Mia madre

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  • Réalisé par : Nanni Moretti
  • Avec : Margherita Buy, John Turturro, Julia Lazzarini, Nanni Moretti, Béatrice Mancini
  • Long-métrage : Italie, France
  • Genre : Fiction
  • Durée : 107'
  • Année de production : 2015
  • Distributeur : Le Pacte

Synopsis

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle
principal est tenu par un célèbre acteur américain.
À ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses
d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise
d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre comme toujours
irréprochable…
Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail
comme dans sa famille ?

Site officiel

http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/mia-madre/

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Commentaires

2016/03/15 10:24 #10-14
Lycée Les Cordeliers
Le personnage de Margherita Buy est très mystérieux malgré le fait que ce soit le personnage principal du film Mia Madre de Nanni Moretti.
Réalisatrice stressée et aux doutes immenses avec une mère mourante à l'hôpital, une relation amoureuse épisodique, une fille adolescente parfois difficile, l'acteur principal de son film plus que capricieux, Margherita va, durant tout le film essayer de remonter la pente coûte que coûte.
Nanni Moretti met en scène trois générations, de la petite fille à la grand-mère, à travers lesquelles il montre les différents problèmes avec plus ou moins de douceur : la scène où Margherita se réveille avec la maison inondée met en avant sa solitude et son épuisement.
En tant que spectateur mais également être humain, je me suis comparé au personnage de Margherita au moment où elle réalise que sa mère est morte car cette situation nous rappelle la perte d'un être cher et cela, Moretti y parvient avec la plus belle harmonie.
Clément Lourdin, seconde pro 1, lycée Sainte-Thérèse, Clermont-Ferrand
2016/03/19 14:46 #bc64-4af5-8698-cefbf8fadbcb
Lycée André Malraux

Mia Madre : derrière la caméra

C’est tout ce qui peut se passer derrière la caméra pour un réalisateur de film que Nanni Moretti nous dévoile avec Mia Madre. Un très beau film dans lequel on sent que le réalisateur s’exprime à travers son personnage principal joué par Margherita Buy.
Margherita Buy joue le rôle d’une réalisatrice de film en plein tournage qui se pose des questions sur son film et sur sa vie. Elle mêle ses problèmes personnels avec ses problèmes professionnels. Dans le film on peut voir que la réalisatrice refuse de se préparer à la mort de sa mère. Elle est en plein doute sur ce qu’elle doit faire pour son film parce qu’elle dirige un acteur (joué par John Turturro) qui lui impose pas mal de contraintes. Margherita Buy joue très bien son rôle d’ailleurs. Quand on la voit à l’écran, on n’a pas l’impression qu’elle joue un rôle, elle est ancrée dans son personnage et elle paraît ressentir pleinement celui-ci. C’est pour cela que le film est authentique. Il nous présente les problèmes quotidiens des réalisateurs qui font tout leur possible pour essayer de les surmonter. On se rend très vite compte du parallèle entre Nanni Moretti et le personnage interprété par Margherita Buy. Mia Madre est donc une belle réalisation. Le film est émouvant, parfois drôle (avec des références diverses et variées) et surtout authentique. Authentique par ses images dénuées d’artifices et par la bande son et le cadrage qui nous plongent directement dans les coulisses d’un film. Un film original qu’on a pas l’habitude de voir.
Pour ma part, un film dérangeant, qui touche un sujet intime. Je me suis senti otage, obligé d’assister jusqu’à la fin au décès inévitable de la mère. Donc, film à aller voir quand tout va bien dans sa propre vie et qu’il ne fait pas écho à une situation vécue trop récemment.

Mathieu Blangy
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/19 14:49 #0353-4ecb-bae8-74f28a60d838
Lycée André Malraux
Mia madre

Mia Madre réalisé par Nanni Moretti raconte l'histoire d'une femme nommée Margherita qui réalise un film. En plus de son travail, Margherita tient énormément à sa famille composée de son frère Giovanni (rôle joué par le réalisateur), sa fille en pleine adolescence ainsi que sa mère mal en point à l'hôpital. Mia madre est un film qui contient beaucoup de dialogues ce qui donne une certaine vivacité au film. Le jeu des acteurs est déterminant et très bon ; mon préféré est John Turturro qui joue le rôle de Barry, très drôle dans sa manière de jouer.
Dès la première scène on voit que le tournage est mouvementé à l'image de la vie de la réalisatrice.
Nanni Moretti filme le tournage d'un film de la même manière qu'il joue dans ses propres films cependant il ne joue pas le rôle du personnage principal ce qui permet une certaine mise à distance. Avant Mia madre, Nanni Moretti a réalisé en septembre 2011 un film intitulé Habemus Papam qui racontait l'histoire d'un pape dépressif joué par Michel Piccoli qui a moyennement plus. Aujourd'hui, il change de sujet avec Mia madre et évoque un thème plus émouvant sur le travail et la famille, l'amour que l'on peut porter à sa mère. Mia madre est un film qui m'a personnellement touché et qui mérite d'être vu.

Mathis Gandourine
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/19 15:37 #a89f-41dc-8229-ae7524eddf8a
Lycée André Malraux
Mia Madre

Margherita est la réalisatrice d’un film dans lequel un célèbre acteur américain tient le rôle principal. La mère de Margherita est malade ; elle s’en occupe avec son frère mais elle doit aussi s’occuper de sa fille en pleine crise d’adolescence. Le tournage est difficile.
Nanni Moretti est un grand réalisateur italien avec une réputation internationale grâce à ses nombreux films à succès. Dans ce nouveau film, il incarne un des rôles principaux, celui du frère de Margherita. Ce film m’a paru ennuyeux et d’une grande platitude, il manque d’action. L’histoire est simple mais le but de ce film est plus compliqué. De plus l’acteur américain est bourré de clichés. Les scènes sont répétitives. Pour finir, ce film n’est pas captivant et il manque de dynamisme.

Manon MARCE
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/19 15:40 #d1d9-49fe-90d4-e856f7aab08c
Lycée André Malraux
« Professionnel et intime »

Nanni Moretti a écrit son film pour une femme qui se retrouve dans la même situation que lui-même a du affronter, c'est donc un film extrêmement personnel, voir quasi autobiographique. Entre le professionnel et l'intime, Margherita doit faire la part des choses. Au travail, elle doit gérer toute une équipe technique et surtout un acteur principal complètement exubérant. Ce boulot épuisant lui fait perdre son autorité et ses certitudes. De plus, quand elle achève une journée de tournage mouvementée, Margherita court passer du temps auprès de sa mère dont l'état physique et mental se révèle décadent.
Cependant, le titre Mia Madre n'est pas très représentatif du film… On pourrait s'attendre à une histoire entre une fille et sa mère tout au long du film or ce n'est pas vraiment le cas même si l'héroïne s'efforce de surmonter les épreuves de la vie (la crise d'adolescence de sa fille et la maladie de sa mère).
Le jeu des acteurs est époustouflant et les personnages sont très attachants, ils arrivent à transmettre au spectateur diverses émotions. Les dialogues sont prononcés de manière naturelle et peuvent parfois délivrer un message.
Dans l'ensemble, Mia Madre reste un bon film mais nous pouvons nous abstenir de le voir. Beaucoup de personnes ne s'attendent pas à ce genre d'histoire.

Bataille Lauriane
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/19 15:43 #64d6-485b-8131-4852248b2447
Lycée André Malraux
Le tourbillon de la vie

A travers ce film, nous rentrons dans la vie de Margherita, les difficultés de son travail de
réalisatrice, ses rapports difficiles avec sa fille adolescente, sa relation complexe avec son
frère et la maladie de sa mère qui va chambouler leur quotidien.
C’est un film profondément humain car nous avons tous une mère et nous sommes tous
touchés de près ou de loin par la maladie et la mort. Ce film est émouvant avec une
touche d’humour et on voit que le réalisateur est très impliqué. Il tourne dans le film en
prenant le rôle du frère ce qui lui permet de faire un parallèle avec ses propres réflexions.
C’est Margherita son alter égo au féminin. Nanni Moretti s’inspire sûrement beaucoup de
son vécu pour réaliser ce film. Les images sont comme le tourbillon de la vie et le
tournage d’un film. Vie et cinéma sont mélangés. L’actrice principale porte le même
prénom dans la vie que son personnage. Mais le film est un peu long tout de même car
cela reste un déroulement de longues scènes de vie avec des passages sur le tournage
que réalise Margherita. Peut-être est ce trop proche d’une certaine réalité parfois. Tous les
comédiens sont bien mais le style est très américain en parlant fort et en faisant des
grands gestes. On peut qualifier ce film de comédie dramatique.

Gaïa Servain
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/19 15:45 #9cf5-494d-84d9-ff86aa8d637b
Lycée André Malraux
Mia Madre

Mia Madre est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti et sorti en 2015. Ce film a été nommé pour la « Palme d'or » au festival de Cannes 2015.
Margherita est une réalisatrice dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère Giovanni, joué par Nanni Moretti, mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner. Margherita vient aussi de quitter son compagnon Vittorio et s'inquiète pour sa fille qui a de mauvaises notes.
Film plutôt étrange. Beaucoup de confusions entre la réalité et le film tourné par Margherita, cela demande de la concentration. Un scénario un peu mou, monotone avec pas mal de scènes inutiles qui laissent vite place à l'ennui. Margherita Buy, l'actrice principale joue vraiment bien, elle nous transmet ses émotions avec beaucoup d'intensité car le film est porté sur un sujet sensible : la perte d'un proche. On suit le parcours d'une femme qui perd tout contrôle et qui nous montre le lien important mère-fille. Un film qui ne sera pas vue de la même manière selon notre parcours familial et notre âge.
Pour conclure, on dira q'il s'agit d'un film étrange et un peu angoissant par moment qui sera apprécié d'un public averti et passionné du genre.

Emma VERON
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/20 08:56 #3c11-4fc8-a6bc-c9cd81cedbbd
Lycée André Malraux
Mia Madre est un film réalisé par Nanni Moretti.
Ce film présente l'histoire d'une réalisatrice ce qui est assez amusant puisque le réalisateur lui même est présent. En effet, le frère du personnage principal (Marguarita) est le réalisateur de Mia Madre.
Le fait d'avoir utilisé une histoire sur la production d'un film est très intéressant car cela nous permet d'apprendre avec quoi on réalise un film. En plus ce film est une sorte de parallèle à la vie de Nanni Moretti puisque dans la scène sur la terrasse où Marguarita et son frère parlent, le frère dit une phrase qu'on lui avait déjà dit dans la vrai vie ce qui nous fait encore une fois penser à un parallèle à sa vie.
Certes ce film est intéressant techniquement parlant mais sinon la trame de l'histoire est plate car il n'y a pas d'action. De plus, dans le film, il y a des scènes qu'on ne comprend pas (exemple : avec la mère de Marguarita qui est vêtu de son tailleur bleu, même tailleur que Marguarita lui mettra quand elle sera morte ou encore, quand la mère est sortie de l’hôpital seule : on ne sait pas si cela c'est vraiment passé ou pas)
Enfin, dès le début on arrive à savoir ce qui va se passer ce qui est assez ennuyeux puisque du coup, on va perdre tout intérêt pour le film.

Émeline CALONNE
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/20 08:58 #4b55-4279-ac31-28f3dca3f39f
Lycée André Malraux
Mià Madre est un drame italien réalisé par Nanni Moretti. Ce film raconte l’histoire de Magherita, réalisatrice peinant à tourner son film et tourmentée par sa mère se trouvant à l’hôpital, mais c’est aussi une sorte de portrait que Nanni Moretti trace de lui-même.
Tout d’abord il faut savoir que Nanni Moretti joue dans son film, il incarne Giovanni, le frère de Magherita. Maguerita nous fait penser à Nanni Moretti, elle est beaucoup centrée sur elle-même et suit ses idées sans tenir compte des avis des autres et de plus elle est réalisatrice.
Le scénario est plutôt bien construit, il est logique mais peut être un peu lent et mélodramatique, ce qui est dommage car c’est le seul défaut du film. Le cadrage est assez banal, des prises de vue classiques, rien d’extravagant. La musique est assez triste, ce qui rend le film un peu mélodramatique. Les acteurs jouent assez bien, leurs jeux ne sont pas trop exagérés et on arrive quand même à oublier l’acteur derrière les personnages. Les scènes du film se passent souvent à l’hôpital, car la mère de Margherita et Giovanni est malade. Le film est d’ailleurs beaucoup centré sur elle, on le voit au titre et au fait aussi que le film se termine quand elle meurt.
Certains éléments du film laissent à penser que le réalisateur s’est inspiré de la réalité et de son histoire : le nom de naissance de Nanni Moretti est Giovanni Moretti, il a le même prénom que le personnage qu’il incarne. Pareil pour l’actrice principale, Magherita Buy. Dans le film on voit aussi que la mère de Magherita et Giovanni était enseignante, la mère de Nanni Moretti aussi. John Turturro (Bary) est un acteur américain qui a fait plus de 40 films, comme Bary. Touts ces éléments nous montrent que ce film est entre fiction et réalité.
Dans Mià Madre, on voit beaucoup Giovanni s’occuper de sa mère, il a même arrêté de travailler au contraire de Margherita. Si Magherita est Nanni Moretti, alors celui-ci s’est peut être représenté lors du décès de sa mère. Le personnage de Giovanni n’est autre qu’une image pour nous montrer ce qu’il aurait bien voulu faire, être plus présent, mieux comprendre sa mère ; d’ailleurs Magherita ne comprend pas toujours ce que sa mère a et les traitements que lui font les médecins. C’est comme s'il s’en voulait un peu et voulait nous montrer qu’il regrette et qu’il aurait voulu faire autrement.
Nanni Moretti nous propose un film entre fiction et réalité, très bien réussi. Un film touchant quoi que un peu trop dramatique, dans lequel Nanni Moretti se représente à travers Magherita et s’idéalise à travers Giovanni.

Camille André
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/20 09:01 #09ff-436b-a6c8-b27be66825cb
Lycée André Malraux
Mia Madré film de Nanni Moretti sorti le 16 avril 2015 avec dans les rôles principaux :
Marguerita buy dans le rôle de Marguerita,Nanni Moretti dans celui de Giovanni et Giula Lazzarini dans celui d’Ada.
J’ai trouvé ce film assez bizarre il aborde le sujet de la mort d’une façon assez violente qui est la principale raison pour laquelle je n’ai pas aimé ce film.
Ce film est cependant bien réalisé et nous montre un film de derrière, il avait de bons dialogues et un scénario pouvant être intéressant, ce que je n’ai pas trouvé.
Je recommande donc ce film a toutes les personnes dont la vue d’un proche mourant n’évoque rien, dans le cas inverse je le déconseille fortement.

Alex BAYOL
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/20 09:02 #ae10-49fc-adad-4757f7f5af86
Lycée André Malraux
Un film qui fait réagir le public par rapport au métier de réalisateur ainsi qu’à tous les métiers qui touchent le cinéma ?
En effet, le réalisateur de ce film s’est représenté lui-même dans le rôle de Margherita, une femme réalisatrice qui a une fille, qui est divorcée, a un frère et une mère très proche d’elle. Mais l’histoire repose sur le fait que Margherita a une mère qui tombe malade et qu’elle ne s’en sort pas avec son métier et la réalisation de son film. Ce film est intéressant car le réalisateur nous projette dans la peau de Margherita, on a l’impression de vivre ce qui se passe dans sa vie personnelle.
Le film est tout de même très long et ennuyeux car les scènes peu intéressantes sont bien trop présentes dans le film mais aussi par rapport à la fin du film c’est-à-dire qu’il y a peut être un petit peu trop de scènes pour ce qu’on va voir à la fin car on connaît déjà la chute du film.
Malgré tout, ce film est plaisant car nous voyons les relations très proches de la famille comme par exemple, la scène où Margherita a décidé d’aller vivre ailleurs qu’avec son frère, ça nous donne un sentiment de tristesse car on voit le frère très triste de voir sa sœur ne plus manger et qu’elle ne soit plus à la maison avec lui. Ou aussi, la scène ou la fille de Margherita apprend le latin avec sa grand-mère. Toutes ces scènes rapprochent les liens familiaux.
Les plans du film sont tous un peu similaires, cela accentue l’ennuie. Comme les plans qui se passent dans leur maison par exemple. Il se passe toujours les mêmes choses.
Dans ce film, il y a tout de même quelques scènes humoristiques grâce à l’acteur principal, tout particulièrement le passage où il croit tourner une scène dans une voiture alors qu’il est en réalité sur une remorque de camion qui roule avec toute l’équipe du tournage autour, c’est un moment très drôle.
C’est un film, qui selon nous, mérite d’être vu.

Ludivine FUSLEY
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
Académie de Rouen
2016/03/21 12:01 #4108-48e5-8770-df8d1c662641
Lycée pro Eric Tabarly
«Mia Madre» est un long-métrage réalisé par Nanni Moretti (cinéaste Italien). Mia Madre est un film sorti en fin d'année 2015. Ce réalisateur est très connu grâce à ses nombreux films populaires comme: « Habemus Papam» ou encore «La chambre du fils». Cette fiction retrace l'histoire d'une femme réalisatrice qui vit seule avec sa fille. Elle va assez souvent voir sa mère dès qu'elle peut entre deux répétitions de tournage. Par la suite, Margherita est «obligée» d'aller vivre chez sa mère puisque, en se réveillant un matin, elle a vu que son propre appartement était inondé. Sa mère était malade et a dû aller à l'hôpital le temps de sa remise sur pieds.

On peut aimer beaucoup de choses dans ce film. Tout d'abord, le réalisateur tourne dans son propre film. En tournant dans son propre film, il fait comprendre, à tous spectateurs qui le regardent, qu'il s'intéresse vraiment à son film, qu'il ne fait pas ceci seulement pour la gloire mais plutôt qu'il fait ça par plaisir. Dans beaucoup de ces films, Nanni Moretti est l'acteur principal. Il laisse penser qu'il s’interprète lui même mais dans le rôle d'une femme puisque Margherita Buy a la même vie professionnelle (dans le film) que Nanni Moretti dans la vraie vie. L'entrée en matière est bien puisque on se croirait dans le film qu'on regarde alors que c'est en fait le film que le personnage principal est en train de tourner. Le spectateur s'en rend compte seulement quand on entend le «coupez» de Margherita. Le réalisateur a fait exprès de rendre le film confus pour avoir un second degré de lecture.

Ce qui peut faire plaisir dans ce film est aussi le fait que Margherita est une réalisatrice assez «inaccessible», «cassante» ou encore «froide» mais qu'au final on la voit pleurer, ce qui prouve qu'elle a un bon fond et qu'elle est sensible. Elle s'est retenue pendant longtemps mais comprend qu'elle ne peut plus et que c'est humain de lâcher la pression et de laisser ses émotions prendre le dessus. La vie de Margherita prend l’eau et est totalement chamboulée : le réalisateur y a fait allusion dans la scène où elle se réveille et où son appartement est inondé. Il y a aussi des points négatifs comme l'alternance entre la réalité et la fiction qui peut déranger le spectateur voire le déstabiliser. En effet, le public peut ne plus faire la différence entre la fiction et la réalité étant donné que les transitions ne sont pas tout le temps nettes et compréhensibles.

De plus, les changements de lieux sont répétitifs. La liaison entre deux lieux est trop radicale et peut encore une fois mettre le spectateur dans la confusion. L'intrigue n'a pas été poussée et peut laisser le spectateur sur sa faim. Encore une fois, Margherita est froide. Quand elle passe à côté de sa mère décédée, aucune larme n’est versée, aucun regard n’est porté vers sa mère, morte, allongée sur le lit à quelques mètres d’elle. Le manque d’émotion dans cette scène est un autre point négatif puisque la tristesse devrait plus être mise en avant.
Ce film est à conseiller parce qu'il y a plusieurs niveaux de lecture et que ça peut faire réfléchir beaucoup de personnes sur le «sens de la vie» et que même si des choses compliquées peuvent troubler le quotidien, il faut rester fort et continuer à faire ce qui plaît plus que tout. La vie réserve des surprises et il faut s'y attendre.



Eddy QUEMERE
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 12:08 #e513-41c8-beb5-dd56c5147316
Lycée pro Eric Tabarly
Le film « Mia Madre » est un film réalisé par Nanni Moretti.


Margherita est une réalisatrice en plein tournage d'un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. Margherita s'inquiète beaucoup pour sa mère qui est à l’hôpital. Margherita a un frère, joué par Nanni Moretti, ils savent tous les deux que leurs mère arrive en fin de vie. Margherita est souvent hantée par des scènes imaginaires tout au long du film

Tout d'abord, ce film est plutôt bien réalisé. En effet, on se rend bien compte de la différence entre la réalisation d'un film dans le film lui-même et la vie privée de Margherita qui s'inquiète et fait tout pour garder sa mère le plus longtemps possible. Dans ce film, il y a souvent des scènes imaginaires comme par exemple quand on voit l’intérieur de la maison de sa mère vide avec que des cartons, puis juste après, Margherita se réveille à côté de sa mère. Il y a aussi la scène où Margherita se réveille chez elle et que son appartement est inondé. On peut penser que cette scène est imaginaire mais elle est bien réelle. Ce film est difficile à comprendre car quelques fois on a du mal a faire la différence entre la fiction et la réalité, par exemple dans la scène où la mère de Margherita sort de l'hôpital et se fait peur en traversant la route. On se rend compte que cette scène est imaginaire seulement au moment où Margherita se réveille. Dans ce film, on retrouve donc une confusion entre l'humoristique et le dramatique. En effet, on retrouve une scène humoristique quand Margherita et Barry (joué par John Turturro) qui lui joue le rôle principal dans le film en cours de réalisation.

On les retrouve de bonne humeur dans une voiture dans les rues de Rome où Barry crie par la fenêtre de la voiture. A l'inverse, on retrouve un peu plus tard une scène dramatique dans la chambre de sa mère où Margherita se rend compte que sa mère n'a plus la force de marcher et s'effondre en larmes. Dans ce film, Margherita est très dévouée car elle fait passer sa mère avant son travail, elle essaie de garder sa mère en dehors de tous les dangers possibles, par exemple dans la scène où elle déchire le permis de sa mère et casse sa voiture pour ne plus qu'elle conduise. Margherita est un personnage qui paraît renfermé par rapport aux autres et même par rapport à sa fille, on le voit vraiment quand Margherita apprend que sa fille parle de sa vie amoureuse à sa grand-mère, plutôt qu'à elle. Cette scène montre que Margherita ne s’intéresse pas vraiment à la vie de sa fille qui est en pleine crise d’adolescence. Dans une autre scène, on voit que Margherita s’intéresse principalement aux études de sa fille alors que sa fille s'inquiète pour sa mère.
Ce film aborde donc une confusion entre le rêve et la réalité, le dramatique et l’humoristique, mais il comporte aussi des flash-back. Il y a aussi une différence entre le travail et la vie familiale de Margherita.

Rudy SAAD
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 13:14 #a615-4fdf-ad72-65676115b779
Lycée pro Eric Tabarly
Ce film est réalisé par Nanni Moretti. C'est un long métrage de fiction italien.

Le film met en scène Margherita, une réalisatrice très occupée et stressée par l'acteur principal pas très doué (John Turturro) et par le tournage de son film, mais qui doit malgré tout s'occuper de sa mère, trop fatiguée et malade pour pouvoir rester seule chez elle et qui est donc obligée de rester à l’hôpital. Son frère, interprété par Nanni Moretti décide de démissionner pour s'occuper de sa mère.


Margherita Buy, l'actrice principale, arrive à faire ressentir la tristesse, le stress ou encore l'empathie car le fait qu’elle pleure touche forcément le spectateur notamment dans la scène où, prise de panique, elle pleure car ses nerfs lâchent à cause d’une simple facture d’électricité. Cette scène touchante est une performance. De plus, la musique classique choisie met en valeur les scènes touchantes car la musique correspond parfaitement aux scènes lentes, douce et de plus elle installe une atmosphère pesante et triste. Nanni Moretti joue le rôle du frère, certes pas très important mais ce film est une biographie de son histoire mais vu d'un point de vue féminin. La scène de la démission du frère peut laisser penser qu’il veut montrer aux spectateurs que c'est l’un de ces derniers films. Les performances des acteurs secondaires» sont a la hauteur de celle de Margherita, avec un John Turturro qui arrive à faire rire et qui lui fait un peu oublier le rythme monotone du film car malgré des acteurs et actrices en état de grâce, l’histoire se déroule dans trois principaux endroits : Tournage du film, hôpital, maison et ainsi de suite. On peut comprendre ces répétions par le fait que ce film n’est pas une science-fiction mais bien une fiction. Les flash-backs et les scènes imaginaires présentes dans le film comme par exemple la grand mère qui s’enfuit de l’hôpital et où la réalisatrice détruit volontairement la voiture de sa mère pour la protéger. Elle divertit le film.

Nanni Moretti raconte une partie difficile de sa vie, mais qui arrivera à chacun de nous, un jour ou l’autre. Il arrive à nous faire comprendre qu’il faut avancer malgré tout, rien que pour cette leçon de vie, je vous conseille d’aller voir ce film.

Théo TEILLET
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 15:29 #1f35-4e4c-a739-2e394a13440b
Lycée René Cassin
Mia Madre
2015

Par : Nanni Moretti

Acteurs: Nanni Moretti, Margherita Buy, John Turturro…

Drame, Comédie







Personne ne veut voir ses parents diminués. Dans ce film nous avons pu découvrir une femme débordée par le travail qui ne veut pas admettre le fait que sa mère va partir. Nous voyons toujours l’actrice en train de courir sans arrêt entre l’hôpital et le plateau de tournage.

Les personnages du film ne nous livrent pas vraiment leurs émotions, alors que le film en lui-même est censé être triste. Ils nous montrent seulement leurs sentiments face à l’étonnement, la colère, l’incompréhension…

Nous savons que Nanni Moretti a déjà vécu cela dans sa vie ; la maladie et la mort de sa mère, aussi en tournant un film. Il a donc décidé de recréer cette histoire mais en étant le principal sujet du film. Mais cette fois ci, Moretti veut nous toucher avec cette histoire, sans faire passer l’émotion forcément par les personnages mais en nous mettant à la place du personnage qui est débordé par la scène autant que par le départ de sa mère.

Moretti veut nous faire percevoir ce qui habite le cœur de ces femmes (grand-mère, mère, petite-fille) l’assurance, la peine et le désarroi.

Moretti veut peut-être nous montrer qu’il faut lutter pour ne pas se noyer ?

Kamila CARAT

LYCEE RENE CASSIN
STRASBOURG
2016/03/21 22:42 #bfee-41a1-b108-ef8f17fc5253
Lycée Jean Michel
Mia Madre, un long métrage qui mêle force d’esprit et âme sensible. En effet, ce film de Nanni Moretti retrace l’histoire de Margeritha, une mère célibataire italienne qui tourne son premier long métrage. Durant 1h47, le spectateur est amené à rentrer dans la vie de cette réalisatrice engagée mais aussi tourmentée, puisqu’en plus des problèmes que son tournage rencontre, la cinéaste va devoir faire face à bon nombres de problèmes personnels : sa mère est gravement malade, et sa fille est en pleine crise d’adolescence. Ce long métrage est donc une totale immersion dans le quotidien d’un réalisateur, ce qui amène le spectateur à se rendre compte de la responsabilité que porte ce rôle, mais aussi de la difficulté à retranscrire un message à travers l’écran. En effet, à plusieurs moments dans le film, Margeritha a beaucoup de mal à mettre en scène certains passages, surtout qu’elle doit composer entre une vedette américaine capricieuse tenant le premier rôle et des difficultés à tourner certaines scènes spécifiques de son film. Plus que sur le plan professionnel, Margeritha est un personnage qui fait preuve d’une grande maîtrise de soi dans sa vie personnelle. En effet, sa mère est à l’hôpital, et il est très difficile pour elle de la voir dans cet état là ; même si son frère Giovanni est à ses côtés, elle ne se voile pas la face et sait pertinemment que sa fin sera proche. En apparence, Margeritha est donc une femme forte, pleine de conviction, ce qui est à la limite même de nous choquer lorsqu’elle apprend le décès de sa mère en tournage de la dernière scène de son film, et qu’elle décide de rester auprès de son équipe. Cependant, elle n’en reste pas moins un personnage fragile sur le plan privé. Le côté dramatique de la situation de sa mère nous permet de découvrir plus profondément la réalisatrice, puisqu’il nous permet de découvrir certaines scènes d’intimité, comme par exemple lorsque la cinéaste fond en larmes lorsqu’elle se trouve seule chez elle. Cette sensibilité est sans doute la plus grande force du film, puisqu’elle ne s’affiche explicitement que dans des moments où Margeritha est seule, sans pour autant disparaître dans les autres scènes du film : même dans les moments où le personnage principal reste de marbre, la sensibilité est présente. Elle s’affiche entièrement grâce à Margeritha Buy, qui incarne Margeritha, puisque cette actrice laisse sans détour ses émotions traverser l’écran pour venir à la rencontre des spectateurs. De plus, ce personnage d’une femme forte et sensible à la fois nous déroute autant qu’il nous désoriente, dans des scènes où parfois ses pensées prennent vie (comme lorsque qu’elle voit la queue interminable de gens venus assister à la projection de son film, et que son frère Giovanni est derrière elle pour la rassurer). Le fait que cette femme combattante « à l’écran » soit de plus en plus angoissée et perdue amène le spectateur à éprouver de la compassion pour elle, mais créé aussi une proximité avec celui-ci, qui peux tout à fait s’identifier au personnage de cette femme au fort caractère mais non sans moins sensible : humaine avant tout.
En plus de sa mère mourante, elle doit aussi faire face à sa fille en pleine crise d’adolescence et à la recherche de repères, chose qui est très difficile à concilier avec son métier de réalisatrice qui est très prenant, d’autant que le tournage ne se déroule pas tout à fait comme prévu. C’est ici qu’intervient le personnage de John, un célèbre comédien américain censé incarner le rôle principal du film de Margeritha. Contre toute attente, il va se révéler être très capricieux, et n’avoir aucun sens du jeu puisqu’il oublie pour chaque scène ses répliques. Néanmoins, ce personnage est la touche de fraîcheur et de légèreté nécessaire au film, sans qui l’ambiance générale serait pesante. Drôle et à la fois sérieux, en passant par la sensibilité, il est donc quasiment impossible de caractériser ce film d’un genre particulier. Alors nous le décrirons ainsi simplement : Mia Madre, le long métrage qui vous fait passer du rire aux larmes.

Alison et Alycia , 1ère S2 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:45 #2b81-46d9-881a-21f0cc614e81
Lycée Jean Michel
Margherita est une réalisatrice en plein tournage de son prochain film qui traite d'un patron licenciant ses employés.
Pour ce faire, elle fait venir un grand acteur américain qui ne parle pas un mot d'italien et fait pleins d'erreurs lors de ses rares paroles.
A coté de cela, il y a sa mère, qui est à l’hôpital et qui ne va pas bien du tout. Margherita doit mettre de coté sa vie privée pour assurer son film, mais ce n'est pas toujours facile avec en plus, sa fille en pleine crise d'adolescence et son frère toujours parfait.
C'est une histoire incroyablement touchante qui raconte la vie d'une femme pleine de courage et d'espoir pour son film alors que sa mère se meurt peu à peu...
Dans ce film, il y a plusieurs scènes vraiment touchantes qui nous montre bien tristement l'évolution de cette mère mourante alors que sa fille ne peut plus rien pour elle.
Par exemple, la scène où l'on voit Margherita faire marcher sa mère ; mais cette dernière n'a plus de forces pour tenir debout, et alors on comprend que ses jours sont à présents comptés.
La mort de sa mère a également représenté une scène vraiment émouvante, à vous faire tirer les larmes de vos yeux.
Après la mort de sa mère, Margherita retourne sur son film, et termine le tournage, malgré les problèmes qu'elle a pu rencontrer dans sa vie privée.
Avec beaucoup de courage elle termine enfin son film, ce qui représente une véritable victoire pour elle, et pour nous aussi puisqu'elle retranscrit sa joie au spectateur et lui donne un modèle de femme courage à suivre.

Alizée , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:51 #3aa7-4259-90c3-3dd028b40da6
Lycée Jean Michel
J'ai aimé ce film dans lequel on voit une femme qui n'accepte pas la réalité, ou seulement trop tard ce qui la fait souffrir davantage. Ce qui m'a le plus marquée est lorsqu'elle demande à son frère : " Donc, qu'à maman exactement ? ", tandis que le docteur était tout à fait compréhensible sur la mort proche de leur mère. Ce film, selon moi, fait beaucoup réfléchir sur le fait de profiter de ses proches à chaque instant tout comme sur le fait de ne pas perdre la tête à cause d'un travail. Il m'a beaucoup plût.

Anaëlle , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:54 #a859-4e44-b30e-5fdcba9aea78
Lycée Jean Michel
Mia Madre un film très personnel de Nanni Moretti présentant Margherita (Margherita Buy) réalisatrice en plein tournage d'un film dont le rôle est tenu par un célèbre acteur américain (John Turturro) . Cependant sa mère (Giulia Lazzarini) est à l’hôpital et elle est mourante, sa fille est dans sa crise d'adolescence et son frère Mr Parfait (Nanni Moretti)
De plus il y a une opposition intéressante entre Margherita et Barry. Margherita à travers la réalisation du film essaye d'échapper à la dure réalité. Pour illustrer, Margherita n’a jamais voulu Moretti).
Ce film est très personnel pour ne pas dire autobiographique pour Nanni Moretti, car tout comme dans le film, la mère du réalisateur était enseignante et elle est morte durant le tournage de son film Habeus Papam. On pourrait dire que le réalisateur s'est exprimé à travers le film afin de représenter sa peine. De plus la phrase dite par Margherita tout au long du film à ses acteurs, « Je veut voire l'acteur à coté du personnage » est une phrase que Nanni Moretti lui même a dit à ses acteurs durant sa carrière pour obtenir le résultat qu'il attendait.
Le film nous transporte astucieusement entre les cauchemars de Margherita et la réalité, ce qui fait perdre le sens « de l'orientation » aux spectateurs. D’ailleurs la phrase prononcée par Barry (l'acteur américain) quand il se met en colère lors du tournage prend tout son sens quand on le regarde de ce point de vue, « Take me back to reality ! », littéralement « Ramenez moi à la réalité ! » pourrait être un appel au secours des spectateurs ou du réalisateur... Arrêter la réalisation alors que sa mère est mourante. Alors que Barry lui, est obligé par son métier d'acteur de jouer des personnages fictifs et être quelqu'un qu'il n'est pas devant les média. Il voudrait donc revenir dans la réalité et échapper à la fiction. Un exemple dans le film, Barry est un gros menteur déclarant avoir joué pour Kubrick alors qu'il ne l'a jamais fait. Cette envie d'échapper à la fiction explose quand il s'énerve et crie « Take me back to reality ! »
En conclusion Mia Madre pour moi est un excellent film avec plusieurs niveaux de lecture et de très bons acteurs .

Yugo , 1ère ES2 - Lycée Jean Michel à Lons-le_Saunier
2016/03/21 22:57 #2582-4abb-be8e-89e54d2a51c4
Lycée Jean Michel
La perte d'un être cher ne peut que toucher. Nous avons d'autant plus de compassion avec cette femme lorsque nous avons déjà connu cette situation. Ce n'est pas facile de choisir entre réaliser ses rêves et profiter des gens que nous aimons.Il semble que dans tous les cas,les regrets
viennent nous chatouiller. Cette femme si touchante dans le film nous transmet ses émotions : trop d'obligations qui entrainent de durs choix affectent à un moment donné. Essayer de tout bien faire, mais ne pas y parvenir, est frustrant comme nous le montre cette dernière. Elle nous fait d'ailleurs réfléchir à notre comportement vis à vis des autres et ainsi se remettre en question. Nous montrant qu'elle n'a aussi peut-être pas profité assez de sa mère, elle nous donne l'occasion de faire mieux qu'elle, si nous en avons encore la possibilité. L'attention envers les autres est aussi une chose vraiment importante dans ce film ; en effet nous découvrons que la fille de Margharita a eu un chagrin d'amour et que sa mère de l'a pas remarqué ou encore que Barry, le personnage principal de son film a en fait une maladie ; c'est pour cela qu'il ne se souvient pas de ses répliques. Ce film nous incite vraiment à faire attention à nos proches, aux gens autour de nous et pas seulement se préoccuper de nos petites affaires. Il faut voir plus loin que les apparences et donc apprendre à connaître les personnes auxquelles nous tenons particulièrement. Tous les émotions et les regrets sont magnifiquement mis en valeur grâce aux souvenirs et aux rêves de Margharita, car surtout, nous ne savons pas si la scène est réelle ou non sur le moment, il faut attendre que cette pauvre femme se réveille ou encore reprenne ses esprits.

Elsa , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 23:00 #6702-4d1a-844e-8b7dc9efd983
Lycée Jean Michel

Mia Madre est un film italien du réalisateur Nanni Moretti. Il raconte la vie quotidienne d’une femme, Margherita, qui tente de jongler entre vie personnelle et vie professionnelle.
Le titre Mia Madre vient selon moi du fait que l’auteur a mis l’accent sur la relation entre Margherita et sa mère, mais aussi avec sa fille, avec qui elle rencontre quelques ennuis. Selon moi, l’auteur, en insistant sur les soucis rencontrés dans les relations mère filles, a voulu montrer le fait que deux personnes connaissent des problèmes relationnels, n’empêche pas un amour inconditionnel entre-elles. Pour ma part, c’est le seul message que j’ai retenu de ce film qui m’a quelque peu déçu...
En effet, lors de la lecture du synopsis de cette production, je m’étais imaginé un film très profond traitant de questions sociales, familiales et j'a une grande envie de le voir. Mais malheureusement, mes attentes n’ont pas été comblées. Pour moi ce film n’est que le reflet du quotidien d’une personne « normale » à bout de nerf. Le sort s’acharne sur cette mère qui rencontre de nombreuse complications dans sa vie (avec son travail, sa mère, sa fille…), des problèmes du quotidien. C’est sans doute pour cela que j’ai trouvé ce film très long et plat : on ne nous montre rien d’extraordinaire seulement une femme qui rencontre des problèmes dans son cercle familiale et à son travail. J’ai trouvé que ses problèmes étaient répétitifs : sa mère malade dont il faut s’occuper, l’acteur de son film qui est quelque peu empoté et sa fille en pleine crises d’adolescence. Ce sont les trois seules choses qu’il me reste après la vision du film, en plus de la sensation de panique qui m’a envahi à l’idée de devenir comme Margherita en grandissant.
La seconde raison pour laquelle ce film ne m’a pas conquis fut le faite que je ne me suis attaché à aucun personnage et je n’ai donc pas réussi à éprouver de la pitié pour un seul d’entre eux. De ce fait, même si en général les morts dans les films m’attristent beaucoup, celle de la mère ne m’a pas vraiment touché et donc pour moi ce film n’était pas triste mais plutôt déprimant (voir pendant deux heure une femme crouler sous une montagne de problèmes n’est pas la chose la plus joyeuse à regarder…). Étant plutôt quelqu’un qui apprécie les choses positives, ce genre de film n’est pas du tout mon style, ce qui explique pourquoi il ne m’a pas captivé. J’ai aussi trouvé que la fin où la mère meurt était très prévisible, ce qui m’a paru étrange car j’ai senti que l’histoire entre cette mère mourante et sa fille était l’un des axes principaux du film, alors pourquoi faire une fin si peu originale ?
Il y a plusieurs choses que je n’ai pas comprises dans le film. Premièrement, pourquoi la metteure en scène répète sans cesse aux acteurs de jouer un rôle mais de rester eux-mêmes en même temps, à côté ? Personne ne l’a comprenait, et je pense qu’elle-même ne se comprenait pas, ce qui était assez drôle. De plus, je n’ai pas compris les crises de nerfs qui prenait Margherita soudainement… par exemple, je comprends bien que lorsque l’on se réveille et que notre appartement est remplis d’eau ce n’est pas la meilleure des situations, mais je ne comprends pas la crise de folie qui l’a prise. Pourquoi jeter tous les journaux per terre en pleurant en sachant que cela n’arrangera rien ? Ces moments d’emportement n’ont fait que de renforcer mon incompréhension face à l’intérêt de tourner un film de ce genre.
En conclusion, je pourrais dire que ce film ne fait pas parti de mes préférés. J’ai trouvé que c’était un film plat et n’ai pas su saisir les messages, s’il y en avait, que le scénariste tentait de faire passer au travers de l’histoire de cette femme. Je pense néanmoins qu’il peut facilement plaire à un certain public et ne regrette pas d’être allée le voir.

Isaline , 1ère ES2 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 23:02 #cfd0-4cf3-867c-b7e335e944f0
Lycée Jean Michel
Dans ce film, on assiste au quotidien d’une réalisatrice de film. J’ai trouvé qu’il manquait d’espoir, et de passage visant à divertir. Bien qu’il y en ait quelques uns, comme lorsque l’acteur et la réalisatrice sont en voiture, lui est ivre et se défoule en criant sa joie dans la rue. C’est pourtant un personnage hypocrite tout au long du film, car il s’invente une autre vie, comme par exemple,qu’il a joué dans le film d’un réalisateur très connu. D’un autre côté, certaines scènes sont engagées, comme lorsque la réalisatrice détruit volontairement la voiture de sa mère contre un mur, ou encore la scène du cauchemar. De plus, on se sent mal à l’aise pour le jeune homme dans la scène où un marchandeur demande à la réalisatrice une facture de sa mère, et que celle-ci panique et éclate en sanglots. Malgré cela, le film fait réfléchir le lecteur : lorsque la mère de la réalisatrice approche de la mort, sa fille se demande à quoi va servir tout le travail qu’elle a effectué, son accumulation de connaissances durant toute sa vie. Ensuite, le personnage principale (qui ne souri pas beaucoup) est omniprésent dans le champ de vision de la caméra ce qui peut être pesant. Malgré tout, ce film est intéressant, tant par les questions qu’il pose au spectateur, que par la gérance envers la mort d’un être proche. Il nous montre pour cela le quotidien d’une employée dans le monde du cinéma. En effet, le film met en pratique une mise en abyme. Nous retiendrons le fait que l‘actrice souhaite que l‘acteur doit rester en dehors du personnage. Les acteurs ne comprennent pas cette consigne qui lui tient à cœur, mais aussi le public, qui essaye d’y trouver un sens.

Solène , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/22 09:59 #2
Lycée Bonaparte
Margherita jouée par Margherita Buy est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, interprétée par Giulia Lazzarini, ancienne professeure de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère Giovanni interprété par Nanni Moretti, mais elle est très "prise" par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins interprété par John Turturro, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon, Vittorio, et s'inquiète pour sa fille adolescente, Livia, qui obtient de mauvais résultats à l'école principalement en latin et qui souhaite par conséquent changer de filière. Le film se termine par la mort de la mère.
Margherita est en plein tournage de son nouveau film, une œuvre engagée sur les fermetures d’usine. Alors qu’elle doit gérer un acteur américain incapable d’aligner les répliques, la réalisatrice va également devoir affronter un drame bien plus violent : la lente agonie de sa mère…
La double vie de Margherita Buy qui incarne le rôle de Margherita en temps que réalisatrice dans le film est à la fois mère d’une ado et petite sœur d’un écrivain connue. Sa vie étant très difficile à gérer avec tout ces vas et vient en allant rendre visite sa mère malade, s‘occupant de sa fille, de son film et de sa vie personnelle, Margherita n’arrive pas à faire la part des choses et se perd dans sa tête ainsi que dans ses projets. Mia Madre est un film comique mais aussi fait de tragédie. Le film et le film que Margherita tourne son liée et mélanger. On regarde un film qui parle d’une réalisatrice de film qui veut faire un film. Sa pourrait paraitre ambigu mais c’est très drôle de voir tout ca s’alternait. On regarde le film puis on voit la vie de Margherita puis on la voit tourner son propre film sans se rendre compte, on se met aussi dedans. Les scènes sont superbement bien joués c’est parfois comiques et j’ai l’impression que le rôle que joue Margherita est un personnage très touchant, passant du rire aux larmes tout le long du film. Enfin, le film éclaire les relations entre un frère et sa sœur, entre deux enfants et leur mère : la mise en scène de Moretti sait aller au cœur des sentiments sans pathos, sans exagérer les scènes d'émotion, où la musique ne vient jamais rajouter de tristesse au film. Mia Madre est donc un film très émouvant qui sait montrer les relations familiales avec très peu d'effet : l'essentiel pour le cinéaste italien est de donner vie à des moments simples mais bouleversants. Un film intimiste qui sait parler de la vie et... de la mort.

Marina Bouchaour, Seconde 6, Lycée Bonaparte à Toulon.
2016/03/22 16:20 #2-15
Lycée Jean Giraudoux
Des acteurs, pour commencer cette critique, tout à fait exceptionnels, les émotions dégagées sont sincères et réalistes, une performance très précise et une sincérité sans faille.
Ce film montre un moment de chaos dans la vie privée et la vie professionnelle du personnage principal. C'est l'histoire très touchante d'un frère, Giovanni, et d'une sœur, Margherita, qui doivent se préparer à la mort de leur mère.
Margherita est le personnage principal du film, elle est tiraillée entre son rôle de mère, son travail très prenant, et la maladie cardiaque de sa mère. Elle veut se montrer forte mais elle est à fleur de peau, et semble perdre pied à chaque obstacle se présentant dans sa vie. Elle paraît ne pas trouver sa place, ni dans son rôle de mère puisque sa fille est beaucoup plus proche de son père que de Margherita, ni dans son travail, qui l'oppresse plus qu'autre chose, et elle est en est même désagréable avec ses compagnons, elle demande des choses inexplicables comme d'être « à côté du personnage », elle n'est pas non plus épanouie dans sa vie sentimentale puisqu'elle refuse tout ce qui la rend heureuse. Enfin elle est confrontée sans vouloir se l'avouer à la mort de sa mère, et même dans cette situation elle ne trouve pas sa place, elle ne voit pas la réalité, elle se voile la face. C'est un personnage perdu, déboussolé, seul, et très attachant, car malgré ses « coups de gueule » permanents, elle est soucieuse de bien faire, de bien agir, de penser aux autres. Son frère est l'inverse d'elle : Giovanni, incarné par Nanni Morreti, est un homme qui apaise, qui met du calme, qui essaye de raisonner, il pose des images très fortes. Il donne plus d'ampleur au film, car lui accepte de faire le deuil beaucoup plus vite que ça sœur, il joue un peu le rôle de la personne qui est toujours là pour les autres, qui ne va jamais montrer sa douleur alors qu'il est souvent le plus touché.

Mathilde, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:20 #2-16
Lycée Jean Giraudoux
Ce film nous a beaucoup plu, pour nous c’était le meilleur des films parmi ceux que l’on a été voir au cinéma. En voyant la bande annonce nous pensions que Mia Madre était un film comique, en réalité ce film est triste, émouvant mais reste réaliste. Il n’y avait pas de musique tragique mais de la musique classique, ce qui est plus intéressant que les films dramatiques où la musique exagère les faits. L’absence de musique dans certaines scènes accentue le réel. Ce film montre la réalité de la vie et l’amour difficile d’une fille pour sa mère en fin de vie, elle ne veut pas croire à sa mort prochaine et a du mal à tenir le choc à son travail. Nous avons apprécié les acteurs qui jouent vraiment bien leur rôle, surtout l’acteur américain appelé Barry Higgins (John Turturro) et le duo de Ada (Mère) et Margherita (Fille).

Apryl et Thomas, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:21 #2-17
Lycée Jean Giraudoux
Dès le début du film, nous sommes plongés dans la vie d’une réalisatrice ayant peu de confiance en elle. Sa mère, gravement malade, occupe toutes ses attentions après la création de son film. Rapidement, on remarque qu’elle ne trouve pas sa place dans ce cocon familial qui tourne autour de la mère. Elle gère cependant ses acteurs d’une main de maître sauf un qui l’exècre plus qu’autre chose.
Le rythme, un peu lent malgré tout, nous met face à des situations bouleversantes comme lorsqu’elle rejette en bloc le diagnostic médical à propos de sa mère. Elle est effrayée à l’idée de perdre sa mère et donc le pilier de sa famille. Elle-même mère peu présente, elle voit sa fille grandir comme une spectatrice, ignorant des choses importantes sur elle.
De nombreux flash-backs ou rêves ont tendance à perturber le spectateur qui y voit la plupart du temps quelque chose de réel.
Cela reste un film qui dévoile une situation compliquée de manière bouleversante mais sans aucun pathos.

Chloé et Marion, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:22 #2-18
Lycée Jean Giraudoux
Mia Madre, film époustouflant, non pas par la multiplication des actions mais par l’émotion : ce film est un bol d’émotion, d’amour, et de réalité. C’est un film complètement réaliste qui plonge le spectateur dans l’histoire, dans l’intrigue. Le spectateur est, en effet, plongé face à la réalité de la mort d’un être proche. L’actrice principale, réalisatrice, dans le film, jongle entre son travail et les visites à l’hôpital pour soutenir sa mère gravement malade du cœur et des poumons. Cette femme pleine d’énergie, d’entrain perd pied petit à petit en voyant sa mère partir à petit feu : la jeune femme perd confiance, perd ses repères. En effet, le réalisateur met bien en avant cette perte de repères avec des flash-back, des rêves éveillés, des moments de silence, montant la solitude de cette femme. La présence de son frère apporte douceur, calme, amour et une certaine confiance tel un père pourrait le faire. Il est beaucoup présent pour sa sœur qui reste les yeux fermés face à la gravité de la santé de sa mère ; il essaye de la ramener à la réalité, de la rassurer, de lui faire comprendre que leur mère est sur une mauvaise pente … Il est très présent pour sa propre mère lui amenant des petits plats fait maison, la rassurant, la protégeant un maximum. Par ailleurs, cette vieille dame souffrante reste forte pour ses proches, elle aide sa petite fille notamment pour ces exercices de Latin, la jeune adolescente profitant du fait que sa grand-mère était professeure de Latin. La complicité entre ces deux générations est énorme, la jeune fille est très proche de sa grand-mère, l’aime, la protège, et lui confie tous ses petits secrets de jeunesse. Cette grand-mère joue presque le rôle de mère pour l’adolescente, qui pourtant s’entend bien avec sa mère. Elle reste néanmoins plus proche de son père.
Margharita décroche de plus en plus au travail, éprouvant beaucoup de difficultés en recrutant un acteur américain qui ne parle pas un mot d’italien, malade, et qui oublie tout. Elle est très nerveuse à son travail, pense tout le temps à sa mère, et à cette maladie qui la ronge. Elle se perd même dans ses paroles, ne comprenant même pas ce qu’elle dit, essayant de tout gérer tant bien que mal ! Un certain paradoxe est observable, elle pense beaucoup à son travail en étant avec sa mère, et pense énormément à sa mère à son travail. Elle réalise un film réaliste mais peut-être un peu dépassé en montrant des ouvriers qui se révoltent : le choix des acteurs, de certaines scènes reste tout de même décalé avec le milieu.
Parallèlement, la grand-mère se rend compte que sa santé devient de plus en plus faible, et souhaite rester en permanence à l’hôpital, alors que quelques semaines avant elle voulait constamment sortir, reprendre une vie « normale ». Le spectateur se rend compte de la faiblesse de la vieille dame, dans une scène très forte, choquante et pourtant réaliste : « Maman marche, tu as trois pas à faire pour aller aux toilettes », la vielle dame n’y parvient pas, trop fatiguée. De même, au début du film les proches viennent habillés normalement pour aller voir la grand-mère, puis vers la fin, ils doivent mettre une blouse verte pour éviter tout microbe. La beauté du film est aussi là, une mort naturelle, sans acharnement thérapeutique. La vielle dame meurt chez elle, grâce à la décision de ses deux enfants. Cette scène n’est pas montrée, le spectateur comprend au travers d’un appel téléphonique, et de la tristesse de la jeune adolescente que la vielle dame a rendu son dernier souffle.
Le corps de la vielle dame est ensuite présenté au spectateur, qui ne peut que ressentir de l’empathie et partager cette tristesse avec les personnages. Pour autant, les personnages restent forts, choisissant les habits pour la défunte, accueillent des anciens élèves de la vielle femme qui avouent aux enfants que leur professeur de Latin était bien plus qu’une simple prof, qu’elle avait un coté maternel.
Ce film n’est pas un film pathétique, il est réaliste, plonge le spectateur dans une peur que tout le monde a : perdre sa maman. Rien n’est surjoué, tout est fait avec un pointe d’humour, d’amour, de réalisme, de beauté et d’émotion.
Un film splendide !

Estelle, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:24 #2-19
Lycée Jean Giraudoux
C'est un film très touchant, avec beaucoup d'émotion mais qui personnellement m'a mise assez mal à l'aise à certains moments : notamment quand Margherita veut forcer sa mère à faire trois pas et qu'elle lui crie dessus. Il y a aussi le fait que cela se passe dans un hôpital. Néanmoins c'est un très beau film avec des personnages auxquels on peut d'identifier, que ce soit Margherita ou sa fille : on a tous en nous la peur de perdre notre mère un jour. Le film est bien tourné, les silences sont bien placés, peut-être un peu long. Les acteurs sont très bien, ils sont dans leur personnages et les jouent a merveille. L'histoire de cette femme est belle, elle n'arrive pas à être une bonne fille ni une bonne mère, son travail et sa vie personnelle se mêlent et la dépassent. Malgré tout, elle fait son possible à sa façon. La musique est bien placée, bien intégrée, elle « glisse » dans le film et elle n'ajoute pas de pathétique à l'histoire comme dans les films américains. Dans l'ensemble j'ai assez bien aimé, c'est un très beau film.

Coralie, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:25 #2-20
Lycée Jean Giraudoux
Mia Madre est film du réalisateur italien Nanni Moretti racontant l’histoire d’une réalisatrice qui est en train de perdre sa mère. Certaines scènes sont parfois trop lentes. Mais contrairement aux films hollywoodiens, le pathos n’est pas présent (ce qui enlève je pense le côté plus touchant du drame). Quelques scènes sont plus « dures » que d’autres comme celle où Margherita secoue sa mère pour qu’elle fasse trois pas qu’elle ne parvient pas à faire. Les flash-back ainsi que les rêves ne sont pas assez bien intégrés dans le film, ceux-ci font une beaucoup trop grosse coupure, ce qui empêche parfois la compréhension totale de la scène. Enfin, les rares scènes entre la grand-mère et sa petite fille s’avèrent très touchantes mais ne sont pas assez présentes.

Léna, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:26 #2-21
Lycée Jean Giraudoux
Nanni Moretti, réalisateur et interprète du frère de Margherita dans Mia Madre, aborde le thème la mort d’une façon touchante et délicate, toute en émotion. D'un coté, Margherita, réalisatrice de métier, débordée et perfectionniste n'arrive pas à accepter le fait que sa mère se rapproche de la mort alors que son frère, quant à lui, parvient à maîtriser ses émotions et à accepter le départ de leur mère. Malgré tout, l'humour prend le dessus sur la tristesse, le film ne joue pas sur la corde sensible. En effet, l'arrivée de l'acteur américain mondialement connu Barry Huggins, recruté pour occuper le rôle d'un patron d'usine en plein licenciement, donne lieu aux scènes les plus drôles du film. Sa difficulté à parler l'italien et ses trous de mémoire à répétition provoquent l'exaspération de la réalisatrice mais l'hilarité du spectateur.
Mia Madre traite de sujets d'actualité tels que le chômage, ou l'appréhension de la mort qui concernent intimement le spectateur.
Les personnages sont attachants à l’image de Margherita, touchante, sincère et constamment plongée dans le doute et qui, avec l'aide de son frère et le soutien de sa fille, parvient à rester la tête hors de l'eau malgré des moments de crainte et de faiblesse.
Quelques regrets se font ressentir, la relation entre l'acteur américain et Margherita n'est pas assez approfondie. Le spectateur s'attend à ce que Barry Huggins s'immisce plus dans la vie de la réalisatrice et l'aide à surmonter les épreuves qu'elle s'apprête à subir, c'est donc une certaine frustration qui s'installe, car l’on s’attendait à un dénouement proche de celui des films Hollywoodiens.
Ainsi, Moretti aborde la mort et les sujets d'actualité mais ne tombe pas dans le pathos et met l'accent sur l'humour sans jamais occulter la mort.

