Fatima

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Données du film

  • Réalisé par : Philippe Faucon
  • Avec : Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche
  • Long-métrage : France
  • Genre : Fiction
  • Durée : 1h19
  • Année de production : 2015
  • Distributeur : Pyramide

Synopsis

Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

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Philippe Faucon

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Commentaires

2016/03/13 22:04 #10-8
Lycée Charles Hermite
Par la classe de 1eL:

Fatima : un regard juste sur l'intégration vécue au féminin

Philippe Faucon propose le portrait de trois femmes saisies à un moment clef de leur vie : Fatima, la mère, incarnée à l’écran par Soria Zeroual, récemment arrivée en France, Nesrine sa fille aînée, étudiante en médecine et Souad, collégienne rebelle.

Fatima, mère de famille obligée d’assumer seule ses deux filles, doit apprendre le français pour s’intégrer et travailler. Sa lutte est quotidienne, pour trouver les mots, pour se faire comprendre, pour aider ses filles à s’en sortir, pour subvenir à leurs besoins. Une semblable volonté de s’en sortir les anime toutes les trois. Fatima affronte son labeur quotidien de femme de ménage, les regards méprisants ou peu compréhensifs de ses employeurs, les critiques des autres femmes algériennes qui jalousent la réussite de Nesrine, et jusqu’aux enseignants de la cadette auxquels elle ne peut répondre.

Dans ses regards de femme digne s’énonce tout ce qu’elle ne peut pas dire, et pourtant elle est bien porte-parole de toutes ces femmes qui luttent pour vivre mieux dans un pays qui est devenu, par la force des choses, le leur. Aux mépris quotidiens s'ajoute sa relation conflictuelle avec sa fille cadette, Souad, adolescente en colère qui n'accepte pas la condition de sa mère.

Le soir, sans son voile, Fatima se livre en écrivant ses pensées dans sa langue maternelle, l'arabe. Beauté visuelle de ses mots calligraphiés en arabe, beauté de sa poésie touchante et simple : nous découvrons un talent insoupçonné qui est aussi celui de la femme ayant inspiré le film, Fatima Elayoubi, auteure du recueil Prières à la Lune.

La fin du film, inattendue voire déceptive, laisse le devenir des personnages en suspens, mais permet d’autant mieux de s’imaginer un parcours meilleur : Fatima s’éclaire en découvrant sur le panneau d’affichage des résultats de sa première année de médecine, le nom de sa fille. La victoire de Nesrine est aussi celle de sa mère, qui parvient à le déchiffrer elle-même, ce qu’illustre le très beau plan final, avec le retour de la musique du générique de début.

Trois portraits de femmes, trois façons d’apprendre, trois combats différents.
2016/03/15 18:38 #10-17
Lycée Les Cordeliers
Avec Fatima, Philippe Faucon souhaite tout d'abord faire passer un message en mettant en scène un personnage féminin fort; Un travail ingrat, un français très hésitant, un appartement situé dans les quartiers dits "sensibles" de la banlieue lyonnaise, tout ceci n'empêche pas Fatima de se battre pour donner la meilleure éducation possible à sa fille cadette rebelle et offrir les conditions les plus adaptées à sa fille aînée qui se lance dans des études de médecine.
Dès le début, une propriétaire prétexte un problème de clés pour ne pas louer son appartement à deux jeunes filles arabes, une femme aisée laisse traîner de l'argent pour tester l'honnêteté de Fatima, l'employée de maison. Ces passages reflètent le racisme subi quotidiennement par certaines communautés.
Le réalisateur cadre la solitude de cette mère tant écartée du monde pour un foulard et un besoin d'argent qui la contraint à faire des choix dont celui de laisser sa santé pour aider au mieux sa famille.
Fatima sera-t-elle récompensée de ses efforts et de ses privations? Y aura-t-il une justice?

Clément Lourdin, seconde pro 1, lycée Sainte-Thérèse de Clermont-Ferrand
2016/03/21 11:46 #cd72-406a-81a1-602783410d63
Lycée pro Eric Tabarly
Fatima est un film dramatique français qui a été réalisé par Philippe Faucon. Il est sorti en France le 7 octobre 2015. Le film dure 1h19 min et les musiques sont composées par Robert Marcel Lapage. Les principaux acteurs sont Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, Zita Hanrot dans le rôle de Nesrine, et Kanya Noah Aïche dans le rôle de Souad. Ce film est inspiré du livre « Prières à la lune ». Il a été tourné dans la région Lyonnaise.

Fatima est une femme qui vit avec ses deux filles, Souad est la cadette des deux sœurs et Nesrine l’aînée. Pour que Nesrine obtienne son diplôme de médecine, elle va devoir payer la location d'un appartement en colocation. Fatima va se mettre à travailler dans divers endroits afin de pouvoir combler le manque d'argent (Elle se met à vendre des bijoux ) Quant à Souad, elle ne travaille pas et sèche les cours ce qui rend la tâche encore plus difficile pour sa mère. Fatima ne parle pas français, pour cela, elle étudie la langue dans une école pendant son temps libre.

Aux premières impressions, ce film est très touchant tout d'abord parce qu'il aborde le thème de l'amour maternel car Fatima se sacrifie pour ses filles. En effet, Nesrine va tout mettre en œuvre pour réussir ses études et éviter des charges supplémentaire à sa mère. Ce qui rend le film touchant aussi, c'est le comportement opposé des deux filles envers leurs parents. Nesrine aide le plus souvent possible sa mère alors que Souad crie toujours sur sa mère et la rabaisse, mais même avec cela, Fatima garde la tête haute et continue à aider ses filles. On retrouve des clichés racistes sur les personnes étrangères comme par exemple la scène où Fatima retrouve de l'argent dans des vêtements chez une particulière (sûrement pour tester Fatima). Le lieu choisi (banlieue lyonnaise) est très représentatif des cités. La fin n'est pas assez explicative car on aurait voulu en apprendre plus sur la suite pour Nesrine. Les lumières sont sombres pour représenter en quelque sorte la pauvreté dans les cités. Les bruits de foule qu'on entend souvent sont bien homogènes avec le film. Enfin, les acteurs sont bien choisis et jouent bien leur rôle, tout particulièrement Fatima qui est une femme de ménage aussi dans la vraie vie.

Pour conclure, ce film est intéressant car il est représentatif de l'amour maternel et de la pauvreté. Ce film est conseillé pour un public qui aime les films touchants et montre les difficultés financières de certaines familles.

Rudy SAAD et Maxime SUPIOT
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 11:54 #bc1b-4cb7-8158-805285067951
Lycée pro Eric Tabarly
Le film est inspiré d’un livre écrit par Fatima Elayoubi, du nom de «Prière à la Lune». Philippe Faucon a réalisé plusieurs longs métrages comme «La Désintégration»...

Fatima vit seule avec ses deux filles «Souad» et «Nesrine», elle travaille comme femme de ménage pour payer les études de sa plus grande fille qui souhaite devenir médecin. D’origine Algérienne, elle ne maîtrise pas le Français mais l’apprend et le comprend.

Ce film est plutôt convaincant dans l’ensemble, malgré le non professionnalisme de l’actrice qui interprète «Fatima», le rôle est merveilleusement bien joué, elle arrive à nous faire passer des sentiments comme des émotions, les frustrations du racisme et du rejet des autres, qu‘un acteur professionnel n’arriverait peut être pas à nous transmettre.

Néanmoins, les images et les couleurs sombres nous montrent à quel point «Fatima» mène une vie triste. On peut observer des changements de couleur dans les moments humiliants, comme chez la femme qui l’emploie où elle trouve un billet de 10 euros qu’elle met dans sa poche mais lui ramène quelques instant après. Et surtout dans la scène où elle trébuche dans les escaliers et se casse le bras. Pendant ses mois de convalescence, elle continue à écrire des textes en arabe où elle parle de sa vie et reprend confiance en elle.

L’histoire est bien fournie en émotions avec les deux filles de Fatima, Nesrine, la fille aînée qui fait tout pour ne pas décevoir sa mère dans ses études. Souad, la plus jeune, devient ensuite vulgaire, violente et irrespectueuse à cause de sa situation familiale mais aussi parce qu’elle voit sa mère épuisée et humiliée par rapport à ses origines.

En conclusion, nous vous conseillons ce film car il est riche en émotions et vous vous identifierez très rapidement au personnage de «Fatima» grâce à sa détermination à donner de l’amour à ses filles et de faire en sorte qu’elles réussissent, même si elle doit travailler durement et doit aussi réussir à s’insérer dans la société.


Paul PAGIS et Théo MONPEURT
LP Tabarly, Les Sables d'Olonne
2016/03/21 13:04 #3542-41fa-a144-bb5ce4c32102
Lycée Emmanuel Mounier
"Les yeux pleurent mais les larmes ne coulent pas"

Critiquer un long-métrage, c'est d'abord répondre à deux interrogations : Qu'est-ce que le film m'a promis, avant que je n'entre dans la salle obscure ? A-t-il tenu cette promesse ? Pour ce qui est de Fatima, l'engagement de Philippe Faucon était de capturer le combat quotidien d'une mère issue de l’immigration maghrébine contre la précarité économique, dans toute sa dureté et sa dignité.

Librement inspiré des romans autobiographiques de Fatima Elayoubi, le personnage éponyme vit seul avec ses deux filles dans la banlieue lyonnaise. Tandis que l’aînée entame sa première année de médecine, la cadette, adolescente revêche, questionne la vie que lui propose sa mère. Contrainte à faire des ménages pour financer tant bien que mal les études de sa fille, Fatima sacrifie son corps, déjà malmené par une vie de labeur. Elle chute un jour dans les escaliers de son HLM et entame une frustrante convalescence. C'est sur les conseils d'un médecin que notre protagoniste décide de tenir un journal. Elle y écrit comment, confrontée au racisme quotidien, à l'hypocrisie de ses employeurs, aux médisances des femmes du quartier et surtout à cette langue française qui n'est pas la sienne, elle lutte. La langue justement joue ici un rôle affectif central. Barrière qui la sépare de ses enfants, elle entraîne quiproquos et mésententes, révèle l'isolement de Fatima.

Le traitement du réalisateur est sans surprise naturaliste : la bande-son est quasi-inexistante, l'étalonnage discret quoique chaleureux, les cadrages simples et le montage lent. Mais là où Philippe Faucon se distingue, c'est dans sa conception des distances. Ses plans, presque exclusivement rapprochés, en disent long sur la condition des personnages. Prisonniers d'une réalité qui les opprime, ils sont condamnés à errer au premier plan, incapables d'accrocher une ligne de fuite, d'entrevoir un avenir. Cette absence de profondeur ne rentre cependant jamais en collision avec la sensibilité du spectateur qui pourrait se sentir acculé par une trop grande proximité. Non, Fatima n'est pas un de ces -énièmes long-métrages brutaux et culpabilisants, fils bâtard du cinéma social ; il respecte son public autant que ses personnages. La maestria avec laquelle l'auteur nous plonge dans leur intimité n'est pas sans expliquer l'admiration que nous inspire Fatima en sortant de la salle. Mais plus que la mise en scène, c'est le jeu de son interprète qui donne sa puissance évocatrice au film. Soria Zeroual incarne avec à la fois beaucoup de retenue et de sincérité le rôle de cette femme digne, battue par tous les vents de l'existence et pourtant résolue à leur faire face, encore et encore. Elle ne s’autorise ni épanchement, ni véhémence, et si ses yeux s’embuent, aucune larme ne vient rouler sur ses joues.

Plus encore, le film dépeint le tableau d'un monde déserté par les hommes et dont les femmes, malgré le carcan religieux imposé par leur communauté, sont les héroïnes courageuses et déconsidérées. Si l'on pourrait reprocher à Philippe Faucon de ne pas parvenir à sortir de son cadre, à l'image de ses personnages, il est néanmoins indéniable que son œuvre tient toutes ses promesses et les dépasse même, de par l'émotion qu'elle nous distille élégamment. Une belle expérience de cinéma.
2016/03/21 13:07 #2d2f-438e-a8d4-334e760b51aa
Lycée André Malraux
Fatima est un film réalisé par Philippe Faucon, qui est un drame.Les trois personnages principaux sont : Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, Zita Hanrot, qui joue Nesrine et Kenza Noah Aiche, dans le rôle de Souad. Philippe Faucon s'inspire des deux livres Pierre de lune (2005) et Enfin, je peux marcher seul (2011) de Fatima Elayoubi, pour réaliser son film.

Philippe Faucon est un réalisateur français né le 26 janvier 1958 à Oudja au Maroc. Il commence sa carrière de réalisateur dans un premier court métrage La Jeunesse (1984). Ses films les plus réputés sont : Samia (2001), La Trahison (2005), Dans la vie (2008), La Désintégration (2011) et Fatima (2015). Le sujet du film parle principalement de l'intégration de Fatima qui est une femme d'immigration maghrébine, venue habiter avec son mari, il y a trente ans en France. Le film nous raconte aussi le parcours de ses deux filles âgées de 15 et 18 ans. Celles-ci comprennent un peu l'arabe et donc, ont du mal à comprendre leur mère quelques fois. Ce film est plutôt intéressant, car il nous montre la réalité puisque les étrangers sont vus comme des voleurs pour les personnes racistes, comme dans la scène où Fatima fait le ménage chez une dame et qu'elle trouve de l'argent dans les poches d'un jean en lavant le linge. En France, Fatima est assez perdue, car elle est loin de ses origines et ses habitudes de vie changent. Fatima ne sait ni lire, ni écrire, ni parler le français mais comprend la langue. La caméra n'est pas tout le temps fixe comme dans la scène de l'école dans le couloir où Fatima dispute sa fille. Quand à Nesrine, qui pour l'instant réussie son année de médecine est prête à tout lâcher mais encouragée par sa mère elle reprend goût aux études et à la fin nous allons savoir si elle réussie ou non son année de médecine.
Amélie Tellier
2016/03/21 22:16 #fb12-49ed-9d63-320f4e2b8e18
Lycée Jean Michel
Fatima c'est l'histoire d'une mère divorcée qui fait de ses deux filles, Souad et Nesrine, ses fiertés. Souad a 15 ans,elle est en révolte contre le monde entier et surtout sa mère. Nesrine a 18 ans, elle commence des études de médecine loin de sa famille.
Fatima parle mal français et le vit comme une frustration car elle voudrait parler aux gens. N'arrivant pas à dire à ses filles ce qu'elle voudrait, Fatima commence à écrire en arabe une longue lettre dédiée à ses deux filles, le moteur de sa vie.
Pour payer l'école de Nesrine, cette maman va faire beaucoup d'heures décalées en tant que femme de ménage. Jour et nuit, elle se démènera pour rendre ses deux filles heureuses, et ne s'accordera du repos uniquement le soir, quand elle écrit en arabe.
Un jour, Fatima prend la décision de s'inscrire à des cours de français et elle évolue. Elle peut maintenant participer à la réunion parent-prof du collège de Souad, et elle comprend pratiquement tout.
Cette maman courage est un modèle dans tout ce qu'elle accomplie pour ses filles, que ce soit pour Nesrine qui la remercie ou Souad, qui la repousse encore. Mais malgré la relation tendue avec sa plus jeune fille, elle l'aime de toute son âme et cela se voit.

Les dernières scènes du film sont particulièrement émouvantes puisque l'on voit Nesrine passer son examen pour son entrée en deuxième année de médecine, examen qu'elle a révisé jour et nuit pour rendre fière sa mère.
La dernière scène est ma préférée de tout le film : on voit Fatima, revenir dans l'école de Nesrine et lire sur le tableau le prénom de sa fille qui est acceptée en deuxième année. Cette scène est le résultat de l'évolution de Fatima tout au long du film et c'est quelque chose d'indescriptible tellement c'est beau à voir.

Alizée, 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:18 #c54f-4867-8370-413ff6895509
Lycée Jean Michel
On a tous besoin d’une Fatima ! Voilà la phrase qui résumerait bien ce film émouvant. Nous sommes plongées dans la dure réalité d’une famille d’origine Arabe.

Ce long métrage de Philippe Faucon avec Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche, démarre avec une scène où peuvent facilement s’identifier les étrangers qui cherchent un logement convenable en France. En effet la propriétaire d’un appartement refuse d’emblée la visite à ce groupe de quatre femmes, dont deux d’origine étrangère. Le ton est donc directement donné et ne laisse pas place au doute sur la suite du film : la vie de Fatima et de ses deux filles adorées va être portée sur le grand écran, permettant ainsi de représenter la situation de milliers personnes en France. De la barrière de la langue, aux soucis liés au travail dégradant de femme de ménage, en passant par les questions sentimentales et morales de ses filles, ce film aborde beaucoup d’aspects de la vie précaire de ces jeunes femmes qui essayent par tous les moyens de s’en sortir. Ce film est aussi un message d’espoir : notre avenir n’est pas forcément conditionné par notre classe sociale, puisque Nesrine, 18 ans, entame sa première année de médecine et la réussit avec brio grâce à tout le travail qu’elle a tout de même fourni. Tout le long de ce film, elle se démène pour réussir ses études. En effet elle veut être la fierté de sa famille, rendre sa mère heureuse, elle qui lui a tout donné. C’est le cas de beaucoup d’enfants issus de l’immigration qui veulent prouver à leur famille qu’ils ne leur ont pas tout donné pour rien.
Le fait que Fatima n’ait rien, mais donne tout à ses enfants, est très touchant, D’autant plus que la cadette, Souad, 15 ans, ne se rend pas compte des efforts que sa mère fait pour elle et la traite comme une « incapable ». Cela blesse Fatima qui commence peu à peu à baisser les bras. Ses filles sont tout de même sa motivation et sa plus grande fierté malgré qu’elles ne se comprennent plus : Nesrine et son langage de futur médecin, Souad qui adopte celui de la rue, et Fatima qui écrit ses mémoires en arabe. Toutes les trois s’éloignent peu à peu, mais Fatima fait énormément d’efforts pour stopper cet éloignement dont elle a tellement peur. La scène finale est particulièrement symbolique lorsque l’on voit la mère de famille revenir là où les résultats de sa grande fille étaient affichés. Elle arrive d’elle-même à retrouver son nom et sourit en signe de soulagement.
Un jour, Fatima tombe dans les escaliers et se blesse le bras. Etant en arrêt de travail, car elle ne pouvait plus exercer son métier de femme de ménage déjà si difficile et si incertain, elle se met donc sérieusement à écrire, écrire et réécrire ses mémoires de femme immigrée, et tout cela paye puisqu’elle présente son travail à un médecin de son origine et celle-ci va la féliciter et l’encourager à continuer. Cette chute va donc lui être bénéfique, elle était prédite : Fatima était arrivée à un point de rupture, une surcharge de tout.

Un film très ancré dans la réalité, une onde de choc pour nous qui ne sommes pas forcément confrontées aux problèmes liés à l’immigration et à l’intégration sociale. Ce film nous a bien sûr très touchées, avec des émotions très directes transmises par des acteurs tout aussi doués en jeu que Nesrine en médecine.

Alycia et Alison , 1ère S2- Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:22 #4f6f-4c2e-965c-07ac738e7343
Lycée Jean Michel
J'ai trouvé ce film transcendant, époustouflant, tellement que j'en perd mes mots ! L'histoire est vraiment touchante et nous emporte dans le quotidien de cette maman. On y voit une lutte contre le racisme et contre l'inégalité hommes-femmes.
J'ai été boulversée par cette maman qui malgré un décalage linguistique aide et surtout aime ses filles autant qu'il en est possible. En effet, elle s'oublie pour faire le bonheur de ses filles et ne s'accorde que quelques minutes de détente à travers ses écrits. Une phrase m'a marquée " Je n'ai pas le temps d'être amoureuse". Je pense qu'elle montre le sacrifice d'une jeune fille de 18 ans qui oublie son côté adolescente pour rendre fière sa mère. De plus, le paradoxe entre la fille de 18 ans proche de sa mère et fière d'elle, et la cadette qui elle, en a honte, est très intérressant à observer.
Je pourrais m'éterniser sur ce film alors restons en là. Encore une fois, cette femme est une héroïne des temps modernes et m'a touchée du plus profond de mon âme.

Annaëlle , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:23 #f160-4366-bc53-09193ffb0513
Lycée Jean Michel
Fatima n'est pas un film d'action bruyant de coups de feu et de cascades en voiture, Fatima n'est pas une comédie romantique abrutissante de bonheur et de guimauve. Fatima est un film que je pourrais qualifier de passif, une chronique de vie. Ce n'est pas une démonstration exagérée, ni une dénonciation féroce. C'est juste un long fleuve sur lequel le spectateur s'embraque, partageant la vie, ses bonheurs et ses galères, de trois femmes actuelles. Ce film narre la vie de gens normaux, de gens que l'on croise tous les jours au supermarché, dans la rue, des voisins que l'on ignore, des amis... Tout est fait pour nous plonger dans ce quotidien plus ou moins tranquille. Les scènes sont posées, s'installent et plantent le décor avant de commencer, permettant au spectateur de s'immerger dans la situation. C'est un film très simple, qui parle pour tous ces gens qui forment le peuple d'un pays, cette masse qui se tait. Il voit les problèmes, ne les résout pas forcément mais les met subtilement en lumière, par des jeux de dialogues, des scènes d'une vie qui ressemble à tant d'autres...

Fanny , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:26 #4c72-46f3-9bc9-fab0e9387048
Lycée Jean Michel
Fatima est une production française du réalisateur Philippe Faucon. C’est un film émouvant qui raconte l’histoire d’une femme arabe, Fatima, vivant seule avec ses deux filles, Souad, 15 ans et Nesrine, 18 ans. Au travers de cette histoire, le réalisateur nous fait pénétrer dans la vie quotidienne de cette femme qui travaille d’arrache-pied pour tenter d’offrir un bel avenir à ses filles, mais aussi qui tente de s’intégrer dans une société qui la rejette. On ne peut qu’admirer le courage et la persévérance de cette mère qui s’investit énormément dans tout ce qu’elle entreprend. L’amour inconditionnel qu’elle porte à ses filles saute aux yeux, Fatima s’inquiète beaucoup pour elles et serait prête à n’importe quoi pour leur bonheur. C’est sans doute pour cela que le comportement de sa cadette m’a tant frappée, elle fait vivre un enfer à sa mère et ne se rend pas compte de tous les sacrifices que cette dernière fait pour elle. Mais malgré cela, Fatima reste dévouée à ses progénitures et consacre sa vie à améliorer la leur.
Cette production est fantastique car, bien que l’intrigue se passe en France, elle nous montre une autre culture et les paysages ne sont pas conformes à ce que l’on a l’habitude de voir. En effet, l’histoire se passe dans une cité, le décor est donc composé d’immeubles et de béton qui s’étendent à perte de vue. On découvre alors le monde de la banlieue parisienne mais aussi la culture arabe, que nous retrouvons lorsque nous entrons dans l’intimité des trois femmes.
J’ai aussi beaucoup apprécié ce film de par sa dimension sociale. Il traite des inégalités entre les hommes et les femmes (dans une scène nous pouvons voir le père des filles interdire à son ainée de fumer dans la rue, car pour une femme cela est mal vu), tout en pointant du doigt inégalités sociales ( le fils de la dame chez qui Fatima fait des ménages laisse des billets dans ses poches alors qu’elle est obligée de travailler toute la journée pour survivre), le rejet des autres et les problèmes d’intégrations. C’est ce dernier point que j’ai trouvé le plus touchant. Fatima ne parle pas très bien le français, mais tente de le maîtriser en prenant des cours dans une organisation. Ceci renforce l’admiration que l’on a pour cette femme, qui malgré ses journées complètes de travail et une maison à entretenir, trouve le moyen de consacrer du temps à l’apprentissage d’une nouvelle langue qui lui permettrait de s’intégrer dans le pays. Mais malgré cela, elle rencontre beaucoup de difficultés et subit le rejet de la société. Ces gens qui la tirent vers le bas sont aussi bien ses patrons, qui la rabaissent sans arrêt et la traite comme une incapable, que des femmes vivant comme elle, qui tentent de la faire plonger en la critiquant et l’insultant ouvertement. Mais Fatima, sur qui le sort s’acharne, arrive à passer au-dessus de cela et s’accroche à la vie, c’est ce qui fait toute la beauté du film.
Un moment de l’histoire m’a particulièrement interpellée, c’est quand Fatima raconte dans son journal « l’histoire d’une femme qui part travailler le matin et qui rentre chez elle le soir, dans une maison propre et rangée ; car une autre femme a passé sa journée à tout nettoyer, astiquer, balayer, épousseter… mais cette dame, quand elle rentre chez elle le soir après avoir rangé la maison d’une inconnue, rien n’est propre et elle doit tout recommencer, c’est une deuxième journée qui l’attend » ce qui illustre bien la vie de Fatima. Philippe Faucon passe un message fort et nous montre que chaque personne, au-delà des apparences, cache probablement une deuxième vie, ce qui nous pousse à réfléchir à nos actions et remet en question notre manière de penser.

En parallèle de son histoire, que nous découvrons petit à petit, Fatima raconte dans son journal tout ce qu’elle voudrait dire à ses filles, mais que la barrière de la langue empêche. En effet, elle comprend le français mais ne le parle pas bien ; tandis que ses filles comprennent l’arabe, mais ne le parle pas. J’ai été impressionnée par son style d’écriture, que j’ai trouvé remarquablement beau et que l’on ne s’attend pas à trouver chez une telle femme. Fatima, malgré tout ce qui lui arrive, conserve une certaine fierté que nous pouvons observer lors de l’échange avec sa patronne, qui lui explique que certaines personnes réussissent en médecine grâce à leur parents médecins qui peuvent les aider ; ce à quoi Fatima répond « mais moi aussi j’aide ma fille, je ne suis pas médecin mais je travaille dur pour lui payer ses études, je lui cuisine des plats, je fais le ménage», c’est une battante et elle le fait savoir. Et cette persévérance finit par payer, lors de la scène finale, nous pouvons voir Fatima devant les résultats de sa fille qui a réussi sa première année de médecine. Nous ne pouvons voir son visage, mais on peut quand même percevoir toute la fierté qu’elle ressent et la joie de s’être tant investie dans quelque chose qui a finalement porté ses fruits.
En conclusion nous pouvons dire que ce film est un concentré de messages forts et puissants auquel s’ajoute une histoire bouleversante qui nous poussent à nous remettre en question et à songer à notre prochain. J’ai vraiment apprécié cette projection qui est pour moi une source d’inspiration et prouve que l’on peut réussir ce que l’on veut, quel que soit le milieu d’où l’on vient ou notre histoire. En travaillant dur, en ayant le courage de s’accrocher malgré tout ce qui peut nous tirer vers le bas, on peut tout réussir. Ce message fort nous pousse à avancer dans la vie et à tenir bon.

Isaline , 1ère ES2 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:28 #ae63-4615-b7f1-a54011ea8f91
Lycée Jean Michel
L’œuvre de Philippe Faucon a pour sujet le dévouement d’une femme divorcée, Fatima, à ses deux filles. L’ainée, Nesrine, entreprend des études de médecine et malgré sa sagesse et sa persévérance, connait toutes les difficultés d’études sélectives et celles liées à un milieu modeste. La cadette, Saoud, subit une adolescence tumultueuse autant pour sa mère que pour elle-même. Elle est par sa fougue, partagée entre colère insolente et tendresse doucereuse.
Fatima est associée à la douceur ; c’est le personnage le plus lent, -ce qui se ressent dans sa voix, un simple souffle chuchoté chatouillant l’oreille- alors qu’elle est paradoxalement toujours en action.
Serait-ce la traduction d’une forme de douleur ? L’incompréhension de l’arabe, sa langue maternelle, par ses propres filles ; le fait qu’elle soit obligée de travailler dur tout en restant pourtant toujours aussi inconsidérée ; sa solitude, la spirale infernale de ses jours avec pour seul échappatoire un cahier de pensées…
En soit Fatima est une anti-héroïne, car le réalisateur ne la mythifie pas, n’essaye pas de la rendre meilleure qu’elle n’est. Le film est d’une réalité entrainante, à valeur d’un quasi-documentaire. Fatima, plus qu’une femme isolée, est la représentante d’une partie de la population jamais représentée : les humains dans l’ombre des autres, qu’on essaye de cacher en les relayant dans des banlieues hostiles, en les faisant travailler la nuit pour ne pas avoir à regarder dans les yeux ceux dont on a banni l’existence, la langue, le prénom. Les inégalités criantes sont représentées sans violence et n’en deviennent que plus importantes, flagrantes, touchantes. La réhabilitation de toutes les Fatima s’opère par la compréhension et par la dénonciation d’une réalité taboue.
Le film est porteur non seulement d’un engagement sur le domaine de la contestation sociale mais aussi d’espoir, par la simplicité, la beauté et la façon dont le thème est traité, et par l’absence d’agression visuelle contrastant avec les émotions, omni présentes.

Marthe , Tle ES1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:31 #3f85-4b3b-bbbb-66fd59dd6236
Lycée Jean Michel
Fatima est un film français réalisé par Philippe Faucon. Il dure 1 h 19 mn. Avec Soria Zeroual,
Zita Hanrot, Kenza Noah Aiche

Fatima est une femme d’origine Arabe. Elle vit seule avec ses deux filles, Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine.
Fatima aide au maximum ses filles pour leur obtenir un futur promettant, mais un jour en faisant le ménage, car Fatima est une dame de ménage, elle tombe des escaliers et est en arrêt maladie. Elle commence à écrire en arabe, car elle a du mal avec le français et le regrette car parfois, elle a du mal à comprendre ses filles. Fatima va tout faire pour les aider, même à aller vendre ses bijoux qu’elle a de sa famille depuis des générations.
Dans ce film, nous retrouvons la vie d’une femme arabe vivant seule avec ses deux filles et qui doit s’occuper de tous les petits soucis de la vie.
Nous avons bien aimé ce film car nous apercevons les durs moments de la vie d’une femme seule et qui ne comprend pas forcément le français. Et qui trouve toujours quelque chose pour s'en sortir, des cours pour mieux comprendre le français etc.
Mais pour l’instant nous avons préféré « De l’autre coté de la rive » de Kiyoshi Kurosawa...

Mathilde et Roxane , 2e 7 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier

2016/03/21 22:33 #d9f8-4270-b222-8cc525df0fbf
Lycée Jean Michel
Philippe Faucon, le réalisateur du film Fatima, nous montre la dure réalité de l’intégration des personnes issues de l’immigration. Plus particulièrement l’histoire de Fatima, joué par Sorial Zeroual, une mère algérienne, qui a pour profession agent d’entretien, et mère de deux adolescentes. Elle fait tout pour que ses filles réussissent leurs études. Sa fille ainée est d’ailleurs en étude de médecine, et travaille dur pour réaliser son rêve. On s’immisce facilement dans l’histoire de cette famille soudée, ce qui permet de mieux la comprendre. Par conséquent les personnes nous touchent, en particulier la fille ainée. On se prend au jeu, et on espère que cette famille va réussir à s’intégrer.

Solène , 1ère L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/21 22:36 #e4ed-4582-b7dd-7e887112a574
Lycée Jean Michel
Ce film nous présente donc Fatima, femme de ménage et mère de deux filles, l'une allant en école de médecine et l'autre en pleine crise d'adolescence. Cette femme va donc devoir se battre pour l'avenir de ses filles. Fatima (Soria Zeroual) n'est pas jouée par une actrice professionnelle tout comme les deux filles, Souad (Kenza Noah Aiche) et Nesrine (Zita Anrot) qui sont jouées par des jeunes filles se destinant à devenir comédiennes.
Le thème principal du film est le racisme, ainsi que la barrière linguistique entre les personnes venant de l'immigration. Le racisme est omniprésent, par exemple au début avec la femme ne voulant pas vendre l'appartement, ou encore la femme cachant l'argent dans la poche de jean. La barrière linguistique est représentée par Fatima, qui parle un français rudimentaire. La scène de la réunion Parent/Professeur est la plus représentative, le fond est flou et seul Fatima est claire, montrant son incompréhension aux dires de la professeure. De plus Fatima écrit un livre traitant de son expérience de mère où elle parle de tout ce qu'elle ne peut pas transmettre à ses filles à l'oral.
Fatima est donc pour moi un bon film représentant le combat d'une femme contre le racisme et la barrière linguistique pour le salut de ses filles.

Yugo , 1ère ES2 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/22 12:59 #2-2
Lycée Jean Michel
C’est un film extraordinaire qui montre l’insertion et la vie d’une famille maghrébine dans la société de nos jours.
Fatima est un film vraiment poignant, le mérite de cette femme qui doit éduquer ces deux filles totalement différentes est sublime ; elle doit se battre entre une fille aînée travailleuse qui veut la rendre fière et la cadette qui en fait qu’à sa tête et ne travaille pas. Cette femme illettrée se force à apprendre le français pour aider ces filles. Que dire de la scène où Fatima arrive enfin à lire le résultat de sa fille sur une feuille affichée au mur.
Le jeu des acteurs est formidable et profond, il représente bien ce qu’est l’intégration actuellement. Pour ma part ce film est un bijoux, un des seuls qui montre avec exactitude ce qu’est ce phénomène.

Florian , 1L1 - Lycée Jean Michel à Lons-le-Saunier
2016/03/22 16:05 #2-3
Lycée Jean Giraudoux
Fatima est un film français réalisé par Philippe Faucon. Ce dernier s'est inspiré d'une histoire vraie, retranscrite dans le livre « Prière à la lune » de Fatima Elayoudi.
Ce film met en scène une mère de famille, quinquagénaire, du nom de Fatima, d'origine maghrébine et de confession musulmane. Elle se consacre entièrement à l'éducation et à l'avenir de ses deux filles. Elle exerce le métier de femme de ménage et ne sait pas parler le français. Fatima et ses deux filles vivent dans une banlieue défavorisée de Paris. Mais malgré cela, la plus âgée de ses filles entreprend des études de médecine et est aidée par sa mère.
Fatima est un film touchant et émouvant. Il est également réaliste. En effet de nombreux foyers vivent la même situation que Fatima et sa famille. De plus, chaque personnage représente une personnalité différente, la plus jeune, Souad, est une adolescente difficile tandis que sa sœur est plus posée. Le personnage principal incarne le dévouement et la détermination à s'intégrer dans une société qui n'est pas la sienne. Fatima est vraiment touchante car elle apprend à lire le français pour pouvoir lire le nom de sa fille sur la liste des résultats des candidats en médecine. Cette scène clôt le film, ce qui le rend encore plus touchant. Ainsi la fierté de Fatima est immense. On peut également dire qu'elle est fière de dire à son employeur que sa fille fait des études et qu'elle aide comme elle peut, malgré sa situation.
On constate qu'il y a peu de musique, contrairement à d'autres films. Cela empêche le spectateur de tomber dans le pathos. En effet, lors de la scène intime mère/fille, quand Fatima masse Souad, l'absence de musique se fait ressentir car nous sommes habitués à un fond sonore doux lors de scènes de ce genre. Malgré les critiques des femmes de la banlieue, Fatima et ses filles restent fortes et réussissent ce qu'elles ont entrepris. La grande réussit sa première année et Fatima se rend compte que tout le monde a besoin d'une Fatima et le retranscrit dans des poèmes dédiés à ses filles.

Anaïs, Apryl, Pauline, Amy, Léna, Thomas et Camille, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:06 #2-4
Lycée Jean Giraudoux
Fatima est un film poignant. Fatima est une une mère dévouée mais qui a un problème récurent, la barrière de la langue entre elle et ses filles. Elle doit faire face à des préjugés comme dans la scène qui inaugure le film et où elle est voilée : la propriétaire de l'appartement refuse de les accepter et trouve une fausse excuse. Lorsqu'elle n'a plus son voile, elle se dévoile, on la découvre, elle s'ouvre au public, elle est elle-même, notamment quand elle écrit son journal et qu’elle détaille ses sentiments, ses ressentis. Elle joue son rôle de maman, attentive à ses filles, elle leur prépare des repas, les loge et leur apporte beaucoup de tendresse qui parfois est rejeté par sa fille cadette. Des scènes de conflits sont toujours filmées de près pour rentrer dans le cœur de l'action et dans les scènes de tendresses la caméra s'éloigne pour laisser les personnages profiter de ces instants. Ces filles l'aident à mettre son voile, ce sont des scènes de tendresses, d'amour.
Fatima est un personnage lucide, comme dans la scène avec le pantalon où son employeur fait exprès de laisser de l'argent dans les poches pour la tester. Elle travaille beaucoup pour que sa fille aînée réussisse.
La cadette a une « double personnalité » surtout avec sa mère, elle est très sensible mais ne le montre pas : ça se transforme en colère car sa mère ne parle pas français et elle en a presque honte: elle reproche à sa mère de trop travailler, d'être « esclave », et de favoriser sa grande sœur : elle est jalouse.
La grande sœur est studieuse contrairement à la cadette, elle ne veut pas lâcher car elle sait que sa mère est derrière elle et paye ses études. Elle craque avec ses proches mais ne baisse pas les bras.
Le père est présent fréquemment financièrement et physiquement , il soutient son ex femme et ses filles. Il achète des chaussures à la cadette mais il a beaucoup de stéréotypes liés à sa culture.
Le jeu des personnages est tout en simplicité.
On pourrait s'attendre à ce qu'il y ait des scènes de religion mais ce n'est pas le cas pour ne pas dévier du sujet central du film qui est la difficulté d'intégration. Le film se finit par une scène sans musique où Soria Zeroual, l'actrice jouant Fatima cherche avec minutie le nom de sa fille sur la liste d'admission et quand elle le trouve enfin elle est remplie d'émotions tout comme le spectateur. Le travail de Fatima et ses progrès dans l’apprentissage de la langue française ont porté leurs fruits.

Corentin, Coralie et Estelle, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:07 #2-5
Lycée Jean Giraudoux
Fatima du réalisateur Philipe Faucon, un film réaliste et touchant, traitant d’une famille d’origine algérienne divisée, luttant contre les stéréotypes. Comme son titre l’indique, le personnage éponyme est une femme quinquagénaire muselée par la barrière de la langue qui se bat pour ses deux filles. Le jour, elle est une maman discrète et attentionnée, le soir, une femme qui se confie à son « journal intime » écrivant ce que la langue française lui interdit de dire et se confiant sur la misère et les douleurs qu’elle rencontre. C’est un personnage à double facette. Subissant les commérages et le racisme hypocrite français, elle a du mal à s’en sortir mais elle lutte, pour être fière de ses filles mais aussi d’elle comme le montre la dernière image du film, celle où elle peut lire elle-même le nom de sa fille aînée sur les listes des élèves reçus. Une image touchante sans musique comme tout au long du film ce qui ôte tout pathos au film.
Le rôle du père n’est pas un rôle sans importance, celui-ci montre un homme intégré dans la société française contrairement à Fatima. Il est très présent dans la vie de ses deux filles, comme dans la scène où il change la bouteille de gaz, chose que Fatima ne peut pas vraiment faire. Il est également présent pour son ex-femme, puisqu’il la défend, par dans exemple les scènes de voiture où la fille cadette blâme sa mère.
La fille cadette de Fatima, Souad, est une jeune fille de quinze ans en pleine révolte. Cette révolte exprime un manque d’affection considérable, et elle paraît un peu perdue. Même si elle est arrogante, et agressive envers sa mère, cette dernière révèle un lien entre mère et filles mais également entre sœurs comme le montre la scène où elle apprend que sa sœur à réussit sa première année d’études. Elle essaye de trouver un modèle auquel s’identifier et ne le trouve pas dans sa mère. C’est un personnage complexe, et en phase de recherche sur elle-même.
Nesrine, la fille aînée de Fatima, âgée de 18 ans, est donc en plein commencement d’études de médecine. Elle a une très grande ambition. Elle se bat pour elle, mais aussi pour sa famille et plus particulièrement pour sa mère. Elle exprime une peur immense de l’échec, ce qui la rend pleine de rage et de courage. Elle s’interdit toute vie sociale pour ne pas décevoir cette mère qu’elle voit se sacrifier.

Le réalisateur Philipe Faucon nous plonge ainsi dans un film émouvant et sensible, aux personnages pleins de hargne et de détermination.

Lucas et Mathilde, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:09 #2-6
Lycée Jean Giraudoux
Fatima, est un film poignant et très réaliste qui nous expose la vie d'une mère de famille immigrée qui fait tout son possible pour éduquer ses filles, ne sachant pas parler correctement le français et ayant du mal à s'intégrer et à être intégrée. De plus, le choc des cultures est très visible, car ses filles vivent à l'occidentale mais elles gardent tout de même une partie de leurs origines. Nesrine, l'aînée, essaye de parler la langue, aide sa mère à attacher son foulard, alors que Souad, la cadette, a plus de mal avec les problèmes d'intégration de sa mère et le fait qu'elle ne parle pas la langue française. Les 2 sœurs ont un caractère totalement opposé, Nesrine est déjà très mature, elle est très travailleuse, battante et veut réussir. Souad est une adolescente plutôt rebelle, provocatrice, mais avec la scène finale, quand elle apprend que sa sœur a réussi son examen, elle saute de joie. Son caractère est du coup nuancé et on peut dire qu'elle a un bon fond, et qu'elle est très attachée à sa famille. Malgré tout, le rôle des parents est important, car ils restent présents pour leurs filles même si le père vit avec une autre femme ; il compense en achetant des chaussures à la plus jeune et en lui faisant la morale lorsqu'elle manque de respect à sa mère et aide la plus grande dans son appartement, comme par exemple, quand il change la bouteille de gaz. Leurs rôles sont distincts, mais autant importants, le père fait plus du bricolage, questionne et met en garde Nesrine sur la relation avec les hommes. Sa mère s'occupe du linge, de la nourriture et a une relation pleine de tendresse et de complicité avec ses filles. Dans le film, la musique est quasiment absente, sans doute un choix du réalisateur pour ne pas céder à l'émotion facile et au pathos, notamment dans les séquences entre mère et filles.

Fannie, Aïnoa, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:10 #2-7
Lycée Jean Giraudoux
Fatima est un film traitant de l’intégration des étrangers en France, et plus particulièrement de la figure d’une mère maghrébine prête à tout pour ses filles, malgré la barrière de la langue et ses difficultés à s’intégrer. Fatima se crée une carapace afin de rester forte devant ses filles, mais chaque soir cette carapace tombe, lorsqu’elle exprime pleinement ses sentiments dans son journal intime en écrivant dans sa langue d’origine.
Fatima a deux filles : une de 19 ans et l’autre d’environ 15 ans. Elle redouble d’efforts et intensifie son travail pour payer les études de l’aînée. Celle-ci le lui rend bien. En effet, elle passe son temps à travailler et décide donc de ne plus sortir, de ne plus s’amuser afin de rendre sa mère fière d’elle. Ses efforts payent vu qu’elle finit par réussir sa première année de médecine. Tout au long du film, Fatima prend des cours pour apprendre à lire et comprendre le français et c’est à la fin du film que la mère de famille revient seule devant le tableau d’affichage des résultats pour pouvoir lire de ses propres yeux que sa fille a réussi sa première année. C’est donc une victoire pour elle, cette scène est d’ailleurs très émouvante.
Dés le début du film, la cadette apparaît comme irrespectueuse envers sa mère, la traitant de « cave » mais ce comportement peut s’expliquer par le manque d’affection dont elle est victime. Cependant, on peut trouver que l’actrice incarnant la cadette surjoue. Elle est le stéréotype même des jeunes de banlieue. Cette image est nuancée à la fin de l’histoire quand la jeune fille se montre très heureuse à propos de la réussite de sa sœur.
Les quelques scènes de confession s’effectuent dans les lieux fermés comme les transports, comme cela les personnages ne peuvent pas s’enfuir et se confient donc plus facilement. De plus, beaucoup de scènes de tendresse mère/fille sont présentes et nous font nous émouvoir. Quand l’aînée met le voile à sa mère, on ressent une profonde affection et une certaine forme d’admiration de la part de la jeune fille. Cette complicité est également présente entre la cadette et la mère, la scène du massage dans la chambre de cette dernière montre une forme de soutien et de présence, du moins physique, de la part de Fatima.
Le réalisateur utilise les plans fixes, on voit toujours les acteurs, le spectateur n’est jamais mis dans la peau d’un des acteurs, cela permet de voir les réactions et les émotions des différents personnages.
Contrairement à Fatima, son ex-mari semble plus intégré dans la société même s’il n’est pas constamment présent, la cadette se confie à lui. Le père, lui, parle le français, a un métier stable mais continue de s’intéresser à la situation de sa femme. Même s’il est plus intégré, il conserve le même discours que tient Fatima à propos des conventions sociales et tient à ce que ses filles restent dans le droit chemin.
Fatima est un film qui traite des a priori que la société peut avoir sur les « Fatima » et nous montre ce qu’elles peuvent ressentir au jour le jour.

Pauline, Mina, Chloé, Marion du lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:11 #2-8
Lycée Jean Giraudoux
Fatima est un film de 2015, réalisé par Philippe FAUCON. C'est un drame réaliste qui engage Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, la mère et protagoniste du film, Zita Hanrot dans le rôle de Nesrine, la fille aînée et Kenza Noah Aïche dans celui de Souad, la fille cadette.
Fatima, algérienne, vit avec ses deux filles en France. Elle fait des ménages pour financer la vie de famille, et ne parle pas français, ce qui la frustre énormément ; elle ne peut qu'écouter les autres et ne peut rien leur répondre en français. Contrairement à elle, ses deux filles sont parfaitement intégrées dans la société française.
Nesrine commence des études de médecine et Fatima l'aide autant qu'elle peut, en lui préparant des repas, et en l'aidant au ménage. Son employeuse, qui a un fils faisant les mêmes études que Nesrine, finance des professeurs particuliers et pense que puisqu'elle est femme de ménage, Fatima n'aide pas sa fille. Celle -ci se montre très exigeante avec elle-même, et n'exprime de la joie qu'à la fin du film, quand elle découvre qu'elle a réussit son année, et Fatima retourne seule pour mettre à profit ses cours de français et réussir à lire par elle même le prénom de sa fille.
Souad est une collégienne, rebelle et fermée vis-à-vis de sa mère, dont elle trouve le travail honteux. Souad se confie à son père qu'elle ne voit que lors de quelques sorties, et celui-ci soutient son ex-femme. Chez elle, Fatima tente d'apaiser les tensions malgré le non travail scolaire de Souad et se montre douce avec elle, comme lorsqu'elle la masse par exemple. Souad se montre pourtant heureuse et fière de sa grande sœur.
Malgré son travail épuisant et le soutien total qu'elle donne à ses filles, Fatima doit faire face à la méfiance de ses employeurs qui la suspectent de voler, les commérages de ses semblables et la barrière de la langue. Pour fuir tout cela, Fatima écrit. Cela lui permet de s'exprimer librement et personne ne le sait. Lorsque Fatima se confie à Nesrine, celle ci se trouve étonnée des écrits de sa mère. Même si elle ne comprend pas tout de l'arabe, elle est fière et lui redemande de les lire.

Fatima est un film réaliste qui traite de l'immigration et de la barrière de la langue avec beaucoup d'humour et un style naturaliste. La musique est peu présente pour accentuer le réalisme. Tiré du petit recueil « Pierre de Lune », le réalisateur a pu avoir l'appui de Fatima Elayoubi, l'écrivain du livre pour rendre son film et l'histoire de cette femme plus vraie.

Laurine, lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/22 16:27 #2-22
Lycée Jean Giraudoux
Philippe Faucon nous offre une vision touchante et émouvante du personnage de Fatima. Malgré la barrière de la langue, Fatima parvient à inviter le spectateur à la comprendre et à partager ses peurs, ses peines et ses espoirs. L’héroïne, mère d’une jeune adolescente rebelle et d’une fille studieuse et courageuse, courbe l’échine sans jamais la rompre. Ses difficultés d’intégration lui rendent la vie compliquée aussi bien financièrement qu’au niveau de l’éducation mais Fatima, malgré les épreuves parcourues, reste une femme fière et brave. Son jeu d’acteur novice rend l’émotion plus authentique. Quant à la fille cadette, son personnage est difficile à cerner, du fait de ses fréquentations et du milieu dans lequel elle évolue. Son coté tendre ressort malgré tout durant les tête à tête avec sa mère. Puis, sa fille aînée aide Fatima à garder espoir et la rend fière. Cependant, certains aspects du film sont négligés : Fatima retranscrit ses pensées, ses émotion sur un livre dont elle seule en connaît l’existence, il n’y a pas d’objectif clair et cet aspect aurait pu être plus développé.
Par contre, le contexte social est bien retranscrit avec notamment les problèmes de racisme avec la patronne de Fatima qui s’étonne lorsque cette dernière lui annonce que sa fille fait des études de médecine. Cette scène n’est malheureusement pas un cliché dans une société où le racisme est devenu une banalité et où les inégalités “blancs/maghrébins” persistent. Un film touchant, une belle leçon de vie où l’amour d’une mère est concrétisé par la réussite de sa fille aînée.

Quentin, Justine, Manon, Elsa, Lycée Jean Giraudoux, Bellac
2016/03/23 17:50 #2-24
Lycée E. Lemonnier
Dans ce film, Philippe Faucon nous raconte une histoire réaliste : celle de Fatima qui veut à tout prix la réussite de ses enfants.
Fatima, immigrée maghrébine, est le personnage central du film. Elle est mère de deux enfants, Souad et Nesrine. Dès le début du film, on se rend compte que Fatima ne parle pas très bien français. Mais cette dernière, issue de l’immigration, veut absolument le succès de ses deux filles. Au cours du film, Fatima occupe un travail en tant que femme de ménage. Elle gagne pas beaucoup d’argent mais essaye tout de même de répondre aux besoins de ses enfants.
Nesrine, sa fille ainée, a 18 ans. C’est une fille ambitieuse et engagée dans des études de médecine qui lui prennent beaucoup de son temps libre. Nesrine respecte sa mère et est reconnaissante de l’intérêt qu’elle porte à ses études.
Souad, âgée de 15 ans, est la fille cadette de Fatima. Très vite on se rend compte qu’elle est moins impliquée dans son travail scolaire. On suppose alors que Souad a moins d’ambition de sa sœur. Mais néanmoins elle précise qu’elle ne voudrait pas finir comme sa mère à faire des ménages.
On distingue alors deux sœurs au caractère opposé. Malgré les caprices de Souad, Fatima essaye quand même de favoriser la réussite de ses deux filles à part égale, en se souciant de leur travail. Fatima et ses enfants vivent dans une banlieue de Normandie. A travers le film, on s’aperçoit que Fatima a des difficultés à s’intégrer dans la société. Mais elle essaye tant bien que mal d’apprendre le français en prenant des cours de langue. Phillipe Faucon veut alors souligner les difficultés que rencontre Fatima pour s’intégrer dans la société.
Au cœur du film, on entend très peu de musique, elle est quasiment inexistante. De plus certains plans sur Fatima sont assez longs. Cela accroit alors l’aspect naturel, voire naturaliste, du film et donne un style plus épuré, ce qui est appréciable. Le réalisateur a également introduit dans ce film des acteurs non professionnels pour une fois de plus souligner cet aspect naturel. A la fin du film, une scène nous montre que Nesrine a réussi ses examens de médecine. Par la suite, on voit Fatima qui vérifie que sa fille figure bien dans la liste des élèves inscrits. Cette scène finale est remarquable et peut nous confirmer que Fatima peut désormais lire correctement.
Alexis
2016/03/23 17:52 #2-28
Lycée E. Lemonnier
Fatima est un film réalisé par Philippe Faucon, en 2015. Ce film est l’Histoire de Fatima, une femme de ménage, et de ses deux filles : Nesrine, 18 ans, étudiante en première année de médecine et Souad, 15 ans, élève de 3ème.
Ce long métrage est très réaliste, car il raconte le quotidien de plusieurs femmes. Celles-ci peuvent se reconnaître dans le personnage de Fatima, une femme de ménage, qui ne sait ni parler ni lire ni écrire la langue française. Cette femme écrit dans un journal toutes ses pensées, sur son quotidien : les remarques des personnes, ce qu’elle ressent, tout ce qu’elle voit. Dans certains passages du film, ses pensées se retrouvent en voix off, nous pouvons alors constater la beauté de ses écrits mais aussi la souffrance que cette femme ressent.
Certaines jeunes filles peuvent aussi se reconnaître dans le personnage de Souad, une élève de 3ème au comportement déplacé et sournois envers sa mère mais aussi envers l’école. Cette jeune file profite du fait que sa mère, ne sachant ni lire ni écrire, ne puisse l’aider dans son travail à l’école. Le personnage de Souad reflète le comportement de beaucoup d’adolescentes, c’est sûrement ce qu’a voulu montrer Philippe Faucon dans son personnage et faire réaliser à ces jeunes filles leur comportement envers leurs proches ou à l’école.
Contrairement à sa sœur, Nesrine, elle, incarne le personnage de la fille modèle, studieuse. Cette jeune femme de 18 ans, étudiante en médecine, ne sort jamais et consacre tout son temps à ses études.
Ce film n’a pas d’acteur qualifié : le rôle de Fatima est joué par Soria Zeroual, une femme étant, au départ, venu pour jouer en tant que figurante, mais le réalisateur, ayant été conquis par sa personne, l’a engagée pour le rôle principal du film. L’actrice jouant le rôle de Souad surjoue, elle accentue trop ses paroles, ce qui est décevant car cela retire l’effet de réalisme du film. Toute la réalisation de ce film a été faite de façon à vraiment obtenir cette notion de réalisme : il ne comporte pas de musique, pas beaucoup de changement de plans afin de se focaliser sur les personnages principaux et leurs vies.

Alice
2016/03/23 17:52 #2-29
Lycée E. Lemonnier
Dans Fatima de Philippe Faucon, nous retrouvons trois personnages principaux : Fatima, Souad et Nesrine. Fatima est une mère divorcée qui élève seule ses deux filles. Fatima ne parle pas bien français. Elle a du mal à s’intégrer dans la société à cause de ce handicap. Elle fait plusieurs travaux pour pouvoir gagner sa vie et financer sa fille aînée qui s’installe à Paris. Souad est une jeune adolescente de quinze ans qui travaille mal à l’école et parle mal à sa mère. Elle habite seule avec sa mère en Normandie. Elle représente quelqu’un de négatif, qui n’est pas content de sa vie. Elle insulte à plusieurs reprises sa mère. Souad passe ses journées en compagnie de ses amis dans la rue. Nesrine, jeune femme de dix-huit ans, est en première année de médecine. Elle a une relation très fusionnelle avec sa maman. Elle a toujours bien travaillé à l’école et ne vit plus avec sa sœur et sa mère. Nesrine est très studieuse et vit en colocation avec une copine. Ces trois femmes viennent d’un monde tout à fait différent. Tout au long de ce film nous verrons que les deux jeunes filles prennent des chemins différents avec les mêmes moyens.
Philippe Faucon a été inspiré par Fatima Elayoubi qui a écrit Prières à la lune. Il a rencontré à plusieurs reprises Fatima et la tenait au courant régulièrement du tournage et du dialogue. Pourtant l’histoire est complètement fictive. Mais ce livre n’a pas été sa seule inspiration : en 2011, il a réalisé un film nommé La désintégration, un film qui rejoint Fatima. La désintégration et Fatima traitent du même sujet, c'est-à-dire l’intégration. La désintégration est un film qui finit mal puisque les deux jeunes hommes finissent par se radicaliser et devenir des kamikazes. Fatima est tout l’inverse, Fatima finit par s’intégrer et sa fille réussit sa première année de médecine.
Le choix de l’actrice qui joue Fatima s’est fait après un casting pour jouer en temps que figurante dans le film de Philippe Faucon. Il a apprécié ce que dégageait cette actrice et lui a proposé de jouer l’actrice principale. Il a pris une actrice non professionnelle pour garder ce coté totalement naturel. Les deux autres actrices principales jouent de façon beaucoup moins naturelle que ne le fait Fatima. Le jeu d’acteur de Souad ne me parait pas naturel et fortement sur-joué. Quant au rôle de Nesrine, l’actrice joue une jeune femme sûre d’elle.
Le film est très épuré, nous ne retrouvons pas de musique dans le film à part au moment où Nesrine et son copain écoutent de la musique, dansent et chantent. Ce passage me paraît le plus joyeux du film car nous voyons tous les personnages du plan heureux. Comme dans les autres films, nous retrouvons de la musique dans les génériques de fin et de début. Le fait de ne pas mettre de musique, nous donne l’impression de voir un documentaire.
Fatima tient un journal où elle écrit régulièrement ses pensées ou ses journées en arabe. Lorsque l’on nous montre Fatima écrire, le caméraman fait un gros plan sur son visage ou sa main qui écrit. Dans ces moments là, nous sommes au plus proche de Fatima.
Camille
2016/03/23 17:53 #2-30
Lycée E. Lemonnier
Fatima est un film de Philippe FAUCON, réalisateur français. L’œuvre de FAUCON se base sur l’intégration des étrangers sur le territoire français.
Dans la première scène du film, on peut voir deux des trois personnages principaux. Fatima, une maman de deux jeunes filles. Elle est divorcée de son mari et s’occupe seule de ses enfants. Cette femme possède beaucoup de petits « jobs », principalement dans le domaine du ménage. Elle ne sait pas parler français mais apprend dans une école spéciale. De plus, c’est elle qui entretient toute la maison. La nuit avant d’aller se coucher, elle écrit dans un journal ses longues journées en arabe. Fatima travaille pour financer l’école de médecine de sa fille Nesrine.
Nesrine, fille aînée de Fatima, a 18 ans et vient de rentrer en école de médecine. Face à cette nouvelle vie, elle déménage en région Parisienne et laisse sa famille en province. Malgré les kilomètres qui les séparent, elle va quand même voir sa mère et sa sœur tous les week-ends. En fin d’année, Nesrine doit obligatoirement réussir un examen pour passer en seconde année. Elle est très stressée par son examen et délaisse sa vie sociale. Réviser pour Nesrine est une grosse épreuve, elle en pleure par peur d’oublier ses leçons. Elle veut réussir à tout prix, contrairement à sa sœur.
Souad est une jeune fille de 15 ans qui est élève en 3ème. Elle est rebelle à l’école, c’est une mauvaise élève. Elle est aussi rebelle avec sa mère car elle a peur de devenir comme elle est, de devoir nettoyer. Lorsqu’elle est à la maison, elle n’étudie pas, n’aide pas, elle ne fait rien. Son seul moyen d’amusement est de trainer avec ses copines et copains. Quand elle est sous pression, elle va se confesser à son père.
Au début du film, Fatima, Nesrine et des amies vont visiter un appartement. Quand la propriétaire vient se présenter pour faire la visite, elle invente une excuse pour éviter de montrer l’appartement. La raison est que Fatima porte un voile, c’est une forme d’exclusion, de racisme. Fatima et Souad veulent faire partir de la société alors que dans le film, seule Nesrine y arrivera en réussissant son concours de médecine.
On remarque que durant le film, il n’y a pas de musique sauf dans la dernière scène. Cette dernière scène est le moment où Nesrine réussit son examen et où sa mère va chercher le nom de sa fille tout en souriant. Elle est fière de sa fille.
Aitana.R
2016/03/23 17:56 #2-31
Lycée E. Lemonnier
Fatima est l’histoire d’une mère qui ne sait pas parler français et de des deux filles.
Fatima est une mère courageuse qui se bat au travail pour financer les études de sa fille. Elle ne parle pas français et donc a beaucoup de mal à livrer ses sentiments à l’oral. Son seul moment échappatoire est quand elle écrit dan son journal.
Sa fille ainée, Nesrine, est une jeune femme de 18 ans très studieuse, en première année de médecine. Elle est très motivée et de nature plutôt stressée.
Souad est une adolescente de 15 ans difficile, assez rebelle, trainant très souvent dans la rue. Elle renie également l’école.
Les deux sœurs sont donc l’extrême opposé étant donné que Souad est souvent dans la rue contrairement à sa sœur qui elle reste dans son studio à réviser.
Le thème principal du film est exprimé dès la première scène : Fatima et ses 2 filles se voyant refuser l’accès à la visite l’appartement, nous comprenons d’emblée que le film aura pour thème l’intégration dans la société.
Une des particularités du film est que la musique est quasi inexistante à part dans les génériques de début et de fin. Le réalisateur a choisi de ne pas mettre de musique pour un effet réaliste et plus épuré.
Autre particularité du film : la présence de plusieurs acteurs non professionnels, pour un rendu également plus naturel.
L’élément déclencheur est la chute de Fatima. Cela montre l’épuisement et le mal être de cette femme d’un point de vue psychologique. Son mal-être déteint sur sa fille Souad car son conflit avec sa mère est du au fait que Souad a honte d’elle et qu’elle ne veut pas devenir comme elle plus tard. Mais Souad s’aperçoit que moins elle travaille à l’école, plus elle va vers le chemin de sa mère.
La scène finale montre le bon tournant de la vie de Fatima et de Nesrine. Fatima commence à lire et donc son intégration évolue énormément, car elle franchit une étape importante dans l’intégration d’un pays : la maitrise de la langue. Nesrine elle, réussit son examen ce qui prouve qu’une fille étrangère peut réussir dans la vie et dans les études.
Amélie
2016/03/23 17:57 #2-33
Lycée E. Lemonnier
Fatima, réalisé par Philippe Faucon, est un film réaliste car il est inspiré d’une histoire vraie. Fatima est dans le film la mère de Souad et Nesrine. La cadette et sa mère vivent en province tandis que l’aînée est partie s’installer à Paris pour se consacrer pleinement à ses études. L’histoire tourne autour de Fatima, une mère dévouée malgré les difficultés qu’elle rencontre.
L’histoire de ce film repose principalement sur la vie et la personne de Fatima. Nous la suivons dans des moments intimes, comme quand elle écrit dans son carnet ou bien pendant ses heures de travail. Elle exerce le métier de femme de ménage. Il est montré qu’elle ne parle presque pas le Français, ce qui crée un obstacle pour s’intégrer dans la société et pour aider sa fille Souad dans sa scolarité. On voit que cette situation l’affecte lorsqu’elle prend des initiatives, comme les cours de langue française, ou alors quand elle se rend à la réunion scolaire de sa fille Souad, alors que cette dernière tombe dans l’échec scolaire. Souad, jouant l’enfant rebelle, incarne un chemin possible dans ce contexte. Nesrine quand à elle incarne tout le contraire. Il nous est alors présenté deux parcours possibles dans une même situation.
Le naturalisme de ce film reflète une réalité. Peu de musique et des acteurs non-professionnels. Ces procédés nous poussent à nous refléter ou à nous voir dans l’un de ces trois personnages. C’est pour cela que ce film est adressé à un public très large.
Harriet

2016/03/23 17:58 #2-36
Lycée E. Lemonnier
Fatima est un film de Philippe Faucon qui raconte l’histoire d’une mère immigrée et de ses deux filles. Dans ce film, cette mère de famille va tout faire pour ses enfants.
Fatima ne parle pas français, elle fait des ménages pour gagner assez d’argent pour nourrir sa fille cadette, régler son loyer et payer les études de médecine de sa fille aînée. Elle veut le bonheur et la réussite de ses filles. L’actrice joue très naturellement son rôle, ce qui nous fait apprécier son personnage. Souad est la fille cadette de Fatima, elle a 15ans et est très dissipée que ça soit en cours ou avec sa mère. La plupart du temps elle est dans la rue plutôt qu’en cours. L’actrice surjoue souvent son rôle. Nesrine est l’aînée de Fatima. Elle fait des études de médecine et veut réussir dans la vie. Elle préfère réviser plutôt que de sortir s’amuser avec ses amies.
Ce film est un parfait exemple du réalisme, c’est un film qui parle du quotidien des personnes immigrés qui essayent de s’intégrer en France. Il n’a pas de musique ce qui accentue l’effet de réalisme. Cela nous fait penser à un reportage.
Ce film est très bien réalisé car il est captivant. Nous voulons savoir ce qui va se passer par la suite, si Fatima va trouver un emploi stable ou si Nesrine va trouver l’emploi qu’elle souhaite. Le seul point négatif est le manque d’action. Il n’y a pratiquement aucun imprévu.
Laïan
2016/03/23 19:15 #2-40
Lycée Camille Claudel
Fatima
Film de Philippe Faucon

Ce film n’est en aucun cas décevant. Il montre la vie quotidienne d’une famille, dont la mère, Fatima, est maghrébine, le père, français et dont leurs deux filles, Nesrine qui a 18 ans, est en étude de médecine et Souad la cadette, qui a 15 ans, est une adolescente révoltée, insolente et irrespectueuse. Les deux adultes ont divorcé et Fatima se retrouve seule pour subvenir au besoin de toute sa famille. Fatima parle mal le français et rencontre beaucoup de problèmes d’intégration et de communication, particulièrement avec sa plus jeune fille, Souad. Afin d'offrir le meilleur avenir possible à ses filles, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.
Ce film est très réaliste ; il met en avant les valeurs de la femme que la société cherche à cacher, avec le racisme par exemple. Le seul point négatif est le fait que ce film est un peu long.
Laure B
2016/03/23 19:42 #2-45
Lycée Les Cordeliers
Avec Fatima, Philippe Faucon signe un très beau film sur la volonté : volonté de s'en sortir pour des femmes à qui la vie ne fait pas de cadeau.
Fatima est femme d'entretien dans une entreprise et fait des ménages en dehors. Elle s'épuise pour mettre du beurre dans les épinards de cette petite famille exclusivement féminine. Elle a deux filles : l'aînée prépare médecine et a besoin de s'isoler pour travailler dans un petit chez soi difficile à trouver tandis que sa cadette plus rebelle n'est pas attirée par les études, elle est en train de mal tourner. La vie est dure pour leur mère qui se sacrifie jusqu'à altérer sa santé.
Le racisme quotidien dans les grandes banlieues, les commérages et jalousies entre femmes de la communauté maghrébine, l'argent laissé dans un vêtement pour tester l'honnêteté de Fatima. Tout ceci donne à réfléchir: cette femme contrainte de s'user au travail possède des qualités intellectuelles particulières, elle écrit de superbes poèmes en arabe. Sera-t-elle récompensée de ses privations? Y aura-t-il une justice.?
Les élèves de seconde pro 1 du lycée Sainte-Thérèse de Clermont-Ferrand
2016/03/23 20:23 #2-52
Lycée René Cassin
On trouve que ce film est extrêmement réel et ça nous fais réfléchir sur certaine chose de la vie donc Sarah et moi nous vous conseillons vivement d’aller le voir.
Fatima est un film réalisé en 2015 par Philippe Faucon avec Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche, ... Le film est sorti le 7octobre 2015. Le film est un drame.
Le film parle du déroulement de la vie quotidienne d’une famille algérienne qui est particulière car la mère est une femme célibataire divorcée, elle ne sait ni parler ni écrire le français, et elle a deux filles, l’une âgée de 18 ans et l’autre de 15 ans. C’est grâce à la mère que l’on suit l’histoire. Les personnages principaux sont Souad et Nisrine qui sont les filles de Fatima, complètement différentes l’une de l’autre.
Tout cela nous a plu et nous a fait penser à nos mères.

