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Classe citoyenne

(Expérimentation terminée)
 

Collège International Joseph Vernier

33 RUE VERNIER , 06000 NICE
Site : http://www.ac-nice.fr/vernier/accueil.html
Auteur : Amélie Descamps
Mél : Amelie.descamps@agora06.fr
  Un « tribunal » constitué d'élèves pour traiter les infractions au règlement intérieur et les incivilités et les prévenir.

  Plus-value de l'action
  L'action apporte un climat de classe plus serein et améliore la qualité des relations entre adultes et élèves. La punition, qui est mieux comprise, génère moins de «marchandage» ou de rancoeur. Les situations les plus virulentes sont désamorcées ce qui évite une escalade vers la violence. Les punitions reprennent du sens. Le point bilan réalisé chaque lundi permet une mise en garde envers les élèves dont le comportement se détériore. Le recadrage immédiat a pour but d'éviter l'installation d'un élève dans un rôle de perturbateur.
  Nombre d'élèves et niveau(x) concernés
  Une classe de 4e
  A l'origine
  Le collège Vernier est situé en zone urbaine sensible. En 2010, des problèmes de discipline dans une classe de 4eme ont poussé à trouver des solutions pour réguler les écarts; l’une d’elles fut la mise en place d’un tribunal : accompagnés par le professeur principal et la CPE, les élèves, réunis chaque semaine, avaient pour rôle de trouver une punition adaptée à chaque écart au règlement intérieur. L’action ayant montré son efficacité, le projet fut adapté durant l’année scolaire 2010-2011 à une classe regroupant des élèves en grandes difficultés (discipline, résultats, …). Il a permis d’accompagner et de suivre ces élèves à raison d’une heure par quinzaine, et il a eu pour effet de contenir les comportements les plus virulents. A côté des mises en situation des séances de tribunal, un travail conjoint avec le professeur d’éducation civique et les éducateurs de quartier a été mené afin de faire connaitre le fonctionnement de la justice, il a trouvé son prolongement dans une sortie au Tribunal de Grande instance à la fin du 3ème trimestre. L’analyse de l’action a montré que les mises en situation des séances de tribunal pouvaient nourrir et motiver les apprentissages notamment dans le domaine de l’éducation civique mais aussi en termes de compétences transversales. C’est pourquoi il a été décidé de poursuivre l’expérimentation pour l’année 2011-2012 avec quelques modifications, notamment en termes d’objectifs (travail sur l’orientation avec les métiers de la justice, travail sur les compétences langagières) la classe de 4eme concernée présentant moins de problèmes de discipline. Le profil des classes fluctue ce qui permet de développer des activités différentes en les adaptant aux besoins rencontrés. En 2012-2013 un suivi individualisé collégial se structure et la réflexion s’élargit aux causes de la violence scolaire et aux moyens de la prévenir. Les incivilités sont cause de violence et de nuisance scolaire et donc d'échec scolaire, elles créent un climat d'insécurité et, indirectement, d'échec et d'isolement, non seulement pour les enseignants mais aussi pour les élèves. Parler d'incivilités, c'est évoquer divers comportements antisociaux : insultes, bousculades, « bruits et odeurs », interpellation, vulgarité, comportements sexistes, moqueries, graffitis, retards … De plus, les punitions et sanctions données aux élèves perturbateurs sont souvent mal comprises. Ce sentiment de manque de clarté et d’injustice dans l’application des règles génère de la violence. C'est dans cette volonté d'instaurer un espace de parole, de (re)cadrage, de décompression, et de justice que le projet « tribunal » s’inscrit. s’inscrit. En 2013-2014 la quantité d’écarts signalés conduit à faire le choix de ne traiter que les manquements entre élèves pour éviter d’externaliser les problèmes de gestion de classe et investir pleinement une problématique citoyenne. Le Projet tribunal « Le collège, la loi, … et moi » devient « Classe Citoyenne ». Le choix de diminuer les écarts signalés a permis de trouver le temps de développer d'autres aspects comme par exemple un travail sur l'estime de soi ou apprendre à se fixer des objectifs en partenariat avec les délégués de la classe.
