Réussir l'accompagnement éducatif au collège

Extraits de l'étude de la DEPP

Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP)

Sélection de résultats issus de l'enquête nationale réalisée par la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP)  "L'accompagnement éducatif dans les collèges publics en 2008-2009"
Données provenant d'un échantillon aléatoire de collèges et d'intervenants

Une offre dans les quatre domaines de l'accompagnement éducatif inscrite dans le projet d'établissement

Présence des domaines d'activités

À la fin de l'année scolaire 2008-2009, les collèges publics ayant mis en œuvre le dispositif se répartissaient de la façon suivante, au regard de deux critères :

  • La nature du domaine d'activités considéré
    • L'aide aux devoirs et aux leçons (99 % des collèges)
    • La pratique artistique et culturelle (85 %, mais 95 % des collèges en réseau "ambition réussite")
    • La pratique sportive (70 %, mais 85 % des collèges en réseau "ambition réussite" et 61 % des collèges de zone rurale)
    • La pratique d'une langue vivante étrangère (50 %, mais 64 % des collèges en réseau "ambition réussite" et 40 % des collèges de zone rurale).
  • Le nombre de domaines mis en place dans l'établissement
    • Un (6 % des collèges)
    • Deux (21 %)
    • Trois (36 %)
    • Quatre (37 %, mais 53 % des collèges de l'éducation prioritaire et 27 % des collèges de zone rurale).

 Accompagnement éducatif et projet d'établissement : logique d'offre et logique de besoins

  • Les chefs d'établissement

Parmi les éléments, demandés en nombre limité, qui ont le plus facilité la mise en place de l'accompagnement éducatif dans le collège, les chefs d'établissement ont indiqué :
• l'inscription du dispositif dans une offre existante (39 % d'entre eux) ;
• l'attente des élèves (44 %).
Le premier élément atteste de l'existence d'une logique d'offre, le second de la prise en compte d'attentes exprimées par les élèves dont certaines peuvent correspondre à des besoins. Ils ont été 15 % à mettre en avant simultanément ces deux éléments de facilitation.
Certains chefs d'établissement (21 %) ont d'ailleurs pensé que l'accompagnement éducatif était perçu par les parents qui inscrivaient leur enfant comme une réponse apportée à ses besoins.

L'accompagnement éducatif pouvait cependant encore mieux fonctionner dans leur collège, selon 21 % des principaux, si les besoins et les attentes des élèves étaient mieux pris en compte.
S'agissant des rapports possibles entre la façon dont agit le dispositif et le fonctionnement de l'établissement, trois chefs d'établissement sur cinq ont estimé que l'accompagnement éducatif retentissait plutôt positivement sur le projet d'établissement. Ce retentissement a été précisé par les réponses qu'ont fournies certains à une question ouverte : l'inclusion du dispositif dans le projet d'établissement permet d'enrichir ce dernier en proposant des moyens d'atteindre ou de réguler certains objectifs déjà inscrits.

  • Les intervenants

Sur la question de l'inscription de l'accompagnement éducatif dans le projet d'établissement (abordée dans deux domaines d'activités), 76 % des intervenants dans le domaine de la pratique d'une langue vivante ont avancé le fait que ce facteur était favorable au déroulement des activités, et plus encore lorsque celles-ci donnaient lieu à une collaboration externe à l'établissement (86 %). Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, 67 % des intervenants étaient également favorables à l'inscription du dispositif dans le volet culturel du projet d'établissement.

Présentation du dispositif en conseil d'administration et en conseil pédagogique

Le projet d'accompagnement éducatif a généralement été discuté dans le cadre du conseil d'administration de l'établissement (89 % des collèges) et dans celui du conseil pédagogique (78 %).

Favoriser un équilibre entre domaines d'activités et une certaine transversalité

Quatre critères prédominent dans le choix qu'ont opéré les chefs d'établissement des activités composant chaque domaine de l'accompagnement éducatif dans leur collège.

  • Les propositions des enseignants ont compté dans beaucoup d'établissements, quel que soit le domaine d'activités (respectivement dans 64 % des collèges pour l'aide aux devoirs et aux leçons, dans 73 % d'entre eux pour la pratique artistique et culturelle, dans 65 % pour la pratique sportive, et dans 68 % pour la pratique d'une langue vivante étrangère).
  • Les besoins des élèves ont surtout compté dans les deux domaines les plus liés à l'activité scolaire (pour 88 % des principaux dans le premier domaine et 61 % d'entre eux dans le quatrième domaine).
  • Les attentes des familles ont été prises en considération principalement dans l'aide aux devoirs et aux leçons (59 % des chefs d'établissement), très nettement moins dans les trois autres domaines d'activités (un chef d'établissement sur cinq ou un peu moins).
  • Les objectifs du projet d'établissement ou du projet de réseau ont pu constituer un critère prioritaire dans le choix des activités effectué par les chefs d'établissement (respectivement pour 44 %, 34 %, 22 % et 28 % d'entre eux dans les quatre domaines d'activités).

  • L'allocation aux quatre domaines d'activités des heures consacrées à l'accompagnement éducatif a fait apparaître quatre critères prioritairement retenus par les chefs d'établissement, dont deux sont liés au nombre de domaines mis en place.

