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Debate study : expérimenter le débat parlementaire à la façon d’une Lesson study 2018D

 

Lycée général Claude Fauriel

28 AVENUE DE LA LIBERATION , 42007 ST ETIENNE CEDEX 1
Site : http://www.cardie-lyon.org/experimenter-le-debat-parlementaire/
Auteur : Franck Thénard-Duvivier
Mél : Franck.Thenard-Duvivier@ac-lyon.fr
  Un collectif de travail interdisciplinaire associe enseignants (lycées Fauriel, Saint-Paul, de Saint-Just et Blaise-Pascal), une conseillère en développement (CARDIE) et deux IA-IPR (histoire géographie, philosophie) qui participent à l’expérimentation de débats de type « parlementaire », avec des lycéens et des étudiants de CPGE, afin de de développer et d’évaluer les compétences de la continuité Bac-3/Bac+3 (parler en public, argumenter en mobilisant des connaissances, collaborer au sein d’une équipe pour convaincre). Menée sur le principe de Lesson Study, cette formation-recherche s'appuie sur des expertises partagées. Elle articule des temps d’analyse et de préparation, avec des temps d’observation de mise en œuvre en classe. Elle vise à faire progresser le niveau d’expertise de chacun et de soutenir le développement des compétences professionnelles des enseignants.

  Plus-value de l'action
  Dynamiser les pratiques pédagogiques en matière de débat en classe en associant des objectifs ambitieux en termes de compétences travaillées dans la perspective du Bac-3/Bac+3 et en donnant aux élèves envie de débattre, c’est possible ! Pour cela, il faut s’ouvrir à de nouvelles méthodes de débat empruntées aux universités anglo-saxonnes, aux associations d’éducation populaire ou encore à la démocratie participative… Du simple exercice d’art oratoire ou d’improvisation théâtrale à l’organisation d’un débat complexe, tout est envisageable. Il ne faut pas hésiter à expérimenter, à améliorer avec les élèves et à mutualiser avec les enseignants ou les acteurs du monde éducatif.
  Nombre d'élèves et niveau(x) concernés
  Plus de 150 élèves et étudiants répartis dans 4 lycées : 1L / 1S / 1 ES / LS1 (CPGE)
  A l'origine
  La parole est le parent pauvre des programmes scolaires. Or, elle est un marqueur social et un enjeu de société. Débattre est un fondement de nos démocraties. Cela nécessite de s’exercer à l’art oratoire et, surtout, de prendre confiance en soi lors des prises de parole en public. Cette expérimentation vise à renouveler les pratiques pédagogiques pour libérer la parole et mettre en avant le plaisir de débattre ! UN CONTEXTE PORTEUR : les Débats citoyens en Auvergne-Rhône-Alpes, réseau inter-académique d’établissements (académies de Lyon et Grenoble), avec le soutien de la Région AURA et de la MGEN, permettent des tables rondes publiques et des projets citoyens au sein des lycées. PROMOUVOIR L’ART ORATOIRE ET LE DÉBAT. L’expérimentation concerne les pratiques de débat dans la classe, en lien avec des questions de société et les programmes disciplinaires (SES, histoire-géographie, philosophie, etc.) ou d’enseignement moral et civique (EMC). RENOUVELER LES PRATIQUES. En se tournant vers les pédagogies anglo-saxonnes et canadiennes, ou encore vers les exercices pratiqués dans l’enseignement supérieur, tout particulièrement en droit et en science politique, on découvre qu’il est possible, voire facile, de varier les pratiques, de construire de véritables scénarios pédagogiques et de recourir à des exercices destinés à travailler les compétences en jeu. Certes, ces formes de débats sont davantage axées sur la joute oratoire, voire sur les jeux de rôle – qui ne doivent pas l’emporter au détriment de l’argumentation – mais ils offrent de puissants ressorts pédagogiques. Certains s’apparentent à un véritable « match de football intellectuel » où partisans et opposants sont amenés à défendre une position qui n’est pas nécessairement la leur.
