Lecture sur écran
1. Nouveaux modes de lecture
Papier / Ecran : quelles différences
Claire Belisle
Ingénieure de recherche CNRS (doctorat en psychologie cognitive)
Vidéo : Internet et la lecture
"Claire Belisle compare le mode de lecture traditionnelle de l'information (livres, etc.) au mode de lecture lié à Internet et la navigation. Les livres imposent globalement un mode de lecture linéaire et comportent des indications sur le contexte. Avec le développement d'Internet et la navigation dans l'information par activation d'hyperliens, l'individu est obligé d'identifier l'information au fur et à mesure qu'il active des liens et en reconstituer le contexte. Il doit faire appel à de nouveaux repères pour construire les différents contextes lui permettant de savoir avec quelle catégorie dinformation il interagit. L'accès à l'information passe nécessairement par la maîtrise de ces indicateurs."
Roger Chartier
Historien spécialisé sur l’histoire du livre, de l'édition et de la lecture - Professeur au Collège de France
Interview : Il est sûr que lire la même œuvre dans une édition imprimée ou sur l’écran n’est pas lire le même livre
"Si le lecteur d'un livre imprimé n'est pas obligé d'en lire toutes les pages, la matérialité même de l'objet lui impose la perception immédiate, sensorielle, de l'importance de l'oeuvre qu'il contient. La lecture du fragment, du passage, est ainsi toujours rapportée, volontairement ou non, à la totalité textuelle dont il fait partie. Il n’en est pas ainsi avec les textes électroniques dont les fragments peuvent être extraits sans aucune perception de l’ensemble auquel ils appartiennent..."
p. 75
"Les écrans de nos ordinateurs sont des écrans d’écrits, et rien ne serait plus faux que de les inscrire dans l’opposition obsolète entre des écrans sans écrit et la galaxie Gutenberg. Mais il est vrai que, comme écrans, ils soumettent les textes à des modes d’appropriation qui sont aussi ceux de la succession jamais épuisée d’images éphémères. Le browsing n’est-il pas d’une certaine manière, une forme de zapping ? Mais il n’y a rien d’inexorable. Les techniques n’ont pas de significations, maléfiques ou bénéfiques, en elles-mêmes…"
p. 78
Dossier Demain le livre. Livres hebdo, n° 787, 4 septembre 2009, p. 75-78
Vidéo : Les mutations du livre
Comment Internet bouleverse-t-il la lecture ? À l’heure du livre numérique, les bibliothèques vont-elles disparaître ? Quelle est la place du livre dans nos sociétés ? Lit-on aujourd’hui comme on lisait hier ?
L'écrit et l'écran, une révolution en marche
"Le livre électronique ne donne plus à voir par sa forme matérielle sa différence avec les autres productions écrites. La lecture face à l'écran est une lecture discontinue, segmentée, attachée au fragment plus qu'à la totalité. N'est-elle pas, de ce fait, l'héritière directe des pratiques permises et suggérées par le codex ? Celui-ci invite, en effet, à feuilleter les textes, en prenant appui sur leurs index ou bien à "sauts et gambades" comme disait Montaigne, à comparer des passages, comme le voulait la lecture typologique de la Bible, ou à extraire et copier citations et sentences, ainsi que l'exigeait la technique humaniste des lieux communs. [...]
Le "bonheur extravagant" suscité par la bibliothèque universelle pourrait devenir une impuissante amertume s'il devait se traduire par la relégation ou, pire, la destruction des objets imprimés qui ont nourri au fil du temps les pensées et les rêves de ceux et de celles qui les ont lus. La menace n'est pas universelle, et si les incunables n'ont rien à redouter, il n'en va pas de même pour de plus humbles et plus récentes publications, périodiques ou non..."
Cédric Biagini et Guillaume Carnino
La nature du support et son environnement influencent le mode de lecture
Internet privilégie l'efficacité, l'immédiateté et la masse d'informations
"La lecture y est plus segmentée, fragmentée et discontinue. Le numérique, "hypertexte" et multimédia, induit une "hyper-attention" que des psychologues américains opposent à la deep attention (l'attention profonde) que nécessite la lecture linéaire sur papier. Le risque que la lecture classique devienne insupportable, y compris physiquement, se profile. Nous assisterions alors à la "liquidation de la faculté cognitive (...) remplacée par l'habileté informationnelle". Comme le souligne Nicholas Carr : "La dernière chose que souhaitent les entrepreneurs du Net, c'est d'encourager la lecture lente, oisive, ou concentrée. Il est de leur intérêt économique d'encourager la distraction..."
Un espace silencieux qui met en échec le culte de la vitesse
"Le livre papier, dans sa linéarité et sa finitude, dans sa matérialité et sa présence, constitue un espace silencieux qui met en échec le culte de la vitesse et la perte du sens critique. Il est un point d'ancrage, un objet d'inscription pour une pensée cohérente et articulée, hors du réseau et des flux incessants d'informations et de sollicitations : il demeure l'un des derniers lieux de résistance."
