ÉduSCOL

Accès rapide :


Rubriques visitées : publications form. ens.

Rubrique : Publications : actes et textes

Retour à la page précédente Actes de l'université d'été
La formation continue ouverte et à distance
du 03 au 06 juillet 2001

Université d'été organisée en collaboration avec le centre national d'enseignement à distance (CNED) du 03 au 06 juillet 2001 à Poitiers.

Ces actes sont en cours de publication par la direction de l'Enseignement scolaire en collaboration avec le CRDP de Versailles dans la collection "Les Actes de la Desco".

Glossaire et webographie
Consulter le programme de l'université d'été
Ouverture des travaux - J. P. de Gaudemar
Typologie du "e-learning"- Gérard Weindenfeld
Examen des différents modèles exposés, synthèses des ateliers sur la FOAD

Intérêt formatif spécifique de la FOAD et conditions pédagogiques de mise en œuvre  -  Patrick Mendelsohn

Aspects sociologiques de la FOAD - Serge Pouts-Lajus
Les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre de la FOAD - Didier Paquelin
A partir de besoins de formation identifiés, quelles plus values et limites de la FOAD ?Table ronde restitutive des ateliers thématiques animée par Dominique Liautard
Présentation d’expériences étrangères de FOAD en formation continue des enseignants -  Visioconférence animée par Daniel Peraya
Evaluation des dispositifs de formation continue en FOAD - Dieudonné Leclercq
Clôture - Martine Le Guen

Ouverture des travaux

Jean-Paul de GAUDEMAR, Directeur de l’enseignement scolaire

Intervention enregistrée

Je souhaite la bienvenue à tous les participants de cette université d'été consacrée à la formation ouverte et à distance. Tout d'abord, je voudrais vous faire part de mes regrets de ne pouvoir être parmi vous mais, comme nous allons parler de formation à distance, je profite de cet outil pour m'adresser à vous. Permettez-moi, en cette ouverture, quelques propos sur les enjeux de cette université d'été et sur ce que nous en attendons.

Au préalable, il faut rappeler – et beaucoup d'entre vous le savent – tous les espoirs que nous plaçons dans un renouvellement de la formation continue. Nous sommes, dans les années qui viennent, face à quelques questions essentielles pour lesquelles la formation continue doit nous aider à trouver des réponses.

Citons quelques unes de ces questions essentielles.

Dans les dix années qui viennent, nous allons avoir à renouveler près de la moitié du corps enseignant et, au-delà de l’effort de formation qu’implique ce renouvellement, nous aurons aussi à aider les enseignants actuellement en poste - et ceux qui le seront dans quelques années - à mieux accomplir leur métier. De ce point de vue, les besoins de professionnalisation vont croissants et la formation continue nous aidera à y répondre : évolution des programmes et de l'organisation de nos enseignements et, plus généralement, évolution des savoirs et des compétences. Notre système doit évoluer en permanence et il est important que nous puissions aider tous les enseignants à suivre ces nécessaires transformations.

La première d'entre elles concerne tout ce qui peut aider les jeunes enseignants à entrer dans le métier. Il y a, bien sûr, la formation initiale dispensée dans les instituts universitaires de formation des maîtres, mais malgré tous les efforts, malgré tout ce qui peut être fait d'important et de positif au sein des IUFM, chacun s’accorde à reconnaître que ce n'est pas en quelques mois que le métier s'apprend. Nous avons donc décidé de mettre en place une formation d'accompagnement à l'entrée dans le métier, au moins au cours des deux premières années d’exercice.

Plus généralement, nous souhaitons aider les enseignants, non seulement à réussir leur carrière, mais aussi à relever quelques nouveaux défis, qui tiennent en particulier à la nécessité croissante de travailler en équipe. Le travail en équipe permet de faire découvrir aux élèves les bienfaits d'une approche conjointe de plusieurs disciplines pour qu’ils comprennent mieux pourquoi on leur enseigne ce qu'on leur enseigne et comment la diversité des disciplines participe à la connaissance d’un même objet d'étude. Cela suppose que les enseignants soient eux-mêmes formés et ouverts à ces nouvelles approches pédagogiques.

