Université d'été « Europe et islam, islams d'Europe »

L'islam en Allemagne

Nikola Tietze, professeur au Hamburger Institut für Sozialforschung

L'islam en Allemagne couvre plusieurs dimensions. Chacune d'elles fait émerger une autre image de la religion musulmane et d'autres problématiques. Cette diversité sera abordée à partir de trois thèmes : l'islam des organisations, le contexte institutionnel dans lequel l'islam s'insère en Allemagne et l'islam pratiqué et vécu par les croyants.

La composition actuelle de la communauté musulmane trouve son origine dans l'immigration des ouvriers étrangers, en particulier turcs, à partir de la fin des années 60 1. Les populations musulmanes sont donc, comme en France, majoritairement issues de ce milieu ouvrier qui lui-même a des racines dans le monde rural des pays d'origine. Mais il existe également un groupe de musulmans, souvent de classe moyenne, qui vit en Allemagne après avoir obtenu le statut d'asile politique. C'est ainsi qu'on trouve une population d'origine iranienne relativement importante (116 000 personnes de cette nationalité) qui est souvent de confession chiite 2. Mais ils sont très peu présents dans les débats actuels sur l'islam en Allemagne. Je me concentrerai ici sur le cas de l'islam majoritaire, qui est donc la conséquence de l'appel à la main-d'œuvre étrangère.

Cet islam est majoritairement sunnite et turc, bien qu'il y ait également des Bosniaques musulmans (167 000 personnes), des Marocains (81 000) et des Afghans (72 000) avec leurs associations islamiques. À cette diversité des origines nationales s'ajoutent des clivages religieux (ou confessionnels), comme celui entre sunnites et chiites, déjà mentionné, et surtout celui entre sunnites et alévis qui sont la plupart du temps tous les deux d'origine turque. Cette dernière différence est importante dans le paysage de l'islam en Allemagne parce qu'elle introduit une concurrence de ressources et de reconnaissance auprès des institutions publiques entre organisations sunnites, certes majoritaires, et associations alévis minoritaires (15 % des populations musulmanes), mais bien structurées et organisées.

Cette communauté musulmane de 3, 2 millions de personnes revêt une grande diversité, d'autant plus que plusieurs générations de musulmans se côtoient 3. L'islam des primo-migrants n'est pas le même que celui des jeunes gens nés et socialisés dans le système éducatif allemand. Il est indispensable d'avoir en tête cet enjeu générationnel et les conflits qui s'en suivent dans les associations islamiques, lorsqu'on parle de l'islam en République fédérale aujourd'hui.

L'islam en Allemagne est urbain. Les communautés sont dans les grandes villes et dans les anciens centres industriels du pays (là aussi l'histoire de l'immigration en France et en Allemagne a conduit aux mêmes phénomènes). Les populations musulmanes sont donc un des groupes sociaux les plus touchés par les transformations économiques des vingt ou trente dernières années. Elles habitent souvent dans les vieux quartiers ouvriers, à proximité des sites industriels que les ouvriers " allemands " ont quitté à cause de la pollution et d'autres inconvénients 4. La première génération se trouve souvent au chômage, leurs enfants suivent en grande partie des formations qui n'ont pas d'avenir sur le marché du travail ou n'ont pas une formation scolaire suffisante pour répondre à la demande des employeurs dans les branches porteuses. Cependant, on observe également une ascension sociale remarquable qui contribue à diversifier les populations musulmanes. De plus en plus de petites et moyennes entreprises, liées au marché islamique ou complètement indépendantes de la question religieuse sont enregistrées par les administrations compétentes. Un nombre croissant de jeunes adultes de la deuxième génération font des études universitaires ou sont au lycée. Les personnes en pleine ascension sociale représentent souvent des acteurs importants et visibles dans les organisations religieuses.