  Objectifs poursuivis
  DU CÔTÉ DES ÉLÈVES, l’objectif est de leur donner confiance en leur montrant que le plaisir oratoire existe et qu’il n’est pas réservé aux élèves qui sont les plus en réussite notamment à l’écrit. Il s’agit de soutenir le développement des compétences en jeu dans la conduite et l’analyse d’un débat : la prise de parole en public (communication verbale et non verbale), l’argumentation, la coopération en équipe et l’exercice de leur sens critique. Ces objectifs s’inscrivent dans les attentes du socle commun et du parcours citoyen, ils répondent également aux objectifs d‘apprentissage en lien avec la continuité Bac-3/Bac+3. DU CÔTÉ DES PROFESSEURS, il s’agit de développer les compétences professionnelles des enseignants engagés dans l’expérimentation, notamment : évaluer les progrès et les acquisitions des élèves ; coopérer au sein d’une équipe ; s’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.
  Description
  Un débat parlementaire met en scène l’affrontement de deux équipes tirées au sort (pour/contre) autour d’une décision à prendre sous forme d’un vote. Il s’agit d’argumenter pour convaincre, d’utiliser toutes les ressources de l’art oratoire et de la communication non verbale, de mettre en place une stratégie de groupe pour l’emporter, d’adapter son discours à celui du camp adverse. Ce type de débat offre plusieurs avantages : une mise en œuvre immédiate (une séance en fin de séquence peut suffire si l’on s’en tient au débat lui-même) ; un réel plaisir de débattre pour les élèves car la séance est animée, vivante, voire joyeuse ; une dynamique collective se met le plus souvent en place au sein de chaque équipe d’orateurs mais aussi avec le reste de l’auditoire ; une co-construction souhaitable des règles avec les élèves, en cours d’année, au fur et à mesure des débats ; un potentiel de développement réel en amont du débat (notamment à travers la construction des compétences oratoires ou de prise de parole en public) et après le débat (debrieffing ou remédiation, reprise en classe).
  Modalité de mise en oeuvre
  LA LESSON STUDY nécessite des séances d’observation de débats suivies d’une remédiation à chaud avec les élèves, puis d’une analyse au sein du collectif. Voici le calendrier 2017-2018 : réunion préparatoire (oct. 2017) ; observation au lycée B-Pascal (janv. 2018) ; observation au lycée de St-Just (mars 2018) ; observation au lycée St-Paul (mai 2018) ; réunion-bilan (juin 2018). LES REGLES DU DEBAT. Il convient de partir de règles et de les faire évoluer avec les élèves d’un débat à un autre. L’implication des élèves dans les débats eux-mêmes dépend aussi du travail de préparation, des remédiations (après chaque débat) et de la co-construction des règles avec eux. *Une thématique préparée en amont. *Les acteurs : un président de séance, un maître du temps, deux équipes d’orateurs de 3 ou 4 membres (la majorité et l’opposition), un public. *Les équipes d’orateurs sont constituées d’élèves volontaires ou sont tirées au sort. Ils ont 15 à 20 min de préparation pour élaborer une stratégie collective (partage des rôles, des arguments). *Le président donne la parole à tour de rôle aux différents orateurs qui ont chacun 2 à 3 min pour présenter leurs arguments (ce temps peut être fractionné). Il fait respecter la procédure. *Le maître du temps chronomètre le temps de parole de chaque orateur. *Pendant la préparation le public prépare un argumentaire, pendant le débat il interagit avec la salle : il applaudit, manifeste son approbation ou sa désapprobation aux arguments d’un orateur dans la limite du bon fonctionnement du débat. À la fin du débat il vote pour l’équipe la plus convaincante.
  Trois ressources ou points d'appui
  1/ Un contexte porteur : le dispositif inter-établissements des Débats citoyens en Auvergne-Rhône-Alpes, initié et piloté par le lycée Fauriel depuis 2013. 2/ L’accompagnement efficace de la CARDIE de Lyon dans le cadre d’une expérimentation formalisée (ouvrant à des ordres de mission) et d’un accompagnement efficace. 3/ Un collectif de travail interdisciplinaire et intercatégoriel intégrant des IA-IPR d’histoire-géographie et de philosophie.