Quentin et Manon, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/23 19:13 #2-39
Lycée Les Cordeliers
Plein d'émotion comme d'habitude pour ce nouveau film de Nanni Moretti!
Margherita est une réalisatrice qui ne sait plus où donner de la tête: une ado en crise, une vie sentimentale en friche, un film à tourner avec un premier rôle indiscipliné et irresponsable et surtout une mère en fin de parcours à l'hôpital.
Aidée de son frère Gianni, admirablement joué par le cinéaste, elle va essayer de surnager entre crises de désespoir et découragement.
Le titre Mia Madre, ma mère en italien rend compte de l'omniprésence de cette mère ou plutôt de cette grand-mère, ancienne prof de latin qui arrive encore à redonner le goût de l'étude de Virgile à l'adolescente découragée.
L'émotion est partout, d'un bout à l'autre du film, des pleurs, des rires, de la compassion...de quoi émouvoir même le plus rude des spectateurs.
Les élèves de seconde pro 1 du lycée Sainte-Thérèse, Clermont-Ferrand.
2016/03/23 19:30 #2-44
Lycée Camille Claudel
Film italien, de Nanni Morreti, avec Marguerita Buy, Nanni Morreti, John Turturro et Giullia Lazzareni.
Dans ce film sorti en 2015, Nanni Morreti nous touche particulièrement avec le personnage de Marguerita, réalisatrice refusant la mort proche de sa mère. Dans ce film aussi comique par le rôle hilarant de John Turturro (Barry Huggins), que poignant par la mort progressive d'Ada (Giullia Lazzareni), Nanni Morreti met en scène son autobiographie, sa douleur intime après la mort de sa mère qu'il a perdu récemment. Marguerita est entre la réalisation de son film et l'hôpital où est sa mère; son personnage se sent incapable d'affronter sa vie privée. Dans le film, le personnage qu'elle incarne subit des flashbacks, des cauchemars ainsi que des hallucinations, ce qui nous prouve qu'elle se situe entre rêve et réalité. Nanni (Giovanni) joue aussi un rôle important dans l'histoire car il joue le frère modèle de Marguerita qui la pousse à se remettre en question. Ce film est très émotionnel de par sa fin dramatique mais aussi par ses scènes comiques jouées par John Turturro. Ce film est simple car il nous montre tout simplement la vie.
Clémentine
2016/03/23 19:58 #2-46
Lycée René Cassin
Mon avis:
Mia Madre, sorti le 2 décembre 2015, a été réalisé par Nanni Moretti. Tony Laudadio, Lorenzo Gioielli, Pietro Ragusa font partie des acteurs principaux.
Genre : drame et comédie
Je trouve que ce film est bien parce qu’il y a une vraie histoire, c’est touchant, triste et drôle. Mais pour des adolescents il n’y a pas assez d’action, c’est plat, certaines scènes sont ennuyeuses. Les acteurs jouent assez bien. Je trouve que c’est l’un des meilleurs films depuis le début d’année. De plus, j’aime bien la langue italienne car je la comprends donc cela ne m’a pas dérangé que le film soit en italien.
J’ai trouvé ce film triste car la mère de Margharita meurt. Mais c’est également drôle grâce à John Turturro qui joue le rôle d’un Américain qui n’arrive pas à apprendre son texte, ce qui est amusant pour les spectateurs.

Lisa Giannotta SGB
Lycée René Cassin, Strasbourg

2016/03/23 20:00 #2-47
Lycée René Cassin
Mon avis :
J’ai bien aimé ce film car il raconte une belle histoire de la vie de tous les jours : la mort d’une personne qui nous est chère. Par moment, le film est émouvant surtout vers la fin lorsque la mère de Margherita meurt. Mais il y a aussi des scènes amusantes avec John Turturro.
Je pense que pour des adolescents, c’est un film qui manque d’action et qui est un peu plat. Depuis le début de la sélection, je trouve que c’est l’un des meilleurs films que nous ayons vu.

La note que je donne à ce film : 6/10

Mathilde DI VAGNO SGB
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 20:01 #2-48
Lycée René Cassin
J’ai bien aimé ce film, je trouve qu’il parle des réalités de la vie, notamment le décès d‘une personne qui nous est chère. Je trouve aussi que les acteurs jouent bien, que Margarita est une femme forte même si elle craque à certains moments. Elle ne sait pas très bien ce qu'elle veut. Angoissée, elle fait souffrir son entourage. Même avec sa propre mère, pourtant malade, Margherita peut se ré¬véler cruelle. A bout de nerfs, Margarita la force à marcher dans la chambre d'hôpital alors qu'elle est épuisée. Il y a trois générations dans le film, de la grand-mère à la petite-fille et, à travers elles, le cinéaste aborde les thèmes de la transmission et de l'héritage maternel. Un film sur la mort, sur le deuil, sur l'agonie d'une mère et les répercussions que cela peut avoir sur le travail de tous les jours parce que, malgré tout, la vie continue. Et cela en dépit de la mort et, en particulier, de la mort d'une mère.


Note : 6,5/10.
Depuis le début de la sélection, c’est le film que j’ai préféré.

Michelle Halter SGB
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 20:02 #2-49
Lycée René Cassin
Mia Madre

Les acteurs du film sont Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini, Nanni Moretti et Beatrice Mancini. Je trouve qu’ils jouent tous très bien. John Turturro fait partie du film qui est réalisé dans le film: il joue très mal, il oublie ses textes… Je trouve aussi que le film est très bien réfléchi car il mêle la tristesse et l’humour afin de « mélanger » les émotions des spectateurs.
Personnellement, j’ai un avis partagé : j’ai aimé ce film car l’histoire est touchante et drôle et j’ai beaucoup apprécié les personnages, en particulier le personnage principal (Margarita). Le fait qu’elle soit forte mentalement et qu’elle sache diriger une équipe de tournage, cela m’a plu. La réalisation d’un film dans le film était réussie.
Par contre, je n’ai pas aimé le fait que la mère meure à la fin car je m’attendais à ce qu’elle guérisse vu que le film était lent. Cette lenteur me laissait croire que tout était possible et puis, finalement, non.

Nabila Khbaizi SGA
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 20:04 #2-50
Lycée René Cassin
Margherita est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère, mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon et s'inquiète pour sa fille adolescente. Ce film ne m’a pas plu. Je n’ai pas aimé cette façon de faire un film dans un film avant de passer d’une scène à une autre, notamment une scène surréaliste qui sort tout droit de l’imagination du personnage sans aucune explication. Ce film est lent, on sait que la grand-mère va mourir, c’est bien raconté, c’est clair, mais le réalisateur ralentit l’histoire en faisant durer les scènes, donc ce film devient trop long et ennuyant.
En ce qui concerne le personnage de Barry Huggins, je ne l’ai pas supporté. C’est un peu le comique de l’histoire qui sort une réplique pour détendre l’atmosphère mais cela fait l’effet inverse. Il est présent lorsqu’on n’a pas besoin de lui, hurle souvent comme le personnage de Margherita que je n’ai pas aimé non plus car elle crie et s’énerve souvent contre Barry car il ne connaît pas son texte. Je pense aussi qu’elle doit être dépressive avec tout ce qui lui arrive et aussi un peu insensible, comme lors de la mort de sa mère où on la voit choisir des vêtements pour l’habiller. Elle parle normalement, on n’a pas l’impression qu’elle est triste, à l’inverse de sa fille qui est vraiment touchée par la mort de sa grand-mère. On la voit pleurer quand elle entend son père apprendre la nouvelle. De plus, j’ai été troublée par les noms de deux personnages, Ada et Barry, car ce sont aussi ceux de deux personnages dans un jeu vidéo que j’aime bien : « Resident Evil ». J’ai trouvé cela dérangeant car « Resident Evil » est un survival horror et le fait de retrouver ces noms dans un film dramatique, à l’atmosphère forcément différente, m’a semblé étrange.

Valérianne Schnell SGB
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 20:07 #2-51
Lycée René Cassin
REVIEW – MIA MADRE
Titre original : Mia Madre Genre : Dramatique

Réalisateur : Nanni Moretti

Date de sortie : 16 mai 2015 (France)

Durée : 106 minutes



Sypnosis

Margherita est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère, mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon et s'inquiète pour sa fille adolescente. (source : Wikipédia)



Mon Avis

Ce film était bien plus dynamique que les films précédents, ce qui est assez rafraîchissant. Le budget joue aussi sur l’apparence plus « blockbuster » de Mia Madre que les autres films dont le budget était un peu plus restreint. Cependant, le sujet de la mort d’un proche est traité de manière bien plus légère que dans d’autres films ; une personne âgée en train de mourir ayant besoin de soins et d’attention de la part de ses proches. Il m’a notamment fait pensé à Amour de Michael Haneke ; vulgairement, « des vieux qui meurent » selon certains critiques du festival de Cannes. Le film traite en effet de la mort d’Ada, la mère de Margherita – ses conséquences et la réaction de ses proches.

Selon moi, l’atmosphère faisait plus « tranche de vie » que « dramatique ». La mort d’Ada est triste et son état inspire la pitié. La dépression de Margherita se ressent dans certaines scènes. Cependant, les passages comme l’anniversaire de l’acteur Barry Higgins en musique, où l’équipe de tournage danse avec lui est légère et humoristique. La fille de Margherita est une adolescente comme les autres ; elle rappelle n’importe quelle jeune fille sage mais complice avec sa grand-mère.

Globalement, j’ai trouvé ça intéressant d’alterner entre le tournage du film de Margherita, et sa vie quotidienne ainsi que la progression de l’état de sa mère. Ada est elle aussi très touchante ; c’est une personne âgée déterminée et douce. Ses anciens élèves viennent occasionnellement lui rendre visite, et confient à Margherita qu’Ada était comme une mère pour eux, partageant leurs souvenirs passés avec elle, ce qui donne une dimension plus réaliste au passé d’Ada.

Là où mes camarades ne semblaient pas spécialement réceptifs à la fin, j’étais profondément touchée par la scène où Livia, la fille de Margherita, apprend la mort de sa grand-mère. La scène m’a rappelé beaucoup de choses. Cette atmosphère était unique ; c’est un sentiment complexe à expliquer, mais à ce moment-là, j’avais l’impression de revivre la même chose que Livia. La mort d’Ada allait arriver tôt ou tard et sans prévenir, elle le savait, et c’est en pleine nuit, dans son lit, qu’elle entend le téléphone sonner dans le salon ainsi que la voix basse de son père qui visiblement sait que ce qui devait arriver est arrivé. Le plan est fixe sur Livia qui a allumé sa lampe de chevet et qui écoute silencieusement ; elle sait elle aussi que quelque chose est arrivé et elle espère tout de même que ce n’est pas ce qu’elle pense. Son père finit par dire « Je vais la réveiller pour lui annoncer. », Livia a compris que c’est Ada. Elle se retourne, se cache sous sa couette, et fond en larmes.

Cette scène m’a rappelé que même quand les adultes pensent cacher les nouvelles douloureuses à leurs enfants, souvent, ces derniers l’ont déjà appris par eux-mêmes.

Un autre élément du film qui m’a mise mal à l’aise ; la froideur avec laquelle Margherita se comportait parfois avec sa mère. J’ai du mal à supporter ce genre de comportements envers les personnes âgées, et la pire scène que j’ai pu voir est celle où Margherita refuse catégoriquement qu’Ada conduise, la fait sortir, et heurte volontairement un mur à multiple reprises jusqu’à détruire l’avant de la voiture.

Concernant la réalisation, j’ai trouvé certains passages assez nébuleux, comme ceux qui nous révèlent les rêves de Margherita. J’aurais opté pour un filtre sur la caméra, quelque chose qui accentuerait le surréalisme dans ces scènes.

Le personnage de Barry Higgins est intéressant lui aussi, car son caractère explosif me rappelle celui de l’acteur Klaus Kinski, notamment dans Fitzcarraldo de Werner Herzog. Il a tendance à s’énerver sur les tournages, casser des choses, insulter le réalisateur – cette énergie m’a rappelé cet acteur allemand.



En conclusion

Mia Madre est un film intéressant, équilibré entre une esthétique de film mainstream et film d’auteur. Il a cependant un rythme un peu lent, mais je l’ai tout de même apprécié.

Joséphine Conte SGA
Lycée René Cassin, Strasbourg

2016/03/25 15:33 #81af-43e2-aeb1-9b97e57048bd
Lycée Les Chartrons
Margherita est une réalisatrice qui, pour son nouveau film, dirige un acteur Américain très pénible. Pendant ce tournage, Margherita doit assumer des problèmes personnels, la maladie de sa mère et les crises de sa fille.

Points positifs :  

Nanni Moretti, à travers ce film, montre les conséquences de la peur de perdre un être aimé. Il montre aussi la difficulté de la profession de metteur en scène. Je trouve cela beau et vraiment très réaliste. Quand on a déjà vécu la perte d’un être cher ce film est encore plus facile à comprendre.

Ce film m’a vraiment touché, il m’a ému aux larmes. J’ai adoré son côté drôle puis émouvant.

J’ai vraiment réussi à me mettre dans la peau de Margherita, car j’ai aussi refusé de laisser partir, laisser mourir mon grand-père, c’est un sentiment très fort, on se sent impuissant, on ne peut rien faire et cela fait très mal.

Le réalisateur traite le sujet de deuil dans son film avec subtilité et pudeur, sans jamais trop appuyer sur la gravité des faits.

 Points négatifs :

 Les plans de caméra étaient trop longs

 Puis le film m'a semblé parfois incohérent, parfois dur à comprendre, mais cela n’enlève rien à l’effet d’émotion produit tout au long de ce film.
2016/03/25 15:40 #d5d8-42ed-bc9e-fdb7f76d1980
Lycée René Cassin
Personne ne veut voir ses parents diminués. Dans ce film nous avons pu découvrir une femme débordée par le travail qui ne veut pas admettre le fait que sa mère va mourir. Nous voyons toujours l’actrice en train de courir sans arrêt entre l’hôpital et le plateau de tournage.

Les personnages du film ne nous livrent pas vraiment leurs émotions, alors que le film en lui-même est censé être triste. Ils nous montrent seulement leurs sentiments face à l’étonnement, la colère, l’incompréhension…

Nous savons que Nanni Moretti a déjà vécu cela dans sa vie : la maladie et la mort de sa mère, également en tournant un film. Il a donc décidé de recréer cette histoire mais en étant le principal sujet du film. Mais cette fois, Moretti veut nous toucher avec cette histoire, sans faire passer l’émotion forcément par les personnages mais en nous mettant à la place du personnage qui est débordée par la scène autant que par le départ de sa mère.

Moretti veut nous faire percevoir ce qui habite le cœur de ces femmes (grand-mère, mère, petite-fille) : l’assurance, la peine et le désarroi.

Moretti veut peut-être nous montrer qu’il faut lutter pour ne pas se noyer ?

Kamila Carat 
2016/03/25 15:41 #51a4-42ca-a3bf-61a37e3738bb
Lycée René Cassin
Mia Madre est un film italien de Nanni Moretti sorti le 2 décembre 2015. Ce film a eu plusieurs prix :

Ciak d'oro2015

Meilleur réalisateur (Nanni Moretti)

Meilleure actrice (Margherita Buy)

Meilleur actrice dans un second rôle (Giulia Lazzarini)

David di Donatello 2015

Meilleur actrice (Margherita Buy)

Meilleure actrice dans un second rôle (Giulia Lazzarini)

Rubans d'argent 2015

Rubans d'argent  de la meilleure actrice (Margherita Buy) 

Ruban d'argent spécial (Giulia Lazzarini)

Résumé : Margherita est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère, mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon et s'inquiète pour sa fille adolescente. Ce film ne m’a pas plu. Je n’ai pas aimé cette façon de faire un film dans un film avant de passer d’une scène à une autre, notamment une scène surréaliste qui sort tout droit de l’imagination du personnage sans aucune explication. Ce film est lent, on sait que la grand-mère va mourir, c’est bien raconté, c’est clair, mais le réalisateur ralentit l’histoire en faisant durer les scènes, donc ce film devient trop long et ennuyant.

En ce qui concerne le personnage de Barry Huggins, je ne l’ai pas supporté. C’est un peu le comique de l’histoire qui sort une réplique pour détendre l’atmosphère mais cela fait l’effet inverse. Il est présent lorsqu’on n’a pas besoin de lui, hurle souvent comme le personnage de Margherita que je n’ai pas aimé non plus car elle crie et s’énerve souvent contre Barry car il ne connaît pas son texte. Je pense aussi qu’elle doit être dépressive avec tout ce qui lui arrive et aussi un peu insensible, comme lors de la mort de sa mère où on la voit choisir des vêtements pour l’habiller. Elle parle normalement, on n’a pas l’impression qu’elle est triste, à l’inverse de sa fille qui est vraiment touchée par la mort de sa grand-mère. On la voit pleurer quand elle entend son père apprendre la nouvelle. De plus, j’ai été troublée par les noms de deux personnages, Ada et Barry, car ce sont aussi ceux de deux personnages dans un jeu vidéo que j’aime bien : « Resident Evil ». J’ai trouvé cela dérangeant car « Resident Evil » est un survival horror et le fait de retrouver ces noms dans un  film dramatique, à l’atmosphère forcément différente, m’a semblé étrange.

Valérianne Schnell
2016/03/25 15:42 #0d6a-4f4f-b25b-2db0fdf6ffff
Lycée Jean-Pierre Timbaud
 « Mia madre » est à la fois une comédie mais aussi un film dramatique réalisé par Nanni Moretti en 2015. Ce film d’origine Italien et Français dure 1h47 et est en couleurs. Son casting est assez varié : Margherita Buy dans le rôle de Margherita, Giulia Lazzarini dans celui d’Ada, Nanni Moretti interprète Giovanni et John Turturro : Barry.

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. À ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable… Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

C’est le premier film de Nanni Moretti que je vois et je dois dire que je n’ai pas été déçue une seule seconde. D’ordinaire, Moretti se met en scène comme personnage principal dans son propre film alors que dans « Mia Madre » le réalisateur/acteur est relayé au second plan. En effet, le personnage principal est Margherita, mère d’une adolescente, qui réalise son film, dans le film. Sa propre mère, Ada, est mourante et elle lui rend régulièrement visite en compagnie de son grand frère Giovanni, interpréter par Nanni Moretti.

Parfois, on sent que Margherita est au bord du gouffre entre ses allers et venus à l’hôpital pour voir sa mère mourante, sa fille en pleine crise d’adolescence qu’elle essaye de comprendre et Barry l’acteur américain qui joue dans son film et qui en fait « qu’à sa tête ». Mais elle tient bon ! Et c’est ce qui fait son charme.

Le réalisateur nous tient en haleine jusqu’à la dernière minute du film. Et le fait d’avoir vu « Mia madre » en version originale (sous-titrée) accentuait le très bon jeu des acteurs et permettait de ressentir à 100% les émotions de chacun. En clair, « Mia madre » est un bon film, très touchant et qui ne nous laisse pas insensible à la fin même si elle était prévisible.

Chloé Orer
2016/03/25 15:43 #a49d-4cdc-b371-916dbb88bcc0
Lycée Jean-Pierre Timbaud
 Mia madre est un film qui joue avec les sentiments du spectateur. Le réalisateur Nanni Moretti, qui a ses débuts était très narcissique, a évolué et maintenant se place en second plan dans ses films, mais fait tout de même parti intégrante de l'histoire. Le jeu intérressant dans ce film est que le rôle principal soit le rôle d'une réalisatrice de film mais que Nanni Moretti n'est pas souhaité prendre ce rôle. Ce film expose une dure réalité qui est la maldie et plus particulièrement le cancer qui touche énormément de monde dans notre société. LA tristesse que l'on peut ressentir dans un moment comme celui-ci est clairement exprimé dans le regard et le jeu des acteurs, ce qui est encore plus bouleversant. Les mises en scène sont faites de tel sorte que le spectateur puisse réalisé qu'avoir ou avoir un de ces proches  qui a le cancer est une épreuve morale: il faut être fort pour la personne que l'on a devant nous que l'on soir le malade ou le proche mais aussi être fort pour sois même. Le contraste entre la tristesse que peut apporté la maladie (de la grand-mère) et la joie (par les autres personnages comme la fille ou l'acteur principal du film réalisé dans le film) créer une sentation de confusion ou même d'un ascenseur émotionel. Comme le souhaitait le réalisateur, la mort est présente du début à la fin du film a travers la maladie mais aussi moralement par la famille de la malade qui pert un être cher.

Fiona Biencourt
2016/03/25 15:43 #dcb9-4a83-a5a4-192498c2bdb3
Lycée Jean-Pierre Timbaud
C'est à travers son dernier film, intitulé « Mia Madre », que Nanni Moretti nous bouleverse et nous émeut. En effet, au travers de l'histoire de Margherita, le rôle principal du film, Nanni Moretti nous montre l'importance de la famille. Dans son œuvre, le réalisateur italien décide de raconter l'histoire d'une réalisatrice du nom de Margherita, qui voit sa mère, atteinte d'une maladie, mourir petit à petit. Histoire très réaliste et donc d'autant plus bouleversante, chacun peut se retrouver dans le film car beaucoup ont déjà vécu cette histoire, et beaucoup peuvent la vivre dans le futur. Nanni Moretti n'hésite pas à filmer dans le détail cette histoire tragique, ce qui permet aux spectateurs de ressentir les sentiments des personnages, que ce soit les sentiments des proches ou ceux des malades. Cette œuvre rend tout aussi compte que ce ne sont pas forcément les malades qui souffrent le plus. Nanni Moretti décrit avec perfection, dans son dernier film, la perte d'un proche et de tout ce que cela engendre, comme la tristesse, l'envie de tout abandonner, le désespoir, et parfois même certains regrets. C'est donc un film plus que bouleversant que nous propose ici le réalisateur italien.

Margot Durand
2016/03/25 15:45 #a779-4f24-97f2-c469a6d86e04
Lycée Jean-Pierre Timbaud
Mia Madre est un film réalisé par Nanni Moretti. C'est son dernier film, il est acteur - réalisateur et raconte une partie de sa vie. Cette fois-ci il n'est pas l'acteur principal comme dans ses autres films, mais a un rôle secondaire. Ce film a été produit en Italie et est diffusé en italien sous titré dans la langue désirée par le spectateur. Sortie en 2015, c'est un film en couleurs avec des musiques dramatiques, tristes et touchantes. L'histoire s'adresse à tous types de personne que ce soit enfants ou adultes, mais elle touchera d'avantage lorsque le spectateur est en âge de comprendre l’intensité d’émotions. Lorsqu'on a vécu ce genre d'histoire personnellement dans sa vie, elle prend encore une toute autre forme.

Ainsi ce film raconte l'histoire d'une mère qui est sur le point de perdre sa propre mère malade. C'est une femme réalisatrice et autoritaire. Voir sa mère mourir doucement et lentement, va lui faire prendre consciences qu’il faut profiter d’elle à tous instants, tant qu'elle est en vie. La réalisatrice finira par devenir plus agréable et aimable envers les personnes qui l'entourent, mais également avec les membres de sa famille. Ici c'est une leçon de vie qui nous ai donné de voir.

Mia Madre est un film d'une humanité profonde avec de réels sentiments tel que l'amour d'une fille et d'une mère, de la tristesse et de la peine. Dans l'attente de la mort de la grand-mère, Nanni Moreti réussit à toucher le spectateur par son histoire et par les émotions.

Selon moi, c'est un film qui touche les âmes sensibles et te fait éprouver divers sentiments et émotions, tout en mettant en avant les valeurs fondamentales qui l'on peut avoir avec sa famille. C'est un merveilleux film !

Oxanne Bouget
2016/03/25 15:50 #96e4-4064-9d12-873dac888912
Lycée de Haute-Auvergne
Mia Madre est un film, en partie, autobiographique réalisé par Nanni Moretti en 2015. Ce film raconte la vie de Margherita, réalisatrice, dont la mère, malade, va mourir. Elle essaie, autant que possible d'être présente pour elle, mais la comparaison avec son frère, Giovanni, est sans appel : il est très complice, très proche de sa mère alors que Margherita peine à trouver les mots, à dialoguer avec elle, il lui cuisine des petits plats, elle les achète chez le traiteur , il démissionne de son poste pour accompagner sa mère dans ses derniers jours, elle est prise par la réalisation de son film. Margherita est complètement dépassée par les événements, tout prend l'eau dans sa vie : elle quitte son amant, son film est un fiasco, et son appartement est inondé. Tout la freine, l'empêche d'avancer, d'ailleurs, après son dégât des eaux, elle retourne vivre chez sa mère. A partir de là, elle se retrouve face à son passé, à son histoire et le film devient introspectif, nostalgique, ...Heureusement que l'acteur engagé est mauvais à souhait, ce qui permet de détendre l'atmosphère : il est incapable de retenir son texte, sa mémoire est volatile, il ne se souvient de rien, ni de personne, raconte qu'il a tourné avec Kubrick, il ment comme il respire mais il vit, il rit et pousse Margherita à bout : elle hurle sur lui, décharge sa colère.

Margherita est également mère et sa situation l'invite à s'interroger sur sa relation avec sa propre fille, adolescente en échec scolaire qui va trouver dans son aversion pour le latin un lien fort et symbolique avec sa grand-mère qu' elle sollicite pour ses versions.

C'est donc un film touchant qui appelle des sentiments universels : le titre « ma mère » appartient à tous, cette mère c'est celle de chaque spectateur, et donc chacun est renvoyé à sa propre histoire, à sa filiation, à ses origines. Mais l'histoire connaît quelques longueurs, quelques redites, on ne comprend pas toujours la pertinence de la succession des situations d'échec du personnage principal, et l'alternance des séquences sur le lieu de tournage et à l'hôpital crée une certaine monotonie. De plus le procédé de mise en abyme, ce film dans le film, ce film qui réfléchit sur le film en train de se faire est peut-être un peu lourd et éloigne le spectateur des émotions suscitées par le jeu sans fausse note de Giulia Lazzarini qui campe une mère inoubliable.

la classe de 2nde (littérature et société - groupe 1)
2016/03/25 15:57 #6be1-4a9b-bc5c-12642ff676c6
Lycée J. Rostand
Mia Madre, un film plein d’espoir

Mia Madre est un film de Nanni Moretti sorti en 2015. Ce film émouvant donne son rôle principal à une femme, Margherita (interprétée par Margherita Buy) qui devra se battre pour faire face aux trois choses essentielles de la vie : le travail ; la santé ; la famille.

Margherita est une femme âgée d'une cinquantaine d'années, travaillant en tant que réalisatrice. Sa mère, Ada (interprétée par Giulia Lazzarini) est gravement malade et Margherita s'occupe d'elle avec son frère Giovanni (interprété par le réalisateur même de ce film : Nanni Moretti). Le problème est qu'elle est très prise par son film, ainsi que par sa vie de famille difficile : elle vient de quitter son compagnon et doit s'occuper de sa fille, Livia (interprétée par Béatrice Mancini).

Dans la première scène, nous voyons des gens en train de faire une grève. On découvre ensuite que c'est en fait la scène du film que tourne Margherita, qui est la réalisatrice. C'est ici une sorte de parallèle, nous découvrons le travail d'un réalisateur à travers un autre film.

Le fait que Margherita soit elle aussi réalisatrice nous fait découvrir la difficulté de la mise en scène d'un film, autant pour le décor que pour le choix des acteurs. En effet, elle sera confrontée à un acteur américain très célèbre, Barry Huggins, qui se montre très aimable et sociable, mais qui est incapable d'aligner trois mots de son texte d'acteur. Ce manque d'interprétation de la part de Barry Huggins va rajouter une petite touche d'humour au film, mais fait peser une pression énorme sur Margherita, qui n'en peut plus de le voir défaillir à chaque moment du tournage de son film.

A côté de son travail, Margherita va devoir s'occuper de sa maman, qui se trouve à l'hôpital. Mais comme elle manque de temps, elle peine à savoir ce dont sa mère a réellement besoin. La maladie de sa mère lui fera peut-être renouer les liens avec elle. On peut penser que Margherita éprouve une certaine jalousie envers son frère, Giovanni, qui s'occupe de leur mère très souvent et qui sait ce qu'elle veut, car il a pris un congé. Cette histoire joue donc avec l'angoisse, l'espoir, la tendresse, et les grandes émotions face à la peur de perdre un proche.

La réalisatrice devra aussi s'occuper de sa fille, Livia, lycéenne, qui apprend le latin, comme sa grand-mère Ada, qui était professeur de latin. Cette matière va les rapprocher, car c'est grâce à sa grand-mère que Livia comprendra et aimera le latin. Ce moment du film apporte une touche de réconfort, qui nous montre que même une langue morte peut rester vivante dans le cœur de ceux qui comprennent l'importance du passé. Et, plus tard dans le film, c'est d’ailleurs dans le passé que vivra Ada, dans ses souvenirs.

 Beaucoup de scènes sont tournées en plan moyen ou en plan américain, ce qui nous permet de voir le décor qui les entoure, tout en concentrant notre attention sur l'interaction entre les personnages.

Cette histoire m'a beaucoup touchée et j'ai trouvé le jeu des acteurs très bon, car à travers leurs visages nous pouvons déceler les sentiments qu'ils ressentent. L'histoire d'un proche malade peut nous toucher à n'importe quel moment de notre vie, et ce film nous montre qu'il ne faut surtout pas se renfermer sur soi-même, mais, bien au contraire, il faut s'ouvrir aux autres et profiter de la vie présente.

Cynthia Lefèvre 
2016/03/26 11:06 #a01e-4f1e-8e37-3b5d72396888
Lycée Emmanuel Mounier
"Mia Madre – quand agacement devient extase"

Il est de ces long-métrages dont les premiers moments vous déçoivent au point que vous voudriez avoir sommeil pour vous endormir. Là où d'autres y ont entrevu les virtuosités du chef- d’œuvre vous ne voyez que les platitudes et les maladresses d'un long-métrage oubliable. Soudain, au détour d'un plan ou d'une réplique insignifiante, la vérité jaillit, vous arrache à votre impatience et vous emmène avec elle. Des replis insoupçonnés se dessinent alors. Le film auquel vous aviez affaire s'est métamorphosé sous vos yeux. Mia Madre est l'un d'entre eux.

Dernier né du désormais cannois Nanni Moretti, il brosse le portrait d'une femme moderne. Margherita est réalisatrice. Traits fermes, cheveux courts, elle a tout de l'italienne dynamique et émancipée. Seulement le spectateur la sent, dès la première séquence, en proie à des bouleversements profonds. En plus de sa vie de famille décadente, elle doit faire face à un tournage exténuant et à l'imminence de la mort, celle de sa mère. Deux intrigues évoluent ainsi de concert : le quotidien sur le plateau, rythmé par les frasques de l'acteur vedette, et celui à l’hôpital, où elle affronte avec son frère une mort annoncée et inacceptable.

Combative, autoritaire, perfectionniste jusqu'à l’excès, Margherita n'est pas de celles qui lâchent prise. Son entourage, qui finit par s'irriter de ses aigreurs perpétuelles, en fait les frais. Pourquoi en effet, demander sans cesse de retourner des rushs déjà satisfaisants, forcer sa fille à faire du latin et sa mère à marcher alors qu'elle se trouve clouée au lit ? Le spectateur grince des dents ; la rigidité est trop manifeste. D'autant plus que Nanni Moretti la traduit de manière effective par la mise en scène, discrète mais ingénieuse. Les cadrages ne sont organisés qu'autour d'une seule dimension, d'un même plan vertical et offrent pléthore d'angles de vue perpendiculaires au sol. Bannissant la gyroscopie, ils traduisent à l'écran les raideurs de Margherita. Les séquences captées dans le récit par l'équipe technique du film et retransmises à l'écran, sont, elles, plus traditionnelles et multiplient plongées, panoramiques et travellings. L'opposition visuelle qui régit les deux strates de la mise en abyme est claire, l'une correspond au monde de la fiction et l'autre, à la réalité.

Réalité. Le mot est lâché. Et il vient éclairer Mia Madre d'une lumière nouvelle. Si Margherita agace, c'est parce qu'elle se débat dans sa propre vie, qu'elle étouffe sous le flot continuel de ses responsabilités. Le réalisateur va même jusqu'à traduire physiquement cette noyade puisque victime d'une fuite d'eau, elle se réveille en pleine nuit et découvre son appartement inondé. Écrasée sans le comprendre par la réalité, elle s'épuise, dans un mouvement contradictoire, à attaquer de front les difficultés et à chercher à les fuir, comme elle évite, sur le plateau, l'équipe du film qui ne cesse de l’assaillir. Margherita est en fait aliénée par un quotidien qui draine sa joie de vivre, la rend âcre et l'éloigne de ses proches. Et puis il y a la mort, celle de sa mère, la sienne aussi, inéluctable. Nous comprenons alors les enjeux du film, échos à nos vies modernes, souvent accablantes et angoissées. L’exaspération cède à la tendresse. La protagoniste de Mia Madre passe, en quelques minutes, du statut de personnage quasi-insupportable à celui d’héroïne émouvante.

Mais Nanni Moretti ne s'arrête pas en si bon chemin. Il tisse ainsi, entre Margherita et Barry, la star américaine appelée sur le film pour en garantir le succès, des liens saisissants. Barry est un fanfaron, trop fier pour apprendre ses lignes, doublé d'un mythomane peu convaincant. Satire désopilante du star system, il vit dans un monde d'artifices et de prétention. Mais lui aussi traverse une crise existentielle et finit par vociférer : « I wanna go back to reality! » Las de jouer à être un autre, il aspire au réel, à l'inverse de Margherita qui voudrait s'en extirper. Et c'est justement parce que leurs problématiques sont opposées qu'ils finissent par se comprendre et s'estimer. Certaines scènes en deviennent poignantes. En plus d’aérer le film par son ridicule délicieux, Barry lui confère donc une profondeur admirable.

Et la réponse de Moretti à tous ces tourments alors ? C'est bien sûr la mère, figure universelle qui donne son nom au film, majestueuse dans sa modestie. Celle qui appelle, sur son lit d’hôpital, sa fille réalisatrice à insuffler de l'espoir dans le cœur des gens, à les rendre heureux. Celle qui part sereinement, et donne à tous une véritable leçon de vie : soyez légers, soyez simples ; laissez-vous porter.

Pablo Moreno
2016/03/26 11:08 #7b9c-489d-953e-bcc06c744612
Lycée Les Chartrons
Mia Madre, un film touchant de Nanni Moretti…

Margherita Buy joue le rôle de Margherita qui est l’actrice principale. Elle tourne un film sur la lutte des ouvriers de l’entreprise qui vient d’être rachetée. Il lutte contre le patron joué par un acteur insupportable qui pousse la réalisatrice à se mettre en colère. Il faut dire qu’elle est triste car, pendant le tournage, sa mère est hospitalisée.

Elle lui rend visite régulièrement mais elle est très occupée. Heureusement, elle peut compter sur son frère Giovanni qui reste auprès d’elle. Il est joué par Nanni Moretti lui-même. Tous les deux doivent affronter une très grande et dure décision.

Ce film raconte une histoire émouvante, triste et dure. Il joue avec le passé et le présent, d’un côté nous voyons le tournage de Margherita qu’elle s’efforce de faire avec de la douleur car de l’autre côté nous voyons sa vie intime, ses souffrances qu’elle subit par rapport à la maladie de sa mère quelle n’accepte pas. Les plans de ce film sont extrêmement bien tournés, nous nous trouvons au cœur du tournage de Margherita comme si nous étions dans le film. C’est un effet spécial en trompe l’œil.

Mon avis est plutôt positif sur ce film car nous sommes transportés par l’histoire en elle-même.
2016/03/26 11:09 #24dd-416a-ae1e-a761594b2f77
Lycée Les Chartrons
Mia madre est un film de Nanni Moretti.

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain John Turturro. Margherita elle est jouée par Magherita Buy et son frère Giovanni est jouée par Nanni moretti en personne. Sa mère Ada jouée par Giulia Lazzarini est à l’hôpital, sa fille Livia jouée par Beatrice Mancini en pleine crise d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre calme et plein d’attentions.

Ce film raconte d’une certaine façon la mort d’une mère.

Dans ce film, on peut voir de très belles images. Bien qu’il soit triste, il y a beaucoup de moments drôles ! Comme par exemple l’acteur joué par John Turturro qui danse au milieu du décor, ou encore quand il tourne un passage du film, il roule sur une ligne droite mais il agite le volant dans tous les sens.

Barry joué par John Turturro, est un acteur drôle. Par contre ce qui fera perdre la tête à Margherita et que Barry ne se rappelle d’aucune réplique !

A plusieurs moments, on va le voir crier, ou perdre la tête.

C’est que c’est difficile de faire un film quand on est triste et déprimé à cause de la mort de sa mère.

Malgré les malheurs qui vont lui arriver dans le film Margherita va réussir à finir son film.

C’est un très beau film, je le conseille à tout le monde !

Yoline Bourdon
2016/03/26 11:09 #7089-428c-98a5-95b10492dcfa
Lycée Les Chartrons
Ce film de Nanni Moretti, nous raconte l’histoire de Margherita (Margherita BUY) une réalisatrice qui tourne un film avec un grand acteur du cinéma américain Barri (John TURTURRO). Elle apprend que sa mère est gravement malade. Margherita n’y arrive plus entre les problèmes qu’engendrent son film qui n’avance pas, ses problèmes personnels et les crises de sa fille. Quant à son frère, il est toujours aussi calme et souriant. Pourtant elle et son frère font du mieux qu’ils peuvent pour aider leur mère qui est à l’hôpital, il lui emmène des plats fait maison, ils décident aussi de la faire revenir à la maison. Mais malgré tout, rien ne peut empêcher les choses de la vie.

Pour moi, c’est un film très intéressant et il y a une belle histoire. Nous pouvons ressentir beaucoup d’amour et d’émotion à travers ce film.

Mais en vue du récent décès de ma grand-mère ,« Mia Madre » m’a fait resurgir des souvenirs et ma replongé dans mon deuil … Je me suis sentie à la place Livia (Beatrice Mancini) qui vient de perdre sa grand-mère.

Camille Tetard
2016/03/26 11:10 #836b-4bf3-bf59-00e358a27399
Lycée Les Chartrons
Un mélange de l’intime et de la vie quotidienne

Nanni Moretti a transmis à Margherita Buy le rôle de la période de sa vie la moins facile à surmonter, la mort de sa mère. Réalisatrice, l’actrice principale du film en plein tournage, John Turtorro ne lui facilite pas la tâche. C’est un acteur arrogant, capricieux, difficile à vivre. Entre la maladie de sa mère, sa fille en pleine crise d’adolescence, Margherita a du mal à tenir. Un film plein d’émotions. Entre des scènes tragiques et des scènes remplie d’humour, ce film ne manque pas de mélange. La vie privée de Margherita reflète la vie privée de tous. Un jour ou l’autre nous devrons surmonter le décès d’un proche. Le talent de Moretti ressort dans les scénarios. Film à voir.

Camille Tetard
2016/03/26 11:12 #a375-4cf7-b548-b2c37112a68c
Lycée Les Chartrons
Mia Madre est un film de Nanni Moretti. Il raconte l’histoire d’une femme nommé Margherita et son frère

Leur mère est beaucoup malade pendant que Margherita tourne un film ; sa maladie en joue beaucoup sur le film que réalise Margherita car elle est beaucoup énervée alors que son frère est très calme est très posé.

Points positifs de ce film : C’est un film très émouvant qui nous fait bien comprendre l’importance de la famille dans notre vie et que malgré tous, si on veut réussir nos projets nous pouvons.

Points négatifs de ce film : Ce film est un peu trop long, comme les musiques et nous avons du mal à cerner certains personnages.

Stessy Lanz
2016/03/26 11:12 #b820-43bc-9009-1039ae66bd66
Lycée Les Chartrons
Margherita est une réalisatrice qui, pour son nouveau film, dirige un acteur Américain très pénible. Pendant ce tournage, Margherita doit assumer des problèmes personnels, la maladie de sa mère et les crises de sa fille.

Points positifs : Nanni Moretti, à travers ce film, montre les conséquences de la peur de perdre un être aimé. Il montre aussi la difficulté de la profession de metteur en scène. Je trouve cela beau et vraiment très réaliste. Quand on a déjà vécu la perte d’un être cher ce film est encore plus facile à comprendre. Ce film m’a vraiment touché, il m’a ému aux larmes. J’ai adoré son côté drôle puis émouvant.
J’ai vraiment réussi à me mettre dans la peau de Margherita, car j’ai aussi refusé de laisser partir, laisser mourir mon grand-père, c’est un sentiment très fort, on se sent impuissant, on ne peut rien faire et cela fait très mal.
Le réalisateur traite le sujet de deuil dans son film avec subtilité et pudeur, sans jamais trop appuyer sur la gravité des faits.

Points négatifs : Les plans de caméra étaient trop longs. Puis le film me semblé parfois incohérent, parfois dure à comprendre, mais cela n’enlève rien a l’effet d’émotion produit tout au long de ce film.

Célia Larqué
2016/03/26 11:15 #8269-4e91-84c5-23654f2b47ee
Lycée René Cassin
Sypnosis : Margherita est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère, mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon et s'inquiète pour sa fille adolescente. (source : Wikipédia)

Mon Avis : Ce film était bien plus dynamique que les films précédents, ce qui est assez rafraîchissant. Le budget joue aussi sur l’apparence plus « blockbuster » de Mia Madre que les autres films dont le budget était un peu plus restreint. Cependant, le sujet de la mort d’un proche est traité de manière bien plus légère que dans d’autres films ; une personne âgée en train de mourir ayant besoin de soins et d’attention de la part de ses proches. Il m’a notamment fait pensé à Amour de Michael Haneke ; vulgairement, « des vieux qui meurent » selon certains critiques du festival de Cannes. Le film traite en effet de la mort d’Ada, la mère de Margherita – ses conséquences et la réaction de ses proches.

Selon moi, l’atmosphère faisait plus « tranche de vie » que « dramatique ». La mort d’Ada est triste et son état inspire la pitié. La dépression de Margherita se ressent dans certaines scènes. Cependant, les passages comme l’anniversaire de l’acteur Barry Higgins en musique, où l’équipe de tournage danse avec lui est légère et humoristique. La fille de Margherita est une adolescente comme les autres ; elle rappelle n’importe quelle jeune fille sage mais complice avec sa grand-mère.

Globalement, j’ai trouvé ça intéressant d’alterner entre le tournage du film de Margherita, et sa vie quotidienne ainsi que la progression de l’état de sa mère. Ada est elle aussi très touchante ; c’est une personne âgée déterminée et douce. Ses anciens élèves viennent occasionnellement lui rendre visite, et confient à Margherita qu’Ada était comme une mère pour eux, partageant leurs souvenirs passés avec elle, ce qui donne une dimension plus réaliste au passé d’Ada.

Là où mes camarades ne semblaient pas spécialement réceptifs à la fin, j’étais profondément touchée par la scène où Livia, la fille de Margherita, apprend la mort de sa grand-mère. La scène m’a rappelé beaucoup de choses. Cette atmosphère était unique ; c’est un sentiment complexe à expliquer, mais à ce moment-là, j’avais l’impression de revivre la même chose que Livia. La mort d’Ada allait arriver tôt ou tard et sans prévenir, elle le savait, et c’est en pleine nuit, dans son lit, qu’elle entend le téléphone sonner dans le salon ainsi que la voix basse de son père qui visiblement sait que ce qui devait arriver est arrivé. Le plan est fixe sur Livia qui a allumé sa lampe de chevet et qui écoute silencieusement ; elle sait elle aussi que quelque chose est arrivé et elle espère tout de même que ce n’est pas ce qu’elle pense. Son père finit par dire « je vais la réveiller pour lui annoncer. », Livia a compris que c’est Ada. Elle se retourne, se cache sous sa couette, et fond en larmes.
Cette scène m’a rappelé que même quand les adultes pensent cacher les nouvelles douloureuses à leurs enfants, souvent, ces derniers l’ont déjà appris par eux-mêmes.

Un autre élément du film qui m’a mise mal à l’aise ; la froideur avec laquelle Margherita se comportait parfois avec sa mère. J’ai du mal à supporter ce genre de comportements envers les personnes âgées, et la pire scène que j’ai pu voir est celle où Margherita refuse catégoriquement qu’Ada conduise, la fait sortir, et heurte volontairement un mur à multiple reprises jusqu’à détruire l’avant de la voiture.

Concernant la réalisation, j’ai trouvé certains passages assez nébuleuses, comme ceux qui nous révèlent les rêves de Margherita. J’aurais opté pour un filtre sur la caméra, quelque chose qui accentuerait le surréalisme dans ces scènes.

Le personnage de Barry Higgins est intéressant lui aussi, car son caractère explosif me rappelle celui de l’acteur Klaus Kinski, notamment dans Fitzcarraldo de Werner Herzog. Il a tendance à s’énerver sur les tournages, casser des choses, insulter le réalisateur – cette énergie m’a rappelé cet acteur allemand.

En conclusion : Mia Madre est un film intéressant, équilibré entre une esthétique de film mainstream et film d’auteur. Il a cependant un rythme un peu lent, mais je l’ai tout de même apprécié.

Joséphine Conte
2016/03/26 11:16 #992b-492c-bbc2-8d959724fc71
Lycée René Cassin
Mia Madre est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti et sorti en 2015. Le film figure dans la sélection officielle au Festival de Cannes 2015, en compétition pour la Palme d'or.

Résumé : Margherita est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon et s'inquiète pour sa fille adolescente.

Mon avis : J’ai bien aimé ce film car il raconte une belle histoire de la vie de tous les jours : la mort d’une personne qui nous est chère. Par moment, le film est émouvant surtout vers la fin lorsque la mère de Margherita meurt. Mais il y a aussi des scènes amusantes avec John Turturro.

Je pense que pour des adolescents, c’est un film qui manque d’action et qui est un peu plat. Depuis le début de la sélection, je trouve que c’est l’un des meilleurs films que nous ayons vu.

 La note que je donne à ce film : 6/10

Mathilde Di Vagno
2016/03/26 11:16 #96e6-4b9b-91d5-d9666cc55572
Lycée René Cassin
Présentation: Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. À ses questionnements d’artiste engagée se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence... Son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable. Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

Mon avis: Mia Madre, sorti le 2 décembre 2015, a été réalisé par Nanni Moretti. Tony Laudadio, Lorenzo Gioielli, PIetro Ragusa font partie des acteurs principaux.

Je trouve que ce film est bien parce qu’il y a une vraie histoire, c’est touchant, triste et drôle. Mais pour des adolescents il n’y a pas assez d’action, c’est plat, certaines scènes sont ennuyeuses. Les acteurs jouent assez bien. Je trouve que c’est l’un des meilleurs films depuis le début d’année. De plus, j’aime bien la langue italienne car je la comprends donc cela ne m’a pas dérangé que le film soit en italien.

J’ai trouvé ce film triste car la mère de Margharita meurt. Mais c’est également drôle grâce à John Turturro qui joue le rôle d’un Américain qui n’arrive pas à apprendre son texte, ce qui est amusant pour les spectateurs.

Lisa Giannotta 
2016/03/26 11:17 #e407-47e2-8fb7-ca77dd98a27b
Lycée René Cassin
Présentation : Margherita est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années dont la mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir. Elle s'en occupe avec son frère, mais elle est très prise par le film qu'elle est en train de tourner, dans lequel joue un acteur américain mondialement connu, Barry Huggins, au caractère difficile. Margherita vient aussi de quitter son compagnon et s'inquiète pour sa fille adolescente.

Avis : J’ai bien aimé ce film, je trouve qu’il parle des réalités de la vie, notamment le décès d‘une personne qui nous est chère. Je trouve aussi que les acteurs jouent bien, que Margarita est une femme forte même si elle craque à certains moments. Elle ne sait pas très bien ce qu'elle veut. Angoissée, elle fait souffrir son entourage. Même avec sa propre mère, pourtant malade, Margherita peut se ré­véler cruelle. A bout de nerfs, Margarita la force à marcher dans la chambre d'hôpital alors qu'elle est épuisée. Il y a trois générations dans le film, de la grand-mère à la petite-fille et, à travers elles, le cinéaste aborde les thèmes de la transmission et de l'héritage maternel. Un film sur la mort, sur le deuil, sur l'agonie d'une mère et les répercussions que cela peut avoir sur le travail de tous les jours parce que, malgré tout, la vie continue. Et cela en dépit de la mort et, en particulier, de la mort d'une mère.

Note : 6,5/10 - Depuis le début de la sélection, c’est le film que j’ai préféré.

Michelle Halter 
2016/03/26 11:18 #bfa6-4340-a66f-e84f5e234090
Lycée René Cassin
Les acteurs du film sont Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini, Nanni Moretti et Beatrice Mancini. Je trouve qu’ils jouent tous très bien. John Turturro fait partie du film qui est réalisé dans le film: il joue très mal, il oublie ses textes… Je trouve aussi que le film est très bien réfléchi car il mêle la tristesse et l’humour afin de « mélanger » les émotions des spectateurs.

Personnellement, j’ai un avis partagé : j’ai aimé ce film car l’histoire est touchante et drôle et j’ai beaucoup apprécié les personnages, en particulier le personnage principal (Margarita). Le fait qu’elle soit forte mentalement et qu’elle sache diriger une équipe de tournage, cela m’a plu. La réalisation d’un film dans le film était réussie.

Par contre, je n’ai pas aimé le fait que la mère meure à la fin car je m’attendais à ce qu’elle guérisse vu que le film était lent. Cette lenteur me laissait croire que tout était possible et puis, finalement, non.

Nabila Khbaizi 
2016/03/26 11:31 #517e-420d-8f83-85bc7d70a08b
Lycée J. Rostand
Mia Madre, un bon film, sans plus

 Le nouveau film dramatique de Nanni Moretti nous conte l'histoire émouvante, mais étrangement vide et classique, de Margherita, une réalisatrice tourmentée et en plein tournage, jouée par Margherita Buy. Dans sa fiction joue un célèbre acteur américain, Barry Huggins interprété par le célèbre John Turturro, qui avait notamment un rôle dans « Reaging Bull » de Martin Scorsese mais aussi dans les « Transformers » de Micheal Bay plus récemment. On peut déjà noter que l'héroïne du film porte le même nom que l'actrice qui la joue, et que John interprète un acteur qui lui ressemble.

Premier point gênant du film : le scenario. Il n'est pas innovant ni très original. On suit une femme minée par ses problèmes. En effet, sa mère est mourante, sa fille est en pleine crise d'adolescence et son film n'avance pas d'un poil. On peut tout de même, saluer au passage, la performance d'acteur de John Turturro qui se voit obligé d'interpréter un acteur amnésique et dont les performances sont discutables. On suit alors la vie de cette réalisatrice qui tente de résoudre ses problèmes. Une partie du film se passe aussi dans les rêves de Margherita qui sont de plus en plus dérangés et reflètent son comportement. Ces scènes auraient pu être un point positif du film si le montage n'était pas brouillon et très vague. On ne sait pas réellement quand on se trouve dans uns de ses rêves ou non.

Arrive alors un autre point dérangeant du film : les choix de réalisation faits par Nanni Moretti. Ceux-ci tournent parfois au ridicule voire au dérangeant tant ils sont exagérés. Par exemple, dans une scène où Margherita se rend à l'hôpital pour rendre visite à sa mère, celle-ci demande à aller aux toilettes. Consciente des problèmes que ses soins entraînent en termes de mobilité, elle demande malgré tout d'y aller à pied, aidée bien entendu par sa fille. La vieille femme fait deux pas et dit qu'elle ne peut plus avancer. Elle demande à Margherita d'aller chercher le fauteuil roulant. La réalisatrice refuse et se met dans tous ses états essayant de trainer sa mère de force jusqu'aux toilettes. Cette scène qui, au départ, symbolise l'espoir et l'envie de se battre se transforme en scène pathétique où on a presque envie de rire tellement sa réaction au refus de sa mère tient de celle d'un caprice d'enfant. Si ces excès ne concernaient qu'une seule scène j'aurais pris cela pour une erreur ou un bafouillage mais on ne s'attache pas au personnage de Margherita, qui est en permanence tourmenté et dans le doute. Le fait de ne pas s'identifier à un personnage transforme malheureusement toutes les scènes qui devraient être chargées d'émotion en scènes vides, banales voire pour certaines sans intérêt.

Je vais aussi m'attarder sur quelques rôles dits « secondaires ». Celui du frère de l'héroïne, par exemple, joué par le réalisateur lui-même. Très attaché à sa mère, c'est lui qui pousse Margherita à légèrement délaisser son film pour aller voir plus souvent leur mère. Ce personnage est vide... Il n'a pas d'attache à part sa mère et sa sœur. On voit seulement en lui le personnage qui rappelle à la raison Margherita et qui va lui avouer, vers la fin du film, son tempérament agaçant que l'on ressent même à travers la caméra.

Le personnage de Barry Huggins est, pour moi, le seul personnage potentiellement attachant du film (avec la mère de Margherita). Le réalisateur a réussi à créer un personnage insupportable dans un premier temps, avec ses goûts de luxe et son tempérament suffisant. Ce sentiment du spectateur est renforcé par le fait que l'on croit qu'il n'apprend pas ses répliques. Il s'humanise brutalement dans la scène où il s'excuse auprès de Margherita et lui explique sa maladie l'empêchant de retenir même les noms de ses collègues sur le plateau. On s'attache alors à ce John Turturro, qui joue très bien, et on comprend tous ses tourments évoqués au début du film.

La mère de l'héroïne est aussi une figure incontournable du film puisque celui-ci tourne autour d'elle. On ressent immédiatement de la compassion pour elle. Cette professeure de latin à la retraite et vraiment sympathique. C'est compliqué de décrire ce personnage parce qu'on apprend son histoire à différents moments du film et cela reste très vague et superficiel. On sait par exemple, qu'elle était très impliquée dans son travail, qu'elle poussait ses élèves à accomplir leurs rêves et à poursuivre leurs études. On voit même que certains d'entre eux retournent la voir des années plus tard. Ce trait de caractère renforce cette idée de compassion et fait passer cette vieille dame pour notre Madre à tous pendant 1h47.

En conclusion, je dirais que ce film m'a autant plu que déplu ...

Il ne m'a malheureusement pas transporté dans son univers et j'ai trouvé le scénario trop vide et manquant d'originalité. En revanche, certaines idées sont réellement pertinentes et auraient mérité d'être développées.

Tom Chartier
2016/03/26 11:32 #a93e-4124-82f7-b14d12747419
Lycée J. Rostand
Mia Madre ou une leçon de vie

Mia Madre est un film de Nanni Moretti sorti en 2015, soit quatre ans après sa précédente œuvre Habemus Papam. Cette nouvelle histoire s'inspire de sa propre vie, de la mort de sa mère.

Dès la scène d'ouverture le réalisateur nous surprend. On se retrouve dans une intercalation entre des CRS et des ouvriers défendant leurs postes ainsi que leur usine. On croit donc que le film va porter sur les licenciements de masse ainsi que le chômage ou encore la recherche d'emploi. Mais quelques minutes plus tard, au « coupez ! » de la réalisatrice, interprétée par Margherita Buy, le spectateur se rend compte que les images l'ont trompé. Cette scène nous apprend qu'il ne faut pas être naïf devant ce que peuvent raconter les images.

Puis on va voir ce personnage principal sous un autre angle, plus intime. On se glisse dans sa vie familiale compliquée, de même que sa situation amoureuse et l'on découvre son égocentrisme. Elle ne fait attention qu'à elle et en oublie les autres personnes.

Elle a peur de la mort de sa mère, incarnée par Gulia Lazzarini. Sa mère, Ada, a un caractère opposé à sa fille. En effet, elle cherche à partager, par exemple son amour du latin avec sa petite fille, Livia, jouée par Béatrice Mancini, tandis que Margherita se renferme sur elle à cause de sa peur. C'est cette même peur qui va servir de fil conducteur au film tout comme à la réalisation de son film.

John Turturro joue le rôle de Barry Hugging, un patron sans scrupules voulant faire plus de profit en licenciant de nombreux employés. Cet acteur représente la caricature de l'acteur américain, mégalomane, égocentrique, puisque qu'il va tourner le film sans même connaitre son texte.

De plus, la mère de Margherita changera ensuite d’avis sur divers sujets tel que son maintien à l’hôpital ou son retour chez elle : une question que tout le monde se pose à un moment ou un autre de sa vie.

Ensuite on voit la réalisatrice, dans son appartement inondé, en train de tenter d'éponger cette eau qui monte lentement mais sûrement, ce qui fait penser à une métaphore du Titanic. Dans une autre scène, que je pense rêvée, la réalisatrice semble déchirer le permis de conduire de sa mère comme pour la priver de liberté et d'autonomie. Le film mélange des scènes « rêvées » par la réalisatrice et des scènes vécues. Cela produit une confusion entre la réalité et le rêve qui nous fait réfléchir.

Ce film est une œuvre superbe, malgré le mélange de scènes nous faisant perdre parfois le fil conducteur.

