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2016B - 37 - Ecole de Druye - Azay Augmenté : pour une visite enrichie du château d’Azay-le-Rideau

 

Ecole primaire

4 RUE DES VIGNES DE RENAULT , 37190 DRUYE
Site : http://ec-druye.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/
Auteur : Hitier Eric
Mél : eric.hitier@ac-orleans-tours.fr
  Il s’agit de construire des ressources (vidéos, photographies, fichiers sonorisés, cartes mentales interactives, etc.) supplémentaires pour un certain nombre d’œuvres du château et de les proposer au visiteur sous forme de Réalité Augmentée (QRCodes, Bleam ou Auras) qui seront apposés sur le livret de visite

  Plus-value de l'action
  Il s’agit de rendre « acteur » et « actif » les élèves. Nous pourrions encore aller plus loin. Il s’agit de les rendre « producteurs ». Etre « producteur de contenus » c’est finalement produire du sens chez l’élève. Cette conception de la pédagogie active ou pédagogie de projet est déjà bien instaurée en cycle 3 dans l’école (2 classes). La dimension affective engendrée par le projet créer une émulation positive qui contraint les élèves à « entrer » dans le dispositif de façon mécanique, « naturelle ». Le « donné à voir » qui va émerger de ce projet donne un sens profond à l’activité et confère, chez l’élève, à davantage de participation et davantage de réflexion sur son travail.
  Nombre d'élèves et niveau(x) concernés
  - Classe de CE2-CM1 de 22 élèves de Mme Morant Audrey et M.Vallée Mickaël - Classe de CM1-CM2 de 24 élèves de M.Hitier Eric
  A l'origine
  Le lien entre les éléments du patrimoine et l’école est fort, qui plus est lorsqu’un site classé aux monuments historiques se trouve dans un rayon proche d’une école. Mais ce lien ne peut se faire qu’avec la mise en place de pratiques concrètes et de situations immersives dans ces univers culturels. Il s’agit, finalement, de créer des situations d’appropriations des lieux culturels et des lieux du patrimoine commun chez les élèves par la production pour ces lieux. Ceci est d’autant plus important dès lors que ces éléments du patrimoine sont des monuments historiques, des châteaux figurant parmi les plus visités de France et, de surcroît, proches de chez eux. L’un des autres raisons de ce projet a été une interrogation sur la mesure de la qualité de la réception des œuvres d’arts et des éléments constitutifs de ces châteaux auprès du public en me demandant combien de temps pouvaient rester des visiteurs et quel serait le moyen de rendre les « traditionnelles » visites plus ludiques, plus innovantes, plus longues, afin de plonger le visiteur dans des mondes virtuels, plus réalistes et de faire basculer la simple visite en une visite enrichie. Une visite immersive, au milieu des œuvres, au milieu de contenus interactifs, transmédias. La réalité augmentée ouvre alors un nouveau champ de possibles pour le visiteur, qui, en plus de trouver l’œuvre « matérielle » va se voir offrir une augmentation de cet objet par des passerelles numériques. Ce projet, qui s’appuie sur l’expérience réalisée au château de Selles-sur-Cher (41) ajoutera une touche ludique à la visite et permettra aux visiteurs de devenir actifs, acteurs, d’une part, mais également de bénéficier d’une autre ressource, d’une autre vision, d’un autre point de vue et d’une appropriation par l’intermédiaire d’une « entrée numérique» dans l’œuvre : une double niveau de lecture et une double entrée dans l’œuvre. Cette expérience sera la première de ce genre en France, puisqu’elle aura été réalisée par une classe de cycle 3, en partenariat avec un monument historique.