Sarah Frioukh et Nabila Khbaizi, SGA
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 20:27 #2-53
Lycée René Cassin
REVIEW DE CINEMA
Fatima
Réalisateur : Philippe Faucon
Producteurs : Philippe Faucon, Serge Noël
Sortie: 7 Octobre 2015

Sypnosis
Fatima est une femme issue de l’immigration maghrébine, vivant avec ses deux filles Souad, 15 ans, et Nesrine, 18 ans. Le film se déroule principalement du point de vue de Fatima et de ses filles, et suit l’année scolaire de Nessrine qui fait sa première année en médecine ainsi que les tensions entre Souad et sa mère, ayant du mal à parler français.

Avis Personnel
- J’ai trouvé ce film intéressant. Fatima est un personnage attachant ; les efforts qu’elle fournit pour payer les études de sa fille et pour l’aider font d’elle une personne dévouée, et je l’ai trouvée touchante.
- La réalisation est classique mais j’ai noté que la luminosité et les couleurs jouent beaucoup sur l’atmosphère des scènes : les passages calmes, comme ceux où Fatima se repose sur son lit et écrit, sont teintés avec des couleurs douces et chaudes. Cependant, lorsqu’elle tombe dans les escaliers, la luminosité est faible et les couleurs de la cage d’escalier sont ternes, grises. La scène suivante montre Fatima allongée dans son lit avec le bras dans un plâtre, Nesrine à ses côtés, visiblement irritée que sa mère se soit blessée. La lumière est faible, et tout aussi terne que dans la cage d’escalier, ce qui m’a donné l’impression que malgré le fait qu’elle soit dans un endroit sensé être reposant, cet événement en a enlevé l’atmosphère douce. Le film joue beaucoup sur les couleurs de cette manière.
- La B.O. est assez banale. Le peu de composition extra-diégétique se remarque pendant l’introduction du film, et pendant le générique. J’ai noté que la musique d’introduction me faisait penser à celle du film Persepolis, de Marjane Satrapi – les instruments et la mélodie sont simples et n’ont pas de détails particuliers ; ils sont juste là pour « faire joli » et combler un silence qui aurait atténué le côté calme du film pour lui donner un air sombre d’entrée de jeu.
L’environnement du film m’est assez familier : ayant grandi à Koenigshoffen, j’ai déjà vécu dans des quartiers similaires et ai rencontré des personnes comme Fatima, Souad et Nesrine. Bien entendu j’ai vu beaucoup de Souad pendant ma scolarité, et ce genre de personne sont l’archétype des jeunes collégiennes qui me maltraitaient au collège, ce qui fait que le personnage de Souad m’a mise mal à l’aise. J’ai noté que ce sentiment de malaise est le même que j’ai ressenti en voyant le film Entre les Murs, de Laurent Cantet ; cette représentation des adolescents est très réaliste, ce qui me rappelle que je n’ai pas vécu de belles choses lorsque j’en côtoyais. En ce qui concerne Souad, je l’ai trouvée bien trop effrontée, ce qui m’a un peu bloquée. Cependant, la scène de fin où elle exprime sa joie en apprenant que Nesrine a passé son année scolaire était bien venue ; je l’ai trouvée intéressante car Souad avait déjà reproché à sa mère que Nesrine était la préférée. La relation entre les deux sœurs semble classique, montrant la jalousie et la complicité.
Pour finir, j’ai noté qu’une sorte de fil rouge s’était formé pendant le film : les scènes où Fatima écrit dans son journal. Il est dommage que ces scènes ne soient pas plus nombreuses, car elles auraient pu servir de récapitulatif des événements et de la manière dont Fatima les perçoit. Le texte qu’elle a écrit et récité à sa doctoresse d’origine algérienne est très intéressant, car il représente le message que le film voulait faire passer. Il dénonce également la discrimination que les femmes comme elle subissent, et la manière dont elles sont effacées dans la société. C’est un texte juste.
Conclusion :
Fatima est un bon film, bien réalisé avec de bons acteurs. Un film divertissant montrant une tranche de vie de manière intéressante, ainsi qu’une culture qui n’est pas assez représentée dans les films. Les personnages et les situations sont réalistes, ce qui donne vie au film.

Joséphine Conte, SGA
Lycée René Cassin, Strasbourg
2016/03/23 22:02 #2-60
Lycée Perdiguier
Valentin 1CUISINE

L'histoire se joue autour d'une famille composée de Fatima, une mère musulmane vivant seule avec ses deux filles et qui s'en occupe du mieux qu'elle peut.
Une des deux filles entre en première année de médecine tandis que l'autre a beaucoup de problèmes avec la scolarité et rejette sa mère car elle ne parle pas bien le français;
.
Dans ce film, ce qui m'a le plus ému c'était de voir la situation de cette femme qui se bat seule et qui essaie d'inculquer des valeurs morales à ses filles.
En effet, Fatima fait tout pour les aider en préparant à manger, en faisant des ménages éreintants et en vendant même ses bijoux pour pouvoir payer l’école de son aînée. Elle, qui fait des poèmes en arabe, ne sait pas bien parler le français et c'est pour ça qu'elle est exploitée et rejetée, notamment par sa cadette.

Le spectateur suit tout au long du film le personnage de Fatima sans effets spéciaux, mais cela donne beaucoup d'émotions car on sent la sincérité de la personne. On peut facilement se mettre à la place de cette mère et ressentir les difficultés qu'elle peut éprouver. Les plans rapprochés font qu'on est tout prêt d'elle et qu'on compatit pour elle.
On remarque aussi le combat de cette femme pour se faire entendre par la société et l'envie de ne plus être jugée par les autres.
La mise en scène et la réalisation arrivent très bien à nous mettre dans le personnage sans rentrer dans les clichés.

Philippe Faucon a réussi à travers cette histoire simple à transmettre la tolérance et le respect.
2016/03/23 22:04 #2-61
Lycée Perdiguier
Hugo 1CUISINE

Ce film réalisé par Philippe FAUCON en 2015 s’inspire de « Prière à la lune » et de « Enfin, je peux marcher seule », deux livres de Fatima ELAYOUBI.
Fatima est une mère de famille qui vit seule avec ses deux filles : Nesrine, 18 ans et Souad, 15 ans. Souad est une jeune adolescente révoltée qui sèche souvent les cours et qui inquiète beaucoup sa mère et Nesrine est une jeune femme qui travaille énormément pour réussir ses études. Fatima travaille en tant que femme de ménage afin que son ainée Nesrine puisse enfin commencer ses études de médecine. Cette mère de famille ne parle pas très bien le français et prend des cours pour s’améliorer. Alors que Fatima était au travail, elle a fait une chute dans les escaliers, elle se retrouve donc en arrêt maladie, elle commence donc un récit en arabe pour enfin dire tout ce qu’elle pense à ses deux filles.
Philippe FAUCON réalise des films pour le plus souvent ancrés dans le réalisme du quotidien comme « SAMIA », qui montre la vie d’une jeune fille vivant dans les quartiers nord de Marseille. Ses films sont alors tournés au plus près de la réalité et de la population maghrébine avec des acteurs représentant le monde maghrébin. Etant né à Oujda au Maroc, c’est peut-être pour cela qu’il réalise des films aussi près de la communauté maghrébine, ses films représentent donc surement ses racines.
Ce film démontre le quotidien d’une famille dans la précarité, sans utiliser aucun des clichés que l’on a l’habitude d’entendre ou de voir. Selon moi, le réalisateur a voulu témoigner des difficultés entre les différentes générations d’immigrés qui n’ont pas eu la chance d’avoir la même éducation. En effet, il y a un décalage important entre la génération de la mère qui ne sait pas parler français et qui n’a donc pas eu accès à l’éducation française et la génération de ses filles qui ont été plus ou moins poussées à faire des études et à parler correctement le français. Nous pouvons voir tout au long du film la barrière de la langue qui est parfois une difficulté dans la vie quotidienne notamment quand Nesrine et Souad s’adresse à Fatima.
Le jeu des acteurs était vraiment riche et j'ai vraiment été surpris en apprenant que Soria ZEROUAL interprétant la mère de famille n’était pas vraiment une actrice. C’est peut-être cela qui rendait le film encore plus proche de la réalité puisque le parcours de vie de Soria ZEROUAL présente de nombreux point commun avec le personnage dans le film. Selon moi, les acteurs ne pouvaient pas être mieux choisis.
« Fatima » est un film vraiment émouvant dont le réalisme qui peut renvoyer à des situations personnelles. A voir !
2016/03/26 19:11 #fe9f-40a5-aead-e2e32727ce46
Lycée Turgot
Fatima est un film dramatique français réalisé par Philippe Faucon en 2015 avec comme acteurs principaux, Soria Zeroual, Zita Hanrot et Kenza Noah Aiche. Le film remporte le prix Louis-Delluc en décembre 2015 et le César du meilleur film en 2016.

Nous trouvons que Fatima est un film qui met bien en avant l'intégration d'une famille musulmane dans la société et montre les problèmes encore trop présents. Il nous fait voir avec simplicité, à travers les yeux d’une mère de famille qui parle mal français, des problèmes comme l’éducation de ses enfants, surtout les adolescents, le dépassement et le dévouement pour eux, le racisme et la discrimination. Après, nous avons remarqué qu'il y a certains passages du film dont la mise en scène nous a gênés, des fois, on se demande l’intérêt de ceux-ci. De plus, il y a des passages qui sont brusquement arrêtés alors que l'on aurait voulu voir la suite. Il en est de même à la fin du film ; elle se finit bien mais on la trouve trop rapide. Pour conclure sur ce point, nous trouvons que le scénario est très bien : de nombreuses scènes avec des silences, des personnages attachants ou non, comme l’adolescente rebelle qui parle mal à sa mère. Enfin l’interprétation, les acteurs sont plutôt bons comme la réalisation basique. Toutefois de meilleurs rôles auraient pu être proposés. Nous pensons que c'est un film assez dramatique même si la sincérité et les sentiments dominent.

Dorian et Kevin, 2nde 2 , lycée Turgot
2016/03/28 15:34 #ef58-4c49-9bf3-9e56e5ebdb9a
Lycée Emmanuel Mounier
Fatima de Philippe Faucon
J'ai trouvé que c'était un film très agréable et qui m’a touché. L'histoire était ordinaire mais ce genre de situation est connu de tous et peut être aussi considéré comme un problème de société. Voir une femme seule se démener pour pouvoir aider ses filles et subvenir à leurs besoins, encourager la plus grande alors qu'elle-même souffre de la situation et se tuer à la tâche pour lui apporter le meilleur pour qu'elle réussisse ses études était vraiment émouvant.
Il est vrai que c'était un film simple, tant par sa réalisation que par son histoire mais cela suffisait amplement pour me captiver tout au long du film et m'étonner à la fin parce que le film était déjà terminé. Je le recommande parce que ce film permet de voir l'envers du décor de la vie d'une femme meurtrie par son travail, qui même par ses faibles moyens tâche de faire de son mieux, et arrive tout de même à trouver du temps pour elle pour entamer l’écriture de son histoire, l'histoire de toutes les Fatima, qui ne la touche pas seulement elle, mais tout un ensemble de femmes.
Eléa Michel, TL du Lycée Mounier de Grenoble
2016/03/28 15:40 #0f59-4266-8d09-27f8446dea6c
Lycée Emmanuel Mounier
Fatima de Philippe Faucon
C'était un film très intéressant qui relatait la vie réelle d'une famille musulmane. Les personnages jouaient comme s’ils n'étaient pas filmés parfois ce qui renforçait le côté réaliste de ce film. Nous, spectateurs pouvons facilement nous identifier à la jeune fille Souad ou encore à la plus grande fille, étudiante en année de médecine.
J'ai pu constater lors du film qu'il n'y avait pas de musique de fond sauf à un seul moment ce qui est rare de nos jours.
J'ai apprécié de regarder ce film.

Blanche-Marie SEU, TL du lycée Mounier de Grenoble

2016/03/28 15:45 #3299-43f8-a91c-60ff1d7345dc
Lycée Emmanuel Mounier
Les yeux pleurent mais les larmes ne coulent pas

Critiquer un long-métrage, c'est d'abord répondre à deux interrogations : Qu'est-ce que le film m'a promis, avant que je n'entre dans la salle obscure ? A-t-il tenu cette promesse ? Pour ce qui est de Fatima, l'engagement de Philippe Faucon était de capturer le combat quotidien d'une mère issue de l’immigration maghrébine contre la précarité économique, dans toute sa dureté et sa dignité.
Librement inspiré des romans autobiographiques de Fatima Elayoubi, le personnage éponyme vit seul avec ses deux filles dans la banlieue lyonnaise. Tandis que l’aînée entame sa première année de médecine, la cadette, adolescente revêche, questionne la vie que lui propose sa mère. Contrainte à faire des ménages pour financer tant bien que mal les études de sa fille, Fatima sacrifie son corps, déjà malmené par une vie de labeur. Elle chute un jour dans les escaliers de son HLM et entame une frustrante convalescence. C'est sur les conseils d'un médecin que notre protagoniste décide de tenir un journal. Elle y écrit comment, confrontée au racisme quotidien, à l'hypocrisie de ses employeurs, aux médisances des femmes du quartier et surtout à cette langue française qui n'est pas la sienne, comment elle lutte. La langue justement joue ici un rôle affectif central. Barrière qui la sépare de ses enfants, elle entraîne quiproquos et mésententes, révèle l'isolement de Fatima.
Le traitement du réalisateur est sans surprise naturaliste : la bande-son est quasi-inexistante, l'étalonnage discret quoique chaleureux, les cadrages simples et le montage lent. Mais là où Philippe Faucon se distingue, c'est dans sa conception des distances. Ses plans, presque exclusivement rapprochés, en disent long sur la condition des personnages. Prisonniers d'une réalité qui les opprime, ils sont condamnés à errer au premier plan, incapables d'accrocher une ligne de fuite, d'entrevoir un avenir. Cette absence de profondeur ne rentre cependant jamais en collision avec la sensibilité du spectateur qui pourrait se sentir acculé par une trop grande proximité. Non, Fatima n'est pas un de ces -énièmes long métrage brutal et culpabilisant, fils bâtard du cinéma social ; il respecte son public autant que ses personnages. La maestria avec laquelle l'auteur nous plonge dans leur intimité n'est pas sans expliquer l'admiration que nous inspire Fatima en sortant de la salle. Mais plus que la mise en scène, c'est le jeu de son interprète qui donne sa puissance évocatrice au film. Soria Zeroual incarne avec à la fois beaucoup de retenue et de sincérité le rôle de cette femme digne, battue par tous les vents de l'existence et pourtant résolue à leur faire face, encore et encore. Elle ne s’autorise ni épanchement, ni véhémence, et si ses yeux s’embuent, aucune larme ne vient rouler sur ses joues.
Plus encore, le film dépeint le tableau d'un monde déserté par les hommes et dont les femmes, malgré le carcan religieux imposé par leur communauté, sont les héroïnes courageuses et déconsidérées. Si l'on pourrait reprocher à Philippe Faucon de ne pas parvenir à sortir de son cadre, à l'image de ses personnages, il est néanmoins indéniable que son œuvre tient toutes ses promesses et les dépasse même, de par l'émotion qu'elle nous distille élégamment. Une belle expérience de cinéma.
Pablo Moreno, TL du Lycée Mounier de Grenoble
2016/03/29 12:02 #b6ef-4d17-abc7-042f02cc1d8f
Lycée Jules Ferry
"Fatima" est un film français, produit par Philippe Faucon. Il nous raconte la vie de Fatima, une musulmane, avec sa famille.

Fatima ne parle pas français, ne sais ni l'écrire, ni le lire, mais elle le comprend. Elle travaille comme femme de ménage, même si elle a les compétences pour faire un meilleur travail. Elle est discrète durant le film mais se libère en écrivant tout ses ressentit et ses émotions dans un journal. Nesrine, l'aînée en étude de médecine, est forte et mature. Elle essaye de réussir et essaye de soutenir et d'aider sa mère dont elle est proche. Elle passe presque tout son temps à travailler. Souad, la cadette, en troisième et en pleine crise adolescence , est très dure avec sa mère et la méprise. Elle ne travaille pas à l’école. Elle ne veut pas finir comme ça mère, mais ne se donne pas les moyens de ne pas le devenir. Elle, est plus proche de son père.

Certains passages sont assez longs et lourds, comme la première scène du film où on voit Fatima, Nesrine et une de ses amie, visiter un appartement : la femme qui vient pour leur faire visiter l'appartement joue mal, et la scène en elle même ne fait pas naturel, elle sonne comme faux, et elle est lente, et pour le début du film, ça rebute.

Certains personnage sont mal développés et joués. Le père de Nesrine et Souad, par exemple. On ne sait pas grand chose de lui, on ne le voit quasiment jamais à l’écran et il joue mal. Le peu de scènes où il est présent sont facilement oubliable, et il est là soit que pour faire la morale, soit pour faire des cadeaux. Or pour un personnage comme lui qui aurait pu être un personnage important, c'est dommage qu'il soit utilisé comme ça.

L'actrice de Souad donne, durant le film, l'impression de s'ennuyer sur le tournage et de lire son texte, rien d'autre. Elle casse l'atmosphère du film dans certaines scènes fortes de disputes entre elle et sa mère, où par son manque d'implications dans le personnages, elle gâche l'effet de la scène. En plus, elle est complètement inexpressive, du début jusqu'à la fin, et que tout ce qui se passe autour d'elle ne l’affecte pas.

Mais heureusement, d'autres personnages sont très biens utilisés, développés et donne vraiment un âme à l’œuvre. Les personnages de Nesrine et de Fatima sont vraiment convaincantes, de par le jeux de leurs acteurs qui est excellent, et aussi par toutes les émotions qu'elles nous offrent. Par exemple, lors de une scène où Fatima parle à Nesrine de ses inquiétudes sur le fait qu'elle ne mange presque plus car elle préfère réviser ; à ce moment là, on ressent toute la peur et la crainte d'une mère, et nous fait oublier que c'est une simple scène de film. Nesrine, elle, montre énormément d'émotions différentes, comme se tristesse due à son stresse, la peur due a ses études, ou encore sa joie quand elle fait de la musique avec un ami à elle.

L'histoire en générale est recherchée, profonde, réfléchie. Même si elle peut paraitre simple, elle fait passer plusieurs messages important à travers des scènes vraiment marquantes, comme par exemple quand Fatima à peur de ce que pence ses voisines, car celons celle ce qu'elles pensent, Fatima pourrait avoir une mauvaise image et une mauvaise réputation, montrant ainsi le jugement des autres. Ou encore les scènes qui montrent que Fatima ne fait pas se qu'elle devrait pouvoir faire seulement car elle n'arrive pas à parler français et qu'elle est musulmane, montrant ainsi un problème d'intégrations.

Ce film à certes des défauts, mais il est excellent, a une fin vraiment intéressant et touchante, mais pour la voir, il va falloir aller regarder ce film. Et franchement allez-y sans hésiter, ça vaut le coup !
Fagot Yann
2016/03/29 18:07 #3590-4701-9944-23d394a88841
Lycée A. Fresnel
Des racines et des ailes


Fatima est un film français de Philippe Faucon sorti en octobre 2015, racontant l'histoire librement adaptée d'une mère de famille marocaine vivant en France seule avec ses deux filles, Souad, sa fille cadette en pleine rébellion contre sa mère et Nesrine, son aînée qui débute ses études de médecine. Son manque de maîtrise du français et un accident dans son travail de femme de ménage va la pousser à écrire son histoire en arabe.
Nous avons apprécié ce film pour plusieurs choses : tout d'abord l'histoire est touchante et surtout les rapports mère/filles qui sont bien retranscrits par Soria Zeroual (Fatima), Zita Hanrot (Nesrine) et Kenza Noah Aïche (Souad). Le personnage de Souad est quelquefois énervant, comme lorsqu'elle parle vulgairement à sa mère, ce qui lui donne de la justesse dans son rôle d'adolescente rebelle en contrepoint de sa grande sœur. Nesrine, elle, est plus responsable, autant dans ses études qu'avec sa mère.
Ensuite quelque partis pris dans la réalisation nous ont frappés : l'absence de plans d'ensemble et de musiques qui donne une impression d'isolement des personnages, par exemple quand l'ami de Nesrine fume sur le balcon ou quand Fatima est chez elle. Cela renforce la solitude de Fatima et de Nesrine, l'une par sa non-compréhension de la langue, l'autre par son acharnement dans ses études. Nous avons trouvé l'histoire plutôt linéaire, sans rebondissement, impression renforcée par l'omniprésence des plans fixes.

Lemarigny Lucas/ Dubois Raphaël
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:09 #d62c-4a6a-a758-125a2a320747
Lycée A. Fresnel
La critique du film Fatima



Fatima est un film de Philippe Faucon sorti en 2015. L'actrice principale Soria Zeroual, nous raconte à travers son rôle, l'histoire incroyable d'une femme, Fatima. Émigrée marocaine, elle part de rien et arrive à se faire une place dans le domaine du travail en tant que femme de ménage. C'est avec un genre dramatique que le livre Prière à la lune est adapté. C'est avec émotion que le spectateur découvre le parcours d'une femme et de ses deux filles, jugées et critiquées par la société.

C'est avec fierté que cette maman montre ses origines, et assume son métier, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas de sa plus jeune fille, Souad. En effet, jeune adolescente rebelle interprétée par Kenza Heich, elle dénigre sa mère à cause du métier qu'elle exerce en la traitant d'« ânesse » ou bien en disant encore « j'en ai marre qu'elle nettoie la merde des autres.». Sa sœur, elle, malgré la pauvreté de sa famille, préfère se concentrer sur ses études en faculté de médecine. Ce qui est touchant, c'est de voir à quel point une maman peut se donner pour ses enfants. Surmenée à force de trop travailler, elle tombe dans les escaliers, ce qui lui cause une blessure à l'épaule. Elle va donc voir un médecin, qui lui impose un arrêt de travail. Lorsqu’il est question de reprendre la vie quotidienne, elle se trouve fragilisée mentalement. Ses arguments sont convaincants : frayeur de tomber en permanence et difficulté à porter le matériel. Le médecin refuse de lui refaire une autre justification car il manque de preuve sur ses radios. C'est à ce moment que le spectateur est sensible et attentif à son histoire. On se rend bien compte du combat que mène cette femme un peu plus chaque jour. Elle décide alors d'écrire un recueil de poèmes et de le présenter à sa psychologue. « Le monde ne tournerait pas sans Fatima » nous dit-elle avec tristesse.
Dans le même temps, Nesrine, jouée par Zita Hanrot, réussit sa première année de médecine. A la fin du film, quand la fac est vide, Fatima contemple avec sourire le chef d’œuvre de sa création. La fin nous laisse dubitatifs. Peut être que ce personnage admire le tableau, comme si c'était elle, qui avait eu la chance de pouvoir étudier.

Manon Marcelle et Manon Baylet
(1ère L ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:11 #045e-474c-8db7-c5b6b1519647
Lycée A. Fresnel
Souviens-toi de tes racines

Fatima, Philipe Faucon

Fatima, femme poète essayant d'expliquer à ses enfants sa vie de femme de ménage croulant sous un travail de seconde zone et aidant ses enfants à faire des études. Souad, adolescente de 15ans n'arrive pas à trouver de stabilité, mentant à sa mère sur sa scolarité, on l’aperçoit traînant avec de mauvaises fréquentations, sa mère n'arrive pas à comprendre cette enfant rebelle.

Nesrine l'aînée, travaille d'arrache pied pour réussir ses études de médecine. La charge de travail, la quantité de connaissance à assimiler font d'elle un fantôme pour sa famille ; elle devient un modèle pour sa mère, l'aidant du mieux qu'elle peut.

La maigre ressource financière de la mère pousse la famille à compter le moindre centime, en totale opposition avec la riche bourgeoise chez qui travaille Fatima le week-end. La discrimination va dans les deux sens en quelque sorte, on afflige Fatima de travail, elle qui doit s'occuper de ses enfants. Les autres femmes arabes lui reprochent de s’intégrer à la société française et de renier ses origines.

Fatima tente d'apprendre le français et tente d'enseigner l'arabe à ses enfants mais elle n'y réussit qu'à moitié. Elle ne doit accepter que des métiers de basse besogne du fait de son français approximatif et de son origine arabe. Même pour visiter un appartement on prend attention aux apparences et lors de son travail on la surveille : pour les « Français de souche » elle n'est pas considérée pas une personne fiable.

Femme divorcée, abandonnée par son mari, un maître d’œuvre (ou architecte), auprès de qui Souad vient trouver refuge, père qui a les moyens de lui payer ses chaussures de marque. Même si on nous livre ici un film épuré, simple qui nous peint une famille attachante et des problèmes d'actualités, on part trop dans les préjugés ; ainsi, mettre en relation la bourgeoise et Fatima est un peu indigeste car cela laisse soupçonner que tous les Français sont comme cela.

La ligne directrice s'écarte trop des poèmes de Fatima qui passent au second plan. L'absence de musique accentue l'isolement des personnages, la musique ne surgit que quand Nesrine et son ami mettent la musique. Lorsque Fatima tombe dans les escaliers, elle peut passer son plein temps à écrire ses poèmes en arabe, elle les fait même relire à sa cardiologue pour ensuite les montrer à sa fille.

Le film Fatima est un hommage à toutes ces héroïnes du quotidien, toutes ces mères courageuses qui, malgré des boulots de misère, arrivent à trouver la force de continuer, d'avancer et d'aider leur famille du mieux qu'elles peuvent.

En conclusion, ce film nous présente des personnalités très différentes entre Souad qui renie sa mère ou encore Nesrine qui sacrifie tout pour ses études et au dessus de cela, Fatima, qui encaisse tout et qui avance malgré tout.


Yvart, Mathieu,
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:12 #1095-489f-8e4c-cfe9ac5b5727
Lycée A. Fresnel
Un petit bout de vie
« L'amour c'est pour mes filles, je donne tout à mes filles ». A la fois touchant et captivant, Fatima est le nouveau film de Philippe Faucon. Petit bout de vie, racontant l'histoire de cette mère courage travaillant et se rabaissant aux plus basses et dégradantes besognes pour subvenir aux besoins de ses filles : Nesrine, âgée de 18 et en première année de médecine et Souad, jeune collégienne de 15 ans, rebelle et pleine de colère contre le travail qu’exerce sa mère qu'elle juge digne d'une « ânesse » qui nettoie « la merde des autres ».
Pourtant Fatima ne cesse de se battre malgré ses difficultés à s'intégrer à la société (qui la rejette à cause de ses origines maghrébines) et sa mauvaise maîtrise de la langue française, frein à la relation avec ses filles. Alors elle écrit, elle écrit comme pour oublier sa frustration, sa déception de ne pas pouvoir aider ses filles comme le font les autres parents, mais elle est seule. Comme elle le dit elle-même, elle les aide, mais à sa manière. Malheureusement, petit à petit elle s’oublie et oublie ses filles, se perdant et se donnant corps et âme à son travail. Jusqu’au jour où elle trébuche et dévale des escaliers lors d’une de ses tâches ménagères. Cet accident lui fait prendre conscience de la vie, de sa vie et en particulier du fait que ses filles sont tout ce qu’elle possède.

Dans ce film, se pose la question de l’intégration et de la marginalisation. Une certaine catégorie de la population est oubliée comme si elle n’existait pas alors que cette derrière participe tout aussi bien au développement de la vie en société. Fatima, immigrée venue refaire sa vie en France, fait partie de cette catégorie que l’on ne reconnaît pas toujours. On peut le constater, quand elle et ses filles vont à la recherche d’un appartement.
Malgré la présence d’une amie de Nesrine et le fait que ses filles aient la nationalité française, le racisme est toujours présent, car la propriétaire prétexte avoir oublié ses clés. Tout comme cette femme chez qui Fatima est amenée à travailler qui la teste en laissant se promener un billet que son fils aurait par oubli laissé dans son pantalon. Mais cela n’empêche pas cette femme de dire, être « persuadée qu’elles vont bien s’entendre ». Ces deux scènes sont comme des témoignages de cette exclusion d’une part de la société qui n’est pas considérée comme telle alors qu’elle en fait partie intégrante.
Une pointe de subtilité, beaucoup de douceur et de bienveillance, une très grande part de vérité, voilà ce qui fait de ce film sans doute un des plus beaux de Philippe Faucon.

Grace Gohi
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)

2016/03/29 18:14 #f1f1-4ce0-b95e-e5250badec7a
Lycée A. Fresnel
Le destin d'une femme

Une femme se battant pour ses filles telle est l'histoire du film Fatima. Il nous montre la vie d'une femme arabe ne parlant que très peu français et ses deux filles: une jeune femme se battant pour réussir ses études de médecine et l'autre adolescente rebelle. Fatima, Nesrine et Souad vivent toutes trois dans un appartement de Lyon. Fatima telle une mère acharnée se bat pour que ses filles fassent de bonnes études et réussissent. Elle se démène au travail comme femme de ménage. Malheureusement, sa plus jeune fille, Souad, ne lui rend pas la pareille car elle ne comprend pas que sa mère puisse faire un tel métier qu'elle dit être médiocre et indigne d'intérêt. Elle n'accepte pas le système dans lequel elle vit. Pour se faire remarquer, elle décide donc de manquer les cours. Sa soeur, Nesrine, oscille, elle, entre amour et travail, entre réussite et abandon. Un jour Fatima tombe dans les escaliers. A cause de cela elle se retrouve en arrêt maladie. Ayant beaucoup de temps libre, elle en profite pour écrire tout ce qu'elle n'a pas pu avouer à ses filles. C'est un très beau film, touchant et captivant. Cependant la fin est brutalement amorcée, le spectateur s'attend à avoir la suite de l'histoire, la continuité de sa vie mais non; rien. C'est fini. Ce film est tiré d'une histoire vraie et Fatima est jouée par une comédienne non professionnelle, ce qui donne encore plus une dynamiquee au film et le rend plus entraînant et attractif.

Peron Héloïse
(1ère ES 1 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:15 #459e-4db8-8464-3c21775f4a88
Lycée A. Fresnel
Poèmes de femme
Fatima, Philippe Faucon

Fatima, femme de ménage et poète, super héroïne de la vie moderne raconte, dans sa langue natale, l'arabe, son quotidien et ses pensées à travers des poèmes. Mais alors qu'elle travaille, elle tombe dans les escaliers et se casse le bras. Ce malheureux accident amène l'héroïne à écrire davantage de poèmes en arabe, cette langue qu'elle ne peut parler que seule, ses filles parlant totalement français. Plongée dans cette culture qui est la sienne, cette mère courageuse raconte son histoire.
Dans ce film, Philippe Faucon met la lumière sur différents éléments. Tout d'abord il dénonce la difficulté d'intégration du personnage principal dans la société française notamment à cause de son français approximatif, l'héroïne se voit refuser la visite d'un appartement car elle porte un voile et est même soupçonnée de vol par son employeur. Le réalisateur dévoile ainsi plusieurs aspects de cette société qu'ils soient bons ou mauvais. Les contrastes sont saisissants : la fille aînée de Fatima, Nesrine est une élève brillante, entrant en faculté de médecine tandis que Souad, sa sœur, ne travaille pas et fait preuve de violence verbale envers sa mère. Le film décrit ainsi le parcours de trois femmes de même famille aux parcours différents avec, pour chacune, des problèmes qui leur sont propres. Que ce soit d'argent, de travail ou d'études, les problèmes sont au centre du scénario, des problèmes qui n'empêchent pas cette famille d'être unie malgré tout. Malgré ses yeux cernés, son visage marqué de fatigue, Fatima est une héroïne qui ne peut que nous faire sourire, faisant toujours face aux épreuves que la vie lui impose avec courage, ignorant les autres la tête haute, se battant pour que ses enfants réussissent. Fatima, femme pleine de vie et d'espoir nous enseigne à tous, à travers ce film, une grande leçon d'humanité.






Lefèvre Coralie
(1ère ES 1; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:16 #7100-4fc2-b3d8-ebbeb55810f7
Lycée A. Fresnel
Le sacrifice d'une mère


Entre banlieue, problèmes financiers, sociaux, études difficiles, ce film nous raconte l'histoire de Fatima, une mère de famille. Sa fille aînée, nommée Nesrine, commence sa première année de médecine avec l'aide financière et morale de sa mère loin du foyer familial. Le père de ses enfants, absent pour leur éducation n’apparaît que quelquefois pour des discussion avec ses filles. On peut très nettement voir le changement d'ambiance d'un parent à un autre : le père est dans une atmosphère très joyeuse lorsqu'il est avec ses filles alors qu'avec leur mère, les filles sont moins heureuses de la retrouver. Nous compatissons pour les nombreux sacrifices qu'elle fait pour ses enfants : travailler dans un milieu hautain pour un salaire médiocre. Sa deuxième fille de quinze ans, Souad, renforce notre sentiment de sympathie pour cette femme face à leur relation plus que difficile. Les femmes de la cité n'arrangent en rien le sentiment d'abandon qu'elle ressent. Nous apprécions le changement d'attitude de tous les personnages lorsque tout va mal pour la mère de famille, victime d'un accident de travail. Le père prend ses responsabilités pour sa fille cadette, lui faisant remarquer son attitude vis-à-vis de sa mère. L'adolescente, remplie de remords change du tout au tout, elle aide sa mère dans son apprentissage de la langue française et reprend au sérieux ses études. Nesrine reprend espoir dans ses chances de réussite et trouve un ami de son quartier qui l'encourage pour ses examens. La jeune femme réussit sa première année d'études pour le plus grand bonheur de sa mère. La dernière image du film nous montre l'émotion d'une mère de famille face à la réussite de son enfant. Je trouve qu'elle est adaptée pour finir ce film qui nous montre une mère qui se sacrifie pour le bonheur de ses enfants. Tous ces sacrifices n'ont donc pas été vains.

Lenoury Océane
(1ère ES 1; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/29 18:32 #9fdb-480a-886a-6ba6f788377a
Lycée A. Fresnel
Le chemin de la réussite

Jalousie, tristesse, courage, amour, réussite, c'est le film Fatima de Phillipe Faucon qui raconte l'histoire d'une femme musulmane et de ses deux filles. Souad, 15ans et Nesrine, 18 ans. C'est un film émouvant qui nous montre la réussite de Fatima et de sa fille Nesrine. La discrimination est très présente dans ce film, on la retrouve avec la discrimition religieuse lorsque Fatima est testée par sa patronne avec un billet dans les poches du pantalon de son fils. Mais les difficultés financières de la famille sont aussi là. C'est pourquoi cette mère doit travailler durement pour subvenir aux besoins de ses filles. Et bien sûr on retrouve les difficultés de la vie, ici dans un quartier peu fréquentable. Fatima vit une frustration au quotidien car elle ne parle pas bien le français et ne sait pas l'écrire; pourtant cette dernière a besoin de ces compétences pour travailler. Quant à sa fille Nesrine, elle fait des études de médecine et est embêtée par des voisines de son immeuble qui essaient de ruiner ses études à cause de leur jalousie. Nous avons de la compassion pour Souad qui est un peu mise de côté par sa mère. Celle-ci ne va pas dans le droit chemin. En effet Souad manque beaucoup de cours. On est bouleversé lorsque Souad se dispute avec sa mère et lui dit des méchancetés; «tu nettoies la merde des autres», «tu n'es qu'une ânesse». Souad ne montre pas ses émotions face à cette préférence de sa mère pour sa sœur. Ce film est très révélateur, car il retrace la vie de beaucoup de personnes dans le même cas que Fatima. Nous avons été attristées par la chute de Fatima dans les escaliers mais, malgré tout, elle reste forte et courageuse face à toutes ses difficultés. En revanche nous restons sur notre faim lorsque Fatima réussit finalement à lire le prénom de sa fille sur le tableau de résultat. Nous aurions aimé savoir la suite. Comme beaucoup d'autres nous avons été surprises, par cette fin inattendue. Pour conclure Fatima est un film simple mais intéressant qui nous montre qu'avec du travail nous pouvons tout réussir dans n'importe quel milieu. C'est un film très surprenant et accessible à tous.


Léa Quesnel Eugénie Adé
(1ère ES1/ 1ère S3 ; lycée Fresnel CAEN ; histoire des arts)
2016/03/30 13:44 #8b67-420a-9a95-60b36be457ea
Lycée François Ier
"Fatima" ou le portrait d'une femme et d'une mère courageuse

"Fatima" est un film français du réalisateur Philippe Faucon: c'est une adaptation de l'autobiographie de Fatima Ela Youbi, "Prière à la lune".
Le film retrace un moment de la vie de Fatima. Sa grande fille Nasrine( qui a tout juste 18 ans ) commence sa première année de médecine à la fac. Il débute par la recherche de Fatima, Nasrine et une de ses amies d'un appartement près de la fac pour qu'elle puisse suivre ses études . La trame narrative du film suit l'année de médecine de Nasrine.
Fatima est une femme d'origine maghrébine venue s'installer en France avec son mari, dont elle est divorcée. Elle élève ses deux filles, Nasrine et Souad ( 15 ans ). Elle ne parle pas français mais cherche à l'apprendre et à s'intégrer dans la société. Seulement l'apprentissage est dur et freine parfois sa relation avec ses filles, notamment Souad qui n'accepte pas la condition de sa mère ( femme de ménage ) et entre souvent en conflit avec elle. A travers la difficulté de s'intégrer quand on ne parle pas la langue, Philippe Faucon montre les limites de l'intégration.

Le film pose également la question de la femme, de sa place dans la société: malgré sa condition, Fatima reste très digne. Dans ce film aux accents presque féministes, P.Faucon met en avant les femmes, leur donne le pouvoir, dans un univers où elles sont normalement effacées.
Cependant, la barrière de la langue empêche Fatima de s'exprimer comme elle le voudrait, et enferme le personnage dans ses pensées, la rendant parfois passive par rapport à certaines situations. Le réalisateur le montre à l'aide du cadrage et du floutage du décor, qui donne l'impression que Fatima est dans sa bulle, pour mieux signifier son isolement par rapport à l'action.
Le film évoque aussi  l'univers de la banlieue, en réussissant à éviter les stéréotypes des dealers ou des délinquants qu'on a l'habitude de voir. Ici c'est un portrait positif qui est dressé avec des jeunes qui veulent s'en sortir et s'en donnent les moyens.

Une des scènes les plus forte symboliquement est celle entre la médecin et Fatima. A ce moment du film, tout ce que Fatima a gardé en elle peut enfin sortir, elle peut s'exprimer librement et enfin se libérer de sa douleur psychologique. La barrière de la langue n'est plus un problème car elle a consigné à l'écrit ce qui lui faisait mal, elle a mis des mots concrets sur sa souffrance. Elle trouve enfin quelqu'un qui peut la comprendre, la soutenir et l'aider à s'en sortir, à faire tout ce qu'elle n'arrivait pas à gérer.

"Fatima" est donc un grand film, rempli d'espoir et de positivisme, avec des thématiques actuelles (immigration, place de la femme, banlieue ). Il est mis en avant par un jeu d'acteurs excellents, une réalisation tout en  simplicité, qui font de ce film un film à voir absolument.

Critique écrite par Emilie LOISEL, 1ère L2, Lycée François Ier LE HAVRE.
2016/03/30 13:47 #f155-4993-9816-06655b33ed8c
Lycée François Ier
"Fatima" de Philippe Faucon est un drame  qui nous plonge au coeur du problème de l'intégration dans notre société.
C'est un film qui parle d'une mère de famille, Fatima ( Soria Zeroua ), quittée par son mari. Elle fait ce qu'elle peut pour élever ses deux filles, très différentes l'une de l'autre.Fatima a du mal à maîtriser le français mais ses deux filles , elles, parlent à peine l'arabe.
Son aînée, Nasrine ( Zita Hanrot ), s'apprête à entrer à la faculté de médecine. Elle respecte beaucoup sa mère, qui fait tout ce qu'elle peut pour l'aider à financer ses études, en faisant des ménages pour un salaire minuscule. Elle doit donc beaucoup à sa mère, tandis qu'avec sa cadette, Souad ( Kenza Abah Aïche ), un fossé s'est creusé avec Fatima, car elle trouve le travail de sa mère humiliant.
Fatima doit aussi faire face à la jalousie et l'envie de ses voisines, qui ne comprennent pas l'ambition de sa fille qui a réussi à entrer à la faculté de médecine. Mais très fatiguée, Fatima chute dans un escalier: en arrêt de travail, elle écrit ses espoirs et ses frustrations.

Dans ce film, le réalisateur fait de nombreux plans fixes et serrés sur les acteurs, pour ne montrer que l'image essentielle: cela permet de montrer la solitude de la maman dans sa vie et ses efforts pour aider ses filles. Fatima leur parle en arabe mais ses filles lui répondent en français. Nasrine est une aînée "parfaite, on devine qu'elle a dû très tôt aider sa mère dans ses démarches administratives pour sa vie en France, ce qui a fait sans doute son caractère, alors que Souad, sa cadette, est décalée par rapport à son environnement familial, dont elle a honte.
C'est un portrait attachant de femme, qui est aussi une analyse sociale, qui nous place devant les clichés de notre société sur l'intégration des minorités ( difficultés pour trouver un logement ou le teste de sa patronne bourgeoise pour voir si Fatima est honnête ). C'est surtout un portrait émouvant d'une mère qui fait tout pour ses enfants même si c'est difficile dans sa situation sociale. Elle veut s'adapter pour apprendre une culture qui n'est pas la sienne.Beaucoup de femmes sont comme Fatima, des femmes que notre société renvoie souvent vers leurs origines, à cause de la barrière de la langue et leur incompréhension de notre culture.

Critique écrite par Doriane FAURE 1ère L2, Lycée François Ier LE HAVRE.
2016/03/30 14:28 #c734-4e47-be65-96f43066f0e7
Lycée Charles Hermite
Fatima : un regard juste sur l'intégration vécue au féminin

 Philippe Faucon propose le portrait de trois femmes saisies à un moment clef de leur vie : Fatima, la mère, incarnée à l’écran par Soria Zeroual, récemment arrivée en France, Nesrine sa fille aînée, étudiante en médecine et Souad, collégienne rebelle.

Fatima, mère de famille obligée d’assumer seule ses deux filles, doit apprendre le français pour s’intégrer et travailler. Sa lutte est quotidienne, pour trouver les mots, pour se faire comprendre, pour aider ses filles à s’en sortir, pour subvenir à leurs besoins. Une semblable volonté de s’en sortir les anime toutes les trois. Fatima affronte son labeur quotidien de femme de ménage, les regards méprisants ou peu compréhensifs de ses employeurs, les critiques des autres femmes algériennes qui jalousent la réussite de Nesrine, et jusqu’aux enseignants de la cadette auxquels elle ne peut répondre.

Dans ses regards de femme digne s’énonce tout ce qu’elle ne peut pas dire, et pourtant elle est bien porte-parole de toutes ces femmes qui luttent pour vivre mieux dans un pays qui est devenu, par la force des choses, le leur. Aux mépris quotidiens s'ajoute sa relation conflictuelle avec sa fille cadette, Souad, adolescente en colère qui n'accepte pas la condition de sa mère.

Le soir, sans son voile, Fatima se livre en écrivant ses pensées dans sa langue maternelle, l'arabe. Beauté visuelle de ses mots calligraphiés en arabe, beauté de sa poésie touchante et simple : nous découvrons un talent insoupçonné qui est aussi celui de la femme ayant inspiré le film, Fatima Elayoubi, auteure du recueil Prières à la Lune.

La fin du film, inattendue voire déceptive, laisse le devenir des personnages en suspens, mais permet d’autant mieux de s’imaginer un parcours meilleur : Fatima s’éclaire en découvrant sur le panneau d’affichage des résultats de sa première année de médecine, le nom de sa fille. La victoire de Nesrine est aussi celle de sa mère, qui parvient à le déchiffrer elle-même, ce qu’illustre le très beau plan final, avec le retour de la musique du générique de début.

Trois portraits de femmes, trois façons d’apprendre, trois combats différents.

la classe de 1ère L
2016/03/30 14:30 #e861-43a7-bc87-09ed6ab7ccb5
Lycée Emmanuel Mounier
"Les yeux pleurent mais les larmes ne coulent pas"

Critiquer un long-métrage, c'est d'abord répondre à deux interrogations : Qu'est-ce que le film m'a promis, avant que je n'entre dans la salle obscure ? A-t-il tenu cette promesse ? Pour ce qui est de Fatima, l'engagement de Philippe Faucon était de capturer le combat quotidien d'une mère issue de l’immigration maghrébine contre la précarité économique, dans toute sa dureté et sa dignité.

Librement inspiré des romans autobiographiques de Fatima Elayoubi, le personnage éponyme vit seul avec ses deux filles dans la banlieue lyonnaise. Tandis que l’aînée entame sa première année de médecine, la cadette, adolescente revêche, questionne la vie que lui propose sa mère. Contrainte à faire des ménages pour financer tant bien que mal les études de sa fille, Fatima sacrifie son corps, déjà malmené par une vie de labeur. Elle chute un jour dans les escaliers de son HLM et entame une frustrante convalescence. C'est sur les conseils d'un médecin que notre protagoniste décide de tenir un journal. Elle y écrit comment, confrontée au racisme quotidien, à l'hypocrisie de ses employeurs, aux médisances des femmes du quartier et surtout à cette langue française qui n'est pas la sienne, elle lutte. La langue justement joue ici un rôle affectif central. Barrière qui la sépare de ses enfants, elle entraîne quiproquos et mésententes, révèle l'isolement de Fatima.

Le traitement du réalisateur est sans surprise naturaliste : la bande-son est quasi-inexistante, l'étalonnage discret quoique chaleureux, les cadrages simples et le montage lent. Mais là où Philippe Faucon se distingue, c'est dans sa conception des distances. Ses plans, presque exclusivement rapprochés, en disent long sur la condition des personnages. Prisonniers d'une réalité qui les opprime, ils sont condamnés à errer au premier plan, incapables d'accrocher une ligne de fuite, d'entrevoir un avenir. Cette absence de profondeur ne rentre cependant jamais en collision avec la sensibilité du spectateur qui pourrait se sentir acculé par une trop grande proximité. Non, Fatima n'est pas un de ces -énièmes long-métrages brutaux et culpabilisants, fils bâtard du cinéma social ; il respecte son public autant que ses personnages. La maestria avec laquelle l'auteur nous plonge dans leur intimité n'est pas sans expliquer l'admiration que nous inspire Fatima en sortant de la salle. Mais plus que la mise en scène, c'est le jeu de son interprète qui donne sa puissance évocatrice au film. Soria Zeroual incarne avec à la fois beaucoup de retenue et de sincérité le rôle de cette femme digne, battue par tous les vents de l'existence et pourtant résolue à leur faire face, encore et encore. Elle ne s’autorise ni épanchement, ni véhémence, et si ses yeux s’embuent, aucune larme ne vient rouler sur ses joues.

Plus encore, le film dépeint le tableau d'un monde déserté par les hommes et dont les femmes, malgré le carcan religieux imposé par leur communauté, sont les héroïnes courageuses et déconsidérées. Si l'on pourrait reprocher à Philippe Faucon de ne pas parvenir à sortir de son cadre, à l'image de ses personnages, il est néanmoins indéniable que son œuvre tient toutes ses promesses et les dépasse même, de par l'émotion qu'elle nous distille élégamment. Une belle expérience de cinéma.

Pablo Moreno
2016/03/30 14:32 #6da5-41ca-91ce-40b720b138f2
Lycée André Malraux
Fatima est un film réalisé par Philippe Faucon, qui est un drame.Les trois personnages principaux sont : Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, Zita Hanrot, qui joue Nesrine et Kenza Noah Aiche, dans le rôle de Souad. Philippe Faucon s'inspire des deux livres Pierre de lune (2005) et Enfin, je peux marcher seul (2011) de Fatima Elayoubi, pour réaliser son film.

Philippe Faucon est un réalisateur français né le 26 janvier 1958 à Oudja au Maroc. Il commence sa carrière de réalisateur dans un premier court métrage La Jeunesse (1984). Ses films les plus réputés sont : Samia (2001), La Trahison (2005), Dans la vie (2008), La Désintégration (2011) et Fatima (2015). Le sujet du film parle principalement de l'intégration de Fatima qui est une femme d'immigration maghrébine, venue habiter avec son mari, il y a trente ans en France. Le film nous raconte aussi le parcours de ses deux filles âgées de 15 et 18 ans. Celles-ci comprennent un peu l'arabe et donc, ont du mal à comprendre leur mère quelques fois. Ce film est plutôt intéressant, car il nous montre la réalité puisque les étrangers sont vus comme des voleurs pour les personnes racistes, comme dans la scène où Fatima fait le ménage chez une dame et qu'elle trouve de l'argent dans les poches d'un jean en lavant le linge. En France, Fatima est assez perdue, car elle est loin de ses origines et ses habitudes de vie changent. Fatima ne sait ni lire, ni écrire, ni parler le français mais comprend la langue. La caméra n'est pas tout le temps fixe comme dans la scène de l'école dans le couloir où Fatima dispute sa fille. Quand à Nesrine, qui pour l'instant réussie son année de médecine est prête à tout lâcher mais encouragée par sa mère elle reprend goût aux études et à la fin nous allons savoir si elle réussie ou non son année de médecine.

Amélie Tellier
2016/03/30 14:32 #9379-4f92-87c1-ac005ff1586d
Lycée André Malraux
Fatima, film de M. Faucon avec Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, Zita Hanrot dans le rôle de Nesrine et Kenza Noah Aiche dans le rôle de Souad est un film français d’environ 1h15 racontant la vie quotidienne de Fatima, femme de ménage enchaînant les petits boulots pour payer les études de ses filles.

J’ai trouvé ce film très bien,le scénario était accrocheur et nous tenait durant toute l’œuvre, les dialogues sont quelques fois répétitifs mais nous ramenaient à la vie quotidienne, les acteurs jouaient très bien leurs rôles et nous faisaient croire que nous avions des faits réels racontés.

Le scénario nous tient en haleine durant 1h15 car à chaque moment où la routine commence à s’installer il fait venir de nouveaux rebondissements cependant les dialogues sont assez répétitifs à base de : «viens manger » ou « comment se sont passés tes cours » mais le jeu des acteurs rattrape le manque d’intérêt des dialogues.

Pour finir et donner mon avis, j’ai trouvé ce film très bon et je conseille d’aller le voir, il casse de nombreux préjugés et nous montre les difficultés que certaines personnes éprouvent tous les jours.

Alex Bayol
2016/03/30 14:33 #c9e8-4445-8163-5ae733f95f95
Lycée André Malraux
Ce film dénonce les difficultés que peuvent rencontrer certaines personnes à s'intégrer dans la société. Fatima est bien tourné dans l'ensemble.

Le film raconte l'histoire d'une mère dont l'origine exacte n'est pas précisée, qui élève seule ses 2 filles. L'une est collégienne et l'autre rentre tout juste à la Fac et quitte son domicile pour rejoindre son propre appartement au début du film.

La mère ne parle que très peu français. On peut distinguer 2 générations, l'une tente de s'intégrer et l'autre l'est déjà parfaitement étant dans le pays depuis leur naissance.

Durant tout le film on peut voir Fatima se fatiguer au travail pour aider sa fille aînée à payer son logement, elle tente par la même de l'aider dans ses cours. De l'autre côté, elle essaye de gérer sa plus jeune fille qui semble entamer sa crise d'adolescence.

La musique n'est que très peu présente dans le film mais elle ne manque pas, car l'histoire est assez prenante et on ne prête pas attention à l'environnement sonore du film.

Fatima est aussi assez court, on aurait aimé que cela dure plus longtemps, et on s'attendait à une fin plus approfondie. En effet, on ne s'attend pas à ce que le film se termine de cette façon.

Dans l'ensemble c'était un très bon film qui raconte un fait réel vécu par beaucoup de personnes dans cette société.

Morgane Denys
2016/03/30 14:34 #cffc-4b0f-8b48-dd7975c09e24
Lycée André Malraux
Seule avec ses deux filles, Fatima travaille comme femme de ménage. Elle ne parle pas français et c’est une frustation dans sa vie de tous les jours. Une chute dans un escalier l’oblige à être en arrêt de travail. Elle va se mettre à écrire dans sa langue maternelle tout ce qu’elle n’arrivait pas à dire à ses filles en français.

Voici l’exemple de la vie compliquée d’une famille d’immigrés interprétées avec brio par Soria Zeroual, Zita Hanrot et Kenza Noah Aïche. Soria Zeroual n’est pas une actrice à la base mais une vraie femme de ménage ce qui rend son interpétation plus touchante. Tous les obstacles dans sa vie de tous les jours, voisinage, travail, études de ses filles montrent à quel point elle est courageuse.

Ce film montre la société de nos jours et la réalité difficile de l’intégration des immigrés. On rentre facilement dans l’histoire de ce parcours initiatique, c’est-à-dire, un chemin d’apprentissage. On s’attache aux différents personnages car ce film est très réaliste et d’actualité avec une touche de poésie probablement issue des écrits de Fatima Elayoubi.

Le réalisateur semble très investi sentimentalement dans la réalisation de son film car il reflète un peu son enfance. Il a vécu au Maroc, puis en Algérie. Son enfance était un petit peu similiaire à cette histoire.

Le seul point négatif est que Fatima ne parle pas un mot de français mais pourtant en comprend presque la totalité, bizarre...

Gaïa Servain
2016/03/30 14:34 #5b79-425c-bfc5-6c43546d2c75
Lycée André Malraux
Fatima est une mère de famille qui a la responsabilité de ces deux filles Souad, la plus jeune et Nesrine. Souad est une jeune fille en pleine période de rébellion contrairement à sa sœur qui est une jeune adulte beaucoup plus sage et mature. Étant une immigrée, Fatima maîtrise mal le français. Cependant, ses deux filles étant ses plus grandes fiertés mais aussi son inquiétude, Fatima veut leur offrir la meilleure vie possible grâce à son travail de femme de ménage. Mais dans sa vie pleine d’embûches, elle trouve néanmoins le temps de tenir un journal qu'elle écrit en arabe : elle y racontera ainsi les maux qu'elle ne parvient pas à prononcer.

Ainsi le film Fatima a été réalisé par Philippe Faucon qui a déjà eu l'occasion de pouvoir parler sous différents points de vue ou par l'intermédiaire de différentes sortes de personnages, le thème de l'intégration et de l'immigration avec par exemple les films La Désintégration (2011) ou Samia (2000)

Grande réussite de la part du réalisateur pour ce film qui nous témoigne de la difficulté d'intégration d'une famille mais surtout d'une mère d'origine maghrébine. Ce témoignage représente trois personnes qui signifient ainsi trois étapes de la vie, il est donc observer sous différents points de vue : celui d'une adolescente du collège, une étudiante en faculté pleine de maturité, puis derrière le visage d'une mère qui possède déjà un travail. Malgré ces différentes facettes de l'intégration et de son cheminement, on reste dans un point de vue interne qui est celui de Fatima. Les prises de vues sont centrées sur ce personnage tandis que les autres sont de dos et/ou floutées. Philippe Faucon instaure alors une grande attention sur Fatima : elle est en quelques sortes Le personnage du film.

