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Octobre 2004 |
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Conclusion : "séduire", "discuter" ou "imposer" ?
"On a un peu perdu la notion de manuel avec des produits qui ressemblent plus au classeur idéal de l'enseignant qu'à un manuel", résume Stéphane Gaultier, ancien directeur général d'Editronics à la fin du séminaire : "Il faudrait que les éditeurs se demandent pourquoi les classes utilisent des manuels et pas des classeurs." Dans l'expérience des Landes, note-t-il, "des lignes budgétaires existent mais ne sont pas toujours utilisées". C'est que l'enseignant n'aura pas recours au multimédia "si l'outil le met en péril et s'il n'a pas un gain personnel ou une obligation forte". En somme, se pose aujourd'hui le choix de "séduire l'enseignant" avec une plus-value pédagogique apportée par le numérique ou de le mettre "au pied du mur". Dans les Bouches-du-Rhône, c'est le Conseil général qui a décidé d'équiper tous les collèges, rappelle Stéphane Gaultier.
Gilles Braun insiste pour que soit à l'avenir "mieux pris en compte la diversité et l'hétérogénéité des publics" et parle d'une "très forte demande du côté du handicap". Il voit une "évolution très rapide à venir sur le financement du multimédia" dans le cadre de la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) à laquelle il faut se préparer. Aujourd'hui, la communauté éducative émet "une forte demande" pour la poursuite des suivis d'usage via des études réalisées de manière "récurrente" et pas simplement "une fois toutes les deux ans". Le CNDP a ici "un rôle à jouer pour la mise en place d'indicateurs", précise Gilles Braun, surtout que l'impact des technologies sur les apprentissages reste finalement assez méconnu. Enfin, il évoque le travail en cours sur "l'articulation des ressources numériques avec les ENT" et sur les relations entre le SCHENE et les manuels numériques. Le ministère compte pour cela poursuivre les réunions régulières qu'il a d'ores et déjà mis en place.