Accueil Consultation d'une fiche
fiche consultée 154 fois

 

37 - LM Clouet - Tours - Au-delà du réel ? 2018D

 

Lycée professionnel François Clouet - Lycée des métiers de la mode et des services

8 RUE LEPAGE , 37081 TOURS CEDEX 2
Site : http://www.lycee-clouet.fr/
Auteur : Fouad Boukhrissi
Mél : bou.krissifouad@gmail.com
  Réalisation de deux documenteurs (l’un réaliste et l’autre fantastique) à partir d’un faux fait divers inventé par les élèves, à l’instar "des documents interdits » de Jean-Teddy Filippe.

  Plus-value de l'action
  Réalisation de deux documenteurs pour mieux critiquer les codes des vidéos de désinformation d’internet et débat entre élèves sur cette problématique lors des projections.
  Nombre d'élèves et niveau(x) concernés
  Une classe de première Gestion-administration composée de 24 élèves -un groupe de 12 élèves par film.
  A l'origine
  Ce travail prolonge (et amorce) une réflexion sur la mise en scène du réel, en particulier la distinction entre le réel et le réalisme, le vrai et le faux qui trouve des résonances en littérature, et dans l’actualité. Cette démarche a été mise en place suite à un constat que j’ai observés lors de cours avec les élèves .Ils semblaient peu armés pour critiquer les images diverses et variés qui circulaient sur internet, en particulier les vidéos de complot.
  Objectifs poursuivis
  - Concevoir et pratiquer la mise en scène cinématographique, en travaillant notamment sur le détournement des codes du documentaire et de la fiction afin de créer des effets de réel, - Assimiler les procédés cinématographiques (cadrage, champ et hors-champ, liens sons et images, montage..) afin de développer une approche réflexive des élèves face aux images, notamment celles accessibles sur internet, - Approfondir la réflexion des élèves sur l’approche documentaire ou imaginaire du réel en la resituant dans l’histoire du cinéma – par exemple les vues lumières et le cinéma de Méliès, - Travailler avec des professionnels afin de bénéficier de leurs expériences, - Développer la créativité de chacun au service d’une oeuvre collective, - Rendre les élèves autonomes en les aidant à mener un projet qui s’inscrit dans la durée.
  Description
  Durant l’année scolaire 2015-2016, les élèves ont participé à l’opération lycéens au cinéma et analysé en cours les différents films de la programmation. Parallèlement, les élèves ont pu réinvestir, et approfondir avec l’enseignant, leurs connaissances des procédés cinématographiques dans le cadre d’un cours sur la construction de l’information. A cette occasion, ils ont travaillé sur les relations entre le champ et le hors-champs et les différents montages dans les reportages d’informations et les documentaires. Ils ont aussi réalisé des photos et des mini-métrages afin de se familiariser avec la mise en scène cinématographique. Le projet « au-delà du réel ? » prolonge et approfondit ces travaux et cette réflexion sur la mise en scène du réel.
  Modalité de mise en oeuvre
  Le projet a été mené en six phases de septembre 2016 à avril 2017 : 1)Phase 1 : Une séance consacrée à l’étude et au décryptage de différents traitements d’un même événement, afin que les élèves comprennent les enjeux et le cadre de travail de leur projet –durant cette séance, on a abordé notamment les codes du documentaire. Par ailleurs, les échanges avec les élèves ont permis de traiter des thèmes qui pourraient faire l’objet d’un double traitement – réaliste et fantastique. 2) Phase 2 : Durant deux séances, les élèves ont sélectionné avec l’intervenant un des faits divers qu’ils ont écrits après la première séance et ont amorcé le travail d’écriture du scénario. Afin de mener à bien ces travaux, ils ont étudié avec le professionnel la faisabilité du projet en fonction de critères cinématographiques-contraintes de tournage, budget, moyens techniques et humains. Dans un deuxième temps, ils ont abordé les règles d’écriture d’un scénario- didascalies, règles de l’intrigue, découpage narratif, rythme.En outre, les analyses d’extrait de films, de documenteurs ont permis aux élèves de mieux comprendre l’articulation entre « le film écrit » et sa réalisation et le détournement des codes du documentaires. Deux groupes de douze élèves devaient écrire un traitement du fait divers pour la prochaine séance. 3) Phase 3 : Durant cette phase, chaque groupe a disposé d’une séance pour finaliser son scénario ,éventuellement le corriger (dialogue, cohérence de temps et de lieu…) et réaliser le découpage technique. 4)Phase 4 : Lors des dernières séances ,nous avons finaliser le découpage technique et dépouiller les scénarios pour préparer et constituer les équipes de tournage : repérage des lieux, planification des tâches et rôles de chacun, casting, listes des accessoirises nécessaires séquence par séquence et plan de tournage. Entre les séances, le travail effectué avec l’intervenant s’est poursuivi avec l’enseignant qui a assuré le lien avec l’intervenant. Par ailleurs, les élèves de la classe ont poursuivi leurs réflexions sur les images en participant à l’opération « lycéens au cinéma » dont le thème était le détournement. Quatre jours ont été consacrés au tournage (deux jours de tournage par groupe) des deux films et deux jours au montage. 5) Phase 5 : Durant quatre jours –deux jours consécutifs par groupe- les élèves ont tourné en autonomie les courts métrages : mise en place des scènes à filmer, respect du planning et des conditions de tournage. L’intervenant a un rôle de conseiller pour éviter certaines erreurs et aider les élèves à apprécier la justesse d’une prise, à respecter le plan de tournage. Par souci d’organisation, les élèves avaient un travail bien précis à faire (cadrage, prise de son, scripte…) mais je veillais à ce qu’une aide mutuelle se mette en place afin que les élèves puissent s’initier aux autres métiers du cinéma et mieux percevoir l’aspect pluriel, collectif de la création cinématographique. 6) Phase 6 : Deux jours (une journée par groupe) ont été utilisées pour le montage : l’intervenant a aidé, dans un premier temps, les élèves à choisir les plans -en fonction notamment de leur qualité esthétique-afin qu’ils effectuent un premier montage de leur film. Dans un deuxième temps, ils se sont attelés à « l’écriture final du film » en réfléchissant avec le professionnel aux raccords, à l’ordre des plans, au rythme et aux effets obtenus selon le montage envisagé puis choisi.
  Trois ressources ou points d'appui
  Les élèves réalisent un film qu’ils ont écrit eux-même, l’aide et le regard d’un professionnel, le soutien de l’équipe pédagogique de la classe et de la direction,le recours constant à la pratique encadrée pour mener le projet.
  Difficultés rencontrées
  Le manque de confiance des élèves , la peur de ne pas bien mener le projet, la perte de repères par rapport à des cours plus classiques, plus magistraux ou théoriques.
  Moyens mobilisés
  .
  Partenariat et contenu du partenariat
  - Clemi OT - CiCliC ( présentation en document annexe ) - Cardie OT
  Liens éventuels avec la Recherche
  .
 