Le film ne joue jamais dans le spectaculaire. On reste réellement dans l'ordinaire et non dans le superflu, comme si une simple caméra filmait la famille. Le caractère des personnages principaux est pourtant très caricaturé : la plus petite des filles est très rebelle, ne travaille pas au collège et traîne avec des personnes de mauvaise fréquentation ; tandis que l’aînée est très responsable, toujours à vouloir aider sa mère avec beaucoup de maturité et de facilités dans son travail scolaire.

Un sentiment de joie nous prend lors du dernier et victorieux sourire de Fatima qui nous laisse une grande réjouissance également lorsqu'elle retrouve le nom de sa fille sur les listes de candidats ; comme si tout le poids que pouvait porter Fatima sur les épaules était enlevé des nôtres.

Fatima est donc un film plein d'émotions et de réalisme : plus on avance, plus on se rend compte du fardeau que cette mère de famille endure pour atteindre son bonheur. Nous sommes en quelques sortes pris de pitié par cette femme qui par la bonté qu'elle transmet, nous met du baume au cœur.

Anastasia Paciarelli
2016/03/30 14:35 #1715-4161-93a0-8e88b8909e98
Lycée André Malraux
Fatima est un film de Philippe Faucon réalisé en 2015.

Fatima est une arabe vivant en France avec ses deux filles Souad 15 ans et Nesrine 18 ans qui sont, comparées à Fatima, parfaitement intégrées à la société.

En effet le film tourne autour du racisme (ex : scène de l'appartement) mais aussi de l’intégration sociale difficile de Fatima puisqu'elle parle très mal le français alors que ses deux filles le maîtrisent complètement.

Le film Fatima est long et sans trop d'action ce qui nous fait décrocher. De plus, tout le long du film, on devine la fin mais elle reste tout de même surprenante puisqu'elle se trouve être une fin abrupte.

Pour ce qui est d'une approche technique, le réalisateur a opté pour une caméra fixe qui tout le long du film, fait des gros plans sur Fatima ce qui nous fait remarquer qu'on ne voyait quasiment que des gros plan sur sa tête.

De plus on remarque que les scènes sont toujours tournées (à 90% du temps) aux même endroits (ex : la chambre de Fatima, lieu de travail...) ce qui devient ennuyeux.

Emeline Calonne
2016/03/30 14:36 #8035-4b0f-b18f-cbfed4a597ea
Lycée André Malraux
Le film Fatima, long métrage français de Philippe Faucon, s’inspire du livre Prière de lune et d’Enfin je peux marcher seul de Fatima Elayoubi. Ce film fait le portrait de Fatima, femme d’origine maghrébine qui est venu habiter en France, divorcée, élève ces deux filles Nesrine et Souad, un portrait touchant d’une femme qui donnerait tout pour ses enfants.

Le réalisateur nous parle d’une façon réaliste de l’intégration, la place des femmes dans la société et du combat non seulement d’une mère pour que ses filles réussissent mieux qu’elle mais aussi d’une femme pour s’intégrer dans ce pays dont elle ne comprend pas tout.

C’est avec surprise que nous découvrons que ce film ne tombe pas dans le politiquement correct et qu’il ne contient pas de cliché, sauf peut être le personnage de Souad qui est un peu trop exagéré dans son rôle d’adolescente rebelle.

La manière de filmer est assez basique mais il y a de bonnes idées de cadrage. Par exemple, lors de la réunion parents professeurs de Souad, quand les autres parents parlent, ils sont floutés, même le professeur. Il n’y a que Fatima qui reste net, silencieuse, pensive, écoutant les projets des autres et se demandant ce que sa fille va devenir.

Fatima élève ses deux filles, le réalisateur nous présente trois générations de femmes avec leurs propres interrogations ce qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble et de voir les difficultés de chacune à s’intégrer.

Ce film nous montre, lors de certaines scènes, du rejet envers Fatima. Par exemple, quand elle aborde la mère d’une fille, qui est dans la classe de Souad, lorsqu’elle fait ses courses et que celle-ci exprime clairement son envie de l’éviter, ou alors aussi quand elle trouve un billet de dix euros dans la poche d’un jean chez une dame chez qui elle fait le ménage. Ces petites choses qui nous montrent clairement les préjugés que l’on peut avoir dan la société actuelle.

Le scénario est assez simple, il y a plusieurs buts. Le but de l’histoire qui nous paraît évident, repose sur Nesrine, qui pour rien au monde ne décevrait sa mère, elle doit obtenir son examen, mais ce n’est pas le héros du film. En effet, le réalisateur se focalise sur Fatima, femme cultivée mais qui malheureusement ne parle pas français et qui pour les études de sa fille et pour gagner sa vie, est obligée de faire des ménages. Le 2ème but de l’histoire est l’intégration de Fatima au cœur de cette société qu’elle ne connaît pas. Fatima, qui, comme ne parle pas français, ne peut pas dire ce qu’elle ressent et donc écrit, nous découvrons alors de magnifiques poèmes qui montrent les ressentis du personnage et nous aide à mieux le cerner et à le comprendre.

La musique est présente au générique de début et de fin il n’y donc pas de musique pendant les scènes du film ce qui le rend encore plus réaliste.

Fatima est un drame très bien réussi, les personnages sont attachants, bien interprétés. Rien est caricaturé l’histoire donne vraiment l’impression d’un fait réel.

Le dénouement est à la fois évident et surprenant avec, je dirais, une fin un peu abrupte mais qui n’empêche pas au film d’être bien réussi.

Camille André
2016/03/30 14:36 #668a-416f-8bfd-7b4f6826f890
Lycée André Malraux
Le film s'intitule Fatima réalisé par Philippe Faucon, sorti en 2015, il dure 79 minutes. L'histoire s'adresse aux adolescents et aux adultes. Les acteurs sont Soria Zeroual dans le rôle de Fatima (la mère), Zita Hanrot dans le rôle de Nesrine (l’aînée), et Kenza Noah Aïche dans le rôle de Souad (la cadette), ce film est un film du genre dramatique inspiré de Prière à la Lune (2006) et de Enfin, je peux marcher seule (2011), deux livres écrits par Fatima Elayoubi, on peut établie un lien entre l'inspiration du réalisateur et le prénom du personnage principal de son film.

Les acteurs ont su parfaitement se mettre dans la peau des rôles attribués, Soria Zeroual dans le rôle d'une femme de ménage ne sachant pas parler, ni écrire français, Zita Hanrot dans le rôle d'une bonne élève très travailleuse et Kenza Noah Aïche dans le rôle d'une fille perturbée qui a honte de sa mère. L'histoire est très poignante et émouvante, une mère qui se sacrifie pour ses enfants, pour subvenir à leurs besoins sans forcément y parvenir, alors que la cadette Souad lui mène la vie dure. La diversité des lieux est intéressante car cela permet aux spectateurs de suivre mieux l'histoire, on peut noter par-contre qu'il y a très peu de narration et énormément de dialogues ce qui permet au film de rester vivant en revanche, ce qui est dommage est l’absence de musique qui crée des froids dans le film, peut être est-ce le but recherché du réalisateur.

Le film est épuré avec quelques scènes drôles. Les personnages filmés sont au centre de la caméra ce qui montre leur importance et leurs permet d'exister.

Un énorme stéréotype est à noter, celui de la maghrébine, femme de ménage, qui élève seule ses enfants avec des problèmes d'argent, le père qui est parti du cocon familiale se refaire une vie (il est quasiment jamais présent dans le film).

On peut également constater la mauvaise intégration de la famille notamment lors du passage dans le supermarché quand Fatima dit bonjour à la mère d'une fille de la classe de Souad et que la maman part vite. Le rejet social lorsque Fatima va travailler chez une dame et lorsqu'elle fait la lessive elle retrouve un billet de 10 euros dans une des poches sûrement un test pour savoir si elle allait voler. Ce qui au passage nous procure de la peine pour elle mais qui prouve le bon jeu des acteurs.

C'était un excellent film plein de rebondissements, rempli d’émotions.   

Marina Edouard
2016/03/30 14:37 #89bf-4d78-9a78-4820a2cd32e0
Lycée André Malraux
Fatima, une jeune femme algérienne, vit en France avec ses deux filles. L’une âgé de 15 ans, l’autre de 18 ans. Cette dernière vient d’entrer en Fac de médecine et cherche un appartement. Souad, la fille cadette, est au collège. Fatima fait des ménages pour pouvoir faire vivre sa famille. Elle maîtrise très mal le français, ce qui la frustre et l’handicape au quotidien. Ses filles sont sa fierté, elle les aime plus que tout, et fait tout pour elles.

Ce film aborde plusieurs sujets, comme le rejet social et les problèmes d’intégration. Ce rejet social dû aux origines de cette famille algérienne, se ressent dès la première scène. Une femme refuse de louer son appartement à Fatima. Autre exemple, lorsque Fatima fait ses courses et qu’une parent d’élève fait tout pour l’éviter. D’autres thèmes sont aussi abordés : une mère prête à tout pour ses filles, une mère qui élève seule ses filles. En effet, Fatima travaille beaucoup pour pouvoir payer les études de médecine de sa fille aînée, Nesrine. Malgré le soutien de sa mère, celle-ci se décourage vite devant l’ampleur du travail à fournir. Mais c’est surtout les réflexions désagréables de voisines qui la rabaissent, la découragent et la font culpabiliser. Mais malgré ça, elle persiste et finit par obtenir son diplôme. Fatima participe à des cours d’alphabétisation mais la difficulté de compréhension lui pose un handicape au quotidien.

En opposition à un grand nombre de film où certaines scènes sont trop longues et trop détaillées ; ici elles manquent de détail et font espérer une suite aux spectateurs mais il n’en est rien (ex : la rencontre avec le garçon).

Le film se termine un peu de façon abrupte mais cette fin nous paraît comme évidente. Ce film nous montre les problèmes d’intégration que peuvent rencontrer certaines personnes, les disparités entre êtres humains. Il décrit une forme de racisme. C’est un film touchant qui fait réfléchir. Le sujet abordé, est, était et restera un sujet d’actualité qui causera toujours des problèmes.

Manon Marce
2016/03/30 14:37 #ffe2-4f29-94c1-56da9db79cf7
Lycée André Malraux
Une mère de famille avant tout !

Un bon film serait le juste mot. Il n'était pas "très" bon ni mauvais,  juste bon et prenant. L'histoire est pourtant assez banale, mais cette simplicité donne un côté naturel et réel au film. Le jeu des acteurs était très bon, de multiples émotions nous ont été transmises par les personnages, en particulier celui de Fatima, les dialogues étaient prononcés de manière claire et naturelle, seulement le fait que Fatima ne parle qu'en arabe produit un sentiment d'ennui et pourrait parfois combler certaines lacunes du scénario. Aucune musique durant le film n'est pas spécialement dérangeant. Les principaux sujets du film étaient bien représentés, et avaient finalement une morale, comme par exemple "le rejet social", nous voyons par ce film l'intégration d'une famille arabe en France. Ce film veut également nous montrer le quotidien d'une mère élevant seule ses enfants et qui est prête à tout pour les aider à réussir malgré cet environnement qui n'est pas le leur. Ce film souligne la différence de génération, les tenues vestimentaires et aussi le racisme. L'expression d'une mère est aussi un des sujets primaire de ce film. Malgré quelques petites imperfections, Fatima reste une réussite et il est à ne pas manquer !

Lauriane Bataille
2016/03/30 14:38 #caf0-4357-839b-fee0fc1df93b
Lycée André Malraux
Le film Fatima réalisé par Philippe Faucon sorti en 2015, est inspiré de deux œuvres de Fatima Elayoubi : Prière à la Lune publiée 2006 et Enfin je peux marcher seule publiée en 2011. Ce film a été sélectionné dans la catégorie Un certain regard au festival de Cannes 2015. Cette catégorie récompense l'audace et l'originalité de cinéastes peu reconnus.

         Le film retrace l'histoire d'une femme, immigrée maghrébine, qui se bat afin que ses filles aient accès à une vie moins précaire que la sienne. Tout au long de l'histoire nous pouvons observer, ses combats auprès de ses filles, ainsi que contre le regard que peut lui porter la société. Cette femme immigrée qui n'a pas eu l'occasion d'apprendre à lire et à écrire le français, parvient au fur et à mesure à apprivoiser cette difficulté qu'est la barrière de la langue. Afin de rendre ses enfants fières autant qu'elles la rendent fière.

         Le réalisateur a réussi à y ajouter de l'émotion, du drame, et du réalisme. Notamment avec les plans où la caméra est face à Fatima ce qui pourrait correspondre à son propre reflet, au reflet de sa vie.

         Malgré cela, nous sommes surpris par cette fin inattendue, déroutante, on ne sait pas si cette fin est représentative de l’achèvement de la quête de Fatima face à s situation initiale ou bien cette fin doit être comme un départ vers une vie qui leur sera plus agréable.

         Bien que cette fin laisse réfléchir le public, ce film est une réussite à travers le sujet, le thème et les émotions retranscrites.

Juliette Jasmin
2016/03/30 14:39 #a6e1-4134-9506-3178d0ed2d63
Lycée André Malraux
Un désir d’intégration et un espoir de réussite

 Fatima est un film français basé sur une réalité optimiste, celle de la vie des femmes musulmanes qui vivent en France. La vie de Fatima est inspirée d’une histoire vraie, celle de l’écrivain Fatima ELAYOUBI. Ce film réalisé en 2015 par Philippe FAUCON a été présenté dans la sélection La Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2015 dont les trois actrices principales sont Soria ZEROUAL, Zita HANROT et Kenza Noah AICHE qui se mettent dans la peau du personnage de la mère, Fatima et de ses deux filles, Souad, 15 ans et Nesrine, 18 ans.

Philippe FAUCON a aussi réalisé, Dans la vie sortie en 2008, l’histoire d’une femme juive et d’une femme musulmane et Samia sortie en 2001, l’histoire d’une adolescente d’origine maghrébine, des films qui se concentrent sur le parcours et le quotidien de femme d’origine étrangère. Le réalisateur cherche dans ses films à changer le regard de la France sur ces personnes qui cherchent à s’intégrer.

Le réalisateur choisit d’engager des comédiennes amatrices et sélectionne pour le rôle principal Soria ZEROUAL qui incarne avec beaucoup de naturelle Fatima puisque c’est une vraie femme de ménage d’origine marocaine et il choisit aussi Kenza Noah AICHE, une jeune fille non-professionnelle, qui incarne la jeune adolescente rebelle, Souad, qui a tendance a un peu trop exagéré sur son rôle. Seule Zita HANROT a déjà joué dans plusieurs films comme Eden, Rose et le soldat ou encore Le tuteur, celle-ci est très crédible quand elle joue Nesrine, 18 ans, qui entre en première année de médecine avec beaucoup de difficultés. Les actrices amatrices entrent dans la peau de leur personnage avec du naturel et les incarnent très bien, elles créent plus de vérité dans le film.

Même si le film se concentre principalement sur Fatima, Nesrine et Souad, le réalisateur n’oublie pas de les mettre dans l’environnement des HLM de banlieue ainsi que les femmes jalouses et méfiantes qui les entourent, un environnement assez triste et dans un rejet des Français dans lequel évoluent les personnages et qui n’empêche pas Fatima et Nesrine d’avancer et de toujours avoir un espoir de réussite, pour Fatima apprendre le français et pour Nesrine obtenir un diplôme. L’image du film est bonne et le point de vue adopté, celui de Fatima est très bien choisi mais il y a peut être pas assez de musique qui pourrait combler les vides dans quelques scènes du film et qui peut rendre l’histoire encore plus touchante.

En conclusion, l’histoire de ce film est touchante et nous fait ouvrir les yeux sur la vision que la France a des étrangers, sur l’intégration étrangère et la place de la femme dans la société.

Gwendoline Renard
2016/03/30 14:40 #135a-4c77-804d-5c638acc52be
Lycée J. Rostand
Fatima est un film français de Philippe Faucon sorti en 2015. Ce film retrace le parcours d'une femme, Fatima, qui se bat pour s'intégrer dans une société qui la rejette. Elle est la mère de deux filles, Souad, quinze ans en pleine période de rébellion et Nesrine, dix-huit ans, qui fait des études de médecine. Fatima a un handicap : elle ne sait ni lire ni écrire le français. Divorcée, n'ayant aucune amie, elle décide donc de se confier à son journal intime. Mais, lassée de cette solitude, elle décide de prendre des cours de français afin de se faire accepter.

D'une manière générale, les thèmes abordés constituent l'un des éléments les plus réussis de ce film. Le thème majeur reste la barrière de la langue à laquelle Fatima est confrontée. Comprenant à peine le français, elle se repose donc sur ses filles pour les tâches quotidiennes, comme répondre au téléphone. Sa plus jeune fille profite même de ce handicap pour lui mentir au sujet de sa scolarité.

D'autres thèmes sont abordés, comme le racisme religieux et social. En effet, certaines scènes sont marquantes : comme celle où ses employeurs décident de tester son honnêteté en cachant de l'argent liquide. Nous avons affaire plusieurs fois à des ces scène de racisme, où personne ne veut admettre qu'il est raciste, où l'on cherche une excuse afin de ne pas montrer son racisme. Je pense notamment au moment où une dame prétend avoir perdu ses clefs pour ne pas faire visiter un appartement à Fatima et sa fille voilée.

Un autre aspect est aussi évoqué : la volonté de Nesrine de sortir du microcosme urbain dans laquelle elle vit depuis sa naissance. Mais cette volonté va mettre Nesrine sous une double pression : une pression qu'elle s'inflige elle-même, celle de réussir pour rendre fière ses parents, ainsi que celle infligée par la communauté dont elle vient qui pense que Nesrine n’a pas sa place dans une université et qu'elle profitent de ses parents. Mais elle ne va pas pouvoir supporter ces pressions et va, dans l'une des meilleurs scènes du film, littéralement « péter un câble ».

L'autre point positif de ce film, ce sont les personnages. Ils sont très intéressant, en particulier celui du père qui a un rôle assez ambigu. D'un côté ce père va jouer le rôle de médiateur entre Fatima et ses filles, mais, de l'autre, c'est un père qui reste attaché aux traditions : par exemple il ne veut pas que sa fille fume car c'est une fille, en revanche si elle avait été un garçon, cela ne lui aurait pas posé de problèmes.

L'autre personnage intéressant est celui de Souad, qui est par ailleurs très bien interprété. Ce personnage est intéressant car il est celui d'une collégienne de quinze ans en révolte auquel nous, adolescents, pouvons très facilement nous identifier.

En revanche, la qualité du film est nuancée par un rythme relativement lent. Il y a notamment plusieurs scènes dont on n’a pas compris l’intérêt qui durent assez longtemps ou encore de longues scènes où aucune parole n'est prononcée.

Pour conclure, je dirais que ce film est bon sur le fond, c'est-à-dire que le sujet est bien choisi et original.

Emile Saglio et Hugo Chesnier
2016/03/30 14:41 #d828-4a33-959a-bfee56173518
Lycée J. Rostand
Fatima : 50% film, 50% documentaire : 100% vrai

Fatima est un film de l’expérimenté Philipe Faucon (12ème film), sorti en 2015. Il relate l’histoire d’une mère de famille d’origine maghrébine (jouée par Soria Zeroual) qui vit seule depuis son divorce avec ses deux enfants, Nesrine (Zita Hanrot) dix-huit ans, étudiante en médecine prête à tous les sacrifices pour réussir ses études, et Souad (interprété par Kenza Noah Aïche), âgée de quinze ans, qui est aux antipodes de sa sœur aînée, porteuse d’une envie de rébellion. Sa vie ne lui convient pas. Elles vivent dans un quartier en banlieue, où ragots et commentaires sont monnaie courante. Fatima, ne sachant pas parler le français, décide d’écrire ce qu’elle a sur le cœur en arabe.

 Pour faire ce film, Philipe Faucon s’est inspiré de Fatima Elayoubi, auteur de deux livres (Prière à la lune et Enfin je peux marcher seule) où elle tient son journal intime. P. Faucon était intéressé par ses livres, et par cette question qui tourne autour de la séparation que la langue peut créer entre des parents immigrés dans un pays et leurs enfants natifs de ce pays. Mais c’est en rencontrant l’auteur que Philipe Faucon a décidé de faire son film : « Je me suis retrouvée en face d’une très très belle personnalité ».

 Le film traite de nombreux sujets universels ou d’actualité, comme la discrimination, thème souvent abordé dans les films du réalisateur. Mais à l’inverse de La désintégration, la discrimination est montrée ici de manière subtile. Ainsi, la propriétaire voulant louer son appartement prétexte un oubli de clé de façon non naturelle lorsque qu’elle aperçoit Fatima avec son voile. Une autre scène est aussi mémorable : lorsque Fatima est engagée comme femme de ménage dans une maison bourgeoise, on s’aperçoit que la femme a laissé un billet de dix euros dans la poche d’un jean à laver… on se doute que c’était un test. Et puis, quand Fatima aperçoit la mère d’une élève de la classe de Souad, on voit très bien que cette mère, qui parait vivre relativement aisément, esquive Fatima. « La rencontre entre des mondes qui se méconnaissent », voilà ce que nous montre P. Faucon, comme il le dit dans une interview.

Le deuxième thème important est le « contrôle » qu’exerce la communauté maghrébine sur ses membres. Notamment, dans le film, sur Nesrine, qui est accusée de ne pas respecter les codes de bonne conduite d’une fille, à savoir les diktats  qui règnent dans cette communauté et qu’il faut respecter afin de ne pas se faire mal voir. On voit très bien les petits commérages permanents de ces femmes que l’on peut qualifier de jalouses envers la réussite de Nesrine, faisant circuler à son propos des accusations sans fondements afin de discréditer la fille ainée de Fatima. Le père de Nesrine, que l’on voit dans quelques scènes, fait lui aussi des remarques à sa fille, lui demandant de pas fumer, car ce serait mal vu. Ce culte de l’apparence et de la bienséance pèsent sur les relations entre les personnages du film.

Troisièmement, l’intégration occupe une place importante à l’intérieur du film. Fatima veut tout faire pour s’intégrer, mais la barrière de la langue est trop haute pour cette femme qui est partie de son pays sans diplômes. Elle ne parle que l’arabe. La communication est difficile avec ces filles, parlant tout de même l’arabe, mais aussi avec le monde extérieur. Se faire comprendre par les autres mais aussi les comprendre n’est pas chose simple pour Fatima. Impossible de dialoguer convenablement avec la directrice de l’école de Souad, d’expliquer la douleur qu’elle ressent intérieurement aux médecins, qui n’ont qu’une pensée cartésienne, et tant d’autres situations où elle se sent attristée de ne pouvoir réagir. Cette rage intérieure qui se lit sur son visage l’encombre, Fatima veut la faire sortir en écrivant ses pensées dans sa langue natale. Elle se met donc à écrire ce qu’elle a sur le cœur, de façon poétique, afin de sensibiliser le monde au fait que toutes les personnes comme elle, toutes ces Fatima, existent et sont précieuses.

La façon de filmer de Philipe Faucon et les images de Laurent Fénard (chargé de la photographie) nous font plus penser à un documentaire qu’à un film de fiction. En effet, les prises de vues et la lenteur des scènes nous font vivre cette histoire, on a l’impression d’assister à un documentaire sur la vie et l’intégration des immigrés en France. On ressent l’émotion, quand Fatima parle à son médecin : ce ne sont plus de simples personnages d’un film, mais des personnes de la vraie vie. Il n’y a pas d’exagération, le jeu des acteurs est juste, mais parfois un peu trop morne. Mais c’est ce qui fait la beauté de ce film doux, sensible et poétique.

Erwan Moulai
2016/03/30 14:41 #c5c5-4978-9066-39b7db318c8b
Lycée J. Rostand
Merci aux Fatima

 Fatima est un long métrage de Philippe Faucon sorti en 2015, retraçant le quotidien d’une femme d’une quarantaine d’année et ses barrières face à la langue française. D’origine maghrébine, Fatima vit dans un HLM en région Lyonnaise. Elle enchaîne des petits boulots à des heures décalées pour pouvoir contribuer au bonheur de ses filles et financer son loyer et celui de sa fille aînée Nesrine. Malgré la réussite de Nesrine, Souad, la cadette rencontre des difficultés. Et la façon dont fonctionne le système scolaire échappe à Fatima.

 Dès la première scène, un des sujets piliers du film apparaît, le racisme, et s’annonce comme l’un des thèmes principaux. Cette scène nous présente Fatima, une femme qui porte le voile, aux yeux tristes et aux rides marquées, avec sa fille aînée et son amie. Venues pour la visite d’un appartement, elles quitteront rapidement les lieux, car la propriétaire du logement, voyant Fatima, utilisera comme prétexte l’oubli de ses clés pour annuler sa visite.

L’intégration joue aussi un grand rôle dans ce film : le père a refait sa vie avec une autre compagne, mais il voit encore un peu ses filles, par exemple pour acheter des baskets à la cadette et dire à l’aînée : « quand il y aura un garçon, faudra me le dire ». Souad, quant à elle, en a assez de « cette vie de rien » et a honte de sa mère qui ne sait pas parler français, elle la rejette et l’offense : lui lançant qu’elle est « un torchon qui ne parle même pas français ».

 Le film ne dure que 1h19, c’est une des seules petites choses que j’ai regrettée. Philippe Faucon va trop vite à l’essentiel, chaque parole est faite de manière à passer un message. De plus ce film est, à mon opinion, d’une certaine lenteur car comme il retrace le quotidien d’une femme de ménage et celui de ses filles, et il ne se passe pas grand-chose indépendamment de la pression de Nesrine face à ses études.

 Soria Zeroual incarne bien l’image du personnage éponyme du film : le fait qu’elle soit mère et femme de ménage dans sa réelle vie rend son jeu d’actrice très authentique. J’ai trouvé intéressante la transition entre la Fatima au travail : voilée et discrète ; et la Fatima dans son intimité : sans son voile, nous faisant découvrir la beauté de l’écriture arabe. En revanche, j’ai trouvé que l’interprète de Souad surjouait. Même si le réalisateur a affirmé que « Si les acteurs amateurs peuvent paraître faux, c’est parce ce qu’ils cherchent à jouer un naturel qu’ils ont déjà. » J’ai trouvé également parfois que certaines scènes passaient dans le cliché, que ça soit avec la vulgarité des propos de la cadette et ses amis, ou bien avec l’interaction avec les autres femmes de classes sociales supérieures qui méprisent Fatima. Malgré cela, le personnage de Nesrine est très crédible et fait preuve de beaucoup de sagesse et de maturité.

Ce film est aussi doté de très beaux plans, dont deux se répéteront le long du film : le plan des mains qui permet de différencier un travail manuel d’un travail intellectuel : Fatima un jour dit à sa fille aînée que elle n’a pas de mains usées comme elle, donc qu’elle ne deviendra pas comme elle et aura un bel avenir.

Puis les plans des visages des femmes qui travaillent aux heures décalées permettent de dire que ces personnes invisibles, cachées par la société sont là, le matin, le soir, et que sans toutes ces Fatima qui pourraient très bien être des Sandrine, Nathalie ou bien même Isabelle, la vie ne serait pas la même.

 A travers Fatima, Philippe Faucon a voulu nous transmettre un vrai message et comme il dit « Il n’y a plus de foulard, il y a juste une histoire humaine, avec quelque chose de plus universel, et pour moi, c’est important. » Et je pense qu’il a raison : ce film témoigne d’un vrai problème, celui de l’intégration, qui a lieu en France à notre époque, sur fond de racisme. Le cinéaste a su manier avec succès les commandes de la réalisation de ce film, pour effacer certains clichés, et faire prendre conscience aux Français de l’importance des Fatima est sont bien plus que l’image de femme immigrée qui leur colle à la peau.

Sidonie Gomont
2016/03/30 14:42 #f04e-4661-a5a3-a7c3d63af305
Lycée J. Rostand
Fatima, une mère courageuse

Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, quinze ans, une collégienne insolente et Nesrine, dix-huit ans, qui commence des études de médecine. Fatima maitrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Pour pouvoir payer les études de ses filles et pour leur offrir un meilleur avenir, elle travaille comme femme de ménage avec des heures décalées. Un jour, elle tombe dans les escaliers. En arrêt de travail, elle se met à écrire en arabe ce qu’il n’a pas été possible de dire en français à ses filles.  

« Fatima » est un film émouvant dans lequel Philippe Faucon dénonce le racisme dont les femmes maghrébines sont victimes au quotidien. Dans l’une des premières scènes du film, on voit Fatima, Nesrine et son amie qui attendent devant un appartement à louer. La propriétaire prétexte un problème de clés pour ne pas faire visiter son appartement à des femmes maghrébines. En partant, Fatima dit que la propriétaire a menti parce qu’elle a vu son voile. Ou encore lorsque Fatima effectue son premier jour de travail chez une famille aisée, sa patronne laisse traîner de l’argent pour tester l’honnêteté de son employée de maison.    

Le réalisateur nous montre aussi le mal être que les enfants d’immigrés peuvent ressentir. Souad reproche à sa mère de ne pas parler français et de faire un travail qu’elle trouve dévalorisant. Elle dit à sa mère lors d’une dispute qu’elle « lave la merde des autres ». Il souligne aussi la volonté de ses enfants de sortir de leur communauté pour avoir plus de liberté. Nesrine vit mal les critiques des autres femmes du quartier qui font circuler des rumeurs à son égard et qui lui reprochent de ne pas aider sa mère. Son père lui demande si elle a un copain, s’il est musulman ou encore si elle fume, car il ne veut pas que les personnes qu’il connait voient sa fille fumer ou sortir avec un garçon qui n’est pas musulman. Lorsque Souad veut sortir en débardeur, Fatima lui dit de se couvrir car il ne faut pas que les autres femmes du quartier la voient habillée comme ça. Dans ces deux scènes, on voit que les parents leur demandent cela non pas pour protéger leurs filles, mais plutôt parce qu’ils ont peur du regard des autres.

On ressent aussi la frustration de Fatima qui ne parle pas la langue du pays où elle vit, le français. Cela met une barrière dans sa relation avec ses filles, en particulier avec Souad, qui reproche à sa mère de ne pas parler français, de « comprendre tout de travers », de ne pas pouvoir l’aider à travailler. Au niveau social aussi, Fatima ne peut pas s’exprimer librement par manque de maîtrise du français (durant une réunion au collège, chez un employeur…). Les trois personnages du film évoluent dans des mondes différents. Fatima ne comprend pas la langue des études de Nesrine, qui a entreprises des études de médecine, ni le langage de la rue de Souad. Les deux jeunes filles ignorent tout de ce que leur mère écrit en arabe dans son cahier.

On ne peut s’empêcher de remarquer le courage de Fatima et les sacrifices qu’elle fait pour ses enfants en dépit de sa santé. Elle s’habille dans les marchés et son parfum vient d’un hypermarché. Pour payer les études de Nesrine, elle lui dit qu’elle ne doit pas s’inquiéter de l’argent, qu’elle va travailler plus : « le ménage ne me fait pas peur », affirme-t-elle. Elle aide aussi Nesrine dans la vie quotidienne, elle lui prépare à manger pour plusieurs jours, lui fait sa lessive, etc. Elle fait tout pour simplifier la vie de sa fille.

Lorsque l’on regarde le film on est impressionné par la performance de Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, on la sent vraie et elle est bouleversante. Zita Hanrot est elle aussi d’une grande justesse dans le rôle de Nesrine et Kenza Noah Aïche campe une Souad très crédible. Le rythme du film est calme, régulier, il n’y a pas de course poursuite, pas de meurtre ou de rebondissements, seulement des faits quotidiens, ce qui nous rend plus sensibles au message envoyé par le réalisateur.

Le film de Philippe Faucon est touchant et accessible, on comprend les émotions et les sentiments de tous les personnages. On compatit avec Fatima qui doit surmonter tant de problèmes et qui a du mal à s’intégrer. Le seul petit bémol est qu’il n’y a pas de musique d’accompagnement, et pourtant, dans certaines scènes un peu de musique serait la bienvenue.

Héloïse Duquesne
2016/03/30 14:43 #ed40-4669-90df-a842751a4e60
Lycée J. Rostand
Fatima, un film de Philipe Faucon, raconte l’histoire d’une femme d’origine Maghrébine qui a certaines difficultés à s’intégrer en France. Elle vit avec ses deux filles dans un appartement. Fatima va être confrontée à plusieurs situations qui peuvent mettre mal à l’aise (racisme). Le film réalisé est un film de fiction et social où trois caractéristiques vont fortement ressortir durant le film : le racisme, l’intégration, le sexisme. Ce film est original et fait beaucoup réfléchir sur la vie de tous les jours.

Dès la première scène, nous pouvons distinguer et comprendre l’un des principaux sujets du film avec un acte raciste de la part d’une femme blanche française sur une femme maghrébine (l’excuse des clés pour l’appartement). Dans ce film, Philipe Faucon a fait attention à l’aspect des personnages ainsi qu’à leur caractère. Nous avons à faire à plusieurs traits de caractères opposés comme ceux de Fatima et de Souad. D’un côté nous avons Fatima, la mère de Souad et Nesrine, une femme très douce avec ses filles, gentille et patiente. De l’autre, une jeune adolescente d’une quinzaine d’années, dure et rebelle avec sa mère. Fatima, qui ne parle quasiment pas le français et qui ne sait pas l’écrire, va devoir travailler des heures et des heures en tant que femme de ménage, pour amasser de l’argent pour payer l’appartement de sa fille Nesrine, qui est en première année de médecine. Elle va donc travailler dur, se lever tôt et rentrer tard, faire à manger pour Nesrine... Quand Souad a appris que sa mère « ramassait la merde des gens », comme elle le dit dans le film, elle s’est mise en opposition avec sa mère car elle ne veut pas finir comme elle. Elle a aussi l’impression que sa mère se fait contrôler par la communauté. Tous les soirs, Fatima écrit en arabe sur son cahier pour s’exprimer ses pensées et faire le vide dans sa tête. Cela nous montre qu’elle a mal et qu’elle n’en peut plus, et d’ailleurs dans le film au bout d’un moment, son corps lâche. Nesrine l’ainé, la grande, la sage, est un personnage motivé et prête à aller jusqu’au bout de sa première année. Fatima s’occupe beaucoup d’elle et Nesrine est plus proche de sa mère que de son père. Tandis que Souad a plus de compassion avec son père, qui pourtant ne vit plus avec Fatima. Le père a un rôle assez neutre, mais est quand même responsable en partie de la situation fort inconfortable des trois personnages féminins, puisqu’il n’est plus présent pour jouer son rôle du père dans la famille.

Le rôle du foulard de Fatima a toute son importance dans le film. Le foulard provoque des réactions différentes selon les personnes. Par exemple, pour la location de l’appartement, Nesrine a dit à sa mère que c’est à cause du foulard que la propriétaire leur a menti. Autre exemple, au supermarché, Fatima rencontre une mère d’élève et essaye de discuter avec elle. Mais cette dernière ne veut pas et trouve un prétexte comme « veuillez m’excuser je suis pressée ». Puis quelques secondes plus tard, sur la place du parking, on voit Fatima qui range les courses et la mère d’élève qui passe, ce qui prête à confusion (en fait, elle voulait juste éviter de lui parler puisqu’elles sont sorties en même temps). Ne pas pouvoir écrire ni parler français peut aussi avoir d’autres conséquences comme se sentir exclu par les autres. Par exemple, à la réunion des parents-professeur, Fatima se sentait exclue par rapport aux autres parents. Nesrine, qui suit sa première année de médecine, va entrainer chez les voisines du quartier de la jalousie et quelques petits désagréments pour sa mère. Les femmes du quartier vont mentir sur Nesrine et vont rapporter Fatima des attaques mensongères, disant qu’elle se comporte mal.

Nous pouvons aussi distinguer le sexisme dans certains passages du film. Quand Fatima voit Souad qui veut sortir en débardeur et en jupe, elle lui dit de se changer et de se couvrir. Souad, elle, est dans l’incompréhension du sexisme. Fatima choisit de subir le sexisme. D’ailleurs, dans une scène, elle dit que nous devons calculer chacun de nos gestes, chacune de nos paroles... pour ne pas être critiqué. Il y a aussi un second passage dans le film où le sexisme ressort fortement. Quand le père de Nesrine lui rend visite dans son appartement, il remarque que sa copine fume et lui demande si elle fume aussi. Nesrine répond que non, et il lui dit que, si elle le faisait, il ne faudrait pas que les gens la voient. Pourquoi ? Pourquoi un homme peut se promener dehors en fumant et une femme non ? Telle est sa question. Son père lui dit que c’est une question de principes...

Pour finir, je dirais que ce film m’a beaucoup touché, et m’a fait réfléchir sur les sujets qu’il aborde. Je n’ai trouvé aucun point négatif à ce film très original de Philipe Faucon.

Antoine Tourret
2016/03/30 14:44 #b3fa-4bac-9df4-a07d7b6304d8
Lycée J. Rostand
FATIMA, une histoire morale

Fatima, long-métrage de Philippe Faucon sorti en Octobre 2015, raconte l’histoire d'une femme immigrée maghrébine, qui vit seule en France avec ses deux filles, Souad, quinze ans, adolescente rebelle, et Nesrine, dix-huit ans, studieuse et appliquée. Fatima enchaîne les heures de ménage afin de pouvoir offrir le meilleur à ses filles, mais comme elle ne maîtrise pas la langue française, elle va rencontrer de nombreuses difficultés pour s’intégrer et finira par écrire, dans sa langue d’origine, ce qu’elle n’a jamais pu dire librement à ses filles en français.

Ce film dispose d’un atout majeur : Soria Zeroual, dans le rôle de Fatima. Juste, charismatique et mystérieuse, elle est la pièce maîtresse du film. Elle interprète au plus près le personnage de Fatima, avec ses signes de fatigue sur le visage et son regard parfois méfiant.

Dès la première scène, Fatima, Nesrine et deux de ses amies sont confrontées à un problème : la propriétaire d’un appartement utilise un prétexte fallacieux pour ne pas leur faire visiter son appartement à louer. Fatima comprend que le foulard qu'elle porte est la cause de ce problème. Le thème de l’histoire commence donc à apparaître dès le début.

Tout au long du film, on découvre les difficultés que rencontrent les femmes d'une même famille en fonction de leur âge. Fatima fera ressentir au spectateur de la compassion, de la peine et de la tristesse pour le sort qui lui est fait, quand elle se dispute avec Souad, ou quand on la voit travailler durement, par exemple. Nesrine, elle, fera également ressentir au spectateur de la peine pour elle : comme au moment où elle "craque" face à la difficulté des études de médecine qu'elle a entreprises, ou quand elle fond en larmes à cause des critiques d’autres femmes de son quartier, jalouses de la voir faire de bonnes études et donc de sortir de sa condition. Quant à Souad, elle provoque l'empathie du spectateur, notamment au moment où elle pleure dans la voiture de son père car elle regrette ce qu’elle a précédemment dit à sa mère, mais aussi lorsqu’elle cède à la colère, quand elle insulte sa mère en lui dévoilant son dégoût pour le métier qu’elle fait : "Tu nettoies la merde des autres", lui reproche-t-elle.

Pour Fatima, ses filles sont une façon de ne pas succomber à la montagne de problèmes qu'elle rencontre. L’écriture vient alors jouer un rôle important dans le film, car elle représente le soulagement de Fatima, ses confessions.

Le film, dans son ensemble, aborde le thème de l’intégration avec gravité, car l’humour n’est certes pas très présent, mais on finit par s’en passer. Le film se rapproche finalement beaucoup plus d’un documentaire que d'une fiction. Toutefois, il devient quand même un peu monotone à certains moments, mais cela doit sûrement être fait exprès, afin d’accentuer la sensibilisation des spectateurs. Cela fait tout de même son effet ! On peut donc en conclure que Philippe Faucon a ce sujet très à cœur !

Enfin, le film Fatima traduit au mieux, et de façon à la fois sérieuse et touchante, les difficultés que rencontrent beaucoup de familles étrangères à s’intégrer socialement, entre difficultés économiques et problèmes de langue. Philippe Faucon sensibilise les gens tout en dévoilant son grand potentiel en tant que réalisateur.

Julien Morel
2016/03/30 14:46 #e250-44c2-899a-f16eb89d8458
Lycée Guez de Balzac
Loin d'être un énième film sur l'intégration ou la Désintégration (pour reprendre le titre du film précédent Philippe Faucon), Fatima s'offre d'emblée comme un merveilleux portrait de femme. Portrait sociologique aussi puisque sa non maîtrise du français contraint le personnage éponyme à exercer des métiers déconsidérés comme le souligne avec amertume Souad, sa plus jeune fille " tu laves la merde des autres". Fatima n'est pas le portrait d'une révoltée, ni d'une inadaptée, elle ne refuse pas les codes de la société française dans laquelle, au contraire, elle veut se faire une place. C'est ce que raconte le film : Comment trouver sa place dans le champ, dans le cadre quand le son des mots ne s'accorde pas avec l'image ? Les plans resserrés sur son visage placide et quasi inexpressif nous l'énoncent bien. Fatima se sent enfermée dans un cadre qui ne peut que l'entraver. Elle cherche à se libérer de toutes les cadres : mère divorcée assumant ses deux filles, femme de ménage, elle est seule enfermée dans une absence de réelle communication avec ce monde qu'elle ne comprend pas tout à fait et qui ne la comprend pas. Il faut un accident du travail, une chute dans les escaliers pour révéler les failles de Fatima. La douleur au bras que personne ne comprend permet à Fatima de s'exprimer enfin "Au nom de toutes les Fatima", de celles qui triment dans l'ombre, en silence, dans un pays dont elles ne maîtrisent ni les codes ou repères, ni la langue. Et ce sera dans le cabinet de son médecin-conseil que Fatima va trouver un lieu d'expression. Lisant dans sa langue d'origine, l'arabe, de larges extraits de son Journal, Fatima retrouve le sourire et le chemin vers une affirmation de soi, le moyen de s'extirper de l'ombre. Elle est enfin éclairée par les mots qu'elle peut poser sur ses maux.

Le film alterne les scènes intimistes et les scènes de la vie quotidienne, les repas pris en famille chargés de revendications acerbes et violentes d'une cadette en rébellion contre sa mère, contre l'école et ce à quoi  se soumet la mère pour subvenir aux besoins de ses filles. "Fatima" témoigne du choc des générations et des valeurs opposées entre des parents marqués par les traditions et des enfants qui ont soif d'adopter la culture de la jeunesse française : fumer dans la rue pour une fille, sortir avec des garçons sans se préoccuper de leur famille, naviguer sur internet et acheter de nouvelles baskets. Sans jamais tomber dans les clichés ou le misérabilisme, Philippe Faucon adopte une écriture filmique de type documentaire pour approcher ses personnages au plus près de leur vérité. Merveilleusement servi par des acteurs non-professionnels dont le rôle-titre (Soria Zeroual), "Fatima" s'avance vers une scène poignante : une mère parvenant enfin à déchiffrer sur l'immense panneau des résultats au concours de première année de médecine le nom de sa fille aînée, Nesrine. Le plan se resserre en un lent travelling vers le visage d'une mère comblée, seule, en silence qui voit la réussite de celle qu'elle a poussée, l'intégration accomplie d'une sorte de double d'elle-même (sa fille partage les douleurs et les mots de sa mère qui lui lit son Journal). Une scène sobre et forte à la fois qui dit en un plan l'essence-même du film : l'espoir de s'intégrer malgré tout.

la classe de 2nde 8 
2016/03/30 14:47 #0ca2-41cc-8875-6e2391dfdb73
Lycée Guez de Balzac
En un mot, un titre de six lettres, le réalisateur Philippe FAUCON réussit à nous présenter un film très intéressant. 

Intéressant de par sa simplicité. En effet, le film est assez court (1h28) et possède un titre clair et précis qui ne nous permet pas de deviner son contenu ou son cadre, sauf, bien sûr, l’origine arabe de cette femme. Un décor sincère, celui de la réalité : le réalisateur nous évite les clichés et ne tombe pas dans la caricature et le misérabilisme, il peint juste la réalité, le quotidien de beaucoup de familles en France. Présentée sur l’affiche du film, Fatima nous laisse perplexe quant à l’expression complexe de son visage…

Intéressant de par son scénario. Philippe Faucon nous fait la peinture d’une famille où la mère et le père sont originaires d’Algérie. La famille est en effet confrontée aux aléas de la vie. Particulièrement difficile pour Fatima, la mère, séparée de son mari, elle élève, en faisant des ménages, ses deux filles, Nesrine et Souad. Nesrine, l’aînée, est bien intégrée et fait des études scientifiques. Souad, la cadette, connait un parcours scolaire perturbé, elle est plutôt rebelle et a beaucoup plus de mal à s’intégrer : sa mère ne parle pas le français et « y’a pas internet » chez elle. L’argent pour les études et pour le quotidien ne coule pas à flots et la mère se bat pour ses filles et travaille beaucoup. De nombreux « barrages » sont montrés. La religion qui oblige Fatima à porter le voile et qui pour le père et la mère s'énonce à travers des jugements de valeur qui gênent leurs enfants (par exemple sur le fait qu’une fille ne doit pas fumer). La différence de culture et de générations entre les parents et les enfants s'ajoute à la barrière de la langue. Du fait de sa méconnaissance du français, Fatima a du mal à progresser dans la société (dans le travail, les relations humaines, …) et doit prendre des cours car son entourage parle majoritairement français. Elle subit également le regard des autres et leurs abus. 

Les acteurs du film sont ici des amateurs : le choix du réalisateur est un risque qui a pris paie. Leur jeu est magnifique en particulier celui de Soria Zeroual (Fatima, le rôle-titre) et de Zita Hanrot (Nesrine) : actrice rayonnante de beauté. Le jeu du personnage de Souad est partagé : elle incarne vraiment le rôle d’une « ado rebelle » mais peut-être un peu trop poussé ou caricatural lorsqu'elle traite sa mère d’ânesse.

Il y a en effet beaucoup de scènes muettes et assez longues, seule la musique très bien réalisée, est présente (par exemple, la lecture au médecin de son journal par Fatima, les scènes dans les transports en commun récurrentes). Nous pouvons citer la scène où Fatima prépare le couscous qui est marquante et vraiment extraordinaire : elle est à la fois la simplicité même et  relève d'une forme de complexité. Les scènes quotidiennes de l’écriture du  Journal de Fatima en arabe sont très belles et jouent pleins de rôles à la fois : elles marquent le rythme, nous repèrent dans le temps, et montrent comment cette femme extériorise ses craintes et ses fatigues au quotidien. 

Par ailleurs, les « points d’attaque » du réalisateur sont nombreux : notamment la vie des deux filles et de la mère (les rencontres amoureuses, les examens…). Des scènes très banales sont aussi présentes pour témoigner avec justesse que la vie n’est pas faite que de rebondissements mais aussi de moments de solitude.

Des petites touches d’humour, des scènes de gaieté en famille, des personnages bienveillants (comme le père, le docteur) permettent de contrebalancer l’atmosphère générale du film. 

Intéressant aussi de par son montage et sa réalisation.

Les images sont très travaillées et de très grande qualité, les personnages sont souvent vus en gros plans, et parfois même non-maquillés, un autre indice d’authenticité. Les cadres sont très épurés et les mouvements de caméra plutôt simples. Les scènes de dialogues et même parfois de monologues sont elles aussi ambiguës : les textes sont pertinents mais sonnent et font « vrais ». La diction des acteurs est très travaillée et belle à entendre. L’omniprésence de la langue arabe pendant toute la durée du film lui confère sa beauté et son authenticité.

Intéressant pour son ensemble, l’atmosphère respire la douceur.

Le début du long-métrage est vraiment bien fait : il est direct et nous expose le problème. Quant à la fin, je trouve génial que l’on puisse conclure un film de cette manière, nous pouvons observer rien que dans la salle de cinéma les réactions des spectateurs face à cette chute ! En effet la mère tellement fière de sa fille, vient déchiffrer, elle-même, ses résultats au concours de médecine. C’est une fin très belle à l’image du visage ensoleillé par Fatima. On ne peut pas la qualifier de dénouement, car les principaux problèmes ne sont pas résolus, ce n’est pas un film à rebondissements et le réalisateur nous le montre en réalisant une fin presque inachevée. Ici, pas de fin digne d’un film de Walt Disney ou de Hollywood mais une vie qui continue…  et que le film ne montre qu’en partie.

Intéressant, de par notre opinion et notre « verdict ». Pour moi, sans équivoque un très bon film, grâce à l’ensemble des acteurs et du réalisateur qui nous immergent dans un autre univers. Un film agréable à regarder est malgré la dure réalité de ce son propos, il demeure vraiment optimiste, ce qui est parfaitement bluffant. 

Le réalisateur a réussi son film et l'idée qu’il veut communiquer serait que la qualité n’est effectivement pas  dans la quantité ou dans la surenchère, mais bien parfois dans la seule réalité.

Matthieu Dussaigne
2016/03/30 14:47 #cd36-4875-96b0-425988bfe23d
Lycée Guez de Balzac
 Après La Désintégration, le réalisateur Philippe Faucon tourne un film mettant en scène une mère qui cherche à s’intégrer dans la banlieue lyonnaise. Fatima est une femme de ménage, originaire d’Algérie, vivant avec ses deux filles nées en France. Elle vit séparée du père. L’aînée, Nesrine, sérieuse et travailleuse, est en colocation et étudie en première année de médecine. Consciente des efforts de sa mère pour payer ses études, elle est attentive à la santé de celle-ci lorsqu’elle tombe en dépression. Au contraire, la cadette, Souad, collégienne, entretient des relations conflictuelles avec Fatima, une mère qui « nettoie la merde des autres ».

Le réalisateur suit la famille sur une année scolaire (en seulement 1h 28).

Première surprise : le film ne tombe pas dans la facilité des clichés sur les banlieues et les employeurs bourgeois. D’ailleurs, les problèmes d’argent de la famille sont toujours évoqués avec sobriété, rapidement, comme par honte de trop en parler et de tourner le film en discours moralisateur et manichéen.

Fatima est plus une femme forte que faible : elle se bat pour ses filles. Prête à sacrifier ses bijoux pour les études de sa fille, elle reste digne. Elle est attachée à ses origines et souhaiterait que ses filles parlent l’arabe. Mais comment leur dire, comment communiquer avec elles quand on parle peu le français et qu’on vit en horaires décalés ? Comment dialoguer avec une fille dont on voit que l’on perd le contrôle et qui néglige sa scolarité ? Alors Fatima écrit dans un journal ce qu’elle ressent.

C’est un film social puisque les filles, chacune de leur côté, soulèvent des questions sur des préjugés arriérés : pourquoi une fille devrait-elle s’abstenir de fumer ? Comment Fatima peut-elle déconseiller le nouveau copain de Souad sans le connaître, le jugeant juste en fonction de sa famille « qui n’est pas bien » ? Les réponses des filles fusent avec humour et agacement : « Je suis pas sortie du cul d’une poule en or, comment tu peux savoir s’il est bien ou pas ! ». Le film étudie également les relations sociales entre mère et fille, entre les différentes couches de la société française, ses origines variées. 

En revanche, on regrette un scénario faible, sans rebondissements ni trame mais c’est peut-être l’intention du réalisateur : la vie n’est pas toujours rythmée, ni surprenante.

Le film prend le temps de montrer tous les gestes, les visages de la vie quotidienne. Par exemple, la scène dans laquelle Fatima fait le couscous : c’est lent et précis. Parfois, le temps paraît long et les scènes déséquilibrées : des scènes fortes sont furtives tandis que celles moins importantes s'étendent sur une longue durée. On voit longuement Fatima faire le ménage, ou laver le linge des autres, par exemple. On en revient au style documentaire dans la scène où Fatima apprend le français et à remplir des documents, s’efforçant de s’intégrer afin de communiquer avec ses filles. La lecture des sous-titres traduisant l’arabe du "Journal" de Fatima redynamise l'ensemble.

Un film de femmes, oui, mais intégrant quelques interventions masculines choisies qui font avancer le récit, comme celles du père ou du médecin du travail.

Le film est plutôt dramatique. Toutefois, des scènes plus légères donnent le sourire aux lèvres comme la courte leçon de conduite de Souad, les scènes de drague entre adolescents en bas des immeubles ou les sentiments amoureux de Nesrine. Le jeu des acteurs (non-professionnels pour la plupart, telle Fatima dans le rôle titre)  et leur complicité rendent la réalisation proche et naturelle.

Enfin, les problèmes semblent avancer vers leur résolution : la dépression de Fatima s'atténue, la cadette apparaît moins agressive vis à vis de sa mère après un recadrage du père et Nesrine réussit son année. La fin du film arrive doucement : on n’a pas de « Happy end » euphorique. Elle est sobre comme la réalisation.

La lumière joue sur la mise en scène : le visage de Fatima n’est pas rayonnant mais doux et las. Les visages, les pièces sont éclairés : pas de clair-obscur pseudo misérabiliste ou sombre. La mise en scène est précise et les points de vue rapprochés, les acteurs naturels sans maquillage contribuent à un rendu proche du film documentaire et simple, comme les personnages montrés.

En résumé, un film délicat et juste, malgré quelques longueurs, qui s’attache à montrer l’odyssée de trois femmes dans la France d’aujourd’hui sans polémiquer. Tout simplement.

Arnaud Herault 
2016/03/30 14:48 #be89-4928-9244-731913c9196b
Lycée Guez de Balzac
Une Triste réalité

C’est à travers un portrait attachant inspiré de deux livres de Fatima Elayoubi, que Philippe Faucon tente de nous montrer la difficile intégration des immigrés maghrébins en France. En effet, leur triste vie est portée par Fatima, une maghrébine âgée de 44 ans, faisant des ménages toute la journée pour en tirer un minime revenu. Arrivée depuis plusieurs années en France elle maîtrise encore très mal le français alors que ces filles sont nées en France. Nesrine, l’aînée, en école de médecine, et sa sœur Souad, adolescente révoltée, parlent toutes deux couramment le français sans rien connaître à l'arabe. Entre deux heures de ménages, Fatima tient un journal intime dans lequel elle écrit ses pensées dans sa langue natale.

Emouvant malgré les clichés

Ce sujet délicat sur l’intégration des immigrés a été traité avec délicatesse, finesse et sensibilité. Le sujet recentré sur les personnages procure un attachement pour eux qui accentue l’émotion et les sentiments ressentis. De plus, ce long-métrage de 1h19 nous permet de ressentir le racisme dont les femmes musulmanes sont victimes tous les jours, par exemple, au moment où une propriétaire d’appartement refuse de louer son bien à une musulmane. Cependant, Philippe Faucon dérape parfois en y laissant de gros clichés et préjugés. Une maghrébine qui comme par hasard s’appelle « Fatima », prénom de la fille du prophète et qui est femme de ménage, en France. Ou bien encore, une adolescente qui se rebelle à longueur de journée. Un film fort émouvant malgré ces stéréotypes un peu convenus. 

Un petit casting mais réussi

Fatima est interprétée par Soria Zeroual, une femme de ménage de la région lyonnaise mais en aucun cas une actrice professionnelle. Soria Zeroual fait partie de ces centaines de femmes maghrébines immigrées converties en femmes de ménage et en très grande difficulté concernant l’intégration ce qui fait d’elle une super actrice naturelle. De son côté, Souad interprétée par Kenza-Noah Aiche, est remarquable pour son énergie, cependant, elle obtient son premier rôle dans un long-métrage et elle n’est pas naturelle dans les longues répliques. Concernant la jeune Zita Henrot, dans le rôle de Nesrine, elle a un certain talent dans son naturel et son sérieux ; on la reverra sûrement prochainement. Un casting à petit budget mais vraiment réussi.

Légèrement ennuyant

Philippe Faucon a voulu insister sur le côté triste du film en y mettant aucun fond sonore mis à part au début et à la fin. Ce léger manque rend ce film parfois ennuyeux accompagné de certaines scènes parfois beaucoup trop longues comme par exemple la scène du couscous. Ce point négatif aurait pu être amélioré en y ajoutant de légères musiques douces qui auraient accentuées l'atmosphère de tristesse et d'émotion de ce long-métrage.

FATIMA reste un film attachant qui vous fera comprendre les problèmes de racisme et d’intégration des centaines de musulmans vivant en France. 

Fabien Montrichard
2016/03/30 14:50 #2474-4c3e-98bd-7c26b902aff5
Lycée J. Rostand
Fatima, un film tout en douceur sur l'intégration

Après son film La désintégration, sorti en 2011, Philippe Faucon est de retour avec son nouveau long-métrage, Fatima. Inspiré du livre autobiographique et plein d'espoir Prière à la Lune, de Fatima Elayoubi, Fatima est l'histoire intéressante d'une femme et de ses deux filles, âgées de dix-huit et quinze ans. Fatima, l'héroïne du film, est une mère qui se bat et qui se sacrifie quotidiennement pour l'avenir de ses enfants, tout en faisant face à son exclusion de la société, causée par sa non-maîtrise de la langue française.

Film social faisant parfois penser à un documentaire, en raison de sa réalisation, Fatima est un film très réaliste entre les sacrifices, les doutes et l'amour que porte cette mère à ses filles. Mais surtout parce qu'avec ce film Philippe Faucon traite des sujets graves et délicats, dont le racisme.

Dès la première scène, une propriétaire refuse de faire visiter son appartement à Nesrine, la fille aînée, accompagnée de ses deux colocataires et de sa mère. La propriétaire prétexte un oubli des clés. Mais, Nesrine en est persuadée, c'est parce qu'elles sont maghrébines. Plus tard, une femme d'un milieu social beaucoup plus aisé, chez qui Fatima fait le ménage, laisse traîner un billet de dix euros pour tester son honnêteté.

Mais le principal sujet de ce film reste l'intégration. Fatima maîtrise mal le français, ce qui lui pose des problèmes au quotidien, mais qui surtout l'écarte du monde et des autres. Même sa plus jeune fille, Souad, lui en veut et le lui reproche : ''J'en ai marre de cette vie de rien. On vit dans une cage, on est pas bien ici. Et je peux pas travailler, tu peux pas m'aider à comprendre, tu ne parles même pas français'' telles sont les dures paroles qu'adresse à sa mère, cette adolescente de quinze ans en révolte et en opposition contre le monde. Elle en veut même à la société qui, selon elle, traite sa mère comme moins que rien.

Nesrine, elle aussi, fait face au problème de l'intégration. Elle qui commence sa première année de médecine, se sent rejetée et pas à sa place. Elle à l'impression d'être étrangère à ce milieu dur et exigeant. Elle se démène pour travailler et réussir, pour ne pas décevoir sa mère qui a dû se sacrifier en travaillant plus dur ou en vendant ses bijoux pour lui payer la fac de médecine. ''Je ne peux pas me permettre de ne pas réussir'', dit-elle.

Dans l'une des dernières scènes, alors qu'elle est confrontée à des problèmes de santé, Fatima se confie à son médecin et lui lit un très beau texte qu'elle a écrit en arabe. Elle y explique que personne ne fait attention aux « Fatima » qui sont pourtant indispensables à la société. Ces femmes, souvent maghrébines, travaillent dans l'ombre, très tôt le matin ou très tard le soir. On ne les remarque pas, elles sont invisibles, mais sont pourtant bel et bien présentes et importantes. Cette belle scène, joliment filmée, est représentative de la solitude et de l'ignorance à laquelle est confrontée Fatima

Seul point légèrement négatif, la quasi-totale absence de musique. Excepté au tout début, pendant le générique de fin et une courte scène où Nesrine et son ami dansent, il n'y a pas de musique. Mais ce choix du réalisateur est peut-être une volonté de laisser place au silence, comme un blanc. Alors, finalement, ce n'est pas si grave.

Le réalisateur n'a pas fait appel a de grands acteurs professionnels, mais au contraire à des inconnues du grand écran. Nesrine et Souad respectivement jouées par Zita Hanrot et Kenza Noah Aïche sont très bien interprétées. Et Soria Zeroual, dans le rôle de Fatima, est juste et touchante. Ainsi, même sans acteurs professionnels, connus et reconnus, Philippe Faucon réussit à avoir une superbe distribution.

Avec Fatima, Philippe Faucon nous fait prendre conscience de la dure réalité de l'intégration et des difficultés qui y sont liées. Le tout avec douceur et subtilité. En somme, un très beau film !