  Difficultés rencontrées
  EVALUATION-BILAN (CARDIE). En début d’année, les difficultés ressenties sont associées à l’engagement des élèves et à leur surcharge de travail alors qu’en fin d’année elles sont davantage centrées sur leurs pratiques. Les professeurs considèrent tous que l’expérimentation des débats parlementaires leur a permis de développer des compétences professionnelles. Ils mettent en avant des compétences liées au travail collectif enseignant donc directement sont liées à la méthodologie de Lesson Study. La plupart (3/5) affirme réinvestir dans leur enseignement « ordinaire », des principes d’une classe inversée.
  Moyens mobilisés
  Les séances de débat peuvent intervenir dans le cadre de l’EMC, de l’AP (interdisciplinaire) et des cours disciplinaires (histoire-géographie, SES). La Lesson Study est organisée dans le cadre des ordres de mission délivrés par la CARDIE, ce qui ne permet que trois séances d’observation/analyse et une séance de bilan. La première réunion préparatoire est effectuée sur autorisation du chef d’établissement. Normalement une Lesson Study nécessiterait des rencontres plus régulières. Un outil collaboratif en ligne permet les échanges au sein du collectif.
  Partenariat et contenu du partenariat
  Le collectif de travail rassemble six enseignants (dont le chef de projet) issus de 4 lycées (dont une CPGE), une chargée de mission à la CARDIE (docteure en sciences de l’éducation, axe de recherche : recherches collaboratives et développement professionnel), deux IA-IPR (histoire-géographie et philosophie). Pour la 2e année d’expérimentation, une équipe de l’IFE-ENS Lyon a été sollicitée et a déjà participé à une première réunion.
  Liens éventuels avec la Recherche
  Originaires du Japon sous le nom de « Jugyo Kenkyu », les Lesson Study (LS) sont développées aux États-Unis dans les années 2000 suite à des études internationales montrant les bonnes performances des élèves japonais en mathématiques. Depuis, cette nouvelle forme de développement professionnel des enseignants a notamment été menée en Suisse, par Stéphane Clivaz, dans le Laboratoire Lausannois Lesson Study (3LS) à la Haute École de Pédagogie de Vaud. Toujours dans le domaine des mathématiques. En voici le fonctionnement : « Les LS partent d’une difficulté à propos d’un sujet d’enseignement, relevée par un groupe d’enseignants. Les enseignants analysent l’apprentissage visé, étudient la notion mathématique, consultent les divers moyens d’enseignement, étudient des articles de revues professionnelles... Cette étude leur permet de planifier ensemble une leçon. Cette leçon est mise en œuvre dans la classe d’un des membres du groupe. Les autres enseignants observent la leçon en direct et analysent son impact sur les apprentissages des élèves. Le groupe peut décider de planifier une version améliorée de la leçon qui sera donnée dans la classe d’un autre enseignant et la boucle recommence. » (S. Clivaz, Les Lesson Study ? Kesako ?, Math-Ecole, n°224, nov. 2015, p. 23-24). Dans le cas du « Debate Study », l’expérimentation porte sur une pratique de débat en classe (et non une leçon) et, de fait, elle place les apprentissages des élèves au cœur de l’observation et implique la construction d’outils communs d’évaluation des compétences. Voir les ressources et références bibliographiques (lien ci-dessous).
 
Evaluation
  Evaluation / indicateurs
  APPRENTISSAGES (ÉLÈVES) : conduite des débats (prise de parole, arguments échangés, respect des règles) ; analyse des arguments échangés, modifications à apporter pour faire progresser les débats ; consolidation des compétences (parler en public, argumenter en mobilisant des connaissances, collaborer au sein d’une équipe pour convaincre). PRATIQUES (PROFESSEURS) : nombre de débats mis en œuvre ; implication dans le groupe de travail ; ressources produites et diffusées pour la conduite d’un débat et l’évaluation des compétences des élèves.
