avec la nature, Centaure, lui, voudrait fusionner à nouveau avec elle, à travers les pur-sang. Pour lui, un cheval signifie la liberté tandis qu’il représente la richesse pour les autres. Ces derniers s’emprisonnent dans une cage dorée inconsciemment, au fur et à mesure que leurs valeurs ancestrales sont oubliées.

Un éloge du cinéma est également au cœur de cette oeuvre. Le cinéma du village a été transformé en mosquée par les islamistes, qui ont des discours obscurantistes. À travers la disparition du cinéma, c’est tout un monde symbolique qui est menacé. Ainsi le protagoniste s’accroche aux restes de cet art par la présence de nombreuses affiches dans sa maison. La culture ayant sauvé son âme, il voudrait sauver et faire retrouver à son peuple son ancienne fraternité à l’aide du cinéma. Cependant la fermeture des salles met en danger son rêve de retour aux traditions. L’intolérance est notamment issue de cette radicalisation. Le prosélytisme religieux est également un thème abordé.
Suite à la fin du communisme, les pays du Moyen-Orient sont en proie à l’ascension du capitalisme, cette économie libérale prend le pas sur les traditions et les valeurs prônées par cet homme a la soif de liberté. Tout cela conduit également à créer une société matérialiste. Mais finalement le plus important est-il d’être ou d’avoir ? De plus, la mondialisation fait naître de nouvelles inégalités.
Néanmoins, la dimension manichéenne est complètement absente ce qui montre que l’auteur n’a pas une visée moralisatrice, bien que les abus de la société soient dénoncés. Les traditions ne sont pas parfaites tout comme la technologie et la modernité ne sont pas forcément néfastes. Cependant, rien n’est inéluctable, c’est pourquoi le film est optimiste ; il faut seulement comprendre que cette société, tout comme la nôtre, se perd dans des désirs de richesse, de gloire et d’acquisition de technologies toujours plus modernes. Nous pouvons alors dire que la portée de ce film est universelle. Ainsi l’individualisme supplante la fraternité d’autrefois ; or les Hommes ne sont pas faits pour être seuls donc nous sommes une espèce faite pour vivre en société.
Alors que Centaure est à la recherche de son paradis perdu, nous aussi nous devrions essayer de retrouver des valeurs importantes, des valeurs humanistes.
2018/03/31 17:21 #c73a-4c72-ae55-46a3cf96cdb1
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Une ode à la liberté

Centaure, c'est le nom du dernier film que l'on a vu dans le cadre du Prix Jean Renoir, réalisé par Aktan Abdykalykov; c'est aussi le surnom du protagoniste du film, joué par le réalisateur lui-même. Le spectateur comprend la raison de ce surnom dès le début du long métrage, où l'on voit l'homme monter un cheval, au galop, dans la nuit, au milieu des montagnes du Kirghizistan, ne faisant qu'un avec l'animal. Cette scène annonce magnifiquement les thèmes que l'on verra abordés au cours du film: la nature, la marginalité et la liberté, à l'état pur.
La nature est omniprésente dans Centaure: montagnes et plaines à perte de vue, nombreux cheveaux présents dans le village... Les paysages du Kirghizistan offrent au film un large cadre naturel, dont les plans aérés sont à l'image; mais cet environnement donne aussi au spectateur l'occasion de découvrir une histoire se passant dans un endroit très différent de ce qu'il connaît. Les habitants du village sont peu nombreux, ils se connaissent et se côtoient tous les jours, et ont de ce fait une connexion unique entre eux, rendue possible par la nature environnante, qui ne cesse de nous rappeler notre insignifiance face à sa grandeur. On se rend compte, au cours du film, que l'on a tendance à oublier cette nature qui nous a pourtant tout donné.
Malgré la proximité entre les habitants, Centaure est mis à l'écart à cause de sa singularité. Marié à une femme muette, amoureux des chevaux, il reste différent des autres villageois. Mais un autre personnage se démarque aussi, d'une toute autre façon: son cousin, l'archétype occidental, qui vend des chevaux de grande valeur à des propriétaires riches. Quand les habitants découvrent que Centaure a volé des chevaux à son cousin et à un autre propriétaire, il va être plus marginalisé encore. Heureusement, son cousin comprend son désir de libérer les animaux dans leur habitat naturel: la montagne, et le pardonne. Pour ne rien enlever à son unicité, Centaure était projectionniste par le passé; il va même visiter son ancienne salle de projection lorsqu'il se sent à l'écart lors d'une prière musulmane, que les pratiquants du vilage lui ont “prescrit" après le délit qu'il a commis. Pour Centaure, et pour beaucoup de cinéastes, le cinéma, c'est la liberté: les films nous ouvrent des horizons infinis de création et d'exploration. Dans ce film, les chevaux représentent cette même liberté et ouverture de l'esprit. Ces animaux incarnent la liberté dans bien des œuvres, c'est donc un choix pertinent pour le scénario de Centaure, qui prône la liberté des hommes et des animaux.
Cette liberté, Centaure sait que malgré la nature, libre, entourant le village, elle ne s'obtient pas naturellement. L'homme-cheval va ainsi se battre pour aimer et vivre librement dans sa singularité, ce que les autres habitants ont du mal à accepter, à part quelques hommes qui, proche de notre “héros” vont le comprendre et nous permettre en même temps, de comprendre ce personnage marginal. Ces relations particulières sont montrées par des plans rapprochés sur les personnages, comme par exemple dans la scène où l'ami de Centaure lui rase le crâne. Les deux hommes sont au centre des plans pendant ce moment privilégié, ce qui est rare dans ce film où la nature est à l'honneur. Loin du tumulte du village, ils peuvent se confier l'un à l'autre, malgré l'acte que son ami réalise. Lui raser le crâne, c'est le souhait des habitants musulmans qui veulent convertir Centaure à l'Islam. Ce pan de l'histoire nous rappelle que l'instinct grégaire est inné et irréfutable chez l'être humain.
Je dirais que l'intrigue, dans Centaure, est secondaire et que l’on a tendance à oublier cette histoire naviguant entre relations humaines et relation à l'animal, pour mieux observer, et s'inspirer de cette société naturelle, saine et sans superflus ou presque, rappelant l'état de nature de l'homme évoqué par Montaigne. Cette société libre de toute influence moderne et capitaliste nous rappelle constamment, au cours du film, à quel point nous passons à côté de l'essentiel dans notre société occidentale.
Je recommande vivement le visionnage de ce long métrage, autant pour le sentiment de liberté qu'il procure que pour cette immense bouffée d'air pur qu'il nous donne et qui manque tant dans notre mode de vie.

Capucine Lorrain
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/03/31 17:23 #a8d9-45a0-b5d0-66cdb0e36dd1
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Un homme surnommé Centaure conte des histoires de chevaux à son fils, ce sont des histoires kirghizes. Elles font l’apologie d’une époque où ce peuple autrefois nomade était uni à ses semblables et à ses chevaux. Tous deux cohabitent depuis si longtemps qu’il est dit des chevaux qui sont

Kubat, le réalisateur nous emmène dans le Kirghizistan contemporain, où l’on ne parcourt plus les terres, l’on s’y installe. Les chevaux sont dans des écuries et ont revêtu non plus une valeur affective mais marchande.

C’est dans ce contexte que Centaure et sa famille évolue et mènent une vie très simple. Le père était projectionniste dans la salle de cinéma du village, maintenant il travaille dans le bâtiment et profite de plaisirs simples, comme le maskym…Son surnom fait écho à sa passion pour les chevaux qui l’anime profondément. Après avoir reçu une vision dans ses rêves, elle prend d’autres proportions, il se voit alors chargé de la mission de redonner vie aux légendes, et en rétablissant ses tradition de redonner une âme au peuple kirghize.
À la fois réalisateur et acteur principal, Curatte fait une déclaration d’amour à sa culture et ses traditions sans pour autant y ôter les regrets qu’il en éprouve.
De l’étau du capitalisme qui se resserre à la montée de l’intégrisme musulman, il est difficile pour Centaure d’être lui-même. Cette notion de partage est morte, il décide alors de voler des chevaux, la nuit, les monter lui permet de s’élever. Ces moments nous offrent des scènes magnifiques les plans sont larges, au clair de lune, ses bras tendus le sont aussi et témoignent d’une belle ouverture d’esprit.
Mais très vite il est découvert, l’histoire atteint le village, et ses habitants se l’approprient, s’octroyant la position de juge. Ces faits donnent lieu à diverses interprétation et alors une décision est prise, pour se racheter, il doit se convertir à l’Islam... C’est un échec et au-delà de nous offrir des scènes non dénuées d’humour, il conduit à son exclusion du village.

Tout se précipite et comme si le sol se dérobait sous ses pas, il perd tout autour de lui, sans qu’intérieurement sa foi envers la véritable identité kirghize ne s’érode. C’est un hymne à la différence,à la liberté et au lieu de l’écouter, on lui arrache ses ailes.
Son fils, qui a été bercé par ces histoires s’en verra peut être pousser...

Et c’est ainsi que parvient à nos oreilles, à nos yeux et je l’espère à nos cœurs une fable terriblement moderne. Dénuée d’artifice, véritable, Aktan Aryn Kubat a habilement manipulé cette histoire pour ainsi lui attribuer tout sa poésie et nous faire voyager, à la fois dans le monde Kirghize mais surtout dans celui de Centaure.

Cyrielle Aubertin
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/04/02 10:36 #505a-4e58-9e72-dd278eb9cfdc
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Nous sommes allés voir le film centaure. Ce film a été écrit, et réalisé par Aktan Arym Kubat qui joue également le rôle principal.
Dans un village du Kirzighistan, Centaure vit avec sa femme muette Maripa et leur fils Nurberdi. Ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym à l'étal de Sharapat au bord de la route, ce qui fait courir la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.

Visuellement, les paysages sont magnifiques dans ce film, les lieux de tournage ont été très bien trouvés. J'ai trouvé ce film particulier avec un scénario original et très surprenant. Mais cela nous permet de découvrir un type de cinéma différent de celui qu'on connaît habituellement. C'est en ça que ce film est intéressant.

Tristan
2018/04/02 10:37 #3dc8-4cc6-abda-de0c2caad02c
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Ce film s'intitule « Centaure », il a été réalisé par avec Aktan Arym Kubat en 2018. Le genre de ce film se trouve être un film dramatique. Les acteurs principaux sont Aktan Ayam Kubat, Nuraly Tursunkojoev et Zarema Asamaliana. La durée de « Centaure » est d'une heure et 29 minutes.

Le film a lieu dans un petit village au Kirghizistan. Un homme Centaure vit avec sa femme sourde et muette et son fils de cinq ans qui ne parle toujours pas. Cette histoire raconte le vol de chevaux (mis en scène d'un plan pour attraper le voleur) puis l'arrestation du voleur qui est le cousin de la victime et enfin la sanction mis en œuvre par le village.

Durant ce film, une scène a porté notre attention ; il s'agit de la scène où le personnage principal se trouve les bras étendus sur le cheval. Cette scène dégage un sentiment de liberté de la part du personnage au-vu de la suite de l'histoire du film et également la liberté du cheval, soit des animaux en général car le personnage souhaite les rendre libres comme ils étaient avant, proches des hommes sans pour autant les rendre esclaves. Sa vision semble être une vision plutôt utopique alors que le village pense tout le contraire. En réalité, nous ne pouvons pas lui reprocher de « voler des chevaux » car ce qu'il essaye de faire c'est tout simplement de leur redonner une certaine liberté que les animaux avaient acquis auparavant, même si ces chevaux ont une certaine valeur monétaire pour leurs propriétaires qui ne voit qu'en leurs chevaux, un gain d'argent.

Lisa, Baptiste, Théo
2018/04/04 11:24 #fe1e-4e75-b391-5ef4012aa400
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Centaure est un film dramatique réalisé par Aktan Arym Kubat sortie le 31 janvier 2018. Les acteurs principaux sont : le réalisateur lui même et Bolot Tentimyshov. Ce film a reçu le prix CICAE et il dure 90 minutes.

L’histoire raconte l’histoire de centaure, un homme qui vole des chevaux pour se sentir libre comme dans les légendes de ses ancêtres. Mais un jour il est pris en flagrant délit.

Le film est très bien réalisé, il nous fait voyager au Kirghizstan avec ses multiples plans de paysage magnifique. L’idée principale du film est avant tout la liberté, que ce soit des hommes ou des animaux. On l'aperçoit bien avec la scène où le personnage principal parcourt les prairies les bras écartés, cheveux au vent sur le dos d’un cheval au galop. Nous ressentons le sentiment de liberté mais les autres personnages sont en désaccord avec lui et punissent le vol de chevaux. Et même une fois banni du village, il met sa vie en jeu pour donner la liberté aux chevaux.

C’est un film dramatique qui fait réfléchir sur la vraie notion de liberté de notre époque. Mais l’histoire est trop lente et on a du mal à suivre le film.
Ce film mérite la note de 2/5

Etienne Valognes 1ere S1 Histoire des arts
2018/04/04 18:42 #6c29-4ea1-8483-a7b3a2dc71f3
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Centaure/Centaur

Centaure est un film d’Aktan Arym Kubat, qui joue aussi le premier rôle de son film. Son titre original est Centaur. Il a été tourné au Kirghizistan. Cette œuvre nous montre la vérité de notre société actuelle, société où les traditions, la langue, la culture sont remplacées par les religions et l’argent (abusée par tous les faux prophètes, et dévorée par la cupidité, l’appétit de la consommation et du pouvoir). Il nous montre la difficulté du pays, à être partagé et influencé par les pays voisins.
C’est l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’année qu’on surnomme Centaure ; il a une femme sourde et muette, plus jeune que lui, et un fils qui n’a encore jamais parlé alors qu’il a déjà cinq ans. Centaure est un voleur de chevaux. Mais il ne vole pas ces étalons pour l’argent, au contraire. Il est pour le retour aux traditions c’est-à-dire, lorsque les chevaux et les hommes vivaient en harmonie, sans « esclavage des chevaux ». Il vole les pur-sang pour ensuite galoper avec et les relâcher dans la nature, dans les plaines. Il dérobe ses derniers même à son cousin. Un jour, il finit par se faire attraper mais son cousin Karabaï prend sa défense, face au conseil des anciens, mais proclame sa conversion à l’islam. À la suite d’un nouveau vol, Centaure est destiné à être chassé de son village, en laissant sa femme et son enfant derrière lui. En fuyant son village, il découvre sur son chemin des hommes chassant des chevaux sauvages. Alors il décide de venir en aide aux animaux et ouvre le camion où se trouvaient ses derniers. Un des hommes, armé, le remarqua et lui demanda de s’arrêter. Centaure refusant d’obéir, court mais finit par se prendre une balle de fusil et tombe raide. Sa femme et son fils qui étaient en train de revenir chez eux traversent un pont. Le petit tombe sur le pont ce qui provoque un choc, et se met à parler. Son premier mot fut « papa ».
Le personnage principal reste idéaliste sur sa façon de vivre. Il désire au-delà de tout revenir à des traditions ancestrales, qui vont à l’encontre de la société actuelle et de la radicalisation. Concrètement Centaure désire rester libre car il s’oppose à tout, il a l’impression de perdre sa liberté avec la modernisation de son pays. Il est prêt à mettre en péril sa vie de famille pour défendre ses idées.
Le réalisateur nous raconte les récits héroïques de l’histoire du Kirghizistan. Par son œuvre, il nous montre les paysages fantastiques de ce pays, mais aussi la détresse de certains habitants, qui veulent le retour aux traditions, à la culture, alors que l’argent et la religion prennent le pouvoir et « dirigent » notre monde. Le réalisateur adopte une trame politique importante, où la radicalisation islamiste prend place dans son pays. Ainsi il montre la lente disparition d’un monde traditionnel. Le cinéaste puise directement son inspiration de la vie quotidienne d’un village du Kirghizistan.
La mise en scène, par des plans larges et panoramiques, nous dispense de dialogues inutiles. Il a su par les images nous transmettre ses idées. Le film d’Aktan Arym Kubat, est une sorte de western kirghiz.
J’ai beaucoup aimé la scène de fin, lorsque le protagoniste se fait tirer dessus et que cette scène-là, est suivie de la séquence où son fils tombe sur le pont et dit son premier mot, « papa ». Cette scène est très émouvante, on ressent les émotions que le réalisateur a voulu faire passer. On sait que le père s’est fait tirer dessus et qu’il est mort, mais nous ne le savons pas directement car le scénariste a choisi de cacher cette séquence pour une certaine raison, nous le savons grâce à la séquence qui suit du petit garçon qui tombe par terre. Nous pouvons conclure de ce qui est arrivé au père. Elle est vraiment touchante et la mise en scène est juste extraordinaire.
La morale de ce film est : « de toujours croire en ses valeurs ». Ce qui peut nous amener aux réflexions suivantes : De quel droit peut-on imposer une façon de penser ?Peut-on parler de bienfait de la modernisation ? La liberté de penser mène-t-elle à l’individualiste ou au respect de ses cultures ?
HOFFMANN Damien
Première SSI
Lycée Alfred MEZIERES
LONGWY
2018/04/05 09:23 #2e92-4cbd-9441-06a7c9dd2574
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Un centaure est un être imaginaire, moitié homme moitié cheval.
Les chevaux s'associent à de nombreux rôles et dons magiques,
à toutes les époques et dans le monde entier.

Le cavalier cherche à faire corps avec sa monture alliant l'instinct
animal et intelligence humaine. Symbole de guerre mais
avant tout de liberté, il est lié depuis des années
avec le peuple nomade mongol dont
fait partie Centaure.

Un homme intrigant qui vole des chevaux pour goûter au grand air des
plaines quelques minutes …
Époux d'une femme muette, qu'il trompe avec une femme au
passé tumultueux, un père aimant qui aime raconter
des légendes à son fils.

Un homme qui dénonce la liberté perdue de son
peuple, la dictature et la religion.


Emma Bombard - 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/04/08 21:51 #08e2-4b86-8c2e-146083cfd4b1
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
La nouvelle réalisation du cinéaste Aktan Arym Kubat nous plonge dans la lente disparition des traditions de son pays natal, le Kirghizistan.

Le système soviétique, très ancré au Kirghizistan, n’est plus si présent aujourd’hui car le pays est entré dans l'ère du capitalisme. L'argent et la corruption s’y installent ; voilà ce qui indigne « Centaure », un homme autrefois voleur de chevaux, qui s’occupe désormais tendrement de son fils et qui aime lui conter les légendes du temps passé. Un jour, il se remet à voler, se fait prendre et doit en assumer les conséquences.
Etant donné que peu de films nous proviennent du lointain Kirghizistan, la découverte de cette région d’Asie centrale est d’autant plus unique ; les paysages sont magnifiques. Les plans fixes accentuent la simplicité du film et les scènes avec le fils sont des passages très doux. Le film semble lent mais une scène frappe, celle où des habitants du village se confrontent avec les musulmans ; un dialogue direct et sans complaisance dépeint une certaine dictature de la religion. Le cousin, quant à lui, représente ce que le capitalisme apporte avec lui ; il tombe dans la luxure et, contrairement à Centaure, n’est pas humble.
C’est un film tout en douceur, non sans humour, comme une fable et c’est ainsi que le héros de Centaure apparaît comme un sage au milieu des autres.

Elizabeth Hirstein 2nde2
2018/04/08 21:52 #09fd-4773-8046-73897a2930cc
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
« Les chevaux sont les ailes des hommes »

Centaure est un film émouvant, réalisé par Aktan Arym Kubat en 2017
Père de famille travaillant dans un chantier le jour et voleur de chevaux la nuit, telle est la vie particulière de Centaure. Dans un petit village du Kirghizistan, cet homme un peu en marge de la société porte une affection sans bornes aux chevaux et ne se lasse pas de conter des légendes d’antan à son fils.

Un autre langage
Centaure est un film empreint de poésie qui aborde plusieurs thèmes, et notamment le mutisme. En effet, la femme de Centaure, Maripa, est sourde et muette et son fils semble l’être également. Cela explique ainsi le peu de dialogues présents dans ce film. Pourtant, cela n’affecte en aucun cas les émotions que le spectateur peut ressentir car tout passe par le jeu formidable des acteurs : les mouvements du corps et les regards des personnages. Ces émotions sont également accentuées par de nombreux plans fixes. Aktan Arym Kubat a réalisé un travail impressionnant sur les sons et les paroles et cela, jusqu’à la toute dernière scène du film…

Les chevaux, métaphores des hommes
Centaure est un homme qui défend hardiment les traditions de son pays, qu’il trouve bafouées par la société actuelle. Les chevaux, omniprésents dans ce film, étaient en effet « les ailes des hommes » du Kirghizistan depuis le tout début mais cela changea à cause des nouveaux modes de vie des kirghizes. Le réalisateur dénonce ainsi le fait que ces animaux ayant besoin de liberté en sont privés à cause de la cupidité et de la volonté de puissance des hommes. Centaure remet de ce fait habillement en question le fonctionnement du monde actuel.
Hélèna NAIDJI
2nd2
2018/04/08 21:55 #2661-4df7-aa43-3c68ddcb1727
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
En quête d'identité

Avec « Centaure », Aktan Arym Kubat signe une fable poétique pour nous conter un monde qui change. Que restera-t'il de la culture et des traditions du Kirghizistan, petit pays d'Asie centrale engagé sur le chemin de la modernité et en proie à l'islamisation? Peut-être restera-t'il ce film, comme témoignage, celui que Centaure, le héros du film, livre à son fils en lui transmettant les légendes de son pays.

Aktan Arym Kubat raconte ce qui est et ce qui a été à travers son héros (qu'il interprète très bien) peu ordinaire. Ancien projectionniste, marié à une sourde et muette et père d'un enfant de 5 ans, Centaure a aussi été un voleur de chevaux. Un animal autrefois sacré pour son peuple et que Centaure, qui croit aux traditions et aux légendes, ne supporte pas de voir en captivité. Mais tout le monde ne partage pas ses valeurs à commencer pas les villageois qui voudraient le voir quitter le village, le prenant pour un excentrique qui refuse de rentrer dans le rang.
Dans ce film parfois lent et peu bavard, le réalisateur parvient à transmettre son message à travers de magnifiques images comme celles de Centaure galopant au milieu de paysages grandioses, comme pour éprouver les sensations de ses ancêtres. Car c'est en le voyant ainsi que l'on comprend son obstination à vouloir maintenir ses traditions.
Par ailleurs, le réalisateur dénonce, avec humour, l'islamisation de son pays (avec la tentative de convertir Centaure à l'islam) ou en utilisant les symboles (l'ancien cinéma devenu une mosquée). Il cherche ainsi à montrer la place nouvelle que prend la religion dans son pays et l'insensibilité des gens face à ces changements culturels.
Centaure est à la fois un hymne à la nature (filmée ici comme un décor de rêve) et à la culture, celle d'un peuple qui, à l'image de Centaure, perd peu à peu ses repères suite au chaos laissé par l'ère soviétique, mais qui résiste, à sa façon, pour ne pas oublier d'où il vient et pour transmettre les valeurs auxquelles il croit.

Léanne - 2nde 2
2018/04/08 22:04 #8fb6-4c47-8bf0-bf6d74a1fec7
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg

« Les chevaux sont les ailes des hommes »
Le 31 janvier 2018 sort dans les salles françaises Centaure du réalisateur Aktan Arym Kubat.
Poignant et bouleversant, Centaure nous dévoile un village en conflit entre passé et modernité.
Parce qu’il est passionné par les chevaux, il est appelé Centaure par les habitants de son village Kirghize. Centaure vit une vie sereine et épanouie avec sa femme Maripa qui est sourde et muette, ensemble ils ont un fils mutique, Nurberdi, âgé de 5 ans. Le père travaille sur des chantiers de construction, mais était anciennement un projectionniste réputé. Cette vie tranquille est pourtant chamboulée quand Centaure est pris en flagrant délit de vol d’un cheval de valeur et est accusé de tromper sa femme avec Sharapat, la vendeuse de maksym.
Aktan Arym Kubat nous emmène au Kirghizistan, dans un village confronté à la modernité et à la perte de traditions Kirghize: fermeture de la salle de cinéma qui devient la mosquée du village, ou encore les chevaux qui avaient une valeur religieuse autrefois et qui sont aujourd’hui vus comme un moyen d’enrichissement.
Cet oubli du passé par les habitants du village éveille en Centaure une immense nostalgie. C’est pourquoi il tente de faire durer ces traditions en racontant d’incroyables histoires sur les ancêtres et leurs guerres à son fils, tout en lui inculquant des notions de sagesse.
Centaure est une pépite du cinéma Kirghize, la légèreté et la finesse des plans, les séquences de travelling où Centaure chevauche son cheval en pleine nature à l’aube suscitent de palpables émotions. Ses idées utopiques nous font rêver avec lui et nous amènent à des réflexions sur l’importance des traditions et la place de la religion.
Miriam - 2nde 2
2018/04/11 11:53 #4e1b-482c-ad4f-3fe8946d740d
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
LA CRITIKE 2 CENTAURE

Alors Centaure, bah déjà il est vraiment bien. Ouais une critique construite en une phrase sa fonctionne pas alors je vais rajouter d'autres phrases. Plus sérieusement Centaure ça raconte quoi ?
-Alors bonne question et je vais tout de suite te répondre,Centaure c'est tout d'abord un film kirghiz, ouais j'avoue que je ne me suis jamais dit que j'irai voir un film kirghiz au moins une fois dans ma vie mais bon. Le film c'est 1h39 de poésie nous racontant la torture du héros principal qui va le faire chuter dans les péripéties du film ; le déchirement des liens entre la nature et les hommes , c'est l'unique raison qui pousse notre héros trop classe à voler des chevaux pour se rapprocher de ce "lien" perdu avec la nature. Dans le film c'est tout de suite évoqué avec l'un des premiers plans avec une citation toute simple pas à piquer des hannetons :"les chevaux sont les ailes des hommes" , je ne sais plus exactement la citation mais elle est mise en avant dès le début et à la fin du film. Aussi une chose qui m'a fait adorer Centaure plus que les autres films c'est l’esthétisme des plans de caméra , je ne parle pas de mise en scène même si quelques unes sont magiques , non là je parle des plans , la manière de filmer des vastes plaines à perte de vue, des montagnes atteignant des tailles colossales , et nous montrer l'homme , au centre , ridiculisé face à la taille imposante de la nature c'est juste...trop stylé, voilà c'est tout ce que j'ai à te dire sur Centaure.
-Wouah, ok...tu lui mets combien ?
-Un petit 9/10, grâce a ce film je me suis mis a l'équitation..
-C'EST VRAI ?!
-Pff bien sûr que non , ça vaut trop cher ptdr.
Fin.
Emilien Morel 2nde Lycée Langevin , ou appelez moi "El Emilien" c'est plus classe. (A prendre au second degré)
2018/04/11 12:19 #b984-4d57-b9e2-626dc4ed9bdf
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
« Centaure »
Film émouvant aux reflets complexes
Centaure est un film assez difficile à cerner. Nous tournons autour de la vie d’un homme de bonne foi, gentil et fidèle, dont le seul péché est d’aimer chevaucher des étalons et de galoper comme un fou. Seulement, ce seul péché détruira tout le reste : il est soupçonné d’infidélité, emprisonné, et finalement, jugé, tandis que sa femme quitte la maison, emportant leur fils avec elle, lui qui était si proche de son père. La fin tragique fera verser quelques larmes.
L’histoire était donc absolument magnifique et émouvante. Mais seulement voilà, une question persiste : quel était le but de ce film ? Quelle en était la visée ?
Tout ce dont je vais par ailleurs parler maintenant ne sera que des suppositions. L’aspect innocent de l’homme que nous suivons et qui ne fait rien de mal en soit, qui est jugé de toute part et qui perd tout, prouverait peut-être que même la pureté la plus totale peut être critiquée au moindre faux pas. Le moindre semblant de défaut peut-être jugé, et capable de faire tout basculer. L’homme innocent qui fait face au désir d’argent ou à l’avidité des ragots n’a aucune chance.
D’un autre côté, la vision de l’homme reste étrange. Il fait allusion à une vieille histoire de centaure, qui plusieurs fois nous ont fait nous demander s’il était fou. En fait, l’homme a foi en ses propres valeurs, qui peuvent être interprétée de plusieurs manières. Quelque part, il y a un véritable fossé entre ses valeurs et le monde actuel, celui dans lequel il vit, et c’est là toute sa souffrance. Je pense que la scène la plus frappante à ce sujet est lorsqu’il sort de la mosquée et refuse de se plier à sa punition ; il ne veut croire qu’en ses propres coutumes. «Centaure » désire la liberté de respecter une tradition qui se perd dans le monde dans lequel il vit. La visée de ce film pourrait donc être de faire ressortir cet aspect de traditions qui se perdent –notamment donc en Asie- face à l’avidité moderne ou aux autres religions qui s’imposent.
Pour finir les décors, les paysages dans le film ont eut les meilleurs retours. Honnêtement je ne me suis pas focalisée dessus durant la projection, mais il vrai que je me rappelle de paysages splendides, et plusieurs personnes le qualifient de très ressemblant à l’Asie. Les images parlent d’elle-même et livrent ce message que le réalisateur veut nous faire entendre.