  Objectifs poursuivis
  Les objectifs sont multiples. Premièrement, il s’agit pour les enfants de conquérir un lieu historique, un espace local, de proximité (en effet, l’école est située à 7 km du château) et de se l’approprier par l’approche documentaire et l’aspect « recherche » des œuvres qui y figurent. Cette dimension d’appropriation par la construction de ressources constitue un point d’ancrage, dans une vision plus large, à la domination des œuvres historiques par le jeune public. Savoir lire, savoir décrire des œuvres, être capable de cerner le genre et les périodes historiques prévalent des compétences attendues chez les élèves. C’est, d’une certaine façon, faire d’eux des spectateurs et des critiques d’œuvres habiles, capables d’approcher tout document iconographique avec une dimension critique, entendue ici dans son sens le plus noble. Nous nous situons donc dans une approche clairement à dimension sociologique, où ce travail de construction et d’élaboration des ressources doit créer « l’adulte », le « spectateur », l’ « historien » de demain. Deuxièmement, il s’agit de consolider les compétences de production d’écrits (en tout genre) et celles de la maîtrise de la langue française (qu’elle soit orale et écrite) et celles, enfin, de la culture humaniste (histoire, histoire de l’art). Ces compétences, travaillées sous un angle et dans un espace différents peuvent permettre à certains élèves de dépasser des difficultés qu’ils pourraient rencontrer sur des formats et des supports plus standardisés. Autrement dit, l’implication de l’élève et son travail des œuvres peuvent ancrer les apprentissages et compétences attendues en fin de cycle 3. Troisièmement, ce projet apporte une réflexion sur la notion de réception de l’œuvre historique et de ses différents niveaux de lectures. Comment les œuvres historiques du patrimoine français sont-elles reçues chez le visiteur ? Comment celui-ci s’en imprègne-t-il ? Quels schèmes méta discursifs sont mobilisés chez le visiteur pour lui permettre d’entrer dans une démarche globale de réflexion et de construction des faits historiques ? Offrir des ressources multiples peut-il contribuer à une lecture fine des évènements, des personnages, des lieux historiques ? Quels sont les véritables apports des ressources enrichies et comment le visiteur se les approprie-t-il ? Possède-t-il, également, les codes structurels lui permettant l’accès à cette dimension d’enrichissement ? C’est à ces trois objectifs que le projet tentera de résoudre et de mettre en avant.
  Description
  Etape préparatoire Prise de contact : - Le service des publics et le service éducatif du château d’Azay-le-Rideau - Visite personnelle du château en compagnie des contacts pris Demandes et autorisations administratives : - Autorisation de visiter le château - Autorisation de placer une notice explicative à l’accueil - Autorisation de placer un logo/visuel sur les notices des objets - Demander la présence de Wifi dans le château Collaboration historique, pédagogique : - Relecture des capsules vidéos et des autres types de production - Aide à l’analyse des tableaux, des objets, des éléments distinctifs Soutien, promotion, diffusion : - L’office de tourisme de la ville d’Azay-le-Rideau - Conseil d’administration du château d’Azay-le-Rideau - La Direction Académique d’Indre-et-Loire - Le rectorat Orléans-Tours (WebRadio) Première étape L’enseignant présente le projet à ses élèves. Ces derniers (constitués en groupes de 4 élèves) effectuent une première visite (visite découverte ou « d’imprégnation ») du château et y découvrent les œuvres dans leur contexte d’exposition (lieu, emplacement dans l’espace, taille, forme, odeur-s, etc.). et rédigent un compte-rendu de visite en fonction des recherches sur l’élément qu’ils auront choisi d’étudier ou en fonction des besoins des différentes parties (tableaux, objets, monuments, détail, ...). En classe, les documents de visite sont repris pour chaque groupe et retravaillés, mis en commun, en fonction de la prise de notes de chaque élément du groupe. Ils rédigent ensuite un texte présentant un point de vue original (sous forme de description) de l’œuvre ou sur un détail de cette dernière (détail qu’ils jugeront important de relever et de pouvoir enrichir grâce à d’autres ressources ou éléments historiques). Ils pourront, à ce titre, aller au-delà de l’objet en expliquant la source, l’histoire, en jugeant de sa qualité esthétique et en donnant le maximum d’informations supplémentaires qu’ils jugeront nécessaires et utiles pour