  • - Les ressources humaines disponibles ont joué un rôle capital dans la mesure où elles ont concerné au moins neuf collèges sur dix.
    - Les besoins des élèves ont joué un rôle déterminant dans sept collèges sur dix.
    - Les demandes des familles ont été un autre critère majeur de choix, rencontré d'autant moins fréquemment que le nombre de domaines d'activités mis en place dans un établissement s'accroissait (respectivement 46 %, 34 % et 24 % des collèges avec deux, trois et quatre domaines d'activités).
    - Les objectifs du projet d'établissement ont aussi représenté un critère prioritaire de choix, rencontré d'autant plus fréquemment cette fois, que le nombre de domaines d'activités mis en place dans un établissement s'accroissait (respectivement 37 %, 50 % et 57 % des collèges avec deux, trois et quatre domaines d'activités).

    Parmi les principales raisons avancées par les chefs d'établissement qui ont pu inciter les parents à inscrire leur enfant dans le dispositif, on trouvait la possibilité pour celui-ci de participer à des activités dans plusieurs domaines (12 % des principaux).

    Si le fonctionnement de l'accompagnement éducatif a pu avoir, selon certains chefs d'établissement, un impact positif sur le nombre d'enseignants impliqués dans des activités péri ou extra-scolaires, sont effet sur le décloisonnement disciplinaire ou l'interdisciplinarité leur aura paru, en revanche, pratiquement inexistant (trois sur cinq dans chaque cas). Un tiers des chefs d'établissement ont cependant noté que les lignes séparant les disciplines avaient bougé consécutivement au fonctionnement du dispositif.

Centrer l'accompagnement éducatif sur l'acquisition de connaissances et compétences fondamentales (socle commun)

Parmi les objectifs que les différents intervenants pouvaient assigner à leur action auprès des élèves dans un domaine d'activités donné, certains étaient prioritaires.

  • Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons
    • apprendre à développer des méthodes de travail (95 %) ;
    • contribuer à l'acquisition de connaissances et compétences du socle commun (57 %).
  • Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle
    • consolider des connaissances et compétences définies dans le socle commun (58 %) ;
    • montrer que certaines méthodes de travail sont transposables d'un type de discipline à l'autre (47 %) ;
    • donner envie de revenir à des apprentissages de base pour obtenir une amélioration des résultats (30 %).
  • Dans le domaine de la pratique d'une langue vivante étrangère
    • consolider des connaissances et compétences définies dans le socle commun (78 %) ;
    • donner envie de revenir à des apprentissages de base pour obtenir une amélioration des résultats (72 %) ;
    • montrer que certaines méthodes de travail sont transposables d'un type de discipline à l'autre (42 %).

Proposer des activités de qualité

La qualité des activités proposées n'a pas été abordée en tant que telle. Certains résultats peuvent néanmoins approcher le sujet.

Les chefs d'établissement

Parmi les principales raisons, avancées par les chefs d'établissement, qui ont pu inciter les parents à inscrire leur enfant à l'accompagnement éducatif figuraient :
• l'intérêt des activités proposées (51 % des principaux) ;
• la qualité des intervenants (12 %).

Les intervenants
    L'organisation propre à une activité menée auprès des élèves participe de la qualité de celle-ci. Ainsi, les intervenants dans deux domaines d'activités ont pu relever une organisation matérielle et humaine réussie concernant l'activité qu'ils avaient conduite auprès d'élèves.
    - Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle : 74 % des intervenants sont dans ce cas, et même 80 % parmi ceux qui se situaient dans une collaboration externe*
    - Dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère : 70 % des intervenants, et même 90 % parmi ceux qui se situaient dans une collaboration externe.

    Un intervenant qui se situe dans une collaboration externe est soit lui-même un intervenant extérieur au système éducatif, soit un intervenant interne au système éducatif qui mène une activité auprès d'élèves avec un intervenant extérieur ou plusieurs. 

Développer des partenariats pour enrichir l'offre

  • Les chefs d'établissement

  • Les partenariats extérieurs noués par les collèges, ayant permis d'enrichir l'offre d'activités, ont surtout existé dans deux domaines : celui de la pratique sportive (48 % des collèges) et celui de la pratique artistique et culturelle (43 %). Parmi les éléments qui ont le plus facilité la mise en place du dispositif, selon les chefs d'établissement, on peut signaler :
    • surtout la diversité et/ou la nouveauté des activités proposées (26 %) ;
    • mais aussi l'engagement du monde associatif (9 %) ;
    • l'engagement des structures artistiques ou culturelles et celui des clubs sportifs (9 %) ;
    • et dans une plus faible mesure, le concours actif des collectivités territoriales (4 %).
  • Les intervenants
    Les intervenants des différents domaines d'activités se situant dans le cadre d'une collaboration externe avaient la possibilité de souligner certains éléments, en rapport avec cette situation, qui ont beaucoup facilité le déroulement de leur action auprès des élèves.

    - Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons (7 % des intervenants concernés par une collaboration externe), ils ont souligné l'appui du chef d'établissement ou/et de son adjoint (50 %).

    - Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle (35 % des intervenants concernés), ils ont indiqué une collaboration fructueuse avec un ou plusieurs partenaires internes ou externes (77 %) et la mise en place de partenariats avec des institutions culturelles (52 %).

    - Dans le domaine de la pratique sportive (35 % des intervenants concernés), rien qui soit en rapport avec la situation de partenariat n'est vraiment apparu de façon saillante.

    - Dans le domaine de la pratique d'une langue vivante étrangère (12 % des intervenants concernés), ils ont mis en avant l'appui des membres de la direction (100 %) et une collaboration fructueuse avec un ou plusieurs partenaires internes ou externes (55 %).

Une articulation des différents dispositifs d'accompagnement prenant en compte les besoins des élèves

Un parcours individuel des élèves fondé sur un repérage des besoins et un diagnostic

Les chefs d'établissement

    Sur trois critères garants d'un meilleur fonctionnement de l'accompagnement éducatif dans leur collège que devaient choisir les chefs d'établissement, 21 % ont sélectionné une meilleure prise en compte des besoins et des attentes des élèves (ce qui place ce critère en septième position, tous rangs de classement confondus).
    De même, c'est dans des proportions modestes que les chefs d'établissement pensaient possible d'accroître l'efficacité du dispositif  prioritairement en ciblant plus particulièrement les élèves qui en seraient bénéficiaires (17 % des chefs d'établissement, ce qui place ce facteur en deuxième position) ou en imposant l'accompagnement éducatif aux élèves les plus en difficulté (13 % ce qui place ce facteur en quatrième position).

    Certains chefs d'établissement ont estimé que la composition de l'ensemble des élèves inscrits à l'accompagnement éducatif en 2008-2009, au regard du niveau scolaire individuel, pouvait différer, dans un sens ou dans un autre, de celle de l'ensemble des élèves scolarisés dans leur collège.
    • Ainsi, les élèves en grande difficulté scolaire auraient été sous-représentés dans un collège sur cinq (21 %) et ceux qui connaissaient des difficultés scolaires ponctuelles ou dans quelques disciplines seulement l'auraient été dans moins d'un collège sur dix (9 %).
    • A contrario, dans d'autres collèges, les élèves en grande difficulté scolaire, selon les chefs d'établissement, ont été sur-représentés (27 % des collèges) et ceux qui connaissaient des difficultés scolaires ponctuelles ou dans quelques disciplines seulement l'ont été dans une proportion deux fois moindre d'établissements (14 %).
    La sur-représentation d'élèves connaissant des difficultés importantes l'a donc légèrement emporté sur leur sous-représentation parmi les inscrits. L'attractivité de l'accompagnement éducatif auprès des élèves a été variable selon les lieux. S'il existe une incitation à s'inscrire, celle-ci, face au principe de volontariat, doit s'accompagner d'explications tenant compte de besoins individuels préalablement identifiés.
Les intervenants


Du point de vue des intervenants dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, l'accroissement de l'efficacité de l'aide apportée devrait passer, en dominante (54 % des intervenants, dont 29 % en premier choix), par un ciblage plus précis des élèves qui en sont bénéficiaires. Ils estiment que ce ciblage devrait s'effectuer sur la base des besoins identifiés, des difficultés manifestées et, impérativement, sur celle de la motivation des élèves, critère de sélection que la plupart jugeaient déterminant, du fait de son impact sur l'assiduité et les progrès qui pouvaient s'ensuivre. Certains intervenants approuvaient néanmoins l'idée de rendre obligatoire l'inscription des élèves les plus en difficulté, indépendamment de l'adhésion de ces derniers.
Dans le domaine de la pratique sportive, un intervenant sur trois estimait que pour rendre les activités sportives de l'accompagnement éducatif plus efficaces, il fallait cibler plus précisément les élèves qui en bénéficiaient.
Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, deux intervenants sur trois pensaient souhaitable de pouvoir faire bénéficier d'autres élèves de l'activité qu'ils conduisaient ; dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère, sept sur dix étaient de cet avis.

Une offre d'accompagnement éducatif complémentaire et cohérente

Les chefs d'établissement


Avant que l'accompagnement éducatif ne soit mis en place dans les collèges, au titre d'une expérimentation en 2007-2008 ou lors de sa généralisation en 2008-2009, des activités périscolaires ou extrascolaires relevant des quatre domaines d'activités étaient déjà proposées dans la plupart des collèges ayant participé à l'enquête (soutien scolaire ou aide aux devoirs, contrats éducatifs locaux ou contrats locaux d'accompagnement à la scolarité, programmes personnalisés de réussite éducative, ateliers artistiques ou activités de découverte et autres, association sportive scolaire et section sportive éventuelle, séances animées par un assistant de langue, etc.).

    De telles activités ont pu être ou non prises en compte dans l'accompagnement éducatif, par une articulation de celles-ci avec des activités nouvellement conçues ou une intégration en l'état : dans de nombreux collèges, l'accompagnement éducatif a apparemment composé avec toute ou partie de l'offre préexistante. Ainsi en a-t-il été de l'aide aux devoirs et aux leçons, seul domaine à comporter dans une aussi large mesure des activités proposées antérieurement aux élèves en dehors des heures de cours (60 % des collèges ayant mis en place le domaine) et relativement peu d'activités nouvellement organisées (43 %) ; les premières ont alors généralement été prises en compte dans une articulation avec les secondes. Quant aux trois autres domaines, ils auront surtout offert des activités nouvelles aux élèves (dans 59 % des cas pour la pratique artistique et culturelle, 66 % pour la pratique sportive et 69 % pour la pratique d'une langue vivante étrangère).