Le livre dans le tourbillon numérique - Le Monde diplomatique, n° 666, septembre 2009, p. 27
Frédéric Kaplan
Ingénieur - Chercheur en intelligence artificielle
Futur 2.0 : si les livres pouvaient parler
"La lecture est une expérience intime et solitaire. Mais les livres se souviennent et, dans certains cas, ils témoignent et offrent en différé des moments de partage. La trajectoire des livres fait leur valeur.[...]
Un nouvel “objet-livre”
"À l’heure où beaucoup s’interrogent sur le futur du livre, sur la souplesse des écrans souples, sur la numérisation automatique des oeuvres par des machines robotiques, sur la fragmentation et l’agrégation des contenus, sur l’enrichissement audiovisuel des textes, sur les perspectives fascinantes de bibliothèques qui ne prendraient pas plus d’espace qu’un ticket de métro, il me semble, malgré tout, que l’essentiel est ailleurs. [...] Le point crucial est ici la séparation entre le contenu textuel – ayant vocation à circuler, à s’échanger – et l’appareil qui, lui, est associé à un lecteur particulier et peut dans cette mesure connaître ses habitudes, son histoire, la séquence de ses lectures. L’articulation qui pourra se faire entre ces deux trajectoires – celle des lecteurs et celles des livres – est une des clés fondamentales pour comprendre les perspectives qui s’ouvrent avec cette évolution technologique.
Enrichir la lecture
"Les livres de demain pourront se rappeler une multitude de choses sur la manière dont ils sont lus : le temps passé sur chaque page, les sauts de chapitre, les retours en arrière, les passages relus plusieurs fois, les interruptions dans la lecture et même l’attention du lecteur sur chaque partie du texte. Ils sauront aussi dans quels contextes ils sont lus, qu’il s’agisse d’un wagon de train de banlieue aux heures de pointe ou du calme de la salle de lecture d’une bibliothèque. Ils sauront enfin qui les lit et qui les a lus. Ces traces viendront enrichir le livre en plus des multiples annotations, soulignements, signets que le lecteur voudrait volontairement inscrire. Le tabou de notre culture qui nous retient d’annoter ou de commenter les livres des autres pourra être enfin levé, car le lecteur pourra au choix décider à tout moment du degré d’”enrichissement” qu’il souhaite pour son expérience de lecture."
Lotta Larson
Selon Lotta Larson le livre électronique motive les jeunes lecteurs
« Lotta Larson, chercheuse à l’Université d’État du Kansas en enseignement primaire, pense que des enfants pourraient améliorer leurs compétences en utilisant le livre électronique (livrel). Sa dernière étude, dont les résultats paraitront dans le prochain numéro de la revue The Reading Teacher, lui a permis de découvrir que le livre électronique permet aux enfants des interactions qui ne pourraient pas être possibles avec des livres imprimés... »
rire.ctreq.qc.ca, 20/04/2010
Paul Soriano
Spécialiste des TIC - Président de l’Irepp (Institut de prospective de La Poste).
Les prétendus handicaps du livre (papier)
Introduction à l'ouvrage de Lorenzo Soccavo "Gutenberg 2.0
"... les prétendus handicaps du livre (de papier), à commencer par sa "clôture ", ne sont-ils pas en réalité ses principaux atouts ? Est-il bien sûr, par exemple, que le numérique introduit de l’interactivité dans un objet et une pratique qui en étaient jusqu’ici totalement dépourvus ? Eh bien justement non. Rien n’est décidément plus interactif que la lecture d’un livre. Sans jamais rien cliquer, tout lecteur emporté par le texte pourtant immobile ne cesse d’établir des liens imaginaires avec un univers (un réseau ?) qui le déborde de toutes parts. On peut même se demander si l’introduction d’un dispositif technique d’interactivité (les liens de l’hypertexte) ne risque pas de faire obstacle à l’interactivité symbolique qui hante tous les bons livres. N’est-ce pas déjà le cas lorsque nous regardons un roman "adapté" au cinéma : un déficit d’interactivité ?
La bibliothèque imaginaire ressemble certes plus à un inextricable réseau de références croisées qu’à ces alignements figés d’ouvrages achevés que nous nommons communément "bibliothèque".
Et encore faudrait-il inclure dans ce réseau, les livres que l’on a à peine parcourus, ceux dont on à seulement entendu parler, ceux que l’on a lus et oubliés, mais dont on peut néanmoins légitimement parler, si l’on en croit Pierre Bayard, un universitaire qui sait Comment parler des livres que l’on a pas lus..."
Forum Livres Hebdo
Forum Livres Hebdo : Nouveaux modes de lectures, nouvelles offres éditoriales
Ce forum, organisé par Livres Hebdo, s'est déroulé le 7 mai 2010. Lors de ce forum ont été abordés d'une part les métamorphoses de la lecture avec le numérique et d'autre part les enjeux économiques du numérique.
Les vidéos des intervenants de ce forum sont en ligne sur Dailymotion.
Interventions concernant les métamorphoses de la lecture :
- Thierry Bacino , professeur de psychologie cognitive, université Sophia Antipolis, Nice. Comment l'écran change le lecteur ,
, 15'.
