Au revoir là-haut

Données du film

Au revoir là-haut

Réalisé par : Albert Dupontel

Avec : Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Héloïse Balster, Niels Arestrup

Long-métrage : France

Genre :Comédie dramatique

Durée : 1H57

Année de production : 2016

Distributeur : Gaumont

 

Synopsis

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Récompenses

  •  César du Meilleur réalisateur 2018
  • César de la meilleure photographie 2018
  • César des Meilleurs costumes 2018
  • César des Meilleurs décors 2018
  • César de la Meilleure adaptation 2018

Sites

Presse

Vidéos

  • La carte postale d'Albert Dupontel (en attente)

Dossiers à télécharger

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : images)

  • Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Alexia et Herikssen

au revoir reunion1

  • Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Amandine et Elodie

au revoir reunion2

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Anne-Gaëlle et Samira

au revoir reunion3

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Boina et Balhadje

au revoir reunion4

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Christopher et Théo

au revoir reunion5

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Jessica et Marine

au revoir reunion6

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Jimila et Cécile

au revoir reunion7

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Loïc et Fabien

au revoir reunion8

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Marie-Eve et Alison

au revoir reunion9

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Sébastien et Logan

au revoir reunion10

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Tessa et Sarah

au revoir reunion11

Lycée Vue Belle,Saint Paul (académie de la Réunion), critique réalisée par Wilson et Ulrich

au revoir reunion12

  • Institution Rey, Bois-Guillaume (académie de Rouen), une critique réalisée par Claire Massot et Alix Mielle

rey au revoir

  • Lycée Audubon, Coueron (académie de Nantes)

au revoir audubon1

  • Lycée Audubon, Coueron (académie de Nantes)

au revoir audubon2

  • Lycée Pablo Picasso, Fontenay sous Bois (académie de Créteil), une critique réalisée par Houssameddine Josua Ayoub

au revoir picasso 1

  • Lycée Pablo Picasso, Fontenay sous Bois (académie de Créteil), une critique réalisée par Axelle

au revoir picasso 2

  • Lycée Ernest Ferroul,Lézignan Corbières (académie de Montpellier), une critique réalisée par Manon Bivent

au revoir ferroul

  • Lycée Bellevue, Albi (académie de Toulouse)

au revoir bellevue1

  • Lycée Bellevue, Albi (académie de Toulouse)

au revoir bellevue2

  • Lycée de Gennes, Cosne (académie de Dijon), une critique réalisée par Clara Sauterau et Louise Fargette

au revoir gennes1 Un film haut en couleur !
    ⁃    un film audacieux !
    ⁃    des personnages attachants
    ⁃    un film d’un réalisme saisissant
    ⁃    un film poignant mélangeant Art et Histoire !
    ⁃    des décors réalistes nous faisant ressentir les sensations vécues.
    ⁃    Du rire aux larmes
    ⁃    De magnifiques costumes
    ⁃    Une intrigue poignante !!!
    ⁃    Un mélange d’émotions
    ⁃    Une scène de guerre très réaliste !
    ⁃    Une fin surprenante, forte en émotions et en coïncidences …

au revoir gennes2  Un film haut en couleur !
    ⁃    Les soldats vivent dans une grande pauvreté alors qu’ils devraient être considérés comme des héros
    ⁃    Toutes les communes cultivent le culte du souvenir
    ⁃    Escroquerie
    ⁃    Dans ce film on apprend, comprend et ressent
    ⁃    Les soldats n’ont rencontré aucune gratitude
    ⁃    On s’occupe plus des morts que des vivants
    ⁃    Aspects de l’entre deux guerre peu connus
    ⁃    Enrichissement des profiteurs de guerre
    ⁃    Misère extrême
    ⁃    Le malheur et la douleur vécus par les gueules cassés après la guerre 

  • Lycée de Gennes, Cosne (académie de Dijon), une critique réalisée par Marie Plaisant et Léa Fargette

au revoir gennes3

  • Lycée Jean Moulin, Montmorillon (académie de Poitiers), une critique réalisée par Sarah Etienne

au revoir moulin1

  • Lycée Saint Pierre, Abbeville (académie d'Amiens), réalisée par Caroline Dron et Angèle Roussel

au revoir saint pierre

  • Lycée Pierre-Gilles de Gennes, Cosne (académie de Dijon), une critique réalisée par Léa Charpentier, Océane Vansteenwege et Alyssa Maricourt

au revoir pierre gilles

  • Lycée Ferroul, Lézignan-Corbières (académie de Montpellier), une critique réalisée par Anthony Moreno et Axe Tournier

au revoir ferroul1

  • Lycée Ferroul, Lézignan-Corbières (académie de Montpellier), une critique réalisée par Samuel Noguera

au revoir ferroul2

  • Lycée Valbonne, Valbonne (académie de Nice), une critique réalisée par Philomène, Rose,Doria et Romane 

au revoir valbonne

Dimensions de l'affiche 120 x 160 cm.
Composition multi supports: 
Plaque de carton fortifié, peinte à l'acrylique, détails au feutre, à l'aquarelle et au stylo.
Le masque  en fil de fer et en papier mâcher.
Les statues sont imprimées et retravaillées au fusain. 
Les croix sont en papier Canson décoré à l'aquarelle et au feutre. 
Les silhouettes féminines sont en papier journal.
Les éléments de critique sont imprimés sur du papier calque et collés à la main. 
  • Lycée Le Mans Sud, Le Mans (académie de Nantes)

au revoir le mans

  • Lycée Bellevue, Albi (académie de Toulouse), une critique réalisée par Thalia

au revoir bellevue4

  • Lycée Bellevue, Albi (académie de Toulouse), une critique réalisée par Manon

au revoir bellevue3

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Léana

au revoir faure1

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Lucas

au revoir faure2

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Sarah

au revoir faure3

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Lola

au revoir faure4

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Lucas

au revoir faure5

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par  Sabine

au revoir faure6

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Clémence

au revoir faure7

  • Lycée George Sand, Le Mée sur Seine (académie de Créteil)

au revoir sand1

  • Lycée George Sand, Le Mée sur Seine (académie de Créteil)

au revoir sand2

  • Lycée George Sand, Le Mée sur Seine (académie de Créteil)

au revoir sand3

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Alicia

au revoir faure8

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Antoine

au revoir faure9

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Clara

au revoir faure10

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Clery

au revoir faure11

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Dorian

au revoir faure12

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Hugo

au revoir faure13

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Léa

au revoir faure14

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Lina

au revoir faure15

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Maéva

au revoir faure16

  • Lycée Edgar Faure, Morteau (académie de Besançon), une critique réalisée par Pauline

au revoir faure17

  • Lycée Charles Baudelaire, Meaux (académie de Créteil)

au revoir baudelaire1

  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille)

au revoir cocteau1

  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille)

au revoir cocteau2

  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille)

au revoir cocteau3

  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille)

au revoir cocteau4

  • Lycée Jean Cocteau, Miramas (académie d'Aix-Marseille)

au revoir cocteau5

  • Lycée Charles Baudelaire, Meaux (académie de Créteil)

au revoir baudelaire2

au revoir baudelaire3

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : vidéos)

  • Lycée Jean Moulin, Montmorilon (académie de Poitiers), une critique réalisée par Jérémie Bertrand avec l'aide de ses camarades Aurélien Rolin, Anna Cottarel et Aurore de Laulanié

au revoir moulin

  • Lycée Valbonne, Valbonne (académie de Nice)

au revoir valbonne1

  • Lycée Langevin, la Seyne sur Mer (académie de Nice), une critique réalisée par Léna Coffy

au revoir langevin1

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : vidéos HORS COMPETITON)

  • Lycée Langevin, La Seyne sur Mer (académie de Nice)

au revoir langevin2

  • Lycée Anguier, Eu (académie de Rouen)

au revoir anguier

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : audios)

  • Lycée Audubon, Coueron, (académie de Nantes) : une critique réalisée par Théo et Pierre

au revoir audubon3

  • Lycée Ferroul, Lézignan-Corbières (académie de Montpellier), une critique réalisée par Doriane Tomas

au revoir ferroul3

  • Lycée des métiers de la montagne, Saint Michel de Maurienne (académie de Grenoble)

au revoir ferrié1

  • Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine (académie de Versailles), une critique rédigée par le groupe 1

au revoir prony1

  • Lycée PRO de Prony, Asnières sur Seine (académie de Versailles), une critique rédigée par le groupe 2

au revoir prony2

Critiques d'élèves (catégorie critique libre : écrit)

Commentaires

2017/12/29 19:53 #d0b5-47fe-8ed4-9eec5ef1001b
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Au fond du trou …


Jeudi 14 décembre 2017, nous sommes allées voir avec notre classe un film français « Au revoir là-haut », une comédie dramatique d'une durée d'environ 2h, d'Albert Dupontel. Celui-ci intègre trois personnages principaux dans son histoire: Nahuel Perez Biscayart joue le rôle d’Édouard Péricourt artiste- soldat de 1914-1918, Albert Dupontel lui se met dans la peau d'Albert Maillard en tant que soldat également. Tandis que Laurent Lafitte habite le rôle d'Henri d'Aulnay-Pradelle comme capitaine de ces soldats français.



Ce long-métrage, malgré le thème principal de la guerre courant dans les films, apporte une certaine originalité par rapport aux autres films de genre. En effet, ce n'est pas qu'une simple histoire racontant la vie des soldats dans les tranchées. Mais une histoire abordant plusieurs petits thèmes en plus du principal. Par exemple, il évoque les corps mutilés (« gueules cassées » comme Édouard) des survivants de la guerre, mais également leurs esprits (pour Maillard, qui dit « que la guerre ne lui a appris qu'à taper sur des types faibles qui ne le lui ont rien fait »). Mais aussi, les relations entre père et fils (comme Édouard et son père) et bien d'autres encore... Cette histoire raconte la vie d’Édouard une « gueule casée », mais aussi, un ancien dessinateur de génie ainsi qu'Albert lui ancien comptable. Durant la première guerre mondiale, ces deux rescapés ont décidé de changer d'identité et de monter une arnaque aux monuments aux morts.



Pour notre part, nous trouvons le film très intéressant, car l'idée du flash-back au début, nous permet de plonger avec Albert dans son histoire mélancolique et très compliquée. En revanche, la fin du film peut nous laisser sceptiques car c'est une fin semblant fermée, mais à la fois ouverte car elle laisse le spectateur inventer une suite.

Pour ce qui est de la mise en scène, les décors du film nous donnent l'impression d'y être ; et cela grâce également aux différents cadrages, aux mouvements de caméra et à la luminosité.

Les bruits sont parfaitement associés aux situations.

Par exemple, lorsque les Allemands et les Français combattent, les bruits des balles de fusils et des bombes sont extrêmement bien réalisés. Ainsi que la musique qui en concordance avec chaque passage du film (musique stressante lorsque Édouard se suicide). Ce qui nous donne encore une fois l'impression d'y être.

Nous conseillons vivement à chaque personne d'aller voir ce film car il mérite d'être vu ; d'une part, pour son histoire émouvante et d'autre part, par la mise en scène extrêmement bien réalisée.



Sofia Douay/ Lou Cadieu
2017/12/29 19:55 #cc6f-45aa-8e52-b26656dff839
Lycée La Morandière, Granville, académie de Caen
Au revoir là-haut,
une histoire qui sort des sentiers battus

Pour cette fin d’année 2017, Albert Dupontel nous surprend avec un long-métrage adapté du livre du même nom: Au Revoir Là-Haut de Pierre Lemaître qui nous raconte une histoire étonnante qui suit l’aventure de deux poilus.
En novembre 1920, Albert Maillard est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc. Dans son discours, Albert nous raconte sa rencontre avec Édouard Péricourt, fils de bonne famille parisienne défiguré par le conflit. Tous les deux, ils montent une une arnaque aux monument aux morts. L'histoire suit également le lieutenant Pradelle, leur ancien lieutenant lui aussi escroc et qui s’est marié à la sœur d’Edouard Péricourt, dont le père règne sur la classe politique parisienne.
Le soldat Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) rêve d’art et de liberté, à la place il est mobilisé pour la guerre. Après avoir découvert sa nouvelle «gueule» à travers un plateau d’instruments médicaux, sa seule pensée est de mourir. Il devient un homme dénué de goût et d'odorat et son seul rattachement à la vie est la morphine et pour finir l’héroïne. Sa résurrection il la doit à la jeune Loise (Héloïse Balster) cette enfant innocente et bercée de bonté, acceptant et aimant Edouard tel qu’il est. Il décide de créer ses nouveaux visages, à partir de cet instant Edouard n’est plus que le reflet de ces masques et l’ombre de lui-même. Le soldat Albert Maillard (Albert Dupontel) est un homme vieilli par la guerre, après la blessure de son camarade de tranchée il est prêt au pire pour alléger la douleur de son ami. Une crainte l’obsède pendant tout le film, le lieutenant Pradelle devenu capitaine malgré ses crimes de guerre. Un homme aimant la guerre, sûr de lui, coureur de jupons et privilégiant ses intérêts avant ceux des autres, mais la vie le rattrape car sa femme divorce et enfin il meurt sous terre après une vie de manipulations et de crimes.
Pour agrémenter ce film déjà fort en humanité, Dupontel nous offre une parfaite reconstitution de l’époque à la fois envoûtante et perturbante avec des effets sonores et des lumières bien gérés et indispensables à l’ambiance.
Le film nous pose la question suivante: quand s’arrête vraiment la guerre ? Malgré l'armistice, le combat ne s’arrête pas, les gueules cassées continuent de se battre contre le regard des autres et essaient de retrouver une vie normale, ce qui n’est pas le cas d’Édouard qui préfère se cacher derrière ses masques.
Mais les esprits aussi sont touchés:il en est ainsi d'Albert quand il nous apprend que pendant la guerre il n’a appris qu’à taper sur les faibles et c’est ce qu’il met en pratique pour aider Édouard, car après la guerre il y a clairement une non-reconnaissance des anciens combattants qui sont mal logés et dans la misère.
Il y a aussi la relation touchante entre Édouard et son père. Et pour finir il y a l’honneur qui est remis en cause plusieurs fois par Pradelle quand il marche sur les tombes ou encore quand il trompe sa femme.

Erwann Pétrix, Sébastien Provost
2018/01/07 11:02 #8892-4f77-bc38-163169a471c9
Lycée P. Picasso, Fontenay sous bois, Fontenay-Ss-Bois, académie de Créteil
Article de Melissa FRERE 1ère S2 Lycée Pablo Picasso Fontenay-sous-Bois ( Créteil)

AU REVOIR LA-HAUT, critique et réflexion sur le film

A quoi reconnaissons l'autre? Comment peut-on différencier un tel d'un autre? Mais surtout à quel moment l'autre se reconnaît-il ou justement est méconnaissable pour sa propre personne? La question de l'identité est traitée dans le film Au Revoir Là-Haut, film d'Albert Dupontel inspiré du roman du même nom de Pierre Lemaître avec le personnage d' Edouard: un jeune soldat, volontaire et engagé, blessé le jour de la dernière offensive de la guerre de 14-18. Il est grièvement blessé après avoir sauvé un autre soldat, un ami. A-t-il fait le bon choix, vu le résultat ? Faut-il toujours aider autrui ? Quitte à perdre son identité ?

Au fur et à mesure du film, on assiste à la descente aux Enfers d' Edouard avec d'abord, une peur extrême, une horreur inexplicable lorsqu'il s'aperçoit, mutilé. Il est paniqué et ne se reconnaît plus lui-même. Il devient ensuite accro à la seule chose qui peut le soulager : la morphine. Bien qu'il soit entouré, il ne peut s'empêcher d'être écœuré de ce qu'il est devenu, il ne peut s'empêcher d'être brisé et anéanti et tentera de se cacher, de se dissimuler par honte derrière des masques extravagants qui vont attirer l'attention sur eux et non sur lui. Edouard organisera aussi de grandes soirées mondaines afin d'oublier ou du moins de ne plus se rappeler de sa douleur et de cette déchirure qui le ronge.

On se pose alors la question suivante, le physique est-il la seule chose qui définisse notre identité ? Le fait qu' Edouard refuse de revenir parmi les siens après la guerre à cause de sa balafre n'est pas une preuve directe de l'importance de l'apparence et de l'extérieur ? Ou est-il si brisé à l'intérieur que perdre son seul lien avec le temps d'avant guerre, c'est-à-dire son physique, a été trop douloureux pour lui ? Cependant, il continue à dessiner, je suis mitigée.

Nous ne savons pas réellement ses pensées ou ses intentions. Le film est centré sur les pensées d'Albert et non d'Edouard. Je pense que cela aurait été trop difficile, même insupportable à regarder en réalité. La sorte d' «happy end» final ne change rien à mon approche du film. On peut certes se dire que la vie continue cependant, j'aurais préféré avoir plus de détails sur les sentiments d' Edouard, mais ce n'est que mon point de vue.
Je trouve cela dommage que le suicide d' Edouard nous ait paru si inattendu et surprenant. Ça frustre. J'ai l'impression qu'en nous montrant le point de vue d'Albert, on passe à côté de la vie d'Edouard , ou de ce qu'il en reste. C'est certainement mieux ainsi car en nous dévoilant toutes les horreurs du personnage torturé d' Edouard , le film aurait perdu tout son charme. Mais d’un autre côté, le choix d’ Edouard paraît moins important, comme écrasé ou allégé. Comme un événement supplémentaire, puisqu’on est à l’écart d’ Edouard.

Edouard choisit de simuler sa mort à sa famille. De ne plus exister à leurs yeux. Son choix se porte sur sa balafre. Il ne veut pas que sa famille le voit ainsi, lui qui en réalité n'est plus lui. Il a choisi de partir et de ne plus rentrer. Sa vie ne peut pas reprendre son cours normal après toutes les horreurs qu'il a subies. Choix compréhensible, il refuse de voir la vérité en face et d'admettre que rien ne sera plus comme « avant » alors il fuit.
Sa perte d'identité est-elle liée à sa perte volontaire de sa famille ? Notre famille et les gens qu'on aime ne constituent-ils pas une part de notre identité ? Le fait qu'il ait décidé de se séparer de cette partie de lui-même lui a-t-il été fatal ? Pas vraiment, puisque bien qu’il se réconcilie avec son père, cela ne change rien à son choix de mettre fin à ses jours. Je pense qu’il ne pouvait plus vivre, tout simplement. Et bien que les choses se soient arrangées, il reste handicapé et différent de l’homme qu’il avait pris toute une vie à aimer.


Pour résumer, en plus d’un traumatisme psychologique dû aux horreurs de la guerre et à la prise de l’obus en pleine face, une séquelle physique irréversible le détruit également, au fur et à mesure et que la situation ne devient pas qu’insupportable, elle devient écœurante au point que la vie ne vaut plus d’être vécue pour Edouard. Heureusement, Albert, lui, semble être ressorti moins blessé et plus grandi de cette terreur, et souhaite passer à autre chose. Il rencontre même l’amour. Cependant, son absence envers l’homme qui l’a sauvé m’a déçue de ce personnage qui, pour moi, bien que peiné et marqué à vie, représente l’espoir. On ne peut pas lui en vouloir.
2018/01/10 14:46 #3922-4119-ae2b-6f8b962ed8c6
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
Au Revoir Là-Haut est une adaptation par Albert Dupontel du roman de Pierre Lemaître, prix Goncourt en 2013. Ce film relate l’histoire d' Albert Maillard (interprété par Albert Dupontel), un ancien combattant, qui raconte à un gendarme marocain la guerre, les années qui suivent, son amitié avec Édouard Péricourt et leur arnaque commune. Édouard est une gueule cassée d’une vingtaine d’années, qui refuse de retourner vivre avec sa famille. Ce personnage est interprété par Nahuel Pérez Biscayart, connu pour son rôle dans le film 120 battements par minutes, et il est particulièrement bien choisi par rapport à son regard. Édouard porte des masques pour cacher le trou béant qui le défigure, seul son regard permet de le reconnaître, et c’est avec son regard qu’il s’exprime le plus.
Dupontel avait déjà fait ses preuves en tant qu’acteur et en tant que réalisateur (avec le très drôle Neuf Mois Ferme ou encore Enfermé Dehors par exemple), et son septième film qu’est Au Revoir Là-Haut est très réussi. D’un point de vue technique, il y a des plans vraiment beaux dans le film ; au début, quand un messager apporte la lettre à Pradelle (joué par Laurent Laffite), nous ne voyons que deux mains éclairées par une lumière froide, puis une fumée de cigarette bleue. Sans encore avoir vu le visage de l’acteur, nous savons déjà que le personnage est un homme autoritaire et sans pitié. Ayant lu le roman, j’ai trouvé que ce plan le représentait parfaitement. De plus, les masques, fabriqués par Cécile Kretschmar, sont vraiment très intéressants. Dans une interview, Albert Dupontel explique que « En se référant aux années évoquées dans l’histoire, on n’avait que l’embarras du choix tant la création artistique du début du XXème siècle était en pleine mutation. » Nahuel Pérez Biscayart s’approprie totalement les masques, son corps entier s’accorde à ce que le masque dégage. Par exemple, quand il porte un masque de professeur fou, il se met à boiter, à avoir la démarche d’une personne âgée. Au contraire, quand il porte un masque bleu, semblable à un masque vénitien, il est gracieux et mystérieux.
Albert Dupontel a écrit le scénario sous l’œil attentif de Pierre Lemaître, l’auteur du roman, et malgré les modifications apportées au début et à la fin du film, l’adaptation est très fidèle. Et je trouve que faire débuter l’histoire au Maroc est vraiment une bonne idée, la narration est plus fluide et permet de mieux comprendre l’histoire (notamment pour les personnes qui n’avait pas lu le livre). L’entre-deux guerres et les années folles sont très bien représentées ; les soirées mondaines dans Paris, les costumes, la musique, mais aussi les couleurs. En effet, les couleurs utilisées lors du tournage s’inspirent des premières photos et premiers films de l’époque. Elles correspondent à l’idée que je me fais des couleurs de ces années, avec un effet un peu patiné. De plus, ce film montre la difficulté des soldats à se réintégrer dans la vie de tous les jours. Maillard par exemple, n’a aucune aide particulière et n’arrive pas à retrouver son poste de comptable. Edouard et les autres mutilés sont également dans une posture difficile car ils ont besoin de morphine mais n’ont même pas assez d’argent pour pouvoir manger. Une scène montre Albert en train de dépouiller d’autres vétérans, aussi dépourvus que lui, pour pouvoir ramener de la morphine à Edouard. Cette scène est assez révoltante mais malgré tout, il est impossible d’en vouloir à Albert tant sa situation est déplorable. Une des autres histoires du film est évidemment l’arnaque de Pradelle et de ses cimetières. On voit ici toute la ferveur patriotique qui a suivi la guerre, la volonté de rendre hommage à ses morts (toute les familles avaient perdu au moins une personne durant ces quatre années). Pradelle ne pense qu’à l’argent et ne respecte pas les morts en les mettant dans des cercueils trop petits, en ne respectant pas les emplacements etc… L’arnaque des monuments aux morts montre également cet engouement patriotique, et elle aussi est immorale. Cependant, nous comprenons plus la rage que les anciens combattants peuvent avoir envers l’État. Pradelle,lui, n’était même pas en première ligne et il est pourtant le premier à se plaindre des horreurs de la Guerre.
L’histoire est éloignée de nous dans le temps, mais reste malgré tout une histoire très moderne. Nous retrouvons tous ces politiques qui ne pensent qu’ à l’argent, avec des journalistes corrompus, cette séparation entre les gens normaux, sans le sous comme Albert Maillard, et les gens qui sont nés et qui mourront dans l’opulence, comme M. Péricourt. Ce film a donc une valeur politique, sans forcément trop le montrer (ce qui est une des spécialités de Dupontel). L’histoire est tragique, mais nous arrivons parfois à rire grâce au jeu remarquable d’Albert Dupontel. Le comique de certaines situations est vraiment un plus, il donne une autre dimension à l’histoire. Même si l’adaptation est fidèle, je n’ai pas eu la même expérience en tant que lectrice et en tant que spectatrice, et c’est justement cela qui est intéressant. J’ai retrouvé le même cadre avec les mêmes personnages mais je n’ai pas ressenti les mêmes choses, ce n’était pas un copié-collé parfait, et c’est tant mieux !
En conclusion, j’ai un avis très positif sur ce film. J’avais adoré le livre et tous les autres films de Albert Dupontel, donc je partais avec un très bon a priori et je n’ai pas été déçue.
L. Caillat,1°G1, Lycée de La Matheysine.
2018/01/10 14:51 #4feb-426a-866e-26fa92084478
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble


« Les yeux sont les fenêtres de l'âme. », disait Georges Rodenbach, poète et romancier belge du XIXe siècle.
L'histoire d'Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart), alias Eugène Larivière se déroule à travers ses yeux car c'est par eux que toutes les émotions passent et nous atteignent de plein fouet. En effet, E.Péricourt sort de la première guerre mondiale avec un trou béant à la place de la bouche ; il ne lui reste que ses prunelles pour s'exprimer. Il se consacre à la création de masques qui reflètent des expressions ou des personnages distinctifs.
Face à l’État, plus soucieux de montrer son respect et sa gratitude aux soldats morts plutôt qu'aux vivants traumatisés, il décide de monter une arnaque d'envergure contre celui-ci. Soutenu par une petite fille avec qui il partage une grande complicité, il convainc son camarade Maillard, joué par Dupontel lui-même, de l'aider dans son entreprise. Autour de ces personnages centraux haut en couleurs gravitent d'autres personnalités tels que l'infâme et cruel lieutenant Pradelle, interprété par Laurent Laffite, dont le seul dessein est de faire du profit par tous les moyens. Il escroque l’État tout comme Maillart et Péricourt mais pas dans le même but. Les premiers se vengent d'être oubliés, comme tant de soldats, alors que Pradelle ne sert que ses propres intérêts.

C'est à travers les yeux du réalisateur Dupontel que se révèle son interprétation du célèbre roman de Pierre Lemaître. Certaines de ses prises nous font l'effet de voir à travers les yeux des personnages. Mais c'est surtout par le biais de gros plans sur les yeux, sans paroles, que s'illumine la citation de Rodenbach. L'oeil du soldat Maillard enterré dans la tranchée, ceux d'Edouard criant son désespoir d'être infirme ou encore emplis de larmes lorsqu'il retrouve son père...
Mais ce qui met cela encore plus en avant, ce sont les masques qu'élabore Edouard. La femme, le savant fou, la goutte d'eau, le moulin, les toilettes, le lion de billets, la tristesse ou la joie, et bien d'autres encore ; Edouard se sert d'objets, de personnages ou d'expressions pour réaliser ses masques. Il les revêt en fonction de ses humeurs.
Tout comme celles-ci influencent ses masques, ses masques influencent sa façon d’être, son allure. Lorsqu’il est un savant fou, sa démarche se fait claudicante et excentrique, quand il porte le beau masque bleu son maintien se fait plus majestueux, et il finit même par s’envoler avec son masque d’oiseau. L'un des plus admirables est sans doute le magnifique masque bleu semblable à des racines ou des branchages saphir et je suis presque déçue que ce soit le premier montré.
On se sert souvent du masque pour dissimuler la vérité mais ici c'est la vérité qui éclate au grand jour à travers eux car Edouard refuse de porter les prothèses qui « réparent » les gueules cassées et préfère se créer les siennes, celles qui reflètent ses états d'esprits et ses sentiments. De plus lorsqu'il conçoit les masques de ceux qui ont « aimé la guerre et en ont profité », il les représente déformés, disgracieux, mauvais, plus proches de l'animal que de l'humain : ils révèlent la vraie nature de ceux qui ont pu trouver un quelconque avantage ou profit à un combat qui a coûté la vie à des millions de soldats.

Ce film peut faire penser à de nombreuses œuvres, notamment le livre Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel. L'une des répliques me l'a particulièrement rappelé, lorsque Albert dit en parlant des dessins d'Edouard qu'il a réalisé dans la tranchée « Ils sont bizarres...ils sont bizarres mais ils font vrais ». Celle ci fait écho aux tableaux de l'Anderer qui « ne sont pas vraiment fidèles, mais très vrais ». En effet en regardant ses tableaux, les personnages du roman voient leur « âme », qui ils sont réellement à l'intérieur. Dans Au revoir là-haut ce ne sont pas les soldats qui sont représentés dans leur individualité avec leurs qualités et leurs travers mais plutôt ce qu'ils ressentent, le malheur et la fatigue qui les accablent lorsqu'ils sont au front.
Comme dans le roman de Claudel, c'est la vérité qui est retranscrite : Péricourt montre avec véracité la guerre et son horreur, dans sa simplicité et sans grandes pompes. Les dessins qu'il fera par la suite, pour l'arnaque, s'opposeront à ceux-là car Edouard mentira sur la guerre, ses œuvres auront beau être réalistes, jamais ils ne s'approcheront de la vérité de ses dessins d'avant.

Le film est plutôt fidèle au livre excepté quelques libertés que se permet le réalisateur comme la fin. Il la rend à la fois plus douce, plus poétique et tout aussi poignante. Alors que dans le roman de Lemaître, Edouard se jette sous les roues de la voiture de son père, ici Marcel et Edouard se retrouvent et se réconcilient. Même si ce dernier choisit de se suicider, ce n'est pas son père qui le tue accidentellement. Le point commun entre ces deux fins est que Marcel Péricourt (Niels Arestrup) reconnaît son fils grâce à ses yeux et aux échanges muets qu'ils partagent.
Au revoir là-haut est excellent d’un point de vue artistique et esthétique grâce aux masques notamment. Les acteurs sont très bons et on a pitié de nos deux préférés, on pleure, on rit, on est soulagé puis ébahi, on veut les aider, on en sort changé. On vit au rythme des personnages. Au revoir là-haut est un savant cocktail de drame et comédie, que l’on nous sert agrémenté d’une pincée de poésie.

F. TROUBAT, 1°G1, Lycée de La Matheysine.
2018/01/10 14:54 #a389-455b-9103-71581201e03e
Lycée de la Matheysine, La Mure, académie de Grenoble
Au revoir là-haut est une adaptation par Albert Dupontel du livre éponyme de Pierre Lemaitre. Sur ce point ce film est très réussi, fidèle à l’œuvre originale dont on retrouve l'ambiance particulière, avec quelques changements qui ne gâchent en rien l'histoire, et bien entendu on retrouve l'univers caractéristique du réalisateur, ce qui semble créer l'alchimie parfaite. En effet ce film se démarque, unique en son genre malgré le grand nombre d’œuvres traitant du sujet de la première guerre mondiale, et nous propose une toute nouvelle façon de voir la guerre et ses conséquences.
« Voir », car on voit la guerre avec Dupontel dans ce long-métrage, on sent chez le réalisateur une véritable démarche visuelle, il a cherché à donner du sens à chaque plan, à nous immerger dans son univers, en particulier lors de la première partie où l'on assiste à la guerre dans les tranchées, mais aussi tout au long du film. Lorsque Albert Maillard étouffe, écrasé par des kilos de terre, le spectateur étouffe avec lui, écrasé sous des gros plans et le regard du personnage mourant. Lorsque Pradelle entre dans le champ de la caméra, c'est souvent la contre-plongée qui prime, donnant un sentiment d'oppression et de soumission au public, faisant immédiatement comprendre que ce personnage est dangereux, néfaste. Si la majorité des plans sont secs et hachés dans la partie qui traite de la guerre en elle-même, ils deviennent plus fluides et longs lors de l'après-guerre ce qui contribue au changement d'ambiance.
Cependant Dupontel a réussi à créer du sens, sans pour autant négliger l’esthétique. Les décors historiques sont très agréables à regarder : réalistes sans pour autant tomber dans le cliché ou le documentaire, les couleurs sont accordées avec la situation et parfois même l'humeur des personnages (dans le cas du masque) et la qualité de l'image est superbe.
Comme je l'ai dit plus tôt il y a déjà des quantités astronomiques d’œuvres, dont des films, parlant de la guerre de 14-18, mais peu atteignent cette qualité. Au revoir là-haut aborde aussi bien l'enfer des tranchées que l'après-guerre, la vie des mutilés, et celle des marchands de guerre qui s'enrichissent sur le dos des morts. Il démontre aussi l'importance des classes sociales à l'époque (qu'on distingue notamment clairement dans des plans en contre-plongée ou impliquant des barreaux, symbolisant la prison, la case que nous impose notre rang).
J'ai trouvé ce film magistral et le recommande grandement. Une histoire bouleversante qui nous prend à la gorge du début à la fin, des musiques envoûtantes et des images magnifiques dont certaines impossibles à oublier : Cet ensemble m'évoque un orchestre symphonique dont Dupontel et Lemaitre seraient les chefs d'orchestre.

A. Roudet, 1°G1, Lycée de la Matheysine.
2018/01/13 12:20 #35d5-4a11-bbda-77e5e0bf2c57
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Nous avons aimé le film "Au revoir la haut", car dans la scène du début, on nous représente rapidement la vie des soldats dans les tranchées. On voit aussi l'après guerre et la vie des gueules cassées, on ressent la douleur d'Edouard pour lequel nous avons de la compassion car un obus en a fait une gueule cassée.
On a trouvé qu'Albert était ingrat envers Edouard à qui il avait sauvé la vie sur le champ de bataille. Ses phrases étaient parfois dures à entendre. Mais malgré ses propos, Albert ne laisse jamais tomber Edouard. La relation entre Héloïse et Edouard est touchante car ils sont fusionnels. Elle comprend tout ce qu'il dit alors qu'il articule mal. Ils sont tous les deux des laissés pour compte car elle est orpheline. Il y a eu du suspense, on aurait voulu voir le visage d'Edouard qui portait des masques. Les masques étaient d'ailleurs impressionnants et bien faits, tout était fait pour que l'on ne voit pas son vrai visage.

Edouard et Albert ont été malins, l'arnaque des monuments aux morts était une vengeance envers la société. La cruauté de l'officier nous montre aussi le manque de reconnaissance envers les soldats revenus parfois estropiés du front mais tous intérieurement détruits. Le réalisateur dénonce la mise à l'écart des gueules cassées lors de leur retour dans la société. La fin était surprenante et inattendue.On ne s'attendait pas à ce que l'officier dans le bureau qui écoute l'histoire d'Albert soit le père du jeune assassiné par Pradel sur le champ de bataille.

En conclusion, le film était émouvant, en particulier la scène de fin où Edouard se jette dans le vide tel un oiseau avec son masque. Il prend son envol après que son père lui a avoué qu'il l'aimait. C'est ce qu'il attendait avant de partir.



Caroline, Suzy, Mélanie, Amira - Seconde 1

Lycée de l'Hautil
2018/01/13 12:20 #c4d7-4b63-95c9-30bfd7a32942
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Nous avons apprécié Au revoir là Haut, le film d'Albert Dupontel. Le réalisateur a adapté à l'écran le roman de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013. Il a bien réussi à montrer, avec les scènes du début, les horreurs de la première guerre mondiale (les tranchées et la fatigue des soldats, le champ de bataille et la mort des poilus). L'histoire proprement dite se passe essentiellement dans la période d'après-guerre (les gueules cassées, la vie qui reprend son cours sauf pour ceux qui ont fait la guerre 14-18, les planqués et les profiteurs).
Edouard a été victime d'un éclat d'obus qui lui a arraché une partie du visage. Albert Maillard, un compagnon de guerre à qui il a sauvé la vie va s'occuper de lui. Dans ce film, l'acteur Laurent Lafitte interprète le lieutenant Pradel, personnage belliqueux et malfaisant qui va épouser la sœur de Edouard. Ce dernier décide de monter une arnaque avec Albert en vendant sur catalogues les dessins représentant des monuments aux morts. Ils espèrent gagner beaucoup d'argent et s'enfuir ensuite à l'étranger. Cette arnaque permet de donner du rythme au film: vont-ils réussir ou non? De plus, on ne porte pas de jugement sur ces deux personnages qui transgressent la loi. Ils ont tellement soufferts pendant la guerre et finalement, les plus monstrueux ne sont pas Edouard et Albert mais le père d'Edouard qui ne comprenait pas ce dernier et était peu tolérant et donnait peu d'amour à son fils et surtout le lieutenant Pradel. Les rebondissements de la fin étonnent le spectateur. Et si Edouard ne parvient pas à trouver sa place dans la société, une nouvelle vie s'ouvre pour Albert...









Jérémie Candela / Olya Tonnellier-Nonnis S1 lycée de l'Hautil
2018/01/13 12:23 #8987-4237-9740-cbfda63ca317
Lycée de l'Hautil, Jouy le Moutier, académie de Versailles
Critique de Au Revoir Là-Haut


Parmi les trois films que nous avons regardés c'est celui que nous avons préféré.

L'histoire qui est l'adaptation d'un roman de Pierre Lemaïtre, prix Goncourt 2013, était intéressante. Le fait qu'on ne voit jamais vraiment la blessure d'un des héros, Edouard, tout au long film, laisse du suspense dans le film.

Nous trouvons que tous les acteurs ont très bien joué, et qu'ils nous ont vraiment fait ressentir des émotions, d'ailleurs certains élèves ont eu une petite larme à la fin du film.

Dans la dernière scène, on ne s'attendait pas à ce que le policier, à qui Albert raconte son histoire, soit le père du jeune soldat qui avait été tué par Pradel au début du film.

Par contre, on ne comprend pas pourquoi seule la petite fille est capable de traduire ce que dit Edouard et pas Albert. Est-ce que c'est parce qu'elle est une enfant ? Parce qu'elle n'a pas peur de lui ? Ou parce qu'elle passe plus de temps avec lui ? On ne sait pas trop, ce n'est pas clair. Mais ce n'est finalement pas grave. Le spectateur peut avoir sa propre interprétation de ce phénomène étrange.

La manière de filmer donnait vraiment l'impression que les spectateurs étaient figurants dans le film. La scène d'ouverture en particulier: le spectateur a vraiment l'impression d'être sur le champ de bataille.

Le maquillage d'Edouard était aussi très réaliste notamment la scène où il enlevait le masque. Toutefois, on ne voit pratiquement pas sa "gueule cassée".

On trouve cela intéressant qu'à chaque masque porté par le protagoniste, ce dernier joue un personnage pour, en quelque sorte, donner vie à son masque.

Par exemple, quand Edouard porte le masque du lion orné de billets, il émet des bruits pour lui donner vie, ce qui fait rire la petite fille.
Donc vraiment, nous avons été touchées par cette histoire.



Kelly et Eva S1

2018/01/17 10:54 #056c-43d2-9ab5-491891301af3
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Masques made in France
Réalisé par Albert Dupontel, l’histoire du film se déroule après la guerre, lorsque deux soldats ont réussi à y échapper malgré de nombreux dangers. Edouard et Albert, dont le premier est blessé, est une gueule cassée, ils vont ensemble monter une arnaque au monument aux morts. Une adaptation libre et réussie sur la Première Guerre Mondiale et sur l’après guerre. Même si ici, le roman n’est pas respecté, surtout la fin qui est complètement différente et qui apporte un côté plus visuel. L’histoire est mouvementée, très bien rythmée, et elle est nettement bien écrite avec les dialogues, les choix de l’apparition des personnages dans le récit. Nous pouvons d’ailleurs parler de la scène où Albert voit les deux soldats morts au début du film, nous apercevons soudain Pradelle et son sourire malicieux, ce qui laisse penser que c’est lui qui a causé la mort des deux hommes.
Les personnages nous font tous ressentir des émotions différentes, de la haine pour Pradelle qui se sert de la guerre pour s’enrichir, par exemple lorsque l’inspecteur vient dans son cimetière et qu’il tente de le corrompre, nous ressentons vraiment la malice de cette homme. Nous ressentons également de la pitié pour Edouard qui doit reconstruire sa vie malgré son handicap.
Néanmoins le film a aussi quelques points négatifs, la mise en place du récit qui est raconté de manière rétrospective n’est pas très recherchée. De plus, le déroulement du film est plutôt prévisible, les retournements ne sont pas nombreux, en particulier le moment où le père d’Edouard reconnait le tableau de son fils. Nous nous attendons forcément à cela car il avait déjà vu ses dessins auparavant.
Malgré cela, le casting est parfait, chaque acteur, peu importe le temps d’apparition, joue son rôle à merveille comme Nahuel Pérez Biscayart dans le rôle d’Edouard et aussi Albert Dupontel dans le rôle d’Albert. Tout particulièrement dans la scène où Edouard est à l’hôpital, Albert, malgré les paroles difficilement compréhensibles de son ami, parvient à le rassurer et à le calmer pendant ses crises qui sont d’ailleurs saisissantes. Ils sont géniaux et transmettent énormément d’émotions.

Samuel L.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/17 11:19 #cdc5-45b7-a043-3b566bebfd29
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
La guerre des masques
"Au revoir là-haut", film français réalisé par Albert Dupontel est une comédie dramatique, sortie en 2017. Ce film est l’adaptation du livre de Pierre Lemaître ayant reçu le prix Goncourt en 2013. L’histoire débute en novembre 1920, lors de l’interrogatoire d’Albert Maillard joué par Albert Dupontel, qui par ailleurs, interprète à merveille son rôle. Il nous retranscrit son aventure pendant la Première Guerre Mondiale où il rencontre son ami Edouard Péricourt, joué à la perfection par Nahuel Pérez Biscayart. Le soldat Maillard nous raconte comment lui et son ami défiguré ont dû se reconstruire après la guerre. On ne peut qu’être bluffé par les décors réalistes comme les tranchées ou encore la salle d’interrogatoire. Film drôle et à la fois émouvant, nous nous attachons à ces personnages qui nous montre les horreurs de la guerre. Une production digne d’un grand film, un chef d’œuvre visuel.

Manon P.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/17 11:21 #9704-4885-b2a8-4406ac424f75
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Au revoir l’Artiste
Durant la première guerre mondiale, Albert et Edouard sont camarades dans la même tranchée. Suite à un ordre du commandant, les soldats attaquent au front jusqu’à ce que Edouard soit blessé, annonçant le début d’une nouvelle vie pour ces nouveaux amis…

Tiré du roman Au revoir là-haut, l’adaptation est un chef d’œuvre ! Le cinéma français, plus connu pour les films comiques et tragiques, insiste pour le plus grand bien du spectateur sur l’humour, les actions ou encore les multiples émotions. Deux heures de rebondissements : Albert Dupontel a su retranscrire parfaitement l’œuvre littéraire. La mise en scène est prenante et fulgurante, le jeu des acteurs accordé aux émotions est révélateur de la réalité. De plus, la curiosité est présente constamment : il est presque impossible d’imaginer la suite, ce n’est pas si grave puisque cette dernière est meilleure que celle imaginée ! Au revoir là-haut présente un aspect fondamental de l’Histoire, C’est ainsi un film pédagogique sans que l’on s’en aperçoive, mélangé à la vivacité des actions, de l’intrigue.

Dupontel présente alors une œuvre grandiose et attachante.

Alexandre W.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/18 12:14 #31bf-4089-9d08-6b1ae6479301
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Au delà des masques


Au beau milieu des tranchées se trouve un talentueux peintre se nommant Édouard et Albert un courageux soldat sauvé de la faucheuse grâce à un cheval. Édouard perd une partie de son visage en sauvant son camarade. A cause de cela il se cachera derrière de multiples masques. Après la fin de cette horrible guerre, ils se lanceront dans un projet fou. Avec le talent d’Édouard, il décide de participer à un concours de création de monuments aux morts qu’ils gagneront avec grand succès.

Mais il se pourrait bien que l’organisation de ce concours auquel ils ont fraudé soit organisée par le père qu’Édouard tente d’oublier… Comment vont-ils se sortir de leur arnaque et trouveront ils le chemin de la tranquillité ?

Un film impressionnant qui suscite de multiples émotions et qui en fera vibrer plus d’un. Les rôles sont divinement bien joués comme celui de l’exécrable lieutenant Pradelle interprété par Laurent Laffite, il joue tellement bien son personnage qu’on arrive à le détester facilement et la performance des autres acteurs est tout aussi remarquable. Ce chef d’œuvre qui mêle à la fois émotion et humour forme un excellent mélange rendant ce film incroyable.



Krysten L.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/18 12:19 #992d-42e9-b7ec-65a85b7f86a4
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Gueule-masquée

Ce film, qui tombe en plein dans le centenaire de la guerre, est adapté du livre du même nom de Pierre Lemaître. Albert Dupontel met en scène dans son film deux soldats juste après la grande guerre, dont l’un des deux est une gueule-cassée cachant son visage sous des masques. Ces deux soldats décident de monter une arnaque sur les monuments aux morts. Édouard, joué par Nahuel Pérez Biscayart, est un artiste qui perd tout en perdant son visage et se réfugie derrière des masques de sa création. On ne voit plus de lui que ses yeux bleus. Comme il n’a plus la parole, le personnage se révèle dans ses yeux, dans ses masques, dans ses gestes, dans ses œuvres. L’acteur réussit à faire sortir du personnage à la fois de la douceur et de la joie par moment et à la fois de la tristesse et une colère profonde envers son père et cette guerre qui l’ont détruit. Édouard est aussi un artiste plein de poésie durant tout le film jusqu’à la dernière image de lui.
Ce film qui nous parle d’une gueule-cassée n’en montre pas. Jamais le film ne nous dévoile son visage détruit. Il montre la violence de la guerre sans passer par le sang et la violence. Enfin à la poésie du film s’ajoute une musique très douce par moment, joyeuse à d’autres. Cette musique épouse parfaitement les situations qu’elle accompagne.
Ce film, ni trop court ni trop long, au casting de qualité (Laurent Laffite, Nahuel Pérez Biscayart, Michel Vuillermoz, Emilie Dequenne…) nous plongent dans les années folles et dans l’histoire de deux hommes qui cherchent un moyen de continuer à vivre dans ce monde d’après guerre.

Marie N.
Lycée Pierre de La Ramée (02100 Saint-Quentin)
2018/01/18 12:28 #2110-4c00-8c6e-12e614748ef1
Lycée Pierre de la Ramée, Saint Quentin, académie de Amiens
Un film qui laisse bouche bée… !

Comment montrer la limite entre l’horreur et le merveilleux ?! Albert Dupontel le montre bien avec une amitié qui naît sur le champ de bataille, où le personnage principal d’Édouard perd sa mâchoire en sauvant son camarade de la mort. Le visage défiguré d’Édouard le pousse à porter des masques amusants et très imprégnés par le coté artistique et imaginaire de celui-ci. On ne peut qu’être émerveillé devant ce désir de rendre sa situation « merveilleuse »…Après le conflit, Édouard veut devenir riche pour partir avec son ami Albert à l’étranger, pour se faire, Édouard fabrique de fausses revues avec de magnifiques dessins de monuments aux morts pouvant être commandés…(pour des sommes astronomiques...) . Il est aidé par une petite fille qui prend une place forte dans le film, puisqu’elle est la « meilleure amie » d’Édouard. Par une signature très ingénieuse aspirant à l’espoir, les dessins d’Édouard attirent l’attention de son père qui le croit mort pendant la Guerre! Toutefois Édouard ne veut pas voir son père…même s’il sait que son père est vivant…on imagine déjà le drame familial qui porte tout son sens à la fin du film. La douleur et la tristesse d’Édouard nous obligent à éprouver de l’empathie pour ce personnage…d’autant plus que cette empathie est renforcée par le jeu d’acteurs fantastique dans tous les sens du terme ! Sans parler d’une ambiance sonore à faire rêver l’esprit le plus vide…Nous sommes obligés de verser une petite larme pour ce chef d’œuvre exposant un des nombreux visages de la Guerre…

Antoine M.
Lycée Pierre de La Ramée (Saint-Quentin, 02100)
2018/01/19 17:53 #8ebf-4048-9f0a-8bc4a0b69ff7
Lycée Saint Sigisbert, Nancy, académie de Nancy-Metz
Emeline CORDIER 1ère L
Critique Au Revoir Là-Haut
11/01/2018

Au Revoir Là-Haut, un long métrage qui met au devant de la scène les
oubliés, les négligés d’une époque : Dupontel donne une voix aux muets.
Une « arnaque aux monuments aux morts », voici le stratagème imaginé par un artiste rebelle, une « gueule cassée » nommé Edouard Péricourt
accompagné par Albert Maillard, un Poilu et modeste comptable, afin de se venger d’une société ingrate qui néglige ses anciens soldats, ceux qui se sont battus pour leur patrie.
Au Revoir Là-Haut, d’Albert Dupontel, est le quatrième film que nous sommes allés voir dans le cadre du prix Jean Renoir. Ce long-métrage, adapté du prix Goncourt de 2013 écrit par Pierre Lemaître, est une comédie dramatique ; cependant nous pourrions dire qu’il y a une partie documentaire historique avec la Grande Guerre puis les Années Folles, la Belle Époque.
Cette fiction est un témoignage sur la souffrance des marginaux, sur la souffrance des Poilus lors de l’après-guerre. Il semble que ces hommes ont été applaudis pour avoir sauvé leur patrie mais ont rapidement été oubliés. En manque de soutien de l’État, nous pouvons voir que ces vétérans vivent dans des taudis, ils ont beaucoup de mal à trouver un travail. Nos deux compères se retrouvent alors à monter une arnaque dans l’espoir de vivre une vie meilleure, une sorte de lutte des classes a lieu. Ainsi nous comprenons que toutes les guerres mènent aux horreurs physiques mais aussi aux horreurs morales.
La scène liminaire est particulièrement poignante : en effet, le plan séquence d’ouverture sur le champ de bataille où une pluie d’obus s’abat est marquant. La tension et l’émotion sont palpables lors de cette scène où nous pouvons voir un paysage chaotique, des tranchées où des soldats sont effrayés mais où ils se battent pour leur pays.
Une seconde scène marquante est celle du « jeu de massacre anti-bourgeois » : en effet, cette fête digne de Gatsby permet d’appuyer la critique de Dupontel non seulement sur les Années Folles mais surtout sur notre propre société contemporaine où l’argent et les puissants règnent avec un parfait cynisme. La satire et l’humour noir sont considérablement présents dans cette scène.
La musique émouvante est l’un des aspects qui enclenche l’empathie des spectateurs. Paradoxalement, ce n’est pas forcément un point positif : en effet nous pouvons nous demander si ce sont les violons et le piano qui agissent sur notre pathos ou si ce sont les images qui nous font frissonner alors qu’elles

devraient se suffire à elles-mêmes. Cet élément négatif s’ajoute à l’exagération et au grotesque qui sont importants dans ce film.
Les jeux des acteurs sont impressionnants notamment pour Laurent Laffite qui joue le rôle d’une « ordure », un pur produit de la société capitaliste et pour Nahuel Perez qui joue le rôle d’un muet, où toute l’émotion passe par les yeux. Ces deux personnages que tout oppose sont intéressants par l’interprétation des acteurs. Cependant un personnage secondaire est paradoxalement primordial. En effet, la performance de Niels Arestrup s’impose malgré sa présence dans seulement quelques scènes. Sans exagération et en ne prenant presque pas la parole, se suffisant à lui même, c’est ce personnage qui m’a le plus émue.
Ironiquement, une certaine théâtralité est présente dans ce long-métrage : des danses de joie, les sauts de tombe en tombe du lieutenant et la fausse condamnation des marionnettes représentant les grands de la guerre. Les décors, les costumes et surtout les masques sont incroyables. Toute une galerie de masques a été faite pour l’occasion et ce sont leurs formes et leurs couleurs excentriques qui restent dans notre mémoire.
Finalement, Au Revoir Là-Haut est l’histoire d’un envol.

Emeline Cordier
1ère L
Lycée saint Sigisbert
Nancy
2018/01/22 16:26 #da8b-4f68-a795-aa85b808dcb4
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Moi Édouard, désormais Eugène après la guerre,
Lors de laquelle j'ai été défiguré.
Je remercie cet ami qui m'a soulagé,
Qui m'a aidé à m'effacer, merci Albert.

Ce soulagement m’a aidé sur cette terre,
Tous ces masques que j'ai commencés à créer,
De tous ces regards, me permettent de me cacher.
Mes amis me voient sans ces masques et me sont chers.

