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Carmontelle à l'exposition "Trésors" au Louvre-Lens cet été

La Galerie du temps est véritablement le cœur du Louvre-Lens. Dans un espace unique de 3 000 m², elle expose plus de 200 chefs-d’œuvre prêtés par le musée du Louvre. Selon une présentation chronologique allant du 4e millénaire avant notre ère jusqu’au milieu du 19e siècle, elle offre un parcours inédit à travers l’histoire de l’art et de l’humanité. Croisant les époques, les techniques et les civilisations, elle permet de contempler différemment les collections du Louvre, voire de les redécouvrir.

Sa présentation n’est toutefois pas figée : chaque année, à l’occasion de l’anniversaire du Louvre-Lens, le parcours se trouve revisité à la faveur d’un renouvellement partiel de la collection. Pour les cinq ans du musée, ce sont une quarantaine de nouveaux chefs-d’œuvre qui prendront place dans la Galerie du temps, dont un ensemble exceptionnel de Trésors nationaux acquis par l’État pour le Louvre depuis 2012. Parmi ces trésors figure un des transparents de Louis Carogis dit Carmontelle, Promenade dans un parc. L’immense paysage peint sur une bande de papier de 13 mètres de long est l’un des deux seuls exemplaires complets de « transparents » dus à Carmontelle.

Topographe pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763), puis lecteur du duc Louis-Philippe d’Orléans, Carmontelle incarne à lui seul un certain art de vivre des élites de la fin de l’Ancien Régime. Homme d’esprit aux talents multiples, il se voit confier les divertissements du duc d’Orléans et immortalise son entourage à l’aide d’une série de portraits dessinés qui font bientôt sa renommée.

C’est bien cette même volonté de croquer la société que l’on retrouve dans ses « transparents ». Peints sur des rouleaux composés de feuilles de papier assemblées, ces panoramas étaient disposés à l’intérieur de boîtes qui permettaient de progressivement les dérouler devant une source lumineuse, et de donner ainsi l’illusion d’un paysage que l’on voyait défiler. Le dispositif ingénieux permettait en quelque sorte de faire une promenade en carrosse sans avoir à quitter son salon. L’artiste y met en œuvre son savoir-faire de paysagiste – on lui doit la création du parc Monceau à Paris – pour créer un jardin anglo-chinois d’illusions.

En raison de leur fragilité, rares sont les transparents conservés dans leur intégralité. Celui acquis récemment par le musée du Louvre appartient vraisemblablement au lot des onze boîtes encore en possession de l’artiste à sa mort en 1806.

Exposition "Trésors" au Louvre-Lens
Du 27 juin au 1er octobre 2018
Accéder à la page de l'exposition "Trésors"

Publié le 30.05.2018

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