Le Gulf Stream et le courant du Labrador

Juan Ponce de Léon, explorateur espagnol qui partit vers les Indes Occidentales avec la deuxième expédition de Christophe Colomb en 1493, décrit le Gulf Stream en 1513. Ses eaux bleues se distinguent de celles plus vertes de l'Atlantique. Ce courant est cartographié dès 1770. Jules Verne en parle dans Vingt Mille Lieues sous les mers . L'apport de l'observation à partir des satellites a enrichi de façon fantastique la connaissance des océans et des courants.

NOAA-15: 16 Feb 2002 23:40:56

Cette carte du nord-ouest de l'Atlantique donne des renseignements thermiques. Les eaux chaudes sont représentées en orange et jaune, les froides en bleu et vert. Une remontée d'eau chaude depuis la mer des Caraïbes s'écarte de la côte américaine, au fur et à mesure de son trajet vers le Nord : il s'agit du Gulf Stream.
Des eaux froides provenant de l'océan Arctique descendent le long de cette côte, isolant celle-ci des eaux d'origine tropicale. Il s'agit du courant du Labrador.
Des tourbillons prennent naissance dans les zones de contact des deux courants, entraînant un mélange partiel de leurs eaux et donc des transferts énergétiques entre les zones tropicales et les zones tempérées.

 
Le graphique montre l'évolution de la température de l'eau à 35°N, entre la côte américaine et 70°W.
Ce transect passe par le Gulf Stream et met en évidence l'existence de fronts où la température change très brutalement
.
Le Gulf Stream est bien un courant formé d'eaux très différentes de celles du Nord de l'Atlantique.
     
  Les courants peuvent également être repérés parce qu'ils entraînent des modifications altimétriques des océans. Les eaux chaudes du Gulf Stream sont en relief par rapport aux eaux plus froides, en particulier celles du courant du Labrador. La carte suivante met en évidence la circulation Ouest-Est des eaux issues du Gulf Stream et la descente des eaux d'origine arctique. La dérive nord-atlantique qui forme l'extension du Gulf Stream, coule, en passant le long de la côte sud du Labrador, vers la côte ouest de l'Europe.  
 
 
     
 

Jules Verne parle du Gulf Stream, courant qui "entoure de ses anneaux d'eau chaude cette portion de l'Océan froide, tranquille, immobile, que l'on appelle la mer de Sargasses". Mais, seule la partie ascendante, des Caraïbes à Terre-Neuve, devrait porter ce nom.

 

     
 

Mais que sont les Sargasses ?
toujours chez Jules Verne :
Telle était cette région que le Nautilus visitait en ce moment, une prairie véritable, un tapis serré d'algues, de fucus natans, de raisins du tropique, si épais, si compact, que l'étrave d'un bâtiment ne l'eût pas déchiré sans peine.

  Donc une zone riche en algues, et peut-être des méduses pour les tortues luth, mais sans doute auraient-elles du mal à y nager?
On devrait grâce à l'imagerie satellitale pouvoir repérer ces algues et donc visualiser la mer des Sargasses.
 

 

  Source de l'image NOAA http://www.rsmas.miami.edu/environment/imagery
  Les images sont mises à jour très régulièrement  
Source principale des images du Gulf Stream http://fermi.jhuapl.edu/avhrr/gs_n/index.html
    http://fermi.jhuapl.edu/avhrr/SW/index.html
Site de sélection des cartes altimétriques (mise à jour régulière)
http://ibis.grdl.noaa.gov/SAT/near_rt/index.html
 
http://www-ccar.colorado.edu/cgi-realtime/gulfstream-real-time_ssh/gulfstream-real-time.pl