ARIFONT Manon 2nde Lycée Langevin
2018/04/11 14:28 #d8cf-42e7-82cb-7a4ca54bfd68
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice

Dans un village au Kirghizistan, Centaure, ancien projectionniste et descendant d’un peuple appelé kirghize, vit avec sa femme muette et son fils âgé de 5 ans. Il aime lui conter les légendes du passé où les hommes et les chevaux ne faisaient plus qu’un. Cependant, Centaure cache un secret: le soir, il vole des cheveux pour les libérer dans la nature.


Tout d’abord, rendre la femme de Centaure muette rajoute de la poésie au film. En effet, la famille, pour se comprendre, use du langage des signes; le jeu des acteurs nous permettant de ressentir les émotions des personnages et de nous rendant complice avec la famille.


Ensuite, les plans d’ensemble laissent place à de merveilleux paysages du Kirghizistan, où la nature prend une place considérable. Il est vrai que l’utilisation d’un pays peu connu donne du cachet au film et le rend ainsi plus atypique.


Pour nous, au début du film, la cause de Centaure était énigmatique; le fait de voler des chevaux pour les libérer par la suite n’était pas compréhensible. Cependant, au fil de l’histoire, elle devenait plus intelligible et excusable. De plus, le personnage de Centaure est attachant, il nous donne l’envie de le suivre dans sa tâche.


Enfin, nous avons aimé ce film, nous le conseillons car il nous fait découvrir un nouveau pays, qui nous était alors inconnu, et ses paysages naturels et fastueux. Avec ses personnages touchants, nous sommes plongés dans l’histoire attendant le dénouement de cette dernière.


Lubin Sélène

Bouillet Camille

2nde Lycée PAUL LANGEVIN
2018/04/11 16:19 #5ee4-44d4-9a11-38700b94b991
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Centaure :Entre cheval et Kirghizistan



Le dixième film de Aktan Arym Kubat est une ode à son pays lointain et aux chevaux Kirghizes.Comme dans ses précédents films,il nous plonge dans la découverte de sa culture pour nous offrir un moment de dépaysement.


Ce film présenté en 2016,au festival de Berlin, nous relate l'histoire de Centaure,ancien voleur de chevaux et époux d'une jeune femme sourde et muette.Le passé ressurgit lorsque de nouveaux vols de chevaux se produisent.Ces évènements vont plonger notre personnage principal vers une descente aux enfers.


Ce personnage est magistralement interprété par le réalisateur lui même.Sa performance permet de nous identifier un peu plus aux drames vécues par Centaure.L'actrice Zarema Asanalieva,jeune épouse de Centaure,et le jeune acteur jouant son fils, accentuent le calvaire de cette situation et permettent aux spectateurs de s'imprégner de l'univers du réalisateur.


Ce film pour amateur ou non de chevaux est une pure découverte d'un cinéma peu connu en France.Si vous avez la chance qu'un cinéma proche de chez-vous le projette,allez-y au galop !


Kim Cayol-Minoretti,2nde Lycée Langevin
2018/04/11 20:24 #0820-48ac-b122-541a4f1c6c32
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Centaure nous plonge dans un univers qui nous est complètement étranger : le Kirghizistan. Petit pays au nord-ouest de la Chine, c’est un cadre que nous n’avons pas l’habitude de rencontrer au cinéma. Le village est isolé, les maisons sont perdues dans la plaine et nous découvrons l’habitat traditionnel qu’est la yourte. On y découvre la culture kirghiz et la relation que les habitants entretiennent avec les animaux, en particulier les chevaux. Ils élèvent des chevaux de race et les destinent aux courses, c’est leur business. Cependant, un homme n’est pas d’accord avec ça : le protagoniste de l’histoire. Cet homme à la « double identité » travaille le jour et partage des moments avec sa famille : sa femme muette et sourde, Maripa, et Nuberdi son fils, qui ne parle pas. La nuit, il rend la liberté aux chevaux captifs des éleveurs. Aktan Arym Kubat décide de filmer rapproché lorsque Centaure, qu’il interprète, chevauche dans l’obscurité, où pourtant la lumière nous paraît si claire. Peut-être que le réalisateur veut nous montrer les nuits claires de son pays. C’est plutôt en journée que les immenses espaces nous sont montrés, souvent en arrière-plan mais tout de même imposants.
Quant à Centaure, on constate qu’il ne fait qu’un avec les chevaux comme le symbolise son nom. Son but est de revenir aux traditions de son peuple, les Centaures, qui respectaient les chevaux et vivaient avec eux, librement. L’amour de Centaure pour les chevaux et le désir d'indépendance est si grand qu’il met en danger sa famille.

Le réalisateur nous présente un film qui nous semble dénué d’actions - celles auxquelles nous assistons à l’ordinaire - mais contre toutes attentes, est captivant par son originalité et son authenticité.

Janice, Emma. TL.
2018/04/11 22:08 #44b2-4bb2-aa6e-c5d2e1c9bb4e
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Hocquette Flore, Lycée Vauban, Aire sur la lys

Voleurs de liberté
Et grands hypocrites humains,
Vous ne laissez pas s’évader
Ce qui était votre bien.

Centaure, plein d’espoir,
Galope vers les plaines et rives
Sur le sauvage étalon noir.
Mais déjà il dérive.

Soudain un grondement
Vint violemment frapper le flanc
De l’ami de ce paysan
Qui vit déjà le sang.

Pour eux il avait tort,
De ramener la liberté,
Cela a valu la mort
A cet enfant des champs.
2018/04/11 22:08 #0e5c-4ea1-91e6-2f7c5e9c3294
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Centaure est un film de Aktan Arym Kubat. Il raconte l’histoire d’un homme, que tout le monde nomme Centaure. L’intrigue se déroule au Kirghizstan, ce pays était autrefois peuplé de nomades. Dans les coutumes de ce peuple, les chevaux avaient une grande importance et étaient considérés comme les égaux des hommes. Depuis, les nomades se sont sédentarisés et les croyances ont changé, la culture arabe et la religion musulmane se sont développées. Aujourd’hui, les purs sangs sont vendus comme chevaux de course et les autres chevaux sont vendus aux abattoirs pour être mangés ou sont utilisés lors de sacrifices animaux. Centaure reste attaché aux coutumes d’autrefois, il est persuadé d’avoir vu en rêve un dieu des nomades, il lui a dit de protéger les chevaux, qu’ils étaient nos frères. Centaure a un fils. Il lui raconte beaucoup d’histoires, son fils ne parle pas encore car sa mère est sourde et muette. Mais la nuit, le père vole des chevaux de course pour les libérer est leur permettre de courir dans des grands espaces.
Centaure porte de l’importance à ses origines nomades et on comprend que ce n’est pas le cas du reste de son village. Autrefois ils étaient un clan soudé, aujourd’hui, Centaure regrette de ne pas même connaître assez son propre cousin. Autrefois les chevaux étaient respectés et traités en frères, autrefois les dieux n’étaient pas les mêmes… Centaure vit dans le passé, il n’est pas adapté à la nouvelle manière de vivre de son peuple. Il est incompris, il est pris pour un fou. Son attachement à ses origines, à ses ancêtres, à ses dieux et aux chevaux vont lui coûter sa crédibilité, sa maison, sa famille et bien plus que cela…
Le réalisateur accorde une grande place aux prises de paysages. On découvre tout au long du film un pays sauvage et préservé de l’homme. La diversité du paysage est à couper le souffle, de grandes plaines vertes, des falaises, de gigantesques arbres centenaires… On comprend ce que protège Centaure. Il y a aussi une grande place donnée au cinéma car Centaure était projectionniste lorsqu’il était plus jeune.

Louise et Léa Fargette
2nde 3 cultures et médias
2018/04/11 22:14 #2564-4d58-b0b3-e4812ce0b576
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Violette Housiaux, Lycée Vauban, Terminale L
Centaure

Réalisateur et interprète, Aktan Arym Kubat, après ses derniers films “Le voleur de lumières” ou encore “le fils adoptif”, se lance dans un nouveau projet : “Centaure” afin de parler de son pays, le Kirghizistan. De façon touchante et juste, il y aborde la question de l’héritage culturel et de la tradition à travers la légende de Kambar-Ata.
Le film Centaure est l’une des plus grandes surprises du Prix Renoir 2018 : la bande annonce laissait présager un film très poétique, partagé entre violence et douceur mais nous ne nous attendions pas malgré tout à autant de beauté dans un film qui semblait atypique, pour nous, élèves peu habitués aux films étrangers tels que ceux d’Aktan Arym Kubat.
Dans ce film, les paysages et le personnage Centaure, interprété par Aktan Arym Kubat lui-même nous lance en pleine figure une envie de liberté, d’évasion à travers le monde. Ce sentiment est extrêmement présent dans une scène qui revient deux fois dans le film : lorsque Centaure vole le cheval de son cousin et qu’il part au galop à travers les champs dans la nuit, les bras levés comme un cri de liberté qu’il lancerait à ceux qui l’empêche d’accomplir sa quête de retrouvailles avec les “ailes des hommes”, les chevaux. L’éclairage naturel de la scène permet également une illusion, qui assemble le corps du cheval et celui de l’homme, transformant ainsi ce dernier en un véritable centaure et matérialise le rêve du personnage : le retour à une harmonie entre l’homme et le cheval, l’homme et la nature, harmonie qui disparaît peu à peu de son village et de son pays.
La disparition des traditions inquiète le personnage tout comme son interprète, c’est la raison de son film. Ce film permet une mise en lumière de la dégradation de la culture, des traditions auxquelles le réalisateur et le personnage qu’il interprète portent beaucoup d’importance. La liberté est également mise en danger par la religion et certains hommes malhonnêtes. Bien que ces thèmes soient abordés à travers l’exemple du Kirghizistan, ils permettent de faire réfléchir le spectateur sur le monde et sur leurs propres sociétés.
Les personnages du film jouent un rôle extrêmement important dans la réussite de du réalisateur. Ils sont attachants, touchants et le jeu des acteurs est particulièrement juste. Nous les sentons engagés dans les causes que défend le film. Le réalisateur dit d’ailleurs à propos de ses personnages : «Je tiens à ce que mes personnages, comme les situations, soient dans mes films comme dans la vie : on pleure, on rit, on est triste, on fait des blagues… Peut-être que, en faisant cela, j’enfreins certaines règles, mais je m’inspire de la vie. ». Le lien qui lie Centaure à sa famille est très émouvant, les scènes familiales sont tellement bien jouées qu’elles deviennent intimidantes puisqu’elles donnent l’impression au spectateur de s’immiscer dans l’intimité de personnes réelles.
Centaure est donc une véritable réussite grâce aux thèmes qu’il aborde avec douceur et poésie, aux paysages incroyables qu’il nous fait découvrir mais surtout grâce aux personnages d’une sincérité troublante.
2018/04/11 22:24 #e657-4ca5-8402-971317d965f8
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Alix Delavier, Lycée Vauban Aire sur la lys, TL
Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, relatant l’histoire d’un homme surnommé Centaure qui vit avec sa femme malentendante Maripa et son fils Nurberdi qui ne sait pas encore s’exprimer. Son surnom lui vient de la culture kirghiz où les anciens étaient sédentaires et amis des chevaux. Voulant retrouver cette alliance entre équidés et humains, Centaure vole les chevaux de courses pour ensuite les libérer dans la nature.
Ce film aux allures de Western par ses plans d’ensembles sur les troupeaux de chevaux, dépeint une société dans laquelle la tradition est menacée, donnant ainsi l’illusion que le passé et le présent se rejoignent pour ne faire qu’un dans un monde où les traditions semblent peu à peu disparaître. On trouve ainsi un décor qui nous fait voyager dans le lointain Kirghizistan donnant un paysage à la fois pittoresque reflétant dans un sens les conditions de vie des kirghiz et un décor romanesque par les plans sur les différents tableaux montagneux, propice à l’imaginaire.
Le film laisse voir une critique de la modernité dont les pays en voie de développement font face, supprimant les traditions, Aktan Arym Kubat laisse seulement entrevoir que le 7ème art qu’est le cinéma est un point positif pour ce pays qui permet par sa projection de transmettre cette culture qui peu à peu disparaît. On retrouve aussi, une sorte de critique de la religion avec les scènes où des prêtres islamiques demandent de l’argent pour financer leur pèlerinage, où l’on voit l’un d'eux un peu hébété comme si il ne comprenait pas ce qu’il faisait là. Bien que la part intimiste du film nous touche dans le sens où l’on voit interagir un père avec son enfant tout en s’occupant de sa femme malentendante envers qui il témoigne beaucoup d’amour, les passages les plus “merveilleux” sont sans conteste ceux où l’on voit Centaure galoper, cheveux aux vents sur un cheval; c’est dans un sens le seul moment où on peut le voir heureux et libre d’être ce qu’il est.
C’est sur des décors poétiques, montrant ainsi la liberté que tous ne pouvons pas obtenir, que le réalisateur fait passer un message traditionnellement beau et tristement déchu par la modernisation du pays qui se voit jongler entre une religion islamique trop stricte et l’argent des hommes qui fait perdre toutes traditions comme nous le montre la scène avec le cousin de Centaure lors de leur explication dans une grange, dans laquelle les motifs du protagoniste sont dévoilés.
C’est clairement un coup de foudre fin et bouleversant, plongeant le spectateur visuellement dans une culture et un décor peu communs le faisant voyager émotionnellement à travers le personnage de Centaure.
2018/04/11 22:30 #1503-4b3e-b34d-fd185e7a22e6
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Coralie Caboche, Lycée Vauban Aire sur la lys,

Le film “Centaure” est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, diffusé pour la première fois en 2017. Ce film fait le récit d’un homme que l’on surnomme Centaure pour sa passion immodérée des chevaux, envers lesquels il garde une vision mythique, les considérant comme les ailes de l’homme. Centaure vit avec sa femme muette Maripa et leur fils de 5 ans qui ne dit toujours pas un mot dans un village d’Asie centrale. Centaure était un ancien projectionniste qui a vu son lieu de travail se transformer en mosquée par la montée de l’islamisme, dorénavant constructeur sur des chantiers, il voue sa vie à libérer les chevaux achetés par les hommes pour s’enrichir. C’est un film incroyablement beau tant sur la forme esthétique que sur le fond sentimental, qui mêle à la fois émotions avec un homme attaché à ses valeurs à qui tout semble tourner le dos et le réalisme avec la religion, l’importance de la richesse dans la mondialisation ou d’autres problèmes actuels.

La première remarque qui nous vient à l’esprit lorsque l’on regarde le film pour la première fois c’est que tout d’abord c’est un film qui joue énormément sur nos émotions. On nous présente tout d’abord une famille attachante, unie et aimante bien que la mère soit muette et que le petit garçon ne dise pas un mot, ils n’ont aucune difficulté à communiquer : l’amour parle pour eux, les regards, les gestes, les sourires, c’est un contexte familial qui touchera les plus sensibles par sa simplicité et sa pureté.
Ensuite, il y a un sentiment d’admiration obligatoire lorsque l’on prend quelques secondes pour analyser les paysages magiques d’Asie offerts dans certaines séquences du film : lorsque Centaure galope dans les plaines sur le cheval dans le vent avec les montagnes en arrière plan, on a un rapport à la nature puissant lié à la passion attendrissante pour les chevaux de Centaure qui crève les yeux, il semble libre et heureux sur le dos du cheval et ça donne une sensation de liberté et de légèreté au spectateur : Ici, on s’éloigne du réalisme par la façon dont la scène est filmée, elle représente le fantasme de Centaure pour la liberté, la caméra suit Centaure dans la plaine, il a les yeux fermés et les bras tendus qui fendent le vent, cela donne un aspect de rêverie, partagée par le spectateur par l’esthétique de la scène et par sa signification aux yeux de Centaure.
Enfin, le destin tragique de Centaure a un impact émotionnel écrasant sur le spectateur, divers éléments semblent annonciateurs d’une chute tragique, on comprend peu à peu que personne ne comprendra Centaure dans sa quête de “retour aux sources” : Il se fait notamment arrêter et traiter de voleur alors qu’il ne voulait pas faire de profit et simplement libérer les chevaux, puis il se fait rejeter par sa femme et son fils, ensuite il se fait expulser de son village qui ne veut pas d’un voleur, enfin, il meurt pour assouvir son désir de respect envers les chevaux qu’il vénère comme s’ils étaient “les ailes de l’homme”.
La fin est tragique et vient clôturer le film sur un échec de la vertu de Centaure qui ne pourra pas faire revivre la culture qu’il aurait voulu : Alors que son fils prononce ses premiers mots, en l'occurrence “papa”, en chutant sur le pont qu’il avait l’habitude de franchir avec ses parents lorsqu’ils vivaient heureux, son père en parallèle meurt, abattu par Sadyr, le voleur de chevaux excédé après qu’il a libéré les chevaux qu’il avait capturé. Le père s’écroule sous l’impact de la balle de la même manière que le fils chute, mais contrairement à son père, le fils se relève en disant “papa” comme une sorte de déclic, voire de renaissance, puisque sa femme revenait avec lui pour pardonner à Centaure qui n’avait commis aucun tort et redémarrer une nouvelle vie. Cette nouvelle vie ils ne pourront jamais l’atteindre, du moins plus avec Centaure qui aura succombé à sa passion.
Ces éléments d’intrigue font de “Centaure” un film émouvant, avec des personnages attachants, je pourrais d’ailleurs également évoquer Sharapat, cette femme qui vend du maksym sur les marchés, qui se fait battre par Sadyr, qui a perdu son mari et qui voit en Centaure un homme bon, généreux et doux. C’est d’ailleurs sûrement la seule personne qui aurait pu le comprendre et le soutenir, mais Sharapat est un personnage tragique elle aussi puisqu’elle voit Centaure partir, alors qu’il était un peu sa seule échappatoire à sa sombre vie.

Au-delà de l’aspect sentimental et émotionnel du film se dévoile un aspect plus réaliste et plus révélateur qui nous pousse à la réflexion sur notre monde actuel.
Tout d’abord, l’attachement à la culture des ancêtres prônée par Centaure nous montre que le respect des valeurs ancestrales, telles que celle où les chevaux sont sacrés et doivent rester libres, se perd au profit de la recherche de richesse. Pour atteindre cette richesse tant convoitée, les hommes en oublient leurs principes fondamentaux et sont prêts à la corruption. Dans le film, on nous donne l’exemple des vols de chevaux qui sont revendus, abattus, dans le but d’en tirer profit. C’est une critique ici, qui montre que l’homme s’est éloigné de la nature et semble avoir oublié d’où il vient et grâce à quoi il subsiste.
Ensuite, dans le film on a l’aspect de la religion remis en question et critiqué : Tout d’abord avec les hommes qui demandent de l’argent pour partir en pèlerinage, on comprend qu’ils ne sont pas réellement croyants car lorsque Karabay leur demande de prier pour retrouver son cheval libéré par Centaure, ils semblent, par leurs expressions faciales, trouver cela absurde. On a également l’image de l’islamisme qui a de plus en plus d’impact dans les sociétés, notamment lorsque l’on comprend que la salle de projection de Centaure est devenue une mosquée pour les islamistes. La manière dont sont considérées les femmes par les islamistes est critiquée ici, on demande aux femmes de se taire lorsqu’il s’agit de juger Centaure, mais les habitants du village les plus anciens rappellent qu’ils doivent énormément aux femmes, elles ont défendu le Kirghizistan et qu’elles ont donc le droit de s’exprimer autant qu’un homme.
Enfin, le film propose d’autres thèmes plus généraux autour de la réalité comme la question de la tromperie au sein d’un couple avec la relation entre Sharapat et Centaure qui relève cependant uniquement d’une rumeur. Par le biais de cette rumeur on a donc une critique des faux-semblants, de la curiosité malsaines des autres à l’égard de notre vie privée.

Pour conclure je dirais que c’est un film complet, à couper le souffle par ses paysages, prenant par son intrigue, sa manière de nous attacher aux personnages. C’est un film qui mêle croyances mythologiques, ancestrales, sentiments et une critique de la société actuelle, de notre réalité qui nous fait ouvrir les yeux sur certaines valeurs qui se sont perdues et qui ont mêmes laissés place à des vices tels que le braconnage ou le vol. C’était une très agréable surprise, une émouvante découverte que je ne pourrais que recommander.
2018/04/12 09:28 #e1ba-43f9-849b-52e7722a3493
Lycée Eluard, Saint Junien, académie de Limoges
CENTAURE
C’est à un véritable dépaysement que nous amène l’un des films sélectionnés pour le prix Jean Renoir des lycéens. Centaure est un film kirghize réalisé par Aktam Arym Kubat qui incarne lui-même le rôle du personnage principal. Le héros porte donc le nom d’un être légendaire. Au milieu des magnifiques et mystérieux paysages du Kirghizistan, nous sommes amenés à découvrir la vie tranquille que mène cet homme avec sa femme sourde et muette et son fils qui ne parle toujours pas à l’âge de cinq ans et à qui il ne cesse de raconter des histoires et légendes des anciennes populations kirghizes.
Centaure est un homme issu du cinéma et est un ancien voleur de chevaux. Pourquoi faisait-il cela ? Auparavant les hommes et les chevaux ne formaient qu’un et ces derniers étaient les ailes des hommes pour qu’ils aillent au paradis.
Seulement, ces traditions kirghizes sombrent dans l’oubli dans la société moderne où les chevaux ne servent qu’à gagner des courses pour une minorité de personnes fortunées. Autour de ce fascinant personnage, nous pouvons en outre voir une dénonciation du matérialisme au dépend des anciennes traditions kirghizes. Même si le film est surtout sur un registre dramatique, certaines scènes sont traitées avec de l’humour et le réalisateur laisse transparaître une espérance, celle d’une quête de liberté et une résistance face aux transformations du monde moderne.
Centaure est une sorte de western kirghize où les évènements prennent une dimension symbolique et où l’émotion n’est jamais absente.

Elie 2de1
2018/04/12 09:28 #d51b-4070-8b38-ff57e4988464
Lycée Eluard, Saint Junien, académie de Limoges
Pour nous, ce film est magnifique, avec une très grande part de réalisme, des paysages somptueux et des catégories sociales très différentes. Centaure quant à lui n’a pas d’argent ou alors très peu, il vit avec sa femme et son fils de 5 ans dans un petit endroit de deux pièces.
Cette histoire est à la fois très triste, désastreuse pour les femmes car ce film révèle que les femmes ne sont pas reconnues à leur juste valeur dans cette communauté assez masculine et très dénigrante envers l’image de la femme.
Centaure aime entretenir et raconter de vielle légendes à son fils dans lesquelles les chevaux et les humains sont en pleines harmonie. L’affiche du film montre que Centaure demande à la vie de délivrer ses chevaux de leurs boxes et son fils de son mutisme, c'est une ode à la liberté.

