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Rubrique : Apprenti junior

La formation à l'issue du parcours d'initiation aux métiers

L'entrée en apprentissage

Les conditions d'entrée en apprentissage

L'entrée en apprentissage à l'issue du parcours d'initiation aux métiers n'est pas automatique. Elle est soumise à deux conditions :

Cette aptitude est évaluée par l'équipe pédagogique, à laquelle s'adjoignent des experts (médecin scolaire, COP), dans le cadre d'un bilan approfondi. Ce bilan prend en compte :

Les modalités d'entrée en apprentissage

L'accès à l'apprentissage et le déroulement du contrat s'effectuent dans les conditions habituelles prévues par le Code du Travail. Ainsi, l'apprenti junior peut bénéficier à l'entrée en formation de l'adaptation de la durée de son contrat pour tenir compte du niveau de compétences qu'il a atteint. Dans ce cas, l'évaluation des compétences prévue à l' article L 115-2 du Code du Travail, sur la base de laquelle peut être proposé un allongement ou une réduction de la durée du contrat, est celle qui a été réalisée par l'équipe pédagogique à l'issue du parcours d'initiation aux métiers. Il n'est pas nécessaire de solliciter l'autorisation du SAIA pour entériner la proposition de modification de la durée du contrat.

L'enregistrement du contrat

Une attestation relative à l'aptitude de l'apprenti junior à poursuivre l'acquisition du socle par la voie de l'apprentissage est jointe au contrat d'apprentissage, en vue de l'enregistrement de celui-ci par l'organisme compétent. En revanche, il n'est pas nécessaire qu'une dérogation à l'âge d'entrée en apprentissage soit sollicitée auprès de l'inspecteur d'académie-directeur des services départementaux de l'Éducation nationale. La dérogation est en effet réputée acquise, l'attestation apportant la preuve que la signature du contrat fait suite au parcours d'initiation aux métiers de la formation d'apprenti junior.

L'accompagnement de l'apprenti

Jusqu'à l'âge de 16 ans, l'apprenti conserve la qualité d'apprenti junior. A ce titre, il continue de bénéficier d'un accompagnement particulier par le tuteur de l'équipe pédagogique.

Ce tuteur peut ne pas être le même que pendant le parcours d'initiation aux métiers, en particulier si le jeune a changé d'établissement pour entrer en apprentissage. Dans ce cas, le tuteur est le formateur désigné par le directeur du CFA en application de l' article R 116-11 du Code du Travail. Il lui appartient cependant d'élargir son action, telle que définie dans l'article R 116-11, notamment en entretenant une relation régulière avec le collège d'origine auquel l'apprenti continue d'être rattaché jusqu'à la fin de sa scolarité obligatoire.

 

La poursuite du parcours d'initiation aux métiers

A l'issue du parcours d'initiation aux métiers, l'apprenti junior peut rester sous statut scolaire :

Dans ces deux cas, si l'élève manifeste le désir d'entrer ultérieurement en apprentissage, il est nécessaire d'aménager une poursuite du parcours d'initiation aux métiers sous statut scolaire.

Cette prolongation ne peut être un simple " redoublement " du parcours d'initiation aux métiers. Le projet pédagogique personnalisé doit être adapté afin de renforcer les disciplines dans lesquelles les compétences et connaissances acquises sont en deçà de celles attendues et d'organiser de nouveaux stages en entreprise.

 

Le retour en collège

La loi autorise l'apprenti junior à reprendre, à sa demande, une formation en collège. Ce retour doit s'effectuer selon des modalités qui garantissent la réussite de l'élève.

Les contraintes au niveau du collège

Il conviendra :

Les différentes situations possibles :

Trois profils principaux à l'entrée en formation d'apprenti junior peuvent être envisagés ; il conviendra d'en tenir compte lors du retour en collège :

a. - Cas d'élèves ayant souhaité entrer après la classe de 5ème dans une formation par alternance pour rompre avec l'enseignement traditionnel, trop abstrait pour eux. Ils ont besoin d'être mieux ancrés dans la vie pratique.

b. - Cas de l'élève " décrocheur " lors de son premier passage au collège mais qui, à l'occasion d'une formation par alternance, se serait remotivé pour les apprentissages théoriques : rescolarisation envisageable en 3ème DP 6h en vue d'une affectation ensuite en LP, dans la mesure où, après évaluation, les acquis sont estimés suffisants dans les disciplines générales.

c. - Cas d'élèves qui ont un projet déjà fortement défini (modèle familial d'artisan) : il s'agit d'élèves qui ne sont pas particulièrement en difficulté dans un enseignement de type traditionnel mais privilégient une approche plus active et plus rapide de la réalisation de leurs choix.

Dans les deux premiers cas, il faudra envisager des modules de remise à niveau personnalisée, après évaluation diagnostique fine (cf infra).

Dans le cas c, la réinsertion sera plus aisée, à l'exception de deux points à anticiper :

Des difficultés possibles lors du retour au collège :

Les enjeux : la reprise du cursus de collégien

Contraintes et difficultés une fois bien cernées, une équipe compétente saura suivre et conduire à la réussite cette reprise de la classe au quotidien. Le tableau ci-dessous en propose à la fois une illustration chronologique des étapes à respecter (une longue pause d'accueil) et une mise en perspective des " incontournables " : un bilan, une équipe, un aménagement des approches tout en gardant l'ambition du socle commun.

 


Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 04 mai 2006
© Ministère de l'Éducation nationale


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