- Claire Belisle, ingénieure de recherche CNRS en sciences humaines et sociales : Réflexion sur la lecture numérique et le plaisir de lire ,
, 12'.
- Alain Giffard, directeur du Groupement d’intérêt scientifique Culture & Médias numériques : Rapport au livre numérique et pratique de lecture ,
, 10'.
- Françoise Benhamou, professeur à l'université Paris 13, intervient sur l'économie du livre et le consentement à payer de la part des consommateurs ,
, 11'.
Forum Livre Hebdo, 7 mai 2010
BBF
Critique de la lecture numérique à partir de The Shallows de Nicholas Carr dans le BBF.
Lire sur internet, est-ce toujours lire ?
« Depuis 5 000 ans, et l'invention de l'écriture, la lecture réclame de l'attention, et, à cette aune, la lecture sur des supports numériques relève pour l'instant de la pseudo-lecture, du butinage, du surf. L'attention du lecteur est dispersée, ce dont témoigne par exemple l'utilisation des liens hypertextes. Par ailleurs, la lecture numérique a changé notre rapport au temps, facilitant l'accès aux informations mais pas forcément leur mémorisation. Pour l'instant, la majorité des supports numériques entraînent chez le lecteur une certaine fatigue visuelle. Mais les procédés d'affichage, en constant progrès, laissent penser que le dépassement du livre papier par les supports numériques est pour demain. »
BBF 2011 - t. 56, n° 5
Notion d'hypertexte
Définitions
Hypertexte
Préfixe hyper du grec huper : au dessus, au-delà
En français : hypertexte de hyper- et texte
En anglais : hypertext
Système de renvois permettant de passer directement d'une partie d'un document à une autre, ou d'un document à d'autres documents choisis comme pertinents par l'auteur.
(Définition de la Commission générale de terminologie et de néologie - France).
Présentation de l'information qui permet une lecture non linéaire grâce à la présence de liens sémantiques activables dans les documents.
Dans le Web, on parle beaucoup d'hypertexte alors qu'il s'agit de plus en plus d'hypermédia puisque les données peuvent se présenter sous la forme de texte, d'image ou de son.
(Définition de l'Office québécois de la langue française)
Grand dictionnaire terminologique
Hyperlien
En français : hyperlien de hyper- et lien (synonyme : lien hypertexte)
En anglais : hypertext link (synonyme : hyperlink)
Connexion activable à la demande dans le Web, reliant des données textuelles ayant une relation de complémentarité les unes avec les autres, et ce, où qu'elles se trouvent dans Internet.
(Définition de l'Office québécois de la langue française)
Grand dictionnaire terminologique
Hypermédia
En français : hypermédia de hyper- et média (synonyme : lien hypertexte)
Au pluriel : des hypermédias, des documents hypermédias, des liens hypermédias
En anglais : hypermedia
Extension de l'hypertexte à des données multimédias, permettant d'inclure des liens entre des éléments textuels, visuels et sonores.
(Définition de l'Office québécois de la langue française)
Grand dictionnaire terminologique
Multimédia
En français : multimédia
Au pluriel : des multimédias, des documents multimédias
En anglais : multimedia
Technologie de l'information permettant l'utilisation simultanée de plusieurs types de données numériques (textuelles, visuelles et sonores) à l'intérieur d'une même application ou d'un même support, et cela, en y intégrant l'interactivité apportée par l'informatique. L'interactivité constitue un élément clé du multimédia.
(Définition de l'Office québécois de la langue française)
Caractéristiques
Un système de liens (intra et inter documents) et de noeuds
"Différents types de noeuds d’information sont interconnectés par des liens mécaniques, indépendamment de leur location physique, et en cela les systèmes hyper médias se différencient des encyclopédies. Les noeuds peuvent être des textes, des graphiques, et avec l’hypermédia, des extraits sonores, des séquences vidéos, des animations et des programmes. Les liens relient les noeuds, sur un mode soit référentiel, soit hiérarchique, soit analogique, soit selon tout autre type de lien que construit l’auteur. Ainsi un système hypertexte n’a pas de structure comme telle, et chacun peut le parcourir à sa façon."
Belisle, Claire. Navigation et hypermédia. Séminaire DAFCO
Hypertextualité et multimodalité
"L'hypertexte (...) permet, à partir d'un mot, d'accéder aux autres occurrences de ce mot dans le texte par l'intermédiaire d'un pointeur, ce que l'on appelle un lien hypertextuel, et qui est l'analogue exacte d'un index.
Avec l'informatique l'automatisation des procédures d'accès facilite grandement cette opération qui peut même être encore généralisée : il est loisible de construire n'importe quel lien hypertextuel non seulement d'un mot vers ses différentes occurrences, mais aussi d'un mot vers sa définition, d'un mot vers son équivalent dans une autre langue, d'un mot vers ses synonymes, d'un mot vers sa transcription phonétique, les possibilités sont infinies.
De plus, jointe à la multimodalité, l'hypertextualité permet d'associer à une zone d'un schéma ou d'une image, des éléments textuels ou d'autres images, et à un mot, une photographie, un son, une séquence filmique... C'est ce mixte de multimodalité et d'hypertextualité que l'on appelle l'hypermédia."