Louise, toi seule me comprend, je te remercie.
Donc je te considère comme une vraie amie.
Malgré les tensions avec toi Albert, je t’aime.

Aussi difficile que cela puisse paraître,
Même s’il me faut laisser les personnes que j’aime,
Peut-être puisse-t-il contribuer à mon bien-être.

Déborah Lacombe, Emma Valerio TL
(Lycée Bonaparte, Autun)
2018/01/22 16:40 #f6ec-4b8c-9719-522d546e4ed3
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
Nawelle Tir TL Lycée Bonaparte Autun

Ton masque est tombé
Tes souvenirs sont effacés
Les éclats d’obus t’ont scarifié
Aujourd’hui, incapable de chanter
Tu te contentes de dessiner
Remerciant le souffle de cet équidé
Tu t’efforces de respirer cet air
Qui chaque jour te rappelle la guerre
En proie à cette terrible colère
Tu mens à ton propre père
Peu à peu, tu perds tout repère
Accompagné d’une enfant
Te rappelant l’ardeur du temps
D’un trait tu esquisses tes sentiments
A jamais marqué par le sang
Prèt à tout pour t’évader
De mille seringues tu t’es piqué
Toute une famille tu as délaissé
De peur d’être rejeté
Tu voulais en finir avec tout ça
Alors maintenant dis-moi ce que tu vois
Quand tu t’es envolé là-haut
Il ne reste que ton reflet dans l’eau.
2018/01/23 15:54 #98c1-4ade-8ede-6d17d13ab207
Lycée PRO Imbert, Sarre-Union, académie de Strasbourg
J'aimerai répondre à Pierre Lemaitre qui dans une interview dit que si ce film peut aider les élèves à réfléchir, s'il peut d'une manière ou d'une autre contribuer à éveiller leur sens critique, ni le roman, ni le film n'auront été tout à fait vains"
Déjà, c'est un film qui aborde beaucoup de thèmes, comme la vengeance, l'intrigue amoureuse, il mêle à la fois tragédie et comédie et qui fait réfléchir sur les relations entre un père et son fils, avec Henry qui ne voit les talents de son fils que trop tard. C'est un film avec beaucoup d'espoir quand la petite fille rencontre Edouard Péricourt et qu'elle sera sa voix.
Le personnage que j'ai détesté c'est Prédelle qui est l'image même de la cupidité et de l'avidité, il n'hésite pas à tuer pour arriver à ses objectifs.C'est impressionnant lorsqu'on le découvre dans les tranchées, son regard d'abord, démoniaque et froid, glace le sans des téléspectateurs.
C'est un film aussi sur le besoin de l'Etat après la guerre qui soudain a besoin d'honorer ses morts alors qu'il les a envoyé à la "boucherie"
Jordan Cuccumazzo, Seconde Gestion-administration Lycée Sarre-Union

J'aimerai répondre que je l'ai trouver intéressant même si on comprend pas tout.Ca m'a fait réfléchir que la famille compte beaucoup pour moi. C'est aussi un film sur la guerre et c'est toujours difficiles pour reprendre goûts à la vie surtout quand on est une gueule cassé. Quand il se réconcillit avec son père et qu'il saute du balcon, ça c'est le moment le plus touchant du film. J'ai beaucoup adoré quand Edouard écrit merde sur une ardoise pour les chirurgiens et sur le dessin gros con pour son père. Ca montre qu'il ne se laisse pas faire.

Elisa Ensmiger Seconde Com/Ga Sarre-Union

Au-revoir, là-haut est un très beau film aussi bien dans la reconstitution de l'époque de la guerre avec les costumes,les décors que pour l'histoire qui est très touchante et qui possède une petite touche d'humour noir. C'est donc un mélange intéressant entre comédie et drame. L'histoire plonge le spectateur dans les difficultés des soldats démobilisés, à s'intégrer et à survivre dans la société d'après-guerre. Nous suivons particulièrement deux survivants de la guerre. Je parle d'Edouard Péricourt( fils de la haute bourgeoisie, artiste et rejeté par son père) et d'Albert Maillard (modeste comptable) Le premier sauve le second de la mort au prix de sa défigurait par un éclat d'obus, fesant de lui à vie une gueule cassée tandis que Albert traumatisé devient parano. Pour se venger de l'Etat, ils vont mettre en place une fantastique arnaque aux monuments aux morts. C'est ce déroulement d'histoire qui donne toute cette importance au film car il montre véritablement le triste vécu de ces soldats durant et après la guerre. On peut dire vraiment que c'est unfilm qui marque les esprits.

Brian Buschbaum Seconde Commerce Sarre-Union
2018/02/02 17:30 #733c-465e-a871-870b4a6b36f0
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
J'ai bien aimé le film, l'adaptation du roman Au revoir là haut.
L'histoire est affolante, riche en rebondissements!
Le début est surprenant, on aurait pu se croire à l'intérieur, avec le son super fort, nous sommes directement plongés dans le film. Les plans sont très variés, notamment au début du film avec une action progressive présentant la tranchée où sont les personnages principaux: Albert Maillard et Edouard Péricourt.
L'après-guerre est émouvant, avec Edouard Péricourt qui est une gueule cassée et qui donne donne un effet de "pitié" car pour lui, la vie se finit au moment où il découvre qu'il lui manque une partie de son visage. L'amitié est plus que présente notamment avec Maillard qui ne veut pas que son ami Péricourt souffre, donc lui donne de la morphine, cela l'apaise.
Les musiques aussi sont diverses, comme à la fin du film où Edouard se suicide, une musique triste accompagne sa mort.
Adonis Thorel, 1L2
2018/02/04 10:13 #3b2a-496f-ba90-d3e920e40528
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Sortez le suspens des tranchées !

Le film Au revoir là-haut de 2017 retrace la vie de plusieurs personnages ayant été confrontés à la Première Guerre mondiale. Il souligne la difficile reconstruction des soldats après la guerre. Les personnages sont au cœur de l’horreur et, après avoir survécu, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts pour se venger de cet événement meurtrier.

Une bonne tranche d’histoire dans le film !

Au revoir là-haut fait le lien avec les lieux de mémoire dès les premières minutes du film. On se plonge dans les bombardements, dans les tranchées où l’on voit les conditions de vie des soldats. Ceux-ci vivent les uns sur les autres, constamment confrontés aux dangers. L’environnement est pesant, on ressent l’enfer des tranchées.
On veut également se souvenir des victimes de la Grande Guerre, les « gueules cassées » qui ont vu leur avenir détruit en étant devenues infirmes.
Outre ces horreurs, Au revoir là-haut permet aux spectateurs de voir la solidarité naissante entre les soldats. On se souvient alors des frères d’armes.

Ce bombardement d’éléments historiques est complété par trois personnages qui ont des choses à nous apprendre !

Albert Dupontel, méconnaissable dans le rôle d’Albert Maillard est un homme qui, après la guerre, aide son compagnon à se reconstruire. Il est loyal et s’attache vite aux gens.
Édouard Péricourt est un fils de bonne famille qui a sauvé la vie de son compagnon Maillard durant un assaut. Il est défiguré et se cache derrière des masques fantastiques.
Enfin, Henri d’Aulnay Pradelle, lieutenant de guerre, est un manipulateur. Il est mon personnage préféré car c’est, selon moi, quelqu’un d’énigmatique.
Albert Dupontel sait mêler le comique et le tragique, ce qui fait qu’Au revoir là-haut n’est pas larmoyant.

Néanmoins, le film est lent et manque d’un réel enjeu qui aurait pu provoquer davantage de suspens. Certes, la fin est inattendue mais, contrairement aux obus, celle-ci a peu d’impact...

Anthony, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:14 #b6be-45a7-a062-fe21826daa6e
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Au revoir là-haut

Le film Au revoir là-haut de 2017 retrace la vie de plusieurs personnages ayant été confrontés à la Première Guerre mondiale. Ils décident, pour se venger, de monter une arnaque aux monuments aux morts. Albert Dupontel, réalisateur du film, a su adapter le roman de Pierre Lemaître.

Au revoir là-haut nous permet de connaître précisément chaque personnage de l’histoire. Albert Dupontel, dans la peau d’Albert Maillard est méconnaissable dans son jeu d’acteur qui semble être plus sérieux qu’à l’ordinaire. Édouard Péricourt, quant à lui, illustre parfaitement la victime de guerre tout en incarnant un personnage quelque peu fantastique. Pradelle, officier va-t-en-guerre, reste un personnage qui profite des situations.

À travers le film, on comprend que l’on veut se souvenir de la Grande Guerre et de leurs victimes, les « gueules cassées ». Les lieux de mémoire sont parfaitement soulignés dans ce film. On rend hommage aux soldats morts au combat. On n’oublie pas leurs conditions de vie dans les tranchées. Albert Dupontel sait mêler le comique avec le tragique.

J’ai apprécié ce film dont la fin est à la fois prévisible et inattendue.

Benjamin, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:14 #d6b9-44b7-85d0-2116e1dce2c2
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
De l’histoire dans Au revoir là-haut

En se basant sur des faits historiques, Albert Dupontel signe un film qui vaut le coup d’œil. Le fait de raconter son vécu, ses années dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, rend le film intéressant. De plus, celui-ci est teinté d’une intrigue qui renforce cet intérêt : la question de l’arnaque aux monuments aux morts.

Ce qui m’a plu, c’est cette question d’aide entre les soldats, pendant et après la guerre. On se rend compte que, même si les personnages souhaitent retrouver une vie normale, ils n’y arrivent pas. Le film souligne la rupture entre le passé et l’avenir des personnes.

Pour se souvenir de chaque personnage et du scénario, cela veut dire que le film marque les spectateurs.

Gabriel, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:15 #7ccb-45c6-9570-414f3673cb52
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Au revoir là-haut, un bon film mais un scénario prévisible

Le film, réalisé par Albert Dupontel, nous raconte l’histoire de deux victimes de la Première Guerre mondiale. Ces deux personnes sont meurtries par l’horreur des tranchées et décident, pour se venger, d’arnaquer certaines personnes en proposant des monuments aux morts.

Au revoir là-haut permet de faire connaissance avec Albert Maillard, une personne qui aide son ami à surmonter sa blessure de guerre. Il n’a pas de famille et fait tout pour son ami même si cela s’avère compliqué pour lui. Son ami, Édouard Péricourt, un personnage brisé par sa blessure. Il simule sa mort par crainte du rejet et se dissimule derrière des masques. Enfin, Pradelle, un personnage indigne et violent y compris envers ses camarades de guerre.

J’ai aimé le personnage joué par Albert Dupontel car, une part de l’acteur est ressortie : son humour. Il détient le secret d’une expression mystérieuse tout au long du film. Sa façon de retracer l’histoire est à la fois réelle et fantastique ; ce qui nous maintient en haleine. Ce réalisme se retrouve dans les tranchées, les bombardements, les victimes de guerre et la vie des soldats après la guerre. Si le conflit cesse le 11 novembre 1918, les traces de son passage restent sur les hommes. Édouard Péricourt et sa vie en sont un parfait exemple.

En revanche, la longueur de certains dialogues peut déplaire. Elle freine l’action dans le film.
Si l’humour est caractéristique, Dupontel n’en oublie pas moins le but principal : faire en sorte que les spectateurs se souviennent du passé. Dommage que l’histoire soit si prévisible à plusieurs moments du film.

Mathis, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:15 #fa84-45e2-9df3-912b852bc40e
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
De l’action, du suspens, on est servi !

Quand on me parle du film Au revoir là-haut, de et avec Albert Dupontel, le premier mot qui me vient à l’esprit est « adoration ». L’action est présente, on trouve des personnages émouvants, surprenants, bouleversants. Il n’y a rien que je n’ai pas aimé dans ce film.

Si la fin est imprévisible, on comprend tout au long du film que le choc de la guerre mondiale est présent chez les hommes. Albert Dupontel fait donc un hommage aux victimes, aux soldats morts pendant la guerre. Il est un personnage important car prend son rôle au sérieux. Le jeu de chaque personnage et chaque scène sont aussi imprévisibles que les bombardements de la guerre : on ne sait pas ce qui nous attend à la minute suivante.

Les personnages sont si attachants qu’on est capable, même après quelques semaines, de se souvenir dans le détail, de chacun d’entre eux.

Un film qui vaut le détour.

Jordy, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:15 #feba-438b-a25b-795f4eea8d7e
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Au revoir là-haut

Entre Albert Maillard, Édouard Péricourt et Henri d’Aulnay Pradelle, on ne manque pas d’informations.
Maillard et Péricourt, soldats pendant la Première Guerre mondiale, se retrouvent à l’origine d’une arnaque aux monuments aux morts. Soudés depuis leur combat au front, ils le resteront jusqu’au bout. Ils affrontent ensemble la difficile vie qui est la leur après la guerre ainsi que leur lieutenant Pradelle, homme égoïste et sans pitié.

Ce que j’apprécie dans le film et surtout dans le personnage d’Albert Maillard, c’est cette narration. On a l’impression d’ouvrir une page d’un livre à chaque scène. De plus, c’est une réalité historique et les films sur la guerre attirent l’attention. En effet, on est plongé dans l’univers des tranchées : entre horreur et solidarité.

Cependant, j’ai trouvé le scénario trop « recherché ». Je me suis souvent demandé :
« pourquoi ce scénario? Pourquoi une telle histoire ? Pourquoi y intégrer du fantastique ? ». C’est le seul point négatif du film que je souligne et qui ne doit pas empêcher les gens d’aller le voir.

Hugo, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:18 #4435-4f4b-a29d-a2648b0aafaf
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Edouard est un jeune homme blessé par un obus pendant la première Guerre mondiale. Il a été blessé en sauvant Albert Maillard. Il a perdu sa mâchoire. Soigné à l'hôpital, il se fait passer pour mort avec l'aide de son nouvel ami Albert.
Après la guerre il est logé également par lui. Il a recommencé à dessiner et il lui vient une idée de génie (dessiner des monuments pour les morts dans le but de les vendre mais ceci était un plan pour partir avec de l'argent plein les poches).

Au fur et à mesure que l'histoire avance, il pose sur sa « gueule cassée » des masques qu’il crée, de plus en plus fous, parfois drôles, des fois expressifs.

Une histoire à la fois touchante, drôle, dramatique, qui fait prendre conscience que la guerre est ravageuse.

Ce film est un festival de sentiments ça passe de la tristesse à la joie, de la joie à l'humour etc... Ce film m'a beaucoup plu du début à la fin.


Diego, Lycée Montel Colomiers



2018/02/04 10:19 #76c3-46d1-9dcf-59ac100c94b4
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Le film se passe après la première guerre mondiale en 1920. C'est l'histoire d'un jeune homme qui s'appelle Edouard Péricourt. Il a reçu un obus dans la mâchoire en voulant sauver Albert Maillard.

J'ai bien aimé ce film parce qu'il était quelque fois marrant comme la scène où Edouard jouait avec les différents masques qu'il avait fabriqués. La toute première scène, je me croyais sur le champ de bataille avec les Français. C'était une scène très réaliste avec beaucoup de morts. Avant d'aller voir le film, je n'imaginais pas que la guerre était aussi violente. J'ai trouvé l'histoire d’Edouard très touchante avec les masques qui exprimaient sa joie ou sa tristesse.

Clément, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:19 #1596-4dbc-a015-39dc961e5537
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
C'est un homme, Edouard, qui part à la guerre et revient sans mâchoire. A l'aide de son ami Albert, il se fait passer pour mort. Il commence à faire des masques pour cacher sa blessure. Edouard Péricourt fait des dessins dans le but d'arnaquer les mairies. Dans un de ces dessins son père reconnait la signature de son fils.
J'aime bien le début de ce film car il reconstitue le champ de bataille. Je suis impressionné par le savoir-faire de ce réalisateur. La fin de ce film me déplait car Edouard Péricourt se suicide. Je trouve ce film confus car il y a trop de choses en même temps. Je conseille de voir ce film même si c'est confus.

Jorge, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:20 #7023-43be-b7b2-a0710f664d3e
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Ce film se passe pendant la première guerre mondiale. Le personnage principal, Edouard Péricourt, s'est fait arracher violemment la mâchoire par un obus. Il ne peut plus manger seul. Ensuite, son ami Albert l'aide à changer d'identité car il ne veut pas revenir dans sa famille. Il fabrique des masques pour cacher son visage et ils font fortune grâce à des sculptures. A la fin du film, quand son père le reconnait, il se suicide en sautant par le balcon.
Les scène de guerre étaient très réalistes. J'ai bien aimé le design des masques qui exprimaient les sentiments d'Edouard.

Ce que je n'ai pas aimé c'est que l'acteur principal se suicide à la fin du film.


Dorian, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:20 #6ead-4a4a-8ba4-c69f8330638c
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
C'est une histoire qui se passe pendant la première guerre mondiale. Il y a comme personnages principaux le soldat Albert Maillard et le blessé de guerre Édouard Péricourt qui a eu la gueule cassée suite aux affrontements. Après-guerre Albert s'occupe d'Édouard qui souffre énormément et qui essaye de combattre sa souffrance avec la drogue et son talent pour l'art.
Ce film m'a déplu car il y avait des scènes écœurantes, comme celle qui se passe dans l’hôpital. Je n'ai pas accroché à l'histoire. J'ai trouvé les masques trop extravagants. J'ai apprécié le personnage du lieutenant car je l'ai trouvé drôle et très antipathique. Je ne conseillerai pas ce film à un ami.

Ibrahim, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 10:21 #789f-4e85-aa53-df3050e0d01d
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
C'est la guerre. Edouard se fait passer pour mort car il n'a plus de bouche à cause du combat. Le soldat Maillard l'aide. Edouard a une idée pour gagner de l'argent. Maillard n'est pas d'accord au début mais finit par accepter. Edouard, excellent dessinateur, monte une arnaque aux monuments aux morts. Il dessine des monuments qu’il vend aux mairies et récupère de l'argent.
J'ai bien aimé ce film car je trouve que les effets sonores sont réalistes, en particulier les scènes où les soldats se font bombarder. J'ai trouvé quelques scènes choquantes quand on a vu la gueule cassée d'Edouard. Le moment que j'ai moins aimé c'est quand Edouard crée son masque en forme d'arbre car je ne l’ai pas trouvé très beau. Un masque que j'ai bien apprécié, c'est celui de l'oiseau bleu car il avait de belles couleurs et il était bien réalisé.


Akim, Lycée Montel, Colomiers

2018/02/04 10:22 #ede7-4c60-b256-bf8f1d346f3a
Lycée PRO Montel, Colomiers, académie de Toulouse
Le film raconte la fin de la première guerre mondiale, l'après-guerre. Les personnages sont Albert Maillard, Edouard Péricourt. Deux soldats qui se sont sauvés l'un l'autre. Après avoir été gravement blessé, Edouard ne souhaitant pas rentrer chez lui demande à Maillard de le déclarer mort. Comme Edouard était un artiste, il propose à Maillard de l'aider à vendre des monuments aux morts.
J'ai été impressionné par la scène des combats qui me fait penser aux souffrances que les soldats de l'époque ont vécues. J'ai adoré les dessins et les masques d'Edouard Péricourt parce qu'ils étaient très colorés et diversifiés. J'ai détesté le personnage de Pradelle qui au lieu de rendre hommage aux soldats morts les déshonore en marchant sur leurs tombes. J'ai aimé la manière dont les gens s'habillaient dans le film.

Ousmane, Lycée Montel, Colomiers
2018/02/04 17:16 #d166-40e6-9c29-c8f0036367b7
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Au revoir là-haut est un film réalisé par Albert Dupontel, comédien humoristique, jouant un rôle omniprésent. Dès le début du film je me suis attachée aux deux personnages Edouard et Albert. Ils ont subi l'enfer de la Première Guerre Mondiale durant quatre ans et leur vie s'annonce par la suite compliquée. Cependant, j'ai détesté le personnage de Pradelle pour ses actions, notamment lorsqu'il enterre les soldats. Ce film a su montrer, d'après moi, le côté malsain des chefs qui se croient puissant et au-dessus de leurs soldats qui, eux, ont été marqués par la guerre.
Le film est agréable à regarde, mais l’histoire est compliquée entre l'existence cachée de cette Gueule Cassée (Edouard), l'escroquerie du père qui le croit mort et l'histoire du lieutenant devenu le beau-frère d'Edouard. Malgré la complexité, je dirai que cela crée des rebondissements. J'insiste sur cette relation entre Edouard et Albert : deux amis qui essayent de survivre ensemble.
La scène où Edouard saute du balcon m'a interloqué car elle me laisse dans l'iincertitude sur le fait de savoir si le père savait bien que c'était son fils ; c'est évident mais rien ne le prouve. Cette scène était sans doute la plus marquante.
Ce film est un véritable succès ainsi que le livre de Pierre Lemaitre : c'est une très bonne adaptation.

Camille Thiebaut, 1L2
2018/02/04 23:03 #b19d-451a-9bd9-ea3fac4b1556
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg

Une comédie dramatique haute en couleur


L’adaptation d’Au revoir là-haut ! réalisée par Albert Dupontel, d’après le roman de Pierre Lemaitre, est une œuvre cinématographique haute en couleur. L’esthétique colorée s’accompagne de décors époustouflants, et pourtant très réalistes, du Paris des années folles, ainsi que d’accessoires incroyables, ce qui apporte un charme unique au film. On retiendra tout particulièrement les magnifiques masques du personnage d’Edouard, une gueule cassée de la première guerre mondiale. En parallèle, une palette d’émotions contrastées nous fait tressaillir. Pendant deux heures, on ressent de la tristesse pour la relation difficile entre Edouard et son père (Niels Arestrup), de la compassion envers les gueules cassées et leur vie brisée, de la peur face au terrible Pradelle, chef de légion (Laurent Laffite), de l’amour entre Edouard (Nahuel Perez Biscayart) et la jeune Louise (Héloïse Balster), et de la joie grâce à l’humour d’Edouard.
Ce film populaire est riche en action : scènes de batailles, de fêtes, de course poursuite, et plus encore. On félicite Albert Dupontel pour son double rôle de réalisateur et d’acteur qu’il accomplit magistralement. Nous voilà entièrement transportés dans une époque complètement déjantée, lors de laquelle on se bat pour rendre honneur à des combattants tombés à la guerre, en oubliant les rescapés.
Zoé - 2nde 2 - Lycée des Pontonniers.
2018/02/04 23:30 #3c7a-4314-b8bb-62680cdda527
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
« Au revoir là-haut » : film réaliste ou invraisemblable
Albert Dupontel réussit à captiver le spectateur avec un film de guerre fantaisiste.

Ce film de guerre est très esthétiquement plaisant et extrêmement divertissant. L’histoire tourne autour de deux soldats, Edouard et Albert, on est témoin de leur lutte pour survivre après la fin de la première guerre mondiale.

Masques éblouissants
Premièrement, le film est captivant grâce aux costumes, notamment les masques. Ils ont une place très importante dans le film. Chaque scène nous éblouit avec une nouvelle création originale. Cependant, les masques ne sont pas juste des décorations. Ils servent à exprimer les sentiments d’Edouard. Par exemple, lorsqu'Albert lui annonce qu’il a diné avec sa famille, Edouard est désemparé, et le montre en mettant le masque approprié. Ou encore, aux moments où il est le plus heureux, quand il dessine avec Louise, il met le masque qui ressemble à son père, parce qu’il est en train de se moquer de lui.

Un aspect réaliste
Un autre élément réussi est la représentation de la guerre. Le film n’essaie pas de la glorifier, ce qui diffère de toutes les fois où on voit une vision romantique de la guerre. À la place Dupontel apporte de la fraicheur et nous présente l’affreuse vérité. On voit des soldats souffrir, toutes les scènes à l’hôpital démontrent à quel point la guerre pouvait avoir des répercussions sur les soldats eux-mêmes. On voit aussi l’aspect financier de la guerre, montré par le personnage de Pradelle. Le film nous apprend que certaines personnes ont pu profiter de la guerre. C’est impressionnant qu’un film puisse nous faire rire tellement malgré les vérités émouvantes.

Une fin très Hollywoodienne
Malgré tout cela, le film souffre d’une fin beaucoup trop irréaliste. Tout au long de l’histoire nos sentiments sont chamboulés. La tristesse que l’on ressent lors de l’histoire, et particulièrement pour Edouard, par exemple quand il souffre à cause de sa blessure ou quand il tombe dans la dépression. Tous ces moments tristes deviennent insignifiants à cause de la fin trop parfaite. Les personnages ‘‘vécurent heureux’’, ce qui veut dire que toutes leurs erreurs et tous leurs chagrins n’ont eu aucune conséquence au bout du compte. A quoi bon faire tant d’efforts pour être réaliste tout au long du film, si c’est juste pour y coller une fin sans profondeur et sans ressemblance avec la réalité?
Daphné - 2nde 2
2018/02/04 23:31 #a210-4c31-92ac-f138d4ed1bf5
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
Au revoir là-haut : Que masque-t-on vraiment ?

Au revoir là-haut est une sublime réalisation d’Albert Dupontel, sortie en 2017
On commémore les morts mais qui pense aux vivants ? A la fin de la première guerre mondiale, de nombreux soldats, défigurés et détruits, se retrouvent à la rue, sans foyer, sans pouvoir récupérer leur ancien travail et pour seule compagne leur souffrance. Ces soldats sont appelés les gueules cassées et Edouard Péricourt est l’un d’entre eux. En effet, durant une bataille causée par le sadique lieutenant Predelle, le colonel Maillard se retrouve enseveli sous terre. En le sauvant, Edouard se fait projeter par une bombe qui détruit sa bouche. Va alors commencer un émouvant jeu de masques lui permettant de dissimuler sa bouche au reste du monde, à l’exception de Louise, une jeune orpheline.

Une palette d’émotions

Du registre pathétique au tragique ou encore à l’humoristique, Au revoir là-haut est un film qui subjugue et entraine le spectateur dans un univers particulièrement émouvant.
Le jeu d’acteur, notamment celui de Nahuel Pérez Biscayart, qui interprète Edouard, impressionne et fascine. En effet, toutes les émotions passent à travers son regard très expressif, et cela, sans le besoin d’aucune parole. Pourtant, les émotions ne perdent pas de leur intensité.

Masques et société
Un des points les plus forts de ce film, est le travail impressionnant réalisé sur les masques, qui y occupent une place très particulière. En effet, on réalise rapidement que les masques ne servent pas seulement à cacher le visage troué d’Edouard, mais que tout le monde porte son propre masque. Mais celui qui en porte un visible n’est-il pas le plus authentique ?
Héléna – 2nde 2
2018/02/04 23:32 #3943-4789-bcc3-caff40e48c1f
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
L’histoire d’une mascarade

« Au revoir là-haut », film réalisé par Albert Dupontel, raconte l'histoire de deux rescapés des tranchées durant la première guerre mondiale. Tous deux sont passionnés de dessin, et en font souvent durant toute la guerre. Après l'armistice, ils quittent le front pour revenir chez eux à Paris. Ils sont amochés, et plus particulièrement Edouard, l'un des deux soldats, qui a perdu sa mâchoire inférieure en sauvant son ami, le soldat Maillard d'un tir d’obus, sur le front. Celui-ci aide Edouard en lui proposant de la morphine, pour lui faire oublier sa douleur et qu'il puisse se rétablir au plus vite. Trouvant son ami dans un état critique, et horrifié par la supercherie effectuée par l'armée française auprès de ses propres soldats, le soldat Maillard décide de déclarer Edouard mort, dans l’espoir que personne ne le remarque, derrière tous ses bandages. Edouard vit alors avec son compagnon d'arme, jusqu'au jour où ses sentiments le ramènent à son père, homme qu'il n'avait plus vu depuis des années, et qu'il détestait plus que tout. Caché derrière une grosse moustache et sa caméra, Albert Dupontel nous conte l'incroyable aventure d’Edouard, le soldat aux masques plus invraisemblables les uns que les autres. Une époque sombre
Dans ce film, Albert Dupontel veut montrer les mensonges qu'a cachés l'armée française pendant de nombreuses années après la guerre dans le trafic des morts, exercé par les hommes d'armée de haut rang. Il dénonce également la corruption, et la domination qu’exerce l'homme sur la femme durant cette période (ex : le Lieutenant Pradelle). On sent que le réalisateur s’est documenté d'une manière très rigoureuse. Enfin, Albert Dupontel montre comment il était facile de tromper les riches à travers la scène de la banque, où le soldat Maillard soutire de l'argent aux aristocrates. Des sentiments qui traversent les murs
Albert Dupontel insiste sur l'expression des sentiments d'une manière originale : Edouard crée ses masques lui-même, et en porte toujours un différent, de couleur froide, ou chaude en fonction de ses émotions et de son humeur. Malgré un visage toujours caché derrière un masque, le spectateur peut ressentir les émotions provoquées par Edouard, grâce à l'expression de ses yeux, ou bien encore ses mouvements. Il a même créé un masque avec une expression différente qu'il peut modifier en fonction de son émotion. Un film d'une grande technicité
Albert Dupontel, utilise premièrement un très grand nombre de plans : 1 plan sur 4 est d’ailleurs un montage, fait sur fond vert. Ses cadrages peuvent être d'une précision extrême : par exemple, au début du film, la scène où la caméra suit le chien courant dans les tranchées est d'une complexité sans pareille. Il joue également sur l'émotion produite par les personnages, en utilisant beaucoup de très gros plans, en particulier sur le visage d'Edouard. Dans l'ensemble, c'est un film très réussi et facile d'accès. L'émotion est présente, et le spectateur s’attache aux deux personnages tout au long de l'histoire. L'histoire est émouvante, et maintient l'attention du spectateur grâce à des scènes d'action. C'est une réussite.
Martin - 2nde 2
2018/02/05 12:56 #6355-43ff-841a-1f1f760e14b2
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Au revoir là-haut, en dessous du masque.



Au revoir là-haut, le dernier film réalisé par Albert Dupontel nous apporte un renouveau du cinéma français ; car en effet le grand écran n’avait pas produit de film aussi bien accueilli depuis quelques années. Ce film est adapté du célèbre roman de Pierre Lemaitre.


Le long métrage se déroule lors d’un interrogatoire policier en Afrique durant les années 20 .Au cours de celui-ci, on suit deux soldats de la Première Guerre mondiale. Albert Maillard joué par Albert Dupontel, et Nahuel Perez Biscayart dans le rôle d’Édouard Péricourt. Édouard sauve la vie de son compagnon de tranchées, mais réchappe avec une déformation de la partie inférieure de son visage, faisant ainsi partie des "gueules cassées" de l’après- guerre. Une complicité naît alors entre Édouard, un dessinateur de génie, et Albert, un modeste comptable, ainsi qu’une entreprise d’arnaque aux monuments aux morts. En effet les deux complices se font payer cher pour des croquis de monuments qui ne seront jamais construits.


Une des scènes les plus dures de ce film est celle où Édouard découvre les terribles séquelles que l’explosion a laissées sur son visage. Il est à la fois terrifié et paniqué, et décide alors de mourir, tout au moins sur les archives . Il ne souhaite pas revoir sa famille, certainement de peur de ne pas être accepté à cause de ce handicap, qu’il n’accepte déjà pas lui-même. Une dépendance à la morphine apparaît alors, cela devient son unique soulagement. On comprends alors les horreurs de la guerre et leurs conséquences sur la vie des individus après la guerre. Édouard va devoir apprendre à vivre avec les reliquats de la guerre qui seront en permanence sur son visage, ainsi qu’avec les traumatismes de cette boucherie humaine qu’est la guerre. La volonté d’Édouard de participer à la Première Guerre mondiale n’était-t-elle pas un premier suicide de sa part ? Sa relation avec son père n’en était-t-elle pas une des principales motivations ?

Ne pouvant plus parler, ni exprimer ce qu’il ressent, ses prunelles seront alors un lien avec son humanité. Cet artiste se camouflera sous de nombreux masques qui exprimeront chacun une expression ou une personnalité différentes.


Le casting a été bien choisi par Albert Dupontel, en effet les acteurs jouent à la perfection leur personnages. Laurent Lafitte, Heloïse Baster, Mélanie Thierry et pleins d’autres, nous font vivre une expérience cinématographique très agréable.


Dans les dernières images, on comprend le déroulement final du film, de part son titre : c’est une fin inéluctable.


Au revoir là-haut est un pari réussi pour Dupontel, il mêle histoire et art du XXème siècle de manière très fluide et en y ajoutant une touche poétique.

C’est un film qu’il faut absolument voir !


Clara GENNA, élève de 2nd au Lycée Paul Langevin.
2018/02/05 16:15 #5d57-4be2-85f9-a263392f3c55
Lycée International, Strasbourg, académie de Strasbourg
A quelques jours de l’armistice de Novembre 1919, deux soldats des tranchées, un dessinateur et un comptable pensent qu’ils sont tirés d’affaire et qu’ils n’auront plus à utiliser leurs armes. C’est alors que de nouveaux affrontements ont lieu entre Allemands et Français. Le dessinateur est touché à la mâchoire juste après avoir sauvé son ami. La guerre se termine. Edouard, gravement blessé, est terrifié par son apparence et n’ose plus revoir son père ainsi. Albert quant à lui, a perdu son métier et sa femme. Les deux amis décident de monter une arnaque pour que l’un puisse s’enrichir et que l’autre puisse promouvoir ses œuvres.

Dans ce film, le réalisateur met en avant la souffrance et la difficulté des marginaux. Les deux soldats rescapés de la guerre en sont le parfait exemple. Ils n’ont plus la même place qu’ils avaient dans la société avant la guerre.
Albert Maillard, doux et fragile initialement, devra se montrer fort et courageux pour s’en sortir. Edouard, jusqu’alors joyeux et ambitieux, ne prend plus goût à la vie. Il se réfugie dans la peinture, son domaine de prédilection, pour s’en sortir.
Ils représentent tous deux parfaitement la classe sociale la plus basse et misérable de la société française de l’époque : les survivants des tranchées.

La présence dans le film de Marcel Péricourt, père d’Edouard, un riche industriel sans pitié qui a toujours rejeté son fils, apporte un véritable contraste entre la haute et la basse société. Même au sein d’une même famille. Ce père qu’Edouard redoute tellement car il l’a toujours rejeté. Edouard est un passionné de dessin et est homosexuel, un profil que Marcel Péricourt ne semble pas apprécier. Mais voilà, la guerre peut changer un homme. Lorsque Marcel reconnaît la signature de son fils sur une œuvre qui lui a été soumise alors qu’il le pensait mort, celui-ci réagit comme un père qui veut revoir son fils. Le film se terminera avec cette scène poignante où Marcel rencontre l’auteur des œuvres qui n’est autre que son fils caché sous un masque. Celui-ci peut mettre fin à ses souffrances en paix, son objectif de rendre son père fier étant accompli.
Le réalisateur met en avant la relation père-fils, si souvent compliquée. Un père, ayant l’esprit trop fermé, peut être amené à rejeter un fils qui ne correspond pas à son idéal.
Andrea - 2nde 2
2018/02/06 10:33 #0dbb-4901-95d8-a8f2ba95a8d2
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Chère ami, soldat Maillard,
Tu dois vraisemblablement te demander pourquoi je suis parti. Avant de t'expliquer, il faut que je te remette dans le contexte : Novembre 1918 le lieutenant Henri d’Aulnay-Pradelle commet un crime, pour continuer la guerre en nous forçant à combattre. Tu tombes dans un trou avec pour seule compagnie, un cheval . En te déterrant, un obus me défigure. Notre amitié née, tu m'aides à m'en remettre doucement mais, sans visage je ne peux vivre, je suis certes un grand dessinateur mais j'ai perdu espoir, je ne serai plus comme avant...Mais toi tu m'as aidé plus que mon propre père pendant mon enfance. Je t'en remercie car tu m'as donné l'envie de créer. Les monuments aux morts, enfin l'arnaque, m'ont permis, sans que je le sache, de me rapprocher de mon père. Mon père, lui, m'a méprisé et m'a renié, je n'avais que ma sœur, elle me manque. Les masques, ces sublimes masques, ils m'ont redonné l'envie de vivre. Je t'avoue que mon favori est le masque de l'oiseau avec comme couleurs le bleu, le jaune et toutes ces paillettes. Il est magnifique mais celui là, tu n'auras pas le loisir de le voir sur moi. Comme je te l'ai dit au début, je suis parti en haut pour, je suppose, un monde meilleur. Je ne supporte plus de vivre la guerre, mon visage, l’espoir, mon père. Au revoir mon ami, prend soin de la petite Louise.
Ton ami, Édouard Péricour
Dans ce film, ce qui m'a le plus touchée, c' est la musique, elle entraîne les personnages, les scènes, tout se déroule avec cette magnifique musique : la bande son au début du film, au moment de l'assaut. Je trouve que les plans sont tous méticuleusement choisis. Les premiers dans la tranchée, avec le filtre, nous donne cette réalité de la guerre pendant les cinq premières minutes. Les acteurs sont tous parfaits dans leur rôle, Édouard m'a beaucoup émue surtout avec cette sublime fin qui m'a laissée sans voix. Mélissa Ehrhard - seconde 1 – Lycée Jean Moulin
2018/02/08 09:15 #d0d3-49b4-99a3-48207aac3261
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Au revoir là-haut », c’est l’histoire d’une arnaque réalisée par deux anciens soldats, l’un comptable, l’autre artiste, après la guerre 14-18, dans l’espoir de prendre « une revanche » sur L’État et d’amasser une jolie somme d’argent.
Deux hommes se rencontrent sur le champ de bataille et tissent des liens profonds. On croira d’abord à une amitié sincère mais en réalité, c’est la sensation d'être redevables l'un envers l'autre qui va les unir. Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart) est mutilé par un éclat d’obus en sauvant la vie d’Albert Maillard (Albert Dupontel), enseveli pendant l’assaut déclenché abusivement par le général Pradelle (Laurent Lafitte). Ce qui s’est passé sur le champ de bataille est décisif dans la vie de ces trois hommes et va leur écrire un destin commun. Les profiteurs de guerre, les businessmen avides et les fonctionnaires corrompus y sont dénoncés tout en finesse. Le thème universel des relations père-fils est un autre des ressorts du film.





« Au revoir là-haut » est un film relativement difficile à classer, on y trouve de la comédie, du drame et une pointe de thriller. Il parle du sujet souvent traité qu’est la première guerre mondiale avec cependant une nouvelle vision, celle de l’après : de la difficulté de réinsertion des gueules cassées, de l’impossibilité de retrouver un emploi pour les anciens soldats dans une France qui veut oublier. La guerre, c’est sale. L’après-guerre, peut-être un peu moins, mais tout de même ! Pourtant, tout est beau dans « Au revoir là-haut ». Esthétisme est sans doute le maître mot. De belles couleurs, de splendides jeux de lumières, des décors soignés, avec une mention spéciale pour des masques de toute beauté. C’est ce qui a pu être reproché au film, c’est ce qui m’a plu.



Le film possède, ce qu’on peut appeler, un casting parfait ! Des comédiens d’enfer qui nous livrent des prestations subtiles, notamment celle de Laurent Lafitte, qui nous rend cette ordure de Pradelle presque sympathique ! Le personnage du père est vraiment charismatique et tout en nuance, ses répliques ingénieuses. L’inspecteur Merlin est hilarant.



L’idée du récit enchâssé est une bonne chose. Elle permet d’aller à l’essentiel, d’ôter les éléments superflus. Le film en ressort rythmé, sans passages à vide malgré sa longue durée (1h57). Les dialogues sont d’une grande qualité. C’est une adaptation géniale du livre de Pierre Lemaître, qui leur a quand même donné une base solide avec une intrique super bien ficelée ! La fin diffère : celle de Dupontel est détonante. Certes un peu clichée mais elle fonctionne !



« Au revoir là-haut » dégage beaucoup d’émotions, on entend dans la salle des éclats de rire, un peu après, on voit les mêmes s’essuyer la larme qu’ils ont au coin de l’œil.

Anna Cottarel - 2°1 – Lycée Jean Moulin
2018/02/12 08:38 #6f60-47b6-ac5f-db2f7e8bde61
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Au Revoir Là-Haut


Au Revoir Là-Haut, film réalisé par Albert Dupontel et sorti en salle le 25 octobre 2017, est une adaptation cinématographique du roman éponyme de Pierre Lemaître.
Deux « gueules cassées » se retrouvent après la Première Guerre mondiale et décident de monter une arnaque aux monuments aux morts pour survivre.

Dans un premier temps, le film relate les horreurs de la guerre : la misère sociale, le dénuement financier des Poilus, la douleur physique des « gueules cassées » mais aussi la douleur morale et la dépendance à la morphine, l’abandon des anciens soldats par la société et la question de : comment affronter les regards lorsque la guerre vous a arraché une partie du corps ?
Dans ce film, on trouve le registre pathétique : le personnage d’Édouard Péricourt interprété par Nahuel Perez-Biscayart a perdu toute la partie basse de son visage lors d’un assaut pendant la guerre et cache son visage avec des masques. Au cours du film, il se lie d’amitié avec une petite fille dont les parents ont disparu à la guerre qui lui redonne la dimension humaine qu’il avait perdu en traduisant les sons qu’il émet, sans pour autant supprimer la douleur et la souffrance qu’il éprouve. Cependant, cette pitié suscitée chez le spectateur est contrebalancée par la gaieté et la folie des personnages et du contexte rendus dans le film par la beauté des masques, leur diversité, le « feu d’artifice » d’inventivité, la surprise du spectateur à la découverte de chaque nouveau masque et l’esthétique des images (les couleurs – les lumières – le son). Le film ne laisse jamais ses spectateurs sombrer dans la tristesse car ils sont sans cesse ballottés entre drame et comédie.

Par ailleurs, le réalisateur, à travers son film, aborde un second thème : celui du scandale « business » que certaines personnes ont fait sur le dos des morts après la guerre. En effet, à certains moments la pitié laisse place à la colère et au sentiment d’injustice car la société a fait de ses jeunes de la chair à canon et outrage leur mémoire, celle de leur famille et leur dignité en déléguant le rapatriement des corps et leur enterrement à des gens malhonnêtes, incarnés par le personnage de Henri D’Aulnay-Pradelle joué à la perfection par Laurent Lafitte qui, dès l’ouverture, envoie ses soldats à la mort gratuitement alors que les hostilités sont arrêtées. Agit-il ainsi par ambition ? Ou par simple sadisme ?

Ainsi, l’arnaque aux monuments aux morts mise au point par nos deux héros crée comme un soulagement chez le spectateur, c’est une revanche presque anodine qu’ils prennent sur la société qui maltraite les anciens soldats comme eux.

Pour conclure, la réalisation d’Albert Dupontel est un très beau film de guerre et, à mon sens, les images des tranchées qu’il nous livre restent en mémoire au même titre que celles que l’on trouve dans les albums de Tardy.

DUPUY Lisa 2° Lycée Langevin
2018/02/12 22:10 #596b-4bc3-b314-6901092d3f41
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Bastien Capart, Terminale L Lycée Vauban Aire sur la lys
“Beau, Drôle et Émouvant”
Au-revoir Là-Haut, Albert Dupontel

Albert Dupontel dans son film Au revoir là haut nous raconte l’histoire de deux soldats Albert Maillard et Edouard Péricourt qui se retrouvent à l’aube de l’armistice et de la fin de la guerre. Ces deux hommes sont liés par leur amitié et leur vécu et vont devoir sous les ordres du lieutenant Lafitte mener une ultime bataille contre les allemands. Cette bataille engendra un changement global dans la vie d’Edouard qui, par ses séquelles devint une gueule cassée. De retour à la vie civile, Maillard et lui vont se retrouver être les auteurs d’une arnaque aux monuments aux morts afin de pouvoir partir en Afrique avec assez d’argent pour se forger une nouvelle vie hors de leur passé.


Tout d’abord le film est un concentré de bons moments, je tiens à dire que j’ai passé un agréable moment du début à la fin particulièrement grâce au visuel mis en avant et à la psychologie des personnages même si j’aurais préféré que ce dernier point soit encore plus développé. Puisque l’intrigue principale se concentre majoritairement autour de l'arnaque des monuments aux morts délaissant certains points de l’histoire qui auraient pu être davantage développés et exploités (comme la dépendance à la morphine d’Edouard).
Pour parler plus en détails, les personnages sont compréhensibles et développés excepté cependant le Lieutenant Pradelle interprété par Laurent Lafitte qui se trouve être le “méchant” de l’histoire sous prétexte qu’il “aime la guerre”, donc voilà... Néanmoins, le film joue avec les personnalités ambiguës de certains de ces personnages se jouant du spectateur comme en ce qui concerne Madeleine Péricourt interprétée par Émilie Dequenne qui semble être à première vue une femme innocente - refoulant une manipulatrice hors paire.

Les acteurs jouent particulièrement bien pour la grande majorité mais étrangement l’on éprouve un coup de coeur pour le père d'Édouard en particulier interprété par Niels Arestrup qui est l'allégorie du parfait “C*n*a*d” de l’histoire et pourtant après plusieurs révélations, il arrive tout de même à nous faire chavirer. Pourtant lors de la première description du personnage, lors d’un flashback de Edouard nous laissant entrevoir son enfance, le fils qualifie le père de “g*o* c*n”. Cette exposition du personnage marquante par un jeu de cadrage (discussion entre Pradelle et Marcel avec champs contre champs) et cette vision du personnage perdure jusqu'à la fin de l'histoire.

Albert Dupontel sait comment transmettre une émotion au spectateur et pour cela il utilise beaucoup l’image et le cadrage. On peut également citer par exemple la scène où Albert Maillard, homme du peuple, se confronte au père et à la sœur d'Edouard lors d'un dîner.
Au travers du personnage qui prend des gorgées de champagne, l’on ressent un lourd malaise aussi transcrit par le cadrage puisque un plan durant à peine 4 secondes remplace la famille d'Edouard par de grandes coupes de champagne à gauche et à droite le fameux Edouard, ne laissant que peu de place à Maillard. Dans le cadre des parallèles entre les classes sociales qui sont faites via le cadrage et le champ contre champ dans cette scène, il y a d'autres exemples comme la scène où le lieutenant Lafitte et le père d'Edouard ont une confrontation au cours de laquelle le plus âgé -par sa richesse et sa puissance- est cadré en contre-plongée et où les rôles s'inversent quand le lieutenant Lafitte est supérieur à Marcel alors que ce dernier est filmé en plongée après sa chute.

La réalisation est en elle même dingue, il y a un grand nombre de plans séquence magnifiques, qui ont sans aucun doute demandé un travail monstrueux, particulièrement dans la scène du bal qui est marquante quand la femme danse et tournoie entre des verres pendant que les hommes autour en rajoutent alors que la caméra suit la scène en traveling.
Mais ce qui peut être considéré comme le mieux fait dans ce film est l’importance de l’image et des décors (on note l'omniprésence de reflets ou encore de barreaux) montrant que nos personnages restent ainsi prisonniers de leur condition sociale et de leur passé c’est-à-dire de la guerre qui est inoubliable et qui a notamment marqué Mallard, qui a perdu son travail de comptable, et Edouard, qui a perdu son visage, se retrouvant “gueule cassée”.
Ceci n’étant bien entendu qu’un des nombreux exemples parmis tant d’autres que vous vous amuserez à trouver et à comprendre.

L’un des éléments qui passe aussi beaucoup par l’image dans ce film sont les émotions d'Edouard subtilement représentées par ses masques (ses prothèses) qui permettent la lecture faciale de ses sentiments Ces masques sont également la retranscription de l’esprit artistique du personnage qui durant la guerre faisait des dessins, et maintenant crée ses masques et dessine des monuments aux morts. On pourrait noter un masque de lion fait en billets de banque lorsque Edouard se sent puissant ou le premier masque qu'il se crée qui lui permet de redevenir humain ou encore un fantastique masque de paon qui lui permettra de prendre son envol..

Au revoir là haut est à coup sûr le meilleur film français vu en 2017 et deviendra (on l’espère) par la suite, culte. Après avoir remporté le prix Renoir des lycéens sans doute...
2018/02/12 22:28 #5da8-4bd0-a95d-081121137528
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Coralie Caboche, Terminale L,

Le film “Au revoir là-haut” a été réalisé par Albert Dupontel, c’est l’adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, paru en 2013. Le film fait le récit de l’interrogatoire au Maroc d’Albert Maillard, un comptable, au sujet de son rôle dans la Première Guerre Mondiale, il sera amené à parler de son ami Edouard Péricourt, un homme défiguré par la guerre qu’il a pris sous son aile, le cachant de sa famille, ainsi que de l’escroquerie qu’ils ont menée ensemble. La justesse de cette adaptation filmique a fait augmenter les ventes du roman de P. Lemaitre et je pourrais justifier le succès de ce film grâce aux émotions qu’il dégage et qui tiennent le spectateur en haleine jusqu’au bout.

Tout d’abord, le film nous fait le récit tragique de la Première Guerre Mondiale au travers des paroles d’Albert Maillard. On nous montre les premières images de cette guerre sans pitié, les mots posés par Albert sont la preuve qu’ il s’agit d’un véritable traumatisme, le spectateur ressent la tension provoquée par la guerre. Les émotions sont très présentes lorsqu’Edouard est blessé, qu’il découvre ce qu’il est devenu, notre coeur se brise à le voir tenter de convaincre Albert de le tuer. On ressent également de la compassion pour ce jeune homme défiguré, lorsqu’Albert le fait passer pour mort pour partir avec lui et s’en occuper, le séparant à jamais de sa famille, de son prénom, de ce qu’il était avant, c’est à la fois un renouveau et un déchirement pour le spectateur qui ressent la honte et la peine d’Edouard entraîné par son ami dévoué.

Par la suite, les émotions retrouvent leur importance lorsque les deux amis s’installent à Paris et qu’Edouard, passionné de peinture et d’arts, commence à créer des masques, à partir de ce moment il a trouvé un moyen de renaître, de s’accepter un peu plus. Le spectateur prend plaisir à découvrir les masques qui reflètent son excentricité et ses émotions du moment. Edouard est un personnage attachant à cause de ce qui lui est arrivé premièrement, on prend pitié de sa situation puisqu’il est forcé de se cacher l’horreur de son visage défiguré derrière un masque pour s’accepter. Il arrive cependant à faire naître du comique grâce à sa manière de faire vivre chacun de ses masques, son personnage a quelque chose de magique et d’enchanteur dans sa manière de transformer ses trouvailles en sublimes masques colorés ou sobres qui le rendent énigmatique, parfois drôle, parfois simplement surréaliste. Mais le personnage d’Edouard est également attachant grâce au jeu d’acteur touchant de Nahuel Pérez Biscayart qui a su parfaitement incarner cet homme qui cherche à se reconstruire avec son regard comme seule touche de l’ancien “lui” sur son visage. C’est aussi un homme qui souffre de la dispute qu’il avait eue avec son père, provoquant la peur qu’il le rejette à cause de son visage défiguré, ce qui l’avait poussé à demander sa mort aux archives.

Enfin, le film est à l’apogée de ses émotions lors des retrouvailles émouvantes et déchirantes d’Edouard avec son père, celui-ci a retrouvé la trace de son fils grâce à l’escroquerie des monuments aux morts qu’il a faite avec Albert et dont ce père est la victime. Pour Edouard, se cacher derrière un masque permet de mentir sur la profondeur de ses émotions mais face à son père ses yeux ne peuvent plus mentir, lorsque son père le reconnaît grâce à son regard d’un bleu pur et qu’il le prend dans ses bras Edouard ne peut retenir ses larmes.
Ce n’est qu’à ce moment-là qu’Edouard semble avoir fait la paix avec lui-même, après avoir retrouvé l’estime de son père il se libère et se jette du balcon, son masque d’oiseau était prémonitoire de son geste, il prend son envol, il met fin à sa vie après avoir vécu un moment de joie, après avoir expérimenté tout ce qu’il pouvait grâce à ses masques. Le spectateur ressent un véritable ascenseur émotionnel face à la joie de ces retrouvailles de bonnes augures puis face à la précipitation de cette décision déchirante, c’est un moment prenant, la beauté de la scène est à couper le souffle, le tout en un mélange entre l’obscurité de la nuit et la lumière scintillante des immeubles et des phares des voitures. Rien que pour cette scène le film vaut le coup d’être vu.

