L'exploitation de la ressource

Une production et un marché mondialisés

puce.gif (258 octets)     Des navires et des hommes


Types de pêche :

Le nombre de thoniers ayant tendance à diminuer (leur âge moyen était de 10 ans en 1997), le rythme élevé de croissance des captures (6% par an de 1987 à 1997) est essentiellement dû aux gains de productivité : amélioration de l'efficacité de pêche (détection, techniques de capture, utilisation d'objets agrégatifs, les DSP, etc.). On peut identifier trois principaux types de techniques de pêche au thon : à la senne, à la palangre flottante, à la canne. Voir la page concernant ces techniques.

Les thoniers senneurs comptent parmi les plus grandes unités de pêche lointaine océanique. " Seigneurs de la mer " ils traquent le thon tropical (albacore, listao, patudo) dans toutes les mers de la planète entre 10° à 15° Nord et 10° à 15° Sud de latitude. Des pays membres de l’U.E. possèdent une flotille de thoniers senneurs congélateurs : l’Espagne (47 unités), la France (32) et, maintenant aussi, l’Italie (1)..

Un exemple de thonier senneur : le Torre Giulia :

C’est ainsi que le " Torre Giulia ", construit aux chantiers Piriou, a été baptisé en juillet 1997 à Concarneau. Sistership du " Guéotec " et du " Gueriden " il appartient à l’armement italien IAT, lui-même détenu à plus de la moitié par la Cobrecaf (Compagnie bretonne de cargos frigorifiques). Il est, pour l’instant, destiné à pêcher dans les eaux seychelloises de l’océan Indien.

De longueur totale (hors tout) de 82 m, il déplace 1600 tjb (tonneaux de jauge brute) à vide, 4000 tjb à plein, et peut filer à 17 noeuds. Son équipement électronique comprend, entre autre : 2 pilotes automatiques, 2 navigateurs par satellite, 3 radars, 1 satcom, 2 sonars, 3 sondeurs, 1 ordinateur de navigation/gestion.

La senne est un immense filet tournant qui mesure 1500 mètre de long et 250 m en profondeur (40 hectares). Un seul coup de senne peut ramener de 250 à 300 tonnes de poisson. Les thons sont alors ramenés à bord par une grande épuisette mécanisée que l’on appelle " salabarde " qui remonte le thon par paquets de 5 tonnes.

La senne est un immense filet tournant qui mesure 1500 mètre de long et 250 m en profondeur (40 hectares). Un seul coup de senne peut ramener de 250 à 300 tonnes de poisson. Les thons sont alors ramenés à bord par une grande épuisette mécanisée que l’on appelle " salabarde " qui remonte le thon par paquets de 5 tonnes.

Le skiff (1) est l’embarcation qui permet de dérouler la senne autour du banc de thon.

Un peu plus de quatre minutes suffisent pour le cerner. Le skiff rejoint alors le thonier.

Le power-block (2) - sorte de grosse poulie à l’extrémité du mât de charge - permet de faire les manutentions. En arrière-plan : le nid de pie d’où la vigie peut annoncer la présence du thon.

D’après photos : " Le marin " du 4/07/1997


Les rythmes de vie à bord d’un thonier-senneur (le Torre Giulia) :

"L’essentiel de la marée se passe en recherche (chasse) et il est possible de passer une semaine ou plus sans trouver le poisson. Un coup de senne dure de 2 à 6 heures selon les circonstances. On peut en faire 4 par jour. Le travail s’effectue de jour principalement puisqu’il faut voir le poisson pour le pêcher. La nuit est consacrée au repos ou au changement de zone. Une marée dure de un à deux mois pour capturer environ 2000 tonnes de poisson. Une part de l’activité est consacrée au travail à l’usine de congélation du bord. Le thon est transformé en longes qui sont congelées puis mises en carton. Il peut également être congelé par traitement à la saumure.

L’équipage de 24 - 25 hommes  du Torre Giulia est très cosmopolite : huit français, un italien, trois seychellois, cinq sénégalais, deux malgaches, quatre ghanéens, un ivoirien et un béninois. C’est un équipage très stable dont certains membres naviguent ensemble depuis plus de 20 ans.

Cette pêche se pratique toute l’année,
les thoniers se déplaçant d’une zone à l’autre en fonction des saisons."

Témoignage : Yves Allier, patron de pêche du Torre Giulia.

puce.gif (258 octets)     Les armements et leurs pavillons

Les armements s’internationalisent. Ainsi la Cobrecaf apparaît-elle comme un des leaders mondiaux de la filière du thon tropical : la société gère douze thoniers sous pavillon français, quatre ex-russes battant pavillon des Seychelles, le Torre Giulia sous pavillon italien (immatriculé à Bari, propriété de l’armateur ITA détenu à 50% par la Cobrecaf). Elle possède aussi quatre cargos immatriculés Kerguelen. La société emploie donc environ 300 marins français, autant d’africains, 30 salariés au siège de Concarneau. (informations 1998).

Nombre d'armements ont tendance à se délocaliser vers les pays côtiers afin d'accéder plus facilement à la ressource, de bénéficier d'un main-d'oeuvre moins coûteuse et donc d'accroître leur rentabilité.

 

 

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