Ganascia, Jean-Gabriel. Le livre électronique : réflexion de prospective. CNRS, 2000
Un texte multidimensionnel
"C'est un texte multidimensionnel, ce qui ne veut pas dire qu'il y ait absence de structure. Comme le précise Pierre Levy, "la non linéarité sur le plan conceptuel n'a rien de nouveau ; il y a peu de gens qui lisent un dictionnaire de la première à la dernière page... L'organisation d'un hypertexte reflète la structure mentale de son concepteur ; cependant, chaque utilisateur peut adopter un parcours spécifique qui lui permettra d'adapter sa lecture à son niveau de compréhension."
Fancea, Pascal. La création multimédia en classe. CRDP de l'académie de Grenoble, octobre 2001
Un document qui peut expliciter la multiplicité des niveaux d'analyse et des points de vue possibles sur un même objet
"L'hypertexte est un document qui peut parfaitement expliciter la multiplicité des niveaux d'analyse et des points de vue possibles sur un même objet. Autrement dit, l'hypertexte concrétise et rend visible le perspectivisme nécessaire à l'appréhension de certains concepts. (...). Autrement dit, l'hypertexte permet non seulement de multiplier indéfiniment les points de vue autour d'un concept, mais également de faire prendre conscience au lecteur du rapport entre un point de vue particulier et la définition spécifique que ce point de vue exprime sur l'objet..."
La non-linéarité ajoute à l'hypertexte une dimension nouvelle que ne contient pas le texte
"L'écriture et la lecture d'un hypertexte (...) procèdent plutôt par sauts d'un fragment à un autre, par ajouts et retraits de noeuds et de liens, par constructions et déconstructions de réseaux et d'unités d'information, sans parler de la programmation et de ses récursions et autres emboîtements (...). La non-linéarité ajoute à l'hypertexte une dimension nouvelle que ne contient pas le texte. C'est cette dimension de plus qui permet à l'hypertexte de décrire et d'exposer des concepts et des objets complexes."
Typologie
Typologie d'Hélène Godinet
hypertexte définitionnel
hypertexte littéraire
hypertexte narratif
hypertexte documentaire
hypertexte éducatif
Hypertexte. Vous avez dit... hypertexte ? IUFM de l'Académie de Grenoble
Typologie de l'Office québécois de la langue française
hyperlien absolu
hyperlien externe
hyperlien interne
hyperlien local
hyperlien relatif
Repères historiques
Les pères de l'hypertexte
- Vannevar Bush,
- Theodore Nelson,
- Bill Atkinson,
- Tim Berners Lee.
Godinet, Hélène. Vous avez dit... hypertexte ? IUFM de l'Académie de Grenoble
Du texte à l'hypertexte : vers une épistémologie de la discursivité hypertextuelle
- Introduction
- Les données et les idées
- L'ordre et le désordre
- Hypertexte et raisonnement
- Les figures du discours hypertextuel
- Espace d'écriture
- Une énonciation piétonnière
Clément, Jean. Du texte à l'hypertexte: vers une épistémologie de la discursivité hypertextuelle
L'hypertexte : historique et applications en bibliothéconomie
- Vannevar Bush
- Paul Otlet
- H. G. Wells
- Douglas C. Engelbart
- Theodor Holm Nelson
- Bill Atkinson
- Tim Berners-Lee et le World Wide Web
Teasdale, Guy. L'hypertexte: historique et applications en bibliothéconomie. Université de Montréal
Brève histoire d'Internet
- Au commencement...
- Premières briques
1969 : l'Arpanet
1971 : le courrier électronique
1973 : TCP/IP
1983 : le DNS
- Le boom
1989 : le World Wide Web
1993 : Mosaic
1995-2003 : la guerre des navigateurs
- Et maintenant...
Page Web des Tuteurs informatique de l'École Normale supérieure
Historique du Web
Les premières années de cet historique sont largement basées sur A Little History of the World Wide Web (toutes les sources de ce chapitre sont en anglais).
Wikipédia
Wikipedia.org
Quelques dates
1934
Paul Otlet : Traité de documentation
"... le Belge Paul Otlet, pourrait avoir eu une "vision de Xanadu" plusieurs années avant tout le monde... En 1934, Otlet publiait son magistral Traité de documentation qui était une synthèse de ses 40 ans de pratiques documentaires. Le traité de documentation est également le premier ouvrage moderne traitant du problème général de l'organisation de l'information... Dans cet ouvrage, Otlet présentait également une vision très imaginative de l'avenir de la documentation qui est tout aussi révolutionnaire que celle de Bush."
Teasdale, Guy. L'hypertexte: historique et applications en bibliothéconomie. Université de Montréal
1936
H. G. Wells : Encyclopédie Permanente Universelle (Permanent World Encyclopaedia)
"Dans une conférence donnée en 1936 et publiée en 1938, Wells exposait bien avant Bush sa conception d'une encyclopédie mondiale qui pourrait: "... spread like a nervous network... knitting all the intellectual workers of the world through a common interest and a common medium of expression into a more and more conscious cooperating unity".
