Prévenir la radicalisation en milieu scolaire

La prévention de la radicalisation en milieu scolaire

En France, la lutte contre la radicalisation s'appuie sur un dispositif de repérage, de signalement et d'accompagnement par des cellules préfectorales. Au niveau de l'Éducation nationale, le ministère propose des ressources pour mettre en œuvre la prévention et l'identification des signes de ce processus, ainsi que des éléments de recherche pour mieux le comprendre. Des ressources documentaires sont également mises à la disposition des enseignants.

Enjeux du plan national de la prévention de la radicalisation (PNPR)

Contexte et acteurs du plan d'actions de prévention

Depuis la mise en place de la politique de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes, sous l'égide du ministère de l'intérieur, le 23 avril 2014 (circulaire aux préfets en date du 29 avril 2014), le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPD-R) est chargé de l'appui méthodologique et cordonne le plan d'actions de la prévention, avec les ministères concernés dont le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (MENESR).

Face à la menace terroriste, une politique publique de prévention de la radicalisation a été élaborée avec le PLAT, plan de lutte anti-terroriste en avril 2014, puis le PART, plan d'action contre la radicalisation en mai 2016. A la lumière des expérimentations conduites, le Premier ministre a présenté le 23 février 2018 un nouveau plan, le PNPR, plan national de la prévention de la radicalisation, adopté par le gouvernement. Le PNPR définit 5 axes et 60 mesures pour réorienter la politique de prévention. Une attention doit être portée à l'axe 1 "Prémunir les esprits contre la radicalisation" qui décline 18 mesures associant pleinement les acteurs de l'Education nationale.

Le dispositif mis en place par le ministère de l'intérieur s'appuie sur :

  • un numéro vert national 0 800 005 696 de signalement et d'assistance à destination des familles, des proches et des institutions;
  • un site internet STOP-DJIHADISME ;
  • des cellules de suivi préfectorales (composées de représentants de plusieurs ministères, collectivités territoriales, réseaux associatifs).

Définition de la radicalisation

Le travail interministériel en France a permis un consensus autour de la définition suivante : "Par radicalisation, on désigne le processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d'action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social ou religieux, qui conteste l'ordre établi". (Fahrad Khosrokhavar).

La radicalisation n'est pas ainsi exclusive au terrorisme islamiste mais intègre tout type d'idéologie, religieuse ou non, qui conduit l'individu à choisir l'action violente, au nom des croyances auxquelles il adhère sans compromission possible, engagement terroriste contre les autres membres de la société dont il rejette, inconditionnellement, les valeurs et le mode de vie. On parle ainsi de processus d'engagement dans la radicalisation, par paliers avec adhésion et rupture avec l'environnement habituel.

La radicalisation apparaît comme un phénomène profondément lié à l'exploitation de conflits d'identité, fragilités renforcées par des ruptures (scolaire, familiale, histoire personnelle...).

Actions de prévention de la radicalisation en milieu scolaire

Dans ce contexte, la politique du ministère de l'Education nationale repose sur 5 axes : la prévention, le repérage et le signalement, le suivi des jeunes en voie de radicalisation, la formation et la recherche.

  • Le pilotage de cette politique est assuré par l'administration centrale (direction générale de l'enseignement scolaire - DGESCO) en lien avec le cabinet de la ministre.
  • Dans les territoires, chaque académie dispose d'un référent radicalisation. Chaque département dispose d'un référent radicalisation présent dans les cellules de suivi préfectorales. Le référent "prévention de la radicalisation" est joignable, par tous les personnels, en passant par la voie hiérarchique et en s'adressant au rectorat.

Prévention primaire

Après les attentats de janvier 2015, le ministère a mis en place un vaste plan d'ensemble de mobilisation pour les valeurs de la République à l'école. Parmi les onze mesures de ce plan, le parcours citoyen prend en compte l'enseignement aux médias et à l'information (EMI) et l'enseignement moral et civique (EMC) comme composante essentielle de la construction de la citoyenneté de l'élève, mais vise également à valoriser l'engagement des jeunes afin de permettre de favoriser un sentiment d'appartenance à une société.

L'importance de l'EMI se justifie par le fait que si on ne se radicalise par sur Internet, comme le montrent les universitaires et experts du domaine, le web constitue néanmoins un « incubateur de la pensée extrême » sur un terrain favorable quand il existe un isolement renforcé, une violence virtuelle banalisée (jeux vidéos), voire une dissimulation (multiples comptes Facebook).