Théo Lecardonnel
2016/03/26 11:35 #e451-43ab-aeb1-50f22227757c
Lycée J. Rostand
Le réalisateur Nanni Moretti nous présente en 2015 son nouveau film, Mia Madre. Ce film italien, dramatique, met en scène Margherita, une femme d'une cinquantaine d'années, fraîchement célibataire, et mère d'une adolescente, qui doit, avec difficultés, jongler entre sa vie professionnelle de réalisatrice qui lui demande patience, notamment avec l'acteur américain difficile à gérer lors du tournage de son film, et sa vie personnelle compliquée. Elle a rompu avec son compagnon et sa mère vient de tomber gravement malade. Elle doit alors, avec son frère aîné, s'en occuper. Le film aborde le thème de la mort et aussi celui de la famille. Comment la personne qui va mourir appréhende-t-elle sa fin et comment ses proches se préparent-ils à cela ?

Le personnage principal du film, Margherita, est bouleversant. On la voit souvent pleurer, à bout de nerfs. Elle semble marquée par la vie et par ses nombreux échecs amoureux mais aussi très fatiguée. Elle se perd alors entre sa vie et ses rêves. A plusieurs reprises dans le film, des scènes les représentent. Mais on a parfois du mal à les distinguer de la réalité et, nous aussi, on s'y perd.

Pour ce rôle, Nanni Moretti a fait appel à Margherita Buy, qu'il connaît bien. Elle a, en effet, déjà joué dans deux autres films du cinéaste. Ce dernier l'a bien choisie, c'est une excellente actrice, faite pour ce rôle !

Barry Huggins, interprété par John Turturro, joue le rôle de l'acteur américain cliché, capricieux et hautain. Par ses différents caprices de star, voulant ceci, critiquant cela, et souvent mécontent, le personnage se veut drôle et amusant mais devient plutôt, très rapidement, lourd et agaçant. Mais à un moment donné, il avoue ses faiblesses et évoque auprès de son entourage professionnel, l'équipe du film de Margherita, la maladie qui le handicape dans son travail. Le personnage devient alors grave et émouvant et surtout plus intéressant, alors on le préfère ainsi.

Le réalisateur a dessiné une belle mise en abyme avec du cinéma dans le cinéma ! Nanni Moretti semble, effectivement, se représenter à travers Margherita, réalisatrice. Cependant, dans le film, il ne joue pas le rôle du réalisateur mais celui du grand frère bienveillant de Margherita, qu'il interprète à merveille. Il soutient sa sœur, qui traverse une période difficile et qui semble vraiment très touchée et affectée par la maladie de leur mère. Cette entraide fraternelle est belle à voir.

Agacée et lasse de sa triste chambre d'hôpital, Ada, la grand-mère, s'en échappe un instant et sort dans la rue. Elle redécouvre la vie extérieure qu'elle n'a pas vue depuis un certain temps. Cela fait penser à la très célèbre scène du film allemand, Good Bye, Lenin ! quand Christiane sort enfin de chez elle, et découvre que la vie à Berlin n'est plus du tout la même qu’avant.

La scène où la grand-mère, ancien professeur de latin, aide, depuis son lit d'hôpital, sa petite fille qui a des lacunes dans cette matière est intéressante et émouvante. On voit, en effet, un élément qui unit les deux femmes : le latin. Ada transmet son savoir. Cela montre que, même si elle est en train de s'effacer peu à peu de ce monde, elle aura transmis quelque chose qui restera, elle aura laissé sa trace et sa petite-fille se souviendra d'elle.

Les relations amoureuses de Margherita occupent une assez grande place dans le film. Dans l'un de ses rêves, elle assiste à la discussion d’un couple et s'y reconnaît avec son ex-compagnon. Celui-ci, d'ailleurs, la retrouve autour d'un café à la fin du film et lui dit sans détour ses quatre vérités. Ce qui va provoquer chez Margherita une certaine prise de conscience.

En résumé, même si le scénario n'a rien d'exceptionnel, Mia Madre est un beau film, triste et tragique, qui se laisse tout de même regarder et apprécier.

Juliette Pucel-Bastié
2016/03/26 11:36 #3a8e-43c6-a8b4-e3e172d33bab
Lycée J. Rostand
Mia Madre : entre la famille et le travail

Mia Madre est un film réalisé par Nanni Moretti, réalisateur et acteur de nationalité italienne.

Ce film, réalisé en 2015 en Italie, nous plonge dans la peau d'un personnage féminin, une réalisatrice : Margherita, qui est en train de tourner un nouveau film avec dans le rôle principal, un acteur venant d’Amérique. Cependant, la mère de la réalisatrice en chef est hospitalisée suite à des problèmes de santé. Margherita rend souvent visite à sa mère, après son travail, accompagnée de son frère Giovanni, joué par le réalisateur Nanni Moretti.

Le film provoque un impact émotionnel conséquent sur les spectateurs : entre le stress au travail de Margherita et les problèmes de santé de sa mère, on se sent touché par les événements. La fille de Margherita veut apprendre le latin, ce qui donne une place importante à la langue dans ce film et qui nous montre le lien fort qui existe entre la mère de Margherita et la fille de cette dernière. Malgré ses problèmes de santé, Ada, la mère de Margherita, veut apprendre le latin à sa petite-fille. Cela met en évidence qu'une part du film est accordée à la langue.

L’élément le plus émouvant du film est sans doute l'hospitalisation de Ada : on voit, à travers des rêves ou cauchemars, que sa fille, Margherita, est inquiète pour elle, comme dans la scène où on voit Margherita poser une question à Ada, mais… que celle-ci ne répond pas. Il y a également d'autres scènes spectaculaires où, par exemple, nous voyons Ada, sortir de l'hôpital. Puis vient une scène où nous voyons Margherita à son travail et ainsi de suite : cela nous montre, à nous, spectateurs, qu’Ada veut retourner chez elle et vivre avec sa famille, c'est en cela que le film libère sa force émotionnelle.

Barry, l'acteur américain et personnage principal du prochain film de notre réalisatrice, est un personnage qui a pour but de donner un registre comique au film ; il est en effet assez drôle et a ses petites touches d'humour. Il est souvent en train de s'amuser lors du tournage. Cela nous montre bien que Nanni Moretti arrive à donner à la fois un registre comique et un registre tragique au film.

Dans ce film, nous avons également l'occasion d'assister à des scènes se passant dans le subconscient du personnage principal, Margherita : elle effectue des rêves, soit par rapport à son travail soit par rapport à sa mère, et ses rêves nous aident à mieux comprendre sa situation émotionnelle et ses inquiétudes. Par exemple, lors d'un rêve, Margherita voit sa mère morte ou sur le point de mourir, ou bien alors elle voit son film mal finir.

Pour évoquer le stress et la fatigue de Margherita, Nanni Moretti utilise des scènes nous montrant des événements réels, par exemple l’inondation dans l'appartement de Margherita. Au début de cette scène, on peut penser que c’est un rêve, ce n'est qu’un peu plus tard que le spectateur se rend compte que Margherita change de logement et va habiter dans la maison de sa mère hospitalisée et qu’il s’agissait donc d’un fait réel de sa vie.

Mia Madre est un film évoquant les sentiments d'une réalisatrice, perdue dans le stress… elle ne sait plus quoi faire, elle veut aider sa mère très gravement malade avec son frère, Giovanni.

Ce film est vraiment très intéressant avec le côté émotionnel qu'il apporte, le scénario autour d’Ada, la mère de Margherita, est fascinant.

Tom Henry
2016/03/26 11:37 #2eb9-4c4b-a04f-bd1ecdd37b19
Lycée J. Rostand
Mia Madre : le dernier Nanni Moretti sur la mort à venir

Nanni Moretti (déjà auteur de La Chambre du fils, où un père et une mère tentent de faire face à la mort de leur fils) a réalisé avec Mia Madre son film le plus intime et presque autobiographique. Son alter ego cinématographique est une cinéaste, Margherita (jouée par Margherita Buy), en conflit avec l’acteur principal de son film, Barry Huggins (John Turturro). Il est américain, mythomane (il prétend avoir tourné avec Stanley Kubrick), et prodigieusement agaçant. De plus, Ada (Giulia Lazzarini), la mère de Margherita, est gravement malade. Cela inquiète fortement Margherita et son frère, Giovanni, incarné par Nanni Moretti lui-même; ce dernier a pris en effet l’habitude de jouer dans ses propres films.

Dans le film, la mort est un sujet central, tout comme dans La Chambre du Fils. La différence majeure est que celle-ci, dans ce dernier, est passée, et c’est le deuil qu’affrontent les parents. Dans Mia Madre, la mort omniprésente plane sur Ada comme un vautour : les protagonistes savent qu’elle frappera mais ne savent pas quand. Ce que ne s’avoue pas Margherita…

Nanni Moretti crée une mise en abyme qui lui correspond. On devine que le cinéaste connaît certains problèmes rencontrés dans le film de Margherita. Il nous montre l’envers du décor (en particulier les scènes de conduite automobile, où la voiture est installée sur un camion). Il aurait très bien pu réaliser le film de Margherita, où des ouvriers se battent pour leur travail.

La fille de Margherita, Livia, possède un lien particulier avec sa grand-mère : elle apprend le latin. Ada l’enseignait avant sa retraite. Même à l’hôpital, elle continue à le lui apprendre. En tant que patrimoine familial, le latin les rapproche. Margherita, elle, consacre moins de temps à sa mère que Giovanni. Ce qu’annoncent les médecins la dépasse, et Barry Huggins occupe toutes ses pensées. Il joue terriblement faux, croit tout savoir et se met en colère facilement. Jusqu’à la révélation finale : après une dispute avec Margherita, il revient s’excuser auprès d’elle. Elle se trouve chez elle, avec sa fille et son frère. À la fin du repas, il leur avoue sa maladie : il est incapable de reconnaître les visages des gens (on peut supposer qu’il est atteint de prosopagnosie, comme Brad Pitt). Cet aveu les rapproche et les fait se comprendre.

Dans Mia Madre, Nanni Moretti nous livre le portrait de trois femmes confrontées à la vie, mais surtout à la mort. L’une devient adulte, une autre se questionne, et la dernière va irrémédiablement vers sa fin. Mais chacune s’inquiète surtout pour les deux autres. Le réalisateur, dans le rôle de Giovanni, se dépeint comme un accompagnateur dans les épreuves rencontrées. Sans se mettre en scène comme personnage principal, il apparaît comme le plus lucide. Il sait que sa mère va mourir et essaie de faire en sorte que Margherita s’en rende compte. Un deuil anticipé vaut mieux qu’une mort brutale et inattendue…

Antoine Josse
2016/03/26 11:37 #e33a-49e2-b7c4-7ce50c94b010
Lycée J. Rostand
Entre rires et émotions, tous les sentiments passent dans Mia Madre

Sorti en 2015 et réalisé par Nanni Moretti, Mia Madre est un film italien racontant l’histoire de Margherita (Margherita Buy), une réalisatrice italienne tourmentée par le tournage de son film, qui devient ingérable en raison du comportement de Barry Hugins (John Torturro), l’acteur principal très capricieux, et la maladie qui ravage sa mère. Accompagnée par son frère Giovanni (Nanni Moretti) et par sa fille Livia (Beatrice Mancini), elle doit s’occuper de sa mère mourante tout en terminant son projet cinématographique.

Le film débute par une mise en abyme. On croit assister au début du filmde Moretti, mais on se rend compte que c’est juste une scène du film de Margherita. Après cette scène, on réalise tout de suite le caractère « bipolaire » de Margherita, elle peut passer du calme à l’agacement en un court instant. C’est sûrement engendré par le stress et le sentiment d’impuissance qu’elle éprouve devant la maladie de sa mère.

Mia Madre a pour thèmes principaux le deuil et la mort. Ce n’est pas la première fois que Nanni Moretti traite ces thèmes. Déjà, La chambre du fils (2001), film pour lequel le cinéaste a reçu la palme d’or au Festival de Cannes, traitait de la mort brutale d’un enfant et des parents qui doivent faire leur deuil. Contrairement à ce film, la mort n’est pas brutale dans Mia Madre : on accompagne Ada (Giulia Lazzarini), la mère de Margherita, vers une fin qui paraît inéluctable. Ada était un ancien professeur de latin, langue qui a disparu peu à peu. La fin de vie de cette dame peut être une image de la disparition de cette langue, mais Ada se bat contre sa maladie, et aussi contre la disparition de la culture latiniste en apprenant le latin à sa petite fille.

Dans son film, Nanni Moretti jongle avec les émotions en passant de l’humour au tragique. Le personnage de l’acteur principal du film de Margherita apporte une touche de fraîcheur dans le film. C’est un homme égocentrique et imbu de sa personne quand il est dans son rôle d’acteur, clamant qu’il a tourné avec les meilleurs et qu’il était très bon. Mais il est aussi agaçant qu’émouvant : on découvre sa face sensible et touchante quand une caméra n’est pas pointée sur lui, lorsqu’il entame une danse endiablée sur une musique rythmée lors de son anniversaire, ou encore lorsqu’il avoue être atteint d’une maladie le handicapant fortement dans son métier.

Nanni Moretti a l’habitude dans ses films d’utiliser des personnages le caractérisant, mais c’est la première fois qu’il choisit une femme pour interpréter ce rôle. Quant à lui, il se contente d’un second rôle de grand frère protecteur et assez discret.

Par la présence de la mort tout au long du film, Mia Madre à un côté philosophique. Alors qu’elle est au plus mal dans sa maladie et qu’on lui demande à quoi elle pense, Ada répond tout simplement : « à demain ». Malgré sa perte de mémoire, elle est consciente qu’il faut vivre chaque instant et qu’elle ne peut pas se projeter très loin dans le futur. Or, c’est ce que refuse d’imaginer sa fille, qui se voile la face en n’imaginant pas perdre sa mère.

Porté par une bande son alliant mélancolie (avec « Famous Blue Raincoat » dans la scène où l’on voit la file d’attente devant un cinéma), mais aussi énergie, lors de l’anniversaire de Barry Huggins, et également porté par des acteurs magnifiés par le réalisateur-acteur, Mia Madre est un film émouvant, touchant et drôle, qui montre que le cinéma italien renaît de ses cendres.

Erwan Moulai
2016/03/26 11:38 #ff55-4343-a982-ae150369c432
Lycée J. Rostand
Mia Madre : Entre rêve, film et réalité

« Mia madre » est un film du réalisateur Nanni Moretti paru en 2015. Ce film raconte l’histoire de Magherita, interprétée par Margherita Buy, une réalisatrice de film qui rencontre divers problèmes lors du tournage de son film. Elle trouve que tout ce qu’elle filme n’est pas satisfaisant, elle a des doutes sur son travail. Son film raconte l’histoire d’ouvriers licenciés par le chef Barry, interprété par John Turturro. Au tournage de son film s’ajoutent aussi ses problèmes de vie privée, la rupture avec son conjoint, la maladie de sa mère Ada, sa fille qui grandit et dont elle doit s’occuper. Margherita, se compare avec son frère Giovanni, interprété par Nanni Moretti, qui semble irréprochable avec sa mère mourante : notre réalisatrice se sent nulle et n’arrive pas à trouver la force nécessaire pour finir son film…

Le film commence par une scène d’émeute entre ouvriers et forces de l’ordre, puis on entend un « coupez », et on se rend compte que ce n’est pas le film que nous sommes en train de regarder, mais le film de Margherita. Puis, directement, elle se met à critiquer le film qu’elle fait, elle critique le jeu des acteurs, les plans de caméra qu’elle trouve trop rapprochés… On remarque tout de suite que le personnage manque de confiance en soi, alors que ses collègues trouvent que ce qu’elle fait est acceptable. On peut penser que Nanni Moretti se met à la place du personnage principal, il montre sûrement le mal qu’il a eu à réaliser certains films.

Dans ce film, on remarque aussi la qualité de la manière dont filme Nanni Moretti, par exemple dans la scène de la queue devant le cinéma : le spectateur se retrouve entre rêve et réalité. On voit bien que Margherita est dehors, mais les personnes de la queue sortent de son imagination, comme sa mère, normalement mourante, en train d’attendre là pour voir un film (peut-être celui que Margherita est en train de tourner). Dans cette queue, elle voit aussi un couple se disputer, et ce couple n’est autre que le sien. Ici, on voit que la manière de filmer est impressionnante : elle nous plonge entre rêve et réalité, dans les tourments intérieurs de notre réalisatrice.

On remarque aussi le très bon jeu des acteurs, entre autres celui de Margherita Buy, comme lors de la scène où sa mère veut aller aux toilettes en fauteuil, et que notre réalisatrice veut qu’elle y aille à pied. Mais, Ada n’en a pas la force… on voit que Margherita est dépitée, elle sait que c’est le début de la fin, une fin dont elle ne veut pas car elle aime sa mère. John Turturro joue très bien aussi, dans le rôle de l’acteur capricieux, imbu de lui-même, trop sûr de lui. Mais, au fur et à mesure que le film avance, on découvre une autre facette de ce personnage : c’est un homme atteint d’une maladie l’empêchant de mémoriser, ce qui l’handicape dans le métier d’acteur à cause des répliques à retenir. Il y a ainsi une très jolie scène lors du repas avec Margherita, sa fille, son frère Giovanni et John (Barry), dans laquelle il explique sa maladie : ce moment est très émouvant, et transforme un personnage qui paraissait mauvais en un personnage qui inspire la pitié.

La mère de Margherita, Ada est aussi un personnage très important de l’histoire. Sa maladie progresse au fil du film et s’aggrave, elle occupe les rêves de Margherita, qui devient complètement obsédée par ça. Ses rêves sont très bien filmés, car on a l’impression de voir la réalité, alors qu’en même temps on sait très bien que c’est un rêve que nous-mêmes on aurait pu faire. Peut-être que Nanni Moretti se met à la place de Margherita dans ces rêves.

Ce film est une mise en abyme du métier de réalisateur, des problèmes lors des tournages et des problèmes que l’on peut rencontrer dans notre vie privée. Ce film est vraiment bien réalisé et peut parler à tout le monde, il donne à réfléchir et montre le génie du cinéma italien, comme d’autres chefs-d’œuvre tels « La vie est belle » de Roberto Benigni. Je vous recommande vivement d’aller le voir.

Killian Langlais
2016/03/26 11:39 #4549-4fed-92f7-d84b7c3e3641
Lycée J. Rostand
Mia Madre, un film à deux visages

Dernier film de Nanni Moretti, sorti en 2015, Mia Madre, dans un registre dramatique, retrace l'histoire d'une réalisatrice, Margherita, qui souhaite faire un film sur la vie des travailleurs italiens. Mais cette thématique est dépassée par l'histoire singulière de la réalisatrice : sa mère est mourante, et elle doit s'occuper de sa fille.

On peut remarquer au premier visionnage que ce film est coupé en deux. La première partie évoque la réalisation du film de Margherita ainsi que tous les problèmes qui vont avec. La deuxième partie, quant à elle, relate les problèmes familiaux de la réalisatrice, c'est-à-dire sa relation avec sa fille mais aussi avec sa mère qui est à l’hôpital.

Tout d'abord, il faut préciser que ce film est une gigantesque mise en abyme. En effet, l'idée de faire un film sur une femme qui réalise un film donne un résultat assez troublant. Par exemple, lors de la scène d'ouverture nous pouvons voir des manifestants qui affrontent des policiers. Au début, nous pouvons penser qu'il s'agit d'une vraie manifestation. Mais en réalité il s'agit d'une scène appartenant au film de Margherita. Nous avons donc affaire à un film dans le film.

Cette situation est particulièrement intéressante dans la mesure où elle nous permet de voir enfin l'envers du décor. Effectivement, nous pouvons à plusieurs reprises distinguer tout le matériel nécessaire à la réalisation d'un film.

De même, l'acteur John Turturro est, à coup sûr, l'un des points forts de ce long métrage. Il doit incarner un personnage plutôt complexe qui est à la fois agaçant, méprisant, voire condescendant mais qui change, plus on avance dans le film, et devient drôle, agréable et même attachant. Le caractère de cet acteur est assez représentatif de l'ambiance du film qui évolue au fur et à mesure.

Pour la deuxième partie, nous pouvons remarquer un tout autre univers. Le personnage de Margherita présente de nombreuses facettes. Nous avons d'un côté une mère qui essaye de trouver du temps pour s'occuper de sa fille. De l'autre nous avons une fille qui assiste aux derniers jours de sa mère. Face à toutes ces sources de stress, Margherita va parfois avoir des réactions plutôt inattendues. Comme lors de la scène où un vendeur lui demande ses factures d’électricité et que, ne parvenant pas à les trouver, Margherita fond en larme.

Par ailleurs, une sorte de jalousie apparaît entre elle et son frère, notamment lorsqu'ils se retrouvent à l'hôpital au chevet de leur mère. Giovanni (le frère de Margherita) apporte des plats qu'il a lui-même préparés pour sa mère, alors que Margherita, elle, est juste passée chez un traiteur. Elle se sent honteuse et cache ce qu'elle a acheté. Nous voyons aussi beaucoup plus souvent Giovanni à l'hôpital que sa sœur. Mais nous pouvons aussi remarquer qu'un lien se crée entre la fille de la réalisatrice et sa grand-mère autour du latin. On assiste notamment à une scène où la grand-mère aide sa petite fille à faire ses devoirs de latin.

En somme, Mia Madre est un film dramatique très intéressant du point de vue de la mise en scène et par la mise en abyme. Nanni Moretti a dû sans doute s'inspirer de sa vie personnelle afin de rajouter de la crédibilité au film. Pour autant, Mia Madre n'est franchement pas un film de divertissement. Il est même plutôt ennuyeux. Les scènes inspirées par les rêves de Margherita rendent parfois le film assez difficile à comprendre. Mais heureusement, il y a des acteurs comme John Turturro qui ont su rendre le film un petit peu plus énergique.

Hugo Chesnier
2016/03/26 11:39 #f3d5-4e60-972c-857337f5d9d8
Lycée J. Rostand
 Mia Madre est un film dramatique de Nanni Moretti réalisé en 2015 mettant en scène Margherita, réalisatrice en plein tournage d’un film social évoquant un conflit dans une usine à Rome. Parallèlement, elle rencontre des difficultés dans sa vie : la rupture avec son ami, l’éducation de sa fille, l’hospitalisation de sa mère et l’arrivée de l’acteur principal de son film…

 Le film Mia Madre suit le procédé de mise en abyme : c'est-à-dire qu’il y a un film dans le film. Le film tourné par Margherita, réalisatrice dans la cinquantaine, raconte le rachat d’une usine italienne par un entrepreneur américain, qui trouvera mieux de licencier certains de ses employés pour le fonctionnement de son usine. En parallèle, la mère de Margherita est hospitalisée et jugée incurable par les médecins. Son fils, Giovanni, veillera sur elle, mais Margherita, sa fille, a du mal à garder son calme sur le tournage, où Barry Huggins, star américaine jouant le rôle du patron de l’usine, au caractère complètement absurde, est incapable de se souvenir de ses répliques. J’ai trouvé le film un peu froid et monotone malgré le personnage de Barry qui apporte un contrepoids et une touche d’humour.

Nanni Moretti n’est pas l’acteur principal comme il a pu l’être dans d’autres de ses films, bien qu’on retrouve ici des éléments autobiographiques : par exemple, la mort de sa mère lors du tournage de son film précédent. Il laisse la place à Margherita Buy, qui incarne la réalisatrice. Je ne l’avais jamais vue à l’écran auparavant, mais j’ai trouvé sa façon de jouer très naturelle même si je n’ai pas aimé son personnage au mauvais caractère : Margherita disait à ses acteur de jouer à « côté » de leur personnage, mais je pense qu’au fond c’est juste elle qui passe à « côté » de quelque chose. Moretti a préféré jouer le rôle du frère, qui veille sur leur mère. Quant à John Turturro, dans le rôle de Barry Huggins, le patron de l’usine au comportement ingérable, son jeu truculent m’a beaucoup amusée.

Nanni Moretti a avoué que ses films reflétaient ses propres angoisses. La Chambre du Fils, qu’il a réalisé en 2001, et dans lequel un père de famille voyait son fils mourir dans un accident de plongée en est la preuve. Cette histoire révèle ses angoisses, sa peur de la mort soudaine d’un proche. Mia Madre évoque le décès de sa mère en 2010, lors du tournage de l’un de ses films. Le deuil est symbolisé dans le film par l’hospitalisation de la mère, professeur de latin à la retraite essayant de transmettre cette langue morte à sa petite fille, Livia, qui est le fil qui relie les générations de cette famille. J’ai trouvé dérangeante la fin du film : Nanni Moretti aborde dans Mia Madre un sujet grave. Il a voulu en témoigner au point d’en oublier le schéma narratif d’une fiction ordinaire, on finit par voir sa propre vie à l’écran, qui sert de miroir à nos propres soucis. Quant au tournage, on ne comprend pas vraiment la fin: que deviennent les relations avec Barry ? Margherita parvient t-elle à mieux s’entendre avec ses collègues ? J’ai trouvé la fin sans espoir, pourtant indispensable après un film d’une telle lourdeur émotionnelle : la mort est abordée de manière brutale, malgré la bande son qui apportait de la douceur.

Mia Madre interroge le rapport entre la fiction et la réalité : c’est un mélange de scènes réalistes, d’onirisme et de souvenirs. Moretti aime «l’idée qu’en voyant une scène le spectateur ne comprenne pas tout de suite s’il s’agit d’un rêve ou de la réalité. Tout cohabite dans le personnage de Margherita avec la même immédiateté: ses pensées, ses souvenirs, l’appréhension pour sa mère, la sensation de ne pas être à la hauteur ». Le spectateur se questionne sur la dimension temporelle : j’ai bien aimé l’utilisation de ces différentes scènes temporelles qui empêchaient le film de s’installer dans une monotonie. 

Pour conclure, Mia Madre est un film où deux histoires parallèles se mêlent, avec une bonne distribution. Il aborde un sujet grave, le deuil, que j’ai trouvé traité de manière trop brutale. On ressort du cinéma mélancolique, je ne vois pas vraiment l’intérêt de montrer ce que nous avons subi ou ce que nous allons subir, sans laisser de l’espoir derrière.

Sidonie Gomont
2016/03/26 11:40 #552a-40d9-8f91-e9030ff57d40
Lycée Jules Ferry
Mia madre est un film franco-italien réalisé par Nanni Moretti, dans lequel figurent les acteurs principaux suivants : Margherita Buy (Marguerita), John Turturro (Barry Huggings) et Giuilia Lazzarini (Ada).

Marguerita est une artiste engagée en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par Barry, un célèbre acteur américain. A son travail se mêlent des problèmes personnels. Sa mère est a l’hopital et sa fille en plein crise d’adolescence.

Mia madre est un très bon film car on peut facilement s’identifier à la vie de Margherita. Toutes les angoisses qu’elle endure son courantes, comme la perte programmée d’un être cher ou encore les crises d’adolescence de sa fille.

C’est un film très émouvant. Le simple fait de fouiller la cuisine de sa mère qui est à l’hopital pour trouver un papier fait pleurer Margherita. J’ai été très émue, certains spectateurs ont même eut les larmes aux yeux car ce sont ces petites actions de la vie qui montrent nos émotions.

Ensuite, les scènes de Barry se répètent souvent lors du tournage, il est toujours confronté au même problème : il n’arrive pas à se souvenir et donc à réciter son texte. Cette scène est amusante une fois puis elle devient ennuyeuse et agaçante. Cet acteur chercher à trop en faire ce qui bâcle le côté professionnel du film mais qui, par moment, le rend amusant. Comme sa manière de danser a la fin du film.

Mia madre est un film fort avec des moments drôles et émouvants.

Charlotte Brech
2016/03/26 11:42 #e299-40ed-8c61-a2736eea6311
Lycée Jules Ferry
 Mia Madre est un film dramatique italien, réalisé par Nanni Moretti. On y retrouve comme acteurs principaux Margherita Buy (Margherita), John Turturro (Barry Huggins) et Giulia Lazzarini (Ada).

Margherita, réalisatrice dont la mère, ancienne professeur de latin est en train de mourir. Elle s’occupe d’Ada avec son frère mais elle est très prise par son film. Margherita essaye de faire les deux. En plus Barry, l’acteur principale de son film n’est pas très bon.

Ce film m’a beaucoup plu. Il fait réfléchir sur le fait qu’il y ait des familles qui ont des parents en très mauvaise santé. En effet, on voit Ada qui perd la mémoire, qui n’arrive plus à marcher…

De plus, on voit Margherita qui travaille dur pour son film mais en même temps qui pense à sa mère. Par exemple, le moment où il y a la fête de Barry et elle n’a pas l’air concerné, elle est dans ses pensées, elle pense à sa mère.

Il y a à certains moments du film, des gros plans sur la mère d’Ada qui rend le film encore plus dramatique. On se plonge dans le pressentiment que c’est en train d’arriver à plusieurs personnes dans le monde et nous montre l’aggravement de son état.
En outre, il y a une scène comique malgré que le film soit dramatique. On voit Barry qui n’arrive pas à prononcer son script et doit le répéter une dizaine de fois puis s’énerve.

Enfin, j’ai trouvé que le rapport entre Ada et Margherita ressemble à la relation entre Margherita et sa fille. Ils ont tous des problèmes : Ada avec ses problèmes de santé, Margherita aves les problèmes de son fils et de sa mère et sa fille, des problèmes en classe d’où le titre Mia Madre (Ma mère).

En bref, un film excellent qui mérite un franc succès.

Antonin Pastore
2016/03/26 11:42 #4844-4392-8e06-ba489eb656be
Lycée Jules Ferry
Mia Madre est un film Italien, réalisé par Nanni Moretti. Ce film peut paraitre un peu compliqué car on parle de « film dans un film ». On y retrouve Margherita Buy dans le rôle d’une réalisatrice, John Turturro dans le rôle d’un célèbre acteur américain, Barry, et Giulia Lazzarini dans le rôle de la mère de Margherita.
Le spectateur suit Margherita pendant un passage difficile de sa vie. Elle a des difficultés pour réaliser son film et sa mère est sur le point de mourir. Ce film oblige le spectateur à s’identifier au personnage. La tristesse du personnage principal progresse peu à peu, avec beaucoup de sensibilité.
Une note de comique a été ajouté avec le personnage de l’acteur américain, Barry, qui ne maitrise pas l’italien et qui récite trop son texte. Cet acteur joue très bien son rôle. Il est très appréciable car il doit faire exprès de mal jouer son rôle et en même temps, celui-ci doit être crédible.
Mais la construction du film est vraiment difficile d’accès pour le spectateur. Le réalisateur a fait le choix de mélanger des scènes réalistes, des scènes de rêves et des « flashback ».
Mia Madre est une totale réussite. Un film magnifique et plein d’émotions qui touche profondément le spectateur. ON N’EN RESSORT PAS INDEMNE …

Dorian MADALA
2016/03/26 11:43 #df16-431c-9068-c6c0310c694d
Lycée Jules Ferry
Le décès d’un proche et le tournage d’un film sont les deux sujets qui figurent dans l’œuvre cinématographique de Moretti. Le spectateur découvre la vie intime et professionnelle de Margherita, une réalisatrice qui passe ses journées entre son plateau de tournage et la chambre d’hôpital de sa mère malade.
L’histoire émeut les spectateurs notamment grâce au jeu des acteurs. L’interprète de Margherita est mise en avant par des gros plans qui permettent de toucher le public car il plonge dans son intimité. C’est très intéressant de se sentir aussi proche de la protagoniste. Par exemple, lorsqu’elle apprend que sa mère est mourante son expression faciale change. Son regard ainsi que les coins de sa bouche se dirigent vers le bas et les traits de son visage se ferment. Sa réaction parait si réelle que le spectateur s’attriste. Cette tristesse est coupée par des passages comiques.
Effectivement, certaines scènes sont joyeuses. L’acteur américain Barry n’y est pas pour rien. Pour son anniversaire, ses collègues ont organisé une fête accompagnée de musique prévue à cette occasion. Ces chansons s’opposent aux mélodies tristes régnant dans le film. Elles sont plus gaies et entrainent Barry à danser. Du moins, il essaie. Ses mouvements ne sont pas dans le rythme et sont totalement ridicules. Malgré ses pensées pour sa mère, Margherita se laisse aller pour un instant, un sourire apparait sur son visage. C’est une leçon pour le spectateur. Même dans les moments les plus difficiles, il faut essayer de se détendre, ce qui n’est pas forcément facile quand on tient à quelqu’un.
De plus, Mia Madre est plein d’amour ce qui entraine le combat de Margherita face à l’acceptation de l’état critique de celle qui l’a mise au monde. Lorsqu’elle rend visite à sa mère à l’hôpital, elle lui demande de se lever. Malgré des efforts de la part d'Ada, c’est un échec. Margherita fond en larme puis s’énerve en forçant sa mère à faire l’impossible. Elle veut se battre pour garder sa mère en vie. C’est bouleversant car cela peut arriver à tout moment à chaque personne présente dans le cinéma. Ce combat est signe d’amour.
Courez voir ce film touchant, qui bouleversera vos sentiments !

Caroline TOSON
2016/03/26 19:13 #0072-4f92-be58-6d9d88c57598
Lycée Turgot
Date de sortie : 2 décembre 2015
Réalisateur : Nanni Moretti
Personnages : Margherita Buy (Margherita), John Turturro (Barry Huggins), Giulia Lazzarini (Ada), Nanni Moretti (Giovanni), Beatrice Mancini (Livia)
Durée du film : 1h47

Mia madre est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti et sorti en 2015. Le film a figuré dans la sélection officielle au Festival de Cannes 2015, en compétition pour la Palme d'or.
C'est l'histoire d'une femme Margherita qui est cinéaste. Elle tourne un film sur la lutte des ouvriers d'une entreprise qui vient d'être rachetée. Le conflit central est dans le face à face entre les ouvriers et le nouveau dirigeant venu des USA, joué par une star hollywoodienne qui révèle un caractère difficile. Pendant le tournage sa mère Ada est hospitalisée. Margherita lui rend quotidiennement visite, soulagée que son frère Giovanni se soit mis en congé pour être à son chevet. Tous deux doivent affronter l'inéluctable, leur mère est à l'agonie.

Critique :

Pour nous ce film ne paraît pas adapté pour les plus jeunes car il est dramatique, il remet en cause les difficultés quotidiennes d'une femme réalisatrice dépassée par son emploi et sa vie personnelle.
Ce film est particulièrement sinistre surtout le final (avec la mort de Ada). Margherita devient alors désorientée, démunie, ayant lutté toute sa vie pour satisfaire le bien être de sa mère, de plus, durant le film nous avons assisté à des cauchemars (flash-backs) annonçant les péripéties ou le sommeil éternel de Ada.
Malgré quelques extraits comiques avec le personnage Barry Huggins, le film reste très sombre dans l'ensemble.
La mise en scène et les scénarios sont captivants, chaque personnage joue leur rôle avec certitude et engagement, J.Turturro (Barry Huggins) amène une touche humoristique au film.

Thibault et Paul, 2nde 2, lycée Turgot
2016/03/26 19:14 #52b7-48f1-8455-48a6803c5362
Lycée Turgot
I-Présentation
Date de sortie au cinéma : 2 décembre 2015
Réalisateur : Nanni Moretti
Acteurs : Margherita Buy (Margherita), John Turturro (Barry Huggins), Giulia Lazzarini (Ada), Nanni Moretti (Giovanni), Beatrice Mancini (Livia)...
Durée du film : 1h47
Mia Madre est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti et sorti en 2015 (version originale sous-titrée en français).

II-Critique
Lors d’un débat organisé à propos de Mia Madre, un spectateur dit :
« Je n’ai pas apprécié ce film car je n’ai pas l’habitude d’aller voir ce genre de film. »
Un autre spectateur rétorque :
« Au contraire, je pense que c’est enrichissant de pouvoir visionner d’autres genres de films. »
-Certainement, mais les films semblent longs et ennuyeux quand on les visionne en version originale.
-Moi, je trouve que les versions originales ont l’intérêt d’avoir les « vraies paroles » des acteurs qui donnent au film un air plus naturel car quand les acteurs parlent, leur gestuelle est en parfaite adéquation avec ce qu’ils disent.
-Mais par contre, le jeu des acteurs et la mise en scène sont satisfaisants.
-Ainsi que la bande originale du film qui est en parfait accord avec le film.
-Oui la bande originale et la mise en scène permettent d’exacerber ce que l’on ressent quand on regarde ce film.
-Ce qui est dommage c’est que l’histoire ne met pas en valeur la qualité du jeu des acteurs.
-Oui mais le point fort de ce film est qu’il nous met dans la peau d’une réalisatrice en proie à ses propres démons.
-Et il est captivant de voir les problèmes de communication entre l’acteur principal (Barry) et la réalisatrice dus à leurs différentes cultures et éducations surtout dans l’interprétation du rôle et des actions de cet acteur dans le film.

Tom et Robin, 2nde 2, lycée Turgot


2016/03/26 19:15 #eefc-4025-b302-23f07e495089
Lycée Turgot
Mia madre, réalisé par Nanni Moretti est un film d'origine Italienne sorti le 16 avril 2015 en Italie et le 16 mai 2015 en France. Il a concouru au Festival de Cannes 2015 pour la palme d'or.
Ce film nous raconte l'histoire de Margherita une réalisatrice d'une cinquantaine d'années en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain au caractère difficile, Barry Huggins. Margherita est une artiste engagée, mais elle est prise entre deux feux d'un côté sa vie professionnelle de l'autre sa vie personnelle. Sa mère est sur le point de mourir et sa récente rupture avec Vittorio ainsi que la crise d'adolescence de sa fille en plein décrochage scolaire - principalement en latin, ce qu'enseignait sa grand-mère - n'arrangent pas les choses. Nous allons donc suivre Margherita tentant de s'en sortir en jonglant entre sa vie professionnelle et personnelle.
Mia madre est intéressant sur différents points, tout d'abord c'est un alliage de « documentaire » sur la vie d'une mère célibataire et sur le métier de réalisateur. Attardons nous en premier lieu sur le difficile métier de réalisateur. Margherita a déjà fait un bon nombre de film plutôt réussis, elle connaît donc les subtilités du métier, nous avons donc la vision d'une experte en réalisation d’œuvres engagées. Malgré tout un élément perturbateur majeur se présente, Barry Huggins. Ne parlant pas correctement Italien nous allons à travers lui voir la complexité du choix d'acteur international pour les réalisateurs. Plusieurs séquences nous montrent aussi que la vie d'acteur n'est pas forcément aussi idéale que nous le pensons mais ce n'est qu'un des sujets annexes de ce film. Nous verrons aussi que le perfectionnisme dans la vie n'est pas toujours bénéfique surtout lorsque l'on est réalisateur, car cela implique de refaire des scènes encore et encore entraînant des dépenses. En parlant de dépenses, le film nous montre partiellement le budget faramineux que demande un film, une notion anodine pour la plupart des spectateurs certes, mais qui nous a paru importante de mentionner. Nous pourrons aussi voir les problèmes parallèles à la réalisation d'un film tels que les questions harassantes des journalistes critiques prêts à tout pour glaner la moindre information sur le prochain film, l'emploi du temps contraints par les scènes que l'on doit tourner aux différents endroits et moments de la journée et l'intensité et l'énergie requises pour ça.
En second lieu Mia madre nous montre la vie d'une mère quinquagénaire séparée de son mari avec un enfant et une mère souffrante. Nous avons particulièrement aimé la manière dont a été traité ce sujet qui a déjà été abordé maintes et maintes fois. Le point de vue de Margherita pris entre sa fille et sa mère nous démontre la souffrance psychologique que peux ressentir une personne seule dans ces conditions. La pression du travail se fait aussi très bien ressentir sur le plan personnel de Margherita.
En résumé, Mia madre innove dans sa façon d'aborder des thèmes qui ont déjà été traités, on pourrait lui reprocher le rythme qui peut être par moment lent mais c'est globalement un film que nous conseillons d'aller voir pour sa culture personnelle ainsi que pour améliorer l'opinion que l'on peut avoir sur les femmes seules. Ce film nous démontre la dureté de leur vie.

William, 2nde 2, lycée Turgot
2016/03/28 11:47 #77ff-49f0-b169-a665d60c0aa1
Lycée Emmanuel Mounier
Mia Madre de Nanni Moretti

J’ai beaucoup apprécié ce film car il parlait d’un sujet de tous les jours sans pour autant tomber dans le dramatique et l’exagérer. Il y avait à la fois de la tristesse mais aussi du rire notamment grâce aux interventions de John Turturro. Ce film permettait à la fois de traiter d’un sujet sensible, c’est à dire des problèmes que l’on peut rencontrer quand un membre de notre famille est mourant, mais aussi de ce que l’ambiance et la vie sur un tournage peut être. Le principe du film dans le film apporte une touche en plus au scénario et permet de voir ce qui entoure la vie des proches du malade. C’est un excellent film à voir et les 1h47min filent aussi vite que la vie du personnage d’ Ada joué par Guilia Lazzarini.

Maureen Hugonnard, TL du lycée Mounier de Grenoble
2016/03/28 14:08 #f1a0-441c-aeef-52fcfe4781f5
Lycée Jules Ferry
Mia madre est un film franco-italien réalisé par Nanni Moretti, dans lequel figurent les acteurs principaux suivants : Margherita Buy (Marguerita), John Turturro (Barry Huggings) et Giuilia Lazzarini (Ada).

Marguerita est une artiste engagée en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par Barry, un célèbre acteur américain. A son travail se mêlent des problèmes personnels. Sa mère est a l’hopital et sa fille en plein crise d’adolescence.

Mia madre est un très bon film car on peut facilement s’identifier à la vie de Margherita. Toutes les angoisses qu’elle endure son courantes, comme la perte programmée d’un être cher ou encore les crises d’adolescence de sa fille.

C’est un film très émouvant. Le simple fait de fouiller la cuisine de sa mère qui est à l’hopital pour trouver un papier fait pleurer Margherita. J’ai été très émue, certains spectateurs ont même eut les larmes aux yeux car ce sont ces petites actions de la vie qui montrent nos émotions.

Ensuite, les scènes de Barry se répètent souvent lors du tournage, il est toujours confronté au même problème : il n’arrive pas à se souvenir et donc à réciter son texte. Cette scène est amusante une fois puis elle devient ennuyeuse et agaçante. Cet acteur chercher à trop en faire ce qui bâcle le côté professionnel du film mais qui, par moment, le rend amusant. Comme sa manière de danser a la fin du film.

Mia madre est un film fort avec des moments drôles et émouvants.

Charlotte Brech
2016/03/28 14:10 #0292-4f7e-b613-710b6857433a
Lycée E. Cotton
 « Mama por favore non mi lasciare »  ****

Le film raconte le quotidien de Margharita, une réalisatrice de film italienne en plein tournage dont la mère est malade et hospitalisée. Il s’agit d’un film dramatique.

Les intérêts du film se concentrent sur la santé de la mère et l’évolution du tournage de Margharita.

Le film tourne autour des thèmes de la famille, de la vie de la réalisatrice et de la parole d’un être aimé.

Pour la famille, il s’agit de la relation entre Margharita, la sœur, Giovanni, le frère, Olivia, la fille, et la mamma hospitalisée.

Il s’agit de la perte d’un être aimé, la mamma est hospitalisée depuis le début du film et on voit son état empirer, elle passera aux soins intensifs et puis elle retournera chez elle pour mourir en paix près de ses enfants.

La scène qui m’a le plus plu, c’est celle où Margharita qui veut essayer d’emmener la mamma aux toilettes et la mamma n’arrive pas à marcher et lui demande la chaise roulante, mais Margharita refuse et lui dit que c’est seulement à trois pas, puis Margharita fond en larmes dans les bras de sa mamma. Cette scène m’a beaucoup touché car elle nous montre qu’elle tient énormément à sa mère et qu’elle voudrait que sa mère se batte contre la mort qui est malheureusement inévitable.

Je recommande Mia Madre car c’est un film qui nous donne une vraie leçon de vie, à savoir qu’on n’a qu’une mère et c’est seulement trop tard qu’on se rend compte à quel point on l’aime.

Florian
2016/03/28 14:11 #747b-4413-bfbe-954b0d6b9b74
Lycée Argouges
Mia Madre est un film dramatique italien. C’est l’histoire de Margherita, une cinéaste en plein tournage d’un film sur la lutte des ouvriers au sein d’une entreprise. Elle voit sa vie, sa relation amoureuse et sa routine bouleversées par la maladie de sa mère. Elle est hospitalisée, Margherita lui rend visite quotidiennement mais elle ne se sent pas à la hauteur en comparaison de son frère. Elle perd pied lorsqu’elle prend conscience que la maladie de sa mère l’emporte doucement vers la mort. La douleur s’accumule, ce qui la rend faible et vulnérable.

Ce film, qui est autobiographique car Nanni Moretti a perdu sa mère alors qu’il était en plein tournage, évoque avec douceur et tendresse la mort d’une personne proche et la difficulté à admettre cette perte.

la classe de 2nde pro optique lunetterie 
2016/03/28 14:13 #327b-4834-9387-36177bf7d9aa
Lycée Edgar Quinet
La comédie dépasse le drame

"Mia Madre" est un film italien réalisé par Nanni Moretti datant de 2015. Ce film est magnifique, il raconte l’histoire de Margherita, ses soucis, son intimité.

Margherita est une réalisatrice en plein tournage et doit gérer à la fois des acteurs difficiles et l’hospitalisation de sa mère qui est gravement malade et qui va bientôt mourir. Sa fille est en pleine crise d’adolescence, sa relation avec son peti ami est tendu et son frère, incarné par Nanni Moretti, reste son seul soutien.

Le réalisateur mélange ici comédie, émotion, drame…

Margherita sera-t-elle à la hauteur ? Précipitez-vous au cinéma pour le découvrir.

Dinah Traoré
2016/03/28 14:13 #b55a-4dbb-ac0c-29bcab4d2bed
Lycée Edgar Quinet
"Mia Madre" est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti et sorti en 2015. Le film a reçu le prix œcuménique du jury à Cannes en 2015.

Voilà un film bien décevant, où le spectateur voit l’héroïne, Maghertita réalisatrice ne plein tournage, accompagner sa mère malade vers la mort. Ce sentiment de mort est présent durant tout le film et devient monotone/ Voilà un film bien décevant qui ne soulève aucune réelle question sur la vie ou la mort. Le film de 1h47 est bien trop log. Tout semble vu et revu. Rien d’étonnant, les acteurs sont très classiques et ne transmettent pas d’émotions.

L’actrice principale, Margherita Buy s’en sort par contre très bien. Naturelle et belle, elle sauve le tout mais ne peut empêcher que l’ennui s’installe. La scène de fin reste néanmoins très émouvante : le spectateur accompagne la maman dans l’eau delà.

Harith Larabi
2016/03/28 14:15 #6cb5-4c26-9a9b-0066a05be7c9
Lycée J. Rostand
Mia Madre, un film plein d’émotion

 Mia Madre, un film de Nanni Moretti sorti le 2 décembre 2015, raconte l’histoire de Margherita, à la fois mère de famille et réalisatrice de film. Margherita est confrontée à plusieurs problèmes. D’un côté les problèmes avec son travail : le tournage de son film n’est pas facile ; de l’autre, des problèmes avec sa famille : la mère de Margherita hospitalisée est mourante et sa fille a des difficultés à l’école. Ce film va faire jaillir des rires et des larmes...

Nanni Moretti a choisi de raconter l’histoire telle qu’elle se déroule d’un point de vue féminin : nous avons la grand-mère, la mère ainsi que sa fille, trois femmes issues de différentes générations. Nanni Moretti veut montrer que l’on a du mal à s’occuper des autres, de ses proches, en particulier de sa mère. Margherita interprète un personnage « actif ». Elle est submergée par son travail et tous les problèmes qu’elle rencontre  sur le tournage; elle est submergée par sa famille, entre sa fille qui demande de l’aide pour ses cours et sa mère qui meurt à petit feu sur son lit d’hôpital.

Dès le début, nous sommes projetés dans une des scènes du film de Margherita. Cette scène est réalisée dans une l’usine et donne à voir un affrontement entre les ouvriers qui refusent les licenciements et les policiers qui bloquent le passage. Les plans ne satisfont pas Margherita. De plus, l’arrivée de l’acteur américain (interprété par John Turrurro) tenant le rôle principal de cette réalisation cinématographique ne va faire qu’empirer la situation.

En effet, cet acteur est un peu spécial. Sa façon d’être est même parfois angoissante comme lorsqu’il dit « Je rigole » à la fin de quelques phrases. Il donne également l’impression qu’il ne sait pas jouer et interpréter un personnage. Il est peu professionnel et encombrant. Par exemple, lors de la scène dans la voiture, il n’est pas capable de dire deux répliques tout en conduisant et en étant filmé.

Du côté familial, Margherita est une mère qui a peur ; elle ressent des inquiétudes, notamment vis-à-vis de sa fille. Elle a peur qu’elle ne réussisse pas à l’école, et des conséquences que cela peut avoir sur sa fille comme le suicide. Le fait que sa fille ait un scooter engendre encore plus de stress. Margherita pense inévitablement à l’accident.

Margherita a peur également pour sa mère ; elle se demande ce qu’elle va devenir. Nous savons par avance qu’elle va mourir mais nous ne savons pas quand. La peur de Margherita peut se transformer en colère : lorsqu’elle voit sa mère au volant d’une voiture, elle lui prend son permis et le déchire, pour ensuite prendre la voiture et la casser. Elle prive sa mère d’une « vie » en quelque sorte, mais son inquiétude est trop forte. Il y a une autre scène où Margherita laisse éclater sa colère en devenant dure avec sa mère : à l’hôpital, cette dernière doit faire trois pas mais elle n’y arrive pas. Alors Margherita la force à marcher et lui hurle dessus.

Les liens familiaux sont également décrits au travers des échanges entre les différentes générations. La fille de Margherita a des difficultés scolaires, notamment en latin. Sa grand-mère va donc l’aider pour qu’elle comprenne.

Le frère de Margherita, interprété par Nanni Moretti, se montre irréprochable, patient avec sa mère. Ce personnage est assez discret et ne joue pas un rôle important dans le film. Il contraste cependant avec le personnage de Margherita.

Nanni Moretti a voulu témoigner dans ce film de faits personnels. Il a réussi à conduire le spectateur à s’approprier son histoire au travers de la thématique de la famille, thématique pouvant toucher tout un chacun.

Cependant, j’ai trouvé que le film était lent. Bien que le thème soit intéressant, le film en lui-même ne m’a pas touché.

Antoine Tourret
2016/03/28 14:19 #6faf-4b98-afc2-8165ce97a584
Lycée Emmanuel Mounier
« Tu dois rester à côté de ton personnage ». C’est une phrase bien sage, une belle image, Mais que nous fait-elle comprendre ? Qu’essaye-t-elle de nous apprendre ? Margherita répète à ses acteurs cette phrase, qui est censée les aider mais les rend en fait particulièrement perplexes. Margherita, elle- même, ne sait pas réellement ce que signifie cette instruction qu’elle répète depuis de longues années.


Personnage principal du film Mia Madre, Margherita est une femme comme n’importe laquelle dans ce monde : une femme qui doit prendre en charge sa famille, ses enfants, sa mère, parallèlement à son travail, qui lui demande beaucoup d’exigence et de temps. C’est un personnage en proie à une situation on ne peut plus réelle, malheureusement, lorsque sa mère est mourante. Un adieu à la vie, un bouleversement au sein d’une famille, qui laissera ses marques. Margherita, elle-même, ne sait pas réellement ce que signifie cette instruction qu’elle répète depuis de longues années. Margherita, elle-même, a du mal à savoir qui elle est réellement, ni comment faire face à cette situation bien réelle qui affecte chacun d’entre nous un jour ou l’autre. Comment parvenir à savoir qui l’on est, comment rester soi-même lorsque tout semble s’écrouler autour de nous ?



C’est ce que Nanni Moretti cherche à montrer dans ce film, un très beau film, qui plonge le spectateur au coeur d’un quotidien qui n’est pas le sien, mais qui pourtant peut y ressembler fortement. Nanni Moretti dans Mia Madre ne cherche pas à proposer à son spectateur une échappatoire face au quotidien, ni à le faire voyager. Bien au contraire il lui propose une dose de réalité bien bouleversante, au coeur de laquelle chacun peut se sentir concerné, se reconnaître. Mia Madre est en fait une mise en abyme par le biais de laquelle Nanni Moretti transmet ses propres angoisses : le personnage principal, Margherita, réalisatrice tout comme lui, est en plein tournage de film. Mia Madre débute d’ailleurs sur cette mise en abyme, avec des images du film que réalise Margherita : des images d’ouvriers en pleine manifestation, à cause du problème de licenciement, qui est le thème du long-métrage de Margherita, thème on ne peut plus réaliste, ce qui ancre d’autant plus le spectateur dans la réalité. Ces premières images intègrent immédiatement le public au coeur du monde de Margherita, et de son métier, donc au coeur du monde de Nanni Moretti. Margherita serait, pour beaucoup, un personnage à l’enveloppe charnelle féminine, mais habitée par l’âme de Moretti lui-même : il est son personnage, et nous transmet ses angoisses, son intimité, à travers celui-ci : ses doutes, ses remises en question dans son métier, la mort de sa propre mère aussi...

(partie 1)



Clémence Bobillot
2016/03/28 14:21 #d226-4c7a-9381-6adf26438a2e
Lycée Emmanuel Mounier
« Tu dois rester à côté de ton personnage ».
Au coeur d’un monde où tout est faux, où il faut jouer en permanence, laisser de côté sa vie personnelle, ses soucis, et devenir quelqu’un d’autre (le monde du cinéma, auquel Margherita / Moretti appartiennent), il est important de ne pas s’oublier, et de laisser entrevoir une partie de la personne que l’on est réellement, laisser entrevoir sa personnalité, propre à chacun, aux côtés de celui que l’on prétend être. Sinon, on a l’impression de se perdre, dans un monde d’illusion, on a l’impression d’échapper à la réalité. « Je veux voir l’acteur à côté du personnage », finalement, prend tout son sens. Il s’agit d’une conception que Moretti défend vivement : le mimétisme, chez un acteur, est très mauvais. Il s’agit de ne pas trop s’identifier à son personnage, de ne pas disparaître derrière lui, ou disparaître, tout simplement. Nous pouvons percevoir cette idée de manière concrète avec le personnage de Barry Huggings, l’acteur américain choisi par Margherita pour interpréter le rôle principal dans son long-métrage. Ce personnage, interprété par le brillant John Torturro, a très visiblement un sérieux souci ; il semble s’être perdu, il ne se retrouve plus. Il invente à plusieurs reprises des histoires rocambolesques (il aurait travaillé avec Stanley Kubrick) qui s’avèrent être des mensonges, auxquels il croit dur comme fer. À un moment, il craque, et révèle sa terrible angoisse « I want to go back to reality ! Take me back to reality ! » Ramenez-moi à la réalité... Il crie, est en proie à une frayeur monstre : cette scène correspond au climax du film de Moretti, un moment où tout semble se détruire, dégringoler la pente. Le personnage de Barry insulte le cinéma et le métier d’acteur, le remet violemment en question. Le cinéma est en fait remis plusieurs fois en question tout au long du film. Nani Moretti procède en quelque sorte à une forme d’autodérision. On voit par exemple Margherita et les nombreuses critiques qui lui sont faites sur son film, sur les choix de réalisation. « C’est un dialogue de merde » lui dit Barry, « c’est un film de merde », et tant d’autres ne semblent pas adhérer à ses idées. À un moment du film, Margherita semble même remettre en question sa qualité de réalisatrice, tout comme sa qualité d’humain en général. Elle ne sait pas réellement qui elle est, et c’est au moment où Vittorio, un autre personnage, lui dit ses quatre vérités, qu’elle prend conscience de ce qu’elle est : il la traite d’égoïste, de personne angoissante, ne parlant que d’elle et de ses problèmes, s’intéressant peu aux autres. C’est peut-être encore Moretti qui transmet une partie de son caractère à son public. Margherita prend alors conscience de ce dont elle ne s’apercevait pas à propos d’elle-même.

Nous pouvons voir à travers les yeux du personnage de Margherita, une infinité d’émotions qui composent l’essence humaine, le quotidien de tous : la curiosité, la tristesse, la colère, la déception, la joie, l’angoisse... Ce personnage est ouvert au spectateur, qui s’attache à lui et peut lire en lui comme en un livre ouvert : le jeu de l’actrice (Margherita Buy) est époustouflant, dans cette scène située au début du film, par exemple, où son appartement est inondé. Nous pouvons y voir le désespoir du personnage, ne sachant que faire, ses tentatives vaines pour éliminer toute cette eau. C’est une métaphore de l’état du personnage, qui se sent inondé, en train de couler. Nous pouvons également nous reconnaître dans tous ses moments d’angoisse, lors de ses interviews par rapport à son film, ses cauchemars qui semblent tellement réels et nous mettent nous aussi dans une incertitude parfois. De nombreux instants du film mêlent savamment rêve et réalité, lors, par exemple, de l’annonce de la mort imminente de Ada, sa mère : nous pouvons voir une Margherita en déni complet de réalité, qui refuse cette nouvelle effroyable, refuse d’y croire. Les scènes à l’hôpital sont montrées de manière simple et réaliste, il n’y a pas de pathos inutile, de longues scènes larmoyantes, l’émotion provient seulement du jeu d’actrice irréprochable du personnage d’Ada, la mère, interprété par Giulia Lazzarini .