François et Eléonore
2018/04/12 10:14 #4427-4ae1-ad73-7fcb6684e937
Lycée PRO Baudelaire, Meaux, académie de Créteil
Critique du film Centaure
Critique réalisée par l’intégralité de la classe 1BPMS2

L'action du film Centaure se déroule au Kirghizistan. Le héros principal du film se nomme Centaure, un ancien projectionniste. Il travaille dans le bâtiment. Sa vie est réglée selon des rituels quotidiens: le travail, le déjeuner, la marche entre son domicile et son travail, les discussions avec les camarades.
C'est un homme plutôt taiseux, discret, en retrait.
Des événements récurrents perturbent la vie de cette société villageoise qui vit en quasi autarcie. Des chevaux sont dérobés à la nuit tombée puis retrouvés par leurs propriétaires respectifs.
Un jour, un célèbre voleur de chevaux est mis en cause par l'un des seigneurs de cette terre. Il est battu à plusieurs reprises et clame son innocence devant son chef. Comme preuve de sa bonne foi, il se fait fort de retrouver le vrai coupable.
La religion semble très présente dans cette petite communauté, même si la pratique semble très inégale d'un habitant à l'autre.
Trois membres de la communauté musulmane se présentent au domicile d'un riche propriétaire. Ils lui demandent des subsides en vue du futur pèlerinage à la Mecque(en lui rappelant les devoirs des croyants).
Il leur fait une offre alternative: aller prier tous les trois dans une pièce dédiée à cet effet pour le retour de son cheval qui a été volé. S'ils retrouvent le cheval vivant, il effectuera un don conséquent.
Quelques jours plus tard, le cheval est retrouvé vivant.
Celui qui avait été accusé à tort poursuit son enquête et désigne Centaure. Ce dernier poursuit sa vie quotidienne paisiblement, alors que de noirs nuages planent au-dessus de sa tête. Il s'arrête à un étal pour acheter sa boisson préférée à une jolie vendeuse, le maksym.
Ils semblent se regarder avec une grande complicité. Une autre vendeuse perçoit dans cette complicité une preuve de relation adultère. Centaure est marié à une épouse sourde et muette et ils ont un enfant de cinq ans. Cette vendeuse va frapper à la porte de son épouse qu'elle estime bafouée et lui indique par écrit les turpitudes supposées de son époux. Elle paraît perplexe mais refuse de croire que son époux se livre à des incartades.
Karabaï surprend Centaure et Charapat (la jolie vendeuse) qui font route ensemble en direction du domicile de cette dernière. Il s'emporte et fouette Centaure, tandis qu'il intime l'ordre à Charapat de rentrer chez elle. Durant ces événements, la même commerçante se rend à nouveau chez la femme de Centaure et lui réitère ses accusations d'infidélité.
A son retour, son épouse lui demande des comptes. Centaure proteste de sa bonne foi, proclame son innocence, met en avant sa vertu.
Centaure, néanmoins, cette fois, se rend au domicile de Charapat pour régler son ardoise. Elle lui fait des confidences. Elle est amoureuse de lui depuis de nombreuses années du temps qu’il était projectionniste. Elle se rendait au cinéma principalement pour le voir et également pour visionner toujours le même film issu du cinéma de Bollywwod, Fangam.
Elle lui ouvre son cœur, lui fait des avances mais Centaure préfère s'en aller en lui rappelant qu'il a une épouse et un fils.
Son épouse semble ne plus lui faire confiance et le manifeste dès son retour.
Karabaï veut prouver que Centaure est coupable en tendant un piège terrible, mais irrésistible, avec la complicité d'un grand propriétaire. On fait courir le bruit dans le village que ce dernier a fait l'acquisition d'un cheval coûteux et précieux. Mais ce cheval sera placé sous surveillance, à l'aide de caméras et de moyens humains conséquents.
Durant une longue nuit calme et paisible, un homme se glisse furtivement dans son enclos, monte le cheval et tente de s'enfuir avant d'être immobilisé. Il s'agit bel et bien de Centaure. Il est fait prisonnier. Son cousin lui demande des explications.
D'abord mutique, Centaure finit par ouvrir son cœur et livrer ses véritables motivations: ses actes n'étaient pas crapuleux mais orientés vers une forme d'élévation, de transcendance.
Quand Centaure monte un cheval, il a l'impression de ne faire qu'un avec le cosmos, de renouer avec des traditions ancestrales et de quitter une société qui commence à être gagnée par le matérialisme, à l'opposé des valeurs initiales de son peuple.
Son cousin finit par s’apaiser et le comprendre. Le procès de Centaure se tient en public devant la quasi intégralité de l’assemblée villageoise. Karabaï s’en prend violemment à lui et demande à son endroit une sévère peine de prison. Son passé de voleur décrédibilise sa violente diatribe et ses arguments se retournent contre lui.
Le fait que la victime de la tentative du vol plaide sa cause et prenne des engagements vis-à-vis du tribunal emporte la décision. Il est acquitté mais doit se comporter en bon musulman pratiquant. Centaure essaie de se conformer à ses obligations. Toutefois, un jour, à son retour, il constate que sa femme et son fils ont abandonné le domicile familial.
Alors qu’il se trouve à la mosquée, au moment de la prière, il quitte précipitamment les lieux, sans doute trop attaché à sa liberté.
Les rumeurs liées à son infidélité perdurent. Il est à nouveau mis à l’index. Un second procès se tient sur la place publique. On se rend compte que les tenants d’un islam plus conservateur ont pris le pouvoir et l’ascendant sur cette micro-société. On leur reproche de voiler les femmes, de tenir un discours extrémiste ou rigoriste fort éloigné d’un islam des Lumières.
Centaure est condamné au bannissement du village.
Alors qu’il traverse le pont(reliant le village à l’extérieur), il dépose aux pieds d’un couple d’adolescents les bobines d’un film qu’il conservait pieusement comme le dernier vestige de son ancienne vie.
Il finit, pendant le chemin de l’exil, par libérer des chevaux et en chevaucher un pour s’enfuir. Hélas, alors qu’il était en train de vivre un moment de plénitude, en quelque sorte cosmique, ne faisant qu’un avec la nature, avec l’espace, il est abattu par l’un de ses poursuivants.
Alors qu’il passe de vie à trépas, son fils pourtant resté au village avec sa maman se met à hurler de douleur.
Son père sera libre pour l’éternité mais il sera orphelin.

2018/04/12 12:18 #0ad9-4eef-9b40-2d5204c53b93
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
« Centaure »

L'homme cheval...

Aujourd'hui: Jeudi 5 Avril 2018, je suis allée voir au cinéma, avec ma classe, un film dramatique kirghiz: « Centaure », sorti en 2017. C'est un film réalisé par Aktan Arym Kubat. Sa première sortie s'est faite en Allemagne le 28 Décembre 2017, il a été nominé et a reçu le prix Nike du meilleur film de la Communauté des Etats Indépendants et des pays baltes. Réalisateur et acteur principal de ce film, Aktan Arym Kubat est un cinéaste Kirghiz, né le 26 Mars 1957, à Kountouou, dans l'ex- République Socialiste Soviétique Kirghize. Plusieurs fois nominé, au prix du cinéma européen et au prix Fassbinder de la découverte cinématographique, il nous a laissé: « Le fils adoptif » en 1998, « Le singe » en 2001, « Le voleur de lumière » en 2010, « Heavenly Nomadic » en 2015 et « Centaure » en 2017.

Synopsis: Surnommé « Centaure », il attend la nuit pour s'emparer de chevaux de course, appartenant à des riches propriétaires, il va galoper dans la steppe, et les relâche dans la nature. Marié à une femme sourde, muette, il a un fils de 5 ans. Un soir, il sera découvert, capturé et livré aux autorités. Mais que se passera-t-il pour lui après?

Le récit est introduit avec « Centaure », le héros du film, il se trouve sur un cheval galopant librement dans la nature. Cela rappelle une vraie scène de western.
Le thème majeur de ce film traite des traditions ancestrales en lien avec l'amour des chevaux, qui vont lentement laisser place à la modernisation d'une Asie centrale qui change.
« Centaure » ainsi que tous les habitants de son village incarne une population pauvre attachée à ces valeurs ancestrales.
Ce film dénonce la maltraitance des chevaux et des femmes, on y recherche une dose d'humanité pour régler les conflits. La musique cadre parfaitement avec l'histoire.

Ce film se termine avec la mort du personnage principal, qui se fait tuer alors qu'il vient de recommencer à libérer les chevaux volés. Le plan final reprend celui du début qui nous évoque son âme libre puisqu'il a libéré ces chevaux pour respecter ses valeurs auxquelles il croit. J'ai remarqué qu'à la fin du film, deux scènes de cadrage se suivent et se ressemblent: le père meurt en tombant et son fils le suit en tombant d'un pont. Comme par prémonition, ce fils qui ne parle pas criera le nom « papa » au moment de sa mort.
Cette fin fermée laisse place au monde moderne.

En conclusion, ce film mérite d'être vu pour porter le sens de certaines valeurs.

Sofia DOUAY
2018/04/12 23:59 #ff6a-4252-b657-1d230093fc59
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
« Centaure » est le sixième film que nous avons visionné grâce au Prix Jean Renoir des lycéens. Je peux déjà dire que ce film m’a beaucoup surprise en bien comme en mal. Certes après une courte étude du synopsis le visionnage m’a surpris .Je ne m’attendais pas du tout à cela. Pour commencer par le positif, ce film est déjà excellemment bien tourné, les paysages sont magnifiques et très réalistes, on a l’impression que le réalisateur a transporté son pays sur un écran géant de cinéma et, il faut le dire, cela est particulièrement bien réussi. L’intrigue du film est prenante, cela change beaucoup par rapport aux films précédents. Grande amatrice de chevaux, j’ai forcément beaucoup aimé la place symbolique qu’avaient ces chevaux dans cette communauté. Je trouve que le pari du réalisateur était réussi car l’élément primordial, le cheval, était très bien mis en valeur, et surtout énormément respecté. J’ai trouvé très intéressant que le contraste entre tradition et modernité soit mis en valeur car cela ajoute au film une touche dans l’air du temps, ce qui m’a vraiment permis de me rendre compte que les gens riches là- bas vivent comme les sociétés occidentales. J’ai trouvé aussi très intéressant ce rapport à la folie qu’on appliquait à Centaure, car peut-on vraiment reprocher à un homme de monter des chevaux galopant à grande vitesse comme un fou ? Ne peut-on vraiment pas comprendre que les traditions et les ancêtres sont plus importants pour certains ? Pour moi, Centaure est loin d’être fou et il ne vole pas ces chevaux pour les voler mais juste pour revivre une fraction de seconde ce dont il a toujours rêvé et ce pour quoi il c’est toujours battu : la liberté de l’équidé. Et c’est pour moi en cela que Centaure est comme un héros. J’ai moins aimé ce film pour quelques raisons comme le fait que l’image de la religion dans ce film est un peu ratée car les images montrées m’ont paru assez choquantes et assez dénonciatrices de plein de choses qu'à mon avis il n’était pas forcé de montrer. De plus, les violences faites aux femmes font partie aussi des images que je trouve choquantes, même si elles étaient faites pour montrer la soumission des femmes aux hommes de la communauté, je pense qu’un autre moyen que la violence aurait suffi. Néanmoins je trouve qu’un des plus beaux messages du film réside dans le handicap que présente la femme de Centaure et de la relation qu’elle a avec son petit garçon qui ne parle pas. Les images sont très émouvantes et suscitent beaucoup d’émotions. On remarque donc davantage que la barrière de la langue est encore plus isolante dans les petits villages et le courage dont fait preuve cette femme est juste admirable. Alors que certains prennent Centaure pour un idiot qui galope comme un fou moi je trouve qu’au contraire c’est un homme extrêmement posé qui veut juste faire prendre conscience à sa communauté qu’elle a perdu toutes ses traditions et qu’il est temps que cela change. Dommage que le film se termine comme ceci, on ne peut pas en revanche nier le magnifique clin d’œil du réalisateur tout en émotion, Centaure.

Romane Valenti, élève de seconde 9 (lycée Carnot, Paris)
2018/04/13 21:44 #0e66-4d61-b28a-8ccbd09968fb
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Une critique d’un film « à cheval » entre passé historique et modernité

Le film kirghize « Centaure » est un drame de 1h29 sorti en janvier 2018 et réalisé par Aktan Arym Kubat qui a encore décidé de passer aussi devant la caméra pour son film. Dans ce drame, le réalisateur kirghize veut partager les forts liens relationnels entre l’ancienne civilisation kirghize, qui a disparu à cause du modernisme de la société, et les chevaux. D’où le titre du film qui rappelle ces créatures mythologiques mi-homme, mi-cheval.

Le scénario a pour cadre un village au Kirghizistan. Centaure (Aktan Arym Kubat), autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils (Nuraly Tursunkojoev) les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…

Ce long-métrage, qui commence par un simple vol de chevaux, sous-entend puis expose l’histoire d’une civilisation perdue dans la société moderne. Les hommes kirghizes élèvent toujours des chevaux mais dans le but de les vendre ou les faire courir pour gagner toujours plus d’argent, car cet aspect financier a pris une place importante dans ce pays et dans le monde d’aujourd’hui.
Ils oublient leurs traditions et l’amour que leur peuple avaient pour les chevaux et construisent des infrastructures de plus en plus grandes dans des paysages grandioses qui se dévisagent.

Le film expose aussi la vie dans les villages qui sont loin de l’urbanisme. On découvre les relations familiales entre Centaure, son fils et sa femme Maripa (Zarema Asanalieva). Le mode de vie des habitants est différent de celui des hommes modernes : les habitants décident des jugements, une rumeur se répand très vite dans les villages. De plus, la religion est un thème fort du film, entre les chrétiens orthodoxes et les prédicateurs musulmans arrivant au Kirghizstan après la guerre d’Afghanistan et qui tentent de convertir les kirghizes à un islam plus rigoureux en leur promettant une vie dépourvue de malheurs.
Centaure qui n’accepte pas le monde moderne, « emprunte » alors des chevaux chez de riches hommes et se voit frapper par des mésaventures souvent menées par Sadyr (Ilim Kalmuratov) l’ancien voleur de chevaux. Ces vols provisoires et « justifiés » -à ses yeux- de chevaux qu’il commet, lui permettent de retrouver la connexion entre ses ancêtres et les chevaux, il se libère de ses entraves du quotidien et se laisse « planer » à travers les grandes plaines encore intactes du Kirghizistan malgré les représailles qui l’attendent.
« Centaure » est un film simple qui fait découvrir au spectateur l’histoire d’un pays et d’un peuple méconnu d’Asie centrale à travers un personnage marquant et attachant et c’est pourquoi ce film mérite de recevoir le prix Jean Renoir.

Ronan LEMARQUAND, Seconde 5
Florian GUEDON, Seconde 5
2018/04/13 22:15 #2c8d-4ae0-949f-b88f6595f3ee
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Centaure un homme- cheval sauvage et indomptable

Le jeudi 5 avril , nous avons été voir '' Centaure '' avec le lycée Julliot de la Morandiere . Ce film dure 1h29, il a été réalisé par Aktan Arym Kubat qui a désormais rejeté son nom russophone d' Abdykalykov qui est un réalisateur Kirghize qui a réalisé d'autres films tel que '' La balançoire '' , '' Le fils adoptif '' … au départ il a fait une formation d'artiste peintre . '' Centaure '' est sorti en janvier 2018 .

'' Centaure '' est un film dramatique qui raconte l'histoire de Centaure.
Dans un petit village village au Kirghizistan, celui-ci autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…

Le titre vient d'une chimère mythologique antique mi-homme , mi-cheval qui évoque pour le réalisateur les liens de la civilisation kirghize d’Asie centrale avec le cheval, la nature, les grand espaces et ce peuple nomade .

L'acteur principal Centaure est incarné par Aktan Abdykalykov lui-même , celui-ci joue le rôle d'un libérateur de chevaux dans son village et ses alentours
Le rôle de la femme de Centaure (Maripa) est interprété par Zamera Asanelieva qui joue une femme sourde et muette de naissance ( qui n’écrit qu' en russe )
Nuraly Tursunko Joev le rôle de leur fils unique qui ne parle pas mais qui entend bien. Celui-ci est passionné tout comme son père par les films , il aime regarder en boucle les morceaux de film que lui a donnés son père.

Dans le premier plan on voit Centaure de nuit qui enferme les gardes d'un haras pour pouvoir voler et chevaucher un cheval de course pour ensuite le relâcher dans son milieu naturel car il ne supporte pas de voir tous sess chevaux enfermés, maltraités voire même tués . Il veut juste les rendre libres comme lui , il y a aussi un plan dans ce film ou nous pouvons voir Centaure chevaucher un cheval au galop dans une grande plaine au lever du soleil avec les bras grands ouverts pour montrer sa liberté.

Dans le dernier plan nous voyons Centaure libérer des chevaux capturés par Sadyr pour les remettre en liberté, mais celui-ci le poursuit et l'abat avec un fusil de chasse. Dans un montage alterné, on voit en parallèle Maripa sa femme et son fils revenant au village après leur départ ; quand nous voyons Centaure tomber dans la rivière car il se fait toucher par une balle nous voyons aussi son fils chuter sur le pont pour entrer dans la ville et en se relevant il prononce et crie son premier mot qui est '' PAPA '' on trouve comme une connexion entre le fils et son père .

Nous trouvons cela touchant que le premier mot de son fils soit celui-là car il n'avait pas prononcé un mot depuis le début. Pour nous, l'enfant ne parlait pas car il avait juste envie d'être comme sa maman et de ne pas parler comme elle, pour ne pas qu'elle se sente différente.

Nous avons apprécié ce film avec des personnages touchants à part quelques-uns qui étaient agaçants mais autrement les acteurs jouaient très bien leur rôle. L'histoire est belle et émouvante quelquefois nous avions l'impression de pénétrer dans un western. Tout au long de cette histoire, nous avons peur pour Centaure craignant qu'une fin funeste n'arrive car ce film aborde les genres du mélodrame et du thriller .

Pour conclure, ce film était poignant et émouvant.
Nora Lelaidier
Juliette Picot
2018/04/13 22:58 #930c-4c07-80c6-c3682016095f
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Centaure, une union utopique entre deux espèces ?

Centaure est le dixième film réalisé par Aktan Arym Kubat. Il s’inscrit dans le registre des films dramatiques en raison de son histoire… étonnante.
Il raconte l’histoire d’un personnage dont tout le monde a oublié le nom, et qui aime les chevaux au point d’avoir reçu le sobriquet « Centaure » (interprété par le réalisateur du film). Sa femme, Maripa (Zarema Asanalieva) est muette et son fils, Nurberdi (Nuraly Tursunkojoev) potentiellement sourd. Le jour où survient le vol d’un cheval (un crack), Centaure est immédiatement accusé…
Un voleur de chevaux, Sadyr (Ilim Kalmuratov) se lance alors à la recherche du voleur (une belle ironie !), promettant d’attraper « le scélérat » et de lui faire payer pour son crime.
Alors que les vols se multiplient, Sadyr élabore donc un plan en faisant courir la nouvelle qu’un crack se trouve dans une étable. Le soir même, Centaure se rend à l’étable et tente de voler le cheval !… Lors de son jugement, il explique son amour pour les chevaux et le peu d’importance que leur accorde désormais l’espèce humaine – il veut les rendre libres !
La réputation de Centaure continue à se ternir alors qu’il fréquente Sharapat (Taalaïkan Abazova), une femme du village amoureuse de lui et qui laisse donc à penser à la population qu’elle est sa maîtresse. Lui veut simplement goûter aux boissons qu’elle vend au marché !
À la fin du film, le village prend la décision de bannir Centaure. Sa femme ne le côtoie plus à cause de sa « relation » avec Sharapat et il n’a donc plus grand-chose à perdre… Alors qu’il fait son chemin vers un nouvel endroit où vivre, il remarque un camion avec des chevaux à l’intérieur. Il décide d’aller les libérer… Tandis que les chevaux partent, Sadyr arrive en courant, furieux. Centaure tente de s’enfuir mais le propriétaire des chevaux l’abat d’une balle dans le dos. Au même moment, Nurberdi prononce le mot « papa »… Le tout est accompagné d’une scène de fin où Centaure chevauche un crack avec une expression de visage satisfaite et une musique très triste.
J’ai trouvé l’histoire bien menée, même s’il y a souvent des longueurs dans la narration ; on aimerait que certaines scènes durent moins longtemps, par exemple celle où Centaure raccompagne Sharapat chez elle et que Sadyr le surprend et le menace (la scène dure entre une et deux minutes mais ne nécessite absolument pas autant de temps). Les personnages sont attachants et on se demande ce qu’il va leur arriver dans les scènes suivantes.
À mes yeux, ce film est porteur de plusieurs discours. Premièrement, il ne faut pas agir illégalement pour une cause que l’on soutient (ici, Centaure vole/libère des chevaux qui appartiennent à des éleveurs) car cela ne fait qu’apporter des ennuis. Deuxièmement, il ne faut pas insister et reproduire des actions pour lesquelles on a été menacé sous peine d’empirer sa propre situation (à la fin du film, Centaure libère les chevaux de Sadyr alors que ce dernier l’a menacé à plusieurs reprises ; il est abattu). Enfin, ce sont souvent ceux qui ont raison mais qui sont faibles qui sont pris pour cible et que l’on n’écoute pas.
Centaure est donc un film que j’ai plutôt apprécié et que je vous conseille de voir si vous aimez les films s’inscrivant dans le registre du drame.
Thibaut RAGUIN
2nde cultures et médias
2018/04/14 14:44 #c6c9-4f39-8242-f7d93d839722
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Centaure.

Un vent de liberté.


Le dernier film de Aktan Arym Kubat, nous provient du Kirghizistan, un pays centrale d’Asie. A l'origine pays de nomades, le Kirghizistan est en pleine mutation, avec la dissolution de l'Union Soviétique, dont il faisait partie, l'arrivée de la mondialisation et la montée en puissance de la religion. Un ancien projectionniste est au centre de ce long métrage, on le surnomme Centaure. Il vole des chevaux. Il les dérobe en souvenir des anciennes cultures et traditions de son pays. Il vit avec sa femme qui est muette, Maripa et leur fils de 5 ans qui ne parle pas encore.


Honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel film en entrant dans la salle de cinéma. Les images étaient juste somptueuses. J’ai compris un nouveau genre cinématographique provenant il me semble des Kirghizes donc l’idée est de « donner une âme aux images » chose qui a été parfaitement réalisée.


Ensuite la thématique principale était la liberté, symbolisée par les chevaux et accentuée par leur protection en vue des anciennes cultures du pays de la part de Centaure, un homme marginal (le personnage est joué par le réalisateur). La liberté est totalement défendue dans ce film, spécifiquement lors de la scène qui est répétée à plusieurs reprises où l’homme est sur sa monture les cheveux au vent, et qu’il crie les mains en l’air, on ressent alors une véritable vague de liberté.


Le personnage principal est à la fois attachant de part sa sincérité, son innocence et son authenticité, mais également sombre en vue de la sorte de fanatisme qu’il développe envers la liberté des cracks qui le pousse au sacrifice de sa famille et même de sa propre vie.


Ensuite, ce film est très apaisant. Notamment avec son cadre très agréable visuellement. Mais également pour sa franchise culturelle. Le long métrage nous propose une vie authentique dépourvue de toutes les technologies dont notre société actuelle est polarisée. Une vie sans artifice. On a donc un dépaysement total lors de la séance.


Puis, on ressent également des instants que l’on nommerait « de pur bonheur » particulièrement lorsque la petite famille est réunie et partage une complicité très émotionnelle. Quand ils se font des bisous avec les pouces ou même lorsque le père joue avec son fils avec un projecteur de film. C’est un grand moment rempli d’amour dont l’objectif émotif est réalisé avec brio.


Cependant, d’un point de vue un peu moins positif, ce film comporte des moments qui ont une certaine platitude. Possiblement dus aux plans longs et au rythme lent, voulus pour donner un aspect plus réaliste, comme si nous étions témoins des événements ou bien pour laisser des moments de réflexions aux spectateurs. Néanmoins, ces scènes ont laissé place à l’ennui pour ma part. J’ai également trouvé que le film manquait d’action.


Pour conclure, ce long métrage est donc très plaisant à regarder, il nous immerge dans une société complètement opposée à la nôtre et nous expose à de nouvelles cultures dont personnellement je ne connaissais pas l’existence. Cependant, le film reste tout de même plutôt gentillet je dirais, par son cruel manque d’action.


GENNA Clara, élève de 2nd au lycée Paul Langevin.
2018/04/14 16:35 #4fed-4386-b70b-b89ca1e6ffd2
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Libre est l'homme, libre est le cheval

Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat, dans lequel il incarne le personnage principal. Centaure, mari et père, est un voleur de chevaux. Plusieurs hommes sont à la recherche de cet homme, qui n'a pas le profil du voleur. Une traque va être organisée et Centaure va se faire attraper. Il sera ensuite jugé et de ce fait, il perdra beaucoup de biens importants dans sa vie. Ce film mêle plusieurs thèmes comme la religion, les chevaux, les relations familiales... Il est émouvant, lorsque Centaure, en pleurs, raconte l'histoire pour laquelle il vole des chevaux. Des paysages époustouflants du Kirghizistan encadrent ce film ou plutôt ce chef d'oeuvre visuel. Nous réfléchissons beaucoup après avoir vu ce film, sur les relations entre les hommes, sur les rumeurs que nous pouvons faire circuler ou encore sur les conditions de vie dans ce pays, le Kirghizistan. Ce chef d'oeuvre est à voir !

Manon P.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 18:17 #bcb9-4f7e-9e12-b1b02e093594
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Le voleur volant sur les chevaux

Ce film, réalisé par Aktan Arym Kubat est bouleversant. Plongés dans le paysage du Kirghizistan, nous comprenons dès le début que ce film est une gigantesque claque cinématographique, visuellement. Le plan sur les montagnes dans la nuit est particulièrement agréable. Il est difficile de comprendre tout le contexte de ce film, qui mêle tradition, religion et aussi relations entre les hommes. Annexés par l'Union Soviétique, les kirghizs se sont perdus dans leurs traditions. « Les chevaux sont les ailes des hommes », une phrase clé du film qui nous fait comprendre l'importance de ces animaux dans leurs mœurs. C'est pour cette raison que Centaure, voleur de chevaux, décide d'agir illégalement pour libérer ces animaux maltraités. L'influence du communisme est claire, tout est bon pour faire des chevaux, une source d'argent. La religion est également l'origine de nombreux conflits au sein du village notamment, lorsque Centaure perturbe le déroulement d'une prière en projetant un film, les musulmans cherchent absolument à le condamner lourdement, et le sage du village prend la décision de l'exiler. Mais ce qui rend Centaure si déterminé, c'est également sa famille et particulièrement son fils, à qui il transmet son amour pour le cheval. Sa femme, très amoureuse qui perd la confiance de son mari, voit cependant la complicité entre les deux. On voit leur complicité jusqu'à la fin...Ce film est donc un mélange de plusieurs thèmes mais parfaitement ordonné, qui transmet également le respect des traditions, et le courage qu'il faut pour les perpétrer.