Juliette Pucel-Bastié
2016/03/30 14:50 #4a91-4dd4-8c81-8f6aac9cf37f
Lycée J. Rostand
 Fatima, mélodrame social de Philippe Faucon sorti en 2015, est l'histoire d'une immigrée maghrébine, Fatima, qui vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et vit cette situation comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu'il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses fille. Ce film s'inspire de Prière à la lune (2006) et Enfin, je peux marcher seule (2011), deux livres de Fatima Elayoubi.

Dès la première scène, le thème est annoncé : l'intégration. En effet, Fatima, Nesrine, sa fille aînée, et deux amies de celle-ci sont venues pour visiter un appartement à louer. Mais, lorsque la propriétaire de l'appartement arrive, elle dit qu'elle n'a pas les clés et la visite est donc annulée. Cet incident peut nous paraître banal mais il nous est habilement suggéré que c'est un acte motivé par le racisme. Il est assez rare de voir autant de subtilité à l’écran : ainsi, ce film de Philippe Faucon fait transparaître par des actes paraissant sans importance le racisme latent dans notre pays, qui empêche l’intégration des immigrés. Et il prouve encore une fois que l’intégration sociale en France est assez complexe pour une personne qui parle peu le français. 

Les trois femmes ont chacune un rapport différent à la langue : Fatima est handicapée par sa méconnaissance du français mais s'exprime secrètement en arabe dans un cahier, Nesrine a le niveau de ses études et Souad cherche à s'affirmer avec la langue de la rue. Ces différences de niveau attisent les incompréhensions et font surgir les conflits. On voit là l'importance de l'apprentissage de la langue pour trouver sa place dans une société qui reste excluante. Le film manie savoureusement les dialogues pour en rendre compte, mais c'est une vraie violence que doit subir Fatima face aux soupçons et aux rejets. La médisance des femmes maghrébines révoltent Nesrine et font craquer la jeune femme. C'est pourquoi Fatima écrit dans son cahier : "Là où un parent est blessé, il y a un enfant en colère". "C'est ce que j'avais à dire aux gens de ce pays", indiquait Fatima Elayoubi dans son livre. En respectant son récit sans jamais tomber dans la caricature, Philippe Faucon se fait son porte-voix.

On est en droit de se demander pourquoi Fatima Elayoubi n’interprète pas son propre rôle à l’écran : en fait, cela aurait peut-être remué trop de choses en elle. C’est pourquoi elle s’est contentée de participer à l’écriture du scénario. Comme il était difficile, voire impossible, de trouver une comédienne professionnelle pour endosser ce rôle, Philippe Faucon a choisi une véritable femme de ménage, Soria Zeroual, dont le naturel et la force permettent d’occulter les petits défauts qu’on peut trouver dans son jeu. Kenza Noah Aïche, qui joue le rôle de Souad, est également une non-professionnelle : son énergie emporte facilement l’adhésion du spectateur ! Dans ce trio féminin, seule Zita Hanrot était déjà passée plusieurs fois  devant une caméra: elle campe Nesrine de façon très crédible. Si le film se concentre principalement sur Fatima, Nesrine et Souad, il n’oublie pas pour autant de les situer dans leur environnement : des HLM de banlieue, avec les rapports des femmes entre elles et ceux entre garçons et filles. Quant au père de Nesrine et Souad, il n’a pas coupé les ponts avec sa première famille : ce n’est pas le mauvais bougre, même il reste traditionnaliste comme cela est pointé à l’occasion la remarque faite à Nesrine que « fumer, pour une femme, c’est vulgaire, ce ne l’est pas pour un homme ».

Ce film contient peu de points négatifs à part le fait qu'il manque un peu de musique, ce qui laisse toute la place au silence de Fatima, à la révolte de Souad et aux révisions de Nesrine.

Maniant une mise en scène épurée, centrée sur les personnages et leur permettant d'interagir en toute simplicité, le film les fait exister à l'écran et nous touche ainsi profondément. Ancré dans le réel, le film ne joue jamais sur un effet pathétique ou spectaculaire : au contraire, son épure recentre sur l'humain, les détails et l'humour donnent le poids de la vie, la beauté du cadre et la lumière donnent aux personnages tout leur éclat.

Nathan Devard
2016/03/30 14:51 #9dc2-42ba-83cd-ae1a371e8a07
Lycée J. Rostand
Fatima, un film réaliste sur les difficultés d’intégration

         Fatima, le nouveau film de Philippe Faucon, est l’exact inverse de La désintégration, autre film de Faucon sorti en 2011, où trois jeunes de banlieue basculent dans la radicalisation. Dans Fatima, on retrouve l’histoire (trop) banale de trois femmes ordinaires qui se battent contre les codes de deux sociétés qui s’évitent, la classe bourgeoise française et la communauté maghrébine des cités. Fatima, jouée par Soria Zeroual, est femme de ménage, se tue à la tâche mais veut s’intégrer. Nesrine, sa fille aînée, veut s’émanciper en réussissant ses études de médecine, et Souad, sa benjamine, est en pleine révolte.

         Ce film, tourné dans la banlieue lyonnaise, réussit à éviter les clichés sur les cités. Là où certains les montrent grises, et remplies de délinquants et de dealers, Philippe Faucon les dévoilent lumineuses et paisibles, troublées uniquement par les femmes d’origine maghrébines qui reprochent à Nesrine de préférer ses études plutôt que de travailler pour aider sa mère. Soucieuses de faire respecter les règles de la communauté, qui interdit aux adolescents de s’intégrer totalement, elles essaient de rabaisser celles qui veulent et peuvent réussir, comme Nesrine. Mais loin de prendre exemple sur elle, Souad se rebelle contre Fatima et contre la société bourgeoise lyonnaise qui exploite sa mère, et qui l’oblige à travailler dur. Philippe Faucon nous montre alors deux idéaux différents parmi deux sœurs ayant grandi ensemble.

Fatima est un film court (1h 19), et Philippe Faucon ne se perd pas en tentant de créer une intrigue quelconque. Sans entrer dans le docu-fiction, il filme des vies comme il y en a tant, avec des plus petites intrigues comme l’examen de médecine de Nesrine, le rapport père-fille, la santé de Fatima… Mais on observe un thème omniprésent : l’intégration de Fatima. Ainsi, elle prend des cours de français, va aux réunions parents-professeurs et parle aux autres parents d’élèves. Mais l’effort ne se fait pas des deux côtés : ainsi, elle reconnaît une de ces parents d’élèves et tente d’engager la conversation. Cette dernière fait alors croire à Fatima qu’elle est très pressée et se dépêche de repartir.

La thématique de la langue prend une place importante dans Fatima. Le personnage éponyme parle mal français et s’exprime en arabe. Mais pour ses filles, c’est l’inverse : ainsi, Fatima leur parle en arabe et elles lui répondent en français. Ce dialogue bi-linguistique créé des incompréhensions entre la mère et les filles.

Tout cela, Fatima le raconte en arabe dans son journal. Elle y parle de toutes les autres Fatima, toutes les travailleuses de l’ombre, qui sont indispensables à la société française, et qui nettoient, préparent et cuisinent en masse pour ceux qui sont destinés à réussir. A travers Fatima, Philippe Faucon nous montre que l’intégration de première et de seconde génération peut se faire, mais que le chemin pour être intégré est rude, surtout quand on est une femme invisible de la société.

Antoine Josse
2016/03/30 14:52 #2716-4514-93d9-e8727d3d871b
Lycée J. Rostand
Pour son retour au cinéma après trois ans d'absence, le réalisateur français Philippe Faucon s'inspire des romans de Fatima Elayoubi et nous montre un tout autre aspect de l'immigration que celui qu'il avait décrit dans La Désintégration (2012). En effet, tandis que Ali, Nasser et Hamza n'arrivaient pas à s’intégrer dans une France qui les rejetait jusqu’à les faire basculer dans le fanatisme religieux, son nouveau personnage, Fatima, incarnée par la splendide Soria Zeroual, est une mère de famille maghrébine qui tente par tous les moyens de s’intégrer, et d'assurer seule l'éducation de ses deux filles, dans ce pays dont elle ne maîtrise même pas la langue. Le cinéaste nous montre ici l'étendue de son talent, et filme ses personnages avec douceur et poésie.

Le film est doté d'une distribution jeune et rayonnante : les deux jeunes filles incarnées par Zita Hanrot, pour l’aînée, Nesrine, et par Kenza Noah Aïche pour la jeune Souad, sont belles et justes dans leur jeu. Rappelons que l'aisance de Kenza Noah Aïche et de Soria Zeroual est d'autant plus spectaculaire quand on sait qu'elles ne sont pas professionnelles.

La mise en scène est simple et épurée. En effet, dans Fatima, l'important ce sont les personnages, leurs dialogues et leurs gestes. Cette mise en scène sobre nous permet de nous retrouver dans ces personnages et les met en valeur à l’écran.

Sobriété de mise en scène flagrante quand Souad et sa mère marchent dans les couloirs du collège et que l'on voit la jeune fille marcher devant, comme si elle voulait échapper à sa mère, tandis que Fatima se trouve derrière, dépassée, essayant de rattraper la jeune fille.

C'est d'ailleurs cette jeune fille, Souad, qui va compliquer le quotidien de Fatima. En effet, cette adolescente ne supporte pas la condition de vie de sa mère, qui fait des ménages pour gagner sa vie et payer les études de Nesrine. Entre jalousie envers sa sœur, fierté de sa réussite et honte de sa mère, Souad se comporte mal et a de mauvais résultats scolaires, qu'elle justifie par l’illettrisme de sa mère, qu'elle n’hésite pas à agresser verbalement en lui disant violemment qu'elle « lave la merde des autres. »

De plus, Fatima est victime de racisme : la femme qui l'emploie va même jusqu’à glisser un billet de banque dans la poche d'un pantalon que Fatima doit laver, pour tester son honnêteté. Et quand Fatima veut créer des liens avec les autres parents d’élèves, ces derniers l'évitent et la fuient.

 Nesrine et Souad, elles, ne veulent pas la même vie que leur mère, refusent de respecter les codes de leur communauté, qui les empêchent de vivre comme elles le souhaitent, à cause du regard et du jugement des autres femmes musulmanes.

 Le point négatif de ce film, c'est le comportement des gens à l'égard de Fatima qui me semble très caricatural : en effet, dans le pays qui est le nôtre, les relations avec les maghrébins ne se résument pas non plus à la gêne et l’évitement. S'il est en effet possible de voir une femme glisser de l'argent dans les poches des pantalons ou même qu'une personne refuse de louer son appartement à des gens d'origine maghrébine, ce film dénonce à mon sens des cas isolés qui ne doivent pas être généralisés, même si de plus en plus se manifestent des tensions envers une religion qui a la vie dure en France actuellement.

 Fatima est, pour finir, un film magnifique, humain et poétique qui force le respect. Philippe Faucon a fait un travail fantastique avec ses actrices qu'il a su mettre en valeur à l'écran. Et il me semble légitime de reconnaître ce travail.

Gauthier Saint-James
2016/03/30 14:53 #058d-4580-b512-87a9224d07e7
Lycée J. Rostand
Fatima, le nouveau long métrage social de Philippe Faucon, nous conte l'histoire terriblement réelle d'une femme de ménage maghrébine qui se tue à la tâche pour ses deux filles. Un jour, elle chute dans les escaliers, et, en arrêt de travail, commence à écrire ce qu'elle n’a jamais pu dire à ses filles.

Philippe Faucon s'inspire de l'histoire d'une autre, Fatima Elayoubi, pour écrire son film. Cette dernière a fait face aux mêmes problèmes de langue et d’intégration, et elle n'a pu se libérer et s'épanouir qu'en écrivant. Elle a écrit un recueil de poèmes : Prière à la lune.

Dans une scène du film, l'héroïne se rend chez le médecin arabe qui comprend sa langue. Elle lui lit alors ce qu'elle a écrit et finit par un passage disant : '' que serait les choses sans une Fatima ? ''. On peut alors dire : que serait le film sans une Fatima ?

Fatima, s’exprimant très mal en Français, ne parle qu'en arabe (ou presque). Elle vit cette situation comme une frustration dans son rapport avec ses filles qui, elles, ont grandi en France. Ce handicap conditionne toute sa vie. Dans une scène chez le médecin, Fatima a du mal à s'exprimer, sauf dans sa langue maternelle. Mais l’héroïne prend régulièrement des cours pour apprendre et améliorer son français.

Qui dit film du réel, dit message subtil. Dans ce film, certains comportements racistes sont dissimulés partout. Par exemple, dans de la fameuse scène chez la patronne de Fatima (de classe sociale plutôt aisée) où Fatima est persuadée que son employeuse cache de l'argent dans la maison pour tester ses femmes de ménage. On peut voir dans son regard toute la méfiance et les préjugés de la bourgeoisie. On peut aussi noter la différence entre le fils de cette dame, à la vie plus que confortable, qui ne s'investit pas dans ses études, et la fille de Fatima qui va réussir son examen de première année de médecine .

On comprend alors que le film contient une réflexion sur les classes sociales et on voit que ce n'est pas en ayant le plus d'argent que l'on réussit le mieux.

Dans le film on voit sans cesse des différences évidentes, voire même des oppositions entre les deux filles de Fatima. L'aînée, en première année de médecine, se consacre corps et âme à son travail, au point qu'elle en oublie même sa vie sociale. Sa colocataire, qui s'amuse beaucoup, la pousse à l'accompagner dans des soirées, mais Nesrine préfère passer la nuit à reviser ses cours. La cadette, elle, se fiche grandement de sa scolarité et se fait même convoquer plusieurs fois chez le principal du collège. Lors des rendez-vous de Souad chez le principal, Fatima, qui peine à s'exprimer en français, ne parvient pas à demander ce qu'elle veut. On le ressent très bien dans la scène du rendez-vous, tout comme lors de la réunion parents-professeurs.

Souad est plus proche de son père que sa sœur et lui raconte beaucoup de choses. Une scène se démarque des autres : c'est celle où l'on peut cerner le personnage de Souad qui dit à son père : '' je ne veux pas devenir comme elle, elle nettoie le m**** des autres.'' On comprend alors les sentiments de la plus jeune des filles, qui est la plus revêche par rapport à sa mère.

Dans le monde de Fatima et de ses filles, il y a un immense contrôle de la communauté. On voit, au milieu du film, qu’une connaissance de Fatima va lui faire la remarque que sa fille ne se comporte pas bien, et ne la salue plus, et celle-ci va prévenir Nesrine. Le regard de la communauté est très important aux yeux de Fatima, car selon elle : ''si les gens ne te voient pas du bon œil, tu ne pourras pas avancer''. Nesrine, qui est la première à vouloir s'émanciper de ce contrôle, symbolise en quelque sorte la liberté et la persévérance. Deux éléments qui contredisent la ''théorie'' de Fatima.

Quand Fatima va voir un médecin, à la fin de son arrêt de travail, elle lui dit haut et fort que sa douleur persiste mais d’après elle :'' les médecins ne croient que ce qu'ils voient ». Cette simple phrase nous donne un indice sur la fin de cette magnifique histoire que Philippe Faucon nous conte.

En résumé, ce film critique plusieurs facettes de notre société : le racisme, les classes sociales, le regard des autres. Toutes ces choses font que le film nous donne un aperçu réaliste d'un des aspects de notre monde, et cela, conté par un réalisateur sans pareil et des acteurs dans un rôle qui leur sied à merveille. On peut aussi prendre en compte que les actrices jouant Souad et Fatima ne sont pas professionnelles. Cette réalisation mérite amplement d'être saluée car, n'ayant pas l'habitude de regarder ce genre film, je dois bien avouer que j’ai passé un excellent moment....

Tom Chartier
2016/03/30 14:54 #5f87-4b84-b188-17f0d1c16d98
Lycée E. Cotton
Une femme issue de l’immigration élève ses deux filles qui sont très différentes. Elle a du mal à maîtriser le français, ses enfants parlent à peu l’arabe. Son aînée s’apprête à entrer en fac de médecine. Fatima cherche un appartement avec sa fille. La propriétaire refuse de louer cet appartement car la mère de famille est voilée.

Sa cadette Souad, de 15 ans, n’est pas tendre avec sa mère.

Fatima cumule les heures de ménage pour subvenir aux besoins de ses enfants.

Le thème principal est la relation entre une mère immigrée et les enfants nés en France.

On constate la réussite de sa fille aînée.

On peut voir aussi la barrière de la langue entre mère et fille. Dans une scène on peut voir la mère demander à sa mère si elle peut l’aider et la fille répond que sa mère ne comprend pas le français et qu’elle ne peut pas l’aider.

Fatima travaille pour la réussite de sa fille, elle est mise à l’épreuve dans son travail.

Le réalisateur veut montrer un film naturel, il ne cherche pas mettre des effets. Il cherche à montrer les choses sobrement. Il nous montre la différence de cultures, de communication.

Mohamed
2016/03/30 14:55 #a5c2-44b3-9375-c827e7095996
Lycée E. Cotton
J’ai bien apprécié ce film parce que, d’une part, je suis fils d’immigré donc il y a beaucoup de similitude avec ma propre histoire et d’autre part, parce que ces similitudes-là sont très bien appliquées dans le film.

Le thème principal du film est la réussite d’une fille de parents immigrés d’une part, mais aussi la plus jeune fille qui est un peu perdue car elle ne comprend pas trop pourquoi sa mère veut qu’elle réussisse au niveau des diplômes. La jeune fille rejette sa haine des gens du dehors, ce qui explique son langage et son attitude. (…)

Un autre thème est celui du racisme. On peut le constater qu’à la première scène, lorsque la dame qui loue l’appartement voit Fatima qui est voilée, elle dit qu’elle a oublié les clés, juste par crainte de sa religion et de son origine.

Le réalisateur a su attribuer à chacun des personnages un rôle de très proche de la vie réelle. On retrouve la mère avec la culture de son pays natal qui essaie de transmettre sa culture à sa fille aînée et à sa plus jeune fille, elle essaie de travailler corps et âmes pour financer les études de sa fille.

Nesrine, la fille aînée, montre qu’elle est d’une part dans la culture de sa mère mais aussi dans la culture de la France. Nesrine est très mature et très fière car elle aide sa mère mais elle arrive à poursuivre ses études.

Souad joue bien le rôle de la fille rebelle, qui n’est pas fière de ses origines et pas même de sa mère. On voit qu’elle utilise un peu son côté défavorisé pour ne pas travailler à l’école. Elle utilise même très souvent cette excuse pour nier une réussite.

Le père a un bon rôle de confident. On voit que religieusement il est très loin de Fatima car il a divorcé, mais il est très proche de ses filles.

Le réalisateur n’a pas fait de rajout car il exprime via le film la vraie vie de beaucoup de familles comme ça. 

Kushtrim
2016/03/30 14:57 #8089-446d-82a9-98f80359a4f4
Lycée Les Chartrons
 Fatima est un film de Philippe FAUCON. C’est un film réaliste. C’est l’histoire d’une maghrébine qui élève seule ses deux filles Nesrine et Souad. Fatima travaille en tant que femme de ménage, Nesrine est en fac de médecine et Souad est une lycéenne qui comparée à sa sœur n’aime pas trop les cours. Ce film reflète tellement la réalité qu’on peut s’y retrouver par moment. Certaines scènes m'ont fait beaucoup rire et d’autres m’ont beaucoup émue. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié ce film, je me suis pas du tout ennuyée. Il est tellement réaliste que j’avais l’impression qu’on suivait la vie d’une famille comme un documentaire. Le personnage de Fatima m’a beaucoup touchée par son courage, sa gentillesse et sa générosité.
2016/03/30 14:57 #a37b-4d42-bb46-a08ea6c94e2d
Lycée Les Chartrons
Fatima est femme de ménage. Elle vit seule avec ses deux filles : Souad 15 ans, adolescente révoltée et Nesrine, 18 ans, l’ainée, qui commence avec succès ses études de médecine. Son quotidien est difficile, elle parle mal le français ce qui cause quelques soucis dans ses rapports avec ses filles et travaille avec des horaires décalés. Tout bascule le jour où elle chute accidentellement dans un escalier.

La caméra est souvent fixée, et quand elle initie des mouvements, c’est pour suivre les déplacements des personnages. Des cadrages étroits. Une musique originale.

J’ai aimé ce film car c’est touchant mais aussi car ce film met en lumière l’histoire de cette femme dont la motivation quotidienne le bonheur entier de ses enfants. Une multitude de portraits de personnages attachants et, en arrière-plan, le portrait de notre société. Il n’y a aucun cliché et les personnages ne disent rien de pathétiques.

Dorada Telon 
2016/03/30 14:58 #52e2-42a8-9aea-26ce93e550a7
Lycée Les Chartrons
Fatima est un film qui nous parle de l’immigration. Fatima est une femme qui travaille beaucoup pour élever ses deux filles. Il est difficile pour elle d’aider ses filles à l’école ou même de se trouver un bon travail car il y a la barrière de la langue qui lui en empêche. Elle mène une vie dure mais elle finit toujours par s’en sortir. Elle se bat.

Ce film m’a fait rigoler mais aussi il m’a apporté de la tristesse à d’autres moments. Aussi, ce film reflète les clichés de la vie de tous les jours.

Ce qui m’a plu c’est le cadrage qui nous met systématiquement en contact avec le personnage principal. De plus l’humour et la convivialité du film m’ont plu.

Ce qui m’a moins plus c’est qu’il n’y a pas de fin. Nous ne savons pas ce que les personnages deviennent à part la grande sœur qui réussit son examen en médecine.

Mon avis est positif pour ce film.

Marina Mendes Pereira
2016/03/30 14:58 #7d32-4f05-8f58-479c89ee7edd
Lycée Les Chartrons
C’est l’histoire d’une mère qui se démène pour ses deux filles : Souad et Nesserine.

J’ai beaucoup aimé ce film car il nous fait prendre conscience de l’importance de la place d’une mère dans notre vie, peu importe l’âge que nous avons.

Dans ce film on voit à quel point une mère nous pousse à réussir malgré les problèmes. Fatima m’a beaucoup touchée car elle faisait tout pour ses deux filles mais une seule lui rendait la monnaie de sa pièce : Nesserine, une jeune fille qui faisait tout pour réussir son examen de médecine et qui, grâce au soutien de sa mère, l’a réussi.

Du côté de Souad, elle était en colère contre sa mère car elle ne supportait pas de voir sa mère « Nettoyer la merde des autres ».

Malgré toutes les barrières qui se sont mises sur la route de Fatima et Nesserine, elles ont toujours cherché à s’en sortir tandis que Souad cherchait à se mettre dans un gouffre.

J’ai trouvé ce film très émouvant et ça m’a fait comprendre que malgré tout ce que je fais subir à ma mère, elle sera toujours là pour moi. Je me suis aussi retrouvée dans le personnage de Nesserine.

Stessy Lanz
2016/03/30 14:59 #1074-4843-88bc-a5b4b27a78a2
Lycée Les Chartrons
Le thème abordé dans ce film est en plein dans l’actualité du moment.

FATIMA une algérienne qui émigre en France, elle s’occupe seule de ses deux filles Souad et Nesri.

Fatima est obligée de faire le ménage ici et la afin de payer les études de sa fille Nesri en Médecine.

Quant à Souad , adolescente révoltée qui ne fait rien au collège, a un tout petit peu le sens de la famille car nous voyons bien qu’elle est heureuse quand elle apprend les résultats de sa sœur.

L’auteur Philippe FAUCON nous fait découvrir de par ce film la difficile vie que mènent les migrants en France.

La complexité du film se retrouve dans la difficulté de vie que mène Fatima dans un pays étranger et ne connaissant pas le français cela se complique.

Quant à sa fille, Souad, l’auteur décide de faire une sorte de contraste entre elle et sa grande sœur Nesrin.

Fatima est un peu mise dans le bain de la société Française dans laquelle elle doit s’efforcer de vivre.

Pour cela elle essaie de tenir le coup à travers de petits poèmes qu’elle écrit elle- même afin de se redonner confiance en elle.

La musique était impeccable et les scènes étaient réalistes et bien cadrées.

De ce fait j’ai adoré le film car personnellement cela m’as touché, mais cela se finit trop brusque.

L’auteur nous mène dans la vie d’une femme dont l’intégration a la société française est difficile et de surcroit il nous laisse en suspense car on ne peut deviner la suite du film.

Thecla Wallot
2016/03/30 15:01 #2429-42bf-8605-e1377b7ba337
Internat d'excellence
Après le danger de la désintégration, le prix de l’intégration selon Philippe Faucon

Ce film est un drame français. Ce film présente une originalité par rapport aux autres films de Philippe Faucon dont « La Désintégration » qui était sorti en 2011. Dans ce film, il y a 3 femmes : Souad, Nesrine qui sont sœurs et leur mère Fatima. Elles vivent dans la banlieue lyonnaise dans des conditions sociales difficiles et Souad, jeune adolescente, et sa mère entretiennent une relation de plus en plus tendue à cause d’une posture injuste de rejet de la fille à l’endroit d’une mère qu’elle réduit à la femme de ménage analphabète qu’elle est par ailleurs. Ces trois femmes sont néanmoins très soudées. Contrairement à « La désintégration » qui retraçait le parcours d’un jeune homme de banlieue dans une radicalisation islamiste qui le conduira à devenir « kamikaze » au nom de Dieu, le film « Fatima » illustre une séquence de la vie d’une mère immigrée algérienne qui essaye de s'intégrer dans la société française et de contribuer activement – sans son mari dont elle est séparée sans qu’on sache trop pourquoi –, par un dur labeur, à la réussite de ses filles. Ce film est tiré d'une œuvre de Fatima Elayoubi qui s'appelle Prière à La Lune qui est une autobiographie. Il y a trois personnages principaux qui ont des comportements différents. Souad, 15 ans, est une adolescente rebelle qui ramène des mauvaises notes et son établissement s'inquiète de son avenir et de sa marginalisation naissante. Elle se brouille souvent avec sa mère parce qu'elle a honte de sa mère qui ne parle pas français, qui ne sait ni le lire ni l'écrire, et honte du métier qu’exerce sa mère. Souad adresse à sa mère des paroles assassines : « Je préfère voler, faire de la prison plutôt que de nettoyer comme toi la merde des autres ». Contrairement à sa sœur, Nesrine, 18 ans, est actrice de sa réussite et entame avec courage et une grande conscience des sacrifices de mère, sa première année de médecine. Le profond respect et l’amour qu’elle a pour sa mère contrastent avec la haine et le mépris de Souad pour cette dernière.

On voit qu’elles forment à elles trois une famille modeste vu le mobilier (le réfrigérateur, la table, la gazinière, le lavabo …le stricte nécessaire) de leur tout aussi modeste appartement dont on comprend pourquoi Nesrine doit le quitter pour emménager dans une colocation : sa réussite en dépend ! Et sa mère, malgré le peu de moyens dont elle dispose, force le respect lorsqu’on réalise que, malgré la relative précarité et le dur labeur qui sont les siens, elle arrive à lui offrir cette indépendance indispensable à la réussite de sa fille.

Les jeunes filles n'ont pas de smartphone mais des téléphones simples. Soria Zerouel qui incarne Fatima – son premier rôle ! – joue à merveille ce rôle de femme voilée mais ouverte à la modernité et aux autres malgré la barrière de la langue.

Souad et sa mère vivent dans une HLM de la banlieue lyonnaise où les commérages au sujet des deux adolescentes – jugées trop libres et irrespectueuses des bonnes mœurs - qu’émettent et relayent les autres femmes maghrébines du quartier illustrent les tensions et la mécompréhension croissantes entre Fatima et ces femmes. Fatima se retrouve ainsi isolée à cause de valeurs – la liberté, la confiance et la réussite professionnelle - qu’elle est bien seule à considérer comme absolues. Cela montre aussi à quel point l’intégration est un défi d’autant plus difficile à relever que les autres étrangers peuvent dissuader et contrarier ceux qui veulent s’en sortir : les obstacles sont nombreux et les murailles ne sont pas seulement celles qui se dressent entre l’étranger et la culture à laquelle il essaye d’accéder car les individus issus de la même communauté que l’étranger peuvent entraver et condamner un zèle qu’ils interprètent comme une compromission, une trahison de la tradition, de ses codes sacrés, de ses règles pourtant archaïques…

L’un des problèmes majeurs que traite ce film est celui du rapport de cette mère étrangère à la langue de Molière. Avec le personnage de Souad la route de la langue française est d’autant plus barrée que sa cadette n'a pas elle-même une bonne maîtrise de la langue française, elle parle la langue de la rue souvent grossière, voire vulgaire. Souad ne maîtrise ainsi ni l'arabe maternel ni le français. Cependant, là où Souad est dans une attitude de rejet vis-à-vis de cette langue difficile dont le manque de maîtrise, décomplexé, signale à la fois son échec scolaire et son manque de volonté de la faire sienne, Fatima s’évertue à apprendre à la lire et à l’écrire dans le cadre d’un dispositif municipal d’alphabétisation. Elle est animée par un instinct de réussite qui en dit long sur sa fière capacité d’intégration et son amour de la lecture et de l’écriture qu’elle pratique par ailleurs au quotidien dans sa propre langue qu’elle maîtrise à merveille. C’est à l’issue d’une spectaculaire chute d’escalier qui l’invalidera un certain temps qu’elle trouvera le temps d’exprimer en arabe et avec beaucoup de dignité le malaise de mère, de femme étrangère vivant en France, qui est le sien. C’est un des médecins – qui parle arabe – qu’elle consulte qui lui dira la grande valeur littéraire de ce qu’elle écrit.

Dans ce film, il y a la présence du père des deux filles qui ne vit pas avec elles et qui a refait sa vie en se remariant. C'est un père aimant mais absent et lacunaire. On sent bien que le manque de présence et d’autorité paternelles a pu être la cause du déséquilibre de la fille cadette. S’il y avait eu un père, le comportement de Souad et son attitude envers sa mère aurait sans doute été tout autre. C’est avec beaucoup de finesse qu’est ainsi traité le problème de la défaillance paternelle.

La question du racisme est dans ce film un point fondamental, il est ambiant bien que sournois. Ainsi, dès le début du film, la longue trame scénaristique présente d’emblée ce thème comme un obstacle avec lequel il faut perpétuellement lutter lorsqu’on est issu de l’immigration. Le film commence en effet par la recherche d'un appartement pour Nesrine en collocation avec une amie. Lors de la visite de l'appartement que Nesrine et son amie veulent louer, la propriétaire qui n'a manifestement pas envie de le leur faire visiter prétexte grossièrement que son fils a perdu les clés de l'appartement et qu’il ne lui est pas possible de leur ouvrir la porte. Il y a un racisme qui s’exprime chez la propriétaire à la vue de cette femme voilée maghrébine et de sa fille… Cette première scène initie ainsi le thème principal du film qu’est l'intégration de ces trois femmes dans la société française.

Des scènes importantes ont retenu notre attention. Notamment celle où Nesrine parle seule à seul avec son père dans la cuisine et qu’elle s’indigne de ce qu’essaie de lui faire entendre son père : "fumer pour une femme, c'est vulgaire, ça ne l'est pas pour un homme ". Cette scène montre le décalage entre les générations et les cultures. Le souci du qu’en-dira-t-on opposé à l’innocente quête et affirmation de liberté d’une jeune fille entre deux cultures.

Le film se termine lorsque Nesrine a réussi sa première année de médecine et qu’un peu plus tard Fatima vient voir la liste des candidats admis en deuxième année et qu’elle arrive, par elle-même, à lire le nom de sa fille sur le tableau des résultats à la faculté. Cela montre avec beaucoup d’émotion qu’une première boucle est bouclée dans le long chemin de l’intégration de cette mère-courage et de sa fille ainée : cette dernière est en bonne voie pour réussir, récompenser et donner un sens aux sacrifices de sa mère, et Fatima, en parvenant à trouver, à lire et à déchiffrer le nom de sa fille parvient à construire un pont entre cette langue, ses signes sui lui sont moins obscurs, et elle-même.

La fin est ouverte parce qu'on devine sans que cela nous soit dit que Nesrine réussira à devenir médecin. Du côté de Fatima, on sait que son livre sera traduit en français, publié, qu’elle deviendra célèbre et obtiendra de nombreux prix littéraires. Souad continuera sans doute sa scolarité avec de nombreuses lacunes mais les relations avec sa mère s'amélioreront et elle finira peut-être par assumer le statut de femme de ménage de sa mère.

Le réalisateur aime faire des gros plans sur les personnages. Il n'y a pas de mouvements brusques de caméra et cela met en avant les expressions du visage, les larmes et les sourires des acteurs.

Il y a peu de musiques dans ce film, ce qui est dommage. En revanche, les musiques sont présentes au début et à la fin du film. C'est principalement de la musique orientale. On a l'impression que la musique se manifeste pour annoncer quelque chose ou un événement. Au début elle annonce le commencement du film et à la fin elle ressurgit lorsque Nesrine a validé sa première année de médecine. Peu de musiques pour que les spectateurs se concentrent surtout sur les paroles, les gestes et les attitudes subtiles des personnages. Le réalisateur, à travers ce film, a su illustrer avec brio et finesse le problème de l’intégration pour les populations immigrées à cause d'une barrière symptomatique qui est la langue. Il veut faire comprendre que le chemin de l’intégration est semé d’obstacles et d’épreuves difficiles que l’on doit s’efforcer de surmonter avec confiance et espoir car même si le mur est là en face, il est parcouru de brèches dans lesquelles il revient à chacun de faire l’effort de s’y engouffrer.

Rendons hommage à Fatima Elayoubi dont les livres ont inspiré Philippe Faucon en la citant dans le texte :

« Je parle au nom de toutes les Fatimas qui travaillent dans l'ombre, seules, loin de leurs familles et se contentent de pleurer dans leur cœur».

Elle nous dit également que beaucoup de gens « ne peuvent pas aller travailler sans une Fatima, construire un avenir, gagner de l’argent, acheter des parfums et de beaux vêtements sans une Fatima »

Fatima le film est ainsi un vibrant hommage à Fatima la femme.

Mahïne Ndoye
2016/03/30 15:02 #6c52-458e-93cc-95f3774e3774
Internat d'excellence
Fatima ou les mille et une nuits de la banlieue lyonnaise

Fatima, quel titre évocateur ! Fatima, un nom qui résonne, qui vibre, qui sonne comme l'oud d'Orient. Réalisé et coécrit par Yasmina et Philippe Faucon, Fatima est l'un de ces films qui par l'enchantement cinématographique qu'il vous offre et vous procure, vous fournit mille et une émotions : l'extase, la passion, l’admiration. Ce film relate l’existence presque dramatique d'une femme d'origine et de nationalité algérienne qui seule devra affronter l'une des plus grandes et des plus dures tribulations de l'existence : l'éducation de ces filles Nesrine et Souad. Ces deux sœurs se caractérisent par deux portraits radicalement antithétiques.

En effet, Souad représente la jeunesse urbaine errante, cette jeunesse de France aux repères bouleversés, à l'avenir incertain …

À l'inverse, Nesrine représente l'espoir d'une égalité des chances, l'espoir d'un avenir meilleur accessible par la poursuite acharnées  d'études longues et difficiles : elle est la française d’origine maghrébine qui a réussi à se hisser à un niveau d'étude honorable, celle qui dans l'avenir parfois obscur et angoissant des jeunes de cité nés de parents immigrés réussira par le biais d'un acharnement et d'une persévérance exemplaire à passer le cap le plus redouté par les étudiants en médecine : la première année, quel exploit !

Et puis parmi ces trois femmes, ces trois personnalités que nous présente Faucon, il y a Fatima. Cette dernière travaille ardemment, avec courage et audace pour que ses filles puissent réussir, ce qu'elle n'a pas eu la chance de faire dans sa propre vie ! Elle donne une véritable leçon de vie aux spectateurs : elle, l'analphabète en français réussit pourtant, en véritable poétesse et prosatrice à narrer dans son journal, si touchant, sa propre existence dans sa langue maternelle, l'arabe. Elle se fait maîtresse des mots, gardienne des lettres et même lorsque la barrière de la langue qui la coupe des autres, des enseignants de sa cadette, de ses employés, de ses filles, de la société toute entière, se fait infranchissable, Fatima ne baisse pas les bras. Elle combat la vie et relève tous les défis qu’elle lui lance : elle se veut plus forte qu'elle ! Son aînée Nesrine tente d'être médecin et de poursuivre ses études avec brio malgré les difficultés financières auxquelles sa mère tentera de pallier en cumulant plusieurs emplois pour lui donner le meilleur avenir possible. Mais sa cadette, Souad, prise dans l'engrenage de son milieu manifestera maintes formes d’irrévérences, jusqu’au mépris et à l’insulte, envers sa mère pourtant si courageuse. Fatima exténuée chutera dans les escaliers et restera inapte au travail. À force d'obstination et de ténacité Nesrine, elle, réussira sa première année de médecine. Fatima se rendra elle-même à l’affichage des résultats et lira avec une symbolique extrême les résultats de sa fille. C’est ainsi que s’achève cette œuvre poétique de Faucon.

Ici comme ailleurs, notamment dans la Désintégration, Faucon pointe la déchéance de la jeunesse des cités livrée à elle-même. Cependant, il ne se résigne pas à n’en montrer que ombres : à travers la figure de Nesrine, il met en exergue l'espoir d'un avenir meilleur accessible par une voie unique : celle des études ! On pleure, on rit, on a peur, on est surpris avec Fatima, on vit chaque plan du film. Cette femme vêtue d'un voile, à l'origine ethnique et sociale marquée semble par le biais du langage prendre une couleur limpide, transparente, blanche : celle de l'égalité… Fatima, femme maghrébine, musulmane et voilée devient peu à peu Fatima LA femme, LA représentante de la condition féminine : on admire sa persévérance, sa ténacité et sa dignité : Faucon utilise la langue comme un signe, un symbole : il l'humanise en la portant au centre des réflexions que le film suscite chez le spectateur. En effet, il prend un partit pris risqué et audacieux : celui de laisser son personnage dialoguer et monologuer en langue arabe durant toute la durée de son film. Mais loin d'écarter ou même d’apeurer le spectateur francophone, la langue arabe devient familière et poétique lorsque Faucon traduit ce que Fatima énonce et écrit dans son journal. Cette langue devient poétique, sensible et raffinée : la barrière de la langue se rompt sous nos yeux. Le but de Faucon n’est-il pas celui-là ? Parfois le réalisateur atteint le punctum sensibilis grâce à ses cadrages toujours au plus près des personnages dont on perçoit chaque mouvement de lèvre, chaque expression de leur visage névrosé, euphorique, rieur, colérique, et qui amènent et tissent un lien entre les acteurs et les spectateurs : ces femmes deviennent peu à peu si familières.

Dès le début le récit s'ouvre sur un problème : la propriétaire de l’appartement que Nesrine, sa mère, sa sœur et son amie s’apprêtaient à visiter pour que la future étudiante Nesrine et son amie s’y installe, manifeste une réaction étrange à la vue de Fatima vêtue du voile . En effet, cette dernière prétextera une impossibilité de le leur faire visiter, faute de clé… Ici plus que jamais, Faucon dénonce la xénophobie, cette peur gratuite de l'autre. Mais il parvient à partir de son art et part son œuvre à faire d’une Fatima lointaine et étrangère, une Fatima proche et familière ! Proposant des plans à l'optique et à l'esthétique intéressantes, Faucon met à nu sa caméra qui est presque collée à l'acteur, jusqu’à refléter son âme et se fait miroir d'une société, d'un environnement dont on n'ose si peu parler.

F-A-T-I-M-A : six lettres, trois syllabes et derrière ce nom une histoire sociale, une histoire de civilisation, de communauté : l'histoire « des nous » et des « vous ». Fatima parvient, elle la musulmane, elle la maghrébine, elle qui ne sait parler que sa langue maternelle, renverse, bouleverse les préjugés. Plus qu'un simple film, Faucon propose ici une véritable réflexion sur notre société et amène l'humain souvent pris d’effroi face « à l'autre », à le regarder de manière différente. Plus que jamais, la littérature prend un pouvoir important au sein de l'entreprise artistique de cette femme qui, contre toute attente, écrit là où tous ne s’attendent à la voir qu’avec un balais à la main : elle parle une langue commune à la fois sérieuse et drôle. Fatima répond ainsi à cette exigence cinématographique Alexandre Jardin énonçait en ces termes : « l'important au cinéma c'est de dire des choses graves avec légèreté » ! Pari réussi !

Imen Benmaamar
2016/03/30 15:02 #cfd1-4b7f-8265-2153cc8b367b
Internat d'excellence
 Le film Fatima et un film dramatique français, réalisé par Philippe Faucon, sorti le 7 octobre 2015 et d'une durée de 1h19min. Fatima, jouée par Soria Zeroual, sans son mari, vit et élève seule ses deux filles très différentes : Souad, jouée par Kenza Noah Aïche, âgée de 15 ans, qui est une adolescente en révolte, et Nesrine, jouée par Zita Hanrot, âgée de 18 ans, qui commence des études de médecine. Ce film montre la difficulté quotidienne à laquelle on est confronté lorsqu’on est une immigrée, mère célibataire de plusieurs enfants, ne maîtrisant pas la langue du pays dans lequel nous vivons, et que l’on fait l'un des métiers les plus ingrats qui soit (faire des ménages).Tout cela pour vivre convenablement et payer les études de ses enfants. Nesrine et Souad ont donc des personnalités qui s'opposent. Nesrine a entre autres hérité de la sagesse de sa mère, tandis que Souad a un comportement d’ingrate envers sa mère et un père permissif et impuissant à la raisonner. Fatima est vêtue de manière à respecter sa culture, Souad, quant à elle est habillé comme un garçon (jogging, casquette, baskets, etc...), Nesrine, quant à elle, s'habille modestement de sorte à ne pas attiser les regards. Philippe Faucon, le réalisateur, et Soria Zeroual, l’actrice qui joue ici son premier rôle, font en sorte que Fatima soit perçue comme une mère courageuse et bienveillante. Kenza Noah Aïche joue à merveille l’adolescente maladroite et ingrate. Zita Hanrot incarne bien une Nesrine étudiante modèle et reconnaissante envers sa mère.

Le film commence par une scène où l'héroïne et ses filles venues visiter un logement et par la mauvaise foi d’une propriétaire qui prétexte, pour ne pas le leur faire visiter, en les voyant, avoir oublié les clés de l'appartement et que c'était son fils qui les avait en sa possession. Nous pouvions percevoir chez ce personnage un racisme caché. Cela montre une difficulté pour la famille à s'intégrer dans la société. Les scènes marquantes est la première ainsi que celle qui montre le père indulgent face au comportement de Souad, ainsi que la dernière scène où Nesrine voit les résultats de ses examens qu’elle a réussis. Le film se termine sur Fatima tentant de trouver le nom de Nesrine dans la liste des candidats ayant réussi leurs examens. La fin est ouverte et pleine d’espoir. Le film propose des plans assez proches du visage pour qu'on puisse voir les expressions des personnages. La musique du film est un reflet du personnage de Fatima.

"Fatima " est un film dramatique qui illustre la vie d'une mère célibataire de deux adolescentes, immigrée, maîtrisant mal la langue du pays de résidence et qui mérite le déplacement.

Steeven Pangou De Massanga
2016/03/30 15:03 #0c37-4db6-a17e-ac88e222c012
Internat d'excellence
Fatima : un film réaliste et touchant !

 Fatima est un film dramatique réalisé par Philippe Faucon. Fatima, personnage éponyme, est une femme d'origine algérienne ne maîtrisant pas la langue française. Quittée par son mari, Fatima qui est l'objet de la jalousie de ses voisines, vit seule dans un appartement avec ses deux filles ne maîtrisant pas leur langue maternelle : Nesrine l'aînée et sa cadette Souad pour lesquelles elle se démène afin de leur offrir une vie épanouie sous le signe de l’instruction. Pour cela, Fatima cumule des heures de ménages qui sont réparties sur deux emplois qu'elle doit supporter notamment un qu'elle exerce chez une bourgeoise malade. Épuisée, exténuée, à bout de force, Fatima va chuter dans un escalier en pleine journée de travail. À la suite de cet accident, Fatima se retrouve en arrêt maladie. Une pause imposée dans la vie très rythmée de cette mère-courage de la banlieue lyonnaise ; une pause dont elle va profiter pour pouvoir s'exprimer à travers de nombreux écrits qu'elle compose en arabe et dans lesquels elle exprime ses craintes et son malaise. Fatima s'inscrit dans une société moderne dans laquelle elle est marginalisée en raison du voile qu'elle porte et qui la distingue des autres femmes, sa tendance traditionnelle, ses difficultés à s'exprimer dans la langue de son pays d’accueil, et enfin les emplois dévalués qu'elle exerce. Le personnage de Fatima s'oppose aux personnages de Souad et de Nesrine qui parviennent à s'intégrer dans une société moderne. D'une part, elles parlent le français et, d'autre part, elles suivent des études contrairement à Fatima qui en a été trop tôt privée. Cependant, Fatima apparaît malgré tout comme une femme intelligente car elle maîtrise parfaitement l'arabe et parvient à rédiger des écrits sincères et de qualité.

Par ailleurs, un paradoxe se laisse voir au sein du film, une opposition entre le personnage de Nesrine et de Souad. En effet, Nesrine apparaît comme respectueuse et reconnaissante envers sa mère tandis que Souad entretient des rapports plutôt tendus avec sa mère à qui elle s'adresse de manière irrespectueuse en allant même jusqu'à tenir des propos véritablement blessants voire insultants à l'égard de sa mère, « elle lave la merde des autres ».

De surcroît, ce film met en avant la question du racisme qui se retrouve notamment à travers certaines scènes du film. Dans l’une d’entre elles une propriétaire prétend avoir oublié ses clés pour ne pas faire visiter son appartement à deux jeunes filles arabes ou encore lorsque la bourgeoise employant Fatima laisse de l'argent dans les poches d'un pantalon alors même que Fatima doit faire une lessive afin de tester son honnêteté. Ce film parvient également à installer une atmosphère comique à travers certaines scènes comme dans celle où l'adolescente Souad se fait draguer d'une manière plutôt amusante.

Il faut aussi parler du personnage du père, parti refaire sa vie avec une autre femme et qui n’apparaît que quelques fois dans le film. Même si ses apparitions se font rares, elles sont pourtant intenses par les phrases qu'il va adresser à ses filles pour leur rappeler le comportement qui doit être celle d’une femme dans l'islam, comme nous pouvons le voir dans la scène où Nesrine s’entretient avec son père sur les droits de la femme : peut-elle fumer ? entretenir une relation amoureuse avec un non-musulman ? Quand la réponse du père à ces questions est d’abord négative, il ne peut s’empêcher de botter en touche devant les interrogations légitimes de sa fille, imprégnées d’aspiration à la liberté et d’égalité homme-femme.

Par ailleurs, pour dire un mot de la performance des acteurs, le personnage de Souad et de Nesrine dès le début du film nous laisse voir un jeu plutôt défectueux. Cependant, cela va s'améliorer surtout pour le personnage de Nesrine qui acquiert une certaine maturité dans son rôle au cours du déroulement du film. Quant au personnage de Fatima, je dirais qu'il s'agit d'un personnage vrai, simple et singulièrement attachant ; un personnage qui finalement se hisse à un statut symbolique car Fatima est en quelques sortes la représentante des mères maghrébines dans un contexte social identique. Fatima écrit d’ailleurs au nom de toutes les Fatimas qui œuvrent dans l’ombre de ceux qui réussissent dans cette société grâce à elles ! Soria Zeroual nous livre une performance à la hauteur du personnage, une performance rigoureuse, appliquée et des plus touchante. Pour conclure, Fatima reste un film profondément réaliste qui met à nu les défauts de la société dans laquelle nous vivons d'une manière simple et épurée mais aussi intense et touchante.

Hiba Benamar
2016/03/30 15:04 #e27b-4086-95a3-002bbab9e3bd
Internat d'excellence
Fatima, un film sincère et émouvant !

 Suite à la sortie de Fatima de Philippe FAUCON le 7 octobre 2015, nous sommes invités dans le cadre du projet « Prix jean Renoir » à le regarder et à écrire. Ce drame en couleur, traite d’une situation dans un contexte sérieux. Ici, le décalage entre les générations d'immigrés et leur intégration respective en France. Dès l'ouverture, l'auteur nous souligne cette difficulté. Fatima, sa fille et sa colocataire sont à la recherche d'un appartement et peinent à en décrocher un. Sa fille l'explique par la présence de sa mère qui est gênante (« Je t'avais dit de ne pas venir ! »). Outre l'aspect actuel, l'auteur s'inspire également de Prière à la lune et Enfin, et de Je peux enfin marcher seule, deux livre de Fatima Elayoubi. Nous devons aussi à Faucon La Désintégration (2012), La Trahison (2005) ou encore Samia (2000). 

Le film illustre l'histoire d'une mère maghrébine, Fatima, vivant seule avec ses deux filles. L'une, Souad, adolescente de 15 ans en révolte et l'autre, Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec les autre et ses filles qui son sa fierté, son moteur, son sujet d’inquiétude. Elle travaille comme femme de ménage afin de leur offrir le meilleur avenir possible. Un jour, elle chute dans un escalier, finit en arrêt de travail et se met à écrire en arabe dans un journal ce qu'il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

Habituellement, les acteurs français peinent à me convaincre. Mais, contre toute attente, j'ai bien aimé ce film. Hormis l'interprétation du personnage de Souad que j’ai trouvée insuffisante, les autres actrices m’ont pleinement séduite.

Personnage en échec scolaire, en lutte contre sa mère, Souad refuse le métier ingrat de sa mère. On peut entendre un personnage fragile sous la carapace du langage vulgaire dont elle use faute de mieux... Cette adolescente est très intéressante, cependant, le choix de Kenza Noah Aïche n'est pas le meilleur. Nous n'oublions pas l'actrice derrière le personnage et c'est bien cela qui dérange. Son jeu d'actrice est un peu caricatural. Je ne peux pas nier qu'elle joue plutôt bien le personnage triste et fragile qu'incarne Souad. Si vous aimez aussi les films avec de bons acteurs, cette dernière ne vous dérangera cependant pas car elle n'apparaît pas tant que cela et elle est principalement présente lors de scènes plutôt drôles avec sa mère et ses copains.

Nous retrouvons le même problème avec l'actrice Zita HANROT qui néanmoins finit par se rattraper au fur et à mesure que le scénario se déploie. Elle communique bien l'angoisse, la tristesse, ou encore la colère du personnage de Nesrine au spectateur.

Soria Zerouai, dite Fatima, incarne quant à elle à merveille son personnage. Il ne pourrait pas être mieux interprété. Elle lui donne une personnalité forte, crédible et cohérente. À l'instar de son personnage, Soria Zerouai ne maîtrise pas le français et est elle-même femme de ménage, c'est peut-être pour cela qu'elle est si naturelle dans son rôle. Vous comprenez donc pourquoi le film m'a plu. De plus, par la douceur de sa voix et ses gestes, elle est si attachante. Elle nous donne envie de la rencontrer, de fusionner avec elle.

Malgré la tristesse, la peine et le stress des personnages, nous retrouvons quelques scènes humoristiques et cet aspect là est important. S'il n'y avait eu que des scènes de tension, nous aurions pu être lassés par tant d’épreuves et de malheurs. Dans la réalité, même le plus malheureux connaît des moments de bonheur.

Le réalisme de sa mise en scène fait de Fatima un film prenant.

De même que les personnages, le cadre colle aussi bien à la réalité. J'en ai été agréablement surprise. Nous pouvons le voir à travers le décor. Le foyer de Fatima est très similaire à ceux des familles populaires. Le réalisateur n'a pas essayé de masquer les conditions de vie et n'a pas cherché à les perfectionner (assiettes imparfaitement rangées, un peu de désordre, les ustensiles de cuisines que j’ai pu voir chez de nombreuses familles sont bien là...). Leurs habitudes sont aussi très réalistes. Elles sont notamment bien illustrées dans cette scène où Fatima prépare du couscous pour ses filles et en apporte à sa fille ainée qui a depuis déménagé. Souad quant à elle a pour seul activité de traîner dehors à ne rien faire avec ses amis (elle ne fait pas de piano, ne va pas à la danse et ne pratique aucun sport hors cadre scolaire ). Leur style vestimentaire témoigne aussi de leur personnalité. Souad porte des bracelets que l'on retrouve sur les mains de beaucoup d'adolescente en banlieue, Fatima porte le voile et Nesrine a un style plutôt simple.

La famille vit dans un quartier avec d'autres familles arabes que ne cessent de porter des jugements négatifs sur Souad et Nesrine et leur rendant ainsi la vie « impossible ». Ce qui est vrai, nous pouvons le voir dans le quotidien des familles musulmanes qui doivent respecter certaines règles religieuses qui lorsqu'elles ne sont pas suivies suscitent chez les voisin(e)s des jugements gratuits et injustes. Contrairement à ces femmes, Fatima est déterminée, elle a envie de réussir et le prouve à chaque minute. Elle veut s'intégrer dans la société et, pour ce faire, doit apprendre la langue donc elle suit des cours de français. Du coup nous avons une opposition constante entre Fatima et les autres femmes de son quartier ou d’autres avec lesquelles elles travaille. Les images témoignent avec force de ce décalage. Par exemple lors de l'attente du bus avec les autres femmes de ménages pour se rendre au travail, nous remarquons un cercle de femmes arabes discuter entre elle alors que Fatima est à l'extérieur du cercle, doublement étrangère : vis-à-vis des siens et des autres. Un clivage visuel et symbolique très fort qui rend hommage à la posture de résistance de Fatima.

Ce film est à voir pour sa véracité, son imprévisibilité et bien d'autres qualités que je vous laisse apprécier. Le travail du réalisateur est loin d’être caricatural, il ne nous impose pas une interprétation univoque des choses et des situations. Je n'ai pas du tout l'habitude d'apprécier les films français mais celui-ci vaut le détour. Nous en ressortons ému et touché. Le réalisateur réussit à nous émouvoir tout en inscrivant des scènes comiques. Ce film a aussi une visée pédagogique car il peut mettre d’accord à la fois les jeunes et les moins mais aussi les garçons et les filles.

Emilie Morgan
2016/03/30 15:05 #d593-40f2-8eae-da736ebe7df3
Internat d'excellence
Fatima: UNE BELLE FIN

 Le film est bâti autour du personnage de Fatima qui en est l'élément principal. Du nom de l'auteur Fatima ELAYOUBI, le film puise son inspiration dans les diverses œuvres de l'écrivaine, une femme d'origine maghrébine aux grandes ambitions. Ce n'est donc point un hasard si Philippe Faucon a choisi Soria ZEROUAL pour incarner dans ce film d’une heure et dix-neuf minutes Fatima. Ces deux femmes, outre le fait d'avoir une origine commune, sont deux femmes issues de l'ombre et deux femmes qui n'ont jamais cessé de mettre leur force de travail au service des autres. De plus, ces dernières ont toujours été contraintes à une restriction de leur liberté d'expression. ​

Dans son film, l'auteur nous peint le portrait d'une femme discrète mais attachante, sensible et tout à fait admirable qui possède en elle un fort désir de compréhension et de connaissance. Elle rejette l'idée que ses enfants soient victimes d'une vie qui résulte de sa relégation sociale et qui est à l'origine de litiges entre sa progéniture Souad et elle. En effet, Souad vit une adolescence amère à cause du malaise profond que lui suscite la condition sociale de sa mère ainsi que son manque de maîtrise de langue française. Souad est alors présentée comme une jeune fille rebelle âgée de quinze ans qui mène une vie instable : des résultats en chute, des altercations avec des professeurs ainsi qu'un manque d'assiduité à l'école. Cette dernière affirme donc un caractère bien trempé et un langage on ne peut plus cru. Ainsi, Souad affiche une personnalité opposée à celle de sa sœur, Nesrine.​

Jeune adulte de 18 ans, Nesrine déborde à la fois de tendresse et d'ambition. Elle présente un coté candide qui fait d'elle un personnage captivant.  Encouragée et accompagnée par sa mère avec qui elle partage des gestes complices, la jeune fille ne cesse de se battre pour atteindre son objectif : obtenir son diplôme de première année de faculté de médecine. À travers ce film, le réalisateur nous propose donc deux versions différentes du rapport mère-fille.  À ce trio familial strictement féminin, s'additionne la figure paternelle jouée par Chawki Amari. Divorcé de Fatima, le père est ancré dans une figure stéréotypée d’un père à la fois présent mais aussi lointain et impuissant. Certes, sa présence est peu mise en avant mais elle est très significative car elle  nous aide à une meilleure compréhension du rapport que Fatima entretient avec ses filles. ​

Ainsi, pour nous livrer un film très réaliste, Philippe Faucon a recours a un casting d'une très grande simplicité. Soria ZEROUAL, Zita HANNOT ainsi que  Kenza NOAH  font preuves d'une très grande authenticité qui nous est transmise avec un naturel imparable et sans authentique. Cependant, ces dernières font preuves  d'un manque d'expérience dans le milieu de la comédie qui se reflète malheureusement parfois à l'écran. De fait, à certains moments ces dernières incarnent plutôt maladroitement leur rôle. Notamment au début du film lors de la séquence immobilière. Il n’empêche qu’elles parviennent à faire de leur faille une arme fatale : un plaisir pour les yeux et un réchauffement pour le cœur.

Rebecca Boujal
2016/03/30 15:05 #63a9-4e7b-bfdb-a320c3be56af
Internat d'excellence
Fatima est une œuvre cinématographique réalisée par Philippe Faucon qui mêle famille, culture orientale, la réussite et surtout l'amour d'une mère pour ses deux filles. Ce film est tout à fait original car il montre la volonté d'une mère de se dépasser malgré son manque de maîtrise de la langue française. En effet, Fatima ne parle que l'arabe et ne connaît que quelques mots de français. Ses conditions de vie sont difficiles : divorcée et femme de ménage, elle consacre sa vie à la réussite de sa progéniture.

La plus jeune des filles de Fatima est non-reconnaissante du travail de sa mère et a honte d'avoir une mère qu’elle réduit à une " blédarde " D'un autre côté, nous avons Nesrine qui est une jeune étudiante en médecine. Celle-ci passe sa première année de médecine à la fac. Elle est tout le contraire de sa sœur car c'est une fille studieuse qui respecte et aime sa maman. Le point négatif est qu'il n'y a qu'une scène où les deux sœurs sont réunies et elle ne parlent jamais entre elles, ce qui semble très étrange. On peut alors souligner que chacune d'elles fait son propre parcours et suit sa destinée.

Yanis Ihaddadene
2016/03/30 15:06 #f354-40e4-a9f8-d724a1c5bb71
Internat d'excellence
Fatima, la mère et ses deux filles

Le film Fatima illustre un scénario axé sur quatre personnages principaux : Fatima, la mère ; Souad et Nesrine, les deux filles de Fatima et le père.

Le film se passe à Paris dans plusieurs lieux, au collège de Souad, l'école de médecine de Nesrine ou encore sur le lieu de travail de Fatima. Fatima est la mère de Souad et de Nesrine. Elle vit seule avec ses filles car elle est divorcée. Sa seule famille est donc ses deux filles. Elle maîtrise très mal le français ce qui est une barrière pour aider ses filles dans les études et dans la société. D'ailleurs cette barrière est source de conflit avec sa fille Souad puisqu'elle lui reproche de ne pas pouvoir l'aider pour les devoirs. Cependant, elle possède une détermination sans égale, elle travaille en tant que femme de ménage à des heures décalées comme nous pouvons le voir dans la scène où elle s'apprête à monter dans une camionnette accompagnée d'autres femmes. Elle fait cela pour que ses filles aient le meilleur avenir possible.

Souad a 15 ans. Elle est rebelle et nous le constatons à plusieurs reprises notamment quand elle défend sa copine en cours de sport face au professeur d'EPS ou encore lors de ses absences volontaires en cours. Souad est présentée comme un personnage miroir avec sa sœur Nesrine.

Nesrine a 18 ans. Son tempérament est calme et réfléchi. Elle désire par dessus tout réussir sa première année de médecine. Cependant son tempérament la rend d’autant plus fragile et vulnérable aux critiques des femmes de son quartier qui lui disent d'arrêter ses études et d'aider plutôt sa mère…

Le père n’intervient que très rarement cependant les scènes où il apparaît sont des scènes très importantes puisque ce sont des scènes où il conseille ses filles.

Nesrine et Souad sont des sœurs miroirs puisque l'une a des difficultés scolaires et l'autre réussit ou du moins est motivée.

On ne peut que recommander ce film. 