    Trois exemples de dispositif préexistant :

    • Là où l'opération "école ouverte" existait, celle-ci est restée distincte de l'accompagnement éducatif dans une proportion limitée d'établissements (32 % des collèges concernés) ; ailleurs, elle a été plus fréquemment articulée avec le dispositif d'accompagnement éducatif (40 %) qu'intégrée en l'état (10 %).
    • Le contrat local d'accompagnement à la scolarité s'est trouvé pratiquement dans la même situation (les proportions respectives étant de 31 %, 37 % et 16 % des collèges concernés).
    • Les programmes personnalisés de réussite éducative sont restés distincts de l'accompagnement éducatif dans une proportion similaire d'établissements (34 % des collèges concernés) ; ils doivent cependant à leur particularité d'avoir été moins aisément articulés au dispositif d'accompagnement éducatif, du moins en 2008-2009 (28 % des collèges), qu'intégrés en l'état (20 % des collèges concernés).

    Compte tenu de l'expérience acquise, les chefs d'établissement ont noté, parfois (30 % d'entre eux) ou même souvent (7 %), un recouvrement des activités relevant de l'accompagnement éducatif et de celles associées à d'autres dispositifs. C'est pourquoi ils ont invoqué une clarification et une mise en cohérence des dispositifs existants (16 % d'entre eux) pour garantir un meilleur fonctionnement de l'accompagnement éducatif dans leur établissement.
  • Les intervenants

Sur le plan de la cohérence externe et interne de l'accompagnement éducatif, il est possible de restituer les avis suivants dans les quatre domaines d'activités.

- Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, un intervenant sur cinq (18 %) a considéré que le recoupement de certaines activités conduites dans le cadre de l'accompagnement éducatif et d'autres dispositifs était préjudiciable à l'efficacité des activités relevant de ce domaine.

- Dans celui de la pratique artistique et culturelle, assez peu d'intervenants (17 %) ont pensé qu'il y avait double emploi avec d'autres actions entreprises dans le collège ; la cohérence d'ensemble des activités relevant de ce domaine leur a semblé faciliter leurs activités (47 %, et 54 % de ceux qui se situaient dans le cadre d'une collaboration externe).

- Dans le domaine de la pratique sportive, vraiment très peu d'intervenants ont pensé qu'un manque d'articulation avec l'offre de l'association sportive du collège gênait le déroulement de leurs contributions (4 %), ce qui confirme bien le positionnement généralement correct de l'accompagnement éducatif en matière sportive, dans un établissement.

- Dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère, la situation est proche de celle qui valait dans le deuxième domaine : le double emploi de l'accompagnement éducatif avec d'autres actions a gêné un nombre limité d'intervenants (21%), tandis que la cohérence interne au domaine d'activités a facilité l'action de bon nombre d'entre eux (64 %, et 76 % de ceux qui se situaient dans le cadre d'une collaboration externe).

 L'information et la sensibilisation des collégiens, des familles et des équipes

 
L'information des familles
L'information portant sur la mise en œuvre du dispositif

  • Les modes d'information

L'information aux familles portant sur la mise en place de l'accompagnement éducatif a été assurée d'une ou plusieurs façons dans un collège :

• La plus répandue a consisté à envoyer à toutes les familles un courrier spécifique (87 % des collèges) ; une autre, fréquemment utilisée (74 %), faisait en sorte d'attirer plus particulièrement l'attention de certaines familles sur ce dispositif.
• En complément, une information pouvait être dispensée dans le cadre d'une réunion à caractère général se tenant en début d'année (54 %) ou/et dans une note de présentation jointe au dossier de rentrée remis aux familles (35 %), ou bien encore par une mise en ligne sur le site de l'établissement (22 %).
• Il a pu minoritairement y avoir, çà et là, des réunions spécifiques à l'adresse des familles (13 %) ou des élèves eux-mêmes (14 %).

  • L'objet de l'information

- L'information fournie a porté d'abord sur les horaires (99 % des cas) et les activités proposées (97 %). Elle a pu aussi aborder l'obligation d'assiduité, les modalités de contrôle ainsi que les conséquences d'un éventuel absentéisme (86 %).
- Une partie de l'information pouvait, dans certains cas, se rapporter aux intervenants (63 %) ou/et aux possibilités et limites du choix d'activités relevant des différents domaines existant dans l'établissement (55 %).
- Les modalités de transport, enfin, ont pu être évoquées (34 %).

L'utilité d'une information portant sur les activités proposées

- Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, certains intervenants ont relevé, sur le chapitre des relations avec la communauté éducative, un manque de lisibilité par les familles des activités conduites, comme facteur nuisant le plus à l'efficacité du dispositif dans ce domaine (15 %). Même si ce facteur est loin d'être prééminent, l'objection renvoyait peut-être à la pertinence de l'information dispensée par certains établissements.

- Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, la mauvaise connaissance que semblent avoir les familles des activités conduites a été soulignée par un intervenant sur cinq comme venant freiner leur mise en œuvre. Ils préconisent donc surtout un travail de communication auprès des familles (48 %) autant, pour certains (35 %), qu'à l'intérieur de l'établissement.

- Dans le domaine de la pratique d'une langue vivante étrangère, cette proportion passe à un intervenant sur quatre. C'est pourquoi beaucoup d'intervenants soulignent la nécessité d'un réel travail de communication auprès des familles (54 % d'entre eux), tandis qu'en moindre part (29 %), ils suggèrent la même chose à l'intérieur de l'établissement.

La sensibilisation des équipes éducative et pédagogique de l'établissement et celle des partenaires extérieurs

  • Les chefs d'établissement

Entre autres conditions de meilleur fonctionnement du dispositif dans leur collège, les chefs d'établissement ont mis en avant l'investissement d'un plus grand nombre d'enseignants (64 %), d'où la nécessité de sensibiliser notamment l'équipe pédagogique de leur établissement.

  •  Les intervenants

  • Dans le domaine d'activités principal, la grande majorité des intervenants estiment que l'adhésion de la communauté éducative a facilité la mise en place et la conduite de leurs activités.

Impliquer des intervenants avertis des enjeux

L'implication de l'ensemble des intervenants

Les enseignants exerçant dans le collège ou non constituaient le groupe majoritaire d'intervenants dans tous les domaines d'activités de l'accompagnement éducatif, aux côtés de trois autres groupes :

• les assistants d'éducation ou pédagogiques ;
• les autres membres du personnel (documentalistes, conseillers principaux d'éducation, assistants de langue, etc.) ;
• et les intervenants extérieurs au système éducatif (retraités, étudiants, membres d'associations, de clubs sportifs ou de collectivités territoriales, etc.).

Parmi les collèges participants de l'échantillon, un sur trois a fait intervenir le(s) conseiller(s) principal(-aux) d'éducation ou/et le(s) documentaliste(s) de l'établissement, par exemple.

L'implication des intervenants dans l'organisation des domaines d'activités

L'implication des intervenants dans l'organisation des différents domaines d'activités était de nature et de degré variables. Le choix des activités et l'élaboration des contenus l'ont emporté.

- Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, l'implication la plus forte des intervenants s'est surtout manifestée à travers le choix des activités proposées (31 %) et l'élaboration des contenus (31 %), dans une moindre mesure à travers la constitution de groupes d'élèves (22 %), l'organisation matérielle (17 %) et la communication autour du dispositif, qu'elle soit interne ou externe (17 %).

- Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, l'implication la plus forte des intervenants a concerné également le choix des activités (65 %) et l'élaboration des contenus (68 %), l'organisation matérielle (51 %) et la constitution de groupes d'élèves (47 %) ; certains intervenants se sont également beaucoup investis dans un travail de découpage horaire (34 %), un travail relationnel au sein d'une équipe (31 %) ou un travail de communication interne ou externe (27 %).

- Dans le domaine de la pratique sportive, la plus forte implication s'est révélée dans le choix d'une ou plusieurs activités (78 %) et l'élaboration des contenus (69 %), un travail de découpage horaire (55 %), la constitution de groupes d'élèves (52 %) et la répartition de l'utilisation des installations (51 %).

- Enfin, dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère, ce niveau élevé d'implication a porté sur le choix d'activités (54 %) et l'élaboration des contenus (63 %) ; certains intervenants se sont occupés de la constitution de groupes d'élèves (37 %) et de l'organisation matérielle des activités du domaine ou des leurs propres (33 %) ; le découpage horaire (26 %) et le travail relationnel au sein d'une équipe (22 %).

La constitution d'équipes, le travail collaboratif
Les conditions favorables et défavorables à la mise en œuvre du dispositif

Disposant d'un certain recul, les chefs d'établissement ont présenté certains éléments, ayant partiellement trait à la constitution d'équipes, comme facilitant la mise en place du dispositif :
• en tout premier lieu, la motivation des enseignants (46 % d'entre eux) ;
• mais aussi l'existence préalable d'un vivier d'intervenants ou de contributeurs qui ne sont pas intervenants (26 %) ;
• l'engagement de structures à caractère artistique, culturel ou sportif (9 %) ;
• l'engagement du monde associatif (9 %).

A contrario, certaines entraves à la mise en œuvre du dispositif, pouvant influer sur la constitution d'équipes, leur sont apparues au moins parfois :
• le manque de motivation de certains enseignants (75 %) ;
• l'absence de coordination entre certains intervenants (42 %) ;
• l'absence de certains personnels administratifs ou de vie scolaire pendant le temps de fonctionnement de l'accompagnement éducatif (34 %).

Aux yeux des chefs d'établissement, l'accompagnement éducatif a pu avoir des effets plutôt positifs sur le nombre d'enseignants impliqués dans des activités péri ou extrascolaires (59 % d'entre eux) et sur l'activité de l'équipe de vie scolaire (57 % d'entre eux).