Samuel L.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 18:18 #ee34-4096-bfb4-595c66481bf6
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Libre est l'homme, libre est le cheval

Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat, dans lequel il incarne le personnage principal. Centaure, mari et père, est un voleur de chevaux. Plusieurs hommes sont à la recherche de cet homme, qui n'a pas le profil du voleur. Une traque va être organisée et Centaure va se faire attraper. Il sera ensuite jugé et de ce fait, il perdra beaucoup de biens importants dans sa vie. Ce film mêle plusieurs thèmes comme la religion, les chevaux, les relations familiales... Il est émouvant, lorsque Centaure, en pleurs, raconte l'histoire pour laquelle il vole des chevaux. Des paysages époustouflants du Kirghizistan encadrent ce film ou plutôt ce chef d'oeuvre visuel. Nous réfléchissons beaucoup après avoir vu ce film, sur les relations entre les hommes, sur les rumeurs que nous pouvons faire circuler ou encore sur les conditions de vie dans ce pays, le Kirghizistan. Ce chef d'oeuvre est à voir !

Manon P.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/14 22:44 #561f-49df-afb7-601867b9afb3
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Un animal en cage

Sur le papier, un film sur un voleur de chevaux au Kirghizistan. On pourrait croire que le film ne va pas avoir de fil conducteur, que l'on va se perdre dans cette culture si éloigné de la notre. Pourtant, on est totalement emporté dans l'histoire tournant autour du personnage de Centaure interprété par Aktan Arym Kubat.
Le film est très riche et présente des thèmes très variés et intéressants ; Centaure a sa vie de famille avec sa femme muette et son fils, il est aussi très attaché aux traditions kirghizes et adore le cinéma.
Au cours du film on découvre comment le Kirghizistan, ancienne république soviétique, s'est vu arracher ses racines avec successivement l'arrivée des orthodoxes et des musulmans. Dans la vie de tous les jours les différentes religions semblent cohabiter mais on voit notamment lorsque Centaure est jugé pour les vols de chevaux que la religion musulmane a pris le dessus sur la culture kirghize. Effectivement, la sentence prononcée est un pèlerinage à la Mecque censé purifier Centaure alors qu'il n'est pas musulman.
Cet homme plein de douleur face à l'évolution de son peuple est au fur et à mesure rejeté par sa famille, par son peuple, puis est exclu de son village le menant à une fin tragique.
J'ai vraiment été bouleversée par ce film, aussi beau dans sa réalisation avec des couleurs et des paysages extraordinaires que par la tendresse du personnage principal qui a peu à peu perdu ses racines au cours de sa vie mouvementée par les différents événements qui ont changé la culture de son peuple.

Léa P.
Lycée Pierre de La Ramée.
2018/04/15 15:38 #c421-42cf-8368-cf00d3c79503
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
L'homme qui vivait au triple galop

Centaure est un père de famille comme un autre, mais celui-ci a une psychologie bien à lui. En effet, il est très attaché aux traditions de ces ancêtres ainsi que l'instruction et le respect des chevaux qu'on lui a transmis.
En effet, la société du Kirghizistan a évolué, délaissant les vertus et les traditions de leurs ancêtres. Nous comprenons alors très vite que Centaure essaie de sauver et de faire vivre cette tradition en se dévouant aux chevaux alors symbole de liberté, de plus au début du film la citation célèbre au Kirghizistan « Le cheval est les ailes de l'homme ». Centaure, lié aux chevaux se montre libre en les libérant et en les montant puis en les faisant galoper dans les plaines. Par ailleurs ce lien avec cette tradition est transmise au fils de Centaure, qui est aphasique, par des histoires et le cinéma.
Le film joue beaucoup sur l'omniprésence de la beauté de la Nature ainsi qu'un lien sur des histoires antiques. En effet, le Centaure, créature mi-homme, mi-cheval, est maître des chevaux et gardien de la Nature. Il incarne cette icône du lien cheval-homme et maître de cet animal.
Le protagoniste restera fidèle à lui-même jusqu'à ces derniers instants. On comprend que dans le film, Centaure se sent libre, en effet, certaines séquences le montre fier et en harmonie avec le cheval.

Nathan L.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/15 16:47 #4334-4342-96c1-c3fa483edaa3
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Sang d'or

L'histoire prend place dans un pays aux alentours de la Mongolie, du nom de Kirghizistan. Ce film met en scène l'univers modernisé d'un peuple à l'origine nomade, mais l'évolution de l'Homme au fil du temps par les progrès technologiques, les guerres, la manifestation de la présence religieuse qui n'appartient pas à ce peuple provoquent la disparition des traditions du pays.
Le personnage principal, Centaure est le seul à véritablement perpétrer les traditions et le lien entre l'homme et le cheval. Il brave les lois et vole les chevaux de riches propriétaires. Le contraste entre le Centaure libre et celui qui vit du commerce de chevaux permet de mettre en parallèle la triste réalité de la disparition du respect des traditions et de la nature. Le fond musical, l'ambiance sonore isole bien les personnages et chaque morceau de musique correspond bien au caractère, long et calme pour Centaure, lourd et stressant pour les riches sans âmes. Les séquences nous intègrent dans la peau du film, nous sommes dans le film, nos yeux sont la caméra, nous avons l'impression d'être un touriste qui voit comment un homme est traité. Centaure idéalise la liberté, le cheval correspond à une partie de l'âme de Centaure, ce sont ses ailes. L'histoire tout entière fait vivre les provinces reculées du Kirghizistan, les paysages sont magnifiques et collent très bien avec l'idée des autoroutes, pour pouvoir contraster l'impact de la société moderne sur les microcosmes qui nous sont bien souvent inconnus. De nombreux scènes isochrones accentue la liberté du cheval et celle de Centaure, où ces deux vivants fuient le monde où ils vivent. Ce film est un superbe travail d découverte, où nous voyons des choses nouvelles et dont nous ne prenons pas conscience. D'ailleurs les maux du film touchent d'une certaine manière notre société. A voir absolument étant donné l'originalité et la qualité du film.

Antoine M.
Lycée Pierre de La Ramée
2018/04/15 17:13 #c518-455f-83db-bf209bb13f29
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Centaure

Présentation :
Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en salles le 31 janvier 2018. Durée du film : 1h29


Résumé du film :
Dans un village au Kirghizistan, Centaure était voleur de chevaux. Il mène désormais une vie normale et aime raconter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un.


Mon opinion :
J’ai beaucoup aimé ce film même s’il était sous-titré. J’ai appris de nombreuses choses, notamment où se trouvait le Kirghizistan. J’ignorais que ce pays était en Asie et que l’Islam en était la religion principale.
Le fils de Centaure m’a beaucoup touchée, surtout à la fin, lorsqu’un homme du village tire sur Centaure et que son fils tombe comme s’il avait ressenti la douleur de son père. La fin du film était très émouvante même si Centaure est tué. Lorsque le petit crie « PAPA ! », j’ai été très émue. Ce sera le premier mot que cet enfant muet prononcera juste au moment où son père meurt.

Amel et Mermune, SG, Lycée René Cassin Strasbourg
2018/04/15 17:14 #2e3d-4c2a-8fe1-842e7a67aedb
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Pourquoi le film Centaure mérite-t-il d’être visionné ?

Tout d’abord la symbolique du centaure est illustrée par la proximité frappante entre le cheval et le personnage principal, surnommé Centaure par les villageois. Ce dernier est un père de famille marié à une femme sourde et dont le fils est muet. Il travaille en tant qu’ouvrier mais avant il était projectionniste. Sa salle de projection a été remplacée par une Mosquée, ce qui prouve la place grandissante que prend la religion dans leur petit village.
Très souvent, la nuit, il va prendre un cheval à son propriétaire pour aller galoper en pleine liberté. Le spectateur se trouve alors face à des images magnifiques du protagoniste chevauchant dans les vastes plaines avec, en arrière-plan, un coucher de soleil de toute beauté. Mais, un jour, son escapade prend une tournure inattendue quand son propre cousin l’attrape. Sa réputation dans le village est mise à mal d’autant plus qu’on l’accuse d’être infidèle.
Le village décide de le punir. Il sera obligé d’aller à la Mecque et, s’il ne respecte pas cette punition, il sera exclu du village.
Malgré toutes ses péripéties, le film a quand même un ton plutôt léger grâce au caractère attachant de tous les personnages et la mort de Centaure à la fin de l’œuvre qui ouvre sur une scène où son fils prononce ses premiers mots.
Lily et Acelya, SG, Lycée René Cassin Strasbourg
2018/04/15 17:16 #f59e-4291-97fb-a29889280411
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Centaure EMA & SARAH

Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en 2018.
Le film se passe au Kirghizistan. Le protagoniste âgé d’une cinquantaine d’années est le mari d’une jeune femme sourde et muette et le père d’un petit garçon. La nuit venue, il s’empare de chevaux prestigieux. Il vole car il ressent un amour profond pour les chevaux. Je pense aussi qu’il veut aider ces animaux, et sans doute lui-même, à retrouver une sensation de liberté, un sentiment d’apaisement.
Ce dernier film de la sélection a été le meilleur à nos yeux même si le protagoniste meurt à la fin. J’ai aimé ce film parce que j’adore les chevaux et j’ai aimé le fait que le héros les protège. Regarder le film en version originale n’a pas été dérangeant car il toujours agréable d’écouter quelqu’un parler dans sa propre langue. La scène finale a été ma préférée j’attendais depuis le début que le fils du protagoniste s’exprime.

Autre avis ...
J’ai beaucoup aimé les paysages notamment lorsque l’on voit Centaure galoper sur le dos d’un pur-sang dans les plaines. Le ciel est entre le jour et la nuit, il y a du vent et nous ressentons, comme le protagoniste, cette sensation de liberté. Pendant un instant, j’ai eu envie d’être avec lui et de partager ces sensations.
Nous trouvons également très intéressant le fait que le réalisateur joue le rôle principal dans son propre film. C’est assez peu fréquent.
Bien entendu, voir Centaure mourir en sachant que son fils est guéri de sa maladie mais qu’il ne le saura jamais, nous a fait un pincement au cœur.
2018/04/15 17:17 #7230-4b45-a457-bf061f62fb03
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Critique du film « Centaure »
« Centaure » est un film kirghize écrit et réalisé par Aktan Arym Kubat. Le metteur en scène tient également le rôle principal dans son long-métrage.
Ce film raconte l’histoire d’un ancien projectionniste surnommé Centaure en raison de son amour pour les chevaux qui sont au cœur du film. Centaure est marié à une femme sourde et muette avec laquelle il communique en langue des signes. Leur enfant, dont on ne sait pas encore s’il sera capable de parler, est muet. Ce film est plus profond qu’il n’y paraît. Il critique différents choses comme que la barbarie humaine et l’intégrisme religieux. De ces deux éléments découlent la perte des traditions, notamment le rapport avec les chevaux qui, à une époque lointaine, étaient presque considérés comme les égaux du peuple kirghize. Tout cela attriste le personnage principal et va le pousser à voler des chevaux la nuit pour galoper sans fin et essayer de retrouver les racines de son peuple dont il a la sensation qu’elles disparaissent petit à petit.
Mais, à cause de ses vols, il sera puni et devra se rendre à la Mecque pour se laver de ses péchés. Malheureusement, suite à une autre maladresse de sa part, il sera expulsé définitivement du village à la fin du film.
Tout au long du film, le personnage principal vivra des événements mouvementés : il aura notamment une relation avec une autre femme qui l’aime bien mais que lui n’aime pas. Son épouse, qui l’apprendra, le quittera et partira de la maison avec leur fils, ce qui le brisera. Il aura également une relation très forte avec son cousin à qui il volera un cheval. Toutefois, son cousin cherchera à le comprendre et à l’aider.
Ce film est très poétique et émouvant, chargé de symboles. Il est également très apaisant et certains passages dépeignent une sensation de liberté très forte. Il y a également des passages très touchants, drôles même, mais aussi des passages tristes et foudroyants comme, à la fin du film, lorsque l’enfant retrouve la parole en criant « papa ! » au moment précis où son père est tué.

Julie Simonin, SG, Lycée René Cassin , Strasbourg
2018/04/15 17:18 #8dc8-4015-ab3e-104509fcdead
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Ce film a été réalisé par Aktan Arym Kubat qui est également l’acteur principal.
Ce film parle d’un homme qui s’appelle Centaure et de sa passion pour les chevaux. Ancien projectionniste, il est marié avec une femme sourde et muette. Leur fils n’est pas sourd mais il ne parle pas. La religion musulmane a une importance considérable dans le film. Les paysages sont très beaux et l’histoire très émouvante. Le film en lui-même était très bien, la fin est très belle également.

Dinu Alexandra et Tyliana De Melo
SG, Lycée René Cassin, Strasbourg
2018/04/15 18:11 #2aac-409b-b53a-256776c04dd1
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice


Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…
Voilà l’intrigue du septième film que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir. Comédie dramatique du réalisateur kirghize Aktan Arym Kubat qui nous permet de découvrir sa culture où le cheval occupe une grande place dans l'art, l'imaginaire et la symbolique collective. Il est présent dans les épopées, les chants, les poèmes et les récits des explorateurs. Son élevage recule à l'époque soviétique, en raison de l'industrialisation, de la mécanisation et de la sédentarisation forcées des Kirghiz. La race locale est en voie d'extinction ainsi que les traditions qui lui étaient associées. Un célèbre dicton kirghize dit que « le cheval est les ailes de l’Homme ».
Ce film nous dresse aussi un portrait du personnage principal très attachant : il est innocent, authentique, très doux et non violent, prêt à sacrifier sa famille et sa vie pour ses idées.
De plus, le réalisateur nous propose des scènes dénuées d'effets spéciaux et d'artifices de mise en scène en décor réel dans les steppes et les montagnes du Kirghizistan comme la scène du « vrai » voleur qui frappe Sharapat : on a des plans longs qui ne dérangent pourtant pas avec la nature immense qui écrase les hommes (comme dans un western). La caméra est fixe à un endroit et on a l’impression d’être un spectateur et un témoin qui observe la scène un peu culpabilisant de ne pas intervenir. Cette scène est esthétiquement très belle : l’acteur monte et maîtrise son cheval à la perfection, le paysage est magnifique, les sons sont naturels…
Enfin, lors du visionnage de ce film, on peut s’interroger sur la condition des femmes dans les pays de l’Est : on ne voit pas de femmes à aucun moment monter un cheval, il n’y a donc pas d’égalité homme-femme malgré l’intervention d’un des maçons lors de l’altercation entre les musulmans et les animistes qui dit que les femmes sont très importantes dans leur culture. Seules Maripa la femme sourde et muette du héros et la veuve Sharapat ont des actes d’émancipation : en effet Maripa décide de partir avec son fils et Sharapat prend la liberté d’exprimer ce qu’elle ressent pour lui à Centaure.
Lisa Dupuy 2nde Langevin
2018/04/15 22:11 #6ca6-4f90-9af6-89f2cd899913
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Centaure est un long métrage réalisé par Aktan Arym Kubat et tourné au Kirghizistan. Cette comédie dramatique a reçu le prix CICAE au festival international de Berlin. Elle narre l’histoire d’un voleur de chevaux, Centaure, qui partage sa vie avec une femme muette et leur fils qui ne parle pas et à qui il raconte avec passion les légendes kirghizes d’un temps où les chevaux et les hommes partageaient un lien fort. C’est un film émouvant et qui nous touche particulièrement.

D’abord c’est un film touchant grâce à sa sincérité. On retrouve de l’authenticité tout au long du film, notamment grâce à la découverte de la culture et des habitudes kirghizes qui nous font découvrir un nouveau mode de vie et un nouveau pays. Il y a par exemple ces longs plans séquence qui nous montrent les paysages sauvages et merveilleux du Kirghizistan : des montagnes vertes qui s’élèvent au loin, de longues plaines qui s’étendent sur de grandes distances. C’est un film en langue sous-titrée donc on peut découvrir cette langue exotique qu’est le kirghize. Il y a aussi la religion qui est assez présente dans la culture de ce pays : il faut enlever ses chaussures avant de rentrer dans une maison. Il y a ces tapis au sol qui recouvrent toutes les pièces de la maison, le thé que les kirghizes boivent tout au long de la journée. Et la performance des acteurs est également sincère et vraie, touchante. Ainsi la sincérité qui transperce dans ce film passe d’abord par son authenticité, son originalité et le fait que le film ait été filmé dans un autre pays où l’on découvre une nouvelle culture et des paysages purs et splendides.

Ce film est également touchant car il aborde la notion de la liberté. La seule façon qu’a trouvé Centaure d’être libre, c’est de voler des chevaux et de galoper en harmonie avec eux. Plusieurs scènes puissantes reviennent au cours du film : des chevaux galopant dans l’eau ; Centaure sur un étalon magnifique, les bras en l’air, les cheveux au vent, le sourire aux lèvres, les yeux au ciel : l’image de la liberté absolue pour lui, de la paix intérieure. Mais cette émotion ultime pour cet homme, il ne peut l’obtenir qu’en volant des chevaux, et pour cela, le village le condamne à se convertir à l’islam. Mais il ne veut pas, ce n’est pas ce qui l’intéresse. Il veut par dessus tout retrouver ce lien brisé qui unissait les chevaux et les hommes dans un temps ancestral. Cela le brise de voir que ce n’est plus le cas aujourd’hui, il déclare même “On ne devrait pas dire que les chevaux sont les ailes de l’homme. On les a perdus et nos âmes avec. Nous sommes devenus des monstres.”. Il finit par être exilé, mais il se sacrifie dans un dernier sursaut d’amour envers ces animaux qu’il affectionne tant.

Ainsi, Centaure est un film sortant de l’ordinaire mais avec une originalité surprenante qui continue de nous toucher. La fin du film est particulièrement belle et émouvante, et vous sortirez peut-être de la salle de cinéma avec les yeux brillants.

Eva Lelièvre - TL - Lycée Vauban
2018/04/15 23:06 #5981-4a95-a522-2c4c8366f5cc
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Centaure/Centaur

Centaure est un film d’Aktan Arym Kubat, qui joue aussi le premier rôle de son film. Son titre original est Centaur. Il a été tourné au Kirghizistan. Cette œuvre nous montre la vérité de notre société actuelle, société où les traditions, la langue, la culture sont remplacées par les religions et l’argent (abusée par tous les faux prophètes, et dévorée par la cupidité, l’appétit de la consommation et du pouvoir). Il nous montre la difficulté du pays, à être partagé et influencé par les pays voisins.
C’est l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’année qu’on surnomme Centaure ; il a une femme sourde et muette, plus jeune que lui, et un fils qui n’a encore jamais parlé alors qu’il a déjà cinq ans. Centaure est un voleur de chevaux. Mais il ne vole pas ces étalons pour l’argent, au contraire. Il est pour le retour aux traditions c’est-à-dire, lorsque les chevaux et les hommes vivaient en harmonie, sans « esclavage des chevaux ». Il vole les pur-sang pour ensuite galoper avec et les relâcher dans la nature, dans les plaines. Il dérobe ses derniers même à son cousin. Un jour, il finit par se faire attraper mais son cousin Karabaï prend sa défense, face au conseil des anciens, mais proclame sa conversion à l’islam. À la suite d’un nouveau vol, Centaure est destiné à être chassé de son village, en laissant sa femme et son enfant derrière lui. En fuyant son village, il découvre sur son chemin des hommes chassant des chevaux sauvages. Alors il décide de venir en aide aux animaux et ouvre le camion où se trouvaient ses derniers. Un des hommes, armé, le remarqua et lui demanda de s’arrêter. Centaure refusant d’obéir, court mais finit par se prendre une balle de fusil et tombe raide. Sa femme et son fils qui étaient en train de revenir chez eux traversent un pont. Le petit tombe sur le pont ce qui provoque un choc, et se met à parler. Son premier mot fut « papa ».
Le personnage principal reste idéaliste sur sa façon de vivre. Il désire au-delà de tout revenir à des traditions ancestrales, qui vont à l’encontre de la société actuelle et de la radicalisation. Concrètement Centaure désire rester libre car il s’oppose à tout, il a l’impression de perdre sa liberté avec la modernisation de son pays. Il est prêt à mettre en péril sa vie de famille pour défendre ses idées.
Le réalisateur nous raconte les récits héroïques de l’histoire du Kirghizistan. Par son œuvre, il nous montre les paysages fantastiques de ce pays, mais aussi la détresse de certains habitants, qui veulent le retour aux traditions, à la culture, alors que l’argent et la religion prennent le pouvoir et « dirigent » notre monde. Le réalisateur adopte une trame politique importante, où la radicalisation islamiste prend place dans son pays. Ainsi il montre la lente disparition d’un monde traditionnel. Le cinéaste puise directement son inspiration de la vie quotidienne d’un village du Kirghizistan.
La mise en scène, par des plans larges et panoramiques, nous dispense de dialogues inutiles. Il a su par les images nous transmettre ses idées. Le film d’Aktan Arym Kubat, est une sorte de western kirghiz.
J’ai beaucoup aimé la scène de fin, lorsque le protagoniste se fait tirer dessus et que cette scène-là, est suivie de la séquence où son fils tombe sur le pont et dit son premier mot, « papa ». Cette scène est très émouvante, on ressent les émotions que le réalisateur a voulu faire passer. On sait que le père s’est fait tirer dessus et qu’il est mort, mais nous ne le savons pas directement car le scénariste a choisi de cacher cette séquence pour une certaine raison, nous le savons grâce à la séquence qui suit du petit garçon qui tombe par terre. Nous pouvons conclure de ce qui est arrivé au père. Elle est vraiment touchante et la mise en scène est juste extraordinaire.
La morale de ce film est : « de toujours croire en ses valeurs ». Ce qui peut nous amener aux réflexions suivantes : De quel droit peut-on imposer une façon de penser ? Peut-on parler de bienfait de la modernisation ? La liberté de penser mène-t-elle à l’individualiste ou au respect de ses cultures ?
HOFFMANN Damien
Première SSI
2018/04/15 23:54 #1278-4fa3-9979-67e990304e5f
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure qui est un film réalisé par Aktan Arym Kubat est un film très expressif . Depuis un petit village au Kirghizistan ce film raconte l'histoire de Centaure , et de sa petite famille a qui il raconte les légendes du passé . Centaure aime voler des chevaux Son plus grand plaisir est de s'emparer , la nuit venue , de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du village , pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature . Un soir lorsqu'il sort la nuit pour aller capturer un cheval , il se fait vite trouver et va pour se faire juger , mais pourquoi fait-il sa ?


J'ai tout de suite apprécié les lieux , de par son style plutôt « Western « , les paysages sont d'autant plus splendide , et nous font plonger dans leur culture kirghize ce que je trouve très fascinant . En 1h30 ce film permet aussi de captiver le portrait du kirghize , qui essaye en même de temps de radicaliser l'islam mais aussi de l'acteur principal qui nous fais découvrir sa vie . Centaure n'est pas très expressif , il se dévoile a son cousin quelque fois , ce qui ressort un côté attachant . Un côté religieux ressort de cet acteur extraordinaire ce qui nous rapproches et nous attachent aux traditions de son pays .
L'histoire est d'autant plus touchante car derrière ce fait de voler des chevaux , ce cache une vrai histoire qui après réflexion , réussi a toucher le lecteur en expliquant la moral de ces vols . Centaure volait pour retrouver des sensations d'une autre temps , ce qui est compréhensible , l'acteur réussi même en faisant un mauvais acte de nous toucher et limite de pas lui en vouloir alors qu'il volait .
Derrière toute un film qui devient triste se cache un peuple qui certaines fois est perturbant , car plusieurs fois Aktan Arym Kubat utilise des expressions qui de nos jours ne sont plus utilisables . D'autant plus que a certains moments , il s'exprimait en criant alors que au jour de notre société certaines personne n'aurait pas eu cette réactions ce qui nous apprend sur cette culture qui est splendide .
Mais derrière ce petit détail la complicité entre cette famille qui a plusieurs atouts défavorisant comme le fait d'être sourde et muette pour la mère est très touchant et attachant , ce qui provoque un côté protecteur de Centaure , et réussi a captiver notre tendresse .
Enfin ce film mérite une grosse récompense car a la sorti du film , nous pouvons ressortir avec plusieurs sentiments comme de l'attachement au lecteur qui est très touchant comme par exemple , lorsqu'il s'est fait juger ou on a pu voir son peuple attaché à lui et comprendre son geste . De la tristesse aussi ressenti à la fin du film avec la scène de Centaure et de son fils . Mais aussi un sentiment de réflexions car plusieurs scènes du film nous faisait douter mais d'un bon côté car ils nous apprenait .

Un film de Aktan Arym Kubat qu'on vous recommande d'aller le voir , car l'histoire du peuple et de l'acteur est éblouissant et mérite un gros prix .
Stevan Pavlovic
2018/04/15 23:55 #7d8a-4414-8acb-1e73e1cd81b2
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure est un film est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en 2017.Il nous raconte l'histoire de Centaure qui vit avec sa femme sourde et muette Maripa et leur fils Nurberdi qui tarde a parler.C'est un ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym au marchée de Sharapat , ce qui a pour conséquence de créer la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Il est passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.Il ne peut s'en empecher par rapport aux tradition et légendes de ses ancêtres .

J'ai bien aimé ce film,surtout le fait que le réalisateur ,le scénariste et le personnage principale soient la même personne.Cela donne plus d'impact a ce personnage car il connait mieux que personnes le scénario du film et les moments clé.
Ceux que j'ai aimé aussi était le rapport entre l'homme est la nature,ou d'après les légendes les ancêtres ce partageaient tout,et réspectée les animaux dont ici les cheveaux comme leur égal,(il disait que le cheval sont les ailes de l'homme).Alors que maintenant l'homme par cupidité et avare de gains ont soumis les chevaux et leurs ont pris leur liberté.Cela nous fait réflechir sur ceux que l'homme est capable d'accomplir pour gagner sont but.On nous montre que l'homme détruit la terre et ne la réspècte plus comme avant ,a cause de l'argent qui nous pourrie et fait de nous des êtres mauvais.