Dans le second degré, il convient d’encourager l'interdisciplinarité et, dans le premier degré, à l'inverse, d’aider les enseignants fondamentalement polyvalents à développer, non pas des spécialisations, mais des formations à dominante au sein d'un travail en équipe.

Au-delà de ces enjeux, des constats sont à faire en matière de formation ouverte et à distance. Il y a un très grand décalage entre, d’une part, un intérêt extraordinaire, notamment médiatique, pour la formation à distance qui se traduit par de très nombreux colloques, séminaires, salons de tous types - et d'une certaine manière notre université d’été en est un exemple - et, d'autre part, la réalité du terrain.

Pour ne parler que du terrain de l’Éducation nationale, la mise en œuvre de la formation ouverte et à distance reste encore assez pauvre. Au-delà du travail réalisé par nos équipes pionnières dans les académies et par le centre national d'enseignement à distance, il faut bien avouer que nous sommes encore bien timides dans le développement de cette nouvelle façon de concevoir la formation, étant entendu qu'il ne faut pas la considérer en elle-même, mais en liaison avec les autres modalités de formation.

Un des objectifs de cette université d'été est de contribuer à réduire ce contraste et de faire en sorte que la réalité soit plus proche des espoirs que nous pouvons placer dans la formation à distance. C'est l'intérêt principal de ces journées qui présentent le grand mérite de rassembler toute une série de compétences - qu'elles viennent des corps d'inspection, des IUFM, des conseillers pédagogiques ou des chefs d'établissement - pour essayer ensemble d'inventer un nouveau mode d'usage. Alors lequel ? Eh bien, l’usage ou les usages qui correspondent aux besoins nouveaux de la formation continue, en particulier dans le domaine de l'ingénierie de formation et de la diversification des formes de la formation continue que nous n'avons, pour l'instant, que commencé à esquisser.

Plus que jamais, il faut savoir analyser les besoins au plus près de la demande du terrain, en liaison avec ce que nous souhaitons développer par ailleurs : la capacité des écoles et des établissements à élaborer leur propre programme ou projet de formation. Il faut également être capable d'établir des cahiers des charges, de concevoir de manière concertée, avec les utilisateurs mais aussi avec les opérateurs, des dispositifs de formation et aussi d’inventer des dispositifs de suivi et d'évaluation sur lesquels, là encore, nous avons beaucoup à apprendre.

En matière de diversification des formes de la formation continue, cela fait plusieurs années que nous sentons bien que des formes longtemps dominantes, notamment la forme magistrale, doivent, non pas disparaître, mais être de plus en plus accompagnées par d'autres façons de travailler, plus près de la demande, plus près du terrain, davantage conçues dans l'optique d'un échange guidé de pratiques entre pairs.

Alors, comment la formation ouverte et à distance peut-elle y contribuer ? C'est bien la question qui se pose à nous au cours de ces journées. Ce que je dirais volontiers, dans l'attente des résultats de vos travaux, c'est simplement qu'il ne faut pas concevoir la formation ouverte et à distance comme susceptible de se substituer à tout ce que nous avons fait jusqu'à présent. Bien entendu, elle offre des vertus considérables en affranchissant d'une certaine manière les opérations de formation des contraintes de temps et d'espace. Mais, pour autant, à trop concevoir les choses indépendamment du temps et de l'espace, il faudra veiller à ne pas s’éloigner des besoins des utilisateurs. C'est pour cela que je crois qu'il faut concevoir la formation ouverte et à distance comme un outil complémentaire, étroitement articulé avec les formes que nous connaissons, voire avec d'autres modalités de formation que nous apprendrons à développer.

Si je peux formuler par là même un souhait, c'est que précisément cette université d'été nous aide à penser cette articulation, nous aide à penser l'outil de la formation à distance comme un outil, j'allais dire volontiers " banalisé ", qui s'intègre parfaitement à l'arsenal des autres outils que nous maîtrisons déjà. Et que, par conséquent, nous en voyions toutes les plus-values, tout ce qui va nous permettre, non seulement de réduire cet écart que nous constatons aujourd'hui, mais surtout de faire progresser qualitativement notre formation continue. Retour en haut de la page

Philippe Mahou, directeur du service communication du CNED

Monsieur le directeur, quels liens peut-on concevoir entre la formation ouverte et à distance et le principe de formation tout au long de la vie ?