Le travail collaboratif dans son ensemble

L'association avec autrui pour conduire des activités auprès d'élèves et la qualité des partenaires impliqués donne les résultats suivants.

- Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, 56 % des intervenants ont travaillé en association ; il s'agissait surtout d'un partenaire interne au système éducatif, en l'occurrence un enseignant ou un assistant.

- Dans celui de la pratique artistique et culturelle, cette proportion était semblable (57 %) ; les interventions impliquaient le plus souvent un partenaire interne (en dominante, un enseignant d'une discipline non artistique et, dans une moindre mesure, un enseignant d'arts plastiques ou d'éducation musicale, voire un assistant de l'établissement), parfois un partenaire externe (un artiste, un membre d'une structure à caractère scientifique, artistique ou culturel ou/et un membre d'une association).

- Dans le domaine de la pratique sportive, l'association avec un ou plusieurs partenaires a été moins répandue (48 % des intervenants du domaine).

- Dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère, cette proportion passe à 34 %.

La collaboration externe

L'appel à des intervenants extérieurs au système éducatif pour leurs compétences particulières afin de bâtir une collaboration externe a été variable selon les domaines d'activités.
• C'est d'abord la pratique sportive qui a suscité des partenariats extérieurs (48 % des collèges comportant ce domaine) ;
• ensuite la pratique artistique et culturelle (43 % des collèges ayant mis en place ce domaine) ;
• l'aide aux devoirs et aux leçons s'est trouvée nettement en retrait (19 % des collèges) ;
• la pratique d'une langue vivante étrangère n'a été que très peu visée (7 % des collèges comportant ce domaine).

La formation des intervenants à l'accompagnement éducatif
  • Les chefs d'établissement

  • Entre autres conditions de meilleur fonctionnement du dispositif dans leur collège, certains chefs d'établissement (19 %) ont évoqué la formation des enseignants.
     
  • Les intervenants

  • Les intervenants ont fait part de besoins ressentis en matière de formation dans le domaine d'activités particulier où ils effectuaient leurs interventions.

    - Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, c'était le cas pour 28 % d'entre eux ;
    - dans celui de la pratique artistique et culturelle, 36 % étaient concernés ;
    - dans le domaine de la pratique sportive, il n'y avait pas de question posée en tant que telle ;
    - et dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère, 27 % ont exprimé des besoins.

    Les intervenants ont également précisé les thèmes auxquels se rattachaient ces besoins de formation.

    - Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, la difficulté scolaire et son traitement arrivent en tête (61 % des intervenants), suivis des troubles liés à l'apprentissage, tels que dyslexie, dysphasie, dyspraxie (51 %), et du traitement pédagogique différencié (42 %). Suivent, principalement, la psychologie de l'enfant et de l'adolescent (31 %), l'adaptation aux publics et aux contextes (31 %) et l'approche didactique des disciplines (29 %).

    - Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, les intervenants ont mentionné essentiellement un, deux ou trois domaines de formation, dont le tout premier reflète la position qu'il occupe dans la hiérarchie des champs d'activités existants : le théâtre (55 % des intervenants), le cinéma (43 %), la dynamique de groupe avec des adolescents (42 %), l'histoire des arts (38 %), les technologies de l'information et de la communication appliquées aux arts (35 %) et l'adaptation aux publics scolaires et aux contextes locaux (21 %), principalement.

    - Dans le domaine de la pratique sportive, le fait d'être disposé à s'investir dans l'accompagnement éducatif l'année suivante a été subordonné à des évolutions, dont celle d'être davantage formé dans le champ d'activités retenu (10 % des intervenants), et dans de bien moindres mesures, d'être informé / formé aux programmes d'enseignement (5 %) et à l'intervention auprès de collégiens (3 %).

    - Enfin, dans celui de la pratique d'une langue vivante étrangère, ce sont surtout les technologies appliquées aux langues qui ont été souhaitées (72 % des intervenants), puis la dynamique de groupe avec des adolescents (57 %), la vie artistique et culturelle des régions concernées par la langue cible (45 %), ensuite l'enseignement en langue étrangère dans la langue cible (30 %), l'adaptation aux publics scolaires et aux contextes locaux (30 %) et l'histoire des régions concernées par la langue cible (26 %).

Favoriser des pratiques pédagogiques pertinentes

Mutualiser des pratiques et construire des outils méthodologiques transférables

Sans entrer dans la mutualisation de pratiques, il est possible de préciser l'incidence de l'accompagnement éducatif sur les pratiques professionnelles des intervenants enseignants.

  • Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, cette incidence a fréquemment joué sur plusieurs aspects (allant de un à quatre) ; le retentissement a principalement concerné la précision des consignes données (57 %, dont 55 % dans le sens d'un accroissement), les explications fournies aux élèves (52 %, dont 50 % dans le sens d'un accroissement) et la prise en compte du rythme d'apprentissage des élèves (50 %, dont 45 % dans le sens d'un accroissement).
  •  Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, l'activité des intervenants enseignants a eu une incidence positive surtout sur l'attention portée aux élèves (73 %, dont 34 % de façon importante), l'attention accordée à l'explication d'une technique (58 %, dont 20 % de façon importante), le temps consacré à l'abord d'une nouvelle notion (55 %, dont 18 % de façon importante) et le choix de domaines d'application (54 %, dont 13 % de façon importante).
  • Dans le domaine de la pratique sportive, pas de donnée sur le sujet.
  • Enfin, la pratique d'une langue vivante étrangère est le domaine d'activités où l'accompagnement éducatif a eu, selon les intervenants enseignants, les incidences positives les plus répandues : il s'agit surtout de l'attention portée aux élèves (78 %, dont 42 % de façon importante), de la place dévolue à l'expression orale (72 %, dont 42 % de façon importante), de l'attention accordée à l'explication d'une règle, quelle qu'en soit la nature (67 %, dont 28 % de façon importante) et du temps consacré à l'abord d'une nouvelle notion (61 %, dont 21 % de façon importante).

Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, une question ouverte a permis de préciser que l'accompagnement éducatif pouvait donner lieu, du point de vue d'un certain nombre d'intervenants, à l'expérimentation d'autres pratiques ou tout au moins à l'amélioration de celles qu'ils déploient : explication des consignes et rythme adopté dans le déroulement des activités, adaptation des exigences en termes de volume et de délai du travail demandé, différenciation pédagogique plus aisément réalisable dans le cadre d'un petit groupe, temps d'échanges ménagés entre élèves. Le fait de favoriser une approche plus fine de l'élève se répercute sur l'écoute, le diagnostic des besoins, la compréhension de l'origine des difficultés, l'explicitation et l'explication produites, la possibilité de prendre plus facilement du recul et, ce faisant, de trouver des manières de faire, des procédures un peu nouvelles, qui soient exploitables en cours.

Identifier les objectifs et les compétences propres à chaque activité

Les objectifs que pouvaient s'assigner les intervenants pour conduire les activités proposées aux élèves comprenaient l'intention de consolider des connaissances et compétences du socle commun (voir fiche n°1, point 1.4). Bien d'autres objectifs pouvaient exister, dont certains étaient prioritaires (voir les différents notes à ce sujet).
Les compétences travaillées n'ont pas été abordées en tant que telles.

Travailler les connaissances et les compétences du socle commun

Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, certains intervenants ont fait part du besoin qu'ils avaient de bénéficier d'une formation sur le travail par compétences (22 %) ; ce besoin était surtout répandu dans le groupe des enseignants (25 %) parce que plus sensibilisés sur le sujet, un peu moins dans les trois autres catégories d'intervenants (18 % des assistants, 14 % des autres personnels et 18 % des intervenants extérieurs au système éducatif). Il faut préciser que de tous les domaines de formation suggérés, celui-ci a été relativement peu plébiscité.

Travailler l'interdisciplinarité dans les quatre domaines d'activités

Quelques résultats existent, concernant les champs d'activité développés par les intervenants.

  • Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, le travail sur projet interdisciplinaire n'a concerné que très peu d'intervenants (3 %).
  • Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, l'approfondissement mêlant plusieurs disciplines liées entre elles par le langage, les techniques ou autres a concerné un intervenant sur cinq (21 %).
  • Dans le domaine de la pratique sportive, il est plus difficile de parler d'interdisciplinarité. Certaines interventions se sont composées de multi-activités, que ce soit au cours d'une même séance ou durant toute la période concernée. Il existe des types d'activités qui intègrent plusieurs disciplines sportives mais l'on ne dispose pas, dans ce cas, du détail de la composition des interventions. Toujours est-il que deux intervenants sur dix ont déclaré avoir entrepris au moins deux types d'activités différents avec des élèves.
  • Enfin, dans le domaine de la pratique d'une langue vivante étrangère, quatre intervenants sur neuf (46 %) indiquent avoir développé une pratique fondée sur des rapprochements entre disciplines linguistique et non linguistique(s).

 La liaison entre le temps scolaire et le hors temps scolaire

 Assurer une coordination des activités de l'accompagnement éducatif et des enseignements

Moins de la moitié des chefs d'établissement (46 %) ont considéré qu'une meilleure articulation des activités de l'accompagnement éducatif et du travail mené en classe faisait partie des principales conditions pour que le dispositif fonctionne mieux dans leur établissement. Parmi eux, une même proportion (47 %) a estimé qu'il était possible d'accroître l'efficacité du dispositif prioritairement en articulant davantage l'accompagnement éducatif et les heures de cours, alors que cette opinion était celle de deux principaux sur cinq dans l'ensemble (40 %).

Conduire une réflexion sur le travail personnel

Corroborant les informations qu'ont pu communiquer les chefs d'établissement sur les types d'activités existant dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, les indications fournies dans le cadre d'une question laissée ouverte s'adressant aux intervenants de ce domaine montrent que ces types ont été diversifiés, assortis de tailles de groupes adaptées. Ainsi, ont pu être abordés un travail sur la motivation, un travail sur les méthodes, un travail d'approfondissement disciplinaire ou transversal. Les intervenants ont suggéré des idées d'ateliers, recommandé de différencier l'aide au travail écrit de l'aide à l'apprentissage des leçons, et de distinguer l'étude, l'aide aux devoirs et le soutien apporté en classe.

