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L’insertion professionnelle des jeunes. Rapport de la DARES et de France Stratégie - Janvier 2017

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La concertation en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes a été lancée le 27 septembre dernier. Elle s’est conclue par la remise d’un rapport à la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social en date du 24 janvier 2017.

Pilotée par France Stratégie et la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), cette concertation a réuni des représentants d’organisations patronales, syndicales et de la jeunesse lors de six séances de travail thématiques :

  • Quelles sont les caractéristiques spécifiques de la situation des jeunes en France vis-à-vis de l’emploi durable et de qualité ? (séance 1)
  • La transition entre l’éducation, la formation et l’emploi : quels sont les obstacles et les facteurs de réussite ? (séance 2)
  • Les dispositifs d’insertion professionnelle des jeunes sont-ils efficaces ? (séance 3)
  • Les débuts de vie professionnelle : trajectoires, mobilités et acquisition de droits (séance 4)
  • Lever les freins périphériques à l’emploi des jeunes : priorités et leviers (séance 5)
  • Examen du pré-rapport (séance 6).

Trois grands constats sont émis :

  • « les jeunes sont loin de former un groupe homogène. (…). Les jeunes les moins diplômés connaissent un taux de chômage trois fois supérieur à celui des diplômés de l’enseignement supérieur. La spécialité du diplôme, voire sa filière d‘accès (voie scolaire versus apprentissage), joue également un rôle croissant dans la qualité de l’insertion dans l’emploi. Certains jeunes cumulent les difficultés (jeunes issus de l’immigration, en particulier africaine, résidant dans des zones urbaines sensibles ou des zones rurales). »
  • « Si les jeunes pâtissent fortement des dysfonctionnements du marché du travail, ils sont aussi confrontés à des problèmes qui ne sont pas directement liés au travail. Au-delà de la détention des compétences de base (compréhension orale, écriture, lecture, calcul), les freins périphériques à l’emploi (mobilité, santé, précarité des conditions de vie, logement, couverture sociale, maîtrise du numérique), loin d’être marginaux ou secondaires, constituent pour certains jeunes de réelles barrières à l’entrée sur le marché du travail. »
  • « le bilan qui peut être fait des nombreux dispositifs créés depuis trente ans pour tenter de remédier à ces difficultés met en évidence leur diversité et leur hétérogénéité en termes de succès. Il souligne leur multiplication, source de complexité pour les publics éligibles, donc potentiellement de non-recours pour les moins bien informés d’entre eux et également source d’incertitude pour les employeurs. »

Enfin, ce rapport propose un zoom sur l’apprentissage. L’objectif est de montrer que cette filière de formation initiale améliore l’insertion des jeunes sortant de l’enseignement secondaire et constitue également une forme pédagogique alternative à l’enseignement scolaire classique et susceptible de diminuer l’échec scolaire. Parmi les points abordés : les entrées d’apprentis dans le secondaire baissent depuis 2009, un apprentissage « aspiré » par le haut, l’apprentissage bénéficie d’un grand nombre d’aides publiques…