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Sophie Taeuber-Arp - Document d'accompagnement en ligne, Canopé

Le cadre des « œuvres et références pour les épreuves du baccalauréat de l’option facultative d’arts plastiques » fournit l’occasion d’explorer la démarche et les œuvres de Sophie Taeuber-Arp. Empruntant aussi bien aux arts appliqués dont elle était issue, qu’aux arts extra-européens, aux pratiques vernaculaires ou encore aux avant-gardes radicales découvertes à Zurich, l’artiste s’affranchit avec force des catégories esthétiques communes pour produire, au tout début du XXe siècle, une œuvre fondatrice de la modernité.

Les textes proposés par Gabriele Mahn, Tiphaine Larroque et Michel Bayer retracent le parcours de Sophie Taeuber-Arp et révèlent un cheminement artistique nourri d’une relation intime avec les formes élémentaires, reposant sur une maîtrise solide des techniques et des matériaux, et enrichi d’une formation théorique constamment soutenue par une proximité sensible avec les constituants plastiques. Lignes, formes et couleurs, associées dans un premier temps au service d’une ornementation assumée, sont travaillées grâce à des techniques aussi diverses que la tapisserie et le bois tourné, fournissant progressivement matière à une émancipation artistique toujours plus déterminée.

Ces textes évoquent les « jalons » biographiques et artistiques qui permettent de mesurer l’apport de Sophie Taeuber-Arp à l’histoire de l’art moderne en situant ses recherches par rapport à celles menées parallèlement par d’autres figures de l’art moderne européen (Piet Mondrian, Theo van Doesburg, Adolf Loos, Le Corbusier, Johannes Itten). Ainsi en est-il de ce que l’on évoque sous le vocable de « découverte de la grille orthogonale » qui constituera rapidement l’axe générique d’une partie de sa production plastique. De la même manière, signe de sa remarquable disponibilité intellectuelle, la découverte concomitante de l’écriture chorégraphique et de la pratique de la danse auprès de Rudolph von Laban, libère chez Sophie Taeuber-Arp un champ d’action désormais ouvert sur l’espace et le temps. Le mouvement dada la confirme dans ses premiers positionnements esthétiques marqués par une relation libérée à la narration et à la figuration et, principalement, par une attention soutenue aux constituants plastiques ainsi qu’à leur mobilisation au service des œuvres.

La création commune qu’elle conduit avec son mari Jean Arp, comme les collaborations nombreuses qu’elle entretient au sein de mouvements artistiques et dans diverses revues, attestent par ailleurs son goût pour le partage et l’échange, goût qui évoluera naturellement vers la transmission, dans le cadre de ses activités d’enseignante au sein de l’École des arts appliqués de Zurich.

L’étude des trois œuvres inscrites au programme de la classe de terminale permet, plus particulièrement, de saisir la singularité de cette démarche résolument située entre « tradition, rupture et renouvellements », autour des deux axes que constituent le cadre et le socle. Cette étude s’inscrit dans le corps du texte de Gabriele Mahn, mais fait également l’objet de cinq focus dont l’ambition est de permettre aux élèves d’interroger la place et le sens spécifiques accordés dans l’œuvre de Sophie Taeuber-Arp à certaines notions par ailleurs centrales pour les arts plastiques (rythme, hors-champ, dispositif…).

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Publié le 24.04.2018

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