Pour conclure, c’est un film à la fois tragique et profondément touchant avec quelques touches de comiques grâce à Edouard, un personnage qui se cherche et joue de ses multiples facettes représentées par ses masques, épaulé par son ami Albert sans qui rien n’aurait été possible. Un film exceptionnel qui ne laisse pas de répit au spectateur par le jeu incroyable de ses acteurs.
2018/02/12 22:35 #0b70-4946-a6ff-89a55e52a21d
Lycée Vauban, Aire sur la Lys, académie de Lille
Emma Bernard et Eva Lelièvre,


Au revoir là-haut, film français réalisé par Albert Dupontel, est une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaître, prix goncourt 2013. C’est l’histoire de deux rescapés des tranchées, Albert Maillard (Albert Dupontel) et Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) en quête de reconnaissance, qui vont monter une escroquerie. En parallèle, on suit également l’histoire de leur ancien lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle (Laurent Lafitte), lui aussi escroc. C’est un film lyrique et poétique, qui s’applique à dépeindre les sentiments des personnages d’une manière artistique.

Edouard Péricourt est un garçon d’une vingtaine d’années, envoyé sur le front. Lors d’une dernière offensive inutile (l’armistice allait être signé), il est défiguré et devient une gueule cassée. Il demande alors à son compagnon de tranchées, Albert Maillard, de le déclarer mort pour qu’il n’ait pas à rentrer chez lui, où se trouve un père trop exigeant. Edouard aime faire des croquis, et se trouve être un bon dessinateur, alors après une période sombre où il ne s’intéresse qu’à la prochaine dose de morphine qu’il va prendre, il décide de se relever et pour cela, commence à fabriquer des masques pour cacher la moitié basse de son visage, décharnée. Une petite fille orpheline l’aide à se faire comprendre, car ses cordes vocales ont été endommagées, il reprend alors goût à la vie. On sent à travers son regard bleu vif, ses gestes théâtraux et ses masques originaux, colorés et excentriques son besoin de reconnaissance, de faire à nouveau partie de la vie. Et dans ce monde saugrenu, au milieu des années folles, avec des poupées géantes et caricaturales des dirigeants français, un costume jaune canari, des masques farfelus, des pieds dansant le charleston sur une table entre des verres de champagne, on se croirait dans un film de Tim Burton version française, où l’esthétique tient une grande place mais ne trône pas au détriment des sentiments, qui sont pourtant délicatement peints.

Dans ces émotions au premier plan, on peut voir par exemple le besoin de reconnaissance dont souffre Edouard, et qui sera comblé par une petite fille, qui débarque chez lui et le guérit en acceptant sa blessure. L’amour maladroit d’Albert pour Pauline, la bonne des Péricourt (Mélanie Thierry), qui cueille des roses derrière les grilles de la demeure des Péricourt mais qui s’en libérera. L’amour de la violence et de la guerre, l’ironie, le mépris, l’égoïsme et la recherche du pouvoir et de l’argent incarnés par un personnage sans grandes nuances joué par Laurent Lafitte. L’amitié tendre d’Edouard et d’Albert, ancien comptable qui accepte de travailler sans relâche et de voler l’argent d’une banque pour financer le projet de son ami. Et puis la relation compliquée entre Edouard et son père, exigeant et strict, qui pourtant aime son fils. Dans l’une des scènes finales, ils se retrouvent et Edouard n’a pas besoin de parler pour que l’on ressente l’émotion, palpable, qui se dégage de cette scène. On pourrait distinguer voler dans l’air autour de ces deux personnages le pardon, la reconnaissance, l’amour, le regret, la tristesse mais ce que l’on voit pourtant c’est le dernier envol de ce personnage, qui semblait avoir besoin de cette dernière rencontre pour pouvoir partir en paix.

Tout au long de ce film, on peut donc voir que les couleurs ont une grande importance : les couleurs des masques d’Edouard, l’esthétique importante, et les différentes couleurs de ces sentiments décrits à l’écran. C’est un film touchant et poétique. Joli, aurait dit Maillard...
2018/02/14 10:34 #1840-49a3-80bb-dee82bcdb444
Lycée Gambetta, Tourcoing, académie de Lille
CE N’EST QU’UN AU-REVOIR...

Dans son dernier film, Au revoir là-haut, adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître, Albert Dupontel est à la fois réalisateur et acteur.
On y suit les aventures de deux compères survivant des tranchées, Édouard et Albert. L’un est une gueule cassée, il a eu le visage mutilé par un obus allemand lors d’un assaut qui n’aurait pas dû avoir lieu, à la toute fin de la guerre. C’est aussi un artiste baudelairien issu d’une grande famille bourgeoise. L’autre est un modeste comptable condamné à une fuite en avant, soumis aux tempêtes des événements qui le dépassent.
La guerre les a liés pour le pire et, ils l’espèrent aussi, pour le meilleur.
Ensemble, ils montent une vaste escroquerie aux monuments aux morts et retrouvent sur leur route le lieutenant Pradelle, l’homme dont les vices ont causé leurs malheurs.

Grâce à son talent de réalisateur et d’acteur, Albert Dupontel nous offre à voir une fresque historique : celle d’une France saignée à blanc par la guerre qui espère se reconstruire.
Inspiré de faits historiques, le film est le reflet de cette France-là, celle qui a la gueule cassée et qui aspire à la paix.

Les acteurs ont fait un travail remarquable. Ils ont réussi à distiller des pointes d’humour et de comédie dans cette œuvre noire. Les moments les plus dramatiques voient leurs tensions diminuées par une mise en scène burlesque qui arrache le rire du spectateur. Cette alliance étrange du tragique et du comique nous fait penser parfois aux tragi-comédies de William Shakespeare.
Nahuel Perez Biscayart réussit l’exploit de toucher le spectateur sans rien dire et Albert Dupontel joue de son corps avec un brio remarquable. Le corps parle, les mots se taisent.

L’une des grandes forces de cette œuvre est son esthétique remarquable. Le festival de couleurs (décors, costumes, masques, peintures) nous fait revivre cette France des folles années de l'après- guerre. C’est la valse des couleurs après la danse macabre.

Film aux mille nuances qui nous donne à voir des portraits de héros et d’ordures, il est aussi un questionnement sur les traumatismes de la guerre, la manière dont un pays se réveille après le cauchemar. On aurait pu craindre un hommage aux morts, on a un hymne à la vie.
J.Prez
2018/02/14 11:24 #6cae-4b42-9b3d-0d42c27b3ac0
Lycée PRO Tazieff, Saint Paul lès Dax, académie de Bordeaux
Au Revoir Là- Haut le film sur la première guerre mondiale
Dans le contexte du prix Jean Renoir, la classe de 2 logistique est allée voir Au Revoir Là-Haut.
Au Revoir Là- Haut, le roman de Pierre Lemaître a été adapté en film par Albert Dupontel. L’histoire débute au Maroc, dans une gendarmerie, Albert Maillard, l’un des personnages principaux, raconte son passé en tant qu’ancien combattant de la première guerre mondiale : devenu célibataire suite à une rupture avec sa fiancée, fauché car il a perdu son emploi, il sera obligé de vivre avec son ami Edouard Péricourt, et de travailler dans la publicité comme homme sandwich…
Edouard, est aussi un ancien combattant qui a sauvé Albert pendant la guerre, mais pour son malheur il a reçu un obus qui le défigure complétement…Issu d’une famille bourgeoise, il ne veut pas pour autant de reconstruction plastique. Il décide de mettre des masques qui vont changer selon son humeur.
Edouard et Albert vont monter une anarque aux monuments aux morts. Avec Louise, une orpheline de guerre qu’ils ont adoptée, ils vont s’enrichir.
Ce film m’a plu notamment l’anadiplose et les effets spéciaux. Les jeux de lumière mettent en valeur l’action, les personnages comme dans la scène où Pradelle est dans le noir d’une tranchée progressivement éclairé par la lueur de son cigare ; il apparait de suite comme le méchant !
Amjad Azzaoui

Dans la peau de Dupontel
Le film Au Revoir Là- Haut, sorti en octobre 2017 en salle, est l’adaptation du roman de Pierre Lemaître. Albert Dupontel incarne Albert Maillard et réalise le film, Nahuel Perez Biscayard joue Edouard, une gueule cassée et Laurent Lafitte le méchant du film.
L’histoire évoque la difficulté des combattants durant la première guerre mondiale et leur réinsertion sociale après.
Ce film dure plus de 2 heures, mais il m’a paru assez rapide car il y a un maximum d’action et donc vraiment pas de temps mort…
Pierre Gory
Un film d’après-guerre
Je vais vous parler d’un film qui s’intitule Au Revoir Là- Haut, il a été réalisé par Albert Dupontel. On retrouve trois personnages principaux : Albert Maillard, Edouard Péricourt et Pradelle. Le film commence sur un champ de bataille avant l’armistice de la première guerre mondiale, Albert regarde Edouard dessiner. Puis le conflit entre les français et les allemands reprend, et Edouard, blessé, est amené à l’hôpital. Albert prend son jeune ami sous son aile et c’est ici que l’histoire va s’enchainer.
J’ai bien aimé ce film car il y avait de l’action dès le début et l’histoire m’a intéressé. J’ai trouvé dommage qu’Edouard ait caché à son père qu’il était vivant. Dans ce film, le moment que j’ai préféré est celui sur le champ de bataille car il y a énormément d’action. Celui que j’ai le moins aimé c’est quand Edouard saute dans le vide, on s’est attaché à lui, à son caractère et il est très bien joué par Nahuel Perez Biscayard.
Je conseille grandement ce film très intéressant.
Adrien Herrero

Au Revoir Là- Haut est une adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître, réalisé par Albert Dupontel. Ce film raconte l’histoire de deux rescapés de la grande guerre, Albert Maillard et Edouard Péricourt. Pendant le conflit, Albert a sauvé la vie d’Edouard et va s’occuper de lui après la fin des hostilités. Péricourt est mutilé au visage à cause d’un obus, il vit mal le fait d’avoir perdu une partie de son visage. Dans le film, il va fabriquer ses propres masques pour cacher ses blessures plutôt que de subir une reconstruction faciale ; Albert et lui vont monter une anarque aux monuments aux morts pour se faire de l’argent. Le film parle aussi des histoires familiales d’Edouard car cette escroquerie est en fait une double vengeance : envers la société et aussi son père.
Le sujet du film est intéressant car il reprend des thèmes d’histoire, par exemple dans la scène où Edouard découvre son visage mutilé, c’est tout le ressenti des gueules cassées de la première guerre mondiale.
Timmy Dupont
Au Revoir Là- Haut : l’histoire d’un soldat et de son ami gueule cassée
Au Revoir Là- Haut est un film adapté du roman de Pierre Lemaître, réalisé par Albert Dupontel, et avec des acteurs comme Nahuel Perez Biscayard, Laurent Lafitte, Emilie Dequesnne , Niels Arestrup…
Le film se construit sur une anadiplose, Albert (Albert Dupontel) est interrogé par les gendarmes au Maroc sur la mort de Pradelle, ce qui va permettre le récit de l’histoire et là, flash-back !
Thibault Lemaire
Les morts comptent plus que les vivants !
Au Revoir Là- Haut est un film d’Albert Dupontel de 2017, les personnages sont Albert, Edouard, Pradelle Madeleine, le père et Louise.
C’est un film sur la première guerre mondiale. Albert est tombé et Edouard va le sauver. Une fois sorti de là, Edouard reçoit un obus ce qui va entièrement lui arracher la mâchoire. Albert va tout faire pour aider son ami qui vient de lui sauver la vie.
Edouard sera soigné un peu plus tard puis ils vont monter ensemble une escroquerie.
Le film m’a permis de voir à quoi ressembler une gueule cassée après la première guerre mondiale. Le long métrage est très prenant car il ya beaucoup d’action ; on ne voit pas le temps passer malgré ses deux heures.
Au niveau des personnages, Pradelle joue très bien la comédie du méchant, c’est le personnage que tout le monde déteste, il meurt dans un trou avec un masque de cheval ce qui rappelle bien sûr le début du film.
Le film nous montre aussi que les hommes s’occupent parfois plus des morts que des vivants…
Lucas Rojao

2018/02/14 14:20 #8351-47a3-a1cf-374aa21b8a7c
Lycée Queneau, Yvetot, académie de Rouen
Au revoir là haut est un film très bien réalisé. Il y a des similitudes et aussi des scènes inventées par rapport au roman, ou changées comme la cause du décès du jeune Edouard, mais cela ne nous empêche pas d’apprécier. Les plans choisis nous emmènent, nous spectateurs, directement sur les lieux, comme les premières minutes qui se passent au front, dans les tranchées. C’est la scène la plus marquante pour moi, quand Albert est dans un trou d’obus, qu'il est enseveli sous la terre et pour survivre doit prendre l'oxygène dans la bouche de ce cheval avec lequel il se retrouve nez à nez, ce qui doit être horrible à vivre! Les lieux choisis sont bien en accord avec l'histoire, et les images retouchées nous font croire que le film a été tourné dans les années 20, ce qui nous renvoie à l'époque en ne l'ayant même pas vécue; c'est fantastique pour nous lycéens de découvrir à travers ce film l'ambiance qu'il y avait autrefois!

Les acteurs ont été bien choisis comme Nahuel Perez Biscayart , il jouait parfaitement le rôle du jeune homme déçu et surtout en colère, non seulement contre son père mais aussi contre la société. Ses masques sont faits à partir de ses différentes humeurs, ce qui donne de la réalité au jeu d'acteur. Mais ces masques font aussi référence à des œuvres d’art: lorsque nous voyons ces masques et reconnaissons les références, nous sommes contents!

Enfin, terminons par une scène très surprenante à mon avis, quand Edouard retrouve son père: on pense qu'ils vont se reparler, que tout va enfin se passer pour le mieux entre eux, mais le jeune homme décide de se suicider avec le masque d'oiseau. Cette scène, je l'interprète plutôt comme un envol vers la liberté.

Maëva Guerin, 1L2
2018/02/20 11:54 #ff91-48e4-b4a9-f147d577fc07
Lycée PRO Audubon, Coueron, académie de Nantes
Une recette d'origine française, de genre comédie dramatique réalisée par Pierre Lemaître.

Ingrédients :
2 amis
1 guerre
10g de trahison
1 gueule cassée
1 famille croyant à la mort de son fils
100g de tristesse
2 identités mélangées
500g de dessin
5g d'amour
2 sacs remplis d'argent
1 fin choquante

Mélanger le tout pendant 1h57 pour obtenir le film d'Albert Dupontel « Au revoir là-haut ».

Killian Cormier, Bayram Türkgüzeli, Maxime Segaud.
2018/02/23 08:46 #aca9-4b92-bebe-31321aff254a
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Au revoir là-haut.


Ce film a était réalisé par Albert Dupontel . C'est une adaptation du roman de
Pierre Lemaitre.
On m’a demandé de m’exprimer sur le films « Au revoir la- haut ».
Pour ma part je pense que ce film peut être aimé par tous les spectateurs , adultes comme jeunes. En effet, il s'agit de deux amis qui se sont sauvés mutuellement la vie dans les tranchées durant la fin de la première guerre mondiale.
L'un deux devient une gueule cassés et on ressent beaucoup d'émotions car sur le moment il veut juste mourir mais l'amitié va les sauver.
Edouard se fabrique lui même des masques artistiques c'est justement pour ce côté là que j'ai bien aimé ce film.
Mais aussi, et surtout , pour les émotions qu'il dégage . Comme par exemple quand le père d’Édouard découvre que c'est son fils qui a crée des faux monuments aux morts alors qu'il devrait être mort. Cette scène m' a beaucoup marqué car il retrouve son fils puis s'excuse de ne pas avoir vu qu'il était très doué pour l'art . Ils s’enlacent puis Douar se suicide c'est une scène qui m' a laissé sans voix et surtout on ne s'y attendait pas. Alors que pour tout le reste du film on savait toujours un petit peu la suite.
Dans l'ensemble c'est un super beau films on y retrouve de la comédie , du drame , de l'action et c 'est pour toutes ses raisons que je le conseille à tous les gens que je croise .
Nicolas Dessery
2018/02/23 08:51 #11a4-41a9-882e-11bfd344f05e
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
On a apprécie le film «  Au revoir là- haut » car il était très intéressant, très bien documenté sur la première guerre mondiale et à la fois on était ému. Grâce a ce film,on a découvert une histoire passionnante , imaginée par un romancier au Goncourt, et un film remarquable.
L’histoire, les acteurs, la musique et la mise en scène… tout était impeccable. On s’attache et l’émotion est intense à chaque instant. « Au revoir la-haut », c’est un homme, deux hommes qui se faufilent dans l’entre deux guerres pour réussir a vivre.Ce film est vraiment marquant, il parvient a faire rire quand on pleure, et pleurer lorsqu’on rit.
Un grand merci à son réalisateur Albert Dupontel .
Sara Termoul
Vanina Vanini
2PROD
2018/02/26 10:07 #227e-4f7e-8741-707d84430ecd
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
L'histoire se déroule en trois années,1918, 1919 et 1920. Dans une première partie, Albert Maillard, le personnage principal, est interrogé dans un commissariat au Maroc en Novembre 1920 sur son implication dans la guerre ainsi que sa rencontre avec Édouard Péricourt. Des questionnements liés à une affaire d’escroquerie à la fausse vente de monuments aux morts ont été évoqués. Le film se poursuit par des scènes, le 9 novembre 1918, dans les tranchées où la brutalité des combats, l'infamie du lieutenant Pradelle et la blessure horrible d’Édouard y sont exposés. Albert poursuit son histoire en 1919 où il y raconte le plan que son ami et lui ont mis en place pour escroquer le père d’Édouard, un riche industrielle maire du 8éme arrondissement de paris qui a su profiter de la guerre pour s'enrichir.


Au revoir là-haut est un film basé sur l'anticapitalisme et dénonce les profiteur de guerre qui ont su s’enrichir grâce à celle-ci. Notamment la scène où la petite fille orpheline lit, lors d'une fête un peu folle, une feuille où elle accuse tout ceux qui «ont déclenché la guerre, qui ont aimé la faire, qui en ont profité» avant de déclarer symboliquement la mort aux personnages aux masques grossiers. Ce film traite des gueules cassées et des séquelles physiques et psychologiques atroces. Le personnage est obligé de se confectionner des masques pour retrouver un visage normal. Édouard refuse même de retrouver sa famille et surtout son père avec lequel il était constamment en conflit. Contre l'avis de son père, il est parti à la guerre. Revenir avec sa gueule cassée serait alors donner raison à son père. Certains faits dans le film ont bien existé comme les arnaques aux monuments aux morts et les fossoyeurs qui enterrent des morts aux mauvais endroits ou qui s’arrangent pour les faire rentrer dans les dimensions des cercueils.

Ce film utilise beaucoup de plans rapprochés surtout sur le visage masqué d’Édouard.



Dans l'ensemble, j’ai adoré ce film malgré quelques points négatifs comme un trop grand nombre de coïncidences improbables, par exemple le fait que le gendarme soit le père du jeune qui a été tué par Pradelle au début du film, ou bien que Pradelle se soit rapproché de la famille d’Édouard. Mais pour moi, ce film est génial et captivant jusqu-à la fin. Le jeu des acteurs est aussi remarquable, et particulièrement celui de Laurent Lafitte qui interprète le lieutenant Pradelle. Pour l'instant, au revoir là-haut est mon film préféré du prix Jean Renoir.





Mario Da Mota – 2-1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/04 19:17 #d3f6-4fb6-9b22-5de1ad547e94
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Sorti le 25 octobre 2017, Au revoir là-haut est un film français réalisé par Albert Dupontel. Le long-métrage est une adaptation du livre du même nom publié en 2013 et écrit par Pierre Lemaitre. Le livre a notamment gagné le prix Goncourt. Le film a fait plus de 500 000 entrées en France.

L'histoire de ce film se déroule à la fin de la Première Guerre Mondiale et un peu après. Durant la guerre, un des personnages, artiste dans l'âme, se fait défigurer pas un obus. Il se fait passer pour mort en échangeant son identité avec un défunt soldat.
L'ex-soldat artiste loge chez son ami qui l'a sauvé. Un concours de dessin est organisé en mémoire des victimes de la guerre dont l'artiste fait officiellement partie, même s'il est physiquement vivant. C'est son père qui organise ce concours. En parallèle, l'ami de l'artiste est confronté à sa famille qui veut tout savoir de sa mort.

Le film est tourné de façon classique, mettant appui sur le visage des personnages, mais principalement sur l'artiste et ces masques lui faisant office de visage.

Ce film est rempli d'humour, d'émotions. Il plaira aux petits comme aux grands.

Rodolphe Jardin 1ère L (histoire des arts)
2018/03/05 18:03 #bf31-4fbd-8f7e-96cd6b02d820
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Un film tel que «au revoir là-haut » peut- il plaire à des élèves de seconde professionnelle ?


Pour commencer, le super scénario.
Le film démarre lors de la fin de la première guerre mondiale, puis il se poursuit dans l’immédiat après- guerre. On peut y voir la difficulté pour les rescapés de la guerre à se réadapter dans la société. Le personnage principal nous raconte sa rencontre avec Edouard, sa mort dans les archives, leurs détournements d’argent.


Ensuite, la musique, magnifique.
Elle est présente tout le long du film et elle intensifie nos émotions.
Par exemple, le moment ou Edouard et son père se revoit à la fin du film, avant que celui-ci se décide de mettre fin à ses jours.


Pour terminer, des émotions variées.
La relation entre Edouard et son père tout au long du film est spéciale, elle nous rapproche des personnages car nous sommes en mesure de nous mettre à leur place.
On ressent toutes les émotions car elles sont très bien exprimées.
On peut citer la tristesse (de ne pas être mort en soldat honorable), ainsi que la joie (scène où il montre toute sa collection de masque), en passant par la peur (que son père le revoit dans cet état).


En conclusion, le film «au revoir la- haut » peux plaire à des élèves de seconde professionnelle car le scénario est excellent, les émotions transmises par le biais du film sont intenses et la musique les amplifie. Malgré cela je peux concevoir que le film «au revoir la- haut » ne plaise pas à tout le monde, à cause de quelques scènes très violentes par exemple.


Maelyss
2018/03/05 18:05 #057e-437d-8222-260e1cdc251b
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Le film «au revoir la- haut d’Albert Dupontel m'a-t-il intéressée ? pourquoi ?

Ce film m'a beaucoup plu car c'est un film historique et une comédie dramatique sur la fin de la première guerre mondiale. Le personnage principal explique son "aventure" a la guerre à un gendarme donc tout le long du film on peut constater que c'est un flash-back.

C'est un film plutôt émouvant, ça nous permet un peu de se mettre à la place des personnes qui ont vécu ces années de guerre ? Ca permet aussi de comprendre qu'ils ont eu de la misère à rentrer chez eux ; comme de personnage principal dit que "la guerre est terminée depuis novembre et qu'ils étaient en mars.
J'aime beaucoup la fusion entre les deux personnages principaux : au cours de la dernière bataille Albert se retrouve dans un trou avec un cheval, et c’est celui qui deviendra son ami qui le sauve d’un ensevelissement certain.

On peut voir, enfin, que c'est un film avec un côté artistique : Edward dessine au début des dessin au fusain dans les tranchées des soldats, en rentrent de la guerre il se met à faire des masques pour cacher son visage. Il en fait de toutes sortes, mais mon préféré était celui de l'oiseau, plein de couleurs de paillettes bleues.
Voilà pourquoi je conseille ce film !
Océane
2018/03/05 18:06 #c1a6-4528-9dae-03e9f38540d6
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
« Au Revoir Là-haut » est un film de Albert Dupontel sorti le 25 Octobre 2017, il raconte l'histoire de deux rescapés de tranchées. L'un était un dessinateur de talent, l'autre un ancien comptable, ils décident ensemble de monter une arnaque pour des monuments aux morts. L'histoire se déroule en Novembre 1919, dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.
Cette comédie dramatique a une intrigue qui nous a tenu en haleine jusqu'à la fin du film.
Ce qui m'a plu dans ce film était tout d'abord le genre du film, que j'apprécie fortement. En effet il y a des moments pleins d'humour, comme par exemple lorsque la petite fille prenait la parole à la place du blessé ou ils sont en train de faire la fête et qu'ils font une mise en scène pour "humilier" tous les chefs de guerre.
Les moments dramatiques, tels que la trahison du lieutenant avec ses soldats ou lorsque le rescapé de guerre découvre son nouveau visage sont assez mouvementés par la suite, ce qui fait que nous avons pu être attentif au film.
Tous les rebondissements sont inattendus, nous ne savons jamais à quel moment il y aura une scène importante à la compréhension de l'histoire, la fin était tout particulièrement dramatique.
Ce film est vraiment une superbe occasion de se surprendre soi-même, chaque personnage a un rôle bien spécial et important, chaque personnage à sa manière, est unique et attachant.

Lola Lefebvre, 2MES
2018/03/05 18:07 #b8a4-4b75-ade3-f6dcf66c48b8
Lycée PRO Le Corbusler, Tourcoing, académie de Lille
Au revoir là-haut est une œuvre cinématographique française écrite et réalisée par Albert Dupontel. Sorti en 2017, ce film est une adaptation du roman de l’écrivain Pierre Lemaitre paru en août 2013. Mélangeant à la fois amour, action ainsi que comédie de la meilleure manière qui soit, le film se voit nominé d’une dizaine de Césars à cette 43e cérémonie récompensant les meilleures productions françaises.

Aujourd’hui, je dois argumenter mon avis sur la question suivante : « Pensez-vous que ce film est intéressant et l’avez-vous bien aimé ? »

Pour commencer, au niveau de l’écriture, c’est un chef-d’œuvre, le scénario, écrit par Albert Dupontel lui-même ainsi qui l’écrivain Pierre Lemaitre, est une merveille. L’histoire générale est bien imaginée car elle contraste avec la plupart des films de guerre, où il n’y a que très peu d’espoir et d’émerveillement et où la majorité de l’œuvre est centrée sur les combats et le front. Ici le film est beaucoup centré sur l’art et la création, qui est symbole d’espérance, de renouveau.
Ensuite, visuellement, c’est très bon. Que ce soit les choix colorimétriques, les cadrages, les choix graphiques, les symboles et les références, tout est pensé et réfléchi. Chaque plan donne de l’importance à un élément en particulier pour y attirer le regard du spectateur, qu’il se concentre dessus et fasse abstraction du reste. Si d’autres cadrages avaient été choisis, cela aurait pu donner une autre tournure au film. On a aussi un rappel des couleurs en fonction des différentes scènes, on peut prendre comme exemple les plans de la demeure de Marcel Péricourt, on y retrouve toujours des couleurs assez chaudes, assez contrastés, qui ont tout leur sens dans ce genre de lieu. Tandis que dans l’endroit où vit Édouard ainsi qu’Albert, nous avons des tons plutôt froids, voir bleutés et une image peu contrastée, plate. Ces détails vont produire chez le public un effet de déjà vu et la personne va très vite reconnaître les différents lieux. Tous ces éléments en font un film visuellement plutôt intéressant à visionner et à étudier.


Enfin, c’est un film qui fera date dans les choix de cadrage et de mouvements de caméra pour filmer la guerre. On peut voir dans l’arrivée du gradé un hommage à Kubrick « les sentiers de la Gloire ». D’ailleurs ici aussi ce gradé envoie les soldats à la mort. Le choix des travelings, de la caméra subjective nous place au cœur des combats et nous fait ressentir toute l’angoisse des soldats.
Pour toutes ses raisons, et bien d’autres encore, je ne peux que conseiller de voir ce film aux 5 césars !
Valentin

2018/03/05 22:55 #b93a-4116-835a-72097696cb53
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Lindsay ROBINOT-JONES
1ère L1
Comparaison entre le roman Au Revoir Là-Haut de Pierre Lemaître et son adaptation au cinéma par Albert Dupontel

Le roman Au Revoir Là-Haut de Pierre Lemaître, récompensé par le prix Goncourt en 2013, est un roman magnifiquement écrit avec subtilité et une pointe d’humour, mais également très vivant, très réel, ainsi propice à une adaptation cinématographique. Albert Dupontel propose une très belle adaptation du livre au cinéma, qui est relativement fidèle malgré certaines modifications. Globalement, le film de Dupontel donne vie et émotion à cette œuvre littéraire, tout en y ajoutant une pointe d’optimisme.
A priori, le film est plutôt fidèle au livre, puisqu’on y retrouve l’essentiel de l’action dramatique et des personnages. Deux rescapés de la Grande Guerre, l’un artiste et idéaliste, l’autre comptable et rationnel mais également dévoué et attentionné, montent ensemble une arnaque aux monuments aux morts. On retrouve les gueules cassées, les scènes de guerre, l’arnaque aux monuments aux morts, le carnage barbare et vain de la première guerre mondiale, la puissance des banques, l’hypocrisie et la bassesse de la société française de l’époque : notamment à travers le personnage comique et ridicule du maire. Les personnages correspondent, pour la plupart, à ceux du roman. Monsieur Péricourt est très fidèle au personnage du livre. L’acteur Niels Astrup incarne un père aigri et renfermé, mais rationnel et intelligent, qui se transforme peu à peu en père plein de remords, expressif et émotif, tout comme le personnage original créé par Lemaître. Madeleine est également fidèle à la description du livre, avec son intelligence et sa force extraordinaire, même si elle est un peu plus jolie que prévu. L’acteur interprétant Pradelle, Laurent Lafitte, incarne parfaitement le rôle de l’homme ignoble qui met en avant tout ce que la guerre peut produire : un gradé qui tue ses propres soldats et un profiteur égoïste et insensible qui s’enrichit des cadavres de ses compagnons. De plus, certains dialogues entre les personnages sont entièrement fidèles au roman de Lemaître, notamment entre Madeleine et Pradelle dans le lit, lorsque Madeleine affirme : « Ce n’est pas ce que tu fais qui me dérange, c’est ce que tu es », « Ce ne sont pas tes affaires qui ne m’intéressent pas, mon chéri, c’est toi », scène que j’ai trouvée particulièrement réussie.
En outre, les personnages d’Edouard et Albert sont très réussis, ils correspondent à l’image qu’on peut se faire d’eux à partir du livre, même s’ils sont quelque peu embellis. Albert, dans le film, est un homme à la fois rationnel et strict, mais au fond rempli d’amour et de bonté ; très fidèle au personnage du roman. Edouard, réduit à un handicapé improductif par la société, montre justement tout son génie, sa créativité et son émotivité à travers les masques et dessins qu’il faits : le côté artistique d’Edouard est très développé. L’acteur Nahuel Perez Biscayat est un interprète fascinant . Il arrive à montrer, à travers l’unique biais du regard, une multitude d’émotions. Il exprime la douleur, la solitude, la tendresse, la poésie, notamment avec son masque dont la bouche passe d’un sourire à une expression affligée, en fonction de l’humeur du personnage. La sensibilité forte de l’acteur permet une magnifique représentation du personnage d’Edouard, très fidèle à l’œuvre originale. Aussi, les scènes dans lesquelles Edouard se drogue sont très raccourcies dans le film ; on voit peu de seringues. Par la suite le spectateur sait qu’il se drogue mais n’est pas amené à y penser parce qu’il ne voit pas Edouard s’en injecter. Le réalisateur a voulu éviter de donner au personnage l’apparence d’un drogué, pour plutôt insister sur son côté artistique et créatif, avec les masques, les marionnettes, les peintures et les dessins. La drogue est également utilisée plutôt comme un moyen efficace pour faire comprendre au spectateur le passé d’Edouard, puisque les premières injections permettent d’aboutir à un flashback : Edouard a des visions de son père et de lui lorsqu’il était enfant.

Cependant, les personnages, qui sont si bien travaillés dans le livre où l’on découvre de nombreuses facettes de leur personnalité, sont réduits à une vision assez manichéenne dans le film, puisque les méchants sont encore plus méchants, et les gentils, très embellis. En effet, Albert et Edouard, même s’ils sont les héros du roman, sont néanmoins des escrocs et des voleurs, côté peu accentué dans le film. Alors qu’Edouard subit une mort assez tragique dans le roman, qui consiste à se jeter devant une voiture, le film présente sa mort comme un moment intense de gloire où il s’envole après s’être réconcilié avec son père. Aussi, le côté drogué d’Edouard est très diminué dans le film, ainsi que son homosexualité, entièrement supprimée. En revanche, l’antipathie de Pradelle est davantage travaillée dans le film avec le physique de l’acteur mais aussi par la vengeance d’Albert : la mort de Pradelle est le parallèle de la « mort » d’Albert au début, puisqu’Albert enterre Pradelle de la même manière que Pradelle lui avait fait, alors que dans le roman la mort de Pradelle se résume à une phrase de l’épilogue qui évoque un vieux Pradelle, mourant seul à l’âge de soixante-et-onze ans. Ainsi, les personnages pourtant si bien travaillés du roman qui oscillent constamment entre le bien et le mal, entre le respectable et l’immoral, sont réduits au cinéma à des individus typés qui ne peuvent être que très bons ou très mauvais.
La fin est la principale différence entre le livre et le film. Tout d’abord, Albert annonce immédiatement à Pauline qu’il est le voleur ayant vendu les faux monuments aux morts, alors que dans le livre il y a beaucoup d’hésitation de sa part avant de trouver le courage de lui dire, et Albert se montre très angoissé par rapport à cette histoire. Ensuite, la mort de Pradelle est très différente. Pradelle est éjecté dans un trou et recouvert, par Albert ; on a donc une magnifique vengeance qui est le parallèle de ce que Pradelle a fait subir à Albert au début. Puis, alors que dans le roman Edouard et son père ne se retrouvent jamais réellement après la guerre, dans le film, Edouard revoit son père pour la dernière fois puisque son père souhaite rencontrer l’artiste qui a créé les monuments aux morts ; c’est un moment émouvant de retrouvailles et de réconciliation pour les personnages, suivi du choix d’Edouard de se jeter du balcon, au lieu de se jeter devant la voiture de son père comme dans le livre. Ce moment, bien que très inattendu d’un spectateur ayant lu le roman, est assez réussi puisque l’ajout d’un moment émouvant donne une sensation plus finie au film, même si elle embellit encore une fois une fin tragique d’après-guerre.
Dupontel prend des libertés narratives par rapport au roman, mais en gardant bien l’esprit de Pierre Lemaître : on retrouve une poignée du même univers assez noir, cynique mais en même temps tendre et émotionnel du livre, ainsi que de l’humour. Même si le film cherche avant tout le divertissement, par rapport au livre quelque peu cynique qui dénonce davantage la société d’après-guerre, c’est une brillante adaptation de l’œuvre au cinéma qui donne une réelle lueur de vie au livre. Albert Dupontel a créé un film poétique et romanesque, très réfléchi, très sublimé, renfermant du souffle et de l’émotion, qui permet de passer du rire aux larmes en quelques secondes. C’est avant tout un magnifique film sur l’amitié, l’amour et le pardon qui renforce la puissance émotionnelle et donne vie à l’œuvre de Pierre Lemaître.




2018/03/05 22:57 #e3cc-4fc3-8856-0e04b66a3909
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
Étude Comparative de Au Revoir Là-haut

Cela fait plus d’un siècle maintenant que la Première Guerre mondiale a pris fin mais elle a laissé, encore aujourd’hui, une marque indélébile dans les consciences ; Personne ne peut oublier ce qui c’est passé pendant et aucun soldat ne peut oublier ce qui c’est passé après. Un cataclysme tel que la guerre ne pouvait prédire que, pour le soldat lambda, le point parmi ma foule, vivre l’après-guerre serait pire que de mourir. C’est ce qu’évoque le livre de Pierre Lemaître que reprend dans son film Albert Dupontel. Au Revoir Là-haut raconte la bataille d’Édouard Péricourt et d’Albert Maillard pour reprendre leur vie « d’avant ». Mais comment vivre comme avant lorsque vous n’avez plus qu’un trou béant s’étendant du bas du menton jusqu’en bas du nez ? Comment vivre comme avant alors que vous voulez fuir votre véritable identité ? Comment vivre comme avant quand votre fiancée vous a abandonné pour un homme beau, riche, et que vous n’avez plus un sou pour vous habiller correctement ?

Pour résumer un livre de six-cent pages en une heure et demi de film, le réalisateur et acteur Albert Dupontel a dû supprimer bon nombre de scènes pour accélérer l’action. Par exemple, l’inspecteur Joseph Merlin est envoyé par le gouvernement dans le livre. Dans le film, Édouard, qui veut se venger du capitaine d’Aulnay-Pradelle car il a épousé sa sœur, sélectionne un inspecteur n’ayant jamais eu aucune prime et lui envoie une lettre dénonçant une activité suspecte dans les cimetières de guerre pour que ce dernier démasque les combines du capitaine en ce qui concerne les nouvelles inhumations des soldats morts au combat. (Pour que l’affaire soit rentable, la capitaine a en effet décidé d’acheter des cercueils d’un mètre trente pour enterrer des soldats d’un mètre soixante minimum.)

Néanmoins, ce livre a été conçu presque comme un film. En effet, les décors très détaillés, les descriptions précises des personnages et de leurs sentiments grâce au point de vue omniscient et une suite d’action gardant toujours le lecteur en haleine en font une très bonne base pour créer un film. Les dialogues restent pourtant court bien que régulier ce qui ajoute une difficulté pour le réalisateur, le scénariste et le metteur en scène car il faut retranscrire visuellement de nombreuses pensées qui sont internes aux personnages et qu’on ne peut pas percevoir à travers leurs réactions physiques. Le film a très bien surmonté cette difficulté mais au prix de sacrifier la plupart des subtilités des personnages. Le Lieutenant d’Aulnay-Pradelle n’est plus manipulateur, mesquin et cupide. Il est seulement impoli et violent. Albert n’est plus un garçon timide, très long à la compréhension, attaché à la morale mais brillant et fidèle. Il devient juste intelligent et lâche. Louise n’est plus le soutient morale des deux hommes à la franchise débordante et à la discrétion rare. Elle devient le traducteur bon public d’Édouard. Ce dernier n’est plus un peintre critique et provocateur, qui veut ressentir le frisson de l’interdit et qui assume son homosexualité. Il devient un artiste refoulé, rejeté par sa famille. Les bases des personnages sont reprises dans le film dans la mesure où Dupontel a choisi les traits de caractère qu’il a jugés les plus important et les a grossièrement soulignés dans son film. Le côté sans pitié et violent physiquement du capitaine Pradelle par exemple, qui est, s’il devait y en avoir un, l’antagoniste de l’histoire est souligné lorsqu’il tire sur un soldat allemand à terre qui le supplie de lui laisser la vie sauve. Cette scène n’existe pas dans le livre puisque la nature perfide de Pradelle que l’on perçoit grâce au point de vue omniscient s’épanouit bien plus dans la violences psychologique mais surtout symbolique. Dominer Léon Jardin-Beaulieu, un de ses deux associé, par la taille lui procure un plaisir malsain le poussant à toujours se tenir debout pour lui parler (livre). Dupontel prête aussi à Albert un caractère logico-mathématique, en sa qualité de comptable possédant une intelligence au dessus de la moyenne. Lorsqu’il parle aux gendarmes de l’arnaque du « Pont des Soupirs », ils le regardent tous perplexes car ils ne comprennent rien. Ce côté intelligent dans le livre est accompagné d’une lenteur de réflexion, d’un besoin d’un regard d’ensemble qui le met dans des situations difficiles. De plus, les caractéristiques de certains personnages ont été totalement abandonné : l’homosexualité d’Édouard n’est pas du tout prise en compte alors que c’est la raison principale des constantes disputes avec son père (le film propose comme raison le refus de voir Édouard comme un artiste alors que Monsieur Péricourt précise dans le livre qu’il ne lui en aurait pas tenu rigueur si ce n’était « que ça »).

Pour finir, il y a deux points marquants qui sont différents dans le film et dans le livre. La narration, tout d’abord, est radicalement différente. Dans le livre, c’est un point de vue omniscient qui permet au lecteur de connaître toutes les pensées d’une multitude de personnages intradiégétiques. Le film garde cette idée de point de vue omniscient mais ne pouvant pas expliciter toutes les émotions des personnages trouve en la personne d’Albert Maillard un conteur. La narration encadrée s’installe dans une gendarmerie où Albert est en train de raconter toutes les aventures qui les ont conduit, Édouard et lui, à monter pareille escroquerie. Le dénouement des deux supports et lui aussi différent. Le film propose des retrouvailles émouvantes entre Édouard et son père, suivit du suicide de ce dernier qui s’envole comme un oiseau loin du cauchemar qu’il vit depuis la fin de la guerre. Louise, Albert et Pauline, sa fiancée s’enfuient pour les colonies sous le regard bienveillant de l’officier de la gendarmerie qui laisse Albert partir car il a causé la mort du capitaine Pradelle. Le gendarme est en fait le père du plus jeune soldat que Pradelle a envoyé épier les allemands à la côte 113 et sur lequel le capitaine a tiré dans le dos. Dans l’œuvre de Lemaître, Édouard se jette sous la voiture de son père pour se suicider sans savoir que c’est lui. Monsieur Péricourt reconnaît le visage de son fils puisqu’il porte un masque représentant sa tête « d’avant » et sombre dans un profond désespoir en considérant cet événement tragique. Il l’enterre dans le tombeau familial. Albert part pour Tripoli le même jour à treize heure avec Pauline en laissant derrière lui quarante mille francs pour Louise (Édouard lui en aura laissé soixante mille) pour assurer son avenir.

Ces deux supports représentent des fresques historiques et sociales de la vie d’après guerre avec des personnages très attachants par leur humanité. La fin tragique d’Édouard est dans les deux cas prévisibles mais elle n’en est pas moins percutante. La gratitude est le maître mot des deux dénoument, un fort symbole pour le spectateur comme pour le lecteur, laissant une marque indélébile comme celle qu’a laissé la guerre dans les consciences.

Aurore PRADON 1ère ES4L1
2018/03/05 23:00 #3697-45ca-9bbd-e4b104adeee2
Lycée Valbonne, Valbonne, académie de Nice
DELMAS Doria 1ère ES4-L1
Publié en 2013 chez les éditions Albin Michel, le roman « Au-revoir là-haut » grâce à son succès qui s’observe par le nombre exorbitant de ventes qu’il a connu, s’est vu tout d’abord adapté sous forme de bande-dessinée en 2015, puis en un long-métrage sorti au début de l’année 2018. Pierre Lemaitre, auteur notamment de romans policiers, rédige ici une œuvre que la plupart qualifie d’historique mais qui se révèle en réalité picaresque : elle s’inscrit certes dans le contexte de la Première Guerre Mondiale mais l’intrigue reste bien fictive et le thème de l’escroquerie se place au-devant de celui de la Grande Guerre. En effet, l’auteur met en scène deux poilus rescapés de cette dernière mais qui en restent profondément marqués. Ainsi, Edouard, en sauvant la vie d’un de ses camarades Albert, est douloureusement blessé par un morceau d’obus : leurs destins se lient involontairement par cet épisode et l’on suit alors le déroulement chaotique de leurs vies d’anciens combattants. Bien que l’œuvre manuscrite soit des plus entières et prenantes, le réalisateur Albert Dupontel nous permet d’observer tout l’intérêt d’une transposition cinématographique en l’adaptant à l’écran.
Pour commencer, dans le livre, grâce à un récit agrémenté de nombreux détails sur l’intrigue et tous ses composants, on détermine mieux la complexité des personnages que dans le film. En effet, on y trouve deux hommes qui se différencient tant par leur personnalités que par leurs histoires très éloignées l’une de l’autre. Edouard Péricourt est ainsi né d’une famille aisée de par les affaires quelque peu suspicieuses de son père tandis qu’Albert Maillard, qui provient d’un milieu modeste, vit seul avec sa mère, laquelle dirige indirectement les actions de son fils par son souvenir. Aussi, Edouard, malgré une relation des plus froides et fragiles avec son paternel causée par son orientation sexuelle et son caractère rebelle, n’a jamais manqué de quoi que ce soit et a pu se consacrer à sa passion : le dessin. Albert, lui, par la présence trop envahissante de sa mère est devenu réservé et se comporte même avec une anxiété maladive. Il est souvent décrit comme naïf et facilement influençable par les personnes qui évoluent autour de lui, au contraire d’Edouard qui donne l’image d’un personnage sûr de lui et provocateur par un sens de l’humour particulier. Tous ces aspects ne peuvent évidemment pas être déterminés par de simples images mais la manière dont les scènes sont filmées et les choix du réalisateur permettent tout de même de cerner les personnages. Par exemple, les souvenirs d’Edouard très présents tout au long du livre à travers ses yeux et ceux de sa sœur pour expliquer sa relation avec son père sont mis en scène rapidement mais clairement dans le film par un astucieux mouvement de fondu lorsqu’il agonise à l’hôpital. De plus, le film permet de leur donner une dimension plus réaliste et plus précise en leur donnant un visage auquel les spectateurs peuvent se raccrocher et qui correspondent assez bien aux idées qu’on peut se faire des différents personnages dans le livre. Ainsi, certaines de leurs actions sont mises en avant et contribuent à forger leurs portraits tout en faisant évoluer l’histoire. Si l’écrivain mise sur de longues et nombreuses descriptions pour permettre au lecteur de visualiser au mieux les décors et les protagonistes de l’intrigue, le cinéma n’en a pas besoin et fait parler les images d’elles-mêmes en y ajoutant un bon jeu d’acteur ou une musique de fond. Ce sont alors d’imperceptibles détails visuels qui jouent pourtant leurs rôles en contribuant à transmettre des émotions aux spectateurs. Par exemple, lorsqu’Albert obtient un emploi de Mr Péricourt, la scène est filmée en contre-plongée, de manière à ce que le spectateur constate implicitement l’ampleur de la supériorité du père d’Edouard sur Albert. Ainsi, la caméra se place telle qu’on observe Mr Péricourt d’en bas, à travers les yeux d’Albert qui lui, est vu de haut. Cela montre qu’une mise en scène permet de proposer une version plus courte, synthétique de l’histoire et ainsi plus marquante, sans toutefois lui retirer sa valeur émotionnelle grâce à la variété de moyens techniques mis à disposition du cinéma aujourd’hui.
Mais ce n’est pas le seul enjeu et atout de l’adaptation cinématographique. Celle-ci permet aussi, dans ce cas-là, de mieux visualiser l’action qui se présente avec plus de fluidité et de manière moins complexe que dans le livre. Le réalisateur est obligé de faire des choix et par cela ne peut être totalement fidèle à l’œuvre originale. Il offre ainsi de nouvelles possibilités quant à certains détails de l’intrigue : par exemple, on sait que l’affaire des cercueils montés par Henri D’Aulney-Pradelle et le mariage de ce dernier avec sa sœur, Madeleine ne sont jamais découverts par Edouard et ne donne ainsi pas ce côté sensible qui semble avoir complétement disparu après son accident au personnage. Aussi, le réalisateur créé des liens entre les actions afin de permettre un développement plus logique et moins brutal que s’il s’était contenté de supprimer certains passages du livre. L’inspecteur Merlin est ainsi envoyé par Edouard et la compréhension du spectateur est facilitée par le peu de place que prennent les aspects économiques et techniques des actions dans le film. Aussi, la mort d’Edouard est rendue moins tragique que dans le livre où il ne retrouve pas son père de manière émouvante mais où il est abruptement renversé par celui-ci. Malgré cela, elle devient symbolique en venant se rattacher au titre : « Au revoir là-haut ». En effet, Edouard se suicide et cela montre les différentes perceptions que l’on peut avoir d’un seul personnage en choisissant de le représenter d’une certaine manière. Le réalisateur se réapproprie les scènes en les réinventant à sa manière tout en se pliant aux quelques contraintes du cinéma, à savoir surtout un temps limité d’images, sans toutefois trop s’éloigner de l’œuvre originelle. Enfin, le fait que le film soit « narré » par Albert qui raconte leur aventure à un sergent au Maroc là où il s’est expédié avec l’argent de l’escroquerie, permet au réalisateur de faire un clin d’œil à l’œuvre manuscrite en conservant, d’un certain point de vue, une dimension romanesque.
2018/03/06 14:11 #7551-448d-9096-6f8ec09149e8
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Abécédaire

A : Au revoir Là-haut : c’est le titre du roman qui a été adapté. On pourrait l’interpréter par le fait qu’Edouard a frôlé la mort et finalement dit au revoir au ciel, à la mort – et si l’on entend bien le sens du mot « au re-voir » cela annonce le suicide.

Albert Dupontel : c’est le nom du réalisateur mais c’est aussi l’un des principaux acteurs, il joue Albert un rescapé de la guerre et aussi l’ami, complice d’Edouard.

Arnaque : Plusieurs arnaques sont présentes dans le film. On pense à l’arnaque réalisée par Albert et Edouard, sur la vente de monuments aux morts, qui rapporte énormément d’argent. Mais il a d’abord celle de Pradelle avec les cercueils.

Adaptation : (voir écrivain )

Attaque : crise cardiaque dont est victime Marcel Péricourt

B : Blessures : les blessures sont multiples dans ce film, les blessures morales comme perdre son fils durant la guerre mais elles sont aussi physiques, on voit au début du film une reconstitution de la première guerre mondiale, on y voit des soldats mourir dans la souffrance. La mâchoire arrachée d’Edouard est la Blessure.

Billets : le père d’Edouard ( Marcel) ne sachant pas lui donner de l’amour, il le remplace par des billets. L’arnaque des monuments aux morts rapporte beaucoup d’argent, des billets sont déposés dans des sacs.

C : cimetière : les spectateurs voit souvent ce lieu, des chinois y enterrent les soldats mort au combat. Lieu dans lequel Pradelle court sur les tombes.

Cercueil : les cercueils sont trop petits par rapport à la taille des soldats, c’est pourquoi le ministère de la guerre vient contrôler la conformité du cimetière.

Carnet de dessins (voir dessin)

Catalogue de promotion des monuments aux morts

Cercle : lieu de rencontre entre Pradelle et son beau père

Chien : un chien sert de liaison entre l’Etat major à l’arrière et les soldats dans les tranchées : on le voit courir, muni d’un papier pour Pradelle, entre tous les soldats dans tranchées.

D : dessins : le dessin c’est le moyen par lequel Edouard et Albert commence leur escroquerie. Durant le film Edouard dessine à plusieurs reprises.

Drôle : malgré le côté dramatique du film, on rit à plusieurs reprises. On peut d’ailleurs remarquer que c’est dû à la présence de la petite fille. C’est elle qui ramène humour et douceur au film. Il y a aussi l’esprit d’Edouard, ici ironique : « Tu vends des monuments aux morts ? – Non aux vivants »

E : Enseveli : au début du film Edouard est à la guerre et se fait ensevelir par un amoncellement de terre, il est coincé avec un cheval qui lui est mort, Edouard respire grâce a celui-ci. Pradelle également meurt enseveli.

Écrivain : le film est tiré d’un livre, on a pu voir l’interview du celui-ci qui apprécie beaucoup le fait qu’Albert Dupontel adapte son roman au cinéma. Il s’agit de Pierre Lemaître.

F : Famille : Au revoir Là-haut est un film composé de plusieurs familles. Il y a la famille d’Edouard, mais aussi celle qu’à la fin forment Albert avec Louise et Pauline.

Fatigue: au début durant la guerre, les soldats sont fatigués, autant moralement que physiquement, ils sont assis, et attendent les ordres de Pradelle. A la fin, le suicide d’Eouard est comme une très grande fatigue, un épuisement de vie.

G : Guerre : Une des séquences les plus spectaculaires au début, la reconstitution de la Première guerre mondiale.

Gueule cassée : Edouard est l’exemple des gueules cassées de la guerre.

Grossesse : Madeleine Péricourt est tombée enceinte de Pradelle ; on comprend à la fin que ce mariage est une stratégie sociale, qu’elle ne l’aime pas : elle sait quel homme il est.