Teasdale, Guy. L'hypertexte: historique et applications en bibliothéconomie. Université de Montréal
1945
Vannevar Bush : projet du MEMEX (MEmory Extender)
"L'idée [de Wells] est reprise par Vannevar Bush dans l'article "As we may think" paru en juillet 1945. Bush était le directeur de l'office américain de recherche et de développement scientifique. Il désirait créer une machine multimédia à base de microfilms, dans laquelle il aurait pu stocker toute sorte de documents, aussi bien des livres que des enregistrements. Son système, appelé Memex... avait pour objectif de permettre au spécialiste d'une discipline de suivre l'évolution de la recherche sans être submergé par l'information, ni dépassé par les difficultés à y accéder. Le Memex n'a jamais vu le jour faute de technologie appropriée."
Heutte, Jean (dir.). Est-il pertinent de concevoir des hyperdocuments avec ses élèves ? 2001
1945
Douglas C. Engelbart : invention de concepts et d'outils bureautiques (notamment la souris)
"Son équipe de travail est multidisciplinaire: on y retrouve des psychologues, des programmeurs, des ingénieurs en informatique, des spécialistes en intelligence artificielle, en analyse de systèmes, en "display engineering", en management, en psycho-linguistique et enfin des spécialistes en information. Il a inventé de nombreux outils reliés de près à la technologie hypertexte telle que nous la connaissons aujourd'hui : l'édition de texte à l'écran, la souris, les liens entre différents ensembles d'information, les fenêtres, l'hypermédia, des concepts de bureautique etc... "
Teasdale, Guy. L'hypertexte: historique et applications en bibliothéconomie. Université de Montréal
1965
Theodor Holm Nelson : invention des termes "hypertexte" et "hypermédia" et du système Xanadu
"On attribue à Ted Nelson, bien qu'il ne l'ait pas déposé, l'invention du néologisme "hypertexte".
Il rêve d'un réseau, accessible en ligne, en temps réel, qui permettrait à chacun de lire, écrire, commenter, relier des documents de tous types.
L'idée sur laquelle repose ce système, nommé Xanadu, est de disposer d'un fonds commun rassemblant les documents de l'humanité, "the magic place of literary memory where nothing is forgotten". Tout le monde pourrait y accéder, y insérer des documents et y établir des liens ..."
Godinet, Hélène. Hypertexte. Vous avez dit... hypertexte ? IUFM de l'Académie de Grenoble
1987
Bill Atkinson : développement de l'hypercard
"Le système Hypercard offre un environnement dans lequel la barrière entre programmation et hypertexte disparaît. Associé au langage Hypertalk, il permet de réaliser des documents non-linéaires, les "piles", constitués de différentes "cartes" modulaires, de passer d'une carte à l'autre à l'aide de "boutons". Il peut être considéré comme une des premières implantations grand public du concept d'hypertexte. Ce logiciel a été distribué, dès 1987, à tout acquéreur d'un ordinateur Macintosh d'Apple."
Godinet, Hélène. Hypertexte. Vous avez dit... hypertexte ? IUFM de l'Académie de Grenoble
1989
Tim berners-Lee : projet du World Wide Web
"En 1980, alors qu'il travaille comme consultant extérieur au CERN à Genève, il écrit un premier logiciel de stockage d'informations utilisant des associations aléatoires. Ce projet qu'il avait nommé « Enquire » est mis au placard, mais c'est lui qui servira de base plus tard au World Wide Web...
En 1989, il propose un projet d'hypertexte qu'il appelle WorldWideWeb (il avait pensé aussi à l'appeler Information Mesh (maillage d'informations), Mine of Information, ou encore Information Mine (mine d'informations)). Le but est de rassembler les connaissances de tous dans une « toile » de documents. Il conçoit alors en octobre 1990 le premier serveur HTTP et le premier navigateur Web. Son logiciel est distribué sur Internet durant l'été 1991."
Lecture hypertextuelle
Catherine Becchetti-Bizot
Inspecteur général de Lettres
Textes et TICE : rendre visible l’invisible, communiquer avec ce qui est absent
"Lire sur support écran, écrire avec un clavier d’ordinateur, naviguer sur la Toile, en effet, c’est effectuer une série d’opérations manuelles (cliquer sur des liens, ouvrir des fenêtres, faire apparaître ou défiler des pages, mettre en relation des documents…), mais aussi visuelles et auditives, qui induisent des postures intellectuelles nouvelles – où le lecteur est à la fois un explorateur, un spectateur et un intervenant ou un auteur – et impliquant de nouvelles responsabilités.
Il semble que soient réactivées ici des opérations de la pensée qui ont sans doute présidé à l’invention de l’écriture : rendre visible
l’invisible, communiquer avec ce qui est absent, mettre en relation des éléments épars pour les élever au statut de signes et découvrir ainsi, en les reconstruisant, les significations présentes en arrière du monde : derrière l’écran.
L’écran d’ordinateur permet ainsi de métaphoriser et de faire revivre toutes les potentialités de ce que Jack Goody a appelé une technologie de l’intellect , en l’occurrence l’écriture."