(partie 2)
Clémence Bobillot
2016/03/28 14:22 #0547-4958-ae95-b4cceaabdb70
Lycée Emmanuel Mounier
Difficile pour Margherita, donc, de gérer la déchéance de sa mère (la mort imminente), et d’un autre côté sa fille et ses histoires d’adolescente en parallèle avec son travail (la vie battant son plein)... Seul son frère Giovanni est présent, et il semble tellement irréprochable dans tout ce qu’il entreprend : il parvient à guider Margherita, à la rassurer pour qu’elle se sente moins seule. Mais malgré cela elle ne s’y retrouve plus : l’alternance de plus en plus rapide de scènes à l’hôpital, puis au travail, puis à la maison, et ainsi de suite, créé une angoisse encore plus forte. Cela nous permet de ressentir cette idée du temps qui passe, de plus en plus vite, jusqu’à la fin, et d’assister à la confusion de Margherita qui se perd, surtout dans son métier qui lui demande beaucoup, mais est trop affecté par ses problèmes personnels. Néanmoins, elle reste forte, et malgré les nombreuses critiques, son long-métrage finit par se construire et parvenir à sa fin, tandis que Ada se meurt petit à petit, et arrive à la fin de sa vie. Un parallèle intéressant se créé tout au long de Mia Madre.

Malgré toute cette dimension réaliste, très sérieuse, et bouleversante, il faut bien à tout film une part de folie, d’amusement, de rire : Mia Madre ne nous fait pas que pleurer heureusement, il propose aussi des instants hilarants, notamment grâce au personnage de Barry, qui dès sa première apparition nous tire déjà le coin des lèvres. Je me souviens particulièrement de cette séquence où Barry, Margherita, et un troisième personnage, sont ivres et rient aux éclats, surtout Barry, qui commence à délirer sur un projet de film. Personnage grotesque parfois, mais pourtant très attachant, il contribue au burlesque du film au sujet pourtant accablant, et à de nombreux fous-rires. Une dose d’humour, des éclats de rire, des larmes de joie, tout comme de tristesse. Un dosage parfait, dirais-je.

Il n’y a pas de réelle intrigue, car dès les premières minutes de film, nous savons pertinemment quel sera le destin de Ada, quelle sera sa fin : mais loin d’être ennuyeux pour autant, Mia Madre nous subjugue et nous sommes presque déçus lorsque la fin arrive. Le film de Moretti se termine sur la mort de Ada, la mère, chez elle, entourée de sa famille. Ensuite sont racontées des histoires sur ce personnage, des mémoires venues de différents proches de la défunte, des anecdotes... Cela contribue à l’émotion du spectateur, mais adoucit aussi le choc plus ou moins violent du décès de Ada. C’est tout de même les larmes aux yeux, l’esprit mouvementé et rempli de questionnements, que je quittai la salle de cinéma.
(partie 3)

Clémence Bobillot
2016/03/28 14:23 #be91-4036-8d9c-731f354006c6
Lycée Emmanuel Here
Nanni MORETTI semble avoir filmé une comédie… dramatique : Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un de ses films, dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain (tenu par John Turturro, totalement irrésistible !) A ses questionnements de réalisatrice engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère se retrouve à l’hôpital, sa fille est en pleine crise d’adolescence, son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable...

Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

Margherita réalise lentement que la santé de sa mère n’est pas un jeu contrairement aux premières secondes du film où une manifestation sociale s’arrête soudain parce elle fait partie de ce film mis en scène par la jeune femme… Et justement, elle découvre que la vie n’est pas une mis en scène…

Mia madre est un film original sur la vie de Nanni Moretti mais aussi sur l’histoire d’une œuvre cinématographique où la vie professionnelle et familiale s’emmêlent.

Sans excès de gros plans, Nanni Moretti nous laisse lire les émotions profondes des personnages,

qui se transforment, pour le spectateur, en un film d’une émotion réelle. Il nous montre à quel point il est difficile de réaliser une œuvre artistique et d’être attentif à sa famille dans le temps qui passe et qui ne revient pour personne…

Marie RICHMANN
2016/03/28 14:25 #d653-42b6-b4f4-757910eebfe6
Lycée Guez de Balzac
Nanni Moretti, cinéaste à la carrière exemplaire et dont le talent n'est plus à démontrer, nous offre un nouvel opus. Après La chambre du fils qui racontait le deuil et la disparition brutale d'un enfant (à la suite d'un accident), Moretti se penche une nouvelle fois sur le thème de la mort mais il ne raconte plus le vide que cause une décès, il s'intéresse plutôt au cheminement, à l'accompagnement d'une fin de vie. Celle de la mère de la protagoniste principale et de son frère (interprété par Nanni Moretti en personne). Il s'agit de suivre le lent dépérissement de la mère, le mouvement ralenti et progressif de la mort et l'apprentissage du deuil pour les proches. Le film alterne avec brio entre les scènes comiques, ouvertement décalées avec un John Turturro en grande forme vocale, drolatique à souhait interprétant un acteur américain (Barry Higgins) qui joue les stars (sans l'être) en Italie. Moretti s'accorde un petit rôle, pour mieux s'effacer, se distancier de son chagrin et de son deuil trop vif et personnel. Margherita Buy est époustouflante, elle offre un jeu à la fois sobre et tourmenté. Le jeu "juste à côté" qu'elle recherche tant chez ses acteurs sans savoir à quoi il correspond, sans comprendre mais avec l'intuition que cela permettra une plus grande justesse. 

Moretti travaille toujours sur du matériau intime, il retrace sa propre expérience mais confie le rôle du cinéaste à une femme, en décalant juste un peu le propos, car cette cinéaste qui fait du cinéma social. Il filme l'élaboration du film de Margherita dans son film, en une parfaite mise en abyme. L'oeuvre au travail permet de remotiver le sens du mot "travail" puisque le tournage est présenté en montage parallèle avec les scènes d'hôpital, la souffrance de la mère qui s'éteint et perd ses facultés, le travail douloureux du deuil des enfants qui apprennent à dire adieu.

Quant à Turturro, il joue lui aussi de la partition décalée du film. Cabotin et émouvant, délirant et plein de failles, simplement humain en vérité, lorsqu'il évoque sa mémoire trouée, fugitive, sa maladie déguisée derrière des pitreries et autres rodomontades visant à masquer ses faiblesses et ses pertes. Tous veulent masquer leurs manquements, ne pas s'avouer vaincus et se battre encore. "Mia Madre" est un film fort qui sait varier les rythmes et les genres, nous permettant de passer tour à tour du rire aux larmes parce que oui, on pleure beaucoup devant le film. Et parce que Moretti est un grand cinéaste sentimental qui a crié l'amour (comme dans La messe est finie où il venait hurler dans un bar : "Je vous aime tous !"), il sait toucher au plus près le spectateur et ses émotions en suivant ses personnages à l'hôpital, en les accompagnant durant leur lent cheminement vers l'acceptation de la fin d'une vie, celle de leur mère. Le quotidien d'un service hospitalier est filmé au plus près, les repas, les couloirs, les échanges, le changement de services... Sentimental et grave, il sait dire l'amour et le chagrin avec un art consommé du plan, des corps qui s'approchent, s'étreignent ou se maintiennent à distance. 

Film poignant qui transfigure l'expérience personnelle en universelle. La mère était professeur de latin,  c'est-à-dire celle qui servait de passeur, de transmission entre la langue et les hommes, de liens entre les générations. En cela les scènes qui montrent la mère de Margherita avec sa petite fille en train d'étudier son latin, réviser ses versions à côté de Margherita qui planche sur son film sont admirables. L'adolescente un peu en crise affronte sa mère et fait bouger les lignes toutes tracées, mais trouve une certaines sérénité auprès de sa grand-mère. La langue et sa littérature sont là pour donner un repère à ceux qui n'en ont plus, aider la rencontre entre les êtres, tisser du lien et donner du sens, aider à apprendre comment faire. Margherita a perdu ses repères, elle a abandonné tous liens (divorcée, elle se sépare de son amant au début du film pour embrasser plus sereinement le travail sur le plateau), elle est perdue dans ces affirmations qui ne sont déjà plus des certitudes.

Quand les voix ont disparu comme ce latin, langue "maternelle" de l'Italie devenue langue morte, comment faire encore parler, bouger, vibrer les morts sinon en leur donnant un corps et une voix par le cinéma. L'hommage à la mère est somptueux, le temps d'un film, Nanni Moretti ramène et salue sa mère qui comme toutes les mères est trop tôt disparue. Il sait que seul l'art cinématographique peut la ranimer, fut-ce de manière illusoire sur un écran de cinéma. Le film s'achève sur un merveilleux "A demain" signifiant ainsi la vie qui se perpétue dans les mémoires et les regards sur toile.

la seconde 8
2016/03/28 14:26 #f8e0-4383-8542-6b56ae431bc2
Lycée Georges Colomb
Mia Madre est un film Italien de Nanni Moretti sorti en 2015, autobiographique à une nuance près (autofiction) puisque le metteur en scène n’incarne pas son propre rôle. Ce dernier est incarné par Margherita Buy. Moretti présent dans tous ses films, joue ici le rôle du frère de Margherita. Le film retrace essentiellement l’histoire de leur mère terrassée par la maladie.

            Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film engagé racontant la lutte d' ouvriers vis-à-vis d’un nouveau patron venu des Etats Unis qui vient de racheter l’entreprise et cherche à licencier du personnel. Le rôle du patron est tenu par le célèbre acteur américain John Turturro, remarqué lors de ses prestations dans Police fédérale de Los Angeles.

            À ses questionnements d’artiste, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère Ada ancienne professeur de lettre est mourante, à l’hôpital, et toute une histoire sentimentale entre les deux femmes dure tout le long du film. Margherita essaye de lui rendre visite quotidiennement. Sa fille en pleine crise d’adolescence veut conduire un scooter et a du mal à se concentrer sur ses études mais l’idée d’avoir sa grand mère à l’hôpital lui donne un peu de courage pour travailler et lui montrer ses progrès. Son frère (Moretti), quant à lui, se montre comme toujours irréprochable. Il se met même en congé pour être au chevet de sa mère.

            Ce film nous fait découvrir différents événements à la fois. Il nous montre un peu les coulisses d’un tournage à travers une mise en abyme que j’ai trouvé assez impressionnante car il est nécessaire d’avoir énormément de matériel et une structure de film performante pour mener à bien une réalisation cinématographique. J’ai remarqué également que le thème du film que tourne Margherita est bien choisi car il représente la réalité professionnelle d’aujourd’hui. En effet, nombres d’entreprises sont rachetées par de grands groupes industriels qui licencient les ouvriers pour mieux délocaliser. Il nous amène à réfléchir sur notre société actuelle. A travers le personnage d’Ada, Nanni Moretti montre la difficulté d’avoir une personne de sa famille hospitalisée et sur le déclin. Lui-même ayant perdu sa mère vers l’âge de 58 ans, il va s’inspirer de cet incident dramatique pour réaliser ce film .

            Personnellement, ce film m’a passionné tant par son réalisme sur notre société que par la représentation de nos rapports avec la maladie et les situations émotionnelles que chacun peut être amené à vivre ou à rencontrer. Ce film met en exergue les différentes façons de s’occuper de sa famille, les problèmes relationnels au sein du milieu professionnel et également la complexité de la vie pour un enfant dont les parents sont divorcés.

Gaspar Chapoutot
2016/03/28 14:27 #4266-45a6-bcf7-09780172cf16
Lycée Georges Colomb
Mia madre est un film autobiographique de Nanni Moretti. Ce film contient une mise en abyme puisqu’il nous montre le tournage d'un film par une réalisatrice nommée Margherita. Elle représente l'auteur en version féminine. C’est une femme d'une quarantaine d’années, elle est séparée de son mari avec qui elle a eu une fille.

            La réalisatrice jongle entre un travail qui lui demande beaucoup de patience, notamment à cause d'un acteur certes drôle mais qui n’en fait qu'à sa tête (et ne connaît pas très bien l’Italien), sa fille qui a des problèmes en latin et les problèmes de santé de sa mère qui est à l’hôpital. Tout cela la rend triste, presque dépressive et la fait craquer à plusieurs reprises. Elle fait de mauvais rêves et plonge souvent dans ses souvenirs. Heureusement son frère, joué par Nanni Moretti (qui joue dans chacun de ses films) , est là pour la soutenir.

            C’est un film touchant, drôle, et simple. Il met en situation des personnages et des relations universelles avec lesquelles on pourrait s’identifier facilement.

            Margherita fait un un film politique qui représente bien les idées de Nanni Moreti qui est un cinéaste politique, un artiste engagé de gauche.

            « Il faut que l'acteur soit à côté du personnage ». Voilà une phrase que Margharita répète souvent dans le film à ses acteurs qui n'en comprennent pas le sens comme elle même d’ailleurs. Mais Nanni Moreti a su le faire, par pur hasard, en étant aux cotés de Margherita dans le rôle de son frère. Cela met en jeu cette phrase.

            Margherita ne comprend pas que sa mère puisse mourir, c'est inconcevable, elle est très protectrice avec elle, contrairement à son frère, qui incarne la sagesse et qui garde la tête froide. Margherita est une fille qui rate beaucoup de choses. Elle est séparée et sa nouvelle relation ne fonctionne pas. Sa mère arrive à discerner les sentiments de sa petite fille tandis que la mère ne voit rien, elle est égoïste. Elle est le contraire de sa mère qui est douce et pense aux autres comme ses anciens élèves peuvent nous le montrer. Margherita a très peu de temps pour elle. Elle consacre tout sont temps à son travail et passe à côté de beaucoup de choses. Nanni Moreti, en faisant ce film, se posait-il des question sur lui même ? Est ce qu'il s’intéresse vraiment aux autres ?

            Barry l'acteur « grande gueule » raconte souvent n'importe quoi, le film est truffé d’anecdotes sur le cinéma. Par exemple il dit qu'il a fait un film avec le très grand réalisateur Kubrik (ce qui est complètement faux). Son humour apporte un équilibre avec le registre dramatique.           

            Le film donne la larme à l’œil. Il nous fait rentrer dans un drame familial récurrent dans beaucoup de familles : la mort d'un proche. Il nous montre comment différentes personnes essayent de l'affronter. Certains avec sagesse, d'autres avec rejet mais toujours avec tristesse.

Sarah Colombel
2016/03/28 14:27 #4ae3-4f10-8b1f-70ba0444d1b8
Lycée Georges Colomb
Encore un film touchant pour cette nouvelle année, réalisé par Nanni Moretti. Un drame axé sur la vie du réalisateur et étrangement interprété par une femme : Margherita Buy. Moretti joue le rôle du frère. Une manière pour l’auteur de voir sa vie d’un autre point de vue. Son but n’est pas seulement de raconter son histoire. En même temps, il dénonce la mondialisation et ses conséquences grâce à une mise en abyme.

            En effet Margherita joue le rôle d’une femme au fort caractère qui réalise un film sur le chômage et les licenciements. Les problèmes s’accumulent pour elle lorsque son ex-mari lui reproche de ne pas être assez attentive aux autres, plus particulièrement à sa fille. Elle est qualifiée d'égoïste et évite ses problèmes de manière « lâche ». La santé de sa mère n’arrange évidement pas les choses. Cette dernière est mourante et Margherita ne veut pas l’accepter. On le voit clairement dans une scène touchante et marquante lorsque la mère se sent incapable de marcher. Sa fille lui crie dessus désespérément car elle ne comprend pas, et surtout n’accepte pas le fait que sa mère soit trop faible pour faire « trois pas ». Plusieurs scènes étranges représentent les rêves du personnage principal, caractérisé par sa peur de perdre sa mère.

            Barry est un des acteurs du film réalisé par Margherita. Ce personnage apporte une touche humoristique à ce drame. Ne connaissant pas ses répliques pour le tournage, il ralentit la production, un problème de plus pour Margherita.

            Une phrase marquante est souvent répétée par Margherita lors de ses tournages : « il faut te mettre à côté du personnage ». Une réplique qu’aucun comédien ne comprend, ni elle d’ailleurs. D’une certaine manière, Moretti met en application cette phrase en tournant dans son propre film. Et non pas en jouant dans le rôle du personnage principal mais le frère de ce dernier.

               C’est avec la larme à l’œil que le spectateur quitte la salle. La mort de la grand-mère est bouleversante, même si elle était prévisible. Le rapport fusionnel avec sa petite fille renforce notre chagrin. Guilia Lazzarini joue ainsi le rôle d’une mamie attachante, qui pourrait être la notre…

Sofia Brahim
2016/03/28 14:29 #3841-4d58-adbb-1ba9d48ade2f
Lycée Georges Colomb
Dès les premiers instants du film, nous sommes happés au cœurs d'une scène de violence entre policiers et manifestants, qui laisse présager un nouveau Moretti politique et engagé. Mais il s'agit en réalité du tournage du nouveau film de Margherita, réalisatrice exigeante et un peu âpre qui interprète somptueusement bien l'alter ego de Moretti. Après vingt-cinq ans de carrière, le réalisateur italien nous fait découvrir un film humain et sensible dessiné sur une mise en abyme éblouissante.

Margherita travaille ardemment au tournage de son film, qui met en scène une résistance ouvrière collective face à la menace planante du licenciement. Un sujet sensible et délicat qui, au sein même de l'équipe de tournage, créé des tensions, accentuées par une metteuse en scène explosive et trop perfectionniste. Moretti est, quant-à lui, sorti de sa zone de confort en s'éloignant des projecteurs, pour s'en tenir au rôle secondaire -quoique magnifique- de Giovanni, le frère de Margherita. Il est resté très flou sur la profession de son personnage pour inciter les spectateurs à s'en tenir à l 'essentiel : « Je ne voulais pas remplir le scénario d'un trop plein d'informations » a t-il confié.

Le film est fractionné : d'un côté Margherita, qui peine à diriger son tournage et lutte pour le mener à bien, bien qu'on sente clairement qu'elle-même s'interroge sur la justesse de son œuvre. Une réelle fatigue émane de ce personnage, une lassitude et un découragement évidents face aux déceptions quotidiennes qui ébranlent ses propres convictions : elle incite vivement ses acteurs à « rester à côté de leur rôle », c'est-à-dire à interpréter leur personnage sans toutefois dissimuler les acteurs qu'ils sont vraiment. Une vielle directive inutile, qui sonne presque ridicule, et que ni les acteurs ni Margherita elle-même ne comprennent réellement.                                                                                        

De l'autre, un scénario pudique et fluide sur sa mère hospitalisée, anciennement professeur de latin très estimée : « Elle a été comme une maman pour moi » déclarera plus tard avec émotion une de ses ancienne élèves. Une vieille femme charmante et admirable qui se retire lentement, tandis que la lueur de son regard se grise et que sa voix se fane doucement sous les yeux de sa petite-fille. Les femmes sont ici mises à l'honneur avec ces trois personnages féminins : « Je voulais décrire une lignée de femmes » a déclaré Morreti.
(partie 1)

Marie Mouret
2016/03/28 14:30 #9950-48f0-8b2e-09c592e4434e
Lycée Georges Colomb
La mère de Margherita n'est nommée à aucun moment, simplement désignée par « Mia Madre » à travers le titre. Choix judicieux et averti du réalisateur, qui ne parlait sûrement pas que de sa propre mère, mais de toutes les mamans disparues, faisant appel directement à l'émotion du spectateur, qui interprétera ce film en fonction de son histoire personnelle. C'est aussi là toute la beauté de ce scénario : il s'adresse à un large public, chacun ayant perdu un proche à un moment de sa vie.

Contrairement à « La chambre du fils », « Mia Madre »n'est pas un film sur la mort ou le deuil, mais sur ce qui précède l'inévitable : le doux retrait des personnages, en continuité avec la vie et en harmonie avec le devenir des choses. La mort n'est pas la fin de la vie, elle en fait partie d'après Moretti. L'inéluctable disparition de « Mia Madre » marque le début d'une sorte de déni de la vie, chacun des personnages remettant en question ses projets comme si toute tentative d'avenir devenait alors impossible : Giovanni démissionne inexplicablement de son mystérieux travail, Margherita commence à renoncer à toute perspective de réussite pour son film, et la jeune fille veut abandonner le latin que sa grand-mère chérit tant !

On retrouve dans « Mia Madre » tous ces thèmes si familiers à Moretti, tels que les épreuves difficiles face au travail, un certain engagement social, un apprentissage de la vie difficile pour chacun, ainsi que des relations humaines aussi compliquées qu’ambiguës : Margherita quitte son conjoint, délaisse clairement sa fille, entretient des sources de tensions permanentes avec ses collègues, et on peut même deviner un certain conflit entre son frère et elle qui, bien qu' implicite, nous interpelle à plusieurs instants du film : ainsi, après une journée de travail, Margherita passe chez un traiteur acheter un repas pour sa mère, car ce que sert l'hôpital est infâme. Mais une fois au chevet de celle-ci, elle se sent insignifiante par rapport à Giovanni qui a cuisiné un véritable repas. Margherita se sent tellement honteuse qu'elle cache même ce qu'elle a apporté. Le frère et la sœur sont donc diamétralement opposés, et c'est amusant de voir Moretti s'attribuer le beau rôle du frère discret, dévoué et protecteur, qui n'a rien à voir avec sa sœur égoïste et capricieuse.

À travers cette histoire, c'est évidemment sa propre vie que Moretti met en scène : le métier de réalisateur est très accaparant et, tout comme Marguerita, il se sent certainement coupable de ne pas avoir consacré plus de temps aux siens, y compris à sa mère décédée pendant le montage de son précédent film. Or, c'est justement l'imminence de la mort qui nous donne le recul nécessaire pour en prendre conscience, et qui engendre alors une remise en question qui, comme pour Margherita, peut s'avérer très difficile. Des remises en question tellement douloureuses qu'elles la hantent sur son propre tournage, jusque dans ses rêves, entraînant par fois de brefs instants de sénilité : Margherita s'imagine ainsi foncer dans un mur en voiture, symbole de toutes les difficultés auxquelles elle se heurte. C'est un des moments forts du film, qui fait ressentir au spectateur un déluge d'émotions, passant de l'impuissance à un sentiment de réelle détresse.

Drame et comédie cohabitent infiniment bien dans ce nouveau film comme Moretti sait si bien le faire. John Turturro assure ici le personnage de l’excentrique Barry, Américain extravagant et mythomane qui prétend avoir travaillé avec les plus grands, tel Kubrick, et qui a le don d'agacer Margherita. Incapable de réciter son texte correctement, il permettra aux spectateurs de respirer grace à des parenthèses cocasses et inattendues.

« Mia Madre » oscille entre rêves, imagination et souvenirs, mais aussi entre doutes, espérances et déceptions. Un film de vérité riche en émotion, faisant appel à la sensibilité du spectateur et qui, j'en suis certaine, n'a laissé personne indemne.
(partie 2)

Marie Mouret
2016/03/28 14:31 #f3c7-4c53-b698-3ba257d6b68b
Lycée Pro Langevin Wallon
Mia Madre est un film dramatique italien de Nanni Moretti, en partie autobiographique. Le film figurait dans la sélection officielle au Festival de Cannes 2015, en compétition pour la Palme d'or. Lors du montage de son film « Habemus papam » Nanni Moretti a perdu sa mère.

Il transpose cet épisode douloureux de sa vie en prenant un personnage féminin pour jouer son rôle, Margherita, une réalisatrice divorcée et mère d’une adolescente. Margherita s'inquiète pour sa fille Livia et pour sa mère gravement malade. Ses relations avec son frère Giovanni sont tendues. Il s'est rendu disponible pour accompagner leur mère alors que Margherita est en plein tournage. Peu à peu, frère et sœur se retrouvent. Margherita finit par accepter la mort de sa mère qui a lieu alors qu'elle tourne la dernière scène de son film.

Pour illustrer le tiraillement de Margherita, une scène la montre disant à une actrice de « jouer son rôle et d’être à côté en même temps ». C’est ce que fait Nanni Moretti en jouant le rôle du frère aux côtés de Margherita qui le représente.

Bien que comique, Barry, l’acteur américain, qui joue le rôle du nouveau patron de l’usine, a quelque chose de dramatique dans son comportement, il a des pertes de mémoire importantes. On l’apprend lors d’un dîner chez Margherita avec Giovanni, lorsqu’il montre des photographies des membres du tournage avec leurs noms à l’arrière car il n’arrive pas à s’en rappeler. A cause de ses trous de mémoire, il oublie son texte et ne parvient pas à donner la réplique et la réalisatrice doit plusieurs fois arrêter de filmer. C’est notamment le cas lors d’une scène dans le réfectoire de l’usine au terme de laquelle Margherita s’énerve contre lui. C’est pour cela qu’à la fin, alors que Margherita tourne sa dernière scène, elle choisit de ne pas quitter le plateau même si elle vient d’apprendre la mort de sa mère, car elle ne veut pas gâcher la scène pour laquelle Barry a enfin réussi à dire son texte.

Ce film, plutôt dramatique, est par moment drôle comme lorsque Barry met en joie le tournage à l’occasion de son anniversaire : il danse et fait rire tout le monde autour de lui. C'est un moment gai, on ne pense plus au film ni à la maladie de la mère, c’est une échappatoire.

On peut également ressentir beaucoup d’émotion dans ce film, Margherita est tourmentée par sa vie professionnelle et sa vie personnelle, elle est tiraillée et ne veut pas quitter son tournage.

Allez voir le film, vous en jugerez par vous-même et vous ne serez pas déçu !

Océane Edouard, Sanou Keita et Plamedie Bomandeke
2016/03/28 14:32 #4b4d-46f8-a1d2-cdb577c90aef
Lycée Pro Langevin Wallon
Dans son dernier film Mia Madre, Nanni Moretti transpose sa propre histoire, au travers du personnage de Margherita pour nous montrer la douleur que représente la perte d'un être cher.

Lors du tournage de son film nommé Habemus Papam, en 2010, la mère du réalisateur meurt. Dans Mia Madre, l’héroïne du film, Margherita est confrontée à deux problèmes : un tournage de film difficile à produire et une mère très souffrante.

Margherita est une réalisatrice connue mais on lui reproche souvent de faire le même type de film. Parallèlement au tournage, sa mère est sur le point de mourir et elle doit s'occuper de sa fille, qui est en pleine crise d'adolescence. Elle rencontre également des difficultés avec son acteur principal qui a des problèmes de mémoire.

Mia Madre est un très bon film qui parle d'une réalisatrice mais surtout d'une femme qui vit un moment difficile dans sa vie. Elle est confrontée à la maladie de sa mère qui la préoccupe à tel point qu'elle est souvent troublée et débordée dans sa vie quotidienne.

C'est un très bon film qui mérite d’être vu.

Ajwad Mouhamad, Alexandre Lopes,  Mounir Mazouz et Sofiane Harrazi
2016/03/28 14:32 #58bb-45e1-ae8d-1a7119aa5f1f
Lycée Pro Langevin Wallon
Un film émouvant avec beaucoup d'humour

Mia Madre est un film de Nanni Moretti, à la fois dramatique et comique. Le film s'inspire de la vie de l'auteur qui a perdu sa mère lorsqu'il finissait son précédent film. Il mêle émotion, vie professionnelle et aléas de la vie.

Ce film raconte l'histoire du réalisateur à travers le personnage de Margherita, une réalisatrice italienne reconnue, en plein tournage de son nouveau film. Avec ses problèmes personnels et sa mère entre la vie et la mort, elle essaie de surmonter ces épreuves tout en étant satisfaite de son film.

Mia Madre est un film qui émeut sans être pesant. Les acteurs incarnent bien leurs rôles, en particulier, John Turturro dans son rôle d'acteur américain incompétent employant incorrectement l'italien. Cela ajoute de l'humour dans l'ambiance tragique du film, notamment dans la scène au réfectoire au moment où Barry oublie son texte. L'acteur nous donne un ressenti drôle et tragique à la fois, à l'image du film, comme lorsqu'il avoue avoir des problèmes de mémoire et montre qu'il a écrit des parties de son texte et les prénoms des personnes sur leurs photos. Ce moment est touchant, émouvant.

Certaines scènes sont assez difficiles à interpréter, par exemple les sauts dans le temps : la distinction entre le présent et les retours en arrière n'est pas claire. Ainsi, dans l'une des premières scènes du film, Margherita remonte la file d’attente d'un cinéma qui projette un de ses films et retrouve des personnes de son entourage qui lui donnent des conseils, y compris sa mère, alors qu'elle se trouve à l'hôpital. C'est la même chose dans la scène dans laquelle son appartement est inondé.

La fin est trop attendue, ce qui rend le film assez long. Dès le début, nous savons que la mère de Margherita est destinée à mourir et devinons donc que sa mort arrivera à la fin du film.

Le fait que le film de Margherita soit à l'intérieur du film Mia Madre nous permet de découvrir de multiples techniques et astuces de tournage, notamment la scène lors de laquelle Barry conduit une voiture à l'arrêt avec des dizaines de caméras qui filment l'action sur un camion en mouvement. Cela donne une scène assez comique tout en donnant l'illusion que la voiture roule.

A la fin, lorsque la mère de Margherita est à l'hôpital, la famille se ressoude. Margherita se rapproche de sa fille, de son frère et oublie ses problèmes de tournage. Lorsque sa mère décède et que Margherita accepte enfin sa mort, le fardeau porté pendant des semaines se volatilise, Margherita pouvant enfin faire son deuil.

En conclusion, nous avons trouvé ce film agréable à regarder grâce à la présence d'excellents acteurs tels que Barry, qui ajoutent une touche humoristique à ce film qui est essentiellement dramatique.

Enzo Bergeron, Yannick Mwamini et Mamadou Diaby 
2016/03/28 14:33 #c3ef-4a08-b151-2ab793e13832
Lycée Pro Langevin Wallon
Mia Madre est un film en partie autobiographique tout comme la plupart des films du réalisateur italien Nanni Moretti. Le rôle du réalisateur est interprété par une femme qui traverse une période difficile de sa vie, c'est-à-dire qu'elle travaille sur un film tout en voyant sa mère mourir de jour en jour. Le film qu'elle réalise porte sur le changement de propriétaire d'une entreprise et la lutte des ouvriers. L'avancement du film est ralenti par l'arrivée de l'acteur principal américain qui a plusieurs difficultés, dont celle de la langue. En surpassant toutes ces étapes difficiles, elle se rapproche de son frère incarné, par Nanni Moretti lui-même. Le retour de sa fille l'aide à surmonter cette période.

Le film met en scène un moment important de la vie du personnage, on peut donc s'identifier à lui. C'est à la fois positif et négatif car cela rappelle à tout le monde la réalité, le fait que l'on perde ses parents. Les acteurs du film jouent bien leur rôle, ce qui nous plonge dans l'histoire. Ce film est intéressant car il nous permet de comprendre la réalisation d'un film comme la scène du tournage  dans la voiture. On voit le matériel nécessaire à la réalisation de la scène, les caméras et l'installation autour de la voiture.

Finalement, Mia Madre est un film réaliste et très émouvant. En effet, il raconte une période cruciale de la vie où la douleur de Margherita devient positive quant elle accepte la mort de sa mère.

Lancelot Herrbach, Dylan Dos Santos, Luis Mesquita, Mike Cunha
2016/03/28 14:36 #8fae-4e79-af8a-a07dc95a16b2
lycée de l'Arc
Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. A ses questionnements d’artiste engagée s’ajoutent des problèmes personnels, sa mère est à l’hôpital et sa fille est en pleine crise d’adolescence. Margherita va devoir rester à la hauteur dans son travail et pour sa famille.

Film très personnel pour le réalisateur.  On peut même faire un parallèle avec sa propre vie.  Ici, Margherita réalise une œuvre engagée et politique; elle tourne avec un acteur populaire américain, comme, ici, Moretti et John Turturro.  Les thèmes centraux du film sont la famille et le travail,.

Quelque chose d'également récurrent dans les films de Nanni Moretti: le réalisme. Vous semblez connaître ce bon réalisateur et son œuvre. Il retranscrit parfaitement l'ambiance d'un tournage avec une star a tel point qu'on a l'impression de regarder un making-of. Le jeu d'acteurs aide également au réalisme du film, toujours très juste et jamais dans la surenchère même pour le personnage de Barry assez extravagant mais toujours crédible. La réalisation simple, composée uniquement de plan fixes ou en caméra épaule donne un style un peu documentaire.

Mais ce qui fait la force du film c'est avant tout sa justesse.  Pas de musiques qui appuient sur une scène dramatique: le jeu des acteurs est encore une fois très naturel. Tout est filmé le plus souvent en caméra épaule, ce qui rend beaucoup plus proche des personnages.

la classe de 2nde
2016/03/28 15:50 #1817-443f-aacf-6b7596c2d5f0
Lycée Emmanuel Mounier
Mia Madre, la poésie du banal (Partie 1) par Nicolas Cury, TL lycée Mounier de Grenoble


Eminente figure du cinéma européen, Nanni Moretti aura longtemps fait évoluer son art dans un parcours où prévaut le souci du genre humain, l’amour simple et sans prétention. Si les oeuvres de Nanni Moretti ne lancent pas toujours l’appel aux larmes, malgré la récurrence du mélodrame, c’est parce qu’il invite ses spectateurs dans un large cercle intimiste où chaleur et harmonie vont de pair. Dès lors le cinéaste fait vivre son art avec la quiétude qu’apportent l’écoute et la patience d’un artiste pleinement engagé dans chacune de ses oeuvres. Avec Mia Madre, Nanni Moretti signe un film qui l’implique intégralement dans une cause que l’on peut croire très personnelle, mais qui touche en réalité universellement son audience. Mia Madre est d’une exigence sans pareille, mais une fois qu’il nous accapare dans son univers, le monde extérieur n’a plus d’importance : Ne prend alors d’importance que la réalité selon Nanni Moreti.



Une foule de manifestant gronde en pleine rue et le hurlement sourd de la colère vient siffler dans nos oreilles : « No ai licenziamenti, No ai licenziamenti ! ». Une concentration de haine en procession s’anime, chaque seconde est essentielle et déjà, la tension peaufine l’angoisse des spectateurs. Un face à face de regards sans peur entre manifestants et CRS ; alors le désir bestial de la violence et du conflit nous parvient. Soudain, tout explose : crachat du Kärcher, fracas des matraques, la lenteur du geste vient souligner l’insupportable violence de l’affrontement, le drame est à son comble. Instantanément, une voix crie : « coupez ! », les caméras s’éteignent, les figurants rejoignent leur place et le drame est terminé… Ce drame, c’est celui que dirige Margherita, une cinéaste italienne reconnue par ses pairs. Margherita vit au centre d’une multitude de péripéties et pourtant, il est impossible d’en perdre le fil puisque tout se retrouve relié plus ou moins directement par la passion charnelle d’une fille pour sa mère. Une fois le pilier central dressé, les autres histoires viennent se broder tranquillement autour de lui : Le frère de Margherita (joué par Nanni Moretti) quitte son travail pour remplir son devoir filial et rejoindre le chevet de sa mère ; la fille de Margherita doit affirmer son existence dans les méandres d’une garde alternée ; le film de Margherita doit voir le jour sans s’écrouler sous les joutes entre la réalisatrice et son acteur principal, Barry Huggins (interprété par l’extraordinaire John Turturo, qui fait vivre dans son personnage une dérision certaine, non pas de sa propre carrière, mais de plusieurs).

Cette histoire raconte la banalité d’une vie dans toute sa complexité, une vie où la figure maternelle est omniprésente quelle que soit la génération à laquelle elle appartient. Cette omniprésence, notre héroïne la réalise au fur et à mesure que son parent l’abandonne, en acceptant cette réalité universelle. Seulement, de son côté Margherita peine à l’accepter et c’est en se lançant dans une quête de réalité à travers sa production qu’elle pourra donner sens à sa situation. Dans son film, Margherita se refuse régulièrement aux gros plans : la globalité de l’action et son réalisme presque journalistique prédomine. Pas d’effets magistraux non plus car la sobriété règne et fait régner l’évident. Le cinéma de Margherita doit ressembler le moins possible à une illusion. De même, les acteurs ne doivent jamais oublier qui ils sont réellement quand ils interprètent un personnage en simple imitation de l’authentique. Margherita vit dans la peur du mensonge et c’est ce qui crée dans son film une grande sobriété présente d’ailleurs dans l’ensemble du film de Nanni Moretti. Simplement, il a suffi au cinéaste de pourvoir son oeuvre d’une analyse profondément humaniste pour que cette sobriété devienne magistrale.



2016/03/28 15:53 #a0b0-406b-93b5-7d40c4039d74
Lycée Emmanuel Mounier
Mia Madre, la poésie du banal (Partie 2) par Nicolas Cury, TL lycée Mounier de Grenoble

Margherita et Nanni Moretti ont alors ce point commun que leur film est un exutoire de leur pensée, mais le refoulement de la cinéaste garde quelque chose d’inconscient : Son film illustre une pensée enfouie et véritable alors que son personnage semble parfois se noyer dans l’autocensure. Nanni Moretti impose donc son film comme une oeuvre psychologique plus que dramatique : En effet, les relations entre les héros, sans pour autant avoir de dénouement, évoluent vers une paix relative. Au début, le film peut sembler proposer un concept de thérapie de groupe où chacun des personnages finira par soigner ses plaies. Mais Nanni Moretti n’a pas ce regard simple dont le cinéma américain s’empare souvent. Dans Mia Madre, il suffit à chaque personnage de faire partager son refoulement pour réussir à y faire face mais en aucun cas réussir à s’en séparer. Comme dans Habemus Papam, son dernier film avant Mia Madre, Moretti souligne que parfois, la thérapie reste sans réponse. En revanche, la communion des personnages renforce ces liens charnels qui donnent tout son sens à la pluralité des caractères de Mia Madre.

Nanni Moretti impose une naïveté assumée dans son regard de l’homme tout en déployant sa connaissance personnelle sans aucune prétention. Dès lors, Mia Madre est un récit où personne n’est jugé et le film devient presque l’illusion d’une vie que l’on observe, tant l’histoire témoigne à la fois de la normalité et de la particularité du réel. Dans cet état d’esprit, Nanni Moretti insuffle la vie à son film et laisse se dérouler toute la poésie de la normalité. Ce même domaine poétique permet au spectateur d’éclairer autrement une vie qui pourrait être la sienne : en insufflant la vie à ce film, Nanni Moretti dévoile une existence banale et plus que singulière. En insufflant la vie à ce film, Nanni Moretti souligne que donner naissance, c’est la force et le pouvoir de Mia Madre.
2016/03/29 19:58 #b3d4-401b-8c54-603825abb7e5
Lycée A. Fresnel
Critique : Mia madre

Mia madre est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti sorti en décembre 2015. Margherita (Margherita Buy) est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années qui va perdre sa mère, une ancienne professeur de latin. Margherita se confronte souvent à son frère Giovanni (Nanni Moretti s'est donné un rôle dans le film). Le film est composé de deux histoires distincte, l'histoire entre la mère mourante et ses enfants et l'histoire de l’héroïne réalisant son film.
J'ai moyennement apprécié le film car  l'histoire de la mère mourante est très peu intéressante, elle n'est pas assez poussée, on ne ressent aucune compassion pour les personnages dans ces scènes.
Les seules scènes intéressante sont les scènes où Margherita réalise le film, les scènes sont très intimiste et on se sent proche de l'équipe de tournage, notamment Barry Huggins (John Turturro) qui est un acteur américain venu tourner dans le film de Margherita, ; il s'agit d'un film italien, donc tourné en italien, et lui a du mal à parler la langue et surtout à mémoriser son jeu. Pour moi, la meilleure scène du film est la scène où ils essayent de tourner en voiture, la séquence est très drôle.

LEMARIGNY Lucas
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 19:59 #bb0d-423d-adfd-479abd67550d
Lycée A. Fresnel
Entre la passion du cinéma et l'amour d'une famille






Mia Madre est un film italien qui est réalisé par Nanni Moretti, sorti en 2015. Margherita Buy joue le rôle de Margherita , une réalisatrice d'une cinquantaine d'années qui travaille sur un film mais elle n'arrive pas aux résultats attendus car elle est tourmentée par des affaires de famille.
En effet, sa vie privée est bouleversée entre sa mère qui est en train de mourir, sa fille qui est en pleine crise d'adolescence et sa relation tendue avec son ex-compagnon. Elle fait de son mieux pour que son film soit réussi mais on ressent en tant que spectateur de la pitié pour ce personnage qui ne sait pas comment réagir et qui est déstabilisé entre son ordre privé et l’ordre professionnel.
L'arrivée d'un américain dans son film : Barry Huggins joué par John Turturro de caractère difficile ne l'aide pas pour son projet et lui complique encore plus les choses.
On voit apparaître Nanni Moretti qui joue le rôle du frère, dans l'histoire. Il est opposé à sa sœur c'est-à-dire qu'il est plus serein qu'elle par rapport à la situation difficile : La mort de leur mère. A travers son univers, la réalisatrice nous montre comment tourner un film et tout le matériel nécessaire pour le créer.
Finalement, ce film est une autofiction de Nanni Moretti de son point de vue personnel.


Manon Marcelle
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:00 #1417-4bbe-8e53-aabcf471de7e
Lycée A. Fresnel
Une réalisatrice perdue.


Le film Mia Madre,écrit par Nanni Moretti, raconte l'histoire d'une réalisatrice d'une cinquantaine d'années, qui va devoir gérer à la fois son travail, mais aussi sa famille, puisque sa mère, ancienne professeur de latin, est en train de mourir.
C'est à travers l'histoire de cette femme, que nous prenons connaissance de la difficulté de tourner un film, cela répond à certaines questions : Comment tourner une scène en voiture ? ou bien, quel est le matériel nécessaire pour les éclairages ?
De plus, touchant, il nous apprend les valeurs de la famille, aussi compliquées soient-elles.
C'est encore un très beau film que nous montre Nanni Moretti en cette année 2015.



Manon Baylet
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:01 #375c-4fca-845d-0f4d2268966a
Lycée A. Fresnel
Le film dans le film


Mia madre est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti. Margherita (Margherita Buy) est une réalisatrice d'une cinquantaine d'années qui doit gérer plusieurs problèmes dans sa vie, notamment les soins de sa mère mourante et la réalisation de son prochain film rendu compliquée par le caractère de l'acteur principal, Barry Huggins (John Turturro).
J'ai eu beaucoup de mal à comprendre le film et surtout les références cinématographiques qu'il comporte : à la place, j'ai trouvé l'histoire de la mère de Margherita un peu pesante, et l'histoire du tournage assez secondaire dans le récit. Je n'ai pas vu d'évolution dans le récit : A la fin, aucun des problèmes de la scénariste n'a été réglé, mis à part le décès de la mère, événement triste auquel on s'attendait depuis le début.
Au final, le film m'a paru très long : j'ai trouvé le grand nombre de sujets traités lassant et confus, ce qui m'a empêché d'apprécier le film. Peut-être aurais-je réussi à entrer dans le film si l'accent avait été mis sur le tournage du film, avec peut-être une amélioration sensible de la situation de la réalisatrice.
Dubois Raphaël
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:02 #684b-4a9b-ba17-605530107994
Lycée A. Fresnel
L'histoire d'une vie

Mia Madre, Nanni Moretti

Mia Madre, film de Nanni Moretti, est sans doute plus qu'un film mais bien un reflet des réflexions de l'auteur. Le réalisateur dépeint ainsi quelques bouts son histoire à travers un récit plein de poésie et de tristesse. L'histoire est celle d'une femme, Margherita, réalisatrice, sœur, mère, fille, compagne. Chacun de ces rôles lui apporte son lot de problèmes : un acteur capricieux, une mère mourante, un frère secret, une enfant en pleine crise d'adolescence, une vie belle mais compliquée, une histoire qui fait pleurer.
Dans Mia Madre, le personnage principal dirige la réalisation d'un film qui parle d'un conflit social, celui d'un dirigeant d'une société venant d'être rachetée et de ses ouvriers, celui d'une révolte. Ce tournage est accompagné de caprices de l'acteur principal, qui est Américain et qui ne cesse d'oublier ses répliques, ce qui fait perdre son calme à la réalisatrice, à bout de nerfs, débordée. Parallèlement au tournage de ce film, Margherita s'occupe, avec son frère, de leur mère malade, une mère qui rêve de liberté tout en perdant ses souvenirs, et qui continue d'enseigner son savoir à sa petite fille malgré son état. Une mère malade et épuisée enseignant à sa petite fille blessée, essuyant une peine d'amour, ayant peur de décevoir, ayant peur de perdre sa grand-mère. C'est une histoire de tous les jours, une histoire que chacun peut vivre, une histoire d'amour, de famille, de révolte, de mort. C'est une femme qui perd sa mère, qui perd ses repères, c'est l'histoire d'une petite fille heureuse de recevoir un scooter, c'est l'histoire d'un acteur qui perd la mémoire, c'est l'histoire d'acteurs fêtant un anniversaire, c'est l'histoire de la vie pendant la mort.



Lefèvre Coralie
(1ère ES 1; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:03 #8c86-4e0a-bea3-ef6ff7007b11
Lycée A. Fresnel
Un amour de famille

Mia Madre est un film de Nanni Moretti sorti le 2 décembre 2015. Margherita Buy est l'actrice qui joue le rôle d'une réalisatrice d'un film. Parallèlement, on voit sa vie privée, déchirée entre sa fille, en plein crise d'adolescence et sa mère qui est manifestement en fin de vie. On arrive facilement à se mettre à compatir pour cette mère de famille qui se voit affligée tous les problèmes en plus de sa rupture avec son ami. On va suivre son quotidien avec elle, ses changements de comportement, trop attristée par sa vie aujourd'hui bouleversée. Les sentiments sont présents autant pour nous que pour elle, que ce soit face aux images très attachantes d'elle et sa mère, à sa vie amoureuse qui est détruite et sa relation relativement difficile avec sa fille. Son travail n'est par épargné. Son nouvel acteur principal, un célèbre interprète américain présente une importante complication. Ne parlant pas italien – langue du pays dans lequel se déroule le film – il pousse à bout la patience de toute l'équipe de tournage et des autres acteurs. Malgré tout, elle a son frère à ses côtés, tous deux sont attachés par un fort lien, par une relation fusionnelle. Une des images qui témoigne le plus de cette affection est bien celle de ces deux personnages, assis sur un banc, réfléchissant ensemble au sort de leur mère.
Cette histoire nous trouble mais le souvenir du jeune homme à la fin du film nous réconforte d'une certaine manière. On sait alors que Margherita ne garde pas seulement les dernières images de sa mère qui était alitée mais qu'elle peut se souvenir des bons moments que cette personne a su lui offrir.

Lenoury Océane

(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:04 #28fc-4b2b-84d6-5625e5507c79
Lycée A. Fresnel
Femme courage

Que faire face à la mort d’une personne qui nous tient à cœur? Prise entre son travail et sa vie de famille, Margherita, réalisatrice, essaie de garder le cap. Entre sa mère atteinte de problèmes cardiaques et en fin de vie, sa fille en pleine crise d’adolescence qui s’éloigne d’elle et son frère à qui l’on ne peut reprocher quoi que ce soit, on se sent seule.
Malgré sa relation avec Vittorio, rien ne l’aide réellement à surmonter ces épreuves. A cela s’ajoute la venue d’un célèbre acteur américain, capricieux, prétentieux et atteint de mythomanie dans son nouveau film, qui traite comme tous les autres du social en Italie. Ce que certains lui reprochent d’ailleurs comme son frère qui lui dit “Fais quelque chose de nouveau, de différent”,  mais Margherita perd pied et se laisse aller quand elle comprend que la mort de sa mère approche chaque jour qui passe.

Le réalisateur Nanni Moretti, qui interprète aussi le rôle de Giovanni le frère parfait, raconte en parallèle son histoire et la perte de sa mère pendant le tournage d’un autre de ses films : Habemus Papam. L’auteur dans ce film joue deux rôles à la fois, le rôle du fils prêt à tout sacrifier pour  rester avec sa mère et indirectement le rôle de Margherita à laquelle on peut l’identifier.

Grâce Gohi,
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:05 #422d-4786-ba8c-b605854765c7
Lycée A. Fresnel
Le quotidien dans un Film

« Margherita buy est toujours en lutte contre elle-même comme je le suis contre moi-même» a déclaré Nanni Moretti à Allociné. En effet, son film sorti en 2015, Mia Madre, est un film bouleversant où une mère de famille se bat dans son quotidien : que ce soit dans sa vie familiale, avec sa fille et sa mère, ou dans sa vie professionnelle avec son film. On remarque que le film de Margherita est le contraire de sa vie en général.
Le film est construit même s'il y a quelques complications avec un acteur, tandis que, dans le même temps, sa vie familiale n'est pas très solide entre les disputes avec sa fille et sa mère qui est très malade. On ne retrouve pas beaucoup d'action. Les seules grandes actions qui sont «intéressantes» ont lieu quand Margherita perd sa mère et se dispute avec l'acteur principal de son film qui ne retient pas son texte.
C'est un film assez long qui parle de la banalité de la vie de cette femme : le fait que Margherita perde sa mère et ne finisse pas son film. Voilà qui rend ce long métrage interminable. On est quand même bouleversé lorsque sa mère meurt même si on s'en doutait dès le début du film avec le titre. La complicité entre la grand mère et sa petite fille est poignante. Malgré sa maladie cette vieille femme aide sa petite fille pour sa réussite. Nanni Moretti est présent dans son film comme frère de Margherita. On le voit le plus souvent dans les passages de l’hôpital en présence de sa mère. Il a écrit ce film en hommage à sa mère.

Léa Quesnel
(1ère ES1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:06 #9c61-40de-b4be-88f09b8f4222
Lycée A. Fresnel
Une séquence d'une vie

Comment accepter sa fin proche et dire au revoir à sa famille, ses amis, sa maison? Au début du film Mia Madre on sait que cette mère mourra, on voit l’incompréhension de sa fille qui ne veut pas que sa mère parte ; elle souhaite qu'elle rentre chez elle, qu'elle retrouve sa vie d'autrefois, elle ne veut pas dire au revoir à sa mère, lorsque un commercial vient la démarcher dans la maison de sa mère, elle tente de regrouper ses souvenirs, de la faire revenir car à ce moment là elle est décédée.

On sent la dimension autobiographique de l’œuvre : c'est le récit de ses sentiments par rapport à sa vie. On le voit dans le rôle de Margherita Buy en temps que réalisatrice qui parle des problèmes sociaux de l'Italie, ce qui renvoie au fait que Nanni Moretti est lui-même très impliqué dans son pays. C'est un sujet très présent dans ses films tout comme celui du cinéma : en effet, lui-même réalisateur se sert du film pour déclarer son amour au cinéma par le biais de scènes de référence ou encore d'affiches de films qui l'ont inspiré comme Les Ailes du Désir. On observe aussi son amour pour l'Italie à travers ce scooter si spécifique à l'Italie.

Ce film est très riche par ses nombreuses histoires imbriquées, celles de la réalisatrice qui doit concilier sa vie professionnelle et ses déboires avec l'acteur mythomane et prétentieux, mais aussi de sa mère malade et mourante. Cette réalisatrice qui détruit tout autour d'elle pour assurer son ambition. Elle ne le comprendra que quand son conjoint la quittera et lui exprimera ce qu'il n'avait pu lui dire, ce qu'il endurait, ce qu'il taisait.

Pour conclure, on peut considérer ce film comme émouvant, tant par l'aspect dramatique de la mort de la mère que du point de vue des relations de cette réalisatrice qui doit surmonter tous ses problèmes familiaux. On s'identifie à ce personnage qui nous touche et l'on voit très bien son monde qui s’effondre.

Yvart Mathieu
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:07 #dcc6-49df-8ec2-640a2cf51642
Lycée A. Fresnel
Mia madre
Une célèbre réalisatrice décide de faire un film avec un acteur américain très célèbre lui aussi.
Celui-ci lui donne du fil à retordre. Le réalisateur est aussi un des acteurs principaux du film : Nanni Morretti joue en effet le rôle de Giovanni, le frère de l'actrice principal, Margherita Buy. Ce film raconte l'histoire d'une réalisatrice qui cherche à faire un film avec tous les problèmes de la société. Malheureusement elle aussi a des problèmes personnels. Sa fille est en pleine crise d'adolescence, sa mère est a l’hôpital pour des problèmes cardiaques et son couple est en crise. Elle a un tempérament énergique et veut garder le contrôle sur tout, la moindre chose la contrarie car l'acteur principal de son film est un capricieux et il est atteint de mythomanie. Elle est à cran car rien ne se déroule comme elle le voudrait : son film ne se passe pas bien, sa mère est sur le point de mourir, son petit-ami l'abandonne et sa fille ne travaille plus son latin mais reçoit malgré tout un scooter;symbole de l'Italie qui plaît énormément à Nanni Morreti . Ce film nous montre que même si nous sommes réalisateurs ou acteurs on a tous des problèmes, personne n'y échappe.
C'est un film drôle mais aussi très émouvant car on peut lire la tristesse des personnages sur leurs visages, lors de la mort de la mère, de leur vie quotidienne.

Peron Héloïse
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 20:22 #4090-45c4-8e55-53113aae1cec
Lycée Jean-Pierre Timbaud
‘Mia Madre’ est un film de Nanni Moretti, un réalisateur, scénariste et acteur italien. Ce film est une adaptation de la vraie vie de Nanni Moretti mais à travers les yeux d’une femme réalisatrice de film dont la mère est souffrante. Le personnage principal du film est comme lui, à la différence que c’est un personnage féminin. Ce film a été tourné en Italie et il est sorti le 02 Décembre 2015. Il est en version originale, c’est-à-dire que les acteurs parlent italiens mais il est comme même sous-titrés en français. Ce film dure 1h47min et il est en couleurs souvent très sombres. La musique du film est d’Alessandro Zanon et les interprètes sont multiples mais les principaux sont Margherita Buy (Margherita), John Turturro (Barry Huggins), Giulia Lazzarini (Ada), Nanni Moretti (Giovanni), Beatrice Mancini (Livia), Stefano Abbati (Federico) et Enrico Lanniello (Vittorio). Ce film est un film dramatique italien et il s’adresse à un public connaissant surtout les films de Nanni Moretti et le cinéma italien, mêlant poésie et moments dramatiques.

Le résumé du film est déjà très prometteur. Margherita est une jeune réalisatrice qui est en plein tournage d’un film. Elle apprend que sa mère est à l’hôpital car elle est très malade. En effet, Ada, ancienne professeur de latin et mère de Margherita, est sur le point de mourir. Tournant un film avec son frère Giovanni, qui lui est toujours d’une attitude irréprochable envers sa mère, Margherita a dû mal à contrôler ses nerfs en sa présence. Mêlant sa jeune vie de réalisatrice et sa vie privée avec sa fille et sa mère, elle a dû mal à tout gérer et à garder le contrôle sur tous les évènements qui lui arrivent. En effet, sa fille, Livia, est en pleine crise d’adolescence et vit mal la séparation de ses parents. Elle refuse d’écouter les conseils de sa mère. Elle a de mauvais résultats à l’école et principalement en cours de latin, ce qui frustre. Elle veut par conséquent changer de filière mais sa mère refuse. Entre tous ces tumultes, elle doit aussi s’occuper de son film avec un acteur principal au caractère difficile : Barry Huggins. Ce dernier est ingérable et tendu lors des tournages, tellement tendu qu’il en oublie d’ailleurs son texte ce qui énerve prodigieusement la réalisatrice.

