LA TERRE PLANETE OCEANE   

2 - L'OCEAN STRATIFIE  

2.1 - Les paramètres physico-chimiques de l'océan 

Trois paramètres fondamentaux caractérisent l'océan: la température, la salinité et la pression due à la profondeur.
La chaleur spécifique de l'eau est quatre fois plus élevée que celle de l'air. Les premiers mètres de l'océan peuvent absorber autant de chaleur que toute la colonne d'air située au dessus. L'océan est donc un immense réservoir de chaleur. La température de surface de l'océan est chaude (jusqu'à 30 °C) en zones tropicales et se refroidit (jusqu'à - 2 °C) à mesure que la latitude augmente. L'océan absorbe beaucoup plus de chaleur près de l'équateur que près des pôles. 
La répartition détaillée des températures témoigne d'une assez grande complexité : le long de l'équateur, on peut remarquer une langue d'eau plus froide à l'est des océans Atlantique et Pacifique dans l'océan Atlantique Nord, on repère une remontée vers le nord-est de l'eau chaude en provenance des Caraïbes (cf. schéma ci-dessous). La répartition des eaux chaudes et froides de l'océan dépend également des courants qui les transportent.


 L'océan est chauffé en surface par le rayonnement solaire mais celui-ci n'y pénètre pas profondément. Cela induit une stratification thermique particulièrement forte de la couche de surface. 
La température des eaux océaniques décroît donc fortement avec la profondeur. L'eau profonde est froide et relativement homogène : à titre d'exemple, 47 % de l'eau de l'Atlantique a une température comprise entre 2 et
 4 °C. Une coupe nord-sud de la température d'un océan montre une structure en pelures d'oignon: les eaux chaudes forment en surface une lentille centrée sur les latitudes tropicales. Les couches froides profondes s'étendent continûment depuis les eaux de surface des plus hautes latitudes.


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Les campagnes CITHER (CIrculation THERmohaline) ont permis de recueillir des profils de température dans l'Atlantique équatorial et méridional

  Le deuxième paramètre fondamental de l'eau de mer est sa salinité, dont les variations sont en apparence très faibles : 50 % de l'eau de mer a une salinité comprise entre 34,6 et 34,7 %o (c'est-à-dire 34,6 g/l d'eau de mer). En surface, on rencontre des eaux plus salées dans les zones tropicales (jusqu'à 37%o) et moins salées aux hautes latitudes (environ 33 %o). 
Par ailleurs la salinité de l'océan Atlantique est, en moyenne, nettement plus élevée que celle de l'océan Pacifique. Une coupe nord-sud de l'océan Atlantique fait apparaître en profondeur des masses d'eau superposées, dont chacune a une salinité relativement homogène (cf. schéma ci-dessous). Ces masses d'eau semblent s'étendre jusqu' en surface aux plus hautes latitudes.



 
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Campagnes CITHER (CIrculation THERmohaline) : profils de salinité 
dans l'Atlantique équatorial et méridional
 

  Quant au troisième paramètre, la pression, elle augmente de 105 Pa (1atmosphère) tous les dix mètres. Ceci est la conséquence directe de la masse volumique de l'eau de mer (en moyenne 1028 kg/m3) qui est près de huit cents fois supérieure à celle de l'air.

Pour en savoir plus

Site du GTD : http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Ocean/index.htm