Vers l'autre rive

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Données du film

  • Réalisé par : Kiyoshi Kurosawa
  • Avec : Eri Fukasu, Tadanobu Asano, Masao Komatsu, Yu Aoi, Akira Emoto
  • Long-métrage : Japon / France
  • Genre : Fiction
  • Durée : 127 mn
  • Année de production : 2015
  • Distributeur : Version Originale / Condor

Synopsis

Au cœur du Japon, Yusuke convie sa compagne Mizuki à un périple à travers les villages et les rizières. A la rencontre de ceux qu'il a croisés sur sa route depuis ces trois dernières années, depuis ce moment où il s'est noyé en mer, depuis ce jour où il est mort. Pourquoi être revenu ?

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Commentaires

2016/03/15 20:30 #10-19
Lycée Les Cordeliers
Vers l'autre Rive est l'histoire d'un jeune couple uni dans la vie comme dans la mort. Le mari, Yusuke, mort noyé quelques années plus tôt, reparait dans la vie de sa femme Miyuki et l'entraîne dans un voyage dans un Japon rural et traditionnel à la rencontre de personnages morts ou vivants.
Ce film où la frontière vie/mort est mouvante, nous emporte dans un road movie envoûtant et dépaysant, les paysages du Japon sont verts, frais et typiques,
Le spectateur ignore si l'épouse rêve ou vit réellement les retrouvailles avec son mari. Il est constamment dans le questionnement : la vie et la mort semblent très proches dans la culture nippone.
On assiste à une certaine inversion des rôles: l'époux décédé apparaît souriant, heureux, portant des couleurs vives alors que sa femme, pourtant bien en vie, est plus terne voire transparente. Le sort de la femme japonaise est ici sous tendu.
Suivez l'affiche du film, laissez-vous guider et, comme Miyuki, regardez vers l'autre rive, les absents y sont peut-être.
Les élèves de la classe de seconde pro 1 Commerce-accueil du lycée Sainte-Thérèse de Clermont-Ferrand
2016/03/17 19:28 #10-20
Lycée Les Cordeliers
Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa est un film flou, complexe. Des réveils à répétition, des rêves qui sont en fait réalité...
Le spectateur suit le quotidien d'une jeune professeur de piano, veuve. Un jour, elle retrouve son mari chez elle, alors qu'il est mort noyé trois ans plus tôt. Ce dernier lui propose un périple à travers un Japon rural, vert, joli. Le réalisateur inverse les rôles : la jeune épouse est discrète, habillée avec des couleurs sombres, tristes, son mari, au contraire, apparaît souriant, actif, vêtu de couleurs vives. Le statut de la femme, effacée, témoigne de la culture japonaise.
Le titre est cohérent, sensé, car l'autre rive représente l'au-delà, la mort.
L'affiche illustre la proximité entre la vie et la mort dans la réalité nippone : l' épouse regarde le défunt, représenté sur l'autre rive, au second plan, flouté,
Armelle Bouleau, seconde 1 Commerce-accueil, lycée Sainte-Thérèse, Clermont-Ferrand
2016/03/18 15:29 #2321-4f4c-87a9-87884e1e09db
Lycée Perdiguier
Anaïs 1 CUISINE

« Vers l'autre rive », raconte l'histoire de Mizuki qui a perdu son mari Yusuke. Il réapparait, comme si de rien n’était, trois ans plus tard, pour la conduire à travers les plus beaux endroits du Japon, chez des personnes qui l'ont recueilli durant sa disparition.
« Vers l'autre rive », nous plonge littéralement dans l'univers de Kurosawa, en passant du réel au fantastique, avec la mort en toile de fond. Cette fois-ci, la mort est prise avec délicatesse, elle n'est ni brusque, ni sanglante mais fait partie du quotidien du personnage principal, Mizuki.
Ce film relate avec poésie, le deuil. Ce cruel sentiment qui arrive après la mort d'un être cher. Le deuil, se fait généralement en cinq étapes, d'abord c'est le choc puis le déni. Viennent ensuite la colère, la dépression et enfin, l'acceptation. A en juger par ce que ressent Mizuki, on pourrait croire que son deuil est fait. Mais, quand on voit la réaction qu'elle a en voyant Yusuke on peut en douter. Quand elle le revoit sa douleur est bien là, autant physique que mentale.
Le spectateur voit-il un rêve éveillé ? La réalisation fait que tout se mélange, le monde des vivants se confond avec celui des morts. Il n'y a qu'un petit passage qui sépare les deux.
A travers tous ses films, Kurosawa veut nous faire comprendre que pour lui, le monde des vivants et des morts ne font qu'un. Quand le petit garçon explique a Mizuki que pour rejoindre son mari, elle n'a qu'à plonger dans le gouffre, elle doute, mais refuse pour rester vivante. Elle fait un choix très complexe, rester parmi les vivants et ne pas savoir quand Yusuke peut « s'évaporer » ou alors le rejoindre sans savoir ce qui l’attend de l'autre côté. Le rejoindre par amour, un amour aveugle qu'elle lui porte, même après trois ans.
Yusuke et tous les autres « fantômes » sont ils des « évaporés » ? Ces personnes qui, au Japon, disparaissent du jour au lendemain, partent et ne reviennent jamais, ne donnant plus de nouvelles, ni signes de vie, comme s'ils n'avaient jamais existé, comme s’ils n'étaient que des « rêves ».
Un des nombreux passage remarquable de ce film c’est quand il lui explique qu'elle peut brûler les prières qu'elle a écrites pour pouvoir rentrer chez elle. C'est un passage si beau et tellement triste à la fois. Yusuke a réussi sa rédemption.
C’est la beauté de ce film et le génie de Kurosawa que de nous perdre dans différentes dimensions mystiques et poétiques en nous laissant différents après l’avoir vu.
2016/03/18 15:43 #b7a4-4574-b5ca-c175b09d0dd9
Lycée Perdiguier
Tom 1 CUISINE


Dans ce film de Kurosawa, Yusuke, un fantôme, invite sa femme Mizuki qui est vivante à un périple à travers les plus beaux paysages du Japon. Ce voyage leur permet d’aller à la rencontre de ceux qu'il a croisés sur sa route depuis ces trois années de disparition.

Ce nouveau film de Kurosawa, qui est un habitué des fantômes, a pour genres la romance et le fantastique. Il y a tout au long du film une oscillation entre l’esprit et le corps, entre l’invisible et la réalité. La mise en scène est magnifique grâce à ses plans lents et à l’apparition de la mort dans des scènes anodines de la vie quotidienne. Contrairement au film « Kaïro » du même réalisateur, dans lequel les fantômes faisaient peur en apparaissant à travers des ordinateurs et des ombres, là, le mari apparaît quand sa femme prépare des petits plats qu’il aimait.

Il n’y a pas d’angoisse dans ce film ni entre le monde des vivants et celui des morts. La mise en scène fluide fait apparaître le passage de l’un à l’autre comme naturel. On ne sait d’ailleurs parfois plus dans quel monde on est : celui de Yusuke le fantôme ou celui de Mizuki la vivante. Peut être dans un entre-deux ou ces deux êtres qui s’aimaient se retrouvent le temps d’un voyage ou d’une rédemption.

2016/03/20 15:56 #19d2-450f-b8f7-ab2598ed75d0
Lycée Jean-Pierre Timbaud
« Vers l’autre rive (Kishibe no Tabi) » de Kiyoshi Kurosawa, réalisateur et scénariste japonais, est un film dramatique et romantique japonais. Ce film est une adaptation du roman « Kishibe no Tabi » de Kazumi Yumoto mais le réalisateur a quand même ajouté une touche personnelle à l’histoire du roman. Ce film a été tourné au Japon, et il est sorti le 30 septembre 2015. Il est en version originale, c’est-à-dire que les personnages (les acteurs) parlent japonais mais le film est comme même sous-titré en français. Ce film dure 2h07min et il est en couleurs. Ce sont des couleurs assez vives pour rappeler le Japon rural, notamment dans les petits villages qu’ils vont parcourir pendant leur voyage dans le film. La musique du film est de Showa Matsumoto et les interprètes principaux sont Eri Fukatsu (Mizuki), Tadanobu Asano (Yusuke), Yû Aoi (Tomoko), Akira Emoto (Mr Hoshitani) et Masao Komatsu (Mr Shimakage). Il s’adresse à un public aimant les films romantiques et ayant une culture japonaise importante pour comprendre certains cultes japonais présents dans le film.

Ce film parle d’une jeune femme, Mizuki, veuve depuis trois ans, qui pour survenir à ses besoins, donne des cours de piano aux enfants. Un soir, triste de ne plus avoir son mari auprès d’elle, elle cuisine ses gâteaux préférés et Yusuke, son mari revient à la vie. Elle ne comprend pas ce qu’il lui arrive mais son mari la rassure en lui disant qu’il est bien mort en mer. Mais qu’avant cela, il a parcouru le Japon et il a sympathisé avec des personnes vivantes et d’autres personnes « comme lui ». Mais s’il est là, auprès d’elle, c’est aussi pour lui demander de l’accompagner pour découvrir toutes les personnes qu’il a rencontré et ce qu’il a fait avec elles. C’est donc un long périple que va mener Mizuki à travers un Japon très rural mais aussi qui va lui permettre d’apprendre et de découvrir qui était véritablement son mari lorsqu’il partait voyager en mer. Elle va donc se rendre compte que c’était un homme serviable, social et toujours à l’écoute des autres. Elle va s’attacher de plus en plus à lui mais ce dernier ne peut pas rester aussi longtemps qu’il le veut. Mais à force que Mizuki reste avec lui, pourra-t-elle le laisser repartir ?

Film révélateur de promesse, il nous illustre la vie d’une jeune japonaise, veuve, à la recherche de l’affection de son mari récemment décédé. En effet, tout de suite, on nous plonge dans l’action : une petite fille joue une mélodie douce que lui apprend sa professeure. On comprend vite que cette musique va revenir très vite dans le film car elle a une signification particulière pour Mizuki, elle va jouer d’ailleurs à un autre moment du film : pendant qu’elle prépare une salle pour une fête. C’est une musique qui va rester graver dans la mémoire du spectateur. Elle dégage des émotions particulières : celui des bons souvenirs qu’elle a vécu avec son mari. Ce film est un film poétique. On traverse un Japon très rural mais aussi haut en couleurs : ce film nous fait voyager dans des anciens petits villages japonais très rustiques, on voit aussi des paysages harmonieux tel que des cascades, la plage… . Ce film nous montre aussi une culture différente de la nôtre : la culture japonaise. En effet, cette culture n’est pas des plus simple à comprendre pour des Occidentaux mais malgré tout, dans ce film, elle a un côté magique et mystérieux notamment à travers la réincarnation de l’homme. Ici, Yusuke est un homme qui est malheureusement décédé par le fait qu’il s’est noyé. Sa femme, triste de ne plus l’avoir à ses côtés, décide de lui préparer ses gâteaux préférés pour se souvenir de lui. Mais ce dernier revient à la vie pour les manger et lui proposer de voyager avec elle. Devant cette scène, le spectateur est perturbé : comment revient-il à la vie alors qu’il est mort ? De là, le spectateur, au travers du film, va essayer de comprendre comment il est revenu à la vie mais aussi pourquoi certains personnages qui sont apparemment décédés comme lui, vont revenir à la vie. C’est la toute la problématique du film qui va être assez difficile à comprendre pour nous, spectateurs, qui ne connaissons que très peu la culture japonaise. Malgré tout, cela ne nous empêche pas d’apprécier le film car même si nous ne comprenons pas tout, les émotions que nous transmettent ses acteurs sont juste incroyables. En effet, on ne se rend pas compte à quel point la voix originale des acteurs peut transmettre un sentiment si juste. Par exemple, à la fin du film, Mizuki est très triste de devoir laisser partir son mari, malgré tout, lui doit s’en aller car il est de plus en plus affaibli et il doit rentrer. Alors Mizuki décide de le laisser partir, c’est là que dans sa voix, on sent qu’elle est remplie d’une énorme tristesse et ça, seule la voix originale peut nous faire percevoir cet effet. Pour conclure, c’est un film touchant et poignant qui retrace la vie de Yusuke, un jeune homme décédé mais qui a vécu de grandes choses. C’est un film bouleversant qui nous montre à quel point la vie d’un être cher est importante et que le lien d’amour qui existe entre nous peut dépasser la mort.
Vanessa Dorneau, 1 ES3, Lycée Jean-Pierre Timbaud, Brétigny-sur-orge
2016/03/21 10:07 #f51a-4da7-a3a0-3c6d6dba1f2e
Lycée pro Eric Tabarly
« Vers l’autre rive »

« Vers l’autre rive » est un film réalisé par Kiyoshi Kurosawa sorti en France le 30
septembre 2015. Ce film dure 2h07, les musiques sont de Yoshihide Otomo et Naoko
Eto. c’est un film qui a été réalisé au Japon. Les principaux acteurs sont Eri Fukatsu
dans le rôle de l'épouse et Tadanobu Asano dans le rôle du mari. En plein coeur du
Japon, Yusuke revient parmi les morts pour tenir compagnie à sa femme Mizuki. Ils
vont voyager à travers les villages et la campagne japonaise pour rencontrer les
personnes qu’il a croisées durant ces trois dernières années depuis le jour où il est mort noyé en mer.
Tout d’abord, le film traîne en longueur par rapport à certaines scènes comme par
exemple la scène du piano avec la petite fille, celle qui était à notre avis la plus longue
du film pour peu de dialogue. En parlant des dialogues du film, on trouve que, la plupart du temps, les dialogues étaient soit trop long, soit trop brefs.
Ensuite, les personnages n’étaient pas assez actifs ce qui rendait le film encore
plus long. Dans l’ensemble le couple jouait bien leur rôles , nous ajoutons que la situation de ce couple était tendue pendant un long moment à partir du début du film.
On pense que les lieux et les décors étaient très bien choisis, en effet les prises de
vues étaient très typiques de la campagne japonaise. Les jeux de lumière étaient très bien réalisés, par exemple dans la scène ou Yusuke se bat avec le mari de Kaoru qui
s’assombrit par rapport au paysage qui l’entoure et les autres personnages de la scène.
Les prises de vues sont très bien réalisées, en effet, la disparition de certains
personnages (dans ce film, les fantômes ) est très spéciale car nous passons d’un angle
de vue précis à un plan d’ensemble totalement opposé au précédent.
Pour ce qui est du son , il n’y a même pas de musique de fond , cela enlève une
certaine ambiance du film et le rend tout au plus lent. Par contre , pour ce qui est des
sons et musiques qui apparaissent tout au long du film , le choix est très bien pensé,
on sent quand on regarde le film qu’ils ont mis un effet supplémentaire sur les sons
naturels, par exemple lors des scènes où Mizuki retrouve Ryota qui est le fils de
Kaoru, on sent une augmentation du son de la cascade lorsque l’enfant raconte ce qui
se cache derrière cette chute d’eau et apporte une petite touche oppressante à la
scène.
Pour conclure, ce film n’est pas assez compréhensible pour un jeune public, car la
plupart des scènes ne sont pas dynamiques et les passages entre deux scènes sont
trop rapides et donc le film devient ennuyeux en peu de temps.

SAAD Rudy
SUPIOT Maxime
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 10:19 #a687-4486-a988-69dc29e79bcd
Lycée pro Eric Tabarly
Le film «vers l'autre rive» est sorti en 2015 et a été réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Ce film est autant qu'un drame qu'une romance. Le réalisateur est très connu pour ses films fantastiques et ses films d'horreurs.
C'est une femme du nom de Mizuki qui vit seule chez elle. Au bout de 3 ans, son mari, Yusuke, qui est mort noyé revient de parmi les morts. Ils traversent tous les deux les rues du Japon après avoir décidé de vivre ensemble tous les deux dans une autre ville. Ils vont passer chez les gens qui ont aidé Yusuke quand il est « revenu à la vie ». C'est étrange parce que ce sont les morts qui « reviennent à la vie » en traversant une cascade qui fait une sorte de liaison entre l'au-delà et la vie active.
Le film est long dans beaucoup de moments, ce qui devient lassant assez rapidement. Il n'y a presque jamais d'émotions... Quand l'homme revient par exemple, sa femme ne lui pose presque pas de questions et son unique problème est qu'il n'a pas enlevé ses chaussures en rentrant dans la maison! A la fin ils comprennent que les morts ne peuvent pas revenir longtemps dans le monde réel. Les morts reviennent à la vie parce qu'il y a une ou plusieurs «tâches» qu'ils n'ont pas accomplie avant leur mort.
Ils pourront repartir parmi les morts quand ils auront exécuté la tâche qu'ils n'avaient pas remplie auparavant. Il n'y a pas vraiment d'effets spéciaux réalisés sur les morts même s'il y a un jeu de lumière et un jeu de changement de caméra. Les créateurs du film ont fait un changement de plan à chaque fois qu'un être repassait de l'autre côté. On peut dire qu'on passe d'un angle de vue précis à un plan d'ensemble et ça nous donne une impression de flash et que la disparition est soudaine. Il n'y a pas de
musique de fond. Seul le bruit de la nature prend le dessus quand il n'y a pas de paroles ni de dialogue. On peut dire qu'il y a cinq histoires en une seule et qu'il faut être bien attentif pour comprendre l'histoire. Le changement «d'histoire» se fait très rapidement et sans qu'on ait le temps de comprendre le sens de la séquence du film qu'on vient de voir, et on passe à d'autres personnages. Ce qui est bien c'est que c'est un décor naturel car ce sont de vrais endroits du Japon et ce ne sont pas des scènes tournées avec des décors derrière. Il y a des changements trop rapides entre les scènes (par exemple quand Mizuki se réveille alors qu'elle était dans la rue à l'abri de bus une seconde avant)
On peut donc déconseiller d'aller voir ce film. Il ne faut pas aller voir ce film si on a peur de s'endormir. L'histoire est presque incompréhensible si on ne s'accroche pas directement au film. Ce film n'est pas assez facile à comprendre pour la plupart du public car la plupart du film n'est pas attractif et ne donne pas envie de suivre l'histoire. On ne comprend pas pourquoi les scènes changent aussi rapidement.

QUEMERE Eddy
BOISLIVEAU Gabin
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/22 09:39 #9ba4-4d61-b11b-d85eac01c6d0
Lycée Bonaparte
Titre original : Kishibe no tabi (Vers l’autre rive en français)
Date de sortie : 30 septembre 2015
Nationalité : JaponaiseRéalisation : Kiyoshi KurosawaScénario : Kiyoshi Kurosawa, Takashi Yujita, d’après le roman de Kazumi YumotoInterprétation : Eri Fukatsu (Mizuki), Tadanobu Asano (Yusuke), Yû Aoi (Tomoko), Akira Emoto (Mr Hoshitani), Masao Komatsu (Mr Shimakage)…
Musique : Yoshihide Otomo, Naoko Eto
Photographie : Akiko AshizawaDécors : Norifumi Ataka
Montage : Tsuyoshi Imai
Genre : Drame, fantastique
Durée : 2 heures 07 minutes (127 minutes)
Récompense : Prix de la mise en scène de la sélection «Un Certain Regard» 2015

Dans un petit village japonais, Mizuki, veuve depuis trois ans, reçoit la visite du fantôme de Yusuke, son mari. Ensemble, ils vont partir à la rencontre de ceux qui l’ a croisé sur son chemin durant ces trois années… Dans ce film, Kiyoshi Kurosawa, le réalisateur a intégrer un fantôme qui appartient au fantastique. Cette histoire est très réaliste car tous les personnages paraissent réels comme Tadanobu Asano qui joue le rôle de Yusuke, un être irréel. Le fantôme nous paraît réel car il est formé de chair comme nous donc il n’est pas invisible. De plus, tout au long du film, la présence de ce fantôme n’est jamais choquante. D’ailleurs, la mort nous est filmée d’une façon à ce que le mort nous partage ce qui l’a vécu. Les images et les plans sont justes sublimes et bien travaillé de part la scène des fleurs découpées sur le mur de la chambre qui est vraiment a coupé le souffle. Yusuke qui est un être mort porte des vêtements plus colorés que sa femme qui est habillée en deuil c’est-à-dire en jupe noir et chemise blanche. Les acteurs ont un vrai talent car ils arrivent à nousfaire ressentir leurs émotions. Par exemple, Eri Fukatsu qui joue le rôle de Mizuki est une femme émouvante que l’on a envie de suivre tout au court de cette aventure. Et Yusuke est un homme étrange qui arrive toujours à calmer sa compagne même dans les moments difficile. Ce que j’ai apprécié dans ce long métrage est le suspens que le réalisateur met car par exemple, on se demande si Mizuki va suivre son mari quand il lui propose de faire ce voyage. Le film « Vers l’autre rive » devient encore plus intéressant pour ceux qui ont des connaissances sur la culture japonaise. Par contre ce qui m’a déplu dans «Vers l’autre rive» est qu’il y a beaucoup de moments sans sons où il n’y a aucun dialogue entre les personnages ce qui rend le film très long et lent et qui devient pesant à la fin. Au final, c’est un voyage simple.

Sarah Ameur - Meddah
2nd 06
2016/03/22 16:29 #2-23
Lycée Jean Giraudoux
La première impression qui ressort après le visionnage de Vers l’autre rive est un sentiment d’ennui devant un film perçu comme trop long, trop contemplatif et parfois répétitif. Le propos même du film a été compliqué à comprendre : difficile de deviner tout de suite que Yusuke était mort et revenait dans la vie de sa veuve. Un film aux émotions souvent contenues qui nous a déroutés, nous plus habitués aux blockbusters ou aux comédies à la française. Mais ce film a permis d’en apprendre plus sur la culture japonaise : la cuisine, la retenue des personnages, les protocoles et l’extrême politesse, la religion shintoïste. L’un des aspects positifs du film est le questionnement qu’il suscite autour de la relation de couple, la vie et la mort et la question des fantômes au Japon. Après quelques éclaircissements, nous sommes parvenus à saisir le parcours initiatique du couple en forme de pèlerinage ou de voyage d’adieu et l’évolution des émotions ressenties par l’héroïne a été mieux perçue : une femme blessée par la tromperie et le suicide de son mari qui ne parvient pas à faire son deuil et à passer à autre chose. Les fantômes sont là car ils n’ont pas réussi à avoir la paix et Mizuki est souvent l’élément déclencheur qui va leur permettre de prendre conscience de certaines choses ou de se réconcilier avec les vivants. On comprend alors que Yusuke est également revenu parce qu’il a des choses à se faire pardonner. Ce voyage va être l’occasion pour le couple d’apprendre à réellement se connaître et à mettre des mots sur les blessures et les non-dits. Certains personnages secondaires comme la maîtresse ou le père de Mizuki agissent comme des révélateurs pour permettre à l’héroïne d’aller de l’avant. Le film se conclut par une scène d’amour en forme de scène d’adieu et par la destruction hautement symbolique des poèmes. En résumé un film un peu trop lent et déroutant mais qui cache une grande complexité.

Critique commune des élèves du lycée Jean Giraudoux, Bellac

2016/03/23 18:28 #2-35
Lycée E. Lemonnier
Vers l’autre rive est un long métrage de Kiyoshi Kurosawa. L’histoire parle de deux personnes qui forment un couple : Yusuke et Mizuki. Yusuke est mort dans un accident en mer mais il revient sous la forme d’un fantôme qui veut accomplir sa dernière volonté pour pouvoir enfin partir l’esprit tranquille. Mizuki se montre d’abord prudente car elle ne lui fait pas confiance : elle ne croit pas aux fantômes et pense que c’est son imagination qui lui joue des tours. Au fil de l’histoire, elle finira par lui faire confiance et recommencera à vivre en couple pour l’aider à accomplir sa dernière volonté.
Le film met en avant les remords des personnages à l’égard de leurs proches décédés. Il insiste sur le fait de se remettre en question une fois que les personnes chères à notre cœur ne sont plus là. C’est le côté touchant de ce film car les acteurs expriment leurs regrets avec une extrême finesse.
Sara et Amélie
2016/03/23 19:25 #2-42
Lycée Camille Claudel
Vers l'autre rive est un film réalisé par Kiyoshi Kurosawa dramatique de nationalité française et japonaise. Le réalisateur s'est inspiré du roman
Kishibe no tabi de Kazumi Yumoto. Le réalisateur est considéré comme l'un des artistes marquants le renouveau du cinéma japonais.
Dans ce film, les personnages ayant un rôle important du début à la fin se nomment Mizuki et Yusuke.
L'histoire se déroule au cœur du Japon, où Mizuki vit seule depuis quelque temps car son mari Yusuke est partit sans donner de nouvelles. Jusqu'au jour, où, Yusuke réapparaît dans la vie de Mizuki, mais celui-ci lui apprend qu'il est mort. Il lui propose donc de partir avec elle pour lui montrer son village natal. Sceptique, elle finit par accepter de le suivre. Lorsqu'ils arrivent, Yusuke lui présente un vieil homme qui va donc finir par les loger. Cependant, Mizuki se rend compte que le vieil homme est lui aussi mort. C'est un film contenant des scènes banales, avec des musiques qui varient selon les événements permettant de soutenir les moments d'émotions.On peut donc constater que ce film présente un monde où les morts reviennent d'un passage appelé « vers l'au delà » que Yusuke et Mizuki favorisent. On peut penser, que lorsque les personnes décédées reviennent, elles veulent rattraper du temps qu'elles ont perdues. Lorsqu'elles disparaissent, elles s'obscurcissent, il y a un jeu de lumière. Cependant, parfois, nous faisons une confusion, car les morts sont représentés tels des vivants. De plus,tout au long de ce film, les acteurs utilisent beaucoup la nourriture qui est quelque chose que l'on a trouvé important dans la vie des personnes de nationalité japonaise.
Ce film montre des êtres humains gardant en eux l'existence des personnes disparues, il nous amène à réfléchir sur le sens, le but d'une vie. Il présente aussi un monde vivant parallèle à celui des morts. Ainsi, le départ de Yusuke vers l'au-delà ressemble à son arrivée chez Mizuki au début du film, seul le décor changeait.

Salomé et Léa
2016/03/23 21:33 #2-55
Lycée Perdiguier
Benjamin LB 1 CUISINE








Dans le cadre du prix Jean Renoir nous avons été invités à regarder le film «Vers l'autre rive ». Cette œuvre a été créée par Kiyoshi Kurosawa.

Nous sommes dans la vie Mizuki une jeune veuve qui habite dans une petit appartement. Elle a perdu son mari, Yusuke un marin, mort en mer lors d'une mission. Celui-ci réapparaît quand Mizuki fait des « mochis » des petits gâteaux japonnais .



Dans un magnifique voyage traversant de beaux paysages et des petits villages du Japon, Yusuke entraîne sa femme dans un voyage initiatique.

Ce film est assez compliqué à comprendre à cause de la mise en relation de la vie et de la mort. D'un coté, la vie avec Mizuki et la population vivante et de l'autre côté, la mort avec Yusuke et les fantômes errants dans les villes. Mais le tout est mélangé. Durant tout le film on se pose la question de qui est un fantôme et qui ne l'est pas. On se demande même si Mizuki est folle, si elle ne s'imagine pas tout ça ou si elle ne rêve pas tout ça . Le réalisateur nous perd subtilement entre réalité et rêve entre vie et mort.



Dans les films de Kiyoshi Kurosawa il y a souvent un rapport entre la vie et la mort. L’existence des fantômes, omniprésents dans ses films, est à chaque fois différente. Dans « Kaïro » ils font peur alors que dans « Vers l'autre rive » le fantôme de Yusuke est un bon compagnon de voyage pour sa femme. Voyage autour d'une mort douce qui fait renaître Mizuki.



Je conseille fortement d'aller voir ce film.
2016/03/23 21:53 #2-58
Lycée Perdiguier
Sarah 1 CUISINE


C'est un film de fiction réalisé par Kiyoshi Kurosawa qui relate l'histoire de Mizuki qui vit au japon et qui a perdu son mari, Yusuke, décédé il y a 3 ans. Celui-ci revient en fantôme et va lui faire traverser les villages et les personnes qu'il a croisés sur sa route.

C'est un film lent qui au premier abord peut paraître ennuyeux mais il reste  intéressant quoique difficile à comprendre. On se perd rapidement entre la réalité et la fiction puisque nous savons que Yusuke est un fantômeet pourtant, toutes les personnes qu'il a rencontré peuvent le voir. La réaction de Mizuki voyant le fantôme de son mari pour la première fois et très étonnante, car elle reste neutre, sans expression, comme s'il était encore en vie et qu'il rentrait du travail. 
Durant le film Mizuki se réveille plusieurs fois ce qui nous amène à nous demander si ce qu'on vient de voir, c'est réellement passé ou si c'était son rêve.
Les personnages expriment peu de sentiments. La lumière n'est attiré sur personne d'autres qu'eux deux. Yusuke, le fantôme, est le seul à porter des vêtements de couleur. Pourquoi ce choix ? Est-ce parce que ce serait la seule personne qui à être vraiment heureuse dans sa vie de mort?

On observe aussi la difficulté de Mizuki  à rejoindre son mari dans la mort ou à rester en vie quand on la voit allez au bord d'une cascade, prête à se jeter. C'est à ce moment qu'elle voit le fantôme de son propre père.
Je pense que pour comprendre réellement le film, il faudrait le regarder deux fois. Le film pourrait démontrer qu'il ne faut pas prendre la mort comme une fin triste, mais plutôt comme une nouvelle vie dans un autre monde.
2016/03/28 14:40 #ebc5-4463-b957-17e81a938c00
Lycée Georges de la Tour
Vers l’autre rive est un film réalisé par Kiyoshi Kurosawa et sorti le 30 septembre 2015. C’est un film intéressant mais complexe. Mizuki, qui est une jeune femme japonaise, est vivante à la différence de Yusuke, son défunt mari. Malgré ce paradoxe, le couple japonais arrive quand même à vivre une histoire d’amour qu’ils n’avaient pas eu le temps de vivre.

Les rôles des différents personnages sont confus, la distinction entre la vie et la mort n’est pas évidente, par exemple dans la scène du distributeur de journaux, lorsque Mizuki sort du magasin et tente d’attirer son attention, mais lui ne la remarque pas, alors que dans la scène précédente, ils s’étaient chaleureusement congratulés. Le spectateur est donc d’abord désarçonné, mais il comprend par la suite qu’il s’agit d’un indice qui prouve que le distributeur de journaux est un fantôme illusoire.

De plus, ce film attire l’attention du spectateur. C’est une histoire intéressante car les réalités se superposent en même temps : dans un premier plan, la veuve se trouve dans le monde réel, dans lequel elle exerce son métier de professeur de musique. Dans le second plan, la veuve s’imagine vivre avec son mari qui l’emmène en voyage sur les traces de son passé personnel.

Margaux, Manon et Aurélien
2016/03/28 14:44 #e9ec-4da9-8312-d366e13a3111
Lycée Georges de la Tour
 Vers l’autre rive semble étrange, voire incompréhensible. En effet, les spectateurs ne font pas la différence entre l’imaginaire de la veuve et la réalité, car cette femme s’imagine être avec son mari défunt et vit comme s’il était présent, alors que ce n’est que le fruit de son imagination. Le réalisateur a voulu faire passer le message : il faut vivre chaque jour comme le dernier.

Coralie, Flora et Céleste
2016/03/28 15:25 #c867-40c0-9a91-ece0411e3360
Lycée Georges de la Tour
  Le film Vers l’autre rive, réalisé par Kiyoshi Kurosawa est un film japonais sous-titré en français et qui est assez compliqué à comprendre. En effet, il est difficile de discerner l’imaginaire de la réalité, puisque, tout au long du film, l’imagination du personnage principal Mizuki est représentée. Cette dernière voit le fantôme de son mari Yusuke. Cependant tout le monde peut le voir, lui parler et le toucher, contrairement à d’autres films. De plus, les personnages ne dégagent aucune émotion, ce qui rend le film un peu monotone. Enfin, il faudrait visionner le film deux fois afin de mieux le comprendre.

Louisa, Olivia et Ludivine
2016/03/28 15:26 #070f-412b-8f8a-1ed05432fc11
Lycée Georges de la Tour
Le film Vers l’autre rive de Kuyoshi Kurosawa est un film réaliste montrant la difficulté du deuil. En effet, on observe Mizuki dévastée après la mort de son mari, à tel point qu’elle rêve qu’elle le retrouve. Lorsqu’elle est près de la cascade, on peut penser qu’elle est au bord du suicide car elle veut rejoindre ses proches. Elle est au bord de la folie ce qui montre la difficulté du deuil. Les changements de lieux rendent le film complexe ainsi que les nombreux réveils de Mizuki qui troublent le spectateur qui ne sait plus très bien où on se trouve : dans les rêves de la jeune femme ou dans la réalité.

Justine, Caroline et Aliona
2016/03/28 15:26 #67e7-4af9-9c09-339fb898e18f
Lycée Georges de la Tour
Le film japonais Vers l’autre rive est difficile à comprendre. En effet, dans certaines scènes, le public n’arrive pas à faire la différence : quand Mizuki voit le vieil homme en sortant du supermarché, elle lui fait un signe de la main, mais celui-ci continue son chemin sans l’avoir remarquée. Le spectateur n’arrive pas à distinguer si l’homme est vivant ou mort. Cette séquence pose un problème de compréhension. Par la suite, le réalisateur démontre que le vieil homme est mort grâce à la scène de la maison dévastée et en ruines. Enfin le passage, dans lequel Mizuki aide son amie à faire le deuil de sa petite sœur, peut porter à confusion car le spectateur voit la jeune fille jouer du piano, mais ce n’est pas réel puisqu’elle est morte. Donc la réapparition de morts est récurrente tout au long du film ce qui peut parfois empêcher le spectateur de tout comprendre.

Sarah, Célia et Cassandra
2016/03/28 15:27 #f80a-4d52-8da1-3cd861b098e4
Lycée Georges de la Tour
Le film Vers l’autre rive de Kuyoshi Kurosawa est compliqué à comprendre et décevant. Le réalisateur a voulu créer trois effets de superposition. Tout d’abord, il montre le présent dans lequel se trouve la veuve qui vit seule dans son appartement et donne des cours de piano à des enfants. Ensuite la veuve s’imagine que son mari est toujours vivant durant une longue partie du film et retrace sa vie de pour le redécouvrir. Elle cherche à combler un manque qui dure depuis trois ans. Elle essaye de faire réapparaître le défunt en préparant son plat préféré. En effet, elle crée l’illusion que son mari est à nouveau à ses côtés tout au long du voyage. Pour finir, le réalisateur veut montrer les instants de la vie passée du défunt lorsqu’il était encore vivant. Pour ce faire, la veuve va à la rencontre des personnes qu’il a cotoyées avant de la connaître et pendant leur union. Elle se rend alors à l’hôpital où il travaillait en tant que dentiste, pour dialoguer avec la femme avec laquelle il a eu une liaison. Pendant leur entretien, les deux femmes parlent de l’homme comme s’il était toujours présent. Mizuki n’assume pas le décès de son mari.

Maëva, Anaïs et Margaux
2016/03/28 15:27 #ec2e-469d-bac4-6263573f206c
Lycée Georges de la Tour
Le film Vers l’autre rive est complexe, mais intéressant. Le personnage principal Mizuki exprime la difficulté qu’elle a de faire le deuil de Yusuke à travers un voyage où elle cherche à redécouvrir son mari défunt. Dans ce film, imaginaire, réalité et souvenir se superposent. Tout d’abord, l’imaginaire est représenté par la vision de son mari qui est mort. Ensuite, lorsque Mizuki va à la rencontre de l’ancienne maîtresse de Yusuke, qui lui apprend qu’elle est mariée et a des enfants, on se trouve dans la réalité. Enfin, les souvenirs sont représentés par la scène de Yusuke qui porte son ami facteur après l’avoir découvert saoul près des rails du train.

Sophie, Emma et Johan
2016/03/28 15:28 #5462-4892-bdba-f9e9a9de203e
Lycée Georges de la Tour
Le film est intéressant car c’est l’histoire touchante d’une veuve qui n’arrive pas à faire le deuil de son mari. Le récit est constitué de plusieurs étapes : la vie de la veuve au présent e le souvenir de l’ancienne vie de Yusuke, ce qui rend la compréhension de l’histoire difficile. C’est un mélange d’imagination et de réalité. Par exemple, les séquences lorsque Yusuke revient dans la vie de sa femme alors qu’il est mort, au début du film, ou au moment où Mizuki prépare son plat préféré dans l’espoir de le revoir, ou lorsque le facteur disparaît brutalement sans que le spectateur sache pourquoi, toutes ces séquences mélangent réalité et imagination et rendent complexe la compréhension. Malgré tout, ce film est captivant.

Laurène, Esra et Sarah
2016/03/29 13:09 #b653-432c-8517-0d85d7ee60a3
Lycée A. Rimbaud
Le film Vers l'autre rive, réalisé par le Japonais Kiyoshi Kurosawa en septembre 2015 est l'adaptation du roman de Kazumi Yumoto intitulé Kishibe no tabi. Ce véritable mélodrame a pour personnages principaux Misuki interprété par Eri Fukatsu et Yusuke interprété par Tadanobu Asano.
L'histoire se centre sur Mizuki, veuve depuis trois ans, qui vit seule en donnant des cours de piano aux enfants. Un soir, son mari revient à la maison. Il lui annonce que son corps a bien disparu en mer, mangé par les crabes, mais que depuis il a parcouru le Japon et sympathisé avec des vivants et d'autres personnes « comme lui ». Il demande à Mizuki de l’accompagner dans un périple à travers les villages et rizières pour lui faire partager ses anciennes vies et ainsi rattraper le temps perdu.
Ce road movie à travers le Japon rural est très captivant de par ses paysages mais aussi de par son scénario qui est plus au moins mystérieux. Le spectateur est en proie à de nombreuses interrogations et il est donc en quête de réponses tout comme les personnages.
A ma grande surprise, ce film s'émancipe totalement du genre surnaturel pour traiter un thème plus commun qui est celui du couple. En effet, même si le sujet clé est celui des revenants, il y a entre autre de l'incompréhension, des conflits mais surtout un amour éternel entre nos deux protagonistes. Ainsi, nous suivons l'évolution d'un couple quelque peu atypique.
Le réalisateur a également voulu nous plonger dans un voyage initiatique au cœur du spiritisme (plus précisément le shintoïsme*) mêlant la quête du salut et celui du repos éternel.
Ce voyage à travers le Japon offre au spectateur une autre vision de la spiritualité où l'hypothèse de la vie après la mort est possible et qu'un autre monde coexisterait avec celui des humains.
De plus, la bande son réalisée par Yoshihide Otomo et Naoko Eto coïncide parfaitement avec les évènements ; on parvient grâce à elle à déceler les sentiments de nos protagonistes et cela nous touche inconsciemment (lors par exemple de retrouvailles, de séparations ou encore de flashbacks).
Vers l'autre rive est un mélodrame fantastique qui nous plonge dans de magnifiques paysages du Japon rural où la frontière entre l'au-delà et le monde des vivants n'existe pas. Il nous invite à réfléchir sur notre vision occidentale du spiritisme et sur celle que le réalisateur a voulu retranscrire. Tous les adeptes de spiritualité trouveront dans ce film une source d'inspiration pouvant les mener à une réflexion plus personnelle.

Si vous êtes encore sceptique concernant ce film, je vous invite à lire quelques critiques de presse pouvant vous inciter à aller le voir :

L’Express : « Ce mélo poétique évolue sur un fil ténu entre réalisme et surnaturel […] par une mise en scène subtile ».
Cahiers du cinéma : « Devants des scènes aussi stupéfiantes, il apparait combien Kurosawa, toujours à la recherche de nouvelles voies, forge un art solitaire, à la fois poétique et théorique ».
aVoir-aLire.com : « Une mise en scène d’une poésie à transporter l’âme ».
Paris Match : « Ne manquez pas Vers l’autre rive, le nouveau film du cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa récompensé d’un prix de la mise en scène au festival de Cannes. Jamais un fantôme japonais n’avait été aussi serein ».

Définition:
*Le shinto (shintō) littéralement «la voie des dieux» ou «la voie du divin» ou shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l'histoire ancienne du Japon. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes. Il s'agit de la religion la plus ancienne du Japon.

Courtois Emmanuelle
1ère L2
Lycée général et technologique Arthur Rimbaud
2016/03/29 18:20 #07c5-460e-b1dc-07e481a5b5b1
Lycée A. Fresnel
Vers l'autre rive, voyage dans un autre monde.


Dans Vers l'autre rive, Kurosawa nous raconte les anciennes légendes japonaises sur la mort et la résurrection, à travers l'histoire d'une jeune femme japonaise, Mizuki, et son mari Yusuke, noyé en mer trois ans auparavant et qui revient à elle sous forme de fantôme. Le couple part sur les routes du Japon pour revoir les gens qui ont accompagné Yusuke avant sa mort.
J'ai trouvé la thématique du film extrêmement intéressante et la mise en scène sert très bien le propos sur les fantômes. Ainsi, le fait que le fantôme de Yusuke et Mizuki ne soient jamais sur le même plan ou alors soient séparés par un objet du décor a bien retranscrit pour moi le côté irréel des fantômes ; les jeux de lumières et de sons ne sont pas en reste et ajoutent un côté magique et mystérieux à l'ambiance du film. Toutefois, j'ai eu l'impression que le film traînait en longueur à certaines scènes. Mais dans l'ensemble, le film est captivant, émouvant et nous tient de bout en bout.
De plus, ce film m'a fait découvrir un pan des légendes japonaises que je ne connaissais pas : la vie après la mort. Par exemple, la mort est « banalisée » car certains humains retrouvent un semblant de vie normale après leur mort, notamment le vieux livreur de journal ou encore Yusuke. Les scènes à la fontaine du village ou encore la disparition du monsieur dans la forêt m'ont étrangement rappelé le film d'animation Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki.

Dubois Raphaël
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:21 #254e-46a6-8133-7a1f6c38ba5f
Lycée A. Fresnel
Mais où est Bill Murray ?

Vers l'autre rive est un film réalisé par Kiyoshi Kurosawa sorti en septembre 2015.
Le film raconte l'histoire de Yusuke, un homme décédé en mer revenu voir sa femme Mizuki en tant que fantôme. Les deux personnages vont rencontrer des personnes décédées (connues de Yusuke) ou non.
Le film n'est selon moi pas très intéressant au niveau de son histoire mais plutôt au niveau de sa réalisation, notamment dans le traitement des fantômes : en effet, lorsque Mizuki et son mari sont dans la même pièce, un objet du décor les sépare dans le cadre, ou alors ils n'ont jamais le visage dans le cadre en même temps (par exemple lors de la scène où ils dorment, Yusuke est de dos tandis que Mizuki non.)

LEMARIGNY Lucas
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:28 #c246-4edb-a820-c00a727575a5
Lycée A. Fresnel
Vivre avec le passé

Vers l'autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa tiraillé entre le ton tragique et le ton lyrique bien présent. L'amour qui est visible dans cette histoire semble être un amour impossible entre une femme, Mizuki bien vivante et Yusuke, un homme rendu à l'état de spectre. Ce couple avait dû se séparer à cause de la noyade de son mari. Ce contexte a donc provoqué notre surprise lorsque l'on voit ce fantôme apparaître au bout de trois ans d'absence. La réaction de sa femme est la plus troublante puisqu’elle ne fait qu'un geste banal, lui préparer un bol de spécialité japonaise. Ce film se poursuit avec leur odyssée. Tout le long de leur voyage qu'ils vont entreprendre ensemble, nous rencontrons avec eux, des personnes qui ont côtoyé la mort. Chacun a perdu une personne chère à son cœur, une femme, un fils… Ses passage ne font que renforcer le sentiment de jalousie que l'on peut avoir envers ces deux êtres, qui ont la chance de pouvoir vivre à nouveau ensemble, leur offrant une seconde chance. Un des passages qui m'interpella le plus fut celui ou l'on évoque une grotte « marine » qui est la route entre l’au-delà et notre monde. J'aime également beaucoup le petit garçon qui explique toute cette histoire à Mizuki. Son personnage est d'autant plus attachant que son père est mort et sa mère souvent absente. Malgré cela, je suis déçue par le manque d'action ou d'énergie dans ce film. La fin, bien construite nous ramène à la réalité grâce à la scène où on voit Mizuki, seule face à l'immensité de l'océan.
Ce film a la qualité d'être différent des films que j'ai pu voir précédemment sur le même sujet.

Lenoury Océane


(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:29 #c742-4fe5-9c43-2d4833c6d492
Lycée A. Fresnel
Au delà des frontières

C'est un nouveau film japonais de Kiyoshi Kurosawa, Vers l’autre rive, sorti en septembre 2015. Ce film renouvelle les genres de la romance et du fantastique par sa représentation du retour des morts sous forme de fantômes. L'histoire se passe au cœur du Japon, Yusuke convie sa compagne Mizuki à un voyage à travers les villages et les rizières.
Voyage à la rencontre de ceux qu’il a croisés sur sa route dans sa vie avant ces trois dernières années, depuis ce moment où il est mort, noyé en mer.
Pourquoi est-il revenu chez lui après tout ce temps ?
Mizuki, interprétée par Eri Fukatsu, vit au début du film, dans le deuil de son mari, Yusuke, interprété par Tadanobu Asano. La réapparition de ce dernier offre l’occasion aux morts comme aux vivants de se libérer progressivement de leurs liens.
Alors, Eri Fukatsu et Tadanobu Asano expriment l’évolution psychique de leur personnage et offrent une nouvelle interprétation du motif de l’amour impossible.
Les diverses rencontres et mésaventures du couple donnent ainsi l’opportunité à chacun de trouver une forme d’apaisement amenant leur relation commune vers son épanouissement. Et ensuite, à la fin du film, on aperçoit Yusuke partir en paix et rejoindre le monde des morts en laissant sa femme seule.

Manon Marcelle
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:33 #7361-4e69-bbc0-0edfe435e669
Lycée A. Fresnel
Complémentaires

Dans le Japon de Kiyoshi Kurosawa, les fantômes sont perçus par les humains et c’est ce que va découvrir Mizuki qui fait la rencontre de son mari disparu en mer depuis trois ans. Elle l’accompagne à refaire à travers le Japon le trajet qui lui a permis de la retrouver. Elle se frotte à un monde hybride entre morts et vivants qu’elle n’avait jamais perçu jusqu’alors. Elle rencontre des personnalités très différentes, et redécouvre son mari à travers ce voyage.

Ce film est un choc, la barrière entre vivants et revenants se fait très fine, seuls les plaisirs des revenants sont altérés, leur apparence ne diffère pas de celle des vivants mais on observe quand même des différences, d’abord du point de vue de la séparation des personnages, lorsqu’ils prennent le bus ils sont séparés par une barre, au restaurant alors que Yusuke  est assis et que Mizuki lui parle elle est aussi séparée de lui par une barre mais aussi lorsqu’ils dorment, on les voit de chaque côté du lit, séparés par la bordure entre les deux matelas.

On voit aussi que le thème principal du film est ce mélodrame entre Mizuki et Yusuke : le voyage leur permet de se retrouver ; ils ont des problèmes, des tensions, mais aussi des moments plus heureux et cela nous fait presque oublier que Yusuke est mort. C'est un amour jusque dans la mort comme le montre le fantôme du père de Mizuki qui revient ou encore la soeur de la femme du restaurateur. La relation entre les personnages est vraiment le point fort du film.

Les décors sont magnifiques : on voyage à travers ce Japon si rural loin de Kyoto, Tokyo. La présence de ce vert si brillant contrebalance les revenants. Mais cette campagne cache de nombreux secrets comme le fils du fermier chez qui Yusuke et Mizuki logent et qui est devenu fou. Yusuke l’aidera à partir mais au prix d’un grand effort ce qui montre que le pont entre les deux mondes ne se fait pas qu’avec plaisir, notamment avec cette grotte qui se connecte au monde des morts.