Ce film est un film qui nous met toute suite dans l’action principale du film : le tournage d’un film. En effet, ici, Nanni Moretti utilise le procédé de la mise en abyme (un tableau dans un tableau, un film dans un film…). Grâce à ce procédé, il va pouvoir nous raconter sa vie, c’est-à-dire qu’il va prendre du recul sur ce qu’il a vécu pour mieux nous le mettre en scène et nous le faire comprendre. A travers cela, le spectateur découvre comment crée-t-on un film, comment gère-t-on une équipe de tournage, comment fait-on des effets spéciaux… . Même si le film qui est tourné dans le film de Nanni Moretti n’est pas un film digne d’Hollywood et qu’il contient très peu d’effets spéciaux, le spectateur est tout de suite intéressé. En effet, même si c’est un film sur la révolte ouvrière envers un patron intransigeant, le spectateur veut savoir comment elle va pouvoir tournée son film avec un acteur qui ne connait pas son texte et qui est insupportable. C’est une partie de l’intrigue du film. De plus, Nanni Moretti fait de son personnage Barry Huggins, un jeune homme méprisable par le public, du fait qu’il ne connait pas son texte et qui n’est jamais très content. Malgré tout, même si ce personnage subit le mépris du spectateur, il peut parfois être drôle et attachant. Par exemple, dans le film, lors du début d’un nouveau tournage pour une nouvelle scène, Margherita est triste car elle vient d’apprendre que sa mère va bientôt mourir, ses nerfs lâchent et des larmes lui échappent aux coins des yeux. Barry va alors la réconforter tout en lui disant en italien « Je n’aime pas vous voir pleurer… ». Parallèlement, ce film est un film dramatique qui nous montre la vraie vie. En effet, dans ce film, on nous montre la mort telle qu’elle arrive avec la peine qui s’en suit. Pour les personnages, c’est une dure épreuve mais pour les spectateurs aussi car la mort de la mère de l’héroïne rappelle des souvenirs douloureux que le spectateur a pu vivre. Ce passage nous est ici raconté tel que la vécue Nanni Moretti lorsque qu’il a perdu sa grand-mère. D’ailleurs, cela nous est raconté de façon émouvante, on ressent la peine qu’il a vécu mais aussi l’immense chagrin qui a dû l’accabler. Malgré tout, ici, il nous montre l’épreuve douloureuse que l’on ressent lorsque l’on perd quelqu’un et que même après cela, il est dur de redevenir la personne que nous étions avant. C’est un passage fort émouvant que nous raconte ici le réalisateur. De plus, vu que c’est un film italien où les voix sont en version originale cela est encore plus intense pour le public. En effet, les voix originales ont pour but de transmettre l’émotion juste de l’acteur et ici, cela nous est clairement montré. Parallèlement à tout ce qu’il lui arrive, Margherita a une fille qui est souvent en désaccord avec sa mère notamment sur l’école et ses cours. Cette jeune fille, au caractère rebelle, a quand même un bon côté : elle adore sa grand-mère. On le voit dès que la fille de Margherita va voir sa grand-mère à l’hôpital, ici, on voit aussi une retranscription de l’amour que l’on porte à sa grand-mère. Le spectateur est ici touché par la scène. Ce film est donc un film poétique qui retrace la perte d’un être cher à travers les yeux d’une jeune fille très proche de sa mère. Il nous montre ce qu’est la vraie vie avec ses bons et ses mauvais côtés. A travers ce film, on peut y percevoir un message celui de toujours prendre soin de ceux qui sont près de nous car tôt ou tard, ils peuvent partir en nous laissant perdu avec pour seul ami, nos souvenirs…

Vanessa Dorneau, 1 ES3, Lycée Jean-Pierre Timbaud, Brétigny-sur-orge
2016/03/30 14:35 #1ae3-4e50-a6e9-413630c4ccc5
Lycée François Ier
« Mia Madre », ou comment accepter la perte d'un être cher


« Mia Madre » est un film du réalisateur italien Giovanni Moretti, auteur de la Chambre du fils et d' « Habemus Papam ». Il retrace un moment de la vie d'une femme, Margharita. Margharita est une metteur en scène, en pleine remise en question à cause de la crise de quarantaine: elle est en crise, que ce soit sur le plan familial ou sur le plan professionnel.
Margharita doit faire face à la maladie de sa mère et refuse, au début en tout cas, le fait que cette dernière risque de mourir. On sent beaucoup d'affection entre elle et sa mère, mais également une tension, des non-dits ou des actes passés qui ont fragilisé le dialogue entre elles.Le dialogue en deviendrait presque formel, parfois placide et froid: elles ne savent pas comment se parler.
   On peut observer d'autre part  que Margharita ne semble pas à l'aise dans les interactions sociales, elle ne parle presque pas avec son frère et sa fille: elle est dans une sorte de rivalité  avec son frère au début du film, mais la maladie de leur mère va les rapprocher. Sa fille Olivia entretient une relation privilégiée avec la mère de Margharita, que celle-ci n'arrive pas à avoir ni avec sa fille, ni avec sa mère, ce qui semble la  contrarier, voire la rendre un peu jalouse et envieuse. Olivia fait du latin comme sa grand mère, ce qui crée un lien fort entre elles, alors que Margharita ne semble pas bien connaître sa fille et être peinée par cette situation.
Sinon,elle ne parle avec les autres que pour les diriger, elle est très autoritaire et exigeante, que ce soit avec elle-même ou les personnes proches d'elle. Elle ordonne à ses acteurs de ne pas être le personnage, ce qui représente en fait sa conduite de tous les jours: elle s'efface, ne s'implique pas entièrement dans ce qu'elle fait: peur de souffrir ou de perdre le contrôle ?

Nanni Moretti intègre dans son film la technique de la mise en abîme: Barry, acteur qui joue un patron américain capitaliste en conflit avec ses ouvriers, n'est-ce pas une mise en abîme de Margharita ? Il y ajoute une part d'onirisme, avec la présence de plusieurs réalités dans le film, laissant planer le doute sur certaines scènes du film. Par exemple, une des scènes les plus "floues", c'est à dire où l'on ne sait pas si c'est un rêve ou la réalité, est celle de l'inondation de l'appartement de Margharita: est-ce une inondation symbolique qui montre que Margharita est dépassée, "noyée" par les événements ? Ou est-ce une vraie inondation ?
La façon de filmer de Nanni Moretti , très sobre et simple, pudique par rapport à la souffrance et l'agonie de la mère que l'on ne voit pas souffrir ou très peu, donnent tout son charme au film, qui aurait pu être très vite dramatique, vue la thématique de celui-ci. La présence de Barry ajoute d'ailleurs une touche de légèreté, d'humour, voire de burlesque avec ses multiples ratages, qui font du bien et permettent au film de ne pas être oppressant.
Mia Madre est donc un très beau film, très mature sur la question de l'acceptation et des changements liés à la mort, à la perte d'un être cher. Un film à voir, un petit bijou signé Nanni Moretti.

                         Critique écrite par Emilie LOISEL, classe de 1ère ES2 / L2 au Lycée François Ier LE HAVRE
2016/03/30 14:43 #76ab-4677-8107-2344724c81b0
Lycée François Ier
« Mia Madre » est un film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti et a figuré dans la sélection officielle au Festival de Cannes 2015, en compétition pour la Palme d'or.
Ce long métrage tourne autour Margharita, qui réalise un film en parallèle avec la maladie de sa mère. Son frère, Giovanni, s'occupe irréprochablement de leur mère, ce qui la mène à une forme de rivalité avec lui: il quitte son travail pour être auprès de leur mère, tandis que Margharita est toujours en plein tournage. Et pourtant rien ne se passe comme prévu. Sera-t-elle à la hauteur de son film et de sa vie personnelle ?

Séparés par des ellipses, on retrouve deux éléments récurrents, sa vie et son film, qui ont des conséquences l'un sur l'autre et nous plongent en plein coeur de l'envers du décor du cinéma, tout en racontant les disputes et les drames de sa vie privée. Le film est à cheval entre le réel et l'imaginaire, car il est parsemé de visions dont on ne sait pas toujours si elles sont réelles ou oniriques. Par exemple, le moment où la mère de Margharita sort de l'hôpital seule et désorientée et se dirige vers la route n'est en fait qu'une vision .

Le frère de Margharita est interprété par Nanni Moretti lui-même, qui a l'habitude de jouer dans ses propres films. Dans cette histoire, il se nomme par son véritable prénom, Giovanni, mais le personnage censé le représenter n'est pas Giovanni mais son alter-ego, Margharita. Celle-ci ne cesse de dire à ses acteurs « sois à côté du personnage » tout au long de l'élaboration de son film. Cette phrase a été rendue célèbre par Moretti, qui la répétait inlassablement à ses comédiens tout en avouant, comme Margharita, qu'il n'en saisissait pas vraiment la signification. Nanni Moretti filme tout cela avec pudeur et retenue, sans brutalité. Il ne cherche en aucun cas à être démonstratif et artistique, mais s'appuie sur la force des dialogues qui débordent de sentiments.

Dans ce film on retrouve le procédé de mise en abîme: on peut se référer au film "Otto e mezzo"du célèbre réalisateur Federico Fellini, qui est cité dans le film.On peut aussi dire qu'il s'agit en réalité d'une autobiographie de Moretti car il a perdu sa mère lors du tournage de son film « Habemus Papam ». C'est peut-être pour cela que Moretti incarne le rôle du frère modeste et présent pour sa mère.On retrouve aussi beaucoup de similitude avec sa vie personnelle: dans son film, la mère de Margharita est professeur de latin, celle de Moretti l'était aussi ! De plus Margharita tourne un film social sur l'exploitation des patrons envers les ouvriers ; or n'est-ce pas ce que la réalisatrice fait subir à ses acteurs ? Là encore Moretti se vise lui-même. On assiste à une remise en question du cinéaste italien et de son cinéma politique.
Dans ce film, Moretti essaierait-il de faire son deuil à travers le cinéma ? Après « La chambre du fils », et « « Mia Madre, aurons nous droit à un nouveau membre de sa famille ?

Critique co-écrite par Léa LOUIS-DIT-TOUTAIN et Mélody TRAINS, élèves de 1ère ES2/L2 au Lycée François Ier LE HAVRE.
2016/03/30 17:46 #4df3-4e24-b820-5170d8a2b761
Lycée A. Fresnel
L'espoir

Mia Madre est un film italien de Nanni Moretti datant de 2015. C'est l'histoire d'une mère de famille, Margherita qui est réalisatrice. Sa vie est très mouvementée, entre la maladie de sa mère et son travail. Elle sait que sa mère est très affaiblie et qu'elle va bientôt mourir mais elle se voile la face et fait comme si tout allait bien. Elle espère toujours un miracle. Mais ses émotions sont plus fortes que tout et prennent le dessus. En effet, au travail elle craque souvent et se cache pour pleurer et sa vie de famille devient également chaotique. Elle se dispute avec sa fille. Son ex petit ami vient aussi lui reprocher des choses, son comportement passé. Et avec ses collaborateurs, c'est la même choses. Rien ne va comme elle le souhaiterait pour réaliser son film en partie à cause d'un certain Barry qui n'apprend par correctement ses textes et rend la vie de Margherita encore plus compliquée. D'ailleurs nous les voyons dans le film se disputer violemment : Margherita était fatiguée et a explosé aussi à cause de la maladie de sa mère. Cette dernière, à qui elle va souvent rendre visite à l'hôpital ne croit plus vraiment en elle non plus et en son film. En effet, cette scène est vraiment assez émouvante car Margherita explique l'utilité de son film à sa mère qui reste impassible. Heureusement, que son frère Giovanni est là pour la soutenir dans toutes ces épreuves. Lui, contrairement à sa sœur, ne se voile pas la face et sait que sa mère est en phase terminale. Alors il en profite pleinement afin de ne rien regretter. On le voit toujours optimiste dans le film à l'inverse de sa sœur. Il est toujours joyeux, apportant des pâtes à sa mère et la faisant sourire.
Ce film est très bien réalisé et il est très touchant. On s'attache très facilement aux personnages. Il y a notamment ce moment dans le film, où Margherita essaie d'aider sa mère à se relever de son lit et à marcher mais comme cette dernière n'y parvient pas Margherita s'énerve assez fortement contre elle. Mais il y a aussi des scènes plus légères comme par exemple lorsqu'ils dînent tous ensemble, qu'ils dansent au milieu du tournage tous en cercle ou alors les moments où tout le monde vient rendre visite à la mère de Margherita et Giovanni en particulier lorsque c'est sa petite fille qui y va. Pour conclure, ce film est un très joli film avec beaucoup de moments assez durs et tristes mais il y a tout un côté où les scènes jouées sont plus drôle et plus légères. De plus les personnages sont attachants. Ce qui est un très bon mélange pour faire un film. Ce film est symbole d'espoir.


Paul LAISNE 1ES1
Hortense MERCIER 1èreL
(lycée A, FRESNEL CAEN – histoire des arts)
2016/03/30 20:29 #70bd-44df-b4d8-e0800c234adc
Lycée Guy Chauvet
Entre peines et remords

Mia Madre est un film réalisé par Nanni Moretti le 2 décembre 2015. Film partiellement autobiographique, et comme souvent dans ses films, le réalisateur y tient le rôle de Giovanni.
Celui-ci est le frère de Margherita, réalisatrice, actuellement en tournage sur un film dit, social. Elle dirige son équipe de tournage d’une main de fer, imposant ses idées sans partage. Face à l’hospitalisation de Ada, leur mère, Giovanni arrête de travailler pour s’en occuper et l’accompagner dans sa maladie. Son frère est plus présent auprès de Ada. Par de très gros plans serrés, sur les mains enlacées du fils et de la mère, Nanni Moretti traduit une jalousie naissante de Margherita pour l’étroite relation qui lie mère et fils. Il sait que la vieille dame va mourir. Les traits tendus, les yeux cernés de trop de travail et de tensions professionnelles trahissent la peine et l’angoisse de Margherita devant le vie de sa mère qui s’effiloche. Elle refuse sa fin.
Ada, ancienne professeure de latin, aide Livia, sa petite fille, dans ses études littéraires au lycée. Livia et Margherita ne sont pas intimes l’une, l’autre tandis qu’Ada livre comme une gamine ses secrets de couple à sa petite fille ce qui surprend Margherita qui ne rentre pas en communication avec sa propre mère.
Autour de Margherita les difficultés personnelles et professionnelles se multiplient. Elle vient de quitter son compagnon car elle ne ressentait plus rien pour lui. Ensuite elle rencontre Barry Hunggins, son acteur américain d'origine italienne, insensible à la drague, Margherita reste froide et distante. Plus tard, elle apprend qu'il connaît des pertes de mémoire se qui complique le tournage.

D'un côté j'ai trouvé ce film touchant car Nanni Moretti ressent la même chose dans sa vie au moment du film, de plus c'est attachant de voir la complicité mère et fils car en général se sont les filles qui adultes sont plus proches de leur mère. Une mère est une personne très importante et très chère aux yeux de ces enfants. Combien l’angoisse de Margherita est immense dans son incapacité à délivrer de l’affection aux siens !
D’un autre côté, le film est drôle et plus léger dans la scène où Barry est dans le tournage de la scène de la voiture : il ne se souvient plus de son texte alors il improvise les répliques et dit n'importe quoi. La tension dramatique, diminue alors et ça fait du bien.
Les musiques étaient douces et mystérieuses quand Giovanni, et Margherita rendaient visite à leur mère. Mais quand il y avait des scènes de violence, des disputes entre Barry et Margherita le son et le rythme des musiques soutiennent la charge émotionnelle. C’est un film dur.

Madyson Godeau - 2de option « arts visuels »
2016/03/31 08:38 #813e-4469-aaf7-069aab59c564
Lycée A. Rimbaud
Mia Madre, le nouveau film du réalisateur italien Nanni Moreti, nous conte l'histoire de Margherita , une réalisatrice en plein tournage de son film. Ses angoisses, ses questionnements et ses problèmes lui feront petit à petit perdre ses repères, et l’emmèneront à se requestionner sur le sens de sa propre existence.
Nanni Moreti est l'un des réalisateurs italiens les plus importants de notre temps, avec, par exemple, Roberto Benini. Il signe ici un récit très inspiré de sa propre vie, sa mère étant hospitalisée durant le tournage de son film précédent : Habemus Papam. Il présente ses propres angoisses, et sa propre remise en question. Ce film est une mise en abyme, celle d'un cinéaste se questionnant sur son cinéma en filmant une réalisatrice qui suit le même chemin.
Connaissant son sujet, le réalisateur livre un scénario tout en finesse, ne perdant jamais le spectateur. Moreti nous montre la complexité qu'un artiste peut avoir à concilier son art avec sa vie privée. Il représente une certaine vision de la vie grâce à une réalisation académique, toujours travaillée, et on notera quelques travellings toujours parfaitement calculés, et la présence de quelques plans séquences. Le montage très efficace est au service du film et porte son message avec brio.
Nanni Moreti a choisi Margherita Buy pour jouer son personnage principal, et celle qui le représentera, créant une introspection. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est très convaincante dans son rôle. Très subtilement, elle passe par toutes les émotions et arrive avec brio à les faire ressentir au spectateur. L'excellent John Turturro lui donne la réplique. Révélé dans les films des frères Cohen, ici l'acteur provoque le rire avec un jeu très cartoon d'un personnage débordant d'idée, d'énergie, et parfois un peu envahissant. Il s'autoréfère en répétant qu'il a tourné avec Stanley Kubrick ; un de ses grands regrets étant sûrement le fait de ne pas avoir travaillé avec lui, car il déjà joué devant la caméra d'immenses cinéastes, comme Woody Allen, Martin Scorsese, Spike Lee ou Ridley Scott.
Ce film est une déclaration d'amour. La déclaration d'un réalisateur à son art. Avec cette œuvre Nanni Moreti montre l'affection qu'il porte au cinéma : les séquences sur les tournages, le personnage de Margherita, la scène où elle remonte la file d'attente d'un cinéma, et où l'on peut apercevoir l'affiche des Ailes du désir de Wim Wenders, ou les nombreuses fois où John Turturro parle de Stanley Kubrick.
Avec ce film Nanni Moreti exprime la pluralité de la vie, du cinéma, et de son cinéma. Il montre que la vie n'est pas parfois un long fleuve tranquille, mais qu'elle ira toujours mieux si l'on regarde la surface. La palette d'émotions ressenties et le rapport très tendre aux personnages rendent ce film très sincère et juste dans son traitement. Le résultat est une œuvre touchante avec des fulgurances visuelles ; elle est unique en son genre, témoignage d'un grand cinéaste, qui ne nous laisse pas indifférent, et qui se regarde avec plaisir jusqu'à la fin.

Nathan Pauleau 1L2 Lycée Arthur Rimbaud - Istres
2016/03/31 09:54 #a954-4096-98f6-5b32202960fc
Lycée E. Lemonnier
Le film Mia Madre de Nanni Moretti raconte la vie privée mouvementée de Margherita, qui traverse une période délicate : sa mère est hospitalisée et elle est dans un état critique.
Dans l’histoire, Margherita est une réalisatrice. Elle est en plein tournage sur le thème du chômage, thème qu’elle a déjà abordé dans d’autres films. Mia Madre se présente comme une biographie de Margherita qui cependant ressemble à Nanni Moretti au niveau caractère : tendance grincheuse. La mère de Margherita est à l’hôpital dans un état critique, mais celle-ci se voile la face sur la mort qui guette sa mère. Il en résulte qu’elle a du mal à gérer ses émotions. Elle devient sentimentalement instable et cela lui provoque alternativement des crises de colère ou de larmes. On retient par exemple la scène où sa mère n’arrive pas à marcher à l’hôpital : Margherita s’énerve rapidement jusqu’à en devenir brutale. Elle refuse l’échec de sa mère car cela accentue l’idée de faiblesse et de la mort à venir. De même, il y a le passage de la fuite d’eau qui représente sans doute « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Elle est submergée par ce qui l’entoure.
Par ailleurs, un personnage tumultueux vient lui compliquer la vie : John, un acteur qu’elle a engagé pour son film, pensant gagner un plus. Mais celui-ci se révèle une catastrophe. C’est un Américain qui parle mal l’italien. Il joue mal, grossièrement, ne retient pas ses répliques. C’est également un mythomane qui s’invente une carrière prestigieuse qu’il n’a pas eue. Tout ça ne fait qu’ajouter des problèmes à Margherita.
A côté de ce tournage compliqué, Margherita retrouve son frère, Giovanni, qui incarne le fils irréprochable. Il arrête son travail pour rester avec sa mère, c’est l’enfant parfait. Margherita est mal à l’aise, elle se sent inférieure face à son frère et inutile auprès de sa mère.
Pour certains, ce film est d’un ennui mortel. Mais pour moi, c’est justement l’effet recherché : Nanni Moretti a voulu nous plonger dans cette attente que vit Margherita. Elle est dans l’attente de la mort de sa mère, qui s’éteindra à la fin du film. On comprend au fur et à mesure que le film traite aussi de l’importance du travail dans la vie. Margherita est déterminée. Malgré la mort de sa mère, elle s’accroche à la vie et au travail. Ce film met en avant l’importance de continuer à vivre malgré un décès.
Hugo
2016/03/31 09:55 #d8ce-4c61-9268-72f18eba60c5
Lycée E. Lemonnier
Mia Madre est un film durant lequel nous pouvons passer par deux sentiments primaires, la tristesse ou la joie car Mia Madre est une tragie-comédie. Nous pouvons ressentir de la tristesse car la mère de Margherita est gravement malade, allongée sur un lit d'hôpital, n'ayant plus toute sa tête - et de l'amusement quand l'acteur américain (John Turturro) entre en scène : ce sont la plupart du temps des scènes comiques, où il n'arrive pas à sortir ses répliques donc s'énerve ou alors ne réussit pas à faire semblant de conduire une voiture . Ce film mélange deux mondes différents : le monde du travail et celui de l'hôpital. Nous suivons Margherita, une femme très investie dans son travail, mais qui fait tout pour rester aux cotés de sa mère malade sur un lit d'hôpital . Sachant que ce film est inspiré de la vie de son réalisateur, cela peut aussi nous donner de la compassion pour Margherita et Nanni Moretti, car étant donné que c'est une tragie-comédie, il y a obligatoirement quelque chose de tragique. Margherita perd sa mère durant le tournage. On peut donc penser que cela s'est déroulé dans la vie de Nanni Moretti et ce détail peut nous faire compatir avec le réalisateur et l'acteur à ce moment du film. Pour conclure, nous voyons bien que le film Mia Madre est un film avec beaucoup de rebondissements et un film en partie autobiographique.
Laïan Monta 2gt4
2016/03/31 09:55 #46f4-4456-b916-b3438ffc95c6
Lycée E. Lemonnier
Mia madre est un film racontant l’histoire de Margherita qui est sur le point de perdre sa mère malade. Tout au long du film, Margherita essaye de gérer cette situation, notamment dans son travail, lorsqu’elle réalise un film qui porte sur le licenciement. Elle a du mal a accepter cette situation et cela lui porte préjudice dans son travail où elle perd parfois son sang froid et fait des crises de nerfs.
Margherita a un frère (Giovanni), et est mère d’une fille en pleine crise d'adolescence, n'arrangeant pas la situation. Contrairement à elle, ils semblent mieux la gérer. On peut le voir à travers le calme de son frère qui parle très peu et ne montre pas ce qu'il ressent, et a sa fille, concentrée sur l'apprentissage du Latin, aider par sa grand-mère, essayant tant bien que mal de se battre face à sa maladie.
Ce film est aussi assez surprenant; il y a des scènes humoristiques et dramatiques, faisant donc basculer les émotions du spectateur, du rire, aux larmes en quelques minutes, soit par la scène jouée, soit la musique, soit les deux en même temps.
"Mia Madre" reflète la vie de Nani Morreti, ayant aussi perdu sa mère et cela en plein tournage d'un film qu'il ne voulait pas abandonner.

Vanessa
2016/03/31 09:56 #5522-40c9-9891-8254f17eac94
Lycée E. Lemonnier
Mia madre est un film de Nanni Moretti réalisé en 2014. Ce film raconte une partie de sa vie : quand il a perdu sa mère. Il participe à son film en jouant le rôle du frère. Notre personnage principal, Margherita, est une version au féminin de lui.
Margherita est une femme dont la vie est très compliquée, divorcée avec une enfant de 10 ans et séparée de son compagnon très récemment. On lui reproche à plusieurs reprises d’être une personne très égoïste, trop centrée sur sa personne. Margherita est une réalisatrice. Elle est reconnue pour ses films sociaux. Dans Mia madre, nous pouvons voir Margherita qui est en train de réaliser un film sur le chômage en Italie. La mère de Margherita est sur le point de mourir mais cette dernière souhaite quand même finir son film. En ce point nous pouvons voir une très nette ressemblance avec Nanni Moretti qui, lui aussi, a poursuivi Habemus papam dans les mêmes circonstances.
La mère de Margherita est ancienne professeur de latin. Elle a de très bons liens avec ses enfants et sa petite fille. Il y a une relation très fusionnelle entre la maman de Margherita et la fille de Margherita, un lien fort les lie, le latin. Le latin est une langue qu’apprend la petite fille et qu’enseignait la mère de Margherita. Le moment où l’on voit la grand-mère avec sa petite fille est un très beau passage. La mère de Margherita était autant attachée à son métier que ne l’est Margherita avec le sien. Giovanni, qui est le frère de Margherita, est interprété par Nanni Moretti lui-même. Il représente le fils parfait.
Le personnage principal du film que réalise Margherita est Barry Huggins, un américain qui se prétend acteur professionnel. Au cours du tournage, il rencontre plusieurs difficultés. Il ne connait pas l’italien qu’il a du mal à prononcer. Il ne réussit pas à se souvenir de ses répliques car il souffre d’une maladie. Ce qui rend le tournage plus compliqué qu’il ne l’est déjà pour Margherita. En se prétendant acteur professionnel il nous dévoile une partie de lui qui est la mythomanie.
Nous pouvons dire que ce film est à la fois une comédie et un drame. Barry apporte une touche d’humour avec son côté décalé. Le moment où Barry est saoul dans la voiture et crie à travers la voiture est le passage le plus comique. Le film devient également plus gai lorsqu’il y a de la musique et que Barry danse avec une collègue de Margherita. La grand-mère qui va mourir est la grosse touche dramatique du film. Lorsque Margherita essaye de faire marcher sa mère souffrante est un passage très triste car on voit le déni de Margherita.
Camille
2016/03/31 12:56 #68e2-45a3-9ed2-7a4bac7a5b47
Lycée A. Rimbaud
Mia Madre, le nouveau film du réalisateur italien Nanni Moretti, nous conte l'histoire de Margherita , une réalisatrice en plein tournage de son film. Ses angoisses, ses questionnements et ses problèmes lui feront petit à petit perdre ses repères, et l’emmèneront à se requestionner sur le sens de sa propre existence.
Nanni Moretti est l'un des réalisateurs italiens les plus importants de notre temps, avec, par exemple, Roberto Benini. Il signe ici un récit très inspiré de sa propre vie, sa mère étant hospitalisée durant le tournage de son film précédent : Habemus Papam. Il présente ses propres angoisses, et sa propre remise en question. Ce film est une mise en abyme, celle d'un cinéaste se questionnant sur son cinéma en filmant une réalisatrice qui suit le même chemin.
Connaissant son sujet, le réalisateur livre un scénario tout en finesse, ne perdant jamais le spectateur. Moretti nous montre la complexité qu'un artiste peut avoir à concilier son art avec sa vie privée. Il représente une certaine vision de la vie grâce à une réalisation académique, toujours travaillée, et on notera quelques travellings toujours parfaitement calculés, et la présence de quelques plans séquences. Le montage très efficace est au service du film et porte son message avec brio.
Nanni Moretti a choisi Margherita Buy pour jouer son personnage principal, et celle qui le représentera, créant une introspection. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est très convaincante dans son rôle. Très subtilement, elle passe par toutes les émotions et arrive avec brio à les faire ressentir au spectateur. L'excellent John Turturro lui donne la réplique. Révélé dans les films des frères Cohen, ici l'acteur provoque le rire avec un jeu très cartoon d'un personnage débordant d'idée, d'énergie, et parfois un peu envahissant. Il s'autoréfère en répétant qu'il a tourné avec Stanley Kubrick ; un de ses grands regrets étant sûrement le fait de ne pas avoir travaillé avec lui, car il déjà joué devant la caméra d'immenses cinéastes, comme Woody Allen, Martin Scorsese, Spike Lee ou Ridley Scott.
Ce film est une déclaration d'amour. La déclaration d'un réalisateur à son art. Avec cette œuvre Nanni Moretti montre l'affection qu'il porte au cinéma : les séquences sur les tournages, le personnage de Margherita, la scène où elle remonte la file d'attente d'un cinéma, et où l'on peut apercevoir l'affiche des Ailes du désir de Wim Wenders, ou les nombreuses fois où John Turturro parle de Stanley Kubrick.
Avec ce film Nanni Moretti exprime la pluralité de la vie, du cinéma, et de son cinéma. Il montre que la vie n'est pas parfois un long fleuve tranquille, mais qu'elle ira toujours mieux si l'on regarde la surface. La palette d'émotions ressenties et le rapport très tendre aux personnages rendent ce film très sincère et juste dans son traitement. Le résultat est une œuvre touchante avec des fulgurances visuelles ; elle est unique en son genre, témoignage d'un grand cinéaste, qui ne nous laisse pas indifférent, et qui se regarde avec plaisir jusqu'à la fin.

Nathan Pauleau 1L2 Lycée Arthur Rimbaud d'Istres
2016/03/31 13:49 #7181-49e4-8df4-4715e3cbe1c8
Lycée Pierre de la Ramée
Mia Madre est un film dramatique Italien réalisé par Nanni Moretti. Il relate le quotidien d’une femme, Margherita (jouée par Margherita Buy) partagée entre son travail de réalisatrice et ce qu’elle retrouve en rentrant chez elle : d’une part, elle tente de faire face, avec son frère, à la maladie de sa mère, qui est condamnée. D’autre part, Margherita essaie de comprendre sa fille, l’adolescence étant un moment crucial et compliqué dans la vie d’une jeune fille du XXIème siècle.
Le film est enrichissant puisqu’on découvre à travers trois générations féminines, les principales embuches que la vie est susceptible de nous réserver. De plus, le jeu des acteurs est excellent, il contribue fortement à apporter au film, toute l’émotion attendue, notamment grâce au personnage principal : Margherita, confrontée à des épreuves qui lui semblent insurmontables, et qui ne faiblit pas, malgré la difficulté de sa situation. Le lien fort qui unit les personnages dans le film et qui se renforce lorsque la situation familiale se complique, conduit inévitablement le spectateur à s’interroger, voir la vie sous un autre angle et donc l’incite à se remettre en question.
Mia Madre est un chef d’œuvre que nous a offert Nanni Moretti, il en dégage, malgré l’histoire quelque peu dramatique, des aspects positifs, aussi bien au niveau du scénario que de la mise en scène. L’auteur a su prendre le contrôle des émotions du spectateur : il est très difficile de retenir ses larmes à l’issue d’un film tel que celui-ci.

Dupuis Marine 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée, Saint-Quentin
2016/03/31 13:51 #ef64-475f-a54c-8fd9250546df
Lycée Pierre de la Ramée
Mia Madre, nouvelle œuvre cinématographique signée Nanni Moretti, se révèle être digne des précédentes, telle La Chambre du fils ou encore Habemus papam, tout en s’en démarquant par une petite touche autobiographique fort bien gérée et fort bienvenue.
Le film offre au spectateur, qu’il submerge d’émotions, une vision terriblement réaliste et poignante de la mort et du deuil. La mort de la vieille femme, inéluctable, attendue mais néanmoins redoutée et repoussée, est alors l’évocation du sort qui attend chaque Homme au bout du chemin. Cette évocation subtile de la mort donne ainsi naissance à de sublimes scènes métaphoriques en filigrane, à la fois légères et déchirantes. En ce qui concerne le casting, il s’agit d’un sans-faute, les acteurs étant tous plus justes les uns que les autres.
Ainsi, Mia Madre est un film qui joue avec brio sur les émotions du spectateur, à qui il n’hésite pas à rappeler de manière douce mais persistante le caractère éphémère de sa condition. Enfin, le film est une somptueuse retranscription des liens familiaux et générationnels, ainsi que du deuil, souffrance profonde à laquelle tout Homme se retrouve un jour confronté.

Djouzi Ambrine 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée, Saint-Quentin
2016/03/31 13:53 #c953-408f-9a67-7d921bf5ea2a
Lycée Pierre de la Ramée
« Entre comédie et leçon de vie », Mia Madre, Nanni Moretti

Margherita est une femme débordée : entre le film qu'elle met en scène, et sa mère malade, elle doit renoncer à son histoire d'amour avec Vittorio.
Aidée de son irréprochable frère Giovanni, elle tente de découvrir la maladie de sa mère.
Margherita se bat contre cette maladie, contre sa mère qui au fur et à mesure perd son autonomie, contre les acteurs incontrôlables de son film, mais aussi et surtout contre elle-même. La question, intime et en partie autobiographique de Nanni Moretti, remet en cause les priorités. Le travail est-il plus important que la vie ?
Ce film, thérapeutique, est un hommage à la mère de l'artiste endeuillé. Plutôt concerné par le rôle de Margherita Buy, qui incarne une cinéaste renommée, Nanni Moretti s'est réservé le rôle de Giovanni, le grand-frère discret et raisonnable.
La langue, même inhabituelle à l'oreille reste très douce à écouter. L'intrigue plutôt banale et constante pour un jeune public peut en revanche se révéler très pertinente pour un public concerné et expérimenté.

Lindsey Ouart. 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée Saint-Quentin
2016/04/01 15:23 #9fa5-434d-99b2-a7f70136caf9
Lycée Guy Chauvet
Mia Madre est un film réalisé par Nanni Moretti, sorti en 2015. Margherita, une réalisatrice, fait face à de nombreux problèmes tant personnels que professionnels. Sur le tournage de son dernier film, un célèbre acteur américain s'avère ingérable, au moment même où Livia, la fille de la cinéaste, est entre en pleine crise d'adolescence. Ada, la mère de Margherita est en train de mourir à l'hôpital, le drame est à son comble car la réalisatrice n'assure pas auprès de la vieille dame, tandis que Giovanno, son frère, comme toujours, s'impose dans le rôle de l'enfant irréprochable.
Margherita tourne un film sur l'application d'un plan social d'une entreprise avec toute les crises à mettre en scène à ce moment là, licenciement, heurts entre patron et ouvriers qui défendent leurs droits, leur travail, un sujet dur.
La cinéaste est un personnage stricte, autoritaire et égoïste ce qui rend le tournage de son film difficile car elle génère une mauvaise ambiance. On voit son caractère autoritaire et égoïste grâce aux lumières qui s'assombrissent sur le visage de Margherita. Comment mener de front les différentes situations dans lesquels elle se trouve ? Sa vie intime montre une femme divorcée, mère, en pleine rupture amoureuse. Les gros plans sur Margherita, au regard acier révèle alors un visage anguleux, froid, non expressif, tendu ; son regard est vide, presque sans vie. Mais elle peut compter sur l'aide de son frère pour la soutenir. Giovanni, le frère de Margherita, interprété par Nanni Moretti lui même, est un personnage très expressif contrairement à sa sœur. Nous ressentons de plein fouet ses émotions. Il a mis sa vie professionnelle en sommeil pour accompagner sa mère, Ada, ancien professeur de latin, qui hospitalisée, vit ses derniers jours. Il est très attristé, affecté par ses problèmes de santé qui s'aggravent ! Il reste beaucoup à ses côtés tout au long du film pour la soutenir dans cette épreuve difficile. Le réalisateur s'est un jour retrouvé dans la même situation que Margherita. Rejoue-t-il cette période de sa vie ? Ada,la mère de Margherita est mourante donc elle se retrouve hospitalisée. Son état de santé ne s'améliora pas énormément, il va même s'aggraver. Ada recevra de nombreuses visites et énormément de soutien de son fils, de sa fille et de sa petite fille, la fille de Margherita. Pour montrer la tristesse de la famille de Ada, les plans seront plus centrés sur Ada et les lumières plus sombres. Ada était professeur de latin et elle était une deuxième mère pour certains de ses élèves. On pourra constater qu'elle est très proche de sa petite fille, Livia. Livia, la fille de Margherita, une jeune lycéenne sera confrontée au problème de santé de sa grand-mère au retour de son séjour avec son père. Livia est lycéenne étudiant la littérature et surtout une adolescente avec ses propres problèmes comme sa vie sentimentale. Elle se confiera à sa grand-mère et non à sa mère, peut-être parce que sa mère ne fait pas attention à elle ou elle est trop occupée par ses problèmes, elle aussi. Margherita engagera un acteur américain qui lui donnera du fil à retordre car Margherita contrainte par les conditions financières du tournage a du mal a supporter Barry. Par exemple, Margherita sera obligée louer une voiture sur une remorque pour une matinée , cela coûte cher au producteur du film et la cinéaste stresse pour tenir les délais et cela « pollue », parasite son désir d'être auprès de sa mère, nuit aux bonnes relations avec ceux de sa troupe. Barry est un personnage extraverti, qui s'amuse beaucoup. Il prend le tournage du film au sérieux car Barry est d’origine italienne mais parle pas l'italien. Il doit donc apprendre les répliques par cœur sans forcément les comprendre et sans avoir l'accent et la prononciations italiennes, ce qui va un peu le déstabiliser. Il est un peu impoli avec les autres personnages quand par exemple, il drague la réalisatrice du film, ce qui est déplacé mais par la suite du film on comprendra pourquoi Barry est ainsi avec les autres personnes.
Je conseille fortement à aller voir ce film attachant, où nos sentiments bouillonnent tandis que nous endossons avec une vive émotion la vie des personnages. Mia Madre évoque avec douceur et tendresse la mort d'une mère ce qui n'est pas facile à représenter.
Maéva Poignant 2de – option « arts visuels »
2016/04/01 15:46 #be0f-46dc-a25a-a74f82912472
Lycée Guy Chauvet
Le film Mia Madre, réalisé en 2015 par Nanni Moretti, à la fois drame et comédie est une production franco-italienne. Le film est centré sur la femme, Margherita, puisqu’au moment du tournage de Mia Madre Nanni Moretti vivait le même drame, et on le retrouve dans ce personnage assez complexe. Giovanni (Nanni Moretti) et Margherita (Margherita Buy) accompagnent Ada (Giulia Lazzarini), leur mère, dont l'état de santé se détériore très rapidement, jour après jour. Ada ancienne enseignante de latin, est toujours aimée, adulée par de très nombreux anciens élèves. La fille de Margherita, Livia (Béatrice Mancini), quand à elle est une adolescente qui n'obtient pas de très bon résultats à l'école, surtout en latin.

Margherita est une femme stressée et doute d'elle même, confrontée à beaucoup de soucis, tant sur le plan professionnel que dans sa vie privée. Elle réalise un film social qui parle d'une entreprise dans la tourmente d'un plan de licenciement de ses ouvriers. Giovanni, quand à lui on n'en connaît pas grand chose, mais nous découvrons que sa seule famille, c’est sa mère, sa sœur, sa nièce. On sait qu'il est irréprochable face à sa sœur; il a mis de côté sa vie professionnelle pour être au chevet de sa mère malade.
Le film tourne autour de trois femmes Margherita, Livia et Ada. On se rend compte que Livia est beaucoup plus proche de Ada, sa grand mère, que de Margherita, sa mère. Surtout quand Ada raconte à Margherita que Livia a souffert à cause d'un histoire d'amour, mais Margherita n'en savait absolument rien. Les relations entre Ada et sa fille sont distantes, elles s'aiment mais ne sont pas aussi proches que Ada et Giovanni.

Ce qui montre que Margherita s'éloigne de plus en plus des personnes qui lui sont pourtant les plus chères et les plus précieuses à ses yeux. Va-t-elle s'éloigner aussi de plus en plus de sa mère alors que cette dernière est en mauvaise santé ?
Margherita est en conflit avec beaucoup de personne car elle ne gère plus sur le plateau de tournage de son film, son stress, ses angoisses, ses doutes paralysants… Ce qui fait qu'elle "explose" et est en colère contre tout le monde. Par exemple quand elle traite de "con" l'acteur principal de son film, John Turturro, en effet, l’acteur prend l’initiative de faire un plan semblable a ceux qu'on retrouve dans les westerns, c'est à dire un plan américain.
Par moment, nous plongeons dans les cauchemars ou rêves de Margherita, par exemple quand elle rêve de sa mère qui meurt ou encore quand elle voit toutes ces personnes qui font la queue qui sont en réalité ses complexes ou les personnes importantes de sa vie.

Dans ce film aux couleurs souvent froides surtout quand on est à l'hôpital, interviennent des moments assez drôles lorsque Barry, acteur principal du film dans le film, essaye de se souvenir de ses répliques mais n'y parvient pas et dit n'importe quoi tout en s'excusant à chaque fois. Tout au long du film on a des leçons de vie de la part de la mère comme « si on travaille on peut rattraper son retard ». On apprend aussi que Barry a une maladie qui l'empêche de se souvenir donc il a des photos de l'équipe technique avec une phrase qu'ils ont pu dire, on remarque alors le regard compatissant de la réalisatrice. De plus dans son malheur, la seule personne à qui elle se confie et qui l'écoute est John. Les lieux du film sont peu nombreux : l'hôpital, la rue, l'entreprise du film dans le film, la maison de Ada. Margherita sur le plateau de tournage de son film, éprouve de très grandes difficulté pour tourner son film tandis que sa mère se meurt lentement. Même si le film est lent, parce qu'on sait dès le début que la grand-mère va mourir mais elle ne s’éteint qu'a la fin du film, il est intéressant à regarder car les leçons de vie, l'humour et le drame se côtoient de façon harmonieuse et distincte.

Mureau Amandine
Caillosse Claire-Lise 2de - option « arts visuels »
2016/04/01 17:52 #aa62-4c23-a4dd-cdd8c2fd5499
Lycée La Fayette
Lycée La Fayette
PIOT Emma élève de première L


« Quand on souhaite trop montrer, on finit par ne plus rien voir ». Voilà la phrase qui résume tout à fait ce que Moretti prouve à travers ce film poignant. Ce film semble à première vue avoir pour fil conducteur l'histoire de la mort d'une mère, mais en réalité, c'est avant tout un film sur le cinéma. Moretti répond à la question : « comment parler du cinéma ?» et nous invite à y répondre avec lui. Le film commence avec une scène qui présente, à travers la violence d'une manifestation, tout ce que Moretti déteste dans le cinéma d'action. Le film réalisé dans ce film, montre exactement ce que, pour Moretti, il ne faut pas faire. Le réalisateur prouve que la véritable action, c'est la pensée et proclame que l'action violente est une pornographie. Afin de nous le faire comprendre, Moretti insère le personnage de Bary, qui est la véritable respiration du film. Il est incapable de dire ses répliques car il tente de jouer un cinéma qui n'intéresse absolument pas Moretti : un cinéma sans fond, avec des dialogues qui n'apportent aucune réflexion. Le cinéma que Moretti défend est émouvant mais ne s'apesantit sur aucune émotion. En effet, pour lui, il n'y a pas besoin de faire pleurer ses personnages pendant de longues minutes pour que le spectateur comprenne leurs souffrances.
Le deuxième fil conducteur : la mort d'une mère, met en scène un frère et sa sœur qui peuvent être vus comme deux facettes d'une seule et même personne. En effet, la sœur se plonge sans cesse dans l'imaginaire afin de fuir la réalité qui l'angoisse. Pour cela, elle se réfugie dans son métier : le cinéma. Le personnage du frère, quant à lui, est plus terre-à-terre et tente de faire face à la réalité, en gardant toute sa fierté masculine.
Pour conclure, l'intérêt du film de Moretti consiste à nous raconter une histoire de mort et de cinéma tout en nous racontant comment la filmer.
2016/04/02 11:13 #65e2-4683-b490-f2d0bd532690
Lycée Guillaume Fichet
FUSER Camille 1L Lycée G. FICHET, BONNEVILLE

Critique: MIA MADRE

Entre contrôle et impuissance.

Nanni Moretti nous offre un film très personnel, durant une heure quarante sept, il nous plonge dans sa vie et nous permet de découvrir son univers plutôt spécial. En effet, dans Mia madre, c’est à travers son alter ego féminin Margherita qu’il nous raconte cette période de sa vie si délicate, celle où il perd sa mère : événement principal du film.

Ce film nous emmène sur différentes rives de la vie de Margherita, on la suit dans son travail, dans sa vie sentimentale et dans sa vie de famille. Elle cherche à avoir le total contrôle sur absolument tout, on découvre d’abord une femme solide et autoritaire, droite, qui “mène la barque” , mais qui cependant n’en reste pas moins en proie au doute et fragilisée par le décès de sa mère, au fil des minutes, c’est un portrait d’une femme dépassée par les événements qui apparaît. Ce dépassement ressort tout particulièrement dans cette scène marquante, où Margherita rend visite à sa mère mourante dans sa sombre chambre d’hôpital, elle aide sa mère à marcher, seulement celle-ci n’y arrive pas, alors elle s’emporte contre sa pauvre mère , elle lui crie dessus ,désemparée ; le spectateur s’en trouve vraiment choqué et presque révolté. Puis, il se radoucit face aux larmes et aux excuses de Margherita. Cette scène illustre parfaitement la situation de cette femme qui tente de contrôler l’incontrôlable, et d’éviter l’inévitable. Si c’est vrai avec sa maman, il en est de même pour sa vie sentimentale : en rompant avec son compagnon pour se donner plus de temps pour son film, elle essaie une fois de plus d’avoir le contrôle, mais elle le rappellera avant la fin du film.. Elle tente aussi de maîtriser sa relation avec sa fille, sans y parvenir complètement puisque celle-ci ne se confie pas à elle, et la réalisatrice s’en trouve un peu désemparée. Sa vie professionnelle semble être la mieux maîtrisée, étant réalisatrice, c’est elle qui dirige son film, peut-être est-ce seulement un moyen de “garder le contrôle” puisqu’elle n’y parvient pas réellement dans sa vraie vie.

Mia madre traite un sujet lourd et grave: le décès de la mère. Bien que ce drame témoigne des choses extrêmement personnelles, Moretti a su le couvrir d’universalité de sorte que le spectateur soit “ absorbé “ dans le film, sans vouloir s’en échapper. Avec un sujet pesant qui touche n’importe qui, Moretti parvient pourtant à ne pas sortir un film qui soit trop lourd ou larmoyant ; en effet en dépeignant les épreuves difficiles de la vie il reste accroché à la réalité.

Grand film très sobre, très touchant. Du grand Moretti qui s’est montré sous un angle inhabituel en dévoilant sa vie privée en gardant pourtant une certaine distance qui crée l’émotion.
À voir pour quiconque voudrait prendre un temps de réflexion sur la disparition des personnes qui nous sont chères, sur le temps qui file et qui ne revient pas, qui nous laisse au dépourvu ... Ou qui se plaît à verser une petite larme à la fin d’un film beau, puissant et poignant.
2016/04/02 11:31 #856a-4506-967a-94096a15819f
Lycée A. Fresnel
Mia Madre

Mia Madre est un film français et italien sorti le 2 décembre 2015, avec pour acteurs principaux John Turturro, Giulia Lazzarini Margherita Buy.

Margherita, réalisatrice de films, se trouve en plein tournage avec un acteur américain très connu qui joue le rôle important du film, alors que sa mère est à l'hôpital, sa fille en phase d'adolescence, et son frère qui se montre irréprochable... Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?


Ennuyeux ou ennuyeux ?

Je dirais ennuyeux. Le film nous mène dans une ambiance de drame et de comédie : un coup, nous avons une scène heureuse et, après, on a un tout le contraire les personnages s'énervent et nous laisse perplexes, que doit-on comprendre ? Entre un acteur qui est censé exceller dans sa profession mais qui ne fait qu'échouer lors du tournage, une réalisatrice qui doit superviser mais qui est totalement perdue dans sa vie, où va ce film ?!! Sûrement à une perte de temps d'une durée de 1h47. A quoi bon représenter une vie banale en film ? Il aurait fallu une vie avec plus de « punch », plus attractive ; ici l'ennui nous envahit et nous ne demandons qu'à sortir de la salle si ce n'est déjà fait.
Notre cher Nanni Moretti nous a fait quelque chose de très décevant, avec des acteurs bien choisis mais mal utilisés, malgré un brin d'émotion tout à la fin. Je ne comprends pas les éloges reçues par ce film. Peut-être faut-il le voir au second degré, comme une caricature des bons sentiments de la bien-pensance : le vilain patron, l'acteur américain prétentieux et cabotin, etc. Moretti lui-même est seul un peu convaincant ainsi que la jeune fille.
Au final, ce film aurait du être tourné avec plus d'émotions et en ayant un but précis pour faire comprendre aux spectateurs l'histoire de Margherita.

Couderc Geoffrey
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/04/02 20:00 #5fff-4d15-b3ac-1ed082d200a3
Lycée Charles Hermite
Un film dans un film

Mia Madre est film réalisé par Nanni Moretti, produit en 2015, c’est un long métrage fictif. C’est une histoire émouvante où Margherita, le personnage principal, une metteuse en scène, fait face à l’adversité quotidienne de sa vie depuis l’annonce de la maladie incurable de sa mère. C’est un personnage pointilleux dans sa façon de gérer son film, qui devient plus ou moins irritable avec ses collègues en raison de sa fragilité émotionnelle. Margherita n’accepte pas la mort de sa mère, et en rejette la faute sur son entourage - contrairement à son frère, par ailleurs interprété par Nanni Moretti lui-même, qui se fait discret et se charge de raisonner sa sœur dans ses moments de doutes.

La situation se complique encore à l’arrivée du célèbre acteur américain, Barry Huggins, qui malgré son titre ne lui fait pas honneur : il est un véritable mythomane, narcissique de surcroît, un acteur plutôt médiocre qui parle aussi bien l’italien qu’il retient ses répliques. Cela donne lieu à des scènes cocasses, comme celles du tournage avec la voiture qui se révèle être une véritable épreuve pour Barry, il n’arrive pas à se concentrer à la fois sur son trajet et sur son jeu. Mais la scène la plus démonstrative de son malaise, c’est celle de la cantine qui vire vite à la catastrophe, Barry se retrouve incapable de finir une seules de ses répliques ; ce qui fait éclater le personnage de Margherita, qui se bat à la fois pour finir son film, et pour soutenir sa mère afin qu’elle profite des derniers jours à venir.
Quant à sa mère, elle use de ses derniers souffles pour aider sa petite-fille Livia dans ses exercices de Latin, ayant été professeur de Lettres au Visconti à Rome, elle se révèle être une aide très précieuse pour la jeune adolescente.

Margherita ne cesse de vouloir être parfaite, elle court partout tachant de répondre aux besoins de tout le monde, bien qu’elle soit vite dépassée par les évènements : elle passe notamment à côté d’une blessure de cœur de sa fille.

C’est un film douloureux car le principal sujet de conversation reste la fin inéluctable de la mère de Margherita, mais il est aussi drôle que véridique. Drôle de par la mise en abyme : « Un film dans un film » où le quotidien derrière les caméras se retrouve être agréable même dans un cadre de perpétuelle tension ; et enfin véridique car Margherita gère seule toutes les facettes de sa vie, sur le plan du travail et familial par exemple, comme beaucoup de femmes, divorcée et séparée ayant un enfant à charge.

Mathilde Cammarata, 1ère L, lycée de Dieuze
2016/04/02 20:02 #0c52-4f22-9641-f626c02e93c2
Lycée Charles Hermite
Margherita Buy est une réalisatrice en plein tournage d'un film social qui met en scène des ouvriers d’usine s’opposant à la fermeture de leur entreprise, lorsqu’elle apprend la maladie dont souffre sa mère.
Giovanni (Nanni Moretti), son frère, s’occupe de celle-ci de façon irréprochable. Il sait que c’est bientôt la fin et envisage les adieux, contrairement à sœur qui s’accroche obstinément au peu d’espoir qui lui reste.
Cette mise en abyme, un film dans le film, permet de nous exposer les différents visages de Margherita qui semble considérer son travail et les responsabilités associées comme seul pilier de sa vie.
Elle accorde le rôle principal à un célèbre - et insupportable - acteur américain d’origine italienne : Barry Huggins, qui cause des difficultés au tournage en oubliant son texte. Pour ma part, je trouve que le personnage de John Turturro souligne bien trop les clichés du cinéma pour ne pas être lassés avant la fin du film.
Même si l’héritage maternel semble avoir été mis en avant par l’intermédiaire des trois générations : la grand-mère, la mère et la fille, le film se centralise principalement sur la vie de Margherita et la souffrance qu’elle endure plutôt que sa relation avec sa mère qui reste au second plan : pour cela, le titre Mia Madre ne me parait pas justifié.
Bien que les flash-backs et les moments de rêves soient coordonnés avec les mouvements de va-et-vient des différents lieux, il reste difficile d’adhérer à la mise en scène.
Cela peut s’expliquer par le manque d’émotions partagées à travers l’écran : on subit l’histoire, lente et froide, sans réellement comprendre le ressenti de Nanni Moretti dans une œuvre dite “autobiographique“.
Toutefois, la dernière scène – même pour les plus réticents – témoigne d’une grande intensité dramatique : l’adieu d’une mère et la douleur de ses enfants…

Personnellement, je ne peux pas parler de “mauvais“ long-métrage même si les sentiments du metteur en scène italien n’ont pas su nous atteindre.
En effet, Margherita répète à de nombreuses reprises que pour parfaire le jeu de ses acteurs, ils doivent rester « à côté de leur personnage ».
Peut-être sommes-nous nous aussi passés « à côté » de la véritable relation entre la vie et le deuil, entre l’espoir et l’acharnement, entre une mère et sa fille…
Lucile Hamadou, 1ère L, lycée de Dieuze
2016/04/02 20:03 #6190-47f1-ac0c-119fb0bce6bd
Lycée Charles Hermite
Le film Mia Madre raconte l'histoire d'une réalisatrice de film qui doit jongler entre son travail et sa famille. Mais entre le nouvel acteur Américain qu'elle a engagé pour son film, sa mère malade et sa fille en pleine crise d'adolescence, Margherita va devoir faire face. Alors qu'elle se rend compte que Barry, le nouvel acteur de son film, n'est pas capable de retenir ses répliques, les problèmes s'accumulent: sa mère, Ada, est gravement malade et doit aller à l'hôpital. Margherita et son frère, Giovanni, vont tout faire pour que leur mère aille mieux, en lui apportant des plats à l'hôpital, en lui rendant visite et en la ramenant chez elle. Giovanni va même démissionner pour pouvoir s'occuper de sa mère. Même si tout semble perdu, Margherita va réussir à terminer son film.
La fin du film est triste mais on pouvait s'y attendre. Nous découvrons l'histoire touchante d'une femme qui voit sa mère mourir peu à peu et qui doit essayer d'être forte. Ce film m'a plu car il est très réaliste, et son histoire peut être vécue par tout le monde. Ce qui m'a permis de m'identifier au personnage principal, de ressentir les mêmes émotions et de comprendre sa peur de perdre quelqu'un.

Julie Meisse, 1ère L, lycée de Dieuze
2016/04/02 20:03 #8628-4635-9f86-b0663d01be3a
Lycée Charles Hermite
Mia Madre

Mia Madre est un film de Nanni Moretti. Ce dernier retranscrit le décès de sa mère à travers son film. Dans Mia Madre, Moretti évoque les derniers instants passés avec sa mère en se représentant dédoublé. D’un côté, le rôle qu’il joue lui-même, celui de Giovanni, n’a d’existence qu’au chevet de sa mère, ayant renoncé à tout le reste. De l’autre, la sœur Margherita, cinéaste, est toujours au travail et peine à trouver sa place dans la vie comme dans son film. Elle observe avec une pointe d’envie son frère avec un peu de découragement face au calme dont il fait preuve avec les médecins. Elle l'envie et aimerait avoir le même caractère. Cette réalisatrice est très exigeante dans son travail et envers ses acteurs. Elle leur répète d'ailleurs plusieurs fois des choses qu'ils ne comprennent pas et qu'elle ne comprend parfois pas non plus elle-même.
Mais la force de Mia Madre est de donner, à travers la relation de ces deux personnage, à sentir l’écart entre l’enfant qu’on aimerait être, et celui que les épreuves de la vie nous amènent à être. Margherita n'est pas seulement fille, elle est aussi Maman, cinéaste et divorcée. Ce film n'est pas un journal de deuil mais une comédie, un film sur la société, ses hauts et ses bas, un film sur le cinéma lui-même. On le remarque notamment au tout début, le film s'ouvre le tournage d'une scène. Une scène de manifestation compliquée ou l'on sent déjà l'autorité et l'exigence de la cinéaste. Ce film est très touchant et permet de lier le travail à la vie sociale. Ne pas mélanger sa vie professionnelle et personnelle.
Ce film m'a beaucoup plu. Chacune des scènes a son importance et on le comprend au fil des minutes qui passent. J'ai beaucoup aimé la scène tournée au réfectoire, on y voit la difficulté de jouer dans un film, ses contraintes tout en gardant le sourire et c'est tout comme face à la vie. Elle comporte des contraintes, mais il faut y garder le sourire.
Marion Baro, 1ère L, lycée de Dieuz
2016/04/02 20:04 #6d98-4f25-bec8-9d02f3da1ca8
Lycée Charles Hermite
Mia Madre
C'est un film touchant proposé par Nanni Moretti qui met en scène une sorte de mise en abyme. En effet, c'est un film où une réalisatrice tourne son propre film. Ce film est particulièrement touchant, car la mère de la réalisatrice est mourante, et c'est donc Nanni Moretti qui joue le rôle du frère de cette réalisatrice qui va être le plus présent pour leur mère; sachant que sa soeur est occupée avec le film qu'elle doit tourner. Celle-ci justement, quand même affectée par la mort proche de sa mère, s'en voudra de ne pas être auprès d'elle lors de sa mort.
J’ai particulièrement aimé ce film, car il m’a fait prendre conscience qu’il faut profiter de notre famille, des gens qu’on aime, car le jour où ils partiront, on s’en voudra de ne pas avoir été assez présent pour eux, et de ne pas avoir partagé certains moments auprès d’eux.
Manon Becker, 1èreL, lycée de Dieuze
2016/04/04 15:43 #beb2-4a0a-848f-97ecef68644e
Lycée Guy Chauvet
Film dramatique réalisé par Nanni Moretti en 2015.