Si j'ai un conseil a vous donnez aller voir Centaure.
Mortini Julien
2018/04/16 00:05 #b342-4fd7-a985-39f4841468e0
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure aime voler des chevaux Son plus grand plaisir est de s'emparer , la nuit venue , de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du village , pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature . Un soir lorsqu'il sort la nuit pour aller capturer un cheval , il se fait vite trouver et va pour se faire juger , mais pourquoi fait-il sa ?


J'ai tout de suite apprécié les lieux , de par son style plutôt « Western « , les paysages sont d'autant plus splendide , et nous font plonger dans leur culture kirghize ce que je trouve très fascinant . En 1h30 ce film permet aussi de captiver le portrait du kirghize , qui essaye en même de temps de radicaliser l'islam mais aussi de l'acteur principal qui nous fais découvrir sa vie . Centaure n'est pas très expressif , il se dévoile a son cousin quelque fois , ce qui ressort un côté attachant . Un côté religieux ressort de cet acteur extraordinaire ce qui nous rapproches et nous attachent aux traditions de son pays .
L'histoire est d'autant plus touchante car derrière ce fait de voler des chevaux , ce cache une vrai histoire qui après réflexion , réussi a toucher le lecteur en expliquant la moral de ces vols . Centaure volait pour retrouver des sensations d'une autre temps , ce qui est compréhensible , l'acteur réussi même en faisant un mauvais acte de nous toucher et limite de pas lui en vouloir alors qu'il volait .
Derrière toute un film qui devient triste se cache un peuple qui certaines fois est perturbant , car plusieurs fois Aktan Arym Kubat utilise des expressions qui de nos jours ne sont plus utilisables . D'autant plus que a certains moments , il s'exprimait en criant alors que au jour de notre société certaines personne n'aurait pas eu cette réactions ce qui nous apprend sur cette culture qui est splendide .
Mais derrière ce petit détail la complicité entre cette famille qui a plusieurs atouts défavorisant comme le fait d'être sourde et muette pour la mère est très touchant et attachant , ce qui provoque un côté protecteur de Centaure , et réussi a captiver notre tendresse .
Enfin ce film mérite une grosse récompense car a la sorti du film , nous pouvons ressortir avec plusieurs sentiments comme de l'attachement au lecteur qui est très touchant comme par exemple , lorsqu'il s'est fait juger ou on a pu voir son peuple attaché à lui et comprendre son geste . De la tristesse aussi ressenti à la fin du film avec la scène de Centaure et de son fils . Mais aussi un sentiment de réflexions car plusieurs scènes du film nous faisait douter mais d'un bon côté car ils nous apprenait .

Un film de Aktan Arym Kubat qu'on vous recommande d'aller le voir , car l'histoire du peuple et de l'acteur est éblouissant et mérite un gros prix .




ILIJA LJUBISAVLJEVIC/STEVAN PAVLOVIC
2018/04/16 00:06 #9951-4a18-af2c-8ca0b82e9c17
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure est un film est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat, sorti en 2017.Il nous raconte l'histoire de Centaure qui vit avec sa femme sourde et muette Maripa et leur fils Nurberdi qui tarde a parler.C'est un ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym au marchée de Sharapat , ce qui a pour conséquence de créer la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Il est passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.Il ne peut s'en empecher par rapport aux tradition et légendes de ses ancêtres .

J'ai bien aimé ce film,surtout le fait que le réalisateur ,le scénariste et le personnage principale soient la même personne.Cela donne plus d'impact a ce personnage car il connait mieux que personnes le scénario du film et les moments clé.
Ceux que j'ai aimé aussi était le rapport entre l'homme est la nature,ou d'après les légendes les ancêtres ce partageaient tout,et réspectée les animaux dont ici les cheveaux comme leur égal,(il disait que le cheval sont les ailes de l'homme).Alors que maintenant l'homme par cupidité et avare de gains ont soumis les chevaux et leurs ont pris leur liberté.Cela nous fait réflechir sur ceux que l'homme est capable d'accomplir pour gagner sont but.On nous montre que l'homme détruit la terre et ne la réspècte plus comme avant ,a cause de l'argent qui nous pourrie et fait de nous des êtres mauvais.

Si j'ai un conseil a vous donnez aller voir Centaure.
Mortini
2018/04/16 00:09 #a8b8-43e4-8a5a-834bd07db7d5
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Centaure qui est un film réalisé par Aktan Arym Kubat est un film très expressif . Depuis un petit village au Kirghizistan ce film raconte l'histoire de Centaure , et de sa petite famille a qui il raconte les légendes du passé . Centaure aime voler des chevaux Son plus grand plaisir est de s'emparer , la nuit venue , de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du village , pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature . Un soir lorsqu'il sort la nuit pour aller capturer un cheval , il se fait vite trouver et va pour se faire juger , mais pourquoi fait-il ça ?


J'ai tout de suite apprécié les lieux , de par son style plutôt « Western « , les paysages sont d'autant plus splendide , et nous font plonger dans leur culture kirghize ce que je trouve très fascinant . En 1h30 ce film permet aussi de captiver le portrait du kirghize , qui essaye en même de temps de radicaliser l'islam mais aussi de l'acteur principal qui nous fais découvrir sa vie . Centaure n'est pas très expressif , il se dévoile a son cousin quelque fois , ce qui ressort un côté attachant . Un côté religieux ressort de cet acteur extraordinaire ce qui nous rapproches et nous attachent aux traditions de son pays .
L'histoire est d'autant plus touchante car derrière ce fait de voler des chevaux , ce cache une vrai histoire qui après réflexion , réussi a toucher le lecteur en expliquant la moral de ces vols . Centaure volait pour retrouver des sensations d'une autre temps , ce qui est compréhensible , l'acteur réussi même en faisant un mauvais acte de nous toucher et limite de pas lui en vouloir alors qu'il volait .
Derrière toute un film qui devient triste se cache un peuple qui certaines fois est perturbant , car plusieurs fois Aktan Arym Kubat utilise des expressions qui de nos jours ne sont plus utilisables . D'autant plus que a certains moments , il s'exprimait en criant alors que au jour de notre société certaines personne n'aurait pas eu cette réactions ce qui nous apprend sur cette culture qui est splendide .
Mais derrière ce petit détail la complicité entre cette famille qui a plusieurs atouts défavorisant comme le fait d'être sourde et muette pour la mère est très touchant et attachant , ce qui provoque un côté protecteur de Centaure , et réussi a captiver notre tendresse .
Enfin ce film mérite une grosse récompense car a la sorti du film , nous pouvons ressortir avec plusieurs sentiments comme de l'attachement au lecteur qui est très touchant comme par exemple , lorsqu'il s'est fait juger ou on a pu voir son peuple attaché à lui et comprendre son geste . De la tristesse aussi ressenti à la fin du film avec la scène de Centaure et de son fils . Mais aussi un sentiment de réflexions car plusieurs scènes du film nous faisait douter mais d'un bon côté car ils nous apprenait .

Un film de Aktan Arym Kubat qu'on vous recommande d'aller le voir , car l'histoire du peuple et de l'acteur est éblouissant et mérite un gros prix .




ILIJA LJUBISAVLJEVIC/STEVAN PAVLOVIC
2018/04/16 05:58 #9fec-4704-a27a-e8f5efcf825d
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
NICOLAS RENOULEAUD, Terminale bac pro orgo
Critique du film CENTAURE

Centaure est un film de, et avec Aktan Arym-Kubat.Il interprète un homme qui mène une vie paisible dans son village au Kirghizistan. Père d’un petit garçon , il a épousé une femme muette qui aimerait que son fils se mette enfin à parler puisqu’ elle ne lui a pas transmis son handicap. Elle reproche d’ailleurs à Centaure de ne pas lui parler assez.
Il faut dire que Centaure est occupé à autre chose, ouvrier en bâtiment le jour, il se transforme en voleur de chevaux la nuit tombée.
Fan de cinéma et ancien projectionniste, Centaure a pour habitude d’acheter une boisson locale a une femme au marché qui est tombée amoureuse de lui. Fan de films elle aussi, ils ont beaucoup en commun. Il la raccompagne chez elle et c’est sur la route du domicile de la femme que Centaure commence à s’attirer les problèmes. Dans ce petit village, où l islam et la tradition patriarcale sont très présents, les langues vont bon train, il faut respecter les codes et la femme de Centaure est avertie par une femme du marché de l’infidélité de son mari.
Car centaure est un insoumis, il ne se plie ni aux règles des hommes ni à celles de la religion mais à celles de ses ancêtres et ce dès le début du film : une nuit il va voler un cheval de course juste pour pouvoir le chevaucher les bras écartés , se sentir libre et retrouver ses racines et les coutumes de ses ancêtres .
Le lendemain, le propriétaire du cheval qui n’est autre que son riche cousin, a mis tous ses hommes à la recherche de son animal, qu’il retrouve finalement. Un homme réputé pour ses vols de chevaux est immédiatement accusé mais celui ci se défend du vol et propose son aide afin d’identifier le véritable voleur. Il tend alors un piège à Centaure qui est arrêté et jugé.
Le tribunal composé des villageois lui épargne la vie et la prison grâce à l’intervention de son cousin mais il est banni du village et on lui impose le pèlerinage à la Mecque pour se racheter. Centaure se montre incapable de se soumettre à la rigidité religieuse, allant jusqu’à troubler la prière en projetant un film sur les chevaux dans le lieu de culte où existait avant la salle de cinéma ayant disparu au profit de la salle de prières .
Tout un symbole…parmi tant d’autres .En effet, Centaure dénonce la place trop importante de la religion et son hypocrisie. Car c’est surtout l’argent et la société de consommation qui ont balayé les traditions ancestrales. Centaure est un film de contrastes entre tradition et modernité : les tablettes multimédia des enfants du cousin s’opposent au jouet que Centaure a fabriqué pour son fils, les grosses voitures qui arpentent les routes ont remplacé les chevaux, tant de choses matérielles qui ont divisé la communauté kirghize.
Pourtant, Centaure est un film calme, apaisant, qui prend son temps…le temps de poser le décor, de nous plonger dans des paysages magnifiques. L’histoire de cette famille au quotidien tranquille se regarde presque tel d’un documentaire tant cette vie est proche de la nôtre tout en semblant si lointaine, sans tout ce superflu qui encombre notre quotidien. La mise en scène est sans fioritures, à la manière d’un conte, tout en douceur, et nous donne un regard sur un pays ignoré de notre culture, on finit par avoir envie d’être là-bas et de vivre cette vie paisible dans ces montagnes.
Mais Centaure est avant tout et surtout un film d’amour :l’amour de l’art , l’amour de son pays, de la nature, de ses ancêtres, de la famille, de ses traditions, traditions qu’il faut transmettre et c’est ce en quoi la fin est magnifique. Le petit garçon qui crie papa au moment même où son père meurt est un moment très fort et très émouvant. Certes, la fin de centaure est tragique mais ce cri est plein d’espoir pour que la tradition se perpétue…

2018/04/16 21:16 #6f42-4bcb-bd66-4f319e7ba6be
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Michelle Schmidt
Critique : Centaure (2017)

Un cheval, l’ombre d’un homme, libres ensemble : ils s’envolent dans un panoramique effréné. Puis, les jambes attachées par une corde, le cheval est forcé à terre au ralenti, vaincu par un groupe de cinq ou six hommes. Ces deux plans résument l’histoire de Centaure, réalisé par Aktan Arym Kubat en 2017 : le personnage éponyme ne recherche que la liberté en dérobant les « ailes des hommes » - les chevaux - mais se retrouve, métaphoriquement et littéralement, « forcé à terre », lorsqu’il est découvert en train de voler le cheval de son cousin.
Le film est réalisé dans un contexte religieux de plus en plus inquiétant au Kirghizistan : l’islam domine au détriment de la culture, où l’on remplace une salle de cinéma par une mosquée. Les traditions kirghizes sont aussi effacées ; l’acte de tuer un cheval est devenu un rituel, alors qu’auparavant, les chevaux étaient sacrés, et devaient guider les esprits vers l’Au-delà. Ainsi, Kubat rappelle le passé à travers ce film, vers les temps glorieux que le héros Centaur raconte à son fil (le contraire de la richesse et du matérialisme moderne de Karabaï, le cousin de Centaure). Kubat dénonce aussi la perte de la culture, du rêve (la disparition du cinéma), et l’influence des autres pays sur le sien.
Ce film ne joue pas trop sur les registres tragique ou pathétique, ce qui permet une émotion subtile, nuancée ; c’est un équilibre parfait. Les thèmes de l’amour et la famille sont abordés grâce aux relations proches entre Centaur et son fils Nurberdi, qui est muet, et sa femme Maripa, magnifiée sur le grand écran par le jeu d’acteur touchant et délicat de Zarema Asanalieva. Malgré le mutisme de son personnage, Asanalieva réussit à transmettre la joie, la douleur et la colère ressenties par ce dernier au long du film, sans tomber dans le mélodrame. En effet, c’est cette touche légère et raffinée – un cri d’enfant du pays symbolique - qui rend ce film magnifique.
Le film met en avant également la beauté du Kirghizistan. De nombreux plans recouvrent des vues des villages kirghizes, d’une rue vide, éclairée par une lumière douce dorée, jusqu’à une plaine vaste et herbeuse, sous un ciel bleu sans nuages. Kubat maîtrise le plan large dans toutes ses variations. C’est une ode poétique au Kirghizistan. Des travellings et panoramiques permettent aussi au spectateur d’admirer les paysages kirghizes, ceux d’un passé enfoui. Ce que recherche Centaure, c’est l’union de l’Homme et du cheval ; un sublime travelling au ralenti le suit, les bras ouverts, galopant sur un cheval sur un fond de nuit étoilée. C’est une scène d’un immense calme, de paix, de sérénité, tel le film en soi.
Ce film est un tableau lyrique, lumineux et authentique sur le Kirghizistan, qui subit la religion et la mort de sa propre culture. Centaure est un cri pour la liberté, la tolérance, et la tradition ; c’est un film inoubliable qui ne manquera pas de vous toucher en plein cœur.
2018/04/18 11:59 #75b8-44d5-949f-accd8906e7f2
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Centaure, dernier film que nous sommes allés voir pour le prix Jean Renoir ne peut qu’être le bienvenu pour marquer la fin de cette expérience cinématographique. Un film sur la liberté, l’importance de se rappeler quelles étaient nos anciennes traditions avant qu’elles ne soient chassées par les plus modernes. Le réalisateur Aktan Arym Kubat, qui interprète également le rôle du protagoniste, a souhaité faire une déclaration d'amour à un peuple, un territoire et une culture, celle des hommes de steppes qui quittèrent la Sibérie pour des terres moins sauvages. Centaure est un film kirghiz sorti en 2017, il a été présenté en section Panorama à la Berlinale 2017.
Le personnage principal est appelé « Centaur », c’est un ancien projectionniste de cinéma, père d’un fils muet de cinq ans et mari d’une femme sourde et muette qui vivent reclus dans une petite maison à l’extérieur de la ville. Ce personnage principal s’adonne à trois activités : conserver une copie intacte de La Pomme Rouge de Tolomouch Okeev, libérer pendant la nuit les chevaux détenus dans les écuries des grandes fermes de sa région afin de galoper dans les grandes terres du Kirghizistan et conter les légendes de son pays « à qui veut bien l’entendre ».
On découvre dans ce long-métrage d’autres personnages comme les riches propriétaires terriens qui dépensent leur argent dans les courses équestres, des représentants de l’état comme l’armée qui apparaissent corrompus dans le film ou encore des religieux qui se distinguent des habitants par leur accoutrements tels que leurs barbes fournies et leurs djellabas, ce qui souligne l’enclenchement du processus de radicalisation dans la région.
Le spectateur découvre alors Centaur, personnage qui ne retrouve plus ses marques dans un pays où les yourtes ont fait place à des constructions plus solides et modernes, où le cheval n'est plus considéré à sa juste valeur (être "les ailes de l'homme"), et où la consommation dévore petit à petit les habitants... Le Kirghizistan, comme beaucoup de pays voisins, veut tourner le dos à un passé et « entame le processus de la marche effrénée du développement à l’occidental ».
On remarque également que Centaur aime le cinéma. Mais ce n’est pas sa seule passion... le cheval est au cœur du récit comme il fut jadis au cœur de la communauté. Majestueux et noble, il est l’objet de nombreuses convoitises. Ce dernier, pour le réalisateur, désigne la liberté, pas seulement comme simple moyen de transport mais aussi pour se rapprocher des dieux, comme il est raconté dans les légendes que conte Centaur. Les folles chevauchées du protagoniste où l’homme semble possédé en témoignent. On comprend que, comme son surnom l’indique, l'animal et l'homme ne font plus qu’un.
Et c’est d’ailleurs l’une des traversées du protagoniste qui m’a émue. Centaur semble être libre, les décors sont époustouflants : on y découvre les terres kirghizes de nuit, les immenses vallées et montagnes, et le son des sabots du cheval qui redevient les ailes de l’homme.
Ce film a également une portée éducative. On voit Centaur qui raconte à son jeune fils, Nuberdi, les épopées de leurs ancêtres, lui enseignant des notions de sagesse, de droiture et d'exemple. Kubat y va petit à petit, alternant de très belles scènes intimistes comme le repas du début, les couchers ou encore les kiss pouce,
à des scènes beaucoup plus significatives comme la visite chez Kourdour, le tribunal et enfin la scène finale à portée tragique. Sa caméra est aérienne, libre, comme son héros lorsqu’il chevauche dans la nuit. Les plans sont lumineux et mettent en valeur les paysages qui, bien qu’arides, semblent séduisants. Le spectateur comprend alors que Kubat aime son pays.
Autour du personnage principal, Aktan Arym Kubat livre la philosophie de ce voleur de chevaux. Son film devient alors un superbe mélodrame qui parle de la liberté perdue d’un peuple, dénonce l’enrichissement, le culte du pouvoir et la dictature de la religion. Le héros de Centaure se révèle être le sage dans un monde de fous.

Julia Malingray
1ère L
Lycée Saint Sigisbert
Nancy
2018/04/20 13:57 #c357-433c-9255-3588accd54bb
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Liste des 10 raisons d’ aller voir le film «  Centaure » :
1- Film émouvant par la sincérité et la pureté des personnages malgré le manque de dialogue.
2- Le film permet de découvrir un mode de vie différent.
3- Les paysages sont pur,s montagnes enneigées et des champs d’herbe,le film offre un cadre naturel.
4- Le film est enrichissant, il nous permet de voir un monde autre que le nôtre entouré par la technologie.
5- Le film est bien joué et réalisé.
6- Le personnage principal veut " sauver " les chevaux de la maltraitance.
7- Les abus de société sont dénoncés dans le film.
8- Le film est dramatique, il dénonce la liberté perdue de son
peuple, la dictature et la religion.
9- Film réalisé au Kirghizistan pays dont t-on parle peu
10- Un film humoristique et poétique sur la perte progressive des traditions.

Travail de Groupe Thomas D’ Halluin
2018/04/20 14:10 #f9d5-4b69-ba4e-edb81c0140ad
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Centaure est un film basé sur l'histoire d'un petit village en Asie où toute la technologie que nous avons n'existe pas . La bas, on a l'impression qu'ils vivent a une autre époque que la notre alors qu'il vivent en même temps que nous.
L'avantage de ce film est de nous prouver que même dans des villes ou villages inconnus, tout n'est pas forcément tout beau tout rose. C'est aussi pour dire aux personnes des grandes métropoles d'arrêter de se plaindre car des personnes sont encore plus en difficultés qu’ elles .
Centaure, a volé des chevaux aux habitants du village et c’est un autre homme qui a été accusé a tord. Refusant d’être le coupable de crimes non commis, il va tout faire pour savoir qui est le véritable voleur de chevaux.
La femme de Centaure est sourde et muette, il est donc difficile de communiquer avec elle. Son fils lui est, comme sont père, passionné des chevaux. A chaque fois que sont père lui raconte des histoires à propos des chevaux, il l’écoute et ne fait aucun bruit.
Les paysages sont sublimes, ont peux passer du village a la prairie ou même de la prairie tout lisse à de hautes montagnes enneigées qui surplombent le village de Kirghizistan. A un passage du film on peut apercevoir le personnage principal, Centaure, galopé a dos de cheval dans une grande prairie et c’est vraiment un spectacle grandiose !
Par moment, les émotions sont tellement forte que nous pouvons les ressentir à travers la camera, comme sur la scène ou il galope sur le cheval dans la prairie, ou bien sur dans la scène finale entre la mère et l’ enfant .
Le seul point faible du film c’est que ça parle trop souvent des chevaux et pas assez de l’histoire ou même des origines du village. Nous n’en apprenons pas assez sur le passé du village ou même de la famille.
Cela reste néanmoins une belle expérience de cinéma
Axel Rolland
2018/04/20 14:11 #a068-4117-a805-c65f8d945ea0
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille

Centaure est un film basé sur l'histoire d'un petit village en Asie où toute la technologie que nous avons n'existe pas . La bas, on a l'impression qu'ils vivent a une autre époque que la notre alors qu'il vivent en même temps que nous.
L'avantage de ce film est de nous prouver que même dans des villes ou villages inconnus, tout n'est pas forcément tout beau tout rose. C'est aussi pour dire aux personnes des grandes métropoles d'arrêter de se plaindre car des personnes sont encore plus en difficultés qu’ elles .
Centaure, a volé des chevaux aux habitants du village et c’est un autre homme qui a été accusé a tord. Refusant d’être le coupable de crimes non commis, il va tout faire pour savoir qui est le véritable voleur de chevaux.
La femme de Centaure est sourde et muette, il est donc difficile de communiquer avec elle. Son fils lui est, comme sont père, passionné des chevaux. A chaque fois que sont père lui raconte des histoires à propos des chevaux, il l’écoute et ne fait aucun bruit.
Les paysages sont sublimes, on peut passer du village a la prairie ou même de la prairie tout lisse à de hautes montagnes enneigées qui surplombent le village de Kirghizistan. A un passage du film on peut apercevoir le personnage principal, Centaure, galopé a dos de cheval dans une grande prairie et c’est vraiment un spectacle grandiose !
Par moment, les émotions sont tellement forte que nous pouvons les ressentir à travers la camera, comme sur la scène ou il galope sur le cheval dans la prairie, ou bien sur dans la scène finale entre la mère et l’ enfant .
Le seul point faible du film c’est que ça parle trop souvent des chevaux et pas assez de l’histoire ou même des origines du village. Nous n’en apprenons pas assez sur le passé du village ou même de la famille.
Cela reste néanmoins une belle expérience de cinéma !!!!!
Axel Rolland
2018/04/20 14:24 #7ec5-4b5c-ac90-587c4322236f
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Les raisons d' aller voir ( ou de ne pas aller voir ) Centaure
-Le film est basée sur le lien de la famille et c'est important

-Les images sont tournées dans des steppes désertes ce qui rajoute une beauté naturelle au film
-Ce film fait ressortir des problèmes de notre société, du fait du mauvais jugement d'une personne



Mais ,
- Le scénario est compliqué à comprendre : on n'arrive pas à savoir de quoi parle le film...de vols ? de tromperies ? ou d' autres choses ? c'est un film où il faut absolument tout suivre, si on se détache une seconde on en perd le cours du film
-Le film est long à démarrer et malgré une durée plutôt courte , on a l' impression qu' il ne va jamais finir

Mais ,
Les dix dernières minutes sont grandioses , pleines d' émotions et justifient à elles- seules le déplacement .
Lola Lefevre
2018/04/20 17:24 #b124-4a73-b1bf-ea7cb9ec6794
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Dans un village du Kirghizistan vit Centaure, un ancien « voleur » de chevaux. Voler n’est pas ici le terme correct, il emprunte plutôt. Il prend un cheval de course, galope le plus vite possible avec et le rend. C’est un amoureux de ces bêtes-là. « Centaure » met en scène un pays en plein bouleversement, coincé entre traditions et évolution. Un pays où se mêlent autoroutes et maisons d’un autre temps.
C’est avec un film de ce genre que le Prix Jean Renoir des Lycéens prend tout son sens. Film étranger qui traite d’un sujet qui nous est étranger, pas sûr que nous, jeunes de 16 ans, serions allés le voir de nous-mêmes. Et pourtant ! Ce film est magnifique, très poétique.
Les paysages du Kirghizistan sont époustouflants, les habitants de ce pays sont très différents de nous mais nous arrivons quand même à nous identifier. « Centaure » est très silencieux, difficile de ne pas l’être avec une femme muette et un enfant qui ne sait pas parler ! Mais cela fait partie du charme… De nos jours, nous avons tendance à préférer un film avec une grosse bande son mais finalement, elle n’est pas nécessaire à sa réussite !
La force du film est que les thèmes abordés vont venir faire écho à des problèmes de plus grande ampleur, comme la place des femmes dans la religion musulmane. Le texte de la « confrontation » entre les radicalisés et les autres croyants est vraiment très réussi. Il m’a marquée. C’est une ode à la femme et à sa liberté.
En revanche, un manque de crédibilité pour la scène où Centaure raccompagne la vendeuse chez elle et qu’ils croisent l’homme : elle crie, beaucoup, trop. C’est lourd.
Quelques petits moments d’ennui, pourtant le film passe vite. Un reproche à faire : pourquoi en dire tant dans la bande annonce ? Pourquoi montrer Centaure se faire tirer dessus et les premiers mots de son fils ? Pourquoi montrer la fin ? Ce n’est certes pas un film à suspense mais tout de même !
Conclusion : un film hautement recommandable !
Anna Cottarel - 2nde1 – Lycée Jean Moulin

2018/04/21 18:06 #e24e-456e-be80-ee3ec553fa0d
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Et si votre nom avait disparu au fil du temps,
Ou alors que votre femme était sourde et muette,
Si votre enfant de 5 ans ne parlait toujours pas,
Ou si pour vous l’homme est le cheval ne faisaient qu’un
mais qu’ à notre époque les chevaux seraient mal traités et privés de leur liberté,
comment réagiriez-vous ?
Centaure, c’est l’histoire d’un amoureux des chevaux, de la liberté et de sa famille. Le réalisateur ( Aktan Arym Kubat ) nous montre des personnages touchants, émouvants, et sincères, des valeurs pures et simples, avec pour décor le Kirghizstan. Un monde à l’opposé du nôtre, tant par la religion que par la politique, la technologie qui y est peut présente où bien la façon de penser.