Thomas Van Kerckhove 
2016/03/30 15:07 #d097-47b5-9b92-1ca52e0112a9
Internat d'excellence
Fatima, une mère bienveillante et combative

On s’attache immédiatement à Fatima. Ce film nous raconte l’histoire de Fatima, une femme d’origine maghrébine étant venue en France avec son mari. Depuis qu’elle n’est plus avec ce dernier, elle doit s’occuper seule des ces deux filles, Nesrine – qui entame des études de médecine - et Souad, et pour cela elle doit faire des ménages chez un particulier et dans une entreprise. Tout au long du film on voit clairement qu’il y a une barrière au niveau de la langue française avec Fatima qui ne parle que l’arabe et a donc du mal à exprimer tout ce qu’elle ressent contrairement à ses filles qui sont nées en France et donc comprennent le français mais ne peuvent s’exprimer en arabe. Cette frustration la pousse à écrire dans une sorte de journal intime dans sa langue natale et à prendre des cours d’apprentissage de français d’autant plus qu’elle veut s’impliquer dans la scolarité de ces filles. Après un accident de travail elle va se confier à son médecin, une jeune femme qui parle arabe et avec qui elle peut communiquer.

Ce film dramatique nous montre les difficultés de l’intégration dans la société française des maghrébins notamment Fatima qui est rejetée tout d’abord par son employeur puis un parent d’élève rencontré dans un supermarché, ce blocage de la langue est ressenti tout au long du film et représente une frustration du spectateur aussi qui se demande ce qu’elle pense à travers ses expressions physiques.

Fatima joue au plus près de ce qu’elle vit quotidiennement. En effet, l’actrice ne parlant pas le français, il est plus facile pour elle de jouer se rôle tandis que le jeu de Souad et Nesrine manque de réalisme. Souad est peu expressive lorsqu’elle se dispute avec sa mère ou son prof de sport et ne s'exprime pas de manière académique comme sa sœur Nesrine mais utilise un langage urbain. On voit une rupture scolaire surtout quand sa mère lui demande ce que veut dire le mot « persuader » et qu'elle répond complètement à côté.

Le récit est introduit par la visite de l'appartement de Nesrine et de ces copines accompagnée de sa mère. On comprend vite qu’à cause des origines de Nesrine et le fait que sa mère porte le voile, les filles n'ont pu obtenir l'appartement et c'est aussi pour cela qu'une des filles proposera de rechercher un appartement séparément. Dès lors, on remarque un rejet de la communauté maghrébine par la société française. De plus dans la scène ou Souad pleure devant son père parce qu’elle ne supporte pas le mode de vie de sa mère, on voit qu'elle est en révolte contre ses origines. Le film se termine par les résultats de la première année de médécine de Nesrine qui valide son année. On voit la fierté sur le visage de Fatima qui ayant suivi des cours d'alphabétisation à su lire le nom de sa fille sur la liste des admis. La fin du film est ouverte ce qui nous laisse la possibilité d'imaginer ce qui a bien pu ce passer après pour Nesrine, Souad ou Fatima.

Dans la mise en scène on voit régulièrement Fatima travailler et écrire son récit. Le réalisateur illustre ainsi une Fatima à la fois travailleuse et contemplative.

Personnellement, je recommande ce film à tout le monde. Il est vraiment intéressant et peut toucher des personnes vivant aujourd'hui dans ces mêmes conditions de vie. Ce film m'a beaucoup plu, j'ai bien aimé le caractère de Souad qui me fait penser à certaines de mes amies même si le jeu de l’actrice qui l’incarne est à mon sens insuffisant.

Frédélie Salakio
2016/03/30 15:08 #d7ed-4ebf-a325-0a7e77930af7
Internat d'excellence
Un film agréable à voir, mais pas plus d’une fois

 Fatima, dernier film en date de Philippe Faucon, sorti en octobre 2015, est sujet à plusieurs articles dans les journaux, tel que Le Monde, ainsi que de nombreuses critiques, écrites par des mains expérimentées mais également amatrices.

En effet, cette œuvre de Faucon, réalisateur français, est projetée pour la première fois dans la Quinzaine des Réalisateurs 2015, une sélection parallèle du festival de Cannes, et suscite donc l'intérêt du public. Il s'agit de l'histoire de Fatima, une mère célibataire maghrébine dans la quarantaine, qui vit seule avec ses deux filles, Souad, adolescente en révolte de 15 ans, et Nesrine 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima parle difficilement le français et cumule différents emplois, consistant tous à faire des ménages, afin de payer les études de son aînée et des conditions de vie convenables à sa cadette. Le film, entièrement basé sur la condition précaire d'une famille, condition qui à notre époque est malheureusement répandue, appartient au genre dramatique de par cette dimension réelle qu'il met en avant. Le réalisateur tient d'ailleurs cette histoire de Fatima Elayoubi qui, en 2001, alors qu’elle passe de médecins en médecins suite à une chute accidentelle au travail, se met instinctivement à écrire son histoire en arabe. Philippe Faucon met en scène un bout de la vie de cette femme à partir de ses deux livres et donne naissance à Fatima en 2015.

 Dans ce film réaliste et dramatique, le personnage de Fatima est joué par une actrice ne parlant réellement pas bien le français : Soria Zeroual. Ce choix donne à la projection un aspect d'autant plus véridique que l'actrice incarne en partie le rôle qu'elle doit jouer. Elle transmet avec application l'image d'une femme remplie de sagesse et de connaissance, dévouée à ses filles mais qui ne peut cependant ni exploiter, ni communiquer son savoir compte tenu de la barrière de la langue.

Quant aux deux filles, l'aînée (Nesrine) interprétée par Zita Hanrot et la plus jeune (Souad) par Kenza Noah Aïche, leur jeu était initialement plutôt médiocre mais s'améliore au cours du film, notamment celui de Zita Hanrot. Dommage que Kenza Noah Aïche paraisse sur-jouer son rôle d'adolescente au langage et comportement de rue. Elle semblait presque le parodier au lieu de l'incarner.

En outre, la situation initiale, lorsque Nesrine attend avec une amie, sa mère et Souad pour la visite d'un appartement qui lui sera refusée au vu de ses origines maghrébines, insère immédiatement le récit dans un contexte réel et compliqué. De plus, la première intervention de chaque personnage préfigure le rôle et le caractère qu'ils auront dans tout le film.

La mise en scène appuie également le réalisme de l’œuvre : elle est très simple et colle parfaitement au sujet réel de l'histoire. Le réalisateur n'intègre pas d'autres scènes que celles tournées avec les personnages. Le film ne comporte aucune fantaisie textuelle, visuelle ou sonore. En effet, le réalisateur fait le choix de n'ajouter aucune musique au montage du film. Durant la projection il y a eu de nombreux moments de silence, ce qui renforce le réalisme du film puisque dans la vie réelle aucune musique n'accompagne nos actions, à part peut-être dans notre tête.

 En conclusion, cette œuvre de Philippe Faucon sortie en 2015 représente honorablement la condition de plusieurs familles installées en France, les difficultés qu'elles connaissent, sur le plan social mais également économique, ainsi que les sacrifices qu'elles font. Il s'agit d'un film fort intéressant, à mon avis, pour les amateurs de drames réalistes, ce que  je ne suis pas. C'est pourquoi, je conclurais sur l'opinion suivante qui, par ailleurs est la mienne : Fatima est une œuvre mise en scène de manière dénudée afin de mettre en lumière la situation de personnes, nombreuses, mais " invisibles à l’œil nu " je dirais. Il s'agit principalement de montrer, dénoncer ou encore instruire cependant moins de divertir. Ce n'est pas le genre de film que je déciderai d'aller voir avec des amis de mon âge, c'est-à-dire de 16 ans, pour me détendre et décompresser. Néanmoins, avec des amis un peu plus âgés je pourrais le visionner, plus dans une optique de prise de conscience.

Anya Erichot
2016/03/30 17:01 #1ef7-4f80-beb1-caa1d2f5553d
Lycée Jean-Pierre Timbaud
Fatima est d'origine algérienne et vit en France avec ses filles , sa plus grande fierté : Souad de 15 ans qui est révoltée contre sa mère et Nasrine de 18 ans qui commence des études en médecine. Fatima va dons élever toute seule ses deux filles car son mari la quitté et a constitué famille avec une autre femme (même s'il reste proche de ses filles). Pour satisfaire tous les besoins de ses filles, Fatima travail comme femme de ménage dans une entreprise et chez des particuliers. Elle a du mal à parler français, d'ailleurs elle parle algérien avec ses filles et elles lui répondent en français. Cette barrière de la langue empêche la relation mère-fille au quotidien mais aussi l'intégration dans la société française.

Un jour, dû au travail sans relâche et à la fatigue, Fatima tombe dans les escaliers. Elle se met en arrêt de travail et commence à écrire en arabe, dans un cahier, tous ce qu'elle n'a pas pu dire en français à ses filles.

Ce film traite plusieurs situations du quotidien de Fatima : la relation mère-fille, l'intégration, la barrière de la langue, les rivalités au sein d'une communauté. Fatima et ses filles ne parlent pas la même langue et donc n’obéissent pas aux mêmes codes, d'ailleurs ses filles ne portent pas de voile. Au début de ce film, Fatima cherche une maison, accompagnée de ses filles , mais quand le propriétaire arrive et la voit avec un voile elle invente une excuse pour ne pas lui montrer l'appartement. Faucon cherche ainsi à montrer les préjugés de la société d'une forme efficace et simple : la même chose se passe avec la femme riche chez qui Fatima travaille, qui va tester son honnêteté en laissant des billets traîner dans la maison.

Nesrine, qui commence ses études de médecine, est critiqué par ses voisines qui croient que le lieu d'une femme est dans sa maison pour aider sa mère. Souad, révoltée et en colère contre sa mère, ne pense qu'à s'amuser ce qui se reflet dans ses résultats scolaires. Elle rapproche sa mère d'être l'esclave des autres, sans même se rendre compte des sacrifices que sa mère doit faire pour qu'elle puisse continuer ses études.

Fatima c'est donc un film à la fois plein de préjugés qui semblent victimiser en quelque sort Fatima mais aussi un film qui valorise cette femme, qui comme d'autres « Fatimas », trime et se sacrifice pour offrir aux autres et à ses filles une vie meilleure que la sienne.

Raquel Martins
2016/03/30 17:02 #ebfb-477e-ac4c-5961b2ffdf28
Lycée Jean-Pierre Timbaud
Fatima vit avec ses deux filles, Souad 15 ans une adolescence rebelle et l'aînée Nesrine 18 ans qui commence sa première année de médecine. Le film est traitée sans provocation et avec beaucoup de justesse et de pudeur. De plus le film porte sur les difficultés de la langue, de l'argent et de leur deux cultures (Algérie et France). La réalisation de ce film est simple car de base c'est une histoire banale et aussi touchante car on voit presque toutes les difficultés rencontrer et malgré ses moyens faibles, elle ne baisse pas les bras et continue d'avancer et de se battre. Un réalisateur Franco-marocain a du s'inspirer de son environnement, de façonner son histoire et son regarde et pouvoir le raconter au cinéma à travers ce film.

Julie Buat
2016/03/30 17:12 #3d80-4a34-bd0e-04dd538f50d7
Lycée de Haute-Auvergne
Fatima est une femme de l’ombre, une invisible, que l’on entend pas, à laquelle on ne parle pas. Fatima est femme de ménage et se consacre à l’éducation de ses filles : l’aînée, Nesrine est en première année de médecine, et la cadette, Souad est au collège. Fatima ne parle pas français et communique en arabe avec ses filles qui lui répondent en français : un problème de communication se pose alors, surtout avec la cadette qui rejette sa mère et s’oppose à elle. Dans une scène d’affrontement, elle traite sa mère de « cave », cette métaphore violente renvoie la mère à sa condition de femme de ménage méprisée par ses employeurs, notamment par cette femme qui teste son honnêteté en glissant un billet dans la poche d’un pantalon alors qu’elle-même ne déclare pas Fatima pour toutes les heures qu’elle fait. Des affronts Fatima en subit tous les jours, en rencontre parents-professeur quand elle ne parle pas, par pudeur, de Souad, et qu’elle écoute les autres parents exposer le cas de leur enfant ; lorsqu’elle visite un appartement pour Nesrine et que l’agent immobilier lui tourne le dos comme si elle n’était pas là ; au travail quand elle est trahie par une collègue ; en bas de son immeuble, par ses voisines jalouses qui insinuent que Nesrine est arrogante depuis qu’elle est étudiante. Fatima travaille dur et s’oublie jusqu’au moment où son corps la trahit : elle tombe, sans bruit dans un escalier mal éclairé, elle appelle à l’aide en arabe mais l’ellipse voulue par Philippe Faucon nous laisse dans l’incertitude : s’est-elle relevée seule ? Quelqu’un est-il venu la secourir ? Cette chute conduit Fatima à s’interroger sur son existence et à mettre un nom sur le mal qui la ronge, la douleur à l’épaule n’est que la partie visible de l’iceberg, le mal est plus profond et c’est dans l’écriture que Fatima va trouver un exutoire à sa peine, à son mal être, mettre des mots pour comprendre la rage de Nesrine et l’insolence de Souad, deux attitudes qui traduisent la colère de deux enfants face à la blessure de leur mère. L’histoire est rythmée par l’année universitaire de l’aînée qui offre un happy end au film : un diptyque, dont le premier volet est l’annonce de l’admission de Nesrine en deuxième année, scène de foule, et le second le retour de Fatima, seule, devant le panneau d’affichage, pour déchiffrer le nom de sa fille. Des deux laquelle est la plus belle victoire ? Le spectateur, guidé par le réalisateur et la beauté de ses gros plans, a une idée sur la question.

la classe de 2nde (littérature et société)
2016/03/30 17:14 #a3c6-4fa4-9478-5cfd8491d926
Lycée de Haute-Auvergne
Fatima est un film de société qui nous plonge dans le quotidien d'une femme issue de l'immigration. La vie n'est pas toujours facile pour le personnage principal, Fatima, mère aimante qui élève seule et avec peu de moyens ses deux filles, Nesrine et Souad. Mais Fatima s'accroche, endure des heures d'un travail pénible et finit par trouver dans l'écriture un exutoire à ses peines.

Le scénario n'offre pas véritablement d'aspérités et ne comporte aucune surprise, pourtant on ne s'ennuie pas et l'impression générale est plutôt positive. Il y a bien quelques moments forts (le résultat à l'examen, les lectures de Fatima...) mais ils ne sont ni des tournants (sauf peut-être la chute de Fatima) ni des scènes cultes. C'est donc ainsi que, naturellement, notre attention est amenée à se focaliser sur les personnages souvent filmés de prés et mis en scène dans des décors resserrés : chambre, cuisine, transports en commun. Le réalisateur nous place dans l'intimité de ces trois femmes, presque comme s'il s'agissait d'un documentaire. Le choix d'acteurs non professionnels (ou, au moins, largement méconnus) est d'ailleurs discutable car, si lors de certaines scènes ils apportent plus de vérité au film, dans d'autres scènes la faible qualité de leur jeu interroge.

C'est l'intégration qui est le thème majeur du film. En toile de fond, il s'agit bien sûr de l'intégration des populations maghrébines, mais le détail est plus subtil. Ainsi, Souad connaît une intégration (notamment scolaire) difficile parce qu'elle est une ado rebelle qui a honte du travail de sa mère ; Nesrine, elle, a du mal à sortir avec les jeunes de son âge car elle a la pression de la réussite.

Le film s'achève de façon un peu soudaine, mais sur une note positive, Nesrine a relevé le défi qui était le sien, faisant du même coup la fierté de sa mère et de sa sœur.

la classe de 2nde (littérature et société)
2016/03/30 17:16 #76ac-422a-8907-1d98ffc159f9
Lycée Scheurer Kestner
Philippe Faucon nous propose son douzième film, Fatima. Un film inspiré de Prière à la lune, un recueil de poèmes écrit par de Fatima Elayoubi (2006). Philippe Faucon nous a habitués à des films réalistes et aux problématiques sociétales (La Désintégration). La plupart de ses films sont également éponymes (Sabine et Samia). Dans ses films, Faucon interroge le spectateur sur des problèmes qui mêlent intimité et société. Le réalisateur né au Maroc en 1958 aborde ces thèmes avec justesse et recul.

Dans ce film, Soria Zeroual, l’interprète de Fatima joue pour la première fois. En effet, elle a été repérée lors d’un casting sauvage. Un manque d’expérience qui ne lui fait pas défaut car elle incarne ce rôle avec talent et professionnalisme.

Ce film traite de l’éducation et de la socialisation d’une mère et de ses deux filles, Nesrine et Souad. L’aînée, Nesrine est ambitieuse et intègre la première année de médecine. Elle considère sa mère et lui voue beaucoup de respect et d’estime. A l’inverse, Souad, refuse l’autorité et dénigre sa mère. Souad représente le cliché de l’adolescente, qui refuse toute forme d’autorité, qui est mal dans sa peau. Souad est une « boule d’émotions ». Elle parait assez influençable, un trait de caractère qui pourrait la mener à une rupture, à la « désintégration » si lui arrivait de tomber dans les mains d’extrémistes. Kenza Noah Aïche, l’interprète de Souad n’est pas toujours juste, pas toujours naturelle. A certains moments du film, son interprétation manque de vraisemblance, elle n’incarne pas toujours le texte de manière authentique. Soria Zeroual, l’interprète de Fatima joue pour la première fois. En effet, elle a été repérée lors d’un casting sauvage. Un manque d’expérience qui ne lui fait pas défaut car elle incarne ce rôle avec talent et professionnalisme.

 La communication est un thème majeur du film. Fatima parle arabe et ses filles lui répondent en français. Fatima aurait pu être représentée comme une victime, une femme parlant mal le français, victime du racisme, contrainte de faire les tâches les plus ingrates. Au contraire, Faucon fait le choix de la représenter comme une battante, une femme forte, une « mère courage » comme le dit Brecht. Une femme qui trime pour que ses filles réussissent, qui sacrifie son temps, sa santé et son argent pour le bonheur et l’épanouissement de ses filles. Une femme qui passe son temps libre à mettre des mots sur ses sentiments, ses pensées, son quotidien. Philippe Faucon fait le choix de la filmer de deux manières différentes lorsqu’elle est dans le contexte privé et dans le contexte public. En effet, dans le contexte privé, elle est filmée au premier plan, place qu’elle tient dans sa famille. Lorsqu’elle est filmée dans un contexte public, elle est au second plan, métaphore de la place qu’elle tient dans la société.

Faucon raconte une tranche de vie de cette famille, il fait le choix d’un montage cut, fragmenté, comme l’état dans lequel est cette famille où le père est presque inexistant. Un père qui a refait sa vie mais qui reste protecteur vis-à-vis de ses deux filles.

Fatima se conclut sur une scène d’une simplicité parfaite et sans artifice. Fatima qui lit pour la première fois, seule, en français, le nom de sa fille qui a réussi sa première année de médecine. A mes yeux, c’est la plus belle scène de ce film qui termine sur une touche très poétique qui fait du bien.

Ce douzième film est une réussite et un bel hommage à ces femmes qui consacrent leur vie à vaincre les clichés et à offrir une vie plus belle qu’elles ont pu avoir à leurs enfants.

Marie Chapot
2016/03/30 17:17 #2883-42a6-82b8-42386929b451
Lycée René Cassin
Sypnosis : Fatima est une femme issue de l’immigration maghrébine, vivant avec ses deux filles Souad, 15 ans, et Nesrine, 18 ans. Le film se déroule principalement du point de vue de Fatima et de ses filles, et suit l’année scolaire de Nessrine qui fait sa première année en médecine ainsi que les tensions entre Souad et sa mère, ayant du mal à parler français.

Avis Personnel : J’ai trouvé ce film intéressant. Fatima est un personnage attachant ; les efforts qu’elle fournit pour payer les études de sa fille et pour l’aider font d’elle une personne dévouée, et je l’ai trouvée touchante.

La réalisation est classique mais j’ai noté que la luminosité et les couleurs jouent beaucoup sur l’atmosphère des scènes : les passages calmes, comme ceux où Fatima se repose sur son lit et écrit, sont teintés avec des couleurs douces et chaudes. Cependant, lorsqu’elle tombe dans les escaliers, la luminosité est faible et les couleurs de la cage d’escalier sont ternes, grises. La scène suivante montre Fatima allongée dans son lit avec le bras dans un plâtre, Nesrine à ses côtés, visiblement irritée que sa mère se soit blessée. La lumière est faible, et tout aussi terne que dans la cage d’escalier, ce qui m’a donné l’impression que malgré le fait qu’elle soit dans un endroit sensé être reposant, cet événement en a enlevé l’atmosphère douce. Le film joue beaucoup sur les couleurs de cette manière.

La B.O. est assez banale. Le peu de composition extra-diégétique se remarque pendant l’introduction du film, et pendant le générique. J’ai noté que la musique d’introduction me faisait penser à celle du film Persepolis, de Marjane Satrapi – les instruments et la mélodie sont simples et n’ont pas de détails particuliers ; ils sont juste là pour « faire joli » et combler un silence qui aurait atténué le côté calme du film pour lui donner un air sombre d’entrée de jeu.
L’environnement du film m’est assez familier : ayant grandi à Koenigshoffen, j’ai déjà vécu dans des quartiers similaires et ai rencontré des personnes comme Fatima, Souad et Nesrine. Bien entendu j’ai vu beaucoup de Souad pendant ma scolarité, et ce genre de personne sont l’archétype des jeunes collégiennes qui me maltraitaient au collège, ce qui fait que le personnage de Souad m’a mise mal à l’aise. J’ai noté que ce sentiment de malaise est le même que j’ai ressenti en voyant le film Entre les Murs, de Laurent Cantet ; cette représentation des adolescents est très réaliste, ce qui me rappelle que je n’ai pas vécu de belles choses lorsque j’en côtoyais. En ce qui concerne Souad, je l’ai trouvée bien trop effrontée, ce qui m’a un peu bloquée. Cependant, la scène de fin où elle exprime sa joie en apprenant que Nesrine a passé son année scolaire était bien venue ; je l’ai trouvée intéressante car Souad avait déjà reproché à sa mère que Nesrine était la préférée. La relation entre les deux sœurs semble classique, montrant la jalousie et la complicité.

Pour finir, j’ai noté qu’une sorte de fil rouge s’était formé pendant le film : les scènes où Fatima écrit dans son journal. Il est dommage que ces scènes ne soient pas plus nombreuses, car elles auraient pu servir de récapitulatif des événements et de la manière dont Fatima les perçoit. Le texte qu’elle a écrit et récité à sa doctoresse d’origine algérienne est très intéressant, car il représente le message que le film voulait faire passer. Il dénonce également la discrimination que les femmes comme elle subissent, et la manière dont elles sont effacées dans la société. C’est un texte juste.

Conclusion : Fatima est un bon film, bien réalisé avec de bons acteurs. Un film divertissant montrant une tranche de vie de manière intéressante, ainsi qu’une culture qui n’est pas assez représentée dans les films. Les personnages et les situations sont réalistes, ce qui donne vie au film.

Joséphine Conte
2016/03/30 17:19 #6557-494a-b83f-6b7741619fdc
Lycée André Malraux
Fatima : un film criant de vérité !

Fatima, film de Philippe Faucon, inspiré des ouvrages prière à la lune et je peux marcher seule de Fatima Elayoubi. Ce long métrage a remporté le prix Amnesty au festival Giffoni en Italie.

Fatima, femme issue de l'immigration maghrébine, a deux filles nées en France : Souad, une ado en révolte et Nesrine, en étude de médecine. Fatima gagne sa vie en faisant des ménages. Craignant que ses filles suivent son même parcours précaire et frustrant, elle aide ses deux filles du mieux qu'elle peut.

Un film criant de vérité. Un scénario plus réaliste basé sur un sujet délicat : l'intégration des minorités au sein d'une société complexe. Plongé dans le dur quotidien d'une famille malheureusement banal, car trop souvent retrouvé en France, on découvre des personnages attachants notamment celui de Fatima, femme ayant été arrachée à des études prometteuses et à son pays, elle s'exprime par le biais d'un journal intime. Aussi deux sœurs à l'opposé, l'une qui s'engage dans une voie qui ne mène à rien : Souad ne fournit aucun travail scolaire et a de mauvaises fréquentations. Tandis que sa sœur Nesrine est sur le chemin de la réussite, non sans y livrer une rude bataille. Des rôles bien joués, très réalistes et étonnement très naturels. Toutes sortes d'émotions nous sont transmises et nous aident à comprendre les personnages. Des dialogues qui sont magnifiquements bien écrits, ceux entre Nesrine et Fatima sont même touchants, la barrière de la langue n'enlève ni l'émotion ni la beauté de l'échange. Ce film ose laisser parler le silence car il y a une absence de musique. Un film vivant, qui nous donne beaucoup, une belle leçon de vie sur ces familles étrangères qui peinent à s'intégrer. Bien filmé, ce film nous laisse bien comprendre les personnages jusqu'à parfois avoir l'impression de les incarner.

Pour conclure on dira que ce film est une vériatble réussite dotée d'un réalisme surprenant qui ne laisse pas de place à l'ennui et aux déceptions.

Emma VERON
2016/03/30 17:20 #819d-4d7f-85c3-8e358603d77f
Lycée André Malraux
 Fatima un film touchant, une chronique du quotidien qui plait beaucoup aux téléspectateurs.

En effet, l’histoire de ce film touche , car on peut retrouver l’histoire d’une maman qui s’appelle Fatima. Elle a deux enfants ou plutôt deux filles : Souad, 15 ans et Nesrine, 18 ans. Cette femme veut le meilleur pour ses filles pour qu’elles puissent avoir un avenir meilleur que celui qu’elle vit. Elle est femme de ménage.

Dans ce film, on voit qu’il y a trois âges différents, celui de la mère, celui de Souad et celui de Nesrine et c’est un énorme point positif car on peut voir le film à travers trois regards sur la vie. Nous pouvons dire que ce film porte sur un sujet social c’est-à-dire que l’on voit le quartier où habitent les trois filles, un peu sale, un peu vieux et que ce sont des immeubles. On voit donc à travers ça, que la mère n’a pas les moyens et donne le peu qu’elle a à ses filles ,comme par exemple, la scène où elle va échanger ses bijoux en or contre de l’argent avec sa fille ainée pour qu’elle puisse louer un appartement et pour qu’elle puisse suivre ses études de médecine. Elle fait tout aussi pour sa dernière fille , mais qui n’est pas reconnaissante envers sa mère comme l’exemple de la scène où Souad rentre chez elle en insultant sa mère avec des mots grossiers. 

Le réalisateur utilise un point de vue interne c'est-à-dire qu’il se place que du point de vue de Fatima comme par exemple, les scènes où elle écrit sur un petit cahier toute seule dans sa chambre. On peut entendre la voix de Fatima alors qu’elle ne parle pas quand elle écrit. Les scènes où elle écrit sont vraiment touchantes, on pourrait croire qu’elle écrit comme une sorte de mémoire. Le réalisateur n’a pas choisi de mettre de la musique dans son film. Nous pensons que cela est une bonne décision car on se projette mieux dans la vie que mène Fatima.

On remarque aussi que dans ce film, la jalousie et le racisme des autres personnes sont très présents comme dans la scène où Fatima croise une autre personne dans son immeuble et qu’elle lui raconte que sa fille ne lui a pas dit bonjour et que c’est une honte car depuis qu’elle fait ses études, elle devient mal élevée, alors que tout cela est faux. Le racisme est également présent, notamment dans la scène où Nesrine cherche un appartement avec ses deux colocataires. On voit la propriétaire arrivée et qui dit qu’elle a maladroitement oublié les clefs de l’appartement lorsqu’elle a vu Nesrine et sa mère.

Malgré tous ces points positifs, il y a de l’exagération par rapport aux langues parlées et aux échanges entre la mère qui ne parle pas l’Arabe et qui comprend parfaitement le Français ainsi que les filles qui comprennent également très bien l’Arabe mais qui ne parlent que le Français. Cela manque de naturel.

Un autre point négatif, c’est la fin du film qui est trop brutale et qui laisse sur sa fin c'est-à-dire que pour nous, téléspectateurs, nous nous attendons à apprendre ce qui va se passer dans le futur de cette famille. On se doute seulement de ce que pourra devenir la fille ainée mais on est toujours pas sûr. C’est dommage car cela aurait pu être intéressant de voir l’avenir.

Pour finir, ce film est très réussi pour ce qui est de notre avis. Il donne un regard différent sur la société d’aujourd’hui et nous permet de comprendre ce que certaines personnes vivent dans notre pays. Nous recommandons ce film à toutes personnes.

Ludivine Fusley
2016/03/30 17:21 #8b0a-4a0c-9a9e-ed715743b1fb
Lycée Jules Ferry
 Le film Fatima réalisé par Philippe Faucon en 2015 avec Soria Zeroual (Fatima, la mère) , Zita Hanrot (Nesrine, la fille ainée) et Kenza Noah Aïche (Souad, la cadette) . Ce film montre la vie difficile d’une femme marocaine immigrée, Fatima, installée en France. Elle vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans et Nesrine, 18 ans. Elle ne parle pas français et ses enfants parlent à peine l’arabe. Cette mère courage tente péniblement d’apprendre le français pour trouver un travail et offrir le meilleur avenir possible à ses filles.


J’ai bien aimé ce film car il expose de façon émouvante et réaliste la difficulté d’intégration d’une famille musulmane dans la société française. J’ai apprécié aussi le fait qu’il dénonce le rejet de ces femmes musulmanes par la société et les stéréotypes que nous pouvons éprouver à leur égard. Plusieurs scènes sont marquantes et mettent en avant les problèmes auxquels font faces ces femmes. Elles rappellent le racisme subi au quotidien : par exemple, quand la bourgeoise qui l’emploie laisse trainer de l’argent pour tester l’honnêteté de Fatima, ou encore quand la propriétaire de l’appartement qu’elle convoite prétexte un problème de clés pour ne pas le faire visiter et donc ne pas le louer à une arabe. Elles mettent en avant aussi le fait que la société ignore ces individus par exemple quand elle se retrouve à la réunion parent professeur de sa cadette, elle se retrouve comme muette ne pouvant exprimer ses sentiments et obtenir de l’aide pour sa fille. Les deux filles n’acceptent pas l’humiliation que subit leur mère, comme le souligne la scène très cruelle et poignante ou Souad reproche à sa mère de « nettoyer la merde des autres ». La réalisation joue un rôle très important dans le film. Par exemple, les costumes ont leur importance lorsque Fatima porte le voile, elle est rejetée par la société et incomprise ; alors que dans l’intimité de sa chambre Fatima enlève son voile et nous percevons ses sentiments et émotions ce qui nous permet de mieux la comprendre comme si elle se mettait à nue au sens figuré comme au sens propre. Les cadres épurés du cinéaste soulignent la solitude de Fatima, écartée du monde en raison de ses origines, de son travail ingrat qui la contraint à vivre en horaires décalés et de son ignorance du français. Les scènes sont intimistes et très touchantes particulièrement lorsque Philippe Faucon s’attarde à filmer les visages pour mieux percevoir les expressions faciales. La simplicité et la pudeur de la mise en scène rendent le film très touchant et réaliste. L’absence de musique met une impression de simplicité et de réalisme. Ce film est fort et prenant et il reste optimiste avec des moments drôles et émouvants.

Rigomier
2016/03/30 17:22 #5ad6-453a-ab6f-18e3c56ac416
Lycée Jules Ferry
Fatima, film humaniste et novateur sorti en 2015, écrit et réalisé par Philippe Faucon, met en scène une femme issue de l’immigration algérienne qui s’intègre avec difficulté dans la société française. Cette mère de famille élève patiemment et avec dévotion ses deux filles, Souad quinze ans, adolescente rebelle et problématique, et Nesrine, 18 ans, étudiante en médecine. Arrivant du bled Fatima ne maitrise pas la langue de Molière, ce qui est par ailleurs l’un des sujets capitaux abordés dans le film, et subvient aux besoins de sa famille en étant femme de ménage pour plusieurs employeurs. « Elle part avant le lever du soleil, et revient une fois qu’il s’est couché » comme la cinglera Souad lors de l’une de ses nombreuses crise de colère contre la situation de sa mère qu’elle trouve déplorable et rabaissante.

Ce film centré sur la vie peu divertissante de Fatima et ses filles, a un caractère minimaliste. Philipe Faucon ne s’éparpille pas en plan inutiles pour accentuer le réalisme de son oeuvre. Malgré tout celle-ci aborde de nombreux sujets d’actualité, sans nous ennuyer une seule seconde : Fatima est freinée par de nombreuses choses, elle qui n’a de cesse de vouloir s’intégrer dans son pays d’accueil. Elle ne se repère pas dans l’administration française, se fait tromper par ses patrons qui la croient ignorante. Elle est victime de multiples préjugés qui la cataloguent comme une voleuse, ou une profiteuse, alors qu’elle est pleine de bonne volonté, avec l’envie de s’en sortir et d’offrir une vie meilleure à ses filles afin qu’elles « réussissent pour se libérer ». Les plans épurés et souvent fixes, le rythme lent, ainsi que les différents point de vues qui nous sont offerts par Philippe Faucon soulignent le réalisme du film. Il nous décrit une femme courageuse mais seule, exclue, notamment à cause de sa non maitrise de la langue, effet souligné par la présence ponctuellement sur le coté, voire hors champ de Fatima. Dans ce monde où l’on parle français elle semble ne pas exister, ce qui l’éloigne encore plus du spectateur. Cependant, nous arrivons à suivre ses idées, ses craintes et ses envies grâce à son journal, qu’elle écrit à plusieurs reprises sous nos yeux. Cela nous permet de percevoir son ressenti sans barrières ni artifices, de manière authentique. Et c’est seulement là, lorsqu’elle écrit en arabe, qu’elle s’exprime dans sa langue maternelle, qu’elle se libère vraiment et qu’elle prend de l’importance, autant à l’image que, en quelque sorte, dans notre esprit. Un thème musical revient régulièrement lors de ces scènes prises en très gros plan, ce qui nous rapproche d’elle et la fait d’autant plus exister.

Notre mère au foyer est ballotée entre sa culture, ses racines, et les codes de la société moderne française. Elle est victime du regard des autres femmes de la cité qui n’hésitent pas à la juger de manière violente, ce qui pèse sur sa vie. Elles médise sur elle, sur ses filles, sur sa façon de vivre, surveillent Fatima, se permettent de donner, voir d’imposer leurs avis; cela pourrait presque être perçu comme du harcèlement.

Cette réalisation frappante et touchante va-t-elle pouvoir faire prendre conscience au grand public de la condition de ces femmes ?

Le ton juste et simple employé par Philippe Faucon donne une légitimité indéniable à son oeuvre, ce qui caractérise ce film dont le dénouement symbolique vous redonnera le sourire et vous fera chaud au coeur. Malgré ses cotés quelques peu sombre, il est un message d’espoir pour toutes ces « Fatima » qui vivent recluses, en marge de la communauté.

Plein d’optimisme, d’émotions, d’empathie, de joie et de tristesse, Fatima vous offrira un tour d’horizon émouvant et éprouvant de la vie d’une femme immigrée entièrement dédiée à ses filles.

Bouvier
2016/03/30 17:23 #a00f-49d9-9a6b-18e8895e6ea7
Lycée Jules Ferry
Fatima, un film miroir de la société actuelle

Dans sa nouvelle œuvre cinématographique, Fatima, Philippe Faucon évoque les difficultés d'intégration des populations étrangères en France. C'est ainsi qu'il nous présente la vie quotidienne d'une famille d'origine algérienne en quête de réussite.

Le spectateur perçoit trois visions différentes de la situation dans laquelle évoluent les personnages : celles de la mère Fatima, de la fille aînée Nesrine et de la fille cadette Souad. Ne parlant pas le français, Fatima ne peut pas accéder à un emploi stable et correctement rémunéré. Fatima enchaîne donc les emplois précaires en tant que femme de ménage. Ainsi, durant plusieurs scènes, on peut voir Fatima nettoyant le logement d'une femme qui lui explique qu'elle ne déclare que deux heures de travail pour son intérêt personnel. Ce passage est intéressant car il fait réfléchir sur les relations entre les particuliers et les personnes employées à domicile. Malgré ceci, elle persévère. Cela se perçoit par les paroles énoncées sur un ton toujours calme par l'actrice jouant Fatima. Ce caractère illustre le fait que même si la vie est difficile il ne faut jamais se plaindre. Fatima souhaite que ses filles réalisent les meilleures études possibles afin qu'elles accèdent à une vie meilleure que la sienne. Nesrine est extrêmement reconnaissante de tout ce qu'entreprend sa mère pour elle. Lors de sa première année d'étude à la faculté de médecine, la fille aînée pense à sa mère et lui rend visite afin de se motiver et se dépasser. A l'inverse, Souad n'a pas cette volonté de travailler afin de réussir sa vie. Elle se montre agressive et insolente. Alors que Fatima est inquiète pour l'avenir de sa fille cadette, Souad ne laisse paraître aucune reconnaissance envers sa mère. Dans une scène, elle raconte sur un ton agressif qu'elle a honte d'avoir une mère qui nettoie le logement des autres.
Par ce reflet de la société à travers les personnages principaux, cette œuvre cinématographique est extrêmement réaliste. Le réalisme est perçu grâce à la réalisation du film, mettant l'accent sur l'environnement que l'on peut rencontrer au quotidien. On peut ainsi distinguer la banlieue lyonnaise dans laquelle une communauté algérienne vit, les transports en commun, certaines parties de la maison de Fatima et de l'appartement de Nesrine, le lieu de travail de la mère, l'université et le collège ou encore le cabinet médical. De même, les bruitages sont ceux qui existent véritablement dans la vie quotidienne. Afin de rendre le film d'autant plus réaliste, le réalisateur a choisi des actrices qui n'ont jamais joué auparavant. Ces personnes sont donc capables de reproduire plus facilement des scènes de la vie de tous les jours. Le spectateur peut véritablement s'identifier à elles.
Enfin, le réalisme du film Fatima provoque une émotion chez le spectateur. De plus, les actrices laissent transparaître de nombreuses émotions que le spectateur perçoit par leurs gestes, leurs paroles et leur visage. Soria Zeroual, l'actrice jouant le rôle de Fatima se montre extrêmement expressive. Par exemple, elle semble en colère lorsqu'elle discute avec sa fille cadette car les traits de son visage sont plutôt sévères. Au contraire, lorsqu'elle est accompagnée de Nesrine, la tendresse, l'amour et la générosité sont au rendez-vous. Une émotion envahit le spectateur quand Fatima, présentée en gros-plan, écrit son journal. A travers celui-ci, elle peut s'exprimer librement et raconter tout ce qu'elle a sur le cœur. Cette scène révèle parfaitement la personnalité du personnage, mettant en évidence sa sensibilité. De plus, ce moment revient plusieurs fois au cours du film, soulignant l'évolution morale de Fatima. On voit ainsi qu'elle se libère au fur et à mesure. La mère de Nesrine et Souad est souvent en dehors du cadre. Cela implique le sentiment de retrait que peut ressentir la protagoniste. Zita Hanrot, l'actrice jouant le rôle de Nesrine dévoile de nombreuses émotions, toutes différentes. Elle est par exemple capable d'être sérieuse et rigoureuse lorsqu'elle révise ses cours, triste quand elle voit sa mère épuisée par le travail, anxieuse lorsque le doute s'empare d'elle ou encore légère au cours de scènes humoristiques comme une discussion avec un homme dans le bus. Kenza Noah Aïche, l'actrice jouant le rôle de Souad, quant à elle, est renfermée dans un seul sentiment, celui de la colère et de la nervosité. Même si ce rôle peut paraître répétitif, ceci accentue la personnalité du personnage qui opte pour la rébellion dans chaque situation.
Ce nouveau film de Philippe Faucon est donc une véritable réussite dont chacun d'entre nous doit contempler l'équilibre parfait entre réflexion, humour et actualité. La fin de cette œuvre cinématographique laisse un soupçon de joie et de satisfaction sur le visage du spectateur ébloui par le courage dont Fatima fait preuve. Si vous aimez les films bouleversants et empreints d'une grande émotion, l'histoire de cette famille vous touchera droit au cœur.

Winne
2016/03/30 17:25 #9938-4c6b-8968-e66fe41d4a55
Lycée Pro des Métiers d'art
Le film nous parle du quotidien de Fatima, une algérienne qui a immigré en France, quelques années auparavant. Une femme qui ne parle pas bien le français et qui fait des ménages. A travers ce parcours individuel, Philippe Faucon aborde des thèmes qui parlent à tous, contemporains et importants dans notre société comme la relation mère fille, l'ascension sociale et le racisme.

Ce racisme ambiant est suggéré lorsque Fatima fait ses ménages chez une bourgeoise. Celle-ci teste Fatima avec un billet de 10€ laissé dans le jean de son fils pour voir si Fatima le garde pour elle ou le rend à la propriétaire. La persistance des préjugés et du racisme se manifeste avec cruauté dans une autre scène du film lorsque Nesrine, une des filles de Fatima, et ses colocataires cherchent un appartement pour leurs études mais quand elles arrivent au rendez vous, l'appartement n'est apparemment plus libre... une réalité actuelle teintée de racisme et d'infériorité selon Souad, autre fille de Fatima.

Il y a aussi l’ascension sociale qui se manifeste lorsque Nesrine part de sa maison et au- delà de son milieu social pour s'installer avec ses amies pour ses études de médecine. D'ailleurs, Fatima fait tout pour que sa fille réussisse y compris au prix de sa santé. Cette ascension n'est pas bien vécue par son père et par l'entourage de sa mère qui le vivent comme une trahison. La réussite de Nesrine donne l'impression d'une revanche sur la vie et préfigure une forme de "déculturation".
Néanmoins, il y a Souad qui dénigre sa mère par rapport à son travail mais qui de son coté ne fait aucun effort pour éviter la même destinée que sa mère. On ressent qu’elle envie sa sœur car elle échappe à la vie de sa mère, contrairement à elle qui ne fait rien pour échapper à une vie de galère. Par contre, il semble que pour Souad l'argent de son père, peu présent dans sa vie, est le moyen de s'extirper de son quotidien misérable. Pourtant sentimentalement, on sent que Fatima fait plus attention à ses deux filles que le père car elle se démène pour leur donner une meilleure vie, alors que le père vient trop peu. Comme je le disais, celui ci n'apparaît que par intermittence dans la vie des deux jeunes filles, soit pour acheter des baskets à la plus jeune ou pour donner des conseils empreints de machisme notamment quand il dit à sa fille, Nesrine, que les femmes ne doivent pas fumer en extérieur. C'est aussi à travers la place réservée au corps des femmes que s'exprime ce décalage entre tradition et modernité. Il y a des incompréhensions avec sa mère qui a du mal avec les tenues que Souad porte car étant musulmane pratiquante, elle ne comprend pas sa fille qui s'habille avec des débardeurs alors que dans sa religion, il faut que le corps soit couvert. Le film interroge sur la relation mère fille, sur les préjugés, l'ascension sociale et les conséquences que cela engendre au sein d'une famille.

Manon
2016/03/30 17:26 #8d07-4e29-8124-9f44b8931149
Lycée Argouges
 Le film est très bien construit. La première partie est une introduction qui fait une biographie des personnages et montre leurs cadres de vie et leurs projets. Dans la deuxième partie commencent leurs problèmes : problèmes scolaires, financiers, de santé, et même sentimentaux. Puis, dans la troisième partie, la réussite s'installe : la réussite scolaire pour l'ainée et la victoire psychologique de Fatima sur elle-même. Elle va en quelque sorte faire la paix avec elle-même. Dans la scène finale, Fatima voit le résultat scolaire de sa grande fille et elle est très fière, elle qui a consacré sa vie entière à ses filles, pour qu'elles réussissent.

 Nous avons aimé dans le film…

Le fond de l'histoire est intéressant car elle reflète la vie réelle (c'est d'ailleurs une histoire vraie).Elle vise toute la société et encourage les autres parents. L'histoire est émouvante car de nombreuses femmes sont dans le même cas. Elle montre aussi la réalité de l'émigration pour des populations qui sont laissées à l'écart et doivent se débrouiller pour trouver leur place dans la société avec peu de moyens financiers.
Le personnage de Fatima est attachant. Elle se bat pour l'honneur de ses filles, pour qu'elles n'aient pas une vie misérable comme elle a pu avoir, pour qu'elles aient le meilleur confort chez elles. Fatima est une femme courageuse, avec de l'ambition. Elle cherche à élever ses filles correctement.
Fatima n'est pas une actrice professionnelle mais elle joue très bien son rôle. On est touché par cette femme en or qui protège ses filles du monde qui les entoure, par cette mère qui donnerait sa vie pour protéger sa famille.
La fin est ouverte. Certaines personnes voudraient avoir plus de détails et trouvent qu'il est dommage que la fin ne soit pas plus claire. Mais les autres peuvent imaginer la suite à leur manière.
 Nous avons moins aimé…

L'actrice qui joue le rôle de la petite sœur, Souad, joue très mal. Elle a le mauvais rôle :  elle manque de respect à sa mère, elle la traite comme une moins que rien, elle considère que sa mère est un "torchon" alors qu'elle se tue au travail pour les élever et les nourrir. Mais, ce rôle, elle l'interprète très mal. Elle surjoue, exagère et récite son texte.
Le film reprend beaucoup de clichés (vol, racisme).
Le film est triste pour Fatima.
 "On apprécie le fait que Fatima n'est pas une actrice professionnelle, cela rend le personnage plus réaliste (...) Le manque de respect de la plus jeune des filles est insupportable." par Kamilia, Léa & Loïc

 "Ce film était intéressant. Il nous détaille bien l'histoire et nous montre aussi les jugements portés sur cette famille." par Amélie, Axelle & Orlane

 "Le meilleur moment c'est à la fin du film, quand Fatima arrive à lire le nom de sa fille sur le tableau. A ce moment-là, le visage de Fatima s'adoucit. C'est une réussite pour elle de pouvoir lire le prénom de sa fille." par Abdel, Adem, Gladys & Vincent

 "Ce film est très touchant car il raconte la vie d'une femme qui se bat pour que sa grande fille réussisse sa première année de médecine." par Mervé & Sérine

la classe de 2nde pro optique lunetterie
2016/03/30 17:27 #0bed-433e-848a-84e964e71c57
Lycée Edgar Quinet
Fatima est une femme, mère de deux filles de 15 ans et 18 ans. Au quotidien, elle vit mal le fait de ne pas maitriser le français, surtout vis-à-vis de ses filles, Souad et Nesrine .Fatima travaille comme femme de ménage pour parvenir à offrir le meilleur avenir possible à ces dernières.

Lorsqu’elle chute un jour et qu’elle doit arrêter de travailler, Fatima commence à écrire dans des cahiers tout ce qu’elle n’arrivait pas jusque-là à dire à ses filles en français.

L’actrice interprétant le rôle de Fatima est une femme époustouflante, pleine de douceur, d’humilité et de combativité. Le film bénéficie d’une mise en scène sobre, sans tomber dans le misérabilisme.

Philippe Faucon a su dénicher chez ses actrices de la justesse et une facilité à rendre crédibles les personnages.

Fatima est un film émouvant que nous ouvre les yeux sur des familles populaires victimes de discrimination et d’humiliation.

Monica Sacramento
2016/03/30 17:29 #86be-4b54-be4b-a7849725f839
Lycée Antatole France
“Mes héroïnes ont en commun la nécessité de s’affirmer” (Philippe Faucon, réalisateur de “Fatima”)

Trois ans après la publication de son film « La Désintégration » en 2012, c'est sur un même groupe social que le réalisateur Philippe Faucon écrit le scénario de Fatima. Nous retrouvons l'histoire touchante d'une mère musulmane qui va se vouer à l'éducation de ses deux filles ; Nesrine, qui essaye tant bien que mal d'entrer et réussir en fac de médecine et Souad, adolescente rebelle de 15 ans, qui souffre de voir sa mère se faire exploiter et vivre « une vie de rien ». Ce sont ces mots crus qui peignent la réalité douloureuse à laquelle le spectateur assiste. En effet, au niveau de la prestation des acteurs, nous pouvons être surpris par le dialogue entre la mère et la fille quelque peu forcé ; constitué de phrases simple, articulées, et un peu surjouées. Malgré les clichés qui restent très présents, nous sommes au cœur d'un combat d'intégration, au cœur d'une religion. De plus, nous sommes au centre d'une communauté musulmane, qui est assez discrète et cachée. D'abord touchant par sa situation sociale, c'est aussi la condition de la femme qui est mis en exergue. En contraste avec le père des filles qui a réussi sa carrière professionnelle ainsi que sa vie familiale, nous voyons Fatima additionner les petits boulots. Ce film tend à montrer une ségrégation peu connue mais très présente dans notre société et qui oublie souvent que ce sont les minorités, pourtant invisibles, qui jouent un rôle crucial dans nos vies.

Camille Malgouyres
2016/03/30 17:30 #bd22-48c7-a019-c32de4760336
Lycée Antatole France
Philippe Faucon est un réalisateur qui reste toujours sur le même thème ce qui pourrait tomber dans la banalité mais en fait son originalité (cf. Dans la vie et Journal Intime). Son film Fatima nous fait partager un an de la vie de l’héroïne et de ses deux filles, Nesrine l’aînée et Souad. Fatima est femme de ménage, c’est une femme courageuse qui travaille pour offrir la meilleure vie possible à ses filles, elle travaille pour payer des études de médecine à Nesrine tandis qu’elle essaye de motiver sa fille collégienne Souad.

Le réalisateur évoque un sujet tabou dans son film : la religion mais la dédramatise et n’en fait pas le sujet principal du film. On voit également dans le film l’intégration des personnages par rapport à la place de la femme musulmane et leur langage, Fatima a du mal à s’intégrer auprès des femmes françaises comme on voit au début du film quand elle veut visiter un appartement elle se fait rejetée indirectement, elle et ses filles par une femme française qui prétend ne pas avoir ses clés et donc ne pas pouvoir faire visiter cet appartement. On voit aussi Fatima aller à des cours pour apprendre le français. Le film comporte beaucoup de stéréotypes comme par exemple le comportement de Souad : la jeune fille arabe qui joue la rebelle, le travail de femme de ménage de Fatima, la différence de vie entre la femme arabe et l’homme : pour la femme c’est compliqué et l’homme s’est remarié, a un bon travail et a l’air d’avoir de l’argent ; puis le jugement des autres femmes : elles critiquent Fatima car elle essaye de s’intégrer et elle est aussi critiquée pour l’éducation qu’elle donne à ses filles. La fin laisse libre cours à l’imagination et l’histoire se termine bien : Nesrine réussit sa première année de médecine, Souad qui ne montrait aucun attachement à sa sœur est finalement contente pour elle et Fatima qui arrive à lire le résultat de sa fille. Le moment émouvant est celui où Fatima lit ce qu’elle écrit, qu’elle parle au nom de toutes les Fatima c’est-à-dire toutes les femmes dans le même cas qu’elle. Ce film parle d’une personne et sa vie et pourtant à ce moment cela donne une portée universelle, toutes les femmes peuvent se reconnaître dans son récit.

Edwige, Marie L, Cassandra et Justine
2016/03/30 17:31 #b782-4467-b00d-1f163461a3eb
Lycée Antatole France
Philipe Faucon : Il passe ses deux premières années au Maroc, puis les deux suivantes en Algérie, où son père est militaire. Après une maîtrise de lettres obtenue à l'université d'Aix-Marseille à Aix-en-Provence, il débute au cinéma comme régisseur stagiaire, entre autres sur Mauvais sang de Leos Carax, Un médecin des Lumières de René Allio, Trois places pour le 26 de Jacques Demy Il commence sa carrière de réalisateur dans un premier court métrage La Jeunesse (1984).

Il remporte le Prix Louis-Delluc en décembre 2015 pour son film ‘Fatima’.

Une famille algérienne vit en France et essaye de s’intégrer malgré les difficultés rencontrés. Plongez vous au cœur de la banlieue lyonnaise et rentrez dans l’intimité d’une famille d’immigrés.

Au-delà des idées préconçues envers les musulmans, nous retrouvons Fatima qui essaye d’offrir le plus bel avenir possible à ses filles. Le film de Philippe Faucon a un style naturaliste sans pour autant être un documentaire. Le spectateur est pris par l’émotion que ces acteurs débutants dégagent et sort de la séance ayant changé de point de vus sur ses familles qui tentent d’intégrer un nouveau pays. Effectivement Philippe Faucon nous confie dans une de ses interviews qu’il n’a pas voulu prendre d’acteurs confirmés mais donner une chance aux jeunes, en outre, il n’existait pas de comédiennes maghrébines à son goût pour interpréter correctement les personnages. Nous sommes spectateurs d’un conflit intergénérationnel où parents et enfant peuvent se retrouver à travers les adolescents qui tentent de prendre leurs places dans la société, mais aussi à travers les parents, divorcés qui eux aussi essayent de s’en sortir. Ce film est un reflet de la vie réelle qui s’ouvre à tout type de public et pas seulement aux banlieues ou immigrés. Fatima donne espoir aux familles qui arrivent en France, il montre qu’elles peuvent s’en sortir.

Ce film attire l'attention sur plusieurs problèmes dont celui de la barrière de la langue et des cultures très différentes entre les pays du Maghreb et l’Europe. Nous sommes alors contraints de nous poser quelques questions à la sortie du film : quel rôle avoir face à ces situations, comment aider ces familles à s'intégrer ?

Chloé Defrance, Annellia Verne, Marie Smorovski, Elisa Christoffel et Sarah Delbroeuve
2016/03/30 17:32 #6525-4c59-a26d-4ced0d57f9cb
Lycée Pro Langevin Wallon
Fatima est un film réaliste de Philippe Faucon. Il raconte la vie d’une mère immigrée, qui essaie de s’intégrer en France. Fatima, mère divorcée, travaille beaucoup pour subvenir aux besoins de ses deux filles et surtout de sa fille Nesrine qui fait des études de médecine loin de chez elle. Nesrine est la fille aînée et la seconde s’appelle Souad, elle est collégienne. Fatima exerce différents métiers : elle fait le ménage à domicile et dans une cantine.

Le jeu des acteurs est convaincant, cependant l’interprétation du personnage de Souad sonne parfois faux. On a l’impression que dans la scène où elle se dispute avec sa mère, elle récite le texte.

Nesrine est réservée, sérieuse, elle se consacre à ses études, elle donne des conseils à sa sœur et respecte beaucoup sa mère.

Fatima réagit plutôt bien lorsque Souad lui répond de manière impolie ; cela montre donc que c’est une femme patiente, elle sait être à l’écoute des autres.

Le point positif du film est qu’il parle du quotidien, ce sont des scènes de la vie de tous les jours. Par exemple, lorsqu’elles sont à table, Souad se rebelle contre sa mère comme le font la plupart des adolescentes.

Ce film délivre également un message sur la société. Le réalisateur dénonce les préjugés, en particulier au moment où, en lavant le linge, Fatima trouve un billet de dix euros qu’elle rend à la propriétaire. Cela montre qu’elle est honnête. En effet, la propriétaire a certainement placé ce billet pour la tester.

C’est aussi un film émouvant : le fait que Fatima vende ses bijoux pour Nesrine, qui poursuit ses études, est un beau geste qui montre le sacrifice d’une mère pour ses enfants. Elle ne parle pas bien français mais cela ne l’empêche pas de comprendre ce qu’on lui dit. Elle fait beaucoup d’efforts, elle se confie également à une personne qui l’aide à parler français. Dans son journal, elle écrit ce qui l’a le plus touché durant sa journée, ce qu’elle aimerait faire pour rendre Souad heureuse afin de ne pas lui faire honte, et aider Nesrine à obtenir son diplôme. Cela donne de la profondeur au personnage parce qu’elle réfléchit sur sa vie, elle s’interroge en essayant tous les jours de se remettre en question et de s’améliorer pour donner une meilleure vie à ses enfants. Il s’agit d’ailleurs d’une histoire inspirée de faits réels, fondée sur la véritable histoire d’une femme ayant vécu la même vie que Fatima.

A la fin, les efforts de Fatima sont récompensés selon moi, car Nesrine a obtenu son concours. En revanche, Souad ne se remet pas du tout en question, elle est décevante, irrespectueuse et égoïste envers sa mère.

L’histoire de ce film est enrichissante, elle nous fait réfléchir sur certains événements de la vie.

Feliciana Ayouba
2016/03/30 17:33 #fbe6-41be-8372-f5ae1bd13e6e
Lycée Pro Langevin Wallon
Fatima est un film réaliste qui parle d'une femme divorcée, nommée Fatima, originaire d'Algérie. Elle vit avec ses deux filles, dont une est au collège et l'autre en première année de médecine.

Ce film raconte sa vie difficile entre la maîtrise de la langue française, parce qu'elle vient de l'étranger, le travail, car elle doit faire le ménage chez elle, chez une dame et dans une école, et la difficulté à financer les études de médecine de sa grande fille.

Nous avons apprécié ce film pour son réalisme. Les acteurs sont crédibles dans leur rôle, à certains moments nous avons l'impression d'être dans un fait réel. Le film est touchant parfois, en particulier quand Fatima écrit sa lettre ou quand on apprend des détails de leur vie.

La fin est difficile à interpréter : on voit Fatima qui se dirige vers le tableau des résultats des examens de médecine pour y chercher le nom de sa fille, et le film s'arrête sur son sourire, de manière inattendue et un peu brusque. Le réalisateur nous laisse dans le suspense : c'est à nous de reconstituer ce qu'elle a pensé et de deviner la suite des événements.

C'est un film très intéressant et qui nous a beaucoup plu. C'est un film qui mérite vraiment d'être vu car c'est un film d'actualité sur la condition des immigrés dans la France d'aujourd'hui. 

Zainab Abaid et Cassandra Alexander
2016/03/30 17:34 #7012-4c68-8ab7-fd6ecfdc48eb
Lycée André Malraux
Fatima est une réalisation de Philippe Faucon qui montre les difficultés d’une femme d’origine maghrébine pour s’intégrer dans une société française où les femmes voilées sont difficilement acceptées, où les préjugés sont tenaces. Cette femme vient de se faire quitter par son mari et essaye, avec ses deux filles, de survivre. Souad, 15 ans, est une jeune fille rebelle qui déteste le collège. Aux antipodes, sa grande sœur Nesrine, 18 ans, quant à elle, fait tout pour réussir ses études, sa vie, son intégration.

Argent. Ce dernier fait défaut dans le film. Fatima doit faire face à de gros problèmes financiers. Son métier est peu payé. Cela dit, pour subvenir aux besoins de ses filles, pour payer les études de Nesrine, elle ne compte pas ses heures. Elle sacrifie aussi ses bijoux, d’une valeur sentimentale inestimable.

Travail. Fatima est une mère courage. Elle multiplie les petits boulots, est épuisée. L’accident est inévitable. Une chute dans les escaliers la contraint au repos, lui permet d’écrire, de se confier.

Insulte. Cette mère doit affronter le regard, les critiques de tous. Certes, elle s’est forgée une carapace. Elle n’en demeure pas moins blessée par les propos de sa cadette. Elle lui reproche de ne pas avoir accès à internet, refuse que sa mère fasse des petits boulots, la qualifie de « cave » bonne à être exploitée.

Motivée par ses études de médecine, l’aînée de la famille, Nesrine, est un exemple d’intégration réussie. Ce film nous démontre qu’il faut croire en ses rêves, et nous confirme qu’impossible n’est pas français. La volonté finit toujours par triompher.

Algérienne. Fatima ne renie pas ses origines algériennes. Elle explique ainsi les valeurs de la religion musulmane à ses filles. Cela dit, elle fait des concessions pour favoriser son intégration. A cet égard, elle va essayer d’apprendre la langue de Molière. C’est aussi un moyen de se rapprocher de ses filles que de rompre la barrière de la langue. En conclusion, un très beau film qui mêle admirablement culture et amour. 

Sébastien
2016/03/30 17:55 #f797-4bc5-8fe2-efc3055dc7ad
Lycée André Malraux
la classe de 2 MAMV
Femmes. Ce film de Philippe Faucon brosse le portrait de trois femmes : celui d’une mère, Fatima, héroïne éponyme de ce chef d’œuvre, et celui de ses deux filles qu’elle élève seule. D’origine maghrébine, Fatima fait des ménages. Maîtrisant mal le français, elle n’a accès qu’à des boulots peu considérés. Sa fille cadette, Souad, est scolarisée au Acollège. Quant à l’aînée, Nesrine, elle est en première année d’études de médecine.

Altérité. L’autre est stigmatisé. Dès le début du film, le ton est donné. Nesrine cherche un appartement en colocation avec une copine. Sa mère l’accompagne. La propriétaire ne leur loue pas l’appartement en découvrant une femme voilée. Elle s’épargne même une visite. La future patronne bourgeoise de Fatima lui fait subir le test du billet de 10 euros dans la poche de pantalon. Elle s’étonne également du fait que la fille de son employée puisse faire des études de médecine. Le regard des voisines, lui aussi, est cinglant. Faut-il y lire de la jalousie ?