Margherita, réalisatrice de film avec un caractère bien trempé est divorcée d'un premier mariage, elle a eu une fille, Livia, 15ans. Elle se sépare de son compagnon donc elle passe l'essentiel du temps seule ce qui peut expliquer ses angoisses. Ada, la mère de Margherita ancienne professeur de latin est hospitalisée ce qui préoccupe Margherita car elle ne peut passer trop de temps avec elle. Giovanni, le frère de Margherita passe plus de temps avec sa mère qu'elle, il a demandé un congé professionnel pour être à ses côtés le plus longtemps possible. Margherita semble un peu jalouse de cette situation car nous voyons Giovanni seulement à l’hôpital au chevet de Ada, l'atmosphère est plutôt tendu dans la pièce.
Margherita réalise un film social sur une entreprise rachetée par un américain d'origine italienne joué par Barry Hunggins (John Turturo) qui semble très décalé dans ce rôle, (film dans le film). Margherita se fâche régulièrement sur le tournage avec l'équipe et les acteurs car la maladie de sa mère, l'inquiète, elle est stressée et gère mal son anxiété. Ces scènes là sont « silencieuses », tendues et les plans de demi ensemble tendent à étouffer les personnages, le récit. Le duel entre Margherita et Barry sur le tournage s'effectue de façon classique : plan d'ensemble, de demi-ensemble, serré avec des champs contre- champs et quelques gros plans, le revolver est remplacé par des paroles, des insultes de part et d'autres. Margherita assiste à la complicité entre sa mère et son frère puis sa mère et sa fille et sa mère et ses anciens élèves qui eux comparent Ada à une deuxième maman... mais elle même n'ayant pas eu ce genre de relation, de complicité avec qui que se soit la rend triste. Elle semble souffrir (regards, absence de gestes, se tient à l'écart, évite de donner son avis).
Mais aussi, elle va devoir gérer Barry Hunggins qui est américain et étant incapable de retenir deux répliques. Ce qui va la mettre hors d'elle car au départ, elle croit qu'il le fait exprès mais il n’en est rien.

Dans ce film, Nanni Moretti parle d'une mère sur le point de mourir et lui même dans sa vraie vie connaît ça donc il sait très bien ce mettre a la place des personnages principaux. Ce qui rend le tournage encore plus beau.

Camille Leclou, Aimee Adams 2nd option « arts visuels »
2016/04/04 15:51 #6a90-4b7d-a81c-842c40dcdcfe
Lycée Guy Chauvet
Mia madre, film dramatique italien réalisé par Nanni Moretti, raconte l'histoire d'une réalisatrice, accaparée par sa vie professionnelle qui vit de façon sourde et violente un bouleversement dans sa vie : la fin de vie de sa mère. Nanni Moretti s'est trouvé dans la même situation qu'il a affrontée, selon ses propres dires, lors du tournage de Habemus Papam. Tout comme la plupart de ses films, il incarne un personnage, ici,Giovanni le frère du personnage principal ; la réalisatrice. S’offrant un rôle élégant et discret, son personnage se nomme Giovanni, son véritable prénom. Un film avec un sujet délicat, et presque personnel, presque une autobiographie. Le film est modeste, un peu sombre, mais avec une touche d'humour. Je l'ai trouvé simple, bref, je m'attendais à mieux pour certaines scènes. Je ne sais pas quoi penser, il m'a laissée de marbre alors que j'attendais un peu plus de bouleversement.

Pauline 2de option "arts visuels"
2016/04/04 15:58 #f2cb-45d1-9e4e-d34f8be3687e
Lycée Guy Chauvet
Le réalisateur italien Nanni Moretti présente dans son film "Mia Madre", des éléments de sa vie personnelle et professionelle au travers d'un alter ego féminin : Margherita Buy, interprète ici une cinéaste stressée, autoritaire car elle est perdue entre l'univers de son film social dont l'acteur principal, un américain d'origine italienne, semble décalé. Sa situation familiale est complexe : elle se sépare de son compagnon, sa fille, Livia, n'est pas très concentrée sur ses études, et enfin elle veut prendre en mains son devoir de fille responsable car sa mère est hospitalisée. Elle est heureusement soutenue par son frère Giovanni (Nanni Moretti) qui l'aide psychologiquement à prendre conscience de l'état de santé de leur mère, Ada.

Margherita apparait comme une femme froide, dépassée par ses émotions sur le plateau de tournage puis peu à peu dans sa vie privée. Ses proches lui font d'ailleurs remarquer son manque de patience et d'attention envers eux. Elle se sent impuissante face à la maladie qui affaiblit chaque jour la vie de sa mère, et face à Barry (John Tutturro), son acteur principal particulièrement encombrant et capricieux, il ne connait pas son texte et se révèle être une personne mythomane. La réalisatrice passe alors de l'état de stress à une forme de dépression, ses proches sont les premières victimes de son comportement parfois insupportable. Plus le tournage avance, plus elle doit faire face à ses tourments. Le travail est son "refuge", les difficultés financière de la production du film l'empêchent d'avoir une pensée focalisée sur sa mère.
On remarque tout au long du film un manque de tendresse entre Margherita et Ada, leur relation semble délicate. Margherita est contrainte au tournage de son film, ce qui ne lui permet pas de rendre visite à sa mère aussi souvent qu'elle le souhaite. Elle est présente mais ne sait pas toujours comment faire, comment se comporter avec elle. Elle refuse d'admettre le déclin physique de sa mère, elle ne comprend pas les sous-entendus du médecin, elle espère qu'elle reviendra à la maison et continuera sa vie d'avant.
On resssent une nette complicité entre Giovanni et sa mère notamment lorsque celui-ci lui fait des petits gestes de salutation à travers la vitre de l'hôpital ou quand il lui prépare ses repas. C'est à l'hôpital qu'on les aperçoit souvent ensemble, Moretti s'est-il inspiré de sa propre relation à sa mère ? Ici, Giovanni reste plutôt serein et patient face à la situation. Il s'est d'ailleurs rendu disponible professionnellement pour pouvoir être plus proche de sa mère durant cette période difficile, contrairement à Margherita qui ne peut pas se permettre cette situation professionnelle.
Il essaie, entre autre, de faire comprendre à sa soeur que l'heure vient de la disparition de leur mère. Qu'ils ne peuvent rien faire pour empêcher la progresssion de la maladie. Mais lorsqu'il parle à Ada, c'est avec optimisme et espoir, il veut la convaincre qu'elle rentrera bientôt chez elle et vivra comme dans ses jours passés.
Ada était professeur de Latin, elle partage cette langue avec sa petite fille, Livia. Elle l'aide notamment dans les exercices de grammaire et de traduction, chose que Livia ne peut pas demmander à sa mère car elle est incompétente dans ce domaine. Ses anciens élèves, avec qui elle avait une grande complicité, lui rendent visite à l'hôpital, d'autres, quelques jours après son décès, on apprend alors que pour elle, le latin était un lien social, qui liait les uns aux autres, pour ainsi partager une histoire commune. Les élèves considéraient Ada comme une seconde mère car elle leur avait appris à vivre la vie d'une manière différente.
Quand Ada se sent de plus en plus faible, que faire trois pas devient diffcile, qu'elle doit respirer à l'aide d'un respirateur artificiel... Elle rêve de liberté, de déambuler dans les rues, de vivre comme autrefois. Parfois, elle se dit que son destin est scellé et que rien ne va s'arranger. La seule façon d'en finir, c'est de se laisser mourrir. Mais elle affronte chaque jour avec une tenacité sans faille, lorsqu'on lui demmande à quoi elle pense, elle répond "je pense à demain".

Sur le plan technique, le jour et la nuit se déroulent sur une durée presque identique, le temps passe très vite lorsqu'on sait qu'il est limité par la durée du film. Celui du tournage et celui d'Ada. Les couleurs sont tristes, ternes et mélancoliques, le travail de deuil est présent avant le décès d'Ada, c'est pourquoi chaque instant de bonheur est primordial.
Les plans sont serrés lorsque Giovanni ou Livia sont présents avec Ada, au contraire, les plans sont plus larges entre Margherita et sa mère, au début du film, pour ainsi marquer la distance qui les sépare l'une de l'autre.
Le film est rythmé par quelques musiques du compositeur estonien Arvo Pärt, de l'islandais Olafur Arnalds, de l'américain Léonard Cohen, de l'italien Nino Rota, entre autres, parfois raccords avec le personnage extravagant de l'acteur américain (Barry).

Malgré certaines longueurs dans le film, lorsque Margherita se sent perdue entre son travail et sa mère, ou encore les derniers instants d'Ada, on prend plaisir à suivre les personnages dans cette situation délicate, bercée dans la mélancolie. Les personnages ont un vrai caractère, attachant ou bien repoussant. Moretti nous a permis d'entrer dans son monde, sa vie, grâce à ce film pudique et sentimental.

Eléa 2de option "arts visuels"
2016/04/04 16:22 #2214-486a-965e-f6dac4d18b3e
Lycée Stéphane Hessel
Mia Madre réalisé par Nanni Moretti en 2015 est un film avec une connotation dramatique.
Ce film a figuré dans de nombreux festivals cinématographiques et a remporté de nombreux prix notamment le prix du jury œcuménique au festival de Cannes en 2015.
Mia Madre est un long métrage qui raconte l’histoire d’une femme nommée Margherita, nous suivons ses difficultés personnelles et professionnelles. Réalisatrice, elle travaille sur un film sur le licenciement et le chômage en Italie. L’histoire de son film est centrée sur la fermeture d’une usine. Au cours du tournage un personnage burlesque arrive, le patron de l’usine. L’acteur hollywoodien Barry Huggins ralentit la progression du projet car il parle mal italien et oublie son texte ce qui engendre un stress supplémentaire pour notre réalisatrice. Cependant, il apporte un élément comique, il amuse le spectateur tant par ses maladresses que par ses remarques sur la mise en scène et le scénario.
D’autre part, Margherita est bouleversée par la maladie de sa mère, atteinte d’un cancer.
On suit le combat d’une femme qui essaye de garder sa mère le plus longtemps possible. Elle arrive même à nier le fait que sa mère puisse partir un jour ce qui participe aussi à l’émotion du film.
Margherita a du mal à séparer sa vie professionnelle de sa vie privée, ce qui affecte son environnement familial notamment sa fille et sa mère.
Son grand regret est de ne pas porter assez d’attention et de temps à sa famille.
Le réalisateur de Mia Madre, Nanni Moretti, prend le rôle du frère exemplaire de Margherita. Il se nomme Giovanni.
Cette histoire est bouleversante, émouvante avec une touche d’humour.
Les couleurs et les cadrages sont de grandes qualités. De nombreuses scènes se déroulent dans des décors intérieurs (usine, appartement, hôpital...)
Ce film mélange émotion et humour, il est facile à comprendre malgré la barrière de la langue, l’italien. Il est accessible à tout public. Si vous êtes un cinéphile, ce film va vous faire passer un agréable moment.
La plupart des élèves de 1ère RPIP ont apprécié ce film car il traite un sujet dramatique avec humour. Les élèves ont trouvé qu’il y avait un bon jeu d’acteur et ils ont apprécié de découvrir le tournage d’un film dans ce long-métrage. Cependant, certains élèves l’on trouvé triste, douloureux car il leur a rappelé de mauvais souvenirs.

Lycée Stéphane Hessel
Classe 1RPIP
2016/04/05 00:08 #ceda-4922-8a08-9f76d67fcc89
Lycée A. Fresnel
Un film vibrant et émouvant


Mia Madre est un film de Nanni Moretti. Il est de nationalité italienne. Il prend en main pour la première fois une caméra en 1973 déjà passionné parce qu'il fait. Tous les films que Moretti réalise, il les a interprétés aussi. Ce film est sorti en salles en 2015.

Le titre est en italien et je pense qu'il a voulu faire ce film pour rendre hommage à sa maman, qu'il a perdue il y a peu. Lors du film, nous savons que la mère des deux personnages principaux va mourir mais ce passage est très émouvant et triste malgré tout. Le film n'est pas que triste il a fait rire lorsque l'acteur qu'a embauché Margherita dans son film ne sait pas son texte alors qu'il est acteur et qu' il se dit aussi grand acteur très reconnu mais nous pensons qu'il ment. Nous sommes informés vers la fin que Barry Huggins a un problème de mémoire. C'est un personnage encombrant mais sympathique.

Ce film fait réfléchir par rapport à la vie que mène Margherita car elle ne gère plus sa vie de femme, de mère avec sa fille en crise d'adolescence à cause de la séparation de ses parents ainsi que son travail à cause d'un acteur non professionnel.

Nanni Moretti est acteur dans son film, il joue le rôle du frère de la réalisatrice. Son personnage semble faible, triste mais très bienveillant envers sa mère. La fille de Margherita étudie le latin car c'est la base de la langue mais c'est surtout pour faire plaisir a sa grand-mère même si elle veut arrêter. C'est un film très touchant.












FOUQUES Emma 1S3
Lycée A. Fresnel CAEN, histoire des arts
2016/04/05 10:50 #075f-43dc-8b18-6892b4fc24e0
Lycée Georges de la Tour
"Mia madre" est un film italien réalisé par Nanni Moretti. Il raconte l'histoire de Margherita qui est le personnage principal. Celle-ci tente de ne pas perdre pied dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée: le tournage de son nouveau film est compliqué et sa mère est mourante. A cela s'ajoute également la crise d'adolescence de sa fille. Les principaux thèmes de ce film sont la tristesse à chaque visite à l'hôpital et l'humour durant le tournage de son film grâce à l'acteur principal. Le spectateur peut constater au début du film une rivalité entre Margherita et son frère joué par Nanni Moretti qui est le plus présent au chevet de sa mère.
Outre l'histoire, le spectateur découvre le déroulement d'un tournage, en particulier avec le mouvement de caméra de travelling arrière dans la première séquence qui dévoile peu à peu que la manifestation est en réalité une scène filmée. La bande son accompagne de manière assez dramatique l'histoire.
Pour finir, cette histoire assez personnelle et bouleversante, mais aussi pleine de tendresse et de douceur, captive le spectateur. Un film à voir !
Ophélie, Margaux, Anaïs
2016/04/05 10:54 #04a5-4207-9f5e-152d4188bed5
Lycée Georges de la Tour
Mia Madre est un film de de Nanni Moretti, qui raconte l'histoire de Margherita (Margherita Buy) : une réalisatrice qui tourne un film avec un grand acteur du cinéma américain Barri (John Turturro). Parallèlement, elle apprend que sa mère est gravement malade. Margherita n'y arrive plus entre les problèmes qu'engendrent son film qui n'avance pas, ses problèmes personnels et les crises de sa fille. Quant à son frère, il est toujours aussi calme et souriant au chevet de sa mère.
Ce film est touchant. Il parvient à toucher le coeur des spectateurs en disant avec justesse beaucoup de choses universelles sur la vie, sur la mort et sur le travail de deuil.
Sarah et Cassandra
2016/04/05 20:08 #50ad-4962-9295-f02ad954bd6f
Lycée André Malraux
Mia Madre. Ma mère. Le titre est tellement évocateur.
Mia madre. C’est celle du cinéaste Nanni Moretti, c’est aussi celle de la cinéaste du film dans le film, Margherita, mais c’est aussi la nôtre. Tout le monde est confronté un jour à la disparition d’un être cher, en l’occurrence de sa mère. Mia madre est un film très personnel qui ne peut que susciter l’émotion.
Ce possessif peut suggérer sa jalousie. Son frère Giovanni se rend disponible pour être au chevet de sa mère. Sa fille est plus proche de sa mère qu’elle ne l’est elle-même. Elle est accaparée par son métier et passe à côté de ses proches. Elle ne prend pas le temps d’avoir le temps. Ce « mia » peut aussi renvoyer à l’urgence. On prend souvent conscience de la valeur des êtres quand on sent leur disparition imminente.
Ce film est à l’image de la vie, un savant dosage de bonheurs et de malheurs, de joies et de colères…
Margherita doit faire face à la crise d’adolescence de sa fille, à la fin proche de sa mère, aux caprices de son comédien américain survolté.
Je recommande par voie de conséquence ce film : il jongle admirablement entre émotions et fous rires. Pour ce qui est de ces derniers, le comédien indomptable y contribue largement.
Mon seul bémol portera sur le sous-titrage, mais n’est-ce point lié à mon absence de maîtrise de la langue de Dante : le débit de parole très rapide propre aux italiens, m’empêche de lever les yeux du bas de l’écran et me fait perdre une partie non négligeable du grand jeu des acteurs. emozioni garanzie

Classe de 2 MAMV de Monsieur Corroyette
Lycée professionnel André Malraux 62400 Béthune

2016/04/06 10:16 #d72c-4d5d-b692-49c54e017433
Lycée Guy Chauvet
«Mia Madre», un film à la fois émouvant , tragique et avec une touche d'humour.
Avant de le voir , une chose importante est à savoir, l'histoire racontée a été vécu par Nanni Moretti , ce qui rend ce film encore plus touchant.

Margherita , femme divorcé avec une fille Livia , est réalisatrice au caractère bien trempé ; à la première approche Margherita peut sembler froide. Ce qui va très vite changer au cours du film , quand on en apprendra plus à propos d'elle et de sa vie privé. En plein tournage de son film , sa mère, Ada est hospitalisé. Entre les grosses journées de travail , le stress du tournage , l’inquiétude envers sa fille qui est en pleine crise d’adolescence et sa mère malade, Margherita devra redoubler d'efforts pour pouvoir gérer ces émotions.
Son frère , Giovanni joué par Nanni Moretti , est très présent pour sa mère. Presque toutes les scènes le concernant sont filmées à l’hôpital. Il va même jusqu’à quitter son travail pour pouvoir mieux s’occuper d'elle. Cela montre à quel point il est proche de sa mère et surtout inquiet.
Livia la fille de Margherita est notamment très proche de sa grand-mère, bien plus qu'avec sa propre mère. Étant une ancienne professeur de latin, Ada aide sa petite fille qui a beaucoup de difficultés dans cette matière. Ce qui les rapproche encore plus. On apprend très peu de choses sur Ada tout au long du film , à part l’immense considération de ses anciens élèves.
On apprend qu'elle représente beaucoup pour eux, certains l'a considère même comme une mère , une femme qui leur a appris des leçons de vies.
Personnellement, l'actrice Giulia Lazzarini jouant le rôle de Ada , m'a beaucoup touchée. Une actrice incroyable , qui m'a énormément émue tout au long du film.
La petite touche d'humour , est apporté par le personnage de Barry. Un acteur Américain jouant le rôle principal dans le film de Margherita. Très extraverti , drôle mais aussi extrêmement dur à gérer. Le fait qu'il est du mal à parler l'Italien est une chose très marrante. On apprend qu'il a une maladie , qu'il n'a pas de mémoire , il a du mal à se souvenir des choses. Ce qui est pour un acteur très embarrassant , mais ajoute encore une fois une bonne touche d'humour.
Je conseille très fortement d'aller voir ce film , riche en émotions. Il mérite mille fois d’être vu.

Léonie 2de option « arts visuels »

2016/04/06 10:17 #f721-4d2d-b545-728ddd744221
Lycée Jules Ferry
Mia Madre est un film Italien sorti en 2015, produit et réalisé par Nanni Moretti. Celui-ci s’est lui même mis en scène dans son scénario qu’il à coécrit. Effectivement il joue le rôle de Giovanni, frère et fils irréprochable qui s’occupe, avec sa sœur, d’Ada leur mère mourante. Nous suivrons donc l’évolution de sa maladie et de son état à travers les yeux de cette sœur, Margherita, réalisatrice en plein tournage et en proie à de nombreuses interrogations tant sur le plan familial (elle vit seule avec sa fille est en pleine crise d’adolescence) que sur le plan du travail (notamment l’acteur principal de son film lui donne du fil à retordre). C’est une femme bouleversée et dépassée par les événements. Les états d’âmes de trois générations féminines nous sont présentées, de la grand-mère à la petite fille.

Tout au long du film cette femme quelques peu asociale sera à fleur de peau et désemparée par ce qui arrive à sa mère. Elle est déchirée entre son désir de la voir rester en vie, ce pourquoi elle fait tout son possible, et son envie qu’elle la quitte, pour la libérer de ce poids qu’elle représente malheureusement. En même temps de perdre une mère, elle serait malgré tout soulagée d’un fardeau, ce qui est tellement difficile à vivre et à réaliser. Margherita veut que sa mère vive, mais en pleine santé, pas à ses dépends. Si bien que pendant une partie du film, elle se leurre sur la véritable condition de sa génitrice et continue à espérer, ce qui la torture d’autant plus. C’est lorsqu’elle se rend compte, après lui avoir hurlé dessus tant elle est tendue et fébrile, que sa mère ne peux même pas se rendre seule au toilette au bout du couloir qu’elle est obligée de se rendre à l’évidence. Ce moment très fort en émotion, est à mon sens, l’un des plus importants du film. Il nous résume très bien le comportement incohérent de Margherita dévastée par le chagrin. Elle veut prendre soin d’Ada autant que possible, mais l’oblige presque à marcher contre son gré pour se prouver à elle même que celle-ci va bien. L’effet dramatique produit par cette scène est d’autant plus renforcé par les compositions lyriques d’Arvo Pärt. La musique est une des composantes essentielle du film : elle est omniprésente, très justement dosée, si bien qu’elle remplie entièrement son rôle et fait effet à tout les coups. Elle amplifie notre empathie pour Margherita lors des nombreuses fois où elle s’effondre, rythme sa routine, nous fait ressentir ses sentiments… Elle nous entraine dans les élucubrations de son esprit rongé par le stress du travail, la culpabilité de ne pas pouvoir aider sa mère, le chagrin que lui cause la déchéance vers la mort de celle-ci etc… Du fait de la constante présence d’un fond musical, les quelques moments de blancs sont d’autant plus puissants et rempli de sens. Ils nous enveloppent entièrement, nous laissant dans l’attente, à fleur de peau, nous faisant tendre l’oreille et accentuant encore un peu plus notre attention. Comme lorsque Margherita se réveille dans son logement inondé. Elle semble dévastée, désemparée, et nous le somme autant qu’elle, prenant une part entière à l’action. Puis la musique refait son apparition progressivement…

Le réalisme du scénario est également l’un des éléments de la réussite de l’œuvre. Les allées et venues de Margherita entre le petit nombre de lieux qui nous sont présentés, sa routine rythmée par son souci de constante perfection qu’elle est pourtant très loin d’atteindre, les comportements rationnel des personnages… Tout cela est plausible et semble vrai. Cela pourrait presque être un reportage sur la vie d’une réalisatrice. L’histoire que nous suivons est donc d’autant plus émouvant qu’elle nous oblige presque à réagir, à réfléchir sur des questions existentielle telles que la vie, la maladie, la mort… Cela pourrait, au combien tragiquement, nous arriver. Quelles seraient alors nos réactions ? Ferions nous l’autruche comme Margherita, nous rendrions nous à l’évidence et tenterions nous d’être irréprochable comme Giovanni pour profiter des derniers instants avec nos proches ? De nombreux questionnements de ce genre envahissent alors l’esprit des spectateurs.

Heureusement, bien que dramatique ce film n’en reste pas moins comique. Lorsque Margherita filme un nombre incalculable de fois la même scène car son acteur principal ne sait même pas parler italien, le rire envahit inévitablement la salle. Et c’est là que réside tout le secret. Tout comme les moments de blancs sont mis en relief au milieu de la musique très présente, les instants dramatiques sont d’autant plus puissants qu’il y a également des passages comiques.

Cette succession de rire et de pleurs qui s’ajoute et se complète pendant près de deux heures ne peuvent qu’accentuer le réalisme de l’œuvre, car après tout la vie n’est-elle pas une succession interminable de peine et de joie ?

Mia Madre est donc un chef d’œuvre poignant alliant force, précision et poésie qu’il vous faut voir au plus vite.

Bouvier Axel
2016/04/06 10:20 #44e1-42fe-a490-5f6ca301a0c0
Lycée Jules Ferry
Mia Madre, un film touchant.

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film qui traite de la cause ouvrière. Mais pendant cette période, la réalisatrice traverse un épisode difficile de sa vie, bouleversé par l’hospitalisation de sa mère, Ada, et la crise d’adolescence de sa fille. Elle est soutenue par son frère Giovanni.
Une scène m’a plu, il s’agit de l’entretien de Margherita et Giovanni avec l’infirmière qui s’occupe de leur mère. Ce passage est très émouvant. En effet, Margherita apprend que sa mère va certainement décéder. L’actrice joue parfaitement bien car elle est plongée dans son rôle, et ses sentiments sont transmis au spectateur. Le plan est filmé de manière à ce que l’on voie la scène depuis le point de vue de Margherita, ce qui crée une sensation de malaise chez le spectateur. De ce fait, on a l’impression d’affronter avec elle le diagnostic de l’infirmière.
Une autre scène est émouvante. Elle se passe lors des visites à l’hôpital. Margherita est dans la chambre auprès de sa mère. Ada ayant besoin de se rendre aux toilettes, se lève mais n’arrive pas à marcher jusqu’à la salle de bain malgré les encouragements de sa file. Margherita ne veut pas admettre que sa mère soit malade, et ne supporte pas de la voir dans cet état. C’est pour cela qu’elle la supplie de faire trois pas, et éclate alors en sanglots. Elle prend conscience que sa mère est gravement malade.
Même si Mia Madre est une œuvre plutôt touchante, elle comporte des scènes drôles. J’ai apprécié la scène où Barry fête son anniversaire sur le plateau de tournage. Plutôt ridicule, il danse et détend l’atmosphère du film. Les musiques pesantes sont remplacées par une musique plus joyeuse. Mais malgré le comique de la situation, Margherita ne parvient qu’à esquisser un sourire. La protagoniste a du mal à s’amuser dans cet épisode de sa vie. Un autre passage et comique. La scène où Barry oublie son texte, dans le film de Margherita. Ce passage se passe dans la cafeteria des ouvriers. Mal à l’aise avec la langue italienne, Barry oublie ses répliques. Il est incompétent et ridicule, ce qui détend le spectateur. Cette scène amusante permet de faire une coupure parmi les autres scènes tristes du film.
Pour conclure, je dirai que ce film nous touche énormément. En effet, il relate un évènement tragique de notre vie, la mort d’un proche.

Quaccia Matthieu
2016/04/06 10:22 #6d6a-4e1b-b87c-8c8521428a42
Lycée Jules Ferry
L'action se passe à Rome, nous suivons l'histoire de Margherita, une réalisatrice d'une cinquantaine d'année, en tournage sur un film dont l'acteur principal est l'américain, Barry Huggins. Elle et son frère, Giovanni, rendent visite régulièrement à leur mère, Ada, très malade, qui se trouve à l'hôpital.
Ce qui est intéressant est que Margherita exprime beaucoup ses émotions durant le film. Dans une scène, nous la voyons diriger l'acteur Barry Huggins, ce dernier étant difficile, cela rend la réalisatrice hystérique. Par exemple, lorsque Barry tourne une scène dans une voiture. Il a du mal à réciter ses répliques tout en conduisant, ce qui met Margherita hors d'elle. Mais nous pouvons aussi remarquer qu'il y a des instants de «recueillements». Par exemple un soir quand elle se retrouve seule, chez elle, nous comprenons sa détresse devant la maladie de sa mère et les problèmes familiaux qu'elle rencontre. Nous la découvrons différente dans son milieu professionnel et sa vie privée. Cette succession d'émotions qu'elle nous fait partager, la rend plus attachante.
Heureusement, Barry Huggins sait ajouter une touche comique dans un contexte triste. Un soir où Margherita, lui et son traducteur sortent au restaurant, il se met à chanter, rigoler et crier depuis la fenêtre de la voiture. Il laisse exploser sa joie, ce qui nous transmet sa bonne humeur.
Ce film me donne l'impression qu'il est ''interminable''. Les décors sont semblables, et le manque d'action le rend monotone et lent. La journée, Margherita est généralement sur son plateau de tournage tandis que le soir elle se rend à l’hôpital pour tenir compagnie à sa mère. Le déroulement de ses journées est toujours le même.
En un sens ce film m'a plu, je me suis identifiée à Margherita par rapport à sa mère, et cela m'a fait réfléchir. Tout au long du film elle semble se préparer au deuil de sa maman, cela donne un côté tragique. Je suis attristée car durant sa vie toute personne subira la perte d'un être cher et je redoute ces moments pénibles.

Un film tragique avec quelques situations comiques, qui nous amène à méditer sur les valeurs de la vie.

Excoffier Eva
2016/04/06 10:24 #24c5-46a0-b421-003e68eb82b7
Lycée Jules Ferry
Le spectateur suit Margherita pendant un passage difficile de sa vie. Elle a des difficultés pour réaliser son film et sa mère est sur le point de mourir. Ce film oblige le spectateur à s’identifier au personnage. La tristesse du personnage principal progresse peu à peu, avec beaucoup de sensibilité.
Une note de comique a été ajouté avec le personnage de l’acteur américain, Barry, qui ne maitrise pas l’italien et qui récite trop son texte. Cet acteur joue très bien son rôle. Il est très appréciable car il doit faire exprès de mal jouer son rôle et en même temps, celui-ci doit être crédible.
Mais la construction du film est vraiment difficile d’accès pour le spectateur. Le réalisateur a fait le choix de mélanger des scènes réalistes, des scènes de rêves et des « flashback ».
Mia Madre est une totale réussite. Un film magnifique et plein d’émotions qui touche profondément le spectateur. ON N’EN RESSORT PAS INDEMNE …


Madala Dorian
2016/04/06 10:25 #eca6-4f40-a399-90c7aea256d0
Lycée Jules Ferry
Mia Madre
Le décès d’un proche et le tournage d’un film sont les deux sujets qui figurent dans l’œuvre cinématographique de Moretti. Le spectateur découvre la vie intime et professionnelle de Margherita, une réalisatrice qui passe ses journées entre son plateau de tournage et la chambre d’hôpital de sa mère malade.
L’histoire émeut les spectateurs notamment grâce au jeu des acteurs. L’interprète de Margherita est mise en avant par des gros plans qui permettent de toucher le public car il plonge dans son intimité. C’est très intéressant de se sentir aussi proche de la protagoniste. Par exemple, lorsqu’elle apprend que sa mère est mourante son expression faciale change. Son regard ainsi que les coins de sa bouche se dirigent vers le bas et les traits de son visage se ferment. Sa réaction parait si réelle que le spectateur s’attriste. Cette tristesse est coupée par des passages comiques.
Effectivement, certaines scènes sont joyeuses. L’acteur américain Barry n’y est pas pour rien. Pour son anniversaire, ses collègues ont organisé une fête accompagnée de musique prévue à cette occasion. Ces chansons s’opposent aux mélodies tristes régnant dans le film. Elles sont plus gaies et entrainent Barry à danser. Du moins, il essaie. Ses mouvements ne sont pas dans le rythme et sont totalement ridicules. Malgré ses pensées pour sa mère, Margherita se laisse aller pour un instant, un sourire apparait sur son visage. C’est une leçon pour le spectateur. Même dans les moments les plus difficiles, il faut essayer de se détendre, ce qui n’est pas forcément facile quand on tient à quelqu’un.
De plus, Mia Madre est plein d’amour ce qui entraine le combat de Margherita face à l’acceptation de l’état critique de celle qui l’a mise au monde. Lorsqu’elle rend visite à sa mère à l’hôpital, elle lui demande de se lever. Malgré des efforts de la part d'Ada, c’est un échec. Margherita fond en larme puis s’énerve en forçant sa mère à faire l’impossible. Elle veut se battre pour garder sa mère en vie. C’est bouleversant car cela peut arriver à tout moment à chaque personne présente dans le cinéma. Ce combat est signe d’amour.
Courez voir ce film touchant, qui bouleversera vos sentiments !

Toson Caroline
2016/04/06 10:26 #558a-4f15-851b-45c471162460
Lycée Jules Ferry
Margheritta est une réalisatrice de film rongée par le doute à cause. Elle se retrouve soudainement confrontée à des problèmes personnels avec la maladie de sa mère mais aussi professionnels avec une erreur de casting, pour l’acteur principal de son film : ce qui accroit son insatisfaction.
Ce film est original car on assiste à la réalisation d’un film dans un film, cela donne des plans assez intéressants. Par exemple quand la caméra de Margheritta décide de montrer le personnage de Barry de face alors que Nanni Moretti le montre à travers les machines de l’usine. Il y a alors un double point de vue.
Par ailleurs le personnage de Barry Huggins a une place importante dans le film. Il apporte un aspect comique à cause de son incompétence, comme quand il est incapable de réciter une réplique courte correctement. Mais aussi avec ses plaisanteries de mauvais gouts.
L’opposition entre Margheritta et son frère Giovani est importante. Lui est patient et réaliste quand à la maladie de sa mère, tandis qu’elle a du mal à se maîtriser et à accepter la réalité. Son comportement entraine des rapports compliqués avec les autres, elle est à bout et a du mal à se maîtriser, par exemple en forçant sa mère à marcher quelques mètres alors qu’elle est à bout de force.
En effet, le rapport entre les femmes de la famille est exploité. Une fille qui réclame l’affection de sa mère, une grand-mère passionnée par son ancien métier qui la lie à sa petite fille et une mère perdue. Toutes sont différentes mais s’aiment profondément même si elles ont du mal à se le prouver. Ces liens sont à la base de ce film.
Néanmoins il est parfois difficile de suivre le film car on passe des souvenirs au quotidien ou du rêve à la réalité. Donc on se perd.
Ce film reste tout de même à voir car on peut facilement s’identifier aux personnages qui sont confrontés à des situations que l’on peut vivre. Il est extrêmement prenant grâce à ses personnages attachants, et très émouvants avec la situation de Margherita et les liens qui lient les personnages. A VOIR ABSOLUMENT !

Ballin Romane
2016/04/06 10:28 #a0a6-4885-b785-9e17d79b59f4
Lycée Jules Ferry
Par le registre tragique régnant tout au long du film, le spectateur ressent une grande émotion. L'état de santé de la mère de Margherita s'aggravant, les visites à l'hôpital de la protagoniste et de son frère se multiplient. Au fur et à mesure, Margherita devient de plus en plus nerveuse, fatiguée et triste. L'actrice joue parfaitement son rôle car on voit par son attitude et son visage que ses émotions sont plus fortes que tout le reste. Par exemple, lors d'une scène de tournage, le spectateur voit que ses pensées ne sont pas tournées vers le travail, mais au contraire vers sa mère. En effet, elle préfère regarder le paysage l'entourant plutôt que le travail des acteurs. Elle s'empresse de quitter son activité dès qu'elle a fini de réaliser un passage de son film. Lors de moments dans lesquels aucune action ne survient, un air de piano amène le spectateur à deviner les pensées vagabondes de Margherita. Ceci accentue l'émotion car on s'identifie au personnage. Son frère se veut rassurant et calme, ce qui contraste avec la nervosité de Margherita. Ainsi, lors de ses visites à l'hôpital, il semble léger car il profite des moments qu'il partage avec sa mère. Cependant, on ressent la tristesse profonde et enfouie du personnage par ses silences passagers. La fille de Margherita, quant à elle, ne préfère pas penser au destin inévitable de sa grand-mère. Livia raconte les cours de latin qu'elle lui dispensera dans les jours à avenir sans se soucier une seule seconde de la maladie. Le spectateur distingue donc plusieurs visions face au décès d'un proche. Mais cette tristesse apparente est couplée à des scènes comiques.
En effet, certains passages prêtent à rire par leur caractère comique et leur légèreté. Dès qu'apparaît Barry, un acteur américain recruté par Margherita, une pointe d'humour perce la situation tragique existante. Par exemple, lors de l'anniversaire de Barry, une fête a été organisée sur le plateau de tournage. Une musique plus joyeuse accompagne la danse de l'acteur. Ce passage est comique car Barry paraît ridicule. Cette légèreté du personnage permet à la réalisatrice de sourire. Un plan "taille" centré sur Margherita souligne la suspension momentanée de sa tristesse. La protagoniste a tout de même des difficultés à se divertir dans une période aussi compliquée de sa vie. Un autre passage prête à rire. Dans cette scène, Barry conduit une voiture sur laquelle de nombreuses caméras sont placées. Ne pouvant plus voir la route, il s'énerve verbalement et physiquement. Cela créé un comique de mots et de geste et renforce cette légèreté présente dans un film à tendance tragique. Cet ensemble mène aussi le spectateur vers une réflexion personnelle.
Le spectateur est invité à s'identifier aux personnages et à apporter sa propre morale de l'histoire. Comme nous l'avons dit précédemment, trois visions de l'attitude à adopter dans une situation aussi difficile sont présentées. Cela s'accorde aussi avec le caractère de chaque personnage. Mais ceux-ci reflètent la globalité des comportements humains. Le message est donc universel. C'est pourquoi il est extrêmement touchant pour chacun d'entre nous. De plus, tout le monde peut se retrouver dans un moment de deuil. Chaque phrase prononcée par les personnages a une signification particulière et coïncide avec d'autres passages du film. Par exemple, la réalisatrice raconte à sa mère que le film sur lequel elle travaille porte un message d'espoir. La grand-mère l'interprète comme sa propre histoire : il faut se battre et garder espoir pour vaincre la maladie. A la fin du film, le mot "demain" prononcé par la grand-mère est accompagné de points de suspension. Ceci montre qu'il faut croire en l'avenir. Ainsi, ce film est une véritable source de réflexion sur la vie.

Mia madre est donc une véritable réussite dont chacun d'entre nous doit contempler l'équilibre entre registre tragique et comique. Si vous aimez les films bouleversants et empreints d'une grande émotion, cette histoire vous touchera droit au cœur.

Winne Laëtita
2016/04/06 10:30 #cd24-49f2-88e4-bee3ba07a9c4
Lycée Jules Ferry

Mia Madre décrit la vie de Margherita, une réalisatrice expérimentée et perfectionniste. Elle a de nombreux problèmes concernant sa vie professionnelle et privée. Ada, sa mère, est souffrante et se retrouve placée dans un hôpital. Parallèlement, Margherita a du mal à réaliser son film, soucieuse de l’état de santé de sa mère. La vie de Margherita est l’élément essentiel de ce film, très émouvant et ayant, toutefois, une petite touche d’humour.
Le rôle de chaque personnage est très appréciable car chacun nous fait ressentir ses émotions, ce qui nous plonge instantanément dans l’histoire. Margherita pleure de voir sa mère malade et expose un sentiment pathétique.
Margherita est une femme sensible, courageuse, se trouvant dans une période très difficile de sa vie. Malgré les problèmes encourus durant la réalisation de son film et de sa vie personnelle, elle reste « debout » et essaye de ne pas perdre sa joie de vivre. La scène où Margherita, son frère, sa fille et Barry Huggins sont réunis autour d’un dîner, représente un moment d’échappatoire et de bonheur.
Ada est également une femme très courageuse, qui réalise que son état de santé se dégrade au fil des jours. Sachant qu’elle ne vivra pas éternellement et que sa fin est proche, elle veut rentrer chez elle et continuer à aider sa petite fille en latin.
Barry Huggins est un acteur américain très réputé, parlant très bien l’italien. Il est plein d’humours, et est l’un des seuls à rendre le sourire à Margherita. Quelques désaccords les opposent, comme sur le jeu d’acteur de Barry…, mais ne les empêchent pas d’être amis et de bien s’entendre.
J’ai beaucoup aimé ce film. L’histoire, ayant comme thème principal, l’état de santé critique d’Ada, peut nous faire réfléchir à la vie. Il peut également nous faire comprendre que tout ceci peut se réaliser, et qu’il faut profiter de chaque instant, de chaque moment passé avec les gens que l’on aime.
La scène de l’anniversaire de Barry, l’acteur principal du film de Margherita, est très comique. Cette scène est festive et pleine d’humour, où chacun danse. La fête réussit à changer les idées de Margherita. Ce film n’est pas seulement triste. Il contient des passages heureux.
Il y a également une scène très émouvante et surprenante. Margherita rend visite à sa mère à l’hôpital, et lui demande de se lever. Ada n’y parvient pas, et à notre grand étonnement, Margherita se met à éclater en sanglot, tout en s’énervant. Ce passage montre bien l’amour de Margherita pour sa mère, mais aussi sa très grande tristesse de la voir s’affaiblir de jour en jour.
Certaines scènes comportent des cadrages très intéressants. Des gros plans du visage de Margherita mettent en avant ses sentiments, que ce soit un sentiment de joie ou de tristesse. Ces scènes sont filmées de manière à ce que le spectateur ressente les mêmes émotions que les personnages.
Je vous conseille d’aller voir ce film très touchant et bouleversant. Ce film nous fait parvenir comme message « la peur de perdre un être cher », et est susceptible de plaire aux jeunes adultes, comme aux plus âgés. Si vous aimez les films vrais, saisissants, bien joués, et ayant une pointe d’humour, allez vite découvrir MIA MADRE !

Ghelli Jessica
2016/04/06 10:32 #e55c-4081-8564-142b718e47ba
Lycée Jules Ferry
L'histoire est centrée sur Margherita, réalisatrice dont les principales occupations sont le film qu'elle tourne, et sa mère à l'hôpital.
On assiste au déclin de la mère de Margherita à travers ses yeux. Les deux sont très proches, voilà pourquoi le film essaie de nous émouvoir à travers leur relation. Mais c'est peu réussi. Il est peinant de voir une femme dont la santé diminue, mais ce n'est pas dévastant si nous n'avons pas appris à connaître le personnage en premier lieu. La mère de Margherita est déjà à l'hôpital dès le début du film, il est alors difficile de nous attacher à elle puisque nous savons d'ores et déjà que l'issue de cette situation ne sera probablement pas heureuse. Et qu'en est-il de ses émotions, de sa vie? Hormis quelques moments brefs où sa fille et elle se tiennent la main, nous en savons peu de ce personnage pourtant important. Or, il faut d'abord connaître une personne avant d'éprouver de la compassion à son égard.
L'ambiance sur le plateau de tournage est un peu plus détendue. On tente de nous montrer les moments les plus drôles afin d'alléger l'ambiance un peu tendue que causent les passages à l'hôpital. "On tente", car ça ne marche pas vraiment. Ces scènes comiques sont souvent causées par l'acteur américain du film de Margherita. Et ce personnage a le don d'agacer plus qu'il ne fait rire. On peut d'ailleurs le constater dans la scène où, ivre, il crie et chante dans la voiture dans laquelle se trouve la réalisatrice (ce qui ne la réjoui pas non plus). Ce genre de scène est risquée puisque certaines personnes apprécieront ce côté bruyant et que d'autre le trouveront trop imposant. Se passant tout au début des apparitions de l'acteur, il est alors tout de suite classé dans la catégorie "amusant" ou "énervant" pour le restant du film.
Des scènes manquent afin de ne pas ennuyer le spectateur. Certains passages en plus auraient été bénéfiques, notamment sur la mère de Margherita. On nous dit que tout le monde l'aimait bien, on voit même des anciens élèves venir la voir à certains moments: pourquoi le réalisateur n'a t-il donc pas jugé bon de nous montrer, à nous aussi, ce côté sympathique qu'elle avait? Les personnes ayant vécu ce type de situation peuvent facilement s'identifier à Margherita ou sa fille, qui visitent un proche à l'hôpital. Mais quand est-il des autres? S'ils éprouvent peu de compassion envers ce personnage qu'ils ne connaissent pas et qu'ils ne s'identifient pas non plus, le film peut sembler bien long.
Mia Madre possède bon un fil conducteur qui, bien exploité, peut émouvoir bien plus de monde qu'il ne l'a fait de cette manière.

Martinez Tabata
2016/04/06 10:35 #6b5f-45b3-9697-27a104d654b5
Lycée Jules Ferry

Le film raconte l’histoire de Margherita qui est réalisatrice. Elle tourne un film engagé contre le licenciement. L’acteur principal Barry Huggins, lui rend la vie bien compliquée. En plus de cette énorme pression liée au travail, elle doit aussi gérer sa fille en pleine crise d’adolescence, sa liaison avec un des acteurs, son divorce, mais aussi l’état de santé de sa mère qui s’aggrave de jour en jour… Son frère Giovanni est là pour l’aider à ouvrir les yeux sur la fin de vie de leur mère et à traverser cette épreuve difficile.
C’est un film très instructif qui nous montre la réalité d’un tournage. Nous pouvons voir ce qui se passe vraiment lors de la réalisation d’un film ainsi que les techniques utilisées. Par exemple lorsque Barry doit conduire une voiture tout en récitant son texte, on s’aperçoit que celle-ci est placée sur un camion. Ce n’est donc pas l’acteur qui conduit la voiture contrairement à ce que l’on croit ! On découvre toutes les caméras et le matériel nécessaire pour filmer cette courte scène. D’ailleurs cela est très dérangeant et perturbant pour Barry qui en perd tous ses moyens !
C’est aussi un film très touchant. On se sent immédiatement très concerné car c’est la vie d’une famille à laquelle on peut s’identifier en faisant le lien avec notre histoire personnelle. La grand-mère malade est particulièrement marquante. Quand Marguerita rend visite à sa mère à l’hôpital, elle se montre forte devant elle. Mais quand elle est chez elle, elle s’effondre. Marguerita refuse d’accepter la réalité : elle va jusqu’à forcer sa mère à marcher, à bout de force, pour se convaincre que la fin n’est pas proche.
Mais c’est aussi un film drôle. Il y a des passages où nous avons beaucoup ri! C’est surtout grâce à Barry (John Turturro) car lorsqu’il récite ses textes, en tant qu’américain, il ne parvient pas à s’exprimer en italien. Il a un mauvais accent et oublie quasiment tout le temps des passages de son texte. Il se trompe donc souvent et s’emporte assez facilement en lançant des insultes en anglais, ou encore lorsque, après une soirée bien arrosée, il se met à chanter et à crier, c’est vraiment hilarant !
J’ai vraiment beaucoup aimé ce film. Il nous fait vraiment réfléchir sur la vie, le temps qui passe et le comportement que l’on peut avoir face à une épreuve : l’affronter ou la fuir. Nanni Moretti, presque 15 ans après « la chambre du fils » montre une autre famille face au deuil. Le décès de la grand-mère permet de resserrer les liens familiaux entre Marguerita, son frère et sa fille.
Nanni Moretti nous promène entre les rires, les scènes avec John Turturro, et les larmes, les scènes à l’hôpital autour de la grand-mère. Mais à la fin de la séance, toute la salle a les larmes aux yeux…

Berger Romane
2016/04/06 10:36 #b1a0-488c-8139-7a1335fe6d94
Lycée Jules Ferry
Margherita réalise un film lorsque, avec son frère, elle apprend que l'état de leur mère s'aggrave. Elle a du mal à poursuivre le film d'autant plus qu'elle accueille un nouvel acteur qui lui rend la vie encore plus difficile.
J'ai beaucoup aimé ce film car il mêle comique, drame et sentiments. En effet, le comique est marqué par le nouvel acteur, Barry Huggins, qui ne connait pas son texte et qui n'arrive pas à rester naturel lors du tournage, ce qui énerve Margherita mais amuse le spectateur.
Le côté dramatique est présenté à travers Margherita qui est "au fond du trou". Avec sa mère à l'hôpital, sa fille en pleine crise d'adolescence, Barry Huggins qui l'encombre dans son travail et sa rupture sentimentale, Margherita ne sait plus que faire et cela se voit dans sa façon d'être. Par exemple, Margherita rend visite à sa mère et l'oblige à marcher alors qu'elle est au bout de ses forces. Ou lorsque Margherita part du tournage en insultant Barry car il n'arrive pas à "aligner deux phrases". D'ailleurs, la mise en abime nous permet de découvrir comment Margherita met de côté sa vie privée lorsqu'elle est sur le plateau et inversement.
Le drame qu'elle vit avec sa mère hospitalisée semble s'atténuer grâce à la résistance face à la maladie. En effet, sa mère fait sourire son entourage avec son humour ou lorsqu'elle essaie, malgré tout, d'aider sa petite fille en latin (elle enlève son masque alors qu'elle en a besoin pour respirer).
En jouant un rôle dans le film, Nanni Moretti n'a-t-il pas voulu raconter sa propre histoire à travers celle de Margherita ? Ce choix de réalisation rend, à mon avis, le film encore plus émouvant.
GRANDCLAUDE Léana
2016/04/06 11:00 #5dfa-4fe6-aeea-e598b38b3979
Lycée Guy Chauvet
Deux intrigues vont dans le film, la première est le quotidien du plateau d'un tournage de film et ensuite celui de l'hôpital où Margherita affronte avec son frère la mort annoncée et inacceptable de sa mère, qui durant 1h47 m'ont tenues en haleine.
Durant ce film on apprend que Margherita, l'actrice principale est en réalité une réalisatrice qui tourne un film social sur le licenciement des salariés. Tous les jours, l'équipe de tournage procède à différentes prises de scènes et donc j'ai découvert différents aspects et lieux comme celui de la simulation à bord d'une voiture, qui pose à la réalisatrice des difficultés dans la direction de ses acteurs. Sur le plateau, l'ambiance est à la fois électrique et nerveuse mais peut se révéler joyeuse également. Margherita fait sentir sa mauvaise humeur à toute l'équipe mais il y a le célèbre acteur américain: Barry Huggins, c'est celui qui fait rire tout le monde pour détendre l'ambiance.
Margherita est une femme prise en tenaille à la fois par son travail et sa vie personnelle. Cette deuxième vie est très triste car sa mère Ada est malade et à l'hôpital . La vieille dame était professeur de latin et ses anciens élèves viennent la voir à l'hôpital. Il y a ensuite Giovanni , le frère de Margherita qui a démissionné de son travail pour être au côté de sa mère, on peut bien le comprendre car il est toujours filmé lorsqu'il est à l'hôpital et non ailleurs. Il a une très grande complicité avec sa mère alors que pour Margherita c'est autre chose. Ensuite Livia est la fille de Margherita, complice avec sa grand mère Ada qui l'aide à aimer le latin et qui lui confie ses secrets intimes. La jeune adolescente ne se confie pas à sa mère. On peut observer que durant le début jusqu'à la fin du film, les personnages évoluent dans leurs rôles à jouer.
Durant ce film, le réalisateur a fait un flashback sur la jeunesse de Margherita pour montrer qu'elle est très autoritaire envers les autres de son équipe de tournage et qu'elle ne pense qu'a son film et pas à elle et sa vie de couple.
Il va utiliser des plans moyens pour montrer où se déroule les différentes actions pour comprendre ce film, aussi il y a des gros plans pour voir les sentiments des personnages à des moments douloureux et triste comme à la mort de Ada.
Les couleurs sont très souvent foncés sur leurs tenues vestimentaires que portent les personnages de ce film peut être en rapport avec la douleur qu'ils ont du décès de Ada.

J'ai bien aimé ce film car j'ai pu découvrir qu'il était du genre dramatique et c'est aussi une comédie. Ce film proche de l'autobiographie pour Nanni Moretto a du être très dur à jouer tandis que la mort surgit dans la vie privée.
Je peux en conclure que ce film est très touchant en émotion et triste puisque le film nous fait penser à la réalité de l'accompagnement de fin de vie, et qu'il faut profiter de sa famille et ses proches dont le travail ne doit pas nous éloigner.
Emilie 2de option "arts visuels"
2016/04/06 20:28 #3-17
Lycée E. Lemonnier
Le film Mia Madre a été réalisé par Nanni Moretti. C’est un long métrage à la fois comique et dramatique mais aussi autobiographique car le réalisateur s’inspire de sa vie. Il est également présent dans son film et joue un rôle.
Tout d’abord les personnages. Margherita est une réalisatrice passionnée par son travail qui tourne un film sur le chômage, le film s’ouvre d’ailleurs sur une manifestation. Cette mère de famille, séparée du père de sa fille, est submergée par ses problèmes. On voit alors des scènes qui reflètent ses émotions : celle de l’inondation, qui nous amène à supposer qu’elle se noie ou que c’est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Margherita travaille avec un acteur américain qui ne parle pas italien, l’inimitable John Turturro. Puis, Giovanni, le frère de Margherita, qui accepte et gère beaucoup mieux certaines situation. Il est très proche de sa sœur et surtout de sa nièce, une adolescente en pleine crise, sans histoire mais qui reste dans son monde.
Enfin, la grand-mère, la Mia Madre du film, une mère, mais aussi une grand-mère, professeur de latin dans son passé. Pour elle, apprendre cette langue à sa petite fille est un principe qui lui tient à cœur et une raison qui compte énormément. Malgré leurs différences, Margherita et sa mère ont bel et bien un point commun : elles aiment et sont passionnées par leur travail. Même si leur relation durant le film reste basé sur une certaine distance, elles se ressemblent.
C’est un film émouvant, bien qu’il soit comique et ironique à certains moments. Le réalisateur marque le spectateur en produisant un changement d’émotions : on passe des rires aux larmes en moins de deux plans.
Aylin ALGÜL
2016/04/07 21:01 #3-18
Lycée Guy Chauvet
Mia Madre est un film Italien réalisé par Nanni Moretti qui a d’ailleurs un rôle dans son film, celui de Giovanni, le frère de Margherita (personnage principal du film). Il nous dépeind une partie de la vie (comment concilier le métier, les soucis divers et variés qu'il engendre, et la vie privée avec ses aléas) à travers ce drame aéré de moments drôles.


L'Italie, Rome plus exactement, sert de décor général au film. Sont montrés: les liens mère/fils, entre Ada, la mère et Giovanni, le fils (qui prend une disponibilité pour s'occuper d'elle tendrement). Les liens mère/fille, entre Ada et Margherita (qui semblent plus ténus que les précédents, on sent une certaine retenue du fait des cadrages moins serrés quand les deux femmes sont ensembles), et entre Margherita et Livia, sa fille (les relations sont tantôt bonnes et complices, tantôt tendues selon les exigences de la mère et les demandes de la fille). Les liens entre Ada et Livia, plus détendus car elles partagent des confidences et les traductions latines (Ada est professeur de latin à la retraite). Dès le début du film, Moretti dresse des portraits simples de ses personnages que l'on découvre plus complexe avec l'avancée du film. La maladie d'Ada précipite la précision des portraits.

On découvre Margherita dans le rôle d’une réalisatrice de film, en plein tournage, le thème de son film est le chômage et le licenciement, les rapports humains dans l'entreprise ... Le rôle principal du film dans le film est tenu par Barry Huggins, interprété par John Turturro, un acteur Américain qui rencontre quelques difficultés au cours de ce tournage. Margherita doit composer avec différents problèmes, la santé fragile de sa mère, sa séparation récente après un ancien divorce du père de Livia. Les moments de stress expliquent les quelques colères de Margherita au cours du film qui déclenchent quelques rires parfois nerveux chez le spectateur.



Mia Madre est un film qui ne bascule jamais dans le pathos, la distance de filmage génère une pudeur qui permet l'empathie mais garde de toute forme de voyeurisme. Il y a une part de réalisme dans les situations décrites, elles touchent le spectateur comme pour lui dire de profiter du temps présent, de partager ce temps car il est éphémère.



La bandehttps://direct.eduscol.education.fr/pjrl/db/execute/runAgent?REDIRECT=True&action=validate&comment_id=comment-3-18 son du film est réalisée, entre autres, par Arvo Part, compositeur Estonien qui nous fait voyager en partageant un peu de sa culture à travers les différentes musiques de ce film.



Nous avons bien aimé Mia Madre , il donne à voir des portraits différents des personnages: Margherita est une femme forte, elle fait tout pour que sa fille soit heureuse et pour assurer le bon déroulement du tournage de son film malgré ses préoccupations familiales. Ce film est touchant car il évoque une situation que l’on peut vivre ou que l'on a vécu un jour, on comprend alors le ressenti de Margherita et ses proches.