  Objectifs poursuivis
  Faire progresser chaque élève au niveau de son comportement, pour cela développer ses compétences et ses connaissances. Pour l’élève: -comprendre le règlement intérieur et la notion de loi -devenir autonome et responsable -s'exprimer en public -argumenter (à l'oral comme à l'écrit) -prendre conscience de l’importance de la parole -adapter son mode de communication à son destinataire et à l’objectif poursuivi -connaitre les codes de la communication verbale et non verbale -progresser dans la maitrise de la langue de l’école -découvrir le système judiciaire français (comprendre les lois, le fonctionnement des différents tribunaux, les professions liées au droit) -travailler sur soi (comprendre et utiliser les codes du langage verbal ou non verbal, apprendre à dialoguer pour désamorcer une situation, un malentendu, apprendre à s’excuser, estime de soi …) -s’intégrer dans le cadre scolaire et s’y épanouir Pour la classe : -amélioration du climat scolaire -amélioration des relations élève-professeur -récupérer du temps de travail qui n’est plus consacré à de la gestion de conflits. -prévention des incivilités, des violences scolaires et du harcèlement
  Description
  Les élèves sont mis en situation de comprendre, d’apprendre et de faire appliquer la loi par la tenue de séances de tribunal où ils ont des rôles actifs en ce qu’ils jugent les manquements au règlement intérieur et les incivilités constatés (en cours et de façon plus générale au collège). Ces mises en situation constituent des études de cas ouvrant la voie aux apprentissages. Les domaines de la loi et du règlement deviennent des supports d'apprentissages des compétences transversales (maîtrise de la langue, notamment "dire", compétences sociales et civiques, autonomie et initiative) et disciplinaires (éducation civique). Le « tribunal » de la classe est systématiquement mis en lien avec le système judiciaire par des séances de réflexion sur des supports variés (film d’animation La danse des brutes de Janet Perlman ; DVD réalisé par le collège Valéri « la justice vue par les collégiens », une classe de 4ème a reconstitué un procès en assises et les élèves jouent eux-mêmes les témoins, les juges, l'accusé, les experts, le procureur, les avocats ; interventions des partenaires et sorties-Tribunal de Grande Instance-) , les élèves s’initient ainsi à la citoyenneté. Parallèlement la découverte des métiers de la justice ouvre la voie à une orientation active. L’interdisciplinarité est sollicitée aussi souvent que possible (par exemple en français, travail sur l’épistolaire avec l’écriture de lettres au tribunal et approche de l’argumentation pour la plaidoirie).
  Modalité de mise en oeuvre
  La classe est hétérogène, elle rassemble des élèves perturbateurs en 5e, des élèves intéressés par les métiers de la justice et des élèves aptes à servir de médiateurs. Le repérage se fait par les équipes pédagogiques sans intervention systématique du professeur coordonnateur de l’action de façon à ce que le projet réponde aux besoins qui évoluent selon les années. Le projet est présenté à l’ensemble des professeurs, le DVD rassemblant des séquences de tribunal de l’année précédente peut servir de support à cette présentation. Le cadre de l’action est celui de l’heure de vie de classe, une séance hebdomadaire le lundi de 8h à 9h. Le professeur coordonnateur assiste à toutes les séances. Ces séances consacrées à la tenue du « tribunal » alternent avec des séances d’analyse et d’élargissement, selon qu’il y a des cas à juger ou non. Fonctionnement du tribunal : 4 élèves dont le comportement ne pose pas de problème majeur constituent un jury et jugent les écarts au règlement signalés par différents membres de la communauté éducative (professeur, membre de la vie scolaire, agent, …), les punitions sont choisies avec l'aide d'une grille de référence. Le professeur coordonnateur s'assure de la justesse de chaque décision et du suivi des punitions données. Une synthèse de chaque jugement (faits incriminés, sanction) est publiée sur l’ENT après chaque séance de tribunal. Le suivi s’étend sur l’année scolaire, un «casier judiciaire» est constitué pour chaque élève sur l’année, les