Ce film mêle beaucoup d’incertitude sur les personnages et sur les lieux comme la maison où habite ce vendeur de journaux ou cette grotte, ce passage vers un autre monde. Ce film nous entraîne à travers un monde où les revenants se complètent avec les vivants et cette situation va durer étant donné que la terre ne s’éteindra que dans quelques millions d’années, une microsecondes pour notre univers si jeune…..

Yvart Mathieu
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:35 #7e41-468e-8c74-2e8449c91f1f
Lycée A. Fresnel
En avant vers la mort.
Ce film japonais de Kiyoshi Kurosawa Vers l'autre rive est très touchant. Il narre l'histoire de deux mariés nous emmenant dans un voyage vers l'au-delà. Une jeune femme, Misuki, pense que son mari est mort depuis trois ans. Or un soir, il réapparaît dans le salon de sa femme. Il lui annonce qu'il est mort, que c'est un fantôme. Sa femme reste bouche bée, non-contente de le revoir mais choquée de voir un fantôme lui apparaître aussi bien que s'il était en vie. Ensemble ils vont partir découvrir les lieux que Yusuke a visités pour revenir de l'au-delà. Ils vont donc partir voir un vieil homme qui vit seul en attendant le retour de sa femme, qui malheureusement ne reviendra jamais, car ce dont le vieil homme ne se rend pas compte c'est qu'il est mort. Il va s'en apercevoir grâce au du couple et il va se laisser porter vers l'au-delà. Ils vont aussi aider une femme dont le mari erre entre le monde réel et l'au-delà. Ils vont donc l'aider à partir. Ce film est très émouvant car on y voit les maris, les pères, les fils partis vers la mort, et la souffrance des membres de leur famille qui eux sont encore vivants et dont certains ne comprennent pas pourquoi leur maris sont morts mais toujours présents physiquement. Il fait aussi réfléchir sur la vie après la mort.
PERON Héloïse
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:35 #58b5-44da-a96f-f126bc9f8555
Lycée A. Fresnel
“La vie après la mort ?”


Mizuki (interprétée par Eri Fukatsu) est seule. Seule depuis la mort de son époux Yusuke (Tadanobu Asano), il y a 3 ans en mer. Jeune pianiste, elle mène une vie des plus calmes, monotone. La disparition de son mari la hante jusqu’au jour où son fantôme lui apparaît. Ce dernier survient, un soir, sous la forme la plus humaine possible après que son épouse a préparé « des boulettes de haricots rouges » (Libération, de Didier Péron). Un voyage des plus excitants s’annonce au cœur du Japon.

Dans ce film, la musique occupe une place très importante, elle porte le spectateur jusqu’au terme de ce voyage où l’existence humaine se mêle à la mort. Des paysages à en couper le souffle, des chemins sinueux, des cascades mystérieuses, des rencontres singulières, attendent notre héroïne.
Elle essaye de garder son époux le plus longtemps possible, par quelques moyens que ce soit (incantations) avant que ce dernier ne parte vers l’autre rive, vers cet autre monde d'où il ne reviendra plus jamais.

Le réalisateur, Kiyoshi Kurosawa, à la fois fantasque mais réaliste, traite d’un sujet assez sensible : la mort. Que devient un être cher à nos yeux après sa mort ? Ou va-t-il et comment ? Kiyoshi Kurosawa essaye à sa manière de répondre à cette question que tout le monde se pose. Et si tous les fantômes n’avaient pas cette forme éthérée qu’on leur prêtait ? Et si tous revenaient au contraire pour trouver d’une certaine manière la paix.


Grâce Gohi
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:39 #849e-493c-8742-408abf742517
Lycée A. Fresnel
Un amour plus fort que la mort



Vers l'autre rive est un film japonais de Kiyoshi Kurosawa très touchant. Il nous raconte l'histoire d'un amour impossible entre une femme vivante et le fantôme de son mari. Cela m'a surprise lorsqu’il réapparaît après 3 ans d'absence le jour où sa femme lui a préparé un bol d'une spécialité japonaise. Par la suite, ensemble ils vont faire un long voyage et découvrir les connaissances de Yusuke. Lors de ce périple, ils rencontrent des personnes qui sont dans la même situation qu'eux et qui ont connu la mort. L'amour présent entre ces deux personnes qui ont la chance de pouvoir se retrouver et de repartager des moments de complicité nous touche particulièrement et nous invite à penser qu'il faut vivre et profiter de l’instant présent. L'histoire de la grotte qui est le passage entre notre monde et l’au-delà est très intrigante. Cela fait réfléchir sur la vie après la mort.
Bien que l'histoire en elle même ne soit pas mal j'ai été déçue par la lenteur et le manque d'action.

Lemiere Maryse

(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:41 #97af-47f4-ae75-2dfbdd295b74
Lycée A. Fresnel
Voyage de cœur 
Vers l'autre rive, Kiyoshi Kurosawa,
Le film de Kiyoshi Kurosawa, Vers l'autre rive, nous fait tous voyager que ce soit dans le temps ou dans l’espace. Ce voyage nous emmène au cœur du Japon. Dans ce pays aux paysages époustouflants. L'histoire de ce couple est étonnante. En effet, Yusuke est mort, noyé. Et pourtant, 3 ans après, il revient voir sa femme, Mizuki, toujours éperdument éprise de lui, l’attendant, perdue, seule. Yusuke l'emmène ainsi dans un grand périple à travers villages et champs afin que sa femme rencontre toutes les personnes qui l’ont aidé et épaulé durant les 3 précédentes années. Il lui dit tout ce qu'il n'a pas pu lui dire vivant, lui avouant ses secrets les plus sombres. A travers ces personnes qui l'ont aidé, vivantes ou non, nous retrouvons des histoires, nous explorons leurs vies, leurs problèmes. Ces problèmes que le couple résout à lui seul. A travers un fantôme représenté tel un vivant, vu de tous, Yusuke nous fait découvrir d’incroyables paysages, un incroyable monde parallèle qui est pourtant si proche du nôtre. On remarque d’ailleurs l’harmonie évidente entre le monde des morts et celui des vivants dans cette œuvre. Enfin, c’est un film calme, doux, reposant, très agréable à regarder.



Lefèvre Coralie
(1ère ES 1; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:43 #d9b8-44bd-aa07-ba0472be0d71
Lycée A. Fresnel
Vers l'autre rive un film triste et touchant

Vers l'autre rive est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa, sorti en 2015. C'est l'adaptation d'un roman de Kazumi Yumoto. Il est présenté dans la section Un certain regard au Festival de Cannes 2015 où il remporte le Prix de la mise en scène. C’est un film dramatique, fantastique et romantique qui nous raconte l’histoire de Mizuki, veuve depuis trois ans, qui vit seule en donnant des cours de piano aux enfants. Un soir, son mari revient à la maison ; maintenant il est devenu un fantôme. Il lui annonce que son corps a bien disparu en mer, mangé par les crabes, mais que, depuis, il a parcouru le Japon et sympathisé avec des vivants et d'autres personnes « comme lui ». Il demande à Mizuki de l’accompagner pour découvrir tout ce qu’il a fait et vu. C'est un voyage dans le Japon des montagnes et des villages, et dans le passé du défunt. un bilan, moral, spirituel, peut-être une réconciliation.

Hortense Mercier & Paul Laisné.
(1ère ES 1 et L; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:17 #9a3c-4fb2-b0b8-10346265e24e
Lycée Jean-Pierre Timbaud
« Vers l’autre rive »
“L’amour est plus fort que la mort”

C’est le message que Kiyoshi Kurosawa nous fait passer dans son nouveau film.

En effet le réalisateur de Loft paru en 2005 et de Real paru en 2013 nous emporte dans un monde parallèle au notre dans son nouveau film « Vers l’autre rive » diffusé à l’automne 2015.

Ce film raconte l’histoire de Mizuku, une jeune veuve japonaise. Un soir pendant qu’elle cuisine, un plat typique apparait son défunt mari mort en mer trois ans auparavant. Ce dernier, prénommé Yusuke lui propose de faire un voyage. Il veut l’emmener dans tous les endroits où il a pu aller pendant ses trois ans de disparition.

Les deux jeunes gens se retrouvent donc dans un monde où vivent des personnes mortes en cohabitation avec des personnes vivantes.

Le couple recevra des leçons fondamentales et aidera certains à en comprendre également.

Après une multitude de péripéties, Yusuke dira finalement au revoir à sa bien-aimée.

Le fil de l’histoire est parfois dur à comprendre, les plus jeunes peuvent s’y perdre. Les décors, par contre sont impressionnant et le réalisateur nous fait passer, par des plans parfaits, à nous mettre dans la peau des personnages, à éprouver leurs sentiments.

Ce film est un très jolie mélange d’émotion et nous rappelle que dans la culture japonaise, il y’a une vie est après la mort.

Pour conclure ce film joue avec la mort, le fantastique et l’amour. C’est un très beau film, qui mérite d’être visionné en version originale.


DELMOTTE Romane, 1ES3, Lycée Jean-Pierre Timbaud

2016/03/30 13:51 #bd1a-41e5-a9e0-c1687449b246
Lycée François Ier
"Vers l'autre rive", le nouveau film de Kiyoshi Kurosawa, présenté lors du festival de Cannes 2015, a remporté le prix de la meilleure mise en scène.

      L'histoire tourne autour de Mizuki, qui a perdu son mari Yusuke trois ans auparavant. Ce dernier revient à l'état de fantôme auprès de sa femme. Tous deux entreprennent alors un voyage à la rencontre des personnes ayant croisé la route de Yusuke ces trois dernières années jusqu'au lieu de sa mort. Nous sommes plongés dans un univers merveilleux. Ce film fait preuve d'une grande mise en scène, avec des paysages magnifiques, un éclairage sombre, peu de dialogues, car les émotions que procurent les images parlent d'elles-mêmes. Kurosawa est d'ailleurs connu pour ses films de revenants dans le genre horreur et terrifiant mais là, les fantômes font preuve d'apaisement. Dans la culture japonaise, la relation entre les morts et les vivants est évidente. Ils ont aussi un rapport à la nature très spirituel. La nature est plus forte que l'homme, elle reprend le dessus et personne ne peut lutter contre la mort. Dans ce film où l'irréel et le surnaturel sont traditionnels, Yusuke apparaît comme une âme tranquille et bienveillante qui aide à faire passer les autre fantômes vers l'au-delà. Ce film aborde les grands thèmes de la vie comme l'amour et la mort, dont l'idéal serait "l'amour plus fort que la mort" et où Yusuke arrive, par la force de son esprit, à revenir auprès de sa bien-aimée. Le film peut paraître long et sans action mais il traduit l'évolution des sentiments des personnages, car l'amour dans ce couple évolue tout le long du film. On assiste à la renaissance du couple de Mizuki et Yusuke. A la fin de cette épopée dramatique et pleine de sentiments, on découvrira si Mizuki accepte la mort de son mari et si elle le laisse partir "vers l'autre rive. "

Critique co-écrite par Léa LOUIS DIT TOUTAIN et Mélody TRAINS, élèves des 1ère ES2/L2 au Lycée François Ier, LE HAVRE.
2016/03/30 13:56 #1910-40e9-98cc-f327b0675ae9
Lycée François Ier

    "Vers l'autre rive", de Kiyoshi  Kurosawa, est un film de fantômes, mais il ne faut pas s'attendre à être terrorisé et à se cacher les yeux durant toute la séance. Au contraire, nous sommes ici dans le domaine du merveilleux, là où, au lieu de fuir, les revenants, les personnages ont peur que ceux-ci les quittent. Là est le paradoxe de ce film. Donc ce film très silencieux, est-il un chef d'oeuvre de Kurosawa ou bien juste soporifique ? Notre avis est mitigé.

      "Vers l'autre rive", c'est un film lent. Trop lent parfois. Comme lorsqu'un personnage met plusieurs minutes à accomplir une action qui pourrait être finie en quelques bonnes minutes. Durant ces scènes, le temps paraît très long et l'on décroche facilement. Cependant la lenteur n'a pas ici que des inconvénients. Tout comme lorsque l'écran affiche de magnifiques paysages japonais, que l'on pourrait encore contempler pendant de longues minutes, cette fois-ci. Parlons de la photographie. C'est le point fort de ce film. Des paysages japonais naturels époustouflants. En effet, il n'y a presque pas d'images de la ville. Chaque image est une oeuvre d'art qui se suffit à elle-même. Parlons maintenant du contenu même du film. C'est principalement un film qui se veut philosophique, sur la vie, la culture japonaise et notamment la place des femmes dans la société. On retrouve là un autre paradoxe du film ; en effet, le revenant semble vraiment vivre sa vie lorsqu'il est mort.
     Et enfin, dernier point important, le rapport avec l'eau. Elle fait ici office de porte entre le monde des vivants et l'au-delà. D'ailleurs, deux des scènes les plus marquantes se situent près de l'eau. Celle où Mizuki revoit son père et avec qui elle a une longue discussion au sujet de sa vie, et la dernière scène, où son mari disparaît près de l'eau.

     "Vers l'autre rive" est sans conteste un des films les plus beaux au niveau du visuel. La réflexion est elle aussi très réussie. Cependant, ce film est bien trop lent, trop détaillé, tellement que l'on en perd le fil. Il aurait fallu une bonne quinzaines de minutes en moins pour que ce film soit presque parfait. Mais cela reste un choix personnel et artistique qui n'enlève pas toute sa beauté et ses messages au film.

Critique co-écrite par Syrinne CHATI et Andréa MORAINVILLE, élèves de 1ère ES2/L2 au Lycée François Ier LE HAVRE.
2016/03/31 09:57 #e436-41f0-be00-ee2d179bce0d
Lycée Les Chartrons
Muzuki est veuve : son mari, a disparu en mer il y a trois ans. Un jour, en revenant chez elle, elle découvre Yusuke. Elle en est à peine étonnée, lui reprochant seulement de ne pas avoir retiré ses chaussures. Il l’invite à revenir avec lui dans les endroits qu’il a connu et aimé avant. Des morts vivants sont partout ou des vivants qui ne pensent qu’aux morts.

De lents mouvements de caméra de grands espaces, des cadrages en nombreux gros plans offrent aux spectateurs. La musique est très présente et accompagne le récit de son rythme : un tempo posé, calme, qui prend son temps.

J’ai aimé « Vers l’autre rive » car c’est un film magnifique, qui raconte de façon unique une histoire de fantômes, où ceux-ci prennent réellement corps et modifient le monde en le rendant plus lumineux ou plus obscur. Le savoir-faire avec lequel sont suggérés les émotions et les secrets, le calme et les silences nous permettent de réfléchir et de progresser en même temps que Mizuki.

Par ailleurs le film devient trop mécanique ce que je n’ai pas aimé.

Dorada Telon
2016/03/31 09:57 #0d37-4dcb-abec-c26c32e9cb51
Lycée Les Chartrons
C’est l’histoire d’une dame veuve nommée Misuki, elle a du mal à faire le deuil de son mari Yusuke, mort 3 ans avant. Mais le fantôme de Yusuke revient et bizarrement Misuki n’est pas surprise. Ils partent ensemble rendre visite aux personnes qui ont aidés Yusuke dans sa vie.

J’ai bien aimé le sens de l’histoire et son interprétation. Ils voulaient passer un message : Celui de réussir à faire le deuil d’une personne que nous avons perdue. Les personnages ont très bien joués dans ce film.

En revanche, je n’ai pas aimé les musiques qui étaient trop posées et il y avait beaucoup de blanc ce qui rend le film ennuyeux. Le film était beaucoup trop long.

Stessy Lanz
2016/03/31 09:58 #e00a-46fc-910b-8dc0cbbc07c0
Lycée Les Chartrons
« Vers l’autre rive », quand un seul être vous hante.

Mizuki est une femme forte qui fait son deuil de Yusuke son mari qui a disparu en mer il y a 3 ans. Puis un jour, il revient auprès de sa femme en tant que fantôme pour lui demander son pardon.

Yusuke lui raconte sa vie et l’emmène dans les endroits qu’il a visité dans sa vie. Mizuki décide de le suivre dans une aventure qui récapitule son chemin. Le film m’a apporté de la tristesse en moi à travers les émotions des personnages, l’histoire du film et quelques détails de la réalisation comme la musique dans des moments d’émotions.

D’une part ce qui m’a plus dans le film, c’est le décor des scènes, l’expression des acteurs mais aussi le cadrage qui nous montre les acteurs ainsi que le paysage en même temps.

D’autre part ce que j’ai moins apprécié c’est que l’on n’arrive pas à être captivés par l’histoire. Le film est trop lent, parfois ennuyeux mais cela reste une belle histoire.

Mon avis est plutôt mitigé pour ce film.

Marina Mendes Pereira
2016/03/31 09:58 #dd81-42ff-bc8c-8f358367e1c7
Lycée Les Chartrons
Le film de Kiyoshi KUROSAWA « Vers l’autre rive » est un film qui raconte l’histoire, d’une femme qui est veuve depuis 3 ans. Un soir, en revenant de son travail, elle trouve son mari chez elle, dans la cuisine.

C’est son fantôme qui est revenu mais il est comme vivant.

Celui-ci propose à son épouse un voyage vers des lieux importants de son existence.

A travers ce film KUROSAWA décide de faire la lumière sur un thème peu commun celui de la mort.

Il y mélange le fantastique et l’histoire d’amour, le deuil.

Il a choisi de nous embarquer dans la vie de couple de deux personnes où l’on découvre le passé de l’un et le deuil de l’autre.

Cependant nous pouvons nous identifier à travers ces personnages et comparer notre vie quotidienne à la leur.

D’une part le film « vers l’autre rive » nous fait réfléchir à la fois à une question peu posée : existe-t-il une autre vie après la mort ? Pouvons-nous vraiment faire le deuil d’une personne qu’on aime ?
D’autre part, Kurosawa filme d’une façon simple et lente les personnages histoire de faire ressentir l’émotion des personnages et cela entraine aussi le spectateur à fond dans le film. L’éclairage et le décor sont vraiment magnifiques et correspondent exactement au thème du film.

La figure du fantôme est associée à la fois à des soulèvements de questions ainsi qu’à un apprentissage de nous-mêmes. Sommes-nous capable de refaire notre vie et pourquoi cela nous arrive-t-il ?

Nous remarquons aussi que même si à certaines scènes le film semble incompréhensible et ennuyeux, il y a un travail énorme au niveau de la photographie qui est très belle.

On pense évidemment à l’hébergement du couple chez Mr Hoshitani.

J’ai bien aimé ce film car cela m’a permis de me poser des questions que j’avais jamais pensé me poser avant.

Thecla Wallot
2016/03/31 10:02 #e540-4530-801e-697c2c77dc36
Lycée André Malraux

Vers l’autre rive est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurasama en 2015. Il a conduit son film jusqu’au festival de Cannes où il a reçu le prix de la mise en scène. 

Ce film, qui est l’adaptation d’un roman, parle d’une femme qui a perdu son mari, il lui réapparaît un soir et lui dit qu’il veut l’emmener voir tout ce qu’il  a vu. Le film dure 2h07: cela est trop long pour peu d’action. Il se passe peu de choses et c’est ennuyeux. Le jeu de certains acteurs est dénué d’émotion. Au commencement du film on a du mal à faire la différence entre fantômes et vivants, cela fait que le film a du mal à attirer l’attention du spectateur. Je prends pour exemple la scène dans la forêt avec celui qui s’apprête à retourner dans le monde des morts on ne comprend pas sur l’instant qu’il est déjà décédé.  Le réalisateur utilise beaucoup de plans large, ce qui sert la volonté du mari de faire découvrir à sa femme ce qu’il a vécu dans son passé à travers les paysages du Japon.

Candice Jacoby
2016/03/31 10:03 #021a-487a-a05c-2ed1a9fc685a
Lycée E. Lemonnier
Vers l’autre rive est un long métrage de Kiyoshi Kurosawa. L’histoire parle de deux personnes qui forment un couple : Yusuke et Mizuki. Yusuke est mort dans un accident en mer mais il revient sous la forme d’un fantôme qui veut accomplir sa dernière volonté pour pouvoir enfin partir l’esprit tranquille. Mizuki se montre d’abord prudente car elle ne lui fait pas confiance : elle ne croit pas aux fantômes et pense que c’est son imagination qui lui fait croire qu’elle le voit en vrai. Au fil de l’histoire, elle finira par lui faire confiance et recommencera à vivre en couple pour l’aider à accomplir sa dernière volonté.
Le film met en avant les remords des personnages à l’égard de peurs proches décédés. Il insiste sur le fait de se remettre en question une fois que les personnes chères à notre cœur ne sont plus là. C’est le côté touchant de ce film car les acteurs expriment leurs regrets avec une extrême finesse.
Sara et Amélie
2016/03/31 10:04 #cca3-42be-ae42-fa3bffc62891
Lycée André Malraux
Vers l'autre rive est un film réalisé par Kiyoshi KUROSAWA avec comme acteurs principaux, Eri FUKATSU et Tadanobu ASANO.

En vingt ans de carrière, il a réalisé une vingtaine de films. Kiyoshi KUROSAWA est un réalisateur scénariste japonais né le 19 juillet 1955 à KOBE. Il est de nationalité japonaise et est considéré comme l'un des artistes marquant du renouveau japonais. Il réalise des séries B (long métrage) mais également des longs métrages à la portée universelle.

Kiyoshi KUROSAWA n'a aucun lien de parenté avec Akira KUROSAWA le réalisateur japonais. Après trois années d'apprentissage, il se fait embaucher à la Nikkatsu dans leur production déclinante de roman érotique. Agé de trente ans, il retourne à l'université en tant que professeur et influencera à son tour de futurs cinéastes japonais. Vingt ans après, il enseigne toujours à la Film School of Tokyo. En 1989, il tourne un film important pour lui : Sweet home, un thriller fantastique situé dans une maison hantée. Dans les années 1990, il tourne de nouveau mais pour la télévision. En 1992, il réalise The Guard from The Underground. Le film sort en salle et connaît un petit succès publique. De 1994 à 1998, Kiyoshi met en boite plus de dix films pour le E-Cinema. Cure, réalisé en 1997, rend un peu plus célèbre le cinéaste. Sa réputation devient occidentale, avec des projections remarquées dans de nombreux festivals, puis avec la sortie française du film en novembre 1999.

L'histoire se déroule au Japon. Une femme dont le mari disparu est censé être mort, réapparaît un soir chez elle. Son mari lui propose un voyage à la rencontre de ceux qu'il a croisés et aidés sur sa route depuis ces trois dernières années. Yusuke est-il vraiment réel ? Vers autre rive est un film de romance dramatique réalisé par Kiyoshi Kurosawa.

Ce film semble contenir un message que nous n'arrivons pas à élucider car il y a de l'incompréhension. Le réalisateur met en évidence le shintoïsme, qui est une ancienne religion du Japon liée à sa mythologie. Ce film est qualifié de roadmovie. Lors du périple, on baigne dans une atmosphère surréaliste. Nous ne savons pas si ce sont des apparitions de fantômes ou bien des hallucinations. Certaines des connaissances de Yusuke sont vivantes et d'autres mortes. Quand une personne meurt, de l'ombre apparaît partout. A la fin du film, Yusuke et sa compagne se retrouvent seuls au bord d'un port, puis d'un coup Yusuke disparaît. C'est alors que nous comprenons que Yusuke est mort depuis le début.

Lorsque l'on regarde le film nous sommes intrigués et dans l'incompréhension totale bien que le film soit beau scénariquement et graphiquement.

Théo Rolland et Amélie Tellier
2016/03/31 10:06 #c6b2-4030-860f-87751b4a6188
Lycée André Malraux
Un Roadmovie sans réelle destination.

Le film Vers l'autre rive réalisé par Kiyoshi Kurosawa sorti en 2015 est une adaptation d'un roman de la romancière Kazumi Yumoto. Ce film a remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes dans la catégorie un certain regard, récompensant l'audace et l'originalité de cinéastes peu renommés.

Le film retrace les aventures d'une jeune femme veuve ainsi que de son défunt mari, mêlant fantastique et mélodrame.

Bien que le thème soit prometteur, l'interprétation du texte par le réalisateur rend l'histoire confuse et peu compréhensible pour un large public. Par ailleurs le film semble être inscrit dans la catégorie "Roadmovie", or celui-ci n'en respecte pas la totalité des critères. En effet les personnages principaux ne se déplacent pas en voiture ni vers une destination, un lieu mythique ou qu'ils leur sont inconnus.

Malgré tout, des points positifs sont à noter. Tout d'abord, la culture japonaise est représentée sous différentes formes, notamment le shintoïsme, la religion est symbolisée lors de la mort du premier homme à qui ils rendent visite. Cette scène est filmée alors que le vieillard est allongé sur son lit ; son lit de mort, la lumière l'illumine, celle-ci peut alors symboliser la veillée que font les proches avant la crémation. Mais la culture japonaise est aussi mise en avant grâce à l'ajout de musique traditionnelle qui rappelle l'importance de la tradition dans leur culture et par conséquent dans leur quotidien.

En outre, le film ne me semble pas être attractif pour un vaste public en raison de ses références à la culture japonaise qui n'est forcément compréhensible pour toutes les tranches d'âge.

Juliette Jasmin
2016/03/31 10:06 #be4d-45ea-bc24-01030025512b
Lycée André Malraux
Le film parle de la vie d'une Japonaise qui voit son mari revenir.

L'histoire connaît beaucoup d'ennui car les scènes sont lentes, certaines sont inutiles et on pourrait s'en passer, incompréhensibles, comme le passage dans la forêt avec le mari et sa femme. Certains personnages viennent d'on ne sait où, on ne les connaît pas, on ne sait rien d'eux, dialogues inutiles comme la conversation entre la Japonaise et la personne qui les héberge sur les fleurs. Les noeuds de l'intrigue n'ont pas été résolu , la Japonaise n'a pas été dans la grotte qui l'emmènerait vers l'au-delà, on ne sait pas pourquoi son mari ne voulait pas coucher avec elle. Ces passages nous intriguent et nous aimerions avoir des réponses mais nous n'en avons pas. C'est décevant.
Le rythme de l'histoire est assez lent, le réalisateur voulait concentrer notre attention sur tous les événements qui se sont passés depuis son retour, il veut nous faire vivre son retour et son départ. Les dialogues sont trop longs, il y en a trop, certains dialogues sont inutiles comme la scène entre le mari et la personnage qui les héberge et qui lui explique pourquoi son ordinateur ne marche pas. On s'ennuie.
Certaines scènes sont surjouées notamment par la Japonaise lorsqu'elle pleure sans raison ou lorsqu'elle est choquée. On ne ressent aucune émotion.

Charline Lecuyer
2016/03/31 10:07 #d783-49aa-9ac8-808a2536d251
Lycée André Malraux
Au Japon, Yusuke mort depuis trois ans revient chez lui auprès de sa bien-aimée Misuki. Il lui propose de partager avec elle son voyage vers l'au-delà. Dès lors, ils s'évadent de l'appartement sombre pour voyager vers l'inconnu et se libérer dans un amour magnifié. Au début du film, le réalisateur plante un décor sombre et lugubre (lumières faibles) puis nous transporte tout au long du voyage vers toujours plus de lumière et de beauté notamment grâce aux décors. Le film évolue progressivement ! Dans son film, Kobushi Kurosawa insère le Shintoïsme, une religion japonaise qui remonte au fond des âges et s'apparente aux religions animistes des anciennes populations sibériennes. Souvent, les films du réalisateur sont basés sur son obssession pour les fantômes qui généralement, comme dans son film Shokuzaï réalisé en 2012, plaisent au public. Ceci dit, le film parle des fantômes mais ne fait pas peur principalement grâce aux beaux décors et à la manière dont les scènes sont tournées en ne montrant pas la souffrrance de la victime. C'est un point positif de ce film. A mon sens, le film contient peu d'actions et il est long, ce qui ennuie le spectateur. Mais il a quelques points positifs. Par delà la mort, Yusuki reste uni à sa bien-aimé. Vers l'autre rive parle également d'amour. Dans la dernière scène du film, le réalisateur nous montre l'amour immortel entre ces deux personnages en les plaçant dans un lit avec une tendresse infinie.

Ce film, à la base tiré d'un livre, m'a moyennement plu car il manquait d'action.

Mathis Gandourine
2016/03/31 10:08 #7003-4c31-94be-9a75889d61c4
Lycée André Malraux
Adapté d'un roman de Kazumi Yumoto, Vers l'autre rive nous emmène voyager au cœur du Japon, suivant les pas d'un mort-vivant.

C'est en rentrant des cours de piano qu'elle donne aux enfants que Mizuki, veuve depuis alors maintenant trois ans, retrouve son mari par une visite inattendue. Disparu et mort en mer, ce dernier la convie à l'accompagner parcourir le Japon pour découvrir tout son périple et les personnes vivantes, ou dites « comme lui » qu'il a pu rencontrer avant d'arriver jusqu'ici.

Avec sept nominations lors du dernier festival de Cannes kiyoshi Kurosawa remporte le prix dans la catégorie « un certain regard ». On peut vraiment dire que c'est une surprise car il s'agit d'une tout autre déclinaison du revenant. Ici on ne parlera pas d'un fantôme redoutable et terrifiant, ou d'un esprit maléfique, mais plutôt d'une histoire d'amour.

Pour exprimer ce grand amour et le manque que peuvent éprouver les deux conjoints, Kiyoshi Kurosawa n'a alors surtout pas hésiter à utiliser de grands sentimentalistes aux rôles démesurément surjoués. Trop d'émotions et autant de sentiments montrés rendent le scénario bien trop mélancolique ! L'actrice a plutôt l'air d'une fillette jouant un amour « fleur bleue » avec son prince charmant. Et voilà que les musiques choisies n'en sont pas des moindres avec un style féerique provenant sûrement d'un film Disney qui viennent accentuer toute cette passion. Cependant, les lieux et les paysages typiques du Japon ne sont pas à délaisser. Il s'agit réellement d'un monde de beauté qui nous aiderait à maintenir le doute sur celui dans lequel on vit. Malheureusement, les couleurs sombres et grisâtres nous laissent sur notre faim d'en voir de toutes les couleurs. Ce qui manque d'ailleurs ? De l'action ! Au lieu de nous donner envie et de nous faire voyager avec les personnages durant ce périple, nous restons pendant presque deux heures sur notre siège à attendre qu'il y est un peu de mouvement. Du suspens, du rythme et de la vivacité de temps à autre seraient radicalement favorable.

Malgré le réel témoignage sur cette culture japonaise du Shintoïsme, l'extravagante monotonie du film peut laisser un avis perplexe tant sur le plan émotionnelle que sur le plan cinématographique.

Anastasia Paciarelli
2016/03/31 10:09 #209f-4c6b-9ff1-a363b7161130
Lycée André Malraux
Le film est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Les acteurs principaux sont Eri Fukatsu (Mizuki, la femme) et Tadabonu Asana (Yusuke, son compagnon disparu en mer depuis 3 ans)

 C'est un film peu commun, un film assez différent qu'on pourrait décrire comme étrange. Ce film met en relation le monde réel et le monde après la mort. Il mélange les vivants et les morts. comme si les morts étaient finalement encore parmi nous.

 Le réalisateur n'a pas choisi d'effets spéciaux. Pour introduire les morts il a décidé de les faire apparaître comme les vivants, sans utiliser de techniques spéciales pour différencier les fantômes des humains. Le réalisateur a tout de même choisi beaucoup de plans larges ainsi que quelques gros plans pour faire montrer l'émotion des personnages.

 Le plus étrange c'est que chaque personne encore vivante se comporte avec les « fantômes » comme si c'était courant de vivre avec les morts. Ils se parlent comme s'ils ne s'étaient jamais quitté alors que Yusuke a disparu depuis 3 ans. Les morts peuvent avoir des relations sexuelles avec les vivants, ils peuvent se toucher, se sentir, se parler, se voir. Comme nous tous ici. Finalement, on pourrait se perdre dans l'histoire, parfois se perdre entre le rêve ou la réalité car nous avons plusieurs gros plans sur Mizuki qui se réveille brutalement. Ce qui rend le film un peu brouillon car la compréhension de l'histoire est très compliquée. On ne comprend pas trop qui est mort et qui ne l'est pas. Il n'y a aucune action, aucun sujet auquel on pourrait vraiment s'accrocher pour suivre l'histoire jusqu'au bout.

 Le réalisateur a choisi des scènes calmes, parfois sans trop d'importance qui ont tendance à rendre le film ennuyeux et trop long. Cependant Kiyoshi Kurosawa a du vouloir transmettre dans le film que la mort n'arrête pas l'amour et que, malgré le manque, les sentiments restent les mêmes. Il a voulu transmettre un message et montrer que finalement dans un monde lointain ou dans le monde réel, rien n'est trop loin pour effacer un amour pur. L'histoire peut être confuse et un peu ennuyeuse mais elle nous laisse une morale très constructive.

Angie Sanson
2016/03/31 10:10 #c747-4555-a645-1bfbd459e146
Lycée André Malraux
Sur la route décès connu

Vers L'autre Rive est un film réalisé par Kiyoshi Kurosawa, réalisateur, scénariste et acteur Japonais. Ce film est l'adaptation d'un des romans de la romancière Kazumi Yumoto.

Un homme ayant laissé sa femme revient au bout de trois années en étant entre la vie et la mort, il viendra chercher sa femme et la fera voyager et rencontrer les personnes dont il a fait la connaissance lors de ses dernières années.

Un film long pour peu d’éléments marquants, une histoire assez compliquée, plate sans rebondissement pouvant générer notre ennui. L'histoire se déroule lentement pour notre plus grand malheur. Ce film est basé sur certaines traditions qui créent quelques réticences d’où l’incompréhension du spectateur. Il faudrait se renseigner sur ces fameuses traditions afin de comprendre les agissements des personnages.

C'est en fait un culte des kamis (plus de 800 millions de dieux et divinités dans le panthéon !), de source chamanique. Croyance de nature animiste, les kamis personnifient les phénomènes naturels (rivières, arbres, montagnes, rochers). Si tout mort devient potentiellement un kami, ces divinités habitent temporairement des objets en séjournant dans une enveloppe matérielle (shintai). Étant donné que le spectateur n'est pas forcément au courant de ces pratiques religieuses il est donc impossible pour lui de comprendre réellement les aspects du film. L'histoire lui paraît comme absurde, sans réel intérêt, pesante et longue. Des morts peuvent revenir à la vie.

Dans le film certains personnages apparaissent subitement et s'en vont aussi vite, il est difficile de rester concentré quand depuis le début nous nous détachons. L’interprétation des personnages est d’une exagération débordante. Il n’y a pas de juste milieu, juste trop d’extravagance.

Un manque de présence sonore se fait ressentir, peu de sons sont mis en œuvre accentuant l'ennui du spectateur, la musique est un élément tandis que là l'absence de celle-ci était flagrante, il aurait fallu des sons afin d'augmenter notre intérêt et d'essayer de nous transmettre quelques sentiments exposés dans le film.

Malgré tout le film est tourné dans un cadre splendide, un magnifique paysage traditionnel tel que les champs de riz, des moments sont attendrissants, ce qui apportent un côté positif.

Vers l'autre rive est un film long, étrange et plat mais très authentique, réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Espérons que le prochain sera mieux.

Sarah Kanoute
2016/03/31 10:10 #d204-4a47-9222-c61e358549d6
Lycée André Malraux
Vers l'autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa. Il a remporté le prix de la mise en scène dans la section "un certain regard" au festival de Cannes.

Mizuki, professeur de piano, a perdu son mari il y a de ça 3 ans. Un soir il rentre à la maison et annonce à Mizuki que son corps a disparu en mer et que depuis il a parcouru le Japon et sympathisé avec des vivants "comme lui". Il demande à Mizuki de l'accompagner pour découvrir tout ce qu'il a fait et vu...

Le scénario de ce film est incompréhensible : il est monotone. Que de temps morts et de scènes inutiles... Elles n'ont pour la plupart aucun sens et aucun but, n'apportent rien à l'histoire. Ce film n'est pas pour toutes les tranches d'âge : une connaissance de la culture japonaise, notamment ici du shintoïsme, est impérative pour la compréhension du film. En effet, trop de subtilités de cette culture complexe nous échappent. Ce long-métrage a un tel rapport avec le monde des morts qu'il en devient angoissant !

Les dialogues sont tellement surjoués que cela en devient risible, les acteurs ne transmettent aucune émotion. De plus, le film n'a aucune personnalité définie ce qui laisse perplexe le spectateur. Il est néanmoins sauvé par les époustouflants paysages japonais et par une jolie bande-son.

Un film particulièrement long et extraordinairement ennuyeux ! La bande-annonce est sans aucun rapport avec le film : on part déjà avec une fausse idée.

 Pour conclure on dira que ce film est une véritable catastrophe, on a qu'une envie : sortir au plus vite de la salle de cinéma.

Emma Veron
2016/03/31 10:12 #a42b-460f-a979-a48571d8ec2e
Lycée René Cassin
La bande-annonce nous « promet » de fortes émotions, qui, en tant qu’Européens, n’ont pas eu lieu. La pudeur du Japon (surtout avec leurs sentiments) m’empêche de me sentir concerné. En effet, mis à part deux scènes à peu près sentimentales, rien ne montre l’amour entre Yusuke et son mari Même à son retour, elle ne paraît absolument pas heureuse de le retrouver - sûrement parce qu’elle pense que ce n’est pas réel (?).

Le film ne répond pas à une question plutôt primordiale : la relation entre les morts et les vivants, qui a pourtant été abordée assez rapidement. (Quand Yusuke rencontre le vieil homme sur son scooter, et qu’il ne la voit pas, et ne l’entend pas). D’ailleurs, mis à part le fait qu’ils soient là, matériels, et qu’ils peuvent entrer en interaction avec nous sans avoir l’air mort, rien n’est dit sur eux. Pourquoi ils sont encore là contrairement à d’autres ? Pourquoi ils n’ont pas le droit à des relations sexuelles ? Pourquoi tout le monde les voit ?

Même du côté de la mise en scène certains passages sont étranges. Par exemple, quand Yusuke et la petite sœur de la restauratrice entrent pour la première fois « en scène », la lumière baisse beaucoup mais quand d’autres personnages entre, rien du tout ne se passe, pourquoi ?

Personnellement, je ne suis pas rentré dans le film et n’ai éprouvé aucune émotion particulière. La fin était plutôt prévisible, même qu’à aucun moment je ne me suis demandé comment ça pourrait finir autrement.

En bref, « Vers l’autre rive » est un film à voir, pour en faire sa propre interprétation, et trouver les réponses qui sont sûrement dissimulées dans le film.

Guillaume Machi
2016/03/31 10:13 #c6c6-4a60-97d4-18e8876ce5f7
Lycée René Cassin
Présentation du film : Le film « Vers l’autre rive » a été réalisé par Kiyoski Kurosowa. Ce film est de genre dramatique, romantique.

Résumé : Mizuki, veuve depuis trois ans, vit en solitaire en donnant des cours de piano aux enfants. Un soir, son mari qu'elle pensait perdu en mer pénètre discrètement chez elle en oubliant d'enlever ses chaussures, ce qu’elle n’accepte pas. Il lui annonce que son corps à bien été mangé par des crabes mais que, depuis, il a parcouru le Japon et sympathisé avec des vivants et des personnes comme lui.

La critique : Nous n’avons pas apprécié le film « Vers l’autre rive » de Kiyoshi Kurosawa car nous avons trouvé qu’il ne nous a pas intéressé : l’histoire était plate, il n’y avait pas d’action, la fin était longue et inintéressante et nous avions l’impression qu’il n’allait jamais finir. L’histoire était difficile à suivre.

Si vous êtes jeunes nous ne vous conseillons pas de regarder ce film.

Notes : Mathilde : 2/10  -  Michelle : 4/10

Mathilde Di Vagno et Michelle Halter
2016/03/31 10:14 #c902-40fc-a76e-d54f5b450ae4
Lycée René Cassin
« L’intérêt de la mort sort de l’ordinaire ! »

Les personnages jouent bien leurs rôles mais sont incompréhensibles. Ils ne nous laissent pas le choix d’imaginer la suite du film, nous sommes toujours soumis à quelque chose de neuf. Le début nous laisse dans le doute, on ne sait pas si son épouse le voit vraiment ou si c’est un rêve.

 Pour ma part, l’imagination que j’ai du fantôme c’est un fantôme sous un drap blanc avec des chaines autour, alors que là, nous avons directement le fantôme humain que tout le monde peut apercevoir sans se rendre compte qu’il est mort.

La musique était toujours accordée avec le moment de tristesse, une mélodie triste pour un moment triste. La lumière commençait à s’éclairer quand les fantômes partaient dans l’autre côté. Il n’y avait pas beaucoup d’effets spéciaux et le décor était pauvre.

Le film était long et ennuyant, j’étais souvent soumise à l’incompréhension. Le réalisateur a beaucoup joué avec les sentiments neutres entre les personnages. La fin n’était pas du tout prévisible, tout comme chaque instant du film. Le film était dur à comprendre et surtout il était difficile de rentrer dedans.

Kamila Carat
2016/03/31 10:15 #1a5c-4756-a578-982f53dc147c
Lycée Jean-Pierre Timbaud
Trois ans après la disparition du mari de Mizuki celui-ci, Yusuke réapparaît. Il lui propose de l'accompagner là où il a véçu pendant son absence. Pendant cette virée a aucun moment le décor surnaturel apparaît à l'écran. Au fur à mesure du film, les scènes s'enchaînent et se ressemblent sans construire quoi que ce soit. Plus on regarde ce film, plus on a du mal à comprendre les scènes dans le peu de dialogue et dans le jeu d'acteurs est très complexe. Mais c'est une manière volontaire de la part du réalisateur d'avoir fait des plans fixes dû au fait que les acteurs ne bougent peu et qu'il y a peu d'éléments violents. De plus le réalisateur, Kiyoshi Rurosawa, voulait aborder le terme des fantômes sans vouloir faire peur et ne pas classé dans le genre horreur. Voilà pourquoi on ne distingue pas correctement les vivants et les morts. Malgré que ce film ne raconte rien d'important, il y a des paysages et des intérieures recherchés et beaux.

Julie Buat
2016/03/31 10:17 #2336-4f3a-aa86-595f1a3139f1
Lycée Antatole France
Vers l’autre rive est un film qui se distingue en réexploitant des thèmes traditionnels de façon originale.

Mizuki, professeur de piano, mène une vie simple et solitaire jusqu’au soir où elle retrouve dans sa cuisine Yusuke, son mari mort depuis trois ans. S’entame alors un voyage entre le monde des morts et celui des vivants, mais aussi entre modernisme et tradition au Japon.

Ce n’est pas la première fois que Kurosawa réalise un film de fantômes, mais après une succession de films d’horreur, Vers l’autre rive revisite ce thème des morts qui reviennent dans le monde des vivants mais sur un mode contemplatif.

En effet, il est intéressant de voir la façon dont l’image du fantôme est réexploitée. Tout d’abord, ils sont visibles de tous et se confondent même parmi les vivants. Seules peu de personnes ont la capacité de les discerner des vivants on peut le comprendre lors de la scène dans le bus où seuls Yusuke, Mizuki et l’enfant présent connaissent la véritable nature de Yusuke. Cette ressemblance aux vivants est telle que ceux-ci sont matériels, ils ne sont pas transparents et on peut les toucher, on le voit dans la scène où Mizuki touche Yusuke pour vérifier s’il est vraiment à ses côtés. Nous sommes d’ailleurs régulièrement amenés à nous questionner nous aussi sur la nature des personnes, puisque nous ne sommes pas mis dans la confidence. Le seul fantôme que nous sommes capables de différencier est Yusuke. Certains fantômes sont eux-mêmes ignorants de leur condition, comme le postier qui nous entraîne nous aussi dans son illusion. En effet, ce dernier se croit toujours vivant et se crée un monde illusoire où il se représente le monde dans lequel il vivait.

Sur une matière qui sort de l’ordinaire, le film aborde tout de même des thèmes connus et importants dans l’histoire du cinéma, comme les mythes traditionnels japonais. On retrouve souvent des références à des histoires de morts qui reviennent sur Terre en raison de choses qu’ils doivent encore accomplir. De plus, le cadre du film donne à voir de superbes paysages mêlés entre campagne traditionnelle japonaise et Japon moderne, représenté par les scènes de ville et le mobilier de la maison de Mizuki. Le Japon traditionnel est très présent dans la deuxième partie du film, lors du voyage de Mizuki et Yusuke qui font halte dans un village au cœur des rizières et des forêts. Ce voyage s’apparente à un voyage initiatique. Mizuki et Yusuke apprennent à se retrouver entre eux, mais aussi à se trouver eux-mêmes en vivant pleinement le voyage qui vogue entre tensions et poésie. Le rythme lent du film ne le rend pas moins captivant grâce au suspens ambiant, car les scènes qui se suivent sont toujours révélatrices de surprises. Cette lenteur a même une véritable importance, puisqu’elle représente le temps qu’il faut à Mizuki et Yusuke pour réaliser leur accomplissement.

La poésie de ce film peut faire penser aux films d’animation du grand réalisateur japonais Hayao Miyazaki, notamment Le voyage de Chihiro et Totoro. Le premier pour les thèmes des morts et des revenants, du jeu temporel, du voyage initiatique et de l’enchevêtrement de l’étrange et du merveilleux. Le deuxième film reprend surtout les thèmes des légendes japonaises autour des forêts et des divinités de la nature.

Vers l’autre rive est un film déroutant qui vaut d’être vu et qui est susceptible de plaire à tous par sa démarche originale et sa manière de se démarquer des autres films.

Virey Granz
2016/03/31 10:18 #1d0a-4a73-8f0d-50fef810363c
Lycée Antatole France
Vers l'autre rive, est un film réalisé en 2015 par Kurosawa. Misukî, jeune professeur de piano, dont le mari est porté disparu depuis trois ans. Un soir, elle retrouve son mari chez elle. C'est ainsi que commence le voyage du spectateur à travers la culture japonaise. Ce film, à travers l'intrigue, les personnages et les paysages permet de découvrir ou redécouvrir le mystère, la pudeur et la beauté d'une culture ancestrale aux antipodes de la culture occidentale. Mais, malgré une histoire d'amour touchante et sans niaiseries, on se lasse vite du film. En effet, l'histoire se traîne en longueur et il est assez difficile de s'attacher aux personnages, car leur caractère, froid de nature, crée une distance entre les protagonistes et le public. Ce n'est qu'à la fin du film que l'héroïne se livre. On découvre alors une femme à la fois aventurière et touchante.

L'une des idées fondatrices du réalisateur était sans doute de montrer une nouvelle vision du fantastique. Étant par le passé réalisateur de film d'horreur, Kurosawa voulait pour ce projet cinématographique innover en ajoutant quelque touches de fantastique sans avoir pour but d'effrayer le spectateur. Alors qu'elle est en train de préparer le dîner, Misukî aperçoit son mari disparu trois ans auparavant. Après un bref étonnement, là où on s'attendrait à ce qu'elle soit effrayée, elle lui demande, comme si leur vie précédente reprenait tout naturellement son cours, d'enlever ses chaussures pour ne pas salir la maison. Or le fantastique se différencie difficilement du réel ce qui rend certains passages assez flous. Cela amène le spectateur à vouloir comprendre les significations qui se cachent derrières les paroles et les gestes qu'il trouve ambigus. Malheureusement, cette volonté du réalisateur noie le public dans la complexité d'une histoire d'amour pourtant émouvante. Un autre point sur lequel il est important de revenir est la position du spectateur ; il peut se trouver mal à l'aise dans l'atmosphère générale du film. En effet la façon dont les scènes sont tournées et les émotions montrées donne l'impression de s'immiscer dans les instants privés des personnages

Coline Beaucourt, Morgane Lelong et Camille Malgouyres
2016/03/31 10:19 #d6ee-4585-b71a-ab06d0b95192
Lycée Antatole France
Alors que Misuki rentre de son cours de piano, elle se retrouve nez à nez avec son mari ayant disparu trois ans plus tôt…

Émouvant et énigmatique, entre amour et non-dits, cette histoire nous emporte dans la culture japonaise à travers une atmosphère calme et sereine. Bien que le déroulement soit un peu long, l’évolution des personnages et l’intrigue nous tiennent en haleine.