Ce film nous montre des paysages magnifiques, malgré très peu de dialogues, on peut ressentir chaque émotion, notamment la colère de Centaure face à la montée du capitalisme dans son village et à la perte des traditions. Les chevaux qui était comme le disait le réalisateur : « les ailles de l’homme » sont maintenant devenus un symbole de richesse. C’est pourquoi, le soir, il sort discrètement de chez lui pour libérer les chevaux et entendre le bruit de leurs sabots sur leurs terres. Les vols ont fait du bruit dans le village et tout le monde veut trouver le coupable, alors, on lui tend un piège : Centaure est démasqué. Malgré la protection de son cousin, qui promet aux villageois de l’emmener en pèlerinage, Centaure ne s’y intéresse pas et préfère s’éclipser pour ré-ouvrir sa salle de projection. C’en fut trop pour les habitants, qui après une réunion organisée sur la place, décident, par un vote unanime, l’expulsion de Centaure.
Centaure a comme les chevaux, perdu sa liberté. Il se fera tuer en libérant un cheval pour la dernière fois. Ce film est authentique et bouleversant, on ne peut s’empêcher de verser une larme.

Pensez au jour où vous tomberez, votre fils tombera avec vous, mais en se relevant aura un seul mot sur le bords des lèvres : « Papa ».


Aurore de Laulanié de Sainte Croix – 2nde1- Lycée Jean Moulin
2018/04/23 15:38 #bf7b-477d-ada5-cbe92e8ae58b
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Ce film raconte l’histoire d’un ancien voleur de chevaux dans un petit village du Kirghizistan. Il se nomme Centaure et mène une vie paisible avec sa femme muette et sourde ainsi que son fils de 5 ans qui ne parle toujours pas. Dans ce film, Centaure recommence à voler des chevaux mais avec un but précis qui est qu' aujourd’hui les chevaux sont maltraités alors qu’auparavant les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un.

j’ai bien aimé ce film du début à la fin, même si quelques fois, c’était compliqué de comprendre certains passages.

Enzo Blanchard – 2nde1 – lycée Jean Moulin

2018/04/23 16:51 #9186-4993-abdc-e3ca1fa5f18a
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Une œuvre à la fois libératrice et émouvante. Des personnages aux caractères uniques dans un environnement divisé, Aktan Arym Kubat nous plonge dans une réflexion contrastante d’une société en plein développement.

Centaure est un homme attaché à ses croyances les plus anciennes soient elles et de ce fait, se retrouve déchiré par des rêves mettant en scène les chevaux avec lesquels ses ancêtres vivaient en harmonie. Le mythe mais aussi la religion sont au sein de l’intrigue. Par l’expansion de la société de consommation et par l’arrivée de l’Islam, le personnage voit la tradition de son peuple devenir passé. Il refuse de s’adonner à la pratique religieuse islamique, ayant l’esprit tourmenté par ses ambitions humanistes.

Le film Centaure offre la vision d’un homme luttant contre la société, ce combat semble sans fin au premier abord mais tout nous laissait penser que Centaure poursuivrait sa lutte. L’homme nous montre deux aspects de son identité, il est à la fois un homme respectable et vivant simplement mais aussi, un « héros de la nuit » que les autres hommes qualifient de voleur malgré ses bonnes intentions. Hors du cadre familial, nous sommes en présence de personnes corrompues par la soif sociale qui persistent à s’élever en s’appuyant sur la souffrance des autres.

La libération est un thème central du film, comme le montre le personnage principal, par ses actions et ses motivations. Lors d’une scène répétée plusieurs fois au cours de l’intrigue, on voit l’homme les bras levés au ciel comme s’il prenait son envol ; en effet, cela peut symboliser la liberté, la délivrance de ses peines. Son regard est apaisé et ses gestes sont gracieux comme si il était en union avec sa monture, ce qui rappelle son lien spirituel avec les chevaux. La fin du film est une libération pour le personnage, nous sommes touchés de façon foudroyante par la succession des événements comme un remerciement du travail acharné de Centaure.

SZCZUREK Tiffany
MERINIS Juliette
Terminale L
Lycée Bonaparte, AUTUN
2018/04/24 09:19 #acd3-48df-b531-36f1add23167
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
L'histoire parle d'un père de famille qui , à la suite d'une vision, décide de libérer les « cracks » en les volant comme le faisaient se ancêtres. Au fil de l'histoire, on voit comment notre héros perd tout ce qu'il a, sa femme et son fils jusqu'à son bannissement du village.
L’intrigue du film nous laisse perplexe jusqu'au bout car on ne connaît pas l'identité du voleur. Les plans sont remarquables de beauté, la musique d'ambiance présente tout au long. L'histoire reste banale mais on s'y accroche car on veut voir le personnage retrouver une vie normale. Le genre dramatique est très bien réalisé, nous conseillons ce film car il est intéressant et nous permet de découvrir de nouvelles cultures.
Théo Moyon.
2018/04/24 09:21 #c4f5-46ca-86e1-61f20d44b46a
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Le film Centaure est un film dramatique, réalisé par Aktan Arym Kubat. Il est court et en même temps intense car certaines scènes font que ce film est très intéressant. Il se déroule dans un village du Kirghizstan, il raconte la vie de Centaure, une personne comme une autre mais qui, un jour, vole des chevaux et se fait attraper. Le parcours du personnage est bien construit car il ne les a pas volés pour le fait de voler. Il les a volés parce que pour ses ancêtres cela signifiait beaucoup d'avoir un cheval. Centaure veut transmettre ces valeurs à son fils et aussi essayer de perpétuer les valeurs de ses ancêtres. Au final, il a payé le prix fort en se faisant tuer pour avoir libérer des chevaux alors qu'ils ne lui appartenaient pas.

Killian Cormier.
2018/04/24 09:21 #ac43-40c1-9670-913f00831ed5
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Centaure, film dramatique, réalisé par par Aktan Arym Kubat est un film intéressant. Le déroulement de cette histoire est bien construit, il se déroule dans un village au Kirghizstan, un pays en partie musulman. Celui-ci a des traditions, comportant des légendes, le temps où les chevaux et les hommes étaient liés, ils ne faisaient plus qu'un. Centaure, le personnage principal les raconte souvent à son fils qui l'écoute avec attention. Il prend soin de sa famille (sa femme et son fils) durant tout le film alors que son passé de voleur de chevaux refait surface...
Centaure est un personnage calme, prêt à tout pour sa famille et défendre ses traditions. Ne vivant pas dans la richesse, il est tout le contraire de son cousin Karabaï, qui, lui est un homme riche qui possède des chevaux de valeur. Les costumes sont simples ou de tradition. Durant ce film, les plans d'ensemble sont présents, quelques gros plans et plans américains. La musique, quant à elle, est peu présente.
Je vous conseille ce film.
P.S : ne surtout pas regarder la bande annonce ! Elle donne trop d'éléments.
Mehdi De Meuleneire
2018/04/24 15:22 #12ab-4194-8f1d-11d6b89f6b42
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
L'histoire du film appartient au genre dramatique. Elle est pleine de péripéties, de rebondissements et de suspens. Par exemple, on se demande s'il va se passer quelque chose entre la vendeuse de boisson et le héros.
Le cheval prend une place très importante dans leur vie, au point que des chevaux sont volés.
Une scène m'a particulièrement choqué et déplu ; de confession musulmane, je n'ai pas apprécié lorsque Centaure quitte la mosquée avant la fin de la prière pour aller projeter un film. Cela est grave dans notre religion.
Toutefois l'histoire est intéressante même si elle est un peu floue ; elle se termine d'un coup sans suite. Je ne m’attendais pas à cela, et ça m'a un peu déçu. Sinon j'ai plutôt apprécié ce film.
Tarek Louail.
2018/04/26 16:36 #530a-443c-8056-f38945adce96
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Centaure est un film d’Aktan Arym Kubat, acteur et réalisateur de ce film.

Il raconte l’histoire de Centaure, qui, amoureux de chevaux et poussé par l’histoire mythique de la relation Homme/Chevaux dans ce pays du Kirghizstan, décide de voler les chevaux du village, animaux à qui on a fait perdre leur grandeur et leur liberté avec l’arrivée de la modernisation et de l’intégrisme.

Centaure est un film qui nous fait voyager à travers ces plaines et ces paysages à couper le souffle.
Cette photographie du film crée beaucoup de valeur dans ce film.

Le personnage principal transmet très bien les émotions, comme la scène où il galope sur son cheval (on a envie de le suivre dans sa liberté) ou aussi lors de la relation qu’il entretient avec son fils et sa femme (des moments très beaux et émouvants). Sa passion pour les chevaux crée autour de ce personnage, une puissance qui marque son caractère.

Le rôle des femmes nous permet d’être témoin de leur vie dans ce pays, vie très dure pour ces femmes.
Quant aux chevaux, on assiste au non-respect de l’homme envers la nature (ce qui émeut beaucoup car cette Nature si parfaite est montrée dans ces paysages et l’esprit de ne pas la respecter nous paraît impossible).

Le scénariste nous permet de connaître la culture et les traditions du Kirghizstan notamment avec les moments en famille.

Lorsque l’on va voir un film asiatique, on peut souvent avoir peur du contenu, (la peur de l’étranger), mais ce film a énormément de points positifs, une histoire douce et belle à l’image des paysages. Mais aussi une critique bien réussie de l’état des femmes dans ces pays ainsi que sur la maltraitance des chevaux qui touche le public fortement.
Le gros «plus» de ce film est sa fin. Une fin très belle et poétique, laissant venir la larme aux yeux, une fin qui laisse mourir l’acteur dans sa réussite.
Il vit pour les chevaux et meurt avec les chevaux.

Le seul bémol que je trouve à propos de ce film, c'est son aspect silencieux (la musique n’est pas très présente, la mère et le fils muets) tout cela crée une ambiance de vide sonore qui ne me plaît pas trop.

Encore un film qui sort de l’ordinaire, qui nous fait voyager à travers les pays et les cultures, qui nous touche sur des sujets d’actualité. Il nous touche aussi par son scénario et sa photographie. Un scénariste qui aime son pays non reconnu et qui veut transmettre cet amour. Un film que je recommande fortement.
Jérémie Bertrand - 2nde1- Lycée Jean Moulin
2018/04/28 18:14 #79b7-4f0f-9305-37592c2f1d78
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Centaure le voleur de chevaux.
Centaure est un film kirghize qui a été réalisé en 2017 et est sorti en salle le 31 janvier 2018. Il a été réalisé par Aktan Arym Kubat qui est aussi l’acteur principal. C’est l’histoire d’un homme qui vole les chevaux pour leur liberté et celle de son peuple car le cheval fait référence à leurs traditions. Mais un jour, il se fera attraper puis sera forcé à suivre la religion et il va passer un film pendant la prière, jugé par son village, il sera banni.
De nombreuses influences cinématographiques parcourent ce film, comme le western avec les chevaux, les grands espaces, comme les clins d’œil à Bollywood et au cinéma russe avec les affiches. Il y a aussi d’autres influences plus politiques et religieuses : le cinéma du village où Centaure était projectionniste, est interdit et transformé en mosquée. Enfin, il y a aussi les traces laissées par les soviétiques (le mari de Sharapat est mort lors de la guerre en Afghanistan).
Je n’ai pas aimé ce film car j’ai trouvé qu’il mettait du temps à se mettre en place, ces 1h30, je les ai trouvées finalement longues…
Meziane Gougis 2 bac pro log
2018/04/28 18:17 #410f-409c-aad8-3522e3cc7131
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Le destin de Centaure
Le réalisateur et l’acteur principal est le même, il s’appelle Aktan Arym Kubat. Le film est sorti le 31 janvier 2018 et dure 1h29. Centaure est un film kirghize, produit avec l’aide de la France, l’Allemagne et les Pays Bas.
Il raconte l’histoire de Centaure, un ancien projectionniste, qui vole des chevaux. Il a une femme muette et sourde et son fils refuse de parler. Un jour, il est attrapé et finit par être banni de son village.
Aktan Arym Kubat a voulu montrer à travers ce film que l’islamisation a pris le dessus sur les anciennes traditions des Kirghizes. Du coup, le personnage les perpétue en volant des chevaux pour les remettre ensuite en liberté. A cause de l’islamisation, il a perdu son métier de projectionniste, et il va tout faire pour se révolter. Aktan Arym Kubat montre qu’au Kirghiztan, il ya d’un côté la vie libre et de l’autre non libre, les deux côtés sont séparés par un pont.
Je vous conseille d’aller voir ce film, je trouve qu’il nous donne une leçon de vie, en évoquant que nous devons réagir pour défendre ce qu’on veut, ce qu’on est. En plus, de ça, le film est touchant car quand Centaure se fait tuer on a l’impression que son fils ressent ce qu’il se passe en criant plusieurs fois « PAPA » pour la première fois.
Anthony Ebermard 2 bac pro log
2018/04/28 18:22 #46f6-4165-9dd2-ce78c1a6f98a
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Le voleur de cracks
Le titre original du film est « Centaure », c’est un film réalisé par Aktan Arym Kubat qui est aussi le principal acteur. La nationalité de ce long métrage est kirghize.
C’est l’histoire d’un homme qui vole des chevaux pendant la nuit pour leur liberté et qui travaille le jour en tant que maçon. Il vit dans une petite maison avec sa femme (Maripa) et son fils (Nuredi) qui sont muets.
Les traditions sont celles des nomades, on voit ça dans la maison avec les tapis, ils dorment sur le sol ou encore avec la yourte de la voyante ou les images de chevaux qu’on voit partout.
Centaure est un travailleur, le jour, il s’occupe de sa famille, la nuit, il vole des chevaux pour la liberté, celle des chevaux, de sa famille, de son peuple.
Les chevaux nous évoquent une sorte de western kirghize : à travers les grands espaces, ils galopent, ils ont la liberté mais sont sous le pouvoir des humains.
J’ai bien aimé ce film dans l’ensemble, mais il manquait un peu d’histoire avec les chevaux, l’histoire raconte plus sa vie.
Lucas Rojao 2 bac pro log
2018/04/30 15:46 #04f4-439e-858a-7ddb6e8556ee
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure.
Jai bien aimé l'histoire de ce film, un homme qui aime les chevaux et qui se sent libre quand il en chevauche un. Une relation entre un homme et un cheval, j'ai trouver ça magnifique ! Par contre la fin m'a déçu : l'homme se fait tirer dessus et meurt après avoir libéré des chevaux dans un camion et son fils muet arrive à parler… sinon le film était bien et les paysages étaient magnifiques.
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/04/30 15:47 #80ae-4a52-9a1b-1e062e21eda9
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure.
Jai bien aimé l'histoire de ce film, un homme qui aime les chevaux et qui se sent libre quand il en chevauche un. Une relation entre un homme et un cheval, j'ai trouver ça magnifique ! Par contre la fin m'a déçu : l'homme se fait tirer dessus et meurt après avoir libéré des chevaux dans un camion et son fils muet arrive à parler… sinon le film était bien et les paysages étaient magnifiques.
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/05/03 11:46 #3db9-4a1a-aef3-aac6ca4e1f34
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Lindsay ROBINOT-JONES Avril 2018
1èreL1

Critique du film « Centaure » de Aktan Arym Kubat

Centaure de Aktan Arym Kubat est un film émouvant et captivant qui se présente comme un western au cœur d’un pays aux magnifiques paysages, le Kirghizistan. Le scénariste, réalisateur et acteur Kubat, surnommé « Centaure » dans son film, est un ancien projectionniste de cinéma qui se révolte contre la disparition de la tradition dans son pays au profit de nouvelles menaces, en particulier celle de la religion islamique. La salle de projection de Kubat a disparu puisque dans son pays, on a fermé des salles de cinéma pour y installer des moquées au nom du djihad.
Le personnage principal souhaite également libérer les chevaux qui sont progressivement éliminés et abattus pour des fêtes au Kirghizistan. Ainsi, il s’empare de chevaux de course pour profiter d’un instant de bonheur traditionnel en galopant avec eux, puisque « les chevaux sont les ailes de l’homme », puis les relâche dans la nature. En effet, les Kirghizes font partie des peuples nomades d’Asie centrale qui ont entretenu durant des millénaires une relation fusionnelle avec leurs chevaux, d’où l’union homme-cheval qu’on retrouve à la fois dans le titre du film et dans le nom du personnage éponyme, Centaure. De ce fait, Centaure représente la rébellion, la révolte, la liberté de pensée face à la religion qui emprisonne les mœurs. En outre, il symbolise les chevaux, le cinéma, le rêve qui sont désormais interdits par l’islam.
Aktan Arym Kubat parvient à faire passer son message à travers un film dépaysant, de par de magnifiques plans d’ensemble de paysages et l’exposition d’une culture et d’une tradition plutôt méconnue, notamment lorsque Aktan raconte à son fils des récits épiques d’une nation conquérante et fière, désormais soumise à divers périls : le pouvoir de l’argent et la religion islamique. Les jeux d’ombre et de lumière sont également très fréquents, donnant ainsi un rendu émouvant. Centaure est un film original, atypique qui nous donne une vision d’un pays plutôt ignoré et incompris. Les personnages sont attachants et touchants. Soulignons en particulier le jeu exceptionnel de l’acteur principal, réalisateur et scénariste qui interprète à merveille son rôle ; jeu accentué par le fait que les ambitions du personnage ne sont finalement pas si différentes de celles du réalisateur Kubat. Ainsi, éprouve-t-on le sentiment d’avoir un acteur et personnage qui ne font qu’un. L’acteur filme en fin de compte sa propre réalité et celle de ses ancêtres, puisque c’est d’abord un récit personnel, qui se mêle à une histoire commune.
En somme, Centaure est un film émouvant et touchant qui explore l’importance de la tradition et de l’identité kirghize. Le personnage principal Centaure représente le désir indomptable de libération. C’est avant tout un film sur la liberté perdue d’un peuple contre l’enrichissement, le culte du pouvoir et l’emprise de la religion.
2018/05/04 11:53 #ce8a-448a-ba00-dcf05dba1a1f
Lycée Faure, Morteau, académie de Besançon
Destiné à la liberté

Là où les liens familiaux priment
Dans les foyers où la croyance opprime
Des hommes en proie de liberté
Peuvent parfois oublier les vertus de la loyauté
Il s'est promis de ne jamais oublier
Ce que les Dieux ont décrété
Dans certaines légendes effacées
Datant des siècles derniers.
Cet homme au cœur brisé
De voir des chevaux en totale captivité
Donnera son cœur et son honneur
Pour sauver ces bêtes de leur douleur
Afin de retrouver sa paix intérieure
Anéantissant ce mal-être
L'empêchant d'atteindre le bonheur.

Clémence Blanchot & Alicia Badstuber
Lycée Edgar Faure (25500 Morteau)
2018/05/06 16:09 #c490-459f-b88b-8a76a557b29f
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Centaure est un film dramatique, réalisé en 2018 par Aktan Arym Kubat. Il dure 1 heure et 30 minutes. Il a été tourné au Kirghizistan avec comme acteurs principaux Aktan Arym Kubat dans le rôle de Centaure, Nuraly Tursunkojoev, le fils de Centaure, Zarema Asanalieva qui interprète sa femme. Ce film est diffusé en version sous-titrée dans plusieurs langues comme le français, le néerlandais, l'allemand et bien sûr en kirghiz.
Centaure est un ancien voleur de chevaux qui vit avec son fils de 5 ans et sa femme, sourde-muette avec qui il mène une vie paisible. Un jour Centaure vole un cheval d’une grande valeur à son cousin qui a fait fortune dans l’élevage de chevaux. Il ne sera pas le premier accusé car le cousin ne pouvait imaginer une telle chose. Ce dernier alla prier pour retrouver son cheval Thor et miraculeusement il le retrouva. Mais quelques jours plus tard Centaure revient voler son cousin et essaye de lui prendre un autre cheval de grande valeur mais malheureusement il se fait attraper et est alors confronté à son cousin qui ne comprend pas pourquoi Centaure lui vole des chevaux. Centaure se lance alors dans une plainte désespérée durant laquelle il démontre à son cousin à quel point celui-ci est corrompu par l'argent, qu'il a perdu toute notion de partage que les anciennes pratiques, avec leur culture d'éleveurs de chevaux.
Centaure est amené au tribunal de son village. Le cousin le défend, touché par les propos de Centaure et réussit aussi à convaincre les autres membres du village et propose comme sanction une éviction du village au lieu d'un travail forcé.
Mais, alors qu'il erre, il est témoin d'un enlèvement de chevaux enfermés dans une remorque, mal traités. Il les libère, s’échappe avec eux mais est abattu.
J’ai trouvé personnellement ce film très passionnant car il raconte une vraie histoire d’un homme voleur de chevaux et il permet aussi de nous montrer la culture ancestrale de ces hommes des plaines du Kirghizistan et comment au fil des années elle a pu autant changer. Selon moi le seul point négatif serait qu’il met trop de temps à rentrer dans le cœur du sujet, le début du film est très lent.

Benjamin, Lycée Professionnel Eugène Montel, Colomiers.
2018/05/07 15:41 #0903-4995-84b2-68c704b07ef1
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Centaure

Centaure, dernier film dans le cadre du Prix Jean Renoir réalisé par Aktan Abdykalykov qui interprète à la fois le rôle du personnage principal, nous fait découvrir un film magnifique sur l’équidé et les anciens dictons kirghiz à travers des cadres naturels splendides : remplis de paysages de montagnes et de chevaux galopant dans les plaines.

Il s’agit de l’histoire de Centaure un ancien projectionniste dont nul ne connaît le véritable nom, marié avec une femme sourde et ayant un enfant de cinq ans ne parlant pas. Autrefois voleur de chevaux, il a désormais la vie rêvé et aime raconter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un.
Mais un beau jour, un cheval est volé et tout mène à accuser Centaure...

Ces animaux étant un symbole de liberté, ils montrent les changements de la société kirghize en peu de temps. Centaure, lui, regrette l’ancien temps, un temps ou les chevaux étaient liés aux hommes et égaux, où les hommes avaient du respect pour ces animaux, il ressent donc le besoin de faire comme dans le passé tandis que la société avance, grandit et change dans un nouveau mode de vie.
Il se doit de continuer à vivre tel que dans le passé, en rendant la liberté aux chevaux, ce qui n’est pas l’avis de tout le monde dans le village, où il s’agit du plus riche qui gagne comme dans la société occidentale. C’est pour cela que ce film est une manière réussie de montrer les conflits d’une société bouleversé.

Pour ma part, c’est un film que j’ai trouvé très original comparé aux autres du Prix Jean Renoir, il sort de l’ordinaire, il est « naturel » et nous montre un autre univers que celui que nous connaissons aujourd’hui. De même les plans fixes ou les plans séquences plus lents que ce que nous avons l’habitude de voir forcément nous amènent dans un autre univers.

Le fait que le réalisateur ait axé son film autour des chevaux et sur la relation père-fils qui est pour lui comme sa propre religion, en fait un film touchant.
De plus, quand sa femme et son enfant partent, il y a une sorte de bouleversement, tout est plus triste. La scène de fin m’a énormément touchée. Une fin tragique et bouleversante pour un film très réussi.


Bivent Manon – 2Com1 - Lycée Ernest Ferroul Lézignan Corbières
2018/05/07 16:47 #741a-4650-a261-b7a9634e14a9
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Critique du film "Centaure"

Centaure, un film humaniste et porteur des traditions d'un pays

Centaure, sorti le 31 janvier 2018, est un film kirghiz de Aktan Arym Kubat. Le réalisateur, également de nationalité kirghiz, a débuté sa carrière en 1990 en réalisant des courts métrages. Ses œuvres les plus notables sont "Le Singe" (2002), "Le voleur de lumière" (2011) ainsi que son film le plus récent "Centaure" (2018). Dans ce dernier long-métrage, le réalisateur y joue aussi le rôle du personnage principal, Centaur, ancien voleur de chevaux. Ce dernier mène maintenant une vie paisible avec sa famille et conte à son fils âgé de cinq ans les mythes anciens où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un et où les hommes guerriers étaient fiers de leur pays. Cependant, le vol d'un cheval de course va faire basculer le cours de l' existence de Centaure, faire ressurgir ses actes passés et l'exposer à la justice des Hommes…

Le réalisateur, à travers ce long-métrage, veut remettre au goût du jour les racines de son peuple et mettre en lumière les liens anciennement très proches entre hommes et chevaux. Les histoires que Centaure raconte à son fils démontrent le message que veut transmettre le réalisateur : celui d’une société centrée sur l’individu et le profit qui s'est perdue. Quant aux chevaux, ils sont désormais uniquement considérés comme un moyen de rapporter de l’argent, donc un moyen supplémentaire pour dénoncer la capitalisation grandissante d’un pays en développement. Le portrait de Centaure est émouvant et très fort : alors qu'il est exclu de son propre village, il nous apparaît comme un sage épris de liberté voire un héros incompris.

De même, nous pouvons remarquer dans le pays l'omniprésence de la religion notamment musulmane qui transforme la vie quotidienne et les relations entre villageois. En effet, Centaure est « forcé» de pratiquer cette religion afin d’être purifié de ses actes. Les habitants, sous l'emprise de la religion, attribuent alors à la religion un aspect purificateur et bienveillant et délaissent leurs anciennes croyances. Plus positivement, nous pouvons à la fin du film penser au Bouddhisme puisque que lorsque l’enfant se met à parler pour la première fois, il dit « papa » et au même moment, on comprend que son père meurt. On pourrait alors penser à une réincarnation du père en son fils.

Enfin, nous percevons aussi l’importance de l’art notamment de l’art cinématographique. Centaure était un ancien projectionniste et semble toujours y porter une grande importance. On pourrait alors se demander si le réalisateur voulait aussi transcrire sa passion à l’écran et la dévoiler à travers son personnage principal.