Evaluation
  Evaluation / indicateurs
  - Projection débat au cinéma et dans les collèges avec la présence des élèves.
  Documents
 
Titre Présentation CiCliC
Condensé
URL http://www.ciclic.fr/sites/default/files/fichiers/ciclic-agence2017-1_0.pdf
Type document

  Modalités du suivi et de l'évaluation de l'action
  - Suivi par le Clémi - Candidat à la journée de l'innovation 2018
  Effets constatés
  Sur les acquis des élèves : - Comprendre, à travers leur propre expérience de réalisation, qu’une oeuvre est porteuse d’une signification, le fruit d’une intention, - Être mieux armé face aux images grâce à la découverte de leur processus de fabrication du scénario au montage et à l’exercice de son esprit critique, - Avoir un regard plus aiguisé et ne plus confondre réel et réalisme, - Affiner ses goûts et compétences par une pratique culturelle (jouer la comédie, écrire des histoires et les réaliser, inventer des décors …) - Prendre confiance en soi, ce qui, nous l’espérons, contribuera à leur épanouissement
  Sur les pratiques des enseignants : - Les élèves sont acteurs de l’apprentissage et l’enseignant encadre le processus de réalisation des films, - Prise en compte de la sensibilité des élèves comme point de départ des apprentissages, - La réalisation du projet nécessite la création d’un espace collaboratif entre les élèves, l’enseignant et un professionnel, - Apprentissage par la pratique et le dialogue des objectifs d’enseignement, - Réflexion pédagogique plus réactive en fonction du déroulement du projet et des difficultés rencontrées par les élèves, - Réalisation d’une oeuvre réel, concrète qui fait sens pour les élèves et l’enseignant.
  Sur le leadership et les relations professionnelles : .
  Sur l'école / l'établissement : - Une nouvelle proposition pédagogique auprès des parents et des élèves, - Une approche concrète, variée des apprentissages, - Prise en compte et réflexion sur les problématiques de notre époque (les vidéos de complot et l’absence de recul critique des élèves pour notre projet).
  Plus généralement, sur l'environnement .




Recherche multicritères
Recherche plein texte

Les expérimentations d'une académie
Les 5 dernières fiches
PARIS
2018G# Neurosciences et pédagogie : dynamique d’un territoire apprenant.
PARIS
2018CEFG# LEARNING BY DOING:enseignants et élèves produisent des documents multimédia en maths.
RENNES
2018G Une bibliothèque sonore académique
LILLE
LUCIESPHERE ou la pédagogie par le son
RENNES
2018C Développer l’autonomie des élèves pendant les temps de cours avec "IloTice"
Les fiches les plus consultées
BORDEAUX
Travaux en sciences assistés par des tablettes numériques 2012
ORLEANS-TOURS
2016B - 37 - Ecole de Druye - Azay Augmenté : pour une visite enrichie du château d’Azay-le-Rideau
NICE
#2018AC-Learn-O : La première tablette tactile géante, kinesthésique, collaborative et sociale.
LILLE
Badges Numériques de Compétences et auto-évaluation par formulaire en ligne
NANCY-METZ
Une démarche innovante « L’école des savoirs essentiels »
Contexte