Trait d’union. La langue française en serait un entre Fatima et ses filles. Fatima parle l’arabe ce qui constitue un obstacle, en l’occurrence entre elle et ses filles. Elle souffre de cette situation. Le dialogue est difficile avec Souad. Cette dernière parle le langage de la rue. Révoltée, elle refuse la condition de sa mère et celle qu’elle lui impose. Elle lui reproche de ne pas avoir d’accès à internet. Elle qualifie sa mère « d’ânesse, de torchon qui nettoie la misère des autres » ou encore de « cave » tout juste bonne à se laisser exploiter. Cette violence verbale propre à Souad est en lien direct avec celle subie par sa mère. Il y a une non-acceptation de ce qui est vécu par sa mère. Fatima en prend conscience et écrit dans son cahier : « Là où un parent est blessé, il y a un enfant en colère ».

Intégration. L’intégration n’est pas l’assimilation. Fatima apprend certes le français. Cela dit, elle ne renonce pas aux spécificités de sa culture. Ainsi, elle prépare du couscous. Elle porte le voile, demande à sa fille d’être plus pudique.

Mère courage. Elle s’évertue au travail pour le bonheur de ses filles. Elle ne compte pas les heures. Ce qui prime, c’est la réussite de ses filles. Son bonheur serait ainsi « comblé », confie-t-elle maladroitement. Elle joue aussi pleinement son rôle de mère. Dans une scène, elle parle des Fatima. Les Fatima : est-ce elle, qui cumule plusieurs boulots ? Les Fatima : s’agit-il de toutes ces femmes qui, comme elle, tentent de s’intégrer et de faire le bonheur de leurs enfants.

A mour. Fatima fait des sacrifices par amour. Ses filles sont tout pour elle : la source de ses angoisses mais aussi sa raison de vivre et de se battre. Elles sont son « intifada ». Elle vend en l’occurrence ses bijoux pour payer les études de Nesrine. Pour cette dernière, il est inconcevable d’échouer. Avant de penser à la sienne, elle songe à la déception de sa mère en cas d’échec. Les sacrifices de Fatima sont payants. Nesrine réussit brillamment sa première année. La scène finale est magnifique : Fatima retourne seule voir les résultats. Elle savoure la réussite de sa fille à laquelle elle n’est pas étrangère mais aussi la sienne : pouvoir lire le nom de sa fille dans la liste des reçus. Intégrations réussies.
2016/03/30 17:56 #6e31-49de-b90a-f4c14341668e
lycée de l'Arc
Après La Désintégration plutôt bien accueilli autant par la presse que par le public en 2012, Philippe Faucon, réalisateur français portraitiste de renom, revient en 2015 avec Fatima, un film certes touchant mais décevant.

Inspiré des livres de Fatima Elayoubi, Prière à la Lune (2006) et Enfin, je peux marcher seule (2011), Fatima relate l'histoire vraie d'une mère  quinquagénaire et célibataire (Fatima) avec pour seule famille deux filles âgées de 18 et 15 ans. Cette femme est confrontée à une intégration difficile puisqu'elle ne parle la langue autochtone et n'a aucun diplôme. Face aux nombreuses difficultés sociales, physiques et psychologiques qu'elle rencontre et qui accentuent le réalisme et le naturalisme de l’œuvre, Fatima ne se laisse pas abattre. L'énergie maternelle protectrice dont elle fait preuve avec ses enfants fait d'elle un personnage sage, fort et attachant mais surtout réaliste. Le spectateur se sent ainsi transporté dans le dur quotidien d'une héroïne pour le moins inhabituelle au cinéma et il s'attache rapidement aux différents protagonistes dont Philippe Faucon dresse le portrait avec finesse et brio. Le format choisi n'est pas étranger à l'émotion provoquée chez le spec

tateur. En effet, les plans sont tous rapprochés poitrine pour une meilleure immersion et le regard est le vecteur principal d'émotion en l'absence de musique ; choix audacieux du réalisateur.

Toutefois, à ma grande déception, l'histoire peine à nous tenir en haleine plus de cinq minutes. La faute en revient peut-être à la volonté de nous livrer une histoire d'un réalisme extrême, ce qui rend le tout un peu trop lent et monotone, sans grande surprise ni passage marquant.

Peut-être aurait-il fallu de la musique finalement?

Ainsi à vouloir concilier le portrait et le cinéma, l’œuvre de Philippe Faucon n'excelle que dans un seul des deux domaines et c'est à mon grand regret le portrait. Certains points auraient cependant mérité un traitement plus approfondi tel que le thème de la relation père-fille ou l'évolution de Fatima dans cette société qu’elle ne comprend pas.

 N'oublions pas d'honorer le jeu des acteurs qui incarnent les personnages principaux! En effet, ils les rendent attachants et convaincants contrairement aux personnages secondaires qui souffrent d'un terrible manque de crédibilité sûrement dû au jeu superficiel d'acteurs inexpérimentés. Ceci donne un résultat quelque peu risible pour une œuvre qui se prétend cinématographique. Nous parlons ici du 7ème art, voyons!

« Fatima » avait un fort potentiel pour être une œuvre marquante par sa critique de la société actuelle autant par ses portraits réalistes que par sa réalisation mais le travail n'est qu'à moitié réussi.

Dommage.

la classe de 2nde
2016/03/31 13:22 #af4c-4709-aeb1-1dda6a5bb448
Lycée Pierre de la Ramée
Fatima

Philippe Faucon, réalisateur dont la maîtrise du sujet de la communauté maghrébine en France n'est plus à prouver, nous offre une fois encore un film plein de justesse qui sait éviter les stéréotypes : Fatima. Ce film présente une figure chère au réalisateur, soit celle de la mère ayant pour moteur l'avenir de ses enfants, tout en posant de manière claire et pertinente la question de l'intégration.
Fatima est un film qui prend le temps de se poser afin de renvoyer un sentiment palpable de quotidien, celui-ci étant par conséquent très bien géré, notamment autour du thème de l'attente. Cela implique des plans longs et fixes qui permettent tout simplement de se concentrer davantage sur les personnages et leurs actions ; il en va de même pour la musique, qui se fait discrète, son but n'étant pas de dicter ses émotions au spectateur.
Toutefois, le rythme du film semble plutôt irrégulier. En effet, les événements s'enchaînent très vite suite à la chute du personnage principal dans les escaliers, cet accident tenant alors lieu d'élément déclencheur, mais celle-ci intervient à plus de la moitié du film (qui est très court puisqu'il dure environ 1h20) et a pour conséquence de donner l'impression d'une introduction qui traîne en longueur en opposition à un dénouement trop vite arrivé. De même, la notion du temps qui passe peut être difficile à saisir pour le spectateur en raison de certaines ellipses. À noter que le jeu de quelques acteurs peut également être problématique, mais rien qui puisse empêcher d'aller voir le film et de l'apprécier.
Ainsi, Fatima est un film qui n'est pas exempt de défauts, qui a son lot de petites imperfections, mais le plus important reste néanmoins qu'il traite parfaitement son sujet et se trouve être de ce fait très touchant et surtout très agréable à regarder.

Djouzi Ambrine 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2016/03/31 13:26 #631f-4a9d-b10a-352b17666a8e
Lycée Pierre de la Ramée
Fatima
Trois ans après « La désintégration », Philippe Faucon revient avec « Fatima », un long métrage adapté des recueils de Fatima Elayoubi « Prière à la lune » (2006) et « Enfin, je peux marcher seule » (2011), qui relate l’histoire d’une mère maghrébine qui ne maîtrise pas le français et qui travaille sans relâche pour ses deux filles : Nesrine, étudiante en médecine, et Souad, adolescente rebelle.
Bien que traitant d’un sujet qui a tendance à créer de violents débats, ce film raconte avec légèreté, douceur et réalisme, l’histoire de cette courageuse femme blessée par le fait de ne pas savoir s’exprimer dans la langue de son nouveau pays et donc de ses deux filles, mais aussi d’avoir une vie si dure, tout cela sans jamais tomber dans les stéréotypes des familles migrantes.
Dépourvu de bande-son, ce film nous prouve qu’une musique n’est pas nécessaire pour nous mettre la larme à l’œil.
Malgré certains plans qui m’ont semblé un peu longs et quelques sauts dans le temps pas toujours explicites qui nuisent à la compréhension, le film n’en reste pas moins prenant. De plus, son bilinguisme lui apporte une certaine richesse.
« Fatima » est donc un film criant de vérité, qui offre en plus de cela une belle leçon de vie, et que tout le monde devrait voir en cette période où l’immigration est au cœur des débats.

Corbonnois Manon 1èreL
Lycée Pierre de La Ramée 02100 Saint-Quentin
2016/03/31 14:29 #61c3-4cd7-bc24-4daacf394da5
Lycée Georges de la Tour
Le film Fatima a été réalisé par Philippe Faucon. Cette histoire est réaliste et touchante ; elle aborde la vie quotidienne d’une mère et la discrimination raciale de nos jours.
En effet, ce n’est pas "Elena et les Hommes", mais plutôt Fatima et ses filles, car la mère renonce à sa vie de femme pour se consacrer à Souad et à Nesrine. Ses moyens ne lui permettent pas de rouler en carrosse d’or, mais seulement d’emprunter un petit autocar aux aurores. Elle fera le nécessaire pour sortir sa famille des bas-fonds : pas de french cancan, ni de déjeuner sur l’herbe ! Fatima doit suivre la règle du jeu en multipliant les emplois pour assurer une meilleure vie à ses filles.
Manon, Mélanie, Olivia, Sophie.
2016/03/31 14:34 #9517-4c9f-9036-28894d390af5
Lycée Georges de la Tour
Fatima de Philippe Faucon est un film réaliste et touchant qui montre la difficulté à s’intégrer dans un pays dont on ne parle pas la langue.
En effet, Fatima est divorcée et donc sans « Toni » ; elle n’est pas riche et ne roule pas en carrosse d’or, mais cumule les petits boulots : pas de French cancan, ni de déjeuner sur l’herbe ! Elle doit subvenir aux besoins de ses deux filles, Souad , 15 ans, qui se comporte en véritable bête humaine, en insultant sa mère qui fait pourtant tout pour elle .
Mais à l’inverse, Nesrine, 18 ans, constitue le fleuve tranquille de la famille : elle réussit sa première année de médecine et ainsi sa mère est sauvée des eaux.
Emilie, Justine et Justine, Emma.
2016/03/31 14:36 #a302-4784-a721-40bded8f16a3
Lycée Georges de la Tour
Le film Fatima est un beau portrait de femme réalisé par Philippe Faucon. Rien d’extraordinaire, pas de french cancan, mais on voit Fatima vivre au jour le jour sans son « Toni », puisque son mari l’a quittée pour une autre. Ce film montre aussi la grande illusion de Fatima qui éprouve des difficultés à s’adapter dans un pays dont elle ne parle pas la langue et dont elle ne connaît pas la règle du jeu. On voit aussi ses difficultés dans l’éducation de sa fille Souad qui voudrait un carrosse d’or, alors que sa mère travaille comme une bête humaine pour subvenir à ses besoins. Cependant le film se termine sur la réussite de sa fille aînée au concours de la première année de médecine : les voilà sauvées des eaux : le fleuve de la vie peut continuer. Elles peuvent chanter la Marseillaise et adieu les bas-fonds.

Aliona, Ludivine, Chaymâ, Johan.
2016/04/01 16:04 #9f92-481b-a7f2-822811afc416
Lycée Guy Chauvet
Le film français, réalisé par Philippe Faucon, est sorti le 7 octobre 2015. Cette histoire inspirée de la réalité est le récit de la difficulté de l'intégration des étrangers en France.

Fatima (Soria Keroual) est une mère célibataire qui a deux filles, l'ainée, Nesrine (Zita Hanrot), est en première année de médecine et la cadette, Souad (Kenza Noah Aïche), est en troisième. Elles vivent en France mais la mère est algérienne et parle très mal français. En revanche ses filles parlent parfaitement français mais jamais algérien. Les deux filles ont adopté les coutumes de la France, alors que Fatima reste très attachée aux coutumes de son pays d'origine. Ce film parle de l'opposition mère/filles par rapport à leur coutumes respectives et donne un exemple de combat d'intégration dans la société française lorsque la langue n’est pas appropriée.

Des immigrés quittent leur pays pour venir en France en espérant avoir une vie meilleure. Mais ces personnes n'y arrivent pas financièrement, c'est le cas de Fatima qui fait des ménages, en commençant très tôt le matin et en finissant très tard le soir, pour permettre à son aînée de faire des études de médecine et que la cadette puissent avoir une éducation correcte. Le film est en général très lumineux avec des couleurs vives qui nous donne une impression de joie chez les personnages malgré la situation financière de la famille. Mais à certains moments le personnage est dans une pièce un peu plus sombre que les autres, par exemple quand Fatima tombe dans les escaliers, ils ne sont pas très éclairés, ou encore quand on voit l'amie de Nesrine qui fait réciter les cours de cette dernière et qu'elle n'y arrive pas, la pièce n'est pas très éclairée. Ce qui donne un aspect de tristesse dans le film et on partage les mêmes sentiments que les personnages. Les plans du film sont principalement fixes avec des fonds rapprochés, pour que le spectateur puisse bien voir les émotions du personnage. La musique du film n' a pas sa place dans le film comme déclencheur de nos sentiments mais plus comme l'élément qui fait que le film est harmonieux, accrocheur et encore plus intéressant à voir. Le film est très pudique car Fatima met toujours un voile sur la tête et Nesrine ne veut pas sortir dans une robe courte, elle préfère révisée. Le rythme du film est rapide, on peut le voir par rapport aux études de Nesrine : au début du film elle n’a pas encore commencée ses études et à la fin elle a réussi sa première année de médecine mais non sans mal. On le remarque aussi par rapport aux différents plans du film qui s’enchaînent rapidement.

Fatima est une femme réservée qui pense à ses filles avant elle et en s’oubliant elle-même, on ne la voit jamais en colère, jamais elle ne crie, elle est toujours calme, attentive et discrète. Sa religion lui empêche de se découvrir c'est pour cela qu'on la voit toujours avec son foulard sauf quand elle est dans son lit où elle écrit ses pensées, ses impressions et ses sentiments, c'est son moment de repos, d'échappatoire où elle ne pense à rien d'autre qu'a elle enfin. On devine qu’elle a un rapport fort avec l’école, l‘éducation, le diplôme, l’assurance d’un avenir serein. A cause de ses horaires de travail elle n’a pas le temps de se confier à ses voisines, alors son moyen de se confier est d’écrire sur son journal. Au moment de la réunion parents/professeurs, Fatima est plus spectatrice qu’actrice car elle elle ne comprend pas bien les autres parents. Philippe Faucon nous les montre en plans lointains, flous tandis que Fatima est cadré en un gros plan net, insistant sur les émotions du personnage. Fatima est une femme bien éduquée et ouverte d’esprit, contrairement à ce que prescrit la religion musulmane. Elle accepte le fait que Nesrine est un copain en dehors du mariage ce qui est contraire aux coutumes algériennes. Nesrine, une jeune femme de 18 ans commence sa première année de médecine. Motivée à ses débuts, devant la difficulté elle se fatigue, elle déprime et doutant d’elle même, veut tout arrêter. Mais afin de ne pas décevoir sa mère qui se sacrifie, elle continue dans la souffrance, renonçant aux fêtes et à la robe courte et décolletée. Le poids des coutumes rode-t-il ? Souad, est une jeune fille de 15 ans rebelle, qui ne veut pas travailler et qui préfère sécher les cours. Elle est en colère contre sa mère car elle n’est jamais à la maison et elles n’ont pas de moments entre elles. Souad jalouse sa soeur pour laquelle Fatima se sacrifie afin de lui payer ses études. Souad est vulgaire, c’est pour elle une manière pour elle de s’affirmer et d’attirer l’attention de Fatima plus proche de Nesrine. Souad proche de son père. Découvrez comment lui aussi atteste de son intégration dans la société française.

Pour finir, je trouve que le film est très touchant et montre une facette de la réalité, l’insertion par l’écriture. Les personnages sont touchants et amusants tout à la fois, avec des personnalités bien construites. C'est une fiction intéressante et réaliste, le réalisateur a su comment toucher le spectateur.

Claire-Lise Caillosse 2de option « arts visuels »
2016/04/01 17:45 #48a0-4fe2-839d-a6cf723264c2
Lycée La Fayette
classe de Première L
Lycée La Fayette de Brioude

Critique Fatima

Dans son nouveau film, Philippe Faucon nous entraîne dans un portrait d'une sensibilité rare, celui de Fatima, femme de ménage maghrébine qui parle peu le français. Ses deux filles, Nesrine et Souad, ont un parcours bien différent. L'aînée est une étudiante en médecine assidue, proche de sa mère, tandis que la plus jeune fille est une ado révoltée, aux envies bien différentes de celles de sa sœur. Sa relation conflictuelle avec sa mère empêche cette dernière de créer toute forme de communication avec sa cadette. En quatre vingts minutes, l'auteur nous dresse effectivement un portrait, celui de cette famille qui doit affronter la barrière que forme parfois l'intégration. Difficile de se comprendre, autant entre les membres d'une même famille qu'avec le monde extérieur, lorsque l'on ne maîtrise pas la même langue. Alors, avec son arrêt de travail qui fait l'effet d'un détonateur, Fatima se met à écrire, pour se rappeler cet avenir qu'elle tente tant bien que mal de construire à ses filles, pour pouvoir aussi leur dire tout ce que la barrière linguistique l'empêche d'exprimer. Elle les voit grandir, avancer, pendant qu'elle stagne malgré tous ses efforts pour se faire comprendre. Ainsi, n'arrivant pas à s'exprimer par voie orale, elle opte alors pour l'écrit, dans sa langue natale qu'est l'arabe. Ce film réunit tous les stéréotypes de la société actuelle. La question de l'immigration, la difficulté de l'intégration en France est abordée à travers ce triangle féminin, joué avec une grande finesse par ses trois actrices. La langue tout d'abord, complique la communication, autant entre Fatima et ses deux filles qu'entre elle et le monde qui évolue autour. Puis le métier de femme de ménage, jugé ingrat par Souad, qui s'oppose aux efforts de sa mère avec vigueur, ne comprenant pas qu'elle puisse accepter de travailler dans de telles conditions. Néanmoins, c'est un film positif, qui cherche à nous toucher, et à rendre hommage aux femmes en général. En incarnant avec une grande subtilité la dignité, la beauté et la force de caractère, Fatima est d'une sensibilité remarquable.
2016/04/01 17:49 #634f-400a-a44d-2fe126e44e7c
Lycée La Fayette
Lycée La Fayette Brioude
Juliette CERES élève de première L

Fatima est un film qui m'a beaucoup plu. J'ai aimé les personnages qu'il met en scène : une maman courageuse, une jeune femme déterminée et une adolescente en révolte. Fatima, le personnage principal de ce film, maîtrise mal le français. Elle vit avec ses deux filles qui, elles le maîtrisent. Dans ses rapports quotidiens avec son entourage, Fatima doit faire face à son incompréhension de la langue française, qui se dresse comme un véritable obstacle. Pour offrir le meilleur à ses filles, elle travaille comme femme de ménage. Un jour, elle est victime d'une mauvaise chute dans un escalier et se retrouve en arrêt de travail. Fatima se mets alors à écrire son journal intime en Arabe, dans lequel on retrouve ce qu'elle ne peut pas dire en français à ses filles.
J'ai trouvé ce film très émouvant. On y rencontre les difficultés sociales présentes autour de nous mais qu'on ne voit pas forcément. Cette maman courage nous montre les difficultés liés à la "barrière" de la langue, mais aussi la difficultés que peut rencontrer une mère pour communiquer avec ses enfants.  Dans ce film j'ai trouvé un dynamisme que j'ai beaucoup apprécié; au delà des conflits qu'il peut y avoir au sein de cette famille, j'ai ressentie une "force" positive et une détermination qui m'ont énormément touchée. En revanche je n'ai pas apprécié la fin du film, qui n'apporte finalement pas les réponses attendues par le "téléspectateur" durant le film. 
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2016/04/02 11:10 #abc9-46f1-aa2a-c5ca9662a6f1
Lycée Guillaume Fichet
Lycée Guillaume Fichet, 1°L
PEREIRA Valentine, OLIVEIRA Mariana, MAIRE Célia, DHAR Dalia

Fatima : un regard mitigé


Fatima, réalisé par Philippe Faucon en 2015, met en image un fragment de l'autobiographie Prière à la lune, écrit par Fatima Elayoubi. On y retrouve Fatima, femme de ménage, mère divorcée s'occupant de deux filles, Nesrine et Souad, âgées respectivement de 18 et 15 ans. Nous sommes plongés dans le quotidien de cette femme immigrée, et témoins de la discrimination qu'elle subit et de sa vie modeste, alimentée par un faible salaire.

Fatima est notamment caractérisé par son accessibilité et sa simplicité de compréhension. En effet, il est facile de s'identifier aux différents personnages que le film met en scène, ceux ci recouvrant une forte diversité sociale. Le propos du film est simplement introduit par une ouverture in medias res sur une scène qui présente avec justesse le quotidien de Fatima, et les discriminations qu'elle subit. Cela est fait avec une scène classique, mais adroitement filmée, par les choix des réactions de personnages qui sont montrées, mettant en scène un locataire qui ne peut faire visiter son appartement à Fatima une fois qu'il la voit. Les événements filmés sont également embellis par la réalisation épurée et maîtrisée de Philippe Faucon.
L'intériorité de Fatima est mise en avant, grâce à de fréquents plans rapprochés sur elle. Ceux-là permettent de saisir ses émotions au mieux. Dans certaines scènes, les autres personnages sont hors champ lorsqu’ils s’expriment, ainsi le spectateur se focalise uniquement sur les réactions de Fatima. Cela correspond à l’intention principale du réalisateur qui est d’amener le spectateur à ressentir de l’empathie pour son personnage principal. Il retranscrit également la solitude et l’exclusion qu’elle ressent, notamment lors d’une scène où les personnages autres que Fatima sont flous, mais audibles, tandis que Fatima, dont la présence physique est accentuée, est le seul personnage clairement visible dans le cadre et semble pourtant absent, incapable d’interagir avec les autres.
Cependant, il est possible de voir, en allant au delà de la forme travaillée et harmonieuse du film, des échecs dans la déconstruction des clichés. Par exemple, la scène allant contre le cliché qui accuse l’ensemble des arabes d’être des voleurs est désormais suffisamment vue pour avoir encore de l’impact. L’image de l’immigration montrée dans ce film est également la représentation la plus fréquente de celle-ci, le film aborde donc des questions en partie réglées. L’histoire de la femme de ménage immigrée, élevant seule ses enfants et essayant de prouver à sa fille et au monde qu’ils ont tort de la mépriser, peut être soulagée de voir que ce monde ne la méprise plus, du moins dans sa majorité. Le film aurait pu par exemple s’attarder sur d’autres aspects de l’intégration dans un pays, comme le problème identitaire et celui de l’appartenance à une nation. Sans enlever à ce thème la légitimité d’être traité, il aurait aussi pu l’être de façon plus approfondie, de sorte à aborder des questions plus neuves, par exemple connaître les raisons pour lesquelles Fatima apprend le français seulement après avoir vécu en France une vingtaine d'année pourrait être intéressant. Le problème de la honte ressentie par la fille de Fatima à son égard aurait-t-il pu avoir une résolution autre, allant plus loin que celle de l’adolescente en crise ?
Finalement, le film Fatima est cohérent dans ce qu’il veut démontrer, il forme une belle et bienveillante mise en image de la complexité du personnage et de sa vie que le réalisateur a choisi de mettre en scène. Néanmoins nous espérions voir ce sujet être traité avec un regard nouveau, moins classique que celui auquel nous sommes habitués.
2016/04/03 18:23 #f9d1-4ab3-bfd6-3b48230eb880
Lycée Antatole France
Une famille algérienne vit en France et essaye de s’intégrer malgré les difficultés rencontrées. Plongez vous au cœur de la banlieue lyonnaise et entrez dans l’intimité d’une famille d’immigrés.

Au-delà des idées préconçues envers les musulmans, nous retrouvons Fatima qui essaye d’offrir le plus bel avenir possible à ses filles. Le film de Philippe Faucon a un style naturaliste sans pour autant être un documentaire. Le spectateur est pris par l’émotion que ces acteurs débutants dégagent et sort de la séance en ayant changé de point de vue sur ces familles qui tentent d’intégrer un nouveau pays. Effectivement Philippe Faucon confie dans une de ses interviews qu’il n’a pas voulu prendre d’acteurs confirmés mais donner une chance aux jeunes ; en outre, il n’existait pas de comédiennes maghrébines à son goût pour interpréter correctement les personnages.

Nous sommes spectateurs d’un conflit intergénérationnel dans lequel parents et enfants peuvent se retrouver à travers les adolescents qui tentent de prendre leur place dans la société, mais aussi à travers les parents divorcés qui eux aussi essayent de s’en sortir. Ce film est un reflet de la vie réelle qui s’ouvre à tout type de public et pas seulement aux banlieues ou immigrés. Fatima donne espoir aux familles qui arrivent en France, il montre qu’elles peuvent s’en sortir.

Ce film attire l'attention sur plusieurs problèmes, entre autres celui de la barrière de la langue et des différences de culture entre pays du Maghreb et Europe. Nous sommes alors contraints de nous poser quelques questions à la sortie du film : quel rôle avoir face à ces situations, comment aider ces familles à s'intégrer qui elles ne cessent de se renouveler.

• Philippe Faucon
Il passe ses deux premières années au Maroc, puis les deux suivantes en Algérie, où son père est militaire. Après une maîtrise de lettres obtenue à l'université d'Aix-Marseille à Aix-en-Provence, il débute au cinéma comme régisseur stagiaire, entre autres sur Mauvais sang de Leos Carax, Un médecin des Lumières de René Allio, Trois places pour le 26 de Jacques Demy. Il commence sa carrière de réalisateur dans un premier court métrage La Jeunesse (1984).
Il remporte le Prix Louis-Delluc en décembre 2015 pour son film Fatima.


Defrance Chloé, Verne Annellia, Delbroeuve Sarah,TL
2016/04/03 19:47 #7345-492c-a5a7-8fa6a5468217
Lycée Antatole France
“Mes héroïnes ont en commun la nécessité de s’affirmer” Philippe Faucon

Trois ans après la sortie de son film La Désintégration en 2012, c'est sur un même groupe social que le réalisateur Philippe Faucon écrit le scénario de Fatima. Nous retrouvons l'histoire touchante d'une mère musulmane qui va se vouer à l'éducation de ses deux filles : Nesrine, qui essaye tant bien que mal d'entrer et réussir en fac de médecine, et Souad, adolescente rebelle de 15 ans, qui souffre de voir sa mère se faire exploiter et vivre « une vie de rien ». Ce sont ces mots crus qui peignent la réalité douloureuse à laquelle le spectateur assiste. En effet, quant à la prestation des acteurs, nous pouvons être surpris par les dialogues entre la mère et la fille quelque peu forcés ; constitués de phrases simples, articulées, et volontairement un peu surjouées pour mettre en exergue le manque de communication entre mère et filles. Ce manque réside surtout dans le fait que la mère parle peu français.

Malgré les clichés qui restent très présents, nous sommes au cœur d'un combat d'intégration, au cœur d'une communauté musulmane discrète et cachée. D'abord touchante par sa situation sociale, Fatima est le symbole de la condition de la femme. A la différence du père qui a réussi sa carrière professionnelle ainsi que sa vie familiale, nous voyons Fatima additionner les petits boulots. Ce film tend à montrer une ségrégation peu connue mais très présente dans notre société qui oublie souvent que ce sont les minorités, pourtant invisibles, qui jouent un rôle crucial dans nos vies. En effet, ce sont elles qui détiennent les postes les moins désirés mais essentiels pour le fonctionnement de notre société comme techniciennes de surface ou encore auxiliaires de vie, et pourtant ce sont ces personnes qui gagnent le moins d'argent. C'est une petite révolte de femmes luttant contre un destin tout tracé qu'illustre cette héroïne pourtant dévouée au bonheur de ses enfants.

Camille Malgouyres, TL
2016/04/04 14:26 #e8db-4828-acf0-db42d8473138
Lycée Guy Chauvet
En France, Fatima au français mal assuré, vient d’Algérie, et vit seule avec ses deux filles . Elle est très inquiète pour leur avenir. Sa fille aînée, Nesrine est en fac de médecine mais le prix des études et celui de l’appartement acquis après certaines discriminations sont élevés ; Fatima doit énormément travailler pour tout payer, luttant contre la fatigue. Elle est fière de sa fille et fait tout son possible pour l’aider à atteindre son but malgré les bavardages des commères qui lui disent qu’une fille ne travaille pas. Souad, la cadette est au collège. Souad s’énerve contre sa mère qui ne parle pas bien le français, et trouve ridicule sa pudeur. Fatima vit dans l’anxiété du futur de ses filles dans ce pays. Elle se bat dans la vie pour le bien de ses filles. Souad passe ses journées à traîner avec ses amis alors que Nesrine soutient sa mère et n’arrête jamais de travailler pour réussir son examen de 1ère année. L’examen réussi est une victoire pour Fatima, tous ses efforts ont fini par payer.
C’est un film qui montre beaucoup la détresse et la fatigue de Fatima, c’est un film avec peu d’action, mais énormément de dialogues. Le film est basé sur les relations entre les personnages. C’est un film qui fait réfléchir et nous fait prendre conscience de la difficulté à s’intégrer en France pour des femmes comme Fatima.

Félicie Priou 2de option "arts visuels"
2016/04/04 14:59 #5742-4360-9520-0501a8a89ad3
Lycée Guillaume Fichet
Fatima

Fatima est un film de Philippe Faucon sorti en 2015.Il a obtenu le césar du meilleur film en 2016. C'est une adaptation de deux livres écrits par Fatima Elayoubi: Prière à la lune et Enfin je peux marcher seule. L'histoire est celle d'une femme issue de l'immigration et de ses deux filles Souad (collégienne) et Nesrine (en première année de médecine).

La réalisation est assez dynamique, notamment grâce aux échanges assez vifs entre les personnages même si les plans sont longs. Une seule scène se démarque et bouleverse le rythme du film: celui où l'on voit Fatima traverser un couloir, sans parler, pendant un moment assez long.
certaines scènes de dialogues sont très travaillées. Par exemple dans une scène qui se déroule dans la cuisine: il y a un plan centré sur Souad attablée. La mère, hors du cadre, demande « C'est quand les devoirs? » et Souad répond « Tout à l'heure ». Ensuite le cadre se focalise sur la mère, debout à côté de l'évier, qui se dirige vers la table. La caméra suit le mouvement de son corps et les deux personnages sont réunis dans le même plan. Cette façon de filmer fait comprendre au spectateur que Fatima tente de se rapprocher de sa fille.
Le film est plutôt absorbant, la musique extradiégétique est presque absente, ce qui renforce le réalisme de l'histoire est l'immersion du spectateur.

Aucun des trois personnages principaux n'est sous traité. Les actrices incarnent des rôles de femmes fortes: Fatima se bat pour que ses filles aient les moyens d'entreprendre ce qu'elles désirent et pour s'intégrer , Nesrine se bat pour devenir médecin malgré les difficultés imposées par sa naissance dans un milieu pauvre et les femmes qui médisent autours d'elle, et Souad a un caractère très indépendant (elle envoie sur les roses tous les hommes qui tentent de l'approcher).
Le personnage du père est à la fois absent car il ne vit plus avec les filles, et présent comme un regard extérieur, pour les aider (dans une scène il reproche à Souad son comportement à l'égard de sa mère).
On remarque une forte opposition entre la cadette et le reste de la famille, elle est le contraire de sa sœur car elle n'aime pas les études. Cela l'éloigne de Fatima qui aimerait qu'elle ait de bonnes notes pour qu'elle ne soit pas obligée, plus tard, d'effectuer des travaux épuisants et dégradants comme les siens. La réalisation montre de façon explicite l'inquiétude de Fatima dans une scène se déroulant au collège: elle ainsi que d'autres parents discutent de l'avenir de leurs enfants. Les autres parents souhaitent envoyer leur fille dans un lycée prestigieux. Alors, tout le décor et les personnages deviennent flous, sauf la protagoniste qui reste nette. Comme si le sujet dont ils débattent ne la concernait pas, comme si dans sa situation vis à vis de Souad, cela était abstrait.

Finalement, de quoi nous parle le réalisateur? A travers Fatima il nous parle de lutte des classes, de mépris de classes et de racisme. Il le fait surtout à travers le personnage de la la personne qui engage Fatima comme femme de ménage, qui la teste en laissant de l'argent dans la poche d'un vêtement, qui ne la déclare que deux heures par semaine pour obtenir des avantages et s'adresse à elle comme si elle était idiote.

Au final, Philippe Faucon livre un film fort, agréable malgré ses thématiques complexes, notamment grâce à Souad qui joue en quelque sorte le rôle du « side-kick rigolo » . Les personnages sont très attachants et Fatima, chose réjouissante, est très éloignée du poncif trop répandu de la femme issue de l'immigration oppressée.


Justine Luiset, Lycée Guillaume Fichet, Bonneville.
2016/04/04 15:16 #623e-4578-b45f-b6c3843171b0
Lycée Guillaume Fichet
Fatima

  S'inspirant des deux livres, Prière à la lune (2006) et Enfin, je peux marcher seule (2011) de Fatima Elayoubi, Philippe Faucon nous présente un film évoquant la difficulté d'intégration d'une immigrée. C'est à travers le personnage de Fatima que celle-ci s'exprime.
  Fatima est une femme maghrébine venue en France avec son mari. Séparée de ce dernier, elle élève seule ses deux filles Nesrine, qui entame des études de médecine et Souad, une jeune collégienne rebelle. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible elle travaille en tant que femme de ménage. Fatima maîtrise mal le français et le ressent comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. A la suite d'une chute dans les escaliers qui la condamnera à un arrêt de travail, elle se met à écrire en arabe ce qu'il n'a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.
  La difficulté d'intégration prend différentes formes que l'on retrouve dans le film. En effet la première scène évoque le racisme. Fatima, accompagne sa fille aînée et ses deux amies à la recherche d'un appartement. Lorsque la propriétaire arrive et voit Fatima, portant le voile, celle-ci prétexte avoir oublié ses clés ce qui annulera la visite. Dans la scène où Fatima fait ses courses ou dans celle du couloir du collège, elle rencontre des parents d'élèves qu’elle tente de saluer. Ceux-ci en revanche répondent froidement et semblent être pressés. Il y aussi la scène où, Fatima qui fait des ménages chez une femme bourgeoise, trouve un billet de 10€ dans la poche d'un jean. C'est un moyen pour celle-ci de voir si Fatima prendra le billet ou non et de ce fait tester son honnêteté.
  En plus d'affronter ces préjugés, Fatima doit faire face à la rébellion de sa fille Souad contre la situation de sa mère. Elle est dans l'incompréhension et lui reproche de ne pas pouvoir l'aider. C'est la  langue, le français, qui fait office de barrière entre Fatima et ses filles. Elle ne le parle pas à l'inverse de ses filles. Au niveau social également elle ne peut pas s'exprimer librement du fait qu'elle ne parle pas la langue du pays dans lequel elle vit, comme par exemple chez ses employeurs ou lors des réunions du collège. Elle va d'ailleurs décider de prendre des cours de français. Fatima est une femme qu'on peut admirer, elle est prête à tout pour donner le meilleur avenir possible à ses filles. Elle se tue au travail et va même jusqu'à sacrifier sa santé pour permettre à sa famille de vivre, de payer le loyer, la nourriture pour ses filles ainsi que de contribuer au loyer de l'appartement de sa fille aînée. Comme le dit Philippe Faucon "elle essaie d'assurer l'existence de sa fille et l'avenir de sa fille".
   Dans ce film la caméra est essentiellement centrée sur Fatima. Comme dans la scène avec le docteur que l'on voit presque tout du long de dos tandis qu'il y a un plan rapproché sur Fatima qui alterne son visage et ses mains. Ou lors d'une réunion de parents d'élèves, la caméra ne filme que Fatima est les visages des parents autour d'elle sont floutés. La mise en scène est réaliste, il n’y a pas d’artifice. De plus la bande son est presque inexistante, ce sont les dialogues qui la remplacent.
  La fin du film est pour le moins frustrante. Elle est inattendue mais elle permet d'imaginer un avenir meilleur pour Fatima.
  Ce film m'a beaucoup plus et je le conseille. Il montre le combat quotidien que mènent les "Fatima" pour assurer un avenir à leurs enfants sans caricaturer. C'est un film très bien réussi.

Zélie Marchandot, Lycée Guillaume Fichet.
2016/04/04 15:19 #2849-4079-b2b4-f4478429d5a8
Lycée Guillaume Fichet
Fatima.

Fatima est un film inspiré d'une histoire vraie, réalisé par Philippe Faucon.
C'est l'histoire d'une femme immigrée, Fatima, et de ses deux filles Nesrine et Souad. Nous suivons le quotidien difficile de Fatima ; elle a dû mal à gérer son travail et l’éducation de sa plus jeune fille Souad qui rencontre des difficultés scolaires. Elle est aussi préoccupée par la situation de sa fille aînée
qui suit des études dans une fac de médecine. Fatima est méprisée par les autres femmes algériennes, jalouses de la réussite de Nesrine. Elle rencontre aussi des difficultés avec l’apprentissage du français qui l'handicape face à ses employeurs qui agissent avec supériorité face à elle. Le plan final du film montre Fatima en face des listes de résultats des examens de la fac de Nesrine, ce qui nous fait comprendre qu'elle réussit à lire quelques informations en français et donc qu'elle a progressé.

Ce film propose une fin ouverte, beaucoup de questions restent en suspens comme l'avenir de Souad et la guérison de l’épaule de Fatima. Durant le film, on se met dans la peau de Fatima et de ses filles et les actrices jouent vraiment très bien leurs rôles ce qui nous fait ressentir toutes leurs émotions. A la fin du film, on se rend compte que la vie des femmes immigrées n'est pas facile du tout et on ressent un sentiment étrange à la fin comme une impression d'abandon du fait d'avoir partagé leurs émotions.

DUPONT Ingrid, CIMETIÈRE Loreleï. Lycée Guillaume FICHET Bonneville.
2016/04/04 15:23 #e3bc-45a8-a692-461b82d48cf9
Lycée Guillaume Fichet
Inès BENZERIGAT-WALLIS
Juliette LOUBARD

Fatima
"Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse" Fatima Elayoubi
Fatima est un film réalisé par Philippe Faucon sorti en 2015 et présenté dans la sélection La Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes en 2015. Le film remporte le Prix Louis-Delluc en décembre 2015 et le César du meilleur film 2016. Il s’est inspiré de deux livres de Fatima Elayoubi : Prière à la lune et Enfin, je peux marcher seule.

Le réalisateur nous présente le quotidien ainsi que le portrait de Fatima et ses deux filles Nesrine, jeune femme prise par ses révisions pour ses études de médecine, et Souad, adolescente en pleine crise. Fatima est une femme issue de l’immigration maghrébine et des quartiers populaires, séparée de son mari, elle élève ses enfants seule. Pour subvenir aux besoins de ses filles et payer les études de la plus grande, elle enchaîne des tâches en tant que femme de ménage au mieux qu’elle peut. Mais une barrière se fait ressentir entre Fatima et les gens qui l’entourent : la langue. Ses filles nées en France parlent mieux qu’elle le français et comprennent très peu l’arabe, la communication est difficile. Fatima, frustrée va tenir un journal intime dans sa langue natale. Un jour, à cause d’une grosse chute dans les escaliers, Fatima va être en arrêt maladie pendant une longue période. Elle décide alors de prendre des cours d’alphabétisation et à apprendre le français.

Fatima est un film poignant car Philippe Faucon a choisi de montrer au grand jour le profil de beaucoup de Fatima. Fatima est une femme courageuse maîtrisant mal le français qui fait tout pour se faire intégrer. Elle se fait juger sans cesse : jalousie des autres femmes maghrébines car sa fille fait de grandes études, suspicion de vol de l’une de ses employées etc. De plus, il y a toujours cette distance à cause de la langue entre Fatima et ses filles.
Fatima est d’une grande douceur et ne veut pas que ses filles suivent le même parcours. Alors elle encourage Souad dans ses cours et se montrera plus vigilante avec elle. Elle soutient Nesrine en lui apportant argent et tout ce dont elle a besoin pour qu’elle vive bien ses études. Elle met tous ses moyens. J’ai particulièrement aimé quand l’actrice principale s’exprime avec des gestes et les passages où elle lit les poèmes qu’elle écrit sur son journal intime. Je trouve également la scène émouvante quand elle lit ses manuscrits à son médecin qui comprend l’arabe. Je me suis attachée à l’humanité et au combat du personnage.
2016/04/05 00:02 #45b1-4ea4-a82a-535ffd1971a9
Lycée A. Fresnel
La vie difficile de Fatima

Fatima est une une œuvre de Philippe Faucon réalisée en 2015. C'est une femme voilée qui vit avec ses deux filles. Souad, 15 ans est une jeune fille difficile à vivre qui n'aime pas l'école. Nesrine, 18 ans, commence des études de médecine. Fatima parle peu français et elle le vit très mal car elle ne peut pas aider ses enfants sur le plan scolaire. Elle vit pour ses filles. Fatima travaille en tant que femme de ménage avec des horaires difficiles, elle enchaîne les petits emplois supplémentaires pour offrir le meilleur avenir possible à ses filles. La chute de Fatima dans les escaliers représente la chute sociale et morale du personnage. Cet accident lui permet de se consacrer à l'écriture de sa vie en arabe qui est un passage très émouvant. Elle écrit car pour elle, elle ne peut pas parler de son malheur à ses filles, elle garde ses émotions, ses sentiments pour elle.
Elle augmente ses heures de travail pour subvenir au besoin de sa fille Nesrine qui effectue des études de médecine. Nesrine fait tout son possible pour ne pas décevoir sa mère qui se démène pour elle. Ainsi on traverse avec elle, le doute, la difficulté, la pression, la mélancolie de ne pas pouvoir s'autoriser l'amour, alors que Souad est son contraire car elle délaisse l'école pour être avec ses amis. L'adolescente a tellement honte de sa mère qu'à un moment donné, elle arrive à l'insulter. Nous remarquons qu'elle le regrette par la suite car elle se confie, attristée à son père.
Je trouve que c'est un très beau film, triste, drôle et très émouvant. Pour moi c'est aussi un film réaliste car il y a toujours de la discrimination en notre temps.










FOUQUES Emma 1S3
Lycée A. Fresnel CAEN, histoire des arts
2016/04/06 09:25 #c387-4a8b-9ad0-62a1847e11c3
Lycée Jules Ferry
Fatima, un film plein d'amour et d'espoirs :
Fatima est un film français réalisé par Philippe Faucon. Ce récent film, sorti en 2015, regroupe des thèmes d’actualité comme le racisme, les stéréotypes (qui montre une idée toute faite sur une religion) et l’intégration difficile d’étrangers en France.
Fatima est un film que j’ai bien aimé grâce à son histoire. Elle nous montre la vie d’une femme musulmane, Fatima, voulant faire partie de la société française. Le chemin vers son intégration est difficile de par sa religion, ses origines maghrébines, le port du voile et ses problèmes de langue. Malgré toutes ces embûches, elle a la volonté d’intégrer la société en apprenant la langue française.
L’un des points positifs du film est le jeu des acteurs. Une grande partie des acteurs joue bien, sauf pour Kenza Noah Aîche. L’actrice, jouant Souad, la deuxième fille de Fatima, est inexpressive et récite. En revanche, Soria Zeroual, jouant le rôle de Fatima est très expressive et Nesrine, la première fille de Fatima, jouée par Zita Hanrot, est très émotive.
Le rôle de chacun des personnages est également appréciable : Fatima est une femme courageuse, travaillant sans se plaindre comme femme de ménage. Elle travaille afin de subvenir à ses besoins, notamment pour vivre, élever ses enfants ou encore payer les études de Nesrine. Elle ne veut pas que ses filles aient le même avenir qu’elle, et est prête à travailler de nombreuses heures supplémentaires pour payer les études de sa fille. Souad est en pleine crise d’adolescence. Elle ne travaille pas à l’école et pense qu’elle ne réussira à rien dans la vie et deviendra femme de ménage comme sa mère. Enfin, Nesrine est une jeune femme ambitieuse et pleine de volonté de réussir ses études de médecine.
Le deuxième point positif est le moment où Fatima se met à écrire. Au cours du film, Fatima se révèle dans un cahier, écrivant sur son lit, sans son voile, sans le regard des autres autour d’elle. Elle se sent libre et s’exprime dans son cahier en arabe. L’écriture montre qu’elle a la capacité de faire autre chose que femme de ménage.
Enfin, le film est un peu court. Nous ne nous attendions pas à une fin de cette sorte. Nous pensions qu’il y avait une suite... Le réalisateur aurait pu prolonger l’histoire, en changeant le métier de Fatima. Dans la logique de l’histoire, nous pensions qu’elle deviendrait écrivaine.
A part ces quelques détails, je vous conseille d’aller voir ce film qui mélange l’amour de Fatima pour ses filles et l’espoir d’une femme de s’intégrer. Pour les personnes qui aiment ce genre de film, foncez !!
Ghelli Jessica
2016/04/06 09:27 #ff1d-47a1-b477-268af3638af5
Lycée Jules Ferry
Fatima, un film plein d'amour et d'espoirs :
Fatima est un film français réalisé par Philippe Faucon. Ce récent film, sorti en 2015, regroupe des thèmes d’actualité comme le racisme, les stéréotypes (qui montre une idée toute faite sur une religion) et l’intégration difficile d’étrangers en France.
Fatima est un film que j’ai bien aimé grâce à son histoire. Elle nous montre la vie d’une femme musulmane, Fatima, voulant faire partie de la société française. Le chemin vers son intégration est difficile de par sa religion, ses origines maghrébines, le port du voile et ses problèmes de langue. Malgré toutes ces embûches, elle a la volonté d’intégrer la société en apprenant la langue française.
L’un des points positifs du film est le jeu des acteurs. Une grande partie des acteurs joue bien, sauf pour Kenza Noah Aîche. L’actrice, jouant Souad, la deuxième fille de Fatima, est inexpressive et récite. En revanche, Soria Zeroual, jouant le rôle de Fatima est très expressive et Nesrine, la première fille de Fatima, jouée par Zita Hanrot, est très émotive.
Le rôle de chacun des personnages est également appréciable : Fatima est une femme courageuse, travaillant sans se plaindre comme femme de ménage. Elle travaille afin de subvenir à ses besoins, notamment pour vivre, élever ses enfants ou encore payer les études de Nesrine. Elle ne veut pas que ses filles aient le même avenir qu’elle, et est prête à travailler de nombreuses heures supplémentaires pour payer les études de sa fille. Souad est en pleine crise d’adolescence. Elle ne travaille pas à l’école et pense qu’elle ne réussira à rien dans la vie et deviendra femme de ménage comme sa mère. Enfin, Nesrine est une jeune femme ambitieuse et pleine de volonté de réussir ses études de médecine.
Le deuxième point positif est le moment où Fatima se met à écrire. Au cours du film, Fatima se révèle dans un cahier, écrivant sur son lit, sans son voile, sans le regard des autres autour d’elle. Elle se sent libre et s’exprime dans son cahier en arabe. L’écriture montre qu’elle a la capacité de faire autre chose que femme de ménage.
Enfin, le film est un peu court. Nous ne nous attendions pas à une fin de cette sorte. Nous pensions qu’il y avait une suite... Le réalisateur aurait pu prolonger l’histoire, en changeant le métier de Fatima. Dans la logique de l’histoire, nous pensions qu’elle deviendrait écrivaine.
A part ces quelques détails, je vous conseille d’aller voir ce film qui mélange l’amour de Fatima pour ses filles et l’espoir d’une femme de s’intégrer. Pour les personnes qui aiment ce genre de film, foncez !!
Ghelli Jessica
2016/04/06 09:49 #1e70-42fb-895e-7339091863b2
Lycée Jules Ferry
Un ressenti contrasté:

Le film « Fatima » est sortie le 07 octobre dernier et est réalisé par Philippe Faucon. Il fait le portrait d’une femme divorcée d’origine maghrébine, avec deux enfants à charge et qui ne parle pas français, elle fait des ménages pour gagner sa vie. Son aînée, Nesrine, dont elle est très proche, entame des études de médecine tandis qu’avec sa cadette, rien ne va plus. Souad parle mal et ne respecte pas sa mère. Un jour Fatima tombe dans les escaliers alors qu’elle travaille. En arrêt de travail, elle écrit ses pensées, en arabe, dans un journal…
Dès les premières minutes du film, on voit les « a priori » envers les personnes d’autres religions ou d’autres origines. Le réalisateur montre très bien le racisme et la discrimination qui existe dans la société française dans plusieurs scènes. La propriétaire d’un appartement prétexte un oubli de clés pour ne pas à avoir à le louer à une femme voilée. La bourgeoise qui embauche Fatima la teste en laissant un billet de 10€ dans la poche d’un pantalon et ne déclare pas toutes les heures de travail…
Dans sa cité, Fatima suscite la jalousie, l’envie des autres femmes car Nesrine, sa fille aînée, débute de prestigieuses études de médecine. Mais Fatima a encore d’autres préoccupations, en plus de son travail qui l’épuise, de la jalousie de ses voisines, elle doit s’occuper de sa dernière fille, Souad. Celle-ci est en rupture avec sa mère qui n’a aucune autorité sur elle. Cela se ressent à travers son comportement et son langage, choquant, qui exprime sa honte envers Fatima et son travail. Dans plusieurs scènes du film, Souad accable sa mère de reproches : c’est une incapable car elle ne parle pas français et elle exprime crument sa honte : « Fatima nettoie la merde des autres ».
Les deux actrices, Soria Zeroual (Fatima) et Zita Hanrot (Nesrine) arrivent à jouer plusieurs émotions différentes avec beaucoup de sincérité contrairement à l’actrice Kenza Noah Aïche (Souad) que j’ai trouvée moins convaincante. Les images sont réalistes car elles nous montrent la vraie vie de personnes qui essaient de s’intégrer dans la société française et nous plongent dans le quotidien de Fatima. Je regrette quelques passages longs et inutiles qui ralentissent le déroulement du film comme quand Fatima rentre du travail en bus, son ex-mari qui roule en voiture, sa fille Souad qui sèche les cours…
Pour conclure, ce film donne une image dure de la société française, mais l’espoir est là et il est représenté par le journal qu’écrit Fatima. Ce journal permet de la découvrir telle qu’elle est, elle peut exprimer ce qu’elle ressent. Le journal est une échappatoire à sa vie réelle. Je vous conseille donc d’aller voir ce film qui montre les difficultés d’une femme d’origine maghrébine à élever, seule, ses enfants dans notre société.

L’écriture sera libératrice pour Fatima.
Berger Romane
2016/04/06 09:52 #894a-4493-aade-64bac8279741
Lycée Jules Ferry
Film très intéressant... et touchant...
Fatima est un film de Philippe Faucon sorti en octobre 2015 et présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes.
Ce film, dénonçant l'intégration difficile des étrangers en France, raconte l'histoire de Fatima (Soria Zeroual), une femme maghrébine musulmane, et de ses filles. Cette intégration compliquée (surtout pour la mère) est due, en partie, à ses problèmes de langage en français. En effet, Fatima ne sait ni le parler, ni l'écrire et le lire, même si elle le comprend en grande partie.
Tout d'abord, on peut se rendre compte que de nombreux stéréotypes entravent son travail de femme de ménage. Sa patronne la prend pour une voleuse et la paye en partie au noir... En plus sa plus jeune fille, Souad (Kenza Noah Aïche), en pleine crise d'adolescence, l'insulte, la traite d' ''ânesse, un torchon qui nettoie la misère des autres'' alors que Fatima se tue au travail pour lui donner une bonne éducation. Dans ce passage émouvant, le réalisateur a réussi à faire passer un message important : l'amour d'une mère à ses filles qui ne s'en rendent pas forcément compte.
Son aînée, Nesrine (Zita Hanrot), qui fait des études en médecine, s'entend plutôt bien avec sa mère. Cependant, elle subit les reproches de ses voisines jalouses.
Un jour, c'est l'overdose, Fatima se blesse au bras, Nesrine relâche ses études malgré sa volonté de réussir et Souad continue de traîner dans la rue. Fatima se met alors à écrire sa vie, ses soucis, ses tourments dans un petit cahier.
Ce cahier, elle le rédige en arabe, on la voit alors sous un angle différent. D'habitude, Fatima est en retrait sur l'image, ses filles sont mises en valeur pour mettre en évidence qu'elle voue toute sa vie à Souad et Nesrine. Lorsqu'elle rédige son journal intime, le metteur en scène décide alors de la mettre en gros plan, détendue sur son lit, sans son voile. C'est un très bon choix car il permet de symboliser son moment de repos, de tranquillité qu'elle n'a pas assez souvent.
Soria Zeroual est très expressive alors qu'elle n'est pas actrice professionnelle. Zita Hanrot sait transcrire beaucoup d'émotions, et sait jouer aussi bien des scènes légères que des scènes dures, où elle pleure, elle en a marre et confie ses soucis à sa colocataire et meilleure amie. Cependant, Kenza Noah Aïche donne l'impression de réciter son texte, et est moins expressive que sa ''mère et sa sœur''.
Ce film a un rythme plutôt lent ce qui peut être ennuyeux au début, si l'on n’est pas habitués à ce genre de film. Les scènes sont en majorité lentes, par exemple Fatima est chez le médecin pendant ce qui paraît une éternité, mais après, plusieurs mois sautent d'un coup, elle est guérie et veut prolonger son arrêt maladie.
Philippe Faucon, le réalisateur mais aussi scénariste et coproducteur, a réussi à faire passer beaucoup d'émotions à travers son film, comme la tristesse ou la colère lorsque Souad insulte sa mère, se révolte. Il transmet aussi la joie dans les scènes plus légères, où Nesrine est dans le train en rigolant avec son copain.
Ce film un très bon choix du réalisateur car une fois qu'on entre dans le film, on est tout de suite captivés et intéressés car on se reflète dans les personnages : on a tous envie de réussir, on aime tous nos parents comme ils sont, malgré leurs défauts et les disputes...
Druet Justine
2016/04/06 18:15 #3-16
Lycée Auguste Pavie
Nous avons aimé Fatima de Philippe Faucon car il montre la réalité , la misère, la discrimination et le racisme dont sont victimes certaines femmes ainsi que leur famille. Le point positif de ce film est qu'il est touchant car Fatima fait tout pour aider ses filles jusqu'à se sacrifier pour elles et risquer sa vie alors qu'elle est épuisée. Nous avons beaucoup aimé les personnages de Nesrine et de Souad, les filles de Fatima parce que Nesrine se donne tous les moyens pour réussir alors que Souad est l'opposée de Nesrine. Le point négatif que nous regrettons est le rôle du père en raison de son sexisme envers Nesrine et son côté trop moralisateur envers Souad. Nous restons aussi sur notre fin dans le dénouement car nous aurions aimé en savoir plus sur la vie de Fatima. Nous avons bien aimé ce film et nous vous le conseillons.

Anaïs, Clément et Mélanie, Seconde 9, lycée Pavie
2016/04/06 18:37 #3-19
Lycée Auguste Pavie
Fatima est un film de fiction réalisé par Philippe Faucon qui raconte l'histoire d'une femme qui tente par tous les moyens d'éduquer convenablement ses deux filles alors qu'elle ne parle pas bien le français, ce qui lui complique les choses.
Ce film est original par son message d'espoir contre le racisme et la discrimination. On est obligé d'être touché par les personnages qui tentent de s'en sortir malgré la pression sociale qui les entoure..
C'est un film réaliste car il dresse le portrait de notre société actuelle où les personnes d'origine étrangère, particulièrement arabe, sont stigmatisées et tout comme les personnages du film peinent à s'intégrer. Souad, la plus jeune des filles est en crise d'adolescence et n'est pas tout à fait libre car le regard des gens la pousse à contrôler son image. Nesrine, l'aînée, est victime du sexisme de son père et de la jalousie des femmes de l'immeuble de sa mère.Leur mère, elle, travaille, pour payer les études de Nesrine, dans des conditions difficiles, jusqu'à l'épuisement. Il y a une opposition intéressante entre cette famille et une famille bourgeoise qui montre que les chances d' ascension sociale ne sont pas les mêmes des deux côtés.: Fatima ne peut pas aider sa fille dans les études car il y a la barrière de la langue.
Fatima est un beau film touchant qui nous permet de mieux comprendre la quotidien d'une partie de la population française.

Emma, Gweninna et Elie, Seconde 9, lycée Pavie
2016/04/06 18:54 #3-15
Lycée Auguste Pavie
Fatima est une film réaliste qui se passe dans la banlieue de Lyon où vivent les personnages principaux, Fatima, la mère, qui ne parle qu'arabe et ses deux filles Nesrine et Souad qui , elles, parlent français
A travers Fatima, ce film nous montre les problèmes d'intégration d'une famille d'origine maghrébine.
C'est un film touchant car la famille de Fatima est victime de racisme, principalement lors de la visite de l'appartement car Fatima porte un voile . Et pourtant, cette femme fait tout pour aider ses filles jusqu'à risquer sa vie, comme on peut le voir avec sa chute dans l'escalier.
Il y a aussi une grande opposition entre la famille qui emploie Fatima qui est aisée et n'a pas de mal à payer les études de médecine de leur fils et la famille de Fatima qui travaille dur.
Malheureusement on reste un peu sur notre faim car on ne sait pas si Fatima va pouvoir continuer à payer les études de Nesrine et si Souad va réussir sa scolarité. On s'attache à cette famille , on a envie que tout se termine bien pour eux. On éprouve de la sympathie pour les personnages.

Léa, Pauline, Audrey et Lou Anna, Seconde 9, lycée Pavie
2016/04/08 20:06 #3-38
Lycée M. Gambier
Genillon Guillaume _ 2nde 1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Critique sur Fatima

Fatima est un film français sorti en 2015 d'une durée de 1h19 qui a été réalisé par Philippe Faucon. Ce film s'inspire de Prière à la lune sorti en 2006 et Enfin je peux marcher seule sorti en 2011 écrits par Fatima Elayoubi. Soria Zeroual joue le rôle de Fatima, Zita Hanrot est Nesrine et Kenza Noah Aïche tient le rôle de Souad.

Ce film raconte l'histoire de Fatima, mère de famille d'origine maghrébine et femme de ménage, divorcée, vivant avec ses deux enfants Souad et Nesrine. Celles-ci sont nées en France et parlent couramment français et le comprennent mais ne parlent pas l'arabe ; tandis que pour Fatima, elle comprend un peu le français mais parle principalement l'arabe. Ainsi pour canaliser cette frustration constante entre sa famille et la société, elle se plonge dans l'écriture d'un journal intime. Lors d'une longue période d'immobilisation médicale, elle commence à apprendre le français.

Ce film parle principalement de l'intégration de Fatima dans la société française. Elle a bien du mal à être intégrée en raison de ces origines et de la barrière de la langue. Heureusement, elle saura passer outre ce sujet en écrivant dans son journal intime tous les sentiments qu'elle ressent. A l'inverse, ses deux filles ont réussies à être intégrées étant donné qu'elles font partie de la seconde génération de maghrébins en France ; donc « l'adaptation» a du être plus simple. Certes, Nesrine est intégrée ; mais, elle a quand même bien des problèmes avec ses origines, avec les voisines de sa maman « les 2 langues de vipères» qui ont du mal à accepter sa réussite scolaire. Donc socialement, ce n'est pas top. Et si Souad est elle aussi intégrée, elle n'est pas bien dans sa peau, coupée de ses racines.

Le personnage de la cadette a une profondeur intéressante. Hormis le fait que Souad soit bien intégrée, elle n'hésite pas à devenir violente envers sa mère pour lui faire deviner son mal être. Elle est de même très frustrée du travail de sa maman qu'elle considère comme « ramasser la merde des riches». De plus, elle doit certainement avoir une forte pression de savoir que sa sœur a eu son diplôme. C'est peut être qu'elle a peur d'avoir un métier comme sa maman, ce qui pourrait être un échec cuisant pour elle. En même temps, sa violence s'accentue malheureusement avec sa scolarité. On voit ainsi un personnage paralysé par sa peur de l'échec.