H : Handicapé : des scènes violentes se déroulent lorsque Albert vole la morphine à d’anciens combattants devenus handicapés. Il en a des remords.

Homme-sandwich : Pour gagner de l’argent et pour créer les catalogues, Albert travail comme homme-sandwich.

I : Identité: Albert falsifie l’identité d’Edouard pour lui permettre de disparaître officiellement et pourtant de continuer de vivre, car il ne veut pas revenir dans sa famille.

Illégal : les affaires de Pradelle sont illégales tout comme celles d’Edouard et Albert.

J : Joseph Merlin (joué par Michel Vuillermoz ) fonctionnaire enquêteur au ministère de la guerre. Vraiment drôle.

Jaune canari : Lorsque Albert invite Pauline un soir, il est habillé avec un costume jaune canari, elle en profite pour lui faire un compliment gentiment ironique.

K : Képi : Tous les officiers portent un képi qui symbolise l’autorité.

L : Louise : Prénom de la petite fille qui comprend ce que dit Edouard, elle devient complice de l’escroquerie. Une orpheline qui trouve auprès d’Edouard et Albert une vraie famille.

Langue : Edouard tire la langue à son père, ceux-ci ne s’entendent pas.

Lutetia : Grand hôtel parisien où Edouard s’installe lorsqu’ils ont fait fortune. Il y organise des fêtes. C’est d’une terrasse du Lutetia qu’il se suicide.

M : Masques : pour cacher la partie de visage accidentée, Edouard fabrique de magnifiques masques, c’est par eux qu’il manifeste maintenant ses émotions.

Morphine : Edouard souffre énormément, il doit prendre de la morphine pour être soulagé, il en devient dépendant.

Menottes : Albert est au Maroc interrogé, menotté. L’officier lui donne les clefs pour pouvoir s’enfuir, en mémoire de son fils, victime de Pradelle.

Maroc : Première image du film, et aussi la dernière, pays d’où s’enfuit Albert.

« Merde » : Injure écrite sur une ardoise à la craie par Edouard destiné aux médecins qui lui proposent des prothèses sans expression.

Mère : Edouard la pleure ; elle est comme la bonne fée de son enfance.

N : Nourri : pour se nourrir Edouard doit se faire injecter la nourriture avec d’énormes seringues.

O : Officier de gendarmerie : alors qu’Albert devrait être incarcéré, un officier de gendarmerie et père du soldat tué par Pradelle le laisse fuir, il l’aide.

P : Pradelle : nom de l’officier et homme d’affaire ; c’est un personnage méchant.

Prothèse : Edouard refuse de porter des prothèse

Père : relation père / fils. Edouard et son père semblent se détester. Ils se réconcilient à la fin.

R : Reconstitution : au début du film il y a une reconstitution de la guerre

Roses : Pauline cueille des roses, Albert lui fait maladroitement la cour.

S : suicide : Edouard se suicide, il souffre moralement et physiquement ; il choisit de prendre son envol de la terrasse du Lutetia en portant un masque oiseau.

T : Trahison : Pradelle trahit ses soldats en en tuant un d’une balle dans le dos

Tranchées : lieu où l’on rencontre les deux personnages principaux Edouard et Albert.

V : Violence : on voit durant le film des scènes violentes de la guerre, des coups de feu, des blessés et des morts.

W : Wagon : après la guerre les soldats veulent rentrer chez eux, cependant les wagons sont trop petits.

X : Soldat inconnu X : Edouard devenu devient inconnu par tout le monde, il se crée une nouvelle identité pour fuir son ancienne vie.

Y : Yeux : les yeux bleus d’Edouard , son regard perçant et dont on se souvient et qui permettent à son père de le reconnaître sur la terrasse de l’hôtel ( voir Lutétia.

Z : zzaJ → Jazz : genre musical qui accompagne la scène de fête où Louise prends la parole pour Edouard.

Marylou
2018/03/06 14:12 #0adf-43ce-b29c-3f31b78f7c1a
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Au revoir là-haut

Le film se passe à la fin de la guerre de 14, dans les années 20. L’histoire est racontée par Albert Maillard qui a été arrêté. On apprend comment il a aidé son ami Edouard Péricourt, fils d’une grande famille parisienne, défiguré par une bombe aux tout derniers instants de la guerre.

J’ai beaucoup aimé ce film car c’est un film très prenant et qui touche aux émotions. J’ai accroché du début à la fin sans jamais m’ennuyer et je trouve que les personnages se complètent tous. Le film est bien structuré avec une séquence (début du film) qui nous plonge d’entrée dans la guerre, en suivant l’avancée d’un chien messager dans les tranchées. Cette scène est filmée en travelling, ce qui nous permet de voir les visages des soldats que croise l’animal. Et comme nous sommes placés au plus près, nous avons une autre vision des chefs militaires de l’époque. D’ailleurs, tout le long de son déroulement, le film dénonce bien les officiers supérieurs ou les gens riches qui profitent au maximum de la guerre et de ses avantages, ce que les livres d’histoire ne nous enseignent pas forcément.

Le film traite ainsi des différences entre les classes sociales et montre bien que le retour à la vie civile est plus ou moins difficile selon l’appartenance sociale ou familiale. Il montre comment les anciens soldats ont des difficultés à reprendre le travail après des années passées entre les balles et les bombes et comment les « gueules cassées » ont encore plus de difficultés à reprendre la vie normale. Le fait d’appuyer sur la dépendance d’Edouard à la morphine nous montre aussi les difficultés des soldats devenus handicapés et qui tombent dans la dépendance à cette drogue.

Le film a aussi une dimension artistique qui m’a plu. On voit Edouard qui redouble d’efforts et expose fièrement à Maillard ses magnifiques masques : ils lui permettent de montrer au spectateur, sans utiliser de parole, son humeur et ses réactions. Edouard crée aussi une sculpture, qui est choisie pour devenirle Monument aux Morts du 8ème arrondissement de Paris. Dans le croquis, il inclut en bas à droite une signature quasi-similaire à celle qu’il utilisait auparavant. J’ai alors eu l’impression que c’était l’un des rares moments dans le film où son « visage » exprime une joie que ressent le spectateur.

Mais ce qui fait pour moi la force de ce film, c’est sa fin superbe qui m’a laissé sans voix et m’a ému car, même si on s’attend quelques secondes avant qu’il saute, (et pour ma part j’avais fait le rapprochement entre le fait qu’il porte un masque d’oiseau et le fait qu’il soit sur une terrasse) le choc est terrible pour le spectateur de voir un personnage auquel on s’accroche, finir par se suicider, malgré l’argent qu’il a gagné grâce à sa ruse, et malgré l’amour fort pour son père, sa sœur, Maillard et la petite fille, Louise.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Albert Maillard : il est extrêmement gentil et dévoué au besoin d’Edouard. Il fait tout pour son ami et c’est ce qui m’a vraiment plu car l’amitié est un thème très important. Aussi, elle lie les personnages et crée une grande complicité entre eux.

Emilio Ardigio
2018/03/06 14:13 #2232-4b6d-8e57-5f3a252f9477
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Lettre du père au fils

Édouard, mon garçon

Moi qui ai beaucoup levé la voix, je t’écris cette lettre, afin de te transmettre ce que je ne suis pas arrivé à faire paraître.
Depuis le départ de ta mère, je n’ai pu combler la tristesse qui m’a frappé. Ensuite je ne suis plus arrivé à te donner l’attention que tu voulais. Mais tu savais que je t’aimais. Tu m’as fait me réjouir, m’inquiéter et enfin me décomposer.
Depuis que nous avons appris ton décès, ta sœur et moi sommes bouleversés, nous essayons de te retrouver, Madeleine surtout qui pense qu’on te retrouvera. Moi, je suis persuadé que c’est ailleurs que nous nous retrouverons afin que je te confie mes sentiments et mes pensées qui sont pour toi seul.

Lettre ouverte d’Édouard

Moi Édouard, Eugène après le guerre, j’écris afin de transmettre la réalité de le souffrance des soldats au combat.
Aujourd’hui alité, déprimé et défiguré, je parle pour tous les soldats qui subissent dans les tranchées de la guerre des choses immondes. Je parle au nom de mes deux camarades tués par stupidité. Mais qui sont les personnes derrière tout cela ? Les balles dans le dos, les assauts lancés sans aucune raison valable. Ce sont les profiteurs de la guerre : ils créent la guerre, la président et l’enveniment avant de l’arrêter après un nombre infini de décès ou de blessés.

La guerre devient une industrie de la mort.

Inès
2018/03/08 23:02 #2828-4a23-8e8f-61efb44eced2
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
« Au revoir la-haut » réalisé par Albert Dupontel

Ce film raconte l’histoire de deux soldats français revenus de la guerre de 14-18 après la signature de l’armistice. L’un est un dessinateur de génie qui vient d’une famille aisée et l’autre, un modeste comptable. Parviendront-ils à reprendre une vie normale ?

Ce film met en évidence la difficulté de reprendre une vie normale pendant les années d’après guerre. L’un des protagonistes se retrouve accablé d’un lourd handicap suite a une grave blessure. L’histoire en elle-même est très intéressante et raconte la triste réalité de la vie des vétérans de la guerre. Les protagonistes se retrouvent contraint de monter une arnaque afin de pouvoir gagner de l’argent et bénéficier d’une vie plus agréable.

Les acteurs, dans l’ensemble jouent bien, mais on ne peut ignorer certains défauts. Nahuel Pérez Biscayart, l’interprète d’Edouard Pericourt, a tendance à surjouer dans certaines situations. Le jeu d’acteur de Laurent Lafitte, l’interprète du lieutenant Pradelle, manque de profondeur a certain moments.

Ce film cherche clairement à pousser le spectateur à l’empathie. Quelques scènes font preuve d’un humour subtil qui ne parvient pas à toucher beaucoup de spectateurs.
La réalisation est plutôt réussie, le jeu d’ombre et de lumière est correcte et les mouvements de caméras sont clairs et facilement compréhensibles.

Un film plutôt réussi qui a séduit une majorité de la classe.

Marcelo Texeira, Lycée E Ferroul, Lézignan Corbières.
2018/03/10 20:17 #b9c5-401e-a866-cc293dbc9c41
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
L'œuvre "Au revoir là-haut" réalisé par Albert Dupontel sortie le 27 octobre 2017. Ce film nous plonge dans l'après-guerre, ce que sont devenu les soldats et les gueules cassées revenu de la guerre. Comme nous montre le film, beaucoup de gueules cassées et de soldats sont sans travail et n'ont plus de famille. Tout au long du film nous allons suivre Edouard Péricourt, une gueule cassée, sur ses mésaventures et ses réussites.
Nous avons bien aimé ce film, à la fois sérieux et marrant surtout au moment où le personnage principal alias Edouard Péricourt, ayant une passion folle pour le dessin, fait des masques très créatifs et des caricatures de personne. Mais le personnage, au début, nous a beaucoup attristé, à cause de la guerre, un obus, qui l'a défiguré et le fait qu'il se soit renfermé sur lui-même.
Nous avons aussi aimé cette amitié entre un ancien soldat et Edouard, qui se sont mutuellement sauvés la vie et qui ont traversé, tout au long du film, les mésaventures et les difficultés ensembles.
Il y a eu d'autres moments dans le film que nous avons aimés comme la scène où le personnage en question et une jeune fille se communiquent seulement par des regards, cela nous laisse l'impression qu'ils se disent beaucoup de chose pendant ce laps de temps. Ce film nous montre que nous pouvons nous comprendre grâce aux regards et que nous n'avons pas besoin de se parler pour se comprendre.
Ensuite, nous avons été ému quand le personnage, victime d'un destin malheureux, à décider de mettre fin à sa vie en se suicidant après avoir revu son père.
Nous avons trouvé le rythme des dialogues et de l'histoire très bien. Les scènes étaient très réaliste grâce aux bruitages, cadrages et aux décors. Exemple au début du film où l'on se croit vraiment sur un champ de bataille avec le bruit des bombes qui tombent, aux cadavres jonchant le sol, aux tranchées faites par les soldats et leurs corps couvert de boue.
Nous conseillons ce film aux personnes qui aime les films réalistes, un peu fantastiques, artistiques, qui tournent sur le thème de la guerre/après-guerre et dramatiques.
Négrier, Bourzaine
2018/03/10 20:20 #51f7-4828-964d-ffdbc7ccab8c
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
« Au revoir, là-haut » est un film français sortie le 25 octobre 2017 et réalisé par Albert Dupentel. C'est un acteur, réalisateur, scénariste, humoriste français. Il joue lui-même l'un des rôles principaux, celui d'Albert Maillard, Laurent Lafitte interprète Henri d'Aulray Pradelle et Nahuel Perez Biscayart joue le rôle d' Edouard Péricourt.

Nous pouvons commencer à dire que ce film est très intéressant sur le fait qu'il nous montre l’après-guerre et cela est très peu mis en avant habituellement. Mais seul le bon côté de cette après-guerre est filmé. Pour le prouver nous pouvons prendre le fait que beaucoup de gueule cassée ou même de soldat revenant de la guerre, perdaient leur travail et se retrouve à la rue. Mais dans « Au revoir, là-haut » les deux amis trouvent facilement et rapidement du travail et finissent par gagner énormément d'argent. Ils n'ont donc aucun mal à se procurer le nécessaire pour vivre et surtout se faire plaisir.
Par ailleurs, l'un des thèmes principaux de cette histoire est l'amitié qui relie les deux personnages. Nous pouvons même les qualifier de frères d'armes car ayant vécu la guerre ensemble et s'ayant sauvé la vie mutuellement, ces deux personnages sont restés super proche malgré les différents problèmes qu'ils ont pu rencontrer.
Edouard est la gueule casée, après avoir découvert son nouveau handicap facial, il se renferme sur lui-même et rentre dans une sorte de dépression. Ce dernier va commencer à reprendre goût à la vie alors qu'il crée son premier masque pour cacher son visage. Avec l'aide d'une petite fille, cet homme va créer des merveilles et ainsi reprendre le dessin qui était son principal passe temps dans les tranchées lors de la guerre. L'art est ainsi beaucoup présent dans ce film avec les masques créés et les dessins, qu'ils soient caricaturaux ou réaliste.
Edouard, ne pouvant plus parler après la guerre, à donc modélisé des masques pour cacher sa mâchoire. Durant tout le long du film, absolument toutes les émotions de ce personnage passent par ces yeux et cela donne un côté très intéressant au film. Il montre que même sans parole on peut s'exprimer et les autres peuvent nous comprendre. Il y a comme une moralité qui nous dit que la parole n'est pas la parole n'es pas le seul moyen de communication corporel.

Nous vous conseillons ce film pour son côté instructif, émotif et artistique. Nous pouvons trouver plusieurs moralités « Au revoir, là-haut » et cela est très intéressant.

HARO Maëlle, BARROIS-LEGRAND Maëlle. (
2018/03/10 20:23 #8753-480a-a523-bc66e317928f
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Le film met en scène, deux compagnons de guerre, qui sont liés l'un à l'autre par une grande amitié. Lorsque l'un d'entre eux sauve la vie de l'autre, il perd la moitié de son visage. L'intrigue du film, nous montre comment se passe l'après guerre pour les deux hommes. Le personnage défiguré, se met à créer des masques pour avoir l'air plus humain. Grâce à ses masques le personnage décrit ses émotions. Il utilise différent style aussi pour le faire. Il reprend alors goût à l'art et se met comme idée en tête de tricher à un concours pour gagner énormément d'agent.


Le décor, les personnages et l'intrigue étaient vraiment excellents. L'image avait un effet de vieux, un peu. Tout était jolie et élégant. Les masques donnaient un côté fantastique au film. Et les personnages étaient très attachants, ainsi que les relations qu'ils entretiennent entre eux. On peut dire, que le jeu de l'acteur qui interprète Edouard est très réussi, car celui-ci passe toutes les émotions du personnage dans son regard, ainsi que dans gestuelle. C'est pour cela qu'il y a souvent des gros plans sur ces yeux. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Pradelle. Il est le méchant de l'histoire, mais il a ce charisme et cet air enjoué, qui je trouve font de lui, un bon personnage. L'intrigue était pleines de surprises. Entre le rapport père et fils qu'on retrouve à la fin, qui est très importante pour Edouard, suivit du suicide, de la Loi du Tallion entre Pradelle et le personnage principal, le gendarme... Un tout qui fait que c'est une histoire très captivante, et très agréable à regarder.
Marine Serra
2018/03/11 13:19 #fc45-4c70-b3c6-c6b81160b991
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Au revoir là-haut est un film sorti en octobre 2017 et réalisé par Albert Dupontel. Ce film est tiré du livre du même nom écrit par Pierre Lemaitre qui a été récompensé par le prix Goncourt en 2013. Ce long-métrage a reçu cinq César et a été nominé neuf fois.

Novembre 1920, Albert Maillard (Albert Dupontel) est interrogé par un officier français au Maroc. Durant son témoignage, il nous raconte son histoire et celle de son ami : Édouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart). Ils sont tous deux des soldats de l'armée française, le jour de l'armistice le Lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte), homme arriviste et ambitieux manipulateur, ordonne une dernière offensive contre les Allemands. Lors de cette ultime attaque, Édouard Péricourt sauve Albert Maillard de la mort mais reçoit un éclat d'obus dans le visage, faisant de lui une gueule cassée. Leur amitié naît dans l'hôpital où Édouard est soigné. Ils survivent ensemble comme ils peuvent dans une sorte de grange à Paris en passant de petit boulot en petit boulot. Avec l'aide de sa nouvelle amie qui travaille dans la maison en-dessous, la petite Louise (Héloïse Balster), Édouard fabrique de très nombreux masques exubérants pour cacher son visage défiguré. Un jour, Édouard a une idée : monter une escroquerie en vendant de faux monuments aux morts.
L'escroquerie fonctionnera-t-elle ? Édouard Péricourt va-t-il réussir à vivre malgré son traumatisme lié à la guerre ? Pourquoi Albert Maillard est-il interrogé ? Et, que va-t-il lui arriver ? Les agissements du lieutenant Pradelle vont-ils enfin être punis ?

Albert Dupontel a créé dans ce long-métrage un univers farfelu et extraordinaire, ponctué d'humour noir et d'exagération mais en même-temps réaliste car ce film se déroule à l'époque de la Grande Guerre.
La performance de Nahuel Perez Biscayart sous les traits d'un homme fragile et sensible, blessé par la vie et la guerre est remarquable.
La bande sonore d'Au revoir là-haut composée par Christophe Julien aide à rendre ce film poignant, tout comme l'univers visuel du film incroyablement coloré. Les masques aussi étonnants que poétiques offrent une touche d'originalité et de magie. Les décors et les costumes très respectueux de l'époque de l'après-guerre donnent aussi une dimension réaliste au film. La mise en scène inventive transmet beaucoup de poésie, d'émotion et même un peu d'humour dans les situations les plus embarrassantes...
En résumé je pense qu'Au revoir là-haut est un très beau film inspiré d'un grand roman.


TELLIER CHAUVET Sixtine 1ère S (histoire des arts)
2018/03/11 15:33 #e7dd-43f3-92bd-d9dbbe2a5251
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Adapté du roman éponyme de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, "Au revoir là-haut" est un film réalisé par Albert Dupontel en 2017. L’histoire est construite en flashback, racontée par le héros, Albert Maillard (Albert Dupontel), interrogé par un agent de la gendarmerie française
Son récit commence le 11 novembre 1918, dans les tranchées, par une séquence en travelling, hommage aux "Sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick. Le personnage de Pradelle (Laurent Lafitte) provoque une dernière offensive malgré la fin imminente de la guerre et des instructions de modération. Nous faisons la connaissance des deux personnages principaux avant le début de l’attaque, le narrateur et un jeune dessinateur, Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart). Lors de l’attaque, un obus explose à côté d’Albert, et il serait mort enseveli sans l’intervention de Edouard qui le sort du trou où il était tombé. Mais alors, un deuxième obus tombe près d’eux, et défigure Edouard. Lorsqu’il se réveille à l’infirmerie il demande à Albert de le « tuer » aux archives, car il a peur de la réaction de son père. Alors, il devient Jules d’Epremont.
Le film raconte la période de l’après-guerre pour les deux protagonistes, installés à Paris dans un petit atelier. Edouard se cache le visage tout au long du film par des masques artistiques et inventifs. Ensemble, ils montent une arnaque aux monuments aux morts, en dessinant et en vendant des monuments fictifs. Leur route recroisera celle du cruel officier Pradelle, qui a épousé la sœur d’Edouard.
Or le père d’Edouard, pris de remords un an après la mort de son fils, décide de financer la construction d’un monument aux morts, dessiné par le gagnant d’un concours. Edouard y participe, mais son père reconnait sa signature sur le dessin. Leurs retrouvailles seront le point d’orgue du film.
C’est le huitième film de Albert Dupontel, un acteur réalisateur connu pour ses comédies grinçantes. C’est la première fois qu’il s’attelle à un projet dramatique et historique, et c’est réussi. La reconstitution de Paris dans les années 20 est excellente, et l’ambiance poétique règne pendant tout le film, dans les moments comiques comme dans les moments dramatiques. Le personnage du héros défiguré est très touchant et parfaitement joué. Albert Maillart ajoute la touche comique du film. La complémentarité des deux personnages se retrouve aussi dans leur milieu social : on navigue entre la famille d’Edouard, très riche, et son quotidien plus précaire avec Albert. La fin est tragique et surprenante.

Clara Menière, élève de seconde9,
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 15:39 #f2da-4ef8-8a87-f31616923598
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
Encore un réalisateur qui oublie que « action » n’est pas synonyme de bruit…

Un film surprenant, mêlant réel et fantastique, comique et tragique, poésie et brutalité. Le pari de l’originalité que semble s’être lancé Albert Dupontel, aurait pu faire naître un chef d’œuvre du cinéma français : il n’en est rien.

Tout d’abord une ambiance malsaine règne autour d’Edouard (« gueule cassée »), de sa mâchoire et des masques qu’il confectionne pour dissimuler celle-ci. L’interprétation des personnages est, elle, plutôt réussie, mais ce sont les personnages eux-mêmes qui pèchent par leur manichéisme : d’un coté la gentillesse, la bonté et la réussite chez Maillard, de l’autre, la cruauté presque gratuite chez Pradelle et Péricourt.

Associer tragique et comique est ambitieux lorsque l’on veut réaliser un film, mais ici le tragique, trop prévisible, anéantit toute surprise chez le spectateur ; le comique n’est lui pas à sa place, ou du moins pas cet humour-là, qui reste d’une pauvreté attristante.

Associer réel et fantastique est moins original mais tout aussi difficile. Le réalisateur a semble-t-il échouer à surmonter cette difficulté ; servant aux spectateurs un fouillis de réel et de fantastique.

Dupontel est malheureusement tombé à plusieurs reprises dans la facilité concernant son scénario.

Augustin de Corn, élève de seconde9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/11 15:43 #4bd6-4267-b30a-797325e810c2
Lycée Carnot, Paris, académie de Paris
"Au revoir là-haut" est le nouveau film d'Albert Dupontel. L'action se déroule après la deuxième guerre mondiale. Les deux héros de ce film sont des anciens combattants, ils se sont rencontrés au front. Au début du film, ils se connaissent déjà et quelques scènes dans les tranchées nous montrent leur complicité et cette période difficile. La guerre est caricaturée dans sa cruauté, le général des tranchées va faire exécuter deux camarades pour déclencher un nouveau combat. C'est le seul homme à ne pas vouloir l'armistice. Chaque soldat, et particulièrement Albert Maillard, vivent leurs derniers jours de tranchées avec une constante peur de la mort, mourir le dernier est stupide, presque ridicule. Ils ont de plus en plus l'espoir de rentrer chez eux. Les images sont très belles tout au long du film mais ont une qualité particulière sur celles des tranchées. Elles sont très impressionnantes.
La guerre se termine et, lors d'un dernier combat Édouard Péricourt est blessé à la mâchoire: il ne parlera plus. Les deux héros, vétérans, restent ensemble, désemparés après l'armistice. Ils ont alors une idée farfelue, celle de vendre des monuments aux morts fictifs. C'est une histoire extravagante pour un film très extravagant.
Les acteurs excellent chacun dans leur rôle, ils ont été choisis avec soin. La beauté du film ressort particulièrement grâce à leur brillant talent.
Néanmoins, le film va trop vite: il est captivant, on est pris par l'histoire, mais il y a très peu de "pause", pas assez de place pour les émotions. On ne ressent pas tellement d'empathie pour les personnages. Nous ne sommes pas heureux ou tristes en même temps qu'eux. C'est un film distrayant qui ne laisse pas de réflexion ou d'interrogation après le visionnage.
Je trouve que ce film ne touche pas assez le spectateur pour qu'il soit marqué par de quelconques éléments qui méritent qu'on y réflechisse. C'est dommage car les films, comme les livres, qui amènent à très peu de réflexion, laissent très peu de souvenirs, ce qui est dommage pour un film de cette qualité.

Gisèle Galand, élève de seconde9
Lycée Carnot (Paris)
2018/03/12 08:05 #1a5a-4b09-8d50-7320b42f967e
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
La bonne surprise Dupontel


Après le succès de « 9 mois ferme »,Albert Dupontel revient avec brio pour son 7ème film en tant que réalisateur : « Au Revoir Là-Haut ».


Ce film dramatique, sorti sur les écrans en Novembre 2017 et adapté du roman éponyme de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013, constitue une œuvre charnière dans la carrière de Dupontel.En effet, le réalisateur, passionné par le livre, eu très vite l'envie de l'adapter car il trouvait « une certaine modernité dans les personnages du roman». L'histoire se déroulant en 1919 juste après la fin de la 1ère Guerre mondiale où deux petits escrocs, interprétés par Nahuel Perez Biscayart et Dupontel lui même, nous présente une étrange arnaque aux monuments aux morts.


Durant les deux heures du film, nous sommes plongés dans l'univers de ces deux personnages principaux unis par l'horreur de la guerre et de leur dramatique rencontre.Le metteur en scène ne cesse de varier les plaisirs offerts aux spectateurs passant de l'émotion à une dose d'humour mais aussi une certaine mélancolie et tristesse. Dupontel captive en ne laissant aucun temps mort et en rendant ainsi son œuvre totalement maitrisée .Cette réussite vient d'être récompensée par le César du meilleur réalisateur 2017.


L'autre plaisir de ce long métrage est la découverte du jeune acteur Nahuel Perez Biscayart, déjà à l'affiche d'un autre succès de l'année 2017 : « 120 battements par minute » de Robin Campillo ( César du meilleur film). Découvert par Dupontel lors d'un casting en 2015, l'interprétation de ce jeune acteur est phénoménale .Ne pouvant s'exprimer clairement par la voix, son jeu d'acteur s'exprime en partie par les différents masques qu'il porte mais aussi par sa gestuelle proche de la comédia dell'arte.Cette belle surprise est renforcée par le dénouement de l'histoire que je vous laisse le grand plaisir de découvrir.Il est toutefois dommage que son César du meilleur espoir masculin ne lui fut pas attribué pour ce film.


Donc, je vous conseille de profiter de la "ressortie"du film césarisé « Au Revoir Là-Haut » pour découvrir ou redécouvrir cette œuvre qui pour moi a marqué l'année cinématographique 2017 et qui restera sûrement un chef-d'oeuvre dans la carrière de Dupontel.Plongez-vous dans cet univers plein de surprises !


Kim cayol-Minoretti,2nd Lycée Langevin
2018/03/12 16:42 #bca3-420f-b3eb-71749770ede4
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Au revoir là-haut » est l'adaptation en film du livre du même nom d'Albert Dupontel, sorti le 25 octobre 2017 c'est une comédie dramatique d'1h57min.

Résumé: Pendant la guerre 14-18, deux amis de tranchées, l'un dessinateur et l'autre comptable, ont à leur tête un homme sadique, fou de la guerre en elle-même. Suite à l'armistice, les deux amis se retrouvent en Novembre 1919 pour monter une énorme arnaque parmi tant d'autres durant les "années folles" et vendent des monuments aux morts qui ne seront jamais livrés.

J'ai bien aimé ce film : Ce qui m'a vraiment plu, c'est le jeu des masques de la gueule cassée qui sont très impressionnants visuellement et laissent passer un message sur la situation ou l'humeur dans laquelle sont les personnages.

Ce film sera récompensé de nombreuses fois, notamment des césars 2018 comme celui du meilleur acteur, meilleur son …

Mathieu DERVAUX – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/12 17:54 #abbf-47cf-a71a-9e0597e1b459
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Au revoir là-haut
Critique de film


Albert Dupontel a obtenue l'oscar du meilleur réalisateur pour Au revoir là-haut

Pour le prix Jean-Renoir, la classe de seconde du lycée Ernest Ferroul à Lézignan est allée voir pour le quatrième film, «Au revoir là-haut »de Albert Dupontel. Ce film va nous ramener en période de guerre,où en 1919 les français gagnent le combat contre les allemands. Dans l'armée française, parmi tant de soldats, se trouvent Édouard,un jeune dessinateur, et Albert Millard qui était avant d'être soldat un expert comptable. Édouard, en sauvant Albert, reçoit un obus, ce qui lui aura coupé la parole. Édouard fait maintenant partie des «Gueules cassées ».Celui-ci, avec son pur talent pour le dessin, décide d'embarquer son camarade dans une arnaque grâce aux monuments aux morts.

Albert Dupontel a su nous raconter une grande histoire avec peu de choses: l'art, la guerre, les gueules cassées et l'amitié. Avec ces simples thèmes, il a réalisé un film très prenant et émouvant empreint de réalité, teinté d'une petite part d'imagination . A travers ce film, il y a de l'humour, de la tristesse et de la créativité, Édouard a eu une enfance compliquée et avant d'aller à la guerre il ne s'entendait pas avec son père, ce qui fait que quand Édouard a été victime de l'obus il a voulu se faire passer pour mort, il se retrouve gueule cassée avec juste son talent pour le dessin, mais le réalisateur ajoute quand même des petites touches d'humour.
Ce film est majoritairement réalisé avec des couleurs chaudes, du rouge, du jaune etc
Il n'y a pas d'effet de caméra ressenti de manière artificielle, pourtant à un certain moment, on peut remarquer que la caméra bouge en même temps que le personnage, sur une des scènes; on voit Édouard se lever et on remarque que la caméra le suit.

Dans ce film il y a eu des scènes marquantes, la scène sur le champ de bataille où on voit Édouard venir en aide à Albert alors qu'ils n'étaient pas plus proches que ça, je trouve cette scène marquante. En effet, je pense que ça montre que la guerre est dévastatrice. Elle s'empare de beaucoup de vies, mais rapproche quand même des soldats entre eux. On voit des gens qui se soutiennent.
Il y a aussi la première fois où Édouard voit son visage après l'obus.C'est un passage marquant car quand il découvre ce visage dans la glace, son regard a totalement changé, pour lui c'était la fin.
« Au revoir là-haut » comporte une scène importante qui est celle de la petite fille qui habite juste en dessous de chez Albert .Elle monte apporter le journal à Édouard, elle le regarde un moment,et il lui fait signe de s'en aller, mais elle ne bouge pas, elle reste là, juste devant lui. Édouard enlève son masque pour l'effrayer, pour la faire partir, mais elle, d'une main délicate va toucher sa cicatrice. Édouard va finir en pleurs dans les bras de la petite fille. J'ai trouvé cette scène magnifique, car elle montre l'innocence et la curiosité de la petite et Édouard, qui lui, la laisse faire. Ce qui est beau, c'est que juste après cette scène, Édouard décide de se reprendre en créant des masques, cet aspect poétique des masques fait partie des belles réussites du film.

Nous avons aimé ce film, car il nous a plongé dans l'univers de la guerre, avec une vision réaliste des choses,mais aussi avec une petite part de fantaisie et d'humour. Nous avons été touchés par le mélange d'émotions dans le film ; nous pouvions ressentir de la colère et sentir un brin de folie avec des masques de toutes sortes... Albert Dupontel a su nous garder intéressés tout le film grâce a cette belle histoire.

Charline Conesa, Anais Bosc Seconde com 1 lycée Ernest Ferroul

2018/03/12 17:54 #6d2f-4cf6-a11e-d57d33f95343
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Au revoir là-haut
Critique de film


Albert Dupontel a obtenue l'oscar du meilleur réalisateur pour Au revoir là-haut

Pour le prix Jean-Renoir, la classe de seconde du lycée Ernest Ferroul à Lézignan est allée voir pour le quatrième film, «Au revoir là-haut »de Albert Dupontel. Ce film va nous ramener en période de guerre,où en 1919 les français gagnent le combat contre les allemands. Dans l'armée française, parmi tant de soldats, se trouvent Édouard,un jeune dessinateur, et Albert Millard qui était avant d'être soldat un expert comptable. Édouard, en sauvant Albert, reçoit un obus, ce qui lui aura coupé la parole. Édouard fait maintenant partie des «Gueules cassées ».Celui-ci, avec son pur talent pour le dessin, décide d'embarquer son camarade dans une arnaque grâce aux monuments aux morts.

Albert Dupontel a su nous raconter une grande histoire avec peu de choses: l'art, la guerre, les gueules cassées et l'amitié. Avec ces simples thèmes, il a réalisé un film très prenant et émouvant empreint de réalité, teinté d'une petite part d'imagination . A travers ce film, il y a de l'humour, de la tristesse et de la créativité, Édouard a eu une enfance compliquée et avant d'aller à la guerre il ne s'entendait pas avec son père, ce qui fait que quand Édouard a été victime de l'obus il a voulu se faire passer pour mort, il se retrouve gueule cassée avec juste son talent pour le dessin, mais le réalisateur ajoute quand même des petites touches d'humour.
Ce film est majoritairement réalisé avec des couleurs chaudes, du rouge, du jaune etc
Il n'y a pas d'effet de caméra ressenti de manière artificielle, pourtant à un certain moment, on peut remarquer que la caméra bouge en même temps que le personnage, sur une des scènes; on voit Édouard se lever et on remarque que la caméra le suit.

Dans ce film il y a eu des scènes marquantes, la scène sur le champ de bataille où on voit Édouard venir en aide à Albert alors qu'ils n'étaient pas plus proches que ça, je trouve cette scène marquante. En effet, je pense que ça montre que la guerre est dévastatrice. Elle s'empare de beaucoup de vies, mais rapproche quand même des soldats entre eux. On voit des gens qui se soutiennent.
Il y a aussi la première fois où Édouard voit son visage après l'obus.C'est un passage marquant car quand il découvre ce visage dans la glace, son regard a totalement changé, pour lui c'était la fin.
« Au revoir là-haut » comporte une scène importante qui est celle de la petite fille qui habite juste en dessous de chez Albert .Elle monte apporter le journal à Édouard, elle le regarde un moment,et il lui fait signe de s'en aller, mais elle ne bouge pas, elle reste là, juste devant lui. Édouard enlève son masque pour l'effrayer, pour la faire partir, mais elle, d'une main délicate va toucher sa cicatrice. Édouard va finir en pleurs dans les bras de la petite fille. J'ai trouvé cette scène magnifique, car elle montre l'innocence et la curiosité de la petite et Édouard, qui lui, la laisse faire. Ce qui est beau, c'est que juste après cette scène, Édouard décide de se reprendre en créant des masques, cet aspect poétique des masques fait partie des belles réussites du film.

Nous avons aimé ce film, car il nous a plongé dans l'univers de la guerre, avec une vision réaliste des choses,mais aussi avec une petite part de fantaisie et d'humour. Nous avons été touchés par le mélange d'émotions dans le film ; nous pouvions ressentir de la colère et sentir un brin de folie avec des masques de toutes sortes... Albert Dupontel a su nous garder intéressés tout le film grâce a cette belle histoire.

Charline Conesa, Anais Bosc Seconde com 1 lycée Ernest Ferroul

2018/03/12 18:00 #707b-4be3-9567-95d04e561992
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Au revoir là-haut
 
Ce film nous raconte une histoire de la France des années folles de deux rescaper de la guerre 14-18
« Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste
Comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des
années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire ». Voilà le synopsis
officiel du film.
 
Ce film est réussi, car il transmet une émotion forte et il montre l’histoire de deux
rescapés de guerre qui ont survécu aux bombardements des Allemands.
Édouard, un des rescapés de guerre, nous fait dégager une émotion de tristesse.
Ce personnage vit des choses triste, choquantes tout au long du film, comme l’explosion de
son visage.
Albert l’autre rescapé de guerre est aussi le personnage principal, on le voit dans chaque
situation, Albert amène la joie de vivre, toujours souriant, gentil…
Albert s’est démené comme il pouvait pour sauver son ami Edouard, il a volé de la morphine à des personne malade pour son ami.
Malgré tout ce que ces personnages ont vécu pendant la guerre, ils sont toujours restés positifs,
Albert a toujours était là pour son ami et a toujours gardé le sourire, tandis que Édouard, même
avec un visage déformé, a trouvé le moyen, grâce à des masques et l’Art de rester heureux.
C’est pour cela que nous avons apprécié ce film.

HADJ Besma, MARI Fanny, 2 com 1, Lycée E Ferroul, Lézignan- Corbières.

 
2018/03/12 18:06 #49cb-461a-9534-9d029a913edb
Lycée PRO Ferroul, Lézignan Corbières, académie de Montpellier
Bonjour, nous sommes Doriane et Mathilde en classe de seconde commerce du lycée Ernest Ferroul, et nous allons vous présenter notre critique.

Au revoir là-haut
La vie après la guerre

Tout d’abord, présente moi le film ?

C’est une adaptation du roman de Pierre Lemaitre, Prix Goncourt 2013 qu’Albert Dupontel a voulu nous faire découvrir. L’histoire se déroule pendant et après la guerre de 14 18.
Au revoir là-haut parle d’abord de l’histoire dans les tranchées, et ensuite elle parle d’après la guerre.
Edouard, peintre perd une partie de son visage, en sauvant la vie de son camarade Albert. Ce drame va les rapprochés, ils vont devenir de véritables amis , le peintre va devoir se cacher derrière de multiples masques, qu’il fabriqua lui même avec l’aide de sa nouvelle amie Louise.

L’histoire a l’air intéressante, développe.

Le thème de ce film est abordé de manière très particulière en mélangeant la comédie et le drame.
Les deux amis ainsi que la petite Louise ont mis en place une magnifique arnaque aux monuments aux mots pour se venger de la société. Ce qui est intéressent c’est de voir la réaliter de la guerre et les conséquences de celle ci sur la vie des personnages.

Tu as vraiment aimé ?
J’ai vraiment adoré ce film car il est spécial, il sort du commun.
Il est vraiment beau, même si la réaliter et triste.

Les acteurs joue bien, et nous ont ressent certaines émotions, ma copine et moi avons eu la larme a l’œil a la fin du film. On ne s’attendait pas a ce que le policier, à qui Albert se confit sur son histoire, soit le père du jeune soldat que Pradel a tué d’une balle dans le dos au début du film.
On peut vraiment dire que c’est un film qui marque les esprits.

Un film réussi ; qu’est-ce qu’il t’a le plus marqué ?

C’est celle ou le père rencontre par hasard son fils, alors qu’il pense qu’il est décédé.
C’est le moment ou Edouard décide de se suicider, devant Louise et son père.
Marcel Péricourt, le père, penser retrouver son fils, et reconstruire sa vie de famille.
Je pense qu’il n’aurait pas du se suicider, après tout ce qu’il a réussi a traversé et la douleur qu’il à surmonter.

Une autre scène t’a t-elle marqué particulièrement ?

La seconde scène qui ma marquée est celle ou Edouard découvre les terribles séquelles que l’explosion a laissé sur son visage.
A la foi terrifiée et affolé, il décide de mourir, du moins, dans les archives.
On comprend donc les conséquences horribles de la guerre. C’était une scène émouvante, en tout sens.

Quel film, n'est-ce pas ?

J’ai trouvé ce film très beau, mais surtout très triste, parce que malheureusement c’est la réaliter. Je conseille vraiment d’aller voir Au Revoir Là-Haut, à tout le monde car c’est une belle expérience cinématographique.
Ce film est l’un de mes préférés depuis que nous avons commencé le projet.
C’était très intéressant a regardé, je pense que la plupart des élèves ont apprécié de regarder ce film.



Doriane TOMAS
Mathilde CERINI
2COM1

Lycée Ernest Ferroul, Lézignan Corbières
2018/03/14 23:04 #9e7d-4771-a57a-d2972979f674
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Au Revoir Là-Haut, car tous les morts s’y retrouveront

Au Revoir Là-Haut est le septième film réalisé par Albert Dupontel, sorti le 25 octobre 2017. C’est une comédie dramatique :
Ce film commence de manière à nous plonger directement au cœur de l’action. Un chien court, seul, au milieu d’un champ de bataille. Il rejoint une tranchée et apporte un message : L’Armistice est proche. Un message tant attendu par les soldats ! Pourtant, il ne fait pas l’unanimité: le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte) est irrité par ce message. Le film, dès les premières minutes, dresse de lui un portrait d’homme mauvais et cruel (on comprend rapidement qu’il en sera « le méchant » !). Pradelle envoie deux hommes en reconnaissance. Ceux-ci sont tués ; cet évènement est suivi d’un bombardement ennemi. Le lieutenant, amoureux du conflit -et surtout de la souffrance des autres- envoie les soldats à l’attaque. Quand Albert Maillard (Albert Dupontel) découvre que les deux soldats envoyés en reconnaissance ont reçu les balles qui leur ont enlevé la vie dans le dos et non pas de face -ce qui prouve qu’ils n’ont pas été les victimes des Allemands, mais de Pradelle !-, il est menacé par l’arme à feu de ce dernier. Son ami Édouard (Nahuel Perez Biscayart) tente de l’aider mais un obus le projette au loin. Lorsqu’il se réveille, Édouard se trouve dans une chambre d’hôpital, avec un énorme pansement sur la mâchoire afin de cacher ce qu’il est devenu… une gueule cassée. Il décide de se faire passer pour mort car il n’ose pas affronter le jugement de son père, qui l’a toujours considéré comme un moins que rien…
Albert Dupontel est parvenu à nous faire ressentir des émotions différentes en fonction des personnages. Albert fait partie de ceux que nous apprécions facilement. Louise, la petite fille, a un petit côté attachant, bien qu’elle se comporte de façon adulte, très sérieuse. Face à Édouard, on ressent plutôt de la compassion, de la pitié, mais aussi de l’admiration pour son talent d’artiste, car les masques qu’il fabrique et porte ont tous un côté artistique qui est loin de déplaire : tous sont très beaux, chacun est basé sur un thème différent qui est exprimé de façon claire, efficace, avec du charme qui plus est ! Concernant son père, M. Péricourt, portant souvent des habits de luxe montrant sa richesse, il en est d’abord dressé un portrait plutôt négatif. Mais, au fur et à mesure que nous progressons dans l’intrigue, il devient un personnage plus sympathique. Pradelle, quant à lui, est un personnage tout à fait détestable, du début à la fin et dans les moindres de ses faits et gestes.
L’histoire, de manière générale, est extrêmement bien contée. On accroche immédiatement, et ce jusqu’à la fin du film, car les jeux d’acteurs sont excellents, les décors sont très bien réalisés et sont même très beaux, et l’histoire, justement, est bien pensée, touchante et entraînante. La scène finale surprend : Édouard finira par se suicider après avoir retrouvé son père ; on assiste à des retrouvailles et à un dernier adieu à la fois… Le réalisateur a voulu créer la surprise, le choc même ; et cela est réussi.
Les musiques sont touchantes, et souvent présentes dans les moments de mélancolie ou bien de dynamisme. Dans ce premier cas de figure, elles parviennent à nous procurer des émotions fortes appartenant au registre pathétique : de la tristesse, de la compassion…
Et les plans sont bien choisis, et peuvent même être originaux (on pensera au point de vue où la nonne, affolée, voit dans un miroir que la croix du Christ a été retournée (la croix retournée étant le symbole des satanistes).
Finalement, j’ai trouvé ce film vraiment excellent. L’histoire est belle et entraînante, les musiques sont belles elles aussi. On ressent différentes émotions tout au long du film, de l’angoisse imposée par le nouveau statut de gueule cassée d’Édouard au choc et à la tristesse apportés par la scène finale en passant par la tendresse que nous évoquent les relations entre certains personnages. Je vous conseille vivement d’aller voir ce film ainsi que de lire le livre dont il est adapté. J’ai tiré une morale de ce long-métrage, et plus particulièrement de la scène finale : c’est qu’un combat acharné peut mener à la défaite même lorsque tout porte à croire que la victoire est là...
Thibaut Raguin
Lycée Pierre-Gilles de Gennes
2018/03/14 23:09 #88a3-4b1c-83fa-a2e474a8320d
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Critique « Au revoir là-haut »

Un suicide masqué


« Au revoir là-haut » est un film d’Albert Dupontel, sorti le 25 octobre 2017. C’est une comédie dramatique française avec Nahuel Perez Biscayart dans le rôle d’Edouard Pericourt, Albert Dupontel qui est réalisateur et acteur dans le rôle d’Albert Maillard, Laurent Lafitte qui joue le Lieutenant Pradelle, Niels Arestrup qui est le père d’Edouard.
C’est une comédie dramatique d’une durée de 1h57. Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre qui avait remporté le prix Goncourt en 2013.

Nous avons bien aimé ce film en raison de la conception et de l’histoire qui évoque un peu de la guerre surtout au début. On peut se mettre dans la peau du personnage principal car la guerre est un événement historique qui a vraiment existé contrairement à d’autres films qui en inventent juste le temps d’un film. Le film est bien monté, agréable à regarder avec une pincée d’humour.
A travers ce film, on peut comprendre la difficulté à vivre dans la peau d’une « gueule cassée », il ne peut plus vivre sans morphine et avait la honte de son nouveau visage et se met donc à la production de masques pour recouvrir son visage, il ira carrément jusqu'à se suicider devant son père.

C’est l’histoire d’un dessinateur de génie qui est Edouard Péricourt et un simple comptable qui est Albert Maillard. N’étant pas dans la meilleure situation financière, ils décideront donc de créer une fausse entreprise de vente de monument aux morts pour se faire le maximum d’argent possible pour partir au Maroc loin de leur vie habituelle.

C'est selon nous un bon film, qu'il faut avoir vu.
Nathan Rullier, Dorian Curez, Alexis Auperpin
Lycée Pierre-Gilles de Gennes

2018/03/14 23:12 #684a-4c9b-b430-d1423b850e39
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Au revoir là-haut


Au revoir là-haut est une adaptation du roman de Pierre Lemaître qui a reçu en 2013 le prix Goncourt. Il a été réalisé par Albert Dupontel et joué par Nahuel Perez Biscayart, Laurent Lafitte, Héloïse Balster, Niels Arestup et Albert Dupontel lui-même.
Ce film de deux heures raconte l’histoire d’Édouard et d’Albert deux poilus de la première guerre mondiale lors de laquelle, Édouard, après un tir d’obus s’est retrouvé défiguré.C’est alors Albert qui s’occupe de son ami en l’aidant a atténuer ses douleurs grâce à la morphine. Au revoir là-haut est un film romanesque sur un fond d’histoire guerrière, familiale, de drame et de vengeance, intrigue amoureuse et dénonçant les rapports des classes sociales.
L’intrigue se déroule lors des années 20 à la sortie de la guerre à Paris. Deux histoires se passent en parallèle, premièrement nous avons Edouard devenu une « Gueule cassé » après la guerre et qui crée une fausse entreprise de monument aux morts avec son compagnon d’arme Albert pour financer leur voyage au Maroc. En parallèle le père d’Edouard affecté par la disparition de son fils prend contact avec le lieutenant Pradelle chef du bataillon de son fils. Ces deux histoires se rejoignent au moment de l’achat des monuments aux morts commandé par Marcel Péricourt.
Ce film réalisé par Albert Dupontel est émouvant, touchant et dramatique il nous transporte dans la folie des années 20 et les escroqueries menées par les différentes classes sociales pour soutirer de l’argent à l’état.
CORNILLAT Emilie
CLEMENT Célia
2nde3 Lycée Pierre-Gilles de Gennes
2018/03/15 08:56 #d795-480d-9e69-78d0d1ead746
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Un film dramatique avec une touche d'humour. « Au revoir là-haut » est une adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaître. Le film réalisé et joué par Albert Dupontel, l'un des personnages principaux nommé Maillard est excellent.
La créativité du film est mise en valeur par les magnifiques masques portés par Édouard qui veut cacher sa gueule cassée.
Ce film est une très bonne adaptation, on y retrouve de la beauté avec les masques, de l'humour grâce aux deux personnages principaux, Albert et Édouard, mais aussi de la tristesse avec une fin inattendue.
Le film est joué par d’excellents acteurs, lesquels nous montrent toutes les émotions possibles, le spectateur a pu ressentir de la joie et aussi de la tristesse.
En effet, la fin n'étant pas la même que le livre, c'est un choix judicieux qui permet à ceux qui ont lu le livre de voir une autre fin possible mais aussi excellente.
Le livre avait gagné le prix Goncourt et le film a eu 5 prix et 7 nominations bien méritées.

Flavie Fleurant – 2nde1 – Lycée Jean Moulin.
2018/03/15 09:03 #2421-455f-9563-af413903f2f0
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
L’obus
Étant rempli de désespoir
Il commençait à m’attraper.
Ce fameux bruit du grand chien noir,
Accueillant les nouveaux  tombés .

Inspiré par des raisons inconnues,
Je lui survécus.
Mais ce passé ne me quittera plus.

Je n’avais plus qu’une seule issue,
Créer tout ce que je n’ai pu être
Pour pouvoir lui faire admettre
Qu’il était le seul corrompu.

Mais une chose de cette étendue
Ne peut être dupée
En face de la personne perdue.

Même s’il veut oublier le passé
Et d’avoir l’occasion de m’écouter,
Je ne veux plus être sa bestiole
Alors je prends mes ailes et je m’envole.

Foucher Mila – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/15 10:02 #d96c-4427-8ec0-99d5e06035ea
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Au revoir La Haut

« Au revoir là-haut » est un film MAGNIFIQUE sans difficulté, le contexte est simple, très instructif et très émouvant le film parle principalement de deux soldats qui participent à la fin de la première guerre Mondiale et qui n'avaient rien en commun mis à part le fait qu'ils partageaient la même tranchée. L'un se nommait Albert Mayard et l'autre Edward dont les vies se sont liées après qu’Edward ait sauvé la vie d’Albert, mais, quelques instants après l'avoir sauvé, Edward se retrouve propulsé à cause d'une bombe lancé par les allemands qui l'a complètement défiguré. Il s’est donc retrouvé sans mâchoire et donc sans possibilité de communiquer. Reconnaissant, Albert décide de le prendre sous son aile et de lui donner ce dont il a besoin pour qu'il ne souffre plus. Edward qui n'a déjà pas une vie facile étant donné qu'il est parti de sa maison car son père n'acceptait pas qu'il devienne artiste, n'avait déjà plus de famille et étant mutilé et défiguré à vie, n'avait qu'une envie, "mourir". Mais Albert le convint de rester en vie mais en le faisant passer pour mort en rayant son nom des archives.
Et au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, Edward fait la connaissance de Eloïse, une petite orpheline, qui a la faculté de comprend "les grognements" de Edward, et celui-ci décide de créer des masques qui lui rendraient son visage. Eloïse sera un élément important dans le film car suite à ça, Edward décide de faire une arnaque pour se venger de ce qui ont déclenché la guerre et de ce qui aimaient la faire. Il a donc décidé de faire un catalogue de monument aux morts, de récolter l'argent des œuvres pour pouvoir quitter le pays et recommencer une nouvelle vie. Pas très emballé au début, Albert fini par accepter et le plan marche très bien. Mais le père d’Edward a remarqué que l'auteur du catalogue signait ses œuvres avec la même signature que son fils soit disant "mort". Il mène donc son enquête et finit par retrouver l'autre du catalogue.

