Français

Français cycle 3 - L'oral dans les disciplines

Les ressources d'accompagnement qui suivent proposent des outils pédagogiques et didactiques ainsi que des apports scientifiques pour aider les enseignants à s'approprier l'entrée "Langage oral" du programme de français au cycle 3 et à la mettre en œuvre dans les classes. Ces ressources ont été conçues et réalisées par des groupes d'experts en partenariat avec l'inspection générale de l'Éducation nationale. De nouvelles mises en ligne viendront les compléter régulièrement.

Les échanges oraux, massivement présents à toute heure de classe, à l'école et au collège, à un rythme si soutenu qu'on a pu parler avec humour d'« effet TGV » (Jean-Pierre Astolfi, L'école pour apprendre) restent encore une pratique « transparente », un allant-de-soi dont la qualité et l'efficacité dépendraient du savoir-faire de l'enseignant et de l'attention des élèves. Ils font l'objet d'une évaluation souvent intuitive (on parle de la « participation » des élèves), sauf en langues vivantes où les compétences orales sont formulées, enseignées et évaluées précisément.

Le nouveau socle commun et les programmes de 2016 proposent d'aller plus loin. Ils réaffirment que tous les enseignements s'appuient sur, et développent, des compétences d'expression, de communication et d'élaboration de la pensée à l'oral. Ces apprentissages sont déclinés spécifiquement dans les programmes des différentes disciplines, à des degrés divers ; chacune d'elles est invitée à contribuer, dans le cadre de ses contenus propres (notamment dans des activités ou projets transdisciplinaires comme les EPI au cycle 4) à la prise de conscience par les élèves des formes d'oral qui sont en jeu et des compétences requises par chacune. Car ce ne sont pas les mêmes selon les situations, qu'il s'agisse par exemple du commentaire d'une œuvre d'art, de la confrontation d'hypothèses sur un texte littéraire ou de l'élaboration d'une explication scientifique.

Les moments où va s'exercer ce travail sur l'oral sont de deux sortes. Il y a le quotidien des échanges avec ses surprises, dans l'espace communicationnel de la classe : l'enseignant doit alors, dans l'action, intervenir sur la parole des élèves, mais également ajuster son discours, décider comment faire progresser les échanges, modifier ses consignes pour éviter les impasses éventuelles. Et il y a les activités orales formalisées, évaluables et évaluées, auxquelles l'enseignant recourt pour faire construire les savoirs, vérifier leur appropriation par les élèves. L'équilibre entre ces deux pôles est différent d'une discipline à l'autre et c'est dans cette « tension » que jouent l'expertise de l'enseignant et la pertinence de son travail d'enseignement de l'oral.

Littérature

Première indication de mise en œuvre pédagogique : comment permettre aux élèves de confronter les interprétations d'un texte pour en explorer la complexité ?

L'objectif de la situation est de faire analyser un texte par les élèves et de les amener à parler d'eux au travers de leur lecture.

Après une lecture à voix haute du texte, chaque élève dessine quatre images qui illustrent, pour lui, les moments importants du récit. Cette consigne reste volontairement floue.

Certains dessins peuvent être plutôt illustratifs, d'autres plus narratifs, d'autres reprennent une anecdote. L'enseignant fait une sélection de quelques illustrations, qui peuvent correspondre à l'interprétation classique du texte ou qui témoignent d'une interprétation plus singulière.

Des photocopies de cette sélection sont distribuées à la séance suivante et les élèves choisissent alors un dessin et ont pour consigne d'expliquer leur choix.

La diversité des discours et des approches qui émergent lors des échanges collectifs permet de cerner le texte dans toute sa complexité (conte, récit d'enfance, récit initiatique, philosophique, richesse des situations, des personnages, etc.).

Cette situation d'oral permet, à partir de la confrontation des interprétations des différents "je", de construire un savoir collectif sur le texte.

Sciences

Le « pourvu qu'ils m'écoutent » est une préoccupation première des enseignants, qui ne veulent pas pourtant d'un silence docile et passif. De quoi parle-t-on alors quand on évoque l'écoute ?

Enseignement moral et civique

(À venir)

Éducation physique et sportive

(À venir)

Mathématiques

(À venir)

Mis à jour le 19 mai 2016
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