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Blockchain et éducation

Comprendre la blockchain ou la technologie de « chaîne de blocs » ainsi que ses diverses applications sectorielles, notamment dans le monde éducatif.

Selon la définition proposée par le site BlockChain France, la « chaîne de blocs » est « une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle ». Elle se positionne plus largement dans la sphère des technologies dites de confiance comme les fablabs, les badges numériques ou les licences de partage.

Dans la littérature émergente sur le sujet, la blockchain est souvent comparée à un grand livre de comptes ou un registre réputé infalsifiable, pérenne et décentralisé composé d’une multitude de pages (blocs) liées les unes aux autres sur lesquelles sont inscrites de manière cryptée toutes les informations relatives aux transactions effectuées. Elle est par ailleurs à l'origine du célèbre réseau monétaire Bitcoin.

Les applications de la blockchain

Dans la deuxième partie de son livre blanc consacré à la chaîne de blocs, la plateforme digitale U Change passe en revue 11 exemples sectoriels : Puissance Publique, Énergie, Internet des Objets, Culture, Notariat, Covoiturage, Assurance, Vie privée, Logistique, Citoyenneté et Crowd-Equity. Par exemple, le recours à la technologie de chaîne de blocs peut faciliter la fiabilité et l'inviolabilité des bases de données administratives indispensables à toute activité économique.

Dans le domaine culturel, les auteurs soulignent que la blockchain peut apporter des moyens pour créer des outils capables d’assurer la traçabilité d’une œuvre et mettre en place des paiements automatisés et désintermédiés, via une crypto-monnaie qui rend ainsi possible des échanges directs entre amateurs et artistes comme Ujo et Peertracks. D'autres applications sont citées dans le domaine de l'immobilier, du notariat, voire même du covoiturage.

Utiliser la chaîne de blocs en éducation

La blockchain intéresse également le monde de l'éducation et de la culture comme l'illustre cet article de Denys Lamontagne, directeur de Thot Cursus. Elle s'avère particulièrement utile dans la certification numérique des diplômes ou des MOOCs par exemple, pour garantir l'authenticité des documents. Plusieurs établissements, notamment d'enseignement supérieur, se sont d'ailleurs déjà emparés de cette technologie, signale le site EducPros. Les blockchains visent à décentraliser le stockage des données à la manière de Storj, ce qui peut permettre de s'affranchir des principales plateformes infonuagiques. Le projet ZeroNet veut même aboutir à un Internet alternatif sans serveur central en s'appuyant sur la chaîne de blocs Bitcoin et le réseau pair-à-pair BitTorrent.

Sans occulter les risques éventuels propres à la blockchain, Lionel Maurel souligne les relations qui peuvent se nouer entre ce protocole et les licences Creative Commons. S'appuyant sur l'exemple de l'outil Ascribe expérimenté par l'auteur et reprenant les termes d'un billet du blog CC France, il apparaît qu'un tel service peut apporter une simplification de la procédure d'attribution et de vérification de l'œuvre, une meilleure accessibilité, un partage facilité ainsi qu'un suivi des utilisations de cette œuvre. En favorisant un mode de gouvernance ouverte, décentralisée et horizontale, certains auteurs perçoivent également un autre rapprochement, avec les Communs en particulier, dans le cadre de la production de ressources partagées.


Sources


Réseaux et médias sociaux


Veille Éducation Numérique - Publication du Centre de documentation de la DGESCO