 Kiyoshi Kurosawa, plus connu pour ses thrillers fantastiques et téléfilms d’horreur, nous invite cette fois à suivre un voyage bucolique à travers des lieux et des personnes ayant influencé l’existence de Yusuke ainsi que sa mort. En effet, celui-ci revient auprès de son épouse pour se faire pardonner, ce qui lui permettrait d’atteindre « l’autre rive » : celle des morts. D’ailleurs le voyage débute chez un vieil homme, distributeur de journaux, hanté par le départ de sa femme, ne sachant pas lui-même qu’il n’appartient plus au monde des vivants.

Le voyage se poursuit avec d’autres rencontres, permettant aux spectateurs de distinguer les vivants des personnes ayant perdu la vie. Ces personnes, toujours présentes sur terre, ont besoin de réparer les erreurs de leur passé avant de partir en paix et quitter leur apparence humaine.
Nos conseils : 

laissez vous emporter par l’atmosphère du film sans trop chercher à analyser tous les éléments de l’intrigue
évitez de vous interroger sur chaque action des personnages
profitez en pour apprécier les nombreux décors japonais très divers

Elisa Christoffel et Marie Smorowski
2016/03/31 10:20 #8e7b-4537-93d8-29216a2a1802
Lycée Antatole France
Un jour Yusuke disparaît en mer, laissant seule derrière lui sa femme Mizuki. Trois ans plus tard, il revient et entraîne sa femme dans un long périple chargé de rencontres.

Malgré certains passages un peu longs où nous sommes susceptible de nous ennuyer, Kurosawa a su, dans ce film, habilement mêler fantastique et réalisme afin de nous plonger dans un univers lent mais attachant.

Le plus dérangeant dans ce long métrage est sans doute la façon dont il se termine. Trop de questions restent sans réponse. On a un sentiment d’inachevé.

Marie Lamorille (Edwige Janssens, Cassandra Demaret, Olivia Caron, Margot Deprecq)
2016/03/31 10:20 #6a5d-4bcb-9a18-54c19af29cca
Lycée Antatole France
Dans notre vie, nous nous sommes tous déjà posés cette question : y a-t-il une vie après la mort ? Le film Vers l’autre rive nous invite à creuser cette question. L’histoire débute dans une cuisine, où une femme prénommée Mizuki prépare le dessert préféré de son mari, pourtant décédé depuis trois ans. Ce dernier, du nom de Yusuke réapparait soudainement. C’est à partir de cet instant que commence l’aventure bien étrange de ce couple. Aussi incroyable que cela puisse paraître la mort ayant pourtant séparé les deux jeunes gens, va parvenir à les réunir à nouveau … En effet, ce film fantastique traite du retour des morts dans la vie réelle, faisant écho à la série Les Revenants, une série où deux personnes pourtant mortes, reviennent à la vie. De plus, les nombreuses irruptions des morts dans la vie des vivants, ainsi que les scènes plongées dans l’obscurité, les moments de surprise, sont des procédés de film d’horreur que le réalisateur Kiyoshi Kurosawa a déjà utilisés dans d’autres de ses films qui est pourtant ici, plus apaisé et contemplatif. Il est intéressant de voir un film japonais, nous permettant ainsi de découvrir la culture japonaise, comme le fait qu’ils croient à une vie après la mort par exemple. Cependant, ce film ne pourrait sans doute pas plaire à tout le monde à cause de son impression de lenteur et de silence constant. De plus, le jeu des acteurs peine à rendre crédible le personnage joué, et le scénario parait trop confus, le spectateur s’efforce alors à se retrouver parmi ce surplus d’information. Vers l’autre rive reste malgré tout un film touchant et émouvant, c’est une réflexion sur le deuil, la vie après la mort, et la pensée de la mort constante dans nos vies.

Wendy Salaun, Mathilde Legrand (Rémy, Maxime, Justine, Emelyne, Noémie)
2016/03/31 10:22 #da53-4e24-821f-e19e49a1f616
Lycée de Haute-Auvergne
Vers l'autre rive est un film japonais de 2015, réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Cette œuvre est l'occasion de découvrir l'univers fantastique de Kurosawa et son goût, voir sa fascination, pour le thème de la mort. Les deux personnages principaux du film forment un couple particulier : elle (Mizuki) est vivante, lui (Yusuke) est mort. L'histoire mêle ainsi drame et romance et le voyage fait par ce couple à travers le Japon semble être une métaphore de l'acceptation progressive de cette situation extraordinaire.

Le « retour à la vie » de Yusuke désoriente d'emblée le spectateur. C'est qu'en effet, le postulat initial que Kurosawa nous demande d'accepter est celui d'une cohabitation possible (mais temporaire) entre les morts et les vivants ! Le spectateur peut donc se perdre aisément entre vie et mort, rêve et réalité dans ce film assez sombre et au rythme relativement lent. Cependant, certaines scènes réussissent à allier émotion et esthétisme tout en éclairant l'intrigue, la scène de la cascade ou celle du piano sont de celles-là. Mais l'étrangeté de certains passages, comme la « seconde mort » du facteur, rappelle au spectateur que dans ce film rien n'est simple, l'amour, la mort, la tristesse et peut-être l'espoir, se mélangent. Indiscutablement, ce film pousse à la réflexion. Une des leçons retenues par le spectateur est qu'il faut veiller, à l'heure de la mort, à ne pas avoir de regrets.

la classe de 2nde (littérature et société)
2016/03/31 10:23 #d864-46fb-a77d-ba60f8252c8a
Lycée de Haute-Auvergne
Le film Vers l’autre rive a été réalisé par le japonais Kiyoshi Kurosawa jusque là connu pour ses nombreux films d’horreur. Cette fois le thème des morts-vivants est associé à une histoire d’amour et à une réflexion sur le devenir de l’âme. En effet l’un des protagonistes est mort il y a trois ans dans la baie de Toyama et il vient retrouver sa femme, Mitsuki, pour l’entraîner dans un road movie initiatique. Yusuke veut lui montrer son Japon, celui de « l’envers », celui qui donne sur la mer du Japon, un Japon d’un autre temps ; la présenter aux gens qu’il a croisés pendant ces trois années d’errance, et peut-être réussir à se faire pardonner. Kurosawa, ici, rend compte d’une croyance shintoïste qui veut que les vivants et les morts puissent se côtoyer, communiquer, d’ailleurs le réalisateur joue sur la mince frontière qui existe entre ces deux mondes. Mitsuki a écrit une prière pour Yusuke, cent fois, pour appeler son âme qu’elle attire en lui cuisinant son plat préféré : les morts mangent donc chez Kurosawa, ils parlent, dorment, rient…d’où le trouble qui s’empare du spectateur et qui ne le lâchera pas.

Kurosawa adopte une esthétique de la répétition ; en effet certaines scènes du film se font écho, même si elles ne sont pas identiques, la scène du piano, la scène dans la chambre du livreur de journaux, la scène de la cascade, la scène de la préparation du repas, les scènes des leçons de Yusuke se répondent, s’opposent, se complètent… Il faut du temps aux spectateurs pour accepter que la mort du corps ne coïncide pas avec la mort de l’âme. Mais qui sont ceux qui errent, qui ne veulent pas mourir ? des êtres qui doivent se libérer d’un poids, d’une parole retenue. La retenue est d’ailleurs la plus grande difficulté de ce film, pas de déclaration, on ne se touche pas, on ne s’embrasse pas, les corps restent à distance et même si l’on peut entendre la différence culturelle, le couple formé par Yusuke et Mitsuki est peu crédible, si peu émouvant, leur secret est trop opaque, la maladie de Yusuke à peine esquissée, l’adultère juste suggéré jamais expliqué. Ces silences, ces doutes, ces incertitudes laissent certes la place à la réflexion mais ils n’en restent pas moins oppressants pour le spectateur qui ne trouve finalement qu’une échappatoire dans la beauté et la poésie des paysages.

la classe de 2nde (littérature et société) - groupe 1
2016/03/31 10:23 #63c6-420e-9698-538f57690c0d
Lycée de Haute-Auvergne
Vers l'autre rive est un film japonais de 2015, réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Cette œuvre est l'occasion de découvrir l'univers fantastique de Kurosawa et son goût, voire sa fascination, pour le thème de la mort. Les deux personnages principaux du film forment un couple particulier : elle (Mizuki) est vivante, lui (Yusuke) est mort. L'histoire mêle ainsi drame et romance et le voyage fait par ce couple à travers le Japon semble être une métaphore de l'acceptation progressive de cette situation extraordinaire.

Le « retour à la vie » de Yusuke désoriente d'emblée le spectateur. C'est qu'en effet, le postulat initial que Kurosawa nous demande d'accepter est celui d'une cohabitation possible (mais temporaire) entre les morts et les vivants ! Le spectateur peut donc se perdre aisément entre vie et mort, rêve et réalité dans ce film assez sombre et au rythme relativement lent. Cependant, certaines scènes réussissent à allier émotion et esthétisme tout en éclairant l'intrigue, la scène de la cascade ou celle du piano sont de celles-là. Mais l'étrangeté de certains passages, comme la « seconde mort » du facteur, rappelle au spectateur que dans ce film rien n'est simple, l'amour, la mort, la tristesse et peut-être l'espoir, se mélangent. Indiscutablement, ce film pousse à la réflexion. Une des leçons retenues par le spectateur est qu'il faut veiller, à l'heure de la mort, à ne pas avoir de regrets.

Peut-être la culture japonaise, au travers de laquelle Kurosawa traite ici les thèmes (pourtant universels) de la mort et du couple, est-elle trop éloignée de la notre pour que l'on puisse rentrer pleinement dans ce film. Peut-être est-ce les acteurs qui ne sont pas assez expressifs, ou le couple pas suffisamment complice. Peut-être le film est-il trop long et pas assez dense... Toujours est-il que, en définitive, l'impression générale est mitigée. Vers l'autre rive s'adresse probablement davantage à un public de cinéphiles taraudés par la question de l'au-delà ou fan de Kurosawa qu'à un public jeune attiré par un cinéma plus rythmé.

la classe de 2nde (littérature et société) - groupe 2
2016/03/31 10:25 #fbca-4f9e-8511-b8267f455a79
Lycée Jean-Pierre Timbaud
Kiyoshi Kurosawa transmet sa vision de la mort à travers son nouveau film intitulé « Vers l'autre rive », racontant l'histoire de Misuki, une jeune femme japonnaise ayant perdu son mari Yusuke, qui s'est noyé dans les profondeurs de l'océan il y a trois ans. Le réalisateur décide de traiter un sujet très peu abordable, se contraignant ainsi à recevoir de nombreuses critiques. En effet, cette œuvre n'est pas ouverte à tous car la vision de la mort n'est pas la même selon les cultures, limitant ainsi la diversité du public. Etant un sujet très dur à aborder, la mort est d'autant plus très dure à comprendre et à expliquer. Dans son film, Kiyoshi Kurosawa fait cohabiter la vie et la mort dans un seul et même monde. En effet, dans son œuvre, les défunts résident auprès de leurs proches toujours vivants, entrainant une confusion dans la tête du spectateur qui ne sait plus différencier qui est vivant de qui ne l'est pas. Tout au long du film on cherche à savoir qui est passé de l'autre côté, sans jamais le savoir pour certains des personnages. C'est un film très dur à comprendre que nous propose Kiyoshi Kurosawa, cependant, c'est tout de même un belle œuvre, car elle nous rappelle que nous ne sommes pas éternels, et qu'il faut profiter de nos proches, et des Hommes en général.

Margot Durand
2016/03/31 10:28 #a353-4af8-a1e2-0c4bd0d526c7
Lycée Emmanuel Here
« Vers l’Autre rive et ceux que l’on aime »

 Sur l’affiche, la couleur qui domine est le bleu et au bas, le vert pour l’herbe… Ce sont les couleurs du film également. Mizuki est là debout dans l’herbe et la silhouette de son mari, Yusuke, décédé. Mizuki est près de l’eau, elle regarde le ciel bleu comme si elle cherchait quelqu’un, cette silhouette qui est près d’elle, cette idée reviendra à plusieurs reprises dans le film.

L’affiche est donc à l’image du film : Yusuke revient à la maison, silhouette concrète, quand Mizuki fait à manger. Il est revenu pour « finir les choses ». Alors, Yusuke et sa femme font un voyage en bus. Ils traversent différents villages, des champs et des rizières, des forêts… avant que Yusuke ne s’efface pour toujours.

L’histoire est touchante : Mizuki vit avec son mari fantôme à la fois présent et inaccessible. Au début du film, on pourrait douter de la présence : ce fantôme trop réel, même Mizuki ne sait pas si elle rêve ou s’il est « vraiment » là…

C’est un film fantastique mais aussi dramatique, romantique et surtout émouvant entre une femme et son fantôme. Kurosawa nous invite à goûter plus encore la présence de ceux qui nous font vivre, de ceux que l’on aime avant qu’ils ne partent, eux aussi…

Arthur Pinna
2016/03/31 10:28 #7bdc-44b6-8b1a-62644ef10a80
Lycée Emmanuel Here
« Vers l’Autre rive en toute sérénité »

 Au cœur du Japon, Yusuke, mort trois ans avant le début du film revient sous la forme d’un fantôme pour convier sa compagne Mizuki pour un périple à travers les villages et les rizières. Ils iront à la rencontre de ceux qu’il a croisés sur la route de ces trois dernières années de son existence, juste avant de se noyer en mer… Vers l’Autre rive montre le parcours d’un personnage, une manière d’être à une autre, ici de l’angoisse à la sérénité.

Mizuki, interprétée par Eri Fukatsu, vit, au début du film, dans le deuil de son mari. Quant à Yusuke, interprété par Tadanobu Asano, son apparition offre l’occasion aux morts comme aux vivants de se libérer progressivement de leurs liens. La mise en scène de l’apparition des morts atteint ici une maîtrise remarquable grâce à une voie réaliste prise par Kiyoshi Kurosawa, qui permet de faire se joindre et se superposer le monde des défunts à celui des personnes en vie.

Le couple évolue dans un entre-deux où chacun prend tour à tour son rôle. Les diverses rencontres et mésaventures du couple donnent l’opportunité à chacun de trouver une forme d’apaisement amenant leur relation commune vers son épanouissement. Des scènes d’une poésie et d’une beauté incroyable assistent le long métrage, autant d’expressions de l’éphémère, de la disparition, mais aussi de la quiétude qui succède à la mort.

Hugo Terle
2016/03/31 10:29 #b6c8-4e5d-931f-43a63ed735ef
Lycée Emmanuel Here
Le film de Kiyoshi Kurosawa, Vers l’Autre rive, est un film japonais inclassable : à la fois romance, drame, fiction et fantastique. Bien que de nombreuses œuvres de Kiyoshi Kurosawa appartiennent au genre dramatique – Tokyo Sonata, Shokuzai, Charisma – Vers l’Autre rive reste résolument inclassable…

Mizuki enseigne le piano, Yusuke, son mari, a disparu depuis trois ans. Mais lorsqu’un soir, elle prépare un dessert, son mari apparaît… Il lui explique qu’il est un fantôme et qu’il est mort sans souffrir. Puis, ils partent ensemble, rendre visite à toutes les personnes qui ont aidé Yusuke après sa mort.

Ce film est au début un peu complexe avec cette histoire étrange de fantôme que l’on voit mais dont on a du mal à saisir la présence concrète puis au fur et à mesure, on s’en sort… on s’accorde avec lui et Mizuki…

Vers l’Autre rive est un film original où se voit aussi la culture japonaise, son espace, sa nourriture… très importante. Le piano est aussi un élément qui se répète : d’abord au début lorsque Mizuki l’enseigne à une élève puis plus tard dans la bande son.

Dans cette œuvre, les gros plans soulignent les visages des personnages sans les accentuer, tout en douceur, afin de dévoiler les émotions les plus profondes. Mais, tout au long du film, chaque plan donne un effet différent. Ainsi, s’installe un jeu très subtil entre les sons à l’image et les sons off comme s’ils étaient associés à la mélodie du piano que Mizuki joue.

C’est un film qu’il faut entendre, pour les musiques bien sûr, mais aussi qu’il faut goûter pour les succulents plats japonais et qu’il faut voir pour les profonds sentiments amoureux entre les personnages lovés dans le rythme si particulier du film ? Mais que l’on ne se trompe pas, sa longueur apparente est bien celle de la durée éphémère des sentiments surtout lorsque les êtres aimés ne sont plus là…

Marie Richmann
2016/03/31 10:30 #9e4c-491a-9c68-931aaa58f265
Lycée André Malraux
Vers l’autre rive est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa sorti en 2015. C’est l’adaptation d’un roman de Kazumi Yumoto. Vers l’autre rive est un film fantastique qui a remporté le prix de la mise en scène dans la section « Un certain regard » au Festival de Cannes 2015. Ce film est en japonais et sous-titré en Français avec comme acteurs principaux : Eri Fukatsu : Mizuki , Tadanobu Asano: Yusuke , Yu Aoi: Tomoko , Akira Emoto : Mr Hoshitani , Masao Komatsu: Mr Shimakage ,Kaoru Okunuki.

Personnellement, nous avons détesté ce film car le jeu des acteurs est pauvre notamment celui des deux acteurs principaux. Le film est rempli de non-sens ; ceci peut s’expliquer par le shintoïsme, une religion qui mélange des éléments polythéistes et animistes. Il s'agit de la religion la plus ancienne du Japon et particulièrement liée à sa mythologie. Nous pouvons ne pas comprendre certaines choses dans ce film car nous n’avons pas la même culture. En plus de cela, c’est un film interminable 1h27 d’ennui. Nous avons constaté qu’une scène inutile est incompréhensible. C’est la scène de la forêt vers la fin du film dans laquelle on ne peut pas comprendre que l’acteur et en train de mourir et que sa femme l’accompagne sur le chemin de la mort. Ce sont des traditions japonaises que nous, Français, nous ne pouvons pas connaître. Le réalisateur aurait du supprimer cette scène au lieu de rajouter de la mélancolie dans son film. De plus nous avons constaté que la bande-annonce donne bonne impression. Au moins, elle est un peu plus claire que le film en lui-même. Nous pensons que le réalisateur aurait mieux fait de faire un court-métrage captivant plutôt qu’un long métrage non motivant. Alors ne vous faites pas piéger par la bande annonce car le film est un vrai désastre cinématographique !

Tim-Matisse Angot
2016/03/31 10:32 #c967-4067-96d4-c89f01c5a656
Lycée Guez de Balzac
L'adieu au monde du dessus

Le cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa abandonne ici les oripeaux du film de genre horrifique qui ont fait sa renommée pour se lancer vers l'exploration d'autres figures fantomatiques. Désormais, ses fantômes "ne font plus peur, ils font l'amour" (comme l'écrivait si finement le critique du Monde). Oui, Yusuke, revient à sa veuve, reprend sa place et ses habitudes culinaires, langagières, mais c'est pour conduire Mizuki, son épouse, trois ans après son décès, vers d'autres rives. Comme à cheval entre la vie et la mort, il apprend lentement, délicatement à mourir, à faire son deuil de la vie et lui enseigne à elle comment faire son deuil de ce mort. L'expérience passe par un voyage, une odyssée à deux à travers des contrées de plus en plus obscures jusqu'à la grotte qui symbolise le passage des âmes. Chacun doit se défaire de ses préjugés, de son imaginaire et de ses images sur les revenants. Imago, fantômes/fantasmes, Kurosawa récupère l'étymologie pour imprimer le désir sur son écran. Il filme le désir d'être ensemble, de se défaire lentement de celui que l'on a chéri si fort. Lui apprend à mourir et la route est longue jusqu'à l'acceptation, le refus déchirant d'abandonner les êtres chers.

Film du franchissement des frontières entre la vie et la mort, entre l'éveil et l'inconscient, Kurosawa joue de l'alternance entre des séquences oniriques ou d'autres plus quotidiennes qui sont soudain interrompues par des raccords brusques, volontairement sombres affirmant la volonté de plonger le spectateur vers la dure réalité de la disparition. Ainsi en est-il de ce vendeur de journaux qui accroche au mur des fleurs colorées, symboles d'amour et de vie, abruptement métamorphosées en poussière, en décor troué le temps d'un cut, le temps d'une nuit.

Yusuke explore toutes les données de la vie, se gorge de vie jusqu'au moment où il peut servir de guide à sa jeune veuve, Mizuki, et l'entraîner dans son sillage. Il faut apurer les comptes et apprendre à bien mourir, cheminer dans la mort comme on l'aurait fait dans la vie si on nous avait laissé le temps de régler nos comptes. C'est un film sur la seconde chance laissée à la vie. Kurosawa filme avec des effets spéciaux moins étranges ou angoissants que d'habitude même si les séquences dans la forêt rejouent d'autres séquences de son cinéma hanté qui efface les morts sur l'image. Le fantôme se fait littéralement fantasme, il s'évanouit sur la surface de l'image et s'absente du plan. Kurosawa signe ici, un très grand film d'amour et de mort qui propulse le spectateur aux portes de l'Inconnu.

la classe de 2nde 8
2016/03/31 10:33 #4d34-44a8-a13d-4fae4f9cca17
Lycée J. Rostand
Vers l’autre rive : quand la vie et la mort se rencontrent

Au cinéma, il y les fantômes des films d’horreurs et les fantômes des films d’auteurs. Si ceux de Vers l’autre rive (2015) font partie des derniers, le réalisateur du film, Kiyoshi Kurosawa, a construit sa carrière avec les premiers ! Il n’y a cependant aucun rapport entre ces deux versions des spectres. Dans Vers l’autre rive, Yûsûke (Tadanobu Asano) revient chez sa femme Mizuki (Eri Fukatsu) et lui explique qu’il est mort trois ans auparavant, noyé. Si son corps est bien au fond de la mer, lui est tangible, respire, dort, se voit dans les miroirs et ne traverse pas les murs. Il propose à son ex-veuve un voyage à travers le Japon, à la recherche de ceux qui l’ont aidé à revenir…

Dans le film, une seconde chance est offerte aux morts regrettant quelque chose dans leur vie. Ils peuvent « renaître » provisoirement et partir en paix en achevant ce qu’ils voulaient faire. Ainsi, cette résurrection temporaire nous livre le moment le plus réussi du film, quand une jeune fille ne revient que quelques minutes pour jouer un dernier morceau de musique au piano pour sa sœur et pour Mizuki, qui est professeure de piano.

Dans ce road movie, les personnages rencontrés peuvent être morts, comme Yûsûke, mais seul ce dernier distingue les fantômes des vivants. Ainsi, même monsieur Shimakage, le vieux livreur de journaux, ne sait pas qu’il est lui-même décédé ! En avouant sa faute au couple – il a tué sa femme – il repart en paix, et sa maison, liée intimement à son être, devient une ruine.

Malgré une profondeur certaine, quelques scènes ne sont malheureusement pas convaincantes. Ainsi, celle des retrouvailles entre Yûsûke et Mizuki n’est absolument pas réaliste : après avoir été séparés par la mort pendant trois ans, ils semblent se retrouver après une journée banale de travail. La première chose que fait Yûsûke est de demander des beignets à sa femme ! Les réveils successifs de cette dernière forment un autre point négatif : on s’y perd et on ne sait pas si la scène précédente est rêvée ou non.

Le voyage s’achève dans un petit village dans les montagnes. Là, Yûsûke faisait des conférences sur la physique des particules et les sciences de l’Univers. Le cours qu’il fait à son retour porte sur l’absence de masse des photons, ce qui provoque l’incompréhension des villageois. Eux semblent pourtant accepter l’existence d’un passage entre le monde des vivants et le monde des morts dans une grotte derrière une cascade non loin du village. Ryota, un jeune garçon fasciné par cette cascade, y retrouve Mizuki, qui vient lui apporter son déjeuner oublié par sa mère Kaoru. Le garçon la met au défi de franchir le passage, ce qu’elle refuse. Elle comprend que c’est de là qu’est revenu son mari.

Vers l’autre rive met en scène au sein d’un couple banal un éternel fantasme humain : celui du retour des morts à la vie. Ensemble, Yûsûke et Mizuki, parfois sans le vouloir, aident les fantômes à repartir vers l’autre rive, sans regrets et en paix.

Antoine Josse
2016/03/31 10:34 #5b0a-493b-b47e-7ee9a1018bb8
Lycée J. Rostand
 Vers l'autre rive, film de Kiyoshi Kurosawa, est une romance japonaise touchante qui associe le drame et le fantastique. Elle évoque l’histoire de Mizuki et de son mari Yusuke, décédé lors d'une disparition en mer. Ils vont se retrouver et Yusuke va emmener sa compagne vers plusieurs villages rencontrer ceux qu'il a croisés depuis sa mort. Vers l'autre rive est un récit bouleversant qui nous fait réfléchir sur le mystère de la mort, de la vie et de l'amour.

Dans son film, Kiyoski Kyrosawa nous livre une mise en scène très réaliste de l'apparition en fantôme de Yusuke, qui permet de relier le monde des morts à celui des vivants sans choquer. Le film est aussi un «road movie», les deux personnages vont quitter la ville pour se retrouver dans une nature toujours plus sauvage, très spirituelle, à la rencontre d'individus touchés eux aussi par le deuil et à la difficulté de voir partir leurs proches.

Le voyage débute chez un livreur de journaux, M. Shimakage, âgé, et aussi endeuillé par la disparition de sa femme. Il découpe les fleurs en papier des journaux pour les coller sur le mur au-dessus de son lit, peut être une façon pour lui de dire au revoir à sa femme défunte. Lui aussi est un fantôme, mais il ne s’en rend pas compte. On apprend que le vieil homme a tué sa femme en lui lançant un plat sur la tête. Après cet aveu, Yusuke va chercher l’homme parti boire et le couche. Le lendemain l’homme a disparu et la maison se trouve détériorée comme si elle n’avait pas été habitée depuis des années.

Le couple continue son périple et va voir Jinnai et sa femme, Fuji. Ils gèrent un restaurant, où Misuki s’épanouit. Un jour Fuji prend à partie Misuki parce qu’elle a joué du piano. La gérante ne veut plus que l’on s’en serve, depuis qu’elle a reproché à sa sœur, morte depuis, de mal jouer du piano. La jeune fille disparue revient et joue très bien du piano sous les instructions de Misuki. Sa sœur peut donc s’excuser.

Durant leur dernier voyage, le couple ve voir le vieux Hoshitani, dans le village où Yusuke a donné des cours de sciences. Le vieil homme qui s’inquiète pour sa belle-fille. Depuis la mort de son mari, ce dernier n’arrête pas de la hanter. Elle est très perturbée et oublie tout le temps le déjeuner de son jeune fils. Un jour, Misuki apporte le déjeuner au petit garçon. Celui-ci est près d’un lac, il affirme que c’est un passage vers l’au-delà. Au même endroit, Misuki voit son père, mort, qui s’inquiète pour sa fille car il n’a pas pu la protéger, dit-il, d’un mauvais mari. Misuki le rassure et le fantôme peut repartir vers l’au-delà.

Le mari de Koaru veut emporter sa femme de l’autre côté mais Misuki et Yusuke l’en empêchent et lui disent que Koaru doit attendre son heure. Le fantôme part donc seul vers l’au-delà.

Dans tout leur voyage, Misuki et son mari aident les personnes que Yusuke a rencontrées durant ces trois ans d’errance à s’en aller vers l’autre côté. Pendant ce voyage, Yusuke, qui s’était laisser noyer car il n’aimait pas la vie, reprend goût à la vie. Ensemble, ils vont devant l’endroit où Yusuke s’est noyé et Misuki brûle les prières schintoïstes qu’elle avait écrites pour le retour de son mari. Yusuke part donc enfin vers l’au-delà.

Dans ce film, il y a un contraste entre la vie et la mort, mais tous les personnages peuvent se voir. Tous les morts ont un but : passer de l’autre côté.

Emma Millet et Héloïse Duquesne
2016/03/31 10:35 #bf07-4156-9511-3a966f66e3a6
Lycée J. Rostand
Vers l'autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa sorti en 2015. Kurosawa présente ici un genre nouveau pour lui : le mélodrame, lui qui était habitué aux genres horrifique ou fantomatique. Cela ne l'empêche pas de garder cet univers si spécial, dans un film ou les morts et les vivants sont en lien direct.

Dès le début, on entre dans l'univers de Kurosawa, car Mizuki, héroïne du film, reçoit la visite de son compagnon, Yusuke, mort depuis plus de trois ans. Malgré cette apparition soudaine et inespérée, Mizuki ne présente aucun signe de stupéfaction ou de surprise, ce qui attire l'attention du spectateur. De même que celle-ci lui fait remarquer qu'il n'a pas enlevé ses chaussures, autre fait qui prouve que l'apparition de son compagnon semble être une banalité pour la jeune femme.

Après avoir compris que tout cela était bien réel, Yususke et Mizuki entreprennent un voyage à travers le Japon, pour aller à la rencontre d'autres fantômes et pour que Mizuki sache où son compagnon a erré pendant plus de trois ans après s’être jeté à la mer. Le jeune couple retrace la route parcourue par Yusuke et va d'abord à la rencontre d'un vieillard, distributeur de journaux, lui-même touché par la douleur de la disparition de sa femme. Ils vont ensuite à la rencontre d'un couple de restaurateurs, lieu où Mizuki aimerait rester mais Yusuke s'y oppose. Tous les fantômes ont un rôle bien précis dans ce film, surtout le rôle d’aider à faire le deuil. Ce film est une très belle histoire même si parfois les scènes, d'un calme extraordinaire, nous poussent à nous assoupir un peu.

Mais je pense que les idées du film ne reposent pas sur l'histoire entière mais plutôt sur les rôles que jouent les morts après leur retour.

En effet, les retours de toutes ces personnes ne sont pas sans signification, ils jouent un rôle essentiel en apportant la preuve que l'amour est plus fort que la mort. Après les trois ans de disparition de son compagnon, Mizuki n'a toujours pas refait sa vie avec un autre homme, prouvant encore une fois qu’intérieurement la jeune femme savait que son compagnon reviendrait un jour.

Mais ce retour est en fait une seconde étape d'acceptation définitive de la mort de son compagnon, car, après ce retour, Mizuki et Yusuke terminent tout ce qu'ils avaient entrepris dans leur vie de couple. Mizuki et Yusuke ont encore plein de choses à vivre, notamment ce rapport physique, où Mizuki aimerait avoir une relation sexuelle avec son compagnon, mais celui-ci refuse, sachant que les dernières vérités n'ont pas encore étaient révélées et que son voyage parmi les vivant n’est pas tout à fait fini. Mais après avoir finalisé tous ses projets, Yusuke accepte d'avoir une relation sexuelle avec sa femme.

Et le film est pareil à une porte battante laissant entrer tous les morts et tous les vivants dans le même et unique monde.

C'est un film avec une structure assez complexe à comprendre mais le message, lui, est d'une simplicité parfaite. J'ai beaucoup apprécié ce film, rien que pour les sentiments qu'il a réussi à nous transmettre.

Nathan Devard
2016/03/31 10:35 #6579-4531-b545-391629761420
Lycée J. Rostand
Vers l’autre monde…

Vers l’autre rive, un film de Kiyoshi Kurosawa, sorti en septembre 2015, met en scène Mizuki (Eri Fukatsu), une jeune femme vivant seule à Tokyo, et qui donne des cours de piano pour gagner sa vie. Mizuki est veuve : son mari, Yusuke (Tadanobu Asano), a soudainement disparu avant d’être déclaré « mort » trois ans après sa disparition. Un soir, Mizuki va voir apparaître devant elle son mari, qui va lui proposer de partir avec elle pour un long « road-trip » à la recherche de tous ceux qu’il a rencontrés pendant ces trois années d’absence…

Tout d’abord, nous pouvons parler du retour de Yusuke. Ce soir-là, il surgit subitement dans l’appartement sombre de Mizuki, qui elle ne trouve qu’à parler des chaussures de son mari. Evidemment, même si cela surprend la première fois, Mizuki croit sûrement que ce n’est qu’en réalité une illusion, ce qui expliquerait son manque de réaction. Cependant, ce n’est que le lendemain qu’elle prend conscience de la réalité de la situation, car son mari est toujours là. Au moment où il explique son absence à sa femme, celle-ci est prise de colère envers lui (ce qui est compréhensible car elle n’a jamais reçu de nouvelles de la part de son mari). Mizuki avoue avoir tout essayé pour récupérer son mari, et a même écrit des centaines et des centaines de pages de prières shintoïstes, sur les conseils d’un prêtre, pour le faire revenir. Mais Yusuke lui apprend qu’il est réellement mort, et que son corps est actuellement au fond de la mer, car il s’est en réalité suicidé (« ma vie ne me plaisait plus », dit-il à Mizuki). A partir de ce moment, il devient difficile de comprendre la suite de l’histoire, notamment à cause du fait que Yusuke confirme qu’il est mort, mais qu’il peut cependant parler ou encore toucher les vivants.

Durant tout le film, il y a un constant changement entre la vie et la mort, le réel et l’au-delà, un passage d’une rive à l’autre… Ces échanges rendent l’histoire plutôt confuse dès les premières scènes où Yusuke apparait. D’ailleurs, le côté fantastique du film est sûrement dû au fait que les morts et les vivants se mélangent et puissent communiquer. Au début du film, quand Yusuke nous apprend qu’il est réellement décédé, on ne sait pas vraiment quoi penser, car il est en réalité présent aux côtés de Mizuki et lui parle, mais on ne distingue pas chez lui un net aspect de fantôme, c’est-à-dire avec un teint un peu blanc et un corps un peu transparent et inexistant (comme dans les films d’horreur ou de fantômes habituels), ce qui prête encore plus à confusion.

Ensuite, parlons du « road-trip » du jeune couple à travers les villages. L’histoire est découpée en plusieurs parties, correspondant à chaque escale de leur voyage. A chaque escale, on en apprend un peu plus sur Yusuke, sur ce qu’il a fait durant ces trois années (par exemple quand il a travaillé aux côtés de M. Shimakage, un vieillard livreur de journaux vivant seul). On a l’impression de voyager à leurs côtés jusqu’à la fin, où Yusuke doit retourner dans le monde des morts, après avoir rempli sa mission. Car oui, si Yusuke est revenu dans le monde des vivants, c’est pour accomplir une mission, celle qu’il n’a jamais réussi à remplir avant qu’il ne meure : apprécier la vie ! On peut donc penser que le fait qu’il revienne où il était durant ces trois dernières années avec Mizuki lui fasse mieux apprécier ce qu’il vit. Ils arrivent finalement à leur dernière escale : la mer, l’endroit exact où Yusuke s’est noyé, et aussi l’endroit où ils se séparent à nouveau. Mizuki finit par y brûler les prières shintoïstes afin de se libérer, de pouvoir reprendre une nouvelle vie et de rentrer chez elle, et Yusuke peut désormais partir le cœur léger.

Pour rester dans les thèmes « road-trip » et « fantômes », nous pouvons parler de quelques scènes de certaines escales de leur voyage, notamment celle où Mizuki se réveille un matin, lors de leur séjour chez M. Shimakage, et trouve la chambre du vieillard saccagée et délabrée. A ce moment-là, elle réalise que M. Shimakage était en fait comme Yusuke , un fantôme, un mort, et qu’elle voit désormais la chambre dans son état réel, des années après la mort du vieillard. De même, lors de leur séjour chez des amis restaurateurs de Yusuke, Mizuki, qui était censée nettoyer une pièce du restaurant, découvre un vieux piano et commence à jouer quelques notes. Immédiatement, la femme du propriétaire du restaurant (et ami de Yusuke) intervient avec colère. Ce piano était celui de sa petite sœur décédée. Soudainement, sa sœur apparaît et se met à jouer du piano : elle finit par se réconcilier avec sa grande sœur en pleurs (les deux sœurs étaient en fait fâchées). Encore une fois, il est question de quelque chose empêchant les morts de partir sereinement vers l’autre monde.

Finalement, il y a quand même un paradoxe dans la mise en scène, car les personnages ont décidément une allure et une voix un peu lente (le film dans son ensemble l’est aussi d’ailleurs), ils semblent constamment un peu tristes, tandis que la musique, elle, ne cesse presque jamais d’être joyeuse, douce et légère.

Enfin, même si mon avis reste nuancé sur cette œuvre cinématographique, nous pouvons dire Kiyoshi Kurosawa a réussi à rassembler dans une seule œuvre de la tristesse et de la nostalgie, mais aussi de la douceur, de la légèreté et surtout : de l’amour.

Julien MOREL
2016/03/31 10:36 #bdee-41cd-8046-0159a7831ac0
Lycée J. Rostand
Vers l'autre rive : aussi incompréhensible que bien fait !

Vers l'autre rive, réalisé par Kiyoshi Kurosawa, raconte la singulière histoire de Mizuki dont le mari a disparu, apparemment suicidé en mer. Quand celui-ci réapparaît mystérieusement dans l'appartement de sa compagne, ils partent tous les deux en voyage à travers le Japon pour, vraisemblablement, sauver les âmes des personnes rencontrées par Yusuke lors de son exil volontaire avant son ''suicide''. Ce film peut alors se définir comme un road-movie sentimental où les thèmes abordés ne sont pas toujours clairs. Leur subtilité ne semble pas accessible aux yeux des ''mortels''.

Vers l'autre rive peut aussi se définir comme fantastique sous certains aspects. En effet, la frontière entre le monde des morts et le monde des vivants n'est pas tout à fait définie, voir même réelle. Les ''fantômes'' ont la même apparence physique que les vivants, ils ont les mêmes comportements, les morts peuvent parler avec les vivants et inversement. On peut aussi s'attarder sur les sujets abordés durant le film, qui sont très nombreux et ne semblent pas avoir de rapport entre eux. Ce ''désordre'' nous donne un sentiment d’incompréhension tout au long du film.

On peut citer notamment le thème évident de la vie et de la mort ainsi que celui de l'acceptation du décès. On peut aussi percevoir le thème du voyage. Sans doute que beaucoup d'autres thèmes abordés sont encore flous pour moi mais le film est si long (2h07) et morne qu'il en devient presque ennuyeux. Ainsi, les acteurs tristes et blafards sont tellement peu convaincants que cela en devient presque comique. J'en prends pour preuve la scène où le mari de Mizuki, disparu depuis trois ans, rentre chez elle. La seule et unique phrase dite pas l’intéressée n'est autre que : ''enlève tes chaussures''. Cette réplique, déjà très peu logique dans un moment de retrouvailles, accompagnée du visage sans absolument aucune expression de Eri Fukatsu (actrice de Mizuki), rend la scène presque pathétique.

On se rend compte, au fur et à mesure du film, que les deux personnages principaux sont en quelque sorte des ''passeurs''. Au fil de leurs aventures, Mizuki et Yusuke vont aider des gens dans l'acceptation de leur propre mort. En effet, on s'aperçoit très vite que les personnes fréquentées par les deux amants sont en fait décédées et ne peuvent pas (ou ne veulent pas) passer vers ''l'autre rive'', vers le monde des morts. Pour les faire passer de l'autre côté, les personnages leur font accepter leurs erreurs passées. La première démonstration a lieu avec M. Shikamage, qui battait sa femme et l'a finalement tuée. Par une suite d'événements, Mizuki réussit à le faire passer du côté des morts, ce qui donne une scène plutôt remarquable dans la maison de M.Shimakage.

J'aimerais revenir, en dernière partie, sur un des défauts les plus importants du film : le jeu des acteurs. Ceux-ci sont particulièrement inexpressifs, ce qui fait que l'on n'accroche pas à l'ambiance du film, qui est déjà difficile à cerner. Je pourrais ''prendre leur défense'' en disant notamment que leurs rôles ne sont vraiment pas faciles à interpréter, mais le manque de conviction, même dans leurs répliques, fait s'effondrer tout possible attachement aux personnages. Je prends pour exemple la scène où Mizuki fait du piano avec Futji, la restauratrice. La scène est très belle grâce au piano et à certains plans qui attirent notre attention. Malheureusement, le manque d'expression notoire sur le visage de Mizuki et Futji qui joue la tristesse en cachant son visage rendent la scène tout de suite complètement vide d'une quelconque empathie pour les acteurs.

Pour conclure, je dirais que ce film est empreint de bonnes idées et de bons sentiments mais ils sont mal exploités et ''rangés en pagaille'' tout au long de son déroulement. En conséquence, on se retrouve à regarder un film, certes bon et très bien réalisé, mais confus et incompréhensible au premier visionnage. Ainsi, mon avis sur ce film est très partagé, entre un bon film poétique et une réalisation avant-gardiste exclusivement réservée à un public très averti !

Tom Chartier
2016/03/31 10:37 #5977-4f75-85cf-feb0c52cb0b2
Lycée J. Rostand
Vers l’autre rive : les morts reviennent pour faire leur deuil

Vers l’autre rive est un film du réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa paru en 2015. Ce roadmovie raconte l’histoire de Mizuki, interprété par Eri Fukatsu, et de son mari, Yusuke, joué par Tobanobu Asano. Yusuke, disparu depuis plus de trois ans, noyé en mer, revient d’entre les morts et invite sa compagne Mizuki à venir faire un voyage dans plusieurs villages du Japon, à la rencontre des personnes qu’il a croisées pendant ces trois dernières années d’errance. Mais pourquoi Yusuke est-il revenu parmi les vivants ?

Ce film traite de différents thèmes comme celui de l’amour : en effet, Mizuki a du mal à oublier la mort de Yusuke, et le retrouver chamboule tous ses sentiments. Elle est perdue et ne sait que penser de ces retrouvailles, mais Yusuke sait pourquoi il est revenu et ne ressent aucun sentiment, il retourne chez les vivants pour que Mizuki arrive à faire son deuil et que lui-même puisse retourner dans le monde des morts. On remarque, lors de la première scène où l’on les voit tous les deux réunis, que Mizuki se jette dans les bras de Yusuke. Celui-ci reste froid face à elle comme s’il ne ressentait plus aucun sentiment depuis sa mort. Mais cela changera au cours du film…

Le deuil est un autre des sujets du film : de nombreuses personnes croisées dans le film sont dans le cas de Yusuke, elles sont mortes mais restent dans le monde des vivants, soit pour accepter leur mort, soit pour aider leur proches à faire leur deuil. C’est le cas par exemple de Shimakage, un vieillard que Yusuke a rencontré auparavant, qui aura besoin de voir Mizuki, qui ressemble à sa défunte épouse, pour pouvoir accepter le départ de sa femme et ainsi partir mourir en paix. Il y a aussi une scène très intéressante à propos du deuil : celle où l’ordinateur de Shimakage tombe en panne et est déclaré comme mort par Yusuke. On a alors qu’un plan rapproché qui cadre les visages tristes du jeune homme et du vieillard, comme s’ils venaient de perdre un membre de leur famille. Mizuki essaie de les rappeler à la raison en leur disant qu’ils « peuvent en racheter un autre » tandis que les deux hommes déclarent qu’il faut organiser une sorte de « fête d’adieu pour l’ordinateur ». C’est ici que l’on remarque vraiment la relation qu’ont les vivants avec la mort et les morts avec la mort.

Les costumes que portent les acteurs sont typiquement japonais et nous aident à nous plonger dans le film. Les costumes permettent entre autre de situer la catégorie sociale à laquelle appartiennent les personnages du film : Mizuki doit être de classe moyenne, car elle porte souvent des chemises, jupes tandis que Yusuke porte la plupart du temps un imper orange, peut-être l’habit qu’il a porté juste avant sa mort.

Ce film est vraiment spécial car la séparation entre morts et vivants est très mince, les deux se côtoient normalement, sans questionnement, comme si c’était normal. Étant donné que l’on est dans un film fantastique, on peut trouver cela normal que le réalisateur ait fait ce choix. Mais souvent cela peut prêter à confusion : on ne sait plus qui est vivant ou qui est mort, et on peut vite se perdre dans ce film. Bien que ce film soit très poétique, il passe lentement, et le jeu plat des acteurs ne nous émeut pas. C’est sans doute un choix de Kurosawa, mais c’est vraiment troublant, car les scènes qui sont censées être émouvantes ne procurent aucun sentiment.

Pour conclure je dirais que ce film traite de bons sujets mais pas de la bonne manière, le jeu des acteurs ne nous permet pas de nous mettre à la place des personnages du film et donc d’arriver à ressentir ce qu’eux ressentent. A la fin de ce film, on sort avec un grand vide au fond de nous ; sans avoir trop compris ce qu’il s’est passé.

Killian Langlais
2016/03/31 10:38 #c04c-4831-931a-a234eeaf30ea
Lycée J. Rostand
Vers l’autre rive est un film fantastique de Kiyoshi Kurosawa, sorti en 2015. Ce road movie raconte l’histoire de Yûsûke et de sa femme Mizuki, qui, au retour de son mari, absent depuis trois ans, entament ensemble un voyage et visitent tous les lieux ou Yûsûke a vécu pendant ces trois ans d’absence, depuis sa mort. Dans la première scène du film, on aperçoit une petite fille jouer du piano. En pleine nuit, Mizuki reçoit la visite de son compagnon, Yûsûke, qui s'est noyé en mer trois ans plus tôt. Comme si de rien n’était, ils reprennent leur vie d’avant, comme si le fait que les morts reviennent du côté des vivants était normal. Un jour, Yûsûke décide d’entreprendre avec Mizuki un voyage retraçant ses trois dernière années. Ils rencontrent toutes les personnes ayant accueilli Yûsûke après sa mort, commençant par le facteur M.Shimakage, puis les restaurateurs Jinnai et Fuji et pour finir ils visitent un village d’agriculteurs. Tout au long de ce voyage, le réalisateur nous fait découvrir les paysages magnifiques et variés du Japon, des vieilles villes et le charme des vieux bâtiments, ainsi que les magnifiques forêts de la campagne. A chaque fois, le couple fait passer soit la personne qui les accueille, soit l’un de ses proches de l’autre côté. Les prières shintoïstes que Mizuki a écrites pour faire revenir son défunt mari, elle va devoir les brûler quand elle décidera que son périple avec ce dernier s'arrête. Des messages concrets nous font réfléchir sur la façon de faire le deuil, mais certains sont curieux, voire incompréhensibles, comme lorsque M.Shimakage et Yûsûke veulent faire une cérémonie pour l’ordinateur quand il rend l’âme, ou encore la scène d’amour entre Yûsûke et Mizuki vers la fin de leur périple. Certaines scènes de paysage ou de transition sont lentes, soporifiques, voire sans intérêt particulier. Malgré cela, le réalisateur veut nous faire passer un message à travers son film, un message qui peut être interprété différemment pour chaque personne, sur ce qu’est la vie après la mort, sur la façon dont les proches du défunt doivent faire leur deuil. Il nous montre une vie utopique, où les morts et les vivants peuvent faire leur deuil ensemble, et faire enfin toutes les choses qu’ils n’ont pas eu le temps de faire, ou les choses qu’ils ont rêvées de faire, s'excuser pour les maux causés... pour pouvoir passer en paix de l’autre coté, au “paradis”, vers l’autre rive.