Jean Clément
Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication au département Hypermédias de l'université Paris VIII
Cette idée d'interaction entre l'homme et la machine au sein d'un système complexe me paraît caractériser l'hypertexte et le distinguer d'autres dispositifs
"Cette idée d'interaction entre l'homme et la machine au sein d'un système complexe me paraît caractériser l'hypertexte et le distinguer d'autres dispositifs avec lesquels il peut être associé mais ne doit pas être confondu, tels que les systèmes experts ou les bases de données. Ceux-ci requièrent naturellement eux aussi l'intervention de l'homme. Ils ne peuvent traiter l'information que si on leur a préalablement fourni non seulement la matière première, mais aussi les programmes de traitement qui s'y appliqueront. Et à cette "écriture" par l'homme correspond, en sortie, la nécessité d'une "lecture" humaine des résultats (encore que l'information obtenue puisse être utilisée par un robot sans intervention humaine). L'idée que je défends ici est que l'hypertexte peut s'envisager comme un système à la fois matériel et intellectuel dans lequel un acteur humain interagit avec des informations qu'il fait naître d'un parcours et qui modifient en retour ses représentations et ses demandes."
Christian Vandendorpre
Professeur à l'Université d'Ottawa (Canada) et sémioticien spécialisé dans les théories de la lecture
Surfer dans un labyrinthe ?
"Deux images reviennent constamment lorsqu'il est question du Web : le labyrinthe et le surf. Ainsi juxtaposés, ces deux réseaux métaphoriques ne manquent pas d'apparaître contradictoires et produisent des résonances étranges. Un examen de leurs points de jonction devrait nous permettre de cerner certains aspects fondamentaux de la poétique et de la pratique de l'Internet.
La métaphore du surf rend bien compte de la rapidité du lecteur qui se déplace à travers des masses de documents. Elle évoque à la fois l'activité musculaire liée au maniement d'un pointeur omniprésent et la technique consommée de l'expert qui réussit à se maintenir sur la crête de la vague en suivant les courants. En même temps, cette métaphore convient bien à l'aspect fragmenté de l'information disponible sur le Web et qu'on ne peut trop souvent appréhender que superficiellement."
Pierre Lévy
Philosophe - Auteur de "L'intelligence collective"
L'hypertexte : virtualisation du texte et virtualisation de la lecture
"Considérons d'abord la chose du côté du lecteur. Si l'on définit un hypertexte comme un espace de parcours de lecture possibles, un texte apparaît comme une lecture particulière d'un hypertexte. Le navigateur participe donc à la rédaction ou tout au moins à l'édition du texte qu'il "lit" puisqu'il détermine son organisation finale (la dispositio de l'ancienne rhétorique).
Le navigateur peut se faire auteur de façon plus profonde qu'en parcourant un réseau préétabli : en participant à la structuration de l'hypertexte, en créant de nouveaux liens. Certains systèmes enregistrent les chemins de lecture et renforcent (rendent plus visibles, par exemple) ou affaiblissent les liens en fonction de la manière dont ils sont parcourus par la communauté des navigateurs.
Enfin, les lecteurs peuvent non seulement modifier les liens mais également ajouter ou modifier des noeuds (textes, images, etc.), connecter un hyperdocument à un autre et faire ainsi un seul document de deux hypertextes séparés ou tracer des liens hypertextuels entre une multitude de documents. [...] Ainsi l'écriture et la lecture échangent-ils leurs rôles. [...] Depuis l'hypertexte, toute lecture est un acte d'écriture."
"l'hypertexte ne se déduit pas logiquement du texte-source. Il résulte d'une série de décisions : réglage de la taille des noeuds ou des modules élémentaires, agencement des connexions, structure de l'interface de navigation, etc. Dans le cas d'une hypertextualisation automatique, ces choix (l'invention de cet hypertexte-là) seront intervenus au niveau de la conception et de la sélection du logiciel."
Sur les chemins du virtuel. Département Hypermédia de l'Université Paris 8 [date non indiquée]
Ergonomie et accessibilité
La lisibilité en question
Emmanuel Sylvestre
Documents électroniques : la lisibilité en question
Emmanuel Sylvestre
Il convient de distinguer deux types de lisibilité :
- Surface : relative à la perception visuelle. Le texte utilisant une présentation ergonomique facilite la lecture.
- Profonde : relative à la compréhension. Le texte contenant un vocabulaire courant, des phrases simples et une structure cohérente est plus facile à comprendre...
Cet article se centre sur la lisibilité de surface et il contient des recommandations issues de la recherche pour améliorer la lisibilité du texte à l'écran.
"La lisibilité des documents à l'écran peut être améliorée en tenant compte de certains paramètres : taille et style de la police d’écriture, contraste entre la couleur de la police et l’arrière-plan de la page, nombre de caractères par ligne de texte. Respecter ces règles permettrait d’éviter une fatigue visuelle et d’améliorer l’efficacité de la lecture.
Critères de lisibilité
Bastien et Scapin
Critères de lisibilité selon Bastien et Scapin
Bastien et Scapin ont défini des critères de lisibilité dans un rapport de l'INRIA qui fait référence.
