Séminaire « L'internat : Pour qui ? Pour quoi ? »

Clôture des travaux

Alain Seksig, conseiller technique au cabinet du ministre de l'Éducation nationale

Dès son arrivée à la tête du ministère de l'Éducation nationale, Jack Lang a souhaité faire de la relance de l'internat scolaire public, une des priorités de son action. Depuis plus d'un an, l'écho rencontré auprès de l'opinion, des res-ponsables éducatifs, des travailleurs sociaux comme des médias, montre que nous sommes sur la bonne voie.

Les travaux de ces deux journées de réflexion ont fait émerger les questions statutaires et réglementaires auxquelles vous vous trouvez confrontés. Ces problèmes seront pris en compte, soyez-en assurés. Il faut simplement du temps pour cela.

En un peu plus d'un an et demi, nous avons déjà pris un certain nombre de mesures :

  • des correspondants départementaux et des coordonnateurs académiques ont été institués pour suivre le dossier " internat ". Après avoir recensé les places disponibles en internat, ceux-ci peuvent désormais fournir les renseignements demandés.
  • l'annuaire des internats a été adressé à tous les préfets de région et de département, ainsi qu'aux présidents de conseils généraux et régionaux ; il figure par ailleurs sur le site Internet du ministère et, courant janvier 2002, tous les établissements scolaires du second degré, tous les centres d'information et d'orientation, tous les services sociaux scolaires en seront destinataires.
  • un complément de bourse de 1515 F annuels (231 € ;) a été octroyé aux élèves boursiers internes, à compter de la rentrée 2001-2002.
  • Mme Pérol-Dumont, députée de la Haute Vienne, a rendu son rapport au Premier ministre. Intitulé " une nouvelle actualité pour l'internat scolaire ", le rapport propose des orientations très proches des axes définis par le ministre : développer l'internat en priorité en collège, là où c'est nécessaire, avec un projet pédagogique d'établissement qui permette un choix valable aux élèves et à leurs parents, dans des locaux bien équipés, avec un encadrement de professionnels qualifiés, volontaires et bien formés.

Le regain d'intérêt pour l'internat nous crée des obligations, mais cette volonté devra rencontrer le désir des collectivités territoriales. Je sais que chacun est prêt à s'y consacrer.

Satisfaire les demandes des parents et de leurs enfants est une tâche conséquente, mais indispensable. Une lettre du ministre sera adressée à tous les pré-fets de région et de département, à tous les présidents de conseils généraux et régionaux, ainsi qu'aux recteurs et inspecteurs d'académie ; elle leur rappellera notre priorité en matière de développement de l'internat scolaire public et notre désir de travailler, avec eux, à ce vaste chantier. En un peu plus d'un an, nous avons, ensemble, et d'abord vous-mêmes, par une action soutenue, volontaire, quotidienne dans vos établissements et vos services respectifs, contribué à assurer les fondations - ou la refondation - de ce chantier.

L'idée et le mot même d'internat, loin de provoquer les railleries ou le rejet assez général encore perceptibles voici une dizaine d'années, suscitent au-jourd'hui une incontestable attention, une franche et positive curiosité. Non seulement de la part d'éducateurs et de parents mais également de jeunes eux-mêmes qui y voient une voie originale, stimulante et crédible d'accès à l'autonomie personnelle et à la réussite scolaire. Il n'est que de poursuivre les efforts engagés. Nous avons encore beaucoup à faire. Les propos échangés durant ces deux journées en ont amplement témoigné.

Mis à jour le 16 avril 2011
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