Séminaire «Mise en œuvre pédagogique du nouveau programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle»

Étudier et travailler

Animateurs : Any Cohen-Bacrie, IEN-ET/EG (anglais, académie de Montpellier), et Brigitte Tahhan, IA-IPR (arabe, académie de Versailles)

Rapporteurs : Francine Doquet, IEN-ET/EG (anglais, académie de Guadeloupe), et Pascal Schweitzer, PLP chargé de mission d'inspection (allemand, académie de Nancy-Metz)

Les deux animatrices présentent un scénario actionnel [voir diaporama atelier 2 (lien hypertexte)] organisé autour des objectifs suivants : expliquer un menu, valoriser un produit régional. Parmi les tâches qu'il est possible de proposer aux élèves pour la réalisation de ce scénario, on peut envisager les activités suivantes :

  • se documenter sur une région, une célébration, une fête ;
  • rédiger un menu, un carton d'invitation, une affiche ;

  • présenter oralement un menu.

Les supports possibles ne manquent pas : menus régionaux, plaquettes d'information, documentaires, descriptifs de recettes, etc.

Voici les principales problématiques débattues par les membres de l'atelier à l'issue de la présentation du scénario :

La programmation

Elle reste bien sûr nécessaire quand on travaille par scénarios car il ne faut pas que les mêmes tâches élémentaires reviennent, même si on peut convenir qu'il y a certes des tâches que l'on retrouvera.

Le découpage

Il convient de ne pas oublier que chaque scénario est découpé en séquences et que les tâches doivent varier. Il est impératif, pour l'enseignant, d'opérer un choix en fonction : - du temps qu'il peut/veut accorder au scénario ; - du public ; - du niveau d'exigibilité.

L'entraînement

Comment entraîner les élèves à faire ? Quels moyens leur donner ?
Un des problèmes récurrents dans la démarche de projet est de ne pas oublier l'apport de la langue. Par ailleurs, " apprendre en faisant " peut s'avérer décourageant. Dans le programme, on retrouve dans la colonne "activités", des indications, des pistes à utiliser et à intégrer.

La terminologie

Il importe de s'accorder sur le choix des mots afin que la réflexion ne s'enlise pas dans un débat lexical et/ou sémantique.

Le CECRL

On rappelle qu'il est, pour l'ensemble des enseignements de langues vivantes, la référence en matière d'objectifs et de résultats. Sa fonction est double : il sert à la fois de boussole et d'instrument de mesure. Il donne le cap tout en fixant les jalons du parcours (grâce à son échelle de niveaux et ses descripteurs).

En conclusion, les membres de l'atelier se sont accordés à dire que le scénario est à la fois le lieu de convergence et l'aboutissement de tous les entraînements.

Au trois questions posées à l'ensemble des groupes, il a été répondu :

1. «Un même scénario peut-il être proposé, par exemple, à une classe de CAP et à une classe de baccalauréat professionnel ? »

Deux impératifs semblent devoir être pris en compte.

a) Il faut tenir compte de l'exigible. Même si les moyens linguistiques sont différents, on peut toutefois envisager de travailler sur le même scénario à des degrés d'exigibilité différents. En ce qui concerne les supports, deux axes sont possibles : l'utilisation de supports différents ou l'utilisation de supports identiques mais avec des exploitations différentes.

b) Il est indispensable de prévoir un positionnement de l'élève (seul indicateur possible) mais en veillant à ne pas mettre en place un appareil trop conséquent. Cette évaluation diagnostique ne doit pas être chiffrée et notée car elle risquerait d'être source d'inhibition et, de ce fait, contreproductive.

2. «Peut-on travailler par scénarios avec des élèves qui ne maîtrisent pas (encore) certaines activités langagières ? »

Le professeur ne voit pas toujours à quel moment apporter les connaissances. C'est là une des difficultés. Il a souvent l'impression que tout doit déjà avoir été vu en amont. Cependant, la priorité est d'atteindre l'objectif proposé aux élèves. Que soit utilisée une méthode " grammaticale " ou une approche de type scénario, l'essentiel est le résultat. Ce ne sont donc pas les modes mais bien les finalités et les résultats qui importent.

3. «Doit-on nécessairement conserver la mise en situation, le contexte, le domaine du scénario lors de l'évaluation ?»

Il est possible de modifier la mise en situation, le contexte ou le domaine du scénario et, par conséquent, d'attendre de la part des élèves évalué un certain nombre de transferts. Mais il semble inconcevable (car risqué et peu probant) de modifier toutes les variables. Il est important, également, de préciser qu'il n'y a pas en langue de connaissances pures et qu'il s'agit d'évaluer des compétences.

Présentation d'actions et de ressources académiques

Jean-Luc Billerot, IEN-ET/EG (anglais, académie de Nantes)

Voir également www.pedagogie.ac-nantes.fr

  • Enseignement du 2nd degré
  • Langues vivantes
  • Plateforme interlangues

Actes du séminaire - Mise en œuvre pédagogique du nouveau programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle

Mis à jour le 15 avril 2011
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