  Documents
 
Titre Extrait de l’ouvrage Débats citoyens en AURA
Condensé Chapitre 10 « Débattre autrement » de l’ouvrage issu des Débats citoyens 2016-2017 (p. 199-226) : bilan de l’expérimentation, ressources pédagogiques, références bibliographiques.
URL http://claude-fauriel.elycee.rhonealpes.fr/lectureFichiergw.do?ID_FICHIER=1533
Type document

  Modalités du suivi et de l'évaluation de l'action
  En adaptant la méthode de Lesson Study aux pratiques de débats en lien avec les sciences humaines, l’expérimentation Debate Study est pour le moins innovante. Cette formation-recherche s’appuie sur des expertises partagées, elle articule des temps d’analyse et de préparation, avec des temps d’observation. Chaque séance d’observation se prolonge par une remédiation « à chaud » avec les élèves, puis un temps d’analyse et d’évaluation au sein du collectif. Par ailleurs, la première année d’expérimentation a fait l’objet d’un bilan à partir de l’analyse conduite par Michèle Prieur, chargée de mission à la CARDIE de Lyon, à partir des réponses fournies par les professeurs à 2 questionnaires, l’un proposé en janvier 2017 et l’autre en juin 2017. Il s’agissait d’apprécier en quoi la méthodologie de Lesson Study pouvait contribuer au développement professionnel des enseignants impliqués. L’expérimentation est reconduite en 2017-2018 avec la CARDIE afin d’améliorer la méthodologie de Lesson Study et de développer des ressources pédagogiques utilisables par d’autres enseignants pour faciliter l’essaimage. Il est prévu de filmer les débats pour faciliter la remédiation avec les élèves et l’analyse par le collectif en appliquant la méthodologie du « debriefing flash » de Luc RIA (IFE-ENS Lyon).
  Effets constatés
  Sur les acquis des élèves : Outre le plaisir à participer à ce type de débat, il ressort que tous les élèves impliqués ont progressé car plusieurs débats ont été organisés dans chaque lycée, avec remédiation et évaluation systématiques. Voici les compétences travaillées, chacune avec 5 niveaux de progression (le 4e niveau étant l’objectif fixé en lycée et le 5e celui de l’enseignement supérieur) : 1/ Parler en public pour convaincre (de « parler en public, correctement à haute voix » à « prendre efficacement la parole en public ») ; 2/ Argumenter en mobilisant des connaissances (de « écouter, entendre et comprendre les points de vue des autres » à « développer un discours construit, raisonné et efficace ») ; 3/ Collaborer au sein d’une équipe pour convaincre (de « intervenir de manière constructive dans les échanges » à « s’engager au service de la stratégie collective »). EVALUATION-BILAN. Les enseignants se sont outillés de grilles d’auto-évaluation des élèves qu’ils ont perfectionnées au cours de l’année dans une perspective d’évaluation positive et de prise en compte des différentes compétences en jeu. Ces pratiques dépassent le cadre de l’expérimentation, elles impactent leur enseignement « ordinaire ».
  Sur les pratiques des enseignants : Une expérimentation pour prendre du recul sur ses pratiques et améliorer le développement des compétences des élèves. Cette formation-recherche s’appuie sur des expertises partagées, elle articule des temps d’analyse et de préparation, avec des temps d’observation. Elle vise à faire progresser le niveau d’expertise de chacun : évaluer les progrès et acquisitions des élèves ; coopérer au sein d’une équipe ; s’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel. EVALUATION-BILAN (CARDIE). En début d’expérimentation, si 3 professeurs sur 5 ont une certaine pratique des débats en classe, ils sont tous assez novices sur la mise en œuvre de ce format de débat. Au bout d’une année tous ont pris une certaine confiance dans cette pratique pédagogique car tous en ont mis en œuvre plusieurs débats parlementaires dans leur classe. Ils identifient plus finement les compétences développées et considèrent que les débats parlementaires participent à renouveler leurs pratiques en les rendant plus efficaces. Tous les professeurs ont cherché à améliorer la mise en œuvre des débats en appui sur l’analyse réalisée par le collectif mais aussi sur celle des élèves (les élèves sont consultés). Ils ont fait évoluer la scénarisation en premier lieu pour mieux impliquer tous les élèves et en second lieu pour leur permettre de davantage construire leur argumentation.
