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"À l'école des écrivains. Des mots partagés" au Salon du Livre 2011

Langue et littérature
21 mars 2011

L'opération "À l'école des écrivains. Des mots partagés" organise la rencontre de 89 collèges des réseaux ambition réussite (RAR) ou ruraux avec des écrivains. Le 21 mars, trois collèges et un auteur "parrain" se sont retrouvées au Salon du livre pour présenter leurs travaux.

Chiffres-clés

En 2011, 89 classes participent à ces rencontres. En 2008, pour la 1ère édition, 30 classes participaient.

Quatre classes sont venues raconter leur expérience. Elles viennent de trois collèges :

  • Elsa Triolet, à Champigny (académie de Créteil) ;
  • Westhoek, à Coudekerque-Branche (académie de Lille) ;
  • Jean Rostand, à Orléans (académie d'Orléans-Tours).

Emmanuel Adely, auteur parrain du collège du Westhoek, était aussi présent.

Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire, a ouvert la matinée. Il a rappelé que l'opération répond à une "philosophie simple" : "le livre est important" et l'écrivain "n'est pas une statue dans la rue".

Dans les classes, les élèves commencent par lire un livre de leur auteur parrain.

Lors de leur première rencontre avec l'écrivain, les élèves lui posent des questions sur son parcours. Pourquoi devenir écrivain ? Est-ce un métier lucratif ? Comment se passe le travail au quotidien ? Comment est édité un texte ? Y a-t-il un diplôme pour devenir écrivain ? Pour les élèves, c'est "bizarre" de rencontrer un écrivain "vivant".

Ensuite, ils entament un travail d'écriture autour de l'ouvrage qu'ils ont lu, seuls ou en binôme. Par exemple, les élèves du collège Elsa Triolet, parrainés par Christine Orban, travaillent sur les personnages et sur les lieux de l'intrigue.

En 2010, ceux du collège du Westhoek, qui travaillent avec le même auteur pour la deuxième année consécutive, ont produit des nouvelles d'environ quatre pages. Avec l'éditrice de leur "parrain", ils ont découvert les métiers du livre et travaillé avec elle à l'impression de leurs travaux : ils en ont choisi la couverture, la typographie, le papier. "Ça vaut le coup d'aboutir à un objet", estime Catherine Flohic, l'éditrice.

Cette année, ils travaillent entre autres sur les différences entre récit journalistique et récit romancé, à partir d'un roman sur le crash du vol Paris-Rio en 2009. Pour l'auteur, l'objectif de son intervention est de montrer que "l'écriture appartient à tout le monde". L'année dernière, ils ont appris à créer une histoire. Cette année, ils apprennent à écrire une suite, en partant de l'ouvrage sur lequel ils ont travaillé, "Fanfare". Certains d'entre eux se sont lancés dans des concours d'écriture de nouvelles.

Au collège Jean Rostand, l'arrivée de l'écrivain a permis de "faire entrer le plaisir en classe", selon l'enseignante de français, grâce au cadre moins officiel de l'exercice. Les élèves ont d'abord travaillé sur la lecture à voix haute avant d'analyser le style de l'œuvre et les personnages du roman de Dominique Barbéris, leur "marraine". Les élèves "ont découvert l'angoisse de la page blanche" a rapporté leur enseignante.

Globalement, les élèves sont très sensibles à la dimension humaine du projet et à l'intérêt que l'auteur leur porte.

Mis à jour le 16 août 2011
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