Matthieu Jouin 
2016/03/31 10:38 #08af-4874-be23-5f01dc604756
Lycée J. Rostand
Vers l'autre rive ou le passage d'un monde à un autre

 Mizuki, préceptrice de piano, vit seule depuis la mort de Yûsûke, son mari trois ans plus tôt. Cependant, un soir, celui-ci réapparaît. Il dit s'être suicidé en mer de Toyama et lui propose de partir avec lui dans les lieux qu'il a fréquentés pendant ses trois dernières années post-mortem. Ce road-movie va nous promener à travers le pays du soleil levant et nous faire découvrir la cuisine, les magnifiques paysages mais aussi les traditions nippones. D'ailleurs, son réalisateur, Kiyoshi Kurosawa, est considéré comme l'un des artistes marquants du renouveau du cinéma japonais.

Vers l'autre rive qui est inspiré par le roman éponyme de Kazumi Yumoto. Le sujet abordé est le passage vers l'au-delà. Ce passage entre la mort biologique et la disparition se fait par l'acceptation de la mort du défunt. Cela correspond à la période du deuil. Période où le temps s'arrête pour les proches, où ils vont protéger les objets ayant appartenu au défunt car ceux-ci renferment des souvenirs, comme le piano de la restauratrice, Fuji. Elle regrette d'avoir réprimandé sa sœur juste avant sa mort. Mais, grâce à ce piano, elle a pu faire le deuil de sa sœur. Il en va de même pour le plat graissé avec lequel Shimakage, le distributeur de journaux, a tué sa femme. Le réalisateur montre les fantômes avec des apparences humaines, afin de les mélanger au monde des vivants, ce qui crée une grande confusion chez le spectateur.

Vers l'autre rive est un mélodrame touchant. L'histoire d'amour entre Mizuki et le défunt Yûsûke paraît surnaturelle. Son épouse le redécouvre après trois années d'absence. Elle apprend alors de nouvelles choses sur lui, telle que sa liaison amoureuse avec une autre femme ou bien ses conférences qu’il a données sur la science et la physique dans un petit village de campagne.

C'est un film beau, touchant et émouvant. Cependant, le mélange du monde des vivants avec celui des morts sans signe distinctif est surprenant au premier abord.

Théo Lecardonnel
2016/03/31 10:39 #c629-4047-b0fc-60b777e9d427
Lycée J. Rostand
Un monde entre morts et vivants

Kiyoshi Kurosawa nous présente un nouveau film en réussissant très bien son changement d'univers filmique. Son dernier film, Vers l'autre rive, sorti en 2015, raconte l'histoire d'une japonaise se nommant Misuke, qui est vivante, et de son compagnon, Yusuke, qui est mort, bien que Yusuke soit mort suite à une disparition en mer. Ensemble, ils essaient en traversant le Japon de rattraper le temps perdu depuis que ce dernier est mort. Ce film peut dès le début perturber beaucoup de monde, vu que dans cette histoire les vivants et les mort cohabitent dans une parfaite harmonie sans aucune différence.

Ce film est un road movie à travers le Japon, ce qui fait que les personnages vont rencontrer des paysages et des personnes différents. Ce road movie est d’ailleurs très bien filmé car nous nous rendons bien compte que les paysages changent, ce qui nous permet de visiter grâce au film les paysages du Japon que nous ne connaissons pas. La première personne qu'ils rencontrent est un vieillard qui, lui aussi, comme Yusuke est mort et frappé par la mort de sa femme, ce qui l’empêche de quitter le monde des vivants. Nos deux héros jouent comme un rôle de passeur du monde des vivants à l'autre monde, ce qui donne un côté plutôt poétique au film. Une fois qu'ils ont fait passer le vieillard dans l'autre monde sa maison adopte un côté abandonné comme si en partant l'homme avait emmené avec lui l’âme de sa maison et elle est devenue comme elle serait si 'l'homme avait été directement avec les morts. Ce film fait aussi passer un message, car comme Yusuke et Misuke, il faut profiter de la vie avant qu’il ne soit trop tard c’est-à-dire dès qu’on en a l’occasion, car elle peut se terminer très rapidement, donc M. Kurosawa veut nous dire grâce à ce film qu'il ne faut pas attendre avant de profiter de la vie car elle est trop courte pour ne pas le faire.

Pour finir nous recommandons ce film car il est extrêmement bien tourné avec de très jolis plans que ce soit pour les personnages ou le paysage qui est d’ailleurs très beau. Ce film mérite donc d’être vu car même s’il est complexe et pas destiné à un jeune public, toutes les personnes cinéphiles vont très certainement aimer ce film car il y a un réel scenario et un montage inspiré des films des années 50 qui fait un rendu très harmonieux.

Valentin Charlot et Lucas Mirgaine
2016/03/31 10:41 #88cc-4673-9e90-fa9252d863f9
Lycée Jules Ferry
Vers l’autre rive est un film japonais en couleur réalisé par Kiyoshi Kurosawa. Il est sorti au cinéma le 30 septembre 2015. Les acteurs principaux sont Eri Fukatsu (Mizuki) et Tadanobu Asano (Yusuke).

Pour faire simple, ce film parle des croyances japonaises qui relient le monde des vivants au monde des morts. Yusuke est un homme qui est mort noyé dans la mer ne laissant aucune trace et sa femme Mizuki qui ne cesse de le chercher. Un soir, alors que Mizuki prépare le repas, Yusuke apparait et elle croie que s’était un rêve. Mais quand elle voie que ça en était pas un, Yusuke l’emmène aux quatre coins du Japon rendre visite aux gens qui l’ont aidés ces trois dernières années.

Pour commencer, le film est dans l’ensemble bien que ce soit au niveau de la musique, de l’histoire ou du tournage.

En effet s’il y a une chose à apprécier dans ce film c’est la beauté du paysage à couper le souffle mais parfois inutiles pour l’histoire du film. Par exemple lorsque Mizuki et Yusuke sont dans le train, on voit en arrière-plan un très beau paysage, une jolie végétation mais inutile pour l’histoire.

En ce qui concerne la musique c’est de la musique classique européenne. Elle est très belle, la plupart du temps l’instrument joué est le piano car Mizuki est professeur de piano. Cette musique procure différents effets, parfois elle peut être belle et joyeuse mais dès fois elle est stressante comme par exemple quand Mizuki voit la maison du distributeur de journal, ami de Yusuke, dévastée comme si une tornade était passée et avait tout emportée sur son passage. Là, la musique est très stressante et fait limite ambiance de film d’horreur mais elle colle bien à l’image.

Ensuite, certaines scènes sont longues, trop longues et c’est ennuyeux. Parfois, les arrêts sur image sont totalement inutiles. Par exemple, Mizuki appelle une personne qu’elle connait, distributeur de journal mais lui ne semble pas l’entendre. Elle va vers lui mais lui étant en moto, part plus loin dans la rue et tourne dans une ruelle. De là, la camera reste braquée sur la rue vide pendant longtemps, beaucoup trop longtemps et ceci se répète plusieurs fois dans le film et c’est regrettable.

Enfin, les acteurs jouent dans l’ensemble plutôt bien. Mizuki est bien dans son rôle de femme heureuse d’avoir retrouvé son mari, elle lui saute dans les bras, veut le toucher, l’embrasser… . Il y aussi une femme, employeur de Mizuki et Yusuke pendant un court instant dans le film, elle montre beaucoup d’expression. Par exemple elle est d’abord en colère lorsqu’elle entend Mizuki jouer de son piano puis quelque instant après elle est triste car elle se souvient de sa petite sœur morte à qui elle interdisait de jouer du piano à cause de l’air qu’elle jouait à longueur de journée. Elle avait des regrets.

Ce film est un très bon film dans l’ensemble et l’histoire est vraiment belle. Cependant, au début il est difficile de comprendre certaines choses, qui est mort ? Quels rôles ont les fantômes etc… Un film à aller voire surtout pour les curieux qui s’intéressent aux différentes cultures du monde.

Elisa Warnimont 
2016/03/31 10:41 #ee0d-4207-8854-0470828e35b9
Lycée Jules Ferry
"Vers l’autre rive" est un drame Franco-Japonais réalisé par Hiyoshi Kurasawa et sortie en salle le 30 septembre 2015. Les acteurs principaux sont : Eri Fukatsu, Tadanobu Asano, Yû Aoi et Akira Emoto. Ce film n’est pas un scenario original mais il est adapté du roman Japonais : « Kishibe no Tabi ».
Au Japon Yusuke conduit sa compagne Misuki à un travers le pays pour lui faire rencontrer les personnes qu’il a croisé depuis le jour où il est mort, il y a trois ans.
Le thème du film : le passage du monde des vivants au monde des morts est assez complexe et nous pousse à nous poser des questions existentielles. Le départ de Yusuke vers le monde de l’au-delà permet aux deux amants de se reconnecter et le réalisateur, avec le jeu des acteurs, arrive bien à exprimer ce sentiment fort. Ce malgré la culture Japonaise qui veut que cet amour soit peu affiché en public à cause d’une certaine pudeur. Cependant ce sentiment est tout de même bien exprimé tout au long du film.
On fait face ici à une très belle réalisation avec de belles images dans les rizières ou encore dans le bus. Kiyoshi Kurasawa décide de nous montrer le paysage en filmant à travers une fenêtre donnant sur des endroits très diversifiés. Malgré de belles images le film souffre de petits problèmes de rythme et certaine scènes sont moins convaincantes que d’autres. Par exemple, le moment où le personnage disparait dans la forêt est étrange car sa disparition se fait progressivement avec un brouillard ce qui est en opposition avec le réalisme du film.
Le rythme du film est vraiment très lent, des scènes qui pourraient durer peu de temps sont très longues sans raisons apparentes. Par exemple comme celle ou la petite fille décédée joue du piano.
Néanmoins la scène de l’apparition de Yusuke, au début du film, est très intéressante grâce au fait qu’il apparaisse pendant que Misuki prépare son plat préféré. Cala montre peut être que Misuki est toujours attachée à son mari et pense toujours à lui.
Pour conclure, on dira que l’opposition entre le personnage de Yusuke et celui de Misuki est bien présente. En effet, lui porte toujours des vêtements colorés (manteau orange, pantalon bleu, sac à carreaux) alors qu’elle, est toujours vêtue de vêtements pales qui se fondent dans le paysage.Le titre du film ainsi que le geste symbolique de Misuki envers les prières, a la toute fin du film ont une importance majeure.
Ce film est donc une œuvre poétique et fantastique malgré quelques problèmes de réalisation et un rythme trop lent. Il reste cependant intéressant et prenant.

Romane Ballin
2016/03/31 10:42 #ab48-4f69-a201-d5d4429cb720
Lycée Jules Ferry
Une histoire incompréhensible

« Vers l’autre rive » est un film réalisé par Kiyoshi Kurosawa, japonais de 60 ans. Ce film de type romantique est sorti en salle le 30 septembre 2015. Il est en japonais sous-titré en français. Il raconte l’histoire de Mizuki une jeune japonaise qui 3 ans après la mort de Yusuke, son mari, le voit revenir dans sa vie. Celui-ci va alors l’entraîner dans un tour du Japon pour lui montrer les personnes qu’il a rencontrées durant ces trois années d’absence. Mais pourquoi est-il revenu? Par amour, par loyauté? Et que veut-il réellement ? 

Tout d’abord, la musique paraît mal choisie et souvent hors du thème. Celle-ci est de type européen alors que nous regardons un film d’origine japonaise ce qui est déstabilisant. A certains moments lorsque l’on voit l’intérieur de la maison ou quand Mizuki se promène, la musique de fond est une musique de film à suspense et donc le spectateur s’attend à quelque chose de la part du réalisateur, comme un sursaut, mais non, rien! Ce qui m’a beaucoup déçu. Mais peut-être que cela reflète les sentiments intérieurs de Misuki, l’angoisse qu’elle ressent suite au retour de son fantomatique mari. Ce décalage entre la musique et les images est sans doute un parti prix de la part du réalisateur. Cela rappelle, les choix musicaux de l’américain Quentin Tarentino, comme dans la scène finale du film « Kill Bill » où le combat au sabre japonais se déroule sur une musique espagnole, que j’ai eu l’occasion d’entendre plusieurs fois.
Ensuite le film étant déjà long, il dure 2h07, il comporte des scènes qui s’éternisent ou encore inutiles ou incompréhensibles. Quand Misuki prend le bus par exemple, il y a un long plan sans coupe et peu d’action. Certes, les paysages sont beaux mais inutiles pour la compréhension du film, ce qui nous perturbe encore plus. Une autre fois, alors que le couple prend, encore une fois le bus, Misuki descend, et laisse Yusuke seul dedans. Puis, quelques secondes plus tard ils sont de nouveau tous les deux chez elle comme si de rien n’était. Cette scène est incompréhensible et n’a aucun sens. Elle ne fait que nous perturber davantage dans la dure compréhension du film.

Enfin l’histoire en elle-même est compliquée. On se perd comme Misuki au milieu de toutes les personnes qu’elles rencontrent. On se pose constamment des questions pour savoir si elles sont vivantes ou non ou encore pourquoi elles sont encore là. On perd le fil et on est totalement perdu! De plus, j’ai trouvé que les acteurs ne jouaient pas très bien : ils ont l’air de ne pas comprendre eux-mêmes le sens de l’histoire.

Pour conclure, je ne vous conseillerai pas d’aller voir ce film.

Romane Berger
2016/03/31 10:44 #7a0e-46e6-938d-5625a5d3fabf
Lycée Georges Colomb
« Vers l’autre rive » est un film de Kiyoshi Kurosawa, il raconte l’histoire de Mizuki. Cette  jeune femme veuve depuis trois ans mène une vie morne où personne  n’est aimable avec elle. Un jour, en rentrant chez elle après avoir fait les courses, le fantôme de son défunt mari Yusuke apparaît dans sa cuisine. Il va lui proposer de le suivre dans un voyage assez long afin de retourner dans certains endroits où il a rencontré des personnes elles aussi en deuil comme sa femme afin de la préparer au départ de Yusuke.

Dans ce film, Kurosawa nous donne une image des fantômes différente de d’habitude. Traditionnellement on les assimile plus à la peur ou la vengeance alors qu’ici, ils sont ,pour la plupart, gentils et doux. Leurs apparitions sont banalisées et ne semblent choquer personne. Il semble, au contraire, que ces apparitions apaisent les gens qui font ensuite leurs deuils. On peut apercevoir un travail remarquable sur le mouvement de lumière et de caméra car il y a beaucoup de zoom et de travelling.

Ce film est plein de poésie et fait assez réfléchir. Il change des films où tout est expliqué et où on n’a pas besoin de faire un grand effort pour comprendre, il nécessite un minimum de concentration et de réflexion. Ce film était pas mal mais pas non plus génial, je déplore quand mêmele manque d’action qui le rend un peu ennuyeux.

Lucie Caillet
2016/03/31 10:44 #1d07-4461-b10b-e02ae32915cd
Lycée Georges Colomb
 Vers l’autre rive est un film du réalisateur japonais Kyoshi Kurosawa sorti en 2015. C’est un film en japonais sous-titré en français de type romance/drame qui nous emporte au japon où la jeune  Mizuki revoit au bout de trois ans son mari disparuYusuke  revenir au domicile conjugal. Une histoire d’amour qui nous apprend long sur la culture japonaise et les croyances de ce pays. Un film où le monde des vivants ne fait qu’un avec celui des morts, que nous découvrons par un voyage entrepris par Yusuke et Mizuki vers la redemption.

Un film de fantome et d’amour  qui n'a rien d’angoissant et ne tourne pas en thriller comme on en a l’habitude avec Kurosawa. Mais est ce réussi pour autant ?

L’histoire est bien pensée et très complexe donc demande de l’attention et de la réflexion mais peux s’avèrer rapidement lassante et monotone par son manque d’action et de dialogue clair car les personnages ont tendance à s’exprimer un peu par énigmes dans les scène cruciales.                                                                   Les scènes de surnaturel sont bien tournées et les apparitions/disparition de fantome marquée par un changement de luminosité ou de décor mais ces apparitions/disparition peuvent paraitre inexpliquées et incompréhensibles si l’on a pas un minimum de concentration. Les différents lieux que nous visiterons à travers le film sont tous diffférent et ont un rapport avec le surnaturel et nous rapprochent peu à peu vers le dénouement : le pourquoi des apparitions et disparition des fantomes dans le monde

Un film intéressant mais monotone et un réel besoin de concentration, c’est le nouveau film de Kyoshi Kurosawa. Fan de film d’action s’abstenir !

Philippe Douillet
2016/03/31 10:45 #ed95-40ff-9e19-391cd03c63f7
Lycée Georges Colomb
Encore un film étrange pour Kurosawa. A la fois poétique et mystérieux, l’auteur nous fait voyager dans le Japon à travers la religion Shintoïste où les morts et les vivants sont confondus.

Une femme dépressive retrouve son mari qui s’est suicidé tois années auparavant. Pendant ce temps , Mizuki a découvert de tristes vérités et son mari Yusuke a réappris à vivre . Ce couple d’amoureux va parvenir peu à peu à se connaître grâce à un voyage qui réunira trois lieux où Yusuké est allé pendant les trois années où il a essayé de retrouver sa femme. Il va lui transmettre sa joie de vivre à travers ces trois étapes où l’on découvre des paysages magnifiques et des personnages tous différents, chacun avec son, histoire.

Les deux personnages principaux sont complètement contradictoires. Mizuki paraît morte alors qu’elle est vivante et Yusuké paraît vivant alors qu’il est mort . Complice, ce couple nous fait comprendre qu’ils tiennent chacun  beaucoup à l’autre. Mizuki , à chaque instant, a peur que Yusuké parte et celui-ci veut se faire pardonner ses fautes passées au point de refuser la plupart des gestes sentimentaux de sa femme. Pendant ce voyage Mizuki va apprendre que son mari a fait plusieurs métiers et rencontré beaucoup de  personnes dont il est apprécié.  C’est un film compliqué et long. Malgré quelques moments « plats », l’auteur nous entraine dans plusieurs histoires. Chacune d’elles comprend des morts et des vivants. Kurosawa nous aide à différencier la vie de la mort grâce aux jeux de lumières qui sont présents à chaque fois qu’un mort passe dans l’au-delà . Tout le long du film, Yusuke et Mizuki aident les morts et les vivants en retrouvant confiance en leur amour. Ainsi Yusuke peut partir vers l’autre rive : l’au-delà.

Sarah Colombel
2016/03/31 10:46 #c36f-472d-8669-47e296f98bb5
Lycée Georges Colomb
Ce film de Kiyushi Kurosawa  présente l’histoire d’une femme japonaise dont le mari est mort depuis trois ans: il s’est suicidé. Au début du film il réapparaît. Il explique à sa femme  qu’il était à la recherche de leur maison mais le chemin est long et  compliqué. Il explique aussi que durant ce voyage,il a rencontré plusieurs personnes, et propose à sa femme de refaire ce voyage, ensemble. Durant le voyage les deux personnages rencontrent des personnes que le mari connait déjà ; certaines sont mortes mais ne peuvent pas quitter ce monde pour diverses raisons.

Ce film exprime le pardon , l’amour, la réconciliation. Il y a dans ce film de nombreuses scènes très fortes et très symboliques. La manière de filmer et les effets de lumière sont aussi très symboliques.C’est un film intrigant, plein de métaphores. Par exemple dans une des scènes au début du voyage, on voit l’héroïne chez son premier hôte. Comme tous les matins depuis qu’elle est chez lui, elle va chercher le lait. Comme tous les matins, à ce moment là, la maison est normale, mais au moment ou elle se retourne, elle découvre la maison  pleine de poussière, délabrée par le temps, laissée à l’abandon, puis elle aperçoît une rose de papier. Elle lâche les bouteilles qui vont s’écraser au sol et va chercher cette rose. Alors, la rose dans les mains, elle monte dans la chambre à coucher de son hôte . Lorsqu’elle entre c’est un choc :  elle découvre la chambre, grise de poussière. Tout est délaissé, les lunettes, les ciseaux. Le lit est recouvert par une couche de poussière. On peut encore distinguer la marque du corps, la trace de la tête sur l’oreiller. Elle regarde le mur, où la veille, elle avait admiré de jolies fleurs en papier que son hôte avait soigneusement découpées et collées, ce qui formait un admirable mur coloré. A la place,  elle découvre un mur plein de bouts de papiers gris qui se détachent et vont doucement s’allonger sur le sol comme des feuilles mortes qui tombent. Puis la caméra après nous avoir montré tous les détails de la chambre, nous montre le calendrier qui indique 2004. Cette scène m’a marqué, les fleurs sont très symboliques, symbole du deuil, de la mort. On trouve dans cette scène la métaphore de la mort. Ce film est pleins de scènes très fortes , c’est un  beau film très intrigant, que j’ai bien aimé. A voir !               

Lou Sheineder          
2016/03/31 10:46 #e03f-4ae4-85d0-32a82c86f9da
Lycée Georges Colomb
 Ce titre Vers l’autre rive est bien représentatif de l’élégante fluidité qui peut exister entre la réalité et l’inconscient, mais aussi de l’entre-deux suggéré entre la vie et la mort.

     Jusqu’ici les films du réalisateur japonais Kiyushi Kurosawa étaient nimbés des thèmes récurants du remord et de la peur, mais avec Vers l’autre rive,  on ressent une poignante quête de pardon rythmée par l’espoir et l’acceptation. Car s’ils étaient employés pour susciter l’angoisse dans Kairo ou encore Séance, les fantômes font avec ce nouveau film partie intégrante du quotidien, avec cette décision de les utiliser pour donner naissance à un scénario saisissant, émouvant et pourtant d’une grande douceur.

     Yusuke a disparu en mer depuis trois ans, sans que son corps ait jamais été retrouvé. Sa jeune veuve, Misuki, est professeure de piano pour les jeunes enfants, et garde dans ses traits enfantins une telle douceur et une telle simplicité qu’on ne pourrait lui donner d’âge, même si ses manières de vieille fille la rattrappent, signe d’une éducation sévère. Le souvenir de Yusuke, toujours bien présent dans ses pensées, n’améliore en rien la vie monotone qu’elle subit au quotidien en se faisant humilier par ces mères fières et arrogantes, qui l’embauchent en nourrissant l’espoir absurde que leur enfant devienne un jour un prodigieux pianiste. Les premiers instants du film sont assez surprenants, dans le sens où ils reposent sur des silences, des gestes mécaniques mais aussi le doute. Yusuke réapparaît, s’attable. Il a juste oublié d’ôter ses chaussures. Est-il mort ? Ou bien vivant ? Dès les premières scènes les spectateurs sont soumis à ces incertitudes déconcertantes qui aboutissent à de multiples points d’interrogation, et que le réalisateur se gardera bien parfois d’éclaircir.

      Le retour inattendu de cet homme fantôme qui entraîne sa femme pour un mystérieux voyage vers le passé nous donne matière à réfléchir sur la familiarité affective au sein d’un couple. Misuki découvre des facette improbables de Yusuke, qui prennent tout leur sens puisqu’elles sont en réalité représentatives des aspects cachés d’une personne aimée, que l’on croyait connaître.

     On retrouvera tout au long du film le style unique et bien  à lui de Kurosawa, particulièrement des jeux de lumière surprenants et assez peu communs lorsqu’un fantôme entre en jeu, ainsi que des champs contre champs pour en faire apparaître un, non en suscitant l’effroi mais de manière naturelle et douce. Cette manière unique de filmer, ces jeux de lumière discrets, et ajoutés à cela une belle musique orchestrale et un scénario bien tissé, nous font évoluer tout au long de l’histoire sur un fil ténu entre la vie et la mort, la réalité et l’inconscient, le deuil et le pardon.

Marie Mouret
2016/03/31 10:47 #3265-48dc-8295-b442a854530a
Lycée Georges Colomb
Le film de Kiyoshi Kurosawa , Vers l’autre rive , est un film d’amour et de drame.

On peut dire que c’est un film d’amour car l’histoire commence par les retrouvailles du couple mais on peut dire qu'il s'agit d'un drame aussi car l’homme est mort. C’est son fantôme, son âme que l’on voit.

Tout le long du film on voit des fantômes. Tout le monde peut les voir. Mais une fois que le fantôme a accepté sa mort ou ce qu’il a fait dans le passé il disparaît pour toujours. Le film est assez triste car le couple va voir des personnes mortes et vivantes et pour les mortes leur fait accepter leurs actions du passé ou leur fait comprendre qu’ils sont morts pour qu’ils puissent partir. Pour les vivants ils font revenir des personnes mortes pour qu’il puissent se reconcilier avec eux. Pendant tout le film , c’est la femme qui doit être la plus triste car elle revoit des personnes mortes et les voit disparaître pour toujours. De plus elle rencontre peu de personnes vivantes. La fin est triste puisque le couple est de nouveau séparé mais cette fois pour toujours. Le mari a fait découvrir à sa femme tout ce qu’il voulait lui faire découvrir.

Le film produit beaucoup de mystére. Je pense que ce film n’est pas fait pour les enfants, ni même les adolescents car il faut beaucoup réflechir pour comprendre toute l’histoire. Dans l’ensemble, c’est un bon film peut être un peu trop long.

Morgane Rigoulot
2016/03/31 10:48 #20ba-4321-9be7-ec45dc2dd2aa
Lycée Georges Colomb
Mais où est passé le cinéaste percutant et fascinant de Kairo ?

Kurosawa continue certes à explorer le monde du fantastique , mais pour « vers l’autre rive », il met de coté l’horreur pour s’essayer au mélodrame. Misuki  vit seule. Elle donne des lecons de piano aux enfants. Un soir, alors qu’elle cuisine, dans un coin sombre de son salon apparait Yusuke , le mari de la jeune femme. L’homme, disparu depuis 3 ans, explique a sa femme qu’il est bien mort noyé et que son corps a été mangé par les crabes.                                         Durant ces 3 années, Yusuke a vécu dans plusieurs lieux différents , en rencontrant des morts et des vivants , il a aussi exercé plusieurs activités. Yusuke et Misuke se décident donc à faire un voyage sur les traces du passé récent de ce premier.

En découvrant le passé spectral de son mari, Misuki découvre de lui de nouvelles facettes et le retour imprévu de son mari va lui permettre d’apprendre à faire son deuil et à Yusuke à s’excuser auprès de sa femme…                                                                                                                                                                   
Pour les japonais, la vie après la mort est un des principes de leur religion, le shintoisme. Kurosawa joue sur des variations de couleur qui font douter, dans certains passages, si le personnage est mort ou bien vivant…C’est avec de la tendresse que le réalisateur évoque le deuil. Le regret et la volonté de s’excuser, de demander pardon, est omniprésent dans ce film.

Mais  durant tout le film, on espère quelques surprises imaginaires, des changements de rythme…mais on n'a qu’un récit attendu, long et même lent qui au final , finit par éveiller l’ennui.

Corentin Aubry
2016/03/31 10:48 #bb2e-4836-b2a5-a3bcab81ed83
Lycée Georges Colomb
« Vers l’autre rive » est un film qui fait cohabiter le monde des morts avec celui des vivants et joue sur le mystère de cette cohabitation.

Ce film raconte l’histoire d’une femme et de son mari défunt, 3 ans auparavant. Ensemble ils vont voyager à travers les régions du Japon à la rencontre des foyers dans lesquels le mort a vécu/travaillé à un certain moment pendant ces 3 ans de solitude.

Le réalisateur Kiyoshi Kurosawa aborde ici les thèmes des remords, des regrets et de la culpabilité qui hante chacune des histoires personnelles des personnages rencontrés pendant le voyage. Une quête de paix et la voie du pardon sont ici parmi les thèmes principaux. Les protagonistes devront faire face à l’impossible deuil de leurs proches. Personnes déjà mortes ou confrontés à l’impossibilité d’avouer une faute commise par la passé, les protagonistes vont essayer de débloquer leur situation compromettante.

J’ai pensé que l’histoire en elle-même était touchante et très réaliste. Elle permet de faire face à nos proches disparus et d' accepter leur deuil. Sans trop d’explications, Kurosawa nous laisse dans le doute des émotions des protagonistes, mais aussi dans celui de l’étrange histoire de Mizuki et Yusuke pour nous faire comprendre nous même leurs sentiments. Avec des jeux de lumières il sait « parfumer » l’ambiance d’une aura sombre et inquiétante.

Lola Bouchard
2016/03/31 10:49 #c85a-4077-a22f-cf5a254299fc
Lycée Georges Colomb
Kiyoshi Kurosawa nous plonge encore dans un film fantastique et surnaturel. L’histoire débute quand Yusuke, qui s’est suicidé, revient dans la maison de son épouse, et lui explique qu’il est mort mais qu’il revient vers elle.

Il lui propose de partir en voyage un petit peu partout au Japon. Ils vont rencontrer des gens formidables, qui vont les aider au cours de leur voyage. C’est un film touchant qu’il faut comprendre en s’imaginant au cœur de la culture japonaise.

En effet, les personnes mortes qui apparaissent dans le film n’ont pas l’apparence des fantômes américains. Il est presque impossible de définir à vu d’œil les personnes vivantes ou mortes.

Il y a une mise en scène magnifique, où l’apparition des fantômes ou d’un phénomène fantastique est caractérisée par les jeux de lumières.

Avec ce film, on comprend que, dans la culture japonaise, une fois mort, on doit accepter notre mort et accepter les choses que l’on a pu faire, voire  se faire pardonner.

J’ai à la fois aimé ce film car cela m’a fait découvrir un petit peu la culture japonaise, mais je ne l’ai à la fois pas aimé  car cela change beaucoup des films plus compréhensibles que j’ai l’habitude de voir.

Thomas Graber
2016/03/31 10:51 #1848-4fd5-b92c-497e3ff85862
Lycée Argouges
J'ai bien aimé ce film. J'ai trouvé au début assez surprenant qu'on puisse voir Yusuke, l'esprit ou l'âme revenu d'entre les morts. J'ai trouvé le film assez complexe mais pas incompréhensible ; j'ai bien aimé cette relation entre les personnages.

J'ai quand même trouvé bizarre que le mari et la femme partent sans rien dire et que personne ne remarque cette absence. La suite des scènes était aussi bizarre, parfois. Mais malgré tout cela, c'est pour l'instant le film que j'ai préféré.

Charlène
2016/03/31 10:51 #c9a0-424c-ae76-9a951aac4f07
Lycée Argouges
Il y a des points positifs. Les acteurs jouent bien leur rôle et le thème du film aurait pu être intéressant. Mais le film est plat et ne capte pas l'attention du spectateur. C'est dommage. Le film est entièrement filmé sans musique. Ce cinéma japonais n'est pas celui qui convient le mieux pour notre classe, un film d'animation aurait été plus approprié.

Léo
2016/03/31 10:52 #f6ec-4802-af2f-262935d6cfc1
Lycée Jean-Pierre Timbaud
 « Vers l’autre rive » est un film japonais de Kiyoshi Kurosawa, qui est une adaptation littéraire du roman « Kishibe no tabi » de Kazumi Yumoto. Le scénario a été écrit avec la romancière de façon à ne pas entièrement modifier la structure de l’œuvre, afin de garder son côté fantastique entre la vie et la mort. Le film est construit en un voyage dans le temps au côté de Mizuki et son mari, qui lui s’est noyé trois ans plutôt en ne lui laissant que sa disparition. Sa femme, qui n’a toujours pas fait son deuil, vit de façon monotone. Prisonnière de son quotidien marqué par son chagrin, les souvenirs de son défunt mari et les regrets qu’elle éprouve, elle semble être absente, ailleurs de son vivant. Le retour à la vie de son mari va bouleverser les habitudes qu’elle a prises durant ses trois dernières années. Il l’emmène sur les lieux où il s’est noyé, ce qui va permettre à Mizuki de faire son deuil mais aussi de trouver réponses à ses questions, afin de la pousser vers l’avenir et de ne plus rester coincé dans le passé. Durant ce voyage, elle court, elle rit. Elle retrouve des émotions perdu tel que la jalousie et la colère, et retrouve les plaisirs charnel de son ancienne vie de femme mariée au côté de son mari. Mais elle fait aussi des rencontres de personne comme son mari, entre la vie et la mort. Cette proximité de la vie et la mort entre les personnages peut rendre le film difficile à comprendre, car les personnages « morts » sont si présent dans la vie des « vivant » qu’on finit par ne plus les distinguer. Le film bascule sans arrêt entre personnages « mort » puis « vivant », « rêves » puis « réalité », créant une certaine confusion dans la tête du spectateur ce qui ne le rend pas accessible à tout public. Cependant, ce film est d’une douceur et simplicité rarement vu, qui nous plonge dans l’immersion total de la culture japonaise.

Mélinda Aili
2016/03/31 10:53 #8baf-4055-8df6-e652398db35a
Lycée Jean Michel
« Vers l'autre rive », c'est l'histoire touchante de Mizuki, veuve depuis trois ans.

Son mari, Yusuke, a disparu en mer à la suite d'un voyage qu'il a entreprit seul sans elle. Pourtant, elle continue à vivre comme si rien ne s'était passé : elle mange, travaille, joue, rit, s'habille, se lève tous les jours avec une monotonie déconcertante. Un jour, en se levant, elle découvre chez elle Yusuke, mort, mais bien vivant. C'est une présence, un fantôme, un revenant. Il est là pour elle et va l'emmener voyager à travers le Japon pour lui faire découvrir les personnalités qu'il à rencontrées pendant son voyage.

On doute. Pendant l'intégralité de la séance, on doute. On doute sur le fait qu'il soit vraiment mort, ou bien vivant. On voit Mizuki douter, mais en contrepartie, toutes les personnes qu'il a rencontrées le voient.

Ce film met côte à côte des morts, et des vivants, comme si cela était simple et évident. Il croise l'amour et les morts, avec une simplicité et une facilité à faire pâlir.

Il met en scène des personnages passionnants et pleins de vie, qui vous font réfléchir sur la vie et les autres.

Malgré l'incompréhension du fil de l'histoire pendant le film, on ne retient qu'une seule chose à la sortie de la salle : on a hâte de vivre l'avenir et 'il faut profiter de la vie pendant qu'elle est encore là. « Vers l'autre rive  », ce sont des histoires d'esprits qui marquent le vôtre.

Alizée
2016/03/31 10:54 #dfe9-48d4-8111-fe643cab8b98
Lycée Jean Michel

Dans le cadre du « Prix Jean Renoir » nous sommes allés voir le film«  Vers l'autre rive ».Ce film a été réalisé par Kiyoshi Kurosawa et est sorti en 2015. L'histoire se déroule au Japon, Yusuke va revenir auprès de sa femme Misuki après 3 ans d'absence. Yusuke s'est noyé en mer. Il va entraîner sa femme dans un périple, à la rencontre de ceux qu'il a croisé sur son chemin depuis sa mort.

Ce film est un mélange entre le drame et la romance. En effet, il mêle à la fois le sujet de la mort et celui de l'amour dans un cadre lent, calme, ce qui peut entraîner un certain ennui par moment , mais qui donne tout de même un certain charme au film. Ce procédé cinématographique permet aussi la présence de plans sublimes d'un grand romantisme. Nous pouvons remarquer qu'il présente aussi une approche de la mort assez étrange : on dirait que le retour de Yusuke d'entre les morts est tout à fait normal ; Misuki n'a pas l'air surprise de le revoir. Enfin, l'on pourrait s'interroger sur le but de ce film qui, je pense, essaie de nous montrer que l'amour est plus fort que  la mort, mais qu'il faut savoir accepter celle-ci.

Apolline
2016/03/31 10:54 #3bf5-4a97-880a-294270fc3d83
Lycée Jean Michel
Entre surnaturel et surréalisme, ce film de Kiyoshi Kurosawanous nous transporte dans la culture asiatique, peu connu des Européens, à travers le voyage de Yusuke et de sa compagne Mizuki.

Un personnage qui revient après trois ans sans aucune explication, à nous de comprendre comment et pourquoi, voilà l’intrigue de ce film plus vrai que nature.

« Vers l’autre rive » est un titre assez vague et plutôt intriguant qui nous a laissé imaginer beaucoup de synopsis possibles pour le déroulement de ce film très surprenant. Nous ne nous attendions en aucun cas à la dimension surnaturelle qu’a pris ce film dès le départ.

Nous comprenons au fur et à mesure que ce titre signifiera le passage de la vie vers l’au-delà mais uniquement de façon implicite.

Des plans très larges, plongés au cœur de la nature, des grandes rizières, on a donc l’impression de respirer un grand bol d’air frais avec ce film, même mieux qu’un bol de riz tout droit venu de chez Mizuki.

Une des scènes nous ayant le plus marquées est sans hésiter la magnifique chambre du vieil homme postier, dans son lit de mort, avec un arrière-plan fait de milliers de fleurs qu’il découpait sans relâche dans ses revues botaniques. Une fresque resplendissante haute en couleurs et en émotions. Il y a une grande opposition entre le premier et le deuxième plan : d’un côté la mort, de l’autre la vie, la résurrection et l’impression que cet homme est décédé en paix, ayant accomplis tout ce qu’il souhaitait. Une scène inoubliable. 

Il faut cependant une certaine expérience de la vie pour comprendre le message de ce film très puissant qui n’est pas au premier abord très compréhensible. Nous, en tant qu’adolescentes, qui n’avons presque rien vécu, ne pensons pas forcément à la question de la vie après la mort, ce sujet n’est pas du tout récurent pour nous, et c’est cela qui nous a le plus surprises. Ce film, même en abordant le thème de la mort, est très porteur d’espoir, avec le rêve de revoir un jour les gens partis là haut, que l’on aime. L’exemple de la petite fille qui joue du piano et qui revient voir sa mère plus bouleversée que jamais. Mizuki est la messagère de tous ces gens en détresse sans vraiment s’en apercevoir. 

Alison et Alycia
2016/03/31 10:55 #7de9-42e6-9ca6-fb5d25cb72b7
Lycée Jean Michel
C'est un ovni que l'on nous présente là, ce film a deux faces, a deux bords... D'un côté on a la douceur qui se dégage constamment, la douceur de la vie qui passe, avec un ensemble superbe de tableaux, de tranches d'existence, d'existence tirées comme ça. Chaque petite histoire est touchante et l'héroïne principale saisissante de naturel et de calme face à toutes les situations. Ce film nous fait rêver d'escapades au Japon, de voyages dans des trains brinquebalants, de nuit dans une arrière boutique... Et métaphore magnifique : ce mur de fleurs que la mort vient faner... 

Malheureusement, le seconde face du film vient tirer brutalement le spectateur de cette sereine contemplation dans laquelle il était plongé : une histoire de mari mort, disparu, revenu, de gens morts qui meurent, qui deviennent fous... Cela a, à mon goût, enlevé une partie du charme tranquille du film. Pourquoi compliquer les choses, pourquoi venir rajouter du surnaturel, du synthétique quand la réalité est si belle... Il faut faire abstraction de l'histoire tordue qui sert de prétexte à la beauté et nous saisir de ces moments de sérénité qui nous font apprécier la séance.

Fanny
2016/03/31 10:56 #8f33-48d5-bc3b-7176d18136f2
Lycée Jean Michel
Vers l’autre rive est un film japonais du réalisateur Kiyoshi Kurosawa. C’est un film très complexe qui parle d’une femme, Mizuki, qui a perdu son mari depuis le jour où il s’est noyé en mer, il y a trois ans. Mais un beau jour, celui-ci revient et l’entraine dans un périple à travers le Japon pour lui montrer les personnes qu’il a rencontrées ces dernières années.  Au travers de ce périple, le réalisateur nous convie à un voyage dans de magnifiques paysages japonais qui nous permettent de découvrir une autre culture qui change des productions hollywoodiennes et apporte une touche d’originalité dans notre culture cinématographique. J’ai beaucoup apprécié ce film même s’il y a certaines choses que je n’ai pas comprises. Comment Yusuke est-il revenu ? Pourquoi avoir attendu trois ans ? Pourquoi la première personne  qu’ils ont rencontrée disparait soudainement ? Les morts sortent ils vraiment de la cascade ? Pourquoi le père de Misuki n’est pas sorti plus tôt afin de protéger sa fille ?... Mais malgré la complexité de certains éléments et toutes ces questions sans réponse,  je n’ai pas vu passer le temps et me suis plongée dans l’histoire, fascinée par ce que je voyais. La mise en scène était très réussie et, même si le film parlait de fantôme, il n’était pas plein d’effets spéciaux comme nous pouvons le voir habituellement dans les grandes productions. Ici la mise en scène est simple, les paysages magnifiques du Japon suffisent à créer une certaine magie. De plus, beaucoup de scènes sont admirablement bien faites, notamment le jeu de lumière qui illustre l’un des cours sur l’univers de Yusuke ; les lumières s’allument une à une comme pour symboliser la création de l’univers qui résulte de la réunification de plusieurs grains de poussière, des zéros qui s’assemblent pour faire un tout comme l’explique Yusuke. Ou encore l’une des scènes finales lorsque l’on voit, dans une poubelle, les prières de  Misuki en train de brûler représentant ainsi la destruction du mal qui la rongeait depuis la disparition de son mari. Un passage m’a particulièrement marqué, et cela sans que je puisse y trouver d’explication. C’est lorsque Misuki remarque que ses mains sont douces et qu’une dame lui répond que c’est grâce à l’eau, cette phrase m’est restée dans la tête « il faut aller là où l’eau nous convient ». J’ai trouvé ce passage très beau et amusant.

Ce film est exceptionnel car il évoque la mort, l’absence et le pardon mais n’est pas vraiment triste.Il est très poétique. Le cinéaste, en se servant de fantômes qui reviennent dans le monde des vivants, nous fait voyager dans un univers mêlant le monde réel et l’au-delà, il construit un passage sur le fleuve qui sépare les deux rives : celle des vivants et celle des morts. Selon moi, c’est de là que vient le nom du film : l’auteur nous convie à un voyage vers l’autre rive.              

Pendant leur voyage  au milieu du Japon, les deux héros, Mizuki et Yusuke,  croisent la route de nombreux personnages qui semblent tristes et vides comme s’ils avaient perdu une part d’eux-mêmes. En effet, tous avaient  perdu quelqu’un de cher à leurs yeux, quelqu’un à qui ils avaient fait du mal et qui est parti avant qu’ils n’aient eu le temps de s’excuser  (comme la jeune pianiste et sa petite sœur ou encore l’homme qui avait frappé sa femme). Quand ces personnes rencontrent les deux amants, le fantôme de l’être blessé réapparait, leur donnant une chance de se faire pardonner pour pouvoir être en paix avec eux-mêmes. Puis le fantôme disparait laissant derrière lui une personne épanouie et soulagée de toute la culpabilité qu’elle portait sur ses épaules. C’est sans doute l’idée que le réalisateur cherche à véhiculer : le plus important dans la vie est de savoir se faire pardonner  et mettre sa fierté de côté pour s’excuser car les gens ne sont pas éternels et une fois que la mort les emportent il est trop tard ; contrairement  au film, dans la vraie vie nous n’avons pas de seconde chance, il ne nous reste donc plus que les regrets. Le pardon est une chose importante pour pouvoir avancer dans la vie.

A la fin du film, Yusuke disparait comme les autres fantômes, c’est le signe qu’il a accompli sa mission et que maintenant lui et Misuki sont en paix avec eux même, la jeune femme va pouvoir continuer sa vie normalement et lui va pouvoir reposer en paix, quitter ce monde pour aller vers l’autre rive.

En conclusion, on peut dire que ce film est un véritable  chef d’œuvre et je ne suis absolument pas déçue d’être allé le voir !  L’auteur, au travers de ce long métrage aussi magnifique que complexe, fait passer un message fort qui nous pousse à remettre en cause notre manière d’agir avec les gens qui nous entourent.

Isaline
2016/03/31 10:56 #f6e2-403b-8fc0-5432dbda4471
Lycée Jean Michel
Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa délivre une réflexion poétique sur le deuil dans une société japonaise empreinte de pudeur. L’héroïne Mizuki est présentée dès le début du film comme étant une professeur de piano affectée par le deuil de son compagnon Yusuke. Lorsque celui-ci réapparait soudainement, trois ans après sa disparition, leur relation apparait dans toute sa complexité : Yusuke, mort, est hermétique aux réactions de Mizuki : ses émotions semblent insaisissables, la distance entre les protagonistes est grandie par les codes traditionnels de respect japonais.

Yusuke représente un souffle de vie inespéré pour Mizuki qui semble reprendre goût à la vie à son contact, mais également comme un cauchemar, ce qui est symbolisé par les nombreuses scènes de réveil, seule, de Mizuki. En réalité rien ne confirme l’existence de Yusuke sinon la réaction des autres personnages à son égard : mais tout cela peut tout aussi bien être un songe de Mizuki…L’urgence de réparer leur relation avant de le laisser partir pour toujours ainsi que le rythme relativement lent du film donne à Mizuki un relief impressionnant et au film une tension intéressante.

Le film est construit comme un parcours de vie : Yusuke a proposé à Mizuki de rencontrer les êtres qu’il a côtoyés, errant dans le Japon. La répétition de certains motifs tels le vent dans les rideaux – symbole d’une présence d’un être errant, sur le point d’apparaitre ou de disparaitre selon la violence du vent- , ou encore l’usage des mains d’un personnage qui se complique –symbolisant sa fin proche-, sont à mettre en parallèle avec les multiples représentations imagées du cycle de la vie. La réunion d’un jeune enfant et d’un errant dans un train, symbole même du mouvement, la cascade menant à l’au-delà, l’eau étant elle-même symbole de régénération perpétuelle, la représentation de toutes les générations simultanément, les feuilles mortes remplaçant les fleurs découpées dans les magazines, l’importance du feu qui fait disparaitre les prières de Mizuki, celle de la luminosité, du cycle du sommeil, et plus généralement du jour et de la nuit qui représente toujours un clivage entre vie et mort, entre apparition et disparition. Les disparitions successives des différents personnages forment un crescendo jusqu’au bouquet final : vécues à travers les yeux de Mizuki, elles représentent une thérapie quasi psychologique. Elle apprend à accepter la mort comme étant naturelle et s’accoutume à gommer les différents qui opposent vivants et errants pour faciliter leur départ. Sa solidarité ne semble pas récompensée car personne ne l’aide à faire son deuil, elle semble terriblement seule, mais son action en elle-même lui permet de devenir suffisamment solide pour supporter un second départ de Yusuke.

Le film présente plus un chemin face au deuil, un conte sur un sujet qui semble délicat, qu’une véritable recherche de l’émotion du spectateur : la disparition finale de Yusuke, la nouvelle détermination de Mizuki, ainsi que cette perpétuelle quête de quiétude face à l’épreuve la plus imprévisible de la vie délivre un message sur l’éphémérité et la préciosité de la vie. Le film invite chacun à profiter d’autant plus de ses proches et à faire attention à ses relations tant qu’il est encore temps.

Marthe
2016/03/31 10:57 #abb8-4b1d-9861-bf4888500e3e
Lycée Jean Michel
Après « Shokuzai » Kiyoshi Kurosawa nous propose en 2015 un nouveau long métrage alliant drame, romance et fantastique : « Vers l’autre rive » est l’adaptation du livre de Kazumi Yumoto. Alors que Mizuki (Eri Fukatsu), jeune professeure de piano, vit seule depuis la perte de son mari en mer japonaise, il y a trois ans, Yusuke (Tadanobu Asano) réapparait et l’entraîne sur les lieux qui l’ont vu errer depuis sa mort.

Comment survivre à la mort ? Cette question universelle, commune et inévitable, mais pas moins dramatique y est abordée avec une grande sensibilité.

Dans une ambiance irréelle et captivante, le voyage des époux nous amène  à rencontrer des personnages attachants à l’histoire personnelle chargée de regrets, de souffrance, mais aussi et surtout d’amour : un mélange qui étire doucement les lèvres et laisse sur le cœur la caresse d’un baume.