faits ainsi que les sanctions et les actions engagées y sont consignés. Il permet de moduler les punitions selon la fréquence des écarts. Il peut être sollicité lors des conseils de classe en ce qu’il porte la mémoire des faits signalés et des réponses apportées. Les séances sont ouvertes, professeurs, administration, vie scolaire, agents, parents, élèves d’autres classes, partenaires peuvent y assister. Les séances sont filmées, elles servent de support à une analyse, notamment pour ce qui est des prises de parole et des attitudes. Un DVD est constitué en fin d’année,il constitue un répertoire d’études de cas. Séances d’analyse et d’élargissement : étude d'articles de journaux sur des faits divers en lien avec la vie des élèves ; analyse des séquences filmées de tribunal ; interventions des partenaires extérieurs ; travail de préparation en lien avec les sorties et les activités organisées avec les partenaires extérieurs. En fonction des difficultés rencontrées avec la classe on aborde en priorité certains thèmes (harcèlement, vol, sexisme, violence, droits et devoirs …). Description d'une séance de tribunal type: Le greffier annonce le cas à juger, le président appelle le prévenu « M ou Mme … venez à la barre » Le président demande à l'accusé d'expliquer ce qui s'est passé, et demande si nécessaire des détails au professeur coordonnateur. Si un rapport existe il est lu. Puis on interroge les témoins éventuels. Un débat est engagé avec toute la classe pour faire comprendre ce qui est reproché à l'élève, on verbalise un motif d'accusation. Quand cela est possible on discute avec la classe pour trouver comment on aurait pu éviter le problème jugé. On cherche ensemble comment réparer ce qui a été commis. Une grille de référence des punitions est utilisée comme support à la discussion. Une punition est proposée par le jury, le professeur et la CPE donnent leur avis. Quand cela est possible une discussion s'engage afin d'envisager comment l'incident aurait pu être évité. On cherche comment faire pour que cela ne se reproduise pas.
  Trois ressources ou points d'appui
  -L'aide et le soutien apportés par le CPE et l'équipe de direction -La diffusion du projet auprès des élèves (en 2013, des élèves brillantes de cinquième sont venues spontanément apporter leur candidature motivée par leur désir de devenir avocates). -Filmer chaque séance est un levier très intéressant, il permet de responsabiliser les élèves qui filment ou tiennent le micro. L'enregistrement des débats permet de garder une trace. Leviers de développement envisagés: -Formation de médiateurs élèves amenés à intervenir sur les niveaux 4e, 5e et 3e. Prise de contact avec des CPE ayant formé des médiateurs élèves (Collège Voltaire de Toulon et Jules Romains de Nice). -Prévention de la violence dès la 6e par un travail pluridisciplinaire sur le langage. Il a en effet été constaté que le langage était au centre des manquements et des infractions, il est source de conflits quand il est dysfonctionnel, non maitrisé, mal utilisé, mal compris. Mais il devient moyen de résolution, de régulation et de communication une fois maitrisé. Il participe donc de la prévention de la violence. Possibilité d’une formation sur le langage. -Formation par un expert extérieur (chercheur et/ou professionnel de la justice) à destination des professeurs pour mettre en lumière les interactions avec les élèves sources de violence et pour développer une démarche réflexive sur les pratiques. (Biblio : D Favre, Cessons de démotiver les élèves)
  Difficultés rencontrées
  -Difficulté à harmoniser les pratiques en matière de sanctions: les décisions du tribunal peuvent isolément sembler plus légères que celles données directement par les professeurs. Elles émanent d’une grille de référence commune pour tous les jugements et procèdent d’un débat argumenté. Les élèves sanctionnés comprennent et acceptent mieux ces sanctions en ce qu’elles leur semblent plus justes. Le manquement marque le début d’un apprentissage et non la fin d’une communication constructive avec l’élève. Or un professeur de l’équipe pédagogique peut préférer ponctuellement ou systématiquement, choisir individuellement ses sanctions en cas