Au revoir là-haut, un film révolutionnaire le meilleur film français que j'ai vu avec mon école un film extrêmement réfléchi, plein de morale, d'émotion. Un MAGNIFIQUE film sans vouloir être répétitive. Un Chef d'œuvre cinématographique parmi tous les films français que j'ai pu voir et pourtant je suis plutôt cinéma Amérique. Ca fait réfléchir sur la guerre, ceux qui en souffrent et ceux qui en profitent. Je conseille fortement ce film.
Sharone Laseule
2018/03/15 10:03 #85dc-4fc5-9e9f-b9dbafe88bce
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Au revoir là-haut
Résumé de l’histoire :
Les deux protagonistes se rencontrent pendant la guerre des tranchés, ils sont différents mais veulent la même chose, obtenir des fonds pour partir loin de la France. L’un dessinateur et l’autre comptable ils vont monter une arnaque qui leur permettra de s’en aller.
L’un des personnages lors de la guerre perd sa mâchoire et devient incapable de parler, c’est l’homme au masque, c’est un personnage dont on ne voit pas le visage si ce n’est les 10 premières minutes du film.

Critique du film :
J’ai trouvé ce film, long mais intéressant. Sans dialogue vraiment concret, les deux amis arrivent à communiquer. Ils s’aiment malgré tout et on une forte amitié, malgré les querelles ainsi que le désaccord, ils trouvent un terrain d’entente. Ils sont tous deux issue du milieu de la guerre des tranchées, ce qui leur donne du mal à se réintégrer dans la vie de tous les jours. Cela peut apporter certaines difficultés à leur quête.
Leur but est de monter une arnaque avec la création d’un monument aux morts, qui ne sera jamais construit.
J’ai bien aimé ce film qui démontre la difficulté des anciens soldats à la fin de la guerre à se réintégrer à la société, ainsi que l’amitié et les sentiments puissants qui s’en dégagent.
Les images sont très belles aussi.
Raphaël Bato
2018/03/15 10:08 #98a4-405a-a1a0-70db580d4fad
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Au revoir là-haut
Résumé de l’histoire :
Albert Maillard est un soldat qui a vécu la première guerre mondiale. Il est interrogé au Maroc par un officier de police. Il raconte comment la fin de cette guerre s’est déroulé pour lui mais pas seulement pour lui, aussi pour Édouard Péricourt défiguré par le conflit. Albert va rencontrer plusieurs épreuves dans sa vie. Il devra faire des concessions, mentir, aller travailler, sans jamais abandonner son ami Édouard. Il sera prêt à tout pour le rendre heureux, jusqu’à même se mettre en danger..
Critique du film :
J’ai vraiment apprécié ce film pour les valeurs qu’il dégage. Pour moi il a été très touchant, du fait qu’Édouard soit à la base passionné de dessin mais que son père refuse ce choix. Et qu’Albert soit un comptable modeste avant d’être tous deux soldats pour la France. Leurs histoire n’a rien d’ordinaire. Le fait qu’Édouard n’ose pas compter sur son père, jusqu’à préférer dire qu’il est mort, plutôt que de demander son aide montre qu’il est très courageux. Et qu’Albert, soit dans la vie d’Édouard comme un frère, est quelque chose de très fort. Édouard à toujours été un dessinateur de génie, il a utilisé sa passion pour faire de très beaux masques pour cacher sa gueule cassé , c’est magnifique.

Sarah Aidoud
2018/03/15 10:27 #32fd-4ec4-82a5-dd7625459e6c
Lycée Les Chartrons, Bordeaux, académie de Bordeaux
Au revoir là-haut
Résumé :
Novembre 1919, deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de tous types de choses et l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts.
L’un des personnages principaux est fâché avec son père depuis un bout de temps, de plus, il ne veut plus lui demander aucun service. Film aussi sentimental que tranchant dans lequel l’entreprise créée par les deux rescapés va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.

Critique :
Pour ma part, ce film est très poignant, il est vraiment touchant. Il n’y a qu’une scène de combat, mais c’est l’une des plus impressionnantes jamais vues sur les tranchées. Un grand moment du film lors d’une séquence de fête décadente dans un hôtel de luxe tourne au jeu de massacre antibourgeois. La petite fille que l’on voit tout au long du film, a un côté émouvant, elle apporte beaucoup au film.
Mon moment favori a été à la fin lorsque le père, fâché avec son fils défiguré portant un masque à présent, le revoit. S’installe une scène très touchante. A la fin, je suis restée bouche-bée, je ne m’imaginais pas à aucun instant, que cette scène si émouvante allait tout à coup, se transformer en une scène dramatique.
Pourtant, le réalisateur a choisi de faire une fin heureuse pour Albert, son amoureuse et la petite fille.
Jade Chapuzet
2018/03/17 02:56 #0fee-4074-ac5a-ac6389868845
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Au revoir là-haut est une comédie dramatique réalisé par Albert Dupontel en 2017 et dure 1h17. Ce film est adapté par l’acteur-réalisateur du roman de Pierre Lemaître.
Les acteurs principaux sont Albert Dupontel ,Laurent Lafitte Nahuel Pérez Biscayart,Niels Arestrup, Emilie Dequenne et Mélanie Thierry.

Au revoir là-haut raconte l’histoire d’Albert Maillart un soldat interrogé par la gendarmerie. Le film retrace alors la vie de ce soldat durant la première guerre mondiale et une rencontre qui a changé sa vie.
Cet homme est Edouard qui a été défiguré par la guerre. A partir de ce moment-là, ce dernier décide de ne plus jamais rentrer chez lui du fait que tout le bas de son visage est déformé. Les deux hommes vont alors monter une entreprise d’escroquerie qui va les mener jusqu'à Pradelle, lui aussi un escroc. l’histoire va se dérouler et c’est seulement à la fin que nous comprenons totalement comment Albert Maillart est arrivé jusqu’au poste de gendarmerie.

C’est un film touchant qui nous montre la réalité de la guerre et surtout l’après guerre dont nous parlons peu. On se rend compte que la guerre laisse beaucoup de séquelles non seulement aux soldats mais aussi aux familles. Une amitié touchante est mise en scène et une histoire qui laisse apparaître une intrigue intéressante.

Ce que nous avons relevé est la beauté des masques portés par le soldat blessé. Il y en beaucoup tout au long du film par exemple celui réalisé avec des billets, ou encore le masque tout blanc avec le sourire que le personnage peut changer de sens selon son humeur.
Le dernier masque est particulier, tout d'abord il est soigneusement réalisé du fait de sa beauté mais il est aussi touchant. Il représente une tête d'oiseau et lorsque le personnage le porte dans la dernière scène, il se suicide en sautant d'un toit. Nous avons alors interprété cela de la manière suivante : le personnage « s'envole » dans un autre monde plus serein.
Agathe Palma
Charly Maratrat
Abdel Douiri
2018/03/17 03:01 #b16b-4a4f-a04e-fdb96e9940d5
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
5/
  Au revoir là-haut est un film avec plusieurs genres : dramatique, historique ou encore film de guerre, il est sorti en 2017. Il est tiré du roman de Pierre Lemaitre, qui a reçu le prix Goncourt en 2013. Ce film est réalisé par Albert Dupontel et coécrit par Pierre Lemaître.

Ce film commence avec un officier français qui interroge Albert Maillard ( Nahuel Perèz Niscayart ) sur sa rencontre avec Edouard Péricourt ( Albert Dupontel ). Lors du témoignage, nous insistons à un flash-back d’Albert dans les tranchées où les soldats cherchent à se divertir. Nous pouvons voir les personnages principaux Albert Maillard, Edouard Péricourt et enfin le lieutenant Pradelle ( Laurent Lafitte ), un personnage terrifiant. Après l’explosion d’un obus, Edouard défiguré demande à Albert de le faire passer pour mort dans les archives. On apprend qu’il est le fils d’une bonne famille et que sa relation avec son père est difficile.

Nous sommes très impressionnées par le décor comme celui de la scène où Albert se trouve dans la maison familiale d’Edouard. Le décor semble plus réaliste grâce aux couleurs sombres et anciennes, cet effet est également approfondi par le cadrage.

Nous vous conseillons d’aller voir ce film car malgré le thème principale de l’après-guerre, Albert Dupontel nous raconte une histoire émouvante d’une relation compliquée entre un père et son enfant.
Lisa Adoul
Chloé Marteau
2018/03/19 11:33 #4da7-4264-b84c-64ccd370b250
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« au revoir là-haut » est une comédie dramatique française coécrite et réalisée par Albert Dupontel, sortie en 2017. Il s'agit de l'adaptation du roman de Pierre Lemaitre. Ce film est très surprenant. Il nous émeut, (du moins pour ma part), il nous fait rire, il surprend, l’histoire est juste magnifique. Ce film nous raconte le soutien de deux hommes pendant l’entre deux guerre : Un homme est défiguré au visage par la guerre. Malgré tout, il reste un grand dessinateur et l’autre homme est simplement comptable. Ensemble, ils vont monter une arnaque très périlleuse et impressionnante.
A partir d'une critique d’un homme qui a beaucoup aimé ce film, j'ai remarqué cette phrase très réaliste ainsi que surprenante:«Ce film est vraiment marquant, il parvient à faire rire quand on pleure et pleurer lorsqu’on rit». Je trouve cette phrase bien formulée car ce film nous fait ressentir beaucoup d’émotions sans même le vouloir.
Au début du film, Albert Dupontel m’a beaucoup…comment dire.. ouvert les yeux, d’une certaine manière, sur les plans qu’il a pu faire sur la guerre en faisant un très long plan-séquence de deux minutes qui mêle explosions, tirs d’obus et déambulations dans les tranchées remplies de soldats en action. Bien évidemment, je sais que cette guerre était horrible et bien pire encore mais dans ce film, on a l’impression d’y être et cela surprend énormément. Elément que je n’ai pas toujours retrouvé de manière aussi forte dans d’autres films portant sur le thème de la guerre.
« De masques en masques, ce film vous porte et vous secoue lorsqu’il le veut, quand il le faut il vous fait peur et vous montre ce qu’il se passe hors du récit pour vous donner un petit sou d’histoire, c’est magnifique de faire un film comme ça, magnifique. Ce film est beau, dans le sens poétique aussi bien qu’esthétique. »
2018/03/19 12:09 #c671-4c15-b5c9-32dc99567163
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Au revoir là-haut

Nous avons vu le film « Au revoir là haut » d’Albert Dupontel.
Ce film parle de la vie d’Albert Maillard. À travers son témoignage, il raconte la fin de sa participation à la Première Guerre mondiale, sa rencontre avec Édouard Péricourt, fils de bonne famille parisienne défiguré par le conflit. Ensemble, ils montent une opération d'escroquerie. L'histoire suit également Henri d'Aulnay-Pradelle, leur ancien lieutenant s’en va-t’en guerre devenu lui aussi escroc et qui est parvenu à intégrer la famille Péricourt, dont le patriarche règne sur la classe politique parisienne.

Ce film nous a globalement plu car, premièrement, le fait que trois histoires complexes (la rétrospective de la guerre, leur vie après la guerre et l’interrogatoire) soient rassemblés dans un même film sans que ce soit perturbant pour le cinéphile, le distingue des films traditionnels.

Deuxièmement, on voit la réalité de l’après-guerre pour deux types d’individus, celui qui a souffert d’un traumatisme physique et celui qui a souffert d’un traumatisme psychologique.
De plus, un suspens est comme omniprésent jusqu’à la fin, car tout au long du film nous nous sommes demandés si intérieurement leurs blessures s’étaient atténuées ou aggravées.

Pour finir, le thème de la guerre est étroitement lié à l’art. Tout d’abord, par les masques d’Edouard qui lui servent à masquer la douleur et la cruauté de la guerre, mais aussi par ses monuments aux morts qui par l’intermédiaire d’une arnaque, lui permettent d’exprimer sa créativité et sa sensibilité par le dessin.

Nous en concluons que ce film a pu nous surprendre dans sa manière de tourner l’histoire et ses personnages qui sont vraiment très bien interprétés.

Gabrielle Chan; Sélène Lubin 2nde Lycée Langevin
2018/03/19 20:46 #25c1-4368-9c36-1bf03ac28122
Lycée Les Cordeliers, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
Au revoir là-haut

Inspiré du bestseller de Pierre Lemaitre ce film nous raconte l’histoire de deux rescapés des tranchées de la grande guerre, Albert Maillard, petit comptable et Edouard Pericourt, artiste de talent. Tous deux vont se soutenir pendant l’horreur des tranchées. Chacun sauvera l’autre des pluies d’obus destructrices. Edouard devient alors une gueule cassée et tombe dans une lourde dépression.
Ce film est basé sur l’entraide, la fraternité et une amitié forte née dans les tranchées, c’est le destin qui lie ces deux poilus. A la fin de la guerre ces deux amochés, cachés à l’abri des regarsds dans une maisonnette, vont monter une arnaque aux monuments aux morts. Celle-ci va se révéler à la fois dangereuse et spectaculaire.
Dupontel, acteur et réalisateur, dénonce ici la société de l’époque n’ayant rien fait pour aider les soldats à se réinsérer à soigner leurs blessures après l’horreur sanglante de la Grande Guerre. >Pire encore c’est une société qui glorifie les plus lâches comme le lieutenant-colonel Aulney Pranal officier sanguinaire au front.
A noter l’importance du masque. Edouard s’en sert pour se cacher : cacher son identité, son visage défiguré, son désarroi.Le masque sera le reflet de ses émotions, une œuvre artistique incroyable , une identité, celle qu’ il n’a plus. Dorénavant n’importe quel masque sera plus beau que celui qu’il ne retrouvera jamais.
Le titre surprenant est repris d’une lettre authentique d’un poilu adressée à sa femme. Ce titre est à la fois triste et optimiste il montre que l’homme est capable de poésie en pleine bataille, en pleine boucherie



Là-haut les vivants

Réalisé par Albert Dupontel, Au revoir là-haut est l’adaptation du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013.
Albert Maillard (Albert Dupontel ) et Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart) se sauvent la vie mutuellement pendant une grande bataille de la Grande Guerre. Edouard n’en sort pas indemne un éclat d’obus lui arrache une partie de sa mâchoire, il devient une Gueule cassée. Traumatisé il ne souhaite plus revoir sa famille à laquelle il fera croire en sa propre mort. Tous deux liés par une forte amitié vivent dans une modeste maison à Paris. Albert enchaine les petits boulots et Edouard poursuit sa passion l’Art. Il crée de multiples masques pour cacher sa gueule cassée, il change de masques au grès de ses émotions, ils sont le reflet de son âme.
Les deux amis, pour se venger de la cruauté de l’Etat mettent au point une escroquerie aux monuments aux morts Leur rêve : partir…..loin
Mais c’est sans compter sur le méchant du film et la famille haut placée d’Edouard.

Au revoir là-haut
Les premières minutes du film nous plongent directement dans un univers brutal, bruyant : l’horreur des tranchées…Les mouvements de caméra donnent l’impression au spectateur de faire partie du film.
Deux hommes ont survécu mais l’un d’entre eux Edouard dessinateur talentueux est devenu gueule cassée. Sa bouche est emportée par un obus Il ne peut plus s’exprimer et demande la mort à son frère d’armes Albert. Après la guerre aucun des deux ne peut reprendre le cours de sa vie. Ils sont perdus, abandonnés alors qu’ils ont tout donné pour leur pays. C’est une critique de l’Etat français de l’époque indifférent au sort de ses soldats, des planqués, des corrompus, des officiers sadiques et sanguinaires... Pourtant ce film n’est pas triste, ni noir , il y a de la poésie derrière les masques que se fabriquent Edouard pour cacher sa gueule cassée, il y a de l’humour par petites touches tout au long du film. C’est un film où l on s’ennuie pas où on en a envie de rire, de pleurer bref du cinéma….

Au revoir là-haut
L’histoire commence sur le champ de bataille où l’un des personnages : Edouard est gravement blessé au visage par un obus après avoir sauvé son ami Albert (Albert Dupontel). Devenu gueule cassée Edouard supplie son ami de le faire mourir aux archives militaires, une forme de suicide. A partir de là l’acteur (Nahuel Perez Biscayart) doit jouer un rôle muet, toutes ses émotions passeront par le regard et par la panoplie de masques qu’il se fabrique. Ceux-ci serviront à retranscrire ses émotions, mais pas seulement ils ont aussi de vraies créations artistiques et poétiques. Le personnage de la petite orpheline va servir d’interprète à Edouard, elle le comprend un peu comme dans Snoopy et ce pauvre Charlie Brown.
Le père d’Edouard haut placé dans la société et la politique incapable dans un premier temps de comprendre son fils artiste, homosexuel et mutilé …..
Et Il ya le salaud, le grand méchant du film Henry d’Aulnay Pradelle (Laurent Laffitte) avide, sanguinaire, arriviste, et détestable à souhait….
Ces personnages évoluent sur fond d’escroquerie aux monuments aux morts, jamais construits comme une vengeance envers cette patrie qui n’a rien fait pour ses soldats….
2018/03/20 15:55 #07f9-436a-a0c9-ecd46b546ba1
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Le Réalisateur de ce film Albert Dupontel nous refait vivre dans les années 20 pendant les années folles avec de l’action et de l’amour, un film multi-genre.
Albert nous raconte l’histoire de deux rescapés, un qui était comptable, qui s’appelait Mayard et Édouard, dessinateur. Ce dernier dessinait dans le tranchées pendant qu’ils n’étaient pas attaqués. Le chef des hommes dans les tranchées se nommait Pradel. Il tuait ses hommes qui avaient peur d’aller sur le front. Il a même failli tuer Edouard mais celui-ci a réussi à s’échapper. Peu de temps après, Mayard se prit un obus puis tomba dans un trou nez à nez avec un cheval et, recouvert de terre, ne pouvant presque plus respirer, il réussit à respirer de l’air en faisant du bouche à bouche avec celui-ci. Edouard voyant sa main dépasser, vint à sa rescousse puis juste après l’avoir sauvé, se prit un obus et à partir d’ici l’histoire commence…

Mayard et Edouard établissent un plan à la fin de cette guerre pour faire croire que Edouard est mort pendant la guerre car il ne veut pas que son père le voit dans cet état : Il n'a plus de mâchoire. Malgré le fait qu’il ne l’apprécie pas trop, Mayard va sur les tombes des morts puis échange la plaquette sur laquelle il y a écrit le prénom d’un autre mort et l'échange avec celui de Edouard puis il creusa une autre tombe.
En deuxième temps ils rentrent dans leurs maison mais Edouard souffre trop donc il se pique très souvent en utilisant de la morphine pour pas ressentir la douleur. Malheureusement, ils en sont souvent en manque donc Mayard va même jusqu’à en voler aux handicapés. Édouard en a vraiment marre d’avoir le bandeau autour de sa tête mais aussi d’avoir cette mâchoire moche donc il se met a construire de très beaux masques et en s’amusant avec, il fait rire la fille de sa logeuse ainsi que Mayard et il dessine même de très beaux tableaux.Ils décident de monter une arnaque en vendant les tableaux ayant soi-disant de la valeur mais en fait, ces tableaux sont des faux. C’est juste pour avoir de l’argent sauf que les gens finissent par s’en rendre compte et donc tapent sur Mayard.
Puis pour finir, Edouard finit par se suicider en sautant d’un immeuble car il sait que ce qu’il fait n’est pas bien.
Ce film est très beau à voir avec de la tristesse comme de la joie et il fait repenser à la vie au XXème siècle.

PRZEWOZNY Werner – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/21 12:20 #341a-47c5-a48f-a293eb5caf65
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Au revoir là haut


Au revoir là-haut a été réalisé par Albert Dupontel. Sorti en 2017, il est adapté du roman du même titre de Pierre Lemaitre.
Ce film raconte l’histoire d’Albert Maillard qui est interrogé par un officier. Il raconte alors sa rencontre avec Édouard Péricourt pendant une attaque durant la Première Guerre mondiale : celui-ci se fait défigurer en tentant d’aider Albert. Albert reste auprès de son ami et ensemble ils montent une entreprise de monuments aux morts pour escroquer les gens. Albert raconte aussi l’histoire d’Henri d'Aulnay-Pradelle, leur ancien lieutenant devenu aussi un escroc.

Les plans et les actions de ce film mettent en évidence la souffrance des gueules cassées après la guerre. De plus, l’univers tout entier des années 1920 a été recréé : les costumes, les maisons, les voitures. Il y aussi un clin d’œil à l’art avec les masques d’Édouard et ses dessins. Les plans nous immergent directement dans la scène que ce soit durant la bataille ou la bagarre entre Albert et Édouard ; cela nous fait d’une certaine manière ressentir ce que les personnages ressentent et ce qu’ils arrivent à faire passer par la caméra. Malgré l’histoire et les scènes complexes, le réalisateur arrive à montrer les différences entre les riches et les pauvres et leurs faiblesses. La chute est spectaculaire : personne ne s'y attend, une preuve encore que le personnage ne trouve pas sa paix intérieure dans cette comédie dramatique.

Julie Laumondais 1ère S 1 histoire des arts
2018/03/22 10:05 #f891-48d5-900a-2f7cc60e3e6d
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - "Au revoir là-haut" / Poème


Au revoir là-haut


A mon fils,

Aujourd'hui j'ai appris une nouvelle
Qui n'est pas si belle
J'ai appris ta mort depuis longtemps
Mais la façon dont tu es mort je ne l'ai connue que maintenant…

Je me rappelle
De tes phrases les plus formelles
Que la guerre pour toi
N'était qu'un jeu d'enfant
Et que tu allais en revenir vivant
Nous t'avons tous attendu
Jusqu'au jour où l'on ne t'a plus jamais vu.

On nous a dit que t'étais mort sur le camp
Mais un bon garçon nous a dit la vérité
J'ai toujours ce sentiment
Que ce qui t'est arrivé n'était pas mérité
On espère tous qu'il sera emprisonné
Et que tu reposeras en paix.


Ton père qui t'aime.


Poème écrit par Elsa Mutz Classe de 1ère L.
2018/03/22 13:43 #cc75-47cf-a240-842cf60c9c14
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - "Au revoir là-haut" .
Extrait du journal intime du policier / Officier militaire.


Au revoir là-haut


Cher Journal,


Aujourd'hui, j'ai fait quelque chose d'inconcevable. J'ai libéré un prisonnier ayant réalisé des actes graves. Mais que devais-je faire, Journal ? Devais-je exercer mon devoir militaire avant mon devoir de père ? Devais-je le punir pour ce qu'il a fait ou bien faire… ce que j'ai fait ? Laisse-moi t'expliquer, Journal, l'origine de mes maux.

Tout a commencé pendant la Guerre où j'ai appris le décès de mon fils, tué par des ennemis allemands. J'ai longtemps pleuré, comme tu le sais. J'ai longtemps pleuré la mort de mon fils que j'aimais et que j'aime encore, même dans la mort ?
Mais voilà pas plus tard qu'aujourd'hui, un homme est arrivé au commissariat menotté. Il s'appelait Albert Maillard. Il était accusé d'avoir tué un homme, falsifié des documents militaires, arnaqué les banques de Paris et d'avoir commis encore plein d'autres délits. J'étais prêt à l'enfermer car il avait profané ce pour quoi mon fils s'était battu. Cependant lorsqu'il m'a conté son histoire et qu'il m'a ouvert les yeux sur le mensonge dont je suis la victime, j'ai immédiatement changé d'avis.

Il m'a raconté que mon fils avait été envoyé par son lieutenant avec un de ses camarades sur le « No Man's Land » pour espionner le front adverse alors que les combats avaient cessé dans cette zone. Deux coups de feu ont retenti et, là-bas, les deux envoyés tués. Suite à ce que les soldats pensaient être une déclaration de bataille des Allemands, ils partirent, le fusil à la main à l'assaut de la tranchée adverse. Mais là, Mr Maillard découvrit les cadavres de mon fils et de son camarade couchés, chacun une balle dans le dos. Les coups de feu provenaient de leur propre tranchée. C'est en fait leur lieutenant qui les avait abattus dans le dos, pour prolonger la bataille.
Plus tard dans son récit, il m'a avoué qu'il avait accidentellement fait tomber dans une fosse de chantier son ancien « lieutenant » qui fut ensuite enseveli sous le sable. Une mort bien méritée pour le « Lieutenant » Pradelle, l'assassin de mon fils.

C'est pour cela que je l'ai libéré, Journal. Il a vengé mon fils, mort pour une cause sans but, par un bourreau qui restera pour moi masqué par la haine que je lui voue.
J'ai laissé partir mon prisonnier pour qu'il puisse vivre une vie heureuse, loin des atrocités de la guerre qui ne font que trop de victimes en ce bas monde qu'est le nôtre.

Dis-moi, Journal, si un jour le masque de paon de la vie tombera pour laisser apparaître son visage de démon, cruel et destructeur.


Merci, Journal.


Extrait rédigé par Hugo Viovi Classe de 1ère L.
2018/03/22 14:02 #7be7-44f6-9c4b-fe8b570052ba
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - "Au revoir là-haut" / Monologue de l'Officier militaire.


On ne dit jamais à quel point il est important d'aimer.

Un vieil officier militaire, ayant survécu à la Grande Guerre, porte une faible mine sur son visage. Les murs qui l'entourent sont blancs. Les draps qui le couvrent sont également blancs. Il n'est plus qu'un amas de pureté, une blancheur contrastant avec la noirceur qui s'en dégage.

« Il me semble devenir fou.

Il me semble n'avoir jamais su vers quel pôle me diriger : plutôt Nord ou plutôt Sud ? Toi, les États t'ont envoyé vers l'Est ; assez loin pour qu'il me soit impossible de te contacter. Vois-tu, j'ai appris une jolie histoire. Toute cette réalité me donne envie d'y croire. On aurait dit de la pure fiction, aux allures burlesques, avec des accents d'argent « empruntés » et d'espoir déchirés.

J'ai toujours voulu aller à Venise. Les masques, je trouve cela beau, moi. Je ne sais pas toi mais j'y trouve quelques accents métaphoriques. Au final, les masqués sont-ils les plus cachés ? L'aspect physique peut être sous couvert d’anonymat mais au final le cœur ne peut être voilé. Il est d'ailleurs impossible de cacher les sentiments profonds ; on peut ne pas être honnête mais le masque finit toujours par tomber. C'est une épée à double tranchant, ces choses-là. Je veux dire, les ressentis humains, quelle chose tellement complexe !

Je te parle d'humanité mais je n'en suis pas un grand exemple. Je connais enfin ta véritable mort. Un combat se joue, en mon intérieur : le militaire me dit que tu n'as point d'honneur à mourir de cette façon. Mais le père - la figure paternelle qui surpasse - ne peut être que désolé. Je l'entends pleurer, me murmurer des désolations à l'oreille, et je pleure moi aussi. »

Alors qu'une larme coulait sur la joue du vieil homme, un dernier souffle sortait de ses lèvres âgées. Ce souffle sentait la chaleur de l'amour, la froideur de la nostalgie et de la tristesse. Mais surtout, ce souffle, était emprunt de bonheur et d'espoir.


Texte écrit par Roxanne Verse Classe de 1ère L.
2018/03/22 15:08 #f5a2-470c-a04b-76455ef045a9
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut .
Au revoir là-haut / Monologue de l'Officier militaire

L'Officier militaire est devant la tombe de son fils, une fleur simple préalablement cueillie sur le bord de la route à la main. Il lui parle.

L'Officier militaire :
Cela ne fait pas si longtemps que je suis venu te rendre visite mais aujourd'hui, j'ai appris quelque chose de nouveau. Il inspire profondément. La vérité. Oui, mon grand, aujourd'hui, j'ai appris que ta mort n'a pas été le fruit de la guerre mais aussi de la folie d'un homme. Bon Dieu, à quel point j'aurais aimé tirer une balle dans son sale front. De toute façon, il est mort. Six pieds sous terre, ouais. Mais bon, c'est pas ça qui va te ramener parmi nous, hein ?
C'est un de tes camarades qui m'a raconté ce qui s'était réellement passé. Un certain Albert Maillard. Il fait une pause avant de s'asseoir et allumer sa pipe. Un bon gars, lui aussi, qui a dû en voir de toutes les couleurs. Je l'ai relâché, ne crains rien ! Juste un autre homme qui a souffert des plus riches et influents. Il expire sa fumée. Les Humains sont vraiment les pires… Tu sais, ta mère et ta petite sœur ne s'en sont jamais vraiment remises. Parfois, je les surprends à regarder dans le vide et je sais, je sais que c'est à, toi qu'elles pensent ? La guerre a tout pris à notre famille : notre maison, notre argent, nos biens les plus précieux… Mais rien de tout cela n'aurait vraiment eu de l'importance si tu nous étais revenu. Maintenant, ce sont des nuits d'insomnie, des crises de larmes et un trou, un trou énorme à la place de la poitrine, là où mon cœur battait, autrefois. Il essuie une larme sur sa joue, reniflant. Mais on vit, ou plutôt, on survit, comme beaucoup d'entre nous, après la guerre. Il se relève, essuie son pantalon et soupire. Allons bon, cessons les lamentations pour le moment. Je reviendrai probablement dans quelques jours avec ta sœur et ta mère….
Il dépose la fleur sur la tombe, puis repart, les mains dans les poches, le pas traînant et les épaules affaissées.



Texte écrit par Camille Lecardonnel Classe de 1ère L.
2018/03/22 15:39 #cdc0-4222-86d9-4e7af4fb06b9
Lycée PRO Les Cordeliers, Clermont-Ferrand, académie de Clermont-Ferrand
Le 18 janvier 2017, ma classe et moi sommes allés voir le film Au revoir là-haut. C’est un film dramatique. C’est une fabuleuse adaptation du roman de Pierre Lemaître que nous propose Albert Dupontel. Ce film se passe principalement après la période la Première Guerre mondiale. Nous retrouvons également le réalisateur de ce film dans la peau d’Albert Maillard, l’un des personnages principaux de ce long métrage.
C’est l’histoire de deux soldats de la Première Guerre Mondiale devenus inséparables. Ils ont vécu l’enfer et vaincu la mort ensemble. Mais Edouard (Nahuel Perez Biscayart ) ne sort pas indemne de cette expérience. En effet il est défiguré à vie et ne supporte plus de rester en vie dans cet état. Petit à petit grâce à son frère d’arme et à la drogue il retrouve le goût de vivre.
Ce film est un merveilleux témoignage d’amitié et de solidarité. C’est aussi une histoire d’amour touchante entre un fils et son père qui ne se sont jamais compris.
J’ai trouvé ce film remarquable de par la justesse du jeu des acteurs, par les costumes (les masques d’Edouard) et par la palette des émotions qu’il procure : joie, tristesse, suspens (la fin).
Je ne peux que vous conseiller de courir voir ce film et de dévorer le roman.
Dorian Guillot 2nd professionnelle 1 Institution Ste Thérèse Les Cordeliers
2018/03/25 13:22 #55d3-46b7-8383-853e4ed2e1f0
Lycée Combes, Pons, académie de Poitiers
Ce film s'intitule « Au revoir là-haut », il a été réalisé par Albert Dupontel, qui joue le personnage principal, sur une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre. Il est sorti en 2017, et c'est un film français.
C'est l'histoire d'Albert Maillard vétéran de guerre et de son ami Édouard, mutilé de la Grande Guerre qui décident de donner une leçon au père d'Édouard car c'est un homme qui gagne de l'argent sur le dos des autres.

Nous avons apprécié ce film très touchant, visuellement sublime, le travail sur les masques et les décors est impressionnant.
La scène d'introduction avec le chien, c'est un plan magnifique. L'effet de caméra et de lumière utilisés pour présenter le colonel Pradel est très intéressant. La scène où Albert Maillard est enfermé sous terre avec le cheval est très travaillée, on se demande comment une scène aussi forte a pu être faite. La scène où Édouard se jette dans le vide nous a touchés. Les effets spéciaux utilisés dans la scène de bataille, sont vraiment bien faits. Le scénario est très intéressant, et le visuel dans ce film est extraordinaire.
C'est ce qui m'a plu dans ce film.

Tristan
2018/03/26 10:22 #96de-4b43-8e71-fa48fc611eaa
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Un film 100 % émouvant : Au revoir là-haut


Réalisateur : Albert DUPONTEL

Adaptation : roman de Pierre Lemaitre et BD

Pays de production : France

Durée du film : 115 mn

Interprètes : - Nahuel Perez Biscayart (Edouard Péricourt)

- Albert Dupontel (Albert Maillard)

- Laurent Lafitte (Lieutenant Pradelle)

- Niels Arestrup (Marcel Péricourt)

- Emilie Dequenne (Madelaine Péricourt)

- Mélanie Thierry (Pauline)

Genre: Fiction, fiction historique

Public adressé : adultes/enfants de de 12 ans



Agréable

Une formidable histoire



Révolutionnaire

Enrichissant

Violent

Obstinant

Intéressant

Révélant



La guerre

A (re)voir



Horrible fin

Angoissant

émoUvant

Triste





Amandine Bellonet et Elin Kavak, élèves de 2nde Lycée St Pierre d’Abbeville

2018/03/26 10:46 #11ec-4734-a291-f253e36b6053
Lycée Saint Pierre, Abbeville, académie de Amiens
Ma chère Lucille,

Aujourd’hui je n’ai nullement envie de te parler de cette guerre, tout le monde sait qu’ici, la tension est à son comble. Notre général nous a autorisés à regarder un film entre deux missions. Il s’agit du film Au revoir là-haut d’Albert Dupontel, adapté du Roman de Pierre Lemaitre.

Il raconte une histoire des plus émouvantes d’une amitié entre deux rescapés de la première guerre mondiale. L’un, Edouard, est une « gueule cassée », c’est un artiste il crée d’ailleurs ses propres masques pour cacher sa blessure.

La réalisation est incroyable avec peu d’effets spéciaux, ce qui donne une impression très réaliste. Nous sommes entièrement plongés dans l’époque grâce aux décors géniaux. Dupontel prend des risques et joue avec les cadrages et les ombres, notamment dans une scène où l’un des personnages passe une barrière à moitié ouverte et au lieu de faire passer la caméra sur le même chemin que ce personnage, la caméra passe par le trou de la serrure ! Au revoir là- haut enchaîne les scènes marquantes, riches en émotions. C’est un film à la fois brutal mais aussi très doux et délicat. En effet celui-ci commence dans la guerre des tranchées, sanglantes et cruelles, cependant les scènes épargnent le sang ; on peut le constater du fait que les corps n’explosent pas mais ils sont juste tirés du cadre. Nous pouvons également parler de la scène de fin à couper le souffle. Chaque personnage α un trait de caractère bien distinct, parfois le film prend une tournure un peu cocasse avec le personnage d’Albert dont le comique de geste et de situation peut faire ressortir un côté Charlie Chaplin. Grâce à ces personnages, le film joue avec nos émotions en permanence.

De plus le casting est incroyable avec Nahuel Pérez Biscayart qui ne joue qu’avec son regard et son corps ; à l’aide de ses yeux, il parvient à nous faire passe une émotion intense. C’est un espoir du cinéma français. Ensuite Albert Dupontel, Niels Arestrup sans oublier Laurent Lafitte jouant le rôle d’un homme détestable à la perfection, sont excellents. J’ai vraiment peu d’argument négatif à part peut-être que Mélanie Thierry, la gouvernante, reste au second plan durant tout le film et son personnage en devint presque inintéressant. Cela est étonnant de la part de Dupontel qui généralement aime mettre en valeur les gens « en bas de l’échelle sociale ».

Nous avons vraiment adoré le film ! Je t’invite à le regarder.
Je pense fort à toi, j’espère te revoir vite,

Ton Nicolas.

Léane Danzel d’Aumont et Marion Feugère des Forts, élèves de 2nde du lycée St Pierre d’Abbeville
2018/03/26 12:12 #97bc-4e32-9622-7b520be5c6fc
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut  / Monologue de l'Officier militaire

L'Officier militaire est devant la tombe de son fils. Il lui parle.

Seul, devant la tombe de son fils, l'Officier n'osait pas prendre la parole. Un mélange de tristesse et de culpabilité l'envahissait. Son fils, mort si jeune, lui manquait terriblement. Il aurait aimé pouvoir faire quelque chose pour l'aider. Il aurait pu le cacher. Dans ce cas-là, il ne serait jamais parti à la guerre et il serait toujours vivant. Peut-être mais en tant que militaire, il se devait de rester droit et de respecter les règles. En même temps, lorsqu'Albert avait été arrêté pour fraude, il l'avait laissé partir...
- Je l'ai laissé partir pour toi, commença l'Officier. Il m'a dit t'avoir vu... mourir.
Sa voix se brisa dans un sanglot.
- Il m'a expliqué que Pradel t'avait exécuté, froidement. Pour se venger des Allemands peut-être et continuer le combat... ? Qui sait ? Mais sache, mon fils qu'Albert t'a vengé ! Oui, Pradel est mort lui aussi. Cette ordure ne pourra plus faire de mal à personne désormais ! Je ne devrais pas dire cela d'un collègue. Ce n'est pas digne de moi mais il n'a pas été digne non plus en te tuant ! Il a été lâche et t'a tiré une balle dans le dos. Avait-il peur de te regarder dans les yeux ou d'y voir son reflet dedans ?
L'Officier laissa une larme rouler le long de sa joue et rajusta son manteau sur son cou car le vent, gelé, lui glaçait les os. Il respirait difficilement. Était-ce à cause de l'endroit ? Entouré de tous ces morts, il se sentait épié et réellement peu rassuré. Comme s'il pouvait sentir la présence de tous ces soldats morts au combat ! Mais malgré cela, pour son fils, il était prêt à affronter bien pire...
- Je me sens seul, perdu. Je ne sais pas comment faire sans toi. Pourquoi continuer à vivre si maintenant tu n'es plus là pour m'accompagner ? Ma vie n'a plus aucun sens, aucun intérêt mais je continue de respirer pour toi, pour que ta mort ne soit pas vaine. Je sais que c'est ce que tu aurais voulu, que je me batte.
Une branche craqua au loin et le vent sembla doubler d'intensité.
- Je me demande si tu ressens encore le froid là où tu es... si tu as pu recouvrer la paix. J'espère vraiment que tu te trouves dans un endroit calme et paisible... Je t'aime mon fils. Je pense à toi tous les jours et toutes les nuits. Ton souvenir me hante et ne me lâche pas.
Sur ces mots et une longue minute à pleurer en silence, plus seul que jamais, l'Officier se tourna vers le ciel et la lune pleine et sortit sans un regard en arrière du cimetière. Il entendit une chouette hurler dans la nuit et ce cri de désespoir parut se répercuter jusqu'au fond de son cœur et de son âme.


Texte écrit par Chloé Gerbeaud Classe de 1ère L.
2018/03/26 13:44 #0458-40c6-a89b-0bfa61a11953
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Lettre à ma soeur

Madeleine Péricourt


Chère sœur,

Je t'écris pour te dire que je suis désolé. Tu as souffert de ma mort, de ma prétendue mort. Je ne savais comment revenir après cette guerre immonde et tout ce que j'y ai vécu. J'ai été changé, Madeleine. Je ne pouvais supporter ce que je suis devenu. J'avais peur de ce que vous pourriez penser de moi. Alors j'ai demandé à Albert, mon ami, de simuler ma mort. Ne lui en veux pas, s'il te plaît.
Je me suis caché mais je me sentais libre. J'étais libre de faire ce que je souhaitais.
J'ai recommencé à dessiner et je me suis découvert une passion pour la création de masques. Je les ai confectionnés afin de me déguiser pour que personne ne puisse voir les séquelles que la Guerre m'avait infligées.

Je couche sur papier les mots que je ne peux te dire en face.
En partant à la guerre, je pensais que cela arrangerait Père. Il m'a toujours traité comme un moins que rien. Je voulais qu'il soit fier de moi, pour une fois. Je pensais revenir rapidement et que nous pourrions reprendre une vie normale. Malheureusement, cela ne fut pas le cas et je n'ai pas eu le courage de vous affronter de nouveau. Cela fait peut-être de moi un lâche mais je préférais cela. J'ai été défiguré ! Je ne voulais pas que vous me voyiez ainsi. J'espère que tu peux le comprendre... Malgré tout je n'étais pas seul. J'avais Albert et je me suis fait une amie : Louise. Elle m'a soutenu et a été la seule à réellement me comprendre. J'ai vécu quelques jours de bonheur ; j'en ai presque oublié ma peine.

Mon seul regret est de ne pas avoir supporté la douleur et, d'avoir dû faire le choix de prendre cette première piqûre de morphine...
Là tout a commencé. Je n'ai, plus jamais été le même à partir de ce moment... Tu n'imagines pas à quel point cela a été dur de me réintégrer mais pas uniquement pour moi, pour Albert également et grâce à lui j'ai réussi en quelque sorte à vivre une deuxième vie. Il m'a, je peux l'affirmer, redonné le goût et la volonté de vivre. Pourtant le regard des autres sur moi a été le plus dur. Je n'osais pas me montrer aux autres mais j'ai fini par y parvenir grâce aux masques.
Il a aussi été difficile de trouver un travail. Nous avions besoin d'argent et je n'étais pas capable de travailler. Albert a été d'un grand soutien. Il a enchaîné les boulots, tous plus fatigants les uns que les autres afin de nous permettre de ne pas vivre à la rue. Je ne le remercierai jamais assez de tous les sacrifices qu'il a endurés pour moi...

Quoiqu'il en soit, ma sœur, tu me manques terriblement et j'espère qu'un jour tu pardonneras tous les choix idiots que j'ai faits.

Ton frère qui t'aimera toujours, même après la mort.

Texte écrit par Chloé Gerbeaud et Karen Delhaye Classe de 1ère L.

2018/03/26 14:04 #5607-41c9-9b56-aba983ecb6e4
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Lettre d'un père.

Après avoir entendu les révélations d'Albert Maillard, l'Officier militaire comprend la vérité et écrit une lettre à son fils décédé durant la Grande Guerre.

Mon fils,

Je te demande pardon de ne pas t'avoir sauvé de cette misère... Tu as été fort sache-le. Tu t'es battu pour te défendre, battu pour défendre ton pays. Je sais que tu as souffert et je m'en veux. Jamais tu ne pourras me raconter ce que tu as vécu.
Combien avais-tu d'amis ? Parlais-tu de ta famille lorsque vous aviez du temps ? Jamais je ne pourrai savoir... Je suis si triste et effondré.

Te rappelles-tu d'Albert ? Un de tes camarades de guerre. Cet homme qui était courageux et prêt à tout pour sauver la vie de quelqu'un. Eh bien... il m'a raconté son histoire et tu en fais partie ! On leur avait demandé d'aller au combat et d'avancer le plus loin possible et Albert est tombé sur deux hommes à terre. Ces deux hommes étaient partis en premier pour combattre alors qu'il n'y avait plus de combat. Le Lieutenant avait décidé que tu devais y aller. Quelle ordure ! Albert m'a raconté que tu avais eu une balle dans le dos. C'est alors sans doute Pradelle, ce lieutenant !
Si je pouvais tuer cet homme de mes propres mains, je n'hésiterais pas. Tu auras voulu te battre pour la France et tu décèdes sans aucune raison ! Tu resteras toujours pour moi le plus fort...

Je t'aime. Ton père.



Texte écrit par Léa Aubert Classe de 1ère L.

2018/03/26 14:16 #60f3-4761-b0e6-35e2de840b8b
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Monologue de Madeleine Péricourt.

Quelle fin imaginer après la projection du film d'Albert Dupontel « Au revoir là-haut » ? Qu'adviendra-t-il de la sœur Madeleine Péricourt ? Que ressent-elle ? Quel destin l'attend ?


Ça y est, tout est fini... Je n'ai plus rien à part un bébé et la banque de mon père. Je dis ceci car Papa est mourant. Cela fait quelques jours qu'il est rentré et qu'il ne parle plus. Je lui ai demandé plusieurs fois de se calmer mais il n'arrête pas de pleurer. Les médecins disent qu'avec sa maladie et la dépression qu'il est en train de développer, tout cela l'affaiblit beaucoup.
Ce n'est pas papa qui m'a appris la mort d'Édouard. C'est notre ancienne domestique qui est partie avec Albert pendant que lui-même était interrogé.
J'aurais aimé que mon fils puisse connaître Édouard. Il était tellement magnifique. Puis ses dessins méritent d'être vus par le monde entier. Il avait tout pour lui, vraiment tout....
Tout va mal mais je dois m'accrocher pour Papa, pour mon fils et surtout pour Édouard, mon frère qui me manque.
Je me vois déjà dans dix ou vingt ans raconter toute cette histoire à Édouard et à mon fils. Car selon moi, toute histoire a une morale, que celle-ci parle d'amour, de mensonge, on en tire toujours une leçon.


Texte écrit par Olivia Rouchet Classe de 1ère L.
2018/03/26 14:32 #5191-4f38-bdc4-fc0d023d40bf
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Extrait du journal intime de l'Officier militaire.

11 mai 1919.


Aujourd'hui a été une journée de grandes découvertes pour moi. Je sais enfin la vérité sur le fonctionnement global durant cette guerre. Mais surtout, grâce à Albert, je connais la réelle raison de la mort de mon fils.
Le Lieutenant qui dirigeait les troupes, Pradelle, s'est montré odieux et inhumain. Il a mis la vie de mon jeune fils en danger afin de motiver les soldats français à attaquer le front adverse. Pourquoi a-t-il fallu que mon petit garçon soit l'un des deux hommes choisis par le Lieutenant ?
Pour moi, sa jeunesse ne voulait pas dire qu'il était incapable de se battre. Il aimait son pays et répondait au devoir de le défendre. Il était courageux et j'étais fier de lui...
Ce qui m'a le plus ému dans l'histoire d'Albert a été de savoir que ce n'étaient pas les ennemis allemands qui avaient tué mon fils mais le Lieutenant lui-même !
Je n'ai laissé transparaître aucune émotion devant le camarade de guerre de mon fils mais en apprenant cela, je me suis senti trahi par la France et ses représentants. Si Albert ne m'avait pas dit Que Pradelle était mort, je crois que je l'aurais tué de mes propres mains, en l'honneur de mon garçon. J'en aurais été capable ! Moi qui croyais que mon jeune combattant avait été tué dignement... J'en voudrais toujours à la France ! Il faut que je parte, que je quitte vite ce pays...


L'Officier militaire.


Texte écrit par Wendy Godoy-Guillemin Classe de 1ère L.
2018/03/26 15:19 #288a-4430-bb9f-4314c834364d
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Monologue de l'Officier militaire

Un officier militaire se tient au-dessus d'une tombe, seul.

- L'OFFICIER MILITAIRE :
Mon très cher fils, c'est la première fois que je viens te voir depuis la Guerre. Je sais, je n'ai pas été très présent. Pardonne-moi, je t'ai manqué de respect. Mais tu sais, c'est dur, très dur, pour moi. Tu me manques tous les jours et je maudis cette guerre.
Un temps.
Tu sais, j'ai rencontré un de tes camarades du front. Il s'appelle Albert Maillard. Est-ce que tu t'en rappelles ? Il doit avoir la quarantaine, maintenant. Il m'a raconté qu'il restait souvent avec Édouard Péricourt. Tu te rappelles de lui aussi ?
Il s'est passé tellement de choses depuis que tu es parti. J'ai tellement à te dire et si peu de temps. Maintenant, je suis surveillé à chaque heure de la journée à cause de ce que j'ai fait...
Quand Albert est arrivé au poste, j'ai pris sa déposition comme n'importe quel homme qui se fait arrêter ici. Et puis il a commencé à me raconter son histoire...
L'Officier se retourne, prend son visage entre ses mains. Il se reprend et regarde la tombe de son fils.
Si je l'ai fait, c'est pour toi, souviens-toi en. Où en étais-je ? Ah oui, il m'a raconté l'histoire d'Édouard. Il s'est fait défigurer sur le champ de bataille en sauvant Albert d'un trou d'obus. Albert l'a donc pris sous son aile une fois la guerre finie. Lorsque Édouard s'est vu la première fois avec sa blessure, il a été profondément horrifié. Il a demandé à Albert de le tuer dans les archives pour qu'il puisse recommencer une nouvelle vie. Il a pris du temps pour se reconstruire et s'accepter. C'est par l'intermédiaire des masques qui cachent sa blessure qu'il a pu ressortir et avoir de nouveaux moments de joie. Puis il a eu une idée. Une mauvais idée ! Il a créé avec l'aide d'Albert une fraude aux monuments aux morts. Tu te rends compte ? Il a fait la guerre et il ose se faire de l'argent dessus ! Plus tard, Albert, Édouard et une petite fille qu'ils avaient recueillie ont décidé d'accumuler assez d'argent grâce à cette arnaque pour partir au Maroc et s'enfuir avant de se faire attraper. Mais il s'est passé quelque chose qui a changé leurs plans. Le père d'Édouard s'est fait lui-même avoir et a commandé un monument aux morts à partir du catalogue des deux compères. Il a donc voulu retrouver la personne qui se faisait soi-disant passer pour son fils. Il avait tout deviné en raison d'une signature qui était la même que celle d'Édouard et puisqu'il le pensait mort, il était enragé.
Cependant, en voyant son père, Édouard a été submergé par les émotions et a sauté du haut de l'immeuble.
Il s'arrête un temps.
Albert a été retrouvé à son tour puis seul arrêté pour fraude puisque Édouard est mort. Mais je ne sais pas ce qui m'a pris. Je l'ai laissé partir à la fin de l'entretien. C'était ton collègue de guerre et quand il m'a raconté que tu es mort à cause de Pradelle, je ne sais pas, je n'ai pas réfléchi...
Un homme arrive.
- LE MILITAIRE :
Allez, c'est l'heure. Tu dois retourner dans ta cellule.
- L'OFFICIER MILITAIRE :
Laissez-moi encore un moment, s'il vous plaît.
- LE MILITAIRE :
Tu n'aurais pas fait cette connerie, tu aurais tout le reste de ta vie ! Maintenant, il est temps de payer pour ce que tu as fait..

Texte écrit par Eloïse Gerbeau Classe de 1ère L.
2018/03/27 09:58 #dc15-4aed-b41b-6cce9d1a1389
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
« Haut revoir la haut » est un film sur l'histoire d'un poilu qui finit par devenir une « gueule cassée » lors d'un dernier assaut avant l'armistice, et de son ami avec qui il va vivre médiocrement après la guerre. Notre « gueule cassée » va demander à son ami de le faire passer pour mort car il ne souhaite pas retrouver son père qui est un très grand banquier de Paris. Notre jeune héros devient dépendant de la morphine que lui donnait son ami lorsqu'il était à l'infirmerie. Alors qu'il se laissait presque mourir dans l’appartement de son ami, il se met à fabriquer des masques avec une petite orpheline qui lui trouve les matières premières à la fabrication de ces derniers. Le confectionneur de masques et artiste de talent va avoir comme idée de vendre des monuments aux morts aux villes sans les leur fournir. Ceci fait, ils développent leur arnaque et empochent beaucoup d'argent.

Ce film est très émouvant avec une histoire de famille très touchante, la mise en scène est très bien faite avec de très bons changements de plans raccord à l’image, lors, par exemple, du changement de scènes, entre la chute de « l’oiseau » au moment où il va percuter le sol, il y a un changement de plans et une porte qui claque.
Le cadrage nous plonge dans l'histoire de nos deux poilus jusqu'au plus profond de la chair et de l’âme comme par exemple la scène où l’on découvre l’infirmité de notre protagoniste.

Les musiques sont très belles et émouvantes et nous poussent au paroxysme des sentiments que le film veut nous transmettre.

Ce film assez dramatique arrive à nous faire sourire ou même rire pour nous faire pleurer à chaudes larmes face aux événements tragiques de ces rescapés de la guerre. Je trouve ce film émouvant, avec beaucoup de rebondissements.

Louis-Grégoire Vinay, Terminale CAP Bijouterie
2018/03/27 10:00 #1ebb-43fd-88ee-13ed189a6b13
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Mon avis sur ce film est plutôt défavorable. Pour commencer, le personnage principal (Albert Maillard) : je ne l’ai pas aimée, cette personne qui se retrouve sauvée d’être enterré vivant, par un petit homme frêle qui sacrifie son visage pour lui. Bien sûr c’est une belle amitié qui commence mais elle est trop pesante pour lui et cela se fait vite ressentir. Peut-être que c’est le résultat voulu mais je n’ai pas aimé ressentir cette sensation tout le long de ce film.