Mais Kurosawa ne se contente pas de nous émouvoir en plongeant ainsi au plus profond des  personnages saisissants pour lesquels le spectateur n’aura aucun mal à éprouver de l’empathie : si le premier regard posé sur Yusuke et Mizuki laisse penser que leur couple est d’une simplicité qui détonne gauchement avec le contexte (rappelons que Yusuke est actuellement qualifiable de spectre), il s’avère vite que chaque scène dévoile une plus grande portion de l’iceberg s’apparentant à toute relation de couple. On entrevoit leur passé, on l’appréhende et on serre les lèvres avec frustration de ne pas avoir accès à l’iceberg tout entier tout de suite, probablement même jamais…

Le spectateur pose un double regard sur la relation de Mizuki et Yusuke. Alors que quelques unes des pièces du puzzle s’ajoutent pour nous faire prendre connaissance du passif de leur couple, eux continuent d’évoluer, ensemble et séparément, différemment. L’excellent jeu des deux acteurs retranscrit parfaitement ce contraste entre les personnages et leur manière d’aborder la vie, le futur. Les jours passés auprès de son amour retrouvé restituent à Mizuki un caractère enfantin et léger que le spectateur découvre tantôt avec une tendre affection tantôt avec irritation. A l’opposé, Yusuke arbore le plus souvent un sourire serein mais presque absent, rappel permanent de son appartenance décroissante au monde des vivants. Un important souci de mise en scène aux moments propices contribue également à rappeler au spectateur à quel point leur situation est incertaine.

Ce film réussit l’exploit de nous transmettre des sentiments positifs alors que le dilemme de la situation est comme un immense ravin au beau milieu de la route, rendant le passage impossible. La ligne est droite, ce ravin, dont on ne parvient pas à mesurer l’éloignement, parfaitement visible. Pourtant ils continuent à avancer, douloureusement conscients de la fin qui approche à une vitesse imprévisible.

Alors, comment survit-on à la mort ? Et bien, il n’y a pas de mode d’emploi. Il n’y a pas… de réponse universelle à l’image de cette question universelle. Il n’y a que des sentiments propres à chaque individu, une cascade de sentiments même. Image retranscrite admirablement dans ce très beau film qui ne manque pas d’humanité.

Maud
2016/03/31 10:58 #4e43-48ca-93e1-c4520669620a
Lycée Jean Michel
J'ai bien aimé ce film même si c'est un film très intrigant, un peu compliqué à comprendre au départ. Est ce que Yusuke est vraiment mort ou vivant, ou bien 'est-ce un rêve ?  Pourquoi son "fantôme" est il revenu ?  ... Et puis au fil de l'histoire, on comprend qu'il est là pour aider ces personnes à son tour, soit les faire passer, soit pour faire passer un membre de leur famille pour lequel ils ont du remords à propos de ce qu'ils ont fait, vers l'autre rive. Comme s'il était Charon : le passeur pour les enfers dans la mythologie grecque.
La façon dont sont tournées les choses nous plonge dans l'histoire qui est superbe, les paysages et endroits sont magnifiques et les rôles sont bien interprêtés.
Je garde un bon souvenir de ce film,  même si je l'ai trouvé étrange et un peu compliqué.

Paul
2016/03/31 10:58 #defd-4c48-ab28-3db7daf73af4
Lycée Jean Michel
J'ai beaucoup aimé ce film même si je ne suis pas friande des films romantiques. J'ai trouvé que les paysages étaient de couleur splendide, vraiment magnifique ce qui valorisaient énormément le pays. J'ai particulièrement apprécié que le film soit en VO Japonais mais sous-titré en Français. C'était la première fois que je visionnais un film en japonais. La musique était très douce, calme, posée, et très agréable à écouter. En effet, elle avait toute sa place dans le paysage. Mon passage préféré fut celui quand la jeune fille jouait du piano dans le salon. Je l'ai trouvé très émouvant et j'avoue que j'ai été très sensible à ce solo de piano qui m'a touchée. Vers l'autre rive illustre deux mondes bien distincts: le réel et la mort, d'où le titre « Vers l'autre rive》mais qui sont parfois flous dans le film. Ces deux mondes seraient deux rives de part et d'autre d'une rivière. C'est une représentation très philosophique. Je pense que ce film peut être qualifié comme étant un film lyrique car il y a la présence de la nature avec les paysages et les sentiments comme l'amour, la mort, la joie. Il est vrai que ce film a tout de même été difficile à comprendre pour moi, mais je l'ai particulièrement savouré. 

Roxane
2016/03/31 10:59 #70d4-4264-b314-90a1eda5298f
Lycée Jean Michel
Le film de Kyoshi Kurosawa nous entraine dans un périple à travers le Japon, allant d’un paysage urbain à une campagne pittoresque. Mizuki, interprétée par Eri Fukatsu, en revenant chez elle, trouve son mari Yusuke (Tadanodu Asano) qui lui déclare qu’il est décédé  en mer, il y a trois ans de cela. Il lui demande de l’accompagner afin de rendre visite aux gens qui ont pris soin de lui pendant toutes ces années.

Avec ce titre faisant référence à la rivière de Sanzu traversée par les morts dans la culture bouddhiste, il est évident que la mort sera un thème central tout au long du film, thème que le réalisateur aborde habilement ! En effet, ce long voyage est pour Mizuki un moyen pour faire le deuil. Au-delà de simplement la mort, Kurosawa traite des réactions  des personnes touchées par son impac. Je ne sais pas si le réalisateur a fait cela intentionnellement, mais j’ai trouvé dans ce film des similitudes au  modèle Kübler Ross. Ce modèle est une théorie des différentes réactions des personnes quand elles apprennent  qu’elles vont décéder. A noter que cette théorie s’applique également à la perte d’un être cher. Ces différentes réactions sont donc le Déni, la Colère, le Marchandage, la Dépression et enfin l’Acceptation. Ces réactions ne sont pas forcément dans l’ordre. J’ai personnellement trouvé que certaines péripéties de ce récit étaient très représentatives de ces étapes.

Le film fait également  de nombreuses références à la mort. Il offre une façon de voir intéressante et originale de la mort avec des mises en scènes efficaces. Les jeux avec les lumières sont bien gérés, notamment l’éclairage sur le visage du personnage principal au fil du récit. Partant d’un visage extrêmement pâle et marqué par le chagrin, Mizuki évolue jusqu’à devenir une jeune femme joyeuse et belle.

Pour finir, j’ai trouvé ce film très intéressant, un peu long, si on ne saisi pas les subtilités de poésie pour un oeil vigilant avec un final sur une note d’espoir.

Yugo
2016/03/31 13:29 #d82b-4658-a379-8ae8033df1f7
Lycée Pierre de la Ramée
Vers l’autre rive

Le film Vers l’autre rive, du réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa, reprend les caractéristiques basiques des revenants dans les œuvres fantastiques en y mêlant une vision originale. En effet, les morts demeurent bloqués parmi les vivants parce qu’il leur reste quelque chose à accomplir et les enfants sont plus sensibles, plus réceptifs à ce monde mystérieux et hors-de-portée que représente l’au-delà ; mais les revenants sont visibles par tous et sont même matériels.
En outre, Vers l’autre rive présente le cheminement, l’évolution du personnage principal, soit une jeune femme que l’on voit réapprendre à vivre après trois ans sans nouvelles de son mari, celui-ci réapparaissant soudainement dans la vie de l’héroïne pour lui faire ses adieux, à elle ainsi qu’au monde des vivants. En fait, ce retour du mari est à la fois nécessaire pour lui et pour elle : lui en a besoin pour passer dans l’au-delà, être libéré, et elle pour passer à autre chose, pouvoir être heureuse de nouveau. Ce voyage pour enfin se dire adieu, qui se fait aussi bien littéralement que dans l’esprit, donne naissance à un film émouvant, captivant.
Ainsi, le film Vers l’autre rive nous offre une profonde réflexion philosophique empreinte de poésie sur la mort et le deuil.

Djouzi Ambrine 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2016/03/31 13:31 #cb56-44cb-a0ff-3dfe60ad536a
Lycée Pierre de la Ramée
« Les âmes perdues » , Vers l'autre rive, Kiyoshi Kurosawa

Yusuke (Tadanobu Asano) regagne le domicile conjugal après trois ans d'absence. Mizuki (Eri Fukatsu), sa veuve, à peine déstabilisée, le regarde comme s'ils ne s'étaient jamais quittés.
Pourtant Yusuke a bel et bien abandonné le monde des vivants. Il entreprend avec Mizuki un périple retraçant ses trois années de disparition.
Kurosawa, maître en la matière de faire déambuler des défunts, met ici en scène une âme errante, de façon perplexe, mais saine et poétique.
Absolument pas effrayant, Yusuke représente toutes les âmes perdues, qui après avoir quitté leur corps cherchent en vain à rejoindre l’au-delà.
Infidèle, sa mission est certainement d'aider sa femme à accepter et pardonner ses faits délicats, après trois ans de maux inconsolables.
Le jeu des ombres, des contrastes et de la musique nous plonge dans une atmosphère spirituelle touchante où l'on voit, un à un, les esprits trouver la paix et quitter le monde qui n'est plus le leur.
Vers l'autre rive est un long-métrage tout en délicatesse, alimenté par le jeu pudique des acteurs, bien loin des excentriques américains habituels.
En bref, 2h06 d'originalité dépaysante et de poésie pour les passionnés du Japon, ou non !
Malgré tout, il s'adresse à un public qui au-delà de la distraction et du plaisir des yeux est ouvert à une analyse complexe et subtile sur les âmes et l’au-delà.

Lindsey Ouart. 1èreL
2016/03/31 13:33 #71c8-41d1-ab48-013844d0c05e
Lycée Pierre de la Ramée
Critique de Vers l’autre rive (2015), Kiyoshi Kurosawa :

De son titre original Kishibe no tabi, Vers l’autre rive raconte l’histoire de Mizuki (jouée par l’actrice Eri Fukatsu), jeune professeur de piano, veuve depuis trois ans, qui un soir après le travail se retrouve en face de l’âme de son défunt mari, Yusuke (Tadanobu Asano). Si cela peut paraitre quelque peu confus au début, le spectateur comprendra tout de suite que le film se joue autour du folklore japonais et de la rédemption des âmes.
Yusuke et Mizuki parcourront les diverses provinces du japon pour un ultime voyage ensemble, durant lequel ils aideront diverses âmes à passer « vers l’autre côté de la rive ».
Le film empli d’émotions nous rappelle à nous, vivants, notre mortalité et nous rappelant a quel point notre vie est éphémère tout en se basant sur le thème du deuil, assez particuliers néanmoins vu que le défunt est toujours présent.
Le réalisateur a su jouer des émotions, tantôt sur la tendresse du jeune couple se retrouvant, tantôt sur la mélancolie et les regrets d’un vieil homme, la tristesse d’une sœur et le pardon d’un mari et père, tous disparus.

Garboud Antoine
2016/03/31 20:37 #ac05-4d0d-9260-641ba14f481f
Lycée A. Fresnel
Du flou au réel

Vers l'autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa. Il y mêle histoire de fantôme et romance. Mizuki est vivante, Yusuke est mort : malgré ce paradoxe, ce couple au passé retrouve au cours d’un voyage à travers le Japon un temps perdu, celui qu’ils n’ont pas vécu ensemble depuis la mystérieuse disparition en mer de Yusuke.

Mizuki est une jeune veuve professeur de piano que l’on suit dans son quotidien. Elle ne présente en apparence rien de particulier. Un jour, alors qu’elle prépare des petits beignets traditionnels, elle voit apparaître dans son salon son mari censé être mort. Après une brève discussion, alors que Mizuki est encore sous le choc, celle-ci s'endort. A son réveil, il ne s’agit pas de savoir comment ou encore pourquoi Yusuke est revenu. Alors, lorsqu'il lui propose de partir pour un séjour à travers le Japon, celle-ci se laisse porter par son amour pour Yusuke, même si elle semble rester inquiète de quitter la vie qu'elle menait jusqu'à présent.

Alors qu'il ne savent pas réellement quelle est leur destination, les deux époux sont logés chez un ami de Yusuke. Tandis que ce dernier l'aide en réparant son ordinateur, Misuki, elle se charge des repas et du ménage tous les jours. On apprend que le vieil homme cultive une passion pour la collection de fleurs découpées dans les journaux. Celui-ci les découpe et les colle dans sur le mur de sa chambre. C'est d'ailleurs ce mur qui représente l'indice ultime à propos du vieillard. En vérité, celui-ci est décédé il y a bien longtemps et sa demeure n'est en fait qu'une vieille maison en ruine. Le personnage que Misuki saluait tous les jours se révèle donc être un revenant, comme son mari. Bien sûr, le vieil homme n'est pas au courant, peut-être est-il dans le déni.

Si les deux amants continuent leur voyage, ils ne cessent de faire de nouvelles rencontres. D'autres couples, d'autres histoires, d'autres revenants, certains plus accueillants que d'autres...
Misuki finit même par voir son père qui la conseille. Celui-ci surgit d'un passage près d'un point d'eau qui semble être la porte entre le monde des morts et celui des vivants.

Finalement, Yusuke se voit dans l'obligation de partir, de quitter le monde des vivants, qui n'est pas le siens. Son retour et son escapade avec Misuki représente plus qu'un adieu, c'est une vie, celle qu'ils auraient voulu vivre. Le but n'est pas de montrer à Misuki comment son mari est mort ou encore comment il est revenu ; le but est de montrer à Misuki comment vivre.
Les mouvements ainsi que les apparitions et disparitions de Yusuke sont rendus mystérieusement brusques et intrigants par la coupe des scènes. Le fantôme traditionnel, effrayant, apparaissant dans un semblant de brume disparaît. Il fait place à un personnage à part entière, capable de se déplacer dans l'espace et de s'intégrer à celui-ci, en gardant même une apparence simple et naturelle.

LAMINE Isabel-Renée 1S3
lycée A. Fresnel, CAEN, histoire des arts
2016/04/01 15:05 #9c04-446a-bb22-3fc6678f7ce6
Lycée Guy Chauvet
Le film « Vers l'autre rive » de Kiyoshi Kurosawa est sorti en 2015. Une jeune veuve depuis 3 ans voit son mari réapparaitre alors qu'il est mort. Son mari, lui demande de la suivre. Elle accepte ce périple dans des paysages majestueux du japon.

J'ai bien aimé ce film car il évoque la mort sans tabou, il nous emmène dans des lieux aux décorx sublimex. On se laisse prendre par l'histoire d'amour de Misuki et de Yusuke qui nous semble peu réelle. Ce que j'aime en particulier, ce sont ces personnages que l'on voit dans le film mais que l'on se demande s'ils sont vivants ou non. Cela nous laisse à réfléchir sur la personne qui meurt, est-il vraiment mort ou vit-il encore dans nos pensées. Le film est intéressant mais difficile à comprendre.

Le personnage Misuki est naïve, elle ne se pose pas énormément de question. Elle est très émotive sans raison parfois. Alors que Yusuke est un personnage dynamique qui vit sa vie pleinement sans trop se poser la question de comment ce passera le lendemain.

Les lieux du film sont magnifiques, ils nous transportent au coeur du Japon. La cascade au cruex de la forêt représente la mort douce et non cruelle. Les lumières sont claires comme pour montrer la lumière blanche de la mort. Les autres aspects que l'on retrouve dans les autres films de Kiyoshi Kurosawa sont le drame, le suspense et la mort.

Poignand Maëva 2de – option « arts visuels »
2016/04/01 15:52 #181a-410a-8ef2-02474ca7df11
Lycée Guy Chauvet
Vers l’autre rive est un film fantastique de Kiyoshi Kurosawa sorti en 2015. Le film raconte l’histoire d’un homme mort revenant chez lui après trois ans de disparition. Il entraîne avec lui sa femme dans des péripéties où ils rencontrent d’autres personnes mortes, le sachant ou pas. Ce voyage est un mélange de lune de miel et tournées d’adieux. Depuis trois ans que son mari était mort, la veuve, jeune et belle, est restée très fidèle à son mari et en priant pour qu’il lui revienne.
Le film était intéressant à regarder, même avec une action lente et un romantisme trop présent. Je trouve, par contre que le film est bien joué par les acteurs, Eri Fukatsu qui incarne Misuki et Tadanobu Asano qui incarne Yusuke, qui s’approprient parfaitement les rôles. Par exemple, Misuki, au début, est une femme soumise qui ne rit pas, ne sourit pas et plus on avance dans l’histoire et son personnage retrouve une certaine joie de vivre et à la fin on voit qu’elle a fait son deuil et elle laisse partir son mari tout à fait sereine. Autre exemple, Yusuke, au début, ne se laisse pas toucher par sa femme, puis au court du film il devient plus indulgent, passe plus de bons moments avec sa femme et réussit à cherche à se faire pardonner de sa femme et qu’elle fasse son deuil. Les lumières et le son sont bien appropriés au film, au moment des apparitions des fantômes il y a moins de lumières, par exemple quand Misuki est au bord de la cascade l’image s’assombrit et le plan d’après on voit son père en face d’elle, on comprend donc que s’est un fantôme. Mais tout le reste du film est composé d'une lumière vive qui donne un aspect joyeux au film. Il n'y a pas forcément beaucoup de sons mais quand il y en a, il est bien utilisé. J’ai trouvé que les personnages étaient bien joués par les acteurs, ils n'ont pas forcément beaucoup de personnalité car dans la culture japonaise ils sont très pudiques et ne se dévoilent pas beaucoup. Les lieux ont été bien choisis pour le film, des lieux plutôt pittoresques avec une atmosphère, par moments, sombre (surtout quand un fantôme apparaît). Dans le film les fantômes apparaissent comme des êtres humains et non comme des spectres, comme dans Kairo (2001). Ils ne sont pas représentés comme d’horribles choses mais comme des personnes qui ont besoin d’aide. La musique n’a pas un grand rôle dans le film même si elle reste présente pour installer une harmonie, le réalisateur n'a pas voulu insister sur la musique, comme dans d'autres films pour installer le suspens, mais plutôt créer le suspens d'une autre façon : en faisant des plans où l'on voit le personnage de dos et la caméra dans l'ombre.
Dans le film on retrouve quelques aspects de réalisation similaires aux précédents films du réalisateur. Comme par exemple, le plan où l’on voit le personnage de dos et que la caméra est un peu dans l’ombre, par exemple au début du film quand Mizuki se fait à manger, on la voit de dos et on remarque que la caméra est dans l'ombre, cela donne un suspens que l’on retrouve dans Kairo, par exemple. On retrouve aussi le même thème dans les deux films : les morts et leurs fantômes. Mais la grande différence des deux films sont que dans Vers l’autre rive les morts sont des êtres à l’apparence chaleureuse, alors que dans Kairo ils sont représentés comme des êtres horribles et meurtriers.

Claire-Lise Caillosse 2de option « arts visuels »
2016/04/02 11:12 #cc37-49fc-866a-1913d4fb95a0
Lycée Guillaume Fichet
Critique Vers l'autre rive : Magali Gasquet et Clémence Ravier

Vers l'autre rive est un film japonais sorti en 2015 et sélectionné au festival de Cannes ; il a remporté le prix de la mise en scène « Un Certain Regard » . Kiyoshi Kurosawa réalisateur depuis 1974, bien connu pour ses courts métrages ainsi que ses films, propose dans cette nouvelle œuvre, de mettre en avant la culture japonaise et plus particulièrement la vision du fantôme dans celle-ci.

Ce film fantastique met en scène la vie d'une jeune femme Mizuki, veuve depuis trois ans. Un beau jour son mari Kyozuke revient sous forme de fantôme comme si de rien n'était. Mizuki ne paraît pas surprise lorsqu'elle voit Kyozuke revenir, tout de même elle le questionne prudemment sur sa disparition. Kyozuki emmènera donc Mizuki découvrir les lieux qui lui ont permis de la rejoindre.
Durant ce voyage Kyozuke ne sera pas le seul fantôme qu'elle rencontrera, puisqu'un jour apparaît brièvement devant elle son défunt père. Bien que rapide cette apparition n'est cependant pas négligeable. En effet, chaque revenant que le couple rencontrera apporte une nouvelle information sur les protagonistes. L'apparition du père de Mizuki est quelque peu différente puisqu'elle n'est que brève et ne dure que le temps d'une mise en garde. Cette scène a particulièrement retenu notre attention ; en effet ce fantôme est le seul qui apparaît pour le bien de sa fille et non le sien. Lors de cette rencontre, il lui fait part de ses peurs envers Kyozuke. Malgré cela, Mizuki ne prend pas ses dires au sérieux, elle fait passer ses sentiments envers son mari avant les mises en garde de son père. Celui-ci apparaît près du passage entre le monde des vivants et celui des morts. L'intensité de la représentation de la figure paternelle nous a interpellées, du fait de l'âge du père qui, nous le supposons, a dû mourir jeune car il semble avoir le même âge que sa fille lors de cette rencontre. On peut ressentir la froideur de l'échange, celle-ci semble venir de Mizuki. Du fait de l'âge de son père, nous pouvons supposer qu'elle n'a pas dû beaucoup le connaître.

Le réalisateur arrive dans chacune de ses scènes à nous faire ressentir l’intensité des liens entre les personnages. Nous avons apprécié ce film, bien que pour certains il puisse paraître long. Cependant cette longueur est essentielle pour développer les liens entre les personnages ainsi que pour évoquer la difficulté à faire le deuil de ses morts. Cette longueur permet également de sublimer la beauté des paysages du japon, et de faire apprécier des lieux presque inconnus aux yeux du spectateur.
2016/04/02 18:45 #6d94-448a-8e7a-a790d08f2d72
Lycée Charles Hermite
Vers l’autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa. On y raconte l’histoire de Mizuki, une jeune femme japonaise qui a perdu son mari Yusuke, noyé en mer, trois ans auparavant. Un jour, il réapparait et rend visite à sa femme, qu’il aime toujours. Le couple discute, puis Yusuke propose à sa femme de faire un voyage à travers le Japon, à la rencontre d’autres fantômes, ceux qui l’ont accueilli pendant ses anciennes vies avant sa mort. Le voyage s’arrête d’abord chez un vieillard, distributeur de journaux. Puis le couple continue son périple. Ils sont accueillis dans un restaurant où Yusuke a travaillé, avant de repartir vers un village où il est accueilli telle une vedette par des habitants qui se passionnent pour les conférences qu’il donne sur l’astrologie. A la fin du film, il disparaît et rejoint pour de bon le monde des morts.
C’est un très beau film où l’on trouve de magnifiques paysages et des histoires attachantes, racontées par les personnages. Il met en scène la rencontre entre les morts et les vivants.

Emma Larrière, 1ère L, Lycée Hermite , Dieuze
2016/04/02 18:46 #d94d-4382-9cec-9b058d51e60f
Lycée Charles Hermite
Vers l'autre rive , un film qui nous transporte vers un autre monde :

Vers l'autre rive (Kishibe no tabi )est une œuvre filmique réalisée par Kiyoshi Kurosawa . Ce drame romantique japonais traite d'une romance entre Mizuki ( Eri Fukatsu), jeune veuve qui voit sa vie basculer le jour où son défunt mari Ozi ( Tadanobu Asno ) réapparaît trois ans après sa mort. Le couple se lance alors dans un voyage à travers le Japon durant lequel elle se trouve confrontée aux fantômes des personnes qui ont partagé les dernières années de son époux.
C’est dans une intime et éprouvante traversée que nos éternels amoureux nous invitent à découvrir le processus que devront surmonter leurs amis pour accomplir leur deuil et réapprendre à vivre. C'est ainsi que notre héroïne accomplira elle-même son deuil. Aux travers de magnifiques plans animés qui contrastent parfaitement avec les nombreux plans fixes dont est composé le film, le réalisateur Kurosawa révèle l'intention de nous immerger au sein de la relation intime et pudique du couple.
Pour conclure c'est en créant un lien direct avec les spectateurs que Mizuki et Ozi nous font pénétrer dans une sorte d'entre-deux mondes que représente la mort et les blessés qu'elle laisse après son passage. Ils nous content, à travers leur histoire poignante, toute la force et la beauté d'un amour que rien -même la mort - ne saurait entraver.

Grace Meyer, 1ère L- lycée Hermite, Dieuze
2016/04/02 18:47 #0edb-45c9-beeb-5c249cbd2de2
Lycée Charles Hermite
Vers l'autre rive est un récit initiatique qui présente un mystère continu de la mort cohabitant avec la vie. Kurosawa expose un film dans lequel le sensible et l'abstrait sont au même point, à égalité, car un rapport au monde entier est exprimé.
Ce film peut nous paraître étrange parce qu'il met en parallèle, et dés le début, le monde des morts et des vivants comme si cela était évident. Nous pouvons être étonnés de la réaction de Mizuki, l'héroïne principale, en voyant son mari, Yusuke, disparu depuis trois années déjà. Elle lui demande simplement d'enlever ses chaussures. Mais nous pouvons également être surpris par leur rencontre avec les fantômes tout au long du film.
Il se peut que nous ayons eu tendance à nous ennuyer par moments devant ce film car chacune des scènes est filmée dans le calme et la douceur. Nous pouvons tout de même apprécier ce moment qui nous prouve qu'il n'y a pas de limite à l'amour, pas même la mort.

Baro Marion, 1ère L, lycée de Dieuze
2016/04/02 18:48 #858a-4323-b686-4dac77294361
Lycée Charles Hermite
Vers l’autre rive
Vers l’autre rive est un film japonais sorti en 2015, et réalisé par Kiyoshi Kurosawa, au Japon. Il a remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2015. Ce film est un mélange entre la passion, le fantastique et l’étrange.
Cela fait trois ans que Mizuki apprend à vivre seule depuis que Yusuke (son mari) est mort noyé. Un jour Yusuke réapparait et la conduit à la rencontre de plusieurs personnages « comme lui » qu’il a pu rencontrer durant ces trois ans. Pourquoi est-il revenu ? Ce film réveille notre questionnement intérieur et arrive presque même à nous troubler. La réapparition de Yusuke va chambouler et mettre en désordre la nouvelle vie bien, et même un peu trop rangée que s’était créée la jeune femme Mizuki. Peu à peu, le film plonge dans le surnaturel, grâce aussi aux très lents mouvements de caméra. Yusuke ne semble pas à sa place et son voyage parmi les vivants semble devoir avoir une fin.
Laurane Ferry 1ère L
2016/04/02 18:49 #6d73-43e6-ab04-f767fdf7c14f
Lycée Charles Hermite
Un film serein où fantômes japonais se plaisent


Vers l'autre rive est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa, sorti en 2015 et adapté du roman de Kazumi Yumoto. C’est un récit prenant sur le mystère de la mort côtoyant la vie, sur un principe de couple idéal et tout ceci avec douceur et poésie ; ce qui n’empêche pas l’histoire d’être déchirante.
Tout commence avec Mizuki, une jeune veuve qui a encore bien du mal à faire le deuil de son mari ; c’est alors, trois ans après sa mort, que Yusuke réapparait. D’une certaine manière le film réussit à supposer une dimension d’entre-deux, il oscille entre réalité et inconscience.

Yusuke lui propose de parcourir le Japon afin de retrouver ceux qu’il a croisés lors de ces trois dernières années : tel un voyage de noces funèbres, qui le conduit inexorablement à sa mort. Certaines de ces personnes se retrouvent elles aussi à la frontière de la mort. Chacune d’elles a une façon différente d’aborder leur fin, consciemment ou pas. Par exemple, une autre veuve que Yusuke a connue se retrouve hantée par son mari qui lui n’accepte pas son sort. Par ailleurs la scène où Yusuke tente de le convaincre qu’il doit partir, contraste énormément avec la délicatesse du film ; c’est une scène rythmée, tendue à la limite de la violence, cependant là où brille le film c’est qu’il arrive à retranscrire ce moment avec une poésie qui nous en ferait presque oublier son caractère agressif.

La mort de tous ces personnages est symbolisée par un changement de lumière, qui va du plus clair au plus sombre. Cependant Yusuke ne disparaît pas de la même façon, et on peut la qualifier d’inattendue, car il disparait en un seul changement plan, presque brutalement comparé à la sérénité du film. Cette scène marquante clôt le film avec brio.

La douceur du film pourrait suggérer que la mort ne doit pas être considérée comme une vulgaire fin en soi mais au contraire, comme un accomplissement de la vie.

Mathilde Cammarata, 1ère L, lycée de Dieuze
2016/04/04 14:57 #ffb3-4d07-8226-9226d73f1ae9
Lycée Guillaume Fichet
Vers l'autre rive

Vers l'autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa sorti en 2015. Il a obtenu le prix « Un certain regard » à Cannes. L'histoire est celle de Yusuke, un homme qui revient après sa mort pour revoir sa femme.

Pour apprécier ce film, il faut passer outre les différences culturelles, comme le jeu parfois exacerbé des acteurs hérité du théâtre Kabuki (par exemple lors d'une scène de dispute où l'actrice se lève en jetant sa chaise), ainsi que la réalisation particulière de Kurosawa avec le rythme lent du film, le silence omniprésent et presque artificiel.... On constate les différences de culture également grâce au fait que le film aborde la mort d'une manière qui peut nous sembler incongrue étant donné les codes cinématographiques auxquels nous sommes habitués en Occident, où elle est quelque chose d'incertain ou même d'inquiétant (dans American horror story, un personnage revenu de parmi les morts dit qu' « après il n'y a que le noir »). Dans Vers l'autre rive, il est clairement exprimé que la mort n'est qu'un passage. Le rapport aux fantômes est aussi différent du nôtre. Habituellement utilisés dans le cinéma d'horreur, ils servent ici à transmettre un message et sont traités comme des personnages à part entière avec une psychologie. L'accueil des revenants se déroule de façon très sobres, ainsi que leur disparition, entre deux plans. Dans ce film ils sont seulement là pour accomplir quelque chose, souvent s'excuser.
La mise en scène est incroyable et donne une grande force à l'histoire. Les lampes qui s'allument au dessus de la tête des personnages alors que le protagoniste leur explique une théorie sur l'univers; un plan sur la lune qui émerge de derrière les nuages et s'apprête à y retourner pour signifier le caractère éphémère du retour de Yusuke. Tout le travail sur les départs, avec la lumière qui change lors de la disparition d'une petite fille ou la scène post-apocalyptique dans la maison déserte d'un vieux monsieur.
La scène de piano est très forte, comme souvent lorsqu'il y a de la musique intradiégétique dans un film (La leçon de piano de Jane Campion, Le pianiste de Roman Polanski).
Beaucoup d'éléments scénaristiques sont implicites, comme la nature fantomatique de certains protagonistes.

Globalement et objectivement Vers l'autre rive est un bon film, avec de superbes idées liées à la réalisation et une thématique forte. Cependant, on peut lui reprocher son rythme lent et ses longueurs, qui peuvent rendre l'entrée dans l'histoire difficile. Il faut faire un effort en tant que spectateur, pour s'habituer aux codes cinématographiques assez particuliers de Kiyoshi Kurosawa sinon le film et son message peuvent nous sembler obscurs.

Justine Luiset, Lycée Guillaume Fichet, Bonneville.
2016/04/04 15:13 #2ddd-44e6-b119-acc3b216d616
Lycée Guillaume Fichet
Vers l'Autre Rive



Vers l'Autre Rive est un film japonais de Kiyoshi Kurosawa sorti en salle en 2015 et présenté à la sélection « Un certain regard » au festival de Cannes où il remporte le prix de la mise en scène.

Mizuki, veuve depuis trois ans, assiste un soir au retour de son mari décédé, qui a depuis parcouru le Japon et qui l'invite à rencontrer ceux qui l'ont aidé pendant ces trois années. Ce film nous invite à découvrir la vie quotidienne des nippons à laquelle nous ne sommes pas habitués. Ce film est un chef d’œuvre de par ses musiques reposantes et des silences qui, sans ennuyer le spectateur, le font se concentrer sur l'aspect visuel plus que sur les paroles des personnages, ce qui parfois nous fait regarderun film passivement sans remarquer les détails présents dans le décor. Cet aspect d'un film silencieux nous permet une immersion totale dans un décor et une atmosphère qui peuvent nous sembler étrangers.

Ce film nous permet de découvrir un point de vue extérieur à notre culture sur un sujet qui peut nous faire nous poser beaucoup de questions, les fantômes. Il prend la forme d'un voyage (qui s'apparenterait à une aventure ou à un « road trip ») que l'on suit comme si l'on y prenait part et durant lequel on découvre les unes après les autres les rencontres entre Mizuki et les amis de son mari décédé. Ces rencontres pourraient être apparentées à de petites histoires qui, en étant liées, forment le film. En effet, les différentes rencontres de Mizuki sont toutes très différentes et nous font découvrir l'histoire de Yusuke ; on a l'impression que Yusuke cherche à faire le deuil de sa vie qui n'est plus et qu'il souhaite aller dans l' « au-delà » où comme tous ses compagnons il trouvera la paix intérieure.

Chacun de ces personnages est très attachant et réussit à nous toucher personnellement puisque tous ont souvent eu une vie difficile.




Calabrese Chloé
Lycée Guillaume Fichet – Bonneville
2016/04/04 16:18 #91fd-494d-a035-7409fc53c550
Lycée Stéphane Hessel
Kiyoshi Kurosawa, réalisateur japonais, dans son film Vers l’autre rive, nous transporte au Japon.
Trois est le chiffre qui s’impose, il est parti depuis trois ans.
Un couple : Yusuke est un esprit et Mizuki est en vie. Le retour de Yusuké est bouleversant, à peine revenu, il part, Mizuki le suit dans une course effrayante. Il s’agit de retrouver les amis de Yuzuke, des âmes qui errent parmi les vivants et de les aider à rejoindre l’au delà. Trois rencontres. La culture shinto est omniprésente.
Les personnages sont accompagnés par une mélodie de piano apaisante. Ils se perdent et se retrouvent aussi dans le Japon des rizières, des petits villages. Ils partagent des instants de vie, ils déambulent, ils cuisinent des plats traditionnels.
Mizuki devient de plus en plus belle, lumineuse. Yusuké finit par disparaître.
Un film sur l’amour, le deuil, l’acceptation du départ de l’être aimé, l’importance de profiter de chaque instant de la vie.
Un film très lent, très long, difficile à comprendre pour certains d’entre nous.
Un film qui s’achève et de multiples questions se bousculent.

Lycée Stéphane Hessel
Classe 1RPIP
2016/04/04 23:57 #5923-4a91-8af4-e84e6cb9c216
Lycée A. Fresnel
La détresse de Mizuki


Vers l'autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa apparu à l'écran pour la première fois le 30 septembre 2015. Le réalisateur est né à Kobe au Japon. Il débute en réalisant des courts métrages d'environ huit minutes de 1974 à 1983. La réalisation d'un moyen-métrage SHIGARAMI, l'a fait connaître dans le milieu du cinéma et il fut récompensé en 1980.

Ce film parle d'une femme qui reçoit la visite en soirée de son défunt mari Yusuke qui s'est noyé en mer trois ans plus tôt. A leurs retrouvailles, Mizuki est un peu étonnée de son retour inespéré mais à la fois espéré ; elle l'interroge sur les raisons de ce retour. Le lendemain, elle se demande si ce n'était pas qu'un rêve car son mari a disparu. Par la suite, elle quitte tout pour suivre son défunt mari dans le voyage du monde des morts et rencontre les gens que son mari a croisés et aidés pendant ces trois années.

C'est un film émouvant car la femme essaie de faire son deuil et, dans le même temps, son mari dans le monde des morts console et soutient les gens. Les morts réapparaissent dans le monde des vivants pour soutenir leur famille dès que les membres ont un souci. Et à la fin, Yusuke quitte sa femme pour retourner dans son nouveau monde à lui et il la laisse dans son monde à elle. Ce voyage peut être considéré comme un voyage de retrouvailles et d'adieux à la fois, même si le deuil est un déchirement et une solitude pour elle. Ce film est un peu ennuyant car il y a peu d'action, on ne distingue pas toujours les scènes et les situations, c'est un peu confus pour moi.

On a beaucoup de mal à distinguer les fantômes des humains. Ils sont représentés de la même manière. Mais lorsqu'un fantôme apparaît une musique dramatique l'accompagne. Mais on observe bien leur disparition comme par exemple pour M. Hoshitani : les fleurs collées sur le mur de la chambre se fanent lors de son effacement à la vie réelle.
Ce film est à la fois très linéaire mais on a l'impression que c'est tout de même un film réaliste malgré les fantômes.


FOUQUES Emma 1S3
Lycée A. Fresnel CAEN, histoire des arts
2016/04/05 10:20 #38fb-44e7-81f0-afee4dc82637
Lycée de Haute-Auvergne
Vers l’autre rive

Au bout d’un chemin forestier, la caméra nous invite à découvrir une jolie cascade plongeant dans une mare sombre : un petit villageois apprend à Mizuki, l’héroïne du film, que c’est là un chemin vers le monde des morts ;elle devine alors que c’est de là que serait revenu son mari Yusuke, mort depuis trois ans, et c’est de là aussi que reviendra son père pour quelques instants - et quelques reproches. Le décor est beau et l’idée séduit, mais alors qu’on attendait un événement particulier, une émotion forte, une révélation – que laissait aussi présager la musique, toujours crescendo – le film poursuit son développement neutre et répétitif. Les dialogues, rares et souvent sans saveur, contribuent à cette sensation de banalité, de manque de relief, malgré la beauté de l’actrice principale, des paysages, et malgré quelques moments de grâce comme l’apparition du mur recouvert de fleurs découpées dans des magazines et cette mélodie des anges jouée sur un piano trop longtemps resté fermé, et qui fait surgir tout un flot de remords.
Groupe 3 de Littérature et société au lycée de haute-Auvergne, 15 100 Saint-Flour
2016/04/06 10:01 #5c80-48ef-877b-78cff3ae45f3
Lycée Jules Ferry
Vers l’autre rive, un mystérieux voyage
Mizuki est une jeune professeur de piano que l’on suit dans son quotidien, quand elle voit surgir dans son salon son défunt mari Yusuke, alors qu’elle prépare des petits beignets traditionnels. Elle n'avait pas remplacé son mari, disparu trois ans plus tôt. A l'initiative de Yusuke, ils partent pour un curieux voyage au cœur du Japon à travers plusieurs villages, à la rencontre de ceux qu’il a croisés sur sa route les trois dernières années de sa vie. Ces amis qui accueillent le couple sont parfois morts, mais quelquefois ils l'ignorent.

J’ai apprécié les nombreux et beaux paysages de montagnes, de rizières et de villages du Japon. Et j’ai aussi été sensible au thème du film ; cette rencontre entre les vivants et les morts qui permet de faire un bilan moral, de se libérer progressivement de leurs liens et parfois même de se réconcilier. Le film montre bien le parcours initiatique de Mizuki qui vit dans l’angoisse et l’attente de son mari jusqu’à atteindre à la fin, la sérénité et l’acception de le laisser enfin partir. Par contre, j’ai trouvé ce film difficile à comprendre, il est difficile de distinguer la part du rêve et de la réalité quant à la présence de Yusuke. J’ai trouvé étrange le fait que la présence des morts et des vivants réunis paraisse banale, comme si c'était simple et évident : Mizuki voit apparaître chez elle Yusuke, mort depuis trois ans mais elle ne semble pas tellement étonnée, si bien que la première chose qu'elle lui dit est de retirer ses chaussures. Je me suis parfois ennuyée à cause des scènes longues et parfois inutiles à mon sens. Le film manquait de rythme et d’action. Je n’ai pas apprécié non plus la musique qui ressemblait aux musiques présentes dans les films d’horreur et qui nous laissaient nous attendre à une scène surprenante mais ce n’était malheureusement pas le cas.

Rigomier Lise
2016/04/06 10:04 #abb9-484b-89be-0c115eff0ad9
Lycée Jules Ferry
Vers l’autre rive est un film Japonais de Kiyoshi Kurosawa. Il nous conte l’histoire de Yusuke qui revient d’entre les morts pour voir sa femme, Mizuki. Il l’emmène alors sur la route rendre visite à toutes les personnes qu’il a croisées avant sa mort. Ce film aborde plusieurs thèmes complexes et ambitieux : celui de l’amour, de la mort et du deuil. Mais qui doit réellement passer cette épreuve ? Est ce le défunt, qui revient sur Terre pour faire le deuil de son ancienne vie ou les vivants qui doivent faire celui de leurs proches perdus ? Ces questions aussi étonnantes qu’intéressantes seront abordées dans ce mélodrame tragique. Malheureusement, peu de réponses pleinement compréhensibles et satisfaisantes nous seront apportées…

Tout d’abord cette œuvre philosophique est quelque peu difficile d’accès de par sa complexité. Nous ne comprenons qu’au bout de très longues minutes le thème du film. Les fantômes revenus du monde des morts apparaissent, disparaissent, parlent comme s’ils étaient vivants mais passent parfois d’un monde à l’autre, si bien que l’on en vient à douter de leur existence. Est-ce un rêve, une illusion, le fruit de l’imagination de Mizuki ou bien la réalité ? S’agit-il d’un monde parallèle ?… Nous ne savons jamais si les morts sont bien présents ou non. Les raccords du montage et les jeux de mouvements de la caméra nous enveloppent d’incertitudes et accentuent cet effet de confusion de l’esprit pouvant entrainer une perte d’attention. Le jeu inexpressif des acteurs Japonais, quoique qu’il nous dépayse totalement, ne nous aide pas du tout à la compréhension de l’histoire. Lorsque Mizuki revoit son mari pour la première fois, elle semble tout juste surprise. Nous n’avons pas l’habitude du cinéma Japonais, plusieurs éléments peuvent-être déstabilisant la première fois. Notamment la manière de filmer choisie par Kiyoshi Kurosawa:
Il joue du champ-contrechamp, et quelques fois use du décadrage, comme lorsque dans leur chambre Mizuki et Yusuke sont chacun de part et d’autre de l’image alors qu’il vient de la repousser.
L’utilisation de la mise au point successive sur plusieurs endroits différents de l’image, certes plus usuelle, peut être à certains moment dérangeante. Comme lorsque, dans la forêt l’un des ami de Yusuke est à l’agonie. Pendant un instant le focus n’est pas fait sur l’action qui nous intéresse, déjà étrangement située à la limite du cadre.
Un grand nombre d’intrigues nous sont présentées. A tel point qu’il nous faut à plusieurs reprises repartir d’une situation initiale, tenter de comprendre une nouvelle fois les enjeux du retour de tel mort pour telle famille… Enfin, ce film touchera d’autant moins une personne à l’esprit cartésien, ou tout simplement quelqu’un qui ne croit pas à l’existence des fantômes, ce qui réduit encore plus sa portée.

Cependant, une personne poète à l’esprit conceptuel pourrait trouver certains cotés attrayants à cette production. De par son thème abstrait, et sa réalisation nébuleuse (le réalisateur nous laisse dans le flou, nous donne peu d’explication et nous laisse imaginer ce que l’on veut) ce film ouvert possède un large panel d’analyse. On peut penser que les morts reviennent parmi les vivants pour accomplir une quelconque tâche, ou régler un problème. Ou encore pour aider d’autres fantômes à passer vers « l’autre rive » et à accepter leur mort.
La qualité d’image est indéniable. De nombreux plans d’ensemble où sont exposés de splendides paysages nous sont offert, égayant éventuellement l’esprit des plus rêveurs d’entre nous. Outre le bel angle de prise de vue ou la luminosité bien dosée qui permet d’apprécier toute la beauté de ces horizons, ces plans ne changent pas le cours de l’histoire, et ne nous apprennent rien sur l’intrigue, ajoutant à sa lenteur déjà excessive. Également, Kurosawa profite de sa réalisation pour glisser quelques petits messages philosophiques ici et là : par exemple, lorsque Mizuki, professeure de piano, dit à une de ses élèves « Joue à ton rythme, vie à ton rythme, et non comme c’est écrit ». Étrangement, la petite fille jouera instantanément beaucoup mieux, les notes seront douces et harmonieuse à l’oreille. Cette citation peut être interprétée comme un conseil de vie : « Ne pas suivre le destin tel qu’il est écrit pour réussir sa vie et faire ses propres choix ».

Pour finir, ce road movie n’en est finalement pas vraiment un. Le résultat attendu de ce type de tournage n’est pas vraiment celui escompté : le contraste entre les différents lieux de tournages et les différentes régions présentées est peu présent. Nous n’avons pas vraiment cette impression de grand voyage.

C’est donc, si vous en avez le courage, un film à revoir plusieurs fois pour en saisir pleinement l’essence et le fond (plus intéressants qu’ils n’y paraissent au premier abord).
Bouvier Axel
2016/04/06 10:06 #aec6-40f0-9dae-dbd20957fba5
Lycée Jules Ferry
Vers l'autre rive, un film offrant une ouverture vers une autre culture

Dans sa nouvelle œuvre cinématographique, Vers l'autre rive, Kiyoshi Kurosawa évoque une culture méconnue du public occidental : la culture japonaise. Il présente ainsi le monde au-delà de la mort tel que le voient les Japonais.
Tout d'abord, les spectateurs se sentent déstabilisés par le commencement du film. En effet, sans explications majeures, on découvre un monde mêlant à la fois la vie et la mort. Mizuki, ayant perdu son mari Yusuke noyé en pleine mer, se retrouve seule depuis trois ans dans son logement. Alors qu'un soir elle prépare le dîner, Yusuke réapparaît. Une certaine incompréhension de la part de la protagoniste est transmise aux spectateurs. Ce sentiment est accentué par les disparitions brèves et successives de Yusuke. Par exemple, il est assis sur un canapé, puis disparaît et revient au centre du champ de la caméra. La lumière joue sur cet effet car le personnage disparaît quand la luminosité est faible et réapparaît lorsqu'il allume la lumière. Au fil du temps, Misuki ne s'interroge plus sur la présence d'un défunt dans son univers. Le couple vit sa relation comme deux personnes vivantes. Ainsi, ils discutent, cuisinent, dorment ensemble par exemple. Ceci est troublant car la confusion entre le monde des vivants et des morts semble banale. Les acteurs jouent leur rôle comme dans un film réaliste. Le couple entreprend un voyage au cœur des campagnes japonaises rencontrées par Yusuke pendant ses trois années d'absence. Ils rencontrent alors plusieurs personnages ayant le même statut que Yusuke. Ce principe de mélange entre deux mondes est donc répandu dans tous le pays.
De plus, ce film paraît long aux spectateurs à cause des nombreuses scènes dans lesquelles les personnages ne bougent quasiment pas. Ce manque de mouvement provoque l'inexistence de gros plan. Les plans fixes et larges constituent la majeure partie du film. Par exemple, à plusieurs reprises, on observe le couple déambulant sur un sentier forestier ou dans la campagne. La caméra prend alors le temps de faire découvrir les paysages. Ces derniers sont magnifiques comme par exemple la cascade ou encore les champs à perte de vue mais ils sont présentés à de nombreuses reprises, ce qui peut ennuyer le spectateur. La musique classique renforce cette lenteur par son air calme et répétitif. Ces passages n'apportent pas d'informations importantes aux spectateurs et peuvent donc sembler inutiles à l'histoire.
En revanche, le film Vers l'autre rive est marqué par l'émotion. Le jeu des acteurs et la musique sont en parfaite harmonie afin de procurer de la joie, de la tristesse, de l'inquiétude au public. Des mouvements soudains de la part de Misuki contrastent avec la lenteur du film et mettent en valeur le sentiment que ressent la protagoniste. Ainsi, l'actrice court vers Yusuke afin de se jeter dans ses bras. Ce passage souligne l'attachement et l'amour existant entre les deux personnages. De même, l'inquiétude de Misuki face au désert laissé par le facteur ayant aidé et hébergé le couple suite à sa mort est mise en relief par sa fuite et sa course dans la rue. Durant cette scène, Misuki découvre la chambre de l'homme complètement délabrée et abandonnée, laissant place aux feuilles mortes et à la poussière. Le visage de la femme est marqué par l'étonnement car quelques heures plus tôt, la pièce était lumineuse et colorée.
Ce film de Kiyoshi Kurosawa dissimule un message fort malgré les défauts que l'on peut lui reprocher. Le réalisateur montre ainsi que l'amour est plus fort que la mort. Si vous appréciez les films émouvants visant à faire réfléchir sur des questions existentielles, l'histoire de ce couple vous touchera droit au cœur.
Winne Laëtitia
2016/04/06 10:08 #0807-42aa-8bec-a7509cc41427
Lycée Jules Ferry
Voyage entre la vie et la mort.

