Éducation à la santé

Partenariats et intersectorialité

L'école met en place une stratégie de promotion de la santé qui s'appuie sur l'expertise de partenaires internationaux et nationaux, dans l'objectif de partager une culture commune facilitant la collaboration.

Le ministère des solidarités et de la santé

Une convention cadre entre le ministère de l'éducation nationale et le ministère des solidarités et de la santé a été signée le 29 novembre 2016 afin de renforcer la collaboration interministérielle et définir un programme commun d'actions à mener aussi bien au niveau national que régional pour répondre aux besoins locaux dans une approche globale des questions de santé portant sur les dimensions éducatives, sociales et sanitaires, y compris pour les jeunes porteurs de maladies chroniques, en situation de handicap ou les plus vulnérables sur le plan social.
Cette convention vise à :

  • améliorer les connaissances des enfants, des adolescents et des jeunes sur les principaux déterminants de santé afin de les aider à se construire en acteur responsable pour eux-mêmes et les autres ;
  • renforcer les compétences pour développer sa santé ;
  • faire de l'école un environnement favorable à la santé et aux apprentissages ;
  • renforcer la fluidité du parcours entre l'école et la ville, en particulier pour les familles et les jeunes les plus éloignés du système de santé, et contribuer ainsi à réduire les inégalités sociales de santé qui se construisent dès l'enfance ;
  • mettre en œuvre des modalités de travail pérennes au niveau national et accompagner les agences régionales de santé (ARS) et les rectorats pour décliner les actions prioritaires sur leurs territoires en prenant en compte les spécificités locales.

Liens vers :

La convention-cadre entre les deux ministères

La stratégie nationale de santé

Le plan national de santé publique

Les agences régionales de santé (ARS)

Les conventions passées entres ARS et rectorats sont des leviers de l'intersectorialité permettant de mettre en œuvre des actions en lien avec le projet régional de santé et la politique éducative de santé dans les territoires académiques.
Par ailleurs, si les diagnostics territoriaux de santé relèvent de la compétence des ARS, les comités académiques d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CAESC) - objet de la circulaire n° 2016-114 du 10 août 2016 - peuvent s'appuyer sur ces diagnostics pour établir les axes prioritaires des projets à mener en promotion de la santé en milieu scolaire.

Santé publique France

L'agence nationale de santé publique - Santé publique France - a pour mission de protéger efficacement la santé des populations et a en charge :

  • l'observation épidémiologique et la surveillance de l'état de santé des populations ;
  • la veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ;
  • la promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ;
  • le développement de la prévention et de l'éducation pour la santé ;
  • la préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ;
  • le lancement de l'alerte sanitaire.

Dans le cadre de ces missions, un partenariat est développé entre l'agence et le ministère de l'éducation nationale et a permis de construire un programme d'actions commun (PAC) est défini chaque année pour :

  • la prévention et l'éducation à la santé en direction des élèves ;
  • la conception et la diffusion de ressources pédagogiques et éducatives.

Lien vers :
Accord cadre entre Santé publique France et le ministère de l'éducation nationale

Le réseau des universités pour l'éducation à la santé (UNIRéS)

UNIRéS organise ou soutient des formations de formateurs, des journées d'études, des conférences-débats, nptamment avec les formateurs des écoles supérieures du professorat et de l'éducation.

La plateforme de formation UNIRéS propose quant à elle des ressources pédagogiques en ligne entièrement dédiées à l'éducation à la santé. Elle est à disposition des membres du Réseau qui peuvent y créer leur cours ou leurs espaces collaboratifs et en proposer l'accès à leurs étudiants ou collaborateurs.
Une convention entre UNIRéS et le ministère de l'éducation nationale a été signée en juin 2016 afin de participer à la production de ressources dans le cadre de la promotion de la santé à l'école.

Lien vers :

Parcours M@gistère « Intégrer l'éducation à la santé dans les pratiques d'enseignement-apprentissage et dans les projets d'écoles »

2016 - La conférence de haut niveau OMS : Éducation et santé

Dans le cadre de l'agenda 2030 et de la stratégie 2020, l'organisation mondiale de la santé de la région Europe a souhaité organiser à Paris, les 7 et 8 décembre 2016 à l'UNESCO, une conférence de haut niveau sur l'intersectorialité, notamment dans les domaines de l'éducation et de la santé.

La promotion de la santé telle que définie par l'OMS est le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d'améliorer celle-ci.
Le prisme de la promotion de la santé vise à avoir une approche globale et positive de la santé qui intègre, outre les dimensions et paramètres du champ sanitaire (éducatifs, préventifs, curatifs), ceux du champ social, du travail, économique, environnemental et culturel pour agir sur les déterminants de la santé qui sont à la source des problèmes de santé (logement, environnement, éducation, culture, emploi...).
L'objectif majeur de la conférence a donc été de montrer l'importance d'un travail en intersectorialité pour la promotion de la santé. En effet, la promotion de la santé implique une forte transversalité entre des politiques publiques qui doivent être articulées au sein de territoires. A l'issue de celle-ci, une déclaration d'intention a été signée par l'ensemble des participants, la « déclaration de Paris pour la santé et le bien-être des jeunes et des futures générations ».

Liens vers :
L'intersectorialité sur les questions de santé dans la zone Europe
La santé à l'ère des objectifs de développement durable

Le réseau des « Villes santé »

Le mouvement des Villes-Santé a été créé par le bureau Européen de l'OMS à Copenhague après le colloque et l'élaboration de la Charte d'Ottawa en 1986.
Les compétences attribuées aux maires leur permettent d'agir sur de nombreux aspects du quotidien des habitants et d'agir pour mettre en œuvre des démarches concertées et interpartenariales. Le programme Villes-Santé propose donc aux villes de décider d'agir pour améliorer leur santé et celle de leurs habitants, en envisageant l'environnement comme une ressource fondamentale à protéger et à enrichir de manière solidaire, dans une perspective aussi bien locale que mondiale.

Une Ville-Santé est une ville qui :

  • améliore constamment la qualité de son environnement,
  • favorise le développement d'une communauté solidaire et qui participe à la vie de la cité,
  • agit en faveur de la santé de tous et réduit les inégalités,
  • développe une économie diversifiée et innovante,
  • donne à chacun les moyens d'avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité.

L'association du réseau français des Villes-Santé de l'organisation mondiale de la santé (OMS) a pour but de soutenir les membres de son réseau, en référence aux objectifs du programme européen Villes-Santé de l'OMS, ainsi que de permettre une coopération entre les villes engagées dans des échanges d'expériences ou d'actions communes afin d'agir sur les inégalités sociales de santé.

Les Etats généraux de l'alimentation

Les Etats généraux de l'alimentation (juillet 2017 - décembre 2017) visent à :

  • relancer la création de valeur et en assurer l'équitable répartition ;
  • permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes ;
  • accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et aux besoins des consommateurs ;
  • promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable.

Les États généraux de l'alimentation s'organisent en ateliers :

  • l'atelier 9 " Comment faciliter l'adoption par tous d'une alimentation favorable à la santé ? "  a permis d'aborder la question de l'alimentation des enfants et des jeunes, notamment à l'école et notamment dans le cadre du parcours éducatif de santé.
  • l'atelier 10 " Lutter contre le gaspillage alimentaire " a permis une réflexion sur le gaspillage alimentaire et l'éducation à la responsabilité, en lien avec le parcours citoyen.

Liens vers :

La feuille de route de la politique de l'alimentation

Le dossier de clôture des états généraux de l'alimentation "les principales actions retenues"

Le portail Education à l'alimentation

Mis à jour le 11 mai 2018
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