1. Guidage
2. Charge de travail
3. Contrôle explicite
4. Adaptabilité
5. Gestion des erreurs
6. Homogénéité / Cohérence
7. Signifiance des codes et Dénominations
8. Compatibilité
3 caractéristiques
"Les critères ergonomiques ont trois caractéristiques qui les distinguent d'autres activités ergonomiques et en font un outil de choix :
- Ils sont basés sur une analyse de l'interface, activité plus rapide et moins dispendieuse que les tests d'utilisabilité ;
- Ils sont utilisables par des non-spécialistes du domaine de l'utilisabilité ;
- Ils sont suffisament explicites pour permettre des mesures précises, puis suffisament standardisés pour donner des résultats reproductibles."
Deux résumés du rapport
ergoweb.ca
Tecfa.unige.ch
Le rapport intégral
Critères Ergonomiques pour les Interactions Homme-Environnements Virtuels : définitions, justifications et exemple
Rapport de recherche de l'INRIA - Rocquencourt , Equipe : MERLIN - Mars 2005 - 47 p.
Télécharger le rapport sur le site de l'INRIAPDF file (533 Ko)
L'écran efficace
Joëlle Cohen - Xavier Casanova
1. Trois lois fondamentales de la perception visuelle
Joëlle Cohen
"Les lois de la perception visuelle ne peuvent être négligées par les concepteurs de services d’information en ligne, qui doivent bien connaître et maîtriser les processus d’identification, d’intégration et de mémorisation de l’information. En raison de la structure complexe des documents électroniques et des modalités spécifiques de navigation et de lecture à l’écran, l’organisation graphique des informations oblige à respecter les principes de l’ergonomie visuelle et cognitive. Après avoir rappelé et illustré les caractéristiques fondamentales de la vision, cette étude s’achève par la présentation d’un exemple d’application : l’évolution de la page d’accueil d’un site intranet."
"les lois fondamentales de la perception visuelle président à toute organisation visuelle de l’information. Spontanément, l’oeil hiérarchise, ordonne et catégorise les objets en fonction de leurs similitudes, de leurs différences et de leurs oppositions. La recherche systématique d’une adéquation logique entre les propriétés perceptives du référent (les données) et celles du signifiant (leurs habillages graphiques) permet de solliciter le canal visuel dans des conditions optimales de rapidité et d’efficacité. Véhiculer visuellement du sens, c’est garantir à l’usager une richesse inférentielle, une sélectivité des informations et un gain cognitif."
1. La vision est instantanée
2. La vision ordonne
3. La vision regroupe
Documentaliste - Sciences de l’information 2000, vol. 37, n° 3-4, p. 192-198
2. Une approche cognitive des objets graphiques
Joëlle Cohen, Xavier Casanova
Les auteurs expliquent comment "intégrer dans sa démarche l’ensemble des processus cognitifs fondamentaux, de l’extraction des informations à leur exploitation, en passant par leur interprétation et leur mémorisation. L’écran efficace est celui où l’adéquation du fond à la forme déclenche la perception immédiate des relations qui relient tous les objets graphiques."
Une grille d’analyse visuelle reprend de façon synthétique l’ensemble de cette réflexion. Elle met en oeuvre 24 critères qui s'inscrivent sur une échelle qualitative comportant 3 gradations. Les critères sont organisés autour de trois axes : indicateurs perceptifs, indicateurs graphiques, indicateur d'orientation (interactivité). Des commentaires très intéressants sont donnés.
1. Extraction des informations
- La vision met en jeu des récepteurs spécialisés : l’exemple de la vision centrale et de la vision périphérique
- La vision conduit à percevoir instantanément le tout avant les parties : le processus de groupement et les lois de la Gestalttheorie
2. Interprétation des informations
- Un phénomène graphique est pertinent s’il est intentionnel, congru et interprétable
- Un objet graphique est bien formé si on peut tirer de sa forme des conclusions valides
3. Mémorisation des informations
- Une mémoire transitoire, limitée et fragile : la mémoire à court terme
- Des mémoires plus vastes et plus solides : les mémoires à long terme
4. Exploitation des informations
- Explorer par une stratégie de lecture : passer au crible, échantillonner, sonder
Documentaliste - Sciences de l'information, vol. 37 n° 3-4, septembre 2000, p. 192-198
Accessibilité pour les handicapés
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Handicap et TICE
Voir notamment
Politique en faveur des handicapés : accessibilité numérique
Ressources et aides techniques dans l'enseignement
Bibliographie-webographie sur l'accessibilité numérique
Papier et encre électroniques
Se reporter au dossier d'Éduscol
Livre éléctronique, livre numérique (e-book)
Voir notamment
la partie consacrée au papier et à l'encre électroniques
Animations et ateliers
Le Labo BnF
Le Labo BnF se décline sur plusieurs dispositifs :
- l’espace permanent, (hall Est de la BnF)
- l’Internet,
- des conférences et des ateliers.
La réflexion et les échanges que l’espace permanent souhaite initier se prolongent sur le web.