Repérage et signalement des jeunes

Un livret pour aider à « repérer la radicalisation » a été diffusé aux professionnels : diffusé en janvier 2015 et en novembre 2015 à tous les chefs d'établissement, cet outil appelle les personnels à une attention particulière envers des élèves en risque dont on peut repérer des signes d'engagement dans la radicalisation (diagnostic en commun pour aboutir à un faisceau d'indices probants qui peut justifier un signalement) et rappelle la procédure de signalement en établissement et le numéro vert national d'assistance, d'orientation et de signalement.

Prise en charge et suivi des jeunes

Le ministère a choisi une approche socio-éducative qui prenne en charge le jeune dans sa globalité ainsi que sa famille ou ses proches. Des cellules de veille dans les établissements scolaires sont mises en place au besoin. Pilotées par le chef d'établissement, elles travaillent en lien avec le référent départemental "prévention de la radicalisation" et les cellules de suivi préfectorales pour assurer une continuité scolaire et une réinsertion par l'école.

Les mineurs de retour de zones d'opérations terroristes

S'il n'y a pas de chiffres précis sur le nombre d'enfants présents sur zone de combat en Syrie et en Irak, certaines estimations donnent le nombre d'environ 500 mineurs dont la plupart sont très jeunes. L'instruction relative à la prise en charge des mineurs à leur retour de zone d'opérations de groupements terroristes du 23 février 2018  présente le dispositif spécifique de la double mesure de prise en charge des mineurs de retour de zones d'opérations terroristes au titre de l'assistance éducative et de la protection judiciaire de la jeunesse. Ces instances ont pour objectif commun d'assurer à ces enfants, qu'ils soient nés sur zone ou emmenés sur place par leurs parents, une prise en charge à la fois globale et individualisée, adaptée à leurs besoins au regard des traumatismes auxquels ils sont susceptibles d'avoir été confrontés et dont la nature et l'ampleur seront à évaluer au cas par cas.

Les mesures 52, 53 et 54 de l'axe 5.1 du PNPR sur "la réinsertion des mineurs de retour de zones d'opérations terroristes" renforcent le cadre législatif.

Apport du réseau européen RAN

Dans le cadre de sa participation au réseau européen « Radicalisation Awareness Network » (RAN) sur l'extrémisme violent, la DGESCO désigne chaque année des acteurs de terrain pour participer aux ateliers d'échanges de pratiques organisés par le RAN. Le Radicalisation Awareness Network (RAN) met en contact des praticiens de toute l'Europe qui travaillent au quotidien avec des personnes exposées au risque de la radicalisation ou déjà radicalisées. Plus de 2 000 professionnels provenant de tous les États membres de l'UE ont rejoint le RAN depuis sa création.

Plus de 90 éducateurs, provenant de pratiquement tous les États membres de l'UE ont échangé autour de la réalisation d'un « manifeste » à l'occasion de la conférence du RAN/RSR sur la radicalisation et l'enseignement (Manchester, 3 et 4 mars 2015).Le présent manifeste est un appel à l'action qui doit donner les moyens d'agir aux personnes susceptibles d'avoir de l'influence sur la vie des jeunes et les aider à prévenir véritablement l'extrémisme violent. Les établissements scolaires ne pouvant pas résoudre seuls ce phénomène, les suggestions proviennent donc de plusieurs niveaux (éducateurs, établissements, partenaires et État) afin d'inspirer des interventions pouvant débuter dès demain ou contribuer à instaurer une approche durable pour l'avenir. Ces idées reposent principalement sur des expériences provenant de l'enseignement secondaire, mais elles peuvent être facilement transférables à l'enseignement primaire, professionnel et supérieur.

Le RAN a également élaboré en juillet 2017un manuel de recommandations concernant la prise en charge des personnes qui reviennent dans leur pays d'origine.

Formation des personnels

Le ministère assure une formation nationale pour les référents « radicalisation » de manière régulière et soutenue afin d'aider les équipes académiques à construire une politique de prévention, de repérage et d'accompagnement des situations en lien avec les préfets, les procureurs, les collectivités territoriales et les autres partenaires, notamment associatifs.

La politique de prévention de la radicalisation en milieu scolaire se situe en amont et mobilise tous les personnels de l'éducation nationale.