Les organisations islamiques

Le paysage associatif reflète cette hétérogénéité des populations musulmanes et une multitude d'associations prennent en compte leur origine nationale. Par exemple, dans une seule ville une association de musulmans albanais voisine avec celles des Bosniaques, des Afghans ou des Arabes et tend à concurrencer les organisations turques ou celles des convertis allemands. Dans le Land de Hambourg, environ soixante lieux de prière, tenus chaque fois par une association, se répartissent entre environ dix nationalités différentes.

La diversité nationale du paysage associatif se conjugue avec un deuxième facteur de différenciation, induit par les idéologies politiques concurrentes dont les différentes organisations sont porteuses. Ce clivage politique concerne essentiellement les associations islamiques des musulmans d'origine turque et se structure en référence à la scène politique turque. Il y a donc les associations qui dépendent ou qui s'attachent à l'administration des affaires religieuses de l'État turc (Ditib - associations) et leurs concurrentes. Celles-ci sont, d'une part, les salles de prière dépendant de l'organisation Islamische Gemeinschaft Milli Görüº qui entretient des liens étroits et personnels avec l'entourage de l'homme politique Necmettin Erbakan et son parti islamiste Refah, aujourd'hui représenté par deux partis politiques : Saadet et Ak. D'autre part, on retrouve les organisations islamico-nationalistes, comme les associations en relation avec la fédération Atib, liée au parti nationaliste turc.

Cette concurrence idéologique se trouve renforcée par la présence des confréries (tarikatlar), bien implantées parmi les croyants musulmans en Allemagne, par exemple les S&yuml ; leymmancylar, représentés par la fédération des centres culturels islamiques (Verband Islamischer Kulturzentren) en Allemagne ou le mouvement de Nurcu. Cette diversité de tendances islamiques se traduit dans la réalité sociale par une multitude de petites associations : un quartier de Hambourg de 48 000 habitants (toutes religions confondues) dont environ 15 000 étrangers (également toutes origines confondues) possédait en 1998 quatre salles de prière et au moins sept associations turco-islamiques qui reflètent presque toutes ces orientations au niveau microsocial. Ces lieux islamiques côtoyaient quatre paroisses chrétiennes, trois protestantes et une catholique.

Alors que la diversité nationale et la concurrence idéologique émergent à la fin des années 70 et se consolident dans les années 80, les années 90 marquent un certain changement. Depuis environ dix ans, l'ostracisme des associations et leur concurrence face aux autorités publiques cèdent la place à une tendance à la coordination accrue et à la coopération entre différents groupes nationaux, confessionnels et politiques. On peut donc observer de plus en plus de fédérations dans différents Länder (unités territoriales et politiques du fédéralisme allemand) qui tentent de surmonter les clivages, comme à Hambourg où un conseil de musulmans (la schura) a été fondé en 1999, qui réunit des associations sunnites et chiites d'origines nationales diverses, mais non les Alévis. Au niveau fédéral, le mouvement vers la fédération a commencé à peu près dix ans plus tôt. Deux grandes organisations sunnites se concurrencent aujourd'hui dans la quête de la légitimité représentative : le Conseil islamique pour l'Allemagne (Islamrat für Deutschland), fondé en 1986 et fortement marqué par Milli Görüº, et le Conseil central des musulmans en Allemagne (Zentralrat der Muslime in Deutschland), fondé peu après comme réaction au Conseil islamique et à l'origine influencé par l'organisation confrérique des S&yuml ; leymancylar qui ont quitté cette organisation depuis 2000 5.