Centaure est un beau film symbolique, bien différent des films que l'on a l'habitude de voir. Il apparaît un peu comme une fable montrant les belles traditions et l'identité du peuple Kirghiz et exprimant son opposition aux valeurs actuelles de ce pays en développement en pleine capitalisation qui oublie son histoire et a tendance à s'enfermer obstinément dans la recherche de l'argent et du pouvoir.


Critique rédigée par Roxanne Verse - Classe de 1ère L
2018/05/07 17:01 #c708-4b17-954f-abe0d91ea3d4
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Critique du film "Centaure"

Centaure, un film humaniste et porteur des traditions d'un pays


Centaure, sorti le 31 janvier 2018, est un film kirghiz de Aktan Arym Kubat. Le réalisateur, également de nationalité kirghiz, a débuté sa carrière en 1990 en réalisant des courts métrages. Ses œuvres les plus notables sont "Le Singe" (2002)," Le voleur de lumière" (2011) ainsi que son film le plus récent "Centaure" (2018). Dans ce dernier long-métrage, le réalisateur y joue aussi le rôle du personnage principal, Centaur, ancien voleur de chevaux. Ce dernier mène maintenant une vie paisible avec sa famille et conte à son fils âgé de cinq ans les mythes anciens où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un et où les hommes guerriers étaient fiers de leur pays. Cependant, le vol d'un cheval de course va faire basculer le cours de l' existence de centaure, faire ressurgir ses actes passés et l'exposer à la justice des Hommes…

Le réalisateur, à travers ce long-métrage, veut remettre au goût du jour les racines de son peuple et mettre en lumière les liens anciennement très proches entre hommes et chevaux. Les histoires que Centaure raconte à son fils démontrent le message que veut transmettre le réalisateur : celui d’une société centrée sur l’individu et le profit qui a perdu son identité. Quant aux chevaux, ils sont désormais uniquement considérés comme un moyen de rapporter de l’argent, donc un moyen supplémentaire pour dénoncer la capitalisation grandissante d’un pays en développement. Le portrait de Centaure est émouvant et très fort : alors qu'il est exclu de son propre village, il nous apparaît comme un sage épris de liberté voire un héros incompris.

De même, nous pouvons remarquer dans le pays l'omniprésence de la religion notamment musulmane qui transforme la vie quotidienne et les relations entre villageois. En effet, Centaure est « forcé» de pratiquer cette religion afin d’être purifié de ses actes. On attribue alors à la religion un aspect purificateur et bienveillant. Plus positivement, nous pouvons à la fin du film penser au Bouddhisme puisque que lorsque l’enfant se met à parler pour la première fois, il dit « papa » et au même moment, on comprend que son père meurt. On pourrait alors penser à une réincarnation du père en son fils.

Enfin, nous percevons aussi l’importance de l’art notamment de l’art cinématographique. Centaure était un ancien projectionniste et semble toujours y porter une grande importance. On pourrait alors se demander si le réalisateur voulait aussi transcrire sa passion à l’écran et la dévoiler à travers son personnage principal.

Centaure est un beau film symbolique, bien différent des films que l'on a l'habitude de voir. Il apparaît un peu comme une fable montrant les belles traditions et l'identité du peuple Kirghiz et exprimant son opposition aux valeurs actuelles de ce pays en développement en pleine capitalisation qui oublie son histoire et a tendance à s'enfermer obstinément dans la recherche de l'argent et du pouvoir.


Critique rédigée par Roxanne Verse – Classe de 1ère L.



2018/05/08 17:18 #2c95-49ea-8039-b87e09996373
LycéePRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Centaure d’Aktan Arym Kubat

Qui savait avant de voir Centaure situer le Kirghizistan sur une carte ? C’est l’un des atouts de ce film et ce n’est pas le seul. Dès la vision de l’affiche, le spectateur est convié à un voyage dans les steppes de l’Asie centrale pour découvrir un peuple marqué par la civilisation du cheval. Mais cette découverte n’est pas qu’un tableau touristique, c’est aussi un choc entre la tradition et la modernité parfois rugueuse. Centaure, un ex-projectionniste de cinéma à l’épouse muette comme son fils de cinq ans rend hommage aux coutumes de ses ancêtres en volant des chevaux de course pour les chevaucher la nuit. Pourtant, quel piètre voleur puisqu’il relâche son butin une fois le forfait accompli. Car il ne fait pas cela pour de l’argent mais pour être libre dans des cavalcades nocturnes insensées, pour se rappeler de Karbar Ata, figure protectrice légendaire des « chevaux qui sont les ailes de l’homme » comme il l’explique patiemment à son fils. Cet homme cheval est un anti-héros derrière qui se cache un super-héros. Accusé à tort d’adultère par une voisine mais aussi d’être un agitateur dans un village gangréné par l’argent et l’intégrisme musulman, Centaure est un affranchi irrévérencieux qui lutte avec ses modestes moyens contre l’oppression, la corruption, et la tyrannie des cerveaux. Il diffuse dans son ancien cinéma devenu mosquée un film démontrant que la culture est un outil d’éveil des consciences. Le cinéma éduque et le réalisateur Aktan Arym Kubat qui est aussi l’acteur principal priviligie l’humour noir, le burlesque à l’image d’un Charlie Chaplin. « Si tu veux apprendre quelque chose aux gens, le sourire, l’humour servent plus ton propos que le sérieux » affirme-t-il. Centaure n’est donc pas un film didactique, il se rapproche d’un Timbuktu par le propos et d’Urga par la forme. C’est un western moderne où le réalisateur apprécie les plans larges à la manière de John Ford. Aktan Arym Kubat filme la vie en cinémascope, son personnage se ballade symboliquement avec les bobines du film La Pomme Rouge de Tolomouch Okeev, père du cinéma kirghize, tel un « voleur de lumière ». Il s’échappe une dernière fois au moment précis où son fils se met enfin à dire papa dans un bouleversant montage alterné.

TGA1, Lycée Magenta de Villeurbanne.
2018/05/09 08:15 #c5a8-4756-a4e9-1fca65452579
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Centaure, un homme « à cheval »

A la faveur de la nuit, un homme s’introduit dans un enclos et subtilise un magnifique pur-sang, partant au galop dans la steppe, étendant les bras, ivre de liberté. Centaure, incarné par le réalisateur lui-même, Aktan Arym Kubat, semble pourtant, dans la vie de tous les jours, un homme ordinaire qui mène une existence sans heurt auprès de sa femme et de son fils dans un petit village kirghize. Mais Centaure, comme le suggère ce simple surnom, est double et secret : il a bien sûr un pied dans la société actuelle, terre-à-terre, où il travaille dans le bâtiment, et l’autre, dans la nuit, dans le monde du mystère et des rêves, du possible : lorsqu’il galope éperdument, les yeux au ciel et les bras comme des ailes, il abolit le temps et la contrainte ; il embrasse enfin son âme. La vie diurne apparaît comme l’exact contre pied de cette apothéose : tout y est nivelé au ras du sol. Si l’on excepte le cercle familial, Centaure est vis-à-vis des autres hommes une créature insignifiante, dépourvu de richesses matérielles, tout au plus une force de travail ; et la steppe même, cadre des évolutions du personnage, est de jour d’une écrasante platitude. Il lui faut le souffle créateur que véhicule Centaure la nuit pour redevenir alors le paysage des légendes ancestrales, la terre de ce Kambar Ata, l’écuyer céleste, qu’il invoque, ce dieu qui veille sur les chevaux et les esclaves.
Car la force de transfiguration de Centaure dépasse les limites de l’individu ; s’il sait rétablir la continuité entre son être singulier et l’âme du peuple kirghize, il a surtout le pouvoir d’étendre cette harmonie, de la diffuser parmi les autres hommes :car de son vrai métier, il était projectionniste. Centaure est donc le médiateur, celui qui sait susciter, révéler, dans la nuit féconde d’une salle de cinéma. D’ailleurs, même s’il a perdu cet emploi, il continue par d’autres voies : il émerveille, à la maison, son fils muet par le récit des légendes fondatrices pendant que défilent les images d’une lanterne magique ; à la fin du film, il fait cadeau de ses bobines à deux adolescents.
Malheureusement, Centaure paie cher cette beauté : s’il est sublime, il est seul de son espèce. Pour préserver cette force créatrice, il doit défendre âprement son indépendance contre tout ce qui tente de l’assimiler, donc de le déposséder de lui-même : d’une part les valeurs capitalistes, incarnées par son riche cousin Karabay et qui gangrènent peu à peu la culture traditionnelle, d’autre part la montée de l’islamisme radical, et enfin Charapat, amoureuse de lui, qui tente de le séduire malgré son état de mari et père. Il est donc rejeté de tous côtés (par sa femme même, qui le croit infidèle) et contraint en fin de compte à l’exil pour n’avoir pas renoncé à son âme : sous cet angle, le film semble promettre un avenir plutôt sinistre pour la beauté et pour l’humanité.
La dernière séquence nous montre Centaure, errant, dont la route croise celle de chevaux sauvages prisonniers que l’on peut imaginer promis à la boucherie. Fidèle à lui-même, il les libère et est alors abattu par l’un des hommes qui les gardaient. Or il se trouve que cette scène s’est déroulée sous les yeux de sa femme et de son fils, qui empruntaient alors un pont voisin : la dernière image est celle de l’enfant qui, comme s’il cherchait à son tour à joindre deux rives –ou deux époques–, étend les bras et crie enfin « Papa ! ». Ainsi donc, au-delà même du tragique du dénouement, l’humain, l’âme, le sens, n’abdiquent pas : si l’un meurt, le suivant assure le relais. A travers « Centaure », Aktan Arym Kubat semble en fait nous livrer un instantané d’une société en mutation, dont l’avenir paraît compromis. Alors, comme celui qu’il incarne, il en sauve ce qu’il peut et le partage, comme pour dire : « N’oublions pas… ».

Margueritte BERTRAND. TL. Lycée Bonaparte
2018/05/09 11:13 #551b-4bdd-9d0a-e3511f4f3504
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film humaniste et porteur des traditions d'un pays


Centaure, sorti le 31 janvier 2018, est un film kirghiz de Aktan Arym Kubat. Le réalisateur, également de nationalité kirghiz, a débuté sa carrière en 1990 en réalisant des courts métrages. Ses œuvres les plus notables sont "Le Singe" (2002), "Le voleur de lumière" (2011) ainsi que son film le plus récent "Centaure" (2018). Dans ce dernier long-métrage, le réalisateur y joue aussi le rôle du personnage principal, Centaur, ancien voleur de chevaux. Ce dernier mène maintenant une vie paisible avec sa famille et conte à son fils âgé de cinq ans les mythes anciens où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un et où les hommes guerriers étaient fiers de leur pays. Cependant, le vol d'un cheval de course va faire basculer le cours de l' existence de Centaure, faire ressurgir ses actes passés et l'exposer à la « justice » des Hommes…

Le réalisateur, à travers ce long-métrage, veut remettre au goût du jour les racines de son peuple et mettre en lumière les liens anciennement très proches entre hommes et chevaux. Les histoires que Centaure raconte à son fils démontrent le message que veut transmettre le réalisateur : celui d’une société centrée sur l’individu et le profit qui a perdu son identité. Quant aux chevaux, ils sont désormais uniquement considérés comme un moyen de rapporter de l’argent, donc un moyen supplémentaire pour dénoncer la capitalisation grandissante d’un pays en développement. Le portrait de Centaure est émouvant et très fort : alors qu'il est exclu de son propre village, il nous apparaît comme un sage épris de liberté voire un héros incompris.

De même, nous pouvons remarquer dans le pays l'omniprésence de la religion notamment musulmane qui transforme la vie quotidienne et les relations entre villageois. En effet, Centaure est « forcé» de pratiquer cette religion afin d’être purifié de ses actes et de respecter la décision de son village. On attribue alors à tort à cette pratique un aspect purificateur et bienveillant. Plus positivement, nous pouvons à la fin du film penser au Bouddhisme puisque que lorsque l’enfant se met à parler pour la première fois, il dit « papa » et au même moment, on comprend que son père meurt. On pourrait alors penser à une réincarnation du père en son fils.

Enfin, nous percevons l’importance de l’art notamment la force de l’art cinématographique. Centaure était un ancien projectionniste et semble toujours y porter une grande importance. On pourrait alors se demander si le réalisateur voulait aussi transcrire sa propre passion à l’écran et la dévoiler à travers son personnage principal.

Centaure est un beau film symbolique, bien différent des films que l'on a l'habitude de voir. Il s'apparente un peu à une fable montrant les belles traditions et l'identité du peuple Kirghiz et exprimant son opposition aux valeurs actuelles de ce pays en développement en pleine capitalisation qui oublie son histoire et a tendance à s'enfermer obstinément dans la recherche de l'argent et du pouvoir.


Critique rédigée par Roxanne Verse et Allison Manigault– Classe de 1ère L.



2018/05/09 11:15 #24c9-4c20-9b6b-2c00be7ee2f8
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film sensible et touchant


Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat sorti en janvier 2018. L’histoire se concentre sur une légende rappelant l’importance des chevaux dans le Kirghizistan. Un homme, l’acteur principal mais aussi le réalisateur, en est très attaché et chaque nuit, va tenter de délivrer les chevaux appartenant à d’autres villageois très riches. Le personnage a aussi une famille très présente dans l’histoire : il est très lié à sa femme sourde et muette et à son jeune fils qui ne parvient pas à parler pour une raison inconnue. Un jour, les méfaits de Centaure sont découverts et l’homme est restreint à des règles, sa femme décide de s’en aller avec l’enfant. Il ne lui reste plus rien ; il a tout perdu.

Nous avons beaucoup apprécié l’intrigue de ce film ainsi que les acteurs. En effet, ces derniers jouent très bien et il se dégage grâce à leur investissement (le réalisateur est l’acteur principal) un naturel dans le film. L’histoire met en avant des valeurs parfois oubliées dans notre société actuelle, aussi bien au Kirghizistan qu’autre part dans le monde. En outre, l’argent ne fait pas le bonheur et peut mener à des excès de violence. Ceci est démontré par cette famille pauvre qui arrive parfaitement à vivre avec ses moyens et de l’amour. Cet amour permet d'apprécier cette famille très soudée notamment dans la relation entre père et fils, leur lien est plusieurs fois démontré comme très fort tout au long du film.
D’ailleurs, à la fin, lorsque Centaure meurt assassiné, son fils tombe de la même façon, un moyen symbolique de représenter ce lien. Cette fin est très touchante car le premier mot que l’enfant prononce est celui de « papa ». Il s’apprête à le retrouver sans même savoir qu’il vient de mourir. La famille aurait pu se reconstruire mais l’acteur principal décide de délivrer à nouveau des chevaux ; ce qui le conduit à la mort. Il possède une passion et des valeurs qui ne peuvent s’éteindre. Cette morale nous a profondément émues et c’est avec les larmes aux yeux que nous sommes sorties du cinéma.

Le réalisateur a voulu remettre au goût du jour toutes les traditions construites pendant des milliers d’années dans son pays et qui sont actuellement menacées par la mondialisation, la richesse et l’égoïsme. La religion est aussi un thème à ne pas oublier de mentionner car elle est très présente dans l’histoire. Aktan Arym Kubat a réussi à travers ce film à nous présenter son pays et donc à célébrer sa culture.

Texte rédigé par Camille Lecardonnel et Aurore Veron – Classe de 1ère L.
2018/05/09 11:20 #7eed-4b81-9bca-f0810e669ecc
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film esthétique et touchant qui réhabilite les traditions


Un film de Aktan Arym Kubat, avec Aktan Arym Kubat et Taalaikan Abazova.

Pour commencer, ce n'est pas un film que je serais allé voir tout seul car déjà il est très peu distribué et peu de promotion a été menée autour de ce film et car le sujet ne m'aurait pas forcément intéressé à première vue.
Le film parle de l'abandon des traditions, de la considération et du regard que portent les gens en général envers ceux qui essaient de perpétuer ces traditions, de religion (et plus particulièrement de l'Islam). Les traditions ancestrales de cette partie du monde – le Kirghizistan - ont d'abord été gommées par l'URSS puis par la mise en place du capitalisme et la montée du radicalisme religieux.

Le film met en scène un homme, ancien projectionniste qui s'appelle Centaure, qui est très attaché aux traditions et qui entend bien les respecter. Pour ce faire, il est prêt à tout y compris à voler la nuit les chevaux de course des habitants de son village pour les remettre en liberté en les chevauchant dans les grandes plaines d'Asie Centrale. Dans la journée, il mène une vie tranquille auprès de sa femme sourde et muette et de son fils qui ne décroche pas un mot.

Le film est très bien fait, l'histoire est très belle et même la musique est réussie. Les acteurs remplissent également « leur job », très subtilement. Pour montrer les beaux paysages de son beau pays, le Kirghizistan, Kubat utilise de nombreux plans d'ensemble. Le film joue beaucoup sur la symbolique notamment à la mort de Centaure : c'est comme si Centaure s'était réincarné dans le corps de son fils qui se met alors à parler pour la première fois.

Le film est poignant et passe très vite. La scène ou Centaure parle à son cousin des traditions perdues et du rapport qu'entretenaient les chevaux avec les hommes avant les temps modernes est très émouvante et l'acteur frappe fort et juste.
Centaure est un personnage fort, un héros des anciens temps, un petit peu seul contre tous. Certains acceptent facilement le capitalisme et comptent vivre en délaissant leurs traditions ancestrales alors que les autres vivent avec de nouvelles traditions et adoptent d'autres religions comme le culte musulman.
Enfin, Centaure est un film esthétique. L'image y est très belle, ce qui permet de mettre en valeur l'histoire, les décors et bien sûr, les paysages. On ressort du cinéma presque changé, rempli d'images d'un autre monde.

Texte rédigé par Lucas Félon – Classe de 1ère L.

2018/05/09 11:23 #8d02-4d60-9a2a-d9e73d49f3e8
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) – Critique du film Centaure

Centaure, un film triste et inédit


Le film Centaure que nous avons vu en mai 2018 a éveillé notre curiosité de par son intérêt pour les cultures d'autrui, de par la diversité d'opinions que le film a voulu mettre en évidence sur divers sujets (lien des hommes avec la nature et les chevaux, importance des traditions d'un pays et de la famille, place de la religion...).

Nous avons apprécié le film bien que le fond soit triste, que le message soit un peu moralisateur et nous montre que l'abandon des traditions est parfois cruel et immoral. Nous avons été émus par la fin du film, quand bien même jusqu'à faire couler quelques larmes.
C'est la découverte d'un pays que l'on ne connaissait pas, d'une culture inconnue, d'un monde extérieur. Un film rare, à voir.

Texte rédigé par Ambre Coquet et Yann Vellaine – Classe de 1ère L.
2018/05/11 12:37 #4ac6-47f5-a647-fd7b4671da08
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
CENTAURE
Ce film parle d’un modeste maçon, dont personne ne se rappelle du nom.
C’est donc pour ça que tout le monde le surnomme « Centaure ». Il vit avec sa femme sourde-muette, Maripa, ainsi que son fils Nurberdi, de 5 ans, lui aussi muet. Passionné par les chevaux, il veut leur rendre leurs liberté.

Plusieurs thèmes se mêlent, c’est un choc de culture, entre la religion, la tradition, la modernité et l’arrivée de la culture Occidental.

Ce film est magnifique, il m’a vraiment touché et j’ai beaucoup aimé le personnage de Centaure, qui lui fait vraiment passer d’énormes sentiments, il nous fait ressentir son amour pour les chevaux et c’est merveilleux.
J’ai également beaucoup aimé les scènes où on sent qu’il aime ce qu’il fait et qu’il est libre.

Deux scènes m’ont particulièrement touché, c’est en premier temps celle où malheureusement le personnage principal se fait tuer, et où on peut se dire que celui qui l’a tué, a enlevé la voix de Centaure pour la donner à son fils qui est muet.
La seconde scène est celle où il essaye malgré tout de sauver le crack de son cousin, alors qu’il sait ce qu’il risque, il chevauche en liberté dans un plan serré à l’atmosphère splendide.

« Centaure » est un film touchant, beau et magnifique, peut-être le plus réussi de la sélection.

Doriane Tomas, 2 Com 1, Lycée E Ferroul, Lézignan-Corbières.
2018/05/11 14:39 #6554-479c-b0a0-1f50b748078c
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Centaure est avant tout un film plein d’émotions : on est choqué quand Sadyr frappe la vendeuse qu’on soupçonne d’être la maîtresse de Centaure. On est surpris quand on découvre la raison pour laquelle Centaure a « volé » les chevaux. On ressent le bonheur de Centaure et sa sensation de liberté quand il galope sur le dos des chevaux.
Centaure est aussi un film qui traite avec finesse de la place de la religion dans la société, même s’il se déroule au Kirghizistan, qui semble si loin de nous ! On y découvre le chamanisme kirghiz, mais aussi la dictature des islamistes : le procès de Centaure est l’affrontement de ces deux univers religieux. La tolérance est au cœur du film. Selon nous, la religion doit être quelque chose de rassurant, de serein : ici elle apparaît comme punitive et privative des libertés. L’islamisme dans le film prive les habitants des plaisirs du cinéma, les oblige à trouver de l’argent pour se rendre obligatoirement à La Mecque. Le peuple kirghiz, lui, était un peuple nomade et chamanique.
La fidélité aux traditions ancestrales sous-tend le film : rendre la liberté aux chevaux, c’est aussi rendre sa liberté à l’homme. Cette métaphore de la liberté confère une poésie à ce long-métrage. La société kirghize a été influencée aussi par le capitalisme, symbolisé par l’élevage privé des chevaux et le SUV du cousin de Centaure. Ce dernier veut retrouver les traditions délaissées. On y voit aussi apparaître une procession orthodoxe, signe de la colonisation soviétique. Tout cela met en évidence la douleur de Centaure qui est celle du peuple kirghiz.
Pour certaines raisons, certains d’entre nous n’ont pas aimé ce film : d’abord, nous nous sommes ennuyés, car le rythme nous a semblé trop lent, avec trop peu d’actions. Ensuite, les couleurs nous paraissaient ternes et nous empêchaient de nous projeter dans le film. L’univers était peut-être trop étranger à notre monde pour que nous arrivions à nous attacher aux personnages, auxquels nous n’arrivions pas à nous identifier. La bande-annonce nous laissait entrevoir une tout autre histoire, plus centrée sur les chevaux. Malgré tout, la fin du film nous a touchés : cette fin où le petit garçon prononce « Papa » au moment où son père meurt est vraiment émouvante. C’est là encore que se manifeste toute la poésie du film.

Critique collective de la classe de 1S2S1
2018/05/13 20:54 #52ac-4134-b05e-2022783bb307
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Centaure est un film qui réalisé par Aktan Arym Kubat qui interprète également le personnage principal. Il a fait le choix de jouer ce personnage car il s'identifie parfaitement à lui. Nous pensons que ce choix est judicieux car il peut ainsi mieux communiquer ses émotions, sa passion et son histoire à travers Centaure, un voleur de chevaux. Nous trouvons que sa raison de le faire est compréhensible et humaine car il veut respecter ses origines et ses traditions qui disparaissent peu à peu. Il a consacré sa vie aux chevaux, c'est émouvant.
Ce film a été tourné au Kirghizistan, un pays situé en Asie Centrale, il y a donc une grande différence de culture par rapport à la nôtre, nous avons donc bien aimé la découvrir. La religion est très présente, mais traitée de manière humoristique lors d'une prière.
En conclusion, ce film dévoile la misère, la violence, l'amour des chevaux mais aussi la cruauté des hommes envers eux. Nous avons trouvé ce film bien tourné. Il exprime le désir de liberté.

Colyne,Emmie et Agathe
2018/05/13 21:01 #0cc4-4006-b478-d7b67337c58d
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
"Centaure" est un film kirghize, racontant l'histoire d'un personnage surnommé Centaure (son vrai nom ayant été, apparemment oublié selon les autres personnage du film ), ancien projectionniste, reconverti en ouvrier de construction. Centaure est inquiet de voir la culture kirghize disparaitre, et surtout le rapport avec les chevaux rompu.

Le film commence avec Centaure s'introduisant dans la propriété de ce qui s'avérera être plus tard son cousin, éleveur et vendeur de chevaux, pour "voler" un cheval et galoper avec. Son cousin ne connaissant pas qui est le voleur, voudra le rattraper pour le faire payer.

Ce film exprime selon moi plutôt bien la volonté de montrer la disparition de cultures ancestrales et cela également en Europe de par la culture américaine (le terme de culture occidentale étant selon moi une erreur, mais ceci est une autre question) du fait de la mondialisation. Cependant je trouve la fin du film légèrement convenue, même si je pense que quelque chose vu mille fois n'est pas forcément un défaut en soit surtout si cette méthode fonctionne, mais dans ce cas cette dernière scène est légèrement ratée.

Clément Lefebvre
2018/05/13 21:07 #e8b1-40fc-84d0-48521c064fe9
Lycée Le Mans Sud, Le mans, académie de Nantes
Ce film nous conte l’histoire d’un homme surnommé « Centaure », incarné par Aktan Arym Kubat, qui a pour réflexe d’ « emprunter » des chevaux de courses dans le but de ne faire qu’un avec la bête. Cependant, cette « passion » va lui causer des problèmes.
Ce film ne m’a pas beaucoup emporté, malgré un scenario plutôt touchant où l’on peut suivre la déchéance d’un homme jusqu’à sa mort, et les conséquences de ses actes. Cet homme croit en des choses qui le dépassent et peuvent être considérées comme mythologiques. Il privilégie plus les chevaux que sa propre famille, composée d’une femme sourde et d’un fils muet. On ne sait pas s’il agit par égoïsme ou simplement par pure folie. Il dit suivre un rêve, mais qu’en est-il de la réalité ?
Centaure vit dans son « monde » sans se soucier des conséquences de ses actes, et c’est ce qui cause sa propre fin. Mais malgré ses mauvais choix, Centaure incarne à lui seul une chose que chaque personne convoite : la Liberté. Non pas une pseudo-liberté, comme tout le monde en a l’habitude, mais une vraie liberté sauvage, et où l’on ne fait qu’un avec la nature, sans le superflu de la vie quotidienne. Voir au jour le jour sans se soucier de l’avenir.