Lors de chaque séminaire, des chercheurs ou des spécialistes de toute discipline nourrissent la réflexion des participants :

• Le premier séminaire inter-catégoriel "Conduire le pilotage de la prévention de la radicalisation des jeunes en milieu scolaire" (mars 2015)  avait pour objet de prendre en compte tous les aspects de la prévention de la radicalisation et de présenter le cadre interministériel, avec la présence de Serge Hefez, pédopsychiatre.

Voir la vidéo de la conférence en date du 5 mars 2015 de Pierre N'GAHANE, préfet, secrétaire général du comité interministériel de la prévention de la délinquance. (site ESENESR).

• Le deuxième séminaire de formation a axé son contenu sur"La prévention de la radicalisation et des dérives sectaires : l'éducation comme levier de prévention" (novembre 2015)" avec la présence de la MIVILUDES Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

• Le troisième séminaire"Conduire le pilotage de la prévention de la radicalisation des jeunes en milieu scolaire" (janvier 2016) a porté sur le contexte géopolitique, l'utilisation des indicateurs pour le repérage des jeunes vulnérables et la construction des formations en académie, avec la présence de Lydia Ruprecht de l'UNESCO et Djamel Misraoui, sociologue et islamologue de l'association UNISMED.

• Le quatrième séminaire"La prévention de la radicalisation  en milieu scolaire : pour une synergie dans les territoires académiques (novembre 2016)" a mis l'accent sur l'importance du partenariat institutionnel et du croisement des regards des différents professionnels pour l'efficience de la politique de prévention de la radicalisation, avec la présence de Laurent Bonelli, maître de conférence en sciences politiques, Amélie Boukhobza, psychologue clinicienne et Philippe Gutton psychiatre et psychanalyste.

• Dans le cadre de la déclinaison territoriale de la politique de prévention de la radicalisation au plus près des terrains académiques, l'année 2017-2018 est marquée par l'offre de 4 séminaires interacadémiques sur le thème de « la prise en charge de jeunes en milieu scolaire dans le cadre de la politique de prévention de la radicalisation ».

1. Le 21 décembre 2017 à Versailles avec la présence de Olivier Galland, directeur de recherche au CNRS et Eduardo Valenzuela, Sociologue et directeur de l'association dialogues citoyens.
2. Le 31 janvier 2018 à Nancy avec la présence de Ouisa Kies, sociologue, chargée de recherche au CNRS-EHESS et Romain Sèze chargé de recherche à l'INHESJ.
3. Le 21 mars 2018 à Angers avec Faker Korchane, professeur de philosophie et chargé de mission au CEFRELCO, Romuald Hamon, psychanalyste, maître de conférence en psychopathologie et Michel Grollier, professeur de psychopathologie à l'Université Rennes 2.
4. Le 6 juin 2018 un séminaire est prévu à Toulouse.

Une journée d'études « Réagir face au complot », réunissant chercheurs, enseignants, journalistes, a marqué le 9 février 2016, le lancement d'une réflexion plus globale du ministère sur la prévention du complotisme à l'école. En effet, la radicalisation remet en question les pouvoirs en place et refuse tout compromis ; cette attitude de rejet extrême de toute parole institutionnelle est une des caractéristiques du complotisme.

L'Education nationale a participé à la réalisation des supports de formation en ligne qui seront diffusés par le SG-CIPD-R. Un parcours de formation en ligne sera décliné sur la base de ce travail interministériel.

Etat des lieux de la recherche

Le rapport commandé par le secrétaire d'Etat à la Recherche et à l'Enseignement supérieur à Alain Fuchs, président de l'alliance ATHENA (alliance nationale des sciences humaines et sociales) et président du centre national de la recherche scientifique (CNRS), rendu en mars 2016, a permis de faire un état des lieux de la recherche (cartographie des travaux scientifiques et les différentes sources de financement existantes) afin de renforcer des actions en matière de recherche dans une optique interdisciplinaire.

Des bibliographies, sur les questions de la radicalisation et du terrorisme, recensent les chercheurs francophones ou anglophones en sciences humaines et sociales, ainsi que dans le domaine de la santé mentale. Elles sont régulièrement mises à jour sur le site de l'école thématique du CNRS : https://radical.hypotheses.org/2305

Un programme d'ensemble, sur appel à projets aux universités (650 000 euros pour 2016-2017), est mis en place pour appréhender le phénomène de la radicalisation islamiste de façon la plus exhaustive : sociologie, sciences cognitives, histoire, histoire des doctrines et une approche critique des textes (avec un focus sur ce qui fonde l'imaginaire de Daech, l'Islam médiéval).