Flavie, Mathilde et Estelle 2nde 1
2016/04/11 16:39 #a991-4e09-9797-39bfba27d7e9
Lycée O. Redon
On découvre Margherita réalisatrice en plein tournage. A son travail, se mêle sa vie personnelle qui l’engage à faire face à l’adolescence de sa fille, à la vie en couple, à la concurrence fraternelle et le plus déstabilisant, la maladie de sa mère. Margherita personnage principal , joue son rôle à merveille. Elle transmet au public son histoire, ses peurs,ses doutes, son combat, ses questionnements...Nanni Moretti a su choisir le sujet car c’est celui que nous connaissons tous. Nous pouvons facilement nous identifier à Margherita car nous avons tous vécu la perte d'un proche ce qui donne le côté émotionnel au film. Certaines séquences humoristiques viennent détendre des moments devenus intenables. Tout au long du film on suit le personnage principal submergé par son film avec les caprices de Barry ( John Turtorro). De plus de son combat professionnel, elle n’accepte pas la maladie de sa mère et ne veux pas la laisser partir. Elle préfère culpabiliser, se dire que c’est sûrement de sa faute que de croire un seul instant que c’est simplement la maladie qui prend le dessus. Le frère quant à lui est l’opposé de sa sœur, il a mis entre parenthèse son travail. Il est de nature calme et posé. Lui accepte la maladie. C’est un film qui est le fil de 3 générations allant de la grand mère à la petite fille montrant la transmission de l'héritage des valeurs familiales.

Océane Wacher
2016/04/12 13:52 #9aa4-4f1f-844a-22ba268eb201
Lycée Auguste Pavie
Mia Madre est pour le moment mon film préféré car j'ai aimé le fait que l'humour est présent et que le film est également touchant.
J'ai aimé la scène où Barry, Margherita et un autre homme sont allés au restaurant et qu'ils sont rentrés en voiture, j'ai trouvé ce passage vraiment drôle..

J'ai également aimé les passages tristes, comme par exemple lorsque l'on annonce à Margherita et son frère, Giovanni, que leur mère meurt petit à petit et que Margherita ne veut pas l'accepter: C'est une histoire très touchante selon moi.

Mon personnage préféré est Giovanni, qui est joué par Nani Moretti, Je trouve qu'il joue très bien et que le personnage est vraiment très gentil, il s'occupe très bien de Margherita, de sa fille et sa mère, il est présent pour tout le monde.

Un des moments touchants est quand Livia, la petite fille apprend le décès de sa grand-mère, on voit qu'elle est vraiment attristée car elle a une très grande complicité avec elle. J'ai trouvé intéressantes les scènes où on voit Margherita tourner son film et toutes les difficultés qu'elle peut rencontrer mais également toutes ses réactions à cause de ce qui se passe dans sa vie privée. La grand-mère Ada nous fait parfois rire mais elle était aussi très touchante, elle peut même nous faire pitié quand elle répète plusieurs fois qu'elle en a marre d'être à l’hôpital, Mais une fois venu le moment de rentrer , elle veut rester à l'hôpital , elle s'inquiète elle a peur.

J'ai aimé ce film pour toutes ces scènes et ces raisons et le fait que l'humour et la tristesse sont mélangés, Ce n'était pas ennuyeux et on ne savait pas à l’avance ce qui allait se passer, l'histoire racontée m'a beaucoup plu.
2016/04/12 13:59 #1713-4576-b3d8-e2df6b6a79ff
Lycée Auguste Pavie
Mia madre, le nouveau film du réalisateur Nani Moretti m'a beaucoup plu, pour de multiples raisons.


Tout d'abord, c'est un film très réaliste. Les personnages ont leurs forces, leurs faiblesses, mais c'est ce qui les rend attachants. Barry, l'acteur dans le film est aux premiers abords (trop) sûr de lui, mais c'est en fait pour cacher ses troubles de la mémoire qui l'empêchent de travailler correctement.Quant au personnage principal , Margherita, c' est une femme normale, avec tous ses problèmes familiaux et professionnels du quotidien. Le personnage m' ayant le plus touché est Ada, la grand mère. On la voit se fragiliser, s'éteindre tout au long du film, mais elle ne perd jamais sa force de caractère, elle reste très digne. Si bien que comme sa fille, on admet que très tard qu'elle puisse mourir. Le frère, Giovanni, interprété par le réalisateur lui même, apporte une certaine stabilité au film. Contrairement à Margherita, qui s'agite en permanence autour de ses multiples problèmes, lui est calme, lucide par rapport à sa mère et son état de santé.



En dehors de ce côté émouvant, le film est également frais, dynamique et drôle, notamment grâce à John Turturro, qui interprète Barry, un acteur mauvais et prétentieux.



Dans ce film, rêves et réalité s'entremêlent, certaines scènes paraissent iréelles . La fille rêve que sa mère va mieux. La mère rêve de sortir de l'hôpital.



Le côté réaliste est renforcé par l'allure autobiographique du film. Le réalisateur, à travers cette histoire, raconte un épisode de sa propre vie.



Pour conclure, Mia Madre est un film complet, réaliste, à la fois drôle et émouvant. Les acteurs jouent très bien leurs rôles, complexes, aux multiples facettes.



Elie, 2nde 9, lycée Pavie
2016/04/12 14:08 #0a97-4727-a7ba-fcdc8f21449a
Lycée Auguste Pavie
Mia Madre de Nanni Moretti est un film sorti en fin d'année 2015. C'est un film qui raconte l'histoire de Margherita, une femme qui traverse une dépression car sa mère est en train de mourir et le film qu'elle réalise a des difficultés sur le tournage.
J'ai apprécié le film car l'histoire de Margherita est touchante. On voit qu'elle n'arrive pas à gérer ses deux préoccupations majeures du moment, c'est à dire réaliser son film et être au chevet de sa mère mourante. Dans la scène où une infirmière leur annonce , à elle et à son frère, Giovanni, que leur mère va mourir, elle est révoltée, elle ne comprend pas pourquoi sa mère est là car elle n'est que très peu présente pour elle et n'est pas au courant de son état de santé. Elle s'en voudra pendant tout le film, y compris à l'annonce de sa mort car elle continue à tourner des scènes du film et ne sera pas là pour l'assister.

C'est une histoire autant pittoresque que touchante car on voit qu'elle est en permanence débordée et constamment de mauvaise humeur. Elle fait pitié par exemple, dans la scène où Barry est dans la voiture, elle lui crie dessus juste parce qu'il n'arrive pas à prononcer trois mots de la langue italienne. Barry est un acteur anglais, c'est normal qu'il bute sur certains mots car ce n'est pas sa langue maternelle . Margherita est trop exigeante avec lui et lui dit que c'est un mauvais acteur. Mais à ce moment-là du film, c'est elle la mauvaise réalisatrice car elle n'a aucune parole positive à son égard. Elle ne voit que le négatif car les malheurs de sa vie privée modifient sa perception des choses et elle ne réfléchit que dans un sens, le négatif.

J'aime bien aussi ce film car il est réaliste et on peut s'identifier à l'histoire de Margherita. J'aime bien aussi le frère de Margherita, Giovanni. C'est un personnage attachant car il est toujours présent pour sa mère, Ada et pour sa sœur Margherita. On a l'impression que c'est le personnage parfait car il se met en disponibilité pour sa mère malade et est toujours positif malgré ses nombreux problèmes. Par rapport à Margherita, qui se dispute en permanence avec Ada et qui se sent coupable car elle est souvent absente, Giovanni, lui, a une grande importance pour la grand-mère. On observe une antithèse entre les deux personnages, Margherita étant la méchante et Giovanni le gentil.



Romain, 2nde 9, lycée Pavie
2016/04/12 14:18 #7255-48c4-8654-38196ea3288e
Lycée René Cassin
Mia Madre, film du cinéaste italien Nanni Moretti est l’histoire de la perte d’un parent, de l’arrivée de la mort qui bouleverse la vie de l’entourage du défunt. Margherita (Margherita Buy), réalisatrice en plein tournage, voit son quotidien bousculé par l’annonce du diagnostic sans appel de la maladie de sa mère. Son frère Giovanni (Nanni Moretti) se prépare à l’inéluctable, sans faux espoirs, à l’inverse de Margherita, qui, à mesure que le tournage de son film avance, est de plus en plus désemparée. Entre travail et vie privée, Margherita craque et ne contrôle décidément plus rien.
Dès la première scène du film qui développe une mise en abyme du cinéma, Nanni Moretti nous annonce les futurs combats à mener. Nous nous trouvons au cœur d’une scène de tournage dans laquelle des grévistes font face aux forces de l’ordre. Ils sont en pleine manifestation pour lutter contre le rachat de leur entreprise par une société américaine qui risque fort ensuite de les licencier. Les acteurs se confrontent aux boucliers des représentants de l’ordre, ils se cognent à la réalité comme devra le faire Margherita. Dans cette première scène, Nanni Moretti, réalisateur engagé, parvient à exprimer un point de vue politique au cœur d’un drame personnel.
Dans ses films, Nanni Moretti relate souvent des évènements de sa vie personnelle ; ici, il évoque la perte de sa mère, mais, bien qu’habitué à tenir son propre rôle, il a choisi un alter ego féminin, Margherita. Le réalisateur, endosse lui, un rôle en contre-point à celui du personnage censé le représenter. Alors que Giovanni accepte sereinement la fin de vie de sa mère, Margherita, elle s’oriente vers le déni et le refus. Les soucis s’accumulent et la réalisatrice est à bout de souffle entre le tournage difficile, l’hospitalisation de sa mère, sa fille en échec scolaire et un acteur américain encombrant, joué à la perfection par John Turturro.
Mia Madre est scandé par de nombreuses scènes à la frontière du rêve et du réel telle que l’inondation de l’appartement de Margherita en pleine nuit. Au lieu de simplement couper l’eau et régler le problème à la source, la réalisatrice préfère l'éponger. Cette marée évoque-t-elle les larmes jusque-là contenues du personnage, ou des problèmes dans lesquels elle se noie ?
En jouant sur cette corde sensible, Nanni Moretti nous déstabilise, nous touche.
Les lieux sont peu nombreux et le plus souvent clos, entre le lieu de tournage, l’hôpital et l’appartement, les personnages s’échappent rarement, sauf notamment quant Margherita accueille l’exubérant acteur américain, principale source d’humour qui contraste avec l’univers dramatique de Mia Madre. Si Margherita suscite de l’empathie (sa volonté d’être sur tous les fronts la rend touchante), elle manque terriblement de disponibilité et de patience pour ses proches, son équipe. Peu présente auprès de sa fille en pleine crise d’adolescence, elle multiplie les va et vient entre l’hôpital et le tournage. Cette vaine agitation laisse une impression de stagnation. La réalisatrice est perdue et compromet tous ses projets ; à bout de nerfs elle fait parfois preuve de cruauté envers son entourage, que ce soit avec Barry Huggins, l’acteur américain incapable de retenir son texte en italien ou bien sa mère qu’elle force à marcher alors qu’elle ne le peut plus.
Nanni Moretti retranscrit parfaitement un difficile passage de la vie en alternant rires et pleurs. Il fait de ce drame un film intelligent et quelque peu nostalgique. Les personnages sont émouvants et justes. Mia Madre est un film profond dans lequel le réalisateur parvient à tresser l'’intime à l'universel.
Thibault Buffy, seconde 4 Lycée René Cassin, Tarare 69
2016/04/12 14:59 #85da-4e82-9596-ed53ece975bc
Lycée Bonaparte
Margherita, une réalisatrice de film, tourne un nouveau film avec Barry Huggins, un très grand acteur américain avec un caractère capricieux. Mais rien ne va se passer comme prévue quand elle apprend que sa mère, Ada, ancienne professeur de latin, est hospitalisée suite à l’aggravation de sa maladie… En plus de s’occuper de sa mère avec l’aide de son frère Giovanni, elle devra également gérer les crises d’adolescence de sa fille, Livia ainsi que le tournage de son film.

Mia madre est un film dramatique italien d’une durée d’une heure et quarante-sept minutes qui a été réalisé par Nanni Moretti, connu pour ses talents de réalisateur, scénariste et acteur de cinéma italien. Ce film est sorti en 2015 en France et en Italie. Il figure dans la sélection officielle au Festival de Cannes 2015, en compétition pour la Palme d’or. On y trouve les acteurs principaux suivants : Margherita Buy (Margherita), John Turturro (Barry Huggings), Giuilia Lazzarini (Ada) et Beatrice Mancini (Livia).

« Mia madre » aborde un sujet très délicat de la vie courante qui est la mort d’une personne qui nous est chère, ici la mort d’Ada, la mère de Margherita, mais tout cela sans jamais choquer ou blesser le spectateur. Les spectateurs étant passé par ce chemin, c’est-à-dire la mort d’un être cher, pourront facilement entrer dans l’univers de Nanni Moretti et comprendre le film. Mais ce qui est très étonnant c’est que le film ne commence pas par une scène focalisé sur Ada, « la madre » comme l’indique le titre mais sur le tournage d’un film où des ouvriers manifestent contre leurs licenciements. Je trouve intéressant que le réalisateur est intégré dans son propre film le tournage du film de Margherita pour nous montrer les conditions réelles de tournage d’un film en général.

Le film lui-même triste se voit atténuer par les émotions qu’arrivent à nous procurer les acteurs.

Giuilia Lazzarini qui joue le rôle d’Ada est une personne âgée très touchante, sensible et calme. Au cours du long-métrage, on peut voir que ses anciens élèves de classe lui rendent visite, cela veut dire qu’elle est très appréciée et qu’elle était peut-être considérée par eux comme une « madre », une mère qui les protège et veille sur eux. De plus, elle aime bien transmettre ses connaissances aux générations futures. La scène que j’ai bien aimé est celle où Ada rentre chez elle et aide sa petite fille, Livia pour ses devoirs de latins. On voit que quand elle lui explique, elle y met tout son cœur et le spectateur ressent la complicité que peut avoir n’importe quelle grand-mère auprès de sa petite-fille. Le film est donc basé aussi sur la langue, ici une langue morte : le latin. On se rencontre que Livia a une relation inexplicable avec sa petite-fille car par exemple on peut voir qu'au cours du long-métrage Livia comprend assez vite que quelque chose d’anormal vient de se passer et quand son père vient lui annoncer cette chose, elle prend conscience qu’Ada, sa grand-mère est morte puis elle se cache sous sa couette et pleure.

John Turturro qui interprète Barry Huggings est un personnage capricieux avec un tempérament explosif qui se révèle très encombrant. Selon moi, Barry est une personne qui amène une touche comique dans ce film dramatique. Il est très drôle et c’est très bien mettre une ambiance assez festive où il se trouve. Lors du tournage, il est souvent le seul à bouger et a s’amuser un peut partout. Les scènes qui ont suscité le rire chez moi est celle où Barry arrive mais ne connaît pas son texte et veut se débrouiller tout seul en affirmant qu’il y arriverait. Et celle où c’est son anniversaire et qu’il entame une danse un peu bizarre. Par contre, il a une relation très complice avec Margherita, semblable à deux vrais amis qui se connaissent très bien.

Nanni Moretti joue lui-même le rôle de Giovanni, le frère de Margherita, un frère irréprochable, attentionné et qui renonce à tout pour être présent auprès de sa mère jusqu’à la dernière seconde. L’amour est si fort pour sa mère que l’on peut remarquer un passage où il lui ramène des pâtes à la sauce tomate réalisés par ses propre mains.
Au cours du film, on peut apercevoir qu’il y a une sorte de duel entre frère et sœur comme sur la photo ci-dessus où Giovanni et Margherita sont face à face semblable à un combat où chacun veut faire le maximum pour Ada, leur mère et gagner celui-ci. On a l’impression qu’Ada, au milieu des deux doit faire un choix.

Nanni Moretti joue lui-même le rôle de Giovanni, le frère de Margherita, un frère irréprochable, attentionné et qui renonce à tout pour être présent auprès de sa mère jusqu’à la dernière seconde. L’amour est si fort pour sa mère que l’on peut remarquer un passage où il lui ramène des pâtes à la sauce tomate réalisés par ses propre mains.
Au cours du film, on peut apercevoir qu’il y a une sorte de duel entre frère et sœur comme sur la photo ci-dessus où Giovanni et Margherita sont face à face semblable à un combat où chacun veut faire le maximum pour Ada, leur mère et gagner celui-ci. On a l’impression qu’Ada, au milieu des deux doit faire un choix.

J’estime que ce film nous fait ressentir tout les instants que vit la famille durant cet incident. Il rentre même dans l’intimité d’une famille ce qui peut-être parfois gênant pour certaines personnes qui ne se sentent pas à l’aise.
La plus belle séquence est celle où Margherita et son ex-mari regardent attentivement leur fille Livia qui apprend à conduire le nouveau scooter.
D’après moi, les quelques défauts qui nous font perdre un peu d’émotion au cours du film sont que les plans de caméras sont trop longs même s’ils sont très bien réalisés et que le film n’est pas assez structurer à mon gout ce qui fait que l’on se demande parfois vers où l’on se dirige. La chose à mes yeux la plus importante est que la relation mère-fille n’est pas assez mise en avant par rapport aux autres scènes.
Au final, « Mia madre » est un film très intéressant à découvrir, à la fois dramatique et comique. Il nous montre les conséquences de perdre un être cher ainsi que la découverte du métier de metteur en scène, de réalisatrice dans toutes ses facettes.

Sarah Ameur - Meddah
Lycée Bonaparte de Toulon
2016/04/13 21:57 #413d-4f4b-b775-7414842fb1bf
Lycée Perdiguier
Valentin 1CUI LP PERDIGUIER


Mia Madre est l'histoire de Margherita une réalisatrice de 50 ans qui combinent problèmes de travail et problèmes personnels. Le film qu'elle réalise est très éprouvant pour elle à cause de Barry Huggins, un célèbre acteur américain qui oublie son texte, de sa mère qui est mourante et de sa fille qui est en pleine crise d’adolescence. On suit Margherita à travers ses différentes histoires.

Nanni Moretti réussit à faire une histoire extraordinaire en juxtaposant une palette de sentiments contradictoires, colère, tristesse, angoisse et en y ajoutant une dose d'humour.
Le spectateur s’identifie facilement aux personnages car ce sont des éléments de la vie qui peuvent arriver à tout le monde : la mort d'un proche, un divorce, un enfant qui fait sa crise d'adolescence.
2016/04/14 07:38 #d6d8-43e4-ba90-056d85d53c46
Lycée Argouges
Mia Madre est un film dramatique italien. C’est l’histoire de Margherita, une cinéaste en plein tournage d’un film sur la lutte des ouvriers au sein d’une entreprise. Elle voit sa vie, sa relation amoureuse et sa routine bouleversées par la maladie de sa mère. Elle est hospitalisée, Margherita lui rend visite quotidiennement mais elle ne se sent pas à la hauteur en comparaison de son frère. Elle perd pied lorsqu’elle prend conscience que la maladie de sa mère l’emporte doucement vers la mort. La douleur s’accumule, ce qui la rend faible et vulnérable.
Ce film, qui est autobiographique car Nanni Moretti a perdu sa mère alors qu’il était en plein tournage, évoque avec douceur et tendresse la mort d’une personne proche et la difficulté à admettre cette perte.
Ce film nous a beaucoup plu car c’est une belle histoire familiale. Il est autobiographique mais tout le monde peut se reconnaître dans la situation de Margherita. Ce personnage est très touchant. Elle ne veut pas accepter la mort de sa mère et, plus elle essaie de garder le contrôle, plus les choses lui échappent.
Les situations et les personnages sont très réalistes. On devine les sentiments et les états d’âme des personnages au travers de leurs actes. Le film est ainsi dynamique et pas psychologisant. Il mélange également très agréablement les moments émouvants et les moments franchement drôles. On passe sans cesse du rire aux larmes.
2016/04/14 22:52 #59dc-4567-bb83-cbfd60dcfdaa
Internat d'excellence
Mia Madre

Margherita est une réalisatrice. Alors qu’elle est en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain, sa mère à l’hôpital est gravement malade. Elle va alterner les phases de tournage, son rôle de fille dans l’accompagnement vers la mort de sa mère avec son frère et son rôle de mère.


Ce film est paradoxal.


En effet, il déborde de vie : l'acteur américain qui joue le rôle principale dans le film réalisé par Margherita est plein de vie, drôle et très attachant. Puis il y a la fille de la réalisatrice en pleine crise d'adolescence. Sa fille représente la vie, elle est encore toute jeune, il lui reste plein de choses à apprendre et à vivre. Puis il y a Margherita qui elle vit la fin d'une histoire amoureuse, doit gérer sa fille qui vit des moment difficiles. Elle travaille sur son film également dont le tournage ne se réalise pas comme elle l’aurait voulu. Elle rencontre des difficultés avec son acteur, ingérable. Elle est en pleine création. Ainsi les moment de joie, de peine, les difficultés de son métier, sa fille, son histoire d'amour symbolise la vie.


Mais la mort y est paradoxalement très présente. En effet, la mère de la réalisatrice est à l’hôpital, grièvement malade. On sent sa mort arriver durant tout le film. Margherita cherche à être présente pour elle. Ce film ne cesse d'alterner les moments joyeux puis tristes. La mère de la réalisatrice joue alors un rôle important pour la fille de Margherita. Elle joue le rôle de transmetteur. Elle lui transmet son savoir notamment en latin. elle l'aide dans ses devoirs. Ces moments sont très importants, elle lui transmet son savoir pour pouvoir le transmettre à son tour.


La mort de celle-ci est alors inévitable personnellement je n'ai pas été très touchée par sa mère. Je pense que ce film touchera des générations antérieures à la nôtre qui s'interrogent sur la longévité de leurs parents.

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Agathe Chardon Legrand, Internat d'excellence de Sourdun
2016/04/14 22:53 #dfec-4541-8801-3625127d00de
Internat d'excellence
Mia Madre, la genèse de la renaissance de la comédie dramatique italienne

Mia Madre est un film réalisé par l’italien Nanni Moretti et sorti dans les salles en 2015. Ce film raconte l’histoire de Margherita (Margherita Buy), une réalisatrice en plein tournage d’un film social mettant en scène des travailleurs contre la fermeture de leur usine. Elle doit gérer de front l’aggravation de la maladie de sa mère, le comportement exubérant de la « star » américaine de son film Barry Huggings (John Turturro), la crise d’adolescence de sa fille et les reproches incessants de son ancien compagnon. De plus, elle tente de tenir la comparaison avec son frère Giovanni (Nanni Moretti), toujours irréprochable et attentionné dans les moments les plus durs.

Ce film s’inscrit dans la catégorie de la comédie par le fait que le réalisateur nous montre l’agonie physique et psychologique de la mère de Margherita. Elle commence déjà à faire son deuil sans le vouloir : elle est dans le déni quand elle pense toujours que sa mère peut guérir de sa maladie et accepte la mort proche quand elle prend conscience des très frèles capacités physiques qu’il reste à sa mère. À travers le deuil de sa mère, Margherita fait ainsi le deuil d’elle-même, un deuil personnel et moral qui est l’expression de la lassitude de son existence. Cette lassitude face à sa vie se voit par sa phrase fétiche qu’elle énonce à tous ses acteurs : « Sois à côté du personnage ». Cette manière de jouer, elle la répète sans cesse jusqu’à ne plus la comprendre elle-même. Le coté comique est symbolisé par le personnage de Barry Huggins. Ce personnage est un acteur américain de seconde ordre qui prétend avoir tourné avec les plus grands réalisateurs. Il n’arrive pas à jouer certaines scènes selon la volonté de Margherita, il n’arrive pas à prononcer ses répliques dans un italien correct et il trouve toujours des excuses pour masquer ses grandes carences dans son jeu d’acteur. Pour se faire, il essaye d’adopter un comportement d’acteur reconnu, réputé, égocentrique qu’il n’est pas. Il est donc la caricature de l’acteur qui se voile la face et qui persévère malgré son jeu d’acteur peu sophistiqué.
Margherita est un personnage autobiographique : Nanni Moretti a lui aussi vécu l’agonie de sa mère pendant le tournage de son film Habemus Papam. C’est donc à travers ce personnage qu’il nous montre comment il a vécu cette situation entre la pression autour de ce film et la lente agonie de sa mère. Giovanni est le stéréotype même du personnage qui va tout quitter pour aider un être cher. Il a quitté son travail pour de se dévouer entièrement à accompagner sa mère dans ses derniers moments. On retrouve souvent ce type de personnage dans ce type de film. La mère mourante est aussi un personnage type de ce genre de film. Malgré cela, l’interprétation de ce rôle est bonne, elle amène un petit vent de fraicheur et éveille de l’admiration chez le spectateur grâce à cette volonté de vivre pleinement ses derniers moments de vie.
Les scènes qui m’ont le plus marqué sont la scène à l’hôpital où Margherita force presque sa mère à se lever et à marcher mais elle prend conscience à ce moment que sa mère ne peut vraiment plus le faire. Ainsi que, la scène sur le tournage où Margherita et Barry se disputent à propos des oublis de répliques de Barry et où Margherita cède et quitte le plateau sous l’accumulation de la pression et du stress que lui cause sa vie.
Mia Madre est donc une sorte de film autobiographique où Nanni Moretti nous fait vivre une situation vécue de sa vie à travers le personnage de Margherita. Il réussit quand même à garder une dimension universelle en n’interprétant pas le rôle du réalisateur mais en interprétant un rôle plus discret mais tout de même important. La touche comique apportée par le personnage de Barry apporte de la gaieté dans ce film, ce qui donne un mélange de registres parfait. N’étant pas un adepte de ce type de films, je recommanderai, cependant, à n’importe qui d’aller voir cette comédie dramatique qui redonne du souffle à cette catégorie de film prisée autrefois par les Italiens.

Joris Badet, Première C, Internat de Sourdun
2016/04/14 22:55 #dc50-4312-a72b-830f8df92948
Internat d'excellence
Mia madre, un film empli d'émotions

Mia madre est un film italien de Nanni Moretti sorti le 2 décembre 2015 au cinéma. Ce film appartient au genre drame du fait de la mort de la mère du personnage principal et comédie du fait de l'apparition d'un célèbre acteur américain qui va complètement bouleverser la situation dans la démesure et le rire et a remporté 12 nominations. Ce film met en scène une réalisatrice, Margherita, en plein tournage de son nouveau film. Mais le personnage principal n'est pas seulement une réalisatrice mais aussi une maman et a une vie privée très difficile qui s'explique par la maladie de sa mère qui a entraîné son hospitalisation et la crise d'adolescence de sa fille, Livia. Tout le long du film, on voit évoluer Margherita dans son travail où elle tourne différentes scènes de son film dont elle n'est jamais contente, à l’hôpital où est sa mère qui se porte de plus en plus mal toujours accompagnée de son frère qui est irréprochable.

Le film débute par le trajet qu'effectue le personnage principal de son travail à l’hôpital en faisant une halte pour s'acheter à manger pour elle et sa mère entrée à l’hôpital depuis peu. À son arrivée, son frère l'attendait pour lui montrer la chambre et servir le plat qu'il lui avait spécialement préparé. Ce film met donc en scène un fils dévoué à sa mère contrairement à Margherita qui est dévouée à son métier, le cinéma.

J'ai aimé ce film par sa portée universelle et réaliste qui est illustrée d'une part par le sujet de la perte de sa mère qui peut permettre à n'importe quel spectateur de se mettre à la place du personnage et d'autre part par le sujet du film tourné par Margherita qui porte sur les ouvriers d'une entreprise qui se font licenciés, ce qui correspond aussi à une vérité sur le monde dans lequel la réalisatrice vit. De plus, l'universalité se réalise dans l'omniprésence des émotions et des sentiments des personnages qui permet au spectateur de s'identifier au personnage et de vivre la scène à travers ses yeux. En effet, ce film repose sur les sentiments des personnages qui sont principalement la tristesse, l'angoisse et la colère de Margherita et des membres de sa famille qui sont opposés à la bonne humeur et à l'humour de l'acteur américain qui joue le rôle principal du film de Margherita. De plus, le rôle comique de l'acteur américain cherche à nous faire réfléchir sur le rôle social du cinéma. Cette réflexion sur le rôle social du cinéma est renforcé par l'engagement de la réalisatrice dans la société dans laquelle elle vit à travers le sujet des ouvriers malmenés dans les entreprises.
Ce film est également intéressant à travers sa réflexion sur l'incompréhension du monde après la mort de sa mère. En effet, Nanni Moretti, à travers ce film, fait une autobiographie de sa vie par le fait qu'il a lui aussi perdu sa mère. C'est pour cela que le réalisateur apparaît dans le film puisqu'il incarne le frère de Margherita, Giovanni mais la vision du réalisateur est la vision de Margherita face au monde. En effet, à travers le personnage de Margherita, le réalisateur montre que son métier l'accapare au détriment du soin qu’elle apporte à sa famille et ses proches. C'est pour cela que Margherita se sent coupable de ne pas avoir consacré assez de temps à sa mère comme pour refléter les regrets du réalisateur. Ce film s'inscrit donc dans l'œuvre du réalisateur à travers la dimension autobiographique qui existait déjà dans La chambre du fils où il mettait en scène ses doutes et ses cauchemars.

Le point fort de ce film est pour moi la mort de la mère car cette scène constitue à la fois l'apogée de l'expression des sentiments et une prise de conscience du personnage principal. En effet, la réalisatrice apprend la mort de sa mère en plein tournage d'une scène de son nouveau film ce qui la bouleverse complètement. Cette scène nous montre pour la première fois la sensibilité du personnage. De plus, cela constitue une prise de conscience du personnage à travers le fait qu'elle n'écoute pas ses proches et sa famille.

La fin du film s'ouvre sur l'entrée de Margherita dans la bibliothèque de sa mère défunte comme pour se ressourcer et lui demander pardon de ne pas avoir été assez là pour elle. Le film se clôt par un plan de Margherita en pleure regardant un vieux livre posé sur le bureau.

Pour conclure, ce film est intéressant de par son universalité, l'importance des sentiments des personnages mais également par la réflexion sur l'importance du cinéma et son rôle dans la société. Un film autobiographique bouleversant, à voir absolument.
Manon Porchon, 1ere C, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 22:56 #dfe2-4c62-b897-a8344972159f
Internat d'excellence
Mia Madre


Le film Mia Madre est une mise en abîme évidente d'une réalisation cinématographique. C'est un mélange de la vie privée et professionnelle de Margherita, réalisatrice en plein tournage, qui est ici narré. Une vie personnelle bien agitée par la maladie de sa mère qui s'en suivra de sa mort, par la crise d'adolescence de sa fille et par sa relation conjugale qui est mise en danger. Une vie professionnelle tout aussi agitée, la réalisation d'un film qui vise à représenter une certaine réalité, mais également, les pertes récurrentes de mémoire d'un grand acteur américain qui joue dans ce film. La vie professionnelle de cette jeune femme va empiéter grossièrement sur sa vie personnelle, c'est notamment son couple qui va en faire les frais. Pour se consacrer à son film, la réalisatrice a décidé de quitter son mari pour quelques temps. Cette prise de pouvoir des obligations professionnelles est, ici, notamment symbolisée par une scène où un acteur de son film, s'invite chez elle, à table avec son mari et sa fille. La vie privée empiète, elle aussi sur le monde professionnel, dans le sens où la maladie et la mort de la mère de la protagoniste vont marquer un relâchement dans son travail. C'est un personnage usé qui nous apparaît au fur et à mesure que la maladie de sa mère s'amplifie. Durant tout le film, on assiste à une comparaison entre Margherita et son frère. Ce frère, Giovanni, très discret et très présent est joué par Nanni Moreti en personne : est-ce une façon pour lui de prolonger le deuil de sa propre mère qu’il a perdu il y a peu de temps ?
SANGARE Matoma, 1C, Internat de Sourdun
2016/04/15 00:25 #2c06-48ee-9f19-423af40e9ebb
Lycée Guez de Balzac

Matthieu Dussaigne seconde 8 / 01.2016
Bouleversant d’humanité et de vérité, le nouveau film de Nanni Moretti, est pour moi un chef d’œuvre. Tout y est. Ce film met en scène une réalisatrice tournant un film à propos des employés d’une usine menacés d’être licenciés. Pour interpréter le rôle du PDG, elle accueille un acteur américain, Barry Huggins, assez atypique qui ne fait que multiplier les erreurs et nous dévoiler sa prétention. D’autre part, sa vie familiale est difficile, elle privilégie son travail à sa vie de couple et quitte son compagnon (Vittorio). Elle est séparée de son premier mari (Federico) qui vient souvent rendre visite à sa fille, Livia, adolescente en rébellion contre le Latin. Cependant, nous découvrons au début du long-métrage que la mère de Margherita est malade. L’infirmière annonce à son frère Giovanni, interprété par Nanni Moretti, et à elle que leur mère, Ada, souffre de problèmes cardiaques qui ne feront que s’aggraver : personne ne sait quand mais elle va mourir.

Margherita est donc tiraillée entre son travail très exigeant et ses visites à sa mère toutes différentes. Elle est donc fortement anxieuse et triste : contrairement à son frère, elle n’accepte pas que sa mère parte. Son comportement envers ses collègues et ses proches s’en ressent, elle fait se succéder les crises d’énervement quant à la réalisation de son film, les crises d’angoisse et les cauchemars. Et le film se trouve rythmé par cette montée de l'angoisse de Margherita. Son aveuglement et sa douleur produisent des erreurs, des mouvements d'humeur mal contrôlés et son ex-petit-ami finit par lui notifier son égoïsme et son absence d'empathie.

Nous pouvons dire que ce film est extrêmement bien réalisé. D’une part, les plans sont centrés, épurés. A l’image de ce plan où tous les journalistes se lèvent un par un formant un brouhaha incompréhensible : en effet, elle le dit elle-même, ce passage difficile de sa vie lui fait perdre ses repères, elle qui tenait tant à faire des films naturalistes, ne sait même plus ce qu’est la vérité, ce qui est réaliste. Un autre exemple est celui de la phrase qui la persuade : « Jouez toujours à côté du personnage » mais finalement elle-même ne la comprend plus. La musique est bien exécutée, assez passionnelle, elle contraste avec le rythme prenant, voire même entraînant de l’histoire.

Les scènes sont vraiment magnifiques, pleines d’humanité. C’est une peinture de l’Homme dans sa vie de tous les jours. Des séquences nous font pleurer, d’autres rire aux éclats, d’autres encore nous rapprochent des personnages interprétés à merveille par des acteurs de talent. Ils ont tous un caractère propre, leur personnalité, leurs problèmes, leur vie. Notamment le personnage de Giovanni (le vrai prénom de l’acteur) qui vraiment est énigmatique et pourrait presque passer inaperçu. De plus, les portraits des personnages féminins sont très beaux : Giulia Lazzarini dans le rôle d’Ada est vraiment un personnage merveilleux qui incarne la sagesse, l’humanité et la tolérance opposé à celui de la femme stressée, au bord de la crise à certains moments que représente sa fille, Margherita. La scène de l’inondation de son appartement est tellement oppressante qu’elle nous embarque dans son esprit, perdu entre angoisse et tristesse. Comme le dit Margherita « ça sonne vrai ! » Tout s’enchaîne, le quotidien de cette femme avec ses peurs, ses pleurs, ses rires ; à tel point qu’elle en oublierait même de vivre : des scènes sont là pour lui rappeler. Celle, par exemple, de la voiture avec le père, la fille qui rient à propos du latin.
Les passages sont tous plus somptueux les uns que les autres, passant par plusieurs sensations, internes au récit de sa vie. On en ressort bouleversé, les larmes aux yeux, comme passé à la machine à laver des sentiments et pensant avoir ressenti la vie à l’état pur compactée en 1h47.
En se glissant dans un rôle quelque peu discret du film, Nanni Moretti démontre une telle modestie et intelligence, il fait preuve de recul face à son métier, ses réalisations, sûrement imprégnées de sa propre existence, soucieux dans Mia Madre de livrer un message humain, et surtout plein de vie. Il est une peinture des relations sociales humaines.
Chose vraiment délicate de la part du réalisateur, le film touche tous les spectateurs puisque le sujet du film est basé sur le fait que certaines choses de notre vie ne sont pas contrôlables : bien que la médecine soit développée perdre un proche, de maladie, est un événement difficile à affronter dans une vie.
Et, en effet, à la fin la chute est splendide, d’une puissance et d’une sagesse magistrale : Margherita rencontre les anciens élèves de Ada, ceux-ci lui révèlent qu’elle était plus qu’une enseignante pour eux : une mère. Elle caresse ses livres, se rend compte du savoir qu’elle a accumulé dans sa vie : « Un tel travail, tant de choses bâties qui s’arrêtent d’un coup. » Elle se rappelle la dernière phrase de sa mère : « Je pense à demain. ». Et le film s'achève sur un magnifique plan rapproché sur Margherita, les larmes aux yeux, souriante alors que son visage adopte petit à petit une expression de tristesse et peut-être même d’angoisse.
Bouleversant et débordant de vie !
2016/04/15 00:26 #b970-4624-92fb-164dcd738720
Lycée Guez de Balzac
HERAULT Arnaud 2°8

Critique de Mia madre

Après Habemus Papam (sur l’élection d’un pape ayant quelques problèmes), Nanni Moretti nous livre un drame d’une intensité remarquable, récompensé à juste titre par le Prix œcuménique du Festival de Cannes 2015.

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un énième film social. Sa mère est à l’hôpital et l'on pressent qu’elle ne verra pas la fin de l’histoire… Son frère s’occupe d’elle et Margherita n’a plus vraiment d’autorité sur sa fille, jeune adolescente.

La scène d’ouverture est faite sans aucun doute pour nous perdre : des ouvriers manifestent devant leur usine fermée. Le cortège avance, se heurte aux policiers et la bataille commence. Les manifestants grimpent au portail, les policiers sortent le canon à eau, matraquent d’une étrange façon les ouvriers qui tombent comme des mouches. Un film social dans le milieu industriel en crise est attendu avec son accompagnement de misère, de violence. Et non, perdu ! Il s’agit de la mise en scène, avec figurants, du film (social pour le coup) réalisé par l’héroïne. Cette scène d’ouverture nous plonge directement dans les coulisses du cinéma et indique que l’on n’est pas au bout de nos surprises.

Le film alterne merveilleusement bien moments comiques et tragiques, le spectateur passant du rire aux larmes sans s’en rendre compte et même avec une petite honte d'avoir ri. Nanni Moretti s’attaque à un sujet universel, difficile et peu montré au cinéma : la vieillesse, la dégénérescence et la mort. Sur ces choses-là, on est ému et on ne peut s’empêcher de retenir nos larmes à la fin du film car le spectateur est forcément touché de près ou de loin par ce genre de situation. Néanmoins, les sons chantants de la langue italienne adoucissent les propos et la gravité des paroles tenues par les acteurs. Face à la perte des idées, Margherita ne veut pas voir sa mère vieillir, voudrait qu’elle reste comme elle l’a connu. Paradoxalement, on en sait peu sur le passé de la mère, Ada, alors que sa figure est omniprésente. Il est dit qu'elle était une professeur émérite de latin. Tellement présente que ses enfants sont obsédés par sa mort et que même leur travail, échappatoire dans leur quotidien, est impacté par la lente disparition de la figure maternelle. Margherita est perturbée dans son travail et son frère démissionne de son emploi.

Margherita se retrouve face à plusieurs défis : le premier, sa mère, mourante. Le deuxième, son film, éprouvant avec un John Turturro hilarant en acteur américain mythomane et incompétent. Le troisième, sa fille, avec qui elle a des relations mère/copine, qui fait sa crise d'ado (un peu), surtout en proie à des questionnements sur son avenir (Non au latin!!!), sa grand-mère.

Les pensées et rêves de Margherita apportent des précisions sur son caractère, son passé, ses craintes. Ainsi, on apprend que son sacré tempérament lui fait réaliser toujours les mêmes films mais aussi fait souffrir ceux qu'elle aime en raison de ce caractère trop autoritaire et tyrannique (comme lorsqu'elle se force à se séparer de son compagnon avant de débuter un tournage) : "Mais quand briseras -tu un seul de tes schémas mentaux ?" s'entend-elle reprocher. L'actrice joue excellemment bien lorsque les contradictions déboussolent le personnage, finalement à la fois fort et fragile. La scène surréaliste du tournage est celle durant laquelle Barry Huggins ne sait même pas jouer correctement une conduite de voiture, mettant à l'épreuve les nerfs de Margherita. Celle-ci comprend à ce moment que les mauvais choix qu'elle fait ne sont jamais contestés par l'équipe tellement elle les effraye.

La scène la plus émouvante est celle dans laquelle la mère veut marcher, sortir de son lit d’hôpital et se heurte à la faiblesse de son corps. L’héroïne l’oblige à continuer à marcher alors que sa mère la supplie d’arrêter. Puis, la fatigue, la peur de la mort font exploser Margherita : successivement, elle repose sa mère, fond en larmes, demande pardon et la prend dans ses bras. Le réalisateur soulève cette question cruciale : comment réagirions-nous face à cela ? Quand ceux qui nous ont élevé deviennent malades, faibles, défaillants ?

La mise en scène est classique, académique mais efficace. L’idée de la faiblesse physique mais pas morale de la mère est développée. Lorsqu'elle est concentrée, elle est intelligente et cultivée. Nanni Moretti montre du doigt la trop grande complaisance (voire condescendance) du corps médical envers les malades que l'on prend parfois pour des imbéciles. Lorsqu'elle est lucide, Ada redevient vive et intelligente comme toujours.

Un magnifique film, tout en finesse, quasi indescriptible, récompensé à juste titre par différents prix, sûrement le meilleur depuis le début du Prix Jean Renoir.

Arnaud Hérault, seconde 8
2016/04/15 00:39 #93cf-43d0-8439-22eedfae33ee
Lycée Guez de Balzac
Lien vers le Blog de notre classe pour le Prix Jean Renoir des Lycéens avec nos critiques, les bande-annonces, les liens vers d'autres films sur le même thème... : http://prixjeanrenoir27.blogspot.fr/
2016/04/15 17:24 #d774-4858-b850-3b7db94abf48
Lycée la Fourragère
Ce film est très touchant car remarquablement interprété: on peut ressentir les sentiments de tous les personnages surtout de la mère et de la grand mère. La grand mère étant malade on peut constater la réelle implication de sa fille et de son fils dans son combat contre la maladie. Ce film nous montre comment du jour au lendemain notre vie peut basculer. La grand mère nous fait comme une leçon de vie en nous expliquant combien la vie est chère et qu'il faut profiter de tous les instants. J'ai énormément ressenti de la compassion pour Margherita et sa fille car elles sont énormément touchées par la maladie de la grand mère. Mais Margherita n'arrive pas à accepter le fait que sa mère risque de mourir prochainement. On voit que pendant tout le film elle fait comme si elle ne comprenait pas ce que sa mère a. Elle en rêve tellement elle se persuade de ne pas comprendre ce que sa mère a. 
On peut aussi constater que John Turturro fait comme s'il était un mauvais acteur ce qui amène un peu de joie dans ce film complètement dramatique. Je pense que le réalisateur de ce film a fait exprès car sinon le film serait trop déprimant; mais, par la suite, lorsque John nous apprend qu'il a une maladie,on comprend pourquoi il n'arrivait pas à apprendre son texte. 
Durant le film on a pu voir que Margherita était assez dure dans ses paroles, et  lorsqu'elle s'en rend compte elle essaye de changer... 
Les cadrages sont très bien réussis on voit que le réalisateur leur a accordé une grande importance ainsi qu'à l'éclairage.
 Justine Carletto 2nd 10 janvier 2016
2016/04/15 17:34 #4e92-4fd5-b4d5-add09a0331bb
Lycée la Fourragère
Ce film a été réalisé par le cinéaste italien Nanni Moretti qui joue lui même un personnage dans l'histoire (frère de Margherita). Le jeu de John Turturro (Barry Huggins dans le film) rajoute quelques touches d'humour bienvenues dans ce film qui raconte l'histoire poignante de Margherita, une réalisatrice, qui d'un côté se bat contre la maladie de sa mère et de l'autre doit gérer la réalisation de son film.
Je trouve ce film très touchant, car tout le long Margherita lutte contre les problèmes de sa vie professionnelle et en plus de sa vie personnelle avec une rage désespérée, on voit cela d'ailleurs par plusieurs passages du film par exemple lorsqu'elle interdit à sa mère de conduire et reprend la voiture pour la casser contre un mur, comme si elle était « à bout de nerfs » et voulait s'auto-détruire.

Ce film aborde très bien (en plus du thème du combat) le thème de l'acceptation, avec deux approches différentes entre Margherita et son frère. Son frère, lui, accepte courageusement la maladie de sa mère et accepte même de quitter son travail pour s'occuper d'elle, contrairement à sa soeur, qui est dans le refus de cette maladie, qui est en pleine révolte et qui se met en colère pour un rien, par exemple lorsque sa mère n'arrive pas à marcher, Margherita commence à s'énerver contre sa propre mère et à pleurer.

De plus, Margherita est un anti-héros qui nous émeut beaucoup, car elle paraît vraie, c'est-à-dire qu'elle a des réactions que tout être humain pourrait avoir face à de telles difficultés, elle cherche à tout prix à garder sa mère en vie, à garder un lien avec elle, et pour cela elle se sert du Latin : elle demande à sa fille de s'appliquer en Latin à l'école, car sa mère Ada était professeure de Latin à l'époque. Cet élément de permanence est transmis de la grand-mère à la petite-fille Livia, et a servi à créer un lien fort entre elles, mais que Livia et Margherita ne possède malheureusement pas, ou du moins pas aussi fort. Margherita se rend alors compte qu'elle n'a pas de vrai lien avec sa fille, et commence à se remettre en question : elle passe trop de temps au travail ce qui la bloque dans sa vie personnelle, elle s'énerve alors contre ses collègues tout en leur demandant d'être honnête et d'arrêter de lui donner toujours raison.

Enfin, je trouve ce film assez intéressant, car le réalisateur a fait une mise en abyme (film dans un film), et y a glissé un message avec Barry, un acteur du film de Margherita, qui dit « Bring me back to reality » (=ramenez moi dans la réalité), comme si le personnage était perdu, qu'il n'arrivait plus à différencier le film de la réalité.

Pour terminer, ce film poignant et drôle à la fois réussit à nous raconter une histoire émouvante et réaliste sur les thèmes de l'acceptation et du combat, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle du personnage.



Agopian Evana 2nd10 janvier 2016





2016/04/15 17:45 #3a52-4441-95b7-945917d4d436
Lycée la Fourragère
"Mia Madre" est un film de Nanni Moretti, sorti en 2015, dans lequel le thème de la mort est omniprésent, avec un degré qui s'accentue tout au long du film. La mère de Margherita (le personnage principal), souffle d'un problème cardiaque doublé d'Alzheimer, et tout au long du film son état empire jusqu’à sa ,mort. C'est un excellent film qui nous fait ressentir le désespoir provoqué par la disparition d'un être extrêmement cher. Les acteurs nous font ressentir jusqu'au plus profond de nous, toute la tristesse de Margherita et de ses proches. Nanni Moretti nous plonge dans les pensées d'une femme éplorée, déchirée entre son métier et sa mère. des pensées où le passé et les rêves viennent se mêler au présent et au réel.
Le réalisateur, nous plonge dans la vie de cette femme qui au fur et à mesure se rend compte qu’à cause de son envie de réussir et de faire un excellent film, elle s'est mise à en oublier sa famille, au point que sa mère en sache plus sur sa propre fille (Livia) qu'elle même. On ne parvient plus à un certain stade à différencier le réel de l'imaginaire. Le film reflète alors l'esprit de Margherita, troublée, ce qui la pousse à refuser la mort prochaine de sa mère.
La musique extrêmement triste rend un peu trop, à mon goût, un effet dramatique.C'est le seul bémol que je mettrais.
PIERRE Nicolas
2016/04/15 18:12 #8ada-4015-9d96-826071ebd17b
Lycée la Fourragère
Mia Madre raconte les difficultés de la vie d'une réalisatrice (Margherita jouée par Margherita Buy) jonglant entre le tournage de son prochain film et ses problèmes personnels.
L'acteur principal de son film Barry Huggins (joué par John Turturro) n'est pas capable de se rappeler de son texte, il est capricieux. Les scènes de tournage donnent des moments très drôles tellement il est incapable de jouer correctement son rôle.
Les principaux soucis personnels de Margherita sont l'entrée de sa mère (jouée par Giulia Lazzarini) à l'hôpital et la prise de conscience de son futur décès, les crises d'adolescence de sa fille et sa rupture sentimentale.
Les scènes se croisent habilement tout le long du film qui fait alterner des moments de drôlerie avec des scènes très émouvantes mais filmées avec beaucoup de sensibilité.
Nanni Moretti s'est servi de sa propre histoire pour écrire ce film. En effet, alors qu'il tournait Habemus Papam, sa mère est décédée. Dans Mia Madre, il joue le frère de Margherita.
Mia Madre est un film d'une grande empathie qui nous montre les réalités des difficultés à vouloir tout bien gérer entre vie professionnelle et vie personnelle.
Mia Madre a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 2015 où il a reçu le prix du jury oecuménique pour avoir su montrer avec élégance et humour les nombreux soucis de la vie.
Lilian Roustan seconde 10 janvier 2016
2016/04/15 18:21 #3278-4939-bfa7-38cb4e00db11
Lycée la Fourragère
Mia Madre, film italien réalisé par Nanni Moretti, met en scène la vie d’une femme elle-même réalisatrice, Margherita. Celle-ci, sans inspiration et en plein tournage, s’angoisse de voir sa mère atteinte par la maladie clouée sur un lit d’hôpital et doit faire face à sa fille en pleine crise d’adolescence. Elle doute d’être à la hauteur malgré l’aide de son frère Giovanni, attentionné et irréprochable, qui suscite chez elle de la jalousie. Elle est confrontée à de nombreux soucis, dans le cadre de sa profession et de sa vie privée.
Dans ce film, le réalisateur Nanni Moretti (qui interprète le rôle de Giovanni), souhaite montrer les différentes attitudes que l’on peut avoir face à la mort d’un proche. D’un côté, Margherita poursuit la réalisation de son film et refuse d’accepter la mort de sa mère Ada. Elle adopte même avec elle une attitude parfois cruelle. De l’autre, son frère a une approche complètement différente et assume la fin de vie de sa mère en la soutenant et en restant fort mentalement. L’opposition entre les deux personnages se traduit également par différents niveaux d’engagement entre le frère et la sœur. En effet, Margherita reste préoccupée par son film tandis que son frère cesse de travailler pour se consacrer pleinement à sa mère.

Son travail occupe donc une place importante dans sa vie. Rien ne se déroule comme elle le souhaite, et l'arrivée du célèbre acteur américain tenant le rôle principal, Barry Huggins, ne fait qu’accentuer son mécontentement. Contre toute attente, ce dernier se révèle capricieux, mythomane, peu professionnel et, pour tout dire, encombrant. Mais il apporte des moments irrésistibles de drôlerie. Car il y a bien des moments de comédie dans Mia madre, comme lors de cette prise maintes fois recommencée où la star est incapable d'être un tant soit peu naturelle au volant d'une voiture, ou encore quand toute l'équipe est suspendue à deux misérables répliques que Barry Huggins écorche inlassablement... Des rires, on passe facilement aux larmes, le film s'attachant surtout au désarroi de Margherita. 



Nanni Moretti joue avec le spectateur et nous propose une mise en abyme troublante, avec un film dans le film, celui de Margherita dans le sien. De plus, ce long-métrage allie différents niveaux de réalité, passant du rêve à la réalité, de souvenirs à des imaginations de Margherita. On peut notamment citer la séquence, irréelle, où totalement réveillée en pleine nuit, elle découvre en posant les pieds, son appartement inondé et s’effondre littéralement.

En somme, Mia Madre est un film dramatique, intéressant dans sa mise en scène et par sa mise en abyme. Nanni Moretti s’est inspiré de sa vie personnelle afin de d’ajouter une certaine cohérence au film. Ce long-métrage nous offre des scènes intenses et émouvantes, un bon film rempli d’émotions, très personnel et pudique de la part de Nanni Moretti.

Pour autant, Mia Madre n’est pas du tout un film de divertissement, il est même plutôt monotone. Mais heureusement, il y a des personnages comme Barry Huggins qui apportent une légère touche de fraîcheur et dynamisme même si le film en manque énormément à mon goût. Cependant, l’interprétation et le jeu des acteurs sont maîtrisés au même titre que le film dans sa globalité.
Tanguy ROBIN seconde 10 janvier 2016

2016/04/15 18:47 #7820-4028-a8fd-cc570fd9405c
Lycée la Fourragère
Nanni MORETTI a décidé de nous montrer la vie d'une réalisatrice, l'héroïne du film, qui est en plein tournage d'un film sur les licenciements, thème éminemment actuel.
Un autre thème est abordé, la maladie. La mère de Margherita, étant très malade, est à l'hôpital et subit des traitements. Tout au long du film nous suivons son état, et sa descente vers la mort.
Dans ce film, nous pouvons voir les "rêves" et "pensées" de Margherita, on assiste à ses retours en arrière comme la scène où elle casse la voiture de sa mère pour que celle-ci ne conduise plus. Ce film est original et différent car Nanni MORETTI filme en réalité un autre film, celui de son héroïne, et nous pouvons voir comment se déroule le tournage d'un film; mais ce n'est malgré tout, pas documentaire, c'est une comédie dramatique. Le réalisateur exécute beaucoup de plans rapprochés, de portraits pour bien observer et remarquer les expressions du visage des personnages. Tout au long du film la caméra suit Margherita, l'actrice principale, elle se place dans presque toutes les scènes. Les couleurs sont sombres, et non flashy , car ce film n'est pas forcément joyeux, il est plutôt assez triste.
CRENN Maëlys janvier 2016
2016/04/15 19:07 #7f68-4482-bc4d-eeb9b10df7fe
Lycée la Fourragère
Le film "Mia Madre" est un film italien du réalisateur Nanni Moretti , présenté au festival de Cannes 2015. Ce réalisateur est un peu particulier puisqu'il aime incarner des personnages plus ou moins importants dans ses films. Dans celui ci  il est Giovanni , le frère de l'héroïne interprétée par l'actrice  Margherita Buy. Cette dernière interprète le rôle de Margherita une réalisatrice italienne, une femme forte mais qui fait face aux aléas de la vie avec la maladie de sa mère , les problèmes avec son film , le rupture avec son compagnon et la distance qui se creuse être elle et sa fille. Au fur et à mesure du film on la voit faire une mise au point sur sa vie en général et parfois céder à la dépression ou à la colère comme lorsqu'elle hurle sur sa mère car celle ci n'arrive plus à marcher sur la distance entre son lit et les toilettes. Elle se rend compte que son travail et son ambition l'ont éloignée des siens puisqu'elle apprend que sa fille confie ses secrets à sa grand-mère et non à elle. Il y a aussi cette scène pénible où Margherita, affolée, n'est pas capable de trouver  les factures de sa mère. De plus elle se rend compte qu'il est trop tard puisque sa mère est sur le point de mourir et elle ne peut s'y résigner. C'est un film très difficile et pourtant très objectif où les couleurs ternes rajoutent un climat pesant et lourd qui ne m'a pas plu. Malgré son réalisme et une intrigue très recherchée , je n'ai pris aucun plaisir à regarder ce film qui met en scène les difficultés morales et sociales d'une femme, ce qui me conduit a écrire cette critique négative.   
Julien Coston 2nd10   janvier 2016
2016/04/15 19:41 #1ed2-41ec-9fdc-115b33315463
Lycée la Fourragère
Ce film a un aspect autobiographique: le personnage de Margherita, réalisatrice d'un film social, représente Nanni Morretti qui a lui-même perdu sa mère, professeur de latin comme dans le film. Dans ce film il aborde plusieurs thèmes comme celui du cinéma, en illustrant les difficultés que pose la réalisation d'un film. Le sujet de la mort est abordé ici avec la mère de Margherita qui souffre de problèmes cardiaques. Le thème de l'amour est aussi évoqué: rupture amoureuse que Margherita a subie, l'amour filial de Margherita pour sa mère et de sa fille pour elle. Le cinéaste veut nous montrer la difficulté d'aimer. On peut dire que Nanni Morretti a mis de l'originalité dans son film en y montrant le tournage d'un film: en tant que spectateur, on peut découvrir comment un film se réalise.
Le cinéaste a décidé d'utiliser des couleurs naturelles, un son aussi naturel pour donner un aspect réaliste. Les différents plans (gros plans, panoramiques, plans moyens) et cadres donnent également un effet réaliste car la caméra suit le mouvement des personnages et de leurs émotions.
Nanni Moretti utilise des ellipses au début du film, nous spectateur nous devons comprendre par nous même la scène.
Il utilise aussi des flashbacks du personnage principal (Margherita) qu'on voit retourner dans sa jeunesse; de même on ne sait pas parfois s'il filme des pensées de Margherita ou la réalité comme dans la scène incroyable où elle décide de démolir la voiture de sa mère car elle ne voulait plus qu'elle la conduise: on peut comprendre cela à cause de sa rage dûe au fait que sa mère est en train de mourir.
Globalement ce film m'a énormément plu car c'est une histoire très touchante et réaliste également grâce à l'originalité qu'a pu apporter le réalisateur en faisant le choix d'apporter une touche autobiographique à son film. Chapeau!
Boukerche Chaima seconde 10 janvier 2016

2016/04/15 19:55 #5911-4501-919a-ab6e3afe8e67
Lycée la Fourragère
Le film « Mia Madre » a été produit par Nanni Moretti et est sorti en 2015. C'est un film Italien dramatique.
Margherita, personnage principal, doit affronter les épreuves de la vie quotidienne qui lui laisse peu de temps pour elle. En effet, son travail lui prend beaucoup de temps et elle tente de surmonter, tant bien que mal, la lente agonie de sa mère. Nanni Moretti n'a cependant pas passé tout le film à mettre en scène des scènes larmoyantes, il a surtout insisté sur la difficulté de l'acceptation de la mort.
Margherita est réalisatrice de films. Elle produit dans cette histoire, un film concernant les licenciements dans les usines. Elle engage un acteur américain célèbre : Barry Huggins. John Turturro, qui joue ici cet acteur, nous entraîne instantanément dans la mise en scène. Il nous laisse abasourdi par ses merveilleuses prestations. Il parvient à nous en faire voir de toutes les couleurs avec les différentes facettes de son personnage, et passe, la plus grande partie du film, pour une personne exubérante. Le passage tourné à la cantine est extrêmement bien interprété, joué sur un ton coléreux et insolent. Margherita Buy nous laisse aussi sans voix par l’interprétation qu'elle offre au public d'un personnage émouvant et très fort qui tente de ne pas se laisser abattre par la maladie qui touche sa mère.
Nanni Moretti laisse au film une certaine simplicité, assez plaisante, sans ajouts sonores, et nous laisse ainsi entrer dans l'histoire de Margherita.
Cependant, j'y ai trouvé certaines longueurs, surtout au début, qui commence assez lentement, avec le tournage du film de Margherita. Puis d'autres passages me semblent s'attarder sur des scènes peu intéressantes comme celle où Margherita fait le tri chez sa mère. Mais il m'a émue au fil de l'histoire. Selon la sensibilité du public, c'est un film qui peut faire couler des larmes.
Ce film m'a plu, car il était à la fois émouvant et étonnamment drôle à certaines passages.