C'est dans ce très bon film réaliste que Philippe Faucon nous montre ce que pourrait avoir comme parcours une famille immigrée dans notre pays. C'est ainsi que nous voyons la lutte et le courage d'une femme par amour pour ses filles contre notre société discriminante. C'est dans ce film poignant que le réalisateur veut faire prendre conscience de l'impact de la société sur une famille étrangère.
2016/04/08 20:07 #3-39
Lycée M. Gambier
Ferrand Lola _ 2nde 1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Critique de film : Fatima



Fatima est un film français réalisé par Philippe Faucon et sorti en salle le 7 octobre 2015. Fatima, interprétée par Soria Zeroual, est une femme maghrébine d'une quarantaine d'années qui ne parle pas bien le français. Elle arrive en France dans la banlieue Lyonnaise avec son mari mais celui-ci la quitte quelques années plus tard. Elle élève donc ses deux filles seule. C'est en faisant des ménages pour des particuliers, puis pour une société de nettoyage qu'elle arrive à obtenir un petit salaire pour aider Nesrine (Zita Hanrot), sa fille aînée qui est âgée de 18 ans et qui commence sa première année de médecine. Souad (Kenza Noah Aïche) est la petite dernière. Elle est en troisième dans le collège de son quartier et a l'esprit rebelle. Fatima n'a qu'un seul rêve : que ces filles réussissent leurs études car celle-ci en a été privée.
L'intégration est-elle indispensable pour réussir ? Non.. Philippe Faucon, nous le prouve dans ce film. Il oppose tout au long de l'histoire, la vie d'une maghrébine qui ne possède pas beaucoup d'argent et celle d'une bourgeoise française qui est parfaitement intégrée à la société actuelle. Il y a quelques scènes glaçantes qui rappellent le racisme subi au quotidien par la minorité maghrébine française. Au début du film, une propriétaire d’appartement refuse de faire visiter à Nesrine et sa colocataire arabe son logement sous prétexte d'avoir un problème de clés. A un autre passage, Fatima fait le ménage chez une bourgeoise, et celle-ci laisse traîner de l'argent pour tester l'honnêteté de son employée. Le réalisateur dénonce donc par cet aspect le racisme ainsi que la triste réalité d'aujourd'hui. Fatima fait partie de ces individus «invisibles» que la société ignore; elle écrit sur des feuilles comme pour se confier, l'histoire de ses journées. Le cinéaste met en scène des cadres épurés, il utilise un champ de vision en profondeur à plusieurs reprises ce qui insiste sur la solitude de cette maman courageuse et écartée du monde à cause de son foulard et de sa difficulté à parler français.
L'histoire de cette maman prête à tout pour ces filles, épuisée, fatiguée de travail, dégage beaucoup d'émotion et de délicatesse. Malgré la triste vie qu'elle subit, elle ne baisse pas les bras et reste courageuse pour Nesrine et Souad, même si celle-ci évoque sa mère comme «un torchon» qui «lave la merde des autres». Cela apporte un brin de mélancolie et une vague de courage.
Fatima : 1h19 d'émotions fortes, d'amour, de rage et de peine.
2016/04/08 20:09 #3-40
Lycée M. Gambier
Grente Emma _ Seconde 1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Critique cinématographique sur le film Fatima de Philippe Faucon


Quarante-quatre années, courageuse, dévouée, avec le cœur sur la main. C'est sûrement cela qui caractérise Fatima, une femme d'origine maghrébine consacrant sa vie à ses filles ; Nesrine, 18 ans ayant la hargne de réussir dans la médecine et Souad, 15 ans désagréable avec son entourage. Fatima est un film sur le quotidien de cette famille durant une année, une année pleine de rebondissements, de larmes, de joie, de prises de consciences et de morales bouleversantes.
Fatima est le nouveau long métrage de Philippe Faucon sorti le 07 octobre 2015 et est déjà un grand succès. Ce film traitant de l'intégration est composé d'une qualité d'écriture, une réalisation formidable, une manière proche de filmer nous exprimant le quotidien et la difficulté des personnages ; un mélange envoûtant et accrochant plus qu'appréciable.
Ce film montre l'intégration de trois jeunes filles dans un milieu social défavorisé. Nous avons l'occasion de suivre tout au long du film les différences de chacune, leur manière de vivre, de faire, de ressentir les choses, et tout cela dans une compréhension totale. Fatima, la mère, est touchante car nous pouvons voir ses lacunes dans la langue française. Mais en prenant des cours pour les combler, nous comprenons qu'elle apporte énormément d'importances aux regards des autres ainsi qu'à ses origines ; son intégration est lente et difficile mais progressive. Souad, la plus jeune, est une fille en difficulté qui se révolte contre son entourage. Celle-ci ne comprend pas à quel point sa mère est dévouée et, à première vue, nous ressentons son envie de faire une rupture avec ses origines, de changer de vie. Mais ensuite, un tout autre sentiment se dégage, un sentiment de peur, la peur d'affronter la société, les jugements ainsi que les difficultés de la vie. Nesrine, l'aînée, est au contraire parfaitement intégrée comme nous pouvons le voir. Elle prend les transports en commun, elle parle parfaitement la langue, elle est en étude de médecine, elle a des amis et dépasse les obstacles de la vie. Nesrine est un personnage particulièrement intéressant dû au fait que celle-ci a compris la dureté de la société mais veut surpasser tout cela. En proie aux regards des autres, elle se démène et veut réussir pour sa famille, pour elle-même et pour prouver que son milieu de vie ne sera pas une entrave à sa possible réussite.
Quelques aspects dans ce long métrage sont tout de même légèrement dérangeant. Le jeu de l'actrice pour le personnage de Souad est moyen, nous avons l'impression d'une récitation : il ne paraît pas naturelle, comme si l'actrice n'était pas à l'aise dans son rôle. En revanche, son jeu corporel est vraiment réussi, ses déplacements, les mouvements brusques collent très bien à son personnage. Nous pouvons également juger que Fatima relève d'un léger cliché sur les familles maghrébines quand nous voyons les moments de faiblesse, de laisser-aller face aux agressivités, mais cela n'est qu'un détail quand nous remarquons la qualité du reste du scénario.
Ce film est empli de bons sentiments, il est particulièrement touchant et se démarque des films qui traitent de l'intégration. Des scènes nous restent en tête, nous nous les remémorons encore et encore. Des plans nous font mal au cœur comme quand Nesrine fond en larmes, moment particulièrement émotionnel et bouleversant ; d'autres nous mettent du baume au cœur comme quand nous apercevons les scènes finales.
Fatima nous transcende, Fatima nous touche, Fatima nous fait prendre conscience de notre société et de la cruauté dont elle peut faire preuve. Ce film est une pure réussite, la réflexion, l'enthousiasme, l'émotion, la joie est au rendez-vous chez le spectateur. Une nouvelle œuvre réaliste de Faucon a vu le jour le 07 octobre 2015, et nous espérons de tout cœur que ce ne sera pas la dernière.
2016/04/08 20:09 #3-41
Lycée M. Gambier
Anne-Lise Legoupil_ 2nde1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Fatima

un autre regard sur l'intégration

Après avoir présenté la Désintégration en 2011, Philippe Faucon, cinéaste franco-marocain, apporte un nouveau regard sur le thème de l'intégration en France, en nous présentant Fatima, sorti le 7 septembre 2015. Cette fois, il adapte le livre autobiographique Prière à la lune de Fatima Elayoubi.
Fatima, divorcée depuis quelques années, vit seule avec ses deux filles : Nesrine, l'aînée, étudiante en médecine, et Souad, collégienne, en pleine crise d'adolescence. Ses filles comptent beaucoup pour elle. Fatima ne sait ni lire ni écrire le français et le vit comme une frustration parce que cela complique ses rapports avec ses filles, et son intégration. Elle fait tout pour qu'elles aient un meilleur avenir. Fatima part tôt le matin, rentre tard le soir, fait des ménages pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle vend ses bijoux en or pour pouvoir aider à financer les études de sa fille aînée. Ses filles réussissent leur intégration. Toutefois, elles reprochent à leur mère d'être exploitée chez des bourgeois qui ne peuvent la déclarer plus de deux heure sur quatre. Puis, un jour, elle tombe dans les escaliers, fatiguée. Elle ne peut plus travailler. Pour extérioriser sa souffrance, Fatima écrit, dans un journal tout ce qu'elle ne peut pas dire à ses filles.
Philippe Faucon, cinéaste habitué aux chroniques sociales, montre ici comme il est plus facile de s'intégrer dans la société française quand on parle français. Il montre comment se passe l'intégration d'une génération à une autre. La mère, d'origine marocaine, ne parlant pas couramment français, a du mal à renoncer à sa culture d'origine, rencontre de grosses difficultés pour s'adapter à la culture français et se sent exclue, alors que ses filles qui le parlent y parviennent avec beaucoup plus d'aisance.
Le réalisateur choisit une distribution d'acteurs un peu particulière. Soria Zeroual (Fatima) ,Kenza Noah (Souad) et Zita Hanrot (Nesrine) ne sont pas des professionnelles du monde du cinéma. Pourtant, un certain professionnalisme se dégage de leur jeu d'actrices , ce qui donne une plus grande sincérité au film. Ce qui n'aurait peut-être pas été le cas avec des acteurs professionnels. Soria parle avec aisance l'arabe, sa langue maternelle , Noah et zita lui répondent en français, ce qui montre les difficultés d'intégration que peuvent rencontrer chacune. Mais aussi, l'aînée pratique une langue française courante qui marque l'ambition et l'excellence de vouloir faire des études de médecine. Nesrine veut faire mieux que ses parents, veut démontrer qu'à force de persévérance, de détermination, on peut réussir son intégration. Souad parle une langue française familière marquée par la colère. Elle est une jeune fille sensible, en pleine crise d'adolescence, se révolte parce qu'elle voit sa sœur réussir et sa mère être soumise. Elle est prise entre deux visions d'intégration. Elle reproche à sa mère de ne pas être capable de s'intégrer et de "ramasser la merde des autres".
La chute dans l'escalier de Fatima est l'occasion pour elle de faire le point sur sa vie, de prendre conscience qu'elle s'est oubliée, qu'elle a oublié sa famille, qu'elle n'a pas écouté son cœur.
Bien que financièrement limitée, sans diplôme ni formation, seule à élever ses enfants, Philippe Faucon veut démontrer, par le biais de plans rapprochés, à travers cette réalité sociale que, pour réussir son intégration, il faut faire des choix qui impliquent des renoncements, et garder à l'esprit qu'en fournissant les efforts nécessaires, il est possible de réussir. Fatima nous touche énormément par la lutte et sa volonté, que nous lui voyons pour assurer la meilleure éducation et garantir le meilleur avenir à ses filles. S'il y a des échecs dans l'intégration, on est en droit de se poser des questions : le succès d'une intégration se borne-t-il seulement au fait d'avoir des diplômes et une formation ? ou l'intelligence intérieure qui compense l'ignorance n'est-elle pas une forme de connaissance qui peut y contribuer ?
2016/04/08 20:10 #3-42
Lycée M. Gambier
Planet Marilou _ 2nd1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Critique : Fatima
Fatima est un film de Philppe Faucon sorti le 7 octobre 2015. Ce réalisateur a déjà réalisé quelques remarquables films comme La désintégration qui raconte l’endoctrinement de jeunes hommes de cité dans le djihadisme ou encore Trahison qui traite de la guerre d’Algérie.
Fatima parle de l’intégration d’une famille d’immigrés. Fatima, l’héroïne (et la mère), ne parle presque pas français et fait vivre sa famille. Elle paie les études de médecine de son aînée en faisant des ménages. Ses filles elles, s’intègrent à leur manière. Elles parlent et écrivent le français couramment. Nesrine l’aînée est en fac de médecine et incarne le dépassement de soi. Sa sœur Souad incarne la rébellion et la peur ; elle rejette ses origines.
Ce film, qui par son thème pourrait être un cas typique de cliché, est en réalité très bien fait et permet d’apprécier l’histoire. Soria Zeroual joue magnifiquement bien le rôle de Fatima. Elle rend le personnage intéressant, touchant et accessible. Cette mère, qui est la première génération en France, écrit en arabe tout ce qu’elle ne peut dire à ses filles en français ; elle se bat pour sa famille et nous montre ainsi clairement certains problèmes de l’intégration d’immigrés. Au contraire, Nesrine incarne la réussite. Elle fait preuve d’un dépassement de soi admirable. Elle sait parfaitement qu’elle n’a qu’une chance et elle la saisit malgré les critiques des voisines « langues de vipères ». Elle a la rage de réussir. Souad est, quant à elle, assez jeune et veut s’intégrer à tout prix au point de rejeter ses origines. Elle se rebelle et en devient agressive. L’impression qui se dégage d’elle est une grande lâcheté.
Décrit ainsi, le film crie au cliché. Mais non. La caméra filme de telle manière que tout à l’air très réaliste ; on se sent proches des personnages. Tout cela donne un film social d’un très haut niveau qui nous prouve que les clichés s’inspirent d’une part de réalité. Après tout, c’est la fille de femme de ménage venue tout droit du bled qui réussit médecine et non pas le fils de la dame de « classe élevé » qui embauche Fatima. Ce film a toutes les allures d’un chef d’œuvre du cinéma social, ne serait-ce que pour la dangerosité du sujet abordé et la maîtrise du réalisateur et des acteurs, qui donnent un rendu épuré.
2016/04/08 20:11 #3-43
Lycée M. Gambier
Imane Mouaddine _ 2nde 1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Fatima de Philippe Faucon


Fatima est un film très réaliste réalisé en 2015 par le fabuleux Philippe Faucon. C’est un film Français qui est d’une duré de 1 heure et 19 minutes , joué par Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, Zita Hanrot dans celui de la fille ainée et enfin Kenza Noah Aïche dans le rôle de Souad. Le film se veut réaliste par le thème de l’intégration sociale qui est mis en avant.
Ce film de Philippe Faucon raconte l’histoire d’une jeune femme appelée Fatima, c’est une magrébine qui s’est installé en France, sans doute lorsqu’elle était plus jeune. On imagine également qu’elle est partie de son pays pour échapper à des problèmes qui se trouvaient là-bas ; mais en France, comme on peut le voir dans le film, elle n’échappe pas aux problèmes de langues, ou même le regard des autres.
Soria joue le rôle de Fatima, une femme courageuse et prête à tout pour s'assurer que ses filles ne manquent de rien. Fatima fait des ménages, elle fait plusieurs travails pour gagner de l’argent qu’elle donnera par la suite à sa fille Nesrine, l’aînée. Nesrine est la grande fille de Fatima, elle entame des études de médecine. Elle se rend compte qu'elle n'a pas le droit à l'échec, qu’elle devra travailler plus dur que ses camarades. En effet, sa mère ne parle pas Français du moins pas beaucoup, n'a pas beaucoup d'argent, et Nesrine n'a le droit qu’à une et unique chance. Nous pouvons constater que Nesrine veut se dépasser socialement, elle a également une volonté, celle de vouloir faire mieux que ses parents. Quant à sa sœur, Souad, qui est une jeune adolescente rebelle et effrayée, on peut voir qu’elle a peur de ne pas réussir comme sa sœur, on se rend compte qu’elle ne veut pas finir comme sa mère à travailler dans les ménages.
Le film est « divisé » par trois mondes différents. Tout d’abord, il y a celui de Fatima qui est de la première génération, qui a du mal à s’intégrer socialement. Elle tient un journal intime qu’elle fera lire à son médecin par la suite ; dans ce journal, elle écrit tout ce qu’elle ressent. Il y a également le monde de Nesrine, qui est la seconde génération, elle s’est intégrée et compte s’élever encore plus dans les années à suivre malgré les « langues de vipères » qui ne font que la rabaisser. Et enfin il y a le monde de Souad, qui est de la seconde génération, mais qui, contrairement à sa sœur, pense aux garçons et à s’amuser pour oublier sa peur de s'intégrer dans la société.
Fatima est inspiré du livre Prière à la lune écrit par Fatima Elayoubi, c’est un petit recueil de poèmes. Ce film est très réaliste ce qui donne du charme au film, nous pouvons remarquer que le film a été filmé de sorte à ce qu’on soit avec les personnages, les plans sont rapprochés. Fatima est un film très touchant, et il mérite ses récompenses.
2016/04/08 20:12 #3-44
Lycée M. Gambier
Laura Frere _ 2nde1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

Fatima


Fatima est un film français réalisé par Philippe Faucon, sorti en salle obscure le 7 octobre 2015. Au casting, Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, mère de deux filles, Souad la cadette (interprété par Kenza Noah), et Nesrine (Zita Haurot) dans le rôle de la fille aînée. Inspiré du livre Prière à la lune écrit par Fatima Elayoubi, qui est un petit recueil de poèmes, de pensées et de fragments écrits divers, Fatima est un film inspiré d'une vie, un film réaliste.
Cette œuvre raconte donc l'histoire de Fatima,une femme de ménage d'origine maghrébine parlant peu français, vivant avec ces deux filles Souad et Nesrine. Souad rencontre des difficultés à l'école, se rebelle. Sa sœur Nesrine, à côté est en première année de médecine et subit énormément de pression. Fatima travaille très dur pour subvenir aux besoins de sa famille. Nous pouvons observer les différents stade d'intégrations de ces générations différentes. La mère rencontre des difficultés de par la culture différente, mais aussi la barrière de la langue. Car si elle comprend le français, elle le parle et le lit avec difficulté. Elle reste dans ses idées, et évoque souvent des éléments de ses origines, ce que Souad a souvent du mal à assimiler comme lorsque sa mère évoque « Le Bled ». Souad au contraire vit en rupture avec ces origines. Elle se rebelle contre sa mère, et à l'école. Elle reproche d'ailleurs à Fatima de ne pas pouvoir l'aider dans ses devoirs, ne parlant pas français. Mais dans son personnage, on peut déceler une certaine peur. On peut dire que son intégration en France n'est pas totalement complète en comparaison de sa grande sœur. En effet, Nesrine rencontre des obstacles : des études compliquées qui lui occasionnent beaucoup de pression et de stress, ou les remarques qu'elle subit. Elle va cependant se dépasser pour réussir ce qu'elle entreprend. Elle a des amies, et fait une nouvelle rencontre. Elle se sociabilise. Elle est totalement intégrée dans la société. La manière de filmer nous fait être très proche des personnes. Nous sommes dans le film, cela le rend encore plus réaliste.
Fatima est donc un film qui parle de l'intégration en France au travers de différentes générations. Ce film est touchant avec des personnages attachants. Ce film est humain, avec un scénario simple, et un jeu d’acteur sincère.
2016/04/08 20:13 #3-45
Lycée M. Gambier
Bertrand-Montembault Lili _2nd1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Critique du film Fatima,
de Philippe Faucon


Après La Désintégration en 2011, Philippe Faucon travaille sur un autre long-métrage en contre-pied avec sa dernière œuvre ; le 7 octobre 2015, Fatima sort enfin dans les salles de cinéma françaises.
Fatima est une mère qui ne vit que pour ses filles : la première, Nesrine, 18 ans, est en première année de médecine ; la seconde, Souad, 15 ans, est collégienne et rebelle. Fatima a un mauvais niveau de français et se sentira toujours coupable de ne pas pourvoir aider ses filles dans leurs études. D’ailleurs, la cadette le lui reprochera souvent… pour payer tout ce dont ont besoin Souad et Nesrine, Fatima fait le ménage chez des particuliers.

Il y a un décalage de génération chez ces trois femmes : Fatima parle mal le français mais le comprend parfaitement ; elle est femme de ménage, a des problèmes d’intégration (avec les autres femmes de la cité). Nesrine, l’aînée, est très bien intégrée, parle français, fait des études de médecine, veut à tout prix réussir pour, d’abord ne pas décevoir sa mère et, ensuite, parce qu’elle sait qu’elle n’aura pas de seconde chance. En effet, pour payer ses études, Fatima a vendu des bijoux, des bijoux qui venaient de son pays d’origine… Cela ne veut­­-il pas dire que, tout doucement, elle commence à s’intégrer ? Oui, car si Nesrine réussit son examen elle pourra vivre plus tranquillement et peut-être même que les langues de vipères de son immeuble cesseront de la critiquer. Souad, la cadette, est intégrée, elle parle également français, va à l’école. Cependant, contrairement à Nesrine, ses résultats sont mauvais. Elle a l’impression de vivre dans l’ombre de sa grande sœur, et ne cesse de rendre sa mère responsable de son échec scolaire.
Le père des deux filles et ex-mari de Fatima est peu présent dans leur vie. Il est utile pour achèter des chaussures à Souad ou réparer l’évier de Nesrine, mais il se préoccupe très peu de leur épanouissement… il ne les encourage pas dans ce qu’elles entreprennent.

Le jeu des acteurs est important dans ce film. En effet, le rôle de Fatima est joué par une Marocaine, comédienne amatrice, qui parle à peine français, car pour P. Faucon, l’actrice ne devait pas jouer le rôle de Fatima mais être Fatima. Cependant les rôles de Nesrine et Souad sont interprétés par de vraies comédiennes. Elles incarnent tellement bien leurs personnages qu’elles ne semblent pas les jouer.

Le film Fatima est intelligent, touchant, subtil, épuré, sincère, sensibilise et émeut le spectateur. Fatima est pleine d’espoir, ce qui fait d’elle une belle femme. Mais comment parler de Fatima sans parler de la scène finale qui nous a tous fait verser notre petite larme ? Cette fierté qu’on observe dans le regard de la mère, ce sourire de satisfaction quand elle voit le nom de sa fille sur les affiches de résultats. Eh oui, son bonheur, à Fatima, il est « comblé »… comme elle dirait.
2016/04/08 20:14 #3-46
Lycée M. Gambier
Clément Mortreuil _ 2nde 1_ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.

CRITIQUE DE FATIMA

Après avoir été quittée par son mari, Fatima vit seule et essaie d'élever au mieux ses deux filles qui sont très différentes. Fatima (interprétée par Soria Zeroual) maîtrise très mal le français alors que ses filles elles, parlent très peu l'arabe. Fatima vit avec une frustration quotidienne, notamment les rapports qu'elle a avec ses enfants. Sa fille aînée de 18 ans, Nesrine (incarnée par Zita Hanrot), ne ressemble pas à sa sœur, elle passe son temps à étudier pour réussir ses études de médecine et, est reconnaissante envers sa mère ; alors que la cadette Souad (jouée par Kenza Noah Aïche) est une adolescente rebelle de 15 ans, qui respecte de moins en moins sa maman et ce qu'elle fait comme travail. Pour gagner de l'argent, Fatima fait le ménage, elle accumulera les heures et s'épuisera pour finir par tomber dans un escalier. Fatima obtiendra un arrêt de travail et se mettra à écrire dans sa langue d'origine ce qu'elle pense et ce qu'elle n'a pas encore pu dire à ses filles.
Philippe Faucon a sorti ce film le 7 octobre 2015. Fatima est un film réaliste dont le thème principal est l'intégration. C'est un objectif qui n'est pas atteint par tous les personnages. Alors une question se pose, quels sont les critères d'intégration dans une société ?

Fatima fait partie de la première génération arrivée du «bled», comme elle le dit. Elle n'est pas bien intégrée à la société pour diverses raisons, elle a une mauvaise maîtrise de la langue française, un travail ingrat et sous payé, un manque d'argent...Mais elle fait tout ce qu'elle peut pour gagner sa vie et pour subvenir aux besoins de ses filles, pour leur offrir tout ce qu'elle n'a pas pu avoir, comme la chance de faire des études. Elle est entièrement dévouée à Nesrine et Souad. Elle est prête à tout pour donner le meilleur à ses enfants.
Nesrine, quant à elle, est très bien intégrée en France. Elle s'est faite des amis. Elle travaille énormément pour réussir ses études de médecine pour ne pas décevoir sa mère, mais aussi parce qu'elle a du mal, certaines difficultés...Mais surtout, elle ne veut pas échouer car elle sait qu'elle n'aura pas de seconde chance : sa mère a dû vendre tous ses bijoux pour donner à sa fille la possibilité de faire ses études ; Fatima n'aura pas l'argent nécessaire pour les repayer une fois de plus. Enfin, pour s'intégrer, Nesrine veut se dépasser, veut dépasser le « bled », elle ne veut pas faire le ménage comme sa mère, pour gagner sa vie. Elle veut réaliser un dépassement de socialisation.
Souad, elle, est l'opposée de sa sœur. Elle apparaît en rebelle et en rupture de ses origines dont elle a honte pour pouvoir s'intégrer. Elle se fera des amies en faisant la fille révoltée et elle aura un grand manque de respect envers ses professeurs mais aussi envers sa mère. D'ailleurs, elle ne sera pas comme sa sœur à travailler dur, elle ne rapportera que des notes assez médiocres, voire très mauvaises. La cadette est en colère contre Fatima, elle en a honte, elle ne supporte pas qu'elle accepte cette vie laborieuse, mais elle ne se rend pas compte de tout ce que fait sa mère pour elle et sa sœur. De plus, elle a peur d'échouer, peur face à sa sœur qui fait tout pour réussir dans la médecine.
Leur père, lui, est un homme divorcé, absent auprès de ses filles. Il donne une éducation facile à ses enfants, il achète des baskets à Souad, installe la bouteille de gaz dans l'appartement de Nesrine. Il y a une distance entre lui et ses deux filles, il n'est pas comme Fatima, à les soutenir, à être présent. Il veut limiter les disputes avec elles pour une simple raison, c'est qu'il ne les voit que très rarement. Mais il y aura tout de même un conflit de génération et d'intégration entre lui et sa fille aînée. Il lui expliquera qu'il ne faut pas qu'elle fume, que seul les hommes le peuvent. Il dit que si sa fille avait été un garçon, il aurait eu le droit, ce sont les règles du « bled ». Voila une nouvelle fois pourquoi Nesrine veut dépasser le « bled », elle n'a que faire de ces règles.

Philippe Faucon filme la plupart des scènes du film de manière à ce que nous nous sentions proches des personnages. Ces scènes sont diverses et variées, nous avons celle quand Fatima marche dans la rue et que la caméra elle aussi bouge en même temps, dans la même direction sur le trottoir d'en face.On a vraiment l'impression d'être dans la rue près de Fatima. Mais il y a surtout la scène où cette femme est en train d'écrire son journal sur son lit, elle montre plus que toutes les autres, à quel point nous sommes proches des personnages. Cette proximité avec eux, sert à nous montrer les difficultés d'intégration, le quotidien et même le rôle de la mère. Le cinéaste a donc créé un cinéma social réaliste.

Le réalisateur intègre une dimension politique dans ses films, ainsi que dans Fatima. Il a réalisé La Trahison qui raconte certains jours de la guerre d’Algérie. Ensuite, Philippe Faucon a produit un film qui s'intitula La Désintégration qui décrit le processus par lequel de jeunes français d'origine Maghrébine vont basculer vers le djihad terroriste et commettre un attentat. Quant à Fatima , il délivre un message positif sur l'intégration et la socialisation. La Désintégration et Fatima sont deux films totalement opposés, leurs deux histoires sont contraires. Le cinéaste a voulu montrer deux possibilités. Certes, des étrangers peuvent ne pas arriver à se trouver une place dans la société et finissent par commettre l’irréparable ; mais, il est plus courant qu'ils se battent, et finissent par réussir à s'intégrer. Ce message, Philippe Faucon voulait le faire passer, il montre à travers ce film que l'intégration est possible.

Philippe Faucon a tout de même créer des aspects que l'on pourrait qualifier de dérangeant, c'est à dire qu'il a produit l'histoire d'une famille maghrébine issue d'un milieu social défavorisé. Le film montre qu'avoir de l'argent, cela rend la vie plus facile. Comme pour le fils de l'employeur de Fatima qui prend des cours particuliers. De plus, la première génération a du mal à parler français, Fatima, les autres femmes du « bled » ont plus de mal à s'intégrer que le père. L'homme, lui, semble s'être mieux intégré. Ce film souligne toute les subtilités et difficultés de l'intégration.



2016/04/08 20:16 #3-47
Lycée M. Gambier
Pauline Groult _ 2nde1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.


Fatima

Après La désintégration, film sur le fanatisme et le djihadisme, Philippe Faucon revient le 7 octobre 2015 avec la sortie en salle de Fatima. Il raconte l'intégration d'une famille maghrébine. Philippe Faucon a peint au sein de la même famille trois générations différentes de femmes dans son film : Fatima, jouée par Soria Zeroual, la mère ; Nesrine (Zita Hanrot), la fille aînée et jeune femme travailleuse ; Souad (Kenza Noah Aiche), la cadette et jeune adolescente en plein révolte. C'est pour ses deux filles que Fatima se démène dans le but de leur offrir le meilleur avenir possible, ainsi que la possibilité de bien s'intégrer socialement.

Philippe Faucon aborde le thème de l’intégration, en mettant en avant le dépassement de soi. En effet, Fatima, est issue de la première génération maghrébine en France, elle maîtrise mal le français, et écrit à ses filles en arabe tout ce qu'il ne lui a pas été possible de leur dire jusque là. Elle fait souvent référence au « bled », elle n'est pas totalement intégrée, notamment à cause de la barrière de la langue. Quant à elle, Nesrine, 18 ans qui commence ses études de médecine, est bien intégrée socialement. Elle travaille beaucoup car elle sait qu'elle n'a qu'une seule chance pour réussir ses études, et elle ne veut pas décevoir sa mère qui finance ses études en faisait des ménages et en vendant des bijoux de famille. Nesrine est très touchée par les autres femmes maghrébines de la cité, elle souffre de l'exclusion sociale dont sa famille est l'objet. Celles qu'elle appelle alors « des langues de vipère » sont des obstacles pour sa mère, Fatima, car elle l'empêchent d'avancer et de s'intégrer pleinement. Cela fait référence à la vie au « bled » et il s'agit ici pour Nesrine de dépasser le monde, ses origines sociales ainsi que de se dépasser soi-même. Enfin, Souad, 15 ans est une adolescente rebelle en pleine révolte. Elle est souvent blessante avec Fatima, et elle se réfugie dans la provocation physique et morale pour cacher sa peine de vivre dans ces conditions. Souad renie ses origines, elle a peur de l'intégration et la rejette. Souad veut un dépassement des ses origines sociales, et Nesrine l'accomplit.

Il y a une certaine proximité dans la manière de filmer les personnages, on entre par exemple dans l'intimité de Fatima quand elle écrit dans son journal. Les plans rapprochés permettent au spectateur d'être proches des personnages et laisse place à un cinéma réaliste, un cinéma social qui traite un fait actuel de la société : l'intégration d'une famille maghrébine. Le fait d'avoir choisi une famille maghrébine pourrait paraître cliché, s'il n'avait pas été traité avec autant de brio, de finesse et de réalisme.

Fatima, apporte un message positif sur l'intégration ainsi que sur le dépassement de soi- même et de ses origines. Il aborde avec simplicité mais de façon bouleversante, l'identité nationale, le choc des cultures ainsi que les espoirs d'une intégration réussie.
2016/04/08 20:16 #3-48
Lycée M. Gambier
Bautier Solène _ 2nde1 _ Lycée Marcel Gambier, Lisieux.
Fatima
Le réalisateur Philippe Faucon, auteur de films tels que Trahison relatant la guerre d’Algérie, ou La Désintégration qui montre la transition des jeunes vers la religion islamique, nous parle cette fois d’intégration avec son dernier film Fatima sorti le 07/10/2015 d’une durée de 1h19
Dans ce film Philippe Faucon, nous invite à la rencontre d’une famille maghrébine. Fatima, la mère (Soria Zeroual), fait des ménages pour assurer le bon fonctionnement de son foyer, tout en suivant des cours pour facilité son intégration. Comparée à ses deux filles Nesrine (Zita Hanrot) et Souad (Kenza Noah Aïche), Fatima a du mal à s’intégrer en France . De plus, Fatima fait des ménages pour payer les études de médecine de sa fille Nesrine . Enfin, on peut voir dans ce film les relations tumultueuses entre Souad et sa mère Fatima
Dans ce film, on peut voir l’intégration au travers de différentes générations puisque Fatima appartenant à la première génération a de réels problèmes pour s’intégrer, notamment par rapport à la langue. De plus, on voit que Fatima tient beaucoup à ses origines, ce qui est tout le contraire de sa dernière fille Souad qui, elle, représente la seconde génération et qui pourrait être parfaitement intégré si elle n'avait pas peur de ne pas réussir. Et, de peur d'être enfermée dans une culture qui n'est plus vraiment la sienne, Souad rejette catégoriquement ses origines maghrébine. Enfin, l’intégration nous est montrée à travers Nesrine qui représente la seconde génération.
Ce film nous montre aussi le sacrifice, non seulement d’une mère pour ses enfants puisque Fatima, voulant que sa fille réussisse, n’hésite pas à revendre ses bijoux, travaille du matin au soir jusqu’à ce que son corps n’en puisse plus ; mais aussi de Nesrine puisque celle-ci doit tout faire pour réussir : elle le sait qu'elle n’a qu’une chance. Elle devra donc dire au non aux sorties, non à l’amour, et même parfois non au sommeil. Enfin, Nesrine nous montre dans ce film le dépassement de soi-même car elle fait tout pour réussir , même si cela est au prix de sa santé.
2016/04/10 11:06 #3-69
Lycée Emmanuel Mounier
Fatima. Mais qui est Fatima ? Une femme. Une femme maghrébine, une mère de famille. Seule, avec ses deux filles adolescentes, Souad (15 ans) et Nesrine (18 ans). Fatima, femme de ménage. Une femme forte, honnête, mais perdue au cœur d’une existence qui ne cesse de la rejeter. Une femme peinant à s’intégrer dans la société.
Où vit-elle ? En France. Elle ne parle presque pas français.
Philippe Faucon, réalisateur de ce long métrage, déroule sous les yeux de chacun d’entre nous un extrait de l’existence difficile de cette petite famille, à laquelle on s’attache dès les premières minutes de visionnage. Jonglant entre la langue française et la très belle langue arabe, il nous installe dans l’ambivalence de la vie de Fatima et du combat qu’elle mène pour le bien-être de sa famille, mais aussi pour elle-même.
Cette narration se déroule le temps d’une heure et vingt minutes. Qu’est-il possible de construire en si peu de temps, comment toucher et ouvrir les yeux d’un spectateur en un court instant comme celui-ci ? Comment montrer à un grand public la difficulté de la condition féminine dans le monde du travail aujourd’hui, mais surtout la condition de la femme maghrébine, pauvre et étrangère à un pays qui ne l’accueille pas toujours les bras grands ouverts ?
Philippe Faucon répond en effet à ces interrogations en nous conduisant à merveille au cœur d’un monde caché, que peu d’entre nous connaissent : le monde intérieur d’une famille telle que celle de Fatima, avec ses problèmes financiers, ses crises, ses larmes.
Mais surtout, il nous place en tant que voyeurs au sein de la vie de Fatima, de ses difficultés d’intégration au milieu d’employeurs parfois racistes, suspicieux, froids, de sa lutte pour apprendre la langue française qui lui est étrangère, de son épuisement. Nous la suivons également au cœur de ses écrits dans son journal, des écrits en arabe qui lui permettent de se confier intimement alors que personne ne prend réellement le temps de l’écouter.
« la peur commence à reculer et je reprends confiance en moi »
Et malgré la situation particulière de cette famille, nous pouvons malgré tout reconnaître certaines situations familiales pouvant toucher chacun d’entre nous : c’est ce qui nous ancre d’autant plus dans la réalité troublante de l’art de Philipe Faucon. La crise d’adolescence de la jeune Souad. Ses rebellions contre sa mère, ses insultes, ses cris. Ses envies d’être comme les autres, comme ses camarades de classe. Son décrochement scolaire. Chacun d’entre nous est capable de reconnaître un proche, ou soi-même. Parallèlement, le travail acharné de Nesrine dans ses études de médecine, ses angoisses lors de ses révisions, lors du concours. Une grande partie d’entre nous a vécu, vit ou vivra de telles aventures.
Les acteurs sont naturels, authentiques, et leur jeu reste simple. Soria Zeroual incarnant Fatima est parfaite dans ce rôle : hésitante, patiente, digne. Sofia Zeroual crée une image silencieuse et perdue du personnage, qui permet de ressentir cette frontière invisible entre Fatima et le monde qui l’entoure.
Alors voilà : Fatima nous écarte de notre réalité pour nous plonger dans une autre réalité bien amère, celle d’une autre famille ; mais de même il nous rapproche de notre réalité, propre à chacun d’entre nous.
Spectateurs, illuminés par l’immense écran de cinéma, nous plongeons en lui comme en un océan glacé ; et nous retenons notre souffle. Nous sommes entrés dans l’histoire, mais nous ne pouvons pas aider cette pauvre femme qui pourtant en aurait tant besoin. C’est le sentiment que m’a procuré ce long-métrage. J’aurais alors souhaité pouvoir, de même que chez Woody Allen dans The Purple Rose of Cairo (1985), briser cette barrière entre public et personnages, et interagir au sein même de l’histoire.
Clémence Bobillot, TL du lycée Mounier de Grenoble
2016/04/10 19:17 #3-83
Lycée Jean-Pierre Timbaud
« Fatima » est un film dramatique avec Soria Zenoual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aice,…, et qui est sortie le 7 septembre 2015 en salles. De nationalité française, il dure 1h19 et il a été réalisé par Philippe Faucon.
Le résumé : Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu'il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.
« Fatima » est un film extraordinaire ! Et beau. Et j’ai passé un très bon moment en le regardant… C’est l’un des films que l’on veut qu’il ne s’arrête jamais et quand la fin arrive, on a un petit pincement au cœur. Personnellement, lorsque je suis sortie de la salle de cinéma jusqu’à aujourd’hui, je repense encore à ce film. Il était émouvant, plein de vérité mais il m’a également fait réfléchir. Le scénario de « Fatima » était parfait comme sa réalisation qui était assez simple mais différente, c’est-à-dire, qu’il n’avait pas d’artifices…On connait tous une Fatima dans notre entourage qui se démène pour l’avenir de ses enfants malgré les obstacles. Et j’ai admirée le courage de cette femme qui se relève toujours même devant l’agressivité de sa fille cadette, la barrière de la langue, les difficultés rencontrés par sa fille ainée dans ses études de médecines,… Mais heureusement, Fatima et ses filles ont droit à un « happy end » et cela rend encore plus génial le film. Pour ces quelques raisons, « Fatima » est pour moi un film coup de cœur que je recommande à tout public en âge de comprendre.

Chloé Orer, Première ES3, lycée Jean-Pierre Timbaud.
2016/04/13 13:55 #3351-4088-8aa5-490e73bb3cc7
Lycée René Cassin
Fatima : femme de ménage et poète.

Le film "Fatima", réalisé par Philippe Faucon est un long métrage émouvant, inspiré d'une histoire vraie où l'on voit Soria Zeroual dans le rôle de Fatima, mais également : Zita Hanrot qui incarne Nesrine et Kenza Noah Aïche qui incarne Souad. Le cinéaste a adapté à l'écran un recueil de poèmes "Prière à la lune" écrit par Fatima Elayoubi. Philippe Faucon a déjà réalisé la désintégration, une œuvre centrée, elle aussi, sur le parcours des immigrés qui viennent de l'autre côté de la méditerranée, mais Fatima, elle, vit en France.
L'histoire se passe dans un quartier populaire de Lyon. Fatima, éduque ses deux filles: Nesrine et Souad. Nesrine, l'aînée, a 18 ans et va entrer dans une fac de médecine. Souad, sa seconde fille de 15 ans, en pleine crise d'adolescence, est en troisième et ne travaille pas beaucoup au collège; on la voit même provoquer un de ses professeurs.
Grâce au point de vue de Fatima, on découvre la vie des immigrés qui résident en France. Fatima ne parlant pas très bien français, a encore plus de mal à s'intégrer dans la société. Nous pouvons trouver touchant le fait qu'elle veuille réussir à s'intégrer dans la société française, notamment avec un cours particulier qu'elle prend: elle doit différencier le mot "prénom" des autres mots comme "pronom"; cela montre la combativité de Fatima pour se faire accepter. Cette scène s'oppose aux belles scènes d'écriture facile des poèmes qu'elle écrit dans sa chambre.
Pour payer les études de sa fille Nesrine, Fatima enchaîne les petits boulots. Mais on voit que Souad est plus proche de son père que de sa mère, notamment lorsqu'il lui achète des chaussures, ce qui est totalement le contraire de Nesrine. On peut constater que celui-ci a une opinion des femmes assez négative. Il lui dit que c'est lui qui doit décider si le garçon dont elle est amoureuse est assez bien pour elle et si elle peut le fréquenter. Nesrine ne se laisse évidemment pas faire et lui fait remarquer son comportement sexiste. Il remarque des différences entre hommes et femmes quand celle-ci s'acharne à gagner son émancipation.
Ce film est beau dans la façon dont il est construit, Zita Hanrot et Kenza Noah Aïche apporte leurs petites touches personnelles étant comédiennes amateurs. Il a le pouvoir de nous montrer les souffrances dont cette femme est victime, et on a tous envie de l'aider.
Vanessa Tisseur seconde 4 au lycée René Cassin.
2016/04/13 13:59 #b218-40ec-8b31-e326c4e49480
Lycée René Cassin
Fatima

Dans le dernier film de Philipe FAUCON , le spectateur suit le parcours émouvant de Fatima, une mère de famille maghrébine. Il montre la vie difficile d'une immigrée à maîtriser la langue française ainsi qu'à mener une vie stable. Cette mère est malmenée par la plus jeune de ses filles, Souad, en pleine crise d'adolescence qui refuse d'étudier. Elle vit de ménages à temps partiel, une activité que sa fille trouve honteuse, pour payer les études onéreuses de sa fille aînée. Notre héroïne fait donc son possible pour subvenir aux besoins de ses deux filles, tout en suivant des cours de français où elle apprend à lire et à écrire.

Le spectateur est très vite happé par la mise en scène volontairement épurée. Dès les premières images, très réussies du film, nous voyons Fatima confrontée froidement au racisme : dans les escaliers d'un appartement qu'elle souhaite louer pour sa fille, la propriétaire prétexte de ne pas avoir les clefs à la seule vue de son foulard. Le film est construit autour de trois saynètes symboliques, tournées dans des escaliers : dans un premier temps elle se retrouve physiquement bloquée, ne pouvant bouger, par la suite, elle chute lourdement avec seau et balais et se blesse , mais , lors de l'ultime scène, nous mesurerons son chemin parcouru quand elle gravit de nouvelles marches d’escaliers pour constater la réussite de sa fille à la faculté de médecine.

Ce long-métrage de Philipe FAUCON est un film émouvant , car il dresse le portrait réaliste d'une femme touchante. Et pourtant, il dit les choses sans mélodrame. Le réalisateur regroupe des acteurs professionnels ainsi que des amateurs , ce qui offre au film une certaine énergie. Lorsque la jeune Souad est au bar avec son père ou encore au téléphone avec sa mère , nous avons le bonheur d'entendre le franc-parler des ados et on en oublie la fiction. Le film est aussi très intéressant pour témoigner des différences entre la génération de Fatima et celle de sa fille : en effet, lorsqu’à la sortie du bureau du proviseur où elle a été rappelée à l’ordre pour son insolence , elle est reprise par sa mère qui lui reproche de ne pas la respecter non plus, prenant pour exemple le fait qu’elle mange devant elle lors du ramadan.


Mais ce qui donne une force encore plus grande au film, c'est lorsque l'on voit Fatima transfigurée en poète. La caméra s'approche d'elle comme pour « prendre de l'âme » dit Bresson. Les mots français si durs à prononcer et à comprendre, sortent avec aisance en arabe pour dire sa vie usante, et sa foi dans l'avenir de ses filles. Et derrière ces Fatima dont elle parle, elle évoque toutes ces mères qui agissent de la même manière afin d'assurer à leurs enfants une vie meilleure. P. Faucon réussit un grand film sensible, tout en retenue.

Sarah Barthélémy seconde 4 du lycée René Cassin.



2016/04/13 14:09 #74cb-4637-a7fe-5d94348bbb1e
Lycée René Cassin

Fatima

Une femme, Fatima, d'origine algérienne ne parlant pas français et habitant un quartier H.L.M dans la proche banlieue de Lyon élève ses deux filles, Nesrine et Souad, et tente de leur offrir une vie décente.

On découvre à travers ce film de Philippe Faucon, le quotidien difficile de ces immigrés arrivés sur le territoire français; le racisme ambiant qu'ils subissent, la difficulté de l'intégration à une culture qui n'est pas la leur, les problèmes financiers et surtout l'incompréhension des enfants face à cette situation.

En effet, Souad, quinze ans, éprouve une certaine haine envers sa mère ; elle la traite d' ''ânesse'', de ''torchon'' ; ces mots durs prononcés à son encontre, montrent que l'adolescente la tient pour responsable de ses malheurs. Dans une scène, le réalisateur, filme Souad reprochant à sa mère, de ne pas pouvoir l'aider dans ses devoirs, faute de savoir lire le français. Rebelle et provocatrice, la jeune maghrébine va jusqu'à insulter son professeur de sport. Au contraire, l'aînée, Nesrine, dix-huit ans, rentre en première année de médecine; la jeune femme, calme et posée, possède la ''haine de réussir'' chevillée au corps. C'est effectivement en obtenant son diplôme qu'elle veut prouver qu'une fille d'immigrés ne vaut pas moins qu'une autre.

En parallèle, Fatima, leur mère se démène pour pouvoir payer les études de Nesrine en enchaînant les petits boulots. Elle va jusqu'à l'épuisement total, glisse dans les escaliers et se blesse à l'épaule. Cette chute symbolise tous ses sacrifices vains. D'ailleurs le motif des escaliers revient à deux autres reprises au cours du film; la première fois, Fatima ne les monte pas jusqu'au bout : on lui refuse un toit pour sa fille parce qu'elle porte le voile, enfin, une des dernières images du long-métrage est celle où, victorieuse, elle monte les escaliers de la faculté afin de lire le nom de sa fille, Nesrine, sur le tableau des résultats, signe de la réussite de son aînée et d'elle-même.

P. Faucon la filme aussi, avec beaucoup d'élégance, quand elle s'évade en écrivant des poèmes en arabe relatant sa triste réalité : '' dehors, il faut calculer chacun de ses pas '', ''il faut gagner le pain et le loyer'' mais aussi son espoir : ''la peine commence à reculer et je reprends confiance en moi''. D'ailleurs, une des scènes les plus touchantes est celle où Fatima va lire ses écrits au médecin du travail qui parle, elle aussi l'arabe. Nous avons donc la chance d'entendre un véritable dialogue dans cette belle langue.

On aime le très bon jeu d'acteur de Soria Zeroual (Fatima) et de Zita Hanrot (Nesrine). Cependant, Kenza Noah Aïche, actrice non professionnelle, joue encore fébrilement dans le rôle de Souad ; trop proche de sa réalité, elle ne joue pas.

Mais ce que P. Faucon réussit le mieux c'est cette envie de ne pas esthétiser la réalité. On retrouve alors, une réalité crue où la caméra s'efface. En effet, il fait presque mentir Maupassant qui dit que le réaliste est un ''illusionniste''; le réel ne paraît pas transfiguré.

Fatima est donc un film très émouvant, mettant en avant l'espoir de toute une population, faisant taire tous les clichés que l'on peut avoir sur ces français que l'on trouve mal intégrés.

Léa Moret seconde 4 du lycée René Cassin
2016/04/13 14:27 #6c75-4759-957c-96fd43a1c405
Lycée René Cassin
Fatima
Fatima, immigrée marocaine et mère de deux filles , supportant mille humiliations , enchaîne les boulots de femme de ménage. La plus jeune, Souad est en pleine rébellion et en veut à sa mère. Elle est tout le contraire de sa grande sœur, Nesrine, qui, studieuse entame des études de médecine.
Avec ce film, Philippe Faucon parvient à nous montrer en seulement 1h19 la triste réalité de l'intégration des immigrés en France. Fatima représente ces "femmes invisibles" comme le dit P. Faucon qui soulèvent, toutes seules, des montagnes pour leurs enfants. Ne parlant pas français Fatima qui se fait traiter de " torchon" par sa fille cadette se bat pour franchir les obstacles de la vie malgré la barrière de la langue. La caméra du réalisateur parvient bien à montrer cela, comme une réunion pour l'école où, muette, elle n'arrive pas à débattre comme toutes les autres mères.

Dès le début du film l'auteur nous emmène dans le vif du sujet : le racisme. En effet lors d'une des premières scènes où toute la famille va visiter un appartement pour les études de Nesrine , nous montre toute la bêtise et l'idiotie du racisme mais aussi toutes les difficultés que va devoir endurer Fatima. Effectivement la propriétaire fait mine d'avoir oublié les clés du logement en voyant cette femme voilée. Ce passage dénonce une forme de déterminisme social, mais on n'est pas totalement dans du Zola. Ici, le réalisateur, même s'il fait le choix du réalisme en témoignant de ceux qui n'ont pas de voix, ne force jamais le trait du misérabilisme.
Philippe Faucon a tourné ce film avec des acteurs pour la plupart, non professionnels. Kenza Noah Aïche dans le rôle de Souad est on ne peut plus convaincante dans la peau d'une jeune adolescente en révolte. Zita Hanrot incarne à la perfection une belle étudiante en médecine concentrée sur ses études avec la peur de l'échec au ventre. La réussite ou non de son examen, provoque un suspense jusqu'à la fin du film. Il s'agit d'un premier rôle pour ces deux jeunes filles comédiennes novices. Le réalisateur a voulu trouver la femme idéale pour incarner Fatima. En effet Soria Zeroual est dans la vraie vie une femme de ménage , immigrée marocaine. Ce film est tiré d'une histoire vraie ce qui le rend encore plus émouvant. C'est l'adaptation cinématographique du livre de Fatima Elayoubi, "Prière à la lune" paru en 2006.

Ce long-métrage nous procure de nombreuses émotions la pitié, la tristesse mais aussi la joie et le soulagement. Il parle simplement d'une femme qui donne tout pour la réussite de ses filles et on aimerait bien qu'il puisse faire disparaître les préjugés à l'encontre des immigrés.

Loan Tricaud seconde 4 lycée René Cassin.

2016/04/13 15:52 #da45-44c2-850a-2304a4829102
Lycée la Fourragère
Fatima est un film réalisé en 2015 par Philippe Faucon, un réalisateur français. Ce film a été présenté au Festival de Cannes dans la catégorie « la quinzaine des réalisateurs ».
Philippe Faucon est né au Maroc en 1958, d'un père militaire, il réalise des films depuis 1989.
Ses grandes réalisations sont « La Trahison » réalisé en 2005 qui est un film sur la guerre d'Algérie. En 2012 il réalise « La Désintégration » qui est un film sur la dérive des jeunes immigrés.
Philippe Faucon fait un cinéma du réel, il parle de la société actuelle mais il ne veut pas qu'on fasse de son cinéma un cinéma sociologique car la sociologie parle de groupe et de la société en son ensemble alors que lui veut nous parler d'individus particuliers, d'une réalité précise.

Fatima est une femme courageuses et modeste, qui a quitté l’Algérie pour vivre une vie meilleure, et qui se retrouve en France. Suite à une séparation, elle se retrouve seule avec ses deux filles, Souad, 15 ans, en révolte, et Nesrine, 18 ans, bonne élève et fille respectueuse, qui commence des études de médecine.
Fatima maîtrise mal le français et le vit difficilement au quotidien. Elle travaille comme femme de ménage afin de subvenir à ses besoins et pour offrir à ses filles un meilleur avenir. L’aspect religieux est ici très peu évoqué, mis à part l’excuse du Ramadan que Souad évoquera pour sécher les cours
Dans ce film, Philippe Faucon fait beaucoup d'ellipses c'est à dire qu'il saute plusieurs jours voire plusieurs mois à la fois. Ces ellipses sont volontaires. Il déteste faire didactique, tout expliquer, il fait confiance à l’intelligence des spectateurs.
L'éclairage naturel donne un effet très réaliste.
La caméra, souvent fixe, est centrée sur Fatima et ses filles, avec beaucoup de gros plans et de plans moyens, donc au plus près des individus. Philippe Faucon nous fait partager l’intimité de ces individus le plus souvent filmés chez eux, comme par exemple Fatima et sa fille aînée qui sont le plus souvent filmées dans la cuisine ou dans la chambre, ou encore sur leur lieu de travail. Cependant, pour Souad, la fille la plus jeune, rebelle, la caméra devient mobile : nous la suivons dehors, dans la rue, dans des espaces libres et des temps de loisirs.
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Nous avons moyennement aimé ce film car même si l’actrice qui joue Fatima est magnifique de sensibilité, de finesse et d'intelligence, et même si certaines séquences nous ont fait rire, d'autres émus, nous n'avons pas du tout aimé le jeu de certains acteurs notamment la fille cadette dont nous avons trouvé le jeu trop forcé.
De plus, ce film ne comporte pas assez de scènes d'action, ce n'est pas notre style de film.
Alan FAR et Luc BUONSIGNORI seconde 10, novembre 2015
2016/04/13 16:09 #e941-4c6b-ae00-44925e64b1e8
Lycée la Fourragère
J'ai beaucoup apprécié ce film que je trouve très réaliste et vrai, premièrement grâce aux couleurs et à la luminosité naturelles, et deuxièmement car il aborde très bien les problèmes de la vie quotidienne d'une femme immigrée, d'Algérie par exemple: à un moment du film Fatima et sa fille ont un rendez-vous pour visiter un appartement, mais lorsque la propriétaire arrive elle fait croire que l'appartement est impossible à visiter, on comprend alors très bien que cette réaction vient du fait qu'elle a vu le voile que portait Fatima.
Ce film nous permet de nous mettre dans la peau de Fatima grâce aux cadrages : du gros plan au plan moyen, on est alors au plus près d'elle, par exemple on la voit seule dans sa chambre quand elle écrit et qu'elle n'a pas son voile, et on partage ses douleurs, par exemple de ne pouvoir bien s'exprimer en français ou lorsqu'elle se fait mal au bras dans les escaliers.
Je trouve ce film très intéressant aussi car il nous montre un contraste entre l'aînée, Nesrine, qui est en première année de médecine et qui a de très bons résultats scolaires grâce à son travail (elle apprend par cœur et pendant la nuit), et la cadette, Souad, qui, elle, est en rébellion contre l'école, qui est insolente, qui a de très gros problèmes avec ses résultats scolaires malgré ses capacités, et qui est influencée par les médias.
Ce contraste est alors à l'origine des regards différents qu'elles portent toutes les deux sur leur mère : Nesrine est reconnaissante envers sa mère et la respecte, alors que Souad, en pleine crise d'adolescence, méprise sa mère et a honte d'elle en disant que son travail est dégradant, alors que c'est un travail comme les autres, et en plus difficile car il est assez physique. Fatima nous fait réaliser la difficulté de s'intégrer dans un pays étranger, notamment à cause des barrières de la langue et de la xénophobie.
Evana Agopian, seconde 10, novembre 2015
2016/04/13 16:24 #9765-436f-b48e-710a28d26e9e
Lycée la Fourragère
Critique du film FATIMA

Le film Fatima est un film intéressant, je lui ai trouvé autant de bons que de mauvais côtés.
En effet, le scénario m'a touchée et le cinéaste, Philippe Faucon a abordé différents thèmes de la vie de Fatima de manière très réaliste, sans trop de surcharge superficielle. Alors sont abordés dans ce film les thèmes suivants : l'intégration, le choc des cultures et des civilisations, la difficulté quand on est issu de l'immigration de se loger, de trouver du travail, les relations mère-filles (père-fille aussi), la barrière que peut représenter la langue, etc. Ce sont des événements du quotidien qui ne laissent pas pour autant Fatima « sur le tapis », elle se bat pour ses deux filles et malgré la dureté de ses conditions de vie, elle continue à lutter autant chez elle qu'au travail. C'est une femme qui ne connaît pas le repos.
Avec toutes ces difficultés que connaît Fatima, le réalisateur a quand même réussi à approcher ces thèmes cruels avec une grande douceur : hauteur des voix, sensibilité et précision des dialogues, absence de musique, mise en scène très simple.
De plus Fatima est écartelée entre sa fierté, ses espoirs, ses incompréhensions, ses craintes et surtout sa peur du "qu'en dira-t-on". Il ne manque pas de commérages dans son entourage et bien que Fatima soit humiliée par certaines personnes, sa fille de quinze ans, Souad, ne cache pas la honte qu'elle ressent auprès de sa mère. La scène phare d'affrontement entre la mère et sa fille qui lui reproche de nettoyer la merde des autres est cruelle et poignante.
Évidemment, c'est un scénario qui m'a touché et que j'ai apprécié, mais j'avoue qu'au début du film, le jeu des acteurs m'a assez gênée, particulièrement la fille de 15 ans. Le ton des acteurs donnait quelquefois un aspect trop peu professionnel.
Le scénario tombait aussi parfois dans le cliché. Certes il n'est pas facile de trouver un appartement quand on porte un voile, mais d’autres scènes semblent un peu caricaturales : quand Fatima cherche à engager la conversation avec une maman d'élève française de la classe de sa fille, celle-ci ne lui répond pas et la fuit; ou encore la scène où la personne chez qui Fatima fait des ménages cherche à la piéger en laissant de l'argent dans la poche d'un jean à laver.
Je dois aussi ajouter que la fin du film m'a déçue, justement elle m'a laissé sur ma « faim ». J'aurais préféré une suite car je pense que le scénario aurait sûrement eu plus de choses à nous dévoiler.
Sinon, malgré ces quelques points négatifs, ce film reste intéressant et agréable à regarder quand on se prend au jeu.
Camille Marchand, seconde 10, novembre 2015
2016/04/13 16:41 #4fac-4d6a-abc8-5c43ac5ab6fe
Lycée la Fourragère
Le thème que l'on pourrait attribuer à ce film serait: "introduction de la société musulmane dans la société française / le sort des immigrés."
Fatima, une mère musulmane qui a du mal à parler le français, analphabète de cette langue, a une grande fille qui est en 1ère année de médecine et une deuxième fille en pleine crise d'adolescence. Cette mère travaille dur pour nourrir ses enfants et payer les études de sa fille tout en essayent de s'intégrer difficilement à la société française.
J'ai trouvé ce film très beau, car Philippe Faucon montre la réalité des banlieues, avec le poids du regard des autres et la honte ressentie de ne pas être conforme aux normes sociales. Il dresse par petites scènes aux apparences simples, le portrait du racisme, en procurant aux spectateurs une émotion profonde et véritable. Soria Zeroual incarne "Fatima" en ne parlant elle même pas bien le français. Fatima est une « mère courage » qui de petit travail en petit travail se démène pour offrir à ses deux filles une vie meilleure que la sienne. Son quotidien est émaillé par une violence sociale souvent insidieuse comme la scène où l'on voit la jeune fille étudiante qui veut louer un appartement mais dont la propriétaire refuse en trouvant une excuse quelconque car Fatima est voilée. Dans la famille, Fatima, parle arabe tandis que ses filles parlent et lui répondent en français. Le personnage de Zita Hanrot (Nesrine) est une aînée modèle dans l'angoisse de ne pas réussir ses études (scène où elle craque car elle est épuisée physiquement et moralement par la charge de travail de sa 1ère année de médecine). On peut observer que la jeune fille aide beaucoup sa mère dans toutes ses démarches, tout en l'enrichissant de ses lectures, ce qui va aider Fatima à forger son identité. Quant à Souad, (Kenza Noah Aïche), la cadette, elle apparaît, en rupture avec son environnement familial dont elle a honte, et ses expressions imagées et provocatrices ressemblent à celles de son environnement social (scène où l'on voit Souad avec plusieurs garçons assise sur un scooter, ou lorsqu'elle répond insolemment à son professeur de sport pour défendre une camarade).
.Fatima est donc un film qui se refuse à tout racisme, un geste humaniste qui me semble important en ce temps. Et rien que pour cela nous pouvons remercier Philippe Faucon qui rend hommage au combat des femmes, ce combat ordinaire qu'elles sont beaucoup à mener.
Eva Aubert 2nd 10, novembre 2015
2016/04/13 16:59 #7b1d-40ee-a0d3-448f3240eff8
Lycée la Fourragère
Fatima, une mère divorcée d'un homme qui lui est bien intégré dans la société et a de bons moyens pour vivre, éduque seule ses deux filles et fait des ménages. Mais elle se sent humiliée,d'autant plus que Souad sa plus jeune fille, lui reproche de travailler comme un âne. Elle est victime, comme beaucoup de personnes dans son cas en France, qui n'ont pas fait d'études et maîtrisent mal le français, d'humiliations quotidiennes à cause de son travail peu valorisé, de son niveau social (refus de location d'un appartement pour sa fille, suspicion de vol de la part de la femme chez qui elle travaille) De plus, elle parle mal le français et ses filles l'arabe, ce qui fait qu'une certaine distance se créée entre elles. Mais Fatima refuse que ses filles subissent son sort. Elle soutient donc sa fille aînée qui commence ses études de médecine en lui faisant son ménage et en lui donnant de l'argent malgré ses faibles moyens. Elle veut qu'elle réussisse. Fatima ne se laisse pas abattre et veut malgré tout essayer de s'en sortir. Ce film m'a plu et a été agréable à regarder, le temps passé au cinéma est passé vite. Je trouve que le réalisateur a su comment montrer une femme vivant dans un HLM dans son intimité (il la montre dans sa chambre, sans son voile), dans sa vie, avec des plans et des lumières assez réalistes. Ce que j'ai aimé dans ce film c'est que M.Faucon montre la vie de personnes que l'on croise tous les jours et dont pourtant nous ne nous doutons pas du tout comment elles peuvent vivre. Il montre aussi que ces personnes immigrées sont toujours suspectées et doivent toujours prouver que l'on peut avoir confiance en elles . Ces personnes luttent contre la méchanceté de femmes de leur entourage mais aussi contre celle des gens extérieurs à leur milieu. Le réalisateur a su nous faire prendre conscience que bien que l'on vive dans la misère on peut toujours se battre pour s'en sortir.
Ce film est très intéressant pour moi et très constructif, car je ne connaissais pas la vie de personnes comme Fatima, et grâce à ce film j'ai pris conscience de la chance que j'ai dans ma vie.
Bien que l'on reste sur notre faim aux dernières minutes du film, j'ai trouvé que l'histoire était belle.
Roch Clarisse 2nd10 novembre 2015
2016/04/13 17:14 #fe15-459b-941e-1af69fdf59ee
Lycée Léonard de Vinci
Fatima, une femme de chambre algérienne




Réalisateur : Philippe Faucon, octobre 2015
Sorial Zeroual = Fatima
Zita Hanrot = Nesrine
Kenza Noah = Soued

Fatima, mère celibataire de deux enfants, est d'origine algerienne et est au chomage. Cette mère sans diplôme et qui maitrise mal la langue française, va entrependre des ménages pour s'occuper de ses filles. La situation est d'autant plus compliquée qu'elle doit financer les etudes de sa fille Nesrine en premiere année de medecine. Souad, son autre fille de 15 ans, entretient des rapports conflictuels avec sa mère : elle est en colère et ne supporte pas que cette dernière se fasse exploiter.