Ressources

Les ressources internationales : le guide de l'UNESCO

La politique de prévention de la radicalisation en milieu scolaire, menée en France depuis 2014 (plan d'action contre la radicalisation et le terrorisme- PART annoncé le 9 mai 2016), entre dans les différentes stratégies mises en place par l'Union européenne, le Conseil de l'Europe ainsi que l'UNESCO, politique d'ensemble qui vise à lutter de façon globale contre toutes les formes d'extrémisme violent. Ce guide, réalisé par l'UNESCO à destination des décideurs politiques, propose des pistes de réflexion et d'action autour des principales problématiques et s'appuie sur les approches différenciées des pays participants.

Télécharger le guide de l'UNESCO sur la radicalisation qui donne des pistes pour aider à développer l'esprit critique et la résilience des jeunes face aux tentatives d'embrigadement.

Le site web du gouvernement

Le site internet «stop-djihadisme» propose différentes ressources expliquant les ressorts du processus de radicalisation. Depuis novembre 2016, des vidéos sont disponibles pour montrer qu'il suffit parfois de peu pour faire basculer toute une vie, celles d'Emma et de Mehdi par exemple.

Les ressources CANOPÉ

La stratégie de prévention de la radicalisation concerne l'ensemble de la communauté éducative. Les personnels enseignants et d'éducation sont concernés au premier chef. Dans cette optique, le réseau CANOPÉ met des ressources à disposition à leur attention sur le site Prévenir la radicalisation.

Ces outils pédagogiques sont construits autour de deux axes : comprendre et agir.

  • L'axe comprendre est organisé autour de trois rubriques qui donnent des clefs de compréhension du phénomène de radicalisation.
  • L'axe agir est organisé autour d'une rubrique qui donne des pistes pour aider à développer l'esprit critique et la résilience des jeunes face aux tentatives d'embrigadement.

Les autres ressources

1- Utiliser les vidéos #toujourslechoix

Ces vidéos interactives peuvent servir de support avec les élèves en fin de collège ou au lycée.toujourslechoix.fr

Tournées en caméra subjective et sous la forme d'un jeu de rôle qui impose au spectateur de prendre une décision à des moments cruciaux, ces vidéos présentent le processus d'embrigadement d'une jeune fille (Emma) et d'un jeune homme (Mehdi) que des recruteurs djihadistes tentent de convaincre pour commettre l'irréparable : partir sur zone de conflit, exécuter un attentat sur le territoire national.

De véritables témoignages de parents, de proches de jeunes qui ont vécu un tel embrigadement sont proposés. Latifa IBN ZIATEN, mère d'une des victimes de Mohamed MERAH, un père, un djihadiste repenti... apportent leur parole, ressenti et réflexions afin de faire comprendre comment c'est arrivé et alerter les familles sur les ruptures comportementales pouvant révéler un processus de radicalisation.

Pour une utilisation au niveau de l'EPLE

Avant d'entreprendre toute démarche d'utilisation en EPLE, le chef d'établissement doit préalablement informer les parents en les conviant à des séances de présentation et d'explicitation de ces ressources. Il est en effet important de replacer l'utilisation de ces supports dans les orientations et les actions de la politique publique de prévention de la radicalisation et de protection de la jeunesse. Il pourra s'appuyer sur le référent radicalisation de son académie.

L'essentiel est de permettre le croisement de regards pour, de façon pluridisciplinaire, utiliser ces vidéos comme un support d'échanges. Il est pertinent d'inscrire ces séquences dans une démarche pédagogique en associant la communauté éducative de l'établissement. À ce titre, les parents, ainsi que des intervenants extérieurs, peuvent être associés à la réflexion sur les modalités de diffusion dans l'établissement (par exemple conférence débat, ateliers...).

Le comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) paraît être l'instance idoine pour ce type d'échanges à visée opérationnelle. Une présentation au conseil pédagogique de l'outil, par le chef d'établissement, pourra aussi faciliter l'appropriation de la démarche et de l'objectif par les équipes.

Pour une utilisation en classe

Les enseignants, les équipes de vie scolaire et les personnels sociaux et de santé ont vocation à se servir de cette ressource en classe dans un objectif pédagogique et éducatif.

Afin d'associer les élèves, à travers leurs représentants, le conseil de la vie collégienne (CVC), le conseil de la vie lycéenne (CVL) sont des instances qui permettent aussi d'élaborer une volonté commune d'utilisation du support en classe.

