Séminaire «Mise en œuvre pédagogique du nouveau programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle»

L'organisation du programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle

Marc Lewin, IEN-ET/EG, académie de Versailles membre du groupe d'experts

La structure du programme est conforme au cahier des charges qui en fixe les modalités d'élaboration. Il se présente sous la forme d'une suite de mises à plat hiérarchisées.

Pour ce qui concerne la partie B - le programme proprement dit - chacun des cinq tableaux correspondant aux cinq activités langagières qui la composent est construit de manière similaire. La colonne de gauche présente une typologie (de messages, d'échanges, d'écrits) de complexité croissante. La colonne " tâches élémentaires " est divisée en blocs correspondant à chaque élément de la de la colonne " typologie ". Chaque bloc comprend un certain nombre de tâches listées, également, d'une manière progressive. La colonne " stratégies et modalités d'entraînement " énumère les principales stratégies afférentes à chacune des cinq activités langagières suivant une hiérarchisation que nous avons tenté de rendre didactiquement cohérente. L'ensemble de ces stratégies se trouve placé en facteur commun avec les tâches élémentaires. Les éléments figurant dans la sous-partie " modalités d'entraînement " sont destinés à suggérer au professeur certaines des activités auxquelles il peut avoir recours pour combiner stratégies et tâches élémentaires au sein de telle ou telle activité langagière.

On notera que chacune des cinq activités langagières constituant un ensemble " fini " elle est susceptible d'être évaluée voire certifiée séparément, en particulier dans l'optique d'une modalité de délivrance de diplôme au moyen de la capitalisation d'unités séparées. Conformément au cahier des charges, les tableaux correspondant aux cinq activités langagières prennent donc l'appellation de modules d'enseignement. Y est insérée une colonne intitulée " niveau d'exigibilité " destinée à indiquer les compétences requises pour la délivrance de tel ou tel diplôme en référence aux paliers correspondants du CECRL.

Naturellement, la partie C - intitulée " contenus culturels et linguistiques " - est propre dans ses contenus à chacune des six langues mais elle est, elle aussi, organisée selon une structuration commune.

La culture derrière les mots

L'ordre de présentation et de lecture retenu pour cette partie du programme met l'accent sur une évidence : c'est par la culture qu'on entre vraiment dans une langue. Le groupe d'experts n'a cependant pas souhaité proposer une liste fermée de thèmes à traiter. Compte tenu de la grande diversité du public auquel s'adresse ce programme, c'eût été, de toute façon, une tâche impossible.

La présentation qui résulte de ces choix s'appuie :

  • dans la colonne de gauche, sur les grands domaines de la vie sociale, professionnelle et personnelle, eux-mêmes subdivisés en sous-domaines ;
  • dans la colonne du milieu, en regard de ces sous-domaines, sur un certain nombre de réalités et de faits culturels dont le libellé est, cette fois, propre à chaque langue ;
  • dans la colonne de droite, sur un certain nombre d'exemples offrant autant d'entrées possibles dans les réalités et dans les faits culturels.

Derrière chaque mot ou presque de la langue étrangère se trouve un "espace culturel", un champ de signification dont le professeur peut s'emparer. Selon les domaines et les réalités qui les illustrent, ces champs de signification peuvent être plus ou moins étendus. Ainsi, la plupart des mots relevant du factuel simple ouvrent sur des espaces culturels relativement restreints alors que d'autres, en particulier ceux relatifs à des notions historiques, supportent souvent des réalités ou des faits plus vastes.

De l'oral à l'écrit, de l'écrit à l'oral

Nécessairement propre à chacune des six langues, cette partie comporte une mise à plat hiérarchisée des principales connaissances relevant des domaines de la phonologie, de la graphie et de l'orthographe.

Les outils de la communication (grammaire de la langue)

La hiérarchisation de cette partie prend appui sur ce que l'on peut considérer comme les grandes étapes de la construction d'une compétence discursive chez un apprenant. Elle s'organise, à nouveau, du plus simple au plus complexe.

Indépendamment des activités langagières, la colonne de gauche des tableaux qui composent cette partie du programme propose des "macro-entrées" : Décrire, Raconter / relater, Expliquer, Exprimer un point de vue, etc. Ces grandes catégories discursives sont à leur tour subdivisées. La colonne du milieu recense les principaux outils linguistiques que le développement de la maîtrise de ces formes de communication implique. Enfin, la colonne de droite offre, de manière forcément incomplète, un certain nombre d'énoncés sous forme d'exemples.

D'une manière générale, le groupe d'experts a tenté de privilégier les éléments - typologies, tâches, domaines culturels, outils de la communication - communs aux six langues concernées.

Les participants aux ateliers sont invités à répondre en fin de journée à trois questions :

1. «Un même scénario peut-il être proposé, par exemple, à une classe de CAP et à une classe de baccalauréat professionnel ? »

2. «Peut-on travailler par scénarios avec des élèves qui ne maîtrisent pas (encore) certaines activités langagières ?»

3. «Doit-on nécessairement conserver la mise en situation, le contexte, le domaine du scénario lors de l'évaluation ? »

Actes du séminaire - Mise en œuvre pédagogique du nouveau programme d'enseignement des langues vivantes dans la voie professionnelle

Mis à jour le 15 avril 2011
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