  Camille Marchand seconde 10 janvier 2016
 

2016/04/15 20:17 #3a40-4a37-81b4-9e82974ad0f6
Lycée la Fourragère
L' histoire du film est celle d'une réalisatrice, Margherita, qui tourne son propre film : il s'agit là d'une mise en abyme (ici un film dans le film). Cependant cette jeune femme a de nombreux problèmes qui permettront au cinéaste d'aborder de nombreux thèmes : les relations mère-fille, la maladie, la mort, la famille. Chaque personnage permet au réalisateur de traiter un sujet particulier. Ces sujets permettent de nous faire réfléchir sur notre propre vie. 
Sa mère malade, Margherita va la voir le soir accompagnée de son frère Giovanni (interprété par Nanni Moretti lui même). Margherita a des problèmes lors du tournage de son film car après avoir engagé un acteur américain très connu, elle s'aperçoit qu'il a des problèmes de mémoire et a du mal à retenir les textes lors du tournage des différentes scènes. Elle est aussi une mère divorcée d'une adolescente et doit donc s'en occuper en plus des problèmes de santé de sa mère et du tournage tumultueux de son film. Gérer les problèmes quotidiens rencontrés tout au long du film causera chez la jeune femme de l'anxiété, du stress et des sautes d'humeur. 
Ce film m'a particulièrement touchée et émue car le personnage de la grand-mère est fortement attachant et nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à la nôtre. Les acteurs mettent tous une certaine émotion dans leur jeu, celle-ci nous est transmise et cause à certains moments une forte émotion chez les spectateurs.
Le cinéaste trouble aussi notre perception de la réalité: parfois nous ne savons pas si la scène est réelle ou fantasmée: la grand-mère mourante s'évade de l'hôpital, puis elle est de nouveau dans son lit.
Il propose aussi des séquences symboliques sur l'amour et la transmission, comme la scène du latin où la petite fille décide de continuer d'apprendre le latin pour faire plaisir et rendre fière sa grand-mère qui lui a donné un dictionnaire précieux. 
Ce film met en évidence des thèmes de la vie de tous les jours touchant la totalité de la population comme la perte d'un être cher ou les relations familiales qui peuvent parfois être assez compliquées. Les sujets sont très bien traités et sont totalement réalistes. Ce film alterne scènes actives et passages très lents qui nous donnent toute l'émotion de la perte d'un proche.
Clarisse Roch

2016/04/15 20:35 #6137-467f-84c3-834e733693b1
Lycée la Fourragère
Le réalisateur Nanni Moretti a eu une bonne idée en réalisant ce film car celui-ci nous instruit sur les différentes souffrances que peut endurer une famille, et notamment la mère de famille.
J'ai beaucoup aimé ce film car celui-ci m'a rappelé que l’on n’est pas immortel, et qu’un jour ou l'autre on mourra. Il m’a aussi rappelé que les vrais amis seront là dans les meilleurs moments comme dans les pires (quand Margherita est en train de travailler, et qu'elle pense soudainement à sa mère, on voit que ses collègues de travail la suivent et la réconfortent).
« Mia Madre » est un beau film sur la solidarité familiale et amicale, où nous voyons que, malgré sa maladie, la grand mère Ada essaye d'aider sa petite-fille en difficulté scolaire, mais aussi que Margherita, Giovanni et Livia (la fille de Margherita) restent aux côtés de la vielle femme. J'aime beaucoup ce film où l'on voit les enfants et la petite fille (Livia) d'Ada qui restent auprès d'elle et s'en occupent (Margherita et Giovanni lui apportent à manger...).
Ce film m’a montré aussi qu’il y a plus d’affinités entre certaines personnes dans les familles. En effet, on voit que Margherita n’a pas été assez présente pour sa mère (Ada) et ignore même où elle range ses factures, et on voit aussi qu’elle n’a pas été assez présente pour sa fille qui préfère confier ses peines de coeur à sa grand-mère.
Ce film m’a énormément plu, notamment la scène où on voit en pleine nuit une inondation, qu'on peut interpréter comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase de Margherita à bout de nerfs.
J’ai bien aimé aussi ce film pour son aspect mise en abyme
Ce film a beaucoup de point positifs, le seul point négatif que j'ai noté est qu'il est trop triste. Malgré cela, je le recommande car il m'a rappelé à quel point il fallait faire attention aux êtres qui nous sont chers.

Thomas Bensoussan 2nd 10

2016/04/15 20:48 #779d-4e69-bbc6-de0b0ac659d9
Lycée la Fourragère
Ce film nous parle de la manière dont nos sentiments affectent notre vie professionnelle et notre esprit. L’héroïne en voyant sa mère gravement malade prend conscience de trop d'indifférence à son égard dans le passé, Margherita, de nature distante et réservée, n'a pas de lien fort avec sa mère: durant sa jeunesse elle n'est pas restée assez longtemps avec elle. Elle culpabilise en voyant la façon dont Giovanni s'occupe de sa mère, elle a honte car normalement elle aussi devrait s'occuper de sa mère comme Giovanni le fait.
La maladie d'Ada ne s'améliorant pas, l'état de Margherita se désagrège au fil de l'histoire; elle devient violente, nerveuse et colérique, se sentant totalement impuissante par rapport à sa mère qui ne peut guérir.
Ce film est construit aussi sur des flash-back sur la vie passée de l'héroïne, ainsi que sur plusieurs rêves où elle voit sa mère mourir. Margherita doit faire face à cette lourde vérité, qui la détruit, et elle voudrait rattraper ses erreurs vis à vis de sa mère, elle ne veut pas la voir partir. Accepter la mort de quelqu'un de proche est une dure épreuve à laquelle elle ne veut pas faire face. A tout cela s'ajoute le non professionnalisme de Barry Huggins qui ne peut retenir son texte, Margherita perd pied et devient odieuse envers lui à la fin du film. Son film n'a pas avancé, elle perd peu à peu confiance en elle.
Son amant la quitte et lui révèle à quel point elle fait preuve d’égoïsme, cela la blesse car elle se rend compte qu'il a raison et c'est ce qui fait cette distance avec sa mère.
A la mort de la mère c'est un grand moment d'émotion, j'ai moi-même pleuré, il y avait une atmosphère tellement triste, cette scène était silencieuse et très poignante.
Le cinéaste effectue beaucoup de gros plans sur l'héroïne et sur Ada, sur les moments de réflexion que se font ces deux femmes, accompagnés soit d'un silence, soit d'une musique douce, soit de bruitages.

Pour conclure, je trouve ce film très beau et touchant je le conseille.


MARCHAL Isabelle 2nd10 du lycée La Fourragère
2016/04/15 21:13 #733a-49f1-a18b-1224786193ed
Lycée la Fourragère
Mia Madre est un film basé tout le long sur une "mise en abyme" qui concerne autant les personnages que les thématiques abordées. En effet, le personnage principal, Margherita, joue le rôle d'une réalisatrice qui, en même temps qu'elle tourne un film social sur les licenciements, doit affronter la maladie mortelle dont sa mère est atteinte. Cela crée un parallélisme entre ces deux intrigues sur lequel l'ensemble du film repose : la réalisation de ce film par Margherita et la maladie de sa mère. Autrement dit la vie professionnelle et la vie privée de cette femme.
Si Margherita rencontre des difficultés à accepter la maladie de sa mère, elle rencontre aussi des difficultés dans le tournage de son film, notamment avec la venue d'un célèbre acteur américain, Barry Huggins, qui est aussi atteint d'une maladie et n'arrive pas à retenir les répliques qu'il doit dire. L'une des principales caractéristiques de ce film est donc cet "effet miroir" présent dans la vie du personnage principal. Mais cet "effet miroir" ne concerne pas que Margherita, il concerne beaucoup de personnages, cela fait de ce film un film assez original. Un autre point original de cette production est que le réalisateur Nanni Moretti joue le rôle d'un personnage de son propre film : il incarne le frère de Margherita, Giovanni. Nous avons donc ici un autre effet de miroir : l'acteur joue un rôle de réalisateur ( Margherita est réalisatrice dans le film) alors que le réalisateur joue le rôle d'un acteur (Nanni Moretti devient Giovanni).
Le titre de ce film, Mia Madre, n'est pas indifférent à ce qui est mis en scène . En effet, l'un des thèmes les plus développés est la relation entre une mère et ses enfants, et surtout comment chacun va réagir face à la maladie de leur mère. Nous avons deux réactions différentes entre le frère et la sœur sur la maladie d'Ada. Margherita n'arrive pas à accepter que sa mère va mourir, et elle va continuer à travailler car pour elle le tournage de son film est important, elle y consacre beaucoup de temps. Temps qu'elle devrait plutôt consacrer à sa mère tout comme le fait son frère qui lui accepte tout à fait la disparition progressive de sa mère mais arrête de travailler pour être plus présent à ses côtés. Pour Margherita, il va donc y avoir une interférence entre les deux, son travail et la santé de sa mère. Par ailleurs, Margherita qui se refuse donc à cette acceptation, va être agitée de crises nerveuses. Dans une scène qui se passe chez sa mère, elle n'arrive pas à trouver une facture d'eau, et elle craque alors complètement, réalisant qu'elle n'a pas été présente pour sa mère avant. C'est peut-être pour cela qu'elle ne veut pas la perdre. Dans une autre scène, à l'hôpital, Margherita force sa mère à faire trois pas pour aller aux toilettes mais cette-dernière n'a pas assez de forces pour y parvenir et Margherita ne l'acceptant pas va se mettre à lui hurler dessus. C'est une scène bouleversante qui peut même tirer des larmes aux spectateurs.
Cette difficulté qu'elle avait à gérer et exprimer son affection avec sa mère, se retrouve dans sa relation avec sa propre fille. Elle ne voit même pas que sa fille souffre d'un chagrin d'amour tant elle se consacre à son travail. Nous avons donc ici une autre scène de parallélisme entre ces trois générations de femmes.
Le spectateur découvre en même temps que le personnage principal pourquoi sa vie n'est pas facile, ce qui donne un aspect plus vivant à ce film dans lequel on voit un montage très cut : on passe d'une scène à l'autre sans lien. Cette façon de filmer peut aussi entraîner chez le spectateur un effet de confusion et le déstabiliser car en plus de cette ambiance saccadée, nous jonglons entre la réalité de la vie de Margherita et ses pensées. Et ce contraste entre le vrai et le faux est présent partout dans le film : une phrase que Margherita répète à ses aides pour le tournage du film et qui est la toute première réplique qu'on entend de cette actrice est : « non arrêtez tout ça fait faux ».

Aux acteurs qu'elle dirige elle répète une phrase qu'ils ne comprennent pas et dont elle-même doute de la signification renforçant l'effet de parallélisme du film: « l'acteur doit rester à côté du personnage, il y a le personnage et l'acteur ». C'est comme si dans cette phrase elle dépeignait ce qu'elle devrait faire, différencier la vie de famille et le travail. Et cette attitude qu'elle aurait dû adopter, ses proches ont essayé de lui faire comprendre mais elle n'entendait rien, elle ne voulait rien savoir. Ce qui aggrave ses problèmes professionnels et personnels.
En effet, lorsque quelque chose se fait dans le film qu'elle tourne, autre part il y a quelque chose qui se défait dans sa vie personnelle (l'état de sa mère s'aggrave pendant que le tournage du film avance).

A la fin, tout s'apaise: Margherita a réussi un travail sur elle qui lui fut très douloureux pour parvenir à obtenir une certaine forme d’apaisement et accepter la mort de sa mère, elle peut faire son deuil. Alors, subitement, tout s'apaise dans son film aussi: la dernière scène est réussie du premier coup ce qui contraste avec toutes les précédentes qui ont nécessité beaucoup de prises.

Dans ce film, le spectateur est donc transporté entre différents thèmes: le changement, l'acceptation, le combat, la rupture mais aussi l'amour. Tous ces thèmes sont traités suffisamment finement ce qui souligne leur importance sans les rendre trop submergeants et permet ainsi au spectateur de se divertir tout en étant malgré tout ému.
Gaëlle LIDAINE seconde 10 janvier 2016
2016/04/19 10:05 #94ae-48a7-9a2f-9c92fe2b1d46
Lycée A. Fresnel
Mia Madre un film tragique et
nostalgique

Ce film dramatique Mia Madre réalisé par Nanni Moretti sorti en 2015 est un film italien. Moretti raconte en fait la vie de sa mère : nous pouvons voir qu'il y a une mise en abyme pleine d'autodérision éclatante du cinéma. Margherita réalise un film sur des ouvriers en colère qui s'opposent à la fermeture de l'usine. Pour cela, elle fait tourner un acteur connu en Amérique ''Barry Hemmings'' qui joue le rôle du patron de l'usine mais l'acteur ne connaît jamais ses répliques. Du coup, elle s'énerve contre lui. Ce film est émouvant et triste à la fois car, dans le même temps, Margherita s'inquiète pour sa mère qui a de graves problèmes de santé. En conséquence, elle a du mal à terminer son film. Moretti joue le rôle du frère de Margherita. Dans le film, il s'occupe tout le temps de sa mère et sa sœur est un peu jalouse que son frère lui prenne toute sa place dans la vie de sa mère car elle veut lui dire au revoir et être plus proche d'elle. Margherita a une fille qui est très proche de sa grand-mère ; tous les jours elle va la voir à l'hôpital et sa grand-mère l'aide à apprendre le latin car elle a des difficultés. Elle l'aide et cela lui rappelle de bons vieux souvenirs. Je trouve que le début du film est mal réalisé car nous savons dès le début que la mère va mourir. De plus ce film est trop long et un peu ennuyant. Mais le réalisateur a conçu ce film pour rendre hommage à sa mère ce qui le rend encore plus émouvant.

Eugénie Adé 1ère S3
(Lycée A. FRESNEL, CAEN, histoire des arts)
2016/04/19 13:24 #58e6-42ba-972a-5eb28efe0bfe
Lycée Pro des Métiers d'art
"Mia Madre" Critique de Lisa.
Mia Madre est un film qui nous fait découvrir de manière très intime la vie d'une réalisatrice,
Marguerita, une personne engagée et angoissée. On la trouve tendue, tiraillée entre sa vie privée : sa
mère est à l'hôpital, sa fille est en pleine crise d'adolescence, son frère est au contraire extrêmement
protecteur et prévenant ; et sa vie professionnelle, puisqu’elle est en plein tournage d'un film sur la
vie ouvrière qui s'avère difficile car son rapport avec l'acteur principal est très particulier.
Ce qui m'a frappé dans ce film est la difficulté avec laquelle elle contrôle sa vie. Dans l'une des
scènes, on la voit parler avec l'une de ses actrices sur le plateau de tournage, et elle lui dit une
phrase étrange qu'elle répète apparemment très souvent " j'aimerais que tu joues à coté de toimême,
je veux que tu sois l'actrice, mais aussi toi-même" et on retrouve cet espèce de jeu tout au
long du film avec le personnage principal. Nanni Moretti nous fait comprendre l'impression produite
par le fait de se regarder dans un miroir et de chercher sa "place".
C'est une introspection, on ressent des émotions très profondes car au fond, on vit vraiment cette
histoire avec elle et on s'identifie à cette femme et à son histoire. On retrouve vraiment ce problème
d'identité à travers le film quand l'acteur principal, en plein tournage, dit qu'arrêter sa vie d'acteur fera
commencer sa vraie vie.
Cependant à la fin du film, lorsque sa mère meurt, on la sent fragilisée, mais aussi quelque part
libérée. Après cette longue attente, on voit une autre femme émerger, plus consciente de son
entourage personnel et professionnel. J'ai vraiment eu l'impression qu'elle se rendait compte de ce
changement lors de la scène finale qui se passe dans l'ancien bureau de sa mère, lorsqu'elle
repousse la chaise sous le bureau, comme pour "tourner une page", puisqu'elle regarde la caméra en
face. Ce dernier regard a été pour moi le regard d'une femme enfin consciente d'elle-même.
Ce film fait réfléchir dans le fait d'apprécier sa vie et ceux qui en font partie, tout en ayant en tête le
"rôle" que l'on a jouer.
2016/04/25 13:52 #d127-4579-8c8d-a0db567a786c
Lycée de la Vallée du Cailly
Mia Madre
« Mia Madre » est un film de Nanni Moretti, sorti le 2 décembre 2015, dans lequel il joue lui-même. Pour une fois, ce n’est pas lui le héros. Cette fois-ci c’est Margherita Buy qui joue l’héroïne. C’est un film en version originale sous-titré français de genre dramatique. Il s’agit d’une autobiographie qui correspond au moment où l’auteur a perdu sa mère. Sa sœur Margherita, doit jongler entre son travail, son film en plein tournage avec un célèbre acteur américain, ainsi qu’avec l’adolescence de sa fille et enfin son frère qui est irréprochable auprès de leur mère. Se sentira-t-elle à la hauteur de tous ces évènements ?
Une comédie bouleversante:
Dans ce film nous passons du rire aux larmes. Nous rions à cause des scènes ratées par le célèbre acteur américain. Nous pleurons pour la mort de la mère qui est sans suspense puisque ce film parle de deuil. On peut se reconnaître quand l’héroïne se voile la face par rapport à la mort de sa mère et n’accepte pas la dure réalité. Nous faisons de même quand un proche est vers le chemin de la mort. Il est vrai que ce sujet de film est vu et revu, mais je pense que Nanni Moretti apporte sa touche personnelle en ajoutant son expérience puisque c’est une autobiographie. A la mort de la mère de Margherita la salle peut-être divisée en deux. Soit nous pouvions rigoler ou alors verser quelques larmes, pour ma part la situation m’a fait assez rire, Nanni Moretti arrive alors en une scène à diviser les émotions des spectateurs. Une idée de Moretti exprimée dans le film par Margherita est celle que les acteurs doivent jouer leur personnage mais aussi rester à côté, un jeu d’acteur que l’on retrouve pendant tout le long du film.
Camille, Brian et Maël


2016/04/25 14:07 #c167-45a8-8bb9-8d27b214a00a
Lycée Léonard de Vinci
Mia Madre, un drame intime signé Nanni Moretti

Le film est avant tout une sorte de biographie intime sur la vie de Margherita (qui pourrait peut-être être le double de Moretti lui-même). Margherita est une réalisatrice entreprenant un film sur le chômage en Italie. Pour cela, elle embauche un célèbre acteur américain, du nom de Bary Huggins. Elle se montre à la fois sensible et irritable, submergée par de nombreux problèmes comme son divorce, sa mère qu'elle finit par placer à l'hôpital, ses amours ratés ou encore les lacunes en latin de sa fille en pleine crise d’adolescence.

Margherita apparaît très vite comme une personne ayant du mal à contrôler ses émotions, à la limite de la névrose, craquant aux moindres détails. 
Plusieurs scènes montrent que Margherita ne contrôle pas ses émotions et ne parvient pas à gérer ses sentiments. Une scène la filme en train de foncer dans le mur avec la voiture de sa mère pour la casser : si Margherita casse cette voiture c'est parce que sa mère n'est plus en âge de la conduire, mais en même temps c'est un acte de violence et de colère incontrôlée. Cette scène du film est par ailleurs un flash-back, qui nous montre aussi à quel point Margherita se sent coupable du mal qu'elle a fait à sa mère jadis et vit rongée par la culpabilité. Margherita s’énerve très vite et craque facilement. Une scène assez terrible l'illustre : à l’hôpital, sa mère lui demande de l'aider à l'emmener aux toilettes ; mais au moment où elle aide sa mère à se lever, elle se rend compte que celle-ci ne peut pas marcher et que la distance entre son lit et les toilettes est devenue infranchissable. Margherita s’énerve devant cette situation, force sa mère à marcher en la prenant par le bras de façon agressive car elle ne peut supporter de voir sa mère réduite à l'impotence, puis elle finit par pleurer. 
Margherita perd aussi le contrôle d'elle-même sur son lieu de travail. La cause principale de ses crises est l'acteur star de son film, Bary. Il ralentit beaucoup le tournage du film à cause de ses incompétences et de ses caprices : il n'apprend pas son texte, il a du mal à parler italien et ne veut pas le reconnaître, il n'arrive pas à rentrer dans le personnage qu'il doit jouer. Dans certaines scènes, Margherita a du mal à retenir son stress et crie sur toute son équipe. Comme pour sa vie familiale, elle veut garder le contrôle, en vain. On le voit dans la scène où elle tourne la séquence de la voiture (encore une voiture), Barry ne voit pas la route à cause des caméras posées sur son pare-brise. Margherita hurle sur son assistant, l'accuse alors qu'il n'y peut rien, puis s'en prend à elle-même.

Si Margherita n'arrive pas à gérer ses émotions , c'est à cause de l'accumulation des drames qui pèsent sur elle. Elle angoisse pour son film, elle a peur que sa mère meurt. Par ailleurs, elle arrive à l'âge des bilans et on sent bien dans certaines scènes qui la montrent en conversations intimes qu'elle craint d'avoir ratée sa vie. Toutes ces responsabiltés sur son dos l'accablent et l'effraient. Mais il y a autre chose : Margherita doit surmonter sa toute seule et découvre dans les adversités sa solitude profonde.

Mais, paradoxalement, Mia madre est aussi un film porté sur la question de l’espoir.
Au détour d'une visite à l'hôpital afin de rendre visite à sa mère malade, la cinéaste lui évoque son projet. L'avis de la mère est franc et un peu brutal : le sujet est délicat et le film sera triste. Or, la réalisatrice se défend en affirmant que non, ce film ne sera pas un film triste, mais un film sur l'espoir. Et si, tout comme le film qu’entreprenant Margherita, Mia Madre serait-il, lui aussi, un film sur l’espoir ?
A priori, Mia Madre est un film plutôt triste, abordant des thèmes lourds comme la maladie et la mort à venir de la grand-mère, Ada. De plus, Margherita enchaîne les échecs : personnels, puisqu'elle n'est pas assez présente pour sa fille, Livia, qui préfère se confier à Ada, à propos du garçon qu'elle aime en secret, plutôt qu'à sa mère ; professionnels, puisqu'elle s'énerve à la moindre erreur, et que son acteur principal, l'américain Bary Huggins, est incompétent.
Pourtant, Mia Madre traite à la fois de l’espoir malgré la mort et l'espoir de la vie. Ce film offre d'abord une lueur d'espoir en ce qui concerne l'accompagnement vers la mort et le deuil : Margherita avec l'aide de son frère Giovani, (joué par Moretti en personne) vont accompagner leur mère vers la mort en la ramenant chez elle pour vivre sereinement ses derniers moments de vie. C'est aussi un espoir tourné vers la vie qui est transmis dans cette œuvre, puisque le film montre qu' n'est jamais trop tard pour changer. Marguerita va essayer de se reconstruire suite à la mort de sa mère et aux critiques qu'on lui fait sur son caractère autoritaire, perfectionniste et égocentrique. Ce film offre aussi un véritable sentiment d'espoir lors de la scène de l'arrivée d'anciens élèves d'Ada, qui était professeur de latin, qui expliquent à Margherita qu'Ada leur a appris la vie, et qu'ils la considérent tous comme une mère, comme leur « Mia Madre ».

Ainsi, on peut dire que ce film traite des thèmes important comme le deuil, la solitude, l'angoisse de la culpabilité, le travail, mais il aboutit aussi à diverses formes d'espoir. Cette œuvre de Moretti se comprend peut-être à partir de la mise en abîme qui introduit un film dans le film : un film d'espoir.

Nous conseillons vivement d’aller voir ce film, qui nous a fait rire et pleurer. Une œuvre sur la vie, la vie telle qu’on l’a connait, pleine d’espoir et de déceptions, de hauts et de bas, de bonheur et de tristesse. Un film à voir !

Zoé Nicolo et Camille Pigois, critique collective, lycée léonard de Vinci
2016/05/10 08:43 #d46b-49e6-9ecd-58629fc71011
Lycée Bonaparte
L’histoire de « Mia Madre » est une tragédie comique traitée avec beaucoup de finesse et d'intelligence. Lorsque j'ai appris que Moretti avait vécu cette expérience je me suis dit qu’il s’agissait d’un film partiellement autofictionnel voir autobiographique. Si, Moretti ayant perdu sa mère durant le tournage de « Habemus Papam », le film n’en reste pas moins initiatique puisque cette histoire plonge le spectateur dans un certain questionnement. « Mia Madre », évoque la question de la fin de vie et toute l’histoire tourne autour du deuil. Le deuil de l’autre, l’acceptation douloureuse de la mort d’un proche et d’autre part une sorte de deuil de soi-même, un deuil moral et intime. Reste alors la question essentielle, en suspens : que faire après, une fois seul au monde ? C'est sa mère qui donne la réponse elle-même. Il faut continuer à vivre. Penser à demain, pour surmonter le deuil. Une belle idée toute simple à laquelle Margherita a le temps de se préparer.

Margherita, personnage principale, suscite une curieuse empathie, même si elle n'est pas commode, cette héroïne. Elle ne sait pas très bien ce qu'elle veut. « Femme au bord de la crise de nerfs » ou «Portrait de femme » auraient été des titres bien plus appropriés à « Mia Madre » tant le film se focalise sur le personnage de Margherita. Autocentrée et angoissée, elle fait aussi souffrir son entourage. Que ce soit son compagnon, avec lequel elle rompt ou sa fille, en crise d'adolescence. Même avec sa propre mère pourtant malade, Margherita peut se révéler cruelle (à bout de nerfs, elle la force une fois à marcher dans la chambre d'hôpital alors qu'elle est manifestement sans force.)
Malheureusement le film m’a ennuyée. De la première à la dernière image, on regarde ce qui se déroule à l’écran de manière totalement extérieure, froide, sans jamais parvenir à entrer dans l’histoire mise en place. «Mia Madre» ne sait jamais quelle direction prendre et, de ce fait, nous perd en chemin. Au final, on a la constante et désagréable impression que Nanni Moretti n’a jamais voulu choisir quel film il souhaitait nous montrer car « Mia Madre » jongle entre plusieurs scénarios. D’un côté, Margherita, divorcée est confrontée à des tas de soucis, sur le plan tant professionnel que privé. Sa mère, ancienne enseignante de latin, est à l'hôpital et ses jours sont comptés. Mais Margherita n’est pas que l’enfant de sa mère car d’un autre côté elle est aussi réalisatrice de cinéma d’une cinquantaine d’années en panne d’inspiration en proie au stress et au doute. C’est une réalisatrice obsessionnelle, agacée et agaçante, inquiète et donc nerveuse qui peine à diriger son tournage. Le film tourné par Margherita met en scène des ouvriers d’usine s’opposant à la fermeture de leur entreprise. On la voit en plein tournage d'un film politique, autour d'une usine en lutte, occupée par des ouvriers qui refusent les licenciements. Rien ne se déroule vraiment comme elle le souhaite. Et l'arrivée de l'acteur américain célèbre John Turturro (qui incarne Barry), tenant le rôle principal ne fait qu'accroître son insatisfaction. Résultat, tout sonne faux dans son long métrage, et même la réalisatrice s’interroge sur la véritable finalité de son projet. De plus, incapable de retenir ses répliques parce qu’elles sonnent faux, ou inapte à les prononcer correctement, Barry met le doigt sur quelque chose : le film de Margherita n’est pas juste et ne peut pas fonctionner. Le pourquoi est à chercher dans la sphère privée. Une piste qui va petit à petit amener la cinéaste, par ailleurs torturée par des rêves oppressants, à chercher une solution en questionnant son rapport aux siens. La douleur intime de l'héroïne en deuil est la seule chose qui importe, car elle remet elle-même en question la pertinence de son propre film, qu'elle finit par considérer comme futile. C'est l’un des points qui me fait dire que ce film est définitivement égoïste et individualiste. Plus le temps passe et plus le film nous semble long, on va même jusqu’à chercher l’intérêt du film.


« Mia Madre » reste néanmoins une assez belle réussite. C’est un film qui touche le spectateur en passant facilement du drame le plus profond à des scènes de comédie pure et bienvenues. Le comique du film prêtant à nous faire sourire au début, laisse progressivement la place à de francs éclats de rire. Car malgré le thème difficile de ce film il y a bien des moments de comédie dans « Mia Madre », comme lors de cette prise maintes fois recommencée où la star est incapable d'être un tant soit peu naturelle au volant d'une voiture. Ou quand toute l'équipe est suspendue à deux misérables répliques que Turturro écorche immanquablement... L’excellent John Turturro, en comédien mythomane incapable de retenir son texte et obligé d’exagérer son jeu pour prononcer ses répliques en italien est parfait. Il est le levier humoristique du film. Des rires, on passe facilement aux larmes, le film s'attachant surtout au désarroi de Margherita, submergée. Moretti filme les scènes d'hôpital avec beaucoup d'humanité, sans rien enjoliver et sans verser dans le glauque non plus. Des visites à l’hôpital à la nostalgie qui s’installe, le réalisateur traite son sujet avec subtilité et pudeur, sans jamais trop appuyer. C'est en cela, aussi, que « Mia Madre » est un film universel.

Seychelles Léa
Lycée Bonaparte, Toulon 2nd06
2016/05/11 18:16 #bff9-4587-8d11-5da07bc743fb
Lycée Antatole France
Nani Moretti nous présente Mia Madre, une autofiction dans laquelle il relate l'histoire de Margherita, une femme partagée entre son métier de réalisatrice et sa vie de famille. Ce film montre les coulisses et les secrets de fabrication d'un film, couplés à une histoire poignante.

C'est un film montrant la valeur sentimentale de la famille en Italie combinée à l'importance du travail. A travers la mise en abyme du film dans un film, nous découvrons la culture cinématographique italienne. De plus, le spectateur est plongée dans la vie personnelle de la réalisatrice où se confondent vie de famille avec sa fille et sa mère malade et son métier. Les scènes, comme celle où la grand-mère apprend le latin à sa petite-fille, nous font découvrir la transmission du savoir entre les générations.

Toutefois cette immersion dans la vie personnelle de Margherita peut être ressentie comme du voyeurisme, même si ce n'est pas le but du réalisateur. C'est un personnage qui est soumis à deux vies; différentes mais similaires quant à la manière de surmonter les obstacles et les épreuves. Derrière le rôle de Margherita se cache un véritable travail sur Nani Moretti lui-même. En effet, c'est un personnage d'un autre sexe qui incarne le réalisateur, alors que celui-ci joue un autre personnage. Le réalisateur a une prestance à l'écran qui efface celle du rôle principal, ce qui peut être gênant pour le spectateur.

L'attachement du spectateur vis à vis de certains personnages évolue au cours du film, c'est le cas pour Barry, l'acteur principal du film de Margherita . C'est une découverte progressive des personnages que Nani Moretti met en scène, ce qui permet aux spectateurs de s'y attacher petit à petit.

Certains passages restent flous et difficiles pour la compréhension ce qui peut ternir la qualité du film néanmoins le déroulement du film reste fluide. Ce nouveau long métrage de Nani Moretti plaira de toute évidence à la majeure partie du public.

Justine Follet, Rémy Gaquere, Maxime Delmarre.
2016/05/11 22:51 #2dfa-4307-8aa6-3525dad11bf8
Internat d'excellence
Mia Madre

Mia Madre est un film italien dramatique réalisé par Nanni Moretti. Ce film met en scène l'histoire de Margherita qui est réalisatrice et qui est en train de tourner un film social quand elle apprend que la maladie de sa mère devient grave. Barry Huggins, un acteur hollywoodien mythomane et star de son long métrage, arrive et rend son travail compliqué. De son côté, Giovanni, son frère, s'occupe parfaitement de leur mère car il sait que c'est bientôt la fin tandis que Margherita préfère rester optimiste et espère toujours une guérison. Sur le plateau, rien ne se passe comme elle le voudrait car Barry a du mal à assimiler son texte et elle va recevoir la visite de son ancien amant.
Je trouve que ce film est véritablement riche en émotion et c'est pour cela que de nombreuses scènes m'ont beaucoup touchée notamment celle dans laquelle la fille de Margherita apprend la mort de sa grand-mère et fond en larme. Cependant, malgré une atmosphère globalement assez mélancolique, il y a quand même eu dans le film certaines scènes comiques comme celle dans laquelle Barry ne connaissait pas son texte ou encore des scènes joyeuses comme celle qui montre que le film de Margherita est terminé.
Ce qui est intéressant dans ce film c'est cet événement universel qu'est la perte d'un être cher qui rend le film encore plus touchant et réaliste. Par ailleurs, l'évolution de la figure de Margherita est également intéressante dans la mesure où elle va devenir une figure symbole de courage et de force qui se définit lors de la scène où elle apprend la mort de sa mère mais qu'elle continue malgré cela de tourner son film. Je tiens à souligner la grande qualité du jeu des acteurs qui a permis de rendre encore plus réaliste une intrigue de qualité. D'autre part, la façon dont le film a été tourné est vraiment agréable car elle permet de ne pas détacher le spectateur de l'intrigue, et invite ce dernier à se plonger dans l'histoire. De plus, j'ai beaucoup aimé ce jeu entre les thèmes de la vie et de la mort mis au point par Moretti et qui finalement résume le film.
Pour conclure, ce film a été pour moi un sans faute et un réel coup de cœur avec une dose d'émotion parfaite et des acteurs talentueux qui ont rendu encore plus vivante l'intrigue.
Hiba Benamar, 1ère C, Internat d’excellence de Sourdun

2016/05/12 22:18 #35ec-40d3-a0e3-4ade7c2e443a
Lycée Antatole France
EN CHTI :

Micheline (Noémie) ; éh biloute ! t’es tou cheul ? j’va venir m’assir à côté pour lire min journal
Viviane (Maurine) ; vas y viens biloute , achit te
[…] on lit
Micheline ; éh biloute ravisse me cha !!
Vivi ; (sans fou) éh quoi ?
Micheline ; bah y’a un artic chur film qu’in a été vire à deux !
Vivi ; mais té sais un n’in vu eun paire insimp !!
Micheline ; Mais chi ché ch’film Italien !
Viviane ; Ah bah té l’auro dit avin, j’auro compris. Ché ch’film de Nanni morreti, ché sa ?
Micheline ; ouais ché cha ché mia madre . I joue auchi d’in chin film, y joue eus frère de personach principal . Ché eun’ autofiction, comme eul plupart de ché films
Viviane ; quo qu’ch’racont déjà j’min souvin pu
Micheline ; eu’ch’film y met in scène Marguarita, ché elle eul personnach principal, une réalisatrice qui tourno auchi un film même que d’un ch’film y s’battent pour garder leur travalle
Viviane ; ah jme souviens mintenint, même que s’mère elle est malate, mais qu’elle apprind qin même eul latin à s’tite file. J’trouve qu’in voit beaucoup eul rapport mère/file , intre marguarita et s’mère et marguarita et s’file ; Ché un peu l’histoire d’ine bonne femme qui est coinchée intre deux générachions té vois. Et qui echèye tin bien que mal d’êt’ eun’bonne mère et un’e bonne file.
Micheline ; Ouais ché vrai, in a auchi ch’l’impression que tout y va mal pour elle parch’qu’elle a grind min eud responchabilité mais pourtint y’a un point positif d’unch’film ché que tout ché rapports avec ché aut’ y s’améliorenT
Viviane ; mi ch’pinse vraimint que pour elle chin film ché un’e thérapie pour eul libéré eud’tout sin malheur
Micheline ; et ty t’a pas remarqué que toutes ché scènes eud tournache et ché scènes d’imagination y chont mélées ?? in est jamais prévenu quin c un rêve
Viviane ; peut être parche’qu’elle aimero que ce soit un rev’
Micheline ; oui ché vrais, et justemint eul fachon dont l’caméra circule d’inch ‘film cha nous fait pinser à un rev’, comme d’in l’appartement deul mère qui est survolé comme un lieu rich’ un mémoire, rempli eud’lifes et d’objets perchonnels.
(on lit)
Viviane ; et chinon quo’qu’cha né tin moment préféré ?
Micheline ; ché l’momint où l’acteur princhipal deuch film de Marguarita, Barry, interprété par eul cheleb’ John Torturro, y fait sin guignol à pas chavoir sin texte et incapab de dire deux répliques simpl’ comme bonjour !
Viviane ; ché vrai que ché t’in drôle ! cha rajoute du comique à ch’film, même chi ché pas deus’faute , parchequ’on apprin al fin deuch’film quil est malat. J’trouf auchi quel scène où margaurita lonch eul file eud gins eudevint ch’cinéma, cha parait infini, et je trouve cha vraimint bio
Micheline ; ché vrai que ch’film éto vraimint bio d’in sin insimb’, l’histoire eto vraimint touchante, j’ma mis à l’place deul bonne femme
Viviane ; ché vrai que ch’listoire prind au cœur, min nez y guilo à l’fin, chéto vraimint trisse
Micheline ; si j’pouvo l’noter, mais té sais jpeux pas l'noter ja su pas critiqueur, mais jmetto tro etoiles et ti ? Pas quat' parcheque ja pas eu s'déclic mais trois ché bien
Viviane ; parel, ché vraiment in film à vire, in l’a r’ravissera incore
Micheline ; bon allez mi jva t'laisser, eun' bonne hein !
THE FIN

En français :

Micheline Bonjour ma chère ! [Vous êtes toute seule ?] Je vais venir m'assoir à côté de vous, pour lire mon journal
Viviane Fort bien mon amie, asseyez vous !
[…] on lit
Micheline; Oh, là, regardez !!
Viviane ; Quoi donc ?
Micheline ; Et bien il y a un article sur le film que l'on a été voir ensemble !
Viviane ; [Vous savez,] nous avons vu moult film ensemble !!
Micheline ; Mais si, le film Italien
Viviane ; Me l’eussiez vous dit auparavant que j'aurais compris ! [C'est] le film de Nanni Morreti, [c'est ça ?]
Micheline ; Oui [c'est ça, c'est] Mia Madre . Il joue aussi dans son film, il joue le frère du personnage principal. C'est une autofiction, comme la plupart de ses films.
Viviane ; qu'est-ce-que ça raconte déjà, je ne m'en souviens plus
Micheline ; le film met en scène Margarita, [c'est elle le personnage principal], une réalisatrice qui tourne [aussi] un film dans lequel les employés se battent pour garder leur travail
Viviane ; ah je me souviens maintenant, sa mère elle est malade, mais elle apprend quand même le latin à sa petite fille. Je trouve qu'on voit beaucoup le rapport mère/fille, entre Margarita et sa mère et Margarita et sa fille. C'est un peu l'histoire d'une femme coincée entre deux générations, [vous voyez]. Et qui essaye tant bien que mal d'être une bonne mère et une bonne fille.
Micheline ; [oui c'est ça], on a [aussi] l'impression que tout se gâte pour elle parce qu'elle a croule sous les responsabilité mais il y a un point positif dans le film, c'est que tout ses rapports avec les autres s'améliorent
Viviane ;[ Moi je pense vraiment que pour elle], son film c'est une sorte de thérapie, pour se libérer de tout son malheur
Micheline ; vous avez remarqué comme toutes les scènes de tournage et les scènes d'imagination sont mêlées ? On n’est jamais prévenu quand c'est un rêve
Viviane ; peut être parce qu'elle aimerait bien que ce soit un rêve
Micheline ; oui c'est vrai, et justement la façon dont la caméra circule dans le film, ça nous fait penser à un rêve, comme dans l'appartement de la mère, qui est survolé comme un lieu riche en souvenir [et rempli de livres et d'objets personnels].
(on lit)
Viviane ; et sinon, quel est votre moment préféré ?
Micheline ; c'est le moment où l'acteur principal du film de Margarita, Barry, interprété par le célèbre John Torturro, fait son imbécile à ne pas savoir son texte et est incapable de dire deux répliques simples comme bonjour !
Viviane ; c'est vrai que c'est un gars bizarre ! Cela rajoute du comique à ce film. Même si c'est pas de sa faute, parce qu'on apprend à la fin du film qu'il est malade. Je trouve aussi que la scène où Margarita longe la file des personnes devant le cinéma paraît infinie, je trouve ça très beau
Micheline ; c'est vrai que le film était vraiment beau dans son ensemble, l'histoire était vraiment touchante, je me suis mise à la place de la jeune femme
Viviane ; c'est vrai que l'histoire prend au cœur, mon nez coulait à cause de mes larmes, j'étais triste
Micheline ; si je pouvais le noter, mais tu sais que je ne suis pas rédacteur de critique, mais si je pouvais je mettrais 3 étoiles et vous ? Pas quatre, parce que je n'ai pas eu le déclic mais trois c'est bien
Viviane ; pareil, c'est vraiment un film à regarder, et à regarder encore et encore
Micheline ; je vous laisse, j'y vais, bonne journée à toi
THE END

Noémie Gouillard, Maurine Petit
2016/05/14 11:44 #0d70-420d-9261-91de7528dd34
Lycée Antatole France
Mia Madre est un film de Nanni Moretti. Il parle de Margherita qui est une réalisatrice en plein tournage d'un film, elle doit concilier ses engagements dans la cause des ouvriers et ses problèmes familiaux, sa mère étant malade. Elle est tiraillée par la pensée de sa mère pendant qu'elle travaille, ce qui met en péril l'achèvement de son film.
Nanni Moretti met en scène son alter-ego Margherita, car il évoque à travers elle le décès de sa mère et l'impact que cela a eu sur son travail . Il opère une mise en abîme intéressante pour évoquer son cinéma grâce au travail du personnage.

Il décrit dans son film l'une des périodes les plus difficiles de la vie, la perte d'un parent , avec beaucoup de sentiment et de pudeur mais il ne cache rien de la cruauté de l'acceptation de la mort.

Ada, la mère de Margherita, fait preuve de courage et de dévouement dans son rôle de mère et grand-mère tout en parvenant à transmettre un amour du latin qui au départ était vain au yeux de sa fille. La perspective de sa mort représente un électrochoc pour Margherita qui se plonge à corps perdu dans son travail et son rôle de mère en partie pour oublier.

Ce film nous montre un bel itinéraire vers une certaine acceptation de la mort , des aléas de la vie, du travail à travers la découverte de sa personnalité. Nanni Moretti montre ceci avec beaucoup de sentiment et d'humilité. Le spectateur arrive à se reconnaître dans les personnages et à ressentir toute les émotions par lesquelles ils passent, pourtant exprimées avec retenue. C'est en quoi Mia Madre est un beau mélodrame, qui nous apprend et nous aide à anticiper ce qui peut arriver dans notre vie.

Edwige Janssens
2016/05/16 18:01 #c0aa-492e-acfe-b4e25bbb2e20
Lycée Scheurer Kestner
MIA MADREraconte l’histoire de Margherita, jouée par Margherita Buy, une femme, une mère, moderne, émancipée mais surtout mélancolique. Le film la suit dans son quotidien. D’un côté son métier : elle est réalisatrice, sur le tournage d’un drame social sur le combat d’ouvriers contre leur nouveau parton. De l’autre, ses visites récurrentes à l’hôpital pour voir sa mère malade. Nanni Morreti, lui, joue son frère, le « fils parfait », il passe son temps au chevet de sa mère, lui fait des petits plats, est un « bâton de vieillesse » pour sa mère. Nanni Morreti a écrit ce film après la mort de sa propre mère. Celui qu’il a été au chevet de sa mère se retrouve peut-être face à celui qu’il aurait aimé être.

En regardant MIA MADRE, j’aurais d’abord souhaité être fatiguée pour pouvoir m’endormir. Je n’y voyais que les banalités d’un long métrage délébile. Il m’a suffi d’une réplique, d’une scène, pour comprendre tout le sens de ce film. En effet, le 33e film du désormais cannois Nanni Moretti m’a d’abord déçue après l’excellent Habemus Papam. Mais un léger temps de réflexion m’a aidé à comprendre ce film et sa singularité. En effet, dans MIA MADRE, l’émotion emporte tout sur son passage. Une maladie dans une famille, quelque chose qui peut paraitre presque banal est en fait un évènement dévastateur. A partir du moment où Margherita comprend que sa mère va mourir, elle trouve tout insignifiant, elle ne croit plus en rien, même plus au cinéma. Si Margherita agace, c’est parce qu’elle se noie personnellement et montre qu’elle étouffe à cause de toutes ses responsabilités. Le réalisateur illustre cette noyade par l’inondation qui se produit, une nuit, dans son appartement. C’est cette scène qui m’a permis de comprendre tout le film. La protagoniste passe en une scène, d’un personnage plutôt insignifiant à celui d’une femme émouvante.

Un personnage est également marquant, celui de Barry (John Turturro), la star américaine censée garantir le succès du film de Margherita. Barry est un personnage burlesque, un acteur qui n’a pas de mémoire, mythomane peu persuasif. Il vit dans un monde d’artifice jusqu’au jour où il veut revenir dans la réalité. Il crie à Margherita : « I wanna go back to reality ! ». Il est l’opposé de Margherita. Elle rêve éveillé, ne sort pas de ses cauchemars, voit sa mère marcher dans la rue, conduire, mourir… Lui, au contraire, ne demande qu’une chose, vivre sa vie, sans avoir à jouer un rôle constamment. Ils sont opposés, ce qui va les aider à se comprendre.

Le personnage de la mère, joué par Giulia Lazzarini, est la clé du film. Cette femme adulée par ses anciens élèves semble l’incarnation du passé et de la culture pour ses enfants. Elle passe d’ailleurs les dernières semaines de sa vie à aider sa petite-fille en latin. Elle qui était si proche de ses élève semble être presque une inconnue pour ses enfants. Après sa mort, j’ai eu comme l’impression que Margherita et son frère apprenaient à connaitre leur mère à travers les témoignages de ses élèves.

Dans MIA MADRE, Nanni Moretti nous montre un « plan » difficile de la vie, qui arrive à chacun un jour ou l’autre. Le fait de vivre aux côtés de ceux dont nous savons qu’ils partiront avant nous, le mal de vivre près de l’autre qui va mourir.

Marie Chapot, 1ES1, Lycée Scheurer Kestner, Thann
2016/05/18 08:23 #fbab-4a43-9880-d113508e9b5b
Lycée La Fayette
classe de première, Lycée La Fayette, 43100 Brioude
PIOT Emma Critique : MIA MADRE Nanni Moretti


« Quand on souhaite trop montrer, on finit par ne plus rien voir ». Voilà la phrase qui résume tout à fait ce que Moretti prouve à travers ce film poignant. Ce film semble à première vue avoir pour fil conducteur l'histoire de la mort d'une mère, mais en réalité, c'est avant tout un film sur le cinéma. Moretti répond à la question : « comment parler du cinéma ?» et nous invite à y répondre avec lui. Le film commence avec une scène qui présente, à travers la violence d'une manifestation, tout ce que Moretti déteste dans le cinéma d'action. Le film réalisé dans ce film, montre exactement ce que, pour Moretti, il ne faut pas faire. Le réalisateur prouve que la véritable action, c'est la pensée et proclame que l'action violente est une pornographie. Afin de nous le faire comprendre, Moretti insère le personnage de Bary, qui est la véritable respiration du film. Il est incapable de dire ses répliques car il tente de jouer un cinéma qui n'intéresse absolument pas Moretti : un cinéma sans fond, avec des dialogues qui n'apportent aucune réflexion. Le cinéma que Moretti défend est émouvant mais ne s'apesantit sur aucune émotion. En effet, pour lui, il n'y a pas besoin de faire pleurer ses personnages pendant de longues minutes pour que le spectateur comprenne leurs souffrances.
Le deuxième fil conducteur : la mort d'une mère, met en scène un frère et sa sœur qui peuvent être vus comme deux facettes d'une seule et même personne. En effet, la sœur se plonge sans cesse dans l'imaginaire afin de fuir la réalité qui l'angoisse. Pour cela, elle se réfugie dans son métier : le cinéma. Le personnage du frère, quant à lui, est plus terre-à-terre et tente de faire face à la réalité, en gardant toute sa fierté masculine.
Pour conclure, l'intérêt du film de Moretti consiste à nous raconter une histoire de mort et de cinéma tout en nous racontant comment la filmer.
2016/05/19 23:55 #4-10
Lycée E. Cotton
« Mama por favore non mi lasciare » ****

Le film raconte le quotidien de Margharita, une réalisatrice de film italienne en plein tournage dont la mère est malade et hospitalisée. Il s’agit d’un film dramatique.
Les intérêts du film se concentrent sur la santé de la mère et l’évolution du tournage de Margharita.
Le film tourne autour des thèmes de la famille, de la vie de la réalisatrice et de la parole d’un être aimé.
Pour la famille, il s’agit de la relation entre Margharita, la sœur, Giovanni, le frère, Olivia, la fille, et la mamma hospitalisée.
Il s’agit de la perte d’un être aimé, la mamma est hospitalisée depuis le début du film et on voit son état empirer, elle passera aux soins intensifs et puis elle retournera chez elle pour mourir en paix près de ses enfants.
La scène qui m’a le plus plu, c’est celle où Margharita qui veut essayer d’emmener la mamma aux toilettes et la mamma n’arrive pas à marcher et lui demande la chaise roulante, mais Margharita refuse et lui dit que c’est seulement à trois pas, puis Margharita fond en larmes dans les bras de sa mamma. Cette scène m’a beaucoup touché car elle nous montre qu’elle tient énormément à sa mère et qu’elle voudrait que sa mère se batte contre la mort qui est malheureusement inévitable.
Je recommande Mia Madre car c’est un film qui nous donne une vraie leçon de vie, à savoir qu’on n’a qu’une mère et c’est seulement trop tard qu’on se rend compte à quel point on l’aime.

Florian, T GA1
Eugénie Cotton, Montreuil
2016/05/20 15:26 #4-36
Lycée Jean Racine
Le film "Mia Madre" est réalisé par Nanni Moretti qui nous raconte la mort de sa propre mère à travers ce long métrage sur le travail, l'amour, la famille et aussi la mort.
Il joue dans ce film le rôle du frère de l'héroïne, Marguerita, une réalisatrice de film en plein tournage, qui doit gérer la crise d'adolescence de sa fille, et sa mère qui se trouve à l'hôpital.

Ce film est vraiment touchant et riche en émotions ; on y voit une femme complètement perdue qui essaie de faire de son mieux pour réussir à gérer sa vie mais elle semble à bout de nerfs. Dans les premières minutes du film, on observe qu'elle a voulu faire plaisir à sa mère en lui commandant de la nourriture chez le traiteur mais son frère est déjà à l'hôpital et a apporté à leur mère un repas préparé par ses soins. On voit alors le désarroi de Marguerita qui est extrêmement bouleversant, elle essaie de faire de son mieux pour s'occuper de sa mère mais son frère se montre, lui, parfait, irréprochable. C'est un film très triste car on voit aussi la mère partir petit à petit sous les yeux de sa famille, impuissante. Marguerita, en particulier, n'accepte pas de la voir partir et n'accepte pas son état comme dans la scène déchirante où elle veut forcer à sa mère à marcher. La fin du film aussi est bouleversante.

Marguerita essaie également de gérer sa fille qui est en pleine crise d'adolescence mais celle-ci se confie beaucoup plus à sa grand-mère qu'à sa mère.

Les scènes consacrées au tournage du film de Marguerita apportent tout de même une touche d'humour et un peu de gaité dans ce film triste et tragique, grâce à l'acteur John Turturro qui nous fait beaucoup rire dans ce long métrage.

Le film demeure néanmoins un peu trop long, on aurait souhaité pour notre part un peu plus d'actions et certaines scènes sont trop lentes à notre goût.

C'est toutefois un film drôle et déchirant à la fois dans lequel Nanni Moretti exprime la mort et le deuil d'une façon très douce.



Léa L. et Léa W.

2de 1 du lycée Jean Racine de Montdidier (80)
2016/05/23 15:36 #4-78
Lycée pro Magenta
Ce n’est pas la première fois que Moretti traite de la mort dans ses films. On se souvient du formidable La chambre du fils, palme d’or à Cannes en 2001. Avec Mia Madre, on touche à l’intime puisque le réalisateur alors qu’il travaille sur Habemus Papam perd sa mère, ancienne professeure de lettres classiques au lycée Visconti de Rome. L’idée du film nait de cette disparition, il utilisera « pour se sentir à l’aise » des objets lui ayant appartenu, ses vêtements, son étui à lunettes, son agenda, ses ordonnances médicales.

Mia Madre est donc un film très autobiographique mais pour la première fois de sa carrière, le rôle, la vie de Nanni Moretti est joué par une femme, une réalisatrice d'une cinquantaine qui a du mal à tourner son nouveau film avec un acteur américain mondialement connu et récalcitrant. Nanni Moretti s’est donné le rôle du frère sur lequel elle se repose pour ne pas sombrer, elle a quitté son ami, son ado de fille rechigne à travailler son latin et donc leur mère Ada est en train de mourir.

Ce film touche car on est tous amené à perdre une mère ou une grand-mère. Et l’on suit avec intérêt les affres de cette réalisatrice qui n’arrive ni à résoudre ses problèmes privés, ni ceux du tournage. Mia Madre est un rollercoaster émotionnel qui mêle éclats de rire et larmes. On s’amuse beaucoup du film dans le film, de cette réflexion sur la création, avec cet acteur américain fanfaron, qui se vante d’avoir tourné avec l’immense Kubrick alors que tout son entourage sait que c’est un mensonge. On rit de la scène de tournage dans la voiture juchée sur un camion où il doit juste dire son texte en conduisant mais il ne regarde jamais la route. Mais la grande scène de John Turturro (le mythique Jesus dans le Big Lebowski des frères Coen) est encore une scène de danse sur le plateau qui enfin déride Margherita. On est ému par cette grand-mère enseignante qui veut passer son savoir jusqu’aux derniers instants à sa petite-fille. Et l’on aime aussi beaucoup les scènes oniriques, où l’on comprend par petites touches que l’on est plus dans la réalité comme quand Ada s’échappe de l’hôpital sous les yeux des infirmières ou la queue improbable et démesurée devant le Capranichetta, un cinéma d’art et essai du centre de Rome. Au final, Nanni Moretti réussit son pari, faire un triple portrait de femmes tout en parlant de lui, de ses doutes, de ses tourments et surtout de cinéma !

La classe de TGA1
LP Magenta
Villeurbanne