de manquement. Deux systèmes de sanctions peuvent alors coexister en parallèle, systèmes aux modalités différentes qui nuisent à la cohérence du discours pédagogique. La construction d’un cadre général, d’un référentiel commun (horaires, rituels d’entrée de classe, …) permettrait d’ancrer les enjeux de l’action, de les inscrire dans les pratiques du collège. -La constitution de la classe ne répond à aucun critère spécifique, il s’agit d’une classe témoin hétérogène. Toutefois il s’avère qu’une intégration exclusive dans la classe d’élèves repérés comme ayant des comportements très perturbateurs, en rupture avec l’école, et qui monopoliseraient toute l'attention du professeur n’est pas souhaitable à des fins d’efficacité. En effet ce projet de classe qui vise la construction des compétences civiques n’est pas une réponse adaptée à leurs difficultés protéiformes qui nécessitent des prises en charge appuyées et personnalisées. De plus, le refus d’être filmés de certains élèves peut freiner le travail lors du déroulement des séances (impossibilité d'exploiter certains passages ou de faire travailler certains élèves sur leur image). -Le recensement des manquements, l’organisation des séances de tribunal, le suivi des punitions et le suivi par élève sur l’année sont très lourds à mettre en œuvre. La création d’un livret de compétences civiques avec un logiciel permettant d’informatiser ce suivi annuel et de le mettre en lien avec les activités proposées permettrait d’alléger le travail de gestion quotidienne. -En 2012-2013 le tribunal avait lieu tous les lundis de 9h à 10h. Cet horaire s’était avéré très favorable, il permet tait de recadrer les élèves à chaque début de semaine, dans un climat serein. Les élèves revenaient de WE, ils étaient plus réceptifs, et pour les élèves jugés, ils avaient eu le temps de se calmer et de réfléchir à leurs actes. En 2013-2014 l'horaire a changé, les séances commencent désormais à 8h et non plus 9h. Cela pose plusieurs problèmes : les retardataires sont bloqués au portail donc il manque des élèves et les plus perturbateurs "oublient" de venir et n'entrent au collège qu'à 9h pour éviter de se faire reprendre sur leur comportement.
  Moyens mobilisés
  2 HSE pour le professeur coordonnateur de l’action.
  Partenariat et contenu du partenariat
  En 2012-2013 : suivi des élèves renforcé et collégial avec les partenaires internes. Répartition des tâches : -Professeur principal: gestion du projet, préparation des séances de tribunal en centralisant les informations signalées par les membres de l'équipe, suivi des punitions. Préparation de travaux à réaliser en retenue en rapport avec les faits jugés. Suivi hebdomadaire de chaque élève. Lien avec l’équipe éducative. Enregistrement des séances et montage vidéo afin de créer un DVD -Professeur d’éducation civique : éducation civique, thématiques en lien avec la justice -Assistante sociale : suivi des élèves présentant des difficultés comportementales, familiales et sociales -Copsy : travail sur l’orientation -CPE : aide au suivi des punitions, aide et soutien pour le suivi des élèves et les convocations des familles. -Assistant de prévention : suivi individualisé des élèves En 2013-2014 : le professeur coordonnateur intervient seul, occasionnellement accompagné du CPE. Le travail interdisciplinaire n’a pas été mis en place. De nouveaux professeurs se sont portés volontaires pour intégrer l'équipe à la rentrée 2014. Partenaires externes : -Tribunal de grande instance: visite, rencontres avec des professionnels de la justice, participation à une audience (comparutions immédiates). -Compagnie Miranda: rencontre avec les élèves et spectacle sur les réseaux sociaux et leurs dérives; pièce de théâtre sur les maux de l'adolescence et discussion en aval et amont avec les élèves. -Mme Schmidt, Présidente de l'association d'Afrique et d'ailleurs droit d'intégration citoyenneté et culture: intervention de 2h sous forme de dialogue avec les élèves puis interventions ciblées sur des notions d’éducation civique (droits et devoirs, respect de l’autre), sur le règlement intérieur et sur le travail de l’avocat.Pas d'intervention en 2013-2014 mais préparation de l'année à venir.