Ce film tourne autour de la question de l'intégration, de toutes les complications que les immigrés musulmans doivent surmonter : la barrière de la langue, les conditions de travail (notamment le mépris des patrons), les difficultés à trouver un logement, la cadre de vie en cité, le regard qu'on l'on porte sur le voile. Le film parle aussi des inégalités sociales à travers le contraste entre deux familles : celle de Fatima et celle de la riche patronne chez qui elle fait des ménages. La bourgeoisie est en mesure de donner maintes moyens de réussite tels que des cours particuliers, des études payantes dans des ecoles reconnues.. etc, tandis que les immigrés doivent se battrent. Pourtant Nesrine consciente des efforts qu'elle est forcer de fournir à l'air plus enclin à suivre sa voie que le fils de cette patrone très favorisée. Ce film délivre egalement un vent d'espoir, et demontre que lorsqu'on veut on peut, à condition d'y mettre une volonté d'acier.

Fatima est une figure authentique et sensibilise les spectateurs par l'inflexibilité de sa vie. La liberté d'être est aussi un sujet qu'aborde ce film. Le réalisateur s'appuie particulierement sur la personnalité et les reactions des acteurs principaux face aux adversités qu'ils se doivent de dépasser. L'émotivité des personnages est poignante, notamment celle de Soued et de son insolence qui cache un mal plus profond et nous transporte dans les véritables conflits de famille. Ce film mélange documentaire et fiction, avec souplesse et simplicité.

Manon Barbe, Lycée Léonard de Vinci, Levallois.










2016/04/13 17:15 #a6e3-4893-9cb3-093135a2f614
Lycée Léonard de Vinci
FATIMA, UN FILM SUR LA DISCRIMINATION


Je n'avais jamais entendu parler de ce film avant d'aller le voir avec ma classe, je ne savais pas de quoi le film parlait.

Ce film réalisé par Phillipe Faucont m'a supris par le fait qu'il est très touchant.
Fatima fait tout pour pouvoir nourrir sa famille et pour pouvoir payer ses factures, pour que ses filles est un meilleur avenir. Elle se fatigue en faisant le ménage toute la journée. J'ai eu un peu de peine pour cette femme qui se blesse, sa douleur devient au final psychosomatique, car cette douleur est due au fait que tout son travail la fatigue mentalement. La femme qui engage Fatima est une femme riche qui parle tout le temps d'argent devant elle, comme si elle s'en vantait, elle est même étonnée quand Fatima lui dit que sa fille fait des études de médecine comme son propre fils. C'est une forme de discrimination qui est montré et il y en a partout dans le monde :beaucoup de personnes en sont victimes tout les jours. Ceci m'a touché.

Mais si certains acteurs, comme Fatima, jouent plutôt bien, d'autres jouent très mal. Je trouve que Souad joue très mal, quand elle joue, je ne la trouve pas crédible, surtout pendant les scènes où elle s'énerve. J'ai trouvé aussi que beaucoup de scène se ressemblent dans le film, comme si les mêmes scènes se répétaient, je trouve aussi que certains passages sont trop longs ou trop lents, de ce fait à certains moments on peut même s'ennuyer.
Pourtant, le film prend une tournure poétique quand on voit Fatima écrire ses poèmes, et ce moment chasse l'ennui.

Au final, ce film ne m'a plutôt plu. Il est touchant, même si certains passages sont un peu lents. Les acteurs jouent plutôt bien, mis à part une ou deux exceptions. Je recommanderai au gens d'aller voir ce film surtout car il dénonce aussi une forme de discrimination toujours d'actualité et je pense que beaucoup de gens souffrent de cette discrimination. Je trouve cela bien de dénoncer des faits de société dans des films car je pense que le cinéma peut faire réfléchir les gens. C'est surtout pour cela que je conseille Fatima.

Ulysse Pomepui, Lycée Léonard de Vinci, Levallois.
2016/04/13 17:17 #4300-41e7-babe-d5245729b675
Lycée Léonard de Vinci
Fatima, entre clichés et authenticité.

Fatima est un film dramatique de Philippe Faucon sorti en 2015, racontant l'histoire d'une femme algérienne qui vit avec ses deux filles de 15 et 18 ans, Souad et Nesrine. Nesrine commence des études de médecine et est surmenée par ses cours. Souad est une adolescente comme beaucoup d'autres, en révolte. Afin d'arrondir les fins de mois, Fatima est femme de ménage dans des familles aisées.

J'ai trouvé ce film trop simple et parfois aussi trop lisse. L'histoire est réaliste et assez banale. L'actrice qui tient le rôle de Fatima joue bien, mais celle qui joue sa fille Souad est presque médiocre. Certaines scènes où Souad apparaît sont trop exagérées et ressemblent à des caricatures, comme celle où elle fait du sport et qu'elle veut défendre son amie (scène trop rapide, précipitée et pas du tout crédible). Le réalisateur veut trop forcer sur son côté rebelle. L'actrice qui joue Fatima est, en revanche, plutôt bonne dans son rôle. Elle est touchante et sensible, et malgré que le film soit lisse, on s'attache au personnage.

A mon sens, le film relève trop de clichés même s'il en dénonce d'autres.
Le premier cliché que j'ai remarqué est que l'on ne montre seulement des femmes d'origines maghrébines dans la cité où vivent Fatima et ses deux filles, alors que habituellement toutes les populations de n'importe quelle origine vivent dans ces cités.
L'autre cliché que j'ai remarqué concerne l'adolescence. Elle est représentée par Souad qui me semble être une caricature : l'insolence envers ses parents ou envers ses professeurs

D'autres scènes sont plus authentiques. Comme celle où Nesrine fond en larmes à cause des remarques des autres femmes de sa résidence envers sa mère : l'actrice est très touchante, grâce à son jeu et aussi à la neutralité de Fatima qui se tait pendant la scène. Elle ne réagit pas car elle a peur du regard des autres. D'autres scènes sont celles où Fatima conseille ses filles pour soigner leur image, comme dans la scène où Souad veut sortir en débardeur très légèrement décolleté et que Fatima lui interdit car elle redoute ce que les autres pourraient dire d'elle et de son éducation.

Fatima a un tempérament discret et vrai. Il est aussi très facile de s'identifier au personnage de Souad surtout à notre âge, en pleine adolescence. Elle essaie de se construire un caractère pour fuir ses problèmes avec sa famille. Le divorce de ses parents a été difficile pour elle mais elle veut montrer à sa mère qu'elle est forte. Elle veut aussi pouvoir s'entendre avec tout le monde et ne pas paraître différente malgré les lourds problèmes d'argent de sa mère. Elle est encore innocente et ne perçoit pas les choses de la même façon qu'un adulte. Elle est très impulsive, mais je pense que cet aspect de sa personnalité est trop mis en avant et on en oublie son authenticité.

Les scènes sont plutôt bien tournées, il y a de bonnes séquences et de bons plans.
La caméra est en mouvement quand les personnages restent fixes : par exemple les scènes où Fatima écrit en arabe ou alors celles où Nesrine étudie. Cela crée comme du silence autour de ces scènes. Grâce aux gros plans, on est souvent proche des personnages.

A mon sens, le personnage le plus intéressant est celui de Nesrine. Je trouve dommage que Philippe Faucon n'ait pas réfléchi à approfondir son rôle qui aurait pu apporter beaucoup au film.

Pour conclure, ce film est bien filmé, l'histoire est banale mais on s'y intéresse.
Le réalisateur a trop cherché à mettre l'accent sur les personnages, ce qui n'est pas une mauvaise idée étant donné que l'histoire n'est pas très profonde et que le film devient un film psychologique. Mais justement, à force de trop exagérer certains traits, les personnages s'usent et deviennent parfois des caricatures.

Nicolas Falgayrac, Lycée Léonard de Vinci, Levallois.
2016/04/13 18:10 #1603-476b-97e8-27c113fd1a9b
Lycée la Fourragère
Fatima est un long-métrage qui dresse le quotidien d'une mère algérienne, Fatima, qui vit en France dans la région Lyonnaise. Fatima est lettrée en arabe mais analphabète en français et ne parle pas bien cette langue. Ces difficultés linguistiques vont être à l'origine de discriminations. Alors que Fatima travaille dur en tant que femme de ménage pour pouvoir vivre et surtout aider son aînée, Nesrine, à faire ses études de médecine, sa fille cadette, Souad, est en pleine crise d'adolescence et devient agressive envers sa mère. Fatima a du mal à communiquer avec ses filles et va se plonger dans une écriture quotidienne dans sa langue natale, l'arabe, pour exprimer tout ce qu'elle ressent et qu'elle n'arrive pas à dire en français.

Le film Fatima raconte la difficulté pour les immigrés de s'intégrer en France à travers le personnage principal, Fatima. Dès la première scène, le ton est donné lorsque le spectateur assiste à la discrimination dont sont victimes Nesrine et sa mère lors de la visite d'un appartement pour l'étudiante. En effet, elles se retrouvent face à une propriétaire qui refuse de les faire entrer pour la visite à cause du voile de Fatima. Cette scène va ouvrir le film sur un sujet d'actualité : le regard discriminant des français envers l'apparence des gens de culture différente. Fatima représente donc tous les musulmans qui sont victimes de discrimination à cause de leur différence de culture.

Dans ce film, cette mère de famille est en bas de l'échelle sociale et doit, en plus de son travail difficile de femme de ménage, affronter le regard réprobateur de sa fille cadette. Cette dernière ne respecte pas sa mère car elle trouve que son travail est humiliant, qu'elle « lave la merde des autres », alors que Fatima effectue un travail honnête pour nourrir ses enfants.
Souad est bien ancrée dans la société française dans laquelle sa mère a tellement du mal à s'introduire. Influencée par les médias, elle a, avec ses amis de l'école, une conception de la vie bien différente de celle de sa mère et de sa sœur. Elle affronte sa mère, lui reproche sa vie et rejette ce qu'elle représente (une mère immigrée dans la société française). Nesrine, elle, admire sa mère pour ce qu'elle est et les efforts qu'elle fournit. Elle ne lui demande rien et est sensible à ses difficultés. Elle sait qu'elle travaille durement et en fait de même pour réussir son concours et ainsi ne pas décevoir la seule personne qui est son exemple : sa mère.
Le réalisateur veut donc nous montrer à travers cette relation mère/filles le rapport de deux générations différentes dans la culture de l'immigration.

Philippe Faucon déroule des scènes de vie où les personnages sont confrontés dans leur quotidien à des difficultés liées à l'immigration : leurs conditions de travail (Fatima effectue un travail pénible),et les problèmes financiers(Fatima reçoit un salaire misérable, Nesrine est une étudiante pauvre et Souad veut être une adolescente comme les autres sans contraintes d'argent).
Le quotidien de Fatima n'est pas heureux et pourtant elle avance avec l'objectif d'offrir à ses filles une meilleure vie. Elle n'hésite pas à cumuler les heures de travail ou des emplois différents et pénibles. Elle en arrivera même à vendre ses bijoux en or, seuls biens qui lui restaient, afin de financer les études de Nesrine. Malgré toutes les difficultés et les obstacles qu'elle rencontre, Fatima aide du mieux qu'elle peut ses filles pour leur bonheur.
Le spectateur va être témoin d'une scène émouvante dans laquelle Fatima écoute la personne qui l'emploie se plaindre de son fils étudiant en médecine qui n'a aucune conscience du confort social dans lequel il est. Fatima après l'avoir écoutée raconte comment, avec ses moyens à elle, elle essaye d'aider Nesrine du mieux qu'elle peut : « mais moi aussi j'aide ma fille, je lui fais le manger, je lui lave le linge... ». Tout oppose les deux mères, elles n'ont pas les mêmes inquiétudes, l'une est dans la plainte l'autre, Fatima, parle avec le cœur tout en travaillant. Le réalisateur rend témoin le spectateur des difficultés de la mère immigrée qui gagne peu d'argent et qui est prête à tous les sacrifices pour offrir à ses filles les études dont elle a été privée.
Fatima dépasse les contraintes liées à son travail pour maintenir un lien maternel avec ses filles malgré l'opposition de Souad. Le bonheur de ses enfants est très important. Elles sont complètement différentes : Nesrine est une élève sérieuse qui a un très bon niveau scolaire et qui surtout est respectueuse, reconnaissante, protectrice en vers Fatima. Souad est une jeune adolescente rebelle en décrochage scolaire, irrespectueuse envers l'adulte n'ayant que du mépris et de la honte pour sa mère. Elle est ici la représentation de l'intégration des jeunes immigrés à la sous-culture des banlieues, qui peut les conduire à rejetter leur culture d’origine pour mieux marquer leur intégration. Ce contraste entre les deux sœurs est aussi visible au niveau de leur intimité : Fatima et Nesrine sont souvent filmées chez elles, dans leur chambre, alors que Souad investit l'espace extérieur.

Fatima, accidentée, doit s'arrêter de travailler et se retrouve face à elle-même avec ses inquiétudes et ses soucis, elle se met alors à écrire en arabe pour exprimer tout ce qu'elle ne peut dire à ses filles en français (ses interrogations, ses colères, ses émotions...). Le spectateur observe cette délivrance par l'écriture tout au long du film. Ces écrits vont lui permettre de relâcher toute la pression qu'elle a en elle liée à sa vie de mère musulmane, de femme immigrée. Toute la souffrance qu'elle garde en elle va être dévoilée dans son écriture.
« Là où un parent est blessé, il y a un enfant en colère » est une des phrases écrites par Fatima. Elle fait sûrement référence à sa relation avec Souad. Cette phrase est si réaliste qu'elle pourrait être reprise par n'importe quelle mère quelle que soit sa culture et ses origines.
Philippe Faucon a voulu nous montrer dans ce film la singularité des vies, il veut nous présenter des destins singuliers comme celui de Fatima dont l'histoire pourrait être identique pour beaucoup d'autres immigrés venant en France. Au point de vue cinématographique, ses cadrages, ses gros plans et plans moyens correspondent parfaitement à son propos qui est d'être au plus près de la vie des gens et d'en présenter les individus dans leur singularité. De plus, pour rendre son film encore plus réel, il a choisi des vêtements qui collent parfaitement à leurs personnages, des couleurs réelles à la lumière du jour et de la lampe.

Ce film dresse parfaitement bien le portrait de la société française qui n'accepte pas les cultures différentes. Certains diront que le film est exagéré, mais il n'est rien d'autre que la pure réalité que nous Français nous ne voulons pas voir en face, une dure réalité lorsqu'on sait le nombre d'immigrés qui sont victimes de cette discrimination.
C'est donc un film très intéressant qui nous fait réfléchir sur notre comportement quotidien vis à vis des autres.

Lidaine Gaëlle novembre 2015
2016/04/13 21:54 #16c6-472e-8368-006ee0d05e52
Lycée Perdiguier
Hugo 1CUI LP PERDIGUIER
« FATIMA »

Ce film réalisé par Philippe FAUCON en 2015 s’inspire de « Prière à la lune » et de « Enfin, je peux marcher seule », deux livres de Fatima ELAYOUBI.
Fatima est une mère de famille qui vit seule avec ses deux filles : Nesrine, 18 ans et Souad, 15 ans. Souad est une jeune adolescente révoltée qui sèche souvent les cours et qui inquiète beaucoup sa mère et Nesrine est une jeune femme qui travaille énormément pour réussir ses études. Fatima travaille en tant que femme de ménage afin que son ainée puisse enfin commencer ses études de médecine. Cette mère de famille ne parle pas très bien le français et prend des cours pour l’améliorer. Alors que Fatima est au travail, elle fait une chute dans les escaliers et se retrouve en arrêt maladie. Elle commence alors un récit en arabe pour enfin dire tout ce qu’elle pense à ses deux filles.
Philippe FAUCON réalise des films ancrés dans le réalisme du quotidien comme « SAMIA », qui montre la vie d’une jeune fille vivant dans les quartiers nord de Marseille. Ses films sont alors tournés au plus près de la réalité et de la population maghrébine avec des acteurs représentant le monde maghrébin. Etant né à Oujda au Maroc, c’est peut-être pour cela qu’il réalise des films aussi près de la communauté maghrébine, ses films représentent ses racines.
Ce film démontre le quotidien d’une famille dans la précarité, sans utiliser aucun des clichés que l’on a l’habitude d’entendre ou de voir. Selon moi, le réalisateur a voulu témoigner des difficultés entre les différentes générations d’immigrés qui n’ont pas eu la chance d’avoir la même éducation. En effet, il y a un décalage important entre la génération de la mère qui ne sait pas parler français et qui n’a donc pas eu accès à l’éducation française et la génération de ses filles qui ont été plus ou moins poussées à faire des études et à parler correctement le français. Nous pouvons voir tout au long du film la barrière de la langue qui est parfois une difficulté dans la vie quotidienne notamment quand Nesrine et Souad s’adressent à Fatima.
Le jeu des acteurs est parfait et j'ai vraiment été surpris en apprenant que Soria Zeroual qui interprète la mère de famille n’était pas vraiment une actrice. C’est peut-être cela qui rend le film encore plus proche de la réalité puisque le parcours de vie de l'actrice présente de nombreux points communs avec le personnage du film.
« Fatima » est un film vraiment émouvant dont le réalisme peut renvoyer à des situations personnelles. A voir !
2016/04/14 07:32 #16e0-4702-aab0-018e64c1db77
Lycée Argouges
Fatima est l'histoire d'une femme Algérienne, divorcée, qui vit en France avec ses deux filles. Fatima se démène, elle fait des ménages pour rendre ses deux filles heureuses. La plus grande, Nesrine, fait des études de médecine. La petite dernière, Souad, 15 ans, est une adolescente en révolte qui manque de respect à sa mère. Nesrine fait des économies et travaille dur pour réussir alors que Souad est encore immature et néglige totalement les cours. Fatima fait de plus en plus de ménages ; elle a des horaires décalés. C'est un combat au quotidien pour cette femme courageuse entre le travail et sa vie de famille. Un jour, Fatima tombe dans les escaliers. Elle arrête donc le travail et décide d'écrire en arabe ce qu'elle n'a pas réussi à dire en français jusque-là à ses filles.
Nous avons trouvé que ce film est très bien construit. La première partie est une introduction qui fait une biographie des personnages et montre leurs cadres de vie et leurs projets. Dans la deuxième partie commencent leurs problèmes : problèmes scolaires, financiers, de santé, et même sentimentaux. Puis, dans la troisième partie, la réussite s'installe : la réussite scolaire pour l'ainée et la victoire psychologique de Fatima sur elle-même. Elle va en quelque sorte faire la paix avec elle-même. Dans la scène finale, Fatima voit le résultat scolaire de sa grande fille et elle est très fière, elle qui a consacré sa vie entière à ses filles, pour qu'elles réussissent.
Nous avons, dans l’ensemble, beaucoup aimé ce film. L'histoire est intéressante car elle reflète la vie réelle (c'est d'ailleurs une histoire vraie). Elle vise toute la société et encourage les autres parents. L'histoire est émouvante car de nombreuses femmes sont dans le même cas. Elle montre aussi la réalité de l'émigration pour des populations qui sont laissées à l'écart et doivent se débrouiller pour trouver leur place dans la société avec peu de moyens financiers.
De plus le personnage de Fatima est attachant. Elle se bat pour l'honneur de ses filles, pour qu'elles n'aient pas une vie misérable comme elle a pu avoir, pour qu'elles aient le meilleur confort chez elles. Fatima est une femme courageuse, avec de l'ambition. Elle cherche à élever ses filles correctement. Fatima n'est pas une actrice professionnelle mais elle joue très bien son rôle. On est touché par cette femme en or qui protège ses filles du monde qui les entoure, par cette mère qui donnerait sa vie pour protéger sa famille.
2016/04/14 10:22 #691a-4df5-bdd1-722a7bda1059
Lycée O. Redon
Fatima ( Soria Zeroual) est une mère algérienne essayant de s'intégrer en France avec ses 2 filles dont l’une est inscrite dans des études de médecine. Elle est partagée entre la vie de ses filles et la difficulté de s’intégrer en France. C’est un scénario qui est en parfaite harmonie avec ce qu’il se passe aujourd'hui dans notre pays et d’autres. Il raconte et montre le racisme, la difficulté d'intégration.. Le réalisateur choisit de filmer en plan rapproché son personnage principal pour être au plus près de ses émotions. Des moments sont particulièrement saisissants comme l’épisode ou Fatima décide de se séparer de ses bijoux de famille pour pouvoir aider sa fille, elle est prête à tout effacer de ce qui fait son identité pour pouvoir aider sa fille.
C’est un bon choix d’avoir mis en avant cette femme courage car il nous permet d’ouvrir les yeux et de nous remettre en question sur nos attitudes. Cela peut être bénéfique car le cinéma est un outil qui touche un large public



Océane Wacher
2016/04/14 22:32 #7984-4617-a4e3-c6b2f5e2a9b3
Internat d'excellence
Fatima

Le titre Fatima sonne comme une dissonance dans le monde cinématographique occidentale et annonce d'emblée la représentation d’une minorité. Les topoi du film le confirmeront : quartier excentré, transports en commun, petit appartement dans une tour d'immeuble...
Le film se déroule en pleine banlieue parisienne et raconte une histoire que l’on n’a pas coutume de se voir conter : celle d'une immigrée d'origine maghrébine, Fatima. Sous son voile se cache une mère dévouée à ses filles Nesrine et Souad.
Le personnage de Fatima est plein de douceur et on ressent tout de suite de l'empathie pour elle. Malgré son voile, sa personnalité nous dévoile un état d'esprit assez moderne. En effet, on est loin des mères issues de l’immigration qui imposent à leurs filles le port du voile et les assignent aux tâches ménagères et dur labeur domestique. Au contraire, elle souhaite plus que tout la réussite de ses filles et lorsqu'elle demande d'un ton innocent à sa plus grande fille, Nesrine, si elle est amoureuse on voit bien la complicité que partage Fatima avec sa fille mais aussi la tolérance dont elle fait preuve dans une relation faite de confiance et de liberté.
Fatima se distingue également par son rapport aux lettres qui est particulièrement touchant. Bien qu'elle ne maîtrise pas la langue française et qu'elle ne sache ni lire ni écrire en français, elle maîtrise parfaitement la langue arabe. Elle retranscrit avec poésie les sentiments qu'elle a du mal à dire dans la langue de Molière. On est tout de suite pris par un sentiment de compassion qui est très bien illustré dans la réaction du médecin. De fait, lorsque Fatima lui lit ses écrits cette dernière est très émue.
Les filles de Fatima, qui occupent une place centrale dans sa vie ont toutes les deux un rapport très différent à leur mère.
D'une part la jeune Nesrine, qui vient à peine d’intégrer la faculté de médecine, est une fille modèle au parcours scolaire remarquable et est aussi très douce avec sa mère. Elle partage avec elle des moments émouvants. Leur relation est un pilier pour Fatima qui dit un peu maladroitement qu'elle se complète l'une et l'autre. Chacune sait ce qu’elle doit à l’autre. Nesrine réalise pleinement les rêves de réussite que sa mère a mis en elle et Fatima pourvoit pleinement, quitte à multiplier les boulots, les ménages, aux besoins financiers de sa fille afin que celle-ci réussisse.
D'autre part, il y a Souad une jeune fille de 15 ans. Elle est en pleine crise d'adolescence et reproche à sa mère le manque de confort lorsqu'elle lui dit d'un ton agressif "d'où on est bien ? On est bien ici ?". Souad semble souffrir de sa situation sociale qu’elle juge précaire et sa mère bien qu'elle en soit consciente se sent impuissante à la secouer. Plus tard, des scènes plus violentes montrent la colère qu'éprouve Souad à l'égard de sa mère. Elle lui reproche d'être étrangère et d'exercer un métier misérable, celui de femme de ménage. Elle dit d’elle qu'elle est un "torchon" et une "ânesse".
Ces scènes rendent Souad souvent détestable mais traduisent aussi de son profond mal-être. Un mal-être explicité dans la scène où elle fond en larmes aux côtés de son père. À défaut de pouvoir la réconforter, il lui achète des paires de baskets. Cet acte est très représentatif car pour palier son absence (Fatima et lui sont divorcés) il pourvoit matériellement au manque de ses filles. Il n’a pas la fonction d’éducateur que tout père devrait avoir : son manque de responsabilité se voit notamment lorsque Souad insulte sa mère d'"ânesse" auprès de son père dans la voiture. Il n'a pas la réaction qu'un père se devrait d’avoir. Il tente de défendre Fatima avec de piètres arguments faute de lui rappeler que c'est de sa mère dont il s'agit et qu'en aucun cas elle doit tenir de tels propos à son endroit. Ainsi, Souad n'a pas réellement de figure d'autorité dans son entourage et personne ne parvient à la raisonner quand elle déserte le collège.
Bien, que la situation familiale soit difficile, c'est tout de même une histoire optimiste que nous conte Philippe Faucon. Nesrine réussit avec brio son concours de première année de médecine à force de travail et d'acharnement. Fatima fait des progrès en français et reconnaît le nom de sa fille sur la liste des étudiants qui ont réussi le concours.
Par ailleurs, le réalisateur tente de faire passer un message d’envergure sociale et politique.
Pour lui, une intégration serait possible par l'école pour les enfants des parents issus de l'immigration et par l'apprentissage de la langue française par les parents. De plus, contrairement à son film précédent, La Désintégration, la religion est loin d'être omniprésente. Seul le voile de Fatima montre une appartenance religieuse explicite mais loin de toute radicalité.
Ainsi, une intégration réussie passe impérativement par une mise à distance de la pratique religieuse.

Eisa Gouredou, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/14 22:33 #b137-4782-b376-78cbaec80920
Internat d'excellence
Fatima ou l'esclave de sa bonne volonté

C'est l'histoire de Fatima, une femme marocaine séparée de son mari et qui vit en France seule avec ses deux filles. Cependant, elle ne parle que l’arabe et très peu le français, ses deux filles ne parlent que le français, et très peu l’arabe. Sa première fille Nesrine, 18 ans, commence ses études de médecine et sa deuxième Souad, 15 ans, est au collège. Fatima travaille chez une femme, y fait le ménage pour pouvoir payer les études de sa fille ainée. Souad quant à elle étant au collège se rebelle contre sa mère son travail ingrat et son incapacité à parler le français. Un jour Fatima trébuche dans un escalier et se fait arrêter par son médecin pendant son arrêt maladie, elle écrit en arabe toutes ses joies et ses déceptions dans son cahier.

Fatima est dans ce film une femme très attachante car elle fait tout pour offrir à ses filles le meilleur avenir possible. Elle les emmène chez le médecin lorsqu'elle sont malades et se force à parler français pour ses filles. Elle va même jusqu'à travailler chez une femme qu'elle n’apprécie pas pour pouvoir payer les études de sa fille. Elle se tue à la tâche et se blesse et tout ce qu'elle récolte de sa fille cadette ce sont des insultes. Sa fille aînée, en revanche, la remercie du fond de son cœur et fait tout pour réussir ses études et donner un sens aux efforts de sa mère. Fatima est d'ailleurs très fière de sa fille aînée et clame sa réussite a la dame chez laquelle elle travaille.

Le père des filles joue un rôle important dans l’éducation des filles car il les remet sur le droit chemin. Surtout Souad qui est insolente avec sa mère et avec Nesrine qu'il taquine par exemple dans une scène où il lui parle de ses fréquentations, notamment masculines. Lui, contrairement à Fatima, parle nettement mieux le français et a un travail à responsabilités dans le batiment, ce qui lui permet de comprendre ses filles et de ne pas avoir cette incompréhension avec sa fille. Il a même la stabilité financière nécessaire pour acheter des chaussures à sa fille. Ce qui diffère totalement de sa femme Fatima qui ne peut même pas s'acheter des affaires pour elle-même. Ce qui diffère aussi entre Fatima et son mari est que son mari ne fait rien pour la scolarité de ses filles.

Fatima est très enviée par ses amies du fait de l'ambition de sa grande fille ce qui fait que Nesrine se fait insulter et critiquer par les amies de Fatima qui lui reproche de travailler beaucoup pour assurer les études d’une fille qui gâche son investissement en se pavanant et en se dépravant… Ce qui est totalement faux. Fatima travaille certes beaucoup mais Nesrine en vaut la peine. Même quand un jeune garçon de son école lui demande de lui parler dans le bus alors qu'elle est en train de réviser elle lui fait bien comprendre qu'elle est là pour étudier et non pas pour trouver l'amour ou encore aller dans des soirées. D'ailleurs, un jour sa camarade de chambre lui demande si elle veut aller en soirée et elle n'y va pas et reste dans sa chambre pour réviser. Ces scènes montrent une facette importante du film, le fait que Nesrine soit si impliquée montre qu'elle prend à cœur les efforts que fait sa mère et cela montre aussi qu'elle la respecte. Cette attitude lui permettra de réaliser son rêve et celui de sa mère.

Bachir Cisse, 1èreC, Internat d'excellence de Sourdun
2016/04/14 22:35 #8acf-4c71-ae51-615809e652e3
Internat d'excellence
Fatima, entre réalisme et cri d’espoir


Fatima est un film français de Philippe Faucon sorti pour la première fois au cinéma en octobre 2015. Ce film appartient au genre drame et a pour sujet l’insertion difficile des immigrés en France et notamment l'insertion des musulmans dans la société française. Ce film met en scène une mère algérienne et ses deux filles. Fatima, la mère, est le personnage éponyme du film, elle vit seule dans la banlieue lyonnaise avec ses filles, Nesrine, 18 ans et Souad, 15 ans. Souad est présentée comme une adolescente révoltée contrairement à sa sœur qui est présentée comme une jeune femme calme voulant s'investir dans ses études de médecine. Fatima est quant à elle une femme de ménage qui parle peu le français mais le comprend donc elle communique en arabe ce qui peut engendrer une difficulté de communication entre la mère et ses filles.
Le film s’ouvre sur la recherche d’un appartement pour les études de médecine de Nesrine. La scène se déroule dans une cage d’escalier quand la mère du propriétaire arrive. Celle-ci prétexte avoir oublié les clés de l’appartement. Cette situation initiale reflète donc bien les thèmes abordés le long du film qui sont les difficultés de l’intégration des immigrés en France et la barrière de la langue pour communiquer.
Je trouve ce film intéressant car il dresse le portrait d’une mère aimante envers ses filles. En effet, Fatima se dévoue complètement à ses filles afin qu'elles puissent s'intégrer à la population française contrairement à elle. Pour cela elle n'hésite pas à enchaîner les heures de ménages décalées et à mettre son bien-être de côté. Ses filles représentent sa fierté et son moteur, elle veut leur réussite notamment dans leurs études. Elle se démène pour ses filles en passant ses journées à travailler pour pouvoir subvenir à leurs besoins.
Le point fort de ce film est la chute de Fatima dans les escaliers qui va provoquer son arrêt de travail. Le temps libre qu'elle obtient en ne travaillant plus lui sert à écrire en arabe ce qu'elle vit quotidiennement et ce qu'elle ressent. Cela lui permet d'exprimer dans sa langue d’origine et d’étude ce qu'elle ne peut pas exprimer à ses filles puisqu'elles ne maîtrisent pas cette langue. Nesrine quant à elle incarne l'espoir de sa famille car elle représente l'aînée modèle qui veut réussir et qui a appris et maîtrise parfaitement la langue française. Elle a ainsi le rôle d'aider sa mère dans ses tâches administratives. Souad, la cadette, incarne la rupture avec son environnement familial car elle a honte de sa mère et va jusqu'à l'insulter. Mais ses provocations permanentes sont les symptômes d’une révolte contre les conditions dans lesquelles sa mère, sa sœur et elle vivent. C'est-à-dire dans le rejet de la société qui est représenté par le refus d'une femme de louer son appartement à une femme voilée, dans le jugement des autres femmes musulmanes du quartier de la même génération que sa mère ou encore par le rabaissement des immigrés par les français comme l'employeur de Fatima qui croit qu'elle ne comprend pas ce qu'elle lui dit. Ce film témoigne donc des difficultés des trois femmes à s'approprier la culture française. Fatima, pour être digne de ses filles, prend des cours d'alphabétisation et pose des questions à ses filles sur le français. Fatima incarne donc la dignité humaine.
Un personnage du film fait très peu d'apparitions mais n'en reste pas moins une personne importante qui donne du sens au film. En effet, le père des deux filles, séparé de leur mère, ne partage plus le quotidien des trois femmes et apporte un éclairage nouveau sur la vie de Fatima. En effet, quand Souad lui tient des propos insultants sur la mère, il ne la contredit pas vraiment : il se contente de prôner l’entente et la conciliation et l’exhorte à s'arranger avec sa mère. La figure du père est ici représentée comme le garant d’une aide matérielle tout en gardant les préjugés sur les pratiques des français. La figure du père est représentée comme fuyante dans les conflits et les discussions. De plus, le père ne réagit pas de la même manière avec ses deux filles.
Cependant, ce film compte quelques limites voire des lacunes. Au début du film le personnage de Souad n’était pas crédible et celui de Nesrine manquait de vie. De plus, Fatima est, dans le scénario, une femme algérienne. Or, l’accent de l’actrice trahit son origine marocaine : une telle approximation est indigne de ce film, c’est une faute dont on s’étonne de voir qu’elle fut commise par un réalisateur coutumier des sujets sur l’immigration, les jeunes issus de l’immigration (Samia, La Désintégration) et sur l’Algérie (La Trahison).
La fin du film s’ouvre sur l’admission de Nesrine en deuxième année de médecine. Souad est contente pour sa grande sœur et fête ça avec ses amis dehors. Quant à Fatima, on voit ses progrès dans la lecture du français car elle retrouve le nom de sa fille aînée dans la liste d’admission et l’on croît la voir lire avec ces lèvres, qui bougent à peine, « admise ». C’est une fin très émouvante et qui renvoie autant au succès de Nesrine à ses examens qu’à celui d’une mère qui aura fait son possible et plus encore pour mériter de lire ce mot ultime qui résume à lui seul le Graal que représente l’intégration scolaire, professionnelle et sociale pour les jeunes issus de milieux défavorisés et d’origine étrangère.
Pour conclure, ce film m'a beaucoup plu par son aspect réaliste et épuré qui fait son universalité. Les différents personnages ont tous un rôle important dans le récit, ils incarnent chacun une vision de la situation et du monde. Ce film est intéressant car il donne une vision intérieure du problème de l’intégration des immigrés et de la barrière de la langue.

Manon Porchon, 1ère C, Internat d’excellence de Sourdun
2016/04/15 00:32 #d5ba-4b8e-bbb5-e5007a7b8421
Lycée Guez de Balzac
Critique individuelle de Juliette Rémy, seconde 8

Immigrée de la communauté maghrébine, Fatima vit seule avec ses deux filles, à qui elle consacre toute son énergie. La barrière de la langue française, qu'elle maîtrise mal, l'empêche de dire à ses filles ce qui lui pèse au quotidien et de leur confier son désir de les comprendre.
Face à cette mère au courage exemplaire, les deux filles n'ont pas la même réaction. Nesrine, l'aînée ambitieuse, ne s'accorde aucun répit dans ses études de médecine et souffre du sacrifice de sa mère à faire des ménages pour payer ses études ; elle la respecte. À l'inverse, Souad, la plus jeune, ne ressent que de la honte envers sa mère qui « lave la merde des autres ». Elle trouvera souvent refuge auprès de son père divorcé, laissé à l'arrière-plan du film.
C'est donc d'abord une histoire sur la famille, illustrant les tensions et relations mère-fille des personnages, suivant deux modèles différents, mais aussi une histoire d'intégration : le combat de Fatima, à travers sa fille aînée, pour la réussite qu'elle n'a pu atteindre et les études dont elle a été privée.
Contrairement à ce que l'on pourrait attendre, aucun message politique n'est délivré dans Fatima, de même que l'aspect religieux est à peine abordé : seule la mère est pratiquante et cette dernière n'impose aucune contrainte à ses filles. Au lieu de prendre parti, Philippe Faucon dresse le portrait de ces trois personnalités, leurs relations, leur parcours dans l'intégration.
Isolée de la société qui l'entoure et de ses filles par sa différence culturelle et générationnelle, Fatima écrit sur un cahier, dans sa langue d'origine, ses peurs, ses espoirs, ses émotions avec une grande finesse d'esprit qui nous montre une autre part de sa personnalité. Ainsi, lorsqu'elle se blesse au travail, elle lit pour la première fois son ouvrage à son entourage. Dans cette scène se déroulant chez le médecin arabe, elle lit et rend hommage « à toutes les Fatima », à leur labeur sur la route de l’ascension sociale, elle salue leur courage. Cette scène contient toute la profondeur du film et délivre un message d'humanité. Nous pouvons voir en la femme médecin une vision future de Nesrine, une figure de la réussite sociale, d'espoir.
Nous pouvons aussi remarquer le jeu d'acteur étonnant de justesse et de vérité pour les deux "actrice"s non professionnelles qui interprètent Fatima et Souad. Le rythme lent n'affecte pas la densité du film, d'une durée d'1 h 19. Les images, sobres et épurées, servent très bien le réalisme du film. De la même façon, le scénario, sans débordements ni fioritures, taisant par exemple les causes de l'immigration de la famille ou du divorce des parents, permet de mieux cerner le sujet véritable, l'intégration.

Douceur et justesse sont les mots d'ordre de ce beau film très bien mené, illuminé tout le long par la bienveillance de Fatima.

Juliette Rémy, seconde 8, Lycée Guez de Balzac
2016/04/15 09:48 #e389-4fab-811d-8262cc3a3304
Lycée Jean Michel
Fatima n'est pas un film d'action bruyant de coups de feu et de cascades en voiture, Fatima n'est pas une comédie romantique abrutissante de bonheur et de guimauve. Fatima est un film que je pourrais qualifier de passif, une chronique de vie. Ce n'est pas une démonstration exagérée, ni une dénonciation féroce. C'est juste un long fleuve sur lequel le spectateur s'embraque, partageant la vie, ses bonheurs et ses galères, de trois femmes actuelles. Ce film narre la vie de gens normaux, de gens que l'on croise tous les jours au supermarché, dans la rue, des voisins que l'on ignore, des amis... Tout est fait pour nous plonger dans ce quotidien plus ou moins tranquille. Les scènes sont posées, s'installent et plantent le décor avant de commencer, permettant au spectateur de s'immerger dans la situation. C'est un film très simple, qui parle pour tous ces gens qui forment le peuple d'un pays, cette masse qui se tait. Il voit les problèmes, ne les résout pas forcément mais les met subtilement en lumière, par des jeux de dialogues, des scènes d'une vie qui ressemble à tant d'autres...

Fanny, 1L, lycée Jean Michel, Lons-le-Saunier
2016/04/15 19:47 #799d-4377-83c3-3e3207364ba4
Lycée Léonard de Vinci
Fatima est un film qui nous fait ressentir intensément pitié et compassion. C'est l'histoire d'une femme qui élève ses filles sans son mari. Elle n'a pas assez d'argent pour payer tous leurs besoins, et passe tout son temps à se sacrifier pour ses enfants. La plus jeune, Souad, ne se soucie pas de ses études et n'est pas consciente de tout ce que sa mère fait pour elle. Nesrine, l’aînée, au contraire, fait beaucoup d'effort pour ses études.
Je trouve personnellement que le traitement de l'immigration est parfois proche du cliché. Quand Fatima trouve du travail en tant que femme de ménage, sa patronne est une bourgeoise française très stricte. La scène qui m'a le plus marquée est quand Fatima trouve un billet de 10 euros dans la poche du jean de sa patronne pendant qu'elle lave les vêtements et qu'on apprend après que sa patronne l'avait mit exprès pour la tester. Même dans les autres petits boulots que Fatima fait, ses collègues sont tous d'origines étrangères et tous méprisés par leur patron.
J'ai aimé en revanche que Philippe Faucon accorde beaucoup d’importance à ses personnages. L'affiche le montre : elle est constituée d'une photo portrait du personnage principale (Fatima) sans rien d'autre, à part son nom en majuscule en haut sur un fond jaune. Le réalisateur utilise fréquemment des gros plans durant le film. Il n'a pas recours à des effets spéciaux, il ne s'attarde pas sur les lieux des scènes, il veut vraiment qu'on se focalise juste sur les personnages. J'ai appris après le film que Fatima existe réellement et que P. Faucon s'est inspiré d 'elle pour faire son film.
Ce qui est intéressant aussi c'est le rapport entre les sœurs. Il y a de l'injustice entre elles, elles sont en opposition symétrique. Souad, la plus jeune n'est pas sérieuse, elle est dure à vivre, mais elle a toujours ce qu'elle veut ou presque : son père lui achète des baskets de marque et lui donne de l'argent. A l'inverse, Nesrine est très studieuse. Mais elle a des problèmes d'argents, elle ne peut quasiment jamais se faire plaisir. S'il y a cet écart entre les deux sœurs, c'est aussi parce qu'elles n'ont pas la même maturité. Souad est encore au collège et a l'esprit de consommation, elle veut suivre la mode pour donner de l'impression aux autres. Nesrime, elle, se contente juste d'assurer dans ses études et ne se préoccupe pas des modes et du conformisme.
Pour finir, le film peut être vu comme un documentaire réaliste car il y a beaucoup de personnes dans le monde qui sont dans le même cas que Fatima, même si certaines séquences donnent l'impression de personnages caricaturaux. Il peut être vu aussi comme une histoire émouvante sur les liens entre trois femmes, une mère et deux sœurs.
Zoé NICOLO
Lycee Léonard De Vinci, Levallois Perret
2016/04/15 19:53 #6357-4e87-9cc0-bb6821930657
Lycée Léonard de Vinci
FATIMA de Philippe FAUCON

Le Vendredi 6 Novembre, ma classe s’est rendue à place de Clichy pour aller regarder la projection d’un film de Philippe Faucon : Fatima. Ce long métrage français est sorti le 7 Novembre 2015 en couleur et en VOST.C’est l’histoire d’une mère, Fatima, qui a la garde de ses deux filles. Souad, collégienne de 15 ans, et Nesrine 18 ans, qui prépare ses études de médecine. Fatima ne maitrise pas le français, elle ne sait ni le lire, ni l’écrire. Elle prend donc des cours particuliers avec d’autres femmes dans le même cas qu’elle. Malheureusement, Fatima est divorcée du père de ses deux enfants, qui lui a tout pour lui : une vie tranquille, une nouvelle femme, une situation financièrement plutôt aisée. Au contraire de Fatima, elle, vit dans un milieu défavorisé. Elle est seule et a du mal à faire face financièrement, elle va d’ailleurs vendre la moitié de son or venant d’Algérie pour que sa fille Nesrine puisse avoir son appartement à elle seule, et continuer ses études dans de bonnes conditions. Fatima donne tout pour ses filles, elle se lève très tôt tous les matins pour aller travailler en tant que femme de ménage dans une école ou chez des particuliers, et notamment chez une famille pour une personne âgée. Le jour où elle chute dans un escalier et qu’elle doit être en arrêt maladie, c’est là qu’elle va commencer sérieusement à écrire ses poèmes en arabe dans lesquels elle s’y confie et y raconte sa souffrance quotidienne.Ce film est proche de nous. Les filles de Fatima sont de notre génération. On peut alors comprendre que le comportement que Souad a envers sa mère n’est pas le bon. Fatima est dévalorisée par sa fille. Souad est insolente, irrespectueuse et immature. On voit qu’elle a honte du travail de sa mère et qu’elle ne lui donne aucune importance.Cette production a une image assez géniale malgré la qualité, elle a différents plans qui sont toujours stables. Le décor reste normal, c’est ce que l’on observe nous-même quotidiennement mis à part le petit appartement de Fatima. Les musiques de ce métrage sont mélangées de différents styles. On entend de la musique classique et de la musique orientale.Ce film est réaliste. Il raconte une histoire un peu particulière, celle d’une famille maghrébine.La mère porte le voile ; il y a donc des discriminations faites à certains moments de l’histoire,par exemple au tout début quand Fatima a rendez-vous avec une femme pour visiter un logement. Celle-ci, étant la propriétaire, fait semblant d’avoir oublié ses clés. On voit le contraste de ce genre de discrimination qui est l’exemple parfait pour montrer les différentes expressions racistes qui sont dites ou faites dans la vie quotidienne.Ce long métrage est aussi original. Il est inspiré des poèmes de Fatima. Dans la façon ou lesscènes sont filmées et cadrées, on ressent dans certains passages les émotions ressenties par les personnages, mais plus particulièrement ceux de la mère. Par exemple, quand Souad est insolente avec elle, on ressent de la tristesse et de la déception. On est comme renfermé sur la mère, on a pitié. On voit que Fatima est blessée mais surmonte ces moments. On aurait envie de l’aider et de la protéger de ces injures faites par sa fille. On voudrait que Souad respecte sa mère car elle doit ouvrir les yeux et se rendre compte que cette femme l’a mise au monde. Cette femme est courageuse, elle garde la tête haute et affronte toutes situations pour ses filles car elle se donne tout le mal qu’elle a pour elles.

Yasmine Tarkhani
2016/04/26 20:39 #46af-40fd-ba18-c896ab231fd8
Lycée Camille Claudel
Le film en question a pour titre Fatima, un film franco-algérien de Philippe Faucon, réalisé en 2015, avec comme principales actrices Soria Zeroual, Zita Hanrot et Kenza Noah Aïche. Le réalisateur s’est inspiré des livres autobiographiques de Fatima Elayoubi, Prière à la lune et Enfin je peux marcher seule. Cette femme algérienne a écrit ces deux livres pour parler à la place de ceux qui se taisent et ceux dont le travail est invisible.
Philippe Faucon, après son succès en 2012 avec Désintégration, montre dans ce nouveau film une société réaliste et un mode de vie difficile pour les immigrés qui sont confrontés au racisme permanent de cette dernière. Fatima, est une femme d'origine maghrébine qui vit en France avec ses deux enfants : Nesrine, 18 ans, en première année de médecine et Souad, 15 ans, en pleine crise d'adolescence. Fatima est femme de ménage, mais a du mal à parler le français, ce qui lui complique la vie et elle ressent un sentiment de mal-être envers ses filles qui elles le parlent clairement. Elle s'exprimera à travers un journal intime qu'elle écrit en arabe.
Dans ce film, le réalisateur dénonce le racisme omniprésent, à travers des scènes comme la recherche d'un appartement pour Nesrine ou encore le billet que Fatima retrouve dans une poche de jean en faisant la lessive : elle le prend comme un test pour savoir si elle pourrait voler. Ce film est réaliste car il raconte l'histoire d'une mère émigrée avec ses deux filles, qui malgré le racisme rampant essaye de trouver leur place dans la société : il parle de la vie de tous les jours. Il y a peu de musiques mais nous arrivons à ressentir les émotions des personnages. Il y a un parallèle présent tout le long du film : la mère n'arrive pas à s'intégrer alors que le père a refait sa vie et est bien intégré, ou encore la mère et la fille qui travaillent sur le même lit.
Pour conclure, ce film est bien dans l'ensemble. On retrouve les problèmes de société et cela nous permet de nous poser des questions sur notre comportement et sur la vie d'étrangers qui viennent habiter en France. Cependant la fin est assez soudaine, mais émouvante.
Elisa Perrier et Clémetine Laboutière
2016/05/06 12:38 #6bd2-40aa-b7bf-365b05b708e0
Lycée André Malraux
Fatima est un film réalisé par Philipe Faucon. Ce film raconte l’histoire d’une femme quittée par son mari, qui doit élever ses deux filles seule. Elle vit en France mais ne sait pas bien parler français.
Les acteurs de ce film jouent bien leur rôle, à l’exception de l’actrice qui fait Souad, on comprend bien les émotions qu’ils veulent faire passer au public, en particulier celle qui fait Fatima. On a vraiment le sentiment qu’elle vient d’un autre pays et qu’elle a la volonté d’apprendre le français.
Dans quelques scènes la musique manque car les personnages ne s’expriment pas toujours alors comme il n’y a aucun bruit cela détache un peu l’attention du public sur le film. Certaines scènes ont l’air inutile pour le film comme celles entre l’homme rencontré dans le bus et l'aîné, il ne se passe rien de particulier. De même lorsque Fatima écrit seule dans son lit sur des feuilles cela ne sert à rien car son texte n’aboutit à rien : on peut croire qu’elle l’écrit juste pour surmonter son dur quotidien.
La caméra ne bouge jamais, elle reste sur un personnage ; elle ne bouge pas même quand d’autres personnages arrivent c’est pour nous dire qu’il faut que notre attention soit sur ce personnages en particulier.
Le fait que la mère se batte pour que sa fille aîné réussisse tout ce qu’elle entreprend même si elle n’a pas beaucoup d’argent, et que la dame chez qui elle travaille néglige l’argent donne à l’histoire un côté dramatique.
Candice JACOBY
classe de seconde, groupe littérature et société
lycée André Malraux
27600 GAILLON
2016/05/17 12:39 #18f1-484d-94f7-0b726d80f7c2
Lycée Charles Hermite
Par Audrey, Chloé et Delphine


Fatima est un drame français de Philippe Faucon, sorti le 07 octobre 2015.

Dans ce film éponyme, le réalisateur nous plonge dans le quotidien d'une mère immigrée, travaillant comme femme de ménage afin d'assurer l'éducation et l'avenir de ses deux filles. Souad, une adolescente de quinze ans, semblable à de nombreuses jeunes filles de banlieue, en quête d'identité, est déchirée entre le modèle maternel dont elle a honte et les illusions de la société de consommation. Nessrine, dix-huit ans, sérieuse étudiante, vient d'intégrer la première année de médecine.

La première scène du film s'ouvre sur cette famille à la recherche d'un appartement pour l'aînée, et déjà apparaissent les premiers signes des inégalités sociales contre lesquelles elles devront lutter. Ce film présente un caractère réaliste. Il dénonce les stéréotypes tout en les évitant grâce à une caméra pudique qui nous fait pénétrer dans l'intimité des personnages.

Dans son quotidien, Fatima est dénigrée tant par les Français à cause de ses difficultés linguistiques, que par les femmes de sa communauté, jalouses de la réussite de la fille.

Cependant, lorsqu'elle écrit en arabe, nous pouvons percevoir l'intelligence de cette femme sous-estimée. Le réalisateur a fait le choix de faire des gros plans sur ses lettres, créant ainsi un effet de complicité avec le spectateur.



Ce film, pour lequel nous avons eu un coup de cœur, est une franche réussite. Nous vous le recommandons vivement.
2016/05/17 21:35 #fd41-4cd3-bc9b-7239c7f1fe3b
Lycée Stéphane Hessel
Fatima est un film de Philipe Faucon qui aborde les problèmes d'une femme immigrée.
Il est sorti en France le 7 octobre 2015.
Il s'inspire d'une autobiographie appelée « Prière à la lune ».

Le réalisateur évoque les difficultés des immigrés à s'integrer dans la société française. C'est l'histoire d'une femme maghrébine et de ses deux filles, leurs parents sont séparés. Fatima, la mère parle très peu le français mais le comprend, elle tente de s'intégrer en prenant des cours.

Cette mère essaie comme elle peut de scolariser ses deux enfants Souad et Nesrine.
Souad est une adolescente rebelle de quinze ans. Quant à Nesrine, c'est une jeune femme d'un vingtaine d'années faisant des études de médecine, mais celles-ci étant coûteuses, sa mère décide de se sacrifier en travaillant jour et nuit en tant que femme de ménage.

Ce film est tourné de façon à ce que l'on se sente proche du personnage. Par exemple la scène où l'on voit Fatima de profil parlant à son médecin, on se rend compte dans celle-ci, l'étendue de son amour et des actes qu'une mère est prête à faire pour ses enfants. L'amour maternel est omniprésent à travers le travail, la nourriture et la langue maternelle.

La scène finale où Fatima regarde les résultats positifs en première année de médecine de son ainée est très belle et très émouvante, montrant ainsi toute la magnificence de ce personnage.

Nous avons apprécié le film car il est bien structuré et facile à comprendre. Il est touchant et on éprouve de l'empathie pour cette mère qui donne tout à ses filles. On peut aussi voir le film à travers sa propre histoire.

1RPIP I-G
2016/05/18 08:34 #9e2a-4bf5-9e95-66c19cf16766
Lycée La Fayette
classe de première, lycée La Fayette, Brioude 43100

Dans son nouveau film, Philippe Faucon nous entraîne dans un portrait d'une sensibilité rare, celui de Fatima, femme de ménage maghrébine qui parle peu le français. Ses deux filles, Nesrine et Souad, ont un parcours bien différent. L'aînée est une étudiante en médecine assidue, proche de sa mère, tandis que la plus jeune fille est une ado révoltée, aux envies bien différentes de celles de sa sœur. Sa relation conflictuelle avec sa mère empêche cette dernière de créer toute forme de communication avec sa cadette. En quatre vingts minutes, l'auteur nous dresse effectivement un portrait, celui de cette famille qui doit affronter la barrière que forme parfois l'intégration. Difficile de se comprendre, autant entre les membres d'une même famille qu'avec le monde extérieur, lorsque l'on ne maîtrise pas la même langue. Alors, avec son arrêt de travail qui fait l'effet d'un détonateur, Fatima se met à écrire, pour se rappeler cet avenir qu'elle tente tant bien que mal de construire à ses filles, pour pouvoir aussi leur dire tout ce que la barrière linguistique l'empêche d'exprimer. Elle les voit grandir, avancer, pendant qu'elle stagne malgré tous ses efforts pour se faire comprendre. Ainsi, n'arrivant pas à s'exprimer par voie orale, elle opte alors pour l'écrit, dans sa langue natale qu'est l'arabe. Ce film réunit tous les stéréotypes de la société actuelle. La question de l'immigration, la difficulté de l'intégration en France est abordée à travers ce triangle féminin, joué avec une grande finesse par ses trois actrices. La langue tout d'abord, complique la communication, autant entre Fatima et ses deux filles qu'entre elle et le monde qui évolue autour. Puis le métier de femme de ménage, jugé ingrat par Souad, qui s'oppose aux efforts de sa mère avec vigueur, ne comprenant pas qu'elle puisse accepter de travailler dans de telles conditions. Néanmoins, c'est un film positif, qui cherche à nous toucher, et à rendre hommage aux femmes en général. En incarnant avec une grande subtilité la dignité, la beauté et la force de caractère, Fatima est d'une sensibilité remarquable.
2016/05/18 10:06 #14b1-4924-bbfa-82ab72e51bf3
Lycée Jean Racine
Les élèves de 2de 1 du Lycée Jean Racine de Montdidier (80), plus habitués aux blockbusters américains qu’au cinéma d’art et d’essai, ont été déstabilisés par Fatima, de Philippe Faucon, tout premier film de la sélection 2015-2016 du Prix Jean Renoir des Lycéens, qu’ils ont trouvé unanimement « trop lent ».

Sans être directement concernés, pour la plupart, par la question de l’immigration - Nous sommes un lycée rural -, ils ont été touchés par le sujet du film, « une femme qui a quitté son pays pour venir en France et fait de son mieux pour que ses filles réussissent » (Ana). Ils ont apprécié l’optimisme du film, la dignité et le courage de Fatima. « L’intégration est possible même si elle n’est pas facile » (Nicolas)

Ils ont aimé le réalisme du film, « comme dans la vraie vie » (Camille), « une histoire sincère, touchante et pleine de vérité » (Léa et Léa).
Ils ont aimé les personnages de Fatima et Nesrine, et la « complicité » (Apolline) qui les réunit ; ils ont été moins convaincus par Souad.
« J’aime bien que la langue arabe soit présente dans le film » (Bérénice), et lui apporte une dimension « poétique » (Damien)

Ils ont remarqué les plans séquences et les plans rapprochés (ce qui pour nous enseignants, étaient une heureuse surprise), mais pour les déplorer, comme « trop de scènes où il ne se passe rien » (Marie). « Je n’ai pas aimé les moments où la caméra est fixée sur un personnage, alors qu’il ne se passe rien » (Eloïse)
Au cinéma comme en littérature, les élèves détestent les fins ouvertes, « incomplètes » (Camille) ! Fatima reprendra-t-elle le travail ? Nesrine deviendra-t-elle médecin (et s’installera-t-elle avec son petit copain) ? Souad s’assagira-t-elle ?

« J’aurais juste aimé un peu plus d’action » (Willem).

Par Florence Kouakou et Hélène Caron
2016/05/19 23:52 #4-7
Lycée E. Cotton
Une femme issue de l’immigration élève ses deux filles qui sont très différentes. Elle a du mal à maîtriser le français, ses enfants parlent à peu l’arabe. Son aînée s’apprête à entrer en fac de médecine. Fatima cherche un appartement avec sa fille. La propriétaire refuse de louer cet appartement car la mère de famille est voilée.
Sa cadette Souad, de 15 ans, n’est pas tendre avec sa mère.Fatima cumule les heures de ménage pour subvenir aux besoins de ses enfants.
Le thème principal est la relation entre une mère immigrée et les enfants nés en France.
On constate la réussite de sa fille aînée.
On peut voir aussi la barrière de la langue entre mère et fille. Dans une scène on peut voir la mère demander à sa mère si elle peut l’aider et la fille répond que sa mère ne comprend pas le français et qu’elle ne peut pas l’aider. Fatima travaille pour la réussite de sa fille, elle est mise à l’épreuve dans son travail.
Le réalisateur veut montrer un film naturel, il ne cherche pas mettre des effets. Il cherche à montrer les choses sobrement. Il nous montre la différence de cultures, de communication. »

Mohamed, TGA1
Eugénie Cotton, Montreuil



J’ai bien apprécié ce film parce que, d’une part, je suis fils d’immigré donc il y a beaucoup de similitude avec ma propre histoire et d’autre part, parce que ces similitudes-là sont très bien appliquées dans le film. Le thème principal du film est la réussite d’une fille de parents immigrés d’une part, mais aussi la plus jeune fille qui est un peu perdue car elle ne comprend pas trop pourquoi sa mère veut qu’elle réussisse au niveau des diplômes. La jeune fille rejette sa haine des gens du dehors, ce qui explique son langage et son attitude. (…)
Un autre thème est celui du racisme. On peut le constater qu’à la première scène, lorsque la dame qui loue l’appartement voit Fatima qui est voilée, elle dit qu’elle a oublié les clés, juste par crainte de sa religion et de son origine.
Le réalisateur a su attribuer à chacun des personnages un rôle de très proche de la vie réelle. On retrouve la mère avec la culture de son pays natal qui essaie de transmettre sa culture à sa fille aînée et à sa plus jeune fille, elle essaie de travailler corps et âmes pour financer les études de sa fille.
Nesrine, la fille aînée, montre qu’elle est d’une part dans la culture de sa mère mais aussi dans la culture de la France. Nesrine est très mature et très fière car elle aide sa mère mais elle arrive à poursuivre ses études.
Souad joue bien le rôle de la fille rebelle, qui n’est pas fière de ses origines et pas même de sa mère. On voit qu’elle utilise un peu son côté défavorisé pour ne pas travailler à l’école. Elle utilise même très souvent cette excuse pour nier une réussite.
Le père a un bon rôle de confident. On voit que religieusement il est très loin de Fatima car il a divorcé, mais il est très proche de ses filles.
Le réalisateur n’a pas fait de rajout car il exprime via le film la vraie vie de beaucoup de familles comme ça.

Kushtrim, TGA1
Eugénie Cotton, Montreuil