La situation des sortants d’apprentissage en février 2014

Cette note d’information de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), analyse la situation des apprentis, sept mois après la fin de leur formation. Un premier constat : au 1er février 2014, 62 % des jeunes ayant suivi des études des niveaux allant du CAP au BTS ont un emploi, 33 % sont au chômage et 5 % sont inactifs. Le taux d’emploi des sortants d’apprentissage se maintient en 2014 (-1 point) après une baisse de 4 points entre 2012 et 2013.

Il apparaît par ailleurs que :

  • parmi les apprentis qui travaillent, 55 % occupent un emploi à durée indéterminée, 28 % un emploi à durée déterminée, 9 % un emploi aidé et 8 % un contrat d’intérim. Par rapport à l’année précédente, la part des emplois à durée indéterminée perd deux points alors que les emplois aidés sont un peu plus représentés (+1,5 point) en raison de la progression du dispositif des emplois d’avenir ;
  • plus le niveau de diplôme préparé est élévé, meilleure est l’insertion professionnelle. Ainsi, ceux qui s’insèrent le mieux sur le marché du travail sont les apprentis titulaires d’un BTS (78 %) et d’un BP (77 %), soit 10 points de plus que les apprentis titulaires d’un baccalauréat professionnel (67 %). A contrario, le taux d’insertion pour les titulaires d’un CAP n’atteint que 55 %.
  • le taux d’emploi d’un jeune varie d’une spécialité à l’autre. Par exemple, pour un jeune apprenti sortant de niveau CAP, le taux d’emploi peut varier de 35 % dans la coiffure-esthétique à près de 90 % dans le domaine de la santé (auxiliaire de puériculture, aide-soignant et ambulancier) ;
  • les jeunes femmes, moins nombreuses en apprentissage que les garçons, et principalement issues des formations du secteur des services, bénéficient d’un taux d’emploi globalement supérieur par rapport à 2012, ce qui les rapproche dorénavant de celui des garçons (62 % contre 61 %).
  • plus d’un jeune sur deux en emploi après la fin de son apprentissage travaille dans l’entreprise où il a effectué un stage, un job d’été ou son contrat d’apprentissage.
  • la part des jeunes en emploi dépasse 65 % dans les académies de Grenoble, Nantes, Lyon, Paris, Rennes et Strasbourg. Seules les académies des DOM ont un taux d’emploi inférieur à 50 %.