Jean-Paul de Gaudemar

La réponse à cette question me permet de faire le lien entre deux perspectives : une perspective dans le temps - l’idée très importante que les enseignants font un métier qui exige, tout au long de leur carrière, qu’ils continuent à se former - et une perspective dans l'espace, la formation à distance nous aidant à surmonter un certain nombre de barrières en apportant un peu plus d'équité d’accès à la formation. En effet, le fait d'être une " formation ouverte ", accessible sur tout le territoire et même au-delà du territoire métropolitain, nous donne l’opportunité de progresser dans l'accès et l'équité d'accès à la formation continue et de développer des parcours individualisés de formation.

Ainsi, nous pourrons disposer d'un outil mieux adapté au paradoxe auquel nous avons à faire face : le développement d’une formation continue de masse - de plus en plus de personnes concernées, des demandes de formation à des niveaux de qualification toujours plus élevés - et, en même temps, le besoin d'individualisation, chaque individu ayant des besoins qui lui sont propres. La formation continue est depuis longtemps confrontée à ce paradoxe et la formation ouverte et à distance, tout comme d’autres outils développés sur des modes présentiels, doit nous aider à diversifier nos approches.

La souplesse extraordinaire de cet outil permet de s'affranchir des contraintes de temps et d'espace, non seulement d'espace comme l'indique la notion de formation à distance, mais aussi de temps, puisqu'on peut travailler sur des produits qui peuvent être utilisés à tout moment. Cette souplesse nous oblige, en terme d'ingénierie, à concevoir des produits de formation adaptés à ces nouveaux outils. Retour en haut de la page

Philippe Mahou

En matière de formation de formateurs, quelles commandes peuvent être formalisées ?

Jean-Paul de Gaudemar

La question est extrêmement importante, la qualité de la formation continue reposant d'abord sur la qualité des formateurs. De la même manière que la formation continue est destinée à faire évoluer les compétences, les connaissances, les savoirs, les savoir-faire des personnes auxquelles elle s'adresse, de la même manière les formateurs eux-mêmes doivent évoluer, savoir s'adapter à l'évolution des besoins et ne pas considérer qu’ils sont formateurs une fois pour toutes.

Le risque serait grand – et nous n'avons pas toujours su l'éviter par le passé – de concevoir une formation adaptée aux compétences des formateurs. A l’inverse, il nous faut penser le recrutement, voire la formation des formateurs, au regard de l'évolution des besoins, de la genèse des demandes de formation que nous avons à recueillir et analyser. Il y a là, pour toutes les autorités académiques et tous ceux qui travaillent avec elles comme opérateurs privilégiés – je pense en particulier aux IUFM ou à des organismes comme le CNED – un enjeu essentiel : comment renouveler en permanence le vivier des formateurs de façon à être au plus près de la demande et se mettre en capacité d’y répondre, au lieu de moduler la demande en fonction de ce que les formateurs savent faire.

Tout cela suppose qu'on se donne les capacités de faire émerger cette demande, de renouveler en permanence le vivier des formateurs, et si possible d'avoir des formateurs qui gardent un contact très étroit avec le terrain, qu'ils participent ou non à une formation à distance. Retour en haut de la page

Philippe Mahou

Monsieur le directeur, quelles suites donner à ces travaux pour aider les départements et les académies dans la réalisation de leurs projets ?

Jean-Paul de Gaudemar

J'attends beaucoup de cette université d’été, notamment par la diversité des compétences qui y sont rassemblées et par la manière dont elle est organisée, à l'image de cette diversité des formes de la formation continue pour laquelle nous plaidons : il y a bien entendu des conférences, mais aussi des moments de réflexion et d’échange entre pairs. Je suis convaincu que nous allons rassembler un matériau très riche que nous allons restituer aux participants, mais aussi, si tant est que la matière le mérite, diffuser plus largement afin d’en tirer matière à recommandation, à illustration, à incitation forte auprès des autorités académiques et de tous ceux qui oeuvrent à la formation continue, pour aller de l'avant, pour oser davantage s'emparer de cet outil et, par conséquent, oser une plus grande diversification. Cela sera à la mesure de ce que vous saurez apporter et, par avance, je vous en remercie. Retour en haut de la page

Clôture des travaux

Martine LE GUEN, Sous-directrice des actions éducatives et de la formation des enseignants, d irection de l’Enseignement scolaire

J’aimerais, pour conclure, vous livrer quelques réflexions et observations liées aux travaux que vous avez conduits pendant cette semaine. Sans être exhaustives, elles soulèvent quelques points saillants des réflexions engagées sur la formation continue ouverte et à distance.