  Liens éventuels avec la Recherche
  Point d'étape sur les travaux de la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire, Fev 2013, notion de justice réparatrice: http://multimedia.education.gouv.fr/2013_climat_scolaire_dossier_presentation/ Application de la règle, mesures de prévention et sanctions NOR : MENE1406107C circulaire n° 2014-059 du 27-5-2014 MENESR - DGESCO B3-3 http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=79279 Pour plus d'information sur la démarche restaurative, des outils pédagogiques sont disponibles sur le site du Centre national de documentation pédagogique http://www.cndp.fr/climatscolaire/accueil.html Le règlement intérieur dans les établissements publics locaux d'enseignement NOR : MENE1120353C circulaire n° 2011-112 du 1-8-2011 MEN - DGESCO B3-3 http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57068 La médiation par les pairs La médiation est une méthode de résolution des conflits entre deux parties avec l'aide d'une tierce personne qui joue le rôle de médiateur. La médiation par les pairs suggère que le conflit qui oppose deux élèves puisse faire l'objet d'une médiation menée par un élève tiers et formé à ce type de démarche. La médiation par les pairs nécessite un accompagnement spécifique de la part des adultes. Une charte fixant le cadre de mise en place de cette démarche est consultable sur le site du Centre national de documentation pédagogique (www.cndp.fr/climatscolaire). Prévention et lutte contre le harcèlement à l'École NOR : MENE1315755C circulaire n° 2013-100 du 13-8-2013 MEN - DGESCO B3-1 - Délégation chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=72680
 
Evaluation
  Evaluation / indicateurs
  -l’impact sur le comportement des élèves en faisant un suivi des punitions et des sanctions tout au long de l’année mais aussi sur 2 ans (4e, 3e), comparaison avec des élèves d’autres classes présentant un profil similaire. Une fiche «jugement» et un procès-verbal sont complétés chaque semaine et permettent de garder une trace officielle des décisions prises à chaque séance. Un bilan par élève est tenu à jour, c'est une sorte de casier judiciaire qui permet en un coup d'œil de faire un suivi des punitions depuis le mois de septembre. -l’impact sur la connaissance de la justice, en comparant les résultats d’un questionnaire rempli le jour de la rentrée et en fin de troisième trimestre. -l’impact sur la qualité des prestations orales en comparant et en analysant des séquences filmées au cours de l’année.
  Documents
 
Titre Bilan complet 2013
Condensé
URL http://www.ac-nice.fr/pasi/file/Annexes2013/col_vernier_2013_01.pdf
Type document

  Modalités du suivi et de l'évaluation de l'action
  Auto-évaluation, évaluation interne et externe
  Effets constatés
  Sur les acquis des élèves : Responsabilisation des élèves ; mise à distance des écarts de comportement et capacité à les verbaliser; développement de la confiance envers les adultes; libération de la parole ; amélioration de la qualité de la prise de parole en public ; développement de compétences de médiateurs chez certains.
  Sur les pratiques des enseignants : Connaissance fine du profil de chaque élève qui permet une réactivité mieux ciblée et plus efficace ; réflexion sur les pratiques en matière de punition et sur ce qu’elles impliquent ; évolution des pratiques notamment en termes de gestion des conflits et de positionnement par rapport aux élèves.
  Sur le leadership et les relations professionnelles : Développement des collaborations avec des partenaires externes qui favorisent les mises à distance et les connaissances en matière de justice et des partenaires internes qui renforcent le repérage et le suivi des élèves. Prise en charge collégiale et inter catégorielle (professeurs, agents, assistants, CPE, éducateurs, assistante sociale, Copsy, assistant de prévention…) des élèves en difficultés.
  Sur l'école / l'établissement : Amélioration du climat scolaire par le suivi renforcé des élèves aux comportements perturbateurs récurrents ; construction progressive d’une méthodologie pour les prendre en charge.
  Plus généralement, sur l'environnement La prise en charge globale de l’enfant permet d’engager un lien entre les différents intervenants et les familles. De fait, certains cas sociaux très difficiles peuvent s’ouvrir à des prises en charge spécialisées sur le territoire.




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