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Transcription du clip "Cours le matin, sport l'après-midi au collège"

Voix off : Des classes de collèges et de lycées expérimentent un nouvel aménagement du temps scolaire depuis la rentrée 2010 : la matinée est consacrée au cours et l'après-midi à des activités sportives, artistiques ou culturelles. Le dispositif vise à améliorer la réussite scolaire, la santé et le bien-être des élèves. Plus de 7500 collégiens et lycéens sont concernés, dans 121 collèges et lycées. Au collège Lenain de Tillemont, une classe de 6e participe à l'expérimentation.

Bakhta Mohammed Bakir, principale du collège Lenain de Tillemont, à Montreuil : C'est une classe composée de dix-neuf élèves, à parité : moitié filles, moitié garçons, des élèves qui ont été recrutés sur la base du volontariat. C'est une classe hétérogène, et pas forcément des élèves qui étaient sportifs à la base.
L'enjeu de cette expérimentation est d'étudier les rythmes scolaires et les modalités d'apprentissage des élèves, comment mieux apprendre tout en tenant compte des rythmes scolaires.

Voix off : En classe, l'emploi du temps aménagé a fait évoluer positivement le rapport des élèves au travail scolaire. La pratique sportive régulière favorise l'apprentissage du respect des règles et de la prise de responsabilités.

Driss, élève de sixième : J'aime bien, parce que le matin, on se concentre mieux sur les cours, et l'après-midi, ça nous permet de se défouler, de relâcher notre énergie.

Caroline Brémond, professeure principale, EPS : On estime que de 8 heures à midi, ils ont une concentration, on va dire, scolaire, et l'après-midi, c'est une concentration, mais toute autre : concentration sur l'effort physique, et on estime qu'en se dépensant plus l'après-midi, ça nous permet aussi après un retour au calme qui est le goûter, de les avoir attentifs sur la dernière heure en aide aux devoirs.

Sofiane, élève de sixième : J'ai découvert plein d'activités comme le cirque, la gymnastique...

Marième, élève de sixième : Au premier trimestre, on faisait tennis le lundi...

Driss : On va faire de la voile, de la lutte...

Marième : ... Piscine le mardi...

Driss : On fait de l'art du cirque.

Marième : ... Le mercredi, on a chacun notre ES : il y a boxe, ping-pong...

Caroline Brémond : J'essaie que dans chaque activité, toutes les compétences que l'on développe, à la fin, ça ne soit pas les mêmes, pour que les élèves se soient enrichis le plus possible, on va dire.

Voix off : L'aménagement des journées des élèves implique aussi des modifications dans leur rythme alimentaire.

Klervi Stervinou, diététicienne - Ville de Montreuil : On s'est organisé, avec l'infirmière scolaire et le chef de restauration, pour proposer des menus adaptés. D'un point de vue diététique, le conseil est surtout sur l'équilibre alimentaire, en ayant cinq fruits et légumes par jour. On a également choisi d'avoir un suivi médical et puis également une analyse de leur comportement alimentaire et de leur activité physique, quotidienne et hebdomadaire.

Sabrina Boizard, parent d'élève : En ce qui concerne ma fille, elle a pris conscience que l'alimentation, c'était quelque chose d'important, qu'il fallait manger correctement. Elle arrive maintenant à faire vraiment à ce qu'elle doit manger, à ce qu'elle ne doit pas manger, et ça c'est vrai que c'est ce qui ressort de ce qu'elle a eu au collège.

Voix off : L'expérimentation repose sur des partenariats, avec les collectivités locales ou des associations, entre autres. Ils permettent par exemple aux élèves d'accéder à des installations sportives adaptées.

Michèle Cochet-Terrasson, IA-IPR d'EPS : Pour mettre en place cette expérimentation, nous avons eu différents types de partenaires : nous avons la ville, qui nous a prêté les installations sportives, le conseil général, qui nous prête une base de plein air et qui nous a permis d'accéder à l'école du cirque à Rosny-sous-bois.

Voix off : Les partenariats permettent de mettre en place des activités originales.

Marième : On a commencé les pyramides...

Driss : On fait des acrobaties, des acrobaties qu'on nous montre, qu'on apprend après à faire...

Marième : On a appris à jongler, aussi, parce que on a jonglage en fin d'art du cirque.

Driss : ... Pour après faire un gros spectacle.

Caroline Brémond : En art du cirque, moi, j'ai travaillé avec eux vraiment sur : maîtriser ses émotions, passer devant un public, et être créatif : chercher des idées, monter un numéro, monter une chorégraphie, rentrer dans un rôle, dans un personnage.

Voix off : L'expérimentation fonctionne aussi parce qu'elle associe les parents.

Caroline Brémond : On veut que la famille fasse partie de l'expérience, surtout pour leur dire de respecter le rythme de l'enfant, du sommeil, de suivre leurs enfants dans l'aide aux devoirs, dans les devoirs, de participer à chaque réunion informative, de venir.

Sabrina Boizard : C'est vrai qu'on a quand même pas mal de contact avec les professeurs.

Bakhta Mohammed Bakir : Ce sont des élèves nettement moins absentéistes, des familles qui osent entrer en contact avec la vie scolaire ou la direction de l'établissement.

Voix off : Pour évaluer l'efficacité de l'expérimentation, chaque établissement participe à son évaluation, sur la base d'un le protocole national.

Patrick Dumont, IA-IPR d'EPS : Aujourd'hui, on constate, déjà, une nette amélioration en terme de vie scolaire et nous espérons que l'enquête de fin d'année, justement, confirmera que ces élèves-là, qui sont donc dans cette expérimentation, à la fois la vive parfaitement bien, mais également, réussissent aussi bien que les autres, si ce n'est mieux.

Caroline Brémond : Je trouve, pour ma part, que j'ai des élèves qui n'avaient pas du tout confiance en eux, qui sont devenus "j'ai confiance en moi, j'ose devant les autres, je fais un spectacle, je fais un spectacle, et ça c'est vraiment bien".

Élisabeth Manari, parent d'élève : C'était flagrant, il y a une amélioration de son comprtement, de son travail.

Sabrina Boizard : C'est bien pensé, le résultat, il est pour moi positif.

Élisabeth Manari : Le bulletin de notes a augmenté. Et il s'est épanoui.

Bakhta Mohammed Bakir : Ce qui ressort de positif, c'est un meilleur vivre ensemble de la part des élèves qui permet de meilleures conditions de travail en classe, donc de meilleurs moments d'apprentissage. Et il y a une vraie volonté de se dépasser, d'aller au-delà de ses capacités.

Voix off : Forte de son succès, l'expérimentation "Cours le matin, sport l'après-midi" sera élargie à d'autres établissements volontaires à la rentrée 2011.

Mis à jour le 03 juin 2011
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