Tout d’abord, la FOAD est une modalité de formation continue qui concilie formation de masse, avec des enseignants dispersés sur tout le territoire, et formation personnalisée, compte tenu des niveaux de départ hétérogènes.

La FOAD relève d’une démarche d’ingénierie de formation, commune à tout dispositif de formation continue et à tout développement de stratégies et de modalités de formation. Monsieur Paquelin a bien indiqué qu’il s’agissait de concevoir des dispositifs permettant le développement de la motivation et de l’autonomie des apprenants par la mise en œuvre de parcours adaptés aux besoins des enseignants. En formation continue, nous avons observé qu’il existait des interactions très fortes entre innovation, formation et recherche. Nous avons peut-être manqué de temps pour approfondir ces notions au sein des ateliers ou à l’issue des conférences.

Ensuite, l’outil de formation FOAD se caractérise par sa complexité et par les exigences qu’impose sa mise en œuvre. Monsieur Mendelsohn nous a incité à concevoir une pédagogie de la communication, c’est-à-dire une pédagogie repensée selon un modèle de système d’aide à l’apprentissage. Ce modèle à la demande, associé à une tâche, possède du sens dans un système hybride, évolutif et porteur d’adaptations personnalisées. Les questions de programmation et d’individualisation ont d’ailleurs été très présentes au sein de vos débats. La FOAD interroge les notions d’espace et de temps. Plus que toute autre modalité de formation, elle exige une organisation collective, des espaces d’usages, ainsi que l’identification claire des rôles de chacun au sein du dispositif de formation. Madame Nardi a même cité l’exemple d’une formation à distance exercée en présentiel, ce qui est paradoxal mais intéressant. Plus que l’espace, c’est davantage la notion de temps qui est interrogée. En effet, grâce aux nouvelles technologies, la FOAD permet d’avoir des relations instantanées.

Nouveau mode d’apprentissage, la FOAD présente des avantages, mais elle requiert aussi des efforts de la part des apprenants, notamment en termes d’assiduité et de volonté de progresser, car il est difficile pour certains de concilier temps personnel, temps professionnel et temps de formation.

A la suite de la conférence de Monsieur Weidenfeld, vous avez mis en évidence certaines questions, parmi lesquelles la nécessité d’un travail en équipe autour d’un projet partagé, le développement d’une conception de service, le suivi et l’évaluation des actions, la nécessité d’ouverture et de mutualisation des ressources. Ces points importants ne nous font pas oublier les principes de réalité, de faisabilité et de fiabilité des dispositifs.

Dans le cadre des ateliers thématiques, les travaux conduits ont permis d’interroger la FOAD à partir de besoins de formation identifiés. Ces échanges ont nourri des réflexions opérationnelles qui prenaient appui sur des contenus de formation. Nous avons observé les divers points d’insertion de la FOAD dans les dispositifs de formation continue des enseignants. Certains thèmes se sont avérés plus complexes que d’autres à mettre en œuvre. Au travers de la restitution de cette université d’été, nous disposerons d’un état des lieux sur ces différentes questions. A cet égard, je signale que la DESCO a tout à fait entendu les réserves, voire les réticences, exprimées par certains représentants du premier degré quant à la question du remplacement des actions de formation suivies à distance. Il nous reste encore du travail à effectuer.

