Université de printemps d'histoire des arts

Université de Printemps d'histoire des arts

3 et 4 juin 2016

La sixième édition de l'Université de Printemps d'histoire des arts, organisée par le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, se déroule du 3 au 4 juin 2016, en partenariat avec l'Institut national d'histoire de l'art, le Château de Fontainebleau et l'École du Louvre, dans le cadre du Festival d'histoire de l'art. Elle s'intitule "Chronologies et autres figures du temps".

Édition 2016 : Chronologies et autres figures du temps

Sous le titre "Chronologies et autres figures du temps", cette sixième édition s'intéresse aux démarches par lesquelles  l'histoire des arts peut donner aux élèves les repères efficaces d'une profondeur historique, en s'extrayant du présentisme.

Adossée au Festival de l'histoire de l'art - qui explore cette année le thème du rire et accueille l'Espagne, pays invité - l'Université de Printemps est l'occasion de nouer et d'approfondir un dialogue fécond entre les acteurs du monde éducatif, les historiens de l'art, les chercheurs, les professionnels de l'art et des musées, et les artistes.

L'Université de Printemps accueille des membres des corps d'inspection, des personnels chargés de la formation à l'enseignement de l'histoire des arts dans le premier et le second degré, des enseignants-chercheurs en ESPE. Au-delà, elle est largement ouverte à tous ceux qu'intéresse l'enseignement de l'histoire des arts, aux étudiants, aux enseignants et aux amateurs d'art.

Problématique et objectifs de formation

Le temps à l'œuvre dans l'enseignement de l'histoire des arts

« Au dire de leurs professeurs, les étudiants qui commencent de fréquenter l'Université ne possèdent plus les éléments de chronologie qui leur permettraient de bénéficier de l'enseignement qui leur est destiné. Les éditeurs sont désormais obligés de tenir compte de ce dépérissement du sens de la profondeur historique. La perte de repères suscite l'inappétence, tarit la curiosité, installe les confusions dans les représentations du passé ». Ce constat ouvrait la contribution d'Alain Corbin à un petit ouvrage qu'il dirigeait en 2005, sobrement intitulé 1515 et les grandes dates de l'histoire de France.

L'histoire des arts est d'autant plus intéressée à cette réflexion qu'au collège, cet enseignement passe par des traditions disciplinaires dont le rapport à la chronologie diffère ou s'oppose comme le souligne le dernier numéro d'Atala (revue du lycée Chateaubriand de Rennes), numéro introduit par Henri Zerner et consacré à la périodisation dans les arts et les lettres. Les historiens de l'art ne parlent pas sur ce sujet, eux non plus, d'une seule voix. Faut-il en conclure, comme Pierre Nora : « C'est l'esprit du temps qui travaille à briser le moule, le sens et le sentiment de la continuité » ?

Dans un monde où le numérique, dorénavant, confronte sans cesse des régimes d'historicité très différents, faut-il assumer un certain « présentisme » ? Est-il encore possible de donner aux élèves les repères efficaces d'une profondeur historique ? Est-ce au détriment d'un droit à l'anachronisme, voire d'un salutaire devoir d'anachronisme face à l'art ? Quelle place la sensibilité aux traces du temps et à ses représentations, et la formation d'une culture du sensible prennent-elles dans ces débats ?

Sites et lien en résonance

"Figures du temps " : un dossier documentaire de l'inspection académique des Hauts-de-Seine (académie de Versailes) et de ses partenaires culturels et institutionnels, dans le cadre des rencontres Traverses 92 (édition 2010).

Mis à jour le 19 mai 2016
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