Le film fantastique japonais Vers L’Autre Rive, réalisé par Kiyoshi Kurosawa, sorti en 2015 nous fait voyager entre la vie et la mort.
Yusuke, disparu en mer trois ans plus tôt apparait dans l’appartement de son épouse Misuki, ce qui rend le début très étrange. L’interprétation des acteurs japonais diffère de celle des occidentaux. Ils s’expriment très lentement ce qui provoque assez rapidement une lassitude chez le spectateur occidental.
Le réalisateur nous fait découvrir plusieurs petites histoires. Un livreur de journaux, lui aussi décédé, regrette ses actes de violence envers sa femme. Une petite fille qui revient de l’au-delà, joue un morceau de piano que sa sœur lui interdisait et ensuite elle disparait de nouveau.
Les situations initiales complexes rendent ces histoires longues. Les morts viennent, soit pour régler leurs problèmes, soit pour accomplir ce qu’ils n’ont pas fait de leur vivant, soit pour faire le deuil de leur propre vie, ce qui donne une vision très étonnante.
La splendeur des paysages, comme la cascade où se rend un enfant qui a perdu son père, ne laisse pas le spectateur indifférent. La musique jouée par la petite fille au piano émeut.
Malgré les moments ennuyeux à chercher à comprendre si les personnages sont vivants ou morts, le film et l’histoire restent beaux grâce à la musique, aux paysages sublimes et leur histoire tirée des croyances japonaises.
Toson Caroline
2016/04/06 14:55 #3-3
Lycée Pro des Métiers d'art
Le film retrace le fait que les morts reviennent afin d'accomplir une dernière volonté qu'ils n'ont pas pu terminer de leurs vivants.

Mizuki est une jeune femme veuve, qui est d'apparence mystérieuse et très belle. Yusuké, son défunt mari, s'est suicidé sur une plage et il est dévoré par les crabes. Il réapparaît et disparaît tout au long du film, en laissant sa femme seule. Sa première apparition survient lorsque Mizuki est seule un soir dans sa cuisine, nous ne l'entendons pas rentrer c'est seulement l'image qui nous permet de le voir. La première réaction de Mizuki est surprenante en voyant son mari, qu'elle croyait décédé, elle lui dit « bienvenue, je t'attendais », elle lui fait aussi enlever ses chaussures, chose plutôt étonnante quand nous voyons revenir quelqu'un de disparu. Sans trop se parler, ni savoir le pourquoi du comment, Mizuki propose un dessert à Yusuke, qu'il mange sans trop parler, dans le calme.

La longueur et la platitude du film est à la fois un défaut, difficulté pour suivre avec la même intensité, et une qualité car nous n'avons pas l'habitude de voir un film avec si peu de rythme, seule la musique en donne un peu. D'ailleurs, elle fait passer un message et des émotions aux spectateurs.
Deux couleurs se distinguent particulièrement le noir et le blanc symbole de la vie et de la mort. Puis, Mizuki se retrouve devant une cascade, point de passage entre le monde des vivants et des morts où elle retrouve son père qu'elle n'avait pas vu depuis sa mort. Cette relation entre les deux mondes et représentée par un petit bassin d'eau qui sépare les deux rives.

Steven et Mathieu
2016/04/06 14:56 #3-4
Lycée Antatole France
 Après 3 ans d'absence inexpliqués, Yusuke, le mari de Misuke, revient dans leur domicile et lui annonce calmement qu'il est mort. S'en suit un voyage au coeur du Japon dans lequel le couple réapprend à se connaître, rattrape le temps perdu, visite de vieilles connaissances, se pardonne et retrouve l'essence de leur amour.

Entre le décor épuré des foyers japonais modernes et la beauté éblouissante des petits villages de montagne, Kurosawa nous livre une histoire qui se dénoue à un rythme graduel mais qui ne manque pas de nous captiver. A l'inverse de ses habitudes dans le cinéma d'épouvante, l'apparition de la mort n'est pas terrifiante mais incarne une forme de bienveillance poétique, représentant une seconde chance pour les défunts.

On retrouve tout de même certains aspects du cinéma d'horreur qui transmettent les sentiments de peur et de tristesse entraînés par la mort, tout en les contrastant avec des plans sur la lumière, signe d'espoir et d'apaisement.
Kurosawa nous permet aussi d'explorer une culture qui n'est pas la nôtre, dans un contexte historique assez flou, mais qui dévoile tout de même les coutumes des relations au Japon, où respect de l'autre et politesse règnent. Cette histoire d'amour renaissant traite avec simplicité et lyrisme un thème qui est habituellement source de peur  en soulignant la difficulté du deuil, de l'absence de l'être aimé, et la plongée dans leur intimité nous offre des émotions sans mesure.

Olivia Bécart et Lucy Wagiel
2016/04/06 14:58 #3-5
Lycée Charles Hermite
Vers l’autre rive est un film japonais sorti en 2015, et réalisé par Kiyoshi Kurosawa, au Japon. Il a remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2015. Ce film est un mélange entre la passion, le fantastique et l’étrange.

Cela fait trois ans que Mizuki apprend à vivre seule depuis que Yusuke (son mari) est mort noyé. Un jour Yusuke réapparait et la conduit à la rencontre de plusieurs personnages « comme lui » qu’il a pu rencontrer durant ces trois ans. Pourquoi est-il revenu ? Ce film réveille notre questionnement intérieur et arrive presque même à nous troubler. La réapparition de Yusuke va chambouler et mettre en désordre la nouvelle vie bien, et même un peu trop rangée que s’était créée la jeune femme Mizuki. Peu à peu, le film plonge dans le surnaturel, grâce aussi aux très lents mouvements de caméra. Yusuke ne semble pas à sa place et son voyage parmi les vivants semble devoir avoir une fin. 

Laurane Ferry
2016/04/06 14:59 #3-6
Lycée Charles Hermite
Un film serein où fantômes japonais se plaisent

Vers l'autre rive est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa, sorti en 2015 et adapté du roman de Kazumi Yumoto. C’est un récit prenant sur le mystère de la mort côtoyant la vie, sur un principe de couple idéal et tout ceci avec douceur et poésie ; ce qui n’empêche pas l’histoire d’être déchirante.

Tout commence avec Mizuki, une jeune veuve qui a encore bien du mal à faire le deuil de son mari ; c’est alors, trois ans après sa mort, que Yusuke réapparait. D’une certaine manière le film réussit à supposer une dimension d’entre-deux, il oscille entre réalité et inconscience.

Yusuke lui propose de parcourir le Japon afin de retrouver ceux qu’il a croisés lors de ces trois dernières années : tel un voyage de noces funèbres, qui le conduit inexorablement à sa mort. Certaines de ces personnes se retrouvent elles aussi à la frontière de la mort. Chacune d’elles a une façon différente d’aborder leur fin, consciemment ou pas. Par exemple, une autre veuve que Yusuke a connue se retrouve hantée par son mari qui lui n’accepte pas son sort. Par ailleurs la scène où Yusuke tente de le convaincre qu’il doit partir, contraste énormément avec la délicatesse du film ; c’est une scène rythmée, tendue à la limite de la violence, cependant là où brille le film c’est qu’il arrive à retranscrire ce moment avec une poésie qui nous en ferait presque oublier son caractère agressif.

La mort de tous ces personnages est symbolisée par un changement de lumière, qui va du plus clair au plus sombre. Cependant Yusuke ne disparaît pas de la même façon, et on peut la qualifier d’inattendue, car il disparait en un seul changement plan, presque brutalement comparé à la sérénité du film. Cette scène marquante clôt le film avec brio.

La douceur du film pourrait suggérer que la mort ne doit pas être considérée comme une vulgaire fin en soi mais au contraire, comme un accomplissement de la vie.

Mathilde Cammarata
2016/04/06 15:00 #3-7
Lycée Charles Hermite
Vers l'autre rive est un récit initiatique qui présente un mystère continu de la mort cohabitant avec la vie. Kurosawa expose un film dans lequel le sensible et l'abstrait sont au même point, à égalité, car un rapport au monde entier est exprimé.

Ce film peut nous paraître étrange parce qu'il met en parallèle, et dés le début, le monde des morts et des vivants comme si cela était évident. Nous pouvons être étonnés de la réaction de Mizuki, l'héroïne principale, en voyant son mari, Yusuke, disparu depuis trois années déjà. Elle lui demande simplement d'enlever ses chaussures. Mais nous pouvons également être surpris par leur rencontre avec les fantômes tout au long du film.

Il se peut que nous ayons eu tendance à nous ennuyer par moments devant ce film car chacune des scènes est filmée dans le calme et la douceur. Nous pouvons tout de même apprécier ce moment qui nous prouve qu'il n'y a pas de limite à l'amour, pas même la mort.

Marion Baro
2016/04/06 15:00 #3-8
Lycée Charles Hermite
Vers l’autre rive est un film de Kiyoshi Kurosawa. On y raconte l’histoire de Mizuki, une jeune femme japonaise qui a perdu son mari Yusuke, noyé en mer, trois ans auparavant. Un jour, il réapparait et rend visite à sa femme, qu’il aime toujours. Le couple discute, puis Yusuke propose à sa femme de faire un voyage à travers le Japon, à la rencontre d’autres fantômes, ceux qui l’ont accueilli pendant ses anciennes vies avant sa mort. Le voyage s’arrête d’abord chez un vieillard, distributeur de journaux. Puis le couple continue son périple. Ils sont accueillis dans un restaurant où Yusuke a travaillé, avant de repartir vers un village où il est accueilli telle une vedette par des habitants qui se passionnent pour les conférences qu’il donne sur l’astrologie. A la fin du film, il disparaît et rejoint pour de bon le monde des morts.

C’est un très beau film où l’on trouve de magnifiques paysages et des histoires attachantes, racontées par les personnages. Il met en scène la rencontre entre les morts et les vivants.

Emma Larrière
2016/04/06 15:01 #3-9
Lycée Charles Hermite
Vers l'autre rive , un film qui nous transporte vers un autre monde

Vers l'autre rive (Kishibe no tabi )est une œuvre filmique réalisée par Kiyoshi Kurosawa . Ce drame romantique japonais traite d'une romance entre Mizuki ( Eri Fukatsu), jeune veuve qui voit sa vie basculer le jour où son défunt mari Ozi ( Tadanobu Asno ) réapparaît trois ans après sa mort. Le couple se lance alors dans un voyage à travers le Japon durant lequel elle se trouve confrontée aux fantômes des personnes qui ont partagé les dernières années de son époux.

C’est dans une intime et éprouvante traversée que nos éternels amoureux nous invitent à découvrir le processus que devront surmonter leurs amis pour accomplir leur deuil et réapprendre à vivre. C'est ainsi que notre héroïne accomplira elle-même son deuil. Aux travers de magnifiques plans animés qui contrastent parfaitement avec les nombreux plans fixes dont est composé le film, le réalisateur Kurosawa révèle l'intention de nous immerger au sein de la relation intime et pudique du couple.

Pour conclure c'est en créant un lien direct avec les spectateurs que Mizuki et Ozi nous font pénétrer dans une sorte d'entre-deux mondes que représente la mort et les blessés qu'elle laisse après son passage. Ils nous content, à travers leur histoire poignante, toute la force et la beauté d'un amour que rien -même la mort - ne saurait entraver.

Grace Meyer
2016/04/06 15:03 #3-10
Lycée Pro Langevin Wallon
Fantastique, mystérieux et original

Vers l’autre rive est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa. C’est un film complexe qui raconte le périple d’un homme venant chercher sa femme pour l’emmener voyager à travers le Japon. Or, cet homme est décédé depuis trois ans, ce qui fait de lui un fantôme. Le réalisateur mêle le réel et le surnaturel, ce qui donne au film une dimension fantastique.

Les effets de lumière jouent entre illusion et réalité, faisant apparaître ou disparaître des fantômes, ce qui provoque de l’étonnement. C’est le cas lorsque Yusuke, le mari, apparaît dans le salon puis éteint la lumière. Mizuki pense alors qu’il est parti mais lorsqu’elle rallume une lampe, elle le voit assis sur le canapé et est très surprise. C’est intriguant.

Ce film japonais vaut la peine d’être vu et plaira à tous mais principalement aux amateurs de romantisme car il évoque l’amour trahi et la recherche du pardon. Ce film est captivant car il y a beaucoup de suspense et le spectateur veut connaitre la suite de l’histoire : il veut comprendre où Yusuke souhaite emmener Mizuki et dans quel but. L’histoire est tout de même compliquée et quelque peu incompréhensible. Il faut donc rester très concentré. On découvre la raison de ce périple à la fin du film, lorsque Yusuke disparaît pour toujours après avoir montré à sa femme le lieu où il s’est noyé. Ce film est aussi intéressant pour le spectateur parce qu’il lui fait découvrir des paysages inhabituels du Japon.

Jessica de Barros et Aurélie Coullaud
2016/04/06 15:05 #3-11
Lycée André Malraux
« Vers l’autre rive », LE film du PARTAGE

Dès le titre, « Vers l’autre rive », Kurosawa semble nous inviter au voyage. L’affiche de cette adaptation cinématographique de l’œuvre de Kazumi Yumoto conforte ce sentiment. Nous sommes plongés d’emblée dans l’univers japonais d’Amélie Nothomb. Seules les myrtilles, les raisins du mont Asama, manquent. Cela dit, ces pérégrinations s’annoncent particulières. En effet, Yusuke et la montagne sont intimement liés. Le paysage apparaît en filigrane. De surcroît, Yusuke n’est pas tourné vers son avenir. Serait-ce un aller simple vers l’au-delà ? Au-delà et eau qui occupe le tiers supérieur de l’affiche ne seraient-ils pas aussi liés ? Au fil de ce périple de Yusuke et de son épouse Mizuki dans le temps, nous sommes transportés nous- mêmes au cœur de la culture japonaise, par le biais en l’occurrence de sa gastronomie, du sacré, de la musique. Ce retour furtif de Yusuke dans le monde des vivants qui se distinguent des revenants par de subtils jeux de lumières dont Kurosawa a le secret, et cette évidence d’un départ imminent et définitif sont l’occasion d’aveux, de découvertes, d’indulgences. Surprise mais ravie du retour de son jeune époux, Mizuki lui reproche pourtant à plusieurs reprises de ne pas se déchausser avant d’en rire et de saisir pleinement le bonheur des retrouvailles. Cette vie en temps réduit va accroître le désir d’aller à la rencontre de toutes les personnes importantes croisées au cours des trois dernières années, depuis le jour de son trépas en mer, et de partager ces instants précieux avec l’être aimée. Vers l’autre rive est incontestablement LE film du PARTAGE. Déambulant à grande vitesse dans le temps et dans son pays, son imper jaune nous rappelle sans cesse qu’il est à l’automne de sa vie. Chacun espère secrètement pouvoir accompagner les êtres qui lui sont chers, le plus tard possible certes. Kurosawa transpose ce souhait en fiction en étirant à souhait le temps et l’espace. Cet accompagnement de 127 minutes est un enrichissement. L’heure du trépas sonne. Restent alors les objets qui deviennent comme des autels imprenables à l’instar du bureau de Yusuke resté tel quel ou encore du piano qui donne lieu à une magnifique scène. « Vers l’autre rive » est un message d’espoir. Mizuki revoit brièvement son père qui lui révèle avoir retrouvé sa mère dans l’au-delà. Kurosawa nous rappelle aussi que nul ne peut échapper à la mort. La nature reprend toujours ses droits, dévastant ainsi le mur du distributeur de journaux au moment de son dernier soupir, un mur fait de collages de papiers japonais.

la classe de 2 MAMV
2016/04/06 15:05 #3-12
Lycée André Malraux
Le titre, « Vers l’autre rive », est une invitation au voyage de même que l’affiche du film. Yusuké attend sa femme, Mizuki, sur l’autre rive.

Dans ce chef d’œuvre cinématographique Kiyochi Kurosawa réussit le pari d’adapter pour le grand écran le non moins grandiose best-seller de Kazumi Yumoto.

Yusuké se révèle être un fantôme. Il est mort mais revient parmi les vivants pour parler à sa femme. Yusuké propose à sa femme de faire un voyage et de ne rentrer que lorsqu’elle en éprouvera le désir. Pour cela, elle devra brûler les prières qu’elle a écrites pour son défunt mari. Yuzuké recopie en effet des prières shintoïstes traditionnelles afin d’entretenir une relation avec les dieux depuis la disparition en mer de son mari. Yusuké a beau être mort, il est toujours confronté à certains interdits, comme celui de garder ses chaussures dans la maison. C’est une règle de base au Japon. Jusqu’au jour où elle prend conscience de la futilité de ce principe pour profiter pleinement du retour éphémère de son mari. 

Autre exemple d’immersion dans la culture japonaise par le biais de ce film, la gastronomie, en l’occurrence les boulettes de riz gluant et haricots rouges. De la préparation à la dégustation, Kurosawa nous met l’eau à la bouche. Tout comme ma critique s’inspire de la culture japonaise : elle repose sur le principe du pecha kucha. 20 images commentées chacune au maximum 20 secondes pour aller à l’essentiel. Le découpage et le collage de fleurs sur un mur est un passe-temps japonais qui est aussi célébré dans ce film.

Quant aux paysages, ils sont majestueux, à l’instar de cette cascade qui est en fait le passage des morts, celui qui mène vers l’au-delà.

Cet ultime périple dans le temps et dans l’espace est l’occasion de confessions, d’aveux. Ce film est la réduction d’une vie et d’une relation conjugale au temps d’un voyage, avec ses ralentissements, ses accélérations, ses joies, ses épreuves… Mizuki apprendra à cet égard que son mari a eu une maîtresse. Yusuké dévoile aussi ses sentiments, se montre moins pudique, ce qu’il n’aurait jamais fait de son vivant.

Ce film est celui du partage, de l’accompagnement dans l’au-delà. Misuki et Yuzuké passent plus de temps que jamais ensemble. Ils vont essayer de rattraper le temps perdu. Yusuké va à la rencontre des êtres chers croisés au cours de sa courte vie et les présente à l’être aimée, Mizuki. Ainsi, Mizuki apprendra que son mari a été vendeur de journaux. Dans cette séquence, on découvrira que Yusuké n’est pas le seul mort à roder parmi les vivants. Il dispensera aussi à une époque des cours. La notion de partage est omniprésente dans ce film. Il exercera aussi le métier de cuisinier ce qui nous plongera encore davantage dans la culture culinaire japonaise.

Le film défile sous nos yeux. Le temps est compté. L’horloge tourne. Il faut se dépêcher d’attraper tel train ou tel car. Yusuké ne peut rester éternellement parmi les vivants. Ce voyage s’opère toujours d’est en ouest. Il s’agit bien d’un retour vers le passé, pour régler ses affaires avant de partir définitivement. La mort est toujours un étape difficile à franchir par ceux qui partent comme par ceux qui restent. Pour ces derniers, les objets deviennent alors comme des autels. Sacrés, ils sont les témoins du passage des êtres sur Terre, à l’instar d’un piano qui donne l’occasion d’une magnifique mélodie.

Vers l’autre rive est aussi le film de l’amour. Les fantômes viennent retrouver une dernière fois ceux qu’ils aiment le plus. Ces retrouvailles sont une déclaration d’amour de Yusuké à Mizuki. 

Partage, amour, paysages majestueux, voyage au cœur de culture japonaise… autant de raisons pour vous précipiter VERS LE CINEMA pour apprécier VERS L’AUTRE RIVE

Florian H., Laly, Clélia, Axel, Adeline, Marion et Kelly
2016/04/06 16:53 #3-14
Lycée Auguste Pavie
Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa est un film de fiction qui raconte l'histoire d'une femme qui a perdu son mari il y a trois ans, il revient pour aider sa femme à faire son deuil. Pour cela, il l’emmène à la rencontre des personnes qu'il a croisées pendant son périple. Ce film possède certaines caractéristiques que nous apprécions comme le réalisme des fantômes. Le film fait ressortir la vision de Misuki, le personnage principal. Donc, le film est en focalisation interne car Misuki fait partie de l’histoire. On imagine ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent et comment elle réagit à la mort de son mari. Ça fait trois ans que son mari a disparu et elle n'a toujours pas accepté son décès car elle fait comme s'il était là. Elle prépare son repas, elle lui parle et dort avec lui. Yusuke est un fantôme comme beaucoup d’autres personnages dans le film mais quand on regarde le film, on a vraiment l’impression qu’ils sont vivants car les fantômes parlent aux vivants, ils se comportent comme des vivants comme dans la scène où la petite fille joue du piano alors que normalement elle est décédée. Le film développe les pensées de Misuki et pour elle, ils sont réels mais c’est une illusion : elle est dans le déni total de la réalité. C’est une très bonne mise en scène du réalisateur car il y a un mélange entre la réalité et le rêve. La diversité de beaux paysages est aussi un atout car à la vue de ces belles images, le spectateur est attiré et a envie de continuer à regarder le film. Et la musique de fond lorsque ces images apparaissent est bien choisie. Nous aimons également Misuki. C’est la seule personne vivante importante, on se rapproche forcément d’elle. Son histoire est touchante car elle a perdu un être cher, son mari Yusuke et n’arrive à le remplacer dans son esprit. Donc, elle l’imagine tout le temps, elle le voit, lui parle comme si il était vivant mais elle ne sait pas que c’est un mort car elle est un peu folle. C’est là où le film est bien réalisé car malgré sa légère folie, Misuki a des moments de conscience et elle remarque qu’il n’est pas là. Mais comme toute chose, un film possède aussi des défauts comme le changement de scènes trop répétitif. A chaque fois que le couple change de lieu, Misuki se réveille toute seule dans son appartement en ville et cherche Yusuke lorsqu’ il apparaît et commence le nouvelle rencontre de Misuki. Cette scène est présente cinq fois dans le film et cela est trop répétitif. Le réalisateur aurait pu créer une autre scène car cette répétition est lassante. Et comprendre le film est difficile. Par exemple, la scène où le père de Misuki réapparaît pour dire que Yusuke n’est pas un homme bien pour elle car il lui ment et la trompe est irréaliste. Yusuke est mort normalement et pourquoi son père vient lui dire ça maintenant ? S' il lui avait dit avant la disparition de Yusuke, peut-être que cela aurait eu du sens, mais comme il est mort ça n’a pas de sens. Et il y a beaucoup d’informations que le film ne fournit pas. Pourquoi Yusuke et Misuki effectuent un voyage ? Comment ils se sont rencontrés ? Pourquoi Yusuke ment ou cache des choses ? Et puis dans le film, le couple n’est pas du tout proche, on ne sait pas non plus pourquoi. Beaucoup de questions sans réponses.


Seconde 9, lycée Pavie,
2016/04/08 15:18 #3-25
Lycée M. Gambier
GRENTE Emma_ Seconde 1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Critique cinématographique sur le film :
Vers l'autre rive de Kurosawa


La nuit était déjà tombée quand, dans l'obscurité d'un appartement, une silhouette apparaît. Avec entrain une jeune femme se jette dans ses bras. Mizuki avait rêvé des centaines de fois cette scène : retrouver son mari mort il y a trois ans. Sauf que cette fois-ci, tout est bien réel. Yüsuke, revenu la voir, l’emmènera aux quatre coins du Japon lui faire découvrir ce que lui même a découvert durant ces trois années.
Vers l'autre rive est le nouveau film de Kurosawa, sorti le 30 septembre 2015, marquant son retour dans la réalisation. Pas moins de 2h07 de film fantomatique dans lequel nous retrouvons en scène Tadanobu Asano et Eri Fukatsu pour une romance mélangée au drame.
Une intéressante combinaison mais qui aurait peut-être pu être mieux exécutée, surtout du côté de la métaphore « vers l'autre rive » . En effet, Kurosawa n'a peut être pas bien su trouver un juste milieu entre la mise en scène de la mort et du vivant, ce qui donne un léger sentiment d'incohérence à la vue de ce film. Se poser des questions durant le film nous fait malheureusement quelques fois perdre son fil conducteur, ce qui nous fait manquer des éléments pouvant nous aider à trouver des réponses à nos questionnements.
Ces questionnements sont peut-être dû au fait que dans la réalisation de ce long-métrage, Kiyoshi Kurosawa a manqué de rigueur au niveau des liens entre les scènes. A plusieurs moments nous ne comprenons pas pourquoi il est passé d'un moment à un autre : pourquoi une personne disparaît ou encore pourquoi une personne réapparaît. Par exemple, le vieil homme livrant les journaux, disparaît dans une séquence se passant dans une rue ; puis, celui-ci réapparaît dans une autre. Toutefois, généralement nous comprenons par les événements suivants, encore faut-il être attentif à certains indices.
Kurosawa a parfois réalisé des scènes peut-être quelque peu trop longues pour ce qu'elles apportent au film, mais nous l'accordons, certaines apportent une émotion particulière comme celle où nous pouvons voir une jeune fille décédée jouant du piano avec une agilité singulière, cette séquence est quelque peu longue mais nous nous laissons emporter par ces notes raisonnantes.
Vers l'autre rive mélange une romance à une histoire fantomatique alors que ces films sont généralement réputés pour leur aspect horrifique. Kurosawa se démarque des autres réalisateurs en faisant basculer cet aspect en une manière de montrer que la mort fait partie de la vie. En effet, dans ce film, nous avons un parallèle entre ces deux mondes qui sont normalement opposés mais cependant liés. Celui-ci a trouvé le moyen de nous faire comprendre que la mort n'est que la continuité de la vie. Un côté encore très rarement vu et très intéressant.
Kiyoshi Kurosawa a créé une œuvre avec certaines faiblesses, certes ; mais ayant du mérite par sa recherche et par sa nouveauté. Ce réalisateur a eu une excellente idée en bousculant les normes des films de fantômes, cependant nous avons le sentiment qu'il n'a pas été jusqu'au bout de ses pensées. Un prochain film, dans la même veine, plein de ressources et de brillantes idées en tête, est attendu avec hâte. Ce qui est indéniable, c'est que cet homme a du talent et que nous aimions ou non sa nouvelle œuvre, celle-ci nous laisse certainement pas indifférent.
2016/04/08 15:20 #3-26
Lycée M. Gambier
Bertrand-Montembault Lili_2nd 1_ lycée Marcel Gambier, Lisieux.



Critique du film « Vers l'autre rive »


C'est d'une manière qu'on ne connaissait pas encore que Kiyoshi Kurosawa met en jeu des fantômes dans son film « Vers l'autre rive ». Misuki et Yusuke se retrouvent trois années après que ce dernier soit mort, noyé en mer et mangé par les crabes. Ils nous emmènent alors dans les plus beaux endroits du Japon dans le but de se libérer de leur lien et d'accepter pour Misuki la mort de son conjoint, de faire son deuil.

De manière étrange, certes ; mais simplement, Kurosawa nous filme le road trip des deux amoureux aux quatre coins du japon. Les scènes sont si calmes, paisibles, et d'une beauté si délicate... que certains pourraient se laisser emporter dans les bras de Morphée. Pourtant cette lenteur, ce manque d'action et cette absence de dialogue permet non seulement d'intensifier la relation entre les deux personnages, mais surtout de la rendre plus vivante, plus réaliste. L'auteur arrive facilement à nous laisser dans le doute, dans l'incompréhension, perplexes... c'est de cette manière qu'il s'amuse; les scènes sont confuses, nous ne comprenons pas toujours. Pour exemple, parlons du vieil homme qui distribue le courrier en bicyclette, il nous est compliqué de comprendre ce qu'il se passe quand il disparaît après que Yusuke et Misuki l'ai couché. Pourquoi les fleurs qu'il avait accroché ces dernières années aux murs sont elles tombés ? Pourquoi sa chambre n'est plus que ruines ? Comment se fait-il que la végétation ait pris part de la pièce ? Lui aussi avait-il un deuil à faire ? Cela est certain, c'est un film difficile d'accès, jugé long, trop lent et ennuyeux par quelques uns mais c'est pourtant un chef d'œuvre cinématographique, apportant de façon peu commune et romantique, avec des paysages incroyablement beaux, une vision sur le rapport à l'Autre.

2016/04/08 15:23 #3-28
Lycée M. Gambier
Anne-Lise Legoupil_ 2nde1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Vers l' autre rive de Kiyoshi Kurosawa

Un regard poétique de kurosawa sur le deuil.



Après une journée de travail, Mizuki, professeur de piano, rentre chez elle et se prépare des boulettes de haricot rouge. Un homme, habillé d'un impair orange, apparaît surnaturellement. Il est assis à une table sur laquelle Mizuki a déposé les boulettes. Cela faisait déjà trois ans qu'elle espérait le retour de son mari, noyé dans la mer Toyama. Elle n'est pas surprise de le revoir, lui demande d'enlever ses chaussures. Yusuke, pendant tout ce temps, a découvert des paysages et des personnes. Il voudrait partager avec elle ce voyage et ces rencontres. Nous les suivrons donc dans cette aventure tout au long du film.

Vers l'autre rive est l'adaptation du roman de Kazumi Yumoto. C'est un film fantastique du Japonais de Kiyoshi Kurosawa, qui est sorti en septembre 2015. Il dure 2 h 07.

Le réalisateur a préféré le mélodramatique poétique, aux films de fantômes que nous lui connaissons le plus souvent pour traiter le thème du deuil. Il l'aborde avec une certaine douceur en mettant en scène une jeune femme vivante et veuve depuis trois ans et un homme, le fantôme de son époux. Dans la mise en scène de ce voyage, on a du mal à discerner les vivants des morts. Cela pourrait nous faire perdre le fil du film. Mais Eri Fukatsu et Tadanobu Asano nous entraîne bien dans le thème du deuil puisque Mizuki, du monde des vivants, fidèle à son mari, dégage une certaine tristesse et se comporte comme une veuve alors que lui, du monde des morts, dégage un sentiment de liberté, de légèreté et de joie. Nous pourrions même penser que c'est elle qui est sur l'autre rive et lui vivant.

Dans une des scènes, Mizuki est dans la salle d'un restaurant. Elle veut y jouer du piano mais la restauratrice refuse qu'elle y touche : sa fille, qui jouait sur ce piano, est décédée. Pourtant, cette dernière se présente et joue du piano. Pendant un long moment, la lumière se tamise, puis se rallume avec le départ de la fille. C'est une des scènes les plus marquantes où l'on peut comprendre le jeu de lumières naturelles, accompagné d'une musique douce, grave et mélodique, qui dédramatise la mort. Cela laisse la place à un message d'amour et une histoire de confiance entre ces deux êtres, les vivants et les morts qui s'aiment depuis longtemps. Au point que l'on puisse penser que cet amour subsiste dans la tête de la jeune femme, au delà de la mort, comme s'il continuait à être vécu dans la réalité et que le fait de le croire apaisait la douleur de la jeune veuve.

C'est la première fois que le cinéaste tourne un film au Japon. En le tournant aussi bien en ville qu'à la campagne, à l'intérieur qu'à l'extérieur, il nous fait découvrir le pays, ses paysages et ses habitations.

Cela étant, contrairement à d'autres films qui traitent du même thème, ce road movie ne fait pas de retour en arrière. Il est toujours tourné vers l'avenir car il va toujours de l'avant. Le deuil connaît une évolution propre à chacun.

Kurosawa aurait-il réussi, une nouvelle fois, à montrer une autre facette du deuil? Il nous emporte vers une autre perception du passage vers l'autre rive, moins tragique, moins difficile à accepter, que chacun peut aborder à sa manière.
2016/04/08 15:25 #3-30
Lycée M. Gambier
Guillaume Genillon-Fricotelle _2nde1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Critique de Vers l'Autre Rive

Depuis Septembre 2015, un film japonais est apparu dans nos salles françaises. Il se nomme Vers l'Autre Rive. Il a été réalisé par Kiyoshi Kurosawa et les acteurs principaux sont Eri Fukatsu dans le rôle de Mizuki et Tadanobu Asano dans le rôle de Yusuke.

Ce road movie fantastique relate l'histoire de Mizuki professeur de piano veuve depuis 3 ans. Un soir, son mari rentre. Il lui annonce qu'il est mort noyé, dévoré par les crabes. Il lui explique aussi que pendant son voyage à l'état de spectre, il a rencontré plusieurs personnes qui l'ont aidé à retrouver Mizuki. Yusuke propose alors à Mizuki de voyager avec lui afin de rencontrer ces personnes.

Durant la totalité du film, nous pouvons remarquer que le thème de ce film est principalement le deuil. Lorsque Mizuki rencontre Yusuke, le but de Yusuke est avant tout de faire en sorte que Mizuki puisse faire son deuil. Car nous pouvons remarquer qu'au tout début du film, lors de la leçon de piano que donne Misuki, la mélodie que joue la petite fille nous rend triste : la musique est lente, triste, à l'image de Misuki tout au long du film. Cependant nous nous rendons compte que la plupart des personnes que rencontrent nos héros doivent avant tout faire leur deuil. C'est pour cela que le film a souvent quelques longueurs, car Kurosawa veut nous montrer que le deuil ne se fait pas en un jour, et que c'est parfois très compliqué de le faire.

Ce film est avant tout un film fantastique mais il relève certaines incohérences. Kurosawa n'a pas été au maximum de son talent car dans ses autres films, les fantômes sont beaucoup plus élaborés. Et quand on voit Yusuke, il paraît plus un humain qu'un fantôme. Yusuke apporte une joie de vivre que n'a pas Mizuki, qui est plus peinée. Yusuke a des vêtements aux couleurs vives, tandis que les vêtements de Mizuki sont plutôt sombres sans doute parce qu'elle sera obligée de faire son deuil. Ainsi, on s'interroge : qui est le fantôme entre eux deux? Mizuki est-elle passée vers l'autre rive?

Ce road movie signé Kurosawa nous plonge dans un univers où les fantômes et les humains cohabitent sans s'en rendre compte. Le deuil est bien présent, mais la liaison fantôme humain est parfois difficile à comprendre.
2016/04/08 15:26 #3-31
Lycée M. Gambier
Clément Mortreuil _ 2nde 1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa:

Une soirée, après avoir été au supermarché et donné des cours de piano à l'une de ses élèves,Mizuki (interprétée par Eri Fukatsu) prépare un repas et découvre son mari Yusuke (joué Tabanobu Asano et qui a déjà participé aux films de Kurosawa) dans un coin sombre de son appartement.Ce dernier était porté disparu depuis trois ans, au cours d'une expédition en mer où il est mort noyé, dévoré par les crabes. Sa femme ne semble pas surprise de le revoir et lui dit qu'elle savait qu'il reviendrait. Le lendemain, en se réveillant, elle croit que ce n'était qu'un rêve, sauf que Yusuke est réellement à ses côtés. Et ce fantôme va l’entraîner dans un voyage où ils feront escale dans plusieurs petits villages et montagnes du Japon, accueillis par des personnes que son mari a déjà rencontrées.

Vers l'autre rive est sorti le 30 septembre 2015 ; Kiyoshi Kurosawa mêle dans ce film le fantastique et le road movie. Les personnages passent principalement leur temps sur la route. Mais on devrait plutôt dire qu'il a choisi d'unir le fantastique et l'idée du deuil. Ce voyage va permettre à Mizuki de faire son deuil, sans tenir rigueur à son mari de l'avoir trompée.

Kurosawa, qui est connu pour être le maître des films de fantômes,a crée ce film où le public ne peut pas lui même voir quel personnage est un revenant, ce qui est regrettable. Il donne parfois des indications par les jeux de lumière et aussi les jeux de plans, - surtout pour le spectre Yusuke- ; alors que pour les autres personnages, le cinéaste est obligé de préciser grâce à leurs paroles lesquels sont des fantômes, comme par exemple pour le livreur de journaux.

Si Vers l'autre rive est un film de fantômes qui ne paraissent pas en être au premier coup d’œil, le réalisateur veut nous faire douter. Les personnages prêtent à confusion. Par exemple, pour Yusuke, on ne peut pas dire qu'il ressemble à un mort, étant vêtu d'un imperméable orange et étant assez actif au restaurant, avec le livreur... A l'inverse, sa femme est habillée d'une façon terne, avec des habits souvent blancs, et elle n'est pas très active, bien moins que son mari à tout point de vue. De plus, elle n'a jamais l'air réellement joyeuse, elle est assez triste en général, même dans ce qu'elle fait comme dans les cours de piano qu'elle donne, la manière de faire jouer les partitions est triste. De plus, Mizuki attire les morts, ce qui ne la rend vraiment pas vivante. Elle a attiré la petite sœur décédée de la femme qui tient le restaurant avec son mari. A ce moment, nous avons du mal à situer la frontière entre le royaume des morts et celui des vivants, c'est comme si deux mondes étaient combinés, ou qu'elle avait amené cette jeune défunte jusqu'à l'univers des vivants en la faisant jouer du piano.

Pour être sincère, on a rarement pu voir un film aussi lent. Cette lenteur, venant du manque d'action, des plans rapprochés et de longs silences, est nécessaire pour montrer les sentiments des personnages et leur évolution. On peut dire que que le film présente une très bonne histoire, avec une belle fin : le but des deux personnages principaux est atteint, la femme fait son deuil et l'homme a obtenu la rédemption qu'il attendait.
2016/04/08 15:27 #3-32
Lycée M. Gambier
Lorine Lavache_ 2nde 1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Critique de cinéma

Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa

Vers l'autre rive est un film fantastique de Kiyoshi Kurosawa sorti en salle le 30 septembre 2015. Il raconte l'histoire de Misuki, interprétée par Eri Fukatsu, et de son défunt mari Yusuke, interprété par Tadanobu Asano.

Un soir, alors que Misuki cuisine, elle ne semble pas étonné de voir son mari, décédé il y a trois ans, franchir le seuil de la porte. Et c'est ainsi que va commencer l'étrange voyage, à travers le Japon, de ce road movie. Le périple est l'occasion pour Misuki de faire son deuil et permet la rédemption de Yusuke qui trompait sa femme avec son assistante.

L'itinéraire du voyage comprend les lieux du passé du défunt, ce qui assure le cheminement du mari et de sa femme au sein du couple. A chaque étape, le couple mène une belle vie jusqu'à ce qu'un événement perturbe l'harmonie. Ce voyage plutôt bouleversant montre que l'amour est plus fort que tout. Au final, cette escapade mènera le couple sur le ponton face à la mer où est mort Yusuke.

Vers l'autre rive est une très belle histoire d'amour, mais c'est un film plutôt difficile à comprendre, et surtout long : 2h07. Plusieurs questions parviennent à l'esprit du spectateur pour réellement bien comprendre ce film. Mais la principale question est qui est vraiment le fantôme ? Misuki, qui est censée être vivante, ne l'est pas entièrement : elle s'habille avec des vêtements de couleurs ternes, ne parle presque pas ; alors que son défunt mari s'habille de couleurs vives, prends des initiatives, bref est plus en vie. En définitive, ce joli film étrange est bien réussi, et à voir.
2016/04/08 15:28 #3-33
Lycée M. Gambier
Dominique Ralitera _ 2dne 1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Critique de film
Vers l'autre rive, un film de Kiyoshi Kurosawa


Vers l'autre rive, un film de Kiyoshi Kurosawa, connu pour ses célèbres films de fantôme, est un splendide film japonais, qui demande une attention particulière. Sorti le 30 septembre 2015 dans les salles de cinéma françaises, ce film se déroule au cœur du Japon. Yuzuke (Tadanobu Asano) conduit sa femme Mizuki (Eri Fukatsu) dans un périple à travers les villages et les rizières, à la rencontre de ceux qu'il a croisés sur sa route depuis les trois dernières années, depuis disparition. Pourquoi est-il revenu d'entre les morts ?

Ce film est mélange de plusieurs genres, passant par la romance, par l'amour entre Yuzuke et Mizuki lors de leurs retrouvailles tant attendues, au genre fantastique, par le fait que Yuzuke est un fantôme et fait rencontrer d'autres fantômes à sa femme. Aussi, ce film est un road-movie, Yuzuke et Mizuki partent en voyage en plein cœur du Japon, de village en village en rencontrant sur leur chemin de nombreuses personnes et de nombreux fantômes que Yuzuke a rencontré au cour de ses trois années après sa mort. Ce mélange est assez inattendue, nous sommes trop habitués à voir un film avec un ou deux genres spécifiques. « Vers l'autre rive » vous propose trois genres qui sont distincts.
Tadanobu Asano est dans le rôle du fantôme, Yuzuke. Ce dernier est le défunt mari de Mizuki, l'actrice Eri Fukatsu, qui chercha en vain son corps pendant trois interminables années avant sa réapparition soudaine. Yuzuke aura pour mission d'aider sa femme à faire son deuil en la faisant voyager de village en village et en rencontrant d'autres fantômes qui lui racontent des histoires de deuil pour également l'aider à cheminer. Dans le film, Mizuki est habillée de couleurs pâles et Yuzuke est vêtu surtout de couleurs vives tout au long du film. Beaucoup de questions se posent. Ne serait-ce pas plutôt Mizuki le fantôme ? Un fantôme est ,en général, de couleurs pâles voire sombres, « Vers l'autre rive » veut nous montrer une facette plus joyeuse d'un fantôme.


« Vers l'autre rive» commence avec les retrouvailles entre le fantôme de Yuzuke et sa femme, ensuite vient le titre du film « Vers l'autre rive », le nom du réalisateur Kiyoshi Kurosawa, puis enfin le nom des acteurs principaux, Eri Fukatsu, Mizuki et Tadanobu Asano, Yuzuke. Après cette ouverture du film, nous sommes lancés dans le cheminement vers le deuil de Mizuki, accompagnée du fantôme de son mari Yuzuke. Ce voyage nous montre tous les plus beaux petits recoins au Japon. « Vers l'autre rive » se terminera près de la mer où s'est noyé Yuzuke, nous le voyons disparaître ; puis, Mizuki décide de brûler ses prières qu'elle avait écrites elle-même pour faire son deuil.
Le réalisateur, Kiyoshi Kurosawa, a utilisé de très bons moyens, visuels et techniques, pour que l'on puisse faire la différence entre l'être humain et les fantômes. Il a utilisé des jeux de caméra, -avec quelques petit soucis de raccord-, pour montrer que le personnage est bel est bien un fantôme ; des jeux de lumières qui accentuent la part fantomatique du personnage. Mais surtout, Kiyoshi Kurosawa a utilisé des effets naturels, comme le vent et la brume. Tous ces ingénieux et merveilleux moyens nous ont permis de faire la différence entre la réalité et la science-fiction.

A travers ce film, Kiyoshi Kurosawa diffuse un message. Si quelqu'un qui nous est cher nous quitte, il faut attendre et espérer qu'un jour son fantôme viendra nous rendre vidite, non pour nous hanter, mais pour aider à faire notre deuil et faire le pas vers une autre rive.
«Vers l'autre rive », de Kiyoshi Kurosawa est un film merveilleux et mélancolique, qui demande une écoute particulière.
2016/04/08 15:29 #3-34
Lycée M. Gambier
El Ayari Dory _ 2nde1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

CRITIQUE DE FILM :

VERS L'AUTRE RIVE DE KUROSAWA

Le 30 Septembre 2015, Le nouveau film signé Kurosawa fait son apparition dans les salles obscures. Ce « Road Movie », étrange pour certains, et passionnant pour d'autres, saura questionner les spectateurs sur la conception même du film de fantôme, qui n'est point effrayant ni perturbant pour le cas de ce film mais plutôt mélancolique et contemplatif.
L'histoire se passe au japon où Mizuki, une femme vivant seule dans un appartement, se retrouve un soir, chez elle, face à son mari disparu depuis trois ans. Il lui annonce être mort noyé et mangé par les crabes ; pourtant Yusuke est bien là devant elle.
Le couple de nouveau réuni va voyager à travers de nombreux endroits que Yusuke a parcouru durant ces trois années d'absences. Mizuki rencontrera des personnes se trouvant dans la même situation qu'elle, c'est-à-dire en deuil. Durant ce voyage Mizuki et Yusuke tenteront de soigner leurs blessures sentimentales, de trouver le pardon pour l'un et d'accepter la perte d'un être cher pour l'autre. Ils découvriront des choses sur eux mêmes qu'ils ignoraient.
Ce film de part sa démarche progressive et et son registre fantastique, nous laisse à l'interprétation plutôt qu'a la compréhension. En effet, tous les élément du film ont un intérêt propre à la trame principal et ne sont pas là par hasard. Ils ont tous un lien avec les personnages et les événements de leur passé. Car oui, tous sont confrontés au deuil et vivent dans le passé, il ne veulent pas oublier les êtres chers aux destins tragiques. Ainsi, le film se segmente en plusieurs parties, chacune exposera des personnages avec leurs problèmes qui seront résolus après l'arrivée de Mizuki et de Yusuke. Ces rencontres influenceront aussi leurs perception de leur situation et les emmèneront à trouver un juste milieu dans leur désordre relationnel.


Beaucoup de scènes sont étranges, peuvent paraître difficilement compréhensibles au premier visionnage, et se prêtent à l'interprétation. En effet les scènes montrent des indices sur le dénouement d'une situation. On pourrait évoquer la scène de la poste où Mizuki retrouve celle-ci abandonnée, comme si personne n'avait logé ici depuis une longue période. Alors que Mizuki possède des souvenirs de ce même endroit habité par l'un des personnages autrefois côtoyé par Yusuke durant ses trois années d'absence, ce personnage se révèle être très proche de Mizuki et de Yusuke de part sa situation.
Ce film nous montre une magnifique histoire d'amour entre Yusuke et Mizuki. Chaque étape de leur voyage fera découvrir un coté de Yusuke qu'elle ne connaissait pas ; comme le fait qu'il soit bon cuisiné ou qu'il apprenne avec passion l'astronomie à des esprits intéressés. Avant cela, Yusuke n'était qu'un simple médecin dont la banalité de sa vie l'a poussé à commettre un acte irrattrapable. Les émotions sont fortes, même si l'ambiance générale du film est tantôt froid tantôt mélancolique. Le jeu des acteurs est fabuleux. C'est une œuvre qui saura plaire à ceux qui aiment l'ambiance des films japonais.
2016/04/08 15:30 #3-35
Lycée M. Gambier
Planet Marilou _ 2nde1 _Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa

Le réalisateur et maître du film de fantômes Kiyoshi Kurosawa a encore fait fort avec son nouveau film Vers l’autre rive, sorti en salle le 30 septembre 2015.
Ce film relate l’histoire de Mizuki, jeune Japonaise en deuil. Un jour, elle voit son mari Yusuke, mort depuis trois ans, rentrer dans son appartement. Celui-ci l’emmène alors en voyage. Un voyage de deuil et de rencontre. Ce pèlerinage permet à Mizuki de rencontrer des gens ayant aussi perdu des proches et de lui faire accepter petit à petit l’idée de la mort de son mari.
L’histoire principale de ce film est parfois mise de côté. En effet, les gens que rencontre le couple prennent une grande place avec les histoires de leurs propres vies, et certains mystères non résolus, ce qui laisse libre cours à l’interprétation du spectateur. En outre, l’interprétation est aussi rendue possible car le film évoque beaucoup le cheminement intérieur, ce qui rend certaines séquences filmiques très longues. Le côté émouvant et nostalgique de Misuki s’accorde très bien avec la longueur et le thème de ce film.
L’histoire laisse un sentiment de flottement chez le spectateur. En effet entre les plans presque photographiques, la qualité des acteurs et les costumes nous ne pouvons que rester songeurs. Sur quelle rive va finir Mizuki ? Ne serait-elle pas en fin de compte le fantôme, avec ses vêtements ternes, tristes et son air errant ? y aura-t-il enfin ce dépassement de l’autre nécessaire à la femme endeuillée ? Les fantômes comme Yusuke ont parfois l’air bien plus vivant …
Ce road movie aux allures fantomatiques est donc une bonne expérience, ne serait-ce que pour sa mystérieuse philosophie qui nous laisse perplexe, avec art. 2h07 longues mais intéressantes.
2016/04/08 15:34 #3-36
Lycée M. Gambier
Pauline Groult _ 2nde1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa


Au cours d'un voyage dans le temps et dans le Japon, Kiyoshi Kurosawa illustre ses talents de réalisateur dans un cinéma de spectres et de fantômes. A travers une histoire d'amour fantastique, Kurosawa met en scène Tadanobu Asano dans le rôle de Yusuke et Eri Fukatsu dans celui de Mizuki. Après trois années, Yusuke revient, annonçant sa mort à sa femme, Mizuki, et lui propose alors de découvrir ce qu'il a vécu ses dernières années, pour aider sa femme à faire son deuil.