Hugo Flot, Seconde 6, Lycée Le Mans Sud
2018/05/13 22:18 #3243-4e30-82b8-cfa128e0b96a
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
Culture
Equestre
Nature
Traditions
Actions
Universel
Rebondissements
Epique

Ça promet !
Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat.
Au fin fond du Kirghizistan en Asie Centrale, nous suivons l'existence périlleuse de Centaure (Aktan Arym Kubat) autrefois voleurs de chevaux très aguerri qui mène maintenant une vie de famille très paisible. Il transmet à son fils de cinq ans les traditions de ses ancêtres qui autrefois vivaient en harmonie avec les chevaux.
Centaure ne supporte pas les grandes écuries qui ne respectent pas leurs bêtes mais les possèdent seulement pour en tirer profit.
Le film peut sans doute plaire aux amateurs de western qui s'y retrouveront aussi par la forte présence du milieu équestre dans la culture du pays. Les personnages vivent en plaine et les paysages filmés sont somptueux et apportent un vrai souffle au film.
La fin est dramatique puisque Centaure meurt après avoir libéré des chevaux maltraités dans une remorque. La scène est magnifique puisque dans le même temps son fils prononce ses premiers mots "Papa" comme si finalement il allait pouvoir dire et faire vivre tout ce à quoi son père l'a sensibilisé.
C'est donc une vraie leçon de morale qui est à tirer de ce film tant sur la perte progressive des traditions que sur le bonheur des personnages qui vivent dans le confort le plus minime possible.
Action, drame, rebondissements mais aussi par moments humour font passer les 89 minutes du film à la vitesse d'un pur-sang au galop!
Sylain Germond
2018/05/13 22:41 #6c65-4dfb-b271-2943f9afc076
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
Culture
Equestre
Nature
Traditions
Actions
Universel
Rebondissements
Epique

Ça promet !
Centaure est un film kirghiz réalisé par Aktan Arym Kubat).
Au fin fond du Kirghizistan en Asie Centrale, nous suivons l'existence périlleuse de Centaure (Aktan Arym Kubat) autrefois voleurs de chevaux très aguerri qui mène maintenant une vie de famille très paisible. Il transmet à son fils de cinq ans les traditions de ses ancêtres qui autrefois vivaient en harmonie avec les chevaux.
Centaure ne supporte pas les grandes écuries qui ne respectent pas leurs bêtes mais les possèdent seulement pour en tirer profit.
Le film peut sans doute plaire aux amateurs de western qui s'y retrouveront aussi par la forte présence du milieu équestre dans la culture du pays. Les personnages vivent en plaine et les paysages filmés sont somptueux et apportent un vrai souffle au film.
La fin est dramatique puisque Centaure meurt après avoir libéré des chevaux maltraités dans une remorque. La scène est magnifique puisque dans le même temps son fils prononce ses premiers mots "papa" comme si finalement il allait pouvoir dire et faire vivre tout ce à quoi son père l'a sensibilisé.
C'est donc une vraie leçon de morale qui est à tirer de ce film tant sur la perte progressive des traditions que sur le bonheur des personnages qui vivent dans le confort le plus minime possible.
Action, drame, rebondissements mais aussi par moments humour font passer les 89 minutes du film à la vitesse d'un pur-sang au galop!
Sylain Germond, 1ère bac pro, SEP Caraminot
2018/05/14 15:10 #a5be-4be5-9dc6-db28a548c54b
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
La critique d’Inès

Centaure est un long métrage réalisé par Aktan Arym Kubat, dont il joue le personnage principal.

« Le cheval est les ailes de l’homme», le film commence avec ce proverbe Kirghiz.

Dans un petit village du Kirghizistan, un ancien projectionniste surnommé «Centaure» mène une vie de famille paisible. Il est marié à une femme sourde et muette, père d’un enfant de cinq ans qui ne parle toujours pas, mais qui aime l’écouter lui raconter d’anciennes légendes sur leur peuple. Sa vie bascule le jour où des chevaux de concours appartenant à de riches propriétaires sont libérés en pleine nature. Il se voit alors accusé de ce vol.

Centaure est une critique de la société dans laquelle le film se déroule et il dénonce la radicalisation de l’Islam, amenant la division au sein même du village. Le réalisateur ironise en opposant les Musulmans voulant absolument convertir Centaure (soi-disant pour racheter son forfait) et Centaure lui-même. A lui seul, il représente plus la pureté que n’importe qui, car il n’est pas corrompu comme ses semblables par le pouvoir, l’argent et le fanatisme religieux. Par ailleurs, lorsque Centaure refuse de se convertir, il est banni du village. C’est bien-sûr cette intolérance liée à l’intégrisme religieux qui est remise en cause et non l’Islam en lui-même.
2018/05/14 15:11 #f024-4b6a-a2fb-442cea066870
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Centaure

par Anaïs

Ce film est un film dramatique de Aktan Arym Kubat, avec comme acteurs principaux, Aktan Arym Kubat (Centaure), Nuraly Tursunkojoev (Nurberdi), Zarema Asanalieva (Maripa) et Taalaikan Abazova (Sharapat).

Le personnage principal, interprété par le réalisateur, est un ancien projectionniste dont on a oublié le nom et que tous appellent Centaure. Il vit dans une petite maison à l’extérieur d’une ville du Kirghizistan, avec sa femme sourde et muette et son fils qui pour une raison que l’on ignore refuse de parler. Centaure est un homme secret, et l’on découvre progressivement certains de ses bonheurs : il vole ou plutôt libère pour les monter pendant la nuit de magnifiques chevaux de course et surtout, il aime jouer avec son fils et lui raconter les légendes de son pays. Autour de cette famille, le monde évolue et les traditions avec. Les chevaux, avant considérés comme libres et légendaires, sont utilisés comme vulgaire marchandise que l’on négocie pour les courses hippiques ; l’Islam radicalisé cherche à dominer le pays ; et les femmes, avant respectées et considérées comme les porteuses de la culture kirghize sont maintenant laissées ou violentées. Centaure, lui, ne supporte pas que sa culture disparaisse et soit oubliée. Alors il va tout faire pour revenir au temps d’avant, en commençant par libérer les chevaux.

La relation entre le père et le fils est au centre du film. La mère, est le témoin de la complicité entre eux qui sont très proches dans un lien très fusionnel. Ils ont d’ailleurs une sorte de rituel : ils collent leurs pouces l’un contre l’autre et font des bruits de bisous. Ce rituel semble vouloir dire « Je t’aime ». Cet enfant est au centre des attentions de ses parents qui essaient de comprendre pourquoi il ne veut pas parler alors même qu’il en est capable d’après les médecins. Ils l’emmènent même voir une voyante mais rien y fait, il ne parle toujours pas.

L’harmonie de la famille se brise lorsque Maripa, la femme de Centaure, décide de partir avec son fils, croyant que son mari la trompe. Envahi par le chagrin d’avoir perdu sa femme et son fils, Centaure reste seul puis se fait chasser de la ville pour ne pas s’être converti à l’Islam. C’est sur le chemin du départ qu’il décide une dernière fois de sauver des chevaux mais il est tué par le propriétaire des chevaux. Au moment même où Centaure tombe, le fils, qui est sur le chemin du retour avec sa mère, tombe également et finit par crier son premier mot : « papa ». J’ai trouvé cette scène particulièrement forte et poétique. Elle reflète vraiment le lien fort et unique entre le père et son fils.

Pour conclure, je dirai que ce film m’a vraiment plu avec son côté très philosophique et poétique. Ce film est impressionnant avec ses décors à couper le souffle ainsi que son histoire très touchante. Un film tout simplement magique !
2018/05/14 16:32 #8199-42c9-94c2-3be4eef91818
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Une œuvre touchante et complexe qui dénonce une société matérialiste et égoïste.
Un homme d’un certain âge, vivant avec sa femme sourde et muette et son fils, vole des chevaux à ses heures perdues afin de retrouver un lien oublié avec ses ancêtres et de revenir aux valeurs traditionnelles. On appelle cet homme « Centaure » en raison de l’oubli progressif de son véritable prénom. Centaure et sa femme s’efforcent de faire parler leur jeune fils, muet depuis la naissance. Après son arrestation à l’issue d’un vol raté, il se voit obligé de se convertir à l’Islam, religion de plus en plus présente dans son village.
L’image qui revient tout au long du film est celle du Centaure, bras écartés, sur un cheval au galop. Symbole de liberté, Centaure essaye de retrouver le lien entre homme et cheval, raconté dans les mythes et légendes de son pays. Il était un projectionniste, toujours passionné par le cinéma, jusqu’à ce que la salle de projection soit transformée en Mosquée. Il essaie de maintenir cette passion dans le cœur de son fils en lui montrant des films où les chevaux apparaissent beaucoup, on sent également entre ce père et son fils un lien très fort tout au long du film exprimé par des gestes affectifs. Toutefois, en raison d’un jeu de séduction entre lui et une femme du village, des soupçons d’adultère émergent, créant des tensions au sein du couple.
Le réalisateur incarne lui-même le personnage de Centaure afin de faire passer le message souhaité et de donner sa vision personnelle à l’œuvre. Le long-métrage était difficile à financer, c’est pour cela que de nombreux pays ont apporté leur aide au projet, même si le film reste majoritairement Kirghize. C’est une œuvre intéressante d’un point de vue sentimental car elle communique des émotions diverses auxquelles le spectateur ne s’attend pas. Le fait de la présence de chevaux rappelle un type de film particulier que l’on peut rapprocher du western. La fin est extrêmement touchante, elle montre les liens qui unissent un père et son fils sur une note qui peut faire naître une larmes aux âmes les plus sensibles.

DE MEYER Eugénie
TRUFFIN Anaïs
TL Lycée Bonaparte AUTUN
2018/05/15 15:56 #fcfd-4e9a-9554-d928dfee3dd2
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Centaure est un film réalisé par Aktan Arym Kubat , c'est un drame qui raconte l'histoire d'un père marié à une femme muette, qui a pour passion les chevaux. Ils sont pour lui un symbole de la liberté. Il aime conter à son fils les histoires où, jadis, les hommes et les chevaux ne faisaient qu'un. Mais les habitants ne sont pas d'accord avec lui, ils le traitent de voleur pour son passé douteux. Il va être accusé du vol, d'un cheval puissant.

Au jour d'aujourd'hui, les chevaux sont des animaux maltraités, impuissants. Centaure, l'homme dont personne ne se rappelle le nom, décide de remédier à cette injustice en leur rendant leur liberté.

J'ai trouvé ce film touchant et émouvant, les images sont très belles, les scènes muettes ont leur importance. Elles permettent de vivre les émotions des personnages.
Une scène qui m'a particulièrement touchée est celle où Centaure est banni de son village, et va se faire tirer dessus, son fils muet va tomber en même temps en parlant pour la première fois, il va prononcer le mot “papa”.
Le lien qui unit le père et le fils est très touchant et puissant.

La bande son est pour moi un très bon choix, elle accompagne en douceur les personnages.
Ce film dénonce l'inégalité sociale, avec les personnes haut placés dans la société.
De plus, le film parle aussi de religion, notamment avec les trois personnages musulmans qui veulent convertir tous les habitants du village.

Mélissa Ehrhard – 2nde1 -Lycée Jean Moulin
2018/05/15 16:15 #579f-4b4b-ada6-93b9531f2d4c
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Centaure est un film décrivant un pays inconnu jusqu'alors : le Kirghizistan. Il présente une société entre tradition et modernité, Centaure, ancien voleur de chevaux et Karabay, son cousin et propriétaire de chevaux. Le film est d'une grande simplicité, les dialogues sont peu nombreux, le réalisateur insistant sur les visages des personnages, leurs gestes et les paysages grandioses de ce pays d'Asie centrale.
Le réalisateur a montré la difficulté pour Centaure de s'insérer dans le monde moderne : il aime les chevaux et a le sentiment que son peuple s'est trahi avec la modernisation. Face à cette modernisation accélérée du pays, le poids de la tradition demeure très fort : son amitié avec Sharapat, vendeuse de boisson au bord de la route est vue comme une relation adultérine par les autres. Une femme allant jusqu'à dénoncer Centaure à son épouse. La religion musulmane est aussi bien intégré au film et en particulier l'intégrisme qui est refusé par une partie de la population mais qui oblige Centaure à mener une nouvelle vie après sa condamnation et lui a enlevé son emploi de projectionniste. Ainsi, le réalisateur montre que le cinéma a été remplacé par la religion, car, désormais, une salle de prière remplace la salle de cinéma.
Le film nous a beaucoup plus par sa photographie, sa poésie et une certaine efficacité car en moins d'1h30, le réalisateur a présenté une société très complexe.
Les Seconde 1
2018/05/17 15:14 #cb39-4913-9f24-08b5eb965e16
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Résumé :
Il est surnommé « Centaure ». C’est un ancien projectionniste de cinéma. Il est marié à une femme sourde et muette et père d’un enfant de 5 ans. Son plus grand plaisir est de s’emparer, la nuit venue, de chevaux de course qu’entraînent les hommes riches du coin, pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature. Il est découvert, capturé et livré, un soir, aux autorités.
Son sort est suspendu à la décision du conseil des anciens et l’indulgence des habitants du village. Après une tentative avortée de conversion à l’islam « Centaure » ne pourra qu’affirmer son désir irréductible d’une liberté et d’une individualité que lui refuse un monde en train de se transformer.


Critique :
C’est dépaysant, on est loin. Les plaines, les montagnes. Ensuite, le personnage veut rester libre dans un monde où tout a changé. La religion, le regard des autres empêchent cette liberté qu’il avait autrefois. C’est un film qui raconte une histoire impressionnante que, personnellement j’ai beaucoup appréciée autant par le jeu d’acteur que par son histoire.
2018/05/17 15:16 #7315-46a9-be0a-022f52d17371
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Le film s’appelle centaure. Il a été réalisé par Aktan Arym Kubat. Ce film est sorti en 2017.
Résumé :
Dans un village du Kirghizistan Centaure vit avec sa femme muette Maripa et leur fils Nurberdi. Ancien projectionniste, il travaille sur des chantiers de construction. Il boit souvent du maksym à l'étal de Sharapat au bord de la route, ce qui fait courir la rumeur qu'il trompe sa femme avec elle. Passionné par les chevaux, il vole des chevaux de course pour les libérer en pleine nature.
Avis personnel :
J’ai bien aimé le film dans l’ensemble même si il y avait des parties où j’avais du mal à suivre. J’ai bien aimé la complicité qu’a AKTAN avec sa femme et son fils même si au début il ne parlait pas beaucoup. Je n’ai pas d’opinons négatives sur le film mais je trouve que la fin est plutôt triste car au moment où centaure est mort son film arrive enfin à parler mais il ne l’entendra pas. C’est triste aussi car le film dit que on meurt quand on veut la liberté. Ce film est bien réalisé.
Yassé
2018/05/17 22:58 #7717-4ecc-b795-ad5dde2f9de0
Lycée Anguier, Eu, académie de Rouen
« Centaure », ou plutôt avec tord
Avec tort… car on a eu tort de changer un pays… on a eu tort de changer les salles de cinéma en salles de mosquées…
« Centaure » est un film réalisé par Artan Arym Kubat, dont il incarne aussi le personnage principal, qui se passe en Kirghizie, une ancienne République de l’Union soviétique, et qui raconte l’histoire d’un voleur de chevaux.
La très belle première scène nous montre justement un cheval monté par le voleur de chevaux.
On apprend ensuite que ce personnage vit avec sa femme et un enfant muets, dont il semble très proche. Il joue beaucoup avec son fils.
Les policiers, Karabaï, Tourdou et Sadyr vont rechercher le voleur. Aktan va être pris en flagrant délit et va être arrêté. Avant d’être arrêté Aktan et son cousin Karabaï vont avoir une discussion très importante. Et Aktan va alors expliquer pourquoi il vole les chevaux. Sa punition sera de devoir se présenter régulièrement à la mosquée, mais il ne va pas tarder à mécontenter à nouveau les gens de son village…
Ce film est plutôt intéressant et assez touchant. Il fait aussi beaucoup réfléchir. Par exemple lorsque Aktan (« Centaure ») raconte pourquoi il vole les chevaux, il fait passer un message. La société kirghize a trop changé et les habitants ne sont plus unis, comme ils l’étaient dans le passé. Mais ils ont aussi perdu le lien qui les unissait au monde, à la nature, et aux chevaux. C’est pourquoi le personnage aime chevaucher car il se sent libre, et retrouve les valeurs qui étaient celles de son peuple. Un autre passage est intéressant : lorsqu’il est forcé d’aller à la mosquée, et qu’il quitte la salle de prière pour se réfugier dans la petite salle adjacente, pour retrouver son vieil appareil de projection… on comprend alors que le cinéma est devenu une mosquée.
Le film est aussi touchant lorsqu’il se confie à son cousin ou lorsque sa femme et son fils le quittent. Le rôle des islamistes est bien mis en avant pour montrer que le pays a bien changé. Il y a quelques petits détails que je n’ai pas compris comme la scène du pont ou bien alors la mallette qu’il a toujours avec lui. Encore un petit détail, le film est sous-titré, ce qui ne nous laisse pas le temps de bien voir les regards, émotions du personnage.
« Centaure » est donc un bon film et il pourrait remporter le Prix Jean Renoir.
Perrine Lasne, 2°8 Lycée Anguier
2018/05/17 22:59 #d5fe-4ab4-80ea-6122b9e30c0d
Lycée Anguier, Eu, académie de Rouen
« Centaure » : le changement c'est maintenant


Pour son second long-métrage, Aktan Arym Kubat montre au monde entier les changements que subit son pays d'origine, le Kirghizstan. En effet, le personnage principal (qui est surnommé Centaure) doit vivre dans son pays natal tout en devant s'adapter aux évolutions culturelles, religieuses et technologiques que celui-ci subit. « Centaure » est un ancien projectionniste. Son cinéma, le seul à des kilomètres à la ronde, se voit fermé pour être réhabilité en mosquée après la conversion massive des habitants du pays à la religion musulmane. Il vit désormais d'un travail dans le milieu du bâtiment. « Centaure » est très attaché aux traditions et aux légendes de son pays, il dit même avoir été contacté pas un dieu ancestral en lien avec les chevaux pour préserver les traditions d’un pays en passe de les oublier. On voit ainsi « Centaure » voler des chevaux pour galoper avec eux à travers les grands espaces de son pays.
On remarque de beaux plans artistiques, qui ajoutent une personnalité au film. Le montage est calme, le film repose sur des plans généralement larges, mais qui traînent parfois en longueur... L'atmosphère exotique du décor, et les paysages somptueux apportent un souffle certain au film. Malheureusement, l'absence de bande son rend le film un peu long et monotone.
C’est un film engagé qui oppose la religion musulmane, le pouvoir de l’argent et du capitalisme, aux traditions et aux valeurs des hommes. Le personnage principal refuse l’islamisation et le changement d’une société qui oublie volontairement ses origines. Ce qui nous permet de le qualifier d’individualiste ou d’humaniste libertaire. Une vision de la vie qui déplaît à la hiérarchie. Idéaliste et heureux, c’est aussi un amoureux immodéré du cinéma, des traditions et de la nature.
Selon moi c’est un film parfaitement adapté au Prix Jean Renoir des Lycéens, car il permet de développer un avis sur les oppositions d'idées dans notre société et dans le monde. Il ouvre l’esprit à la réflexion sur les idées philosophiques ou politiques. Il a ses chances pour emporter le Prix, et je lui attribue la note de 3/5.
Illian Louis, 2°8, lycée Anguier.
2018/05/18 08:15 #be61-443e-ab5b-3f79975544e6
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Le personnage principal, nommé Centaure, est un homme vivant au Kirghizistan avec sa femme sourde et muette ainsi que son fils n’ayant jamais prononcé un mot. Centaure, est un « voleur » de chevaux, présenté comme étant un simple ouvrier. J’utilise les guillemets car je ne pense pas qu’il mérite le nom de voleur: il LIBERE les chevaux de leur emprise afin d’entretenir les traditions. Dans la tradition Kirghize, les chevaux sont des créatures sacrées, ils ne faisaient qu’un avec les hommes.

En dehors de l’importance étrange qu’un homme accorde aux chevaux, la spiritualité et la religion prennent une grande place dans ce film. Attention, elles prennentune place majeure, cependant cela reste acceptable. Elles ne sont pas « de trop » dans ce scénario. Parlons un peu de l’acteur principal: AktanArymKubat entre très bien dans son personnage qu’il rend attachant et très expressif dans son jeu d’acteur. On peut penser qu’il est audacieux d’écrire un scénario dont on jouera le rôle principal. Une pression certainement énorme pour cet homme, même s’il n’en est pas à son coup d’essai.

Tout en dressant le portrait d’un homme à l’étroit dans sa vie, Centaure parle avant tout de l’abandon des traditions, du matérialisme et surtout de l’expansion de l’islam dans cette région du monde.

Gabriel Martin
2018/05/18 13:55 #6a67-402a-b05f-6e6ad164598e
Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine, académie de Versailles
Centaure

Ce film de l’épopée d’un homme habitant au Kirghizstan, il mène une vie ordinaire avec à ses côtés une femme malheureusement sourde et un jeune garçon ne parlant pas par timidité. Le protagoniste mène une vie sans problème quelconque, ce dernier étant si discret que les habitants du village ne se souviennent plus de son prénom : il est surnommé Centaure, du fait qu’il aime les chevaux. Centaure vole des chevaux de courses pour ensuite galoper au gré du vent tel que ses ancêtres autrefois, mais le propriétaire de chaque cheval peut toujours retrouver son cheval peu de temps après sa disparition non loin du lieu du vol. Suite à une tentative de vol, il finit par se faire attraper. Il se voit donc obliger de travailler pour son cousin matérialiste à qui il a volé un cheval et est forcé de se rendre a la Mecque. Centaure n’aime pas ce choix, il préfère faire ce qu’il aime aux dépens du regard des autres et même s’il se fait renvoyer du village, cela lui importe peut car pour lui le plus important sont les valeurs de ses ancêtres. Différents personnages dans le film sont des matérialistes et accordent peu d’importance aux chevaux qui autrefois étaient les « ailes » des hommes.

Dans ce film, nous pouvons voir Centaure interpréter par Aktan Arym Kubat menant une vie paisible et sans problème, il vit avec sa femme et leur enfant dans une petite maison. Dans ce film nous pouvons voir une opposition entre différents personnage et sur des sujets différents tel que Centaure avec son cousin, l’un étant un simple paysan menant sa vie tranquillement tandis que l’autre est matérialiste qui se sert des chevaux pour se faire de l’argent, ou même les différences de pratiques religieuses qui sont critiquées par le réalisateur sur l’arabisation de l’islam au Kirghizstan notamment lors d’une scène sur la place lors du rassemblement de personne pour procéder au jugement de Centaure. Ce film nous fait réfléchir sur certains points tels que : avons-nous gardé des traditions de nos ancêtres ou ne sommes- nous pas tous matérialistes au point où nous exploitons des animaux autrefois utiles et élevés avec respect. Nous avons de l’empathie pour le personnage principal au moment où sa femme le soupçonne pour infidélité et va même le quitter ou lorsqu’il est chassé du village.

Yan TAUV
2018/05/18 14:04 #d01b-49a5-9f66-2b09f71caa4e
Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine, académie de Versailles
CENTAURE

Centaure est un film qui se déroule dans un village au Kirghizistan, le personnage principale n'a pas de "nom" il est appelé Centaure par sa famille et son village. Il est père de famille, sa femme est sourde et muette et son fils ne parle pas.
Au début du film il vole un cheval, ce qui donne mauvaise réputation à Sadyr qui est voleur de cheval.Sadyr se vengera et Centaure devra partir en pélerinage.
Centaure était un projectionniste mais sa salle à été remplacé par un mosqué ce qui le reconvertit en maçon et lui laisse d'après moi un sentiment de rejet.

Le Kirghizistan avaient un mode de vie qui respectait la nature mais ce ne semble plus être le cas, ce qui détruit à petit feu Centaure qui croit que les traditions se perdent, Centaure insiste avec la scène d'interrogatoire avec son cousin que les hommes "sont devenus des monstres" ne se souciant plus du monde.

J'ai trouvé le film réaliste dans l'ensemble et le jeu des acteurs aussi, ce que j'ai retenu du film c'est que la nature est précieuse et nous la perdont jours apès jours. J'ai aimé les paysages du Kirghizistan qui étaient mis en valeur dans le film.

Thomas DOLLOU, 2TBA
2018/05/22 10:47 #3a24-4bab-9f88-f7ab78097d89
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
CENTAURE
Un film légendaire

Captivant
Émouvant
Naturaliste (mise en scène)
Triste
Attachant (personnages)
Une nouvelle légende
Révoltant
Enrichissant

Elin Kavak et Amandine Bellonet
Elèves de 2nde Lycée Saint Pierre
2018/05/22 13:35 #ddb6-441c-98a4-1935544e1602
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Centaure est un film qui raconte l’histoire d’un homme qui est un ancien projectionniste. Il fait partie d’un peuple Kirghiz qui auparavant considérait les chevaux comme des frères.
Mais avec l’évolution du peuple, il ont transformé les chevaux en animaux d'élevage et pour la viande.
Il se venge donc en volant les chevaux de courses des plus riches de la région. Le problème, c'est qu'il va être retrouvé et tué malgré le fait qu'il ait une femme et un enfant.



Ce film m'a particulièrement touché. Ce que j'ai trouvé triste, c'est que la femme du personnage principal le quitte car elle croit qu'il a une liaison avec une vendeuse, alors que ce n'est pas le cas. J'ai trouvé le jeu d'acteur du personnage principal, époustouflant. Et puis l'histoire est tellement émouvante.
Mais bon, dans le film il y a certains éléments dont je ne comprend pas la présence comme les trois prêtres musulmans qui ne font pas avancer l'histoire .
Ou même le fait que la dame qui a dénoncé une soit-disant liaison entre la vendeuse et le personnage principal et qui après, défend le personnage principal pour qu'il ne soit pas exclu du village.



Florent Bréchet 2,1 Jean-Moulin