  Sur le leadership et les relations professionnelles : Les objectifs et la composition du collectif offrent un cadre de travail susceptible de favoriser les échanges pluridisciplinaires, inter-degrés (secondaire/supérieur) et inter-catégoriels. EVALUATION-BILAN (CARDIE). L’expérimentation a permis de familiariser les professeurs à l’utilisation d’un espace numérique partagé. Au bout d’un an tous consultent et déposent des documents, même si l’usage est différencié. Il est intéressant de noter que le professeur qui l’utilise le plus est celui qui n’avait jamais utilisé un tel outil. Les professeurs ont un grand intérêt à partager leur expérience et à analyser celle-ci. Ils considèrent que cette réflexivité est favorisée par l’expertise propre et variée des différents acteurs. Ils se sentent soutenus dans la conduite de l’expérimentation par la conseillère en développement de la CARDIE.
  Sur l'école / l'établissement : L’enjeu de ce type de débat est de répondre aux missions de l’École (argumentation, sens critique, etc.) en lien avec des sujets de société et des compétences sociales ou professionnelles (parole en public, communication verbale et non verbale, leadership…). Il offre une modalité de mise en œuvre du parcours citoyen de l’élève. En effet, « les établissements scolaires sont des lieux d’apprentissage individuel et collectif de l’exercice démocratique de la citoyenneté politique » (BOEN n°25 du 23/06/2016). À travers ce type de débat, les élèves sont amenés à respecter des règles, à mobiliser des ressources (dont le droit, la loi, les médias, etc.), à s’appuyer sur des situations vécues (et analysées), à exercer leur sens critique… Ce type de débat peut s’inscrire dans un projet plus vaste à l’échelle de l’établissement, mobilisant d’autres acteurs de l’école, voire du monde professionnel ou institutionnel, en lien avec des associations ou des collectivités locales et territoriales, comme c’est le cas dans le dispositif inter-académique des Débats citoyens en Auvergne-Rhône-Alpes (www.fauriel.org/debatscitoyens).
  Plus généralement, sur l'environnement Les premiers résultats et expériences ont servi d’appui à 4 journées du plan académique de formation (PAF) 2017-2018 : une formation « Pratiquer autrement le débat en classe » en deux sessions (dont la 2e en mai 2018 pour faire le retour sur les expérimentations menées par les stagiaires) ; deux journées consacrées au « Théâtre d'improvisation et débat » (en collaboration avec un IA-IPR de Lettres et deux comédiennes) pour approfondir le travail sur les compétences oratoires et sur les exercices de prise de parole en public. Un concours d’art oratoire est prévu à l’échelle académique avec finale en mai 2018. Le type de débat proposé semble mieux faire écho aux enjeux de société et aux compétences sociales attendues de futurs étudiants et futurs citoyens. C’est bien le modèle de débat démocratique (contradictoire) qui est ici mis en œuvre et qu’on retrouve à travers le débat public (institutionnel, consultatif, participatif, etc.). Ainsi, les arguments échangés se doivent d’être construits et documentés. Ils pourraient même continuer à faire l’objet de cyber-débats sur le modèle de la DEBATEBASE de l’International Debate Education Association (http://idebate.org/debatabase). Ces débats préparent également les élèves à leur poursuite d’études dans une logique pré-professionnelle (jury de concours, entretien de recrutement) mais aussi de lutte contre les discriminations car la maîtrise de l’art oratoire dans une perspective de leadership n’est généralement pratiquée que dans les filières sélectives de l’enseignement supérieur (Droit, Grandes Écoles) et, de fait, réservée à une « élite »… S’exercer véritablement à l’art oratoire dès le lycée pourrait permettre aux jeunes de prendre confiance en leurs capacités, de lutter contre l’auto-censure et d’affirmer leurs ambitions… « On ne naît pas orateur. On le devient ! »




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