Film sur le deuil, Kurosawa s'inscrit dans le genre du road movie, qui lui permet de nous faire voyager vers de nouveaux endroits, de nouveaux horizons, vers une autre vie dans laquelle il insère l'idée de passage, l'idée d'un entre-deux, entre la vie et la mort, permettant alors le dialogue entre morts et vivants pour permettre un bilan , et ainsi le deuil. Aussi, Vers l'autre rive raconte comment les liens amoureux entre une femme et son mari perdurent au-delà de la vie, au-delà de la mort, et nous questionne sur la relation entre le monde des morts et des vivants.

Cependant, il y a certains flottements, le spectateur peut se demander sur quelle rive il est car en tant que spectateur, il nous est difficilement possible de faire la différence entre fantômes et vivants ; car chez Kurosawa, le fantôme existe mais garde pour autant son enveloppe corporelle. Le spectateur se demande alors quel est le rapport entre le corps et l'esprit, entre le monde physique et l'invisible.

Côté réalisation, Kurosawa se prête au jeu du jump-cut, notamment quand au cours d'une discussion Yusuke s'évapore au détour d'un changement de plan et réapparaît au plan suivant, mais malheureusement les raccords de ces plans ne sont pas toujours très fixe, il arrive que la caméra bouge, mais cela ne rajoute-t-il pas au charme de ce film.

Le film comporte aussi quelques lenteurs, avec des absences interminables de péripéties mais cela montre aussi le cheminement intérieur car la lenteur de ce film montre que le deuil peut être long.

Kiyoshi Kurosawa nous montre avec maturité une étape fondamentale de la vie, le deuil. Il nous fait ainsi réfléchir sur l'absence et la perte de l'autre et sur la manière de supporter ce vide.


2016/04/08 20:04 #3-37
Lycée M. Gambier
Bautier Solène _ 2nde1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa

Vers l'autre rive nous raconte l'histoire d'une femme ayant perdu son mari trois ans plus tôt, et qui semble plongée dans une tristesse infinie jusqu'au jour où son mari apparaît sous la forme d'un fantôme pour lui proposer un voyage. Que découvrira-t-elle? Et réussira t-elle à faire ce deuil qui l'empêche de vivre? C'est toutes ces questions que kiyoshi kurosawa auteur japonais soulève.

Ce film, sorti le 30 septembre 2015, d'une durée de 2h07, avec pour acteurs Tadanobu Asano (Yusuke) et Eri Fukatsu (Mizuki), est de Kiyoshi Kurosawa, auteur japonais maître incontesté des film de fantôme. Il nous étonne encore une fois car nous sommes grâce lui plongés dans une histoire douloureuse, mais forte puisque Yusuke (le mari) revient d'entre les morts pour celle qui l'aime, Misuki, afin que celle-ci fasse son deuil. Ainsi Vers l'autre rive nous montre le chemin du deuil a travers un très beau Road-movie.

Le deuil, thème principal nous est montré tout le long du film, grâce à un échange des rôles puisqu'on se demande qui est le fantôme, Mizuki, avec le visage et les vêtements ternes ne souriant jamais ou alors, Yusuke avec son sourire et ses vêtements colorés. Mais ne vous y trompez pas : Yusuke est bien le fantôme. De plus, le chemin du deuil nous est suggérer par le périple que font Yusuke et Mizuki tout le long du film. Ainsi, on comprend l’intérêt du cheminement quand Mizuki accepte la mort de son mari et brûle ses prières.

Cependant, ce film ne soulève pas que la thématique du deuil, il nous apprend aussi la limite des hommes a accepter les choses, car Mizuki semble perdue sans Yusuke comme le montre la scène du train où c'est Yusuke qui demande le chemin à la place de sa femme. De plus cela nous est montré par le fait que Mizuki ait copié des dizaines de pages de prières afin qu'il revienne.

Néanmoins, on peut regretter que Vers l'autre rive comporte trop de lenteurs, même si c'est pour souligner le thème grave du film.


2016/04/10 12:23 #3-70
Lycée Emmanuel Mounier
Vers l’autre rive, long-métrage intrigant et très particulier.
Vers l’autre rive, adaptation du roman Kishibe no Tabi de Kazumi Yumoto.
Vers l’autre rive, film romantique, dramatique, japonais, réalisé par Kiyoshi Kurosawa.
Tourné dans un Japon aux paysages variés, époustouflants, ce long-métrage nous enveloppe dans
la langue japonaise, et nous emporte au coeur d’une bien étrange histoire mêlant vie et mort.
Dès les premières images, nous sommes confus, perdus, ne sachant que comprendre.
Mais rappelons donc la situation initiale du film : Mizuki, veuve depuis trois ans, seule, et toujours
chagrinée par la perte de son mari mort en mer, cuisine un soir des petits gâteaux appelés mochis
que ce dernier aimait tout particulièrement. C’est à ce moment précis que Yusuke, son mari,
apparaît dans la pièce. Il semble alors être revenu à la vie.
Dès lors, nous avons du mal à déceler la réalité du rêve, la vérité du mensonge, et sommes alors
plongés complètement dans l’action du film, afin de tenter de percer ce bouleversant mystère.
Yusuke est-il réellement en vie, ou est-il seulement un mirage rêvé par Mizuki, tout ceci ne serait-il
qu’un long songe fleurissant en l’esprit endormi de la jeune femme ?
Ou bien…
Yusuke serait-il un fantôme ?
C’est ce que nous découvrons petit à petit par la suite. Petit à petit, car tout n’est pas expliqué
d’emblée, nous apprenons et comprenons grâce à des détails, au fur et à mesure du
développement de l’intrigue, et c’est ce qui permet de ne pas se lasser du film, de retenir son
souffle jusqu’à la fin.
Certains pourraient pourtant trouver ce long-métrage trop long, trop lent, car il s’agit de cinéma de
poésie, et Kurosawa donne une importance toute particulière aux images, à leur symbolique : il y a
en effet de très belles images tout au long du film, et des scènes magnifiques, quoique
silencieuses. Mais le silence ici est primordial et poignant, comblé par les jeux de caméra.
Vers l’autre rive, un chef d’oeuvre de réalisation.
Mais pourquoi donc est-il revenu ?
C’est donc dans un long voyage à travers un Japon rural que Yusuke va entraîner Mizuki, comme
en un pèlerinage, et sous leurs yeux nous découvrons de nombreux paysages nippons, d’anciens
petits villages, des cascades écumeuses et des plaines verdoyantes, des lieux très différents de
ceux que nous, occidentaux, avons l’habitude de fréquenter. C’est aussi au coeur d’une culture
bien étrangère que nous plongeons, mystérieuse et apaisante, ajoutant un côté mystique à
l’oeuvre de Kurosawa.
Ce film traite de l’acceptation du deuil, sujet dissimulé sous un voile fantastique. Les fantômes ne
sont en aucun cas effrayants, ils se confondent même avec les vivants, si bien que nous finissons
par ne plus les distinguer. « Certains même ne savent pas qu’ils sont morts ». Une morale est
dissimulée sous cette histoire fantastique, concernant les remords, les choses que l’on cache à
ses proches ; c’est pourquoi Yusuke est revenu. Il fallait qu’il se libère de ces remords. Il fallait qu’il
retrouve sa femme pour cela. Pour tout lui faire comprendre.
Après cela, il pourra, tranquillement, disparaître vers l’autre rive.
Vers l’autre rive est certainement difficilement appréciable pour les habitués des blockbusters
basés sur de continuelles actions, des musiques de fond incessantes, car il est un véritable chef
d’oeuvre de cinéma. Malgré tout, chacun, qu’il l’apprécie ou non, est amené à se questionner sur
cette spiritualité, cette idée de la vie après la mort, des âmes errantes, qui nous intriguera tous,
toujours, dans la mesure où nous n’avons aucune réponse à cette éternelle question : que se
passe-t-il quand je meurs ?
Clémence Bobillot, TL du lycée Mounier de Grenoble
2016/04/10 19:20 #3-85
Lycée Jean-Pierre Timbaud
« Vers l’autre rive » est à la fois une romance mais aussi un film dramatique de Kiyoshi Kurosawa, sortie en salles le 30 septembre 2015. De nationalité française et japonaise, ce film est en couleurs et dure 2h07. Son casting est assez varié : Eri Fukatsu, Tadanobu Asano, Yû Aoi,…
Le résumé : Au cœur du Japon, Yusuke convie sa compagne Mizuki à un périple à travers les villages et les rizières. A la rencontre de ceux qu'il a croisés sur sa route depuis ces trois dernières années, depuis ce moment où il s'est noyé en mer, depuis ce jour où il est mort. Pourquoi être revenu ?
Pour faire court, malheureusement, ce film est une vraie déception… Je dois dire que je n’ai pas vraiment compris l’histoire et c’est vraiment dommage… Entre l’in expression des personnages, leur voyage incompréhensif qui dure pendant toute la durée du film, la ressuscitation de Yusuke, les personnes mortes mais qui sont toujours parmi les vivants,… Je me suis moi-même noyée dans ce film… Et le fait de l’avoir vu en VO n’a pas arrangé les choses, bien au contraire…

Chloé Orer, Première ES3, lycée Jean-Pierre Timbaud.
2016/04/12 11:07 #69a3-4e67-b9c2-d04406db828a
Lycée René Cassin
"Vers l'autre rive", film fantastique de Kiyoshi Kurosawa nous plonge dans un univers étonnant.
Un Japonais, Yusuke, qui a perdu la vie trois ans auparavant, réapparait un soir chez sa femme. Celle-ci qui ne l'a jamais oublié le retrouve alors qu'un soir, elle prépare des petits gâteaux de riz. Il va l’emmener sur les traces de son passé avant de complétement disparaitre.
Dès le début, le réalisateur annonce la couleur avec des changements de plans successifs, le spectateur ne sait plus si la jeune femme, Mizuki, rêve ou non.
Mais entre réalité et surnaturel il est certain qu'un lien indéfectible uni Yusuke et Mizuki.
Kiyoshi Kurosawa a engagé des acteurs reconnus pour interpréter ce couple.Tadanobu Asano (Yusuke) qui mène une carrière internationale,incarne avec brio un mort finalement plein de vie et d'humanité. Quant à Eri Fukatsu qui a déjà par deux fois été primée pour ses interprétations sensibles, elle joue à merveille Mizuki,une femme qui semble avoir perdu sa joie de vivre tout en étant bel et bien en vie. On a donc à faire à un duo avec des attitudes bien différentes: Mizuki, vivante, se fond dans les décors par ses vêtements aux teintes pales et fades alors que son compagnon, décédé, revêt des tenues vives et se réjouit de tout ce qui l'entoure.
Dans ce véritable road movie, on accompagne le duo à travers les chemins, les rizières, ou même leurs trajets en bus. On suit leurs multiples rencontres, on assiste à des passages de la vie quotidienne comme à des évènements hors du commun, c'est toute la réussite de l’œuvre.Belle adaptation d'un roman poétique de Kazumi Yumoto, ce film met en image ce que peut être le deuil d'un être aimé.
Clara Blein, Seconde 4 Lycée René Cassin, Tarare 69
2016/04/12 11:51 #8838-4c82-8781-d712b3c1507b
Lycée René Cassin
Mizuki, jeune professeure de piano, a perdu son mari trois ans plus tôt. Depuis sa vie est un quotidien monotone où les mêmes gestes sont répétés inlassablement. Un soir, Yusuke réapparait et lui propose de partir avec lui. Ensemble ils vont parcourir le Japon et rencontrer les personnes qu'il a côtoyées pendant sa disparition.
Kurosawa revient sur son thème de prédilection : la relation entre le monde des morts et celui des vivants. Mais après les succès de Kaïro ou de Séance, films tournés vers l'horreur et le fantastique, le réalisateur nous propose, avec Vers l'autre rive, une romance entre deux personnages que la mort sépare d’abord brutalement puis finalement rapproche.
Tout au long du film, le réalisateur nous fait voyager au cœur du Japon et de ses campagnes féeriques. Durant ce périple, ils vont rencontrer des amis que Yusuke a croisés pendant les trois années qui ont précédés son retour et qui, comme lui, doivent affronter les regrets qui les empêchent de partir sereinement. Mizuki jouera un rôle important pour ces âmes errantes, elle sera sensible aux remords d’un marchand de journaux, si meurtri qu’il ne peut quitter le monde des vivants, à la douleur d’une jeune femme qui peu avant son décès, a blessé sa petite sœur car elle jouait mal sa partition de piano.
Kurosawa parvient avec brio à nous faire voyager et à nous faire partager l’histoire de ses deux personnages même si parfois les effets visuels s’avèrent surfaits. Ainsi, à la fin du film, alors qu’un revenant erre dans une magnifique forêt, un brouillard artificiel enlève le charme de cette scène si évocatrice.
Le casting est également une belle réussite, il nous permet de découvrir le talent d’Eri Fukatsu et Tadanobu Asano, tous deux reconnus dans leur pays.
Dans un tout autre registre que celui dont il a l'habitude, Kurosawa filme avec succès son premier film d'amour.
Janice Bessy, Seconde 4, Lycée René Cassin, Tarare 69

2016/04/13 16:59 #5a94-48fd-a650-e9a9a9c6a7de
Lycée Léonard de Vinci

Voyager vers l'autre rive.




De Kiyoshi Kurosawa
Avec Eri Fukatsu, Tadanobu Asano, Yû Aoi plus
Genres Romance, Drame
Nationalités Français, Japonais

Ce film nous raconte deux histoires différentes.
C'était un film qui nous montre à la fois la difficulté des personnes qui ont perdu un de leurs proches et l'amour qu'il y a entre une vivante et un mort.


Mizuki est une jeune veuve professeur de piano que l’on suit dans son quotidien, quand elle voit surgir, alors qu’elle prépare des petits beignets traditionnels, son défunt mari au cœur même de son salon.
L’apparition du mari mort dans le foyer familial se fait avec une telle banalité que la juxtaposition du visible et de l’invisible semble avoir entièrement quitté le domaine du fantastique pour n’être qu’un argument romantique. Jamais la présence du fantôme ne semble choquante, au contraire elle est toujours une source d’apaisement. Avec ce fantôme, elle va voyager « vers l'autre rive. »

Ce film est une moralité très poussée : je pourrais même le qualifier de film philosophique. La complexité de ce film fait tout sa beauté, il nous pousse à la réflexion.

Adel Moulai, lycée Léonard de Vinci, Levallois.
2016/04/13 17:02 #75d7-4416-9d1d-63c0279226d8
Lycée Léonard de Vinci
De quelle manière vivre son deuil ? Vers l'autre rive.





Ce film au rythme très lent, nous invite à pénetrer dans la conception du monde de l'au dela du realisateurjaponais. Le monde des vivants et des mort peut être plus proche qu'il n'y paraît. Kurosawa, à travers son film, nous invite à nous attarder sur des questions philosophiques, celle du deuil tout particulierment et de la façon de nous avons de l'aborder.
Le film est decortiqué en plusieurs histoires où nos deux personnages principaux expérimentent, observent, apprennent de leur voyage. Ils rencontrent des vivants perdus et des défunts incapables de quitter le monde des vivants.
Yosuke, le mari mort, fait penétrer Mizuki, sa femme vivante, dans sa réalité. Il va lui servir de guide et va l'aider à rattraper les moments manqués, les non-dits et apaiser son âme pour qu'elle accepte plus facilement son départ pour l'autre monde.
C'est un film qui à la fois se passe à l'interieur des personnages à l'exterieur. Je dirais que ce film est compliqué à s'approprier, il a un fil conducteur tortueux à l'image de la complexité des questions posées. Le réalisateur glisse également un message d'espoir car il met en scene et reconnaît la difficulté que le deuil peut prendre mais la fin est heureuse à sa manière. Une identification au personnage principal est possible car le deuil est carrément une partie de notre vie. De quelle manière devons nous ou pouvons nous vivre le deuil ?
L'atmosphère paraît flottante presque irréelle, c'est pour cela que nous pouvons parler d'incursion à l'intérieur de l'histoire. Cela nous concerne sans nous concerner, chaque spectateur est visé par la justesse et les solutions de Kurosawa face à l'autre monde. Et puis, la mort est-elle réellement un frein à la vie ? Nos défunts ne subsistent-ils pas au sein de notre mémoire, et même de notre personne ? Ce chamboulement des sentiments, Mizuki tout au long des scènes le rend vivante et donne ainsi une dimension d'autant plus réaliste au film. Malgrés son visage de marbre nous comprenons par je ne sais quel moyen ce que Mizuki ressent, ce qu'elle vit, ce qu'elle endure. Le personnage principal est vraiment attachant.
La différence de culture, étant donné que c'est un film japonais dont nous ne partageons ni la langue, ni les pratiques, ni les endroits… est on ne peut plus intéressant pour se dépayser et s'imprégner totalement de ce cadre dissemblable au nôtre.

Manon Barbé, lycée Léonard de Vinci, Levallois.
2016/04/13 17:05 #47c6-4690-97a5-9df76eb21f99
Lycée Léonard de Vinci
Vers l'autre rive: un film ennuyeux.

Regarder un film c'est se divertir : ce long métrage fait tout l'inverse.


Vers l'autre rive est un film français/japonais, sortie en septembre 2015, de Kiyoshi Kurosawa. Les acteurs principaux sont Eri Fukatsu (Mizuki), Tadanobu Asano (Yusuke) et Yû Aoi (Tomoko). C'est un film dramatique et romantique.
L'histoire se déroule au Japon. Mizuki, professeur de piano, rencontre son mari Yusuke, censé être mort lors d'une noyade en mer. Son conjoint l'invite dans un long périple pour faire rencontrer à sa femme toutes les personnes qu'il a côtoyé lors de son «absence», durant trois ans.


J'ai trouvé ce film lent et inintéressant. J'avais l'impression que les scènes se répétaient.
Je trouve que nous sommes trop jeunes pour aller voir ce genre de film et qu'il faut être plus cultivé et mieux connaître le cinéma japonais pour le comprendre.
On avait l'impression que les personnages ne jouaient pas bien, qu'ils exagéraient. Il n'y a pas d'action, on est toujours dans l'espoir qu'il se passe quelque chose sans rien avoir.
Les scènes ne sont pas bien liées entre elles, ou plutôt on ne comprend pas le rapport et le rôle de chaque personnage. On essaye de comprendre certains moments et on perd le fils de l'histoire.
L'idée est bonne, mais mal exécutée. On n'arrive pas a dissocier le rêve du réel. On passe d'une scène à une autre sans vraiment comprendre comment. Par exemple dans la scène où Mizuki se réveille un matin chez la première personne que son mari lui fait rencontrer, les pièces sont dessertes, tout est renversé. On dirait qu'il y a eu une tempête, mais on se demande comment et pourquoi Mizuki ne l'a pas remarqué. Autre exemple: Mizuki n'a pas l'air étonné de voir son mari revenir d'entre les morts, comme si cela était banal. Elle est obsédée par le fait qu'il enlève ses chaussures, elle ne se demande même pas comment cela est possible qu'il soit revenu.


Je n'ai pas aimé ce film car je ne l'ai pas compris. Je n'y ai pas était sensible. Je ne conseille pas d'aller voir ce film pour les gens qui sont jeunes et ne connaissent pas l'histoire du cinéma japonais.

Noa Smadja, Lycée léonard de Vinci, Levallois
2016/04/13 17:08 #e48f-449e-8548-018816d89d9a
Lycée Léonard de Vinci
Vers l'autre rive ?
Kishibe no Tabi en japonais
Japon 2015
De Kiyoshi Kurosawa
Scenario : Kiyoshi Kurosawa
Avec : Tadanobu Asano
Durée: 2h08
Sortie : 30/09/2015
Genres : Romance, Drame


La semaine dernière avec ma classe, on est allé au cinéma. Honnêtement, j y suis allé sans idée reçue . Je pensais que le film allait être ennuyant et j avais bien raison !
Certes on est obligé d'aller à ces séances, mais mieux vaut y aller que rester à la maison à ne rien faire : c'est une occasion de l'élargir mes impressions et ma culture personnelles.
Tout d'abord, Vers l'autre rive est trop lent. Le film s'ouvre par quelques notes sur un piano, puis le film commence par des séquences très lentes : une femme dans sa vie professionnelle et quotidienne, sans rien de palpitant. Puis arrive le fantôme, mais le film garde le même rythme. Les images sont marquantes, mais, pour moi, le temps ne passe pas.
Ensuite,j'ai trouvé ce film trop compliqué à comprendre. Je ne comprenais pas toujours qui était mort ou qui était vivant. Surtout le personnage du mari. Le scénario était compliqué. Depuis, après en avoir parler en cours, c'était plus clair. Mais je pense qu'un film doit se comprendre quand on le voit sinon il ne me saisit pas.
Enfin, je dois dire que la langue est une barrière de compréhension pour moi. J'arrive avec les films et séries en anglais, mais cette fois j'ai eu du mal à m'accrocher . Si bien que j'ai lutté contre le sommeil en regardant le film.

Pourtant, maintenant, je reconnais que les thèmes pouvaient être intéressants mais ils m'ont échappé : Pourquoi revenir de la mort ? Comment pardonner à l'autre ? Comment faire son deuil ? Quelle place ont les morts ? Comment vivre avec un mort ? Ces fantômes qui ne pèsent rien existe t-il ?
Le destin de l'héroïne ou celui de ce fantôme qui, image stupéfiante, noircit l’esprit du film et des impressions. Ce genre de film ne m’intéressait pas forcément mais aujourd'hui mes impressions sont justifiés.
D’après mon avis, Le film est à regarder que si vous apprécier les drames et les dimensions surnaturels Pour vous dire que je n'ai pas réussi à passer vers l'autre rive.

Sirou Sy, Lycée léonard de Vinci, Levallois
2016/04/13 17:47 #ce3f-42c9-bde6-0ed330edce26
Lycée la Fourragère
Vers l'autre rive raconte comment Yusuke, un homme mort noyé dans un fleuve, va retrouver sa femme, Misuki, 3 ans plus tard pour lui montrer au cours d'un voyage toutes les bonnes personnes qu'il a rencontrées et qui l'ont aidé durant son retour vers elle. Cette jeune veuve va alors découvrir un monde qu'elle ne connaissait pas, un monde qui jongle entre les vivants et les morts. Tout au long du film est présent un contraste entre la vie et la mort. Les morts reviennent dans le monde des vivants pour terminer ce qu'ils n'ont pas pu faire avant de mourir, et ce n'est qu'une fois cette tâche accomplie qu'ils retournent à jamais dans le monde des morts.
A leur première rencontre dans leur appartement Misuki n'a pas l'air surprise de voir son mari dans le salon, le spectateur a ainsi l'impression que cette jeune femme fait un rêve. Et cette confusion entre la réalité et l'inconscient va se répéter chez le spectateur tout au long du film à chaque fois que Misuki se réveille. Le cinéaste brouille ainsi les pistes et joue sur la confusion du personnage de Misuki et la nôtre en tant que spectateur. Ce n'est qu'au milieu de leur voyage que l'on comprend en partie pourquoi Yusuke est revenu auprès de sa femme : il revient pour régler une vieille histoire, sa tromperie avec Tomoko. Le passage où Misuki revient à Tokyo pour rencontrer Tomoko et en savoir plus sur leur relation est un moment pivot dans le film. A partir de ce moment, Misuki ne va plus ressentir la moindre colère envers son mari mort-vivant. Mais Yusuke a aussi d'autres objectifs en faisant ce voyage avec sa femme, il veut aussi aider à régler les problèmes des personnes qui l'ont accueilli. Dans ce film, les personnages vont évoluer : Misuki sur qui le film commence, est comme une vivante qui ne vit plus depuis la disparition de son mari au début. En effet, son visage est inexpressif, nous ressentons comme une certaine froideur en elle, une certaine tristesse. Puis elle va redécouvrir les passions qu'elle avait perdues grâce aux rencontres qu'elle fait avec son mari. Yusuke lui aussi évolue, il va peu à peu disparaître tout au long du voyage car il accomplit ce qu'il désirait faire en revenant voir les personnes qui l'ont aidé tout en ayant réglé son problème avec sa femme. Et si chacun de leur coté les personnages évoluent, le couple lui aussi évolue : au départ il y a une sorte de barrière de séparation très présente qui sera même matérialisée par exemple lorsqu'ils prennent les transports en commun. Cette distinction va au fil du film partir pour laisser place à une sorte de fusion, on comprend alors qu'ils s'unissent à nouveau.
Une scène est particulièrement impressionnante dans ce film: c'est lorsque Misuki et Yusuke hébergés chez le marchand de journaux, nommé Mr Shimakage, vont être témoins de la délivrance de leur ami. En effet Mr Shimakage s'étant délivré de son secret sur sa femme va quitter le monde des vivants. La maison où il vivait et où il avait logé le jeune couple est apparue comme détruite. A partir du moment où l'âme du défunt disparaît c'est comme si l'âme de la maison aussi, c'est comme si la maison avait été abandonnée depuis longtemps.. Et c'est implicitement par des scènes comme celle-là que Kurosawa introduit dans son film la société japonaise; ici il expose la relation des personnes avec les objets : au Japon, les objets ont une âme.

Dans ce film, le fantôme devient un élément du quotidien, chaque fantôme est relié au vivant par sa propre histoire. Il y a donc un très fort contraste entre la vie et la mort. Les rôles sont mêmes inversés, les vivants paraissent morts et les morts paraissent vivants. Il n'y a aucune distinction faite entre les vivants et les morts, ce sont les personnages qui en même temps qu'ils s'en informent, nous l'apprennent. Cette confusion est volontaire de la part du réalisateur, il ne veut créer aucune distance, aucune différence entre les morts et les vivants. Ce film offre donc au spectateur une réflexion sur la vie, la mort, sur la vie après la mort. Mais d'autres thèmes sont abordés dans ce mélodrame : comment accepte-t-on la perte de l'autre ? comment faire son deuil ? comment accepter de laisser partir l'autre ? En effet, la question du deuil est l'élément moteur du film, car tout au long de leur voyage, Misuki et Yusuke vont rencontrer des personnes qui ont besoin de faire le deuil d'une personne proche. Ce deuil, Misuki doit aussi le faire pour son mari, et c'est peut-être pour cela qu'il est revenu, pour permettre à sa bien-aimée de l'oublier tout en continuant à vivre. C'est donc aussi un film sur la relation entre deux personnes qui peut continuer encore après la mort. Toutes ces réflexions montrent bien l’aspect psychologique de ce film, dont chaque réponse que le spectateur aura à une question ne dépendra que de sa manière de voir les choses, de ses croyances. Kurosawa expose ici la culture japonaise dans toute sa splendeur, culture dans laquelle on croit à la vie après la mort.
Ce film est donc parcouru par un éternel contraste qui se retrouve aussi dans les paysages : une partie du film est filmée dans la ville et une autre dans la campagne. Ce sont les plans larges effectués sur les personnages qui nous permettent de voir ces paysages à travers lesquelles la culture et la tradition japonaise est exposée.
Vers l'autre rive est un titre très intéressant car sans même que le spectateur s'en doute, il expose déjà le contraste qu'il va y avoir dans le film. En effet, ce titre est une métaphore à plusieurs sens : « l'autre rive » peut faire référence à la vie au-delà de la mort ; mais aussi au passage du monde des vivants au monde des morts. Ce titre peut aussi faire un rapprochement avec le lieu où est mort Yusuke : un fleuve (un fleuve possède deux rives) ; ou encore à la cascade où la légende dit que c'est à cet endroit que les morts et les vivants entrent en lien, c'est le passage d'un monde à l'autre. L'image de la fin, lorsque Yusuke s'en va pour de bon dans le monde des morts laissant Misuki devant un paysage magnifique au bord de l'eau est aussi un autre rappel au titre : Yusuke quitte sa femme dans un lieu semblable à sa première mort, il passe définitivement sur l'autre rive du fleuve qui peut symboliser le retour des morts dans le monde des vivants, où les morts s'éteignent lentement au fur et à mesure qu'ils accomplissent ce pourquoi ils étaient revenus tout comme l'eau qui chemine dans le nid de son fleuve. Le rapport à l'eau est donc aussi un lien fort qui unit les morts et les vivants.
C'est donc un titre bien choisi qui se retrouve tout au long de ce film merveilleux qui offre une autre vision de la vie. Ce film permet au spectateur de croire à cette vie après la mort, de croire qu'une forte union reste même après la disparition d'un des deux unis. Certains pourront penser que c'est un film « plat », sans rythme, mais le réalisateur a filmé avec une lenteur appropriée et volontaire, des histoires de vie qui sont toutes sur un fil entre le réalisme et le fantastique ; il accompagne ses images d'une musique douce et respectueuse des événements tout au long de son long-métrage. Elle s'associe aux prises de vues. Loin d'être lent, il a seulement un rythme japonais.
Gaëlle Lidaine Décembre 2015
2016/04/13 18:00 #e967-41cc-9070-7d87a6737926
Lycée la Fourragère
Ce film repose sur le thème du deuil, et répond à une problématique : comment accepter de laisser l'autre partir vers l'au-delà ? Pour cela le réalisateur a décidé de construire son film sur le modèle d'un road-movie. Au début, le film se situe chez Mizuki qui vit seule et qui n'a jamais pu faire son deuil, mais un jour son mari, décédé depuis trois ans revient la visiter chez elle, elle est d'abord surprise et croit que sa visite n'est qu'un rêve mais lorsqu'elle se réveille (ou du moins lorsque le spectateur pense qu'elle est réveillée), elle le retrouve dans son appartement. Les personnages principaux décident alors de voyager à travers le Japon pour venir visiter d'anciens amis de Yusuke (certains étant des fantômes) et les aider, mais aussi pour que ce couple se redécouvre, et pour permettre à Misuki de faire son deuil.
Ce road-movie montre aussi la métamorphose des personnages : Misuki, qui au départ est déprimée, s'épanouit de plus en plus et reprend goût à la vie, tandis que Yusuke se rapproche à nouveau de sa femme. Dans ce film, les fantômes n'ont pas de différences physiques avec les vivants et sont ici pour accomplir leur dernière volonté ; les vivants peuvent les voir comme s'ils faisaient partie de leur quotidien, cela est typique de la culture japonaise et peut déstabiliser le spectateur lorsqu'il ne connaît pas cette culture, en effet, la seule chose qui nous permet de différencier les morts des vivants est Yusuke lorsqu'il informe Misuki.
Malheureusement, on décroche à certains moments lorsque Misuki se réveille, on ne sait plus si on est à ce moment-là dans son rêve ou dans la réalité. Certaines scènes sont aussi un peu trop longues comme celle avec la petite fille et le piano.
Mais au bout du compte ce film est tout de même très réussi : on découvre ou redécouvre la culture japonaise, les habits et les paysages spécifiques à chaque lieu. Le film apporte aussi un message sur le deuil et il y a plusieurs scènes symboliques poignantes avec notamment la scène où M. Shimakage meurt et où toute sa maison est ravagée, comme si elle aussi avait eu une âme et qu'elle avait disparu. Enfin, le titre du film symbolise le passage de la vie vers la mort (« Vers l'autre rive »), la scène où Yusuke part au bord de l'eau est justement là pour représenter ce passage et clôturer cette histoire qui nous laisse réfléchir.
Agopian Evana 2ND10 décembre 2015
2016/04/14 07:37 #0570-427c-951c-aba21e7fc0cf
Lycée Argouges
Vers l’autre rive est un film japonais qui raconte l'histoire d'une femme, Mizuki, qui a perdu son mari, Yusuke. Il s'est noyé en mer. Un soir, Yusuke revient de la mort et lui raconte son histoire. Ils entament ensuite ensemble un long voyage pour rattraper le temps perdu et partent à la rencontre d'autres morts de l'entourage de Yuzuke. 
Charlène a bien aimé ce film même si elle l’a trouvé surprenant au début. Une fois intégrée l’idée que l’on peut voir Yusuke alors que c’est un esprit ou une âme revenu d’entre les morts, elle a bien aimé la relation entre les deux personnages, toute en retenue et en non-dits. Il faut accepter les incohérences et les bizzareries comme le fait que le mari et la femme partent du jour au lendemain sans rien dire et que personne ne remarque cette absence.
Léo, lui, a été un peu déçu par ce film. Le film était prometteur : les acteurs jouent bien leur rôle et le thème du film est intéressant. Bien qu’amateur de cinéma japonais, Léo a trouvé que le film était plat et ne parvenait pas à capter l’attention du spectateur. Le film est, par exemple, entièrement sans musique.
Même si le film ne nous a pas plu dans sa forme, nous avons été néanmoins sensibles à sa problématique, le fait de revenir une fois mort réparer certaines erreurs et achever ce qu’on a laissé en suspens et le fait, pour les vivants, de réussir à laisser partir les gens qu’on aime.
2016/04/14 21:57 #428b-4869-b79e-7b01fff83c9f
Lycée Emmanuel Mounier
« Vers l’autre rive » du cinéma Japonais


Pendant longtemps, le septième art japonais a connu une forte restriction dans sa liberté d’expression en raison d’une politique hostile au brassage des ethnies, et donc à l’ouverture des frontières culturelles. Pendant la seconde guerre mondiale, l’ultra-nationalisme japonais s’affirme avec la création de l’axe Rome-Tokyo-Berlin. Dès alors, le besoin d’affirmer son patriotisme pousse parfois les artistes à se centrer exclusivement sur l’histoire de leur nation. Après la défaite de l’axe, l’administration américaine d’occupation pousse les Japonais à ne pas abandonner leurs convictions nationalistes. Or c’est en cette même période que le cinéma japonais connait un grand essor mondial. Seulement la censure nippone fait place à la pression Américaine, une censure non assumée et basée sur une vision unique du Japon, celle du pays des samouraïs. En cette période, Akira Kurosawa s’impose au devant de la scène du cinéma japonais. Sans remettre en cause le statut de chefs d’oeuvre attestés de ses films, on constate tout de même une surexploitation du samouraï en tous ses états, avec comme porte drapeaux des films comme « Rashomon » (1951), « Les Sept Samouraïs »(1954), « Le château de l’araignée»(1957). Après le départ des Américains, le Japon dévoile une nouvelle approche du septième art qui se veut libérée de toute tutelle, mais qui reste grandement influencée par un style occidental. Aujourd’hui, des réalisateurs s’efforcent d’estomper cette image. Parmi eux, Kyoshi Kurosawa, avec comme dernier film à l’affiche « Vers l’autre rive ». Là dessus, une question se pose : le réalisateur a t-il relevé ce défi qu’est celui d’osciller entre modernisme et tradition ?



« Vers l’autre rive » est une histoire de fantôme, sans horreur ni drame, mais centré sur la mort en tous ses états : Mizuki est veuve depuis peu et fait lentement évoluer sa mélancolie en une routine quotidienne. Mais lorsque Yuzuke, son défunt mari, lui apparaît miraculeusement, l’histoire s’empare d’un style aux confins du road movie et de la romance assumée. Mizuki et Yuzuke n’ont qu’une idée en tête : venir en aide à toutes ces autres âmes errantes qui devraient être au ciel si quelque chose ne les retenait pas sur terre. Le message du film n’est rien de plus que celui d’un road movie comme un autre : comprendre le monde pour se comprendre soit même. Mais Kurosawa déroule dans cette simplicité une poésie unique, un pouvoir contagieux d’accepter les malheurs comme une humble, sans joie ni tristesse, mais avec un simple plaisir de voir le monde évoluer en se délestant de ce qui ne veut plus y vivre. Bien sûr, il ne s’agit pas là d’un appel au suicide, mais Kurosawa montre que si le vivant accepte la mort, alors il n’aura plus à errer dans une illusion permanente. C’est donc sous couvert d’une approche fantastique d’un sujet que le réalisateur expose un message de vérité sans amertume. Dès lors, le pouvoir du film réside dans l’étonnement qu’il procure au spectateur, celui de s’émouvoir d’une pareille sobriété.

Car le film revendique une grande sobriété, tant dans son écriture que dans sa mise en scène et dans le jeu de ses acteurs. Cette même sobriété constitue toute l’approche moderne que Kurosawa donne à son film. Le septième art Japonais de ces vingt dernières années s’affirmait régulièrement comme un genre extravagant, un genre où la folie la plus poussée de l’acteur lui valait les meilleurs mérites. Or Kyoshi Kurosawa brise, assurément sans regret, cette image qui collait capricieusement à l’art qu’il revendique. Par moment, le réalisateur se permet même quelques fantaisies que la pudeur japonaise a bien souvent proscrite d’abord par censure puis par tradition. En effet, Kurosawa pousse la romance qui relie Mizuki et Yuzuke jusqu’à une scène d’amour qui va suggérer l’érotisme et le refus de la chasteté obligée du cinéma japonais. Sans doute, un spectateur élevé dans l’habitude d’un style occidental décomplexé ne s’étonnera pas, mais la scène aura probablement provoqué l’étonnement du spectateur Japonais que l’art nippon avait habitué à une approche pudibonde du sujet.

Pour ce qui est de la tradition, celle-ci réside dans la poésie simple et efficace du film. Le patrimoine artistique japonais s’illustre souvent par cette capacité à assumer une certaine naïveté dans son regard sur le monde. Simplicité, spontanéité sont les adjectifs qui nous permettent de nommer ce style propre au cinéma Japonais, un style « enfantin ». Or cette même approche du cinéma est celle qui nourrit l’attendrissement du spectateur : aucune larme n’est tirée, aucun sourire n’est forcé et c’est ainsi que s’impose l’élément déclencheur d’une affection délicate pour cet art. « Vers l’autre rive » se ponctue de langoureux moments de douces rêveries et d’abandon à une aisance dont le spectateur doit savoir s’emparer.

Finalement Kurosawa ne ravive aucune flamme d’un art oublié au Japon. Kurosawa réinvente un cinéma, un cinéma qui conserve son respect pour ses ancêtres tout en avançant à pas de géant dans une nouvelle ère du septième art Japonais.



Nicolas Cury, TL du lycée Mounier de Grenoble

2016/04/14 23:24 #ce55-44c6-b997-71585268456c
Internat d'excellence
Vers l’autre rive
Un soir, Mizuki, une femme qui gagne sa vie en donnant des cours de piano à domicile, reçoit la visite de son mari, Yusuke, qui a trouvé la mort en mer il y a trois ans. Celle-ci, un peu confuse par le retour du défunt, lui demande la raison de sa présence. Yusuke répond qu'il souhaiterait partir en voyage avec elle, pour qu'elle puisse connaître des personnes qu'il a croisées durant ces trois ans d'errance. Le couple débute alors ce voyage en train à travers le Japon, à la recherche des amis de Yusuke. Mizuki va découvrir un monde paradoxal où la vie et la mort sont étroitement liées. Au début du film, lorsque Yusuke apparaît, sa compagne lui fait remarquer qu'il a oublié d'enlever ses chaussures. Mais son apparition surnaturelle est inquiétante. Les mots « fantôme » et « fantasme » ont la même étymologie qui aboutit au terme « désir ». La veuve n'avait pas remplacé son mari, depuis ces trois années. Le retour de Yusuke mène à une aventure semblable à la fois à une lune de miel et à un adieu.
C'est un voyage qui se déroule dans les campagnes du Japon, mais surtout dans le passé du défunt. Avant qu'il soit dentiste en ville, il gagnait sa vie en distribuant des journaux ou en préparant des raviolis. Les amis qui accueillent le couple sont parfois eux-mêmes décédés. La plupart du temps, ils l'ignorent. Le but du couple est de résoudre les raisons qui sont les causes des décès.
Mais l'atout du film est qu'il fusionne la réalité et l'inconscient. Il impressionne aussi par l'opposition de la vie et la mort. Kiyoshi Kurosawa s'est fait connaître il y a une quinzaine d'années avec des thrillers tels que Cure ou Kaïro, qui mettaient déjà en scène des spectres. Vers l'autre rive apparaît comme un film mâture.
Le cinéaste, ne s'éloigne jamais de sa femme, même pour rencontrer les médias, cela montre aussi sa vision du couple. Arrivé à la soixantaine, Kurosawa réussit son premier film d'amour.

Steeven Pangou de Massanga, Première C, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 23:24 #7325-43ae-92a2-f222db09277e
Internat d'excellence
Vers l’autre rive

Kiyoshi Kurosawa nous propose un drame conjuguant fiction irréaliste et deuil passionnant. Yusuke, mari de Mizuki s'étant noyé en plein océan, trois ans auparavant réapparaît mystérieusement durant une soirée d'hiver, aussi charismatique qu'énigmatique. Ce dernier parviendra à convaincre sa femme, la tendre Mizuki, de le suivre dans des contrées lointaines qui ont été ses dernières terres d’accueil. Partagé entre incompréhension et soif de curiosité, Kiyoshi Kurosawa nous tient en haleine jusqu'à la dernière minute, jusqu'à la dernière seconde. Son film provoque l’effroi, conjugue peine, rire et douleur. Mais par dessus tout son film émeut de la manière la plus profonde qui soit. Kurosawa nous apprend à aimer où plutôt à continuer d'aimer, malgré la distance, malgré l'absence, malgré la mort. À la fois histoire de vie et histoire d'amour passionnel, Kurosawa fait du cinéma, un art capable de faire naître chez le lecteur mille et un sentiments conjugués à mille et une émotions ! Le cinéaste nous fait rêver et nous embarque tout comme les deux protagonistes, vers des rives inconnues, aux rues enchanteresses, aux paysages fabuleux. L'incroyable complicité des deux personnages principaux nous offre un cadre idyllique où le spectateur est lui-même perdu entre la caractéristique qui fait de Yusuke un être double : un fantôme et un vivant. Par-delà la mort perdure l'amour, ce sentiment réinventé par Kurosawa en le cristallisant, en le rendant immortel même si la mort s'est immiscée. Vers l'autre rive associe la mort et la vie, le présent et le passé, hier et aujourd’hui. Le cinéaste semble nous prendre la main afin que nous voguions tout comme ses acteurs vers un Japon aux mille et un mystères. On prend plaisir à observer ce couple qui nous paraît si heureux, uni au sein d'un road movie. Parfois apeuré, parfois perdu, parfois interrogateur : ce film nous amène à nous poser de multiples interrogations tantôt sur la vie, tantôt sur l'existence, tantôt sur nous-même. Le naturel trône chez Kurosawa et c'est avec une caméra légère, qui se fait miroir authentique d’un Japon fantomatique. Que cette fiction est filmée admirablement, et avec rigueur. À de multiples reprises, la caméra se fait zoom : se crée un véritable lien entre acteurs et spectateurs partagés entre intime et privée, exclamations et interrogations. On s'attache facilement au personnage de Mizuki incarné par la charmante Eri Fuktasuqui met en valeur une simplicité, un naturel dans son jeu qui marque le spectateur, qui l'enchante et qui le charme. Les personnages ne surjouent pas, leurs répliques sont pleines de maîtrise, leur jeu remarquable. Plus qu'une simple fiction, le réalisateur mêle la passion à la poésie, le rire aux pleurs : de tout cela naît une magnifique et très exotique parenthèse.

Imane Benmaamar Zinédine, 1ère C, Internat d'excellence de Sourdun
2016/04/14 23:25 #63f7-4aa9-9e23-0ecd2f1c29b3
Internat d'excellence
Vers l’autre rive

Ce film est un drame fantastique et une romance qui s’inscrit dans le genre romantique en racontant le périple amoureux le Yusuke et Mizuki, fantastique puisque Yusuke s’est suicidé il y a trois ans et est donc un “fantôme”. Les personnages sont remarquables par leurs vêtements car ils n’en changent pratiquement pas. Yusuke porte un haut bordeaux, un jean bleu foncé, un imperméable jaune et des chaussures prunes et à la fin du film il porte un survêtement bleu et blanc tandis que Mizuki porte un imperméable bleu/gris, une jupe verte, des chaussettes vertes et chaussures noires et à la fin du film elle porte un pantalon bleu marine et un chemisier blanc que l’on peut par ailleurs retrouver sur l’affiche du film. ils n’ont pas un jeu particulier, on pourrait même aller jusqu’à dire qu’il est très réservé et en conclure qu’il s’agit de leur premier rôle au cinéma. Or ce n’est pas le cas.
Le récit débute par une petite fille en train de jouer du piano devant son professeur. Puis on voit ce même professeur qui faisant des courses au supermarché mais on se focalise sur le moment où elle achète un plat traditionnel qu’elle cuisine le soir chez elle. Suite à cela on voit Yusuke apparaître sans vraiment comprendre qu’il s’agit d’un fantôme. En effet, les morts et les vivants ne sont pas faciles à distinguer dans ce film. En effet, j’ai éprouvé des difficultés à comprendre l’intrigue du film et je l’ai finalement comprise à la fin lors de la disparition de Yusuke. Ce film ne m’a néanmoins pas ennuyé car on y découvrait de beaux paysages, particulièrement le village que j’ai trouvé magnifique peut-être est-ce dû a mon goût pour la campagne. Par contre, j’ai été émue lorsque le vieux monsieur a disparu il avait une très belle chambre qui est devenue semblable à une chambre inhabitée depuis des décennies.

Floriane Yapo, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 23:25 #d080-4ea8-acad-79fdb397b7cb
Internat d'excellence
Vers l'autre rive, un film difficile d’accès mais qui stimule la réflexion



Le film Vers l'autre rive appartient aux genres drame, romance et fantastique du fait de sa représentation du retour des morts dans le monde réel mais aussi par les réflexions qu’il suscite entre le visible, le réel et l’invisible, l’esprit. Le film est sorti au cinéma le 30 septembre 2015. Ce film raconte l'histoire d'une femme, Mizuki, qui a perdu son mari qui s’est noyé trois ans plus tôt. La mort et la notion de fantômes démontrent l'aspect dramatique du film. Il appartient au genre romance du fait du retour de son mari, Yusuke, qui l'invite à le suivre dans un périple qu'il avait effectué les trois dernières années, c'est-à-dire de sa mort à son retour chez lui. Pendant tout le début du film, on ne voit que Mizuki dans son appartement qui confond rêve et réalité avant de comprendre que son mari était revenu. Yusuke quant à lui, il est mort, c'est donc un esprit revenu à son ancien domicile. Le film nous montre le voyage du couple dans les endroits où l’homme est passé après sa mort. Durant ce voyage, le couple rencontre et vit parmi des personnes mortes et vivantes, on peut donc parler de voyage entre la vie et la mort.