une visite enrichie. Chaque groupe partage sa vidéo et/ou toute autre production multimédia avec le service éducatif et le service des publics du château pour une dernière relecture. Les élèves pourront communiquer par courriels, par Twitter, ou tout autre moyen de communication avec les personnes ressources (ciblées par le service des publics) afin d’avancer dans la construction de leurs productions (et que celles-ci soient exactes sur le plan historique, artistique, etc.). Deuxième étape Chaque groupe réalise une ressource multimédia (capsule vidéo ne devant pas dépasser 3 minutes, carte mentale interactive, photo augmentée, vidéo en réalité augmentée, photo, etc.). Après une dernière correction (sous forme d’aller-retour entre les élèves et les personnes ressources), les élèves publient leurs contributions sur les plateformes spécifiques à chaque format de travail (pour les vidéos sur Viméo, pour les photos sur Instagram, etc.). Une fois toutes les vidéos et tous les « QRCodes » et « Bleam » réalisés, des affichettes seront réalisées (imprimées et plastifiées) et apposées sur les plaquettes visiteurs du château d’Azay-le-Rideau pour une durée à déterminer avec le monument historique. Promotion et diffusion Le dernier temps fort de ce projet sera la mise en exergue de ce projet, grâce à la diffusion d’une émission de Radio, en direct et en ligne. Cette Webradio sera préparée avec toutes les parties (Ecole, Services des publics et éducatif du château, Rectorat, DSDEN 37, IEN de la circonscription, Drac, Office du tourisme, ville d’Azay-le-Rideau, etc.) pour une présentation en public, dans une des parties du château (Ce sera sûrement la grande salle). La promotion de ce projet aura pour objectif de valoriser la démarche des élèves, leur implication mais aussi d’inciter le public à la découverte des nombreux éléments innovants. En classe, un travail autour des médias mais également autour de la prise de parole et de l’entretien radiophonique sera mené tout au long de l’année, au travers de la réalisation de minis entretiens et de la production et la diffusion de journaux télévisés. Des prises de contacts seront pris assez tôt afin de bloquer une date de réalisation et de diffusion mais également pour permettre d’obtenir tout le matériel technique nécessaire (l’acadméie Orléans-Tours possède un site dédié à la Webradio). Ce sera également l’occasion d’inviter quelques personnes influentes du monde de l’éducation et/ou de la culture afin de recueillir leurs sentiments et de permettre une valorisation à grande échelle de ce projet. Ces personnes seront donc interrogées par les élèves (en direct). Ces derniers auront préparé un certain nombre de questions en amont. Bien évidemment, certains entretiens auront été enregistrés avant et seront diffusés (en différé) le jour de l’émission.
  Modalité de mise en oeuvre
  .
  Trois ressources ou points d'appui
  - Intégration constante et quotidienne des outils de communication (pratique de classe utilisant ces types de ressources numériques et usages pédagogique des nouvelles technologies) - Mobilisation et motivation de l’ensemble des acteurs (élèves, enseignants, personnel du château) pour faire éclore le projet.
  Difficultés rencontrées
  - Les freins sont plutôt des « contraintes » techniques dues à la nature même du monument. Le château est un site classé et donc protégé et un certain nombre de règles de préservation opèrent à l’intérieur du site. Par conséquent, des modifications et des ajustements seront apportés par rapport à la première fiche de pré-projet. Le wifi ne sera pas accessible pour le visiteur (ce qui, finalement, ne constitue pas d’obstacle majeur, mais aurait facilité l’accès aux ressources – en termes de rapidité). Les QRcodes, Beam ne pourront pas être déposés sur les œuvres elles-mêmes mais sur les plaquettes visiteurs ou sur les panneaux « audio-guides » déjà présents dans les différentes pièces du château. - Ensuite, c’est toute la logistique de création des ressources et des plaquettes qui va conduire l’ensemble des acteurs du projet à faire preuve d’une organisation très minutée et très préparée. - Enfin, la préparation de la Webradio – en direct et en public – constituera une part importante (au préalable) de travail, afin de limiter toute « perturbation » des lieux (en effet, la période du mois de mai est une période de forte affluence du site, et la Webradio, qui sera placée dans la grande salle, ne devra pas produire l’effet souhaité inverse : ne pas faire venir le public afin de valoriser le projet).