Cette évolution repose sur trois aspects :
- premièrement, les acteurs islamiques qui commencent à revendiquer leur droit à la pratique religieuse dès le milieu des années 80, constatent qu'il est nécessaire d'appuyer leur demande auprès des autorités allemandes sur une légitimité théologique. Les fédérations islamiques nationales leur permettent justement, au moins partiellement, d'obtenir un tel soutien en matière d'interprétation religieuse.
- deuxièmement, au fur et à mesure que la deuxième génération de musulmans, éduquée dans les établissements scolaires allemands, acquiert une influence dans les associations religieuses, l'impact de la scène politique turque diminue. Ces jeunes adultes comprennent mal pourquoi la pratique de leur religion devrait se référer aux enjeux politiques turcs qui ne leur apportent guère d'amélioration de leur besoin religieux en Allemagne. C'est pourquoi un recentrage sur des enjeux concernant la pratique musulmane en République fédérale s'amorce lentement au détriment de la dimension politique des organisations turco-islamiques. Cette transformation rend le rapprochement et la collaboration entre les différentes associations plus faciles. En même temps, les objectifs des associations religieuses se multiplient et donnent lieu à la création des groupes (bien que religieux) indépendants des salles de prière ou des mosquées. On crée des journaux (par exemple Dunja à Hambourg), des groupes de réflexions sur l'éducation, des groupes de femmes ou d'étudiants. qui collaborent dans d'autres domaines que la politique. Cette dynamisation du paysage associatif est particulièrement forte parmi les femmes musulmanes de la deuxième génération qui ne trouvent pas satisfaction par rapport à leurs besoins religieux ou sociaux dans les salles de prière dominées par des hommes et structurées par des hiérarchies de plus en plus contestées.
- troisièmement, l'autre raison de la transformation du paysage associatif est la situation juridique d'une Allemagne fédérale que les musulmans comprennent et utilisent de mieux en mieux. Même si les premières fédérations étaient visibles au niveau national, elles ne sont pas les plus importantes et les plus dynamiques car elles possèdent avant tout une représentativité symbolique. Le niveau institutionnel qui permet d'acquérir davantage de droits se situe au niveau régional, c'est-à-dire au niveau des gouvernements des Länder qui sont les interlocuteurs politiques compétents en matière religieuse en Allemagne. Pour obtenir des droits semblables aux Églises chrétiennes ou aux communautés juives (que ce soit à l'école, ou pour l'abattage rituel ou encore pour les carrés musulmans dans les cimetières), les musulmans doivent obtenir la reconnaissance des Länder. En revanche, les gouvernements des Länder exigent d'une organisation islamique qu'elle soit représentative de toute la communauté religieuse en question sur son territoire, d'où la nécessité pour les groupes musulmans de se réunir.

Le champ institutionnel

L'enjeu de l'institutionnalisation de l'islam se pose depuis les années 80, c'est-à-dire depuis que les organisations islamiques portent, au nom de la liberté religieuse prévue dans l'article 4 de la Loi fondamentale de la République fédérale, leur demande concernant la pratique religieuse devant les tribunaux allemands. Les changements et les décisions qui s'en suivent ne sont pratiquement jamais discutés dans l'espace public. C'est ainsi que la possibilité pour des parents musulmans de faire dispenser leur fille de l'enseignement sportif mixte devient possible dans l'indifférence complète du public, en 1993, par une décision du Tribunal administratif fédéral. Cependant, avec la réforme du code de la nationalité, en vigueur depuis le 1er janvier 2000, la situation change. L'islam et son institutionnalisation deviennent des thèmes du débat public, et les différentes questions posées par la pratique musulmane et par la situation juridique en Allemagne sont discutées avec de plus en plus de passion, parce que les musulmans ne sont plus des étrangers. Ils deviennent des Allemands potentiels et donc des futurs citoyens de la République fédérale.

Les défis de l'institutionnalisation ressemblent à ceux posés dans la société française : appel à la prière à l'aide des haut-parleurs, construction de mosquées, abattage rituel, carré musulman dans les cimetières. Cette similitude s'arrête par contre aux portes des écoles. En Allemagne, qui ne connaît pas une idéologie laïque mais une sécularisation qui fait des organisations des acteurs légitimes et indépendants dans l'espace public et politique, les convictions religieuses trouvent aussi leur légitimité à l'école. C'est ainsi que le droit de donner un enseignement religieux à l'école est attribué aux communautés religieuses reconnues par la Loi fondamentale (article 7, paragraphe 3). Cet enseignement religieux de l'islam représente aujourd'hui le grand sujet du débat. Quelle communauté islamique peut être reconnue par un Land pour organiser un tel enseignement ? Comment former des enseignants qui puissent assurer un tel enseignement en langue allemande et selon la Loi fondamentale allemande ?