- un site http://labo.bnf.fr
- un blog http://labobnf.blogspot.com
- un fil Twitter http://twitter.com/LaboBnF
« L’Internet permet de faire du Labo BnF un laboratoire permanent, bénéficiant en temps réel des informations et du retour d’expérience des acteurs de la chaîne de la connaissance. Il permet de profiter d’autres expérimentations déployées dans le monde. Il informe sur les nouveautés que le public peut venir voir sur place ou lors de conférences et d’ateliers. »
Les animations
« La rupture que provoque le papier électronique constitue le point de départ de la réflexion. Les pôles d’animation abordent les problématiques des pratiques d’écriture, de lecture et de contribution que permettent désormais les nouveaux supports. Les animations ont vocation à présenter des prototypes élaborés par les laboratoires de recherche et développement, et à évoluer en fonction de l’émergence de nouvelles technologies et de nouveaux usages. Pour chacun de ces pôles, la signalétique est assurée par des écrans à base de papier électronique (format A7) qui diffusent les informations pratiques relatives à chaque animation. »
Mur de sélection
« Un grand écran permet au visiteur de sélectionner, consulter et extraire des contenus de façon tactile. Avec son système d’extraction et de distribution de contenus vers les postes de consultation, il préfigure les ressources de la bibliothèque de demain. »
Réalité augmentée
« La réalité augmentée envahit notre quotidien. La caméra du téléphone mobile complète la vue d’une rue par des explications sur les monuments ou la direction de la station de métro la plus proche, un simple marqueur présenté à une caméra fait surgir une construction comme le faisaient les livres en carton d’antan... Dans ce pôle d’animation, un poste à caméra et haut-parleur spatial intégrés à un écran plat permet au visiteur d’appréhender de nouveaux modes de consultation de fonds spécifiques (de type architecture, costumes, etc.) via les applications de réalité augmentée. »
Cognitif et bibliothèque
« Les sciences cognitives peuvent apporter différents niveaux d’assistance : recherches complexes, interprétation dans des langues ou contextes différents, situations imprévues, comme par exemple un livre qui a changé de nom dans sa référence. Ce dispositif, placé au coeur du Labo, est constitué d’un robot de petite taille conçu par l’Institut de Systèmes Intelligents et de Robotique (UPMC) qui permet d’appréhender les problématiques cognitives. Ce robot a vocation à interpréter des directives vocales et, à terme, gestuelles. »
Lectures numériques
« Huit assises intégrant chacune une tablette de lecture invitent le visiteur à consulter des contenus de différents ouvrages, issus des collections numérisées de la BnF. »
Porte vers la connaissance
« L’encre électronique approche au plus près les médias traditionnels, attirant les écrivains et les artistes. Communicante, elle permet une mise à jour et une contribution en temps réel, à distance. De haute résolution, elle procure des usages uniques pour la communication : typographies, illustrations, cartes, schémas. Ecologique, elle ne consomme que lors d’un changement d’état. Les dispositifs intègrent des encres, substrats et composants électroniques adaptés aux contenus et à leurs traitements, enrichis d’audio, d’animation, de vidéo. Une feuille de papier électronique flexible (format A5) diffuse ainsi des contenus issus des collections numérisées de la BnF ainsi que de la presse en temps réel, des blogs ou des flux de réseaux sociaux. »
Écriture et création
« L’une des fonctions essentielles du papier électronique est l’écriture. A l’instar du support classique, il permet de marquer, surligner, dessiner, avec la précision du stylo ou du marqueur. Le visiteur peut écrire sur une feuille de papier électronique couleur (format A4) grâce à un stylet. Cet e-paper deviendra à terme un livre d’or dont les témoignages seront relayés sur Internet. »
État de l’art
Dans quelque temps, la feuille flexible (à base d’encre électronique) sera la porte d’entrée universelle vers la connaissance, avec des interfaces et des capteurs rendant l’utilisation totalement intuitive. Le livre du futur prendra en compte l’ensemble des médias : une vitrine fermée présente des dispositifs de type console de poche, netbook, tablette, etc. diffusant des contenus spécifiques propres à chaque technologie. »
Développement durable
« Bon nombre d’applications de l’informatique ne nécessitent que très peu de la puissance des ordinateurs et des écrans. Pour diffuser un message qui change peu, l’électronique classique demande une alimentation continue. L’encre électronique consomme si peu que de simples cellules photovoltaïques suffisent, et l’affichage tient sans électricité. Dans cette animation, l’éclairage est actionné par les visiteurs et permet de prendre la mesure du peu d’énergie nécessaire à la mise à jour d’une feuille de papier électronique. »
Livre enrichi
« La tablette tactile inaugure l’ère du post-livre et du post-ordinateur. De nouvelles créations, plurimédia, interactives, réagissant à des capteurs différents (distance, orientation, température, accéléromètre, présence, difficulté de lecture, d’écriture…) vont bientôt faire partie du paysage courant. Ainsi, l’accès aux collections, leur diffusion, la contribution des lecteurs, l’assistance à la recherche seront facilités par ces nouvelles interfaces. »
Nouvel affichage
« Un panneau d’affichage à base de papier électronique (format A3 couleur) diffuse des planches de gravure, des journaux…»
Extrait du dossier de presse
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LABO.bnf.fr PDF 11 p.