Ce matin, les ateliers académiques ont été l’occasion de travailler ensemble et de formaliser des propositions. Cette partie de l’université d’été met en évidence la richesse de vos productions. Je sais que vous vous interrogez sur le statut des documents remis et sur la suite à donner à ces travaux. Il ne s’agit ni de les reproduire dans les actes de l’université d’été, ni de les considérer comme des documents contractuels. Néanmoins, il nous paraissait souhaitable de vous interroger pour obtenir un état des lieux des dispositifs mis en place ou susceptibles de l’être dans les académies. Ces documents ne sont qu’une étape de la réflexion qu’il faudra poursuivre, tous les partenaires académiques n’étant pas présents. Au plan académique, des échanges plus larges et des collaborations plus étroites doivent être réalisés avec l’ensemble des partenaires impliqués dans le domaine de la FOAD. Au sein de vos propositions, deux volets se dégagent déjà : la nécessité de faire émerger des pilotes et celle d’organiser des partenariats. Au plan national, nous étudierons si des questions relevant d’une coordination nationale émergent de ces propositions. Retour en haut de la page

Par ailleurs, la FOAD ne peut être pilotée indépendamment de la formation continue. Même si la FOAD requiert des compétences spécialisées, elle ne doit pas se constituer en domaine réservé à quelques initiés. Dans le système éducatif, nous avons déjà trop d’exemples de systèmes mis en place en parallèle, ce qui ne permet pas une efficience globale. Dans le cas de la FOAD, nous devons produire un projet intégré porté par une équipe pluridisciplinaire.

Je tiens également à souligner le besoin, que vous avez été nombreux à exprimer, de partager les ressources, les moyens techniques et de mutualiser les expériences réalisées dans les académies. Les échanges doivent se développer de manière à faire progresser le dispositif dans son ensemble.

Je voudrais revenir sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ces technologies ont fait une entrée fracassante dans le système éducatif et nous sommes en train de rattraper notre retard. Dans le cadre de la FOAD, ces technologies sont un vecteur, un outil apportant une valeur ajoutée à l’enseignement en abolissant l’espace et le temps, et non une finalité. Nous devons dépasser ce problème. Pendant longtemps, les enseignants ont suivi des stages spécifiques de formation aux TIC. Aujourd’hui, cet enseignement est de plus en plus intégré dans les différentes formations disciplinaires.

Le terme d’hybridation a été repris à de multiples reprises. Je rappelle à ce propos que la FOAD est à concevoir en complément et non en substitution des actions de formation continue. Les actions en présentiel se poursuivront. La conférence de monsieur Leclercq a mis en évidence le fait que l’autonomie des apprenants se développe, y compris dans le cadre de formations traditionnelles…

S’agissant de l’évaluation des dispositifs de la FOAD, les savoureux propos de Dieudonné Leclercq ont permis d’en montrer les bénéfices. A l’heure actuelle, lorsque nous parlons d’évaluation de la formation, nous dépassons rarement le simple objectif de diminution des coûts. Nous devons progressivement constituer une méthodologie et des outils de mesure du retour sur investissement qui nous permettrait de mieux cerner l’amélioration de l’efficacité de la formation continue grâce à la formation ouverte et à distance. Il serait intéressant d’approfondir les pistes fournies par monsieur Leclercq.

En conclusion, je voudrais vous assurer du fait que la DESCO sera attentive au développement des projets conduits dans les départements et les académies. L’intégration de la FOAD dans les dispositifs de formation continue implique une forte volonté politique. Ce chantier nouveau interpelle. Des réflexions sont actuellement conduites au sein de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, de manière à ce que la FOAD soit mieux prise en compte et qu’elle ne produise ni fragmentation des apprentissages, ni isolement des apprenants. Le recours à la formation ouverte et à distance ne fait que débuter. Au travers de vos propositions, nous avons mis en évidence les obstacles à lever et les axes de progrès à développer.

Je voudrais remercier le CNED qui nous a beaucoup aidé à mettre en place cette université d’été, la DPATE qui nous a accueilli dans ses locaux, les nombreux conférenciers de haut niveau qui vous ont permis d’avoir une vision plus claire des possibilités offertes par la FOAD. Enfin, je remercie les animateurs et les rapporteurs des ateliers, ainsi que tous les participants qui ont largement contribué à la réussite de nos travaux.

Retour en haut de la page


Actes de l'université d'été - La formation continue ouverte et à distance
Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 29 avril 2002
© Ministère de l'Éducation nationale


Menu :

Actes des séminaires et universités d'été

Rubriques associées


Accueil :