Maillard est au fond une belle personne qui aide et qui donne tout pour son sauveur mais je le trouve trop dévoué pour son ami qui lui, se donne la mort à la fin du film sans penser une seule fois à lui. Une amitié gâchée et sans retour, donnée par Albert au pauvre défiguré qui en veut au monde entier pour ce qu’il lui est arrivé au front.

Il pouvait ne pas y aller, mais c’est en se rebellant contre son père (Édouard PERICOURT est fils de bonne famille parisienne) qu’il décide de se rabattre dans les tranchées, là, où il dessine de très beaux croquis. Il aurait pu être exempté de cette guerre grâce au pouvoir de sa famille, mais c’est en y allant qu’il lui arrive une terrible chose et qui se défoule, depuis, sur ce pauvre Albert.

C’est une amitié pratiquement forcée pour ces deux-là.

A la recherche de l’amour et de la fierté de son père, PERICOURT monte un plan d’escroquerie lors de la parution d’une annonce recherchant des personnes pour créer des monuments aux morts. Il ne se gêne pas d’ajouter Maillard dans son plan son trop lui demander son avis.

Le film commence par une vue en plongée, où l’on voit un chien courir dans les tranchées Françaises, il rejoint les Français cachés dans une de celles-ci puis l’histoire débute par la rencontre avec les deux personnages principaux : Albert et Édouard mais aussi du méchant que l’on aime détester : Henri d’Aulnay-Pradelle , leur lieutenant. C’est dans ces tranchées que tous les effets spéciaux sont clairement présents comme des explosions gigantesques : le son est parfait.

Pour ce qui est des acteurs, je n’ai rien à dire, par exemple, le méchant, Henri, nous aimons tellement le détester et pour ma part je suis ressortie de la salle de cinéma énervée par ce personnage. Alors oui, mission réussie pour ce qui est de transmettre des sentiments à travers du jeu des acteurs.

Pour conclure, je n’ai pas aimé ce film car je n’en aime pas les protagonistes. Mais en revanche je le conseille fortement aux personnes qui aiment les films de guerre car nous voyons le pendant et l’après de la guerre avec une pointe de magie.

Julie MORGAN, Terminale CAP Bijouterie
2018/03/27 10:06 #f349-4042-ad0b-d9845dfb739a
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
«Au revoir là-haut» raconte l’histoire de deux jeunes soldats à la fin de la seconde guerre mondiale. Frères d’armes, ils ont dû rester ensemble, même post-guerre car le plus jeune, prénommé Edouard, défiguré par un obus, a subi beaucoup d’opérations qu’il ne supporte plus. Ils finissent par s’échapper et le blessé se cache chez le second, le soldat Mayar, pendant très longtemps.
J’ai personnellement beaucoup apprécié la retranscription de la guerre et des ses douleurs postérieures. Il est donné deux visions, celle d’Edouard qui souffre terriblement et qui préférerait mourir face à celle de Mayar qui essaie de reprendre sa vie tel qu’elle était avant, il relativise toujours.
Le fait que le blessé ne puisse s’exprimer qu’avec des gestes et des onomatopées et ne peut être compris que par une jeune fille est émouvant car cela permet d’établir un lien très fort entre les deux personnages et nous permet également de nous y attacher.
Le protagoniste est l’ancien chef de troupe des deux soldats, il est froid, manipulateur et n’hésite pas à tuer à la veille de l’armistice. Il jouera un rôle important dans l’évolution des deux personnages. Surtout dans celle de Mayar qui finira avec un sentiment de haine envers lui et un désir de vengeance. On voit les changements apportés par la guerre qui peut transformer un homme basique avec une vie simple en futur assassin.
Un dernier point est abordé, celui de la famille. Un coup est donné à la famille du blessé lorsqu’elle apprend sa mort et un deuxième lorsque son père le revoit une dernière fois.
Pour finir, il y a un abord très correct et peu cliché de la guerre et des conséquences de celle-ci lors du suicide d’Edouard, scène où l’intitulé du film prend tout son sens.
Marco De Sousa – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:19 #7ea0-4600-b7ab-fd5f7695415f
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« au revoir là-haut » est une comédie dramatique française coécrite et réalisée par Albert Dupontel, sortie en 2017. Il s'agit de l'adaptation du roman de Pierre Lemaitre. Ce film est très surprenant, il nous remplit d'émotions (du moins pour ma part), il nous fait rire, il surprend, l’histoire est juste magnifique. Ce film nous raconte le soutien de deux hommes pendant l’entre deux guerres : Un homme est défiguré au visage penadant la guerre. Malgré tout, il reste un grand dessinateur et l’autre homme est simplement comptable. Ensemble, ils vont monter une arnaque très périlleuse et impressionnante.
Sur une critique de quelqu'un qui a beaucoup aimé ce film, j'ai trouvé une phrase très réaliste et très surprenante : « Ce film est vraiment marquant, il parvient à faire rire quand on pleure et pleurer lorsqu’on rit ». Je trouve cette phrase bien formulée car ce film nous fait ressentir beaucoup d’émotions sans même le vouloir.
Au début du film, Albert Dupontel m’a beaucoup…comment dire.. ouvert les yeux d’une certaine manière, sur les plans qu’il a pu faire sur la guerre, en faisant un très long plan-séquence de deux minutes qui mêle explosions, tirs d’obus et déambulations dans les tranchées remplies de soldats en action. Bien évidemment, je sais que cette guerre était horrible et bien pire encore mais dans ce film on a l’impression d’y être et cela surprend énormément. Ce que je n’ai pas toujours retrouvé autant dans d’autres films portant aussi sur la guerre.
Comme j'ai trouvé dans une autre critique : « De masques en masques, ce film vous porte et vous secoue lorsqu’il le veut, quand il le faut il vous fait peur et vous montre ce qu’il ce passe hors du récit pour vous donner un petit sou d’histoire, ... Ce film est beau, dans le sens poétique aussi bien qu’esthétique. »
En conclusion pour moi ce film est splendide, rien à dire, je l’ai beaucoup aimé.
Matisse Delage – 2nde1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:28 #430a-4919-9197-05a529cc0025
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Le Réalisateur de ce film, Albert Dupontel, nous refait vivre dans les années 20 pendant les années folles avec de l’action et de l’amour, un film multi-genre.
Albert nous raconte l’histoire de deux rescapés, un qui était comptable, qui s’appelait Mayard et Édouard, dessinateur. Ce dernier dessinait dans les tranchées pendant qu’ils n’étaient pas attaqués. Le chef des hommes dans les tranchées se nommait Pradel. Il tuait ses hommes qui avaient peur d’aller sur le front. Il a même failli tuer Édouard mais celui-ci a réussi à s’échapper. Peu de temps après, Mayard fut blessé par un obus puis tomba dans un trou nez à nez avec un cheval et, recouvert de terre, ne pouvant presque plus respirer, il réussit à respirer de l’air en faisant du bouche à bouche avec celui-ci.
Edouard voyant sa main dépasser, vint à sa rescousse puis juste après l’avoir sauvé, se prit un obus et c'est à partir d’ici que l’histoire commence…

Mayard et Édouard établissent un plan, à la fin de cette guerre, pour faire croire que Edouard est mort pendant la guerre car celui-ci ne veut pas que son père le voit dans cet état : Il n'a plus de mâchoire. Malgré le fait qu’il ne l’apprécie pas trop, Mayard va sur les tombes des morts puis échange la plaquette sur laquelle il y a écrit le prénom d’un autre mort et l'échange avec celui de Édouard puis il creuse une autre tombe.
Dans un deuxième temps, ils rentrent dans leurs maison mais Édouard souffre trop donc il se pique très souvent en utilisant de la morphine pour ne pas ressentir la douleur. Malheureusement, ils en sont souvent en manque donc Mayard va même jusqu’à en voler à des handicapés. Édouard en a vraiment marre d’avoir le bandeau autour de sa tête mais aussi d’avoir cette mâchoire moche donc il se met a construire de très beaux masques et en s’amusant avec, il fait rire la fille de sa logeuse ainsi que Mayard et il dessine même de très beaux tableaux.
Mayard et lui décident de monter une arnaque en vendant les tableaux ayant soi-disant de la valeur mais en fait ces tableaux représentent des faux. C’est juste pour avoir de l’argent sauf que les gens finissent par découvrir la vérité et donc cherchent à taper sur Mayard.
Puis pour finir, Edouard finit par se suicider en sautant d’un immeuble car il sait que ce qu’il fait n’est pas bien.
Ce film est très beau à voir avec de la tristesse comme de la joie et il fait repenser à la vie au XXème siècle.

PRZEWOZNY Werner – 2nde1 – lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:30 #da96-419f-a02f-2901a58410ee
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Au revoir là-haut est une comédie dramatique réalisée par Albert Dupontel en 2017. C’est l’adaptation du roman de Pierre Lemaitre. Ça se passe pendant la première guerre mondiale. Albert Maillard raconte son histoire et celle d’Edouard Péricourt qui est défiguré par ce conflit. Tout deux imaginent une arnaque aux monuments aux morts.

Pour commencer, les acteurs sont merveilleux, ils sont rentrés dans leurs personnages sans laisser place à l’improvisation pour rester fidèle au roman de Pierre Lemaitre. D’après moi, il y a deux personnages principaux : Albert Maillard qui raconte son histoire au Maroc et Edouard Pericourt joué par Nahuel Pérez Biscayart, qui a eu l’idée de cette arnaque et réalise les dessins et les masques, il est aidé par Louise qu’ils ont rachetée à une chapelière.
Laurent Lafitte, qui joue le rôle du lieutenant Pradelle est un personnage intéressant, sinistre qui aime la guerre et qui cherche la fortune. Il fera tout pour cela jusqu'à en perdre la vie.
Ce film est réaliste, les scènes de tranchées sont exemplaires, au début on a une vue en plongée de tout le champ de bataille, puis on se rapproche en travelling pour suivre un chien.
On croirait avoir déjà vu un champ de bataille tellement le décor est réaliste et plein de détails. La morphine est en pleine effervescence à cette époque, Albert Dupontel réussit à l’intégrer quand Edouard est blessé. C’est aussi un film de fiction car il n’y a jamais eu d’arnaque au monument au mort, c’est ce qui fait qu’il est différent des films sur la première guerre mondiale. Mais ce film casse aussi les codes de la société bourgeoise du 20ème siècle car il dessine ce qu’il voit et ressort en caricature.
Il tient tête a tout le monde et veut rester ce qu’il est. Comme il est défiguré, il se fabrique des masques magnifiques qu’il porte pour rester beau. Nous voyons seulement ses yeux grâce aux gros plans, ce qui nous procure des émotions fortes et nous laisse voir ce qu’il ressent.
Au revoir là-haut a aussi quelques touches d’humour qui sont les bienvenues pour détendre cette ambiance pesante notamment due à la musique qui accompagne tout le film et met du rythme.

Finalement, ce film parle aussi d’amertume entre tous ceux qui n’ont pas voulu empêcher cette guerre, de la France qui glorifie les morts et ne fait rien pour les vivants.

En conclusion, je vous recommande ce film, il y a de magnifiques masques tout comme les costumes et les dessins. Il fait preuve d’une grande histoire mêlant réalisme et fantastique, l’humour et la tragédie, ombre et lumière de la guerre, du début à la fin du film.

Audrey Savoie, TCAP Bijouterie.
2018/03/27 10:32 #ff4c-4cc0-a538-d43ecc129d35
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Critique:
"Au revoir là-haut" est un super film qui raconte l'histoire de deux soldats après la guerre. Le film critique bien l'après guerre en montrant les arnaques, les riches qui font la fête, les anciens soldats blessés à vie...
Les couleurs, les dessins, peintures etc... tout cela donne une atmosphère très appréciable et nous plonge dans un univers un peu fantastique. Les masques sont magnifiques et très bien pensés.
L'histoire aussi est très bien construite, les personnages sont captivants et sont tous bien différents avec leur caractère.
En bref c'est un très bon film très captivant, je ne regrette pas l'avoir vu.

Durand Hugo – 2nde1 – lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:34 #152b-4f39-85f6-7230983b0431
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Lors de la Première guerre mondiale. Albert Maillard rencontra Edouard Pericourt, un jeune artiste issu d’une bonne famille, qui quitta son domicile pour partir à la guerre. Celui-ci devint « gueule cassée ». Tous deux montèrent une escroquerie, qui va s’avérer agitée.

« Pour avoir déclenché la guerre, pour l’avoir aimé, pour en avoir profité. VOUS ETES TOUS CONDAMNES A MORT. »

Une phrase, quelques mots, qui résument totalement le film. Elle est dite lors du « jugement ».

Ce fut une belle expérience cinématographique, très prenante mais aussi émouvante. Une histoire extraordinaire d’un homme qui devint défiguré. Une amitié forte, une relation père fils mouvementée, une histoire d’amour. Cet homme qui se retrouva avec un visage sans vie, va le transformer avec des masques d’une façon magique.

Ce film d’Albert Dupontel est issu du livre « au revoir la haut » de Pierre Lemaitre, qui a tenu à assister au tournage du film. Il déclara que ce fut pour lui une expérience émouvante. Grâce a cette déclaration on put voir l’importance accordée à cette adaptation.

Des décors aux costumes, un énorme effort fut fait pour nous transporter dans les années folles, ce fut réussi.

Casting parfait pour tous les acteurs, qui arrivent à nous emmener dans ce monde que se soit Laurent Lafitte pour Henri d’Aulnay-Pradelle, Nahuel Pérez Biscayart pour Edouard Péricourt, qui entra dans le personnage d’une façon extraordinaire et magique.

Un budget important : 19 750 000 euros, donc une réalisation recherchée et poussée. Travellings, plans séquences, camera portée d’une excellente qualité. Je retiendrai particulièrement les gros plans qui nous montrent des expressions de visages lors de moment bien trouvés.

Un film français touchant mais d’une force incroyable une poésie qu’on aimerait retrouver dans d’autres films.

Elise Durand, T. CAP Bijouterie
2018/03/27 10:38 #5097-4098-9407-8dda20405d30
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Au Revoir Là-haut et une adaptation cinématographique du roman de Pierre Lemaitre réalisée par Albert Dupontel (acteur, scénariste).

Il nous transporte dans une ambiance d'après-guerre aux côtés d'un ancien poilu Albert Maillard alias "Albert Dupontel" et de Edouard Péricourt, un soldat au visage déformé par un éclat d'obus. Par la suite, Albert Maillard prend la décision de s'occuper de son ami devenue « gueule cassée » en lui fournissant de la morphine et des soins. Une fois Edouard sur pied, il décide de se venger en créant une arnaque aux monuments aux morts, car la douleur physique, morale, est insupportable pour lui.

Je trouve ce film extrêmement bien réalisé de par son réalisme, ses bons acteurs (Nahuel Perez Biscaillard, Laurent Lafitte) et les plans choisis, comme ce plan séquence qui nous permet d’entrer dans la maison de monsieur Pericourt. J'ai bien reconnu la façon d'Albert Dupontel de traiter et réaliser un film au fond dramatique mais à la forme extravagante comme dans Enfermés Dehors. J'ai facilement été transporté dans l'univers loufoque du film, même si je ne le conseillerais pas à tout le monde car il est destiné à un public sensible à la recherche de belles émotions.

Pour conclure, ce film a tout pour plaire à un public averti et connaisseur. On rentre aisément dans la vie des personnages et dans l'univers de l'après guerre. Pour finir je remercie monsieur Albert Dupontel pour rester fidèle à son cinéma poétique et décalé qui ne nous laisse pas indifférent.

Sacha Brechotte, TCAP Bijouterie.
2018/03/27 10:42 #b609-4f45-821b-a15f386d926b
Lycée Moulin, Montmorillon, académie de Poitiers
« Au revoir là-haut » est une comédie dramatique française réalisée par Albert Dupontel. Ce film est l’adaptation du roman de Pierre Lemaître. Il raconte l’histoire de deux soldats lors de la deuxième guerre mondiale. il s’agit d' Édouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) le fils d’un bourgeois, il est dessinateur mais son père ne veut pas qu’il le soit. Et d’ Albert Maillard ( Albert Dupontel) un comptable assez modeste. L’amitié entre ces deux soldats est née lorsque Albert est témoin lorsque le lieutenant Henri Pradelle ( Laurent Lafitte), aristocrate arriviste parvient à lancer une dernière offensive en faisant croire que les Allemands, qui attendaient eux aussi l’Armistice, ont tué deux français partis en éclaireurs, mais Albert a compris que c'est son lieutenant lui même qui leur a tiré une balle dans le dos. Pendant l'offensive, Pradelle, se voyant démasqué, pousse Albert dans un trou d’obus. Ce dernier se retrouve alors enterré vivant face à une tête de cheval mort. Édouard sauve Albert de la mort mais se fait défigurer par un éclat d’obus, qui fait de lui une « gueule cassée », alors Albert décide de s’occuper d' Edouard lorsqu’il lui dit qu’il ne veut pas rentrer chez lui donc il décide de changer son identité.

Dans ce film, le plus marquant ce sont les masques que Edouard fabrique pour cacher sa gueule cassée : Ils sont vraiment très épatants et on voit qu’il y a beaucoup de travail qui a été fait dessus puisqu’il sont très travaillés. La luminosité, selon les scènes est aussi très bien choisie, par exemple, lors des scènes tristes comme le début avec le passage de la guerre, il y a plutôt une luminosité sombre alors que lorsque se sont des scènes plus joyeuses comme lorsque Albert et Pauline (Mélanie Thierry) se côtoient, ici l’éclairage est beaucoup plus lumineux. La musique est elle aussi très importante dans ce film parce qu’elle fait ressortir les émotions, là aussi, selon les scènes exploitées.
Ce qui est aussi intéressant dans ce film, c’est de voir la relation qui se crée entre, non seulement Albert et Edouard, mais aussi la relation très touchante entre Edouard et Louise (Héloïse Balster). Le plus triste dans ce film, est la scène des retrouvailles entre Edouard et son père puisque que au début, son père ne sait pas que c’est son propre fils qui l’a arnaqué mais lorsqu’il le comprend la scène se transforme en aveux d’un père envers son fils.

J’ai beaucoup aimé ce film tout d’abord à cause du travail qui a été fait sur les masques qui sont vraiment splendides mais en plus grâce à l’histoire elle même qui est vraiment captivante et attachante.


Laura Fillaux - 2°1 – Lycée Jean Moulin
2018/03/27 10:46 #e1fd-45f7-b1bc-6023a9b6fcd9
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
« Au Revoir Là-Haut » est une œuvre cinématographique française réalisée par Albert Dupontel et sortie en 2017. Ce film raconte l'histoire de deux soldats après la 1ere Guerre Mondiale qui tentent de monter une arnaque en vendant de faux monuments aux morts en hommage aux soldats victimes de la guerre. Le personnage Albert Maillard est joué par Albert Dupontel lui-même et Nahuel Pérez Biscayart interprète le rôle du soldat Édouard Péricourt (Soldat à la gueule cassée).
Pour commencer, j'ai énormément aimé ce film par son histoire très touchante et son originalité. Je ne m'attendais pas à ce qu'un soldat victime de la guerre essaie de monter une arnaque de grande ampleur en vendant des monuments aux morts factices. Tout comme je ne m'attendais pas à voir l'auteur de cette arnaque fabriquer des masques de toute beauté pour cacher sa gueule cassée. Tout au long du film Édouard arbore de nombreux masques plus magnifiques les uns que les autres. Il créa même un masque avec un sourire mécanisé où d'une pression au milieu de ce sourire il devient une vraie grimace.
Pour ce qui concerne le cadrage, dès le commencement du film nous avons un traveling filmé au drone suivant un chien portant une lettre en parcourant un champ de bataille désolé. Il y a une scène que j’ai particulièrement apprécié est celle où Dupontel vole de la morphine dans une pharmacie de l’hôpital où est alité Édouard. Ce cadrage permet de voir le reflet de la croix de Jésus inversée au mur et la bonne sœur s’y précipiter pour la remettre droite. Pendant que l’on se focalise sur ce moment, Dupontel se glisse derrière elle et vole un flacon de morphine.
Par la suite, le rôle du Lieutenant Pradelle joué par Laurent Lafitte est finement bien joué par le fait que le caractère du personnage n'était pas prévu. C'est l'acteur lui-même qui se plaisait dans le rôle du personnage et qui a réussit à lui donner ce côté authentique du méchant.
Pour finir je dirais qu'Au Revoir Là-Haut est une parfaite adaptation du roman du même nom. Les lieux de tournages ont été choisis avec soin car j'étais immergé dans l'ère de la 1er Guerre Mondiale. Les lits médicaux, les vêtements, les décorations intérieures et les manières des gens étaient fidèles à l’époque concernée et c'est cette période de l'histoire qui m'a toujours plu qui me pousse maintenant à dire que ce film est pour moi le meilleur film français récent que j'ai pu voir.

Stéphane Depas TCAP BIJOUTERIE
2018/03/27 11:01 #deb8-4a6a-8e29-9f0bd8dad9f8
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
« Au revoir là-haut » est un film d’Albert Dupontel qui raconte l’histoire d’une jeune « gueule cassée » et de son camarade qui l’accompagne après la guerre. Ce film reprend très bien le livre de Pierre Lemaitre qui a remporté le prix Goncourt 2013.

Albert Maillard et Edouard Pericourt sont deux soldats de la première guerre mondiale. Au court de la dernière bataille, Edouard (jouer par Nahuel Perez) fut défiguré par l’explosion d’un obus, en voulant sauver la vie d’Albert (joué par Albert Dupontel). Edouard ne voulant pas retourner vers sa famille en étant défiguré décide de faire croire à sa mort. C’est alors qu’un jour il décide de monter une arnaque aux monuments aux morts. Pour ce projet Edouard mis tout son talent en œuvre en dessinant pour les prospectus de cette arnaque.

Marcel Pericourt (jouer par Niels Arestrup), le père d’Edouard, à élevé son fils comme il voulait qu’il soit, et aurait voulu qu’il soit plus haut gradé pendant la guerre, pas un simple soldat. Or Edouard ne pense pas comme son père, car il est différent. Il dessine beaucoup, et aime beaucoup ce qui touche à la beauté, ce qui est fait avec minutie.

Tout au long du film Edouard se fabrique des masques de différentes formes et couleurs pour cacher la misère de son visage.



J’ai beaucoup aimé ce film car il y a un mélange entre le réalisme et la fiction, du fait que cette arnaque n’a jamais eu lieu, et il y a des masques qui donneraient presque l’impression d’un dessin animé, avec les personnage à tête de soleil ou d’oiseau. Il y a un travail incroyable sur ces masques qui représentent ses ressentis. Il les fait en fonction des circonstances et de son humeur. C’est grâce aux gros plans qui sont fait sur ses yeux que passent toutes les émotions du film

Albert Dupontel s’est approprié l’histoire de Pierre Lemaitre en rajoutant des détails, et c’est ce qui fait que ce film est magnifique. Au début, il y a un plan aérien sur un chien qui nous mène de la tranchée au champ de bataille. On a l’impression de le suivre, que c’est grâce à lui que l’on connait l’histoire.

Tout au long du film, Albert aide son ami à mener l’arnaque, qui consiste à vendre des monuments aux monuments aux morts et partir au Maroc avec l’argent.

C’est un lien fort qui les unit car Albert risque sa vie dans cette arnaque, comme Edouard a risqué la sienne pendant la guerre pour sauver Albert.

Au début, je m’attendais plutôt à voir un film sur la guerre avec beaucoup de conflits, alors qu’en fait, bien que ce soit juste après la guerre, c’est une très belle histoire qui sort du contexte de la guerre et de la peur. C’est aussi un conflit sentimental entre Edouard et son père.

Pour finir, je conseille vraiment ce film qui est magnifique. Les acteurs incarnent très bien leur rôle bien que l’histoire se passe à une autre époque (1920). Il y a beaucoup d’émotions, et les musiques nous transportent dans ces fameuses années folles.

Manon Lapeyrade, terminale CAP Bijouterie.
2018/03/27 11:05 #d30c-44dd-bf35-6f896a8dba8c
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Au revoir là-haut est une comédie dramatique française réalisée par Albert Dupontel (acteur, réalisateur, scénariste et humoriste). Ce film est une adaptation du roman de Pierre Lemaître, qui a eu le prix Goncourt en 2013.

Pour commencer, cette comédie dramatique nous transporte en 1920, Albert Maillard (Albert Dupontel) est interrogé par un officier de la gendarmerie française, au Maroc. A travers son témoignage, il raconte la fin de sa participation à la Grande Guerre, sa rencontre avec Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayard), fils de bonne famille défiguré par le conflit. Ensemble, ils vont monter une arnaque. L’histoire raconte aussi la vie du lieutenant Henri d’Aulnay Pradelle (Laurent Lafitte) qui va réussir à intégrer la famille Péricourt dont le patriarche règne sur la classe politique parisienne.

.Je trouve ce film très réussi, Albert Dupontel a su imager les émotions décrites dans le livre de Pierre Lemaître. Au travers du film, les héros mettent en valeur la condition des soldats abîmés par la guerre, le réalisateur nous amène à rentrer en empathie avec eux. Je trouve que ce film est poétique : premièrement, les masques qu’Edouard Péricourt crée sont le reflet de ses émotions, tantôt le sourire, tantôt la « moue » par exemple sur l’un d’eux. Deuxièmement, cette petite fille, Louise, vient apporter son aide aux deux hommes pour leur arnaque. Elle réussit à comprendre Edouard dans ses difficultés à ne pas pouvoir s’exprimer par la parole. Louise allège l’ambiance alourdie part les dégâts de la guerre et apporte un peu d’amour et de gaîté dans la vie d’Edouard et Albert. Pour finir, malgré la situation, on retrouve de l’amour entre Pauline (la bonne des Péricourt) et Albert, ils tombent amoureux l’un de l’autre.

Enfin, le point fort de cette comédie dramatique à mon sens se trouve dans l’aspect des images qui ont été modifiées dans leurs couleurs pour amener le spectateur à se trouver dans une ambiance qui s’apparente à celle des années vingt. Les décors, les personnages, les musiques et les bruitages complètent majestueusement le contexte de cette guerre. Nous sommes plongés dans cet univers dès le début du film : dans les tranchées on retrouve une mise en scène qui nous angoisse que l’on peut même ressentir dans les moments de fête (gros plan). Tout au long du film on obtient un résultat assez poussé au niveau des sensations transmises.

En conclusion, le résultat est crédible, j’arrive à me laisser transporter par ses émotions, ses décors, son histoire, c’est à la fois un voyage dans le temps mais aussi dans la vie de ces personnages. J’ai aimé ce film à travers le masque que l’on décore tout au long de la comédie dramatique pour cacher la réalité. A travers ce film je découvre le curieux monde d’Albert Dupontel.

Maud Bouchet, terminale CAP Bijouterie
2018/03/27 11:15 #7d51-4180-9cfb-bcbc243a0c8e
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
« Au Revoir là-haut», est une comédie dramatique française coécrite et réalisée par Albert Dupontel, sortie en 2017. Il s’agit de l’adaptation du roman de Pierre Lemaitre.


Ce film raconte l’histoire de la Première Guerre mondiale, de l’après-guerre ainsi que des Années Folles. On suit tout au long du film les aventures et les rencontres d'Albert Maillard, ancien combattant, qui prend sous son aile Edouard Pericourt fils de bonne famille parisienne défiguré par le conflit.



Tout d'abord, je suis très impressionnée par les jeux d’acteurs surtout de Nahuel Perez Biscayart qui joue le rôle de Edouard Péricourt: il ne parle pas une seule fois durant le film, il ne doit s’exprimer qu’avec des gestes, son regard d’un bleu intense ou encore le port de divers masques aussi beaux les uns que les autres qui lui permettent de cacher sa gueule cassée comme par exemple un paon, un masque au sourire changeable...



Il nous transmet ses sentiments seulement avec un regard, c’est poignant on le constate quand il revoit son père et qu’il pleure. On sent l’immense tristesse et la joie à la fois.



D’autre part, les décors sont époustoufflants on remonte le temps avec un Paris très élégant, vieillot et dynamique. Les mouvements de caméras nous mettent directement dans l’action et font qu’on est emporté dans le film comme on le voit avec un magnifique travelling utilisé quand on suit les soldats courir sur le champs de bataille.



Mais encore, les scènes aussi sont très réalistes comme celle du combat dans les tranchées et quand il y a les impacts d’obus, je n'ai pas de mot pour décrire ces actions tellement qu'elles m'ont bleuffée. Ca donne l’impression d’être à leur côtés, on se bat et on souffre avec les soldats, en fait on vit l'instant présent.



C'est excellent.



A vrai dire, Albert Dupontel quand il réalise le film reste toujours dans l'esprit du livre mais en rajoutant une touche personnelle qui le rend encore plus frappant. J'aime ce film, car je ne me suis pas ennuyée et qu'il est vraiment passionnant. Je conseille à tout le monde de lire et de voir «Au revoir là-haut».



Louise Soria, Terminale CAP bijouterie
2018/03/27 11:18 #6c1f-4fc6-b17c-d12277eb5716
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Interview avec un historien.

A l'occasion de la sortie du film d'Albert Dupontel « Au revoir là-haut » en octobre 2017, les journalistes du magazine Historia R.V et A.M. ont interviewé l'historien Jean-Yves Le Naour, spécialiste de la Première Guerre mondiale. Elles lui ont demandé son avis sur le film d'Albert Dupontel et l'ont interrogé sur le contexte et la réalité historique de l'œuvre.

Journalistes (R.V, A.M.) : Bonjour ! Nous vous remercions de nous accorder cette interview.

Historien (Jean-Yves Le Naour) : Bonjour.

Journalistes : Nous allons vous parler du film "Au revoir là-haut", sorti le 25 octobre 2017 et toujours actuellement en salle au cinéma. C'est une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaître, publié en août 2013. L'avez-vous vu ?

Historien : Oui, je l'ai déjà visionné J'ai eu la chance de le découvrir au cinéma en avant-première. Ce film m'intriguait beaucoup.

Journalistes : Qu'en avez-vous pensé ?

Historien : C'est une très bonne et fidèle adaptation du livre. Le fait que l'écrivain ait été présent sur le tournage a sans doute participé à cela. De plus, l'histoire est touchante et le spectateur a envie d'y croire.

Journalistes : A votre avis, la dimension historique est-elle respectée ?

Historien : Dans l'ensemble, oui. Comme le héros, beaucoup de soldats sont rentrés de la guerre mutilés et défigurés à vie, à cause des obus. On les appelait les « Gueules cassées ». Cependant, l'histoire est beaucoup romancée. Par exemple, le fait qu'Édouard soit mort « dans les archives » semble peu probable et n'était pas si simple à réaliser.

Journalistes : Effectivement, le fait que les personnages principaux soient parvenus à dissimuler l'existence d'Édouard est tout à fait surprenante. Que pouvez-vous nous apprendre de plus par rapport au contexte historique et aux effets utilisés dans le film ?

Historien : L'époque ainsi que le contexte sont parfaitement respectés. Lors des scènes de guerre, avec la vie des Tranchées, le découragement de la part des soldats quelque temps avant l'Armistice. Durant les attaques, l'horreur est représentée de façon violente et réaliste, les obus donnent l'impression de nous tomber dessus et de nous envoyer des éclats sur le corps. Le son est assourdissant ; ce qui provoque des sensations d'effroi et donne l'illusion que nous y sommes. Les premiers soldats entrant dans le « No Man's Land » - cette portion de terrain qui était ouverte aux tirs et quasiment invivable – étaient totalement décimés : ils servaient juste d'appâts et de boucliers pour les autres qui entraient derrière eux. Tout cela est aussi très fortement exprimé dans les luttes au corps-à-corps, les combats entre les soldats eux-mêmes. Ces derniers ne semblaient même plus humains. On pouvait presque ressentir la haine les ravager. On peut notamment le souligner avec l'exemple du Lieutenant Pradelle ayant tiré dans le dos de ses propres soldats, n'hésitant pas alors à trahir son camp. De plus, l'angoisse des soldats est également traitée tout autant que l'ennui. Chacun cherchait une occupation pour se sortir de cette réalité infernale, emprisonnante voire étouffante : avec des jeux, le dessin... L'atmosphère alors pesante des Tranchées est particulièrement bien retranscrite à l'écran. Je tiens aussi à aborder la période d'entre-deux-Guerres. La crise économique n'avait pas encore touché la France à cette époque-là mais nous pouvons voir l'industrie de l'automobile en développement. En effet, la présence des voitures qui devient de plus en plus importante contraste avec la pauvreté de nos soldats à la sortie de la Guerre qui ont à peine de quoi s'offrir à manger. D'ailleurs, ces soldats subissent un retour très brutal, étant presque coupés du monde pour plusieurs mois voire plusieurs années. Ils retournent alors dans un monde différent de celui qu'ils connaissaient en partant à la guerre, se retrouvant comme perdus. Cela constitue un énorme choc pour les « Gueules cassées » comme notre héros Édouard qui deviennent défigurées à cause de la guerre. Le retour pour ces soldats est d'autant plus douloureux puisqu'ils portent à vie sur eux les marques de la brutalité de cette guerre et un sentiment de culpabilité. Ils sont alors regardés différemment rien que du fait de leur physique atypique mais aussi à cause de leur expérience traumatisante sur le front. De même, leur retour dans la vie active est lui aussi compromis. Et cette situation est encore renforcée par la mise en place des monuments aux morts destinés à rendre hommage à leurs compatriotes morts aux combats. Chaque commune va alors se voir acheter un de ces monuments avec les noms de tous ses soldats disparus dessus. Enfin, certaines références à des personnalités marquantes de cette période telles que Pétain par exemple amplifient cette impression de réalité et attestent d'une volonté de contextualisation.

Journalistes : Et quel est votre avis sur l'esthétique de ce film ?

Historien : Je ne suis point un critique cinématographique mais je souhaite tout de même m'exprimer à ce sujet. "Au revoir là-haut" possède assurément une forte dimension artistique en raison de la force de ses images mais également des caractères de ses personnages. Les plans sont bien filmés, sublimant les jeux des acteurs avec des expressions définies. Les décors sont recherchés, très soignés et poussés jusqu'aux détails. Tout est plus poétique et beau à regarder : les tenues, les objets, les paysages...Et ce qui magnifie le plus la portée artistique de ce film, ce sont tous les dessins et les masques que fabrique Édouard à longueur de temps. Chacune de ses « œuvres » représente une expression, un personnage, un sentiment. Il s'agit là de son moyen d'expression puisqu'il n'est plus capable désormais de parler correctement suite à son expérience combattante.

Journalistes : Comme nous parlons de lui, quel est votre point de vue sur ce personnage qui est un des principaux bien qu'il soit « discret » ?

Historien : Ce jeune homme détient une certaine sensibilité et il est malin. Nous comprenons lors du long-métrage qu'il a vécu une enfance difficile avec la mort de sa mère et l'absence d'intérêt que lui manifeste son père ; ce qui a d'ailleurs probablement influencé » sa décision de se faire passer pour mort après le conflit. Il s'est réfugié dans l'Art et cette passion l'a suivi jusqu'à la guerre et a continué d'être présente lorsqu'il avait le moral au plus bas, suite à la fin de la guerre. Ce don qu'il possède est perceptible tout au long du film lorsqu'il réalise les dessins pour les monuments aux morts ou qu'il produit les masques pour sortir dans la rue. Nous pouvons tout de même nous demander pourquoi il n'a pas souhaité renouer contact avec sa sœur parce que visiblement la seule personne qu'il ne voulait plus voir était son père. Tout cela exprime la subtilité et la complexité de ce personnage et démontre le long travail réalisé dans son écriture et son développement.

Journalistes : Bien. Nous vous remercions pour tous ces éclairages et vos réponses très argumentées qui nous permettent d'en comprendre un peu plus sur ce film. Un dernier mot ?

Historien : Je recommande ce film à quiconque. C'est une très belle histoire qui mérite d'être vue au cinéma et permet de mettre en lumière la dure réalité de ce début du XXe siècle.

Journalistes : Très bien. Merci beaucoup M. Le Naour. Au revoir et à très bientôt.

Historien : Merci aussi à vous. Au revoir.


Texte écrit par Roxanne Verse et Allison Manigault Classe de 1ère L.
2018/03/27 11:20 #1a66-4236-81cc-b4261c4619c6
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Au Revoir là-haut un film d'Albert Dupontel qui reprend avec fidélité le livre de Pierre Lemaitre.
Nous sommes en 1918, la guerre et sur le point d’être finie quand Edouard, fils de bonne famille au talent d’artiste combat en première ligne. Grièvement blessé au visage au cours de la dernière bataille, il est recueilli par Albert. Ces deux-là décideront alors de monter une arnaque aux monuments aux morts pour se venger de ceux qui ont profité de la guerre.

Chaque personnage est unique : Albert, comptable, mène une vie tranquille jusqu’à ce que la guerre éclate et rencontre Edouard. Ce rôle joué par Albert Dupontel est touchant car il est dévoué pour son ami qui ne pourra jamais reprendre une vie « normale » et le suivra dans ses idées les plus folles.
Édouard, lui, est un artiste obsédé par la beauté. Il cachera alors son visage défiguré sous de nombreux masques et devient une œuvre d’art à lui seul. Le regard de Nahuel Perez transmet toutes les émotions de son personnage qui restera muet tous le long du film.
Laurent Lafitte joue le rôle de Pradelle, un lieutenant sarcastique qui profitera du désordre d’après-guerre pour s’enrichir.

Chaque scène du film mérite d’être décrite car tous les détails sont exacts, le travail du réalisateur mais aussi des décorateurs est impressionnant et les costumes ont l’air authentiques. Une des scènes marquantes de ce film est quand Edouard révèle son visage de « gueule cassée » à Louise. La fillette n’est pas effrayée et elle ne fait pas ressentir de pitié. On sent le soulagement d’Édouard qui est enfin vu comme un homme et pas une victime de guerre à travers le regard de Louise, celle-ci le comprendra d’ailleurs mieux que personne d’autre.

Dupontel aura réussi à allier le moderne à l’ancien comme dans la première scène où nous sommes plongés dans le champ de bataille grâce à un drone qui filme la séquence. Les images colorisées évoquent un ancien long-métrage. Ce film prouve qu’avec des moyens modernes, on arrive à être transporté à une autre époque de manière très réaliste.

Le personnage d’Edouard est filmé en gros plan pour les masques et en très gros plan pour les yeux. Les plans sont enchaînés au rythme de la musique des années folles, tout va très vite, on sent qu’il n’y a plus de temps à perdre.

Enfin ce film a un côté féerique car malgré les cicatrices de la guerre, Edouard et Albert nous transportent dans un tourbillon excentrique que représente les années 20

Au revoir là-haut a eu 5 césars et 12 nominations, parmi ces récompenses, la meilleure adaptation et la meilleure réalisation.

Lucile Bouix, terminale CAP Bijouterie.
2018/03/27 11:30 #af02-49ee-b4db-30131167e3db
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) - Au revoir là-haut / Poème


Cher ami,

Tous ces morts,
toutes ces vies non sauvées,
mon cœur est plein de remords
car j’aurais voulu tous les aider.

Mon sang se glace
dès que je l’aperçois,
celui qui considère les races,
et qui ne pense qu’à Soi.

Seul, lui désire la guerre
sur notre pauvre Terre,
il se fiche pas mal des lois
et nous envoie au combat.

Cher ami te souviens-tu,
de nos deux compagnons,
qui sont morts au combat
à cause de ce gars.

On le surnommait « Général »
ça nous était égal,
pour nous c’était une tête-de-clou
ou bien juste un Kinkajou.

Lorsque son chien est arrivé,
les combats étaient à l’arrêt
le message qu’il portait,
était un ordre de paix,
nous aurions pu tout stopper
mais il a préféré continuer
car les combats apparemment lui manquaient.

Nos deux compagnons partirent
espérant s’en sortir
mais les événements
se déroulèrent tout autrement.

Nous avons entendu des tirs,
et à ce moment précis,
nous avons soupçonné le pire
puis nous fumes tous abasourdis.

Nos amis partis au combat
quelques secondes plus tôt
Furent tués là-bas
par la faute de ce terrible assaut.

Les Allemands ripostèrent,
et les balles fusèrent,
des obus vinrent soudain,
exploser sur notre terrain.

On n'osait plus bouger
mais il nous y a obligés
armé de son sifflet,
et de son pistolet.

Toute cette douleur,
infligée à nos cœurs
amplifiée par la peur
nous plonge dans l'horreur.

Une horreur qui nous dévaste
des gaz qui sont néfastes
une violence qui nous fracasse
dans le sang et dans la crasse.

Sur le champ de bataille,
j’étais le seul bleusaille
mais tu m’as beaucoup aidé
alors je t’ai sauvé.

J’ai vu l’obus exploser
et ton arme voler
soudain un trou s’est creusé
celui dans lequel tu étais tombé
puis s’est refermé
et tu t’es retrouvé prisonnier.

Après avoir creusé,
je t’ai enfin retrouvé
tu ne semblais plus respirer
mais tu fus finalement acquitté.

Je sentis soudain,
un souffle surpuissant
je voulu résister mais en vain,
l’obus m’eût emmené sans aucun chagrin
vers un destin incertain.

Mon internement à l’hôpital militaire
fut également le début d’une nouvelle guerre
mon visage n’est plus du tout scintillant
il me paraissait repoussant.

Cher ami,
je n’en peux plus
jamais je ne serais pris
pour des travaux même ceux les moins accrus.
Je refuse de vivre
si je finis par tomber ivre
ivre de tristesse,
je n’ai plus de joie ni de sagesse.



Poème écrit par Ambre Coquet Classe de 1ère L.

2018/04/03 10:03 #0900-40f3-8b77-256c068f6f1e
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Au revoir là-haut raconte l’histoire de deux amis qui se sont sauvés mutuellement de la première guerre mondiale. Albert Maillard (Albert Dupontel) ressort avec des égratignures après avoir été enterré vivant, il a perdu sa femme et son métier. Quant à Edouard (Nahuel Perez Biscayart), dessinateur, commence à se créer des masques pour cacher son visage de gueule cassée, causé par un obus. Leur amitié va les sauver. Après l’armistice ils décident de monter une arnaque aux monuments aux morts, et dans un même temps il retrouve le lieutenant Pradelle (Laurent Laffite) leur ancien chef de guerre qui se met à trafiquer les corps de la guerre et se retrouve marié avec la sœur d’Edouard pour son argent. Pendant ce temps, le père d’Edouard, Marcel Pericourt (Niels Arestrup) décide de financer les monuments aux morts en croyant au décès de son fils. Il se rend vite compte qu’il est pris au piège dans une arnaque, retrouve son fils Edouard qui lui dit au revoir dans un dernier envol.

Ce film m’a énormément plu, pour sa réalisation qui respecte et reprend bien le livre de Pierre Lemaître, mais avec son propre univers. L’émotion est présente, les masques (réalisés par Cécile Kretscmar) sont fabuleux et la première scène est très réaliste avec le son des obus, les tranchées. La période est bien recréée avec l’horreur et le stress de la première guerre, qu’il s’agisse des uniformes des poilus dans les tranchées ou des tenues portées par la bourgeoisie parisienne, chaque costume est une vraie réussite. Aussi, les mises en scène sont réalistes et réfléchies.

D’autre part, pour les acteurs, comme exemple Edouard qui joue un rôle presque muet il réussit à faire passer les émotions et ses sentiments à travers ses masques, ses regards. Il décide justement de porter des masques au lieux de prothèses car c’est un artiste et il veut le rester.

Finalement on retrouve les acteurs aux mêmes « places » (mêmes situations) tout au long du film, pendant et après la guerre, comme Albert un soldat au début puis par la suite un homme qui doit voler mendier et tout faire pour s’en sortir ou encore Pradelle qui avait une place de lieutenant et à l’après-guerre réussit à s’en sortir grâce au trafic des corps et à la femme qu’il réussit à épouser, Edouard, lui, incompris de tout le monde, au début pour son art et par la suite pour son handicap.

Léa SEURRE, Terminale CAP Bijouterie
2018/04/03 10:30 #0d89-4a6b-b6df-79042e114d22
Lycée PRO Amblard, Valence, académie de Grenoble
Une guerre totale

Tout commence bien lorsqu’Albert Maillard, joué par Albert Dupontel, est pris en otage et questionné par un gendarme français, au Maroc. C’est là qu’il raconte toute son histoire débutant par la fin de sa participation à la Première Guerre Mondiale. A la suite de cette scène, il y a une excellente vue en plongée qui suit un chien parcourant les tranchées. Enfin nous découvrons le deuxième acteur principal, Nahuel Pérez Biscayart jouant Édouard Péricourt, dans les tranchées françaises, un personnage intrigant. D’ailleurs la première chose qu’on remarque chez lui c’est son côté artiste puisqu’il dessine tout le temps et qu’il ne s’exprime que par ses dessins à croire qu’il est muet parce qu’il ne parle jamais. En somme les points de vue qu’ils soient subjectifs ou externes, les axes de prise de vue comme les contre-plongées et plongées puis les effets spéciaux sont époustouflants, avec l’exemple d’un soldat qui éclate à cause d’un obus. Ils nous font rentrer dans la peau de chaque soldat, avec son courage, son stress, sa peur...

Chirurgie

Perdant sa mâchoire à cause d’un obus pendant la guerre, Édouard est directement hospitalisé. Un bon jeu de caméra est mis en œuvre dès que Maillard récupère de la morphine dans une boite de pharmacie, avec un miroir, où on voit depuis ce miroir une none en train de remettre en place une croix. De plus qu’Édouard, « une gueule cassée », est sous l'emprise de cette drogue: il s’endort en faisant un rêve étrange qui sont des souvenirs racontant sa jeunesse. C’est un fils de bonne famille parisienne mais défiguré par le conflit. D’autre part, dès son réveil, il fait comprendre à son ami Albert qu’il veut se faire passer pour mort aux yeux de sa famille. Pour cicatriser sa mâchoire, il est envoyer chez un chirurgien. Une caméra subjective, en point de vue, est posée à la place d’une fiole sur une table roulante visant Édouard cela nous rend plus captif sur le personnage. Grande originalité et bonne idée de la part d’Albert Dupontel.

L’Artiste

Une fois sorti de chirurgie, les deux amis emménagent dans une sorte de grenier. Ils font la connaissance d’une jeune fille orpheline s’appelant Louise qui est Héloïse Balster. Pour moi, elle devient le troisième personnage principal par des gros plans où Louise et Édouard se comprennent par un simple regard en face à face. Tout ce que la « gueule cassée » essaye de dire, l’orpheline le comprend et le traduit réellement en langue française. Elle remplace presque le deuxième acteur principal, elle est sa voix. Ensemble à trois, ils montent une opération d’escroquerie. A la fois, Édouard veut changer, se trouver beau, se montrer ordinaire aux autres... Alors il se créé des masques réalistes, décoratifs ou encore caricaturaux. J’adore son style car tous les jours il change de masques, tous les jours il devient une autre personnalité. Que ce soit un homme, une femme, une vieille personne, un objet, un animal... De toute façon, c’est sa seule manière de s’exprimer et de se montrer extravaguant.

Une fin à tout

Au final, Édouard aura toujours été un artiste frustré et martyrisé. Il n’a pas sa place dans ce monde. C’est pourquoi il se suicide à la fin du film. Cependant moi-même je trouve qu’il le fallait car on comprend sa tristesse, on nous emporte dans son cercle vicieux. Alors il faut en finir par la mort. Il ne doit plus souffrir.

En conclusion, j’ai adoré cette comédie dramatique pleine d’émotion, c’est un film qui va me marquer à vie. Tout le long on est dans la peau de ce malheureux Édouard. Le travail technique des caméras est excellent, l’éclairage comme celui des masques de politiciens caricaturés éclairé par les lumières venant du bas à une soirée. Il y a aussi les costumes dont les soldats et les masques de Péricourt en plus du maquillage et les décors. Si j’ai séparé des paragraphes par des titres c’est parce que j’ai trouvé que ça représente la vie d’Édouard, il vit dans "une guerre totale" que se soit par sa famille ou par la bataille des tranchées, "Une Chirurgie" car il est une gueule cassé, "L’Artiste" puisqu’il essaye de se reconstruire une vie par ses masques et "Une Fin à Tout" parce qu’il ne veut plus de cette société et de cette vie alors il se suicide. Pour ma part le film marque tous les points pour faire un excellent film. Il a son propre style. Bravo à Albert Dupontel et son équipe.

Théo CORCEIRO-LEAL, Terminale CAP Bijouterie
2018/04/04 14:32 #365f-432a-9638-fd6b760d5dbd
Lycée Larousse, Toucy, académie de Dijon
Lycée Pierre Larousse de Toucy (89) / "Au revoir là-haut" / Lettre à ma sœur.


Ma tendre Madeleine,

Ces mots que tu lis seront probablement mes derniers. En effet, je ne peux plus vivre dans ce monde si cruel qu'est le nôtre. Mais laisse-moi t’expliquer la source de mes maux.

J’ai l’impression qu'il y a déjà bien longtemps, pendant la guerre, je me suis lié d’amitié avec le soldat Albert Maillard. Lui et moi avons combattu ensemble, jusqu’à la fin de la guerre. Cependant, juste avant que celle-ci cessa, notre lieutenant essaya de tuer mon frère de guerre. J’ai heureusement réussi à le sauver, son heure n’était pas encore venue. Cet acte était au seul prix de ma mâchoire inférieure. Pour être honnête, je ne faisais que supplier que la Mort me prenne quand j’ai vu mon nouveau visage défiguré. Mon sacrifice a illuminé la vie de mon cher Albert qui ne cherchait qu’à me sauver. Il a alors falsifié des documents de guerre pour que le Édouard que tu avais connu ne soit plus de ce monde et qu'il soit remplacé par un artiste solitaire. Ce qui me semblait être la Vie ne m’a causé que de la peine et des pertes.
Tandis que les ténèbres se renfermaient sur moi, un rayon de soleil m’est apparu. Il se nomme Louise, une petite fille qui a su me faire sortir de ma folie et m’a accepté tel que je suis. Cette douce enfant, que j'ai par la suite adoptée et recueillie, m’a fait retrouver ma passion de toujours et la seule manière pour moi de m’exprimer depuis la guerre : le papier mâché et la pointe de mon crayon. J’ai confectionné des masques, dessiné des monuments aux morts et volé de l’argent. Je suis devenu riche et j’ai mis Papa en crise, les deux objectifs de ma vie.
J'ai appris récemment que tu avais épousé un homme, un homme décrit comme « charmant et séducteur ». Je suis très heureux que tu aimes un homme tel que lui. Moi je ne lui reprocherai qu'un défaut : celui d'être le Lieutenant Pradelle, l'homme étant à la tête de notre régiment et le « monstre » qui a tenté de tuer mon ami.
Madeleine, tu es chère à mes yeux et ton bonheur me comble plus que tout au monde mais je ne peux supporter de voir une si belle colombe telle que toi être avec ce terrible renard qui ne va t'apporter que malheurs et désespoir.
Cet homme, à qui je voue une haine du plus profond de mon âme, nous a détruit nos vies, à Albert et à moi. Par sa cruauté durant la guerre, ce « monstre » nous a privé de notre humanité. Et après, nous n'avons pas pu retrouver nos métiers d'antan ni même un travail convenable. C'est donc en essayant d'oublier son ancienne profession de Comptable que mon pauvre Albert a dû se démener pour que je puisse consommer de la morphine dont j'étais et je suis encore dépendant.

C'est sur ces mots que je te dis adieu. Je suis las de ma battre pour une vie qui n'en vaut pas la peine. Je ne suis qu'une âme damnée n'attendant désormais plus que de dire Au revoir avant de partir Là-haut, où je serais sûr de tous vous revoir. Ce monde m'a appris à aimer et pardonner ceux qui me sont chers, même lorsque qu'on n'a plus le moyen de le leur dire.

Je t'aime.

Ton frère Édouard.