Dans les différents Länder, la discussion sur cet enseignement islamique ou les tentatives de gérer ces problèmes sont très diverses. En Rhénanie-Westphalie, les autorités régionales, donc politiques, ont pris en main la question et proposent elles-mêmes un enseignement islamique (en dehors de l'enseignement de la langue maternelle et en langue allemande), ce qui n'est pas conforme aux droits des communautés religieuses, mais satisfait à la fois une certaine demande de la part des parents musulmans, et le besoin de contrôle des autorités politiques. En Bavière, cet enseignement est toujours intégré dans l'enseignement de la langue et de la culture d'origine et donc proposé en turc par les services compétents de l'ambassade turque. À Hambourg, l'Église régionale protestante a ouvert son enseignement protestant à un enseignement de dialogue interreligieux et intègre des intervenants des différentes communautés islamiques. En 2000, à Berlin, après un combat juridique de vingt ans, une fédération islamique (Islamische Föderation Berlin e.V.) a obtenu la reconnaissance en tant que communauté religieuse selon les lois scolaires, ce qui lui donne le droit de proposer des cours de religion islamique à l'école. Cet enseignement dont les programmes sont certes vérifiés par l'administration scolaire, a commencé à la rentrée scolaire 2001 et est toujours contesté par les autorités politiques qui craignent sans cesse les influences politiques peu conformes à la Loi fondamentale allemande dans cette fédération islamique reconnue.

Un deuxième sujet qui suscite un vif débat est le port du voile par les enseignantes musulmanes à l'école. Là aussi, la situation varie selon les Länder et souvent même selon les pratiques locales des proviseurs. Cependant, le refus du Land de Bade-Wurtemberg d'intégrer une enseignante qui porte le voile dans la fonction publique a provoqué un débat au niveau national. Certaines voix politiques défendent l'enseignante au nom de la liberté religieuse et de conviction pour tous, d'autres mettent en avant " la liberté religieuse négative ", c'est-à-dire la liberté religieuse des parents d'élèves et des élèves, et craignent une islamisation des jeunes élèves déjà fragilisés par l'influence des parents musulmans ou des associations islamiques. Le débat, qui se déroule aujourd'hui devant les différentes instances des tribunaux, n'est pas clos. L'enseignante a annoncé en juin de cette année qu'elle portait plainte devant la Cour constitutionnelle.

Cette institutionnalisation ne pose pas seulement des questions juridiques et d'organisation compliquées. Elle remet surtout en cause le champ institutionnel concernant la religion en général.

D'une part, elle se pose à un moment où les Églises chrétiennes voient s'effriter le nombre de leurs fidèles et risquent donc de perdre de la légitimité comme acteur politique, éthique et économique de la société allemande. Elles soutiennent souvent les communautés islamiques dans leur démarches, en espérant pouvoir ainsi assurer leurs propres privilèges et le rôle public de la religion.

D'autre part, le cadre juridique du champ institutionnel en général et sa signification pour l'intégration nationale se trouve mis en question par les structures et la diversité des communautés musulmanes. C'est ainsi que la notion de communauté religieuse qui règle le statut et les droits d'un groupe religieux ne peut être appliquée qu'avec beaucoup de difficulté aux populations musulmanes qui sont marquées par d'autres traditions et enjeux que ceux de la population chrétienne.

L'islam pratiqué

Les enjeux institutionnels et la recomposition du paysage des organisations islamiques ne reflètent qu'en partie la réalité sociale de l'islam en Allemagne. La pratique islamique se diversifie en effet rapidement, à un point tel que les organisations elles-mêmes n'arrivent pas à contrôler cette pluralité. Chaque aménagement institutionnel est, en outre, en retard par rapport à cette dynamique de la pratique.