Il convient de garder à l'esprit que ces images nécessitent un accompagnement pédagogique prenant en compte la résonance émotionnelle qu'elles peuvent déclencher et plus particulièrement les témoignages.

Avant toute utilisation lors d'une séance pédagogique il y a lieu de s'assurer de conditions favorables et d'un accompagnement pour la diffusion pour se prémunir de tout impact négatif, contraire à l'objectif visé, et qui pourrait déboucher sur du mal-être pour les élèves. Il est bon de créer une atmosphère de coopération dans la classe facilitant la verbalisation et permettant la prévention et la résilience face au risque de basculement dans la radicalisation et l'extrémisme violent.

Pour le bon déroulement de séances, être attentif à :

  • ne pas conduire seul la ou les séances,
  • organiser des groupes à effectif réduit,
  •  poser et respecter des règles de fonctionnement avec le groupe (neutralité idéologique),
  •  instaurer et assurer un climat de confiance dans le groupe,
  • respecter la parole ou le silence de chacun,
  • prendre de la distance par rapport aux expériences vécues et à leurs représentations,
  • amener le groupe à élaborer ses points de vue en développant la culture du débat, l'esprit critique,
  • apporter des informations précises et objectives pour susciter le questionnement et contrer la propagande djihadiste.

2- Attentats en france 

Les équipes peuvent également s'appuyer sur Eduscol sur les ressources produites suite aux différents attentats  pour savoir accueillir la parole des élèves après un attentat et pour répondre aux interrogations des élèves.

3- La pièce de théâtre"Djihad"

Entre tragédie et comédie, la pièce "Djihad" permet d'aborder, au travers des angoisses et des interrogations personnelles de trois jeunes Bruxellois en route pour les zones de combat syriennes, la découverte de la réalité violente et sordide qu'ils n'avaient pas envisagée au départ.

Ce cheminement peut constituer un point de départ pour une réflexion nourrie sur le phénomène de la radicalisation, à destination des grands collégiens comme des lycéens, par exemple lors de séances de sensibilisation menées dans le cadre des projets des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) ou comme support d'un débat dans le cadre de pratiques pédagogiques. Le dossier pédagogique de la pièce Djihad facilite l'accompagnement des échanges.

4- Le film "Le ciel attendra"  de Marie-Castille Mention-Schaar

Le film " Le ciel attendra", réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar (avec Sandrine Bonnaire, Clotilde Courau, Yvon Attal) permet d'aborder le sujet de la radicalisation des jeunes filles et de leur embrigadement dans des filières djihadistes pour rejoindre la Syrie.

La détresse des familles, le rôle des mères pour sauver leur enfant, l'action de Dounia Bouzar pour prendre en charge les jeunes qui ont basculé dans la radicalisation sont présentés avec réalisme. Une jeune fille qui a connu ce processus d'embrigadement et cet aller-retour sur zone de conflit a participé à l'élaboration du  scénario. Le film est sorti en salle le 5 octobre 2016.

Le document d'accompagnement complet est accessible sur le site Le ciel attendra 

5- Le téléfilm "Ne m'abandonne pas"

Le dossier pédagogique Canopé sur le téléfilm "Ne m'abandonne pas"

6- Réagir face aux théories du complot

La journée d'étude "Réagir face aux théories du complot" du 9 février 2016 au Muséum national d'histoire naturelle a réuni collégiens, lycéens, étudiants, enseignants, universitaires et chercheurs, membres d'associations, journalistes, psychiatres, juristes pour présenter leurs démarches, échanger sur leurs expériences et participer à des tables rondes, conférences et ateliers. Cette journée s'inscrit dans le cadre de l'Enseignement moral et civique et de l'éducation aux médias et à l'information, et dans la continuité de la mobilisation pour les valeurs de la République. Page Déconstruire la désinformation et les théories conspirationnistes

7- Le concours « Alter Ego Ratio »

La Fédération de Paris de la Ligue de l'enseignement lance la 2ème édition du concours « Alter Ego Ratio » avec le soutien de la Région Ile-de-France pour inciter les lycéens franciliens à s'emparer des valeurs républicaines et démocratiques (trois thématiques sont proposées : « Contre la radicalisation », « Laïcité pour la diversité » et « Des femmes à l'initiative »).

Les inscriptions sont  ouvertes sur le site Internet alteregoratio.org

Parmi les lauréats de 2016-2017, dans la catégorie "Contre la radicalisation", le lycée Les Frères Moreau, Quincy-sous-Sénart

Mis à jour le 11 mai 2018
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