Lettre écrite par Hugo Viovi et Mathias Van der Mye - Classe de 1ère L.


2018/04/04 17:14 #64e4-4391-b400-b0125088ced3
Lycée de Prades, Castelsarrasin, académie de Toulouse
Lycée Jean de Prades

De puissantes émotions , de nombreux sentiments qui s’entre-filent autour d’une merveilleuse histoire dramatique . Un sublime hommage , fidèle , authentique et poignant, qui nous rappelle à quel point il est important de se souvenir .
Voilà tout ce que nous propose Albert Dupontel avec son nouveau film Au-revoir là-haut , un saut de haute voltige . Un grand hommage aux soldats de la Première Guerre mondiale que ce soit ceux qui sont morts sur les champs de batailles ou ceux qui ayant survécu ont dû retrouver leur vie comme si de rien n’était, sans aide de la société qu’elle soit financière ou médicale, et sans soutien pour ceux qui n’avaient plus de famille ou quand celle-ci leur avait tourné le dos . Un film qui exprime parfaitement les souffrances physiques comme psychologiques engendrées par cette guerre. Un des meilleurs films français de tous les temps . En tout cas l’un des plus beaux que nous ayons vus : touchant , sublime , il n’y aura jamais assez d’adjectifs mélioratifs pour qualifier les sentiments que nous communique ce film, tout simplement grandiose . L’émotion ne nous lâche pas du début à la fin.
Juste avant l’armistice , le lieutenant Pradelle , figure maléfique du film , ordonne une dernière offensive inutile alors qu’il était déjà au courant de la proche signature de paix avec les Allemands . Albert Maillard , un des soldats , auparavant modeste comptable , joué par Albert Dupontel lui-même , s’en sort grâce à son ami Edouard , fils rebelle de bonne famille et également dessinateur de génie , alors qu’il avait était enterré vivant. Edouard lui, ressort défiguré de cette dernière attaque . Après l’armistice , Albert désormais chômeur , fait croire à la mort d’Edouard sous sa demande . Nous suivons ces deux personnages principaux dans les plus grandes rudesses de leur vie , et plongeons dans un décor parfaitement réalisé . L’attaque , la première scène du film nous paraît d’ailleurs plus que réaliste de par le décor étudié dans les moindres détails , nous permettant de vivre l’action . Ils vont organiser une arnaque aux monuments aux morts , et ainsi reprendre par la ruse la reconnaissance financière qu’ils auraient dû obtenir.
Albert Dupontel a parfaitement su doser le dramatique de ce film , en ajoutant une pointe de merveilleux , associé aux masques que porte le personnage d’Edouard Péricourt interprété par Nahuel Perez Biscayart . Il faut d’ailleurs souligner son jeu magnifique : il est difficile de communiquer des émotions sans avoir ni la parole ni d’expression faciale , or il y parvient à merveille , notamment grâce aux masques , tour à tour drôles et touchants .
Bien qu’ Au revoir là-haut évoque toutes les difficultés que se soient celles de la guerre ou celles affrontés après celle-ci , il n’est pas pour autant lourd de drame. Des pleurs , mais beaucoup d’émerveillement. Un pari réussi pour une adaptation cinématographique , de ce qui est aussi un livre, parfaite . Lire le livre après avoir vu ce film nous semble indispensable . Il est dur de retranscrire des mots en images , mais ce film et tellement beau qu’Albert Dupontel semble parfaitement y être parvenu .
On ne peut rêver mieux qu’un film qui nous plonge avec autant de ferveur dans une réalité passé qu’ Au revoir là-haut .
Une fin magnifique , qui bien que triste , reste pleine d’espoir et semble le dénouement parfait de cette histoire . Un film qui nous a pris aux tripes sans nous lâcher du début à la fin .
Que du positif donc , un film qui sans nul doute deviendra culte et prendra une grande place dans l’histoire du cinéma .

Alice Villanueva 2de
2018/04/04 18:54 #98ca-45c7-a850-828010c29be0
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Au Revoir Là-Haut, un film qui vaut le coup.
Adapté du roman de Pierre Lemaître publié en 2013, Au Revoir Là-haut est un drame signé Albert Dupontel sorti en 2017. Avant de commencer à dire pourquoi ce film est bien, voici un résumé, alors attention aux spoilers.
Le film commence à la fin de la Première Guerre Mondiale, en 1918, lorsque les troupes se lassent de combattre et s'assoient dans les tranchées en attendant l'Armistice. Ce n'est pas du goût du lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, qui décide de relancer une offensive d'une manière disons... peu éthique. Ceci est remarqué par Albert Maillard, un des principaux protagonistes.
Lui et Édouard Péricourt (l'autre protagoniste) font partie de la troupe montant à l'assaut. Lorsqu'Édouard sauve Albert d'un obus, il se retrouve gravement blessé et perd sa mâchoire inférieure. Albert tombe tout de même dans un trou d'obus, et constate que le lieutenant Pradelle le regarde d'en haut. Pradelle tente de l'achever, mais le trou se rebouche. Une autre détonation d'obus permet à Albert de sortir.
Lorsque la guerre se termine, Édouard est hospitalisé et constate ses blessures. Refusant de se présenter à son père (qui déjà le rejetait enfant) ainsi, il demande à Albert de trafiquer les archives pour faire croire à sa mort.
Édouard continue à vivre clandestinement chez Albert qui s'occupe de lui. Mais Albert a bien du mal à se réinsérer dans la société. L'histoire commence réellement lorsqu'Édouard lit dans le journal l'annonce des monuments aux morts, qu'il prend comme une insulte, car l'État, au lieu d'honorer ses morts, devrait davantage penser à aider les survivants. Se servant du patriotisme, Édouard et Albert vont donc monter une escroquerie monumentale (c'est le cas de le dire) en vendant des faux monuments aux morts, une vengeance toute personnelle sur l'État.
De son côté, le lieutenant Pradelle devient lui aussi un escroc, en vendant des cercueils vides et prétendant qu'ils contiennent des soldats qui, en réalité, sont enterrés dans des tombes de fortune sur le champ de bataille.
C'est donc sous le pseudonyme de Jules d'Epremont qu'Édouard, qui a pris l'habitude de se présenter sous différents masques pour cacher sa mutilation, va utiliser ses talents d'artiste pour créer des monuments aux morts qui ne seront jamais construits, et qui lui permettront de gagner sa vie. Ironie du sort, c'est son père qui va le financer sans le savoir.
Lorsque ce dernier découvre l'escroquerie, il examine les dessins de monuments et y reconnaît la signature de son fils.
Les deux hommes se rencontrent alors au sommet d'un immeuble, sans qu'Édouard ne soit reconnu par son père, qui lui avoue tout ce qu'il eût aimé dire à son fils. Édouard, toujours sans révéler son identité, se jette alors du haut de l'immeuble, estimant sans doute qu'il avait accompli son but dans la vie.
Albert, quant à lui, retrouve Pradelle, un pistolet à la main. Il n'a pas la force de tirer, c'est Pradelle qui recule dans une fosse, et finit de la même manière qu'a failli finir Albert, enterré.

Bon, alors pourquoi est-ce que j'estime que ce film est bon?
La première chose qui me passe par la tête, c'est qu'il est graphiquement très beau, sans doute en grande partie grâce au personnage d'Édouard qui se présente toujours sous un visage différent. Rien que ceci est une des raisons pour lesquelles j'étais pressé de voir ce film. C'est aussi la principale raison pour laquelle je trouve le film meilleur que le livre (qui était très bien aussi, cependant).
N'étant pas particulièrement fan des histoires basées sur le relationnel, je ne peux pas trop parler de l'histoire d'amour (que je n'ai, par ailleurs, pas évoqué dans le résumé, car elle ne me semble pas être une partie très importante de l'intrigue), mais si la relation père-fils est un peu trop facile à trouver, je trouve tout de même qu'elle se termine d'une manière peu banale et surprenante.
Un point pour moi important, c'est la mort de Pradelle. Dans une histoire, lorsqu'une ordure meurt, j'aime ressentir de la satisfaction. Le personnage a ce qu'il mérite. Or il est difficile de donner cet effet dans une histoire, et ici le film s'en sort très bien. Albert n'a pas à se servir de son arme, c'est le karma qui se charge de juger et punir Pradelle.
Le récit est très bien réalisé aussi, avec Albert en tant que narrateur. On le voit au début au poste de police, et on veut savoir pourquoi il est là. Bien sûr, on ne le comprend qu'à la fin du film, puisqu'Albert est tenu responsable de la mort de Pradelle. C'est une technique classique, mais qui apporte toujours son effet.
Le message, bien sûr, a son importance: >. C'est un sujet rarement évoqué, dans la mesure où le patriotisme nous est imposé, avec au moins un monument aux morts dans chaque ville. C'est stupide, ce n'est pas en gravant le nom de quelqu'un dans une pierre, qui de toute façon finira par s'éroder et disparaître, qu'on peut le ramener à la vie. Mais le film insiste plutôt sur le fait que l'État préfère dépenser son argent pour construire des monuments inutiles et éphémères plutôt que pour aider les survivants blessés, mutilés à vie qui eux en auraient bien besoin, d'argent.
Rappelons que c'est en partie un sentiment de patriotisme qui mena à la Seconde Guerre Mondiale. Peut-être serait-il bon de méditer là-dessus avant de financer un monument aux morts.
Bref, c'est sur cette note plus ou moins philosophique que se conclut cette critique d'Au Revoir Là-haut. Regardez ce film, ça vaut le coup de le voir !
Valentin AVANZATA
Lycée A.MEZIERES
LONGWY
2018/04/05 09:28 #59f3-4b10-aa5a-11d4c6115ce3
Lycée Bellevue, Albi, académie de Toulouse
Quand je dessine, mon âme s’exprime.


Quand je dessine mon esprit danse, tourne retourne dans tout ce vide qui m’emplit, et virevolte au milieu du chaos qu’est ma vie. Mes démons s’enflamment et jaillissent de mon cœur, embrasant le ciel de leurs couleurs et de leur lumière, tel un feu d’artifice.

Les bombes ne m’atteignent plus. A quoi bon lutter, le pire est déjà fait. Le monde me dépasse, il nous dépasse tous, et tout le monde le sent, mais personne ne veut l’entendre.

Et au milieu de tout ce vide, l’encre est comme un cri. Un cri venant du cœur. Un cri d’espoir et de désespoir à la fois, un cri d’amour et un cri de haine, un cri de joie, un cri de peine. Quand je dessine, mon âme est une fête mais hypocrite, un 14 juillet où les gens s’amusent et rient sur le dos d’une tragédie.

La peinture sur le papier agit sur moi comme un remède, comme une pommade qui calmerait ma douleur. Et je vis enfin, et je laisse mes portes ouvertes, laissant s’enfuir ces chiens enragés, ces chevaux de course, ces soldats téméraires qui hantent mes jours et mes nuits, qui me rongent petit à petit…

Quand la couleur coule sur la toile, c’est comme si une main venait me tirer de cet engourdissement, de ce brouillard de morphine anesthésiant. Et je me libère, et je m’occupe, je peux enfin m’aventurer dans ce monde, dans lequel je tente en vain de survivre.

Eugène, Edouard, après tout peu importe, aucun des deux ne se plaît dans ce monde.

Vous savez, quand cet obus m’a frappé, sa force m’a projeté en l’air. Et j’ai volé pour la première fois, j’étais prêt à sacrifier ma vie pour cet homme, sans doute car il la méritait plus que moi. Ce jour-là, j’ai regardé la mort en face et puis je l’ai quittée en me disant : je reviendrai.

J’ai monté une arnaque car le monde est une arnaque. J’ai joué avec ces gens, avec ces grands hommes, car ils ont joué avec la guerre.

J’ai failli partir une fois, mais la mort est comme la morphine : une fois que tout est détruit la fin est inévitable. Ce n’est qu’une longue route vers le bout du chemin, un ultime élan vers le bord de la falaise, un dernier plongeon dans le vide. Et je m’en vais à jamais vers le 14 juillet, vers la fin de la guerre, vers la fin des temps.


Enfin, l’oiseau prit son envol.

Cécilia
2018/04/08 10:52 #3995-4cc0-87be-b0f901d1e075
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
Au Revoir Là-Haut


Au revoir là-haut est un film émouvant d’Albert Dupontel où sont mis en scène deux survivants de la Première Guerre mondiale. L’un, Édouard, est une gueule cassée, l’autre, Albert, est indemne mais tous deux gardent un traumatisme psychologique. Toute l’histoire est basée sur l’après guerre et ses conséquences morales et physiques. Pour appuyer les répercutions de la guerre, on insiste sur les relations familiales difficiles d’un des personnages. En effet, on apprend que Édouard ne voit pas sa mère ce qui rejoint l’idée de traumatisme. De plus, son père est un homme incompréhensif qui ne lui laisse pas l’opportunité d’exprimer sa créativité. La guerre était pour lui une sorte de libération et de fuite du quotidien.

Malgré le fait que la guerre soit un sujet banal pour un long métrage de nos jours, il est traité de manière poétique et artistique. En effet, dès les premiers plans, l’art est mis en avant et évolue selon la situation d’Édouard et particulièrement avec ses différents masques.

Pour continuer, au cours de son rétablissement suite à son opération, il rencontre une petite fille qui va lui redonner de l’espoir, de la joie et qui devient à son tour vitale. La jeune fille lui apporte un soutien moral tandis que son compagnon de tranchée, Albert, lui apporte le réconfort physique nécessaire.

Malgré la complicité des deux amis, Albert ne supportant plus les projets ambitieux d’Édouard, "pète les plombs". De plus, Édouard reproche implicitement à Albert de l’avoir sauvé lors du combat. Ce dernier, ne comprenant pas son manque de reconnaissance, décide d’abandonner son ami.



Pour conclure, nous ressentons la dureté de la guerre à travers Édouard qui refuse de vivre mutilé; il aurait préféré mourir sur le front.



MOURET Eléa, VERONIS Solène, BOURGAREL Lilou. Lycée Langevin
2018/04/08 21:54 #054f-488d-a70d-62b578b80aad
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
« Au revoir là-haut »: La vie après la guerre

Le film réalisé par Albert Dupontel « Au revoir là-haut », inspiré du roman de Pierre Lemaître, nous montre la difficulté de la vie dans les tranchées pendant la 1ère guerre mondiale et le retour à la vie pour les soldats après la guerre. Nahuel Perez Biscayart interprète Edouard la «gueule cassée» et Albert Dupontel joue Albert l’ami d’Edouard. L’histoire se construit par plusieurs retours en arriere où on suit le parcours d’Albert .
Dans les premières scènes le réalisateur filme la vie des tranchées. On y voit la peur, les brutalités de la guerre. Dans cette partie l’officier Pradelle envois deux soldats se faire tuer au front alors que l’armistice est annoncé. On découvre pendant le récit que les soldats ont une balle dans le dos, ils ont été tués par Pradel. Cela montre l’injustice pendant la guerre.
Ensuite, on voit le retour à la vie des gueules cassées, Edouard n’accepte pas son visage détruit par la guerre. Tous les sentiments d’Edouard passent par ses yeux. Le regard de la petite fille ne le dérange pas, il n’y a pas de jugement. Edouard crée des masques pour cacher sa blessure
Le colonel s’en sort bien, il se marie avec la soeur d’Edouard et tire profit de la guerre en faisant des cercueils plus petits. Il n’a aucune morale et fait n’importe quoi pour gagner de l’argent.
Edouard et Albert organisent une arnaque aux monuments aux morts. Albert, comptable, emprunte de l’argent à son travail.
Le père d’Edouard, qui avait des relations difficiles avec son fils, le retrouve et reconnaît ses dessins. Mais Edouard se suicide en se jetant du balcon de l’appartement de son père. Cela nous montre un moment d’émotion.
Albert regarde sans bouger Pradelle se faire ensevelir dans un chantier, il tient ainsi sa vengeance. Il raconte toute l’histoire au commissaire qui l’a arrêté au début du film, mais celui-ci le libère en mémoire de son fils . On apprend que le fils du gendarme faisait partie des soldats envoyés au front par Pradelle.
Ce film aborde des sujets tels que le manque de soutien de la Nation pour les soldats revenus de la guerre, comment les soigner physiquement et psychologiquement,mais aussi les relations familiales entre un père et son fils. Le film mêle l’humour et la gravité.

SIMON Léa Chaptal
2018/04/11 11:43 #4545-4372-98b5-32ffc88b3773
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
On a aimé l’histoire.
Tout commence avec le plan d’ensemble, on suit un chien qui apporte un message : une trêve. Celle-ci est refusée par le lieutenant Pradelle, présenté comme le méchant de l’histoire avec la scène de sa première apparition : il fait sombre et la fumée de sa cigarette autour de lui rend l'atmosphère encore plus impressionnante. Peu après, c’est le cauchemar avec la reprise des combats et la scène du cheval qui nous plonge sous terre, dans la peau du personnage. On a aussi l’impression que chaque intrigue est reliée.



On a aimé les personnages.

Albert Dupontel et Nahuel Pérez Biscayart interprètent leurs personnages de manière très réaliste et sincère, on y croit tout de suite. On est pris dans l’histoire, à tel point qu’on aimerait interagir avec eux. Edouard Péricourt a deux facettes (ce qui nous renvoie au spectacle, qui représente son aspect artiste) : le côté tragique avec la drogue dans laquelle il sombre petit à petit et le côté fraternel envers la petite fille, Louise. Ils souhaitent se protéger l’un l’autre, sans ambiguïté.



On a aimé les thèmes.

L’amitié entre les deux rescapés de guerre est importante, les liens familiaux entre les deux hommes Péricourt est inexistante, mais elle jaillira à un moment du récit. Il y a aussi la question de l’argent, les anciens soldats vivent dans la pauvreté sans aide de l’État. Le trafic qu’ils mettent en place est-il excusable ? Mais est-ce que le spectateur excuse celui de Pradelle ?



On a aimé l’esthétique du film, les belles couleurs des images et la beauté des masques. Nous nous souvenons en particulier du masque bleu, le masque du lion et le masque d’oiseau à la fin. Félicitations à Cécile Kretschmar et ses hommes de main. L’art occupe une place fondamentale dans le long-métrage : Edouard Péricourt aime dessiner, son père désapprouve ses caricatures mais c’est pourtant ses sculptures qui le rapprochent de nouveau de ce dernier.



La fin brutale, qu’on pourrait surnommée « bonjour en bas », est prodigieuse et marque le spectateur.






Amélie, Janice, Emma. TL.
2018/04/11 16:07 #e607-4354-906b-d1c36efbddc8
Lycée Berthelot, Questembert, académie de Rennes
Jernival Bérénice & Jagut Lison


Les masques de l’après guerre



«  Pour avoir déclenché la guerre, pour ne pas l’avoir empêchée, pour avoir aimé la faire, vous êtes tous condamnés à mort » : voilà la morale du film, sa mélodie selon Louise, une enfant orpheline.



Au revoir là-haut est un film français en couleur, sorti en 2017 et produit par le réalisateur lui-même, Albert Dupontel. Ce film est une comédie romantique ; il met en scène les acteurs Laurent Lafitte (Pradelle), Mélanie Thierry (Pauline la servante), Albert Dupontel (Maillard), Nahuel Pérez Biscayart (Edouard), Niels Arestrup (père de Edouard). Ce film est réparti en plusieurs intrigues, plusieurs axes, qui peuvent attirer l’attention du public, qui le plongent dans l’histoire, la grande et la petite histoire, celle de l’après Première Guerre mondiale.



Ce film plaît à un large public, nous avons demandé à plusieurs élèves leur avis, ces derniers ont donné quelques adjectifs pour décrire ce film : époustouflant, émouvant, artistique et prenant. Les personnages sont dynamiques, les effets spéciaux sont riches et bien réalisés tout comme les couleurs, celles notamment des masques d’Édouard, puisque ce film est aussi un film sur les gueules cassées, les lourdes conséquences de la guerre. De plus ce film est composé de divers thèmes tels que la guerre, les injustices, l’amour, l’atrocité de certain personnage, ce qui conduit le spectateur à ne pas avoir à se concentrer sur une seule intrigue .



Cependant la fin du film nous laisse également un sentiment amer ; elle peut être décevante pour un spectateur qui pouvait attendre une résolution heureuse ; certains, lecteurs du livre, ont pu être déçus par une fin qui ne respecte pas la fin voulue par l’écrivain, mais c’était aussi la liberté du réalisateur de faire ce choix. Le film n’est pas l’adaptation parfaite du livre ; certains morceaux sont raccourcis dans le film et parfois volontairement retirés. Par exemple la discussion finale entre Édouard et son père n’apparaît pas dans le livre ce qui peut profondément modifier les émotions ressenties par le spectateur ou le lecteur. Mais nous apprécions aussi les choix libres d’Albert Dupontel.



En définitive ce film a été apprécié par la majorité des spectateurs, les avis restent positifs mais parfois partagés sur quelques points, notamment lorsque l’on compare le roman de Pierre Lemaître et le film de Albert Dupontel. Si vous aimez les films colorés et surprenants, nous vous conseillons le film « Au revoir la-haut » !
2018/04/12 09:38 #148b-42a3-a5e0-d42a17cf6006
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
« Au revoir là-haut » d’Albert Dupontel.
Drôles de retrouvailles

L’histoire qu’évoque le long métrage d’Albert Dupontel se révèle très touchante, il s’agit d’un film chargé d’émotions et de sentiments.
Ce film retrace l’histoire de deux rescapés des tranchées suite à la première guerre mondiale de 1914 à 1918. Malgré tout, lors du dernier assaut meurtrier lancé par le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte) un des deux soldats, Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) se trouve défiguré par un obus en tentant de sauver l’un de ses compatriotes, le soldat Maillard (Albert Dupontel, réalisateur du film).
Les scènes de guerre où nous pouvons trouver des cadavres qui gisent sur le sol rendent ce long métrage d’une puissante tristesse.
Une fois de retour à leur vie d’avant le soldat Maillard s’occupe de son ami Edouard, ce dernier muet et défiguré jusqu’à la fin de ses jours. Edouard Péricourt, en conflit avec son père depuis son départ pour la guerre puisqu’il refusait que son fils parte au combat.
Edouard mettra du temps à accepter la personne qu’il devient suite à ce massacre, c’est l’art qui lui a finalement permis de s’accepter après tant de temps passé. Durant la guerre, Edouard dessinait déjà, puis il a continué, il créait des masques ce qui lui a permis d’accepter son « nouveau visage ». Il pouvait changer de masque quand il voulait, il pouvait jouer le rôle de différents personnages. Grace à cet art, Edouard a su apporter de la gaieté au spectateur après un sentiment fort de tristesse.
Edouard Péricourt et Albert Maillard ont vendu des monuments aux morts fictifs, ils avaient monté une arnaque afin de financer des soins pour Edouard. Qui lui-même dessinait ces monuments aux morts, puis présentés au Maire, il s’agit de son père Marcel Péricourt (Niels Arestrup). Il a su reconnaitre la signature de son fils sur un des dessins qui lui a été présenté. Marcel décide alors de rencontrer l’auteur de ces oeuvres.
Ce film émeut son public notamment pendant la dernière scène lorsqu’Edouard retrouve son père et décide de mettre fin à ses jours. Malgré un avis plutôt positif sur ce film, la fin reste décevante, le public ne s’y attend pas et reste sur sa fin. Les acteurs ont su transmettre leurs émotions au public de manière forte, ce qui rend le film d’une puissante sensibilité.

Bernard Chloé
2018/04/12 09:38 #e29d-4ce0-a51b-210ef9162467
Lycée Eluard, Saint Junien, académie de Limoges
Au revoir là-haut est une adaptation du roman du même nom écrit par Pierre Lemaître. L'histoire se déroule au lendemain de la Première Guerre mondiale, mettant en scène Albert Maillard, un ancien comptable ayant participé à la guerre. Arrêté par la police et interrogé pour une affaire d'escroquerie, il va alors raconter son histoire et l'intrigue va ainsi se développer avec son témoignage. Ce film s'inscrit dans le genre de la comédie dramatique par son aspect comique pour certaines scènes, et dramatique pour son cadre spatio-temporel ainsi que son scénario. La mise en scène a été beaucoup appréciée, les plans et les cadrages du film. Par exemple, la scène, au début du film qui représente les affrontements dans les tranchées donnant un réalisme supplémentaire au film doublé d'un esthétisme remarquable, notamment pour les couleurs (la dualité des couleurs bleu et marron).
L'ambiance sonore était en accord avec le déroulement des scènes, les bruitages quant à eux furent réalistes pour la première scène. Le film dans sa globalité a été apprécié par une grande majorité des élèves de notre classe du fait de son réalisme, ainsi que le mélange du ton dramatique et comique constituant pour nous les points forts de celui-ci.
Gabin, Dylan, Bastien, Tanguy
2018/04/12 18:50 #a392-4a64-bd74-c78bc95f7a46
Lycée PRO de l'Atlantique, Royan, académie de Poitiers
Critique de Guillaume Pichonneau,Logan Dumas et Lucas Vasse terminale bac pro AFB
"Au revoir là-haut" ou "La vie est ailleurs"
Au revoir là-haut est un film d’Albert Dupontel sorti en 2017, adapté du roman du même nom de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013. Deux poilus reviennent du front après la Grande guerre, choqués et traumatisés, l’un est défiguré par un éclat d’obus lors du dernier assaut et l’autre va l’aider à s’en sortir. Il va falloir continuer à vivre et retrouver une identité dans la société d'après-guerre. Grâce au talent de dessinateur d’Edouard, les deux complices vont monter une arnaque aux monuments aux morts. Ce projet de grande ampleur va connaître un succès fou.
Albert Dupontel, le réalisateur, montre les horreurs de la guerre de 14-18 en plaçant le spectateur au cœur du champ de bataille, une véritable boucherie qu'on se prend de plein fouet. Il met l’accent sur la vie dans les tranchées, dont personne ne sort indemne, la solidarité entre soldats (sauf la trahison et le sadisme de Pradelle), le difficile retour à la vie civile des gueules cassées, meurtries dans leur chair et dans leur âme. En effet, comment retrouver sa place après avoir vécu l'horreur ? Comment survivre quand son corps vole en éclats? Comment retrouver une humanité quand on a tout perdu, son intégrité physique, sa voix, son identité ?
De retour à Paris, Albert Maillard ( interprété par Albert Dupontel) va reconstruire sa vie et celle de son ami Edouard Péricourt, alias Eugène Larivière (incarné par Nahuel Pérez Biscayart). Tour à tour homme sandwich et liftier, il va se démener, avec l'aide de Louise (magnifique Héloïse Balster), une orpheline (de guerre ?) emplie d'humanité et de don de soi qui va être la voix d'Edouard, pour redonner goût à la vie à son ami. Parce que ce film est aussi une histoire sur les pauvres, les minuscules" et les "grands" au pouvoir et leur immoralité ( combien de soldats "rescapés" ont-ils été laissés pour compte ?),
Ce film nous a beaucoup plu car il est très esthétique et parle d'art. Si la guerre détruit, l’art peut nous sauver. Cest ce qu'on voit à travers les masques qui évoquent le célèbre carnaval de Venise. Grâce à ses multiples masques, Edouard va pouvoir devenir visible, se regarder dans le miroir et être regardé. Il va renaître et pouvoir retourner dans le monde des vivants, exprimer ses sentiments, retrouver une place dans la société. Son talent, (son catalogue de dessins prouve qu'il en a !)va lui permettre de se venger de cette guerre qui lui a volé une partie du visage et son goût pour la vie.
Edouard trouve refuge dans un hôtel de luxe ambiance années folles où, le champagne coule à flots et les riches dansent avec leurs costumes à paillettes ,ils sont tellement superficiels qu'ils ne sont pas concernés par la guerre.
Pour finir, Au revoir là-haut reste pour nous un titre étrange, intriguant. Bien sûr, c'est Albert qui raconte dans un flash back sa rencontre avec Edouard, lors de son interrogatoire à la gendarmerie française au Maroc, les épreuves qu'ils ont traversées, le carnage , les souffrances, la drogue, la lâcheté des dirigeants qui abandonnent leurs soldats mais aussi le courage, la débrouillardise, les combines parce qu'il n'y a pas le choix. Pour Edouard, c'en est trop, la vie est pour lui ailleurs, la scène où il prend son envol dans les étoiles est si belle et si triste mais peut-être qu'Albert l'y retrouvera un jour?
2018/04/12 18:55 #7479-4956-a615-96bdbc418cbb
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Au revoir là-haut, une guerre contre la vie.

Albert Dupontel mérite les nombreux trophées qu'il a reçu lors des césars pour ce film. Au-delà de la beauté de ce film Dupontel nous montre une autre facette de la première guerre mondiale celle des gueules cassées et leur difficulté a reprendre une vie normal. Dans ce film nous allons suivre le quotidien de Édouard Péricourt ancien soldat défiguré par un obus. Edouard joué par Nahuel Perez Biscayart ( que l'on retrouve aussi dans 120 battements par minutes) veut détruire tout ce qu'il juge responsable de son état, de sa souffrance comme le lieutenant Pradelle joué par Laurent Lafitte.
Ce film nous marque particulièrement au niveau des costumes, des décors et du jeu des acteurs. Les costumes réalisée par mimi Lempicka sont d'une beauté remarquable notamment les masques que portent Édouard Péricourt . Ils ont chacun des personnalités multiples et nous font ressentir des émotions différente.Le plus beau des masque reste celui de la scène ou Edouard se suicide, c'est un masque en forme d'oiseau qui nous montre que le soldat a pris son envol et ne souffre plus. Ensuite les décors prennent une place importante dans ce film surtout lors des première scène qui se passe dans les tranchés et sur le champ de bataille ou il y a des explosion bleu et grise dans tous les sens, des obus et des soldats qui courent. De plus lors de cette scène il y a une sorte de filtre bleu sur l'image comme pour rappeler l'uniforme des soldats.De plus dans ce film Albert Dupontel porte deux casquettes celle du réalisateur ou il fait du Dupontel comme lors de la scène ou la petite Louise « fait un procès » ironique a ce qui ont « déclenché la guerre, aimé la faire, et en on profité » ou l'on jette du champagne sur des gens déguisé. Le réalisateur fait la même choses dans d'autre de ses film.Ou encore la scène ou Albert traverse la cour de chez sous la pluie avec une tete de cheval sur la sienne. Et il joue aussi le rôle de Albert Maillard. Ce personnage vient ajouter une touche de folie et d'humour a ce long métrage avec sa façon de parler qui nous rappelle celle d'un enfant. Le personnage principale, Édouard, est très bien joué par Nahuel Perez Biscayart puisque malgré le fait que son personnage ne parle pas on ressent la tristesse, la souffrance et la haine qui l'occupe. On aime détester avec lui le lieutenant Pradelle, un homme sans cœur et sans scrupule qui tue ses propre soldats sans une once de tristesse ou de honte et qui fait du mal partout ou il va. C'est presque avec joie qu'on le voit mourir. Et qu'elle ironie qu'il se retrouve enterré a coté d'une tète de cheval comme Albert, la boucle est bouclé. La scène du suicide reste la plus et le plus marquante de ce chef d’œuvre, c'est une fin inattendu et touchante qui nous laisse sans mot et dans incompréhension.

Clara Barchapt-Perrot, Lycée Jean Chaptal, Quimper
2018/04/14 08:54 #7175-49f4-96a8-dbdef687ef49
Lycée Fresnel, Caen, académie de Caen
Au revoir là haut est un film français sorti en 2017 réalisé par Albert Dupontel. Les acteurs principaux sont Nahuel Perez Biscayart (Edouart Péricourt), Albert Dupontel (Albert Maillard), Laurent Lafitte (Lieutenant Pradelle)

Le film raconte l’histoire du retour à la vie civile de deux amis qui se sont rencontrés au front. L’un est un artiste issu d’une famille aisée mais il ne veut pas la retrouver, parce qu’il est une gueule cassée et se fait donc passer pour mort. L’autre vient d’un milieu plus populaire et n’a personne à retrouver.
L’intrigue de ce film est fondée sur deux escroqueries. Une est menée par les deux protagonistes principaux et l’autre par l’odieux lieutenant.
La première escroquerie repose sur la construction d’un monument aux morts. L’artiste « gueule cassée » élabore un plan pour voler beaucoup d’argent avec son ami. Ils veulent réussir à se faire de l’argent sur le dos d’une organisation peu fiable.
L’autre escroquerie, elle, consiste en un trafic de cadavres sur le dos des familles de soldats morts au combat.

Ce film m'a beaucoup plu, parce qu’il lie fait réel et fiction. Il y a effectivement eu des trafics de cadavres après la Première Guerre Mondiale, et nous pouvons très bien imaginer que des soldats rentrant de la guerre mutilés ou avec des gueules cassées refusent de retourner chez eux ou dans la vie civile.
Le film dénonce par la même occasion la cruauté de la guerre et ce qu’elle peut engendrer.
Cette dénonciation est également accentuée par les décors, les costumes, et un bon jeu des acteurs, sans oublier le fait que le film soit un film historique.

André Lemée 1ere S1 histoire des arts
2018/04/14 14:39 #17b1-4a30-a48d-b580ee0b05ec
Lycée Langevin, La Seyne sur Mer, académie de Nice
« Au revoir là-haut » est pour moi le film le mieux réalisé de tout ceux du prix Jean Renoir.

Avec ce long-métrage, Albert Dupontel mêle avec perfection horreur et merveille. L’histoire :

Albert Maillard et Edouard Péricourt sont deux rescapés des tranchées. Maillard est un modeste comptable, et Péricourt un dessinateur fantasque rejeté par son père. Durant la guerre, Édouard sauve Albert de la mort mais est défiguré par un éclat d’obus. Les deux hommes après ça, vivent difficilement à Paris, et laissés-pour-compte par l’État, décident de monter une arnaque au monument aux morts.

« Au revoir là-haut » est un film remarquable, tant par le réalisme du contexte historique, que par l’émotion que nous prodigue l’histoire de ces deux hommes aux vies à jamais bouleversées. En effet, Dupontel expose ici les dégâts de la guerre, comme par exemple dans cette scène où Maillard vole la morphine des gueules cassées dans la rue pour soulager Édouard. De plus, la relation houleuse entre les deux anciens Poilus est très intéressante à suivre : d’un côté, le personnage d’Albert, un homme qui essaye de mener une vie sans histoire, se retrouvant « coincé » avec son sauveur ; de l’autre, Édouard, un homme singulier, tourmenté et à jamais marqué par la guerre, qui ne peut s’exprimer qu’à travers l’art.

Sur le plan technique, ce long-métrage est incroyable : un esthétisme spectaculaire tout au long du film, sur les masques façonnés par Édouard ou même sur un plan plus général, l’atmosphère fantastique créée par les couleurs et les lumières, en bref, un chef d’œuvre. Bravo à la direction artistique !

En conclusion, Albert Dupontel a sans aucune hésitation relevé le défi de taille d’adapter ce livre. Un film merveilleux, bouleversant, et unique.




- Juliette Bujko, 2nde Lycée Langevin
2018/04/14 20:42 #8710-4f46-b191-8d557a1cb043
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
“Au revoir là-haut” nouveau film tragique primé, retraçant les péripéties d’une guerre effroyable”

Le long métrage “Au revoir là-haut” d’Albert Dupontel fait resurgir une guerre inhumaine, la première Guerre Mondiale de 1914 à 1918. Nous y retrouvons chaos, solidarité entre soldats et trahison au beau milieu des décombres et cadavres jonchant le terrain. De cette guerre va naître une amitiée effrénée entre deux combattants.

Ce film selon un bon nombre de spectateurs, représente grandement la première Guerre Mondiale à travers les obus incessants, les pertes de soldats ou encore la rude vie menée par ces soldats dans les tranchées où la peinture devient le seul exutoire pour certains tel que Edouard Péricourt. Les combats effrénés avec l’adversaire d’une nature terrifiante tuent d’innombrables combattants. Nous y retrouvons un lieutenant odieux prêt à sacrifier ses propres soldats et malmener les survivants.
Il s’agit d’un film de nature brutale selon moi en raison de multiples scènes heurtantes où l’on peut apercevoir des soldats se faire exploser au milieu d’une foule par des obus, la perte de la vie de façon si barbare laisse place à une forte émotion chez le spectateur.
Certains passages ahurissants comme par exemple lorsque le soldat Albert Maillard découvre que le lieutenant Pradelle exécute lui-même certains de ses officiers par armes à feu, ou encore à l’aide de bombes. Albert se retrouver quelques instants plus tard enseveli et découvre un cheval mort à ses côtés, afin de survivre il entreprend de respirer à l’aide de cet animal puis Edouard vient à son secours, ce moment semble irréel.
Le moment tragique du film est bien celui où Edouard se retrouve défiguré à la suite d’un obus, Albert va tout mettre en oeuvre pour le sauver, quitte à échanger l’identité de monsieur Péricourt contre un homme mort. Cet acte est héroïque et digne de bravour, grâce à cet homme Edouard survie et apprend à vivre avec ses séquelles faciales. Ce film à la fois émouvant et fascinant, montre au monde entier mais plus particulièrement aux “gueules cassées” comment surmonter les dommages physiques liés à la guerre avec un peu d’imagination et de volonté car le jeune Edouard trouve un moyen simple et ludique d’accepter ses blessures et de vivre heureux en créant de magnifiques masques qu’il créé avec beaucoup de joie.
Un vrai petit ménage à trois prend place entre Albert, Edouard et la petite fille Louise, dans cette petite maison. Le vol et le mensonge s’installent afin de récolter de l’argent notamment pour les soins, ils veulent vivre heureux, de passer du chaos de cette guerre vécue entre obus, tirs, morts et séquelles à une vie paisible, remplie de joie, d’argent et de masques.

La fin tragique et inattendue à la suite des retrouvailles entre Edouard et son père, chamboule les spectateurs qui ne s’attendaient pas à ce suicide, il provoque une grande émotion et montre ainsi que les gens préfèrent fuire leurs responsabilités plutôt que de les affronter, avec ici le fait de devoir se confronter à son père qui le pensait jusqu’à présent mort, il ressent de la honte vis-à-vis de son visage et il ne veut pas infliger cela à sa famille.

Ce film rempli de rebondissements a su me séduire et m’émouvoir profondément, il pourra alors plaire encore à d’autres personnes.

Corne Klara, lycée Chaptal
2018/04/15 12:02 #0b71-4e1f-89d4-776ac660a2af
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Quand l'horreur se mélange à la magie.



Le long métrage d'Albert Dupontel sorti en août 2017 s'intitule « Au revoir là-haut », il parle de la guerre mais surtout de l'après guerre. Il y a trois acteurs principaux dont Albert Dupontel qui incarne Albert Maillard, son duo Nahuel Perez Biscayart (acteur dans 120 battements par minutes.) qui se met dans la peau d’Édouard Péricourt ainsi que Laurent Lafitte qui lui joue le rôle d'Henri d'Aulnay Pradelle. Albert et Édouard tous deux rescapés de la guerre. On peut voir Édouard comme une « gueule cassée ». Édouard devenu « gueule cassée » en sauvant son ami Albert de la mort, découvrant sa « gueule cassée » ne pense plus qu'à mourir. Édouard préfère mourir plutôt que d'avoir le visage défiguré. Mais son ami Albert réussit à lui faire changer d'avis, il décide donc de changer d'identité pour que personne ne le reconnaisse mais surtout son père. Il a le bas du visage défiguré donc il ne peut plus parler. Il a tellement mal que seule la morphine le soulage. Seul problème, au bout d'un moment la morphine ne fait plus effet donc il se soigne avec de l’héroïne. On assiste donc à la descente en enfer d'Édouard. Pendant la guerre Édouard aime dessiner. Les dessins d’Édouard attirent l'attention de son père qui le croit mort pendant la guerre. Toutefois, Édouard ne veut pas voir son père. Il se met donc à fabriquer des masques (tel que « la femme », « la goutte d'eau », « le savant fou », « le moulin », « les toilettes », « la tristesse » ou encore « la joie ») pour se cacher le visage mais surtout le bas du visage sans oublier l'aide précieuse de la petite Louise une petite fille qui ne demande qu'à l'aider. Édouard choisit de mettre ses masques en fonction de son humeur, il réussit à faire du personnage, un personnage doux, qui a la joie de vivre par moment mais très triste et en colère envers son père ainsi qu'envers la guerre à d’autres moments. Édouard respire la poésie ainsi que la créativité. Édouard avec l'aide de Louise décide de monter une arnaque en fabriquant de fausses revues avec des magnifiques dessins de monuments aux morts vendues pour des sommes très élevée, car il rêve de partir à l'étranger avec Albert. Il réussi à convaincre Albert de l'aider dans son entreprise comme pour Albert, il lui ai impossible de retrouver un travail de comptable après la guerre. Au début du film, un flash back nous permet de mieux comprendre l'histoire, Albert nous raconte l'histoire et la raconte en même temps à un gendarme marocain. Albert nous raconte sa rencontre avec Édouard. Pendant tout le film Albert n'a qu'une peur c'est d'Henri d'Aulnay Pradelle dit lieutenant Pradelle. Le lieutenant Pradelle devenu capitaine malgré toutes ses fautes pendant la guerre, aimait la guerre, très sûr de lui, il ne pensait qu'à lui à son intérêt avant celui des autres, il trompait sa femme, marchait sur les tombes, mettait les combattants dans des tombes trop petites pour eux. Suite à un effondrement, Pradelle mourra. Albert et Édouard organisent des soirées à Paris. C'est un film qui montre la guerre et l'après guerre mais une histoire moderne à la fois. Les décors, la mise en scène ainsi que les bruits pendant la guerre m’ont donnée l’impression de faire partie du film. Nous pouvons aussi parler des couleurs parfaitement réalisées : les fumées de cigarettes ont une couleur très bleue. Ce film si parfaitement réalisé mérite que tout le monde le regarde. Ce film adapté du roman « Au revoir là-haut » sorti en 2013 par Pierre Lemaitre, reste très fidèle au roman, laisse au spectateur imaginer la suite du film car la fin reste ouverte. Ce film se caractérise par triste, touchant mais violent à la fois. Mon avis sur ce film très positif, ce film m'a émue. Le film ne m'a pas déçue du tout.





Dronval Anaïs, 1st2s1.

2018/04/15 12:02 #2003-408d-bce7-36c3071fa340
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Issu du roman de Pierre Lemaitre , il reçut plusieurs prix littéraires mais surtout le prix Goncourt en 2013. Il sort dans les salles en 2017 dans un long métrage réalisé par Albret Dupontel .

Il relate l'histoire de deux hommes revenus de la guerre . Albert , revient avec des blessures superficielles mais Edouard quant à lui , se retrouve totalement défiguré par un éclat d'obus . Nous découvrons ainsi la vie de ces personnages mais surtout celle d'Edouard , devant se faire passer pour mort auprès de sa famille , pas peur de la réaction de son père face à son handicap et dissimulant son visage sous des masques .

Ce film nous a beaucoup plu , les personnages , et plus particulièrement Nahuel Perez Biscayart ( César du meilleur acteur dans " 120 battements par minutes " ) dans le rôle d'Edouard , réussit à nous faire véhiculer ses émotions , ses moments de doutes , de tristesse -Edouard se découvre dans le miroir et l'on ressent alors toute sa détresse , il en perd aussi l'envie de dessiner - . C'est par son regard que toutes ses émotions passent , prisonnier dans ce personnage muet .

Il règne dans ce film une atmosphère sombre que les masques colorés d'Edouard et ses traits d'humour viennent parfois casser . Ces scènes peuvent donner alors une sensation de gaité et de folie . L'on retrouve beaucoup la couleur sépia qui donne un cadre pittoresque dans l'évocation du Paris populaire d'antan . Cette couleur , Jean Pierre Jeunet l'utilise beaucoup des ses films comme dans " Le Fabuleux Destin D'Amélie Poulain " . Les masques d'Edouard évoquent quant à eux les temps modernes .

Par ailleurs , la relation qu'entretient Edouard avec la petite fille parait salvatrice : ils échangent et cette ingénue arrive à le sortir de la solitude , à le rendre heureux un moment - ils se prêtent à des jeux de dénonciation , dans un tourbillon d'accusations , lors d’une fabuleuse mise en scène où les marionnettes de bourgeois se voient jugées chacune à leur tour .

Ce film met en évidence la difficulté de réinsertion à la vie civile à laquelle font face les soldats revenus du front . Ils doivent en effet retrouver leur place au sein de la société comme au sein de leur propre famille : vient alors une autre bataille de laquelle ils doivent sortir vivant sous peine de se perdre .

La chute surprend et heurte , on ne s'y attend pas du tout . Malgré les retrouvailles d'Edouard avec son père , cette issue fatale montre bien que la mal - être pesait trop fortement .

BOULOUARD Clothilde
1ST2S Lycée Chaptal Quimper
2018/04/15 12:03 #f442-4f34-a436-6bc9fc601407
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Au revoir là-haut appartient à la catégorie de film de comédie dramatique française. On doit cette réalisation cinématographique issue du roman de Pierre Lemaitre a Albert Dupontel, réalisateur et interprete. On y voit la vie des soldats pendant et après la guerre. Ce film se montre très réaliste et représente parfaitement bien la dure vie des soldats lors de la première Guerre Mondiale.


Ce film raconte l'histoire des soldats durant la première Guerre Mondiale, leurs vies dans les tranchées et leurs vies après guerre. En clair, comment les habitants les accueillaient et également leur réinsertion dans la vie sociale surtout pour deux personnes, en particulier Édouard Péricourt et Albert Maillard. Ce sont les personnages principaux accompagnés d'une petite fille rencontrée après la Guerre qui apparaîtra vers le milieu du film. Dans cette histoire, Édouard Péricourt représente un jeune dessinateur qui sauve la vie d’Albert Maillard lors de la Guerre de 14.18. Mais vers la fin de la guerre Édouard va devenir «une gueule cassée» à cause d'un éclat d'obus où il perdra le bas de son visage, il ne pourra donc plus parler correctement ni manger. Les deux personnages vont vivre beaucoup de péripéties ensemble et inventer d'énormes mensonges. Ces deux-ci vont se retrouver après la première Guerre Mondiale. Edouard et Albert vont donc pendre la décision de se venger de tout ce qui s'est passé durant cette affreuse guerre qui a fait tellement de morts. Ils organisent des sortes de manifestations en présence d'une petite fille qui va beaucoup les aider et les soutenir tout au long de ces épreuves. Celle-ci montre un très grand attachement envers Edouard et comme nous pouvons le constater durant ce film, elle va comprendre et traduire ce que veut dire Edouard parfois même sans qu'il essaye de parler ou de s'exprimer.



Cette histoire est vraiment très intéressante, car après l'avoir regardée, on peut se faire réellement une image de la vie des soldats pendant et après la première Guerre Mondiale. Pour la plupart des personnes s'imaginer une telle horreur et un tel massacre peut se montrer très difficile. Dans ce film on voit la difficulté de vivre pour les soldats dans les tranchées et l'on apprend de nouvelles choses sur la guerre, comme dans le début du film ou on voit les soldats dans les tranchées avec le commandant qui est très exigeant et très vicieux. Il ne ressent aucune compassions envers les soldats. La musique donne une atmosphère assez sombre, le décor et le côté massacre de la guerre nous plongent dans un réalisme parfait.

Ce film à également un côté très touchant car une fois la guerre terminée pour les deux soldats et l'arrivée de la petite fille, ont peut remarquer qu'ils se soutiennent vraiment et qu'Edouard, durant la présence de celle-ci joue comme un rôle de «papa» pour elle. Ce qui fait que les personnes ayant regardé ce film ne se souviennent pas que du côté négatif, «la guerre» mais ils se souviennent également du côté positif «la solidarité» entre ces trois personnes.



Morvan Le Bihan

Maëva

1ère ST2S 1


2018/04/15 12:05 #4abb-469a-a861-0c42d8180f96
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Albert DUPONTEL a réalisé le film « Au revoir là-haut » qu’il a adapté de l’œuvre de Pierre Lemaitre, qui en 2013 a reçu le Prix Goncourt.

Albert MAILLARD et Edouard PERICOURT, interprétés avec entrain et avec un grand plaisir par Albert DUPONTEL et Nahuel PEREZ BISCAYART, qui joue aussi dans « 120 battements par minutes », forment le duo central.

Ce long métrage se passe juste après la fin de la seconde guerre mondiale. Il nous raconte l’histoire d’Albert MAILLARD, qui lors d’un récit rétrospectif, nous raconte nous raconte comment Edouard PERICOURT, en le sauvant, c’est retrouvé avec la moitié de sa mâchoire arrachée, qui fait désormais partie des « gueules cassées ». Par la suite les deux amis montent une vraie escroquerie autour des monuments aux morts. Ils prévoient de fuir de la France avec Louise, une fillette orpheline de guerre.

Ce qui frappe tout d’abord le spectateur, c’est le réalisme du film et côté évocateur de la vie des rescapés de la guerre grâce aux plans filmés dans les tranchées, lorsqu’on voit les mutilés se faire agresser dans la rue, mais aussi lorsqu’une femme lit une lettre ou elle apprend la mort de son cher frère. On le voit aussi lorsque les hommes qui rentrent de la guerre font la queue pour aller dans le train qui les ramènera chez eux.

Ensuite le film est bien tourné car on voit de beaux décors comme la maison des PERICOURT, mais également au niveau des costumes et des masques de Edouard. Il fabrique plusieurs masques, comme le lion ou encore celui de couleur bleu qui ressemble à un arbre, qui s’accordent avec son style vestimentaire. Autour de ses images il y a une belle histoire d’amitié mais aussi des moments de suspense car on se demande tout le long du film si les héros vont se faire démasquer.

Pour autant les avis semblent partagés sur ce film. Certains disent que ce film leur parait extraordinaire alors que d’autres le trouve grotesque et très mal réalisé et qu’ils regrettent d’avoir payer une place de cinéma pour aller le voir.

Le long métrage est vraiment très réaliste et très bien tourné mais surtout très émouvant car le film raconte une histoire très touchante entre les deux héros. Ce long métrage sous fait voyager dans le temps grâce aux costumes, aux lieux utilisés dans le film. Il a aussi un côté frustrant car au moment où Edouard montre sa bouche déformée à cause d’un éclat d’obus, cela suscite un sentiment de curiosité au spectateur car on ne la voit pas.