L'évaluation du dispositif

 Evaluer le dispositif par rapport aux objectifs du projet d'établissement et du contrat d'objectifs

Ce sujet n'a été abordé que dans le cadre d'une question laissée ouverte à l'adresse des chefs d'établissement et ce, de façon générale sans référence explicite aux objectifs existant dans le projet d'établissement ; la matière qui ressort n'est pas ici assortie d'une quantification.
Certains chefs d'établissement ont émis le souhait ou l'intention d'évaluer le dispositif en lien avec les progrès des élèves en classe, d'évaluer les acquisitions des élèves participant à des activités par le biais du livret de compétences, de rechercher la valeur ajoutée de cette participation, d'évaluer les activités par ce qu'elles apportent et que n'apportent pas les activités scolaires, d'attirer davantage d'intervenants dont l'activité dans l'accompagnement éducatif pourrait être prise en considération dans l'évaluation professionnelle.

Evaluer les effets du dispositif sur les élèves

La question de l'incidence du dispositif sur les élèves a été abordée par les chefs d'établissement et les intervenants dans les quatre domaines d'activités.

  • Les chefs d'établissement

  • Ayant eu à se prononcer sur l'incidence de l'accompagnement éducatif - effet plutôt positif, aucun effet particulier, effet plutôt négatif ou avis tenu en réserve - relative à huit traits de comportement des élèves participant à une ou plusieurs activités, trois effets plutôt positifs sont ressortis clairement :
    • l'attitude générale des élèves dans l'établissement (71 %) ;
    • la réussite scolaire de ces derniers (70 %) ;
    • leur motivation (63 %).
    Les autres traits de comportement ayant favorablement évolué n'ont été relevés, dans le meilleur des cas, que par un chef d'établissement sur trois.
    Une minorité non négligeable (8 %) n'a vu aucune répercussion favorable sur le comportement des élèves, c'est-à-dire pas d'effet du tout ou un ensemble d'effets négatifs et d'absence d'effets. En fait, peu de chefs d'établissement ont mentionné ne serait-ce qu'un effet négatif chez les élèves (6 %).

  • Les intervenants
    Les intervenants dans tous les domaines d'activités de l'accompagnement éducatif ont fait part de leur perception d'effets produits sur les élèves qui bénéficiaient de ce dispositif ; certains de ces effets ont été relevés par un grand nombre d'intervenants dans presque tous les domaines.

    - Dans le domaine de l'aide aux devoirs et aux leçons, on disposait notamment d'une information portant sur l'intensité perçue de certains effets.

    • Une reprise de confiance en ses propres capacités (96 % des intervenants l'ont indiqué, dont 76 % selon une intensité forte ou moyenne) ;
    • une amélioration des résultats scolaires (94 % des intervenants, dont 70 % selon une intensité forte ou moyenne) ;
    • un rattrapage de retards accumulés (90 %, dont 55 % selon une intensité forte ou moyenne) ;
    • une amélioration de leur capacité à communiquer (88 %, dont 56 % selon une intensité forte ou moyenne) ;
    • une amélioration de leur comportement (87 %, dont 57 % selon une intensité forte ou moyenne).

    - Dans le domaine de la pratique artistique et culturelle, la remarque est la même que précédemment.
    • Un renforcement de la confiance en soi (87 % des intervenants, dont 60 % de façon importante) ;
    • une amélioration globale de certains comportements individuels (83 %, dont 42 % de façon importante) ;
    • une amélioration globale du comportement en groupe (81 %, dont 38 % de façon importante) ;
    • une élévation de l'attention dans certaines séances (77 %, dont 39 % de façon importante) ;
    • enfin, dans une plus modeste mesure, une amélioration des résultats obtenus dans certaines disciplines (39 %, dont 8 % de façon importante).

    - Dans le domaine de la pratique sportive, on ne disposait que de l'étendue perçue de tel ou tel effet.

    • Le plaisir de jouer (93 % des intervenants, dont 88 % concernant la majorité des élèves au moins) ;
    • une meilleure estime de soi (88 %, dont 70 % concernant la majorité des élèves au moins) ;
    • le développement de l'autonomie (87 %, dont 63 % concernant la majorité des élèves au moins) ;
    • la découverte de nouvelles activités sportives (83 %, dont 64 % concernant la majorité des élèves au moins) ;
    • la pratique régulière d'une activité sportive (81 %, dont 55 % concernant la majorité des élèves au moins).

    - Dans le domaine de la pratique d'une langue vivante étrangère, on disposait notamment de l'intensité estimée de certains effets.
    • Un renforcement de la confiance en soi (88 % des intervenants, dont 58 % de façon importante) ;
    • une amélioration de l'expression orale en langue (83 %, dont 39 % de façon importante) ;
    • une élévation de l'attention dans certaines séances (77 %, dont 38 % de façon importante) ;
    • une amélioration globale de certains comportements individuels (75 %, dont 32 % de façon importante) ;
    • une amélioration globale du comportement en groupe (70 %, dont 32 % de façon importante) ;
    • enfin, une amélioration des résultats en langue (70 %, dont 23 % de façon importante).

 

Mis à jour le 03 août 2011
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