Le film s’ouvre sur les rêves de Misuki et sa vie quotidienne qui sont petit à petit marqués par les apparitions de Yusuke qui reprend les mêmes gestes qu’avant sa mort. Ce tableau initial nous annonce les thèmes du film par l'étrangeté du comportement de Yusuke et de ses actes après une absence de trois ans mais également par le sujet du retour des morts dans le monde des vivants qui est abordé dès les premières scènes.


Je trouve ce film difficile d’accès car on ne comprend pas tout de suite le thème du film et la distinction entre les morts et les vivants est toujours très difficile à faire. De plus, la représentation de la chute d’eau comme passage vers l’autre monde n’était pas évidente et il y a une difficulté de compréhension quant à l'intérêt du retour de Yusuke dans son ancien appartement où vit encore sa compagne, Misuki, pour lui proposer un périple afin qu’il lui montre le chemin qu’il a parcouru les trois dernières années. De plus, de nombreux thèmes sont présents dans ce film ce qui entraîne la dérive du spectateur de l’intrigue principal et du message que le réalisateur veut faire passer à travers ce film. En effet, les thèmes abordés sont tout d’abord le retour des morts dans notre monde mais aussi le thème du couple, les réflexions sur les relations humaines et le rapport de l’homme à la vie. Le message que veut nous transmettre l’auteur ne peut donc être transmis que partiellement et cela nécessite que l’on regarde sans doute une deuxième fois le film pour en cerner tous les aspects et toute sa complexité.
Cependant, ce film s’inscrit dans la suite de l’œuvre de Kurosawa Kiyoshi par le thème commun des morts avec Real. Vers l’autre rive n’en demeure pas moins un film intéressant par les réflexions sur l’homme face à la mort, sur les relations homme-femme qu’il explore et exploite et par le contraste entre ce qui est visible, le physique et ce qui est invisible, l’esprit. Le cinéaste nous montre donc que le physique n’est qu’une infime partie de l’être humain et que le plus important est de s’attacher spirituellement à l’autre parce que l’amour peut survivre à la mort, et que nous restons lié à l’autre même après son départ. Le cinéaste expose donc dans ce film, remarquable pour son exotisme et sa profondeur, une vision philosophique voire spirituelle de l’homme et de la vie.


Le point fort de ce film est pour moi la fin du film lors du passage de Yusuke vers l’autre monde du fait de sa faiblesse dans le monde des humains parce qu’il était dans ce monde depuis trop longtemps. Cela marque donc la disparition définitive de Yusuke après nous avoir exposé toutes ses connaissances et ses réflexions. Le message du cinéaste est donc illustré à travers le personnage de Yusuke qui nous donne une vision philosophique de la mort avant de mourir une deuxième fois et de se retirer à jamais du monde des vivants.


Pour conclure, ce film m’a plu malgré toutes les difficultés de compréhension qu’il a engendré. D’une part, ce film nous offre des réflexions sur l’homme face à la mort et vision philosophique de l’homme qui n’existe plus physiquement mais à travers son esprit. Les réactions de Misuki sont un miroir des réactions que le spectateur pourrait avoir face au film et de ses propres réflexions sur la mort.


Manon Porchon, 1ère C, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 23:26 #0670-4183-b34d-e3610c48e9c6
Internat d'excellence
Vers l'autre rive


Le film Vers l'autre rive est l’œuvre du célèbre réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa. Dans ce film, les personnages principaux sont un jeune couple. En effet, dès le début, une femme nommée Mizuki attend le retour de son mari. Ce début pourrait correspondre à une fin de récit, cela plonge de suite le spectateur dans une sphère étrange. Si bien que l'apparition soudaine de l'homme attendu semblait suspecte. De plus, les jeux de lumière et le stress de Mizuki nous mettent dans l'ambiance. Lorsque son mari, qui s'appelle Yusuke lui annonce d'entrée de jeu qu'il est mort, une question se pose alors : Y a-t-il une frontière entre les morts et les vivants ? D’ailleurs le cadre du film pourtant jusque-là réaliste indique le début d'une histoire fantastique. Cependant la vraie histoire commence quand Yusuke propose à Mizuki de l'accompagner dans une aventure pour lui montrer ce qu'il a fait durant son absence. Le fait d'écrire une telle histoire est banal mais ce qui la rend unique, c'est l'accord de Mizuki et surtout l'amour du couple malgré la mort qui les sépare.

Nous pouvons observer que les deux personnages suivent alors leur destiné en abandonnant leur foyer. Leur voyage s'effectue à travers le Japon au moyen de différents moyens de transports en commun : bus, train . . . Une scène nous les montre dans un train et un petit garçon vient comme attiré par Yusuke. Sa femme le regarde et se doute qu'il est attiré par la force de la mort. Nous constatons donc que cet homme qui est spécial par rapport aux simples mortels peut être perçu par l’innocence d'un enfant.

Arrivé dans une ville, Mizuki découvre que son mari a travaillé en tant que livreur de journaux pour un vieux monsieur. Ils vont vivre quelque temps avec lui mais Mizuki pense que cet homme aussi est mort. Cependant il est bien vivant et il va passer ces derniers jours à faire son métier c'est-à-dire livrer des journaux. La jeune femme va le voir mort ce qui démontre qu’elle n'avait pas affaire à un autre fantôme. Mais dans sa chambre avec les murs remplis de fleurs découpées, une fois mort nous voyons une scène de désastre avec des coupures ou le fond est tout noir et où ensuite la chambre est toute saccagée. Mizuki est désespérée. Ce triste épisode se conclue ainsi mais le voyage reprend. D' ailleurs le couple va retrouver dans d'autres villes des personnes avec qui Yusuke a travaillé un certain temps et à chaque fois une histoire en rapport avec un mort se répète. Nous pouvons alors constater que Mizuki pourtant vivante va de plus en plus être en contact avec des personnes mortes. Vers la fin de leur périple ils sont dans un village où Yusuke est très populaire car il donne des leçons aux habitants. Il est un personnage énigmatique qui n'oublie pourtant pas les priorités. Aussi de son côté, Mizuki découvre grâce à un enfant la présence d'une rivière qui parait-il serait une voie d’accès entre le monde des morts et celui des vivants. En effet, c’était bien cela car Mizuki a eu l'honneur de revoir son père qui était mort. Son père qui n'est resté qu'un instant veut quant à lui protéger sa fille de tous ces fantômes et lui interdit donc de rester avec Yusuke. Or, le réalisateur a choisi que l'amour l'emporte tandis qu'elle avait le choix et pouvait écouter une dernière fois son père. Néanmoins, nous pouvions croire que l'histoire se conclut comme elle débute avec la disparition de Yusuke mais il se trouve qu'il est de retour à la toute fin et continue de rester avec celle qu'il a toujours aimée.


Yanis Ihaddadene, 1ere C, Internat de Sourdun
2016/04/15 00:12 #43ea-4137-b1d5-2efbd37a3433
Lycée Guez de Balzac

Kiyoshi Kurosawa, réalisateur japonais, nous emmène dans un mélodrame fantastique dans le Japon d’aujourd’hui ; Vers l’autre rive a obtenu le Prix de la mise en scène « Un certain regard » au Festival de Cannes. Il offre un film dont le style diffère de ses précédents thrillers à tendance surnaturelle.

Mizuki vit seule depuis que son mari est porté disparu en mer. Cela fait trois ans. La scène d’ouverture nous montre son activité : elle donne des cours de piano aux enfants. Mais un soir, son mari, Yûsuke, revient et commence un voyage bucolique à travers le pays à la rencontre des personnes qui l’ont aidé jusqu’à son retour.

Le film nous emmène hors des sentiers battus de notre représentation occidentale du Japon. Ici, pas de métropole bruyante et ultra-technologique. Place à un Japon désuet, des campagnes et des petites villes. Le Japon laborieux où un vieillard livre des journaux et un restaurant permet aux égarés qui savent cuisiner d’être embauchés. Les campagnes sont parfois ignorantes et Yûsuke y est accueilli comme un dieu du savoir avec ses « cours » sur l’astrologie. La sensibilité du vieil homme qui accueille en premier le couple est touchante lorsqu’un plat lui évoque sa femme disparue et le met en pleurs. Elle s’exprime aussi quand Mizuki découvre la chambre du vieil homme avec au-dessus du lit un mur de photos de roses découpées dans des magazines de jardinage.

La mise en scène est soignée avec les superbes paysages de la montagne et de la campagne japonaise. Le jeu des acteurs est fort entre la fragilité de l’actrice principale et l’assurance de l'acteur. La lumière est claire. Bonne surprise pour ce film : aucun temps mort. Les scènes prennent leur temps mais on ne s’ennuie pas. Toutes les scènes apportent un nouvel élément au film (même lorsqu’il s’agit de confection de plats locaux). La musique est très présente dans le film mais elle se fait est trop prévisible lorsqu'elle se contente d'illustrer les moments de suspense, ou plus stressante quand Mizuki cherche le vieil homme dans toute l’usine qui lui sert de maison et d’atelier. Pour signifier sa disparition. Néanmoins, la musique de L’Harmonie des anges est au cœur de la scène la plus émouvante du film. La petite sœur décédée de la gérante du restaurant joue au piano ce morceau, cette dernière et Mizuki pleurant et écoutant quasi-religieusement. Dans ces moments-là, reproduits avec la mère étrangement muette du petit garçon à la campagne, Mizuki doit s’affirmer, être forte pour soutenir ces gens touchés par la mort.

On fait le voyage inverse de celui qu’a effectué Yûsuke : il est réapparu par la grotte qui obsède le petit garçon. Les superstitions sont encore là quand la jeune femme écrit des prières pour que son époux revienne. Une certaine idée de la mort est mise en place lorsque le livreur de journaux meurt : sa maison est dévastée par le passage du vivant dans le monde des morts. Tout est détruit, fané, jauni. Une mort différente attend le fantôme du mari de la paysanne qui perd progressivement ses sens puis, on assiste à la lente destruction du corps : ses membres disparaissent comme si l’homme était découpé par des ciseaux. Avec Kurosawa, on ne sait pas que les gens meurent, on voit juste qu’ils disparaissent et parfois réapparaissent. La frontière est floue entre les morts, les vivants, les fantômes et ceux qui ne le savent pas. Après ce retour au commencement de la renaissance de Yûsuke, il faut cesser ce ménage à trois ambigu (Mizuki, Yûsuke, la paysanne) pour retourner à la maison.

Yûsuke présente de nombreux visages ; il a été heureux et veut en faire profiter sa femme. Il sait tout, où aller, qui est vivant, qui est mort, détenant la vérité mais ne voulant pas tout dire, presque cachottier. Il représente la toute-puissance, omniscient à côté de Mizuki, plus douce et inquiète. Une nouvelle facette de Yûsuke est découverte lorsque Mizuki, pendant son absence, a fouillé le téléphone portable de son mari. Elle y découvre l’aventure de celui-ci avec une collègue. La confrontation entre les deux femmes reflète le caractère des personnages du film (et peut-être des Japonais en général ?) : le calme. Le film est doux, pudique et lent mais pas trop, classique dans sa réalisation, montrant la beauté des paysages comme la gentillesse des gens qui les accueillent.

On le savait, mais ce film le vérifie ; les montagnes japonaises renferment bien des morts et des secrets.
Arnaud HERAULT, seconde 8, Lycée Guez de Balzac
2016/04/15 00:14 #1d03-4ff3-af48-50b6c7a4123d
Lycée Guez de Balzac

Jan
29
Critiques individuelles de "Vers l'autre rive" par Arnaud, Fabien et Anna

Critiques individuelles de Vers l’autre rive de Kiyoshi KUROSAWA

HERAULT Arnaud 2°8
Kiyoshi Kurosawa, réalisateur japonais, nous emmène dans un mélodrame fantastique dans le Japon d’aujourd’hui ; Vers l’autre rive a obtenu le Prix de la mise en scène « Un certain regard » au Festival de Cannes. Il offre un film dont le style diffère de ses précédents thrillers à tendance surnaturelle.

Mizuki vit seule depuis que son mari est porté disparu en mer. Cela fait trois ans. La scène d’ouverture nous montre son activité : elle donne des cours de piano aux enfants. Mais un soir, son mari, Yûsuke, revient et commence un voyage bucolique à travers le pays à la rencontre des personnes qui l’ont aidé jusqu’à son retour.

Le film nous emmène hors des sentiers battus de notre représentation occidentale du Japon. Ici, pas de métropole bruyante et ultra-technologique. Place à un Japon désuet, des campagnes et des petites villes. Le Japon laborieux où un vieillard livre des journaux et un restaurant permet aux égarés qui savent cuisiner d’être embauchés. Les campagnes sont parfois ignorantes et Yûsuke y est accueilli comme un dieu du savoir avec ses « cours » sur l’astrologie. La sensibilité du vieil homme qui accueille en premier le couple est touchante lorsqu’un plat lui évoque sa femme disparue et le met en pleurs. Elle s’exprime aussi quand Mizuki découvre la chambre du vieil homme avec au-dessus du lit un mur de photos de roses découpées dans des magazines de jardinage.

La mise en scène est soignée avec les superbes paysages de la montagne et de la campagne japonaise. Le jeu des acteurs est fort entre la fragilité de l’actrice principale et l’assurance de l'acteur. La lumière est claire. Bonne surprise pour ce film : aucun temps mort. Les scènes prennent leur temps mais on ne s’ennuie pas. Toutes les scènes apportent un nouvel élément au film (même lorsqu’il s’agit de confection de plats locaux). La musique est très présente dans le film mais elle se fait est trop prévisible lorsqu'elle se contente d'illustrer les moments de suspense, ou plus stressante quand Mizuki cherche le vieil homme dans toute l’usine qui lui sert de maison et d’atelier. Pour signifier sa disparition. Néanmoins, la musique de L’Harmonie des anges est au cœur de la scène la plus émouvante du film. La petite sœur décédée de la gérante du restaurant joue au piano ce morceau, cette dernière et Mizuki pleurant et écoutant quasi-religieusement. Dans ces moments-là, reproduits avec la mère étrangement muette du petit garçon à la campagne, Mizuki doit s’affirmer, être forte pour soutenir ces gens touchés par la mort.

On fait le voyage inverse de celui qu’a effectué Yûsuke : il est réapparu par la grotte qui obsède le petit garçon. Les superstitions sont encore là quand la jeune femme écrit des prières pour que son époux revienne. Une certaine idée de la mort est mise en place lorsque le livreur de journaux meurt : sa maison est dévastée par le passage du vivant dans le monde des morts. Tout est détruit, fané, jauni. Une mort différente attend le fantôme du mari de la paysanne qui perd progressivement ses sens puis, on assiste à la lente destruction du corps : ses membres disparaissent comme si l’homme était découpé par des ciseaux. Avec Kurosawa, on ne sait pas que les gens meurent, on voit juste qu’ils disparaissent et parfois réapparaissent. La frontière est floue entre les morts, les vivants, les fantômes et ceux qui ne le savent pas. Après ce retour au commencement de la renaissance de Yûsuke, il faut cesser ce ménage à trois ambigu (Mizuki, Yûsuke, la paysanne) pour retourner à la maison.

Yûsuke présente de nombreux visages ; il a été heureux et veut en faire profiter sa femme. Il sait tout, où aller, qui est vivant, qui est mort, détenant la vérité mais ne voulant pas tout dire, presque cachottier. Il représente la toute-puissance, omniscient à côté de Mizuki, plus douce et inquiète. Une nouvelle facette de Yûsuke est découverte lorsque Mizuki, pendant son absence, a fouillé le téléphone portable de son mari. Elle y découvre l’aventure de celui-ci avec une collègue. La confrontation entre les deux femmes reflète le caractère des personnages du film (et peut-être des Japonais en général ?) : le calme. Le film est doux, pudique et lent mais pas trop, classique dans sa réalisation, montrant la beauté des paysages comme la gentillesse des gens qui les accueillent.

On le savait, mais ce film le vérifie ; les montagnes japonaises renferment bien des morts et des secrets.



Critique de Fabien Montrichard seconde 8


Après Seventh Code, en 2013, Kiyoshi Kurosawa, réalisateur très renommé au Japon, réalise un nouveau long métrage, coïncidant avec ses thèmes habituels sur les fantômes, qui lui rapporte le prix de la mise en scène au festival de Cannes 2015. Tout d’abord, le film commence par le cours de piano d’une petite fille prénommée Shiori dirigé par un des personnages principaux, Mizuki. Ainsi, la première scène nous plonge d'emblée dans le rythme, car toute l’histoire sera mêlée à cet instrument qui accentue les sentiments, les émotions lorsqu'il est repris par Mizuki ou par un autre personnage. Ensuite, cette romance se poursuit avec le retour de Yusuke, autour duquel le film se déroulera. En effet, Yusuke est un japonais disparu en mer trois ans auparavant ; il revient comme si rien ne s’était passé, en imper orange, dans la maison de sa conjointe, Mizuki. Ainsi, malgré sa fonction de fantôme, Yusuke réussit à convaincre son épouse de lui faire découvrir son passé en tant que mort, c’est-à-dire, toutes les personnes qu’il a rencontrées.
De plus, durant ce long voyage entre les vivants et les morts, le monteur réussit à faire disparaître les fantômes le plus souvent par superposition de plans mais aussi parfois par des mouvements de caméra qui sont bien plus faciles au montage. Par exemple, la caméra filme l’acteur jouant le fantôme, puis durant un mouvement de caméra, par exemple lorsqu'elle se focalise sur un détail comme des feuilles d’arbres, ou un piano, l’acteur s'échappe du plan. Il devient ainsi fantôme. Grâce à ses astuces de montage, les fantômes ont le pouvoir de disparaître. De plus, certains plans sont filmés en voiture, scooter ou même en train comme une des scène de fin lorsque les deux principaux personnages rentrent chez eux.
Concernant le casting, Mizuki est interprétée par Eri Fukatsu qui est remarquable pour son naturel et son aisance devant la caméra. En effet, cette dernière a remporté le prix du film asiatique de la meilleure actrice. De même, l’acteur interprétant Yusuke, Tadanobu Asano, est très réputé notamment pour ses interprétations dans Thor en 2011, Battleship en 2012, ou encore Mongolen 2008. Depuis 2013, Tadanobu Asano n’avait pas joué dans d’autres films.
Enfin, Kurosawa conserve son obsession des fantômes pour nous faire réfléchir sur la question cruciale de la frontière entre la vie et la mort, le réalisateur donne parfois la clé dans certaines répliques : « Peut-être qu’il n’y a aucune différence entre toi et moi » propose Yusuke à Misuki, nous influençant peut-être légèrement sur le sujet.
2016/04/15 00:16 #e73b-4cbd-9851-80bb31e5cfa4
Lycée Guez de Balzac

Critique d'Anna VEYRIER

Kiyoshi Kurosawa revient dans les salles de cinéma avec son nouveau film Vers l'autre rive. C'est un long métrage qui fait la différence avec Real ou encore Shokuzai tout en gardant la signature du réalisateur. En effet, les morts et les fantômes sont joués par certains acteurs comme Tadanodu Asano, mais cette fois, ils ne sont ni menace, ni cauchemar pour les vivants. Ce nouveau film parle de Mizuki qui retrouve son mari Yusuke, à la maison, après 3 ans de disparition suite à sa mort par noyade. Pendant ces années, son voyage a été long et plein de rencontres, il décide de revivre cet exode en compagnie de son épouse. Le titre donné à ce film (Vers l'autre rive) évoque dans un premier temps la vie après la mort, le passage du monde des vivants à celui des morts. Mais, tout au long du film, on peut constater que le réalisateur a voulu s'intéresser au côté des vivants, notre rive. Car, en effet, on peut étudier, tout au long de la séance, les comportements des êtres encore en vie face à la mort ou face aux morts eux-mêmes. Mais, ici, les morts sont assez peu naturelles, comme la mort par noyade de Mizuki. La réaction des vivants est troublante, dans un premier temps la mort est difficilement acceptée puis, très vite, les personnages se calment essentiellement après avoir communiqué avec leurs proches partis sur l'autre rive. On peut donc étudier deux comportements différents, celui de l'ignorance et de la douleur puis celui de la paix apportée par des réponses. Ce qui marque dans le film, c'est Yusuke, il est décédé et pourtant il paraît plus vivant que les vivants. En effet, il ne cesse de sourire, de vouloir aider, de voyager. En résumé il profite de « sa vie » avec joie et bonheur alors que d'autres personnages comme Misuki ont souvent la mine triste, parlent peu et sont plutôt négatifs. Ensuite, Yusuke porte des couleurs plus vives comme le orange ou le bleu alors qu'en face, les acteurs sont vêtus de gris ou de marron, des couleurs qui rappellent la tristesse et la monotonie. Ça rend donc la mort plus vivante que la vie elle-même. On ne peut pas regarder ce film sans remarquer le jeu des couleurs ou celui de la lumière, ils indiquent un changement de rive, d'ambiance, de comportement des personnages ou encore le changement de sentiment qu'on nous montre ou qu'on nous laisse deviner. Kurosawa a fait un travail formidable à ce sujet, il permet de mieux comprendre certaines parties bien que beaucoup restent assez floues. Malgré les scènes poignantes et sincères, ce long métrage est rempli de messages à décrypter, d'énigmes à résoudre et de mystères qui restent grands jusqu'à la fin et même après. Ça pousse le spectateur dans la réflexion et la recherche pour suivre le fil que Kurosawa tisse tout au long du film.

Vers l'autre rive est un film assez mystérieux et très agréable qui vous plonge, pendant deux heures, dans une continuelle réflexion et recherche de réponses face à la vie ainsi qu'à la mort.
2016/04/15 00:39 #1a4b-4231-8cae-b42c9e7ee91e
Lycée Guez de Balzac
Lien vers le Blog de notre classe pour le Prix Jean Renoir des Lycéens avec nos critiques, les bande-annonces, les liens vers d'autres films sur le même thème... : http://prixjeanrenoir27.blogspot.fr/
2016/04/15 08:53 #7670-4da9-a4c1-b4b7f2402148
Lycée Jean Michel
Ce film de Kiyoshi Kurosawa est une histoire complexe, qui met en scène principalement un couple, dont l'homme est revenu au bout de trois années. Sa femme se pose tout au long du film une question : pourquoi est-il revenu ? On peut y retrouver le thème de la vie après la mort, et le questionnement continuel, voir obsessionnel. Nous éprouvons un sentiment de compassion pour cette jeune femme qui ne sait pas si son mari fait partie de la réalité ou si c’est elle qui se l’invente tant elle le désire. Ainsi son désir prendrait vie ? En effet, le retour de son mari peut être expliqué par le fait qu’elle n’a pas accepté sa mort, ainsi à la fin du film, nous comprenons mieux la trame de l’histoire.
Cependant, les décors soit somptueux à travers les montagnes, les rizières du Japon et ses villages typiques. Le spectateur effectue un voyage avec les personnages, vivent l’aventure avec eux. De plus, le film comporte des symboles qui permettent une meilleure compréhension, comme le mur de fleurs situé au-dessus du lit du vieillard. En effet, les fleurs sont maintenues en vie, gardent leurs couleurs éclatantes du moment que la jeune fille aime son mari, n’a pas accepté son départ. Mais à partir du moment où elle comprend qu’elle a réussi à vivre sans lui, et qu’il disparaît définitivement, les fleurs se fanent, et tombent au sol tel un amour perdu.
Ainsi ce film témoigne de la perte d’un être chère et son acceptation, à travers les décors du Japon, qui vous ravirons !

Solène, 1L, Lycée Jean Michel, Lons-le-Saunier
2016/04/15 12:02 #82d5-4b92-8680-5ecb5ef5609a
Lycée Edgar Quinet
Vers l'autre rive est un film de Kioshi Kurosawa, un réalisateur japonais qui s'est inspiré d'un roman de Kazumi Yumoto.
C'est l'histoire de Mizuki qui a perdu son mari depuis trois ans ( il se serait suicidé au milieu de l'océan). Un jour elle le voit apparaître devant les boulettes de riz farcies qu'elle vient de préparer; c'est un fantôme mais pas n'importe lequel, il est physique et on peut le toucher ! Il est revenu de l'au-delà pour accomplir ce qu'il n'avait pas fait auparavant.
Puis après ce plan excessivement long, la personne se réveille comme si c'était un rêve ! Nous aussi !
Et puis ce passage-là recommence c'est à n'y rien comprendre !
Le spectateur est perdu.


Lubin, 2nd2 Lycée Edgar-Quinet
2016/04/15 12:03 #b9dd-47fc-aa74-51598d90b604
Lycée Edgar Quinet
Mizuki, veuve depuis 3 ans, vit seule en donnant des cours de piano aux enfants. Un soir, son mari qu'elle pensait perdu en mer pénètre chez elle, il a oublié d'enlever ses chaussures ce qu'elle n'accepte pas. Durant ce film, Yusuke convie sa compagne Mizuki à un voyage à travers les villages et rizières.
Pourquoi être revenu? Tel est l'enjeu de tout le film.
Un film froid, monotone, voir même mécanique. L'émotion affleure par moments mais elle est souvent coupée par la froideur des personnages. Si Mizuki avait été plus joyeuse, ce film aurait été plus intéressant.
Les paysages sont splendides, tout l'inverse des personnages mais ils ne dégagent pas d'émotion.
2016/04/15 22:57 #87f6-42f0-b5e8-a7b5c633ffb3
Lycée la Fourragère


« Vers l'autre rive » est un film japonais réalisé par Kiyoshi Kurosawa.
Un homme, Yusuke, décédé en mer depuis trois ans, revient auprès de son épouse Mizuki et lui propose un voyage afin de rendre visite à toutes les personnes qu' il a croisées pendant ces trois années. Mais si Yusuke revient parmi les vivants, c'est surtout pour se faire pardonner les douleurs qu'il a fait endurer à sa femme. La jeune femme découvre alors un monde où la vie et la mort sont étroitement liées
Kiyoshi Kurosawa introduit son film par une scène bouleversante mais aussi intriguante et totalement dérangeante : en servant son repas à son mari revenu d'entre les morts, Mizuki semble accepter l'inacceptable.
J'ai bien aimé le fond sonore du film qui évoque des éléments de la nature : bruissement des feuilles, sifflement du vent, écoulement de l'eau... Les acteurs jouent avec douceur et fluidité.
Dans le film, j'aime beaucoup les moments où les fantômes sont enfin pardonnés ; notamment la scène de la petite fille qui joue du piano. Cette scène m'a beaucoup émue ; elle est bouleversante, elle nous entraîne en quelque sorte dans un « autre monde ». Ici, la musique du piano intensifie l'émotion.
Pour ma part, je n'ai apprécié dans ce film que ce genre de passages. Le reste du temps, l'histoire était incompréhensible et l'ambiance était terne, laissant paraître des couleurs mornes. Il y a bien ce moment où Yusuke et Mizuki se rendent à la campagne où les couleurs sont vives et joyeuses. Le film était également bien trop lent et sa douceur m'a le plus souvent ennuyée.
Finalement, le titre « Vers l'autre rive » n'a pas été choisi au hasard. C'est un titre qui peut nous informer, sans même avoir vu le film, du thème de l'histoire. On comprend mieux la place du fantôme dans la culture japonaise. Pour eux, les fantômes existent, ils sont réels.
Malgré quelques aspects positifs, les aspects négatifs l'ont emporté de mon point de vue et c'est un film que je ne retournerai pas voir et que je ne conseillerai probablement pas si on venait à me poser la question.
Camille Marchand seconde 10


2016/04/25 14:24 #e97b-40ed-9519-7cbcf0b9887e
Lycée de la Vallée du Cailly
Critique «Vers l'autre Rive» de Kiyoshi Kurosawa

D'un point de vue général nous avons bien aimé le film. Tous les acteurs du film sont plutôt bons dans l'ensemble, certains acteurs sur-jouent mais cela reste normal dans une certaine mesure car le cinéma japonais a beaucoup puisé dans le théâtre «Kabuki» qui résulte en une approche très expressive du jeu. L'imagerie du film est très contrasté entre le côté froid de la ville (et plus particulièrement de l'appartement de Mizuki et le les couleurs chaudes des paysages que découvre le couple au cours de leur voyage. Les paysages sont colorés et les couleurs y sont chaudes. La musique est très absente. Un thème principal revient pour les scènes d'émotions mais sinon le film est très silencieux. Le scénario est classique dans sa construction mais malgré tout, certains points de scénario sont peu expliqués et demandent une réflexion aux spectateurs. Il semble axé sur le thème du deuil que Mizuki doit entreprendre pour continuer à vivre. Leurs différentes rencontres au cours du film lui permettent de ne garder de son mari que les bons souvenirs et laisser de côté sa peine. Les dialogues sont très présents et c'est par eux que les sentiments des personnages sont transmis. Le film a été mal reçu par les élèves de notre classe qui le trouvent lent et donc disent qu'il est ennuyeux mais de notre point de vue un film au montage et rythme lent n'en devient pas ennuyeux. Ce type de montage a été notamment adopté par de très grands réalisateurs japonais comme Akira Kurosawa. Malgré tout le film garde des défauts comme un manque d'explications pour certaines réactions des personnages comme par exemple le fait que ça ne dérange absolument pas Mizuki de voir le fantôme. Le film reste toutefois bien réalisé et le traitement des personnages est bon et ils sont attachants. Les images sont agréables et ce film constitue une bonne surprise.
Laura, Alexandre et Tom
2016/05/03 17:58 #1f23-4099-87a5-ff1ec92f8879
Lycée Bonaparte
Une histoire de fantômes

« Vers l’autre rive », sorti à la rentrée 2015, est un film du réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa. Il raconte l’histoire de Yusuke, joué par Tadanobu Asana, qui retourne voir sa femme Mizuki, interprétée par Eri Fukatsu. Seule particularité, Yusuke est mort en mer de Toyama trois ans auparavant. Il demande à Mizuki de partir en voyage avec lui, dans les provinces du Japon, à la rencontre des personnes qui lui ont donné l’hospitalité et pour lesquelles il a travaillé.
C’est donc une histoire de fantômes, mais de fantômes matériels et que tout le monde peut voir et toucher. Bien loin des univers fantastiques et d’horreur de ses films précédents, Kiyoshi Kurosawa nous plonge dans un univers poétique et mélancolique. Cela peut rappeler, pour ceux qui ont perdu quelqu’un, qu’il est difficile de faire son deuil et que l’on vit toujours avec l’être perdu. L’histoire est basé sur l’acceptation et le déni du décès. C’est par ces phases que passe Mizuki. Elle sait que l’on ne peut pas vivre dans le passé, qu’il faut se projeter dans le futur, mais elle ne peut s’empêcher de vouloir prolonger les instants pour qu’ils puissent vivre ensemble comme trois ans auparavant, même si son mari est mort. Yusuke est revenu afin de l’aider à faire son deuil, jusqu’à qu’il parte définitivement, son but atteint. Ici, il n’y pas d’effets spéciaux, ce qui rend ce film si réaliste bien que ce soit une histoire de fantômes. Yusuke disparaît en un clin d’œil. On tourne la tête un instant, pour s’apercevoir qu’il a disparu.
Ce voyage se passe dans le Japon intérieur avec des paysages sublimes et fascinants, mais d’une grande simplicité comme ce film.
Les acteurs ont un jeu splendide et, malgré le peu de phrases dites, ils réussissent à nous transmettre des émotions pures et puissantes. Cela est accentué par la musique placée au bon moment, nous aidant à nous émouvoir sans pour autant être envahissante et nous dire que ressentir à certains moments.
Mais ce film -très émouvant vous l’aurez compris- présente quand même des petits défauts. En effet, après une bande-annonce des plus poétiques, on sort du cinéma perplexe. Alors où ce film peut-il avoir fauté? Premièrement, même si ce n’est qu’un détail infime, les costumes sont assez pauvres. Deux tenues tout au long du film ne sont pas suffisantes. Mais je pense que ces deux tenues représentent deux endroits. Mizuki et Yusuke se changent à chaque escale. Même si c’est volontaire, cela gène l’esthétique pour le spectateur. Dernier point mais non des moindres, le rythme du film est problématique. Le film part bien seulement, on en arrive à trouver le temps long. En effet, la pauvreté des dialogues commence à être pesante à certains moments. Le but est d’aider Mizuki à faire son deuil, mais on a l’impression qu’elle n’est pas même triste. On en vient ainsi à préférer les scènes de disputes, où le ton monte, bien qu’elles ne durent pas longtemps.
Heureusement, des scènes réellement touchantes et émouvantes viennent ponctuer le récit. Par exemple, la scène où la petite fille revient dans le monde des vivants et joue du piano, à son propre rythme, est sûrement celle qui émeut le plus et qui mérite de verser une larme.
Ce film est donc une histoire de revenants, mais avant tout d’amour, et traitant également de l’infidélité, de la maladie et du suicide.
Carla Giuliano
2016/05/04 10:00 #ac26-414d-8e81-490996c0ef0e
Lycée Jean Racine
"Vers l'autre rive" : un film de fantômes sans fantômes !

Les élèves de 2de1 du Lycée Jean Racine de Montdidier ont émis des avis partagés sur ce film.

Ils ont apprécié :
- l'histoire touchante que constitue cette histoire d'amour plus forte que la mort entre Yusuke, mort depuis trois ans, et sa femme Misuki, jeune professeur de piano. L'idée d'un couple qui se retrouve et se redécouvre est séduisante.
- Le voyage qu'entreprennent les personnages constitue un road movie qui permet une immersion totale dans le Japon contemporain. Les élèves ont été sensibles à la découverte de cette culture (civilisation et géographie) qui leur est étrangère. Le film nous transporte dans des paysages variés : la ville et la campagne sont filmées de manière très esthétique.
- La beauté de certaines scènes a particulièrement retenu l'attention des élèves : en particulier la scène de piano.
- La musique, parfois mélancolique, souvent émouvante, vient renforcer l'atmosphère particulière de ce film.

Mais certains élèves ont été gêné par plusieurs aspects :

- La musique omniprésente a pu paraître lassante.
- Le manque de réalisme de certaines scènes surtout a posé question : au début du film, par exemple, la jeune femme n'est absolument pas surprise lorsque son mari, mort depuis trois ans, fait irruption dans son salon. Elle reprend ses tâches domestiques habituelles comme si de rien n'était. Certains se sont demandés si elle n'était pas en train de rêver.
- Les dialogues ont été jugés trop peu nombreux, et le fait que le film utilise des plans longs accentue la lenteur du film.

Finalement "Vers l'autre rive" est un film qui a été jugé trop long malgré l'originalité du scénario et la beauté des paysages filmés avec brio.

Hélène Caron, professeur de Lettres, et Florence Kouakou, professeur-documentaliste
2016/05/10 18:22 #555b-477a-8385-5d25ec0793fd
Lycée Antatole France
Après 3 ans d'absence inexpliqués, Yusuke, le mari de Misuke, revient dans leur domicile et lui annonce calmement qu'il est mort. S'en suit un voyage au coeur du Japon dans lequel le couple réapprend à se connaître, rattrape le temps perdu, visite de vieilles connaissances, se pardonne et retrouve l'essence de son amour.

Entre le décor épuré des foyers japonais modernes et la beauté éblouissante des petits villages de montagne, Kurosawa nous livre une histoire qui se dénoue à un rythme paisible mais ne manque pas de nous captiver. A l'opposé de ses habitudes dans le cinéma d'épouvante, l'apparition de la mort n'est pas terrifiante mais incarne une forme de bienveillance poétique, représentant une seconde chance pour les défunts.

On retrouve tout de même certains aspects du cinéma d'horreur qui transmettent les sentiments de peur et de tristesse entraînés par la mort, en contraste avec des plans sur la lumière, signe d'espoir et d'apaisement.

Kurosawa nous permet aussi d'explorer une culture qui n'est pas la nôtre, dans un contexte historique qu'il laisse indéterminé, mais qui dévoile tout de même les coutumes des relations au Japon, où respect de l'autre et politesse règnent. Cette histoire d'amour renaissant traite avec simplicité et lyrisme un thème habituellement source de peur ; en soulignant la difficulté du deuil, de l'absence de l'être aimé, la plongée dans leur intimité nous offre des émotions sans mesure.


Olivia Becart et Lucy Wagiel, T L
2016/05/11 17:28 #42a0-4179-b844-ffadb2c14f2e
Lycée O. Redon
Le film "Vers l'Autre rive" réalisé par Kioshi Kurosawa, restera à coup sur un film peu conventionnel dans cette sélection du Prix Jean Renoir. Habitués aux blockbusters et aux films d'accès facile, l'ensemble de la classe a été dérouté par le traitement de la thématique du deuil filmé à travers le prisme de la sensibilité japonaise.
L'une des forces de ce film est sa capacité à nous immerger immédiatement dans une culture nouvelle, complexe. Mais la thématique essentielle concerne le couple. Le réalisateur nous propose de partager leur relation avec un détail non moins déstabilisant: leur évolution dans la mort. Chose troublante, nous n'avons pas l'impression de voir un deuil mais plutôt de suivre les aventures d'un couple bien réel, animé d'u amour puissant. On vit leur histoire, leur périple dans ce Japon si éclatant. Nous allons comme les protagonistes faire connaissance avec ses deux amants qui ont l'impression de se découvrir devant nous.

Tout cela est porté par une musique exceptionnelle qui colle parfaitement à cet univers tragique et des couleurs qui évoquent les différentes phases du deuil.

Bref, une réussite malgré la complexité de la thématique.

La classe TASSP Odilon Redon Pauillac

2016/05/16 18:05 #fd3f-4920-b0c7-9d0b04ec9135
Lycée Scheurer Kestner
VERS L'AUTRE RIVE est un film japonais sorti sur les écrans en septembre 2015. Il parle d’amour, du couple, du pardon et de la vie et de la mort. Yusuke, le mari de Mizuki est mort en mer trois ans auparavant. On comprend au cours du film qu’il s’est suicidé. Il n’a pas fait que des bonnes choses dans sa vie, il a notamment trompé sa femme. Il revient parmi les vivants pour racheter ses fautes et partir sereinement. Il débarque un soir, comme si de rien n’était au milieu du salon et tout ce que sa femme trouve à lui dire est : « Tu pourrais enlever tes chaussures », une réaction incompréhensible pour moi qui ne suis pas de cette culture qui croit aux fantômes. Ce film semble obéir à une logique, une structure. En effet, on suit le voyage de Mizuki et Yusuke à travers le Japon, ils rencontrent les amis d’Yusuke, ceux qu’il a croisés pendant ces trois années loin de Mizuki.

En visionnant ce film, j’ai éprouvé un sentiment d’ennui, sûrement dû aux croyances des personnages qui ne sont pas les miennes, ils n’ont pas la même culture que moi. La rencontre avec l’altérité de ces personnages n’a pas eu lieu. Je ne suis pas parvenu à éprouver le moindre intérêt pour ce long métrage particulièrement long ! En plus de cette longueur très pesante, j’ai été irritée par la musique du film qui m’a rappelé les musiques des boutiques touristiques asiatiques.

La manière de filmer « à la japonaise » m’a étonnée. En effet, elle est totalement différente des codes occidentaux. J’ai l’habitude du traditionnel champ/contre-champ inexistant dans ce film. Les dialogues sont filmés en plans rapprochés ou en gros plans. Une façon de filmer très troublante pour une apprentie cinéphile comme moi.

Mais j’ai trouvé beaux les couleurs, les panoramas, la photographie de ce film qui nous montre de sublimes paysages japonais. Je trouve également belles les scènes où Mizuki joue du piano, ce sont deux scènes d’une douceur et d’une délicatesse absolue.

Pour mieux comprendre ce film, je sais que les japonais croient en la réincarnation et aux fantômes, ce qui explique pourquoi Mizuki n’est pas étonnée de voir son défunt mari au milieu de son salon. Une réaction qui serait bien différente en France par exemple.

Un détail du film retient mon attention. Il s’agit du vieil homme, facteur de son village qui est selon Yusuke, mort mais n’en est pas conscient. Je trouve cette situation totalement invraisemblable. Je pense qu’on ne peut être inconscient de sa propre mort. Je ne comprends pas comment le réalisateur a eu l’idée de faire une scène complètement lunaire, dans la forêt, avec une espèce de fumée blanche comparable à un fumigène, une scène complètement rocambolesque qui conclut ce film à l’image du reste du long-métrage, de façon très étrange. Je pense que pour le choix de ce film, le Prix Jean Renoir des Lycéens est allé beaucoup trop loin, je pense que ce film n’est pas à notre portée, car en plus de la thématique très étonnante, la façon de filmer est très troublante pour un jeune spectateur occidental.

Marie Chapot, 1ES1, Lycée Scheurer Kestner, Thann
2016/05/17 13:43 #01c7-4b15-87e1-6b4afbc850a4
Lycée de la Vallée du Cailly
« Vers l'autre rive » est un film japonais réalisé par Kyoshi Kurasawa et sorti en France dans les salles obscures en 2015. On y suit Mizuki jeune femme japonaise qui vit seule depuis qu'elle a perdu son mari Yusuke. Quelques temps après, ce qui semble être le fantôme de son mari revient la voir et à ce moment s'engage un road-movie dans lequel le couple voyagera aux quatre coins du Japon pour que Mizuki rencontre les différents personnages qui ont aidés Yusuke et en apprendra plus sur son mari pour peut-être le laisser partir. J'ai beaucoup apprécié ce film car l'atmosphère est angélique, attirante et m'a charmé.

D'un point de vue général j'ai bien aimé le film. Tous les acteurs du film sont plutôt bons dans l'ensemble, certains acteurs sur-jouent mais cela reste normal dans une certaine mesure car le cinéma japonais a beaucoup puisé dans le théâtre «Kabuki» qui résulte en une approche très expressive du jeu. L'imagerie du film est très contrasté entre le côté froid de la ville, et plus particulièrement de l'appartement de Mizuki et le les couleurs chaudes des paysages que découvre le couple au cours de leur voyage. Les paysages sont colorés et les couleurs y sont chaudes. La musique est très absente, un thème principal revient pour les scènes d'émotions mais sinon le film est très silencieux. Le scénario est classique dans sa construction mais malgré tout, certains points de scénario sont peu expliqués et demandent une réflexion au spectateurs. Il semble axé sur le thème du deuil que Mizuki doit entreprendre pour continuer à vivre. Leurs différentes rencontres au cours du film lui permettent de ne garder de son mari que les bons souvenirs et laisser de côté sa peine. Les dialogues sont très présents et c'est par eux que les sentiments des personnages sont transmis. Le film a été mal reçu par les élèves de notre classe qui le trouvent lent et donc disent qu'il est ennuyeux mais de notre point de vue un film au montage et rythme lent n'en devient pas ennuyeux. Ce type de montage a été notamment adopté par de très grands réalisateurs japonais comme Akira Kurosawa. Malgré tout le film garde des défauts comme un manque d'explications pour certaines réactions des personnages comme par exemple le fait que ça ne dérange absolument pas Mizuki de voir le fantôme. Le film reste toutefois bien réalisé et le traitement des personnages est bon et ils sont attachants. Les images sont agréables et ce film constitue une bonne surprise.

Tom Boudekhane
2016/05/18 08:31 #6948-4e73-89ba-8c06d5e2bf93
Lycée La Fayette
classe de première L, Lycée La Fayette, Brioude 43100
Kiyoshi Kurosawa est un réalisateur et scénariste japonais né le 19 juillet 1955 à Kōbe. Il est considéré comme l'un des artistes marquants du renouveau du cinéma japonais. Il propose, pour la première fois, de la romance dans son univers de fantômes avec son dernier film : « Vers l’autre Rive ». Ce titre Le titre établit d’emblée la proximité de deux mondes : celui des vivants et celui des morts.
En plein cœur du Japon, les notes du piano de Misuki sonnent un peu faux. Comme sa vie de veuve, depuis trois ans. Mais un soir, alors qu’elle prépare des daifuku, une spécialité appréciée du défunt Yusuke, celui-ci réapparait subitement. Il convie sa compagne au voyage qu’il a effectué ces trois dernières années. Mais pourquoi est-il revenu ?
Sans nous en rendre compte, Kiyoshi Kurosawa nous berce entre rêverie et réalité. Comme Misuki nous ne distinguons plus les deux. Mais peu importe : nous nous laissons entraîner dans ce voyage initiatique à la découverte de nouvelles cultures, de personnages attachants et intrigants.
Le réalisateur interroge la notion de couple en le confrontant à l’absence, au désir sans issue, au temps et à la mort. La figure centrale du film est, en effet, la vanité, représentée par l’image récurrente d’un mur couvert de fleurs en papier.
2016/05/19 23:53 #4-8
Lycée E. Cotton
J’attribuerais la note de 6/10 à ce film pour les raisons suivantes :

D’une part, le film a été tourné dans de très beaux endroits et des bonnes circonstances. En outre, je trouve que les acteurs ont été très bien choisis et je sentais que ces derniers ont eu plaisir à tourner les scènes.

Lorsque le mari emmène sa femme chez le vieux distributeur de journaux, celui-ci demande à rester dormir à la femme qui est l’héroïne du film. Elle prépare un repas le soir dans une marmite et lorsque le vieux la voit il fond en larmes en lui disant que c’est avec cette marmite qu’il a tué sa femme.

Quand l’héroïne et son mari vont voir le couple tenant le restaurant, la femme du couple raconte qu’elle avait des remords concernant la mort de sa petite sœur qui était malade. La sœur qui était l’aînée disait qu’elle en avait marre que sa petite sœur joue du piano et qu’au lieu de l’accompagner dans son rêve, elle n’était pas clémente avec elle et elle disait qu’elle l’a giflée une fois.

Kustrim, TGA1
Eugénie Cotton, Montreuil
2016/05/23 15:33 #4-76
Lycée pro Magenta
Un Kurosawa peut en cacher un autre. Kiyoshi Kurosawa n’est pas de la famille d’Akira Kurosawa le cinéaste japonais mythique des Sept Samouraïs mais il fait des films singuliers toujours à la lisière du fantastique et du surnaturel.

Avec Vers l'autre rive, il nous convie à un voyage surprenant et poétique entre la vie et la mort. Ce n’est ni l’enfer, ni le purgatoire, mais un monde de l’entre deux.

Mizuki est veuve depuis trois ans. Un soir, son mari revient à la maison et lui raconte que son corps a bien disparu en mer, mangé par les crabes, mais qu’entre temps il a parcouru le Japon et s’est lié d’amitié avec des vivants et d'autres personnes « comme lui ». Il lui demande de le suivre pour aller à la rencontre de ce monde étrange et lumineux.

Pas évident de rentrer dans un tel film. Le sujet n’est pas facile, la langue gutturale, la culture nippone éloignée de la nôtre. Mais l’on se laisse emporter par la mise en scène fluide, les paysages grandioses, les sentiments nobles, le Japon ancestral et rural. On est surpris de voir un Yusuke rayonnant, altruiste, bienveillant pendant que son épouse Mizuki, troublée, semble triste et désorientée.

Vers l'autre rive évoque le deuil, comment gérer l’absence de l’être cher. Mizuki vit-elle un rêve éveillé dû à la douleur de la perte ? Quand elle voit Yusuke, est-ce le signe de la dépression ou d’une libération prochaine ? Pourtant il y a des signes tangibles, concrets de vie comme ces petits plats succulents qu’ils cuisinent en amoureux. Le trouble et la beauté du film naissent du mélange des morts et des vivants qui se côtoient naturellement sans explication. Cela participe à cette atmosphère légère, amicale, on côtoie les deux mondes sans trucages à l’américaine et les revenants ne sont pas là pour faire peur mais pour apaiser le chagrin et libérer les vivants.

La classe de TGA1
LP Magenta
Villeurbanne