Alors qu’en 2006, la CNIL avait accepté le principe de reconnaissance biométrique basé sur le contour de la main, elle vient de refuser celui proposé par une cantine scolaire sur la base du réseau veineux des doigts de la main. Ce dispositif avait, pour cette cantine, trois objectifs principaux : permettre de débloquer le plateau, tenir la comptabilité et suivre le passage des utilisateurs.
Derrière sa décision, la Commission entend respecter deux principes fondateurs du droit à la protection des données à caractère personnel, le principe de finalité et de proportionnalité poursuivie (en l'occurrence, la gestion de la cantine scolaire). A la lumière de ces principes, deux critères ont été examinés :
Sur ces deux points, le système veineux a été jugé trop intrusif au regard de la protection de la vie privée. Le réseau veineux est, en effet, une donnée qui n'évolue pas dans le temps et qui pourrait permettre d’identifier une personne tout au long de sa vie, ce qui constitue un risque trop important en termes de protection des données personnelles.
En savoir plus : http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/biometrie-la-cnil-refuse-lutilisation-du-reseau-veineux-dans-une-cantine-scolaire/
Publié le 23 décembre 2011