On a déjà mentionné le clivage générationnel qui traverse les populations musulmanes et conduit à une certaine hétérogénéité des conceptions et des pratiques religieuses. Ce clivage générationnel se double d'une diversification des situations sociales des musulmans. L'islam traditionnel de la première génération et l'islam des jeunes sont par conséquent traversés par des différences entre l'islam d'une population en cours d'ascension sociale, celui d'une population frustrée, victime de la discrimination envers les immigrés et de l'exclusion sociale, et enfin celui d'une population qui connaît la réussite dans la vie économique et sociale allemande. Il faut donc parler des islams en Allemagne.

Trois aspects sont importants dans ce contexte :
- premièrement, l'identification avec l'islam peut devenir pour l'individu, en particulier jeune et en pleine ascension sociale, le moyen de se construire une autonomie par rapport à la famille et à la conception traditionnelle de la religion dans le milieu migrant de la première génération. L'islamité amorce un processus d'émancipation qui permet de garder un lien avec le milieu d'origine et de se libérer de la tutelle des travailleurs sociaux et pédagogues de la société majoritaire. Être musulman veut dès lors dire qu'on n'est ni une victime de la tradition ou de l'éducation parentale, ni l'objet d'une politique d'intégration, mais l'acteur de sa propre trajectoire dans la société allemande.
- deuxièmement, l'identification avec l'islam peut émerger d'une frustration ou d'un vécu de marginalité et conduit à une islamité revendicative qui mélange revendications sociales (contre le racisme ou l'exclusion sur le marché du travail) et revendication de l'amélioration des conditions de la pratique religieuse. Du coup, la pratique elle-même comporte un certain statut symbolique et s'intègre dans le champ politique préparé par des organisations turco-islamiques. Cet islam se trouve souvent dans un entre-deux entre la politique en Turquie et des enjeux politiques en Allemagne.
- troisièmement, l'identification avec l'islam s'insère dans une identité culturelle ou devient une pratique éthique. Dans ce cas-là, la pratique islamique comporte une dimension symbolique ou s'insère dans une conduite quotidienne qui ne lève pas la voix et reste invisible dans l'espace public.

Il n'est pas possible d'évaluer ces différents aspects par des chiffres indiquant une majorité ou une minorité, d'autant plus qu'ils peuvent correspondre à plusieurs moments de la vie d'une même personne, dont les conceptions religieuses évoluent au gré des transformations, des conflits ou des défis qu'elle connaît. L'islam " au singulier " n'existe donc pas en Allemagne. Les expressions musulmanes dans la société allemande appellent plutôt à reconnaître la diversité et mettent la société allemande tout entière devant le défi de vivre un pluralisme croissant.


  1. La présence de l'islam en Allemagne est néanmoins attestée depuis le 18ème siècle. A Berlin existe l'unique cimetière islamique, fondé en 1866.
  2. La population chiite représente environ 4% de la population musulmane au totale.
    Tous les chiffres cités dans le texte sont issus du livre : Aydin, Hayrettin / Sen, Faruk (2002) : Islam in Deutschland. München : Beck.
  3. Le chiffre 3, 2 Million n'est qu'une estimation d'après les origines nationales des personnes, mais il ne dit rien ni sur la pratique islamique, ni sur la description de soi comme musulman. Un mode approprié de compter des musulmans reste à trouver.
  4. Mais contrairement à la situation française, il n'existe pratiquement pas de banlieue ou de cité en Allemagne de l'Ouest, ces vieux quartiers ouvriers sont souvent coincés entre les sites industriels et le centre ville.
  5. Le nom de ce Conseil Central des Musulmans en Allemagne fait référence à l'organisation des juifs (Zentralrat der Juden in Deutschland).

 

Europe et islam, islams d'Europe les 28,29 et 30 août 2002

Mis à jour le 15 avril 2011
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