Politique documentaire: l'articulation avec la politique scientifique fait défaut dans les stratégies d'établissement, selon l'Inspection générale des bibliothèques
"Le développement du numérique via internet génère des mutations qui repositionnent les priorités de travail entre bibliothèques et enseignants-chercheurs au sein des universités. La recherche d'une meilleure maîtrise des coûts des outils documentaires est devenue une priorité qui rejoint également celles de la Lolf", indique un rapport de l'IGB (Inspection générale des bibliothèques) sur les articulations entre "politique scientifique et politique documentaire des universités", remis à Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le document souligne qu' "une des clés est d'intégrer davantage les enjeux de politique documentaire, au sens premier du terme, dans la stratégie scientifique des établissements". Pour cela, des "axes stratégiques communs se dessinent à décliner au niveau des établissements comme à coordonner sur un plan national: la mise au point de cartes documentaires en correspondance avec la refonte de la carte des enseignements et de la recherche", ainsi que la définition d'une "politique coordonnée de diffusion des connaissances passant par une mise à plat des besoins documentaires par niveau et par domaine et en les confrontant à la typologie des produits et des circuits de diffusion disponibles".
Le rapport de l'Inspection constate que politique documentaire et politique scientifique apparaissent comme "deux notions indépendantes dans les contrats" d'établissement. Ainsi, "dans les contrats quadriennaux des universités, la politique documentaire des établissements a été progressivement assimilée aux orientations proposées par les services communs de documentation et aux moyens dont ils disposent.
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