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Etre passager d’une voiture

mardi 11 octobre 2016

Le passager   d’un véhicule   a un rôle à jouer, non seulement à l’intérieur mais aussi à la montée et à la descente de celui-ci.


Passager   d’une voiture

Perçu comme un espace personnel par rapport aux transports en commun la voiture a dû intégrer peu à peu les contraintes liées à la sécurité.

Être passager d’une voiture n’est pas un acte anodin. Le passager a un rôle dans le véhicule  , afin que tout trajet   se passe dans les meilleures conditions.

 -* La ceinture de sécurité  

Le premier acte responsable d’un passager montant en voiture est d’attacher sa ceinture, à l’avant comme à l’arrière.
Le conducteur doit refuser de rouler tant que tous ses passagers n’ont pas bouclé leur ceinture.
Mais les autres passagers peuvent prévenir le conducteur qu’une ceinture n’est pas encore attachée avant le départ et chaque passager peut aider l’autre à attacher sa ceinture.

Tous les occupants du véhicule doivent être attachés !

Utiliser sa ceinture durant tous les trajets, courts ou longs, c’est se protéger mais aussi protéger les autres, en cas de choc, de retournement et de risque d’expulsion du véhicule.

Petit rappel : l’amende pour non-port de ceinture s’élève à 135 € (minorée à 90 € si elle est payée dans les 3 jours) La somme sera exigée au contrevenant s’il est majeur ; pour un mineur, c’est le conducteur qui paiera (sans retrait de points).

La règle à retenir :
1 personne = 1 place = 1 ceinture

 -* Le jeune passager

Les enfants de moins de 10 ans montent toujours à l‘arrière. Il faut veiller à ce que la ceinture soit :
- bien attachée
- bien positionnée (elle ne doit pas toucher le cou et doit reposer entre les hanches) et ajustée (elle ne doit pas « flotter » sans quoi elle n’a pas d’utilité).

Sur cette image l’enfant a plus de 10 ans mais sa morphologie n’est pas encore adaptée à la ceinture qui ne le retiendrait pas correctement et qui pourrait le blesser gravement (notamment au cou).
Sa place serait à l’arrière sur un rehausseur, jusqu’à ce que sa morphologie et son poids lui permettent d’être en sécurité sur une place sans rehausseur avec la ceinture de sécurité.

Des systèmes de retenue spécifiques à la taille et au poids de l’enfant existent et font l’objet d’une homologation européenne :

  • Pour un bébé de 9 kg : porte-bébé « dos à la route »
  • Pour un enfant de 9 à 18 kg : siège à harnais
  • Pour un enfant de plus de 15 kg : rehausseur en complément de ceintures de sécurité adultes.

Pour aller plus loin

Voir le reportage de c’est pas sorcier sur le siège réhausseur

 -* Pourquoi s’attacher ?

En cas de freinage violent ou de choc contre un obstacle les occupants du véhicule seront projetés contre le volant, le pare-brise ou la carrosserie ;
Les passagers arrières deviendront des poids très lourds ; lancés à forte vitesse, ils deviendront un danger mortel pour les passagers avant.

La ceinture de sécurité est le seul moyen de se protéger efficacement.

Il faut savoir qu’à partir de 15km/h il n’est plus possible, sans ceinture, d’éviter d’être projeté vers l’avant.
Les statistiques   prouvent que le risque de blessures graves ou mortelles est nettement plus élevé pour l’automobiliste ou le passager non ceinturé que pour celui qui reste attaché dans sa voiture.
En cas de non port de la ceinture des blessures sévères ou mortelles sont possibles à partir de 30 km/h.
Sur autoroute, 6 personnes tuées sur 10 ne portaient pas de ceinture.

Attention également aux objets : si un objet se trouve sur la plage arrière du véhicule, il est projeté et peut provoquer des traumatismes aux occupants.

Il faut si possible placer les objets dans un coffre fermé ou alors si possible attaché les objets les plus encombrants.

 -* L’utilisation de la ceinture de sécurité

La fabrication de la ceinture tient compte des données anatomiques et des gestes nécessaires à la conduite. Des perfectionnements facilitent son utilisation (réglage en hauteur) Les constructeurs automobiles améliorent les performances des ceintures en installant des systèmes de prévention qui resserrent la ceinture et renforcent sa capacité à solidariser le corps avec le siège de la voiture.

Quel que soit l’âge   ou le moyen de retenue du passager, la ceinture doit être mise sur la clavicule (pas sur le bras ou le cou) et sur les deux os du bassin (pas sur le ventre).

La ceinture doit être mise par-dessus le torse , veiller et doit pas être entortillée.I faut entendre le « clic » de fermeture lorsque l’on glisse la partie métallique dans la fente.

La ceinture peut provoquer des blessures sur le thorax et le sternum lors d’un choc important mais ces blessures sont minimes comparées à celles pouvant être provoquées par l’habitacle en cas de non port de la ceinture.

La décélération, si elle est importante, peut provoquer une rupture ou une désinsertion des organes internes, avec hémorragie interne, ainsi qu’un traumatisme des vertèbres cervicales (flexion du cou).

Si la ceinture est mal réglée, ou si la décélération est suffisamment importante pour distendre la ceinture ou pour provoquer une rupture des points d’attache du siège, le conducteur ou le passager avant peut percuter le haut du pare-brise ou le volant.

C’est pour toutes ces raisons que certains comptent n’attachent pas leur ceinture et comptent sur l’airbag,placé à l’avant du véhicule. Le sac gonflable évite en effet le contact avec le tableau de bord, et permet de limiter les lésions de la face.
Mais il ne doit pas se substituer à la ceinture seulement y être associé , il en améliore l’efficacité de 15 à 25% !

  •  Les comportements du passager

Le passager ne doit pas avoir de comportements gênants (fouiller dans la boîte à gants, ouvrir la fenêtre, changer la radio sans sollicitation, solliciter le conducteur…) ni de geste brusque ou déplacé qui risque de troubler le conducteur !

En revanche, le passager peut soutenir le conducteur : lire la carte, ouvrir la boîte de gâteaux, répondre au téléphone   et aux demandes des éventuels passagers, régler le chauffage ou l’auto-radio.

Autant de petits gestes qui évitent au conducteur de lâcher la route des yeux et le volant des mains.

Lors de trajets de nuit  , un bon passager évite de s’endormir pendant que l’autre conduit. Au contraire, il peut, par sa conversation, aider le conducteur à lutter contre la fatigue   et lui proposer, s’il est détenteur du permis, de le relayer. Il peut aussi manifester son désaccord en cas de manquements aux règles de circulation ou de vitesse excessive.

Le passager peut aussi refuser de monter avec un conducteur qui ne serait pas en état de conduire (fatigue, alcoolémie...).

Etre passager d’une voiture c’est à un moment ou un autre devoir monter et sortir du véhicule, quelques règles de bon sens sont alors à suivre.Nous devons tous faire preuve de vigilance   à ces deux moments bien précis. Ainsi l’ouverture de la portière doit elle s’effectuer après avoir contrôlé l’absence de danger. Du côté gauche il faut vérifier l’absence de voitures mais aussi de deux roues ;

Du côté droit il faut vérifier l’absence de piétons ou de cycliste se faufilant entre la voiture et la bordure du trottoir  .

Les enfants doivent montre et descendre d’une voiture du côté du trottoir, pour être protégés des véhicules qui circulent sur la chaussée  .