  Moyens mobilisés
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  Partenariat et contenu du partenariat
  - Mme Muratet Nathalie : Directrice du service des publics du château d’Azay-le-Rideau - Mme Corbinus Elodie : Enseignante-relais « histoire » au lycée (Tours) - Une convention a été signée entre l’école et le château d’Azay-le-Rideau, afin de formaliser le projet, de le rendre pérenne et de faciliter l’accès au site par les élèves, en attribuant la gratuité d’entrée. - M.Dupuys Christophe et Mme PREVOST-SORBE : CLEMI Orléans-Tours (Ces deux personnes seront présentes dans le projet dans l’étape de préparation de la WebRadio : aspects pédagogiques et techniques) - Cardie OT
  Liens éventuels avec la Recherche
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Evaluation
  Evaluation / indicateurs
  L’évaluation sera double. D’une part, elle aura pour objet la concrétisation et la réussite du projet. Effectivement, ce projet ne pourra être évalué que s’il est terminé et mis en œuvre. D’autre part, les élèves seront « évalués » sur leurs compétences et sur leurs aptitudes et capacités à s’intégrer et faire vivre un projet tout au long de celui-ci, et ce de façon continue.
  Documents
  Aucun
  Modalités du suivi et de l'évaluation de l'action
  Ce projet est une collaboration constante et active des enseignants impliqués (trois) ainsi que des personnels du château. Le suivi du projet se fait essentiellement par mail, mais il se peut aussi que des contacts physiques soient prévus (vers la finalisation du projet), soit par téléphone soit par visites réciproques afin de peaufiner les détails techniques de mise en œuvre des plaquettes visiteurs par exemple.
  Effets constatés
  Sur les acquis des élèves : Consolidation des compétences en maîtrise de la langue (usage d’un vocabulaire spécifique au langage des œuvres d’art et à la désignation des particularités techniques liées à l’histoire de l’art ; produire des textes en employant des temps appropriés ; s’impliquer dans un travail de production d’écrits courts, à destination d’un public « étranger » à la classe), mais également celles en éducation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (faire en sorte que l’usage d’un outil et/ou d’un support soit toujours en lien avec une démarche d’apprentissage et que ces outils et autres moyens techniques servent les apprentissages des élèves). Ce projet a pour vocation de donner aux élèves des outils d’expertises fins en vue de développer chez eux des modes de réflexions critiques sur des éléments historiques mais également, dans un élargissement des disciplines, sur la notion d’ « information ». La source, travaillée et diffusée est au centre de ces outils d’expertises et c’est elle qui fera foi dans la possibilité donnée aux enfants de poser un regard « critique » sur des événements, des lieux, des documents etc. dans un contexte et dans des situations nouvelles.
  Sur les pratiques des enseignants : Il va de soit que ce projet servira aux enseignants dans une perspective de validation et de consolidation de leurs « pédagogies de projets ». En effet, se lancer dans une telle démarche doit correspondre à une envie mais également doit permettre aux enseignants de faire-valoir, auprès des élèves, des attitudes spécifiques et des compétences particulières. Ce projet sera inclut dans une cadre d’apprentissage particulier et sera pris en compte dans les « crédits de compétences » des élèves. En d’autres termes, le projet permettra d’une part aux enseignants de créer des documents supports de validation des acquis et des compétences des élèves et en parallèle objectivera le travail des élèves dans ces mêmes documents. Ainsi, une « base » de documents sera constituée. Cette dernière fera office de « ressource » pour l’équipe enseignante. Les élèves, en parallèle, valideront les compétences du socle. Au profit des enseignants, cette « pédagogie de projet » servira de loupe en vue de « cibler » les comportements et attitudes de élèves afin d’adapter et d’individualiser les parcours des élèves, en fonction de leur degré de motivation et d’implication (travail sur le long terme).
  Sur le leadership et les relations professionnelles : .
  Sur l'école / l'établissement : Les attentes spécifiques sur l’équipe enseignante vis-à-vis de ce type de projet sera de porter une réflexion à la fois sur leur pertinence mais également d’axer certaines pratiques pédagogiques vers les « tâches complexes » déjà existantes mais de les faire évoluer vers des dimensions plus larges et plus mobilisatrices d’intérêts chez les élèves. Le partenariat entre le château et l’école (au travers de la convention signée cette année) pourra être reconduit afin d’aller plus loin (ou de créer d’autres choses) dans les efforts de démocratisation de l’histoire et de l’histoire de l’art. Il y a donc plusieurs enjeux : celui de continuer à produire (avec une dimension locale et partenariale) mais de produire différemment.
  Plus généralement, sur l'environnement .




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