Margaux LE GOFF 1ST2S1
2018/04/15 12:06 #7b1c-4a5e-a32e-86c5204bea78
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Une recette d'émotion

Prenez de la comédie et de la tragédie. Mélangez. Ajoutez un soupçon d'aventures et beaucoup d'émotions. Vous pouvez maintenant déguster un film prodigieux. "Au revoir là-haut", film français d'Albert Dupontel, nous emporté dans son monde plein de fantaisies. Sorti au grand publique en 2017, ce long métrage devient la représentation visuelle du livre "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaître qui a obtenu le prix Goncourt en 2013.
Albert Dupontel mélange la tragédie de la Première Guerre Mondiale avec une comédie de grande envergure. Juste avant la fin de la Première Guerre Mondiale, Édouard Péricourt, incarné par Nahuel Pérez Biscayart, frôle la mort et devient gueule cassé par la faute d'un assaut absurde ordonné par le Lieutenant Pradelle. Pradelle le "méchant" de l'histoire, car oui il en faut bien un. Dès le début, Albert Maillard, joué par le réalisateur lui-même, se fait interroger par un officier de la Gendarmerie française au Maroc. Suite à ça, on découvre l'histoire de ce soldat tout au long du film. Un retour dans le passé permet de recontextualiser les péripéties de ces deux grands comédiens. Dupontel et Pérez Biscayart jouent parfaitement leurs rôles notamment grâce à certaines de leurs caractéristiques physiques. Les yeux bleu clairs de Nahuel Pérez Biscayart ressortent merveilleusement bien derrière les différents masques qu'il porte pour cacher son visage défiguré. Un détail qui peut paraître anodin mais qui pour le public devient très important. Par la suite, les deux acolytes vont créer l'arnaque du siècle. Audace, créativité et folie trônent pour ce magnifique duo, malgré le traumatisme de la guerre. Une douleur intense les submerge, ils "portent des masques" et ne veulent pas avouer le poids qui pèse sur leurs épaules. Édouard Péricourt n'a jamais accepté la personne qu'il est devenu. Il se cache de son père qui le croit mort. Un père strict et autoritaire qui n'apprécie pas le talent artistique de son fils et qui ne montre jamais ses sentiments.
Les musiques et les plans choisis par le réalisateur de mêlent parfaitement avec l'ambiance du long métrage et nous submergent d'émotions lors des moments forts. Notamment lors de la dernière scène qui surprend et qui donne des frissons. Un moment émouvant pour les plus sensibles d'entre nous. Cette fameuse scène qui doit avec un lien avec le titre de ce chef d'œuvre. Au revoir là-haut. "Au revoir papa"

Lison Quéau
1ST2S1
2018/04/15 12:08 #491f-4ab8-bc71-63dba1e3b0fa
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Au revoir là-haut un film de Albert Dupontel,qui joue le rôle d'Albert Maillard dans le
film,et le coéquipier d' Edouard Péricourt tout au long du film.
Dans le film on suit l'histoire d'Edouard et d' Albert Maillard. Edouard Péricourt présenté
comme un soldat timide et qui a peur d'aller au combat, on le voit dès le début dans les
tranchées, il dessine.
Albert Maillard et Edouard Péricourt se lient d'amitier, quand ils se sauvent chacun à leur
tour. Albert reste coincé dans un trou, suite à l'explosion d'une grenade alors Edouard vient
l'aider. Tout de suite après c'est Edouard qui ce fait projeter par une grenade et les rôles
s'inversent. J'aime bien ce passage car on nous montre tout de suite une solidarité entre
les deux personnages. Edouard un individu touchant et triste à la fois, nous remarquons sa
tristesse à l'hopital quant il se regarde dans le miroir et qui lui manque sa machoir, il
parvient également à exprimer ses sentiments malgré l'absence de paroles. Edouard décide
alors de se faire passer pour mort auprès de sa famille et surtout de son père, Marcel
Péricourt.
Edouard et Albert vont vivre ensembles, on constate qu'Albert, réservé et généreux, se
préoccupe du bien-être d'Edouard en se sacrifiant. Il accepte le premier travaille venu,
porter des pancartes publicitaires. Tous deux adoptent une petite fille qui permet à Albert
et Edouard de communiquer plus facilement.
Ensuite, Edouard trouve une solution pour gagner de l'argent, dessine un catalogue de
monuments aux morts. A cet instant dans le film tout se passe au mieux pour Albert et
Edouard et redonne de l'espoir aux spectateurs.
Le maire Marcel Péricourt, décide d'accepter les monuments, en ignorant que cela vient de
son fils, à ce moment la on se demande si Marcel va enfin savoir la vérité. A la fin du film
on se doute que Marcel reconnait son fils malgré le port d'un masque. Un moment
émouvant et malheureux, Edouard finit par se suicider.
Gaëlle Derrien 1S2S1
2018/04/15 12:09 #617a-4dd3-b717-80eacc9f188b
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Un film aux multiples facettes


« Au revoir là-haut », réalisé par Albert Dupontel contient tous les éléments souhaitables dans une projection, on y trouve des éléments historiques, de l'action, de la créativité avec même une touche d'humour ...
Captivant ce long métrage projette instantanément le spectateur dans l'histoire. La durée du film reste longue mais nous n'avons pas du tout l'impression qu'il dure une heure et cinquante sept minutes.
Cependant les effets spéciaux notamment sur le champs de bataille demeurent mal réaliser comme lorsqu' Édouard le personnage principal se fait toucher par un obus, le public voit parfaitement qu'il se fait tirer par un fil invisible.
Grâce aux décors réalistent, le spectateur se croirait en 1917 en pleine guerre des tranchées !
L'intrigue suscite notre intérêt, l'aventure plutôt bien imaginée tient formidablement la route. Elle reste original et vraisemblable, cela aurait pu vraiment arriver dans la réalité.
Malgré tout le déroulement des actions s'attardent parfois un peu trop. Il y avait toutefois des rebondissements réguliers.
Les personnages ont un bon jeux, ils arrivent bien a nous communiquer leurs émotions et sentiments.
On reconnaît d'ailleurs Nahuel Pérez Biscayart qui a aussi joué dans 120 battements par minutes ; il nous surprend car on ne s'attend pas a le voir jouer le rôle d'un soldat.
La relation entre Édouard et Louise la petite fille qu'il a prit sous son aile devient si tendre et si pur qu'elle révèle une réelle sensibilité de la part des deux acteurs.
Aussi cette petite qui joue un second rôle se montre essentiel, le public ne peut que l'aimer ; elle apporte gaieté et légèreté …
Blessé, le personnage principal ne peut plus parler ce qui ne dérange absolument pas d'ailleurs ; au fil du film il rend cela plutôt humoristique car Louise sert d'interprète pour Albert qui ne comprend rien à se que marmonne Édouard.
La scène père/fils reste absolument magnifique, poignante et déchirante ; on s'aperçoit que le père Marcel n'est pas si mauvais qu'on ne le pense, on se rend compte qu'il aimait son fils. Tous les deux se retrouve enfin … Marcel peut désormais lui dire ce qu'il a sur le cœur …

On s'attache intensément a Édouard et quand il décide d'en finir on comprend l'ampleur de son mal-être, le fait d'avoir été défiguré se montre destructeur pour lui ; d'abord il en fait une force en créant ses masques mais en vérité il désirait plus que tout avoir une preuve d'amour de son père.
Après une embrassade pleine d'émotion il pouvait enfin partir en paix …

On apprécie beaucoup la fin car elle se termine bien pour Albert malgré que l'énorme drame estomaque le spectateur.

Enfin ce film soulève la réflexion, du fait qu'on ne se souvient pas assez des soldats tombés pour la France, surtout la jeune génération, on oublie bien souvent à quel point ils se sont battus dans des conditions atroces !
Ce long métrage représente un bel hommage des héros qui ont dépassé leur peur pour nous sauver.

Olivia Cailleau 1S2S1
2018/04/15 12:11 #b331-40de-b4bf-cd342f6d3762
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Au Revoir là haut, un film hors pair, un film bouleversant et renversant.

Albert Dupontel nous a plongés dans l'histoire d'un ancien soldat, Édouard dévisagé à la guerre. Suite a cela son grand ami Albert, le fait passer pour mort en échangeant son nom avec un autre, grâce a cela Édouard réussit a renter dans son pays d'origine. Quand Albert rentre, il le rejoint, ensemble ils vont dénoncer les escroqueries. Édouard grand dessinateur, crée des masques pour cacher son visage défiguré, ces masques sont juste spectaculaires, nous remarquons qu'il a un talent extraordinaire. Cette partie du film me plaît beaucoup car pour ne pas se faire peur à lui-même et à la petite fille qui s trouve avec eux la plupart du temps, il décide de se fabriquer des masques, bien étonnants et comiques pour certains. On peut voir que Édouard prend énormément de plaisir à les confectionner et même a les porter ; il prend beaucoup de temps et d'application pour ceux-ci.
Au Revoir là haut demeure un film vraiment touchant et devient pour moi l'un de mes films
préférés , il se trouve dans la catégorie des films qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie.

Mélanie Le Dréau 1S2S1
2018/04/15 12:12 #6d0a-439d-80f9-a48683a8eb85
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Au revoir là-haut film réalisé par Albert Dupontel, raconte le retour de la guerre de 14/18 de deux soldats, l’un défiguré par un obus pour avoir voulu sauver son ami; ce dernier lui ne pense qu’à l’aider à retrouver goût à la vie et à sa passion, le dessin, quitte à se mettre en danger.

La vie d’Edouard dessinateur de talent et fils de la haute bourgeoisie rejeté par son père bascule sur un champ de bataille: ce jour là son lieutenant l’ambitieux Henri Pradelle fait croire à une attaque des allemands en tirant une balle dans le dos de deux de ces soldats. Il jette ensuite Albert Maillard témoin de cette supercherie dans un trou d’obus. Ensevelli suite à une nouvelle explosion d’obus, Albert est sauvé par le soldat Edouard Péricourt, victime peu de temps après d’un obus qui lui explose en plein visage.

Le film raconte le retour à la vie civil des trois personnages et comment chacun essaye de reprendre sa place dans la société d’après-guerre.

Henri Pradelle dont l’absence total de scrupule et la noirceur ont déjà était révélées dans les scènes de guerre, se lance dans une entreprise malhonnête de vente de cercueil destiné aux soldats victime de la guerre. Il s’agit en fait d’une escroquerie vis-à-vis de l’État qui croyant rendre hommage à ses morts, achète des cercueil non conforme, vide ou abritant des corps de l’armé enemie. Albert Maillard, ancien comptable ne retrouve pas d’emploi stable et se voit contraint de vivre dans des conditions misérables. Il sera même amené à voler pour aidé son ami Edouard afin d’apaiser ses souffrances. Quant à Edouard Péricourt devenu une «gueule cassée» dépendant de la morphine, son retour de la guerre s’accompagne d’une grave dépression, il se sent abandonné par l’État qui la envoyé à la guerre et dont il est revenu défiguré. Ayant coupé les ponts avec sa famille en se faisant passer pour mort il ne peut désormais compter que sur son ami Albert.

L’idée lui vient de se crée des masques pour oser affronté le regard des autres. Son imagination et son talent lui font crée des masques d’une grande beauté. Animé du besoin de gagner sa vie et d’un désir de vengence vis-à-vis de son pays. Il associe Albert à une arnaque consistant à proposer des croquis de faux monuments au morts.

L’ironie du sort fait que Albert apprend que la sœur d’Edouard s’est marié avec Pradelle mais ce dernier resté impuni pour ses crimes de guerre sera finalement tué par sa victime Albert.

La petite affaire d’Edouard lui assure la richesse et une vie de luxe pour autant il finit par se sucider après s’être brièvement réconcilier avec son père, comme si c’était la dernière chose qui le retenait dans cette vie.



Ce film m’a beaucoup plu car il donne une vision original des «héros» de la guerre. Ils ont servi leurs pays quitte à saccrifier leur vie ou leur physique mais ils découvrent que leur pays les délaisse et se préocupe plus des morts.


Maïna Morisseaux 1S2S1
2018/04/15 12:13 #69c3-495e-95f3-9198c1c4fff1
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
L’arnaqueur masqué


A la fin de la Première Guerre mondiale, Albert Maillard soldat de la côte 113 se retrouve à la suite d'un éclat d'obus coincé sous terre sans oxygène malgré cela, un miracle le sauve, ce miracle se nomme Édouard Péricourt, soldat devenu amis d'Albert. Ce jeune soldat se retrouve grièvement blessé au visage lors de cet événement et rejoint le rang des « gueules cassées ». Il n'a plus d'envie de vivre, ne veut plus retrouver sa famille et en particulier son père avec qui il mène une relation difficile et conflictuelle. Pour pouvoir continuer à vivre, Albert change l'identité de son ami et aide ce dernier à s'installer dans le grenier d'une maison. Il reprend goût à la vie grâce à la jeune Loïse qui s'occupe de lui et aussi grâce à ses talents de dessinateur et sculpteur. En lisant le journal, Édouard a l'idée de monter une arnaque pour toucher l'argent qu'un maire veut investir dans un monument aux morts. Pour cela, il fait des illustrations de monuments et demande à son ami Albert de trouver de l'argent en allant travailler.

En parallèle, son père culpabilisant de la façon dont il a pu se comporter avec son fils essaie de se racheter en payant le monument aux morts que le maire veut installer à Paris. Mais ce dernier reconnaît la signature d'une des œuvres. En effet, l’œuvre contient une signature similaire à celle de son fils désormais mort pour la France sur la côte 113.

Suite à une enquête pour retrouver l'escroc qui à effectuer la même signature que son fils, Marcel Péricourt se retrouve dans un hôtel de luxe la ou cet homme vivrai d’après ces informations et rentre dans la suite en question ou il retrouve un homme masqué d'une tête de pan bleu. Cet étrange homme en compagnie d'une petite fille se lève d'un seul bond de son transat en entendant la voix de son père. Ce dernier reconnaît son garçon et plus particulièrement ces yeux bleus.

Film très touchant avec des moments de suspens et des moments de grandes émotions. Nahuel Pérez Biscayart dans le rôle d’Édouard Péricourt joue à merveille son personnage et transmet aux cinéphiles un sentiment de similarité avec lui et le spectateur se retrouve à ressentir ses peurs ses angoisses et son immense tristesse. Un film très bien réalisé qui mérite la reconnaissance de beaucoup de gens.


Flavie Le Gléau 1S2S1
2018/04/15 17:28 #3710-465d-85c3-6693a55f3f12
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
AU REVOIR LA-HAUT : Albert Dupontel


le film au revoir la-haut est sortie en octobre 2017, sa durée est de 1h55 .
l'histoire parle de deux rescapés de la 1er guerre mondiale (1914-18), qui va nous montrer que la vie n'était pas simple pour certain après cette guerre effroyable.

Je pense avoir sous-estimer se film en pensant qu’il allait être ennuyant et qu’il n’aillait pas me plaire , je me voyais déjà fermer les yeux au bout de 10 min du film, mais je me suis bel et bien trompée . C’est une histoire différente envoûteuse , (qui n’a pas de sous -titre et sa c’est super) .
Cette pellicule reste tout de fois transformer de son roman écrite par Pierre Lemaitre (paru au édition de Albin Michel en 2013).

c’est une comédie dramatique qui m’as fait rire a certaine scène de Edouart Pericrout (un des pers.p) malgré son handicape causé l’or d’une explosion. Au départ , il préférât mourir car il ne se supportait pas , et il appréhendais la réaction de ses proches de son père en particulier mais il a été épauler par son ami Albert millard , un bel exemple d’entre aide .
Albert va échanger son dossieravec celui d’un mort pour qu’il soit considérer comme mort au archive et au près de sa famille .Cette action est très maligne et réfléchie !
Il y a égualement le personnage du commandent Pradel . Interpréter par Laurent Laffite , Henry Pradel et la tête a claque du film, .. sa qui est dommage car j’aime bien cet acteur ..
Comme je l’ai écrit un peu plus en haut , le film est différent du roman , il y a cette petite fille qui comprend tout se que Edouart raconte alors qu’il peux a pen s’exprimer et faire sortir le son de sa voie … dans le livre ( cette petite n’y ai pas ).
j’ai bien aimer les scène d’amour un peu timide et étourdie entre Albin et Pauline , une des bonne de la maison des Péricrout .

Les œuvres de edouart sont d’une délicatesse et d’une précision talentueuse ...
il y a eu aussi des scène émouvante que j’ai beaucoup aimer comme le moment ou M.Péricrout reconais son fils en le regardant profondément dans les yeux , ou quand Edouart saute du balcon devant son père, et j’ai aussi aimer cette scène ou albert sort d’une gendarmerie pour rejoindre Pauline qui semble être devenue sa femme et la petite fille qui est peut être devenue la sienne .

Mermune
2018/04/15 17:29 #a683-4f92-bdd7-eb250c68a509
Lycée Cassin, Strasbourg, académie de Strasbourg
Au revoir là-haut
Au revoir là-haut est une comédie dramatique française,
Réalisée par Albert Dupontel.
 Il s'agit de l'adaptation du roman de Pierre Lemaitre.
Au revoir là-haut est un autre film touchant car cette histoire nous parle des événements réels qui se sont déroulés après la 1ere guerre mondiale. Le fait qu’Edouard au lieu de se sauver a préféré aider son ami Albert nous a beaucoup touchés.

L’histoire raconte la vie de deux rescapés de la 1ere Guerre mondiale. Albert et Edouard (devenu une « gueule cassée ».
Ils vont se venger de l’état en vendant aux municipalités des monuments aux morts fictifs.

Ce film nous a énormément plu parce que quand on a vu la bande annonce pour la première fois au lycée on se dit « oh non encore un film incompréhensible  » car en regardant la bande annonce on n’avait rien compris alors que non ce film a été magnifique il n’était surtout pas ennuyeux, on avait envie de savoir la suite ,notammament parce qu’on voulait savoir .  

Emanuela Ayena & Sarah Pacheco

2018/04/15 21:22 #9b30-452f-8005-8c65bc1c84af
Lycée de Gennes, Cosne sur Loire, académie de Dijon
Nous allons faire la critique du film « Au revoir là-haut » réalisé par Albert Dupontel ; il est sorti en France en 2017. Il dure 1 heure et 57 mn.
L’adaptation du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 raconte l'histoire d'amitié entre deux poilus sortis traumatisés de la Grande Guerre avec Laurent Lafitte et Nahuel Perez Biscayart au casting.
En Novembre 1919, deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Notre chroniqueuse, Elodie, va interviewer l’une des spectatrices.

Questions:
Qu’avez-vous pensé de la performance des acteurs ?
J’ai aimé la performance des acteurs : j’ai trouvé que le casting était vraiment très bon, on peut d’ailleurs admirer la performance de l’acteur qui jouait Edouard qui devait jouer un homme ayant perdu sa mâchoire lors d’un combat…

Vous a-t-il fait réfléchir sur l’inclusion des soldats après la Première Guerre mondiale  ?
Oui, nous avons pu voir que après la guerre, les soldats ont eu du mal à reprendre leurs vies d’avant après 4 ans passés dans la souffrance,
Dans un environnement hostile, ils ne retrouvent pas souvent leurs travail, et j’ai été quelque peu surprise du manque de reconnaissance que les gens ont envers les soldats !

Quel est et le moment le plus marquant de ce film ?
Le moment où Edouard découvre son visage après son accident m’a énormément bouleversé .

Quelle est votre conclusion sur ce film ?
J’ai beaucoup aimé ce film, il est vraiment très touchant et à la fois instructif, On s’attache aux personnages ainsi qu’à leurs problèmes.
Il nous montre l’enfer que des hommes ont vécu durant plus de 4 ans…

Le conseillez-vous à notre public ?
Oui, bien sûr, je le recommande à tout le monde, aux plus jeunes ainsi qu'aux plus âgés. Pour les jeunes, cela peut leur apprendre des choses sur la Première Guerre mondiale, leur montrer à quel point elle a été dure et violente…
Elodie Boitard, Alice Jurion, Julien Fournié
2nde 3, classe cultures et médias
2018/04/15 22:58 #1049-48ab-816e-0bddfb74c2cd
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz

Luc et Fabio viennent d’assister au film Au revoir là-haut d’Albert DUPONTEL. Ce sont deux élèves de la classe de Première Scientifique du Lycée de Longwy qui ont l’honneur et le privilège de participer au Prix Jean Renoir. Luc, voyant Fabio quitter la salle, assez mitigé, le rattrape et lui propose de débattre sur le film :

« Fabio !! Attends s’il te plaît
- Quoi ? répondit sèchement l’adolescent.
- Ça se voit que tu n’as pas aimé le film toi.
- On peut dire ça comme cela oui. Ce fut très loin de ce que je m’imaginais. Mais dis-moi, tu as lu le livre, non ?
- Euh, oui bien sûr, acquiesça Luc surpris. Mais toi aussi, je crois ?
- C’est exact ! A mon souvenir, Albert Maillard ne racontait pas, de manière rétrospective, à un gendarme français, de plus au Maroc, son aventure fantasque. Je n’appelle pas cela une adaptation !
- Certes, mais je pense qu'il est fort bien que l'on introduise des prolepses et des analepses. Cela améliore la qualité et la réalité de la réalisation »

Les deux amis sortent du cinéma lorsque Fabio reprend :

« Tu sais, dans le livre, c’est un narrateur omniscient qui nous raconte l’histoire. Dans le film, tout est centré autour du soldat Maillard, je trouve cela narcissique et antipathique !
- Arrête de dénigrer la réalisation ! Une adaptation est censée refléter un minimum le contenu de l’ouvrage, balbutia Luc en s’énervant.
- Ne t’énerve pas comme ça. On peut seulement dire que, par rapport au livre, le film n’est pas correctement adapté.
- Je préfère ça… En plus de l’interrogatoire avec le carabinier, j’ai remarqué qu’Albert DUPONTEL a rajouté une scène où l’on voit une jeune femme danser sur la table. J’ai trouvé que c’était super !
- Ah ! En plus s’il rajoute des choses qui n’existent pas, chuchota Fabio
- Essaie d’envoyer un SMS au réalisateur, tu auras peut-être une réponse, dit Luc en rigolant.
- Très drôle, j’en pleure ! Tu crois que le livre, faisant six cent pages, est très bien adapté ? Je préfère encore passer une demi-journée à lire les aventures de Maillard et de Péricourt plutôt que de regarder une pareille adaptation, aussi ratée !
-Eh au fait, tu as vu que la fin n’est pas la même ? questionna Luc.
- Mais quelle débâcle ! Je n’aurais jamais imaginé une telle fin !
- Comment ? s’interrogea Luc. Tu n’as pas non plus aimé la fin ? Pourtant Albert Maillard est encore vivant, comme dans le livre.
- Mais non ! Ce que je veux dire par là, c’est que ton cher ami Albert DUPONTEL a carrément changé la fin de l’histoire. Si tu compares la mort d’Edouard PERICOURT dans le livre et dans le film… D’un côté, il se fait écraser par son père devant l’Hôtel Lutecia, de l’autre il se suicide en se jetant du haut d’un édifice quand il rencontre son géniteur… Il faudrait savoir quelle version on garde, crissa le jeune homme italophone.
- Disons que le réalisateur a juste voulu donner un goût plus « fantastique » à son film. Si tu veux comparer, comparons : …
- Bien ! Je t’en prie, repris Fabio
- Notre cher ami Henri d’AULNAY-PRADELLE est mort étouffé dans le sable, mais chez Pierre LEMAÎTRE non, il meurt en prison dans les années soixante.
- C’est bel et bien vrai ce que tu dis. Le soldat Maillard rejoint Tripoli, mais seul, alors que dans le livre, ce dernier part en train de Paris pour rejoindre Marseille, accompagné de Pauline et Louise vois-tu ? Et puis de Libye, comment se retrouve-t-il au Maroc, il faut que l’on m’explique !
- En effet, il y a quelques incohérences mais rien n’enlève le caractère exceptionnel du film. Mais le titre Au revoir là-hautte parle-t-il ?
- Non pas vraiment ! Dans le film, il est précisé à la fin, mais pas dans le livre… »



Fabio, blasé, décide de changer de sujet et trouve à dire :

« Sinon, tu en as pensé quoi du jeu de rôle des acteurs ?
- Albert DUPONTEL a vraiment choisi de très bons acteurs. Lui-même interprète magnifiquement le soldat Albert Maillard. Et puis Laurent LAFITTE, dans le rôle du lieutenant AULNAY-PRADELLE, un chef d’œuvre, n’est-ce pas ?
- Mon avis est totalement l’opposé du tien … Tu parles des acteurs… une honte ! Je ne comprends pas pourquoi le cinéaste a choisi LAFITTE pour l’autre colonel, je ne sais quoi. Il reste statique tout le long du film. Une honte !! s’exclama Fabio
- Oh ! Tu n’es jamais d’accord avec moi de toute façon. Il reste peut-être Madeleine PERICOURT et Pauline pour te consoler.
- Ah là, mon ami, je dis excellent ! Excellent car, respectivement, Emilie DEQUENNE et Mélanie THIERRY, c’est du très lourd ! Du plomb mon ami ! Fantastique ! s’écria l’italien.
- Enfin !! Tu es enfin d’accord avec moi ! Dieu merci ! s’exclama à son tour Luc.
- Ne fais pas le fanfaron s'il te plaît ! Et tu en as pensé quoi de l’évocation de la guerre ?
- Ah c’était une merveille. On ne fait que de rappeler la vérité et ce qu’il s’est véritablement passé … Devoir de mémoire oblige !
- Ah, moi je ne trouve pas, l’interrompu Fabio. Ce film n’est pas du tout basé sur le devoir de mémoire. Bien au contraire, il révèle l’escroquerie des monuments aux morts. Et puis la guerre fut la guerre, vivons avec notre futur. C’était grave oui, mais enfin cent ans après… pas vraiment intéressant ce film.
- Tu pourras donc dire à la prof que tu as détesté ce film ! Vivement le prochain ! »

Les deux lycéens montèrent dans le bus les conduisant à leur établissement. Fabio, lui, ne dit pas un mot de plus.


SCOTTO Lucas, première SSI
2018/04/15 23:15 #6f1d-4130-b527-26d20105496e
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Théo Frisoni 609
Robert, élève de Première S-SI, vient de visionner le film Au Revoir Là Haut réalisé
par Albert Dupontel. En sortant de la salle, alors qu’il se dépêche de s’échapper, Il tombe
sur Scarlett, sa petite amie, qui sort elle aussi de la salle de cinéma.
« Pousse toi Scarlett, il faut que je parte d’ici avant qu’on me pose des questions, dit Robert
essoufflé.
- Ça tombe bien je voulais justement te demander comment t’as trouvé le film, annonça-telle
en souriant.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée...
- Mais si, lance toi.
- Eh bien si tu y tiens, figure toi que j’ai trouvé que ce film est de loin le meilleur que le
Prix Renoir nous ait présenté, enfin une véritable histoire, avec des effets spéciaux et de
bons acteurs, énormément de gens comme les autres élèves de ma classe l’auraient
appelé un vrai film.
- Réplique idéale de ta part... Et beaucoup ont trouvé qu’il était loin de l’oeuvre originale
de Pierre Lemaitre.
- Vraiment ? Eh bien c’est une affirmation erronée, Pierre Lemaitre a participé à la
réalisation du film, c’est pas comme si Albert Dupontel avait juste acheté les droits, ce
qui en fait une formidable adaptation, bien mieux que le livre !
- Je ne suis pas d’accord avec toi, il y a plein d’incohérences entre le livre et son
« adaptation », dit Scarlett en mimant des guillemets.
- Pourquoi tu met adaptation entre guillemets ? Dit-il en la coupant.
- Je peux reprendre ? Parlons de la fin. Tu as remarqué que la fin n’est pas la même que
dans le livre ? Première erreur flagrante.
- Plus ou moins, c’est tellement subtil et c’est touchant. J’en ai pleuré.
- Dans le film Edouard Pericourt se suicide en se jetant de son balcon après avoir
embrassé son père, dans le livre, la fin est totalement différente : Pericourt se fait
renverser par son paternel devant l’Hotel Lutecia. Je préfère cette version, je trouve que
ce tournant dans l’histoire entraîne plus d’interrogations pour le lecteur, affirma-t-elle.
- L’autre version aussi entraîne un questionnement : pourquoi Edouard se suicide ? Même
si la raison est flagrante je te l’accorde. Et que penses tu de la narration chérie?
- Dans le livre c’est un narrateur omniscient qui raconte l’histoire, dans le long métrage
tout est raconté par Albert Maillard, alors qu’il est interrogé par un gendarme français
au Maroc.
- Démonstration magistrale de ce qui saute aux yeux... Dit Robert d’un ton sarcastique.
- Tu ne trouves pas ça un peu trop différent ?
- Mais tu sais bien que non ! Que le film entier soit une rétrospective des souvenirs de
Maillard, donne une autre dimension à l’oeuvre on a l’impression qu’il s’adresse à nous,
et puis c’est le choix du cinéaste il sait mieux que nous comment faire un bon film. La
façon dont le film est centré sur lui est sans équivalent, et j’adore le moment où il se
retrouve enterré après une explosion, le spectateur voit alors ce qu’il se passe depuis les
yeux du personnage, rétorqua Robert.
- C’est vrai que ça c’est l’avantage du film. Et l’intrigue ? Elle est beaucoup plus explicite
dans le roman. Tu as bien compris tous les détails de l’histoire ?
- Afin de bien comprendre cette histoire, j’ai fermé les yeux pendant le générique de fin et
j’ai examiné les événements du film en ressassant les scènes dans ma tête. Mes pas
m’ont mené plus profondément que prévu dans le terrier du lapin et j’ai sali ma douce
fourrure blanche. Cependant, j’en suis ressorti éclairé. En réalité Maillard est beaucoup
plus sournois que dans le roman, c’est un homme cupide et il ne cherche qu’à sauver sa
peau, d’ailleurs il s’en sort plutôt bien à la fin. Cela dit je trouve que le jeu d’acteur de
Dupontel est remarquable.
- Oui c’est vrai, par contre j’ai détesté Laurent Lafitte dans le rôle du lieutenant Pradelle,
je trouve qu’il ne ressemble pas du tout au personnage du roman, il est beaucoup plus
arrogant et hargneux.
- Tu veux rire ? Lafitte est parfait en D’Aulnay-Pradelle, il est plus attachant que dans le
livre. En tout cas, j’ai trouvé ce film excellent et je le trouve meilleur que le roman. Il
mérite totalement de remporter le Prix Renoir !
- Moi je reste mitigée à ce sujet, il y a plein de facteurs qui entrent en jeu... Mais je reste
quand même sur mon premier avis.
- À savoir ? Demanda Robert d’un ton farceur.
- Le livre est meilleur que le long-métrage !
- De toutes façons il faut toujours que tu penses l’inverse des autres... »
Les deux lycéens terminent leur discussion intellectuelle sur une querelle de couple.

FRISONI Théo, première SSI
2018/04/15 23:16 #c98e-4b1c-b932-c5079152382c
Lycée Mezières, Longwy, académie de Nancy-Metz
Critique de film «Au Revoir là-haut » Albert Dupontel

Le film intitulé « Au revoir la haut » est une bonne expérience cinématographique pour le cinéma français. Un tour de force que signe Albert Dupontel avec son film de guerre adapté du livre Au Revoir là-haut de Pierre Lemaître qui a gagné le prix Goncourt en 2013 une réussite époustouflante.
La terrible guerre des tranchées, montrée sous un réalisme unique arrive à côtoyer des instants merveilleux d’amitié. En effet, Albert Dupontel a réussi à nous faire rire tout en nous faisant réfléchir sur les horreurs de la guerre passé. En Novembre 1919, ces deux personnages principaux sont deux vétérans de la Grande Guerre inaptes à reprendre le cours de leur ancienne vie au sein de la société civile. L’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts.
Même si Albert Dupontel a su prendre quelques libertés en changeant quelques évènements du livre Au Revoir là-haut, il n’en reste pas moins, une adaptation fidèle et respectueuse du roman, notamment de ses thématiques.
De plus, La première qualité de sa réalisation est assurément le soin apporté à la direction artistique pour recréer cette période historique. Qu’il s’agisse des uniformes portés par les poilus dans les tranchées ou des tenues élégantes de la bourgeoisie parisienne, chaque costume est une pure réussite. Il en est de même pour les décors, même si la mise en scène ne les met pas forcément en valeur. Cette dernière s’identifie par de longs et amples mouvements de caméra, permettant une certaine immersion au cœur de cette reconstitution. Celle-ci fait particulièrement son effet dans la partie du film se déroulant dans les tranchées. D’ailleurs, j’ai trouvé que le montage du film a été minutieusement réalisé et les effets spéciaux étaient parfaits
Pour finir, le livre comme le film sont ni plus ni moins qu’une illustration de la vie en société, de ce système où des riches profiteurs piétinent les plus pauvres pour mieux s’engraisser sur leur dos. Ou alors un âme d’artiste qui se réveille et qui s’ouvre à coup sûr mais nous avons le père qui ne voie pas le talent caché de son fils, car nous avons pu constater que l’artiste, avec cet Edouard Péricourt, est un magicien des idées et des couleurs, qui malgré la douleur de son traumatisme et avec la complicité de son ami comptable, Albert Maillard, saura toujours nous réaliser des œuvres d’arts. Pour preuve, rien que sa collection de masques, tous révélateurs de l’humeur du moment, fait frémir quand on songe à sa première utilité. D'un grand livre, Dupontel a tiré un grand film.
BELKESSA Nissa, première SSI
2018/04/15 23:43 #6e1a-4f14-8754-aec4cd6745e1
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice

Dans un premier temps ce film se trouve être intéressant sur le fait qu'il aborde un sujet peu habituel. Les gueules cassées pendants les années folles. En effet dans ce film, ce thème des gueules cassées est très bien abordé en partie du au mélange des sentiments, triste, heureux, haineux, amoureux....
Ensuite il y a une autre raison de voir ce film. Les masques réalisés pas Cécile Kretschmar, embellie encor plus l'aspect visuel du film et permet à Edouard péricourt de transmettre ses sentiments et de cacher son visage détruit par la guerre. De plus le jeu de regard entre les acteurs est stupéfiant car nous arrivons à comprendre leurs sentiments et leurs émotions avec leurs yeux
Enfin dans ce film, la musique, le décor, le cadrage, permet aux spectateurs une parfaite immersion dans le film

Au revoir là-haut est un film que je vous invite à aller voir, aussi bien pour le coté artistique que le coté émotif ainsi que pour ses différentes moralités.
Antoine Laffond
2018/04/15 23:44 #1776-409c-b4ad-61cab8388e16
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Nous pouvons commencer à dire que ce film est très intéressant sur le fait qu'il nous montre l’après-guerre et cela est très peu mis en avant habituellement. Mais seul le bon côté de cette après-guerre est filmé. Pour le prouver nous pouvons prendre le fait que beaucoup de gueule cassée ou même de soldat revenant de la guerre, perdaient leur travail et se retrouve à la rue. Mais dans « Au revoir, là-haut » les deux amis trouvent facilement et rapidement du travail et finissent par gagner énormément d'argent. Ils n'ont donc aucun mal à se procurer le nécessaire pour vivre et surtout se faire plaisir.
Par ailleurs, l'un des thèmes principaux de cette histoire est l'amitié qui relie les deux personnages. Nous pouvons même les qualifier de frères d'armes car ayant vécu la guerre ensemble et s'ayant sauvé la vie mutuellement, ces deux personnages sont restés super proche malgré les différents problèmes qu'ils ont pu rencontrer.
Edouard est la gueule casée, après avoir découvert son nouveau handicap facial, il se renferme sur lui-même et rentre dans une sorte de dépression. Ce dernier va commencer à reprendre goût à la vie alors qu'il crée son premier masque pour cacher son visage. Avec l'aide d'une petite fille, cet homme va créer des merveilles et ainsi reprendre le dessin qui était son principal passe temps dans les tranchées lors de la guerre. L'art est ainsi beaucoup présent dans ce film avec les masques créés et les dessins, qu'ils soient caricaturaux ou réaliste.
Edouard, ne pouvant plus parler après la guerre, à donc modélisé des masques pour cacher sa mâchoire. Durant tout le long du film, absolument toutes les émotions de ce personnage passent par ces yeux et cela donne un côté très intéressant au film. Il montre que même sans parole on peut s'exprimer et les autres peuvent nous comprendre. Il y a comme une moralité qui nous dit que la parole n'est pas la parole n'es pas le seul moyen de communication corporel.

Nous vous conseillons ce film pour son côté instructif, émotif et artistique. Nous pouvons trouver plusieurs moralités « Au revoir, là-haut » et cela est très intéressant.

HARO Maëlle, BARROIS-LEGRAND Maëlle.
2018/04/15 23:45 #9a7e-413c-8d2d-578fa41b6934
Lycée Ferry, Cannes, académie de Nice
Le film met en scène, deux compagnons de guerre, qui sont liés l'un à l'autre par une grande amitié. Lorsque l'un d'entre eux sauve la vie de l'autre, il perd la moitié de son visage. L'intrigue du film, nous montre comment se passe l'après guerre pour les deux hommes. Le personnage défiguré, se met à créer des masques pour avoir l'air plus humain. Grâce à ses masques le personnage décrit ses émotions. Il utilise différents styles aussi pour le faire. Il reprend alors goût à l'art et se met comme idée en tête de tricher à un concours pour gagner énormément d'agent.


Le décor, les personnages et l'intrigue étaient vraiment excellents. L'image avait un effet de vieux, un peu. Tout était jolie et élégant. Les masques donnaient un côté fantastique au film. Et les personnages étaient très attachants, ainsi que les relations qu'ils entretiennent entre eux. On peut dire, que le jeu de l'acteur qui interprète Edouard est très réussi, car celui-ci passe toutes les émotions du personnage dans son regard, ainsi que dans gestuelle. C'est pour cela qu'il y a souvent des gros plans sur ces yeux. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Pradelle. Il est le méchant de l'histoire, mais il a ce charisme et cet air enjoué, qui je trouve font de lui, un bon personnage. L'intrigue était pleines de surprises. Entre le rapport père et fils qu'on retrouve à la fin, qui est très importante pour Edouard, suivit du suicide, de la Loi du Tallion entre Pradelle et le personnage principal, le gendarme... Un tout qui fait que c'est une histoire très captivante, et très agréable à regarder.
Marine Serra
2018/04/16 11:19 #ae1c-4bb5-b87b-777571689bd7
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
"Au revoir là-haut" une comédie dramatique française en couleur de 2017, réalisée par Albert Dupontel. L'histoire constitue une adaptation du roman Eponyme de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013. La distribution des principaux rôles se compose d'Albert Dupontel, Nahuel Pèrez Biscayart, Laurent Lafitte et Mélanie Thierry.

L'histoire se déroule pendant la première guerre mondiale et l'après guerre. Le scénario tourne autour de deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie et l'autre simple comptable. Edouard Péricourt a survécu à un obus en sauvant son camarade, le laissant néanmoins avec une partie du visage arrachée et muet. Il va supplier son ami Albert Maillard de le faire passer pour mort car il n'a pas la foi de retourner voir son père dans cet état. De retour à Paris dans un contexte d'après guerre, ces deux amis n'arrivent pas à gagner leurs vies. Edouard Péricourt blessé et passé pour mort au combat ne peut pas travailler. Ils habitent dans un petit grenier peu confortable. Le comptable travaille en tant que porteur, de panneaux publicitaires dans les rues de Paris, un travail très difficile physiquement et peu rémunéré. ils vont monter une arnaque qui consiste à vendre aux ville des monuments aux morts fictifs. Dans la France des années folles ou le patriotisme s'avère très en vogue, leur entreprise va marcher extrêmement bien. Ils vont gagner beaucoup d'argent.

Les scènes tournées dans les tranchées apparaissent très réalistes. Le spectateur se fait directement embarquer dans l'histoire. Après un bon début de film avec des scènes d'action au front, impossible de décrocher du début à la fin. Au revoir là-haut nous plonge littéralement dans le contexte de la première guerre mondiale puis de l'après guerre. L'utilisation de certaines techniques donne l'image du film un aspect authentique. La qualité des costumes et des décors constituent une des clés de la réussite du film. Nahuel Perez Biscayart dans le rôle d'Edouard Péricourt, devenu muet pendant la guerre, arrive à nous transmettre toutes ses émotions par son jeu d'acteur, un rôle plutôt difficile compte tenu qu'il n'a pas de texte. Nous retrouvons Albert Dupontel dans le rôle d'Albert Maillard, camarade d'Edouard Péricourt avec qui il va vivre toute cette aventure. Albert Dupontel va lui aussi réussir à nous faire vivre ses émotions comme dans le passage où il va se faire pousser par le Lieutenent Pradelle dans un trou d'obus et se retrouve face à une tête de cheval. Nous sentons bien son dégoût et le choc que cela lui procure. Quant à Laurent Lafitte, qui incarne le Lieutenent Pradelle, il joue parfaitement la froideur et l'audace de celui qui veut à tout prix réussir. Par exemple lorsqu'il tue deux de ses soldats au front, puis quand il pousse Albert et enfin devient riche en fabricant des petits cercueils pour les morts au combat parfois uniquement remplis de pierres. Ce film mérite une bonne critique dans son ensemble, on y retrouve l'émotion, le rire et la qualité d'une réalisation professionnelle.


Aurelien BUFFET 1ST2S1



2018/04/30 15:41 #0010-4b86-8d5d-0cccaa560f58
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
L’histoire se déroule après la Grande Guerre, où deux rescapés, Albert et Edouard, se retrouvent. Albert, sauvé par un cheval, et Edouard, un artiste, se retrouvent dans une vieille maison. Albert accepte d’héberger et de soigner Edouard, gueule cassée qui a perdu l’usage de sa bouche. Ils vont ensemble créer une arnaque aux monuments aux morts. Ce film est tiré d’un roman qui raconte l’histoire tragique d’un défi à la société, à l’Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.
« Au-revoir là-haut » est une histoire qui a beaucoup été exploitée. Pierre Lemaître parvient pourtant à bâtir une intrigue. Le duo de héros reflète une opposition traditionnelle dans la littérature : raison vs sentiments.
Ce film est rempli d’émotions et peut faire réfléchir.
Quentin. Terminale Bac pro MV
2018/04/30 15:42 #018e-411e-8037-ea3d155a5f8a
Lycée PRO Joliot Curie, Sète, académie de Montpellier
Novembre 1919, deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.
J'ai aimé ce film car pour un film tiré d'un livre c'était réussi ! Même mieux d'ailleurs : j'avais l'impression d’être dans le film ! Les décors et l'environnement ont bien été représentés, c'est le genre de film comme on en voit peu ! Je le regarderais bien une deuxième fois, j'ai vraiment accroché et il représente bien la réalité du passé.
Baptiste. Terminale Bac pro MV
2018/05/04 11:37 #af4c-41f6-ba00-b8314973a6a5
Lycée Anguier, Eu, académie de Rouen
« Au revoir là-haut »
Ce film se déroule pendant la Première Guerre mondiale. Édouard et Albert combattent. Albert se retrouve piégé dans un trou d'obus et Édouard le sauve mais à son tour il se fait défigurer par un tir d'obus.
Pendant tout le film ces deux anciens soldats vont s'entraider pour vivre, se nourrir et gagner de l'argent. Édouard, bon dessinateur, a alors l'idée d’un stratagème : mettre en circulation un catalogue proposant des monuments aux morts, demander des acomptes, et partir avec la caisse… mais ils vont se faire démasquer, et vont essayer de fuir.
Pour ce film j'ai ressenti des émotions très diverses : de l'adrénaline dans les scènes de guerre, du dégoût et de la haine envers le personnage Pradelle tout le long du film. Mais j'ai ressenti de la tristesse pour Édouard lorsque l'obus lui est tombé dessus, puis quand il souffrait dans son lit d’hôpital, ou lorsqu’il se droguait. D’autres scènes m'ont amusée comme celle avec M. Péricourt et Labourdin ! J’ai aussi été émerveillée par les masques d’Édouard et par les défilés qu’il met en scène. Au moment où M.Péricourt a reconnu son fils Édouard et l’a serré dans ses bras, j'ai ressenti une émotion très vive : un mélange de tristesse et de joie. Quand Édouard s'est suicidé je suis restée choquée et triste. Quand Pradelle s'est mis à rechercher les « escrocs » des monuments au mort j'ai ressenti du stress je me suis demandé s'il allait réussir, ce qui allait se passer pour Édouard et Albert etc... Et enfin j'aurais aimé voir plus de scènes entre Albert et Pauline, ressentir plus d’émotion, comme dans le livre.
Pour ce film je mets la note de 4/5 et je pense qu'il peut gagner le prix Jean Renoir.

Galhaut Lisa, 2°8, lycée Anguier

2018/05/11 14:44 #8fa4-4c1a-9ed9-7ad8be483d0a
Lycée Chaptal, Quimper, académie de Rennes
Un film très touchant et émouvant
Au revoir là-haut, une comédie dramatique française réalisée en 2017 par Albert Dupontel un des acteurs principales du film.
Après la deuxième guerre mondiale, deux rescapés, Edouard un artiste devenu une « gueule cassée » et son ami Albert un modeste comptable qui a tout perdu décident de monter une baraque aux monuments aux morts.
Un film touchant, grâce aux relations des personnages comme celle de Edouard et Louise une petite fille orpheline, la seule qui le comprend quand il s’exprime elle lui redonne confiance en soi pour ses œuvres, une vrai amitié naît.
Un film émouvant, Edouard souhaite disparaître des siens. Albert le fais disparaître aux archives en lui fournissant une nouvelle identité, invite chez la famille de Edouard pour expliquer à son père et à sa sœur comment il est mort. Marcel le père de Edouard lui offre une place de comptable dans son entreprise.
Des jeux d’acteurs géniaux, Nahuel Pérez Biscayart qui interprète Edouard, Albert Dupontel à le rôle de Albert et Laurent Lafitte qui joue Pradelle, trois acteurs fabuleux!
Le lieutenant Pradelle qui tire sur un de ses soldats parti en éclaireur pour faire croire aux autres soldats français que c'est les allemands qui l’ont tué qui joue un très beau rôle de « méchant » dans ce film, après il a épousé à Madelaine la sœur de Edouard. Il signe un contrat avec l’État pour placer les morts de la guerre dans des cimetières militaires, met les cadavres dans des tombes qui ne sont même pas associé à leur identité, il mélange les corps. Il ment même à Madelaine son épouse qui veut voir le corps de son frère Edouard, Pradelle montre le cadavre d’un autre soldat.
Pendant le film, Edouard, créer des masques et des costumes splendides et impressionnant pour cacher ces graves blessures sur son visage après cette guerre horrible.
Trop d’humour noir tue l’humour noir! Pradelle ne respecte pas les identités et marche sur les tombes des soldats qui ont combattu pour la France.
Un film magnifique et très drôle!!!

Tamara Jeannes
2018/05/14 06:57 #4eaa-49d1-88e5-4eb0f277d83c
Lycée PRO Caraminot, Egletons, académie de Limoges
Au Revoir Là-Haut est un film d'Albert Dupontel et c'est une adaptation d'un roman du même titre de Pierre Lemaître.
C'est l'histoire de deux soldats de la première guerre, deux poilus, Édouard Péricourt et Albert Maillard. Ces derniers échappent de peu à la mort juste avant la fin de la guerre sous le commandement du sanguinaire lieutenant Pradelle qui fera dans l'après-guerre fortune sur le dos des morts. Edouard sort de la guerre défiguré et avec son ami Albert ils vont devoir survivre: pour cela ils vont monter une arnaque aux monuments aux morts.
Je n'ai pas lu le livre de Pierre Lemaitre mais j'ai trouvé l'histoire assez simple à comprendre. En fait le film est construit autour d'un flash-back : Maillard (Albert Dupontel) raconte à un gendarme marocain tout ce qui s'est passé pendant la guerre et les années qui ont suivi, l'arnaque mise au point avec Edouard (Nahuel Perez Biscayart).
L'entrée en scène de Pradelle (Laurent Lafitte) est particulièrement bien filmée et introduit parfaitement ce monstre qui aime la guerre. Dans les tranchées un messager lui apporte une lettre annonçant la fin des combats proche. Par sa mise en scène et par le montage des plans le réalisateur réussit parfaitement à nous faire comprendre que le personnage est vraiment effrayant, déterminé à poursuivre les combats.
Ce film m'a intéressé parce que si j'avais déjà vu des films sur la première guerre mondiale et les combats dans les tranchées, je ne connaissais pas du tout la période d'après la guerre et les difficultés que certains ont eu à reprendre leur vie de tous les jours. Cela a été très dur pour les rescapés comme Maillard qui a du mal à retrouver un travail. Cela a été un véritable supplice pour les blessés et notamment le "gueules cassées" comme Edouard. Ce dernier doit prendre de la morphine pour ne pas souffrir et devient dépendant à elle. Une scène m'a particulièrement choqué quand Edouard dérobe la morphine à un autre ancien militaire sans défense dans la rue pour la donner à Edouard.
J'ai aussi été sidéré par ce qu'on a fait subir aussi aux morts aux combats après la guerre. Les familles veulent récupérer leurs mort et cela permet à l'ignoble Pradelle de s'enrichir grâce aux cercueils à fournir. C'est vraiment un personnage odieux qui ne pense qu'à se faire de l'argent et qui se moque des morts en fournissant des cercueils trop petits, en se trompant dans les identifications. Je ne sais pas si ces anecdotes sont réelles mais elles sont effrayantes.
Le film m'a intéressé parce qu'il aborde aussi les relations entre un père et son fils. Edouard ne veut pas retourner vivre avec sa famille de peur du regard que son père aurait maintenant sur lui. JE ne peux pas tout dévoiler mais le père d'Edouard (Niels Arestrup) reconnaitra les talents artistiques de son fils malheureusement trop tard.
En résumé je vous conseille d'aller voir ce film
Cédric Tuffier, première bac pro, SEP Caraminot
2018/05/14 09:21 #d793-4912-911c-bd2cf9f94324
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
L’air devenait irrespirable sous le poids de la terre remuée par les explosions
La lumière disparaissait peu à peu, et ne laissait qu’entrevoir une partie du ciel
Mais ce n’est que lorsque tout semble mourant qu’une main peut se tendre
Permettant alors au plus malchanceux des hommes de revoir une dernière fois sa maison.
Mais rien ne se gagne si rien ne se perd quand on joue au jeu de la guerre
Les masques tombant sur sa défunte figure de laquelle est tombés mille visages
Abandonnant son humanité pour laisser place à des portraits fracturés
Qui jamais désormais ne pourrons esquisser de sourire.
Il désir alors mourir pour échapper à son père, l’esquivant, préférant ne jamais renaître
Plutôt que d’affronter son regard qui tentera de déchiffrer les parcelles manquantes
Se cachant sous diverses apparences qu’il aura peintes et dessinées
Tout en espérant chaque jour que le masque que porte son père ne sera pas celui d’un homme horrifié.
Mais la douleur est trop grande et la vengeance seule ne peut la combler
Il faut faire face à ce qui est effrayant pour découvrir enfin ce qui est incompris
Ils se sont alors échangé un regard, portant un message de pardon et d’amour
Oubliant ce qu’ils avaient pu être, ne se concentrant que sur ce qu’ils étaient à ce moment-là
Un père. Un fils
Le temps était venu, celui de dire adieu, il avait enfin reçu le plus beau des cadeaux
Lui permettant de se sentir aussi léger que l’oiseau qu’il était.
Il lui chuchota « haut revoir là-haut »
Il s’envolât alors vers les cieux, laissant son père sans ailes qui le regardait prendre son envol vers le sol bientôt jonché de plumes. Au revoir là-haut.

Marie Rousseau, Lycée Bonaparte, Autun
2018/05/15 10:24 #538d-4072-9869-974d0428082f
Lycée Bonaparte, Autun, académie de Dijon
https://terminalelaucinema.files.wordpress.com/2017/12/1.jpg?w=768
2018/05/18 16:06 #af6c-49dd-b673-f05723b5ec9b
LycéePRO Magenta, Villeurbanne, académie de Lyon
Au revoir là haut est l’adaptation par Albert Dupontel du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013. C’est un film historique et romanesque qui se déroule juste après la boucherie de la première guerre mondiale qui met en scène une gueule cassée et un rescapé du conflit qui vont monter une arnaque aux monuments aux morts. Le film de guerre est presque un genre en soi, on connait Les sentiers de la gloire pour le mieux ou Un Long Dimanche de Fiançailles pour le pire. Albert Dupontel et Pierre Lemaitre choisissent les chemins de traverse pour évoquer les traumas de la Grand Guerre avec une histoire complexe de corruption, de trahison, de questionnement sur l’identité. Le réalisateur s’offre une reconstitution grandiose où rien ne manque, de l’enfer des tranchées au Paris des années 20. Mais on peut vite se fatiguer de cette débauche de moyens à l’écran, de ses plans à la grue ou avec un drone. C’est plus quand il peint l’intime qu’il réussit à toucher juste avec le personnage d’Édouard Péricourt, fils de la haute bourgeoisie défiguré par un obus qui a été ostracisé par sa famille certainement à cause de son homosexualité. Nahuel Pérez Biscayart, déjà formidable dans 120 battements par minute avance masqué pour finalement le jeter (le masque) tragiquement. Bien sûr le film séduit par ses péripéties, ses costumes où aucun bouton ne manque, ses voitures rutilantes mais le tout fait penser à ces films français boursouflés que les Césars affectionnent type Faubourg 36 ou La Môme. A la tête d’une production couteuse, Albert Dupontel s’éloigne de la fantaisie sociale comme dans Enfermés dehors ou du burlesque noir avec Bernie. Heureusement la poétique des masques et les zazous du Lutétia son convaincants dans ce film certes spectaculaire mais peut être